- il y a 8 mois
- #faceaphilippedevilliers
Philippe de Villiers passe en revue l'actualité de la semaine dans #FaceAPhilippedeVilliers. Présenté par Eliot Deval
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00:00Il est 19h sur CNews, merci d'être avec nous pour Face à Philippe De Villiers.
00:05Cher Philippe, bonsoir. Est-ce que vous savez pourquoi j'ai le sourire ?
00:09Bonsoir Elliot et bonsoir Geoffroy.
00:11Parce que j'ai découvert une pépite qu'on découvrira dans cette émission.
00:15Une archive. On retrouve les archives.
00:17Parce que les téléspectateurs, les français qui nous regardent,
00:19sont soucieux de retrouver les débats que vous avez pu avoir précédemment.
00:23J'ai retrouvé une archive qui date de 1999.
00:26Je ne dis rien pour l'instant, cher Philippe.
00:28Bonsoir à vous Geoffroy, le jeune ravi de vous trouver.
00:31Philippe De Villiers, il s'avère que lorsque vous écrivez quelque chose,
00:35on en voit les conséquences quelques mois ou quelques semaines plus tard.
00:38Et dans Populicide, vous avez accordé tout un chapitre à Jean-Luc Mélenchon.
00:43Et vous parlez de Jean-Luc Mélenchon.
00:45Et on va commencer cette émission avec Jean-Luc Mélenchon,
00:48qui est en meeting à Toulouse ce jeudi,
00:51à assurer que son parti incarnerait désormais la France du grand remplacement
00:54et de la diversité.
00:56Une feuille de route claire à l'approche des élections
00:58de mars prochain.
01:00Écoutons Jean-Luc Mélenchon.
01:02Nous avons besoin d'élections municipales
01:06qui puissent être une démonstration
01:08du niveau de conscience politique du peuple français dans sa diversité.
01:13De la capacité de nos listes à incarner la nouvelle France.
01:17Celle du grand remplacement.
01:20Celle de la génération qui remplace l'autre,
01:23parce que c'est comme ça depuis la nuit des temps.
01:24Et que ce n'est pas parce qu'il y a dix dingues dans un coin
01:27qui tout d'un coup ont peur d'être remplacés par leurs enfants
01:30que nous devons partager leur peur.
01:33Geoffroy Lejeune.
01:34Alors Philippe, vous l'avez très bien connu Jean-Luc Mélenchon,
01:36notamment quand vous étiez au Parlement européen avec lui.
01:38Vous aviez même d'ailleurs, vous l'avez raconté ici une fois,
01:41plutôt une bonne relation.
01:42Est-ce qu'aujourd'hui vous le reconnaissez ?
01:44Oui, parce que c'est un trotskiste.
01:48Donc il m'avait dit à l'époque,
01:50j'ai voté oui à Maastricht pour engraisser le capitalisme sans entrailles
01:53et fabriquer un lumpenprolétariat plus nombreux.
01:59C'est-à-dire qu'en fait, le trotskiste,
02:00il prend une disposition pour pouvoir produire son contraire.
02:06Et il me dit, j'étais enfant de cœur quand j'étais petit,
02:09je répandais les roses rouges dans le reposoir de la fête de Dieu.
02:16Puis après, je suis devenu laïque.
02:18Et même, on l'a dit de moi, laïcard.
02:22Et puis maintenant, vous êtes devenu un dévot.
02:28Et il y a une phrase d'Éric Nolot dans son livre magnifique
02:32chez Fayard, La République, c'est lui,
02:34qui dit, longtemps, il a été bouffeur de curés,
02:41et puis maintenant, il est lécheur de babouches des imams intégristes.
02:47Voilà.
02:49Mais je vais aller au fond des choses sur sa phrase,
02:51parce que je me souviens d'une époque, vous aussi,
02:56où toute la société médiatique et toute la société politique
03:01pointaient du doigt Éric Zemmour.
03:04en disant, qu'est-ce que c'est que ce fantasme du Grand Remplacement ?
03:12Et voilà que le Grand Remplacement, qui était un fantasme de droite,
03:18est passé à gauche.
03:21Voilà qu'il revendique le Grand Remplacement.
03:24Et je vais vous faire une confidence, Geoffroy Elliott.
03:27Le 18 juin, à 19h, je prends ma décision d'écrire un livre.
03:35Alors que je me disais, bon, je prends des longues vacances.
03:40Pourquoi ? Parce que je viens de lire une dépêche
03:43qui restitue un propos incroyable de Jean-Luc Mélenchon,
03:50qui dit, heureusement qu'il y a eu Lorient qui nous a sauvés,
03:54s'il n'y avait pas eu Saladin,
03:58vous n'auriez pas pu faire vos cathédrales
04:00et vous n'auriez pas pu dessiner vos vitraux.
04:03En d'autres termes,
04:05on a là le chef d'un parti
04:08qui préfère Saladin à Saint-Louis
04:11et que j'appellerais d'abord le parti Sarrazin.
04:15Le parti Sarrazin qui allègue
04:20que la France n'est qu'une construction de l'esprit,
04:23il le dit là,
04:26que son identité,
04:29l'identité de la France,
04:30n'est qu'une suite de bonheurs empruntés.
04:36Et en fait, ce que je pense,
04:37en le regardant à l'instant,
04:40ce qui m'est venu à l'esprit,
04:41c'est l'appel de Cochin.
04:45L'appel de Cochin n'a pas pris une ride.
04:52Le parti de l'étranger est là,
04:55à nouveau,
04:57encore à l'œuvre,
04:59avec sa voix paisible et rassurante,
05:01ne l'écoutez pas.
05:03C'est l'engourdissement qui précède la paix de la mort.
05:08Et le parti de l'étranger,
05:09quand on connaît l'histoire de France,
05:11on le connaît bien, le parti de l'étranger.
05:14Il a sévi depuis longtemps.
05:16Il a sévi souvent,
05:18dans l'histoire millénaire de la France.
05:22Notamment du temps de Jeanne d'Arc,
05:24puisque Jeanne d'Arc elle-même,
05:25la petite bergère de Don Rémy,
05:27qui n'était pas très lettrée,
05:29elle a trouvé un mot.
05:30Le parti des Français reniers.
05:33Le parti des Français reniers,
05:34il a allumé un bûcher
05:35pour brûler Jeanne.
05:37Et puis,
05:40le parti des Français reniers,
05:43il brûle à nouveau un bûcher
05:45pour brûler nos souvenirs,
05:47pour brûler notre père,
05:49notre mère,
05:51nos ancêtres,
05:52nos gloires,
05:53nos trésors.
05:56La mémoire ardente de ce pays
05:57qui ne veut pas mourir.
05:59Il veut tout brûler.
06:00Le parti de l'étranger,
06:06pendant la terreur,
06:08il portait un nom.
06:09Il se nommait lui-même
06:10le parti de la Sainte Lame,
06:13le parti des régénérateurs,
06:14le parti des purificateurs,
06:17assoiffé de sang.
06:19Et vous savez à qui me fait penser,
06:20Mélenchon ?
06:22À Carrier avec un kéfier
06:24pour la place du bicorne.
06:25Carrier qui disait
06:27« C'est par principe d'humanité
06:30que j'ai voulu purger
06:32la terre de la liberté
06:33de ces monstres. »
06:35Et ce qu'il fait,
06:36Mélenchon,
06:37c'est la chose la plus horrible
06:39qui soit.
06:39Vous savez,
06:40Marx disait
06:40« Il faut une masse de manœuvre
06:42pour faire la révolution. »
06:45Une expression choquante.
06:47Parce que la masse de manœuvre
06:48ce sont des humains, en fait.
06:51Qu'on agglutine,
06:52en l'occurrence,
06:52les ouvriers,
06:54les prolétaires,
06:56ceux qui n'ont rien.
06:58Ceux dont Jaurès disait
06:58« Ils n'ont rien d'autre
06:59que la patrie. »
07:02Et là,
07:02il fait pareil,
07:03sauf que les prolétaires,
07:05il les fait venir d'ailleurs.
07:08C'est-à-dire qu'il prend
07:08des migrants
07:09qui sont dans la misère,
07:11il se sert de leur misère.
07:13Et il leur confie
07:14une fonction rédemptrice
07:16pour remplacer
07:17l'opprimé d'avant
07:18qui a dégagé
07:20puisque de toute façon,
07:21il a voté oui à Maastricht.
07:23Il est pour le libre-échange
07:24mondialiste,
07:25comme toute la gauche.
07:27Donc,
07:27il n'y a plus d'usines,
07:29il n'y a plus d'emplois.
07:30Donc,
07:30il faut aller chercher
07:31des électeurs ailleurs.
07:32Et en fait,
07:33ce qu'il fait,
07:34il fait ce que Marx disait
07:35à la masse de manœuvres.
