- il y a 8 minutes
Les clefs d'une vie d'Emmanuelle Boidron
🗝 Découvrez plusieurs dates-clefs de la vie des plus grands artistes, auteurs et personnalités aux côtés de Jacques Pessis.
---
Abonnez-vous pour plus de contenus : http://ow.ly/7FZy50G1rry
________________________________________
🎧 Retrouvez nos podcasts et articles : https://www.sudradio.fr/
________________________________________
🔴 Nous suivre sur les réseaux sociaux 🔴
▪️ Facebook : https://www.facebook.com/SudRadioOfficiel
▪️ Instagram : https://www.instagram.com/sudradioofficiel/
▪️ Twitter : https://twitter.com/SudRadio
▪️ TikTok : https://www.tiktok.com/@sudradio?lang=fr
☀️ Et pour plus de vidéos des clefs d’une vie : https://youtube.com/playlist?list=PLaXVMKmPLMDQVk_MxJ_jFc3Az4Aqy_giC
##LES_CLEFS_D_UNE_VIE-2026-03-05##
🗝 Découvrez plusieurs dates-clefs de la vie des plus grands artistes, auteurs et personnalités aux côtés de Jacques Pessis.
---
Abonnez-vous pour plus de contenus : http://ow.ly/7FZy50G1rry
________________________________________
🎧 Retrouvez nos podcasts et articles : https://www.sudradio.fr/
________________________________________
🔴 Nous suivre sur les réseaux sociaux 🔴
▪️ Facebook : https://www.facebook.com/SudRadioOfficiel
▪️ Instagram : https://www.instagram.com/sudradioofficiel/
▪️ Twitter : https://twitter.com/SudRadio
▪️ TikTok : https://www.tiktok.com/@sudradio?lang=fr
☀️ Et pour plus de vidéos des clefs d’une vie : https://youtube.com/playlist?list=PLaXVMKmPLMDQVk_MxJ_jFc3Az4Aqy_giC
##LES_CLEFS_D_UNE_VIE-2026-03-05##
Catégorie
✨
PersonnesTranscription
00:00Sud Radio, les clés d'une vie, Jacques Pessis.
00:03Les clés d'une vie, celle de mon invité.
00:05Vous avez commencé à exercer votre métier de comédienne dans vos très jeunes années.
00:09Votre réussite professionnelle ne vous a pas empêché de conserver votre âme d'enfant.
00:14Présente dans un spectacle au dessin animé de Bonnes Attentions.
00:18Bonjour Emmanuelle Boisdron.
00:19Bonjour Jacques.
00:21Alors on va parler de Walt Disney à travers un spectacle,
00:24Appelez-moi Walt, qui est au théâtre de l'Apollo.
00:26D'ailleurs à vos côtés, il y a l'auteur Julien Baptiste de ce spectacle.
00:30Bonjour Jean.
00:30Bonjour, on parlera tout à l'heure avec vous,
00:32parce que je crois que, comme dans l'émission de Jean-Pierre Foucault,
00:35vous avez fait appel à un ami.
00:37Voilà, je fais appel à mon cerveau au Disney.
00:39Voilà.
00:40Pour l'instant, on va revenir sur votre parcours.
00:41Vous étiez venu il y a très longtemps dans les clés d'une vie.
00:43C'est vrai.
00:44Et on va faire un petit résumé des épisodes précédents
00:46à travers votre parcours et une date, le 26 octobre 1989.
00:56Navarro, première de Navarro, folie de flic.
00:58Voilà, la première fois que ce générique est passé sur TF1,
01:02un jeudi à 21h.
01:04Voilà, et ça a été un changement dans votre vie,
01:07après une sélection qui était un parcours du combattant,
01:10Emmanuel Boitron.
01:10C'est vrai, à l'époque, le casting avait été très large.
01:15Je l'avais réalisé en trois étapes.
01:17Une première, où c'était vraiment une rencontre
01:20avec la directrice de casting qui s'appelait Mamad à l'époque.
01:23Et puis une deuxième, où il y avait une improvisation à faire
01:26après cette première sélection.
01:29Il fallait faire une scène sur une scène avec son père,
01:32où elle lui dit, tiens, je voudrais des pâtes.
01:34Mais alors, il fallait lui dire comment.
01:35Enfin, ils faisaient un dîner ensemble.
01:37Et la troisième et dernière étape,
01:40on était avec Roger Hanin,
01:42Pierre Grimblat, le producteur,
01:44et Patrick Jamin, le premier réalisateur du premier épisode.
01:48Et donc là, j'avais révisé une scène
01:51que j'ai jouée avec Roger.
01:53Et il devait choisir entre trois jeunes filles.
01:56Et il avait raconté une blague pour me détendre un peu.
01:58Il devait sentir que j'étais un peu tendue.
02:00Ou impressionnée, en tout cas, par sa corpulence.
02:02Et j'ai ri, alors que je n'avais même pas compris la blague.
02:05Et ça, ça lui a plu.
02:06Et il a dit, mais tu sais, en fait,
02:07je t'ai choisi parce que tu as ri à ma blague.
02:10Et puis, tu n'avais pas l'air d'être un petit singe savant.
02:12Et puis, tu avais l'air bien, quand même.
02:14Donc, vous devenez Yolande Navarro.
02:16Alors qu'au départ, dans le scénario,
02:18ça ne devait pas être une fille,
02:19mais un fils que Navarro devait avoir.
02:20Tout à fait, vous êtes vraiment bien informé.
02:23Dans les premiers jets de la série Navarro,
02:27il avait un fils.
02:27Et dès que ça a été décidé que ce serait Roger Anin,
02:29le commissaire Navarro,
02:31il a dit, d'accord, mais par contre,
02:32ce sera une fille que j'aurais et pas un fils.
02:34Et Pierre Grimblat, le producteur, a accepté.
02:36Pierre Grimblat, qui avait débuté à la chaîne parisienne
02:38comme assistant de Francis Blanche en 1946,
02:41qui est devenu ensuite producteur,
02:43et il a provoqué une rencontre historique,
02:45car il a tourné Slogan, je ne sais pas si vous le savez,
02:47un film où il a engagé Serge Garnesbourg
02:49et une jeune femme qui arrivait à Paris,
02:51Jane Birkin.
02:52Tout à fait.
02:52Ils se sont insultés tous les deux au début,
02:54et après ça a marché.
02:55Il en parlait assez souvent,
02:57et j'ai lu son livre aussi dont il en parle.
03:00Et il était assez fier de cette rencontre quand même,
03:03et puis c'est vrai que c'était un grand producteur.
03:05Oui, et qui parlait beaucoup.
03:06Et qui parlait beaucoup, qui adorait ça.
03:08Et qui connaissait vraiment tous les feuilletons possibles et imaginables.
03:11Oui, il connaissait beaucoup de gens,
03:13il était très curieux,
03:15il s'intéressait à beaucoup de choses,
03:16donc forcément il avait beaucoup de choses à raconter.
03:18Et vous avez donc passé quelques années avec Roger Hanin,
03:20et je crois que vous avez plus appris avec lui
03:23qu'à l'école d'Emmanuel Boidron.
03:24Alors, je n'ai pas appris les mêmes choses, on va dire,
03:26mais oui, j'ai tellement appris.
03:29D'abord, j'ai appris mon métier avec lui,
03:30j'ai appris aussi humainement, énormément.
03:33Alors, j'avais mes parents qui évidemment étaient là aussi pour m'éduquer,
03:35mais ils s'en sont bien chargés aussi.
03:37Donc, ça a été vraiment comme un second papa,
03:40et une deuxième école, oui, c'est vrai.
03:41Il vous faisait des cadeaux, il vous emmenait en vacances ?
03:43On partait régulièrement en vacances,
03:45il m'emmenait beaucoup, beaucoup, beaucoup dîner.
03:48Ça, il adorait ça, les couscous,
03:50les soirées avec plein d'amis où on mangeait.
03:54Et puis, il m'a offert ma première voiture, mon chien.
03:58Enfin, voilà, c'était mon père Noël de tous les jours, on va dire.
04:02Alors, il se trouve qu'il avait beaucoup d'humour,
04:04et sur sa pierre tombale, il voulait lui faire graver,
04:06j'ai passé ma vie à rire et à pleurer.
04:08Et je ne sais pas si vous savez que son acteur préféré
04:10avec lequel il n'a jamais tourné, il a refusé,
04:12c'était Fernandelle.
04:14C'est vrai, oui, il m'en avait parlé de ça.
04:18Alors, sur sa pierre tombale, en revanche, je ne pense pas qu'il y ait ça.
04:22Non, mais c'est ce qu'il a voulu au départ.
04:23Mais il ne l'a pas fait.
04:25Mais Fernandelle, il l'adorait,
04:26et on lui a proposé un rôle,
04:28mais il a eu peur, il n'a pas tourné avec Fernandelle.
04:32J'en ai de vagues souvenirs, effectivement,
04:34mais vous êtes encore mieux informé que moi, comme d'habitude.
04:38Navarro, ça a été un immense succès
04:39que vous n'imaginez pas au départ, Emmanuel Boisdron ?
04:42Personne ne l'imaginait.
04:44On avait commencé par en tourner
04:46trois ou quatre, je crois,
04:47et puis très vite, la première diffusion,
04:50ça a bien fonctionné.
04:51Roger était très heureux dans ce rôle.
04:53L'équipe fonctionnait bien,
04:54donc on s'est dit qu'on allait continuer.
04:57Et en fait, chaque année, on renouvelait le contrat,
04:58mais ça a duré 20 ans.
05:00Voilà, avec des séries vendues dans le monde entier,
05:02ce que vous n'imaginiez pas non plus.
05:03Pas du tout, on a été vendus dans 80 pays, je crois.
05:06Et il y avait même eu un pot de fin de tournage
05:08où il nous avait diffusé toutes les images
05:10de nos scènes doublées en japonais,
05:14en dialecte africain, en espagnol, en allemand.
05:17Enfin voilà, c'était très chouette.
05:19Alors, il se trouve que le rôle de comédienne,
05:22c'est depuis vos très jeunes années que vous y pensez.
05:24Alors, pas tant que ça,
05:25parce qu'en fait, avant de mettre un pied
05:27sur un plateau de tournage,
05:29je n'y pensais même pas,
05:30je ne savais pas trop ce que c'était
05:31que passer un casting,
05:31je ne savais rien de tout ça.
05:34Mais en arrivant le premier jour sur le tournage,
05:36je me suis dit, ça a l'air sympa comme truc.
05:38Et puis après, c'est mes premiers pas sur scène,
05:41quand j'avais 12 ans sur une pièce avec Roger
05:43qui s'appelait La Leçon d'Ionesco,
05:44où là, je me suis dit,
05:45bon, là, c'est sûr, j'en ferai mon métier.
05:47Il y a eu différentes séries.
05:48Il y a eu notamment La Babycittaire,
05:50qui est un des premiers sitcoms de l'histoire.
05:52C'est vrai, sur Antenne 2 à l'époque.
