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Philippe de Villiers passe en revue l'actualité de la semaine dans #FaceAPhilippedeVilliers. Présenté par Eliot Deval

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Transcription
00:00:00Il est quasiment 19h sur CNews, merci d'être avec nous pour face à Philippe Devilliers.
00:00:05Cher Philippe, bonsoir.
00:00:06Bonsoir Ayotte, bonsoir Geoffroy.
00:00:08Geoffroy le jeune est avec nous. Vous savez pourquoi j'ai le sourire, Philippe Devilliers ?
00:00:12Parce qu'on se revoit.
00:00:14Alors ça c'est vrai, mais comme on se revoit chaque vendredi, je pourrais finalement trouver que ça rentre dans
00:00:20le commun.
00:00:20Non, parce qu'en fin d'émission, je vais annoncer à nos téléspectateurs qui ont fait de cette émission leur
00:00:27rendez-vous,
00:00:27une belle surprise, une heureuse surprise, et nous en parlerons en fin d'émission.
00:00:32Donc je ne dis rien pour l'instant, mais c'est un bel événement.
00:00:36Messieurs, commençons avec la liberté d'expression.
00:00:39Et vous souhaitiez, Philippe Devilliers, aborder en longueur la question de la liberté d'expression
00:00:44devenue centrale désormais, tant au niveau européen qu'au niveau national.
00:00:50Et dans l'actualité, on apprend quoi ?
00:00:53Grâce aux journalistes du Monde, tiens, tiens, et de l'agence France Presse,
00:00:59que Laurent Nouniez s'en prend désormais à CNews.
00:01:02Un signalement rédigé mercredi 9 septembre, adressé à Martin H. Dary, président de l'ARCOM.
00:01:09Le ministre de l'Intérieur, Laurent Nouniez, alerte l'autorité française de régulation de communication et numérique
00:01:15sur les risques encourus par CNews dans le cas où la chaîne redonnerait une place dans sa grille à une
00:01:20propagandiste russe.
00:01:21C'est l'article qui la présente comme ça, il aurait pu dire Xenia Fedorova,
00:01:25sous le coup d'une expulsion de France.
00:01:27La place Beauvau prévient clairement l'ARCOM, qui je pensais être indépendante,
00:01:31que cette décision serait passible de sanctions pénales contre CNews.
00:01:36Geoffroy Lejeune.
00:01:37Alors Philippe, on est à l'orée d'une campagne présidentielle.
00:01:39Le débat est en train de s'installer et on sent souffler un vent de censure sur le débat public.
00:01:45Est-ce que selon vous, dire ça, c'est une crainte fondée ou est-ce que c'est surévaluer la
00:01:48menace ?
00:01:53Geoffroy Lejeune, je vais vous répondre.
00:01:56Dans la même journée, hier, j'apprends qu'il y a une menace qui pèse sur la France,
00:02:06sous la forme d'une ingérence russe.
00:02:09Menace représentée par Xenia Fedorova, journaliste, hors de France désormais,
00:02:18mais qui reste une menace extérieure, mais une menace omniprésente.
00:02:24Et naturellement, le patron du groupe, c'était Vincent Bolloré,
00:02:31qui a subi un carpet bombing toute la semaine dernière avec le Nouvel Hop, etc.
00:02:36sur le thème « cet homme est dangereux ».
00:02:39Et tous ceux qui, à l'intérieur de CNews, s'associeraient à cette guerre intérieure.
00:02:47Ce qui veut dire que la France est en guerre en Ukraine.
00:02:53La France est co-belligérante.
00:02:55La France a déjà mis 26 milliards d'euros.
00:02:58Et toute personne qui est en désaccord avec cette guerre,
00:03:04naturellement, est du côté de Poutine, du côté russe.
00:03:07Mais dans la même journée, au moment où j'apprends ça,
00:03:12la Pravda de l'Elysée, le journal Le Monde,
00:03:17on apprend, c'est CNews qui me l'apprend,
00:03:21qu'il y a un OQTF qui a assassiné un jeune Étienne Droin,
00:03:29et qui est au QTF depuis 2022,
00:03:33à l'époque où le préfet de police s'appelait Nunez.
00:03:38Et on apprend, dans la même journée,
00:03:40qu'un Tchadien a égorgé, enfin, a poignardé une dame,
00:03:48alors même qu'il a subi 27 interpellations.
00:03:53En d'autres termes, le vrai danger n'est pas le Tchadien,
00:03:56n'est pas le Soudanais.
00:04:03Le vrai danger, ce n'est pas les OQTF qui ne sont pas reconduits chez eux.
00:04:06Il y en a 137 000 qui sont sur le territoire national.
00:04:10Il n'y en a que 7 000 qui sont reconduits chez eux.
00:04:12Donc c'est une faillite.
00:04:14Et pour cacher cette faillite,
00:04:16M. Nunez s'attaque à CNews
00:04:19et s'attaque à une journaliste,
00:04:23on ne peut plus pacifique,
00:04:26et que chacun reconnaît dans cette maison
00:04:28comme quelqu'un d'agréable
00:04:33et de tout à fait serein.
00:04:35Alors la question qu'il faut se poser,
00:04:38et que je pose devant vous, la suivante,
00:04:41on est en train de passer
00:04:44de la tentative du baillon
00:04:47avec l'ARCOM à la tentative de la prison.
00:04:52On va passer du baillon à la prison.
00:04:54Puisque quand on parle de sanctions pénales,
00:04:56qu'est-ce que ça veut dire ?
00:04:57De poursuites pénales.
00:04:58Ça veut dire que si jamais
00:05:03CNews accueille une journaliste
00:05:05qui ne plaît pas au pouvoir,
00:05:10au nom de l'unité,
00:05:13de l'expression d'un pays
00:05:15qui poursuit l'intelligence avec l'ennemi,
00:05:17parce que c'est ça,
00:05:18c'est ce que ça veut dire,
00:05:20à ce moment-là,
00:05:23à ce moment-là,
00:05:24ça veut dire qu'on va aller en prison.
00:05:27Moi, je suis prêt à aller en prison.
00:05:29Et non seulement ça,
00:05:30mais je le dis à Vincent Molloré, mon ami,
00:05:34je l'ai appelé pour ça hier,
00:05:35je lui ai dit,
00:05:35si tu vas en prison,
00:05:36je vais aller à côté de toi,
00:05:37je vais être à la cellule d'à côté,
00:05:39parce qu'on fera,
00:05:40on tapera au mur,
00:05:41on fera du morse.
00:05:43Et en fait, le morse,
00:05:44ça voudra dire
00:05:47tranquillité, résistance, civilisation.
00:05:49Voilà.
00:05:51Alors, je vais plus loin.
00:05:53D'ailleurs, vous l'avez dit entre les lignes,
00:05:56l'élection présidentielle qui se profile,
00:06:01on comprend qu'Édouard Philippe demande
00:06:03un temps de repos après,
00:06:05parce que ça va chauffer.
00:06:07Pourquoi ça va chauffer ?
00:06:10Parce qu'en fait,
00:06:12le pouvoir va mettre l'élection présidentielle
00:06:16sous le signe de la surveillance policière.
00:06:20Tout se prépare pour cela.
00:06:23Et tout sera fait pour fermer ces news,
00:06:26pour faire taire ces news,
00:06:28pour faire taire les voies alternatives.
00:06:34Vous noterez,
00:06:36et moi, ça me frappe beaucoup,
00:06:38que ceux qui sont attaqués,
00:06:41ceux qui sont critiqués par le pouvoir
00:06:43et par les médias,
00:06:44par la médiacratie,
00:06:47ce sont les souverainistes, en fait.
00:06:49C'est-à-dire que ce sont les gens
00:06:50qui sont les plus attachés
00:06:52à la souveraineté de la France,
00:06:53les gens qui sont les plus ponctuels,
00:06:55les plus vétilleux,
00:06:56les plus pointilleux,
00:06:58sur la question des ingérences.
00:07:01Et ce sont les souverainistes
00:07:03qui sont accusés d'ingérence,
00:07:04ingérence extérieure,
00:07:05ingérence intérieure.
00:07:07C'est-à-dire qu'aujourd'hui,
00:07:09comme l'a très bien dit Mathieu Bocoté,
00:07:13avant, vous étiez un opposant,
00:07:15traité d'extrémiste,
00:07:16quand vous étiez un opposant,
00:07:18et on en restait là,
00:07:19maintenant vous êtes un traître.
00:07:24Et qu'est-ce que ça veut dire un souverainiste ?
00:07:25Un souverainiste, ça veut dire
00:07:26quelqu'un qui est attaché
00:07:27à la souveraineté de la France.
00:07:28Qu'est-ce que ça veut dire
00:07:28la souveraineté de la France ?
00:07:30C'est le primat
00:07:34de l'État,
00:07:35de la souveraineté,
00:07:38le primat du pouvoir légitime
00:07:39sur le pouvoir de fait.
00:07:41C'est ça la souveraineté.
00:07:42Ça veut dire à l'extérieur,
00:07:44la défense de la souveraineté de la nation
00:07:48contre les hégémonies et les empires,
00:07:51et à l'intérieur,
00:07:52c'est la souveraineté,
00:07:54la défense de la souveraineté
00:07:55de l'État
00:07:55contre les féodalités.
00:07:59Et moi, tout à coup,
00:08:00là, devant vous,
00:08:00je me dis,
00:08:01mais au fond,
00:08:02je suis souverainiste.
00:08:04Et comme je suis souverainiste,
00:08:06je vais prendre à partie
00:08:08tous ceux qui font des ingérences.
00:08:11Et vous allez voir dans quelques minutes
00:08:12que ceux qui font des ingérences,
00:08:14ce n'est pas ceux qu'on croit.
00:08:16Nous, on ne fait pas d'ingérence, nous.
00:08:17On ne répond à aucune ingérence.
00:08:19Par contre, les ingérences,
00:08:20on les dénonce.
00:08:21Par exemple,
00:08:22il y a des ingérences fantasmatiques.
00:08:25Souvenez-vous cet été,
00:08:28quand Laurent Nunez
00:08:30nous a expliqué,
00:08:31non, il n'y a rien à Ceuta,
00:08:33c'est rien,
00:08:34ce n'est pas ça,
00:08:34c'est les réseaux sociaux
00:08:36qui inventent des images,
00:08:37qui truquent des images,
00:08:39et puis,
00:08:40et puis,
00:08:41je cite,
00:08:42des ingérences informationnelles
00:08:44d'États étrangers.
00:08:46Oh, oh,
00:08:47on voit le russe derrière.
00:08:49l'ours russe.
00:08:51Bon,
00:08:53c'est totalement aberrant.
00:08:54Si on repassait
00:08:57cette interview,
00:09:01aujourd'hui,
00:09:02on dirait,
00:09:02mais il est ridicule,
00:09:03cet homme.
00:09:06Après,
00:09:07il y a des ingérences européennes,
00:09:08plus intéressantes.
00:09:11ingérences européennes,
00:09:12quand, par exemple,
00:09:13monsieur Jean-Noël Barrault,
00:09:16le Vergen en Playmobil,
00:09:20ministre des Affaires étrangères,
00:09:22est allé à six reprises,
00:09:25je crois,
00:09:26en Islande,
00:09:28avec une dizaine
00:09:30de collègues européens
00:09:33pour pousser l'ouïe
00:09:35au référendum.
