- il y a 14 minutes
Aujourd'hui, c'est au tour de Valérie Benaïm, chroniqueuse TV et auteur de "Ils ont disparu" (Éditions Fayard), de faire face aux GG. - L’émission de libre expression sans filtre et sans masque social… Dans les Grandes Gueules, les esprits s’ouvrent et les points de vue s’élargissent. 3h de talk, de débats de fond engagés où la liberté d’expression est reine et où l’on en ressort grandi.
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00:01R.M.C. Face aux grandes gueules
00:05C'est Valérie Benahim qui est avec nous.
00:07Valérie, bonjour.
00:08Bonjour.
00:09Notre consoeur journaliste, productrice, animatrice, chroniqueuse, multicasquette.
00:14Toutes les 13 minutes, un enfant disparaît en France.
00:16C'est un livre enquête aux éditions Fayard, la collection enquête.
00:20C'est vrai que ça fait froid dans le dos.
00:21Valérie, moi, à travers la lecture de ce livre...
00:24Il a perdu des enfants aussi.
00:25Non, mais je voulais que tu racontes l'histoire de Yves Berth
00:29et de sa mère Thérèse.
00:31Parce que ce qui est intéressant à travers ce livre,
00:33c'est que ce sont les parents, des années après,
00:35qui ont accepté de reparler de ce drame qu'ils vivent.
00:38L'affaire de la disparition d'Yves Berth, du petit Yves Berth, c'est en 1977.
00:431977, à Lyon, Yves a 6 ans.
00:47Sa maman part travailler.
00:49Elle rentre à la maison.
00:50Et normalement, comme tous les soirs,
00:52son grand frère, qui a à peine 9 ans, son frère Yannick,
00:57l'attend parce que les enfants sortent par des sorties différentes
01:02en fonction de la classe que vous avez.
01:04Et donc, il attend son petit frère.
01:05Sauf que ce petit frère ne sort pas.
01:07En tout cas, il ne le voit pas sortir.
01:09La maman rentre à la maison.
01:10Elle dit à son mari,
01:11Yves n'est pas là, les enfants ne sont pas là.
01:13Non, ils ne sont pas là.
01:14Ils partent tous les deux à la rencontre de leurs enfants.
01:18Et ils trouvent Yannick qui attend toujours.
01:20Et Yannick dit, je pense qu'Yves a été collé, qu'il a fait une bêtise.
01:24Donc, ils vont rentrer dans l'école, voir le directeur de l'école.
01:26Le directeur va dire, non, absolument pas.
01:28Il n'est pas collé.
01:29Il doit être chez un camarade.
01:30Et à l'époque, vous savez, on prend un peu le temps.
01:33C'est-à-dire qu'on va frapper aux portes.
01:35On va aller voir les autres mamans et papas.
01:38Ceux qu'on connaît.
01:38On va aller frapper aux différentes portes.
01:40Et le petit garçon n'est vraiment pas là.
01:42On retourne à l'école.
01:44Thérèse Deleuze, avec son époux, retourne à l'école.
01:46Le directeur, enfin, se décide à se dire que peut-être il se passe quelque chose.
01:51Et on va appeler à ce moment-là la police.
01:53Il y aura beaucoup de temps qui se sont écoulés.
01:55On est en 1977, en février.
01:58Aujourd'hui, on est en 2026.
01:59Et on n'a toujours pas retrouvé Yves qui avait six ans.
02:02Valérie Benahim, vous citez des chiffres.
02:04Il y a chaque année plusieurs dizaines de milliers de disparitions de mineurs.
02:09La plupart, ce sont des fugues.
02:10Oui, 95%.
02:11On retrouve des enfants.
02:12Mais il y a chaque année 1373 disparitions inquiétantes.
02:16Et c'est un chiffre, d'ailleurs, qui est stable.
02:18Oui.
02:18Alors, c'est quoi une disparition inquiétante ?
02:20Une disparition inquiétante, il y a plusieurs...
02:22Alors, ce qui est intéressant dans ce sujet, c'est que quand vous ouvrez un tiroir,
02:25il y a d'autres tiroirs qui s'ouvrent.
02:27Disparition inquiétante, c'est à la fois une disparition inquiétante parce qu'on ne retrouve
02:31pas un enfant, mais qui peut avoir eu tout simplement un accident, qui peut s'être
02:33perdu tout simplement.
02:34Mais c'est également une disparition dite suspecte, où là, il y a une piste criminelle
02:39qui peut être envisagée.
02:40Et donc, c'est ça, une disparition inquiétante.
02:42C'est-à-dire qu'à un moment, on arrive à qualifier cette disparition en disant
02:45qu'il y a quelque chose d'anormal qui peut déboucher sur un drame.
02:49Ça peut être un enlèvement parce que tous les parents ont l'angoisse de l'enlèvement
02:54de leurs enfants.
02:55On perd de vue son enfant dans un magasin ou sur le trottoir et puis passe un prédateur
03:01et l'enlève.
03:02Bon, finalement, c'est assez rare, ces cas.