05:55Ce n'est pas tout jeune.
05:56J'ai fêté mes 10 ans sur cette série.
05:58Et alors, c'était génial,
05:59parce qu'on était montés deux mois à Paris
06:01pendant les vacances scolaires avec ma maman.
06:03On logeait à l'hôtel.
06:04Et puis, on était deux enfants,
06:06donc on est devenus très copains.
06:07Et on ne faisait que des bêtises toute la journée.
06:09On avait quand même pas mal de textes à apprendre,
06:11mais on en garde tous les deux,
06:13je pense, un très très bon souvenir.
06:14Mais vous étiez douée,
06:15parce qu'être engagée sur des castings au départ,
06:17ce n'est pas évident quand on a 10 ou 12 ans.
06:19Non, alors oui,
06:21il faut toujours une part de change, je pense.
06:22Et puis, j'étais plutôt naturelle.
06:25Ça a dû me servir.
06:27En fait, les sitcoms sont nés en France
06:30avec Odette Laure.
06:30Je ne sais pas si vous vous souvenez d'Odette Laure,
06:32qui était une comédienne.
06:33De nom.
06:34Qui a beaucoup joué, beaucoup chanté.
06:36Elle va un jour aux Etats-Unis
06:38et elle voit Lucille Bolle,
06:39qui était la reine des sitcoms.
06:40Et elle a créé en 1962,
06:42quand on est deux avec Pierre-Louis,
06:44qui a été le premier sitcom de l'histoire de la télévision,
06:46bien avant Les Musclés et autre chose de ce genre.
06:48Waouh !
06:49Bon, ça vient toujours des Etats-Unis.
06:51Voilà.
06:51Et le cinéma aussi, ça a continué
06:53avec Diane Curis,
06:54qui vous a repéré aussi, Emmanuel Boidron.
06:56Tout à fait.
06:57Un jour,
06:59Roger entend parler
07:00qu'il y a un casting qui se passe
07:01parce que Diane Curis cherche beaucoup d'enfants
07:05pour son film,
07:06son prochain film,
07:07qui s'appellera La Beaule-les-Pains.
07:08Et donc,
07:09je me présente au casting
07:11et je rencontre Diane,
07:14qui était présente.
07:16Et coup de foudre,
07:17ça a matché tout de suite.
07:18et elle a même pris mon frère
07:20qui était venu aussi
07:20parce que comme mon frère était souvent avec moi,
07:22il avait passé le casting aussi
07:24et on a été pris tous les deux.
07:25Et ça a été aussi un tournage fabuleux
07:26car vous avez découvert le cinéma.
07:28Fabuleux.
07:29J'en garde,
07:30mais vraiment que d'énormes souvenirs
07:32parce que d'abord,
07:33on avait une distribution
07:34de les grands.
07:36C'était quand même
07:36Richard Berry,
07:38Jean-Pierre Vacry,
07:39Nathalie Baye,
07:40Zabou
07:41et Valéria Brunite-deski.
07:42Donc,
07:43c'était quand même assez impressionnant.
07:45Diane Curis qui chapotait tout ça
07:46et puis on est partis surtout
07:47deux mois à La Beaule.
07:49On avait une grande maison
07:50avec tous les enfants,
07:51avec une cuisinière,
07:53quelqu'un qui nous donnait les cours
07:54et puis une nounou.
07:56Et puis,
07:57on devait juste apprendre nos textes
07:59et sinon,
07:59les cours,
08:00ça se passait souvent à la plage.
08:01Et puis,
08:02on tournait des scènes
08:04en plus dans des maillots de bain d'époque.
08:06Enfin,
08:06vraiment,
08:07c'était un tournage merveilleux.
08:09Et puis,
08:09il se trouve que Zabou
08:10était une femme enceinte dans le film
08:11et qu'elle était vraiment enceinte.
08:13Oui,
08:13pour de vrai.
08:14Elle a accouché quelques mois après,
08:16même pas,
08:16mais elle était enceinte de six mois
08:18dans mes souvenirs.
08:18Et quand même,
08:19au lieu de tout ça,
08:20vous avez fait des études
08:21avec une licence de droit,
08:22mais pour la forme,
08:23je crois.
08:23Pour la forme,
08:24ça rassurait un peu tout le monde
08:25et puis j'avais envie
08:26de faire quelque chose aussi
08:27quand même après le bac
08:30qui changeait de matière
08:31plutôt que le maths français
08:32et tout ça.
08:33Donc,
08:33le droit m'intéressait
08:34et puis,
08:36voilà,
08:37après cela dit,
08:37je savais très bien
08:38que je ne ferais probablement
08:39pas mon métier,
08:40mais je me dis
08:40que ça peut toujours servir.
08:41Voilà,
08:41alors ça ne vous a pas servi
08:43pour débuter au théâtre
08:44car le théâtre,
08:44c'est devenu aussi
08:45une aventure quotidienne.
08:46Il y a eu les monologues du vagin d'abord.
08:48Ça a été un grand moment pour vous,
08:50Emmanuel Poudron ?
08:50C'est vrai.
08:51Ça a été un grand,
08:52grand moment
08:52parce que comme dans beaucoup de projets,
08:54j'aime beaucoup m'investir
08:55sur le long terme.
08:55C'est peut-être mon côté série
08:56où j'aime bien grandir
08:57avec un personnage.
08:58Sur les monologues du vagin,
08:59j'ai eu la chance
09:00de pouvoir faire évoluer
09:01la lectrice que j'étais
09:03parce que ce sont des lectures,
09:04en fait,
09:04même si on connaît le texte par cœur.
09:06C'est une transmission.
09:07On relie des interviews de femmes
09:09qui ont été réalisées
09:09par Evansler
09:10et on les transmet au public.
09:12Et donc,
09:12pouvoir le faire
09:13avec des partenaires différentes
09:15parce qu'on était trois sur scène
09:16mais j'ai joué
09:17avec Micheline Dax,
09:17avec Myriam Boyer,
09:19tellement comédienne fabuleuse
09:22qu'à chaque fois,
09:23ça changeait.
09:24Mon approche du texte,
09:26le rendu
09:27et donc,
09:28j'ai énormément apprécié
09:29de faire ça pendant cinq ans
09:31aussi bien à Paris
09:32qu'en tournée.
09:32C'est rarissime.
09:33En plus,
09:34vous avez tombé sur ce texte.
09:35Personne n'imaginait
09:36que ce serait un tel succès.
09:37Au tout début,
09:39il a été joué
09:40par Fanny Cotanson seul
09:41et ensuite,
09:42est venue la mise en scène
09:43à trois femmes.
09:45Et oui,
09:45c'est vrai que
09:45c'était aussi une surprise
09:46mais en même temps,
09:47le texte est si fort,
09:48il touche tellement
09:49et il est cru
09:51sans être jamais vulgaire.
09:53Il touche beaucoup de monde
09:54et on avait énormément
09:55même de couples
09:55dans la salle.
09:57Il était drôle,
09:58il était émouvant,
09:59il était dur.
10:00Il y avait toutes les recettes
10:01pour que ça fonctionne
10:01en même temps.
10:02Et puis ensuite,
10:03il y a eu le théâtre Edgar.
10:04Là aussi,
10:04vous êtes pensionnaire.
10:05D'ailleurs,
10:06vous êtes venue
10:06dans les clés d'une vie
10:07lorsque vous étiez
10:08au théâtre Edgar
10:09et là aussi,
10:10Lucas Met
10:10fait partie de la famille.
10:12Maintenant,
10:13oui,
10:13ça y est.
10:14Je crois qu'on en est
10:14à notre quatrième pièce
10:15ensemble.
10:17Donc,
10:17forcément,
10:18c'est devenu un ami
10:18et puis on a encore
10:20notre joli dernier
10:21petit bébé
10:21qui s'appelle
10:22Le Coucou
10:22qui était une pièce
10:23qu'on a beaucoup jouée
10:24et au théâtre Edgar
10:25et en tournée
10:26qu'on continue encore.
10:26Deux ans en tournée ?
10:27On a encore
10:28quelques dates
10:29qui doivent arriver
10:31jusqu'à la fin de l'année.
10:32Et comment expliquer
10:33justement le succès
10:34de cette comédie ?
10:34Est-ce que le public
10:35est en manque de comédie ?
10:37Alors,
10:37le public adore les comédies,
10:39ça c'est sûr et certain
10:40et puis là,
10:41il y a une alchimie.
10:42C'est aussi une pièce
10:43qu'on n'a pas trop vue
10:44au théâtre
10:44qui est assez originale,
10:45je trouve,
10:49qui je pense
10:50fonctionne très très bien.
10:51On s'entend à merveille
10:52et on s'amuse beaucoup
10:54et le public
10:55a été au rendez-vous.
10:56Et vous aimez
10:57passer d'un genre
10:57à l'autre ?
10:58Ça j'adore.
10:59C'est ce qu'on en parlait
11:00avec Julien Baptiste
11:01tout à l'heure,
11:02c'est que de pouvoir passer
11:03d'un personnage de comédie
11:04à un personnage
11:05qui a existé,
11:06par exemple comme
11:07Liliane Disney
11:08dans Appelez-moi Walt,
11:10pour moi,
11:10c'est la vraie richesse
11:11de ce métier.
11:12Et Walt Disney
11:13était justement
11:14quelqu'un de très riche
11:15intellectuellement
11:15et on va l'évoquer
11:17à travers des dates clés
11:18et puis la présence
11:19effectivement
11:19de Julien Baptiste
11:20avec vous
11:20dans quelques instants.
11:22Emmanuel Boidron
11:22sur Sud Radio.
11:24Sud Radio,
11:25les clés d'une vie,
11:26Jacques Pessis.
11:26Sud Radio,
11:28les clés d'une vie,
11:28mon invité Emmanuel Boidron.
11:30On a évoqué
11:31votre parcours au début
11:32et puis vous jouez
11:33en ce moment
11:34Appelez-moi Walt
11:35au Théâtre Apollo.
11:37Donc je me suis dit
11:37c'est l'occasion
11:38d'évoquer le parcours
11:39de Walt Disney.
11:39Quel personnage,
11:40ce serait dommage
11:41de passer à côté.
11:41Voilà,
11:42vous avez la femme
11:42de Walt Disney
11:43dans ce spectacle.
11:44Mais on va faire
11:45comme Jean-Pierre Foucault
11:46dans Qui veut gagner des millions.
11:47Je vais faire appel
11:48à un ami,
11:49c'est ça ?
11:49Merci beaucoup Jacques.
11:50Julien Baptiste,
11:51bonjour.
11:52Vous êtes donc
11:52l'auteur et le metteur
11:53en scène de ce spectacle.
11:54Oui,
11:55j'ai cette lourde tâche
11:57d'avoir trois casquettes
11:59sur ce spectacle.
12:00Parce que vous êtes
12:00un fan de Disney ?
12:02Alors oui,
12:02je suis un fan,
12:04je n'aime pas trop le terme.