07:36Sauf que cette masse de manœuvres,
07:38ce sont des pauvres gens
07:40qui sont déracinés
07:43de l'endroit
07:44où ils vivaient,
07:45qui n'ont plus rien
07:46et qui se tournent vers lui
07:48en disant
07:48« Peut-être qu'il va nous sauver. »
07:51Voilà,
07:51c'est une doctrine,
07:54c'est un messianisme révolutionnaire
07:56et je vais me faire une confidence
07:58en le regardant tout à l'heure.
08:00Je me suis dit,
08:00en fait,
08:00j'ai une espèce d'instinct.
08:03Il ne joue pas 2027,
08:05en fait.
08:06Il joue l'après 2027.
08:09C'est-à-dire que,
08:10sinon,
08:11il n'arrêt pas aussi loin
08:12parce que là,
08:13il va perdre une partie
08:14de la gauche Valigny,
08:15vous voyez.
08:18La gauche,
08:18c'est news.
08:20Non,
08:21c'est quand je vois Valigny,
08:22souvent,
08:22qui est un homme sympathique
08:24et intelligent,
08:27ben non,
08:27il ne peut pas accepter ça,
08:29le grand remplacement.
08:31C'est un compliment que je lui fais,
08:32ce n'est pas du tout une critique.
08:34Et donc,
08:35il en perd en route,
08:37mais il en gagne aussi.
08:40Et en fait,
08:41il y a deux projections imaginaires
08:43chez Mélenchon.
08:44La première,
08:44c'est la créolisation des urnes.
08:46Ce ne sera pas encore suffisant.
08:48La dernière fois,
08:49il dit qu'il lui a manqué
08:49400 000,
08:51700 000.
08:52Ce ne sera pas suffisant.
08:55Non,
08:55ce qu'il veut,
08:56c'est l'apocalypse insurrectionnelle
08:57après 2027.
09:01C'est-à-dire,
09:02en fait,
09:02ce qu'il appelle
09:03la rue arabe.
09:04Un nom caractéristique
09:05qui a été repris
09:06par Macron.
09:08La rue arabe.
09:09Il y a maintenant,
09:10en France,
09:10la rue arabe.
09:11Ah bon ?
09:12Ah oui,
09:12on n'est plus tout à fait chez nous.
09:14Comme l'a très bien dit
09:14Trump.
09:17L'Europe est méconnaissable.
09:19La France est méconnaissable.
09:20Voilà,
09:21on a Mélenchon
09:22sur les bras.
09:22Vous vous rendez compte ?
09:24On a parlé du grand timonier.
09:26On parlera de ses lieutenants
09:28et de la gauche
09:29un peu plus tard
09:30dans l'émission
09:30puisqu'on reviendra
09:31sur les votes
09:33à l'Assemblée nationale.
09:34Vous permettez,
09:35Elliot ?
09:35Bien sûr.
09:38Il y a son lieutenant
09:40Coquerel,
09:43président de la commission
09:44des finances,
09:45qui a fait un meeting
09:46hier soir
09:47ou avant hier soir,
09:50enfin il y a quelques jours,
09:52et qui dit
09:52il faut que le 93,
09:56donc la Seine-Saint-Denis,
09:57ait des élus
09:58de la couleur de 93.
10:00Vous avez entendu ?
10:02Donc en fait,
10:05la France,
10:06c'est le face-à-face
10:07des petits blancs
10:08et des racisés.
10:09On a un nouveau langage
10:10qui vient des Etats-Unis,
10:13les petits blancs
10:14et les racisés.
10:16Voilà,
10:16c'est fermant
10:17de guerre civile.
10:18Philippe Devilliers,
10:19revenons sur cette semaine
10:21puisqu'à chaque semaine
10:22son lot de crise
10:23et de vertige.
10:25Lundi se dessinait
10:26une guerre commerciale
10:27entre les Etats-Unis
10:27et l'Europe
10:28avec comme théâtre
10:29le Groenland
10:30et un compromis
10:32aurait été trouvé
10:33entre les Etats-Unis
10:33et le Danemark
10:34sous l'égide de l'OTAN.
10:35Je vous propose
10:36d'écouter
10:36une des déclarations
10:37cette semaine
10:38de Donald Trump
10:39que vous avez citée
10:39il y a quelques instants,
10:41notamment sur le Groenland.
10:43Nous ne tiendrons rien
10:45sauf si j'utilise
10:48une force non conventionnelle
10:51qui serait inarrêtable.
10:53Mais je ne le ferai pas.
10:57Et tout le monde
10:57pousse un soupir
10:59de soulagement.
11:00Quelle déclaration,
11:02n'est-ce pas ?
11:03Non, je n'utiliserai pas
11:04la force.
11:05Je n'ai pas besoin
11:05d'utiliser la force.
11:07Geoffroy Lejeune.
11:08Alors Philippe,
11:09quelle lecture faites-vous
11:10des événements
11:11qui viennent de se produire ?
11:12Quel jugement portez-vous
11:13sur la posture diplomatique
11:14de la France ?
11:15Sachant que vous avez dit
11:16cette semaine à Elliot,
11:18vous avez annoncé
11:19ce qui est en train
11:19de se passer.
11:19Oui, mais j'aurais pu ajouter
11:24toute la classe politique
11:25comme d'habitude
11:26va se tromper.
11:27Et la classe médiatique
11:28encore plus.
11:31Alors, d'abord,
11:35en voyant le face-à-face
11:37Trump-Macron,
11:42je pensais à un mot
11:43des Grecs qui disaient
11:45ce qui guette
11:46les archontes
11:47à Athènes,
11:49c'est l'hubris.
11:51Et là,
11:51on est en plein
11:52dans l'hubris.
11:54Donc, en fait,
11:55l'hubris en politique,
11:55ça compte.
11:56L'hubris,
11:57c'est l'orgueil en fait.
11:58Et ça compte beaucoup.
12:00L'orgueil qui tourne
12:01à la vanité souvent.
12:03Non, ce que je veux dire,
12:07je suis content
12:07de parler du Groenland
12:10avec vous
12:10parce que
12:11je pense que
12:13c'est un moment historique.
12:15encore un point
12:17de retournement.
12:18C'est-à-dire que
12:19l'alliance atlantique
12:20est morte.
12:24Et c'est pas rien.
12:26Elle est née en 1949.
12:29Alors, j'explique pourquoi.
12:31D'abord,
12:33j'ai essayé de comprendre
12:34qu'est-ce que veut Trump.
12:36Et je crois que j'ai compris.
12:40Avec beaucoup d'autres.
12:41Mais la classe politique
12:42n'a pas compris.
12:43Parce qu'elle a des œillères
12:45et elle est tellement
12:46anti-Trump
12:47qu'elle dit
12:48non, c'est un salaud.
12:50Mais c'est un homme intelligent.
12:56Avec un hubris.
12:59Alors, qu'est-ce que ça donne ?
13:00Premièrement,
13:02il veut faire le
13:03golden...
13:04le dome, le golden dome.
13:10Donc, qu'est-ce que c'est ?
13:11C'est un parapluie antimissile.
13:13Et donc, il trouve que Groenland
13:15est bien placé
13:16pour ajouter un armement
13:18de protection
13:20de l'hémisphère occidental,
13:23comme il dit,
13:24en parlant de l'Amérique.
13:25Deuxièmement,
13:28il veut prendre le contrôle
13:30des routes maritimes
13:31parce qu'il pense
13:31qu'avec la fonte des neiges,
13:34ces routes seront
13:35de plus en plus importantes
13:36alors que 90%
13:37des marchandises
13:38passent déjà par là.
13:39Donc, en fait,
13:41il y a les Russes,
13:41il y a les Chinois,
13:42mais c'est surtout
13:43les Chinois
13:43qui l'intéressent
13:44puisque, en fait,
13:45son sujet,
13:46c'est vraiment la Chine.
13:47Ce n'est pas la Russie.
13:49Autrement
13:49à ce qu'on croit.
13:50Troisièmement
13:53et surtout,
13:54il y a les terres rares.
13:56Le problème
13:57des États-Unis
13:58aujourd'hui,
13:59c'est le problème
14:00des terres rares.
14:00Pourquoi ?
14:01Parce que
14:01quand vous faites
14:02des drones,
14:03des radars,
14:05des semi-conducteurs,
14:08etc.,
14:09etc.,
14:10tout ce qui concerne
14:11la défense,
14:12l'aérospatiale,
14:14il faut des terres rares.
14:17Or,
14:18or,
14:19les terres rares
14:19trumplent très bien,
14:21les Européens aussi,
14:22et sont en Chine.
14:24La Chine,
14:24aujourd'hui,
14:25tient 90%
14:26du commerce mondial
14:28des terres rares.
14:30Donc,
14:31les taux se resserrent
14:32pour l'Amérique.
14:34Il faut trouver
14:34une solution alternative.