03:04Écoutez, dans les 1373, ça représente 3,6% de l'ensemble des disparitions de mineurs.
03:10C'est pourtant ça qui nous inquiète.
03:113,6% et pourtant ça nous inquiète, mais c'est normal.
03:14À juste titre, on n'a pas envie d'être dans ces 3,6%.
03:17Exactement.
03:18Et donc, effectivement, ça peut être le prédateur, qu'il soit pulsionnel ou qu'il
03:23soit réfléchi, qui a enlevé votre enfant.
03:26Il peut y avoir des enlèvements.
03:27Mais encore une fois, il y a aussi, vous évoquiez les disparitions.
03:31Il y a trois grandes disparitions majeures.
03:3495% sont des fugues.
03:36Mais la fugue, ça n'exclut pas le danger, bien évidemment.
03:38Il y a l'enlèvement parental qu'on oublie.
03:40Mais ça représente, l'année dernière, 664 cas.
03:43Ce sont des séparations qui se passent mal.
03:46C'est du tout pour le père qui enlève l'enfant.
03:48La plupart du temps.
03:49Et parfois, on ne déclenche pas d'enquête parce qu'on se dit que l'enfant n'est pas
03:55en danger, mais parfois il est en danger.
03:57Et je rencontre notamment dans le livre une maman, la maman de Mathis Joanneau, dont
04:01le papa a enlevé l'enfant.
04:03On n'a toujours pas retrouvé l'enfant.
04:05C'était en 2011.
04:05Il est passé aux Assises en 2015.
04:07Il a pris 20 ans pour séquestration et enlèvement.
04:09Et là, ça a été requalifié en 2024 pour meurtre parce qu'on a retrouvé de l'ADN
04:14dans la voiture.
04:15Et il n'a jamais dit où était l'enfant.
04:16Donc ça, c'est aussi une deuxième disparition possible.
04:19Et puis, il y a ces disparitions inquiétantes qui peuvent être des enlèvements.
04:23Est-ce qu'il y a eu pendant des années un problème d'évaluation de ces disparitions
04:27par les enquêteurs ?
04:29Oui, parce que d'abord, les chiffres sont des chiffres qui ne sont pas des chiffres du
04:32ministère de l'Intérieur.
04:33Les chiffres, c'est très flou.
04:34Ce sont des chiffres qui sont des associations.
04:37Parce que quand on dit qu'il y a un peu plus de 38 000 mineurs qui disparaissent chaque
04:41année en France, en fait, c'est 38 000 signalements.
04:44Et un signalement, il peut être pour le même enfant une fois, deux fois, dix fois.
04:48Si c'est un enfant qui a des problèmes, qui fugue régulièrement, etc.
04:51Donc tout ça, ce sont des tiroirs.
04:55Et puis après, il y a, lorsque vous arrivez en gendarmerie ou au commissariat, il peut
05:02y avoir des trous dans la raquette parce que vous avez en face de vous des hommes
05:04et des femmes qui ont des biais.
05:06La doxa, aujourd'hui, c'est un enfant ou un mineur disparaît.
05:09Vous posez une batterie de questions, vous alertez le procureur.
05:12Le procureur, ensuite, décide ou pas de mettre un juge d'instruction dessus.
05:17Mais parfois, le premier rouage, cet OPJ, ce gendarme, il a peut-être un biais parce
05:23qu'à la maison, il a un enfant qui est particulièrement turbulent, qui n'annonce
05:25pas quand il revient, quand il repart.
05:27Et donc, il va peut-être caractériser de façon moins prégnante auprès du procureur
05:32le côté inquiétant de l'affaire.
05:35Et on va perdre un peu de temps, peut-être.
05:36Notamment lorsqu'il s'agit d'adolescentes, on dit que c'est forcément une fugue.
05:40Il y a des parents qui essaient de dire, mais non, il n'y a pas aucune raison qu'elle
05:43fugue.
05:43Et ce n'est pas toujours simple de convaincre.
05:45C'est très difficile de qualifier l'aspect inquiétant de la disparition dans une zone
05:50entre, on va dire, les 13 ans et les 17 ans.
05:53Parce que là, on va vous dire, oui, mais enfin, votre enfant, il sort peut-être un peu
05:56beaucoup.
05:57C'est quoi son environnement ? Est-ce qu'il a fait la fête ? Est-ce que d'habitude,
05:59il vous prévient
06:00quand il rentre un peu avec du retard ? Et on peut perdre un peu de temps à ce moment
06:03-là.
06:03– Mais ces familles, vous les avez rencontrées.
06:05C'est ça qui est intéressant, c'est que ce sont des gens qui n'ont jamais ou quasiment
06:08jamais parlé publiquement.
06:10J'ai vraiment en tête Thérèse Deleuze.
06:13– Thérèse Deleuze, que j'embrasse.
06:15– Mais justement, elle s'est confiée à vous, mais ils n'ont jamais perdu espoir.
06:18Ils ont toujours l'espoir.
06:20– C'est compliqué.
06:21– Ou ils ont fait une croix sur, pardon pour les expressions, une croix sur leur enfant.
06:26– Alors c'est très compliqué.