00:09:36Ce n'est pas une ingérence,
00:09:37ça ?
00:09:38Il n'a rien à faire en Islande.
00:09:40L'Islande n'est pas
00:09:40dans l'Union européenne,
00:09:41en plus.
00:09:43Moi,
00:09:44je dénonce
00:09:44cet homme-là.
00:09:46Il faut qu'il soit poursuivi.
00:09:47Il faut qu'il y ait
00:09:47des sanctions pénales.
00:09:49Allez,
00:09:50on y va.
00:09:50Monsieur Nunez,
00:09:51là,
00:09:52rajoutez la liste
00:09:53à Federova
00:09:53et Jean-Noël Barrault,
00:09:55votre collègue.
00:09:56Vous allez le trouver facilement.
00:09:57Vous le retrouvez
00:09:57au Conseil des ministres
00:09:58tous les mercredis.
00:10:00Mais ce n'est pas fini.
00:10:02Il y a un truc
00:10:03qui m'a ulcéré.
00:10:05Mais je suis le seul,
00:10:06apparemment.
00:10:07Quand j'ai vu
00:10:08Madame Van der Leyen
00:10:09au MEDEF,
00:10:12devant les patrons,
00:10:13qui applaudissaient
00:10:15la patronne,
00:10:16l'impératrice.
00:10:25Et c'est elle
00:10:26qui conduit la politique.
00:10:28C'est elle
00:10:29qui nous met
00:10:29là où nous sommes.
00:10:31Dans la panade.
00:10:33Elle était là
00:10:34au MEDEF
00:10:35devant les candidats,
00:10:36avec les candidats.
00:10:37Ils ont tous parlé ensemble.
00:10:39Embrassez-vous,
00:10:40Folville.
00:10:40C'est la même équipe.
00:10:42C'est la même aventure.
00:10:45Et c'est la même imposture.
00:10:48Ce n'est pas une ingérence,
00:10:49ça,
00:10:49Madame Van der Leyen
00:10:50devant le patronat français
00:10:51qui se réunit
00:10:52une fois par an.
00:10:54Et quand
00:10:56Macron
00:10:58va chercher
00:10:59Van der Leyen
00:11:00pour contourner
00:11:01la Constitution.
00:11:03Parce que le Conseil
00:11:04constitutionnel
00:11:05a réformé
00:11:07une loi
00:11:08sur les réseaux sociaux
00:11:10et que cette réforme
00:11:11ne lui plaît pas.
00:11:11Qu'est-ce qu'il fait ?
00:11:12Il en appelle
00:11:13à la Commission européenne,
00:11:16à la présidente
00:11:16de la Commission européenne,
00:11:17à l'Europe
00:11:19pour contourner
00:11:20la loi française.
00:11:21Ce n'est pas une ingérence,
00:11:23ça.
00:11:23c'est l'appel
00:11:24à une ingérence
00:11:26européenne.
00:11:27Alors maintenant,
00:11:28il y a d'autres ingérences
00:11:30dont on ne parle pas.
00:11:32C'est les ingérences
00:11:33islamiques
00:11:33en France.
00:11:36Il y a eu un rapport
00:11:37sur le bureau
00:11:38du ministre
00:11:39de l'Intérieur
00:11:39de l'époque
00:11:40en mai 2025
00:11:41qui n'a jamais été
00:11:42exploité
00:11:42et qui parle
00:11:43du séparatisme
00:11:44des frères musulmans.
00:11:45Les frères musulmans
00:11:46qui sont interdits
00:11:47en Autriche,
00:11:48sont interdits en Égypte,
00:11:49sont interdits
00:11:49en Russie,
00:11:51aux Etats-Unis,
00:11:51etc.
00:11:52Pas en France.
00:11:54Les frères musulmans,
00:11:56si ce n'est pas
00:11:57de l'ingérence,
00:11:58qu'est-ce que c'est ?
00:11:59On appelle ça
00:11:59le séparatisme.
00:12:00Qu'est-ce que c'est
00:12:01le séparatisme ?
00:12:02C'est de l'ingérence.
00:12:04Aujourd'hui,
00:12:05vous savez combien
00:12:05il y a d'imams étrangers
00:12:08en France ?
00:12:0980% des imams
00:12:10sont étrangers.
00:12:11Ce n'est pas
00:12:11de l'ingérence.
00:12:13En France,
00:12:14il y a un État
00:12:14dans l'État
00:12:15ou plusieurs États
00:12:16dans l'État.
00:12:17Il y a une mouvance
00:12:19algérienne
00:12:21qui dépend
00:12:21de l'Algérie.
00:12:22Il y a une mouvance
00:12:23turque
00:12:24qui dépend
00:12:24de la Turquie.
00:12:25Il y a une mouvance
00:12:28qatarie
00:12:28qui dépend
00:12:29du Qatar.
00:12:30Le Qatar
00:12:30qui a pris
00:12:32le sport
00:12:32pendant que
00:12:33l'Arabie saoudite
00:12:34s'apprête
00:12:34à prendre le loisir.
00:12:35Vous voyez ce que je veux dire ?
00:12:37Etc.
00:12:39Et donc,
00:12:40en fait,
00:12:40les ingérences islamiques,
00:12:42personne ne veut
00:12:43les voir.
00:12:43Elles sont
00:12:45omniprésentes
00:12:45et elles sont
00:12:46en train
00:12:47de nous grignoter.
00:12:49Et puis,
00:12:50ah,
00:12:51j'ai hésité,
00:12:53mais on va y aller
00:12:54quand même.
00:12:55Il y a une autre
00:12:56sorte d'ingérence
00:12:57dont personne
00:12:58ne parle.
00:13:01C'est
00:13:03l'ingérence
00:13:04mondialiste.
00:13:05Qu'est-ce que c'est
00:13:06l'ingérence mondialiste ?
00:13:08J'ai fait mon enquête
00:13:10et je ne risque pas
00:13:11d'être démenti.
00:13:13en avril
00:13:162026.
00:13:17Ce n'est pas vieux.
00:13:20À Washington,
00:13:21pendant deux jours,
00:13:22il y avait le ministre
00:13:22de l'Économie de la France,
00:13:23M. Roland Lescure.
00:13:24Où ?
00:13:25Au groupe Bilderberg.
00:13:27C'est quoi
00:13:28le groupe Bilderberg ?
00:13:29C'est une officine
00:13:30qui se réunit
00:13:31en secret.
00:13:34Personne ne connaît
00:13:35son ordre du jour.
00:13:36On sait simplement
00:13:36qu'il gouverne le monde.
00:13:39Un jour,
00:13:39j'ai interrogé
00:13:40deux anciens
00:13:41premiers ministres.
00:13:42Je ne donne pas
00:13:42les noms pour l'instant,
00:13:43mais ils se reconnaîtront.
00:13:45Et je leur ai dit
00:13:46mais pourquoi
00:13:46vous êtes allé
00:13:47trois ans de suite
00:13:48au groupe Bilderberg ?
00:13:50Ils m'ont dit
00:13:50parce que c'est eux
00:13:51qui gouvernent.
00:13:53Ah !
00:13:53Ah bon ?
00:13:54Et alors,
00:13:55j'ai fouillé un petit peu,
00:13:57j'ai regardé,
00:13:58puis j'ai des complicités.
00:14:03Et quelqu'un m'a dit
00:14:04mais l'année dernière,
00:14:05en 2025,
00:14:06en 11 juin,
00:14:0719 juin,
00:14:09il y avait du beau monde
00:14:10au groupe Bilderberg.
00:14:11il y avait
00:14:12M. Edouard Philippe
00:14:13et M. Attal.
00:14:15Et donc,
00:14:16en fait,
00:14:16ce sont là
00:14:17des réseaux
00:14:20transnationaux
00:14:21interconnectés
00:14:23dont l'ordre du jour
00:14:24est inconnu du public
00:14:26mais dont on sait
00:14:27que l'ordre du jour
00:14:28porte sur la marche
00:14:29du monde.
00:14:30C'est-à-dire
00:14:31détruire l'ancienne société
00:14:32au profit
00:14:33de la société ouverte,
00:14:34je cite,
00:14:36et faire prévaloir
00:14:38partout
00:14:38l'hégémonie mondialiste.
00:14:41Synthèse,
00:14:42conclusion
00:14:43de tout ça,
00:14:45la caste,
00:14:46pour reprendre
00:14:46une expression
00:14:47d'un ami
00:14:48qui me paraît,
00:14:49c'est juste,
00:14:50la caste,
00:14:51la caste
00:14:52qui nous gouverne,
00:14:54en fait,
00:14:56elle court
00:14:57dans la panique
00:14:58après le récit
00:14:59mondialiste
00:15:01et diversitaire
00:15:01qui lui échappe.
00:15:05Et la caste
00:15:06en question,
00:15:09elle cherche
00:15:10à rééduquer
00:15:11le peuple
00:15:12comme on le fait
00:15:12dans tous les pays
00:15:13totalitaires.
00:15:15Et donc,
00:15:16la liberté d'expression
00:15:17est en train
00:15:18de nous échapper.
00:15:19Il y a un très bon papy
00:15:20dans le Figaro
00:15:20de Bolem sans salle,
00:15:21Arnaud Benedetti,
00:15:22Noël Lenoir,
00:15:23sur cette question.
00:15:24La liberté d'expression,
00:15:25c'est l'enjeu majeur.
00:15:26On a vu Orberger hier
00:15:28qui a fait des loopings
00:15:29devant Mathieu Bocoté
00:15:31parce que dès que quelqu'un
00:15:33va partir parler
00:15:34de l'immigration
00:15:35ou de l'Union Européenne,
00:15:36on va essayer
00:15:37de l'empêcher.
00:15:38Et ça me fait penser
00:15:39à Martin Nîmes Moller,
00:15:43le grand poète,
00:15:45qui a dit une chose
00:15:46très juste.
00:15:49Quand ils sont venus
00:15:53chercher les communistes,
00:15:55je n'ai rien dit.
00:15:58Je n'étais pas communiste.
00:16:00quand ils sont venus
00:16:01chercher
00:16:03les syndicalistes,
00:16:04je n'ai rien dit.
00:16:06Je n'étais pas syndicaliste.
00:16:08Quand ils sont venus
00:16:09chercher les juifs,
00:16:11je n'ai rien dit.
00:16:12Je n'étais pas juif.
00:16:14Et puis,
00:16:15ils sont venus me chercher.
00:16:17Alors,
00:16:18j'ai hurlé.
00:16:20Mais personne n'a protesté.
00:16:24La liberté d'expression,
00:16:26quand on y touche,
00:16:27quel que soit le côté
00:16:28où on se trouve,
00:16:30la berge sur laquelle
00:16:30on évolue,
00:16:32elle appartient à tous.
00:16:35C'est un bien précieux.
00:16:37Il est en danger.
00:16:39Vous avez parlé de caste,
00:16:41Philippe de Villiers.
00:16:42On parle parfois,
00:16:43c'est une expression
00:16:44de plus en plus courante,
00:16:46dans la vie politique,
00:16:48on parle de système.