14:35Et la solution alternative,
14:37d'après ce que disent
14:37les études scientifiques,
14:39il y aurait des terres rares
14:40sous la glace
14:41dans le Groenland,
14:43sous la glace
14:44du Groenland,
14:4510 à 20%
14:47des réserves
14:48potentielles mondiales.
14:49donc,
14:52il regarde
14:53avec convoitise,
14:55avec le regard
14:55de la convoitise,
14:56donc,
14:57le Groenland.
14:58Mais,
14:59à mon avis,
14:59ce n'est pas la vraie raison.
15:01La vraie raison,
15:01elle est beaucoup plus simple
15:02que ça.
15:03Et c'est pour ça
15:03que je parle de l'Aubris.
15:05C'est que,
15:06on vit avec le décompte
15:09qui est lancé
15:10de l'anniversaire
15:14de la naissance
15:17des États-Unis
15:18le 4 juillet 1776.
15:21Et ça,
15:21pour lui,
15:22c'est très important
15:22avant les mites termes.
15:25Et il veut pouvoir
15:26dire
15:27le 4 juillet prochain,
15:29voilà,
15:29je suis le plus grand
15:30pays du monde.
15:31C'est aussi simple
15:32que ça.
15:33Et donc,
15:34c'est moi
15:35qui ai le plus grand
15:35pays du monde.
15:36sans jeu de mots.
15:39Et donc,
15:40ce n'est pas la peine
15:41de sourire
15:42quand vous ne comprenez pas.
15:45Et,
15:46voilà.
15:46Alors après,
15:47donc,
15:48voilà pour Trump.
15:49Alors maintenant,
15:49l'Union Européenne.
15:50L'Union Européenne,
15:51elle a montré deux choses.
15:55Qu'elle était désunie,
15:56qu'elle était impuissante.
15:58Désunie,
15:59souvenez-vous,
16:01on a vu partir
16:02les pingouins,
16:03donc les chasseurs alpins,
16:04envoyés par notamment
16:09Macron.
16:10Mais en fait,
16:10comme vous regardez bien,
16:12il y avait huit pays
16:13dont deux ne sont pas
16:15dans l'Europe.
16:16Donc,
16:17il y avait six pays
16:18européens
16:19sur 27.
16:22Et la preuve
16:24de la désunion,
16:24c'est que
16:25les Allemands
16:27ont pris les patins
16:28à leur cou
16:29au bout de 40 heures.
16:34Donc,
16:35ils ne sont pas restés.
16:36Bon.
16:38Donc,
16:38on peut dire
16:39que c'est vraiment
16:40une Europe
16:40désunie.
16:42Six sur 27.
16:45Deuxièmement,
16:45l'impuissance.
16:48Et là,
16:49je demande
16:49toute votre attention
16:50parce que c'est très important
16:52ce que je vais dire maintenant.
16:54et c'est vérifiable.
16:58Impuissance,
16:59d'abord,
17:00juridique.
17:03En effet,
17:04le Groenland
17:05n'est pas
17:07dans l'Union Européenne.
17:09Il en est sorti
17:10en 1982
17:13par référendum.
17:14Ensuite,
17:18donc en fait,
17:19quand les pays
17:19de l'Union Européenne
17:20vont au Groenland,
17:21il n'y a pas
17:23de lien juridique
17:24autre qu'avec l'OTAN.
17:26Puisque le Danemark
17:27est dans l'OTAN.
17:31Ensuite,
17:32et surtout,
17:33comme l'a très bien dit
17:34un politologue
17:38récemment,
17:41il y a un traité
17:45qui date de 1951
17:47et qui donne
17:47plein pouvoir
17:49à l'Amérique.
17:51Elle peut
17:51installer
17:53comme elle veut,
17:54quand elle veut,
17:55où elle veut,
17:56des équipements militaires.
17:58Et c'est là
17:59tout l'enjeu
18:00du face-à-face
18:02entre Marc Routte
18:03et
18:05Dadi,
18:08comme il dit,
18:09son papa,
18:10il n'a pas le son,
18:11Dadi.
18:12Routteux.
18:13Ce n'est pas
18:13un flatteur celui-là.
18:14Il appelle Dadi.
18:16Il dit,
18:16Dadi,
18:16tu prends ce que tu veux
18:18mais on veut la paix.
18:19Voilà.
18:20Et donc,
18:21enfin,
18:23ils se sont arrangés
18:24et un arrangement,
18:25l'arrangement,
18:26c'est simple,
18:27c'est vieux comme le monde,
18:28c'est les capitulations
18:28et les comptoirs chinois.
18:33La Chine dit,
18:33bon, écoutez,
18:34vous prenez des comptoirs
18:35sur la côte
18:35pour ce qu'on appelait
18:37plus tard
18:37la bourgeoisie comprador
18:38et vous nous foutez la paix.
18:40Bon, c'est ça que finalement
18:42l'accord,
18:42il est là.
18:43Donc, en fait,
18:43des bouts de terrain
18:44où on pourra plonger,
18:47où on pourra forer,
18:48des bouts de terrain
18:49sur le Groenland.
18:50C'est ça l'accord.
18:51Avec l'OTAN.
18:51Et troisièmement,
18:57je dirais,
18:58donc,
18:59l'impuissance juridique,
19:00l'impuissance militaire
19:02et l'impuissance politique.
19:03Alors,
19:04l'impuissance militaire,
19:06vous imaginez
19:06le Danemark
19:07qui se met en colère
19:09et avec les F-35,
19:10mais les F-35,
19:11ils sont pilotés
19:12depuis Washington,
19:13c'est des avions américains.
19:14Vous savez combien
19:16le Danemark a dépensé
19:18cette année ?
19:189 milliards de dollars
19:20pour sa défense.
19:21Et c'est 9 milliards
19:22de F-35,
19:24les avions américains.
19:25Donc,
19:26si les Américains disent
19:27non,
19:27vous ne décollez pas,
19:29il faut aller chercher
19:29la manivelle
19:31des Latteco Air,
19:32vous voyez ?
19:33Voilà où on en est.
19:36Impuissance militaire.
19:37Et enfin,
19:39l'impuissance politique,
19:40pourquoi ?
19:41Parce que ce que les gens
19:42n'ont toujours pas compris,
19:46c'est que l'Europe
19:48n'a pas été conçue
19:49pour la puissance.
19:51L'Europe puissance,
19:53c'est une lubie.
19:55Il y a des États puissance
19:57qui sont souverains,
19:59mais l'Europe
19:59n'est pas un État puissance.
20:01L'Europe,
20:01elle n'est pas
20:02une puissance.
20:03L'Europe,
20:04elle a été conçue
20:05comme un espace marchand
20:07qui est aux mains
20:08d'un État profond
20:10de commissaires,
20:11c'est-à-dire de gens
20:11qui ne sont pas élus.
20:12Ce sont des fonctionnaires.
20:15Et d'ailleurs,
20:15on l'a vu,
20:16la différence
20:17entre l'Angleterre
20:18et la France,
20:19quand il y a eu
20:20le parcours de golf
20:22avec les droits de douane,
20:25l'Angleterre,
20:26pays souverain,
20:27elle a négocié
20:27avec Trump directement,
20:29elle a 10%
20:30de droits de douane.
20:30Et l'Europe
20:32et donc la France,
20:3315% de droits de douane.
20:35Donc vous voyez,
20:36Trump,
20:36quand il négocie
20:37avec une mosaïque
20:39de pays
20:40qui ne sont pas souverains,
20:41c'est beaucoup plus facile
20:42pour lui.
20:43J'en arrive
20:44à la France
20:44pour terminer.
20:46Alors la France,
20:47dans tout ça,
20:48elle a commis
20:49une succession
20:51d'erreurs
20:53d'appréciation.
20:54la première erreur
20:55d'appréciation,
20:58c'est qu'en fait,
20:58Macron,
20:59il veut se montrer
21:00et donc là,
21:03en fait,
21:04il est devenu
21:04le premier Danois
21:05du monde.
21:07Le premier des Danois.
21:09Alors que,
21:09vous avez peut-être remarqué,
21:11il n'y a pas eu
21:11un geste diplomatique
21:12du Danemark.
21:13Pas un.
21:15Et que le commandant
21:17de l'Arctique,
21:19qui s'appelle Anderson,
21:20Soren Anderson,
21:22il a dit,
21:23le danger pour nous,
21:25c'est la Russie.
21:28Et d'ailleurs,
21:29Merz,
21:30l'Allemand,
21:30a expliqué,
21:31le danger pour le Groenland,
21:33c'est la Russie.
21:34Ah bon ?
21:35Ce n'est pas les Etats-Unis.
21:37Il n'y a que la France
21:37qui croit ça
21:38et qui répète ça.
21:41Donc en fait,
21:41on a eu
21:42un Macron danois,
21:44bout de feu
21:45de l'Union Européenne.