06:27Le mot espoir est très ambivalent chez eux, parce qu'à la fois, c'est une béquille
06:30qui aide à tenir et en même temps, c'est une souffrance absolue, cet espoir-là.
06:33Parce que c'est un espoir qui fait que, comme le mot disparition est une zone grise,
06:41on ne peut pas enterrer son enfant, on n'a pas d'endroit pour se recueillir.
06:45Donc cette zone grise-là, elle est à la fois extrêmement douloureuse, cet espoir
06:49est en même temps quelque chose qui les tient et en même temps quelque chose qui les meurtrit.
06:53Parce qu'ils me parlent tous d'être scindés en deux.
06:57Il y a une partie d'eux qui est morte et en même temps, il y a une partie d
07:00'eux qui doit vivre.
07:01– Et puis parfois avec l'affaire Natacha Kampouche, qui est réactivée,
07:06que l'on a retrouvée, du coup ils se disent, mais cette jeune fille qui avait disparu,
07:10qu'on a retrouvée séquestrée, peut-être que c'est ce qui est arrivé à mon enfant
07:13et j'ai espoir qu'on le retrouve.
07:16– Natacha Kampouche, 8 ans et demi, elle disparaît pendant 8 ans et demi.
07:19Donc vous imaginez, effectivement quand elle réapparaît, ça donne de l'espoir à de nombreux parents.
07:24Et d'ailleurs, moi je vais voir des associations, notamment Alain Boulet, qui m'expliquent,
07:30à chaque fois qu'il y a une affaire comme celle-ci, comme Natacha Kampouche,
07:34ça réactive tous les parents qui vont appeler en disant,
07:36« Et moi ? Est-ce que vous travaillez sur mon affaire ? Et moi ? Est-ce que peut
07:40-être ? Peut-être que ? »
07:41Et on en revient à cet espoir qui est à la fois douloureux et à la fois porteur.
07:45– Laura, Laura Barton-Martinez.
07:46– Oui, moi je…
07:48– Tu dis que ça t'avait ému ce livre ?
07:49– Et angoissé ?
07:51– Alors, effectivement ça m'angoisse.
07:54Alors, j'ai été un peu rassurée sur le fait que je pensais le nombre d'enlèvements, etc.,
07:59beaucoup plus grand du fait que ça fasse énormément de bruit dans les médias.
08:04Donc voilà, mais ce qui m'interroge, c'est encore une fois,
08:08j'en ai parlé plusieurs fois ici et j'en parle et j'essaie d'interpeller à chaque fois
08:11les politiques, quand ils viennent sur le plateau,
08:14moi je plaide pour un fichier qui puisse, comme aux Etats-Unis,
08:17ficher les délinquants sexuels.
08:18Et en fait, je me rends compte que c'est ce qui m'a le plus énervée dans ce bouquin,
08:23je crois que c'est M. Philippe Faultet qui milite pour avoir un monsieur d'un courage
08:29que je ne pourrais pas nommer, qui se bat avec une ferveur.
08:31– C'est un militant, c'est un ancien policier,
08:33il est militant d'une association qui s'appelle l'ARPD, Recherche des personnes disparues,
08:36et c'est un monsieur assez en colère qui dit que,
08:39pourtant c'est un policier, donc il ne jette pas l'opprobre sur sa profession
08:42parce qu'il dit on se démêle, on peut, mais à un moment...
08:45– C'est les moyens, et il me semble que c'est lui qui essaye de faire en sorte
08:47qu'il y ait un fichier ADN et qu'il soit partagé partout.
08:50Et en fait, on se rend compte qu'à chaque fois qu'on essaye de trouver une solution
08:53qui peut protéger nos enfants,
08:54que ce soit le fichier pour les délinquants sexuels pédocriminels,
08:57ou là un fichier qui permette de nous aider à retrouver des enfants,
09:00dès qu'on met quelque chose sur la table,
09:02on nous balance l'excuse de la liberté.
09:05– Oui, le fichier arrive.
09:06– Voilà.
09:07Donc, quand il s'agit de tous nous ficher pour le Covid,
09:10pour nous faire l'application,
09:11quand il s'agit de nous faire les trucs identité connect, machin et tout,
09:16là, la liberté individuelle, c'est pas un sujet,
09:19là c'en est un.
09:19Et je ne comprends pas comment en 2026,
09:21avec tout ce qui se passe et tous les moyens que l'on a maintenant,
09:24enfin on lit dans le bouquin que maintenant,
09:25l'ADN c'est même plus juste le seul truc qui peut nous aider.
09:28On nous parle de bactéries, de microbiotes, de machin et tout.
09:31Moi j'ai appris des choses incroyables.
09:33Et on se dit, mais juste, quand on fait sa pièce d'identité,
09:36on se met une goutte de sang.
09:38Moi, personnellement, mais prenez mon ADN !
09:40Je ne vais jamais faire quelque chose.
09:41– Est-ce que ça aiderait à retrouver des enfants,
09:43à lutter contre les réseaux pédocriminels ?