00:16:50C'est une expression
00:16:51que vous avez vous-même
00:16:52souvent employée
00:16:53depuis longtemps.
00:16:55D'où vient ce fameux système ?
00:16:57Qu'est-ce que le système ?
00:16:59C'est une expression
00:17:00que j'utilise souvent
00:17:01et depuis longtemps.
00:17:03Ou alors la société de connivence.
00:17:04C'est pareil,
00:17:04c'est un synonyme.
00:17:06En fait,
00:17:07le système,
00:17:08c'est une partitocratie
00:17:11tournée sur elle-même
00:17:12qui est inspirée
00:17:14par les ingénieurs sociaux
00:17:15de l'État profond
00:17:18et qui vise
00:17:20à l'abolition
00:17:21du clivage
00:17:24pour pouvoir
00:17:25gouverner seul
00:17:29l'abolition de la famille,
00:17:30l'abolition de la nation
00:17:33au profit
00:17:34d'une économie
00:17:35globale
00:17:37spéculative.
00:17:40Ce système
00:17:42il existe
00:17:43depuis des années
00:17:44et des années.
00:17:45En fait,
00:17:48il s'est développé
00:17:49à travers
00:17:51trois temps forts.
00:17:54Le premier
00:17:56temps fort
00:17:58du système,
00:18:00c'est en fait
00:18:01l'effondrement
00:18:03de la droite
00:18:03et de la gauche,
00:18:04l'effondrement idéologique.
00:18:07C'est-à-dire en fait,
00:18:09la droite et la gauche
00:18:10ont perdu leur matrimé
00:18:12matrice.
00:18:12La droite,
00:18:13d'abord,
00:18:16ça,
00:18:16je l'ai vécu,
00:18:17je parle de ce que j'ai vécu,
00:18:19de ce que j'ai vu,
00:18:20de mes yeux vus.
00:18:21La droite
00:18:23a perdu
00:18:25la matrice
00:18:26anthropologique
00:18:27qui faisait sa force
00:18:28et sa raison d'être.
00:18:32elle a perdu
00:18:35la défense
00:18:36de l'ordre naturel.
00:18:38Elle a voté
00:18:39l'avortement constitutionnel,
00:18:41elle a voté
00:18:42l'euthanasie,
00:18:43elle ne défend plus
00:18:43la famille,
00:18:44etc.
00:18:45Ensuite,
00:18:46elle a cessé
00:18:48de défendre
00:18:49la nation.
00:18:50Elle est devenue
00:18:51globaliste,
00:18:52européiste
00:18:52et multiculturaliste.
00:18:55Et enfin,
00:18:56elle a cessé
00:18:57de défendre
00:18:58la liberté créatrice
00:18:59pour laquelle
00:18:59elle a été inventée.
00:19:01Parce que c'est
00:19:01la championne
00:19:02des prélèvements
00:19:03et n'oublions pas
00:19:03que c'est Giscard,
00:19:06président de la République,
00:19:07en 1974,
00:19:08qui invente
00:19:09le premier déficit,
00:19:10qui présente
00:19:11pour la première fois
00:19:12depuis la guerre
00:19:13un budget en déficit.
00:19:15Et donc,
00:19:16on voit bien aujourd'hui
00:19:16que la droite
00:19:17et la gauche
00:19:17en matière économique
00:19:18s'entendent à la perfection
00:19:20pour augmenter
00:19:21les impôts.
00:19:22C'est fini
00:19:22le clivage.
00:19:25Quant à la gauche,
00:19:29la gauche,
00:19:30elle a perdu
00:19:30sa base idéologique
00:19:33et sa base sociologique
00:19:35en même temps.
00:19:36Elle a perdu
00:19:37sa base idéologique.
00:19:38Sa base idéologique,
00:19:40c'était le mythe
00:19:41du Grand Soir,
00:19:43souvenez-vous,
00:19:44en 1981,
00:19:45c'était encore ça,
00:19:46en 1981,
00:19:47le mythe du Grand Soir
00:19:48qui a été remplacé
00:19:49par la mondialisation
00:19:50rurose dès 1983
00:19:52avec l'ouverture
00:19:53des marchés financiers.
00:19:54Et deuxièmement,
00:19:55le deuxième mythe,
00:19:56c'était
00:19:58l'appropriation collective
00:19:59des moyens de production
00:20:00et dès 1983
00:20:01avec de l'or
00:20:02et les démocrates
00:20:03chrétiens
00:20:04qui l'entouraient,
00:20:05c'est l'ouverture
00:20:06aux marchés financiers,
00:20:07c'est-à-dire
00:20:07qu'on fait payer
00:20:08la dette française
00:20:08par les marchés étrangers.
00:20:11Et c'est le franc fort,
00:20:12comme disait Chevenement,
00:20:14qui nous a coulé.
00:20:16Et de ce fait,
00:20:17la gauche
00:20:19perd sa base
00:20:20sociologique
00:20:21puisque
00:20:22en ouvrant
00:20:23les marchés
00:20:24et en faisant
00:20:25une économie libérale,
00:20:27libre-échangiste,
00:20:30elle délocalise,
00:20:32elle perd
00:20:32les usines,
00:20:33elle perd
00:20:34les ouvriers,
00:20:35elle perd
00:20:35son électorat
00:20:36et elle court
00:20:37après Terra Nova,
00:20:38la nouvelle doctrine
00:20:39qui lui dit
00:20:40qu'il faut faire
00:20:42l'addition
00:20:42des minorités.
00:20:43donc en fait,
00:20:44on ne va plus chercher,
00:20:45la gauche ne va plus chercher
00:20:46les électeurs
00:20:46dans les usines,
00:20:48elle va les chercher
00:20:48dans les quartiers.
00:20:51C'est la fin
00:20:52de sa base sociologique.
00:20:53C'est une nouvelle base
00:20:55sociologique
00:20:56mais
00:20:57qui est difficile
00:20:58à constituer,
00:20:59plus difficile
00:20:59à constituer,
00:21:00ce que fera plus tard
00:21:01Mélenchon.
00:21:03La deuxième étape,
00:21:04ça c'est la première étape,
00:21:05la fin du docuivage
00:21:06parce que la gauche
00:21:07et la droite
00:21:07perdent
00:21:08leur fond
00:21:12d'idées
00:21:15génétiques,
00:21:16leur ADN.
00:21:17La deuxième étape,
00:21:19c'est l'estrade commune
00:21:20de la partitocratie
00:21:21fusionnelle
00:21:22à Maastricht.
00:21:24Ils se retrouvent
00:21:25sur le oui à Maastricht,
00:21:26ils se retrouvent
00:21:27pour transférer
00:21:28la souveraineté.
00:21:29On passe
00:21:29de la souveraineté nationale
00:21:31à la souveraineté européenne.
00:21:32Ce qui fait dire
00:21:33à Philippe Seguin
00:21:33à l'époque,
00:21:34cette phrase mythique,
00:21:36la droite et la gauche
00:21:38sont deux détaillants
00:21:39qui se fournissent
00:21:40au même grossiste
00:21:41qui tient boutique
00:21:42à Bruxelles.
00:21:43Tout est dit.
00:21:44La phrase
00:21:45de Deleur en écho,
00:21:47désormais l'alternance
00:21:48est formelle.
00:21:50La phrase d'Alain Minc,
00:21:51oui,
00:21:52elle est formelle
00:21:52parce qu'elle se fera
00:21:54désormais
00:21:55dans le cadre
00:21:56du cercle
00:21:56de la raison.
00:22:00Maastricht,
00:22:00c'est un changement
00:22:01de souveraineté
00:22:02mais c'est aussi
00:22:03un changement de régime,
00:22:04c'est-à-dire que
00:22:04c'est le passage
00:22:04d'une démocratie
00:22:05qui a une oligarchie.
00:22:08La partitocratie fusionnelle,
00:22:10le système,
00:22:11se met en place.
00:22:13Mais rien n'eût été conclu
00:22:15s'il n'y avait pas eu
00:22:16le troisième temps,
00:22:17le troisième temps fort
00:22:19du chanoine Mitterrand,
00:22:22grand prêtre
00:22:23de la morale publique.
00:22:25Mitterrand qui explique
00:22:27en clignant,
00:22:28vous savez,
00:22:29avec le ton inimitable
00:22:30qui était sien,
00:22:31qui était celui
00:22:32d'un vieux chanoine,
00:22:34la morale.
00:22:36La morale.
00:22:37il est moral,
00:22:39il est moral,
00:22:39dit-il,
00:22:40il est moral
00:22:40que le parti socialiste
00:22:42s'allie avec le parti communiste,
00:22:45c'est le camp du bien
00:22:47et il est immoral
00:22:48que la droite classique
00:22:50s'allie avec le Front National
00:22:52à l'époque,
00:22:54le camp du mal.
00:22:55Et donc,
00:22:56si quelqu'un,
00:22:57si un homme de droite
00:23:01veut quand même
00:23:02être respecté
00:23:03par le camp du bien,
00:23:04même s'il reste aux franges,
00:23:06il ne faut pas faire
00:23:07d'alliance.
00:23:08Toute personne
00:23:09qui fera une alliance
00:23:10avec le camp du mal,
00:23:13avec le Front National,
00:23:14sera évidemment
00:23:15exclu du système.
00:23:17Résultat,
00:23:18c'est une phrase
00:23:19de Pasqua
00:23:20que j'ai retenue
00:23:20qui m'a beaucoup frappé
00:23:21parce qu'on a dit
00:23:23plus tard,
00:23:24beaucoup plus tard,
00:23:25il dit
00:23:25si jamais le nom
00:23:26à Maastricht
00:23:28prospère,
00:23:30étant donné
00:23:31que les partis classiques
00:23:33auront appelé
00:23:35au oui,
00:23:38alors
00:23:40les partis classiques
00:23:41deviendront
00:23:42des partis supplétifs.
00:23:45Avec une centrifugation
00:23:47qui fait que
00:23:51les partis supplétifs
00:23:54n'auront le choix
00:23:55qu'entre
00:23:58la droite
00:23:59et la gauche
00:24:00croupion,
00:24:01ce qu'il en restera,
00:24:02ou les partis
00:24:04extérieurs.
00:24:05Et donc,
00:24:06en fait,
00:24:06le système
00:24:07est à son point
00:24:08d'aboutissement.
00:24:10Le système
00:24:11veut la fin
00:24:12du clivage,
00:24:13veut la fin
00:24:13de la famille,
00:24:14veut la fin
00:24:14de la nation,
00:24:15veut la fin
00:24:15de l'économie,
00:24:18de la concurrence
00:24:19qui permet
00:24:20de fabriquer
00:24:20encore en France.
00:24:21Ce système
00:24:22est épuisé,
00:24:23ce système
00:24:24nous épuise
00:24:25et c'est ce système
00:24:27qui,
00:24:28à la prochaine
00:24:29élection présidentielle,
00:24:30sera balancé
00:24:31par-dessus bord.
00:24:33Voilà ce qu'on pouvait
00:24:34dire sur le système.
00:24:35Autre sujet
00:24:36cette semaine,
00:24:37sujet là aussi
00:24:38très important,
00:24:39tournons-nous
00:24:40vers l'Allemagne.