21:47Et quand je dis
21:47bout de feu de l'Union Européenne,
21:48ça a des conséquences.
21:49Pourquoi ?
21:50Parce que,
21:51imaginez que les choses
21:52aient dégénéré.
21:54La France demande
21:55des droits de douane.
21:57Elle demande une riposte.
21:59Ah oui,
21:59mais le problème,
22:00c'est que ce n'est pas
22:00la France qui commande.
22:01On l'a vu
22:02le 27 juillet dernier.
22:03C'est une compétence transférée,
22:05c'est une compétence
22:05exclusive
22:07de la Commission Européenne.
22:09Et donc en fait,
22:10il demande
22:12à répliquer
22:13avec des droits de douane
22:14alors qu'il n'a aucun pouvoir
22:15en matière de droits de douane.
22:17On l'a vu
22:17avec le Mercosur.
22:19C'est Van der Leyen
22:19qui commande.
22:21Quant à la riposte,
22:25la nouvelle riposte
22:30qui date de 2023...
22:32Anticoercition.
22:33Hein ?
22:33Anticoercition.
22:34Oui, c'est ça.
22:35C'est le mot que je cherchais.
22:36Anticoercition.
22:38Alors, il faut une enquête
22:38de six mois
22:39et en plus,
22:40c'est à la majorité qualifiée.
22:41Donc, on n'a aucune chance.
22:43Donc, tout ça,
22:44c'est complètement irréaliste.
22:47Mais, je dirais,
22:48ça va plus loin.
22:51C'est qu'en fait,
22:51la France,
22:55elle n'est pas dans ses missions.
23:00La France,
23:02elle devrait s'occuper
23:06de ses Groenlandes à elle.
23:07parce que,
23:10dans la même semaine,
23:11on a appris que
23:11la Nouvelle-Calédonie
23:12est de plus en plus menacée
23:13par la Chine.
23:14On l'abandonne.
23:16On a appris que
23:17Saint-Pierre-et-Miquelon
23:18est en train de confier
23:19le contrôle de son espace
23:21au Canada.
23:24On l'abandonne.
23:25On a appris que
23:26quatre milices surarmées
23:29du narcotrafic brésilien
23:31sont entrées en Guyane
23:32et on a envoyé
23:34500 militaires à la hâte
23:36qui demandent des renforts.
23:38On l'abandonne à Guyane.
23:39En d'autres termes,
23:40ce que je veux vous dire,
23:41c'est la chose suivante.
23:42La France,
23:44c'est le seul pays européen
23:45qui n'est pas européen
23:46ou plutôt qui n'est pas qu'européen.
23:48La France,
23:49c'est une puissance mondiale.
23:51La France,
23:52elle se déploie
23:53sur la moitié
23:55des faisceaux
23:57du globe.
24:01La France,
24:02elle a 18%
24:03de son territoire
24:04qui est ailleurs
24:05qu'en métropole.
24:07La France,
24:07elle est américaine.
24:09La France,
24:10elle est américaine
24:11avec la Guyane,
24:12la Martinique,
24:13la Guadeloupe.
24:13La France,
24:14elle est océanique.
24:19Elle a ses terres australes
24:20et antarctiques
24:21si on ne l'occupe pas
24:22alors que c'est une vraie richesse.
24:24Et la France,
24:24elle est pacifique
24:25avec la Nouvelle-Calédonie.
24:27Donc, en fait,
24:27la France,
24:27c'est un État-monde.
24:30Et c'est le deuxième espace
24:34maritime du monde.
24:36Et donc,
24:37au lieu de vouloir
24:38aller faire la guerre
24:39au Groenland
24:40avec nos chasseurs alpins,
24:41au lieu de vouloir
24:43faire la guerre
24:43en Ukraine
24:44en envoyant
24:45des soldats
24:47après le cessez-le-feu,
24:49on ferait mieux
24:49de s'occuper
24:50de la France,
24:51du territoire français
24:52pour redevenir
24:54une nation souveraine
24:57et un État-monde
24:58puissant.
25:00Et à ce moment-là,
25:01que ce soit la Chine,
25:02que ce soit la Russie,
25:04que ce soit
25:04l'Amérique,
25:07on sera regardé
25:08avec respect.
25:09Philippe Devilliers,
25:11je vais vous proposer
25:12à présent une archive
25:12parce que ce que vous
25:13venez de me dire,
25:14c'est que c'est
25:16à travers la crise
25:17du Groenland,
25:18c'est la mort
25:19de l'Alliance Atlantique.
25:22Et il s'avère
25:22que l'OTAN
25:23est un sujet
25:24que vous avez souvent traité,
25:25vous avez été au cœur
25:26de débats
25:26et j'ai retrouvé
25:27une séquence
25:28et je salue
25:29les documentalistes
25:30de CNews
25:31qui ont retrouvé
25:31cette séquence
25:32alors que là,
25:33on voyait un livre
25:34que vous avez publié
25:35en 2003,
25:36pardonnez-moi,
25:38justement,
25:39sur la puissance
25:40américaine
25:41face à la faiblesse
25:42de l'Europe.
25:43Vous êtes face
25:44à François Bayrou.
25:45On est,
25:46je le rappelle,
25:46en 1999.
25:48La question de l'OTAN,
25:50faiblesse
25:51ou force
25:51de l'Europe
25:52et clin d'œil,
25:54c'est un certain
25:54Paul Amart
25:55qui anime le débat
25:56et vous dites
25:58en quelque sorte
25:59que la France
26:01est même trop petite
26:02pour l'Europe.
26:03Écoutez.
26:04Non, l'Europe est trop petite.
26:05L'Europe est trop petite
26:06pour la France,
26:07pardon.
26:09Ce que vous avez là,
26:10Philippe de Villiers,
26:10c'est ce que vous avez
26:12cherché.
26:14C'est ce pour quoi
26:16vous militez
26:16tous les jours.
26:18C'est-à-dire
26:19pas d'Europe,
26:21l'Europe la plus faible
26:23possible,
26:24l'Europe divisée
26:26en nations
26:27totalement autonomes
26:28les unes
26:29par rapport
26:29aux autres,
26:31un nationalisme
26:33exacerbé
26:33exacerbé
26:34et tout cela
26:36nous conduit
26:37à cette espèce
26:39d'euthane
26:39déséquilibrée,
26:42une puissance
26:43américaine
26:44et en face
26:45d'elle
26:4618 autres
26:47nations,
26:48états-nations
26:49sans puissance.
26:51Si nous voulons
26:52rééquilibrer le monde,
26:53nous n'avons qu'un instrument,
26:55c'est de construire
26:55une Europe
26:56qui existe.
26:56Vous avez une idéologie.
26:58La caractéristique
26:59d'une idéologie,
27:00c'est qu'elle prononce
27:00des mots
27:01qui, dans l'abstrait,
27:03ont leur cohérence.
27:05Mais le malheur,
27:06c'est que quand les mots
27:07s'envolent,
27:07ça va bien,
27:08mais quand ils atterrissent,
27:08ils s'écrasent.
27:10Alors, je vais répondre
27:11à ce que vous venez de dire.
27:12On ne peut pas tout traiter.
27:13Attendez, attendez.
27:14Je vous ai laissé parler.
27:16Vous avez deux heures.
27:16J'ai 20 minutes avec vous.
27:17C'est un plaisir.
27:18Laissez-moi aller jusqu'au bout.
27:19On ne peut pas tout traiter
27:20avec des jeux de mots.
27:20Quand vous dites
27:21s'il y avait aujourd'hui
27:26ce qu'on a avec
27:27le gendarme planétaire américain,
27:29vous avez un certain culot
27:30de me dire à moi
27:31que je suis responsable
27:33de cette situation.
27:34Et vous avez un certain culot.
27:36Je vais vous dire pourquoi.
27:37C'est qu'en réalité,
27:39depuis quelques années,
27:41soyons concrets,
27:43si on veut faire
27:44une politique étrangère commune
27:47avec nos partenaires européens
27:49tels qu'ils sont,
27:52eh bien, regardez le spectacle.
27:54Quand Jacques Chirac
27:55a décidé de reprendre
27:56des essais nucléaires,
27:58qui s'y est opposé ?
27:59L'Allemagne, l'Italie,
28:00des pays européens,
28:01les premiers.
28:03Quand on a essayé
28:04de s'occuper de l'Afrique,
28:06au moment même
28:07où les États-Unis
28:08faisaient la conférence
28:09du Potomac,
28:11États-Unis-Afrique,
28:12que faisaient nos partenaires ?
28:13Ils diminuaient
28:14le Fonds européen
28:14de développement à l'Afrique,
28:16contrairement aux souhaits
28:17de la France.
28:18Et là, qu'est-ce qui se passe ?