09:45– En tout cas, une chose est sûre,
09:47de toute façon, le risque zéro n'existera jamais,
09:49ça c'est évident, mais une chose est sûre,
09:52le fichage, quand on a fait le FNAEG,
09:55et Charles Consigny doit s'en souvenir,
09:57mais quand on a fait le FNAEG,
09:58la première fois que Nicolas Sarkozy, notamment,
10:03a voulu élargir, parce que maintenant,
10:04il s'est élargi, au départ, c'était juste pour les crimes sexuels,
10:08et ça a été élargi à tous les criminels, quasiment tous,
10:12on a hurlé, c'est-à-dire qu'il y a eu, évidemment,
10:13des levées de boucliers en disant,
10:15mais attention, mais comment on va ficher nos citoyens ?
10:17C'est une atteinte à la liberté individuelle, etc.
10:22Aujourd'hui, il n'y a pas un policier qui vous dit,
10:24on ne travaille pas avec le FNAEG.
10:25Donc ce sont des avancées qui sont importantes.
10:27Mais ce sont des débats, moi je suis très heureuse qu'on en débatte
10:29et qu'on mette ça sur la table en se disant,
10:31est-ce que ça pourrait être un élément supplémentaire ?
10:34Les disparitions d'enfants, ça alimente les fantasmes.
10:37Notamment sur les réseaux pédocriminels,
10:40le fait qu'on cache tout ça,
10:42que ça touche aux puissants.
10:45Qu'est-ce que vous pensez de ces réseaux pédocriminels ?
10:48Ils existent ? Ils sont là ?
10:49Ils sont secrets, occultes ?
10:51Il y aura toujours des affaires où on découvrira tout d'un coup,
10:54ça va pop-up, une affaire d'un réseau
10:57avec 4, 5 types qui seront des pédocriminels.
11:03Mais quand j'interview François-Xavier Laurent à Interpol,
11:07ou quand j'interview Christophe Molmy à la BPM,
11:09à la Brigade de Protection des Mineurs de Paris,
11:12ils me disent que c'est plutôt de l'ordre du fantasme.
11:14En même temps, ils me disent qu'au moment où on va vous dire ça,
11:15il va y avoir une affaire.
11:17Mais pour une affaire, la majorité, 99,9%,
11:21c'est malheureusement, ou heureusement,
11:22je ne sais pas comment il faut qualifier ça,
11:24le risque que votre enfant croise la route
11:27d'un pédocriminel ou compulsif.
11:30Si je peux me permettre, ce qui est à cause surtout,
11:32c'est qu'on voit quand même que la justice,
11:34et ce n'est pas quelque chose qu'on peut nier,
11:36la justice a quand même un sacré laxisme.
11:38Je trouve, quand il s'agit de ce genre d'affaires,
11:40on a quand même des témoignages,
11:43on a des faits, on a des preuves
11:45qui montrent que parfois, je ne dis pas tous,
11:47et heureusement, ce n'est qu'une minorité,
11:49vous avez quand même la justice qui parfois couvre,
11:52et en tout cas atténue,
11:53les jugements de certains pédocriminels.
11:56Je vous laisse le juge de ça.
11:58J'ai beaucoup été marqué par l'affaire de Nathalie Barré,
12:02mais vous en avez parlé.
12:04Du coup, elle, c'est son compagnon qui l'a enlevé.
12:06Il est passé aux assises, il est en taule,
12:08et il n'a jamais rien dit.
12:10Je pense que dans la cassure d'une mère,
12:12il doit y avoir encore quelque chose de pire là-dessus.
12:16J'ai été au contact de plusieurs familles,
12:20parce que c'est ma zone géographique d'habitation.
12:23Alors, ce n'était pas des enlèvements,
12:24c'était des meurtres non élucidées.
12:26Et du coup, ces meurtres, il y en a au moins deux
12:29sur les cinq qui se sont élucidées.
12:31Plus de 20 ans après, qu'est-ce que vous pensez ?
12:33– C'est dans Lyon, il faut le rappeler.
12:35– Non, non, non, non.
12:36– Il y a les disparus de Lyon.
12:38– Oui, mais là, c'est Christelle Maïry,
12:42Christelle Blaisry,
12:44les disparus de la 6,
12:46mais c'est autour de Mont-Solemin,
12:47Karol Voshtiak, il n'y a jamais rien eu.
12:50Et du coup, je trouve que,
12:52enfin, ce qui a changé les choses là-bas,
12:55c'était la mise en place
12:57de la section Colquays à Nanterre.
13:00Est-ce que vous pouvez nous en dire deux mots ?
13:02Parce que je pense qu'il y a vraiment quelque chose
13:04qui est différent dans l'approche
13:06de ces enquêtes non élucidées.
13:08– Oui, voilà, on parlait de la justice,
13:10il faut aussi reconnaître que la justice ne lâche pas,
13:13ne lâche rien.
13:14Yves Baer, aujourd'hui, son affaire,
13:16elle est au pôle Colquays de Nanterre.
13:19Ça veut dire que plus de 40 ans après,
13:21on continue à travailler.