00:24:42La victoire
00:24:42de l'AFD
00:24:43dans le land
00:24:45de Saxe-en-Alpes
00:24:46a fait trembler
00:24:47les chancelleries
00:24:48et toutes
00:24:49les officines
00:24:50du commentariat.
00:24:51Philippe de Villiers,
00:24:52quelle leçon
00:24:53tirez-vous
00:24:53de cette victoire
00:24:54aussi large
00:24:54qu'inattendue ?
00:24:55Alors,
00:24:56une double leçon.
00:24:58Une leçon allemande
00:24:59et une leçon européenne.
00:25:01La leçon allemande,
00:25:03elle est triple.
00:25:05La première leçon,
00:25:09c'est le premier refus
00:25:11qui a fait naître
00:25:12l'AFD.
00:25:13C'est le refus
00:25:15de l'euro
00:25:16au moment
00:25:16de la crise grecque.
00:25:20Alors,
00:25:20vous êtes trop jeunes
00:25:21pour avoir vécu
00:25:22ce moment-là,
00:25:23mais moi,
00:25:24je m'en souviens très bien.
00:25:25C'est-à-dire qu'en fait,
00:25:25à l'époque,
00:25:26il y avait des économistes
00:25:27comme Robert Mondel,
00:25:29Georges Berthus,
00:25:30Milton Friedman
00:25:31qui disaient
00:25:31une monnaie unique,
00:25:34ça ne peut marcher
00:25:35que s'il y a une zone
00:25:35optimale monétaire.
00:25:37Sinon,
00:25:37quand vous avez
00:25:38un choc asymétrique,
00:25:40il faut payer.
00:25:42Et donc,
00:25:43quand les Allemands
00:25:43ont vu
00:25:44qu'il fallait payer,
00:25:45alors qu'eux,
00:25:46ils avaient le marque
00:25:47avant,
00:25:48l'euro,
00:25:50qu'il fallait payer
00:25:5080 milliards
00:25:51pour sortir
00:25:52la Grèce
00:25:53du guépier,
00:25:55il y a des Allemands
00:25:56qui se sont levés,
00:25:57notamment un professeur
00:25:58d'université
00:25:58de la CDU
00:25:59qui ont dit non,
00:26:00stop.
00:26:02Et là,
00:26:03c'est le refus
00:26:03de l'intégration européenne
00:26:04par la monnaie.
00:26:06Ça,
00:26:07c'est la naissance,
00:26:082013.
00:26:09Ensuite,
00:26:10il y a eu
00:26:10la prospérité,
00:26:112015.
00:26:14Ce n'est pas
00:26:15Hitler
00:26:15qui a fait naître
00:26:16l'EDC,
00:26:16Merkel.
00:26:19Pourquoi ?
00:26:20Parce que,
00:26:21vous vous souvenez
00:26:21de la phrase
00:26:22de Merkel
00:26:22en août
00:26:232015,
00:26:25Wir schaffen das.
00:26:27Nous pouvons le faire.
00:26:29Faire quoi ?
00:26:30Faire entrer
00:26:31un million
00:26:31de migrants syriens.
00:26:33Et on a eu
00:26:34à Cologne
00:26:35le 31 décembre
00:26:36des scènes
00:26:36de sauvagerie
00:26:39absolument indescriptibles
00:26:40avec des viols,
00:26:41etc.
00:26:42Et là,
00:26:43beaucoup d'Allemands
00:26:44de l'Est
00:26:45et de l'Ouest
00:26:45se sont dit
00:26:47que ce n'était pas possible.
00:26:49Et après
00:26:50ces événements,
00:26:54le refus
00:26:55s'est exprimé
00:26:56en Allemagne,
00:26:56le refus
00:26:57de la migration
00:26:57massive.
00:26:59Et troisième
00:27:01raison
00:27:01de la naissance
00:27:02et de la prospérité
00:27:03de l'AFD,
00:27:04c'est le refus
00:27:05de la guerre
00:27:06en Ukraine.
00:27:09Notez que l'AFD,
00:27:10même s'il y a
00:27:10des brebis galeuses,
00:27:12apparemment,
00:27:12n'est pas officiellement
00:27:14antisémite
00:27:14et elle n'est pas
00:27:15officiellement impérialiste.
00:27:16Elle est plutôt
00:27:17pacifiste.
00:27:19et en fait,
00:27:20ils ne veulent pas
00:27:21de l'entrée
00:27:22de l'Ukraine
00:27:24dans l'Union Européenne
00:27:26parce qu'ils disent
00:27:27que si l'Ukraine
00:27:27entre dans l'Union Européenne,
00:27:28il n'y aura plus
00:27:29d'agriculture allemande,
00:27:30il n'y aura plus
00:27:30d'industrie allemande,
00:27:31etc.
00:27:33Et ils ne veulent pas
00:27:34subventionner
00:27:36l'Ukraine.
00:27:37Voilà les trois raisons
00:27:40de...
00:27:41les trois refus
00:27:42qui ont créé
00:27:44et fait prospérer
00:27:45l'AFD.
00:27:46Alors pourquoi je dis
00:27:47que c'est une leçon
00:27:48européenne
00:27:49et française ?
00:27:50Parce que vous retrouvez
00:27:51exactement les mêmes critères,
00:27:53les mêmes thèmes.
00:27:54Le refus
00:27:55de l'intégration européenne
00:27:59d'une Europe
00:28:00qui se traîne
00:28:01et qui nous accable,
00:28:04le refus
00:28:05de l'euro
00:28:07qui est en fait
00:28:08un marque
00:28:10européen,
00:28:12ensuite le refus
00:28:13de l'immigration massive
00:28:14et enfin
00:28:16le refus
00:28:17de la guerre en Ukraine.
00:28:18On retrouve
00:28:18les mêmes critères.
00:28:19Et donc,
00:28:20il se pourrait
00:28:20que la bourrasque
00:28:23qui vient de se produire
00:28:25en Allemagne
00:28:26se déplaça
00:28:28en France
00:28:29à l'occasion
00:28:30de l'élection
00:28:32présidentielle.
00:28:32Avant de vous faire réagir
00:28:33au couple franco-allemand,
00:28:35Philippe de Villiers,
00:28:35parce qu'on va se poser
00:28:36la question
00:28:37quelle répercussion
00:28:38pour le couple
00:28:39franco-allemand ?
00:28:40Je voudrais qu'on revienne
00:28:41en 1994.
00:28:42Vous êtes alors
00:28:45candidat à la présidentielle
00:28:46de 1995
00:28:47et surtout,
00:28:47vous êtes dans l'émission
00:28:48L'heure de vérité.
00:28:50Et vous allez revenir
00:28:51sur ce couple
00:28:52franco-allemand
00:28:53et disons que
00:28:5533 ans plus tard
00:28:56ou 32 ans plus tard,
00:28:58ce que vous dites
00:28:59à ce moment-là,
00:29:00le 23 octobre 1994,
00:29:03pourrait s'entendre
00:29:04aujourd'hui,
00:29:04une nouvelle fois.
00:29:07Moi,
00:29:07je suis très attaché
00:29:08à l'amitié
00:29:10franco-allemande
00:29:11mais je ne voudrais pas
00:29:12qu'elle soit
00:29:13finalement mise à mal
00:29:14par une Europe
00:29:15qui serait déséquilibrée.
00:29:17Alors,
00:29:17pourquoi je suis contre
00:29:17ce projet ?
00:29:19D'abord,
00:29:20parce que la France,
00:29:20elle,
00:29:21sa position géographique
00:29:22et historique,
00:29:22ce n'est pas la même.
00:29:23La France ne doit pas
00:29:25oublier qu'elle est
00:29:26aussi une puissance
00:29:27méditerranéenne,
00:29:27qu'elle est une puissance
00:29:28atlantique attirée
00:29:29par le grand large
00:29:30et que ce qui se passe
00:29:31aujourd'hui en Pologne
00:29:31et en Russie,
00:29:32elle la regarde,
00:29:32elle a des liens là-bas.
00:29:34Donc,
00:29:34ce n'est pas simplement
00:29:35le couple franco-allemand,
00:29:35même si le couple franco-allemand,
00:29:36c'est pour nous très important.
00:29:38Et puis,
00:29:38ensuite...
00:29:38Vous voulez dire
00:29:39qu'on y attache
00:29:39trop d'importance ?
00:29:41Non,
00:29:41je veux dire que...
00:29:42Non,
00:29:42mais il ne faut pas
00:29:44dire qu'il y a
00:29:44une sorte d'alternative
00:29:45entre,
00:29:46d'un côté,
00:29:46le couple franco-allemand
00:29:47qui serait notre seul avenir
00:29:48et puis le reste
00:29:49qu'on abandonnerait.
00:29:50Je crois que la France,
00:29:51elle est une puissance européenne
00:29:53et une puissance mondiale.
00:29:56Deuxièmement et surtout,
00:29:57je considère que
00:29:58la proposition allemande,
00:30:00elle consiste à faire
00:30:01un État fédéral européen
00:30:03qui serait dominé
00:30:04par l'Allemagne.
00:30:05Pourquoi un État fédéral européen ?
00:30:07Et pourquoi dominé
00:30:07par l'Allemagne ?
00:30:08Je vais vous expliquer.
00:30:11Premièrement,
00:30:11parce qu'il y aura
00:30:12la monnaie unique
00:30:13qui est une machine
00:30:14à transférer
00:30:15tous les pouvoirs financiers,
00:30:16économiques,
00:30:17fiscaux,
00:30:17à une autorité unique finalement.
00:30:19Parce qu'il y aura
00:30:20les majorités qualifiées,
00:30:21il n'y aura plus
00:30:21de droit de veto
00:30:22et parce que
00:30:23la commission de Bruxelles,
00:30:25la fameuse commission,
00:30:26tous mes amis,
00:30:27il est très...
00:30:27Que vous ne diabolisez pas,
00:30:28on est bien d'accord.
00:30:29La commission de Bruxelles
00:30:33deviendra,
00:30:34c'est le document allemand
00:30:34qu'il dit,
00:30:35ce n'est pas moi,
00:30:35le gouvernement de l'Europe.
00:30:37Donc c'est fait.
00:30:38Non, ce n'est pas ce qu'il dit.
00:30:38Bien sûr que si.
00:30:39Non, non,
00:30:39c'est pas ce qu'il dit.
00:30:39Bien sûr que si.
00:30:40La commission de Bruxelles
00:30:43deviendra un gouvernement
00:30:44et vous savez ce que deviendra
00:30:45le Conseil, Alain Duhamel.
00:30:47Le Conseil européen,
00:30:48chef d'État de gouvernement.
00:30:49Une deuxième chambre
00:30:50et le Parlement européen
00:30:51deviendra le Parlement
00:30:53de l'Europe.
00:30:54C'est-à-dire que
00:30:54c'est fini pour les gouvernements nationaux,
00:30:56c'est fini pour les parlements nationaux,
00:30:58on aura fini la...
00:30:59Ah, on n'a pas entendu la fin.
00:31:02Je crois que c'était...
00:31:03On aura foutu le camp
00:31:04ou quelque chose comme ça.
00:31:05Les deux derniers mots.