28:19Nos partenaires,
28:20ils sont américanisés,
28:21ils sont mcdonalisés,
28:23pensent américains
28:23et parlent américains,
28:25et il y a la France.
28:25Alors, de grâce,
28:28si on veut avoir
28:28une politique étrangère commune,
28:30parce que moi,
28:30je suis aussi européen
28:32que vous,
28:32et je n'admets pas
28:33le terrorisme,
28:34et je n'admets pas
28:35le terrorisme qui consiste
28:36à dire,
28:37il y a d'un côté
28:37les nationalistes,
28:38puis il y a de l'autre côté
28:39les européens.
28:40Moi, je ne veux pas
28:41que l'Europe soit
28:42une grande espérance dévoyée.
28:43Et ce que les gens voient
28:44ce soir,
28:45les Français,
28:46eh bien,
28:46ils voient justement
28:47cette Europe servile.
28:49Ils voient cette Europe
28:49qui est derrière
28:50le gendarme planétaire.
28:52Ils voient des Français,
28:53des soldats français,
28:54qu'on envoie là-bas
28:54comme des supplétifs.
28:56Alors, il faut que la France
28:57garde une capacité
28:59d'analyse et d'action.
29:01Et je dirais même,
29:02alors je vais vous choquer,
29:04que pour moi,
29:04pour la France,
29:06l'Europe,
29:06c'est trop petit.
29:07L'Europe,
29:08c'est trop petit.
29:08Geoffroy Lejeune.
29:09Bravo à ceux
29:10qui ont retrouvé
29:10cette archive.
29:12C'est une question
29:12un peu tabou,
29:13Philippe,
29:13mais pensez-vous
29:14qu'aujourd'hui,
29:14il est sage que la France
29:15reste dans l'alliance
29:17atlantique ?
29:17Ou bien,
29:18est-ce qu'il faut se poser
29:18la question d'en sortir
29:20comme l'avait fait
29:21le général de Gaulle ?
29:21Alors, en 1966,
29:23le général de Gaulle,
29:24quand il décide
29:24de concevoir
29:25l'arme nucléaire,
29:29ça veut dire,
29:30en fait,
29:30je défends moi-même
29:31mes intérêts vitaux,
29:32j'ai besoin de personnes
29:33d'autres,
29:33et il quitte
29:34le commandement intégré.
29:36Il ne quitte pas
29:36l'alliance atlantique,
29:37il quitte le commandement
29:39intégré.
29:40Là, la situation
29:40est beaucoup plus grave
29:41encore.
29:43En fait,
29:44l'OTAN
29:45est moribond,
29:46on l'a vu cette semaine,
29:48à travers quelques signes.
29:50L'article 5,
29:51c'est l'article
29:52qui oblige
29:53le fondateur,
29:55le protecteur,
29:57à soutenir
29:59les uns et les autres,
30:00en cas de pépin.
30:01Bon,
30:02maintenant,
30:02on sait que
30:02l'article 5,
30:04il est
30:05pour le moins douteux.
30:08On ne sait pas
30:09ce qui se passera
30:10s'il y a un problème.
30:12On ne sait pas
30:12ce que fera l'Amérique.
30:14Il y a le doute.
30:15Il n'y a plus,
30:15il y a une rupture
30:16de confiance.
30:17Mais ça ne va plus loin.
30:18Les garanties
30:19de sécurité,
30:20il n'y en a plus.
30:22Ça ne va plus loin.
30:24L'intérêt
30:24transatlantique,
30:27on parlait à l'époque
30:28du bloc
30:29transatlantique.
30:31Il n'y a plus
30:31de bloc.
30:33On voit bien.
30:35Et puis,
30:37il y a ce qu'on appelle
30:38dans les entreprises
30:39l'affection societatis.
30:42Il n'y a plus
30:42d'affection societatis
30:44entre l'Amérique
30:46et les pays
30:47de l'Union européenne.
30:48C'est la méfiance
30:49à tous les étages,
30:50dans tous les domaines,
30:51y compris, regardez,
30:52les droits de loine,
30:53statés, etc.
30:56Alors,
30:57en fait,
30:58pour ceux
30:59qui ne connaissent pas
31:00l'OTAN,
31:01le traité
31:02de l'Atlantique Nord.
31:05Écoutez bien
31:05le sigle.
31:08Je fais un tout petit rappel.
31:12L'OTAN est née
31:13après la guerre
31:14en 1949.
31:16Le pacte de Varsovie
31:17en face,
31:19c'est 1955.
31:21L'OTAN est née
31:22après la guerre
31:23comme un dôme protecteur
31:26avec la puissance
31:30fondatrice
31:33de Washington.
31:35Et donc,
31:36l'OTAN assure
31:36la sécurité
31:37de l'Atlantique Nord.
31:40Pourquoi ?
31:41Parce que l'OTAN
31:42se nourrit à l'époque,
31:43à juste titre,
31:45du conflit
31:45Est-Ouest.
31:49Seulement,
31:50voilà,
31:51à un moment donné,
31:51l'Empire soviétique
31:52s'effondre.
31:54Le rideau de fer
31:55tombe.
31:57Et là,
31:58en fait,
31:59sans qu'on y prenne garde,
32:00l'OTAN change
32:01de nature.
32:03L'OTAN,
32:03qui avait une vocation
32:04défensive
32:05et régionale,
32:09se reconvertit
32:11avec une vocation
32:11offensive,
32:13on l'a vu au Kosovo,
32:14on l'a vu en Irak,
32:15etc.,
32:15et mondiale.
32:19pas seulement régionale,
32:22ce n'est plus
32:22l'Atlantique Nord.
32:24Et la preuve,
32:24c'est que
32:24James Baker,
32:27qui était un homme
32:28éminent,
32:29a déclaré,
32:30nous allons maintenant
32:31lancer l'idée
32:34d'une communauté
32:35transatlantique
32:36depuis Vancouver
32:38jusqu'à Vladivostok.
32:41Il sera corrigé
32:42un peu plus tard
32:43par le fameux
32:43Brzezinski,
32:45dont la doctrine
32:46s'applique encore
32:47aujourd'hui.
32:47Brzezinski explique
32:48« Celui qui dominera
32:50le monde,
32:50c'est celui qui dominera
32:51l'Eurasie. »
32:54Donc,
32:54il faut que ce soit
32:55ce que Védrine
32:55a appelé
32:56l'hyperpuissance
32:57américaine.
32:58L'hyperpuissance
32:59américaine
33:00doit dominer
33:01l'Eurasie.
33:01Comment ?
33:02De deux manières.
33:03Premièrement,
33:05il faut
33:05transformer
33:07l'Europe
33:08en un
33:08protectorat.
33:11Donc,
33:11il faut absolument
33:12fabriquer
33:13l'Union européenne,
33:15franchir le cran
33:15d'après,
33:16et je vous parle
33:18d'une époque,
33:18c'était encore
33:19la communauté
33:19économique
33:20européenne.
33:22Et deuxièmement,
33:23séparer l'Ukraine
33:24et la Russie
33:26de cette
33:27Union européenne.
33:29C'est-à-dire
33:29faire venir
33:32chez nous
33:33l'Ukraine
33:33et l'Asie centrale
33:34pour isoler
33:36la Russie
33:36parce que sinon
33:37on aura
33:37une Europe
33:38d'un seul tenant
33:39qui sera trop puissante
33:40pour nous
33:40les Américains.
33:41voilà.
33:44Et cette
33:44OTAN,
33:45ce nouvel OTAN,
33:47donc avec sa vocation
33:48mondiale,
33:50on voit bien
33:50que maintenant
33:50il nous entraîne
33:51partout.
33:51Il nous a entraînés
33:52en Ukraine
33:53du temps
33:54de
33:54Joe,
33:56Joe Biden,
33:58Sleeping Joe.
33:59Et puis,
34:00et
34:01et puis,
34:04il nous a entraînés
34:05là au Groenland.
34:06On a failli,
34:07vous voyez,
34:07on envoie les chasseurs
34:08alpins.
34:09Donc,
34:09demain,
34:10ce sera Taïwan,
34:10etc.
34:12L'OTAN,
34:13c'est l'Amérique.
34:14Et donc,
34:14en fait,
34:15l'Amérique,
34:15une puissance impériale,
34:17elle nous emmène
34:17où elle veut,
34:18mais nous,
34:19on n'est pas l'OTAN.
34:21Alors,
34:22pourquoi il faut partir ?
34:24Il faut partir
34:25parce que
34:26l'Union européenne,
34:29elle est
34:32dans l'OTAN,
34:33elle est liée
34:34à l'OTAN,
34:35elle est,
34:35c'est congénital.
34:39C'est-à-dire
34:39qu'en fait,
34:40c'est la 51ème étoile
34:42du drapeau américain,
34:43livre que j'ai écrit
34:44en 2003.
34:46Elle s'est voulue
34:46comme ça.