12:05Moi,
12:05je suis un vrai admirateur
12:06dans le sens
12:07où j'aime l'homme
12:09avec son parcours
12:10mais aussi ses qualités
12:12mais aussi ses failles,
12:13ses défauts
12:15parce que pour moi,
12:16je pense
12:16qu'on n'admire
12:17jamais aussi bien
12:18un homme ou une femme
12:20que lorsqu'on en connaît
12:22toutes les coutures.
12:22Et vous avez travaillé
12:23à Disneyland
12:24pendant des années ?
12:25Exactement.
12:26J'ai commencé
12:26à travailler
12:26à Disneyland
12:28en 2001
12:29donc ça commence
12:30à dater.
12:32J'ai fait pas mal
12:32d'aller-retour,
12:33je suis resté
12:33des longues périodes
12:34et puis après j'y retournais
12:35puis après je repartais
12:36et là j'ai quitté
12:37cette entreprise
12:38il y a trois ans
12:39et comme quoi
12:39on ne quitte jamais
12:41complètement le monde
12:42de Disney
12:42puisque j'y reviens
12:43et je joue même
12:44Walt Disney.
12:46Alors Emmanuel Boidron,
12:47on va donc évoquer
12:48Disney à travers
12:49des dates clés
12:50et quand vous avez
12:51un problème
12:51vous faites appel
12:52à Julien Baptiste.
12:52Avec grand plaisir,
12:53merci.
12:54Alors 15 mai 1928,
12:55la sortie de
12:56Plain Crazy
12:56qui est un court-métrage
12:58dans une petite salle
12:59de Hollywood
12:59avec un mini-orchestre.
13:01Oui, on en parle
13:02d'ailleurs un peu
13:02de Plain Crazy, non ?
13:03On en parle, oui.
13:05Ça fait partie
13:06des trois premiers
13:07courts-métrages
13:08dédiés à Mickey.
13:09Voilà.
13:10Personne ne croyait
13:11en ce projet au départ.
13:12Je crois que Disney
13:12on s'en fichait au départ.
13:14Mais j'ai l'impression
13:14que Disney,
13:15à chaque fois qu'il a monté
13:16quelque chose,
13:16personne n'y croyait vraiment.
13:18Pareil pour Blanche-Neige,
13:19tout le monde disait
13:19mais attends,
13:20une heure de dessin animé,
13:21ça ne marchera jamais.
13:23Un personnage qui parle
13:26en animé,
13:27ça n'existe pas.
13:28Donc à chaque fois
13:28qu'il construisait quelque chose,
13:30j'ai l'impression
13:30que c'était toujours un peu...
13:32on n'y croyait pas.
13:33Voilà.
13:33Et ce premier dessin animé,
13:35la force de Disney,
13:36c'est qu'il a cassé sa tirelire
13:37pour ajouter une bande sonore
13:39avec de Streamboat Willie.
13:47Vous avez vu ce dessin animé
13:49de Mickey ?
13:49Oui, alors j'ai fait un passage
13:50parce qu'on en parle aussi
13:52dans la pièce
13:53et justement,
13:53Julien, à un moment donné,
13:55fait la voix,
13:55le sifflement de Mickey
13:57et il fait surtout très très bien
13:59la voix de Mickey
14:00si vous voulez m'autoriser
14:01à lui demander.
14:02C'est la voix de Mickey ?
14:04Oui, alors aujourd'hui,
14:05je suis un peu souffrant
14:06donc ma voix aiguë
14:08un peu souffroteuse
14:10mais oui,
14:10on essaie de le recréer
14:11puisque Walt Disney...
14:12Tu termines la scène
14:12par « Allez les amis,
14:13on y va ! »
14:14Allez les amis,
14:15on y va !
14:16Oui, c'est la voix de Disney.
14:17Alors il se trouve
14:18qu'il y a eu une projection
14:19de ce dessin animé
14:20à Los Angeles,
14:21aux colonies
14:21et ça a été vraiment
14:23l'enthousiasme du public.
14:24Ça a lancé Walt Disney.
14:25Ça, je ne savais pas par exemple.
14:27Alors Walt Disney,
14:28quand il est enfant,
14:29un peu comme vous,
14:29vous avez voulu être comédienne,
14:31il a décidé
14:32qu'il travaillerait
14:32dans l'illustration.
14:33Je ne sais pas si vous le savez,
14:34son père a été très très dur.
14:35Voilà, son père
14:36très très très très dur.
14:38Il apparaît aussi dans la pièce
14:40et surtout,
14:41il ne croyait pas
14:41en ses rêves.
14:42Non.
14:43D'ailleurs, un jour,
14:44Walt Disney enfant
14:47dessine sur un mur blanc
14:48un canard.
14:49Il s'est pris
14:50une correction magistrale.
14:52Voilà, apparemment,
14:52la ceinture de papa
14:54était assez présente.
14:55Voilà.
14:55Et le père accumulait
14:56les métiers sans suite.
14:58C'était menuisier,
14:59vendeur de journaux.
15:00Je ne sais pas si vous le savez.
15:01Ça, oui.
15:01Vendeur de journaux,
15:02je savais.
15:02Menuisier, je ne savais pas.
15:03Et puis, à l'école,
15:05il était un élève moyen.
15:07C'est-à-dire ?
15:08Oui, je crois qu'il était
15:09très rêveur.
15:10Et puis,
15:12il aimait surtout les trains.
15:14Et surtout,
15:14il a fait une école de dessin,
15:15je crois, Julien.
15:16Oui, oui, oui.
15:17Il a étudié le dessin.
15:19C'est d'ailleurs,
15:20il me semble,
15:21dans cette école-là
15:22qu'il rencontre
15:22son binôme force
15:25qui est Byworks.
15:26Mais une vraie passion.
15:28Après,
15:28Walt Disney n'était pas
15:29un grand, grand dessinateur.
15:31Non, mais il savait gérer les dessins.
15:32Mais il savait gérer,
15:33exactement.
15:34Il savait rendre efficace
15:35un dessin.
15:36Et je pense que c'est
15:38ce qui l'a lié
15:38d'ailleurs à Byworks.
15:40C'était deux personnes
15:41qui travaillaient très vite
15:42et donc de manière
15:43très efficace
15:44et donc faisaient gagner
15:45de l'argent
15:45à leurs employeurs.
15:46Et il apprend des bases
15:47de l'animation,
15:48je crois,
15:49dans un studio
15:49à Kansas City
15:50après la guerre.
15:52Et il a vraiment
15:53découvert cet univers.
15:54Il l'a vite compris.
15:55Oui, et puis je crois
15:56qu'à Kansas City,
15:57c'est là aussi
15:57qu'il a eu cette idée
15:58de souris.
15:59Parce qu'il y en avait
16:00apparemment
16:01dans l'endroit
16:02où il vivait.
16:02Et dans son bureau.
16:03Il y avait des souris
16:04qui couraient dans le bureau.
16:06Et il a toujours été fasciné
16:07par les souris.
16:08D'ailleurs, un jour,
16:09il a essayé de dessiner
16:09un cercle sur le sol
16:11pour essayer d'en dresser une
16:12et la faire rentrer dedans.
16:13Donc il a eu vraiment
16:14cette passion
16:15et c'est resté dans sa tête.
16:16On ne sait pas plus tard
16:17ce que ça va inspirer.
16:18Alors, il se trouve,
16:19je ne sais pas si vous les connaissez,
16:20il a fait des courts-métrages
16:22rigologrammes
16:23où il a parodié
16:24Le Petit Chaperon Rouge
16:25et Le Chaboté.
16:26Ah, moi je n'en ai
16:27jamais entendu parler
16:28mais toi Julien sûrement.
16:29Oui, oui, c'était
16:30les premiers dessins animés
16:31mais il a été déjà
16:32très novateur dès le départ.
16:33Il adorait de toute façon
16:34piocher dans les contes,
16:35dans les histoires connues
16:37parce qu'il savait
16:37que c'était efficace
16:38à les taper tout de suite
16:39dans l'inconscient collectif.
16:41Et puis il était déjà
16:42un peu novateur
16:42quand il a imaginé aussi
16:44le mélange de dessins animés
16:45et de prises de vue réelle
16:46mais je suis sûr
16:47que vous allez en parler.
16:48Non mais on va en parler
16:48mais surtout
16:49les contes pour enfants,
16:50Le Petit Chaperon Rouge,
16:51Le Chaboté,
16:52ça a marqué aussi
16:53vos jeunes années,
16:53Emmanuel Boisdron ?
16:54J'en ai lu quelques-uns,
16:56c'était...
16:57Je n'étais pas forcément
16:58une grande lectrice
16:59plus jeune,
17:00je n'avais pas trop droit
17:01à la télé non plus
17:02donc je ne sais pas
17:03ce que je faisais
17:04mais je lisais
17:05quelques contes quand même.
17:06Mais les dessins animés
17:07vous les envoyez
17:08de temps en temps ?
17:09Oui, oui, oui, quand même.
17:10Les Disney notamment,
17:11je les ai tous vus.
17:12A l'époque ?
17:13Au cinéma ou à la télévision ?
17:14Au cinéma,
17:15j'ai commencé avec
17:16Le Roi Lion, je crois.
17:17Qui est devenu un classique.
17:18Qui est devenu
17:19un grand grand classique
17:20et puis avant,
17:21j'avais vu chez moi,
17:21oui, tous les livres
17:22de la jungle,
17:25les Aristochats...
17:26Vous faites partie
17:27de la génération
17:28qui pouvait voir
17:28les films de Disney
17:29car pendant des décennies,
17:31personne n'a pu voir
17:32à la télévision
17:33les films de Disney
17:34car ils ne voulaient pas.
17:37Ils ne voulaient pas
17:38parce qu'ils conservaient
17:39tous les droits
17:40et puis un jour,
17:41pour des raisons
17:41qu'on expliquera,
17:42il a accepté.
17:43Mais la génération précédente
17:44avec Pierre Tcharnia,
17:45il y avait une émission
17:46de dimanche par an,
17:47L'Amie publique numéro 1.
17:49Je ne sais pas si vous avez...
17:49J'ai eu la chance
17:50d'être un peu plus jeune alors.
17:52Alors,
17:53il y a aussi
17:54un dessin animé
17:55qui a marqué
17:56la vie de Disney
17:56qui est Alice
17:57au Pays des Merveilles.
17:58Vous l'avez vu ?
17:58Oui, bien sûr.
18:00Parce que
18:01ça a commencé
18:02par des courts-métrages
18:04où il mélangeait
18:05vue réelle
18:06et dessin animé.
18:07Oui, alors moi,
18:08ce n'était pas mon préféré
18:08à l'époque.
18:09Je trouvais ça un peu bizarre
18:10et ce n'est pas celui
18:12que j'ai vu le plus
18:13en tout cas.
18:13Mais il y a un univers,
18:15ça c'est sûr.
18:15Et les premières années
18:16de Disney, je crois,
18:17ont été financièrement
18:18catastrophiques.
18:19Ah oui.