00:31:07Mais quelle répercussion,
00:31:08Philippe Devilliers,
00:31:09pour le couple franco-allemand ?
00:31:11En fait,
00:31:14déjà à l'époque,
00:31:14on sentait que le couple franco-allemand
00:31:18allait changer de nature.
00:31:19Et en fait,
00:31:20qu'est-ce qui s'est passé depuis ?
00:31:22On ne parle plus du couple franco-allemand.
00:31:24On n'est plus au temps
00:31:25de Giscard et de Mutschmidt.
00:31:29Pourquoi ?
00:31:29Pour deux raisons.
00:31:30La première,
00:31:31c'est que l'Allemagne
00:31:32a pris en main les institutions
00:31:36et désormais,
00:31:37dans le couple,
00:31:38c'est l'Allemagne
00:31:39qui porte la culotte.
00:31:40Et la deuxième raison,
00:31:42c'est qu'on parle maintenant
00:31:43d'un partenariat stratégique
00:31:47germano-italien.
00:31:48On ne parle plus du couple franco-allemand.
00:31:51En réalité,
00:31:53dans le couple franco-allemand,
00:31:55la France a tout cédé.
00:31:57La France a tout cédé à l'Allemagne.
00:31:59Sur la question de l'énergie,
00:32:02je n'ai pas le temps de développer,
00:32:03mais c'est flagrant.
00:32:06on a fermé Fessenheim
00:32:08pour faire plaisir aux Allemands.
00:32:09On a fait le marché de l'électricité
00:32:11qui nous défavorise
00:32:12pour faire plaisir aux Allemands.
00:32:14On a fait les éoliennes
00:32:15pour faire plaisir aux Allemands,
00:32:16etc.
00:32:17Sur la question du commerce
00:32:20et du libre-échange,
00:32:21on a fait 44 accords
00:32:23depuis 1992.
00:32:2444 qui sont tous
00:32:26à l'avantage de l'Allemagne
00:32:27pour qu'elle puisse ouvrir
00:32:28un marché
00:32:28à ses automobiles
00:32:31en sacrifiant à chaque fois
00:32:32l'agriculture française.
00:32:34Nercoussour,
00:32:35on est le dernier exemple.
00:32:37Troisièmement,
00:32:38l'euro.
00:32:39L'euro, je l'ai dit,
00:32:40c'est un marque allemand
00:32:42qui est fait pour renforcer l'Allemagne
00:32:44et pour affaiblir la France.
00:32:46La France,
00:32:47100 milliards de déficit,
00:32:50l'Allemagne,
00:32:50100 milliards d'excédents.
00:32:52Et puis enfin,
00:32:53il y a la défense.
00:32:54Je me souviens de Jean-François Doniau,
00:32:56qui était un des rédacteurs
00:32:57du traité de Rome,
00:32:58qui m'a dit
00:32:58qu'on a fait l'Europe.
00:32:59En fait,
00:33:00pour empêcher l'Allemagne
00:33:01de réarmer,
00:33:02on voulait emmailloter l'Allemagne.
00:33:04J'ai retenu cette expression.
00:33:06On n'a rien emmailloté.
00:33:07On n'a pas emmailloté
00:33:08les valkyries.
00:33:10Et l'Allemagne réarme.
00:33:12Et en 2029,
00:33:14le budget allemand
00:33:16de la défense
00:33:16sera le double
00:33:17de la France.
00:33:18En fait,
00:33:19ce qui se passe,
00:33:20on a tout cédé aux Allemands.
00:33:21Tout cédé aux Allemands.
00:33:22Et on fait croire aux Français
00:33:25que tout se passe comme avant,
00:33:27tout se passe comme s'il y avait
00:33:29encore une parité
00:33:29entre les deux nations.
00:33:31Ce n'est plus du tout le cas.
00:33:32En fait,
00:33:34l'Europe
00:33:36s'est longtemps pensée
00:33:39à partir de leviers d'Archimède
00:33:41comme une Europe française.
00:33:42Aujourd'hui,
00:33:43elle n'est plus du tout pensée
00:33:44de la même manière.
00:33:45Elle est pensée en dehors
00:33:46de la France.
00:33:47Elle est pensée
00:33:50par les autres nations
00:33:51autour de l'Allemagne.
00:33:52Et c'est l'Allemagne
00:33:54qui commande,
00:33:55c'est l'Allemagne
00:33:56qui impose ses vues.
00:33:58Je pense qu'en 2029,
00:34:00il y aura deux hypothèses.
00:34:02La première hypothèse,
00:34:04c'est que l'Allemagne
00:34:05sorte de l'Union européenne
00:34:07si la FD l'emporte.
00:34:09Et nous,
00:34:10on sera gros gens
00:34:10comme devant,
00:34:11on sera les derniers.
00:34:13Ils feront le Dexit.
00:34:15Et nous,
00:34:16on sera les derniers Européens,
00:34:18les derniers Européens du monde.
00:34:23Deuxième hypothèse,
00:34:24il y aura un empire allemand.
00:34:27Et moi,
00:34:27c'est ma crainte.
00:34:29Parce que c'est un pays
00:34:30qui va retrouver sa force
00:34:34et qui va retrouver sa fierté.
00:34:39Il faut savoir qu'aujourd'hui,
00:34:40le commissaire Gentiloni,
00:34:42le commissaire à l'économie,
00:34:44a dit que c'est la fin
00:34:44de l'illusion européenne.
00:34:47C'est-à-dire l'illusion heureuse
00:34:50d'une énergie pas chère
00:34:52grâce au gaz russe,
00:34:54c'est fini.
00:34:54L'illusion d'un marché chinois
00:34:57ouvert à tout vent,
00:34:59c'est fini.
00:34:59L'illusion d'une sécurité
00:35:03assurée par les Etats-Unis,
00:35:04c'est fini.
00:35:05Donc, on est entré
00:35:05dans un nouveau monde.
00:35:06Il n'y a que la France
00:35:07qui n'a pas compris.
00:35:08Philippe Devillé,
00:35:09revenons à l'actualité nationale
00:35:11cette semaine
00:35:12et on va balayer
00:35:13quelques sujets ensemble.
00:35:14La Tour Eiffel,
00:35:15d'abord,
00:35:16les salariés dénoncent
00:35:17la mise à l'écart
00:35:18des femmes
00:35:19lors de la visite
00:35:20d'une délégation hindoue.
00:35:23La Tour Eiffel
00:35:23est restée fermée
00:35:24lundi après-midi
00:35:26après cette mise à l'écart
00:35:28samedi dernier
00:35:29du personnel féminin
00:35:31lors de cette visite privée.
00:35:34Valérie Pécresse,
00:35:35c'est dit choquée.
00:35:36Geoffroy Lejeune.
00:35:37Quelle est votre appréciation,
00:35:39Philippe,
00:35:39de ce scandale ?
00:35:40Alors,
00:35:42j'ai vu que le maire de Paris
00:35:44avait décidé
00:35:45de faire une enquête
00:35:47et je vais l'aider
00:35:48ce soir
00:35:49parce que j'ai fait
00:35:50mon enquête.
00:35:52Alors voilà,
00:35:53tout commence
00:35:53par le JT de TF1
00:35:55le 7 septembre
00:35:57qui dit,
00:35:58voilà,
00:35:58il y a eu une grève
00:35:59des salariés
00:36:01de la Tour Eiffel
00:36:01parce que
00:36:04il y a eu
00:36:05une délégation hindoue
00:36:06qui a demandé
00:36:07que les femmes
00:36:07ne soient pas là.
00:36:09voilà.
00:36:10Donc,
00:36:11en fait,
00:36:11le téléspectateur se dit
00:36:12bon,
00:36:13c'est plutôt rassurant,
00:36:14une délégation hindoue,
00:36:15une délégation étrangère
00:36:17sont reparties en Inde
00:36:18avec leurs mœurs,
00:36:19leurs coutumes,
00:36:21leurs civilisations,
00:36:22on est tranquille.
00:36:24Sauf que
00:36:25cette délégation hindoue
00:36:27ne venait pas d'Inde,
00:36:29elle venait de Bussi-Saint-Georges
00:36:33et elle est venue
00:36:35à Paris
00:36:35à l'occasion
00:36:36de l'inauguration
00:36:37du temple hindou
00:36:39de Bussi-Saint-Georges.
00:36:42Alors,
00:36:43je me suis intéressé
00:36:44à ce temple hindou
00:36:45et j'ai découvert
00:36:47que
00:36:48la marraine
00:36:50de ce temple hindou
00:36:51qui est venue
00:36:53à plusieurs reprises,
00:36:54y compris pour poser
00:36:55la première pierre,
00:36:56mais qui est venue
00:36:56à l'inauguration
00:36:58et qui a pris
00:36:59la parole en anglais,
00:37:00c'est Valérie Pécresse,
00:37:02la région
00:37:03d'Île-de-France.
00:37:04Le maire est LR,
00:37:06il s'appelle
00:37:07Johan Dubosc.
00:37:09Donc,
00:37:09c'est LR,
00:37:10LR et l'État
00:37:11puisque
00:37:13la représentante
00:37:15de l'ambassade
00:37:15d'Inde
00:37:16a pris la parole
00:37:17en disant
00:37:17pour l'Inde
00:37:18le monde
00:37:19est une grande famille.
00:37:21Et donc,
00:37:23oui,
00:37:24on voit l'image,
00:37:25merci à la régie
00:37:26magnifique
00:37:27d'avoir trouvé
00:37:28cette image,
00:37:28elle parle en anglais.
00:37:30Vous voulez qu'on l'écoute ?
00:37:31Ce n'est pas la peine,
00:37:32disons.
00:37:32Oui,
00:37:33voilà.
00:37:35Ce qui est extraordinaire,
00:37:36c'est que
00:37:36Valérie Pécresse,
00:37:38avec Rotaio,
00:37:39ils ont fait un communiqué
00:37:40pour dire
00:37:40que c'est scandaleux
00:37:41cette histoire
00:37:41de la tour Eiffel.
00:37:43Mais attendez,
00:37:45on est en contradiction.
00:37:46On fait venir
00:37:47des hindous
00:37:50intégristes
00:37:51sur le territoire français.
00:37:52On les installe
00:37:53à Bussy-Saint-Georges.
00:37:54J'espère qu'il n'y a pas eu
00:37:55d'argent public.
00:37:57On sait très bien
00:37:58ce qu'ils sont,
00:38:01quelles sont leurs coutumes
00:38:02et leurs traditions
00:38:03et leurs religions
00:38:04et on se plaint
00:38:06des conséquences
00:38:06de ce qu'on a fait.
00:38:07C'est-à-dire,
00:38:08on chérit
00:38:09les effets des mots
00:38:10dont on...
00:38:11Non,
00:38:12plutôt,
00:38:13on déplore
00:38:13les effets des mots
00:38:15dont on chérit les causes.
00:38:16C'est assez classique
00:38:17en politique.
00:38:18Mais ça va plus loin que ça.
00:38:21Voilà la classe politique
00:38:22ce qu'elle fait.
00:38:23Depuis des années,
00:38:25des décennies,
00:38:26elle désagrège la France.
00:38:28Elle installe
00:38:29des enclaves étrangères.