34:47C'est ce que je dis
34:48à François Bayrou.
34:49C'est-à-dire qu'en fait,
34:51il y a un vice-constitutif.
34:53L'Union européenne,
34:54elle a été conçue
34:56comme un espace marchand,
34:59je le disais tout à l'heure,
35:00sans ressort de puissance.
35:04Le mot puissance,
35:04c'était un gros mot.
35:05et avec un fédérateur extérieur,
35:08l'Amérique.
35:10Et donc,
35:10sa sécurité est assurée
35:11par les Américains.
35:13C'est si vrai
35:13que le débat
35:15que nous avons eu
35:16avec François Bayrou,
35:16il date de 1999.
35:19Bayrou ne pouvait pas savoir
35:20qu'ensuite,
35:22un peu plus tard,
35:24en 2007,
35:25avec le traité de Lisbonne,
35:26mais avant
35:27avec la Constitution européenne,
35:29Bayrou et ses amis
35:30mettraient dans la Constitution
35:32un article 42 décisif
35:34qui dit ceci,
35:38le fondement
35:39de la sécurité
35:40de l'Europe,
35:43c'est l'OTAN.
35:44C'est dans le traité de Lisbonne
35:46qui régit
35:47l'Union européenne actuelle.
35:51Donc,
35:51nous,
35:52on considère,
35:54nous la France,
35:55qu'on n'a pas
35:56à obéir
35:56à cet article 42.
35:58Enfin,
35:58on devrait considérer
35:59qu'on n'a pas
36:00à obéir
36:00à cet article 42.
36:02Mais il y a
36:02un deuxième sujet,
36:04il y a une deuxième raison
36:05de s'en aller.
36:07C'est que,
36:08nous,
36:08on a notre propre
36:09industrie de défense,
36:11pas les autres.
36:15Et là,
36:15c'est très important
36:16ce que je vais vous dire.
36:18Les armements
36:20de tous les pays
36:22de l'Union européenne
36:23sont fabriqués
36:26aux Etats-Unis.
36:28Ils viennent
36:28des Etats-Unis.
36:29et je me suis pensé
36:31avant de venir
36:32sur le dernier rapport
36:34de l'Institut
36:35de Stockholm
36:36pour la paix
36:37qui a des études
36:38très intéressantes
36:39et très précises.
36:41Il dit,
36:42cet institut,
36:4464%
36:45des armements
36:46achetés
36:49par les Européens
36:49proviennent
36:51des Etats-Unis
36:51pour la période
36:522020-2024.
36:54j'ai regardé
36:56avant
36:57et en fait,
36:58c'est 12 points
36:58de plus
36:59que la période
37:002015-2020.
37:02Donc,
37:02plus le temps passe,
37:04plus on nous parle
37:05d'Europe puissance,
37:06d'Europe indépendante,
37:07plus
37:08nos amis,
37:11nos voisins
37:12achètent
37:13américains.
37:14Et d'ailleurs,
37:15l'emprunt
37:16qu'ils ont fait
37:17pour l'Ukraine,
37:1890 milliards,
37:18c'est 90 milliards
37:19pour l'Amérique.
37:21Donc,
37:21Trump,
37:22en fait,
37:22lui,
37:23il veut un OTAN
37:24décérébré,
37:26mais
37:26c'est un bon vendeur
37:28quand même.
37:29Donc,
37:29il faut qu'il continue
37:30à nous acheter
37:31des armements.
37:31Et deuxièmement,
37:32il y a pire que ça,
37:33c'est le concept
37:33de l'interopérabilité.
37:37Alors,
37:38c'est très simple.
37:39Quand vous achetez
37:40des matériels
37:41des armements américains,
37:43la clé,
37:43elle est à Washington.
37:46Donc,
37:46vous ne pouvez pas
37:47démarrer votre avion
37:48sans...
37:49Donc,
37:49si vous êtes un pilote européen,
37:50vous avez un uniforme européen,
37:52mais l'armurerie,
37:53c'est l'Amérique.
37:54L'interopérabilité,
37:55c'est vrai qu'il faut
37:56que tous les matériels,
37:57tous les armements
37:57soient
37:58OTANO-compatibles.
38:00Voilà.
38:01Et donc,
38:01pour toutes ces raisons,
38:03je pense qu'il faut
38:04que la France
38:05s'en aille.
38:07Alors,
38:07pourquoi ?
38:08C'est très simple.
38:09La France,
38:10elle a le deuxième espace
38:11maritime du monde,
38:12je viens de le dire,
38:13je le répète,
38:13c'est très important
38:14à comprendre.
38:15Donc,
38:15on est une grande puissance.
38:18Oui,
38:19l'Europe est trop petite
38:20pour nous,
38:21oui,
38:21parce que nous,
38:22on est tourné
38:22vers la Méditerranée,
38:24on est tourné vers le Nord,
38:25on est tourné vers l'Est,
38:26on est tourné vers l'Ouest,
38:27nous,
38:27on dialogue,
38:28on est une puissance
38:29d'équilibre et de contrepoids.
38:31C'est ce qu'on dit
38:31depuis les premiers Capétiens.
38:33Une puissance d'équilibre
38:34et de contrepoids
38:35et on va partout
38:36où il y a la misère
38:36dans le monde
38:37pour la secourir
38:38parce que ça,
38:39c'est l'âme française.
38:40Et donc,
38:41en fait,
38:41on a une industrie de défense
38:43à nous,
38:44florissante,
38:45c'est ce qu'il nous reste,
38:46un de nos derniers fleurons.
38:48Ensuite,
38:49et que
38:50Mme Van der Leyen
38:51veut sabrer
38:52pour faire
38:53un marché unique
38:54de la défense
38:55avec des armements américains.
38:58Ça a été voté,
38:59ça,
38:59par le Parlement européen.
39:01Donc,
39:01une industrie de la défense.
39:02On est membre
39:03du Conseil de sécurité,
39:04on est les seuls
39:05à disposer
39:06de l'arme nucléaire
39:06avec l'Angleterre
39:07mais qui n'est plus
39:08dans l'Union européenne
39:08et on a une diplomatie
39:12à nous
39:13avec des traditions
39:14à nous
39:14qui sont les traditions
39:15d'une grande puissance.
39:17La France
39:17doit redevenir
39:19une grande puissance.
39:20Peut-être que
39:21je suis le seul
39:21à dire ça
39:23mais il faut que
39:24quelqu'un le dise
39:25parce que
39:26le jour où on va
39:26redevenir une grande puissance
39:28indépendante
39:29on va faire
39:30une autre Europe
39:30à 5-6
39:32on s'entendra bien
39:37sur des projets communs
39:39il n'y aura plus de commission
39:40il n'y aura plus
39:41de commissaires
39:42comme disait
39:43Margaret Thatcher
39:44on s'est débarrassé
39:45du commissaire à l'Est
39:46c'est pas pour tomber
39:46sous la coupe
39:47du commissaire à l'Ouest
39:48et
39:50un exécutif politique
39:52une Europe politique
39:54une Europe de la coopération
39:55à terme
39:56de l'Atlantique à l'Oural
39:58parce qu'il faudra bien
39:59se réconcilier avec la Russie
40:00parce que
40:01c'est la géographie
40:01qui commande l'histoire
40:02voilà
40:03et la France redeviendra
40:05une grande puissance
40:06la Chine nous regarde
40:07et se dit
40:07ah si la France
40:08était une grande puissance
40:09je préférerais travailler
40:10avec la France
40:11qu'avec Mme Van der Leyen
40:12tout le monde
40:13préférerait travailler
40:14avec la France
40:15qu'avec Mme Van der Leyen
40:17vous savez pourquoi
40:18Macron fait tout ça ?
40:20je vous fais une révélation
40:21il connait son prochain poste
40:25derrière les lunettes
40:26de soleil
40:27il y a la lumière
40:29la lumière secrète
40:31de l'accord
40:32avec Van der Leyen
40:33ma petite
40:35je t'aime bien
40:36je te succéderai
40:37vous pourriez regarder
40:39quand on parlait
40:40à Ursula Van der Leyen
40:41Geoffroy le jeune
40:42plutôt que de regarder
40:43parlons du forum
40:45de Davos à présent
40:46Philippe De Villiers
40:47puisque cette semaine
40:48s'est déroulé
40:49le World Economic Forum
40:52et ça peut être intéressant
40:53d'avoir votre lecture
40:54de l'idéologie
40:55du World Economic Forum
40:57est-ce qu'elle a une influence
40:58sur notre vie quotidienne
41:00Philippe De Villiers ?
