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00:00Voilà pour cette conférence de presse de Donald Trump à la Maison Blanche,
00:04le président américain qui est aux côtés du chancelier allemand Mertz.
00:08C'est une rencontre qui était prévue de longue date.
00:11Donald Trump a commencé en disant que nous négocions avec des fous.
00:15Il évoquait l'Iran, je salue nos invités en plateau.
00:18Il y a Louis de Ragnel, bonsoir Eric Revelle, Eric Nolot et Alain Bauer,
00:22professeurs de criminologie avec qui on va évoquer cette situation au Moyen-Orient.
00:25Mais un tout petit mot Louis de Ragnel de ce qu'on a entendu de Donald Trump
00:28au début de son intervention, contre l'Espagne.
00:31Il dit que certaines nations européennes ont aidé,
00:34mais d'autres se sont très mal comportées.
00:36Il parle de l'Espagne parce que l'Espagne, Louis, a refusé formellement
00:40que les États-Unis utilisent de leur base militaire au Moyen-Orient
00:43pour l'offensive en Iran, c'est ça ?
00:45Absolument, et surtout le gouvernement espagnol était très fier.
00:48Il s'est répandu sur les plateaux de télévision pour dire très fièrement
00:51que l'Espagne n'aidera pas d'une manière ou d'une autre l'armée américaine,
00:56justement via des ravitaillements ou en utilisant un certain nombre de ses bases.
01:00Ce qui est intéressant, c'est qu'il y a aussi un deuxième pays
01:02qui est ciblé par Donald Trump dans son intervention.
01:04C'est le Royaume-Uni, la Grande-Bretagne,
01:06qui est quand même historiquement l'allié de toujours en Europe des États-Unis.
01:11Et donc il reproche au Premier ministre britannique,
01:14d'ailleurs il dit qu'il n'est pas Winston Churchill,
01:16ce qui est quand même aussi très humiliant pour lui.
01:19Et il reproche aux Britanniques d'avoir tardé, d'avoir enclenché une négociation
01:25pour coopérer avec les Américains et les Israéliens dans cette opération.
01:30Et ce qui est intéressant, c'est qu'il dit ça alors que le chancelier allemand est à sa droite.
01:35C'est un message aussi pour tous les Européens.
01:37Il leur explique très clairement à l'avenir,
01:39s'il y en a un qui menace de ne pas coopérer avec nous,
01:43regardez ce qui va se passer, parce que la conséquence, il l'a donnée,
01:45il a dit on arrête les accords commerciaux avec l'Espagne.
01:48Donc on verra quelles seront les conséquences réelles économiques pour l'Espagne.
01:52Mais ce qui est sûr, c'est que voilà,
01:54Donald Trump les a désignés comme les mauvais élèves de l'Union Européenne.
01:57C'est le conseil de presse planétaire.
01:59Ah oui, mais là, l'Espagne quand même, ils se sont distingués, l'Espagne.
02:02Mais le bon élève, c'est l'Allemagne.
02:04Mais parce qu'ils vont acheter des F-35, je pense qu'il y a une commande en cours là.
02:07D'abord, ils parlent le même langage, le business,
02:08ils ont parlé de business tout de suite,
02:10ils ont accepté les 5% du PIB pour la défense, tout ça va bien.
02:13Alors les Anglais sont mal vus, les Français n'en ont pas parlé,
02:15puis alors là, vraiment, les Espagnols, ils menacent même d'arrêter toute relation commerciale.
02:21De toute façon, ils disent, j'ai le droit, la Constitution me permet de le faire.
02:23Nation inimicale, vous imaginez ?
02:25Non, mais là, c'est un avertissement,
02:28parce que si la guerre dure, on est censé vraiment s'aligner sur les États-Unis,
02:31sinon on va au coin.
02:33Alain Bauer, contre l'Espagne, Donald Trump est en colère et il a raison,
02:37il a des bonnes raisons de l'être.
02:38Non, en fait, c'est une conférence de presse qui sait le patron.
02:41Oui, on voit qui est le patron.
02:42Et la conférence de presse est marquée par à la fois l'épisode de la rencontre
02:47sur les tarifs douaniers avec l'Allemagne,
02:49épisode qui doit amener à une négociation, un accord, etc.,
02:52et qui se traduit effectivement par des achats massifs d'armements allemands,
02:56qui tout en expliquant qu'il faut européaniser,
02:59achètent allemands comme la plupart des autres pays,
03:01y compris ceux qui sont des gens proches de la position française,
03:05qui sont pour la position française,
03:07mais à condition de ne pas acheter de Rafale,
03:10ni de quoi que ce soit d'autre, à part les Danois.
03:12Il faut souligner l'aspect particulier du Danemark dans cette affaire.
03:17Et puis le deuxième problème, il revient d'ailleurs à un sujet
03:19qu'on n'a pas bien compris, mais qui s'éclaire,
03:22sur comment on peut utiliser une base américaine
03:25quand on ne dispose pas de l'extraterritorialité absolue.
03:28Ce n'est pas parce qu'on a une base,
03:30ce n'est pas parce qu'on a une concession,
03:31qu'on peut en faire ce qu'on en veut.
03:34Les monarchies du Golfe n'ont pas autorisé l'usage de leur base
03:37pour que les avions américains décollent pour bombarder l'Iran,
03:40mais seulement pour les protéger eux-mêmes,
03:42y compris protéger Israël, le cas échéant,
03:45comme ça a été le cas dans la guerre des 12 jours.
03:47Les Américains, quand ils expliquent qu'ils veulent récupérer le Groenland,
03:51où ils ont une base à Pitoufik depuis 1941-51,
03:57ils veulent en fait avoir la totale liberté de l'usage de leur base,
04:02ce qui est le cas des Anglais à Chypre.