13:22Ce fameux pôle dont vous parlez,
13:23il est très très récent,
13:24il a trois ans à peine.
13:25C'est le PCSNE,
13:27c'est le pôle des crimes sériels et non élucidés.
13:29Il est tout récent,
13:30il a quatre juges d'instruction.
13:31Et en fait, ils vont reprendre
13:32toutes les affaires non élucidées,
13:34en tout cas celles qu'ils estiment
13:35pour lesquelles ils peuvent éventuellement travailler.
13:39En fait, il y a un nombre incalculable d'affaires
13:43qui aimeraient être à ce fameux pôle,
13:45mais ils choisissent leurs affaires.
13:47Ils ont 90 affaires pour quatre juges d'instruction.
13:50Aujourd'hui, dans un cabinet de juges d'instruction,
13:52un juge d'instruction a entre 80 et 120 affaires.
13:55Là, ils sont quatre pour 90 affaires.
13:57Et ils vont tout reprendre.
13:58Ça prend du temps.
13:59Eux, ils travaillent sur le temps long.
14:00Quand vous allez au tribunal,
14:03dans cette aile-là,
14:04vous verrez,
14:05ce n'est pas une ruche,
14:06ça ne va pas dans tous les sens.
14:07Ça prend énormément de temps,
14:08ça prend de l'argent.
14:09On retourne sur les lieux,
14:11on essaie de voir si on peut refaire
14:12des analyses ADN, etc.
14:14Bref, c'est une avancée.
14:16On auditionne des gens,
14:17on reçoit les familles.
14:18Le travail, il est monstrueux.
14:20Donc, c'est un travail formidable.
14:20Il faut leur rendre compte.
14:21Le numérique,
14:22les nouvelles technologies,
14:23l'intelligence artificielle,
14:24ça peut aider aussi sur les enquêtes.
14:27Il y a ce processus,
14:27qui s'appelle Identify Me, d'ailleurs.
14:29Oui, formidable.
14:30Il faut expliquer ce que c'est, d'ailleurs.
14:31Alors, Identify Me,
14:32c'est Interpol qui l'a mis en place.
14:33Vous savez qu'à Interpol,
14:34il y a les notices jaunes,
14:37les notices rouges
14:38et les notices noires.
14:39Les notices jaunes,
14:40ce sont pour les disparus
14:41partout dans le monde.
14:42Les notices rouges,
14:43ce sont pour les personnes
14:43qu'on recherche,
14:44mais les évadées,
14:46les criminels, etc.
14:47Et les notices noires,
14:48ce sont pour les corps,
14:50les cadavres,
14:51les restes que l'on a.
14:53Et pour la première fois,
14:55Identify Me a mis en place
14:57une sorte de plateforme
14:59sur laquelle vous, moi,
15:00on peut aller
15:00avec des informations
15:02qui émanent des notices noires.
15:04Et ça a permis de résoudre
15:05quelques affaires.
15:06Parce que, alors,
15:07ils ne vont pas mettre, évidemment,
15:09des photos de cadavres ou autres,
15:11mais ils vont mettre
15:12des descriptions,
15:13des reconstitutions en 3D.
15:16Peut-être des informations
15:17de tatouage,
15:18de choses comme ça.
15:19Et notamment,
15:19on a pu retrouver
15:20des femmes qui étaient recherchées
15:22par leur famille
15:23depuis de nombreuses années
15:24grâce à cette plateforme
15:25Identify Me.
15:26Ça, ce sont des avancées
15:27que le grand public
15:28ne connaît pas.
15:29Et malheureusement,
15:29c'est pour ça que dans le livre,
15:30j'en parle,
15:31parce qu'il y a plein de choses
15:33qui sont faites,
15:34mais qui n'ont pas la publicité
15:35pour que...
15:36Alors, dans un instant,
15:38question de...
15:38Enfin, on va continuer
15:39la discussion avec Valérie Benahou,
15:41avec Charles Consigny.
15:42Ils ont disparu.
15:43Toutes les 13 minutes,
15:43un enfant disparaît en France,
15:45fugue,
15:45accident, crime.
15:46C'est aux éditions Fayard
15:47dans la collection Enquête.
15:49Peut-être vous-même d'ailleurs,
15:50vous avez été touché
15:51de près ou de loin,
15:52comme le disait Didier,
15:53lui, dans sa région
15:53par ses disparitions.
15:54C'est au 32-16
15:55que vous pouvez intervenir.
15:56Valérie Benahoum reste avec nous.
15:58C'est elle qui a écrit
15:58ce livre à tout de suite.
16:16C'est Valérie Benahoum qui nous accompagne
16:19aujourd'hui dans l'EGG
16:20que l'on a fait venir,
16:21la journaliste,
16:21la productrice,
16:22l'animatrice Valérie Benahoum,
16:24la chroniqueuse avec ce livre.
16:26Ils ont disparu.