18:19Et heureusement
18:20qu'il avait son frère Roy
18:22pour gérer le portefeuille.
18:23Son comptable.
18:24comme Walt Disney avait toujours
18:25beaucoup de projets
18:26et beaucoup d'idées.
18:27Notamment, vous parliez
18:28des films Alice.
18:30Les premiers courts-métrages
18:31Alice étaient donc
18:31des films qui mélangeaient
18:33l'animation
18:33et les prises de vue réelle.
18:35Les pauvres comédiennes
18:37qui ont joué
18:38successivement le rôle d'Alice
18:39n'ont même pas été payées.
18:41C'était un gouffre financier.
18:43Il avait des très grandes idées
18:44mais il ne savait pas
18:45vraiment bien gérer.
18:46Heureusement qu'il avait
18:47le frangin.
18:48Et ça, vous en parlez
18:49dans la pièce ?
18:49Oui, parce qu'il y a
18:50le personnage de Roy Disney
18:51qui est donc le financier,
18:53le bras droit de Walt Disney.
18:56Oui, c'est un personnage
18:57à part entière.
18:58Et puis, sa femme
18:59lui fait remarquer
19:01que ses absences,
19:03qu'elle peut aussi avoir peur
19:05d'une faillite dans la famille
19:06quand il crée ses parcs Disney,
19:08que la folie des grandeurs
19:09lui a encore pris.
19:10Oui, elle est inquiète de tout ça.
19:12Elle sait que ce n'est pas forcément
19:13le meilleur gestionnaire de la Terre.
19:14Il se trouve aussi
19:15que Disney avait un oncle
19:16très important
19:17car cet oncle lui apprécie
19:18le garage où il a fait ses débuts
19:19quand il a fait faillite.
19:21L'oncle Bob.
19:22Le fameux oncle Bob
19:23et son garage, oui.
19:25Exactement.
19:25Vous êtes au courant de tout ça ?
19:27Oui, parce qu'il y avait
19:27une première version
19:28de cette pièce
19:29où ça se passait
19:30notamment dans ce garage.
19:32Avant, appelez-moi Walt,
19:33il y avait une autre pièce.
19:34C'est comme ça d'ailleurs
19:35qu'on s'est rencontrés
19:36avec Emmanuel il y a 10 ans.
19:38Un autre projet
19:38qui a mis 8 ans
19:39malheureusement
19:40à ne pas se faire.
19:41Mais la pièce
19:42se passait dans le garage
19:43de l'oncle Bob.
19:45C'était le principe.
19:46Là, sur cette pièce-là,
19:47on est parti sur autre chose.
19:48Mais effectivement,
19:49l'oncle Bob
19:50était dans notre entourage
19:51pendant 10 ans.
19:52Qu'est-ce que c'était
19:52l'oncle Bob,
19:53ce garage ?
19:54L'oncle Bob,
19:56ça a été la personne
19:57qui a permis
19:57les premiers pas.
19:59C'est-à-dire que
19:59quand ils n'avaient pas
20:00de locaux pour travailler,
20:01ils leur prêtaient leur garage,
20:02ils habitaient là,
20:03les deux.
20:04Ils vivaient là quasiment.
20:05Ils vivaient là quasiment
20:05tout le temps.
20:06Et puis,
20:07les premiers dessins animés
20:09de Walt Disney,
20:09il y en a eu 26,
20:10je crois,
20:10au cinéma,
20:12diffusés modestement.
20:13Oui.
20:15Ce n'était pas le gros succès,
20:18même si Oswald,
20:21le lapin,
20:22qui a été le premier
20:23gros personnage
20:25des frères Disney,
20:27labellisé frère Disney,
20:28avait du succès.
20:29Ce n'était pas non plus
20:31la folie
20:31que va créer derrière Mickey.
20:34Non,
20:34mais en même temps,
20:35Disney débutait
20:36et apprenait son métier.
20:37Vous avez vu
20:37les premiers dessins
20:38de Walt Disney ?
20:39Julien nous en a gentiment montré
20:41parce que même de Mickey,
20:43les premiers dessins de Mickey
20:44qui ne ressemblent pas vraiment
20:45au Mickey qu'on voit aujourd'hui,
20:48c'était que des dessins
20:50de...
20:50De Ubi Works,
20:51beaucoup.
20:52De Ubi Works,
20:52oui.
20:53Et des dessins guidés
20:55par Walt Disney lui-même.
20:56Oui.
20:56De toute façon,
20:57rien ne peut se faire
20:58sans avoir l'aval de Walt.
21:01C'est aussi ça
21:02qui a construit l'Empire
21:04et la destinée
21:06de cette entreprise
21:07et de cet homme-là.
21:08C'est que c'était lui
21:09qui guidait.
21:10Il ne tenait peut-être pas
21:11le crayon,
21:11mais par contre,
21:12il était derrière.
21:14En 1923,
21:15je crois,
21:15il crée la Walt Disney Company.
21:17C'est ça.
21:17Qu'est-ce que c'était ?
21:18C'est comme ça
21:20qu'il a appelé son studio.
21:22Avant,
21:22ça s'appelait
21:23d'abord,
21:24ça s'est appelé
21:26l'Ophogramme.
21:27Ensuite,
21:27c'est devenu
21:28la Disney Brothers Studio.
21:30Il y avait quand même
21:30le brother.
21:32Pour le coup,
21:32il avait inclus son frère.
21:34Et puis après,
21:35ça rejoint ce que vous disiez.
21:36C'est-à-dire que
21:38Walt Disney,
21:39il devait valider tout.
21:40Donc, pour le coup,
21:41sa société porte
21:42uniquement son nom
21:43puisque tout
21:44devait être validé par lui.
21:46Emmanuel Boidron
21:47et Julien Baptiste,
21:47on va continuer à parler
21:48de Walt Disney
21:49dans quelques instants
21:50avec une autre date
21:51le 17 juillet 1955.
21:54à tout de suite
21:55sur Sud Radio
21:56avec Emmanuel Boidron
21:57et son coach
21:58Julien Baptiste.
22:01Sud Radio,
22:02les clés d'une vie,
22:03Jacques Pessis.
22:04Sud Radio,
22:05les clés d'une vie,
22:06mon invité,
22:06Emmanuel Boidron.
22:08Vous êtes à l'affiche
22:09du Théâtre Apollo
22:10jusqu'au mois de mai
22:11et ensuite,
22:12vous irez en tournée
22:12avec ce spectacle
22:13Appelez-moi Walt,
22:15c'est ça ?
22:15Tout à fait.
22:15Où jouez, je crois,
22:16la femme de Walt Disney.
22:17Je joue Liliane
22:18dit Lily Disney,
22:19oui, sa femme.
22:20Donc, l'occasion
22:20d'évoquer Walt Disney
22:21et son parcours
22:22et vous avez fait appel
22:24à un ami,
22:24si j'ose dire,
22:25qui est l'auteur,
22:26metteur en scène
22:26de cette pièce,
22:27Julien Baptiste.
22:28Donc, il va vous aider
22:29sur des dates
22:30ou des compléments
22:31d'informations.
22:32Oh oui,
22:32il sera sûrement meilleur
22:32que moi.
22:32Appelle-moi quand tu veux.
22:34Alors, 17 juillet 1955,
22:36ça vous dit quelque chose
22:36quand même ?
22:37Oh oui, je pense que
22:37notre pièce se situe
22:38dans cette période-là,
22:39notamment,
22:40et c'est l'ouverture
22:41des parcs.
22:41Exactement,
22:42l'ouverture de Disneyland
22:43qui est quelque chose
22:45d'unique au monde.
22:46Vous êtes déjà allée
22:48à Disneyland ?
22:48Oh oui,
22:49plein de fois,
22:50je suis une grande adepte.
22:52Depuis que Disneyland
22:53Paris a ouvert,
22:54j'y suis allée,
22:56je crois,
22:56dès l'année d'ouverture
22:57et puis j'ai fait celui
22:58de Floride
22:59et celui de Californie.
23:01Carrément, oui.
23:01Alors, au départ,
23:02c'est le premier parc
23:04et il y a déjà
23:05cette musique.
23:09Ah bah,
23:10on va l'avoir
23:10toute la journée.
23:11on ne peut pas commencer.
23:12toute la journée avec ça.
23:14C'est terrible.
23:15Ah, c'est terrible
23:15parce qu'en fait,
23:17on m'a toujours dit
23:17ne fais pas
23:18la maison des poupées
23:19en premier
23:19parce que sinon,
23:20tu chantes toute la journée
23:21It's a small world
23:23Non,
23:24je la garde pour la fin
23:25maintenant,
23:26la maison des poupées.
23:26Vous l'avez vue
23:27mille fois aussi, ça ?
23:28Ah bah oui,
23:28forcément,
23:29mais c'est magique.
23:30On a tous envie
23:30d'y passer de toute façon.
23:31Et Danny Mood
23:32a fait un spectacle
23:34à l'Olympia
23:34où il reprenait en boucle
23:36cette mélodie
23:37et on devenait fou
23:38à la fin.
23:38Ah bah,
23:39on devient fou.
23:40Alors,
23:40ce qu'on ne sait pas,
23:41c'est que cette mélodie
23:42est arrivée un an
23:43après l'ouverture du parc.
23:45Je ne sais pas
23:45si vous le savez.
23:46Alors là,
23:47vous me l'apprenez.
23:47Voilà.
23:48En fait,
23:48elle est née
23:49pour le pavillon
23:49de l'UNICEF
23:50à la demande
23:51de Pepsi-Cola
23:52et d'une certaine
23:54John Crawford.
23:55Il y avait un thème,
23:56la paix au travers
23:56de la compréhension
23:57et on a réalisé
23:58cette interaction
23:59au départ
23:59comme un symbole de paix.
24:01Et c'est ensuite
24:01que Disney l'a placé
24:02dans son parc.
24:03Oh, waouh, bravo !
24:04Alors,
24:05l'inauguration de Disneyland
24:06ça a été un événement
24:07je crois qu'il y a eu
24:08dix mille invités
24:09prestigieux.
24:10Oui,
24:10c'était l'événement
24:11de l'année quand même.
24:12C'était intense,
24:13c'était intense
24:14d'autant que le parc
24:15n'était pas tout à fait
24:17au point.
24:18Voilà,
24:18il n'était pas tout à fait fini.
24:19On raconte même
24:20que les talons des dames
24:21s'enfonçaient
24:22dans l'asphalte
24:23parce qu'il n'était pas sec.
24:24On dit dans la pièce
24:25que c'était un terrain vague
24:27avec des moustiques énormes.
24:30Il avait choisi
24:31un terrain pas très propice.
24:32Voilà,
24:32c'était quand même
24:33parti de très très loin.
24:34En fait,
24:35il avait acheté un terrain
24:36dans le plus grand secret
24:38et il avait construit
24:39son parc là-dessus
24:39mais personne au départ
24:40ne savait qu'il allait faire ça.
24:42Et là encore,
24:43personne n'y croyait.
24:43Exactement.
24:44À part lui.