00:38:31Elle installe
00:38:31des enclaves civilisationnelles
00:38:33qui sont contraires
00:38:34à nos mœurs,
00:38:35à nos lois,
00:38:35à notre art de vivre,
00:38:37à notre civilisation.
00:38:38Et ils sont contents
00:38:39de le faire.
00:38:40Ils sont contents
00:38:41de transformer
00:38:41la marqueterie magnifique,
00:38:43harmonieuse de la France
00:38:44en un puzzle
00:38:45de morceaux épars
00:38:46qui la défigure.
00:38:48Et donc,
00:38:49ces gens-là
00:38:49sont des criminels.
00:38:51Autre sujet à présent,
00:38:52Philippe Devilliers,
00:38:53je voudrais qu'on parle
00:38:53de l'école.
00:38:54Mardi dernier
00:38:55a été publié
00:38:56le dernier classement
00:38:57PISA
00:38:58et les résultats
00:38:59pour la France
00:39:00se sont catastrophiques.
00:39:02La chute se poursuit,
00:39:03que ce soit en science,
00:39:04en maths,
00:39:05en compréhension
00:39:06de l'écrit.
00:39:08Et on va parler
00:39:08de l'école
00:39:09de manière générale
00:39:10puisque dans
00:39:11la même temporalité,
00:39:13vous avez donc
00:39:14ce classement
00:39:15qui apparaît
00:39:16et qui est effectivement
00:39:18triste et inquiétant
00:39:19pour la France.
00:39:20Et dans le même temps,
00:39:21vous avez Emmanuel Macron
00:39:22qui explique
00:39:23qu'il veut lancer
00:39:24un grand festival
00:39:25du jeu vidéo.
00:39:26Je vous propose
00:39:26de l'écouter.
00:39:29On considère
00:39:29très profondément
00:39:30que le jeu vidéo
00:39:31fait partie
00:39:32de notre culture
00:39:33et doit faire partie
00:39:34d'ailleurs
00:39:35de l'exception culturelle
00:39:36française
00:39:36comme nous avons su le faire
00:39:37pour le cinéma
00:39:38et toutes les créations.
00:39:39Alors,
00:39:40nous créerons
00:39:41un festival international
00:39:42du jeu vidéo
00:39:43pensé dès l'origine
00:39:44comme un grand rendez-vous
00:39:46mondial de la création
00:39:47de l'innovation
00:39:49des joueurs
00:39:50et de l'industrie.
00:39:51Toujours concernant
00:39:52l'école,
00:39:53les jeux vidéo donc,
00:39:54mais en même temps
00:39:55le classement
00:39:56qui s'effondre.
00:39:57Et puis,
00:39:57il y a des symboles.
00:39:58Éric Ciotti,
00:39:58le maire de Nice,
00:39:59souhaite par exemple
00:40:00qu'il y ait
00:40:01la levée de drapeau
00:40:02chaque semaine
00:40:03dans les écoles
00:40:03niceoises.
00:40:05Et pour l'instant,
00:40:06le ministre
00:40:07de l'Éducation nationale,
00:40:09M. Jeffrey,
00:40:10freine des quatre fers.
00:40:12Geoffroy Lejeune.
00:40:13Philippe,
00:40:13quelle analyse faites-vous
00:40:14de cet effondrement
00:40:15de l'Éducation nationale ?
00:40:16Il faut savoir
00:40:19d'où il vient.
00:40:22En fait,
00:40:25il y a eu
00:40:27plusieurs étapes
00:40:29faciles à résumer
00:40:30pour quelqu'un
00:40:31qui s'en souvient,
00:40:32qui l'a vécu.
00:40:34Première étape,
00:40:35naît 68.
00:40:36Le prof tombe
00:40:36de l'estrade.
00:40:39Il est par terre.
00:40:41Je me souviens
00:40:42à l'époque,
00:40:43mon professeur de français
00:40:44disait,
00:40:44c'est fini le cours magistral.
00:40:46Le cours magistral.
00:40:47C'est fini le magistère.
00:40:49C'est fini le maître.
00:40:50C'est fini l'autorité.
00:40:52Et d'ailleurs,
00:40:53même De Gaulle dit,
00:40:54les enseignants
00:40:55sont faits pour enseigner.
00:40:57Enseignants, enseignés.
00:40:58En fait,
00:41:01on est maintenant
00:41:02sur une égalité
00:41:03entre l'enseignant
00:41:03et l'enseigné.
00:41:04Il n'y a plus d'estrade.
00:41:07La deuxième étape,
00:41:09la deuxième dégringolade,
00:41:10la deuxième marche
00:41:11qu'on descend,
00:41:12c'est Giscard
00:41:13avec René Abbey,
00:41:151974,
00:41:17la fin des classes de niveau,
00:41:18le collège unique,
00:41:20la fin de la méritocratie,
00:41:21la fin des notes.
00:41:24Et la troisième étape,
00:41:25c'est Jospin.
00:41:26Je me souviens
00:41:27de son expression,
00:41:28l'école est un lieu de vie.
00:41:30L'école,
00:41:31c'est apprendre à apprendre.
00:41:33Vous vous souvenez de ça ?
00:41:34Apprendre à apprendre.
00:41:36C'est-à-dire que
00:41:36c'est le pédagogisme.
00:41:38C'est-à-dire qu'en fait,
00:41:39on n'enseigne plus rien,
00:41:41on ne reçoit plus rien.
00:41:43Mais moi,
00:41:44ce que je voudrais dire,
00:41:46pourquoi s'étonner ?
00:41:48Comme l'avait dit Peggy,
00:41:50une société ne peut pas enseigner
00:41:51qui ne peut pas s'enseigner.
00:41:53Et moi,
00:41:53je transpose en disant
00:41:54une société violente
00:41:57produit une école violente
00:41:59une société déculturée
00:42:01produit une école déculturée
00:42:02et une société décoloniale
00:42:04produit une école décoloniale.
00:42:09Une société de la honte
00:42:11et de la peur
00:42:12produit une école
00:42:13de la honte et de la peur.
00:42:14La peur d'enseigner,
00:42:15la peur de transmettre.
00:42:18La peur,
00:42:20pour le professeur,
00:42:22d'être égorgé,
00:42:23d'être décapité,
00:42:25d'être menacé,
00:42:26d'être mal noté,
00:42:27d'être ciblé.
00:42:29Par sa hiérarchie.
00:42:33La peur et la honte,
00:42:34pourquoi ?
00:42:34Parce qu'on n'a plus rien à dire.
00:42:35Parce que dans une société
00:42:38qui a perdu son récit fondateur
00:42:40et qui a honte d'elle-même,
00:42:42comment voulez-vous demander
00:42:43aux professeurs
00:42:43de ne pas avoir honte eux-mêmes ?
00:42:45Et surtout,
00:42:45dans une école
00:42:46où c'est l'assimilation
00:42:48à l'envers,
00:42:50aujourd'hui.
00:42:51Et donc,
00:42:52le prof,
00:42:52il fait attention.
00:42:53Pourquoi ?
00:42:53Parce qu'il faut être halal
00:42:55et non pas haram,
00:42:57c'est-à-dire qu'il y a une histoire halal.
00:42:59C'est pas moi qui invente le mot.
00:43:02C'est-à-dire que vous avez le droit
00:43:03de dire des choses,
00:43:05mais vous avez le droit
00:43:06d'être prudent
00:43:07sur beaucoup d'autres choses.
00:43:08Donc, on n'enseigne plus rien.
00:43:10On n'ose plus rien enseigner.
00:43:11Et le résultat,
00:43:12il est là.
00:43:14Alors,
00:43:14que faire ?
00:43:17Premièrement,
00:43:17il faut remettre le prof
00:43:18sur l'estrade.
00:43:20Monsieur le professeur,
00:43:21avec des élèves
00:43:22en uniforme.
00:43:24On montre les couleurs.
00:43:25Je connais des écoles,
00:43:26ça se passe comme ça
00:43:26et ça se passe très bien.
00:43:28Éric Ciotti avait raison.
00:43:29Le maire,
00:43:30le ministre de l'Éducation nationale
00:43:33est complètement à côté de la plaque,
00:43:34là,
00:43:35comme sur tous les autres sujets.
00:43:38Deuxièmement,
00:43:38il faut sanctuariser l'école.
00:43:40L'école est là pour franciser.
00:43:42Il faut une école assimilationniste.
00:43:45En fait,
00:43:46l'école,
00:43:47l'école a trois missions.
00:43:48Premièrement,
00:43:49faire un peuple.
00:43:50Un peuple
00:43:52avec un imaginaire collectif commun.
00:43:55Sinon,
00:43:55il n'y a plus de peuple.
00:43:56Il n'y a plus de France.
00:43:57Ensuite,
00:43:57un peuple amateur d'art.
00:43:59Parce qu'il n'y a que là,
00:44:01avec l'éducation artistique,
00:44:02qu'on pourra définir
00:44:05vraiment la culture
00:44:06comme l'esprit de finesse
00:44:07d'une société.
00:44:08Et enfin,
00:44:08un peuple amoureux.
00:44:11Le rôle du prof,
00:44:13les hussards noirs de la République,
00:44:14c'était ça.
00:44:15Il faisait briller
00:44:16dans les mémoires d'enfance,
00:44:18dans les miroirs d'enfance,
00:44:21des figures iconiques
00:44:22et des modèles.
00:44:24C'était l'éducation
00:44:25par l'identification
00:44:26et l'imitation.
00:44:27On a perdu tout ça.
00:44:29Et enfin,
00:44:29et surtout,
00:44:31et là,
00:44:31je vais jeter un pavé
00:44:32dans la mare.
00:44:36Le mammouth,
00:44:37ce n'est pas la peine
00:44:38de le dégraisser.
00:44:39Non.
00:44:40Si on veut guérir le mammouth,
00:44:43le faire bouger,
00:44:44le dégraisser,
00:44:46il faut le faire de l'extérieur.
00:44:47Donc,
00:44:47la liberté scolaire.
00:44:49La liberté de créer des écoles.
00:44:51La liberté de choisir son école.
00:44:54La fin de la carte scolaire
00:44:56et le ticket scolaire.
00:44:58C'est-à-dire qu'en fait,
00:44:59aujourd'hui,
00:45:01ma fille qui a ses enfants
00:45:02à l'école privée,
00:45:05elle paye deux fois.
00:45:06Vous trouvez ça normal ?
00:45:08Jeffrey,
00:45:09il a ses enfants
00:45:09à l'école privée.
00:45:10Vous savez ça ?
00:45:11Oui, oui,
00:45:11j'ai découvert ça.
00:45:12Eh bien,
00:45:13il paye deux fois.
00:45:14Il paye comme contribuable
00:45:15pour l'éducation nationale,
00:45:17l'armée rouge,
00:45:181,2 million de personnes.
00:45:20Et il paye ensuite
00:45:22sa contribution
00:45:22pour la scolarité
00:45:24de ses propres enfants.
00:45:25C'est absolument anormal.
00:45:26Si on veut faire bouger
00:45:27les choses,
00:45:28là comme ailleurs,
00:45:29la concurrence,
00:45:30l'émulation,
00:45:31la compétition,
00:45:32je sais de quoi je parle
00:45:33en Vendée.