16:27Ce sont ces affaires,
16:29ces histoires de disparition d'enfants,
16:31certaines résolues,
16:31d'autres non,
16:32malheureusement,
16:33pour certaines 50 ans après,
16:35comme celle du petit Yves Berre,
16:37effectivement,
16:37avec sa mère,
16:38Thérèse Deleuze,
16:39il disparaît
16:40alors qu'il doit sortir de l'école
16:42et 50 ans après,
16:43on ne l'a jamais retrouvé.
16:44Ils ont disparu.
16:45C'est un livre aux éditions Fayard
16:46à la collection Enquête.
16:47Charles Consigny,
16:48Je me demandais
16:49quand quelqu'un subit
16:52ce malheur terrible
16:53d'avoir un enfant qui disparaît,
16:56est-ce que dans l'enquête
16:57que vous avez conduite,
16:58est-ce que vous rencontrez des parents
17:00qui n'arrivent pas
17:01à passer à autre chose,
17:02en fait,
17:03qui sont au sens où
17:05qui culpabilisent tellement,
17:07qui n'arrivent pas
17:08à s'autoriser le moindre bonheur,
17:10qui n'arrivent pas
17:10à s'autoriser la moindre pause.
17:12Si on a un enfant qui disparaît,
17:14tout à coup,
17:15l'idée d'aller travailler,
17:18par exemple,
17:19paraît complètement absurde.
17:20On ne va pas rester enfermé
17:21dans un bureau
17:22ou un lieu de travail
17:23alors qu'on a son enfant
17:24dans la nature.
17:25L'idée même d'aller dormir
17:27paraît absurde,
17:28au moins dans les prochains jours.
17:29Après, on se dit
17:30bon, il faut bien
17:30que je survive à ça,
17:31mais on a envie
17:32d'être en recherche permanente
17:34de son enfant.
17:35Et l'idée d'être heureux,
17:37tout simplement,
17:38alors qu'on a un enfant
17:40qui a disparu,
17:41dont on se dit
17:41qu'il souffre, etc.
17:43Est-ce qu'il y en a ?
17:44Alors, je vais même poser
17:46ma question dans l'autre sens.
17:47Est-ce qu'il y a des parents
17:48qui, malgré la disparition
17:49d'un enfant,
17:51arrivent au bout d'un certain temps
17:52à vivre normalement
17:53et comment ils font ?
17:54Alors, vivre normalement,
17:56non,
17:56parce qu'ils me parlent tous
17:57du fait que ce sont
17:58des êtres scindés.
17:59C'est-à-dire qu'il y a une partie
18:00qui est la partie sociale.
18:01Il faut avancer.
18:02Surtout quand il y a une fratrie,
18:04quand il y a d'autres frères et sœurs.
18:05Il faut,
18:06pour les frères et sœurs,
18:07ils me disent tous
18:08pour Yannick,
18:10pour un tel et un tel,
18:11pour les enfants,
18:12pour l'autre,
18:13pour Aurore, etc.
18:14Il faut absolument
18:16continuer à avancer
18:17pour les autres.
18:19Il y a, en fait,
18:20il y a plusieurs temps
18:21dans ce deuil
18:22qui n'est pas un deuil.
18:23C'est ça,
18:23c'est un deuil
18:23qui ne dit pas son nom.
18:24Parce que l'enfant n'est pas mort,
18:25l'enfant est disparu.
18:27Donc, d'abord,
18:28il y a cette sidération,
18:30il y a l'action.
18:31Il faut d'abord
18:32essayer de tout faire.
18:34Et puis, à un moment,
18:34ça se tarie.
18:35Et la vie fait que,
18:36il faut continuer
18:37à nourrir ses autres enfants,
18:39il faut continuer à avancer.
18:40Et là,
18:41ils vont être traversés
18:41par plein d'injonctions différentes.
18:43Ils vont être traversés
18:44par une injonction
18:45qui est celle de
18:46tu es parent d'enfant victime,
18:47tu n'as pas le droit de,
18:48tu n'as pas le droit de sourire,
18:49tu n'as pas le droit
18:50d'être un peu apprêté,
18:51tu n'as pas le droit
18:51d'aller au parc d'attraction
18:54avec tes autres enfants
18:54parce que c'est indécent,
18:56enfin, franchement.
18:57Et en même temps,
18:58une autre injonction
18:59qui est, enfin,
19:00à un moment,
19:00il faut que tu passes
19:00à autre chose.
19:02Et il y a notamment
19:02une dame qui me raconte
19:03dans le livre
19:05que son gynécologue
19:07lui a dit
19:08parce qu'elle était
19:08vraiment dans un désespoir absolu,
19:11elle lui a dit
19:11« Vous savez, madame,
19:12un clou chasse l'autre. »
19:14Vous imaginez cette phrase
19:15« Un clou chasse l'autre. »
19:17Donc c'est à la fois
19:18si tu ris,
19:19si on va te voir
19:19surtout dans les petites villes,
19:21les petits villages,
19:21au restaurant du coin
19:22en train de rire
19:23parce que tu as un moment
19:24où tu lâches la soupape,
19:26on va dire
19:26quand même,
19:27ça va,
19:27elle se porte bien,
19:29elle arrive à passer outre.
19:30Et c'est pas si nette que ça.