24:45Remarquez,
24:45quand Disneyland à Paris
24:46a ouvert,
24:47il y avait aussi beaucoup de...
24:48Pareil,
24:48personne n'y croyait.
24:49Personne n'y croyait
24:49et surtout,
24:50il y avait aussi de la boue
24:51partout au marché.
24:51C'était assez épouvantable.
24:53Ça s'est arrangé depuis.
24:54Alors,
24:55il y a déjà dans Disneyland
24:56tout ce qu'on trouve aujourd'hui.
24:57Vous connaissez par cœur
24:58les attractions.
24:59Oui,
24:59quand même.
25:00On a en plus la chance
25:01d'aller bientôt
25:02faire l'ouverture
25:03de Frozen,
25:04la nouvelle partie du parc
25:05qui va s'ouvrir
25:06pour la Reine des Neiges.
25:08Donc,
25:08il y a la maison hantée
25:09que vous avez...
25:10Oh,
25:10le train de la mine.
25:11Le train de la mine,
25:12tout ça existait.
25:13La promenade en barque
25:14au milieu des pirates.
25:15Ah oui,
25:15les pirates,
25:15forcément.
25:16Et les hôtels,
25:17les hôtels qui ont affiché
25:18immédiatement complets.
25:20C'est vrai que l'hôtel
25:21aux abords de Disney,
25:22c'est quand même...
25:23On est dans le château, quoi.
25:25D'ailleurs,
25:25je crois que
25:27en 59,
25:28il reçoit quand même...
25:30C'est le premier souverain
25:31qui est allé à Disneyland.
25:32C'était le roi Baudouin
25:32et sa femme.
25:33Ils sont venus
25:34parce qu'ils avaient rencontré Disney.
25:35Ils adoraient
25:36et ils ont passé
25:36trois jours à Disneyland.
25:38Quelle chance.
25:39Alors,
25:39je crois que Disneyland
25:40est né,
25:40je ne sais pas si vous le savez,
25:41Emmanuel Boisleron,
25:43de la passion
25:44de Walt Disney
25:45pour les trains.
25:46Mais oui,
25:46ça,
25:47je savais même
25:47qu'il en avait un
25:48dans son jardin.
25:50On en parle beaucoup
25:51d'ailleurs aussi.
25:52Mais dès enfant,
25:52il a eu cette passion
25:53des trains.
25:54Et ça l'a tenu
25:56toute sa vie.
25:57Je crois que
25:58dans sa propriété,
25:59dans le parc,
26:00il avait fait construire
26:01presque un train
26:02qu'il conduisait lui-même.
26:03Oui,
26:03il paraît qu'il montait dessus
26:04et que les gens le prenaient
26:04à moitié pour un fou
26:05ou très puéril en tout cas.
26:07Mais il avait une petite voie ferrée
26:08avec son train miniature
26:09où il montait dessus.
26:10Et même les invités prestigieux
26:12étaient invités
26:13à justement...
26:14À faire un tour de train.
26:15À faire un tour.
26:15C'était obligatoire.
26:17Et il a acheté
26:18des wagons
26:18des collectionneurs
26:19et il a lui-même
26:20confectionné certains wagons
26:22dans les moindres détails.
26:23Oui.
26:24C'était une vraie passion
26:26le train
26:26mais parce que
26:27je pense
26:27on en a parlé tout à l'heure
26:29mais comme il a eu
26:30une enfance un peu compliquée
26:31avec un rapport
26:31avec son père
26:32qui était compliqué,
26:33le train évoquait pour lui
26:34une forme d'évasion
26:36de voyage,
26:37de partir loin
26:38des difficultés.
26:40Il avait l'impression
26:40que c'était
26:41ce qui allait lui permettre
26:42de s'évader
26:43dans tous les sens du terme.
26:44et c'est quelque chose
26:44qu'il a gardé jusqu'au bout
26:46de sa vie
26:46et d'ailleurs
26:47le train
26:48est présent
26:49vous l'avez dit
26:49dans le parc
26:50et le train
26:51a un nom
26:53très particulier
26:53à Disneyland
26:55puisqu'il porte le nom
26:55de sa femme
26:56il s'appelle
26:56Lily Bell.
26:57Exactement
26:58En hommage à Lily
26:59Et je crois
27:00qu'il a construit
27:01lui-même
27:02de ses mains
27:02une locomotive
27:04à vapeur
27:04du 19ème siècle
27:05qui pouvait rouler
27:06à 10 km heure
27:07C'est ça
27:08Ah oui
27:08il voulait
27:09c'était aussi
27:11un ingénieur
27:11et d'ailleurs
27:12c'est pour ça
27:12que le statut
27:13d'ingénieur
27:14dans l'entreprise
27:16Disney
27:16est assez particulier
27:17c'est l'ingénieur
27:18qui imagine
27:20Imagineers
27:20c'est la contraction
27:21des deux mots
27:22c'est qu'il avait
27:23cette passion
27:23pour l'ingénierie
27:24et il était lui-même
27:25capable de fabriquer
27:26une locomotive
27:27tout seul
27:27et je crois
27:28Emmanuel Boidron
27:29que l'idée
27:30de Disneyland
27:30est née justement
27:31de cette passion
27:32des trains
27:32Que le ?
27:33L'idée de Disneyland
27:34Ah bah
27:36sûrement
27:37tout est parti
27:38de là
27:39non ?
27:39Oui
27:39c'était la contraction
27:41de deux passions
27:42d'abord la passion
27:43pour le train
27:44pour la mécanique
27:45pour l'ingénierie
27:46pour l'automobile
27:50etc
27:51Il y a ce train
27:51qui fait tout le temps
27:52au parc
27:52C'est ça
27:53et puis aussi
27:53une passion
27:54le besoin
27:55d'avoir un endroit
27:56où les familles
27:57se retrouvent
27:59il ne supportait pas
28:00les squares
28:01et les parcs
28:02publics
28:03dans lesquels
28:03on emmène
28:04les enfants
28:04il trouvait ça
28:05un peu piteux
28:07il trouvait que les balançoires
28:08n'étaient jamais bien
28:09les jeux n'étaient pas chouettes
28:12il s'est dit
28:12on va faire quelque chose
28:13de vraiment bien
28:14pour les familles
28:15il a fait son parc
28:16Disneyland
28:16mais c'était une folie
28:18au départ
28:18personne ne le suivait
28:19comme souvent
28:21c'est ce qu'on disait
28:21tout à l'heure
28:22c'était faramineux
28:23c'est parti de rien
28:24il y avait des problèmes
28:25de financement
28:27c'était tellement
28:28cette folie des grandeurs
28:29il a eu du mal
28:30à la faire passer quand même
28:31mais il est arrivé
28:31je crois que le budget
28:33qu'il avait prévu
28:34il a été multiplié par 4
28:35oui ça c'est fort possible
28:36mais il fallait trouver l'argent
28:38et je crois qu'il a hypothéqué
28:42tout ce qu'il avait
28:42oui et puis il a fait financer
28:44aussi par la IBC apparemment
28:45son émission de télé
28:46dont on parle aussi
28:48pour récolter des fonds
28:49pour se faire financer
28:50son parc en fait
28:51oui il était tellement ambitieux
28:54sur ce projet
28:55qu'en fait il a hypothéqué
28:57comme vous l'avez dit
28:57beaucoup de ses biens
29:02et il a construit
29:03une autre société à côté
29:05qui s'appelait WED
29:08et que lui gérait tout seul
29:10pour pouvoir commencer
29:11à faire les dessins
29:12et tout
29:12en parallèle
29:12à la Walt Disney Company
29:14il a vraiment tout investi
29:16puis à un moment
29:16il est resté quand même bloqué
29:17et c'est son frère
29:19qui est allé voir
29:19les chaînes de télévision
29:20quasiment toutes les chaînes
29:21de télévision
29:22pour leur demander
29:22de les aider
29:23et c'est la chaîne ABC
29:24qui lui a dit
29:25bon bah nous ok
29:26on va financer une partie
29:27de ton parc
29:27mais par contre en échange
29:28tu nous fais une émission
29:29de télé toutes les semaines
29:30oui parce qu'au départ
29:31Disney gardait tous les droits
29:32et refusait
29:33qu'on voit ses films
29:34à la télévision
29:34exactement
29:35et là grâce à cette émission
29:37ABC a fait quand même
29:38une affaire
29:39finalement
29:40parce qu'ils avaient
29:41toutes les semaines
29:42non seulement un programme
29:43où il y avait
29:43les films Disney
29:46qui passaient
29:46des dessins animés
29:48des extraits
29:48des futurs films
29:49qui sortaient
29:49mais en plus
29:50ils sont même allés
29:51jusqu'à demander
29:51à Walt Disney lui-même
29:52de présenter l'émission
29:54c'est à dire que
29:54toutes les semaines
29:55on avait l'oncle Walt
29:56à la télé
29:57et je ne sais pas
29:58si vous l'avez vu
29:58mais dans les années 60-70
30:01l'émission
30:02Mickey Mouse Club
30:03est passé le jeudi
30:05jour de congé
30:05des enfants
30:06à la télévision
30:06ah oui
30:07c'était encore
30:08le jour de jeudi
30:09ça s'est passé au mercredi
30:10mais oui oui
30:11et là il y avait
30:12Jiminy Cricket
30:13il y avait Mickey
30:14et c'était un événement
30:15parce que justement
30:16personne n'avait jamais vu
30:17du Disney à la télévision
30:18il y a une séquence
30:20dans cette émission
30:20qui a marqué une génération
30:21et une chanson l'évoque
30:23il y avait un homme
30:24qui s'appelait David
30:26il est aîné
30:27dans le Tennessee
30:28si courageux
30:29que quand il était petit
30:30il toit un ours
30:31du premier coup de chute
30:32David Croquette
30:32ça vous dit quelque chose ?
30:33David Croquette
30:34avec son bonnet
30:34de raton laveur
30:35voilà
30:36oui d'ailleurs
30:36qui a été le premier produit
30:38commercialisé ensuite
30:39en marketing
30:39exactement
30:39et c'est ce qu'il a fait
30:41juste après les parcs
30:41voilà
30:42et c'est vrai que vous avez vu
30:44des épisodes
30:44de David Croquette
30:45ou non ?
30:45alors je ne crois pas
30:46non
30:47je vois une ou deux images
30:49mais je ne pense pas
30:51avoir vu un épisode entier
30:51en fait il a fait le feuilleton
30:54à partir d'une erreur historique
30:57car David Croquette
30:58est mort dans Fort à l'amour
30:59et il l'a fait ressusciter
31:01pour faire la série
31:01je crois que c'est ça
31:02oui c'est à peu près ça
31:03et parce que Walt
31:04avait un rapport
31:05avec le drame
31:06et la tragédie
31:08qui était un peu compliqué
31:08avec le deuil
31:09qui était un peu compliqué
31:10il s'est dit
31:11bon voilà
31:11on a un héros national
31:14pourquoi le faire mourir ?