00:45:36Il y a deux enseignements
00:45:37secondaires,
00:45:38publics,
00:45:39privés.
00:45:40Dégâts à l'importance.
00:45:41Je peux vous dire
00:45:41que l'émulation,
00:45:41elle est là.
00:45:42Et pareil dans le supérieur
00:45:44avec la courtésière
00:45:45et les chesses
00:45:46qui étaient
00:45:48une institution remarquable
00:45:49au niveau national.
00:45:51Là aussi,
00:45:51la compétition.
00:45:52Quand vous n'avez pas
00:45:53la compétition,
00:45:54quand vous n'avez pas
00:45:55l'émulation,
00:45:55quand vous n'avez pas
00:45:56la concurrence,
00:45:57vous avez l'Union soviétique.
00:46:00Je voudrais qu'on parle
00:46:01de la question,
00:46:02et c'est vrai que j'aurais pu
00:46:03vous poser cette question
00:46:05dès le début de la saison.
00:46:06Ça aurait pu être même
00:46:07la première question
00:46:08après dans quel état
00:46:08Le Monde et le Pays,
00:46:09Philippe de Villiers,
00:46:10la semaine dernière.
00:46:11Il reste exactement sept mois
00:46:13et sept jours
00:46:14avant le premier tour
00:46:15de l'élection présidentielle.
00:46:18Selon vous,
00:46:18Philippe de Villiers,
00:46:19je ne vais pas vous demander
00:46:20les enjeux,
00:46:22mais selon vous,
00:46:23quel est l'enjeu
00:46:24de cette présidentielle ?
00:46:26Alors,
00:46:26dans l'histoire
00:46:27de la Ve République,
00:46:29il y a eu
00:46:30certaines élections
00:46:32qui ont compté,
00:46:34qui ont marqué l'histoire.
00:46:34Je suis très 1958,
00:46:37avec comme enjeu
00:46:39le redressement.
00:46:40On pourrait citer également,
00:46:42évidemment,
00:46:43mai 81,
00:46:44je m'en souviens,
00:46:44j'étais jeune sous-préfet
00:46:46à Vendôme,
00:46:47avec la grande bascule
00:46:48dans le socialo-communisme.
00:46:51Ça a marqué l'histoire
00:46:52et marqué les esprits.
00:46:55Là,
00:46:56là, l'enjeu,
00:46:57c'est une sortie de civilisation.
00:47:00Pas moins.
00:47:02En fait,
00:47:03nous sommes devant
00:47:04le face-à-face
00:47:07méta-historique
00:47:08entre la Nouvelle-France
00:47:10et l'Ancienne-France.
00:47:12L'expression n'est pas
00:47:14de moelle et de Mélenchon.
00:47:15Il y a ceux
00:47:16qui veulent
00:47:17redessiner
00:47:18un nouveau pays
00:47:21à partir
00:47:22de l'émergence
00:47:25de deux territoires
00:47:26de l'esprit,
00:47:27la rue Saint-Guillaume
00:47:28et la rue Arabe,
00:47:29c'est-à-dire le Pakistan
00:47:30et l'Istamistan.
00:47:32Et il y a ceux
00:47:33qui veulent
00:47:33sauver
00:47:34et retrouver
00:47:35l'ancienne France,
00:47:38en tout cas,
00:47:39ne pas la perdre,
00:47:40l'ancienne France
00:47:41qui unit
00:47:45les vivants
00:47:46et les morts.
00:47:49j'ai été marqué
00:47:50par le meeting
00:47:54juste après
00:47:55les élections municipales
00:47:56avec Bakayoko
00:47:58et Mélenchon
00:47:58à Saint-Denis.
00:48:01Les orateurs
00:48:01étaient adossés
00:48:02à la basilique
00:48:03Saint-Denis.
00:48:05C'était un programme.
00:48:06Et à un moment donné,
00:48:08quand Mélenchon parlait,
00:48:09on a entendu
00:48:09dans la foule
00:48:12« On est chez nous »,
00:48:13un slogan.
00:48:14Ce slogan,
00:48:15je le connais
00:48:15parce qu'il était
00:48:17plutôt dans les meetings
00:48:20souverainistes
00:48:22et là,
00:48:22il est passé
00:48:23dans notre camp.
00:48:24Et un des bras gauches
00:48:25de Mélenchon,
00:48:26je dis bras gauches
00:48:27parce qu'il n'a pas
00:48:28de bras droit,
00:48:31à expliciter
00:48:31en disant
00:48:33« Ceux qui ne sont pas
00:48:34heureux ici
00:48:35à Saint-Denis
00:48:36ne sont plus chez eux. »
00:48:38Tout est dit.
00:48:38Ce sont les prémices
00:48:42de l'expropriation.
00:48:44En d'autres termes,
00:48:46l'ancienne France
00:48:48n'a plus sa place
00:48:49dans la nouvelle France.
00:48:50Qu'elle s'éteigne
00:48:52ou qu'elle s'en aille.
00:48:54J'ai été frappé
00:48:55par une déclaration
00:48:56de Mélenchon
00:48:58que j'ai eu du mal
00:48:59à comprendre.
00:49:00Il a dit un jour
00:49:01« La ruralité
00:49:03n'a jamais existé. »
00:49:06En fait,
00:49:07ce qu'il voulait dire
00:49:08sous la forme
00:49:09d'une éradication
00:49:10totalitaire,
00:49:12c'est
00:49:12pour l'avenir,
00:49:14il faudra accepter
00:49:16la métropolisation
00:49:17massive
00:49:18et la migration
00:49:19massive.
00:49:20Et pour éclairer
00:49:21cette phrase
00:49:23difficilement compréhensible
00:49:26mais qui signifie
00:49:28l'éradication totalitaire,
00:49:30il faut écouter
00:49:31Mathilde Panot
00:49:32qui a ajouté
00:49:32« La France
00:49:34n'a jamais été
00:49:36blanche et chrétienne. »
00:49:38C'est-à-dire
00:49:38cette éradication,
00:49:39elle est
00:49:40rétrospective.
00:49:41Ça, c'est la caractéristique
00:49:42des régimes totalitaires.
00:49:44Rétrospective.
00:49:46Et en fait,
00:49:46comment ils vont faire
00:49:47s'ils sont au pouvoir ?
00:49:49Ils vont faire
00:49:50ce qu'ils appellent
00:49:50la France décoloniale
00:49:52et la France décoloniale.
00:49:53La France décoloniale,
00:49:54c'est quoi ?
00:49:55C'est dire
00:49:56aux Français
00:49:57qui sont là,
00:50:00soit les Français
00:50:01de préférence
00:50:02ou les Français
00:50:02d'héritage,
00:50:05c'est de leur dire
00:50:06« En fait,
00:50:07vous êtes des colons.
00:50:09Repartez.
00:50:10Partez ailleurs.
00:50:11On ne veut plus de vous.
00:50:13En fait,
00:50:13on est les nouveaux
00:50:14pieds noirs.
00:50:15Les Français de souche,
00:50:17comme on dit,
00:50:17seront les nouveaux
00:50:18pieds noirs.
00:50:20Les nouveaux harkis,
00:50:21on les mettra dehors.
00:50:23Ça,
00:50:24c'est la France décoloniale.
00:50:26Pourquoi ?
00:50:26Parce qu'on veut
00:50:27décoloniser la France.
00:50:30Et la France recoloniale,
00:50:33elle est expliquée
00:50:34par Mélenchon
00:50:35dans un discours
00:50:36à Toulouse
00:50:36quand il dit
00:50:37« Je m'adresse
00:50:38aux jeunes gens
00:50:38qui, comme moi,
00:50:40viennent du Maghreb
00:50:41et je leur dis
00:50:42« Cette partie
00:50:45de la France
00:50:45est à nous.
00:50:47Cette partie
00:50:47de la France
00:50:48est à nous.
00:50:50À vous,
00:50:51jeunes gens du Maghreb. »
00:50:53il donne
00:50:54l'ordre de mission.
00:50:57En face
00:50:58de la nouvelle France
00:51:01qui veut décoloniser
00:51:03et recoloniser
00:51:04la France,
00:51:06changement de peuplement,
00:51:08nouveau peuplement,
00:51:11il y a une France
00:51:12qui existe,
00:51:13qui se tait,
00:51:15mais qui est vivante.
00:51:17C'est ce qu'on a appelé
00:51:21le 24 août 1944
00:51:23devant Notre-Dame
00:51:26de Paris,
00:51:27Leclerc et de Latte,
00:51:29la France éternelle.
00:51:31La France éternelle,
00:51:37elle n'acceptera jamais
00:51:40que le peuple historique français
00:51:42devienne un jour minoritaire.
00:51:49Elle veut reconquérir sa souveraineté,
00:51:54sa souveraineté sur ses lois,
00:51:57sur ses frontières,
00:51:58sur sa monnaie,
00:52:01sur son armée,
00:52:04sur son humeur,
00:52:05sur son identité,
00:52:07la souveraineté.
00:52:08Et enfin,
00:52:12elle veut qu'en France,
00:52:14il y ait encore des jeunes gens
00:52:16ou des gens plus mûrs
00:52:18qui ont fait leur preuve
00:52:19et qui choisissent de fabriquer
00:52:21encore en France.
00:52:23En fait, le combat qui est devant nous
00:52:25tient de l'urgence vitale.
00:52:27C'est le combat ultime
00:52:29entre la France
00:52:35qui est déjà la post-France,
00:52:38alliée à l'après-France,
00:52:43et puis en face,
00:52:44la France de toujours,
00:52:47l'ancienne France,
00:52:48la France éternelle,
00:52:50la France millénaire
00:52:52qui ne veut pas mourir.
00:52:54À tel point que vous avez,
00:52:56et ça sera la surprise
00:52:58pour les téléspectateurs,
00:53:00cher Philippe Devilliers,
00:53:01repris la plume.
00:53:02Et chose promise,
00:53:03chose due,
00:53:04je peux l'annoncer
00:53:05puisque c'est déjà
00:53:07en précommande,
00:53:08ça sera à partir
00:53:09de ce week-end
00:53:10et de ce soir,
00:53:11votre livre,
00:53:12Philippe Devilliers,
00:53:14Résurrection.
00:53:14Et on découvre
00:53:16la couverture de Résurrection
00:53:18après Populicide
00:53:19et Mémoricide
00:53:20qui ont été
00:53:21des succès immenses,
00:53:22des succès littéraires
00:53:23et immenses.
00:53:24Le dernier,
00:53:25c'est plus de 230 000 lecteurs.
00:53:29Je ne me souviens pas.
00:53:30Je ne suis pas comme...
00:53:31Ah, vous ne savez pas.
00:53:33Il ne compte pas.
00:53:33Il ne compte pas,
00:53:34visiblement,
00:53:35Philippe Devilliers.
00:53:36Je sais que c'est plus
00:53:36que Hollande.
00:53:37Ah ben !
00:53:38Et M. Apathy aussi ?
00:53:40Oui.
00:53:41Geoffroy Lejeune a une question
00:53:42parce que vous nous aviez
00:53:44fait des promesses
00:53:44pour le précédent.