19:32Et en même temps,
19:34on va te dire,
19:36ce gynécologue-là,
19:37donc c'est quand même
19:38un professionnel de la médecine,
19:40un clou chasse l'autre,
19:41il faut que tu passes
19:41à autre chose.
19:42C'est quand même,
19:43ils sont dans ces injonctions-là.
19:44Et est-ce que vous en avez croisé
19:46des gens qui,
19:47quand on connaît le coupable,
19:48ont l'intention de se venger ?
19:50Que c'est quelque chose
19:50qui les traverse ?
19:51Parce qu'on a beaucoup parlé
19:52des victimes,
19:53mais à un moment donné,
19:56les peines...
19:57Non, mais je comprends
19:57ce que vous voulez dire,
19:58mais c'est pas
19:59ce qui les traverse d'abord.
20:01D'abord, ce qu'ils veulent,
20:02c'est savoir.
20:03Moi, par exemple,
20:03Thérèse Deleuze,
20:04qui vous a tant marqué,
20:05la maman du petit Yves,
20:07elle me dit,
20:07elle va avoir 80 ans,
20:10je voudrais savoir
20:11avant de mourir.
20:12Je voudrais savoir.
20:13On parlait des parents,
20:14on a tous en mémoire
20:15le père d'Estelle Mouzin,
20:16parce qu'il a beaucoup médiatisé
20:19la recherche de sa fille,
20:20il en a fait un combat.
20:22Ce qui est terrible,
20:23c'est qu'on l'a accusé
20:23à un moment donné,
20:24il y a eu des rumeurs,
20:25il y a eu des rumeurs
20:26comme quoi c'était peut-être lui
20:28qui avait organisé tout ça
20:29et que comme à Libye,
20:30il en faisait des tonnes,
20:31etc.
20:31Enfin, c'était terrible.
20:33Mais en fait,
20:33c'est très difficile
20:34parce que d'ailleurs,
20:36la plupart ont un ressentiment
20:38sur les premiers pas
20:39de l'enquête.
20:40Parce que malheureusement,
20:42les policiers vous le diront,
20:43l'intrafamilial,
20:44c'est une première piste
20:45qu'il faut explorer.
20:46Et donc cette intrusion,
20:47ils la vivent très très mal.
20:49Et l'opinion publique
20:51peut aussi avoir,
20:52quand l'affaire est médiatisée,
20:54sa petite idée.
20:55Moi, je sais,
20:56puis il est venu à la télé
20:57et puis il en fait peut-être
20:58un petit peu trop
20:58ou il n'en a pas fait assez.
21:00Donc il y aura toujours
21:01une suspicion.
21:02Et ça,
21:02pour des parents,
21:03alors il y a l'affaire
21:04de la petite Fiona,
21:05les parents,
21:06le beau-père et la mère
21:07étaient eux les responsables.
21:09Mais quand vous n'êtes pas
21:10le responsable,
21:11cette intrusion,
21:12même des années après,
21:14vous le vivez en soulignement.
21:15On va écouter Charles au 32-16.
21:17Il nous appelle
21:18d'Île-et-Vilaine.
21:19Charles, bonjour.
21:20Bonjour.
21:21Bonjour à vous.
21:22Charles,
21:22vous nous avez appelé
21:24parce que vous faites partie
21:24aujourd'hui
21:25de ces bénévoles
21:27via les réseaux sociaux,
21:28via la plateforme Twitch aussi,
21:30qui traquaient
21:31les pédocriminels.
21:32C'est ça ?
21:33Alors,
21:33moi directement,
21:35moi je fais partie
21:36de sa communauté.
21:38Cette personne
21:38s'appelle
21:39Finizi
21:39sur Twitch.
21:41F-I-2-N-Y-Z-Y-Y
21:44et je conseille
21:45à tout le monde
21:45d'aller le voir.
21:46Ce n'est pas juste
21:47pour de la pub.
21:48Ces personnes-là,
21:49effectivement,
21:50c'est un groupe
21:50qui traque
21:51les pédocriminels,
21:53les pédophiles.
21:54Comment ça ?
21:55Alors,
21:55en fait,
21:56c'est simple,
21:56ils font des lives Twitch.
21:58Ils sont en lien direct
22:01sur Snapchat
22:03et en fait,
22:04sur Snapchat,
22:05il y a moyen
22:05de faire des lives
22:06et c'est là
22:08où il y a
22:08tous ces
22:10désolé du terme
22:11mais ces tarés
22:13qui essaient
22:13d'avoir des rendez-vous
22:14avec des gamines
22:15de 13-14 ans
22:16et donc sa manière
22:17de procéder,
22:18c'est quoi ?
22:18C'est qu'il utilise l'IA
22:19pour se cacher physiquement
22:22donc en fait,
22:23on ne reconnaît pas
22:23que c'est lui.
22:25Il prend la forme
22:26d'une gamine
22:28de 13-14 ans.
22:29Il crée des faux profils
22:30en fait via l'IA.
22:31c'est ça,
22:31exactement.