04:04Et pourquoi Donald Trump en veut-il aux Anglais ?
04:06Parce qu'ils ont autorisé le décollage défensif,
04:09mais pas le décollage offensif,
04:11alors qu'ils ont tous les pouvoirs à Chypre
04:13et qu'ils ont été attaqués par un drone.
04:16Je rappelle que Chypre est un territoire européen,
04:18de l'Union Européenne, attaqué par l'Iran.
04:21Éric Revelle, embargo contre l'Espagne.
04:25Bon, attendez, quand même, on écoute,
04:28moi je serai les Espagnols,
04:29on écouterait très attentivement ce qu'il dit,
04:30il a dû écouter attentivement le président des Etats-Unis, c'est sûr,
04:34mais j'ai noté aussi que Donald Trump,
04:38lorsqu'il fait cette annonce en disant
04:39le mauvais élève de la classe européenne, c'est l'Espagne,
04:41il se tourne, je crois, vers Marc Rubio,
04:43en lui demandant si ce qu'il est en train de dire a du sens ou pas.
04:48Bon, ça veut dire que quand même,
04:49là il a évacué d'un revers de main le fait que la Cour suprême américaine
04:53ait retoqué les droits commerciaux,
04:56avec des gens qu'il a amplement nommés quand même.
04:59Donc ce revers-là, il l'a pris quand même en pleine figure, pardonnez-moi.
05:02Mais quel est le rapport avec l'Espagne ?
05:03Parce qu'en fait, il impose un narratif en disant
05:07l'Espagne, et après tout c'est son droit,
05:09enfin, ils sont souverains,
05:11bon, c'est leur droit de dire non aux avions américains,
05:15mais de là à imposer un embargo commercial,
05:18je sais, alors, vous allez me dire,
05:20l'Organisation Mondiale du Commerce,
05:22l'OMC, il y a longtemps que tout ça a explosé en vol.
05:25Mais si vous voulez, là, on a assisté quand même
05:28à un discours de Donald Trump
05:30qui pousse, me semble-t-il,
05:32ses limites extrêmement loin.
05:34Extrêmement loin, parce que,
05:36attendez Alain Bauer, moi je regrette,
05:38mais vous êtes espagnol,
05:40ce qui n'est pas votre cas,
05:41mais vous êtes espagnol, vous entendez ça ?
05:43Vous entendez ça ?
05:44Deux choses, une,
05:45où vous dites que le président américain
05:47a dépassé toutes les bornes...
05:48Vous avez écouté le discours de Sanchez ?
05:49Oui, oui, bien sûr, j'ai écouté...
05:51Extrêmement hostile, quand même.
05:52Oui, oui, oui, oui, non, mais...
05:53Il faut quand même se souvenir
05:53qu'il y a un lien historique très fort
05:55entre l'Espagne et les Etats-Unis.
05:56Bien sûr.
05:57Il souffre en coup,
05:58et au moment de sa mort
05:59et au moment de la transition démocratique,
06:01l'Espagne était le principal tête de pont
06:05des Etats-Unis en Europe.
06:06Et donc, c'est aussi l'illustration
06:08d'un lien qui s'est fissuré progressivement
06:10et qui peut rompre...
06:11Il y a plein de pouvoirs socialistes
06:12qui est fond d'apprentissage...
06:13Mon commentaire à Éric Levelle
06:15portait sur pousser les pouvoirs américains
06:17pour pousser les pouvoirs du président très loin.
06:20En fait, depuis la décision de la Cour suprême,
06:23il a sorti les deux textes
06:24qui lui permettent de continuer
06:26imperturbablement pendant 150 jours
06:27de faire exactement ce que la Cour suprême
06:29lui avait interdit, mais différemment.
06:31C'est ça que je voulais indiquer
06:32par mon non, non, non, non.
06:33Ce que je voulais dire aussi,
06:34c'est que le début de l'intervention
06:36est quand même...
06:37Parce qu'on parle de Sanchez et de l'Espagne
06:38qui a été cibée de manière incroyable
06:40par le président américain,
06:41mais pardonnez-moi,
06:42le portrait très laudateur
06:44qu'il a fait du chancelier Merz
06:45a dû siffler aux oreilles
06:47du président de la République française
06:48qui devait écouter également...
06:49Il va parler à 20 heures.
06:50Il va parler à 20 heures
06:52parce qu'il dit
06:52vous, vous êtes très populaire,
06:54vous êtes très actif,
06:56sous-entendu,
06:57vous opposez au projet
06:58d'avion européen SCAF,
07:00donc tout ça va extrêmement bien
07:02dans mon sens.
07:03Vous avez mis 5%,
07:04voire même plus de votre budget
07:05en dépenses militaires
07:07parce que l'Allemagne
07:08officiellement veut
07:09l'armée la plus puissante d'Europe
07:10en mettant 500 milliards d'euros
07:12sur la table
07:13en creux, pardonnez-moi,
07:14mais en creux,
07:15j'ai trouvé que c'était
07:16le contre-portrait
07:17d'Emmanuel Macron.
07:19Moi j'ai trouvé ça cohérent
07:21parce que Donald Trump
07:22a décidé que maintenant
07:24la seule loi
07:24c'était le rapport de force.
07:25C'est-à-dire qu'il ne cherche
07:26même pas à négocier
07:26avec l'Espagne.
07:27Il dit ça ne me plaît pas,
07:28voilà ce que je vais faire.
07:29Donc le rapport de force,
07:30alors tantôt c'est la guerre,
07:32tantôt c'est la guerre commerciale,
07:33mais en tout cas il croit à la force.
07:34Moi j'ai trouvé ça cohérent.
07:35Merci d'avoir regardé cette vidéo !
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