00:00Good morning business, parole de patron.
00:03On vous retrouve lors closé depuis le forum économique mondial de Davos en compagnie de Pascal Cagny, président de Business France.
00:12Oui on a déjà commencé à discuter avec Pascal Cagny, merci d'être avec nous ce matin dans la matinale de l'économie depuis Davos.
00:18Davos où il y a beaucoup de français, alors aujourd'hui c'est la journée de Donald Trump, évidemment c'est l'unique sujet,
00:22mais hier il y avait la French soirée, le président de la République était là pour lancer ce centre de l'intelligence artificielle.
00:2820 boîtes accompagnent la délégation française, avec cette envie de rendre la France à nouveau attractive,
00:35est-ce que vous avez l'impression que c'est réussi ?
00:37Écoutez, j'aurais grande peine à vous dire que ce n'était pas réussi dans le sens où effectivement nous avons 24 sociétés
00:42qui ont eu ce qu'on appelle ce fameux White Bites, plus précieux que le lithium,
00:46qui fait qu'ils ont pu s'y engager avec des clients potentiels.
00:50J'ai été une fois encore frappé par cette idée d'un Team France,
00:54qui est effectivement, sur la coupe du président de la République, est rentrée en une vraie résistance,
01:00avec l'idée à la fois de résister, et on a été heureux de voir Madame Van Laylen,
01:04mais aussi Keith Seimer en Angleterre, avoir une vue commune en Europe,
01:09ce qui est toujours réjouissant, et puis aussi une sorte d'esprit de conquête.
01:12Nous ne sommes pas ennemis, mais nous sommes peut-être adversaires.
01:16Et s'il faut, nous subirons les conséquences de toutes ces décisions assez erratiques
01:21du président de la République, de la première puissance économique mondiale.
01:25Mais vous qui êtes un Américain, un petit peu dans l'âme, vous avez travaillé chez Apple,
01:28vous voyez ce monde changer devant vous, ces relations,
01:32quand ici on discute du fait que les Américains ne sont plus un allié,
01:35et ça doit quand même être un peu bouleversant pour vous.
01:37Je vous rappelle que plus de 40% des Américains ne supportent pas
01:41les intentions hégémonistes de M. Trump sur le Groenland.
01:46Je vous rappelle qu'on a toujours 50% des gens, peu ou prou,
01:49qui ont une visée différente sur la façon dont devrait être géré le monde.
01:53Donc, ça ne me choque pas.
01:55Vous savez, ça fait maintenant 9 ans que je suis ambassadeur de France d'investissement étranger,
01:58que je défends ce qu'on fait dans le pays, les talents de notre pays,
02:01les infrastructures de notre pays, qui ont été financés par des générations
02:04de Français.
02:06On a aujourd'hui une stratégie assez claire,
02:08c'est-à-dire être la capitale leader de l'intelligence artificielle.
02:13Nous le sommes.
02:13Nous le sommes avec l'annonce d'un centre d'intelligence artificielle,
02:16grâce à Vivatech, qui est le plus grand événement de la technologie en Europe.
02:21Nous le sommes lorsque nous avons le VEF, qui nous donne 24 badges,
02:25parce qu'il considère que chacune des entreprises qui étaient dans cette délégation
02:28avait une contribution définitive au futur du monde.
02:31Donc, je pense qu'aujourd'hui, il faut être vraiment dans cette logique de résistance,
02:35de conquête de territoire, de part de marché,
02:38et pas simplement d'ailleurs parler de l'IA ou de la frais de chèque.
02:42On a parlé, par exemple, de tout ce qui est lié à la transition écologique,
02:45qui, malheureusement, a perdu beaucoup de traction ici.
02:48André Hoffman, qui est le co-chair par intérim du Davos, s'en lamentait.
02:53Nous allons parler aussi de ce qu'on appelle le new space,
02:55le nouvel espace, avec des préoccupations de souveraineté très fortes,
02:59qui sont à la faveur d'une guerre à nos frontières,
03:02et de ce qu'on entend ici et là, une nouvelle urgence.
03:04Donc, pour toutes ces raisons-là,
03:05effectivement, l'ambassadeur aux investissements étrangers que je suis
03:08est extrêmement positif.