00:53:46Oui, parce qu'en fait,
00:53:46depuis qu'on fait
00:53:47cette émission ensemble,
00:53:48on a connu
00:53:50Mémoricide et Populicide.
00:53:51à chaque fois,
00:53:52vous nous avez dit
00:53:52c'est mon dernier livre
00:53:54et d'ailleurs,
00:53:55c'est mon meilleur livre.
00:53:56Et donc là,
00:53:56on découvre Résurrection
00:53:57aujourd'hui,
00:53:57ce soir avec les téléspectateurs.
00:53:59Pourquoi publier un nouveau livre
00:54:00dans cette rentrée, Philippe ?
00:54:03Ben, j'étais sincère à chaque fois.
00:54:04Oui, je ne veux pas.
00:54:06Parce qu'en fait,
00:54:07un livre,
00:54:07c'est comme un accouchement.
00:54:11Là, j'ai une journée
00:54:12pour manger des huîtres
00:54:13cet été,
00:54:14en famille.
00:54:15Sinon,
00:54:16c'est huit heures par jour.
00:54:17Un été studieux.
00:54:19Je ne sais pas si ça se voit,
00:54:19mais je suis épuisé.
00:54:22Et en fait,
00:54:23si j'ai choisi
00:54:26de reprendre
00:54:27le chemin de l'écriture,
00:54:31c'est
00:54:33à cause
00:54:35d'un scrupule
00:54:36qui me hante.
00:54:40ai-je
00:54:41fait tout ce que je devais faire
00:54:44pour lever
00:54:45une cohorte
00:54:47de dissidents,
00:54:50une minorité
00:54:51restauratrice,
00:54:54un noyau
00:54:56de rescapés
00:54:57de la société
00:54:58de connivence
00:54:59qui est en train
00:55:01de nous broyer.
00:55:04Et donc,
00:55:07j'ai bravé
00:55:10la décision
00:55:10que j'avais prise
00:55:12de ne plus écrire
00:55:14parce que je me suis dit
00:55:15en fait,
00:55:16je ne l'ai pas tout dit.
00:55:17En fait,
00:55:18je n'ai pas dit
00:55:18l'essentiel.
00:55:22Je suis resté
00:55:23sur le versant nord,
00:55:26là où il y a
00:55:27la rocaille.
00:55:28Des choses désagréables
00:55:29à dire.
00:55:29Populicide,
00:55:30mémoricide,
00:55:31la fin d'une mémoire,
00:55:32la fin d'un peuple.
00:55:33Et beaucoup de gens
00:55:34m'ont dit
00:55:34mais alors,
00:55:35alors on va mourir ?
00:55:37Ah,
00:55:38justement pas.
00:55:42C'est pour ça
00:55:43que j'ai écrit ce livre.
00:55:44Résurrection,
00:55:45le retour
00:55:45de la France éternelle.
00:55:47Alors ça veut dire,
00:55:48si je vous comprends bien...
00:55:49C'est mon meilleur livre.
00:55:51Mais si je comprends bien,
00:55:52Philippe Devillé,
00:55:53c'est qu'au fond,
00:55:54vous êtes un grand optimiste.
00:55:57Parce que vous pouvez
00:55:58nous promettre
00:55:58pendant l'heure,
00:55:59non pas le pire,
00:56:00mais vous décrivez
00:56:01une situation,
00:56:02on peut ressortir
00:56:02de cette émission
00:56:03en se disant
00:56:03tout est foutu.
00:56:04Mais j'ai ouïe dire
00:56:06une fois dans,
00:56:07peut-être deux,
00:56:08ces dernières années
00:56:09que quand tout est perdu,
00:56:11tout est sauf.
00:56:13Non mais en fait,
00:56:15moi j'ai eu la chance
00:56:16d'avoir un père
00:56:17qui me disait
00:56:17tous les matins,
00:56:18si tu t'indignes pas,
00:56:20t'es un ravi
00:56:20de descendre en Provence,
00:56:22t'es là à bouche bée
00:56:23à regarder le monde
00:56:24qui se traîne
00:56:24sous tes yeux
00:56:25et tu fais rien
00:56:27et tu souris,
00:56:29imbécile.
00:56:30Mais si tu fais
00:56:31que t'indigné,
00:56:32tu regardes passer le monde
00:56:34et tu n'auras rien fait
00:56:35et quand tu mourras,
00:56:36tu te diras,
00:56:37ben j'ai contribué
00:56:38à la dégringolade
00:56:39par mon abstention,
00:56:41par mon absence,
00:56:43par ma passivité.
00:56:45Et donc je vais vous dire,
00:56:48en fait,
00:56:52c'est ou la mort
00:56:55ou le retour
00:56:56de la France éternelle.
00:56:59Au sens de la phrase
00:57:00de 1944 devant
00:57:02Notre-Dame de Paris,
00:57:03la France éternelle.
00:57:05Mais si on parle
00:57:06de la France éternelle,
00:57:10il faut aller chercher
00:57:11plus haut
00:57:12que la revivissance.
00:57:16parce que la résurrection,
00:57:22elle est d'un autre ordre.
00:57:26Elle touche
00:57:29à ceux qui ne meurent pas.
00:57:33La France pourrait revivre
00:57:37comme elle est née.
00:57:40Car la France,
00:57:41depuis qu'elle est née,
00:57:44a servi,
00:57:45n'a cessé de servir
00:57:47des symboles de vie.
00:57:51Il nous reste quelques instants,
00:57:52Philippe Devilliers,
00:57:53vous découvrez donc à l'antenne
00:57:54le nouveau livre
00:57:55que vous allez publier
00:57:56le 7 octobre prochain,
00:57:58Résurrection.
00:57:59Vous parlez de ce retour
00:58:01de la France éternelle.
00:58:02J'ai pu entendre
00:58:03dans les derniers discours
00:58:05de politique,
00:58:06vous avez cité
00:58:06Eric Ciotti tout à l'heure,
00:58:08dans ses derniers discours
00:58:10et notamment
00:58:11lors de son discours
00:58:12pour l'attentat de Nice.
00:58:14Il faisait allusion
00:58:15à la notion
00:58:16de France éternelle.
00:58:18On peut le précommander
00:58:19sur les plateformes.
00:58:21Pendant que vous étiez
00:58:22en train d'expliquer,
00:58:23j'essayais de voir
00:58:24comment,
00:58:24en quelques clics,
00:58:25on peut le précommander.
00:58:27Philippe Devilliers,
00:58:28ce sera le dernier ou pas ?
00:58:33Non, mais parce que
00:58:34je me prépare.
00:58:34Si c'est le dernier,
00:58:36évidemment.
00:58:43Alors, je ne sais pas,
00:58:44mais ce que je vais vous dire,
00:58:46c'est que ce livre va étonner.
00:58:50Parce qu'en fait,
00:58:50depuis l'âge de 13 ans,
00:58:51je me dis un jour
00:58:52quand je serai vieux,
00:58:53très vieux,
00:58:54que je serai à la fin,
00:58:55je dirai tout.
00:58:57Il y a le temps,
00:58:58ce n'est pas celui-là alors.
00:58:58Et là, je dis tout.
00:59:00Comme vous n'êtes
00:59:01ni vieux ni très vieux,
00:59:02on a le temps
00:59:03d'en découvrir d'autres.
00:59:05Je me souviens
00:59:05de la saison dernière
00:59:06et ça sera ma toute
00:59:07dernière question.
00:59:07Il nous reste une petite
00:59:08minute 30,
00:59:09Philippe Devilliers.
00:59:10Vous aviez commencé
00:59:10la saison en disant
00:59:11le pronostic vital
00:59:12de la France est engagé.
00:59:14Et cette saison,
00:59:15vous avez martelé ça
00:59:17une nouvelle fois.
00:59:18À quel point,
00:59:20aujourd'hui,
00:59:20la France peut renaître ?
00:59:22Qu'est-ce qui manque
00:59:22aujourd'hui
00:59:23pour qu'il y ait
00:59:24ce déclic-là,
00:59:25la renaissance française ?
00:59:27L'indépendance.
00:59:28L'indépendance
00:59:28et la souveraineté.
00:59:30Un grand merci,
00:59:31Philippe Devilliers.
00:59:32La fin des renoncements.
00:59:33Vous me promettez
00:59:34une chose ?
00:59:35Oui.
00:59:35Face caméra,
00:59:37ce livre qui sort
00:59:38le 7 octobre,
00:59:41il sort un mercredi 7.
00:59:43Mais vous promettez
00:59:44à Geoffroy
00:59:45qui vous écoute
00:59:46tous les vendredis
00:59:47aux centaines
00:59:47de milliers
00:59:48de téléspectateurs
00:59:49pour ne pas dire
00:59:49des millions
00:59:49parce qu'ils peuvent
00:59:50être des millions
00:59:51en cumulés.
00:59:52Ils le sont d'ailleurs.
00:59:54Vous allez réserver,
00:59:55accorder les premiers mots
00:59:57sur ce livre
00:59:58dans cette émission ?
01:00:00Je vais vous dire,
01:00:01la presse mainstream
01:00:02à laquelle je me suis
01:00:03déjà adressé
01:00:04a dit
01:00:04non,
01:00:05on ne veut pas
01:00:05de ce torchon.
01:00:06Oh !
01:00:07Oui.
01:00:08Ah oui,
01:00:09quand même.
01:00:09Ah bah oui,
01:00:10normal.
01:00:11La France éternelle
01:00:12pour eux,
01:00:13vous vous rendez compte ?
01:00:14Ah oui,
01:00:14c'est un gros mot.
01:00:16Pour les médias
01:00:17de la concurrence,
01:00:19il n'y a aucun risque
01:00:20que je sois invité.
01:00:21Donc,
01:00:21je n'ai pas ce problème.
01:00:23Philippe Devilliers,
01:00:24un grand merci.
01:00:24Je suis bien sur ces news.
01:00:26Résurrection
01:00:26à découvrir
01:00:27le 7 octobre.
01:00:28J'ai hâte de vous lire.
01:00:30J'ouvre à Le Jeune
01:00:30un excellent week-end.
01:00:32À la semaine prochaine
01:00:32tous les deux.
01:00:33On parle de l'heure des pros.
01:00:35On revient dans un instant.
01:00:36Attendez,
01:00:36j'ai juste un mot à dire.
01:00:37C'est qu'en fait,
01:00:39ce livre,
01:00:40ça peut être un cadeau.
01:00:43Ah !
01:00:44Est-ce que vous pensez
01:00:48à la même chose que moi ?
01:00:49Oui,
01:00:50c'est bon.
01:00:50C'est bon,
01:00:50j'ai compris.
01:00:51Cadeau de fiançailles.
01:00:53Ah,
01:00:53c'est gentil.
01:00:54Écoutez,
01:00:55pourquoi pas ?
01:00:55C'est un beau cadeau,
01:00:56Résurrection,
01:00:57pour des fiançailles.
01:00:58C'est magnifique.
01:00:58Ça sera délicaté.
01:00:59Ah,
01:01:00ça me fait plaisir,
01:01:01Philippe Devilliers.
01:01:02Rendez-vous dans un instant
01:01:03pour l'heure des pros
01:01:04et à la semaine prochaine.
01:01:07Sous-titrage Société Radio-Canada
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