31:15non on va le ressusciter
31:16puis on va faire une série
31:16et il aimait beaucoup
31:18ce feuilleton
31:18il y croyait beaucoup
31:19d'ailleurs c'est le feuilleton
31:21qui a été lancé quasiment
31:22en même temps
31:23que son émission ABC
31:25conjointement
31:26et il y croyait beaucoup
31:27et puis après ça a donné
31:28lieu à d'autres séries
31:30en live action
31:32comme on dit aujourd'hui
31:32notamment celle
31:33qui a été le plus
31:35de succès en France
31:35c'est Zorro
31:36bien sûr
31:47ça Zorro vous connaissez
31:48Zorro vous connaissez ?
31:49alors Zorro je connais
31:50je crois que j'en regardais
31:51chez ma grand-mère
31:52mon père aimait beaucoup
31:54et puis c'était souvent
31:55le dimanche non ?
31:56le samedi soir
31:57le samedi soir
31:58c'est ça
31:58en fait ça a commencé
32:00en 65
32:00avec Pierre Tchernia
32:02qui présentait
32:03les jeudis après-midi
32:04et personne n'imaginait
32:06qu'aujourd'hui encore
32:06on diffuserait ces épisodes
32:08incroyable
32:08et pour une fille
32:09c'était bien Zorro
32:10parce qu'en général
32:11c'est un truc de garçon
32:12j'étais pas une grande fan
32:13mais je trouvais le personnage
32:15quand même assez fascinant
32:16et puis
32:17donc j'en ai regardé
32:18quelques-uns
32:18après oui
32:19c'était pas mon héros favori
32:20on va dire
32:20et Julien Baptiste
32:22je crois que Zorro
32:23a marqué l'histoire de Disney
32:26oui
32:26enfin
32:26c'est un héros
32:29qui a fait le tour du monde
32:31on parlait de David Croquette
32:32je pense que David Croquette
32:33n'a pas eu autant de succès
32:34notamment en France
32:35peut-être
32:36pour le côté très américain
32:39et puis bon
32:39il faut quand même
32:40enfin ça parlait des Indiens
32:42enfin
32:42il y a eu un truc un peu
32:43un peu bizarre
32:45sur cette thématique-là
32:47Zorro
32:48quant à lui
32:48c'était vraiment
32:50l'expression de la liberté
32:51de libérer les gens
32:52enfin
32:52il y a un truc
32:53qui parlait vraiment
32:55au public
32:56et Guy Williams
32:57a eu le rôle
32:58a décroché le rôle
32:59et il jouait vraiment son rôle
33:00puisqu'il s'est blessé
33:01plusieurs fois à l'épée
33:02dans les cascades
33:04c'était vraiment un comédien
33:05qui n'a fait que ça
33:06dans sa vie
33:06je ne sais pas si vous voyez
33:07la tête de Guy Williams
33:08je vois
33:09c'est celui qui jouait Zorro
33:10oui je vois sa tête
33:11masquée surtout
33:12et avec sa moustache
33:13je pense qu'on a
33:14si vous dites Guy Williams
33:15vous pensez automatiquement
33:16à Zorro
33:17et à rien d'autre
33:18malheureusement pour lui
33:19parce que ça se trouve
33:19il a joué dans plein d'autres choses
33:22et j'espère pour lui
33:23mais pour le coup
33:25on se souviendra
33:26de Guy Williams
33:26pour Zorro
33:28et Zorro est resté
33:29une icône
33:30en France
33:31et à l'étranger
33:32en France
33:32on a même eu Alain Delon
33:33qui a joué Zorro
33:35et récemment
33:35Jean Dujardin
33:36et récemment
33:37Jean Dujardin
33:37exactement
33:37il aurait peut-être
33:38mieux fait de jouer
33:39autre chose
33:39parce qu'il y a
33:39tendance au débat
33:41en revanche
33:42on a oublié le nom
33:43de Johnson Maculay
33:44qui est le créateur
33:45de Zorro
33:46car je ne sais pas
33:47si vous le savez
33:47c'est lui au départ
33:48qui a écrit les romans
33:49dans les années 20
33:50et d'ailleurs je crois
33:51que Zorro s'est arrêté
33:52à la télévision
33:53parce que les héritiers
33:54ont demandé des sommes colossales
33:56c'est souvent ça
33:58malheureusement
33:58on arrête
33:58les choses
33:59c'est toujours une histoire
34:00de sous
34:00mais je ne suis pas étonné
34:02que des personnages
34:03comme Davy Croquette
34:06comme Zorro
34:06ont influencé Disney
34:07parce que c'était
34:08les fameux céréales
34:10ces petits romans
34:12ou ces petites bandes dessinées
34:13qui l'aient vendues
34:13dans les années 20-30
34:14je suis sûr que Walt
34:15en dévorait en permanence
34:17parce qu'il est tout le temps
34:17à la recherche
34:18d'histoire et d'aventure
34:20et il y a 78 épisodes
34:22de Zorro
34:22plus un film
34:23il y en aurait eu
34:23beaucoup plus
34:24si les héritiers
34:25s'étaient montrés moins gourmands
34:26car là-dessus
34:27Disney ne transigeait pas
34:29c'était quelqu'un
34:29d'assez dur
34:30oui c'était quelqu'un
34:31d'assez autoritaire
34:32d'assez dur
34:33d'assez intransigeant
34:34exigeant
34:35oui puis on m'en parlait
34:37tout à l'heure
34:37mais Roy Disney
34:38qui était quand même
34:39le frère
34:39qui était là
34:40pour veiller aux sous
34:42je pense qu'il y a des moments
34:43où il savait dire
34:44stop
34:44là on n'y va pas
34:45voilà
34:46mais Walt Disney aussi
34:47je ne sais pas si dans le spectacle
34:48la femme de Walt Disney
34:51s'interroge
34:52c'est quand même
34:52quelqu'un de très dur à vivre
34:54non ?
34:54oui apparemment
34:55ça n'a pas l'air si simple
34:56de vivre avec un homme
34:57comme Walt Disney
34:58mais c'est comme vivre
35:00avec un grand homme
35:01qui fait de grandes choses
35:02ça ne doit pas être simple
35:03non plus
35:04il est absent
35:05il est un peu
35:07délirant parfois
35:08parce qu'il a des idées
35:10de fous
35:10mais en même temps
35:12c'est attachant
35:13et c'est fascinant
35:14alors ce qui est fascinant
35:15aussi c'est ce spectacle
35:16qu'on va évoquer
35:17à travers la date
35:18du 14 octobre 2025
35:19à tout de suite
35:20sur Sud Radio
35:21avec Emmanuel Boidron
35:23et son joker
35:23Julien Baptiste
35:25Sud Radio
35:26les clés d'une vie
35:27Jacques Pessis
35:28Sud Radio
35:29les clés d'une vie
35:29mon invité
35:30Emmanuel Boidron
35:31qui est là
35:31avec Julien Baptiste
35:32l'auteur
35:33metteur en scène
35:34de cette pièce
35:35Appelez-moi Walt
35:36qui a débuté
35:38le 14 octobre 2025
35:39qui est à l'affiche
35:40à Paris
35:41au théâtre Apollo
35:42et qui sera en tournée
35:42ensuite à la rentrée
35:43comment vous êtes arrivée
35:44dans cette aventure ?
35:46et bien cette aventure
35:47elle a commencé
35:47il y a presque 10 ans
35:49quand Julien Baptiste
35:50est venu me proposer
35:53un projet
35:54dans lequel
35:54il parlait de Walt Disney
35:56et il fallait lui trouver
35:57une femme
35:57Liliane Disney
35:58et donc il m'a proposé
35:59le personnage
36:00comme on le disait
36:01tout à l'heure
36:01ce projet n'a pas vu le jour
36:03pendant 8 ans
36:03mais il est toujours
36:04resté dans nos esprits
36:05et puis surtout
36:05Julien s'est attelé
36:07à faire renaître
36:09un nouveau projet
36:09au travers de Walt Disney
36:11et donc
36:13il nous a demandé
36:14avec Sébastien Chartier
36:15qui joue
36:15Ubi Works
36:16le dessinateur
36:16si on était toujours
36:18de la partie
36:18pour ce joli projet
36:19évidemment qu'on l'était
36:20et on est tellement heureux
36:21que ce soit enfin
36:2310 ans plus tard
36:24sur scène
36:25à l'Apollo
36:25alors il se trouve
36:26que l'histoire
36:27elle se situe
36:28lors de la création
36:29de Disneyland
36:29c'est un soir
36:30où Disney se retrouve seul
36:32dans son bureau
36:32et venu le poilron
36:33il se retrouve seul
36:34et tout le monde passe
36:35son frère
36:36Roy Disney
36:37donc son homme
36:38son financier
36:39son comptable
36:39son frère
36:40sa femme
36:41qui passe le voir
36:42évidemment
36:42avec sa fille
36:43Diane
36:44une de ses filles
36:45et puis son dessinateur
36:46Ubi Works
36:47donc on se retrouve tous
36:48dans ce bureau
36:48qui a été reconstruit
36:49pour justement
36:50les émissions
36:51qu'il fait
36:52pour financer
36:52ses parcs
36:53d'attraction
36:53et là il a un moment
36:55un moment très particulier
36:57qui est la base
36:57de la pièce
36:59c'est-à-dire qu'il se retrouve
37:00seul
37:00il se retrouve dans son bureau
37:01il s'interroge
37:02sur Disneyland
37:02et il y a un peu tous
37:04les moments de sa vie
37:05importants qui reviennent
37:06donc on parle aussi bien
37:08de la création de Mickey
37:10que de la naissance
37:12de Blanche-Neige
37:14des scènes en intimité
37:16plutôt avec sa femme
37:16et sa fille
37:17des clashs qu'il a pu avoir
37:19avec son dessinateur
37:20Ubi Works
37:20voilà donc tout revient
37:22un peu comme un fil de vie
37:24dans ce bureau
37:25Eliane Disney
37:26sa femme est très importante
37:27car je crois
37:28qu'elle a été un moteur
37:29un essentiel
37:30dans le parcours
37:31de Walt Disney
37:32Emmanuel Boisdron
37:33comme je dis souvent
37:34et comme on dit surtout
37:35très souvent
37:36derrière chaque grand homme
37:38il y a une femme
37:39et c'est vrai
37:40qu'elle a été présente
37:41d'abord très présente
37:42très aimante
37:43et puis très tolérante
37:45parce que c'est pas
37:46forcément facile
37:47de vivre avec un homme
37:48qui crée des empires
37:49pareils
37:50mais elle l'a soutenu
37:51et je pense que c'est ça
37:52le plus important
37:53justement
37:53elle a été son pilier
37:55et je crois que Mickey
37:58la naissance de Mickey
37:59doit beaucoup à Liliane
38:00mais oui parce qu'en fait
38:02il devait s'appeler Mortimer
38:03c'était l'idée
38:05de Walt Disney
38:05et puis Liliane Disney
38:07n'aimait pas du tout
38:07ce prénom