03:10Et hier soir, avoir l'ensemble des grands patrons
03:12se mélanger avec des acteurs de l'économie globale
03:16était important.
03:17Il y a eu une sorte de rallye qui n'a duré que très peu de temps.
03:20Nous le faisons avec des moyens limités, mais réels.
03:22Capgemini nous a aidés,
03:23qui est une des plus belles sociétés françaises,
03:25mais qui, elle aussi, se heurte à quelques challenges.
03:28Nous avions aussi la présence de Only One Lyon, par exemple,
03:31et d'AssoSystem, qui est un fleuron technologie français.
03:34Pour toutes ces raisons,
03:35on a été, au contraire, extrêmement surpris
03:37de voir les investisseurs qui veulent continuer
03:39à s'engager et investir en France.
03:41Mais vous dites, le badge blanc, ici,
03:43c'est-à-dire celui qui permet d'accéder au forum,
03:44c'est mieux que le lithium.
03:46C'est-à-dire qu'on fait du business ici, dans le forum,
03:49malgré les discussions géopolitiques,
03:51qu'on arrive à faire ce que doivent faire les business leaders.
03:55Vous avez le concept de la plateforme.
03:56C'est quoi une plateforme ?
03:57C'est une plateforme où, en quelques jours,
03:58vous allez faire les 4, 5, 6 rencontres
03:59que vous mettriez en des semaines.
04:02Quand je vois le patron de Digital Industry, Siemens,
04:05qui me parle des 21 sites en France
04:07et des investissements qu'il fait à Saclay,
04:09je peux, en même temps, tout de suite derrière,
04:11voir le patron de Vélux,
04:12qui nous a rejoints dans cette soirée française,
04:14pour pouvoir affirmer encore son engagement à nos côtés.
04:17Donc, c'est la beauté de cette plateforme.
04:19Il y a quand même plus de 250 sessions,
04:22on parle du devenir du monde,
04:24et ça ne s'arrête pas simplement à ce terme
04:26vu avec beaucoup de mépris en France,
04:28le business.
04:29C'est la vie des affaires,
04:30ce sont des courants d'affaires qu'on manage.
04:32Je pense qu'il faut être là où ça se passe
04:33et là où on prend la parole
04:35et on décide de ce qui se passe.
04:36Bon, dernière question,
04:37très popote interne chez Business France.
04:38Est-ce que vous savez si ça avance ?
04:41Pour la direction de Business France,
04:43il y a eu des informations,
04:44on a entendu Charles Consigny,
04:45potentiellement à la tête de Business France.
04:47Vous pouvez me dire quoi ce matin ?
04:48C'est très simple.
04:49À la différence d'autres pays,
04:51on a une vraie gouvernance.
04:53C'est vrai que cette fois,
04:55ça a mis beaucoup de temps.
04:56L'agence Business France a un succès faramineux
04:58puisqu'elle est sur les regards de tout le monde
05:00qui veut nous rejoindre.
05:01C'est très satisfaisant.
05:02Ça montre bien que,
05:03comme l'a rappelé encore
05:04le conseil présidentiel de l'export,
05:06il va falloir qu'on travaille plus encore l'export.
05:08C'est important et essentiel.
05:10Donc, on a un directeur général par intérim,
05:12une superbe équipe qui fait le job.
05:14Tout cela va bien.
05:14On vous annoncera en temps et en heure.
05:16Mais il y a beaucoup de candidats,
05:17c'est ce que vous me dites.
05:18Oui, c'est le succès de Business France
05:19qui n'existait pas il y a encore plus de dix années
05:21et qui, à la faveur de mettre à la fois l'export
05:24et les investissements étrangers
05:26dans une seule même entité,
05:27nous a permis de réussir ce qu'on fait,
05:28d'être présents.
05:29Merci beaucoup Pascal Cagny
05:30d'avoir été avec nous ce matin
05:31dans la matinale de BFM Business.
05:33On devait être avec Ardian dans quelques instants
05:35mais il est coincé avec le Premier ministre canadien.
05:37Donc, on va réécouter Ledger dans un instant
05:39sur les crypto-monnaies
05:40qui nous a parlé aussi de l'impact ici de son business.
05:44Lui, il parle beaucoup notamment avec les banques
05:45pour le développement des stable coins.
05:47Écoutez, c'est dans un instant.
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