41:02alors là il se passe
41:03quelque chose
41:04très très important
41:05au forum de Davos
41:06on va prendre deux jours
41:09les deux jours
41:11qui sont succédés
41:11le mardi et le mercredi
41:12le mardi
41:14arrive
41:16Tom Cruise
41:18bon
41:21et
41:22il roule un peu
41:23les mécaniques
41:24il connaît Davos
41:25c'est son monde
41:25Davos c'est le monde
41:28du sociétal
41:29du climatisme
41:31il est chez lui
41:33bon
41:33et c'est un
41:34new global leader
41:35en plus
41:35donc
41:36son parrain
41:37c'était Klaus Schwab
41:38l'ancien président
41:40il arrive
41:41et là
41:41il jette dans les bras
41:42de son ami
41:43qu'il a décoré
41:45le 24 septembre
41:46il le retrouve
41:47il se souvient
41:48le 24 septembre
41:492025
41:50c'est pas vieux
41:51à New York
41:51il l'a décoré de quoi
41:52excusez-moi du peu
41:53c'est la plus belle décoration
41:55du monde
41:55enfin
41:56vu du côté
41:57des mondialistes
41:58c'est
41:59Global
42:00Citizen
42:04Award
42:05ça veut dire
42:07citoyen
42:08le plus beau citoyen
42:11du monde
42:11celui qui rend service
42:13au monde
42:14donc au mondialiste
42:16et donc
42:19l'homme
42:20qui l'accueille
42:21c'est l'homme
42:22qui l'a décoré
42:22à New York
42:23donc
42:24les retrouvailles
42:25sont chaleureuses
42:26et cet homme là
42:27c'est pas rien
42:28c'est pas n'importe qui
42:29il a succédé
42:30à Klaus Schwab
42:31il a des états
42:32de service
42:33que je voudrais rappeler
42:34il s'appelle
42:36Larry Fink
42:37Larry Fink
42:39il est
42:42surnommé maintenant
42:44le maire de Davos
42:45par le New York Times
42:46c'est un des hommes
42:47les plus puissants du monde
42:48puisque
42:48c'est Black Rock
42:50et donc
42:52il pèse
42:5314 000 milliards
42:55de dollars
42:57c'est-à-dire
42:585 fois
42:59le
43:00PIB de la France
43:02et donc
43:04voilà
43:07ça c'est le Davos
43:09d'hier
43:09en fait
43:09c'est le Davos
43:10de mardi
43:10le Davos
43:11de mardi
43:12c'est qui contrôle
43:13le pouvoir
43:15c'est
43:17ceux qui ont
43:18la captation
43:18de richesse
43:19la plainte finance
43:20qui contrôle
43:23l'économie
43:24c'est pas
43:24l'économie réelle
43:25c'est l'économie
43:26spéculative
43:27production
43:31zéro
43:32emploi créé
43:34zéro
43:34usine
43:35zéro
43:35et pendant ce temps-là
43:36210 000 emplois
43:38en France
43:38disparaissent
43:39emplois industriels
43:40il y a
43:439 millions
43:44d'habitants
43:45en moins
43:46en Europe
43:46dans les 30 ans
43:47qui viennent
43:48c'est Black Rock
43:49qui a trouvé la statistique
43:51et 7 millions
43:53de
43:54retraités
43:55en plus
43:55or
43:56il consacre
43:576 000 milliards
43:58de sa fortune
44:00Black Rock
44:01aux retraites
44:03donc ça l'intéresse
44:04et ensuite
44:05qui contrôle
44:06la marge du monde
44:07jusqu'à mercredi
44:09c'est Davos
44:11c'est le forum
44:12de Davos
44:12pourquoi
44:12parce qu'en fait
44:13ils ont renversé
44:15le paradigme
44:15à l'ancienne
44:16dans le paradigme
44:17à l'ancienne
44:17c'est le politique
44:18qui invite
44:19c'est pas la planète
44:20finance
44:21et c'est le politique
44:22qui commande
44:23avec Davos
44:24depuis 1971
44:26et surtout
44:26depuis les années 90
44:27c'est l'inverse
44:28c'est la planète finance
44:29qui invite le politique
44:30qui accroche
44:31un badge
44:32au cou
44:32et qui dit
44:33maintenant
44:33on va t'expliquer
44:34comment il faut
44:35changer la gouvernance
44:36avec le sociétal
44:38avec le climat
44:39avec etc
44:40et là
44:42le mercredi
44:43Trump arrive
44:43et c'est fini
44:44le monde
44:46que je vous annonce
44:47c'est le monde
44:48de la frontière
44:49le monde
44:50de la souveraineté
44:51le monde
44:51de la nation
44:52le monde
44:52de la politique
44:53le monde
44:53de la puissance
44:54voilà
44:55et donc
44:56Larry Fink
44:57était là
44:57au premier rang
44:58il clignait
44:59des yeux
44:59Macron
45:01clignait
45:01des yeux
45:02mais ça
45:02ne se voyait pas
45:03et en fait
45:05nous avons vécu
45:06la grande défaite
45:07du forum
45:08de Davos
45:09à l'ancienne
45:10le Davos sociétal
45:12le Davos
45:15qui voulait faire
45:16la quatrième
45:18révolution industrielle
45:19c'est à dire
45:20la fusion
45:21des trois sphères
45:22physique
45:23numérique
45:25et biologique
45:26pour fabriquer
45:28un homme nouveau
45:29et Klaus Schwab
45:30disait
45:31ce n'est pas
45:34ce que nous faisons
45:35qui va changer
45:36c'est que
45:36ce que nous sommes
45:37l'homme
45:38qui avait prévu
45:39au moment du Covid
45:40la grande réinitialisation
45:41et bien
45:42la grande réinitialisation
45:44elle ne verra pas le jour
45:45ou plutôt
45:45elle est renversée
45:47elle se retourne
45:48la grande réinitialisation
45:50du monde
45:51c'est le retour
45:52de la frontière
45:53de la nation
45:54de la puissance
45:55et de la politique
45:56et de cela
45:58je remercie
45:59le président Trump
46:00même s'il a
46:01un peu foutraque
46:02il dit quand même
46:03des choses justes
46:04et notamment
46:04quand il a dit
46:05Elliot
46:05quand il a dit
46:07vous me l'avez rappelé
46:08cette semaine
46:09l'Europe est méconnaissable
46:11il a dit
46:12ce que Vence
46:13avait déjà dit
46:14il faudrait qu'on se regarde
46:15un peu avant de regarder
46:16les autres
46:16J.D. Vence
46:17qui avait dit cela
46:18au forum
46:19non pas de Davos
46:20mais au Davos
46:21de la sécurité
46:22c'est à dire
46:23à Munich
46:23à Munich
46:24Philippe Devilliers
46:25il nous reste
46:26encore peu de temps
46:27malheureusement
46:28et en revanche
46:30je vous souhaitais
46:31adresser un message
46:32pour la vie
46:33tournant majeur
46:34cette semaine
46:34dans la dite loi
46:35sur la fin de vie
46:36le Sénat a rejeté
46:37un article majeur
46:38du droit à l'aide
46:38à mourir
46:39vidant de sa substance
46:40tout le projet
46:41macroniste
46:41vous souhaitez aussi
46:42offrir aux Français
46:43qui nous regardent
46:44un apologue
46:45comme un hymne à la vie
46:46je le disais
46:47et avant de vous donner
46:48la parole
46:48vous savez que des milliers
46:49de Français
46:49se sont retrouvés
46:51dimanche
46:51à Paris
46:52pour se mobiliser
46:54et je vous propose
46:54d'écouter
46:55quelques Français
46:55qui ont participé
46:56à cette mobilisation
46:57on a tous des grands-parents
47:00nos familles
47:01elles sont autour de nous
47:02on y tient
47:02et donc c'est pour eux
47:03qu'on est là
47:04et je pense que ça concerne
47:05beaucoup de personnes
47:06la proximité de l'euthanasie
47:07notamment aussi
47:08parmi les soignants
47:09dont la voix
47:09n'est pas du tout écoutée
47:10il y a une autre solution
47:11à proposer
47:12à ces personnes-là
47:13qui ont plus besoin
47:14de soutien
47:15de présence
47:16que voilà
47:17de cette solution
47:18qu'on nous propose
47:19la vie doit être défendue
47:20depuis la conception
47:21jusqu'à la mort naturelle
47:23et qu'il faut aussi
47:25irradier ce combat
47:27dans la société entière
47:28c'est le combat
47:29de notre civilisation
47:31Badinter un jour a dit
47:32une démocratie
47:34ne tue jamais
47:36c'était sans conviction
47:39religieuse
47:40une démocratie
47:41ne tue jamais
47:42alors pourquoi
47:43cet hymne à la vie
47:44Philippe de Villiers ?