38:08qu'elle trouvait
38:08trop vieux jeu
38:10et est arrivé
38:11le nom de Mickey
38:11donc qu'elle trouvait
38:12beaucoup plus mignon
38:13je crois que le personnage
38:14est né dans un train
38:15entre New York
38:16et la Californie
38:17c'est ça
38:17il venait de perdre Oswald
38:19le lapin
38:20et il s'est mis à dessiner
38:21tout de suite
38:22Walt rebondit évidemment
38:23comme toujours
38:24et il dessine une souris
38:26et là il en parle
38:27à Ubay Works
38:28son dessinateur
38:28et ensemble
38:29ils construisent
38:30le nouveau Mickey
38:31oui je crois qu'il avait perdu
38:32Oswald le lapin
38:33qui marchait très bien
38:34parce que le producteur
38:35l'a escroqué
38:35c'était un peu ça
38:36c'était un contrat
38:37mal signé
38:38je crois
38:39Julien tu en sais mieux
38:40que moi là dessus
38:41mais
38:41c'était une erreur
38:44de débutant
38:45qu'on dit
38:45ils ont signé
38:46un contrat
38:47avec Charles Mintz
38:49et sa femme
38:51j'ai oublié son
38:52Margaret Winkler
38:54et dans lequel
38:55ils cédaient les droits
38:56ils ne s'étaient pas rendu compte
38:57qu'il leur cédait les droits
38:58quoi qu'il arrive
38:59et le jour où
39:01Margaret et Charles
39:02ont décidé
39:03de se barrer
39:04avec tout
39:05ils se sont barrés
39:06avec le personnage
39:06et que Walt
39:07ne pouvait rien faire
39:08sauf comme dit Emmanuel
39:10c'est que c'est quelqu'un
39:11qui rebondissait
39:11donc la première chose
39:12qu'il a fait
39:13dans le train
39:14en revenant en Californie
39:15c'est d'imaginer
39:15un autre personnage
39:16ce qui pouvait
39:17désarçonner forcément
39:18ses collaborateurs
39:19parce qu'eux
39:20ils ont l'impression
39:20d'avoir tout perdu
39:21qu'on repart à zéro
39:22mais pour lui
39:23pour Walt Disney
39:23il fait non non
39:24on ne repart pas à zéro
39:24on va rebondir
39:25on va recréer quelque chose
39:26et d'ailleurs
39:27elle s'appelait Winkler
39:28donc Winkler en français
39:29et Paul Winkler
39:31est le monsieur
39:31qui a créé
39:32le journal de Mickey
39:32en 1934
39:33un jour il va à Londres
39:35il propose à Walt Disney
39:36de faire un journal
39:37Disney n'y croit absolument pas
39:39et il a signé son accord
39:40sur une carte de visite
39:41et c'est comme ça
39:42que le journal de Mickey
39:43est né
39:43et existe encore aujourd'hui
39:44c'est trop bien
39:45le journal de Mickey
39:46ça j'apprends
39:48alors il se trouve
39:49que Walt Disney
39:49travaillait jour et nuit
39:50et l'un des premiers projets
39:52chers à son coeur
39:52c'est celui-ci
40:05Lucie Dolaine
40:06la femme de Jean Constantin
40:08qui est la voix
40:08du dessin animé
40:10et c'est Blanche Neige
40:11vous l'avez vu bien sûr
40:11évidemment plusieurs fois
40:13c'est les Disney
40:14on les voit
40:15on les revoit
40:15on les revoit
40:16et on les voit
40:17une dizaine de fois
40:18au départ c'est un conte de Grimm
40:20je ne sais pas si vous le savez
40:21qu'il avait lu adolescent
40:22et après il a travaillé
40:23mais vraiment comme un fou
40:24pour faire le dessin animé
40:25là aussi
40:26personne n'y croyait
40:26mais oui parce qu'en fait
40:27il a quand même
40:29il ne s'est pas basé
40:30sur le conte
40:31c'est lui qui l'a créé
40:32quand même
40:33il a totalement transformé
40:34le conte
40:34il a transformé
40:35toute l'histoire
40:38et ça c'est Walt Disney
40:39c'est sa vraie
40:40première création
40:41et surtout sur un long métrage
40:42de une heure
40:43c'est ça ?
40:43plus d'une heure
40:44une heure vingt je crois
40:45si je me souviens bien
40:46c'est un sacré paris
40:47c'est clairement
40:48de toute façon
40:48c'est quelqu'un qui a toujours été
40:49très inspiré par la littérature
40:52notamment européenne
40:53les contes européens
40:54donc Grimm, Anderson
40:55enfin voilà
40:56c'est quelqu'un qui était
40:57extrêmement cultivé
40:58et il avait envie
40:59de ramener ça
41:01certains diront
41:02qu'il a américanisé
41:03ses contes
41:04Disneyfié
41:05Disneyfié
41:05comme tu le dis dans la pièce
41:07oui effectivement
41:07mais pour le coup
41:09il a fait connaître
41:09ses oeuvres intemporelles
41:12au public américain
41:13et même au monde entier
41:14par le biais de ses films
41:16et d'ailleurs dans Blanchet
41:18j'ai les sept nains
41:18il y a sept nains
41:19mais dans le conte de Grimm
41:20on ne savait pas
41:21combien de nains il y avait
41:23et il y a toujours un jeu
41:24quand on cite
41:26les nains de Disney
41:27il paraît qu'il en manque
41:28toujours un
41:29toujours un
41:30alors nous on fait
41:31les devinettes un peu
41:32sur la pièce
41:33il y a celui qui a toujours
41:34la morvonée
41:35il y a celui qui
41:35c'est très amusant
41:36parce qu'on ne les cite pas
41:37parce que ce sont des noms
41:37qui sont déposés
41:38qui sont protégés
41:40par la Walden & Company
41:41donc pour le coup
41:42on est très précautionneux
41:43de ça sur la pièce
41:44mais c'est très amusant
41:45parce qu'à chaque fois
41:45que Walt
41:47dans la pièce
41:49imagine les nains
41:50on entend le public
41:51qui souffle
41:52les noms
41:53ça c'est prof
41:55ça c'est simplet
41:56c'est très très drôle
41:57alors ce travail
41:58est tellement important
41:59qu'il va pratiquement
42:00passer trois ans
42:01dans son bureau
42:01loin de sa femme
42:02je crois
42:03loin de sa femme
42:03de ses filles
42:04de sa famille
42:04forcément
42:06et ça lui reproche
42:07un petit peu
42:07évidemment
42:08et je crois qu'il abuse
42:09des cacahuètes
42:10et du whisky
42:11et du tabac
42:11alors surtout le tabac
42:13je crois
42:13et puis je crois
42:15que son plat préféré
42:15c'était le Chili
42:16tu m'avais dit
42:17le Chili
42:17au moment ça
42:17il n'a pas du bouffe
42:19mais par contre
42:20les cigarettes
42:20il en abusait
42:21d'ailleurs il en est mort
42:224 paquets par jour
42:23pour tenir le choc
42:25mais c'était beaucoup trop
42:27donc le problème
42:28c'est que Blanche-Neige
42:28je ne sais pas si vous le savez
42:29elle a failli
42:30ne pas se terminer
42:32car au bout de quelques mois
42:33il n'y avait plus un sou
42:34dans la caisse
42:35ah oui
42:36bah oui
42:37et puis heureusement
42:37qu'il y avait Roy
42:38pour aller chercher des sous
42:39mais il y a un moment
42:40même Roy
42:41je pense qu'il a dû
42:42je veux dire ça suffit
42:43on court à la catastrophe
42:45et pour autant
42:47Walt y a cru jusqu'au bout
42:48et il a bien fait
42:49parce que dès
42:50je crois
42:50dès la première semaine
42:52d'exploitation
42:53ils avaient remboursé
42:54tout l'investissement
42:55c'était fou
42:57en fait il était allé voir
42:58plusieurs banquiers
42:58et il y a un banquier
42:59avec qui il a montré
43:00quelques images
43:01qui a dit ça j'y crois
43:02un seul
43:02un seul
43:03et ça a marché
43:04puisque la première
43:05a été un triomphe
43:06et je crois que Blanche Neige
43:07a attiré 20 millions de spectateurs
43:09c'est énorme
43:10à l'époque
43:10c'est phénoménal
43:11pour l'époque
43:12surtout remettre les choses
43:13en perspective
43:15on est en 1934 je crois
43:17et c'est énorme
43:20c'est
43:21vous évoquez l'Oscar
43:23qu'il a reçu pour Blanche Neige
43:24dans le spectacle
43:24Emmanuel Boidron
43:25je ne crois pas
43:26pour le coup
43:30j'aurais pu
43:32parce que ça a été
43:32une vraie frustration
43:33cet Oscar
43:34parce que
43:37Walt voulait être reconnu
43:39reconnu par ses pères
43:40reconnu par les gens du cinéma
43:41il a toujours voulu faire
43:43en sorte que
43:43l'animation soit
43:45un vrai genre
43:45cinématographique reconnu
43:46et cette année là
43:48il a reçu
43:49un grand Oscar
43:50et sept petits
43:53remis par Shirley Temple
43:55donc c'est très mignon
43:56mais pour le coup
43:57il a joué le jeu
43:58là pour le coup
43:59il a fait vraiment
44:00oncle Walt
44:01il a dit merci
44:02c'est très gentil
44:02mais au fond de lui
44:03il y avait une vraie frustration
44:04parce que c'est un Oscar
44:06spécial qui a été créé
44:08et que ce n'était pas
44:09un vrai Oscar
44:10il faudra qu'il attende
44:11quelques années
44:12avant d'avoir
44:12le vrai premier Oscar
44:14alors il y a aussi
44:15Diane sa fille
44:16qui est présente
44:16dans le spectacle
44:17Emmanuel Boidron
44:18personnage clé
44:19aussi de l'histoire
44:19oui parce que
44:20c'est leur aîné
44:22leur deuxième
44:22a été adopté
44:24parce qu'ils avaient
44:24quelques soucis
44:25pour avoir
44:26leurs enfants
44:27et oui
44:29elle a un lien particulier
44:30avec son père
44:31Diane Disney
44:32et puis elle a repris
44:33après en plus
44:34elle et son mari
44:35Ron Miller
44:37vous dites dans
44:38ce spectacle
44:39que c'est le miroir
44:40de l'innocence perdue
44:41c'est quelqu'un
44:42elle a beaucoup souffert
44:44presque avec son père
44:45elle a souffert
44:46de son absence
44:47beaucoup surtout
44:48après
44:49il s'est inspiré
44:50aussi un peu d'elle
44:51peut-être pour Blanche Neige
44:52non non il s'est inspiré
44:53pour un autre film
44:54c'est super
44:56qu'elle lit fragiliste
44:57qu'elle lit
44:58c'est vrai que ce mot
45:00trop long
45:00est parfait
45:01quand t'as trop
45:02car je crois
45:03je crois que
45:04sa fille