22:32Et lui,
22:33en fait,
22:33sa tête,
22:33quand il fait un live,
22:36quand il fait un Snapchat,
22:39on ne voit pas
22:40que c'est lui,
22:41vraiment,
22:41on a l'impression
22:42que c'est une enfant
22:42de 13-14 ans
22:43et je peux vous assurer
22:45que ça fait froid
22:47dans le dos.
22:47Sincèrement,
22:48entre nous,
22:48ça fait froid,
22:49il y a des malades.
22:50Il y a des malades
22:52et ils ont peur de rien.
22:54Et ce que je disais
22:55à votre collègue
22:56tout à l'heure,
22:57c'est qu'il y a des gens
22:58encore plus dingues,
22:59il y a des gens
22:59qui défendent ces gens-là.
23:01Véridique.
23:02Véridique.
23:03En direct,
23:04en direct,
23:05excusez-moi,
23:06je finis juste là-dessus.
23:08En direct live,
23:09je l'ai vu de mes yeux,
23:11une personne
23:12qui a été prévenue
23:13en sous-marin
23:14qu'il était
23:15en train de se faire
23:16traquer par des
23:17antipédophiles
23:19et qui a été prévenir
23:19en arrière-plan
23:21comme quoi
23:22il était en train
23:23de se faire traquer.
23:24Voilà.
23:25Valérie voulait réagir
23:26à ce que vous dites.
23:27parce que je trouve
23:29Charles,
23:29je trouve Charles
23:30ce que vous faites,
23:31c'est formidable,
23:32etc.
23:32et en même temps,
23:33si je peux me permettre,
23:34j'ai un bémol,
23:35moi,
23:35sur ces initiatives-là.
23:37J'en ai parlé
23:38parce que c'est quelque chose
23:38qui m'intéresse
23:39et qui m'interpelle
23:40au patron de l'OCRVP,
23:42l'Office Central
23:43de Répression
23:43des Violences
23:44Faites aux Personnes.
23:45Et il me dit
23:45que ça le gêne.
23:47Moi,
23:47j'étais plutôt de votre côté
23:48et en fait,
23:49il m'a un peu fait changer
23:50d'avis
23:51parce qu'il m'expliquait
23:52qu'évidemment,
23:53vous pourriez,
23:54vous,
23:54parce que vous ne connaissez
23:55pas le droit,
23:56commettre des maladresses
23:57qui font que du coup,
23:59ces pédophiles-là,
24:00ces déviants-là,
24:01ces gens qui sont peut-être
24:02extrêmement dangereux,
24:03vous n'allez pas permettre
24:04au contraire même
24:05de les arrêter
24:06parce que vous allez faire
24:07des vices de procédure.
24:08Charles Consigny doit
24:10peut-être abonder
24:11dans mon sens.
24:11Vous allez faire des erreurs
24:13qui font qu'ils vont
24:14ou disparaître dans la nature
24:15ou compromettre une enquête,
24:16etc.
24:17Effectivement,
24:18alors je vous rejoins.
24:19Après moi,
24:19comme je vous dis,
24:20moi,
24:20je ne fais pas partie
24:21de leur équipe.
24:21Non, vous suivez.
24:22Je suis cette personne-là
24:24et en fait,
24:25ils sont assez malins.
24:26Du coup,
24:27ils sont vraiment malins
24:28sur pas mal de sujets
24:30et ils ne se confrontent pas
24:33forcément directement.
24:35D'accord.
24:35On prend.
24:36Voilà,
24:37c'est vraiment du live
24:38et effectivement,
24:40après,
24:40il y a des rencontres
24:41et ils les font arrêter.
24:42C'est-à-dire qu'ils sont en lien
24:43avec les gendarmes.
24:44Ils les font arrêter
24:45et ils les font enfermer.
24:47Enfin,
24:48c'est quand même
24:48ce qu'ils font.
24:49Alors,
24:50je comprends le point de vue,
24:51mais ce qu'ils font
24:51est vraiment louable
24:52et je pense qu'il faudrait
24:53plus de gens comme eux
24:55pour pouvoir faire avancer
24:57les choses
24:57et empêcher les enlèvements
24:59et empêcher les gamines
25:00de se faire avoir
25:01par ces prédateurs.
25:02Merci Charles
25:03de ce témoignage.
25:05Charles,
25:06merci Doren
25:06qui nous a cité
25:07donc cette communauté
25:08qui aide à traquer
25:09les pédocriminels.
25:10Merci Valérie Benahim aussi.
25:11Merci à vous.
25:11Le livre,
25:12ils ont disparu.
25:13C'est aux éditions Fayard.
25:15Tout est 13 minutes,
25:15un enfant disparu en France.
25:17Fugue,
25:17accident,
25:17crime sont des affaires
25:19qui sont passées en revue.
25:20Certaines dont on se souvient,
25:21d'autres non.
25:22Et puis,
25:23il y a aussi le volet policier
25:24avec tout ce qui est mis en place
25:25qu'on a évoqué
25:25pour essayer justement
25:26de résoudre
25:28toutes ces enquêtes.
25:29Merci beaucoup
25:30d'être passée par les GG Valéry.
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