47:48le
47:48d'abord en écoutant
47:51ces gens
47:54qui étaient là dimanche
47:55qui ont bravé le froid
47:57avec un
47:59courage français
48:01je pense
48:04au bilan de Macron
48:06je pense
48:10qu'Emmanuel Macron
48:10je pèse mes mots
48:13restera dans l'histoire
48:14comme un alchimiste
48:18qui aura
48:21joué avec la France
48:24comme on joue
48:28avec ses corps nus
48:29il a
48:33trituré la société
48:35il a effacé
48:39les repères
48:39tout ce qu'il a pu effacer
48:43il l'a effacé
48:43il a joué avec la vie
48:47il a joué avec la filiation
48:48il a joué avec la transmission
48:50il a joué avec la vie
48:51il a joué avec la mort
48:52il a été
48:55successivement
48:57faustien
48:58et promettéen
49:01promettéen
49:03parce qu'il a joué avec le feu
49:05le feu de la guerre
49:08quand on est chef d'état
49:10on ne joue pas avec le feu de la guerre
49:13on protège son peuple
49:16et puis le feu de la vie
49:18quand on est chef de l'état
49:21on défend une civilisation
49:23millénaire
49:25on ne joue pas
49:27on ne joue pas
49:28avec la vie
49:29et je pense souvent
49:32au mot fondateur
49:36du jardin d'Éden
49:41s'y coûte des hérétis
49:44vous serez comme des dieux
49:45je pense qu'il y a
49:46en lui quelque chose
49:47du démurge
49:48quelque chose de démoniaque
49:50à vouloir faire passer
49:52cette loi
49:53quand il a dit
49:54lors de ses voeux
49:55il faut que ce soit
49:56une année utile
49:57la vie qu'on retire
50:00la vie qui se retire
50:01c'est ça la France
50:02on parle de retraite
50:04et de l'euthanasie
50:05on parle du suicide
50:07une société
50:08qui se suicide
50:09c'est une société
50:10suicidaire
50:11une société
50:12qui propose
50:12le suicide
50:13c'est une société
50:15qui ne veut plus vivre
50:17voilà il m'est arrivé
50:21quelque chose
50:21cette semaine
50:21qui m'a bouleversé
50:23enfin avant-hier
50:25un ami
50:27m'a demandé
50:28d'aller le voir
50:29pour me parler
50:29de la loi
50:30sur l'euthanasie
50:31je me suis rendu
50:35auprès de lui
50:36auprès des siens
50:38chez lui
50:40ce fut un moment
50:42rare
50:45un moment poignant
50:46un moment déchirant
50:47un moment intense
50:49Louis-Marie
50:51m'a accueilli
50:53Louis-Marie
50:55a perdu l'usage
50:57de ses membres
50:58et de sa parole
51:02et il nous parle
51:05avec son regard
51:06mais on lit
51:09dans l'expression
51:11de ses yeux
51:12d'une éloquence inouïe
51:15qu'il écrit pour nous
51:18en fait un hymne à la vie
51:19il décline
51:23ce mot
51:24que je citais
51:26la semaine dernière
51:28le monde moderne
51:33la civilisation moderne
51:36n'est plus qu'une
51:37conspiration
51:39universelle
51:40contre toute espèce
51:41de vie intérieure
51:43et lui
51:44premier coup d'oeil
51:46on sent
51:48on voit
51:48on devine
51:49qu'il déborde
51:52de vie intérieure
51:54que sa vie intérieure
51:56est florissante
51:57je le regarde
51:58attentivement
52:00et je me dis
52:02il y a quelque chose
52:03d'aérien
52:03en lui
52:04alors qu'il est cloué
52:07à son fauteuil
52:09je me dis
52:12c'est un démenti vivant
52:15aux entreprises
52:19de l'eugénisme
52:20compassionnel
52:21qui sont des entreprises
52:23mortifères
52:24c'est un démenti vivant
52:26au spectre glaçant
52:29de la mort administrée
52:32il est là
52:35il me regarde
52:36je le regarde
52:37il célèbre
52:40par son sourire
52:41la civilisation
52:43du fort intime
52:44où ne rôde jamais
52:45l'ange de la mort
52:49et du soupçon
52:50il parle
52:54des blouses blanches
52:56bienveillantes
52:59bienfaisantes
53:00il parle
53:05du lien sacré
53:08avec les soignants
53:09du lien sacré
53:10il parle
53:14du moment
53:15du soin
53:16dont on comprend
53:21que c'est pour lui
53:22un moment
53:23de vérité cristalline
53:25entre deux personnes
53:27parce que
53:29ce qui se joue là
53:30entre deux personnes
53:31le moment du soin
53:31c'est la question
53:32de la confiance
53:33absolue
53:35parce que
53:37la relation
53:38du soin
53:38repose
53:39sur
53:40un acte
53:42de confiance
53:43ineffable
53:44il y a celui
53:46qui accorde
53:47sa confiance
53:48et il y a celui
53:49qui est dépositaire
53:52de la confiance
53:52et je sens
53:54que Louis-Marie
53:55me dit
53:55la main
53:58qui soigne
54:00ne peut pas
54:01être la main
54:01qui tue
54:02et je sens
54:04qu'il pense
54:05comme moi
54:08en cet instant
54:08on peut pas
54:11envisager
54:12deux lois
54:13en même temps
54:13en affichant
54:16en plus
54:16une équidistance morale
54:18qui est scandaleuse
54:20une loi
54:21qui soigne
54:22et une loi
54:22qui tue
54:23parce qu'on prend
54:25le risque
54:25en faisant voter
54:27ces deux lois
54:27en même temps
54:28de confier
54:30aux soignants
54:30dans une main
54:34une seringue
54:35avec un calmant
54:36et dans l'autre main
54:37une seringue
54:39avec une injection
54:41létale
54:42alors je regarde
54:44Louis-Marie
54:45il est entouré
54:46par son papa
54:49par sa maman
54:50par sa fiancée
54:51Elodie
54:52on sent que
54:55la relation
54:56est d'une puissance
54:58d'affection
54:59inouïe
55:00Louis-Marie
55:02est portée
55:05hissée
55:06entourée
55:07choyée
55:08et puis vient
55:10le moment
55:10où il veut
55:12me glisser
55:12un message
55:13et le message
55:16tel que je l'ai compris
55:17est le suivant
55:18dis-leur
55:20vendredi
55:21qu'il y a
55:26quelque chose
55:27de précieux
55:29dans la vie
55:30c'est la santé
55:31mais dis-leur aussi
55:35qu'il y a quelque chose
55:37de plus précieux encore
55:39que la santé
55:39c'est la vie
55:43le petit filet
55:47de la vie
55:47les enchères
55:51le sentement de l'âme
55:52et du soleil levant
55:55et dis-leur aussi
55:58qu'il y a quelque chose
55:59de plus précieux encore
56:00que la vie
56:01c'est l'amour
56:02l'amour des siens
56:04l'amour de l'être fragile
56:07l'amour de l'instant
56:10où passe l'éternité
56:12le miroir de l'absolu
56:16et là
56:19au moment de partir
56:22il me délivre
56:24un ultime message
56:26avec un petit billet
56:27que me donne sa fiancée
56:29et qui dit
56:30il veut que vous le disiez
56:31vendredi
56:33aux téléspectateurs
56:37et le lendemain
56:38aux éditeurs de Repin
56:39et le petit billet
56:42je l'ouvre
56:42en partant
56:43quand je monte
56:44dans ma voiture
56:45c'est un mot
56:47du prophète Isaïe
56:48d'une actualité brûlante
56:50avec les phrases suivantes
56:55malheur à celui
56:59qui appelle le bien
57:03le mal
57:03et le mal
57:05le bien
57:05malheur
57:08à celui
57:09qui change
57:13les ténèbres
57:13en lumière
57:14et la lumière
57:16en ténèbres
57:17malheur
57:18à celui
57:19qui change
57:21la douceur
57:21en amertume
57:22et l'amertume
57:23en douceur
57:24en cet instant
57:27où on sait bien
57:31ce que va être
57:32le destin
57:33de cette loi
57:34qui va détruire
57:38les tissus
57:38conjonctifs
57:39de notre société
57:39je le dis
57:41à Louis-Marie
57:41qui nous regarde
57:42avec sa fiancée
57:43et son papa
57:43et sa maman
57:44soyez fiers
57:46d'être
57:49ce que vous êtes
57:49Louis-Marie
57:52représente pour moi
57:53en cet instant
57:54un pays
57:57qui ne veut pas mourir
57:58merci Philippe
58:05de Villiers
58:05pour cette émission
58:07on est évidemment
58:08bouleversé
58:09par votre
58:10par votre
58:10apologue
58:11un grand merci
58:11Philippe
58:12on se retrouve
58:13la semaine prochaine
58:13bien sûr
58:14cher Geoffroy
58:15à la semaine prochaine
58:16quoique peut-être
58:17qu'on se reverra
58:18ce week-end
58:18et nous
58:20on se retrouve
58:20dans un instant
58:21pour leur dépro
58:22à tout de suite
58:22un instant
58:26un instant
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