45:06Diane lisait
45:07ce roman
45:07c'était son roman
45:09préféré
45:09et puis évidemment
45:10Walt Disney
45:11s'est cassé les dents
45:13plusieurs fois
45:13pour obtenir
45:14les droits
45:14de ce livre
45:15que Piel Traverse
45:17Pamela Traverse
45:18lui refusait
45:18d'ailleurs j'incarne
45:20aussi dans la pièce
45:20une scène où je fais
45:22Pamela Traverse
45:23au téléphone de Londres
45:24qui lui refuse ses droits
45:26pour Mary Poppins
45:27ça a duré 20 ans je crois
45:29c'était une guerre
45:31pour le coup
45:31c'est une vraie transformation
45:32pour Emmanuel
45:33parce qu'autant tout
45:35le côté solaire de Lily
45:36tu l'as sur toute la pièce
45:37donc dès que tu deviens
45:39Pamela Traverse
45:39elle est tout de suite
45:40plus austère
45:41mais c'est aussi une femme
45:42qui protégeait son oeuvre
45:44oui pour de belles raisons aussi
45:45pour de très bonnes raisons
45:47mais ça a duré 20 ans
45:49je crois qu'elle détestait Hollywood
45:50elle ne voulait pas
45:51entendre parler d'une adaptation
45:52oui c'est ça
45:52c'est Tal qui dit
45:53à un moment donné
45:54vous ne pouvez pas
45:54faire danser
45:55Mary Poppins
45:56au milieu de petits oiseaux
45:57chantants
45:58enfin je veux dire
45:58nous on n'est pas
45:59on n'est pas chez les fous
46:00on ne vient pas avec des chansons
46:01et des sourires de partout
46:03on ne fait pas renaître
46:04les gens quand ils sont morts
46:05enfin voilà
46:06donc elle est
46:07elle est à l'inverse
46:08de tout ce que représente
46:09Walt Disney
46:09oui en même temps
46:10personne ne croyait justement
46:11à ce mélange de vue réelle
46:13et de dessin animé
46:13non mais c'est pas
46:15parce qu'elle descend du ciel
46:16avec son parapluie
46:17que tout ce qui l'entoure
46:18est merveilleux et magique
46:19c'est une de ses phrases
46:20qui résume bien la chose
46:21elle a fini par craquer
46:22au bout de 20 ans
46:23elle a fini par craquer
46:24oui alors pour des raisons
46:25des raisons qui sont
46:26qui sont d'ailleurs racontées
46:28dans un film
46:29que Disney a produit
46:29qui s'appelle
46:30Dans l'ombre de Marie
46:31on raconte cette épopée
46:34avec Tom Hanks et Emma Thompson
46:36et bon voilà
46:37comme d'habitude
46:38elle avait des problèmes
46:40elle n'arrivait plus
46:41à vendre des romans
46:42c'était compliqué
46:43elle n'arrivait pas
46:43à finir le dernier roman
46:44Mary Poppins
46:45elle avait besoin d'argent
46:46donc son agent l'a convaincu
46:48d'aller en Californie
46:49rencontrer Walt Disney
46:50travailler avec ses équipes
46:51pour voir
46:52ce qu'ils comptaient faire
46:53de Mary Poppins
46:55elle a été extrêmement
46:58enquiquinante
46:58pour ne pas être vulgaire
46:59avec eux
47:00je pense que moi
47:01j'aurais eu une personne
47:02comme ça à côté de moi
47:03au moment de développer
47:04un projet
47:04je pense que je craquais
47:06avant la fin
47:07elle disait non à tout
47:08elle était insupportable
47:09et puis finalement
47:10ils y sont arrivés quand même
47:12je sais pas si vous avez vu le film
47:13Jolie Andrews est extraordinaire
47:15là-dedans
47:15alors non
47:16j'ai pas vu
47:17avec Julien Andrews
47:18Marie Poppins
47:19oui bien sûr
47:20bien sûr
47:21mais au départ
47:22ça ne devait pas être elle
47:23parce que la romancière
47:25avait exigé une vieille dame
47:26et on a pensé
47:27à Angela Lansbury
47:29et Bette Davis
47:29et finalement
47:30Walt Disney a changé d'avis
47:31on n'aurait pas eu
47:32tout à fait la même
47:33Mary Poppins
47:33avec Angela Lansbury
47:36ou
47:37qui était la deuxième
47:39Bette Davis
47:40Bette Davis
47:40ah oui non
47:41pas du tout la même
47:42non mais elle critiquait tout
47:43elle n'aimait pas du tout
47:44non plus Dick Van Dyke
47:45elle le trouvait ridicule
47:47il a 100 ans
47:48il est en pleine forme
47:48et ouais
47:49c'était fou
47:50Dick Van Dyke a eu 100 ans
47:51cette année
47:51il a toujours le même sourire
47:54on dirait
47:54que l'enfant
47:55qui a en lui
47:56est toujours là
47:57c'est absolument magique
47:58c'est un homme délicieux
47:59moi j'ai eu l'opportunité
48:01de le croiser
48:01quand je travaillais
48:02pour Disneyland
48:03vraiment ce jour-là
48:04j'ai eu l'impression
48:04de rencontrer
48:06une légende
48:07et c'est une légende
48:08mais effectivement
48:09Julie Andrews
48:10n'était pas prévue
48:13pour ce rôle-là
48:13et il y a un heureux hasard
48:15qui a fait qu'elle a pu
48:16décrocher le rôle
48:17c'est qu'elle n'a pas joué
48:18à la version cinéma
48:19d'un autre film
48:20qu'elle aurait dû faire
48:21qui était
48:22My Fair Lady
48:23voilà
48:23un personnage
48:24qu'elle avait créé
48:25sur scène
48:26et quand le film
48:27a été produit
48:27My Fair Lady
48:29pareil
48:30elle n'était pas connue
48:30c'était pas une tête d'affiche
48:31comme on dit
48:32donc ils ont dit
48:33on ne la prend pas
48:34et heureusement
48:35elle a pu faire
48:35Mary Poppins
48:36le destin
48:37l'a récompensé
48:39puisque c'est elle
48:39qui a eu l'Oscar
48:41Walt Disney
48:42était quelqu'un
48:42de très dur
48:43dans le travail
48:44je pense
48:44oui ils le disent
48:45un peu tous
48:46autoritaire
48:48difficile
48:49exigeant
48:50il fallait être efficace
48:51rapide
48:53Ubiworks
48:53son dessinateur
48:54principal
48:55s'en plaint beaucoup
48:56il dessinait
48:57centaines de pages
48:58par jour
48:58ça ne suffisait jamais
48:59il avait toujours
49:00une nouvelle idée
49:01qu'il fallait mettre en oeuvre
49:02aussi rapidement
49:02qu'une autre
49:03et puis
49:03c'était sans fin
49:05et c'était épuisant
49:06je crois
49:06je ne connais qu'une seule personne
49:08qui lui a résisté
49:09c'est Gérard Calvi
49:10qui a composé
49:11la musique des Branquignols
49:12lorsque les Branquignols
49:13sont allés à New York
49:14et ont été récompensés
49:15Disney a voulu engager Calvi
49:17qui a refusé
49:18parce qu'il voulait
49:19son indépendance en France
49:20ça peut se comprendre
49:21il ne voulait peut-être pas
49:22forcément ne plus dormir la nuit
49:23peut-être
49:24alors effectivement
49:25il est mort très jeune
49:26Disney
49:26Walt Disney
49:27à la surprise générale
49:28il a été dans un hôpital
49:30je crois
49:30se faire soigner
49:31sous un pseudonyme
49:32et personne n'imaginait
49:34qu'il mourrait à 65 ans
49:34il fumait quand même
49:35comme un pompier
49:36et il a fumé toute sa vie
49:38et il est mort de sort
49:38cancer du poumon
49:39oui
49:40j'ai vu une interview
49:42il n'y a pas très longtemps
49:43d'un des frères Sherman
49:44qui racontait
49:45la dernière fois
49:46qu'il a croisé
49:48Walt Disney
49:49dans le couloir
49:50les frères Sherman
49:51qui ont composé
49:52les plus belles chansons
49:53des films
49:54Disney
49:55notamment
49:55ceux de Mary Poppins
49:56et personne ne s'attendait
49:58vraiment
49:58à voir Walt Disney
49:59disparaître
50:00puisque le jour
50:00il a croisé Walt Disney
50:01pour la dernière fois
50:02ils se sont juste
50:03parlé normalement
50:05et comme
50:06comme ils le faisaient
50:06tous les jours
50:07et Walt Disney
50:07la dernière phrase
50:08que Walt Disney
50:09a dit
50:09aux frères Sherman
50:10c'est continue
50:11à faire du bon boulot
50:12les gars
50:13et c'est la dernière chose
50:14qu'ils ont entendue de lui
50:15et quelques jours après
50:16il était mort
50:17oui ça a été rapide
50:18ça a été un choc
50:20vraiment pour tout le monde
50:20personne ne s'y attendait
50:21et donc vous le faites revivre
50:23et vous le faites revivre
50:24sa femme dans ce spectacle
50:26qui est un moment de bonheur
50:27pour vous chaque soir
50:28ah ouais
50:28franchement on se régale
50:29on est une équipe
50:30on s'adore
50:31on a recréé une famille Disney
50:32je crois
50:33vraiment
50:33et puis le public
50:35est au rendez-vous
50:36donc ça nous ravit
50:37et encore merci à Julien
50:38d'avoir écrit
50:39vraiment une si belle pièce
50:40parce que
50:40c'est aussi intime
50:42qu'intéressant
50:43et drôle
50:44et émouvant
50:44et comme d'habitude
50:45ça va durer longtemps
50:46avec vous
50:47j'espère
50:47j'aime bien les grandes histoires
50:48et les longues histoires
50:49vous êtes à l'Apollo Théâtre à Paris
50:51jusqu'au 26 mai
50:51et en tournée l'année prochaine
50:52exactement
50:53c'est ce qu'on nous souhaite de mieux
50:54et vous suivrez Julien Baptiste
50:55oui alors
50:56j'espère bien
50:58le suivre
50:59le plus longtemps possible
51:02Emmanuel me dit toujours
51:03je ne sais pas qui
51:03pourrait être remplacé
51:04sur ce rôle
51:05donc c'est très flatteur
51:06et très agréable à entendre
51:07voilà
51:08moi si je peux jouer
51:09ce personnage
51:10autant de temps que possible
51:12je serais très heureux
51:13parce que je l'aime profondément
51:14et puis
51:14comme le dit Emmanuel
51:15on a une troupe
51:16qui est vraiment une famille
51:17donc direction l'Apollo
51:19pour retrouver Disney
51:20merci Emmanuel Boisdron
51:21merci Julien Baptiste
51:22merci à bientôt
51:23pour d'autres aventures
51:24à très vite
51:25l'équipe d'une vie
51:26c'est terminé pour aujourd'hui
51:27on se retrouve bientôt
51:28restez fidèles
51:29à l'écoute de Sud Radio
Commentaires