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  • il y a 3 mois
Les clefs d'une vie - Marc Roche

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##LES_CLEFS_D_UNE_VIE-2025-10-23##

Catégorie

Personnes
Transcription
00:00Sud Radio, les clés d'une vie, Jacques Pessis.
00:03Les clés d'une vie, celle de mon invité.
00:05Le journaliste que vous êtes a connu les cours de la bourse
00:08avant d'en découvrir d'autres cours où l'argent n'est visible que sur les couverts.
00:12Vous avez mené une vie de château, celle des Windsor,
00:15que vous racontez aujourd'hui dans un livre passionnant.
00:18Bonjour Marc Roche.
00:19Bonjour.
00:20Alors, vous êtes journaliste, on va expliquer pourquoi.
00:22Publiez Ma vie chez les Windsor, les derniers secrets de Buckingham,
00:26chez Albin Michel, qui n'est pas un livre de ragot, mais un livre vécu.
00:30On va expliquer pourquoi.
00:31Et le principe des clés d'une vie, c'est d'évoquer votre parcours,
00:34mais aussi les Windsor, à travers des dates clés.
00:36Et donc, je vais évoquer la première date clé,
00:39qui pour moi est importante, car je crois que c'est le terme
00:42de la première partie de votre carrière, le 1er août 2014.
00:47Et vous étiez jusque-là journaliste financier au Monde,
00:50chargé de la couverture sur la City.
00:52C'est cela.
00:54Donc, je suis arrivé au Monde en 89 et j'ai couvert la City.
01:00Donc, la place financière en plein bouleversement de la déréglementation
01:07et aussi de l'ouverture de la place londonienne à la concurrence,
01:13et notamment les banques françaises qui ont débarqué à Londres.
01:18Mais vous savez, au Monde, il fallait à la fois s'occuper de son principal sujet,
01:25qui était, dans mon cas, la finance, les banques, les hedge funds,
01:32le blanchiment et toutes ces choses associées.
01:37Mais on pouvait prendre, pour se changer les idées, un autre sujet.
01:43Et j'ai pris la royauté parce que personne ne s'y intéressait au Monde.
01:46Vous savez, la royauté, journal, sous Edwip-Lenel,
01:49il ne savait même pas que ça existait.
01:52On va en parler.
01:53Mais il faut savoir, pour celles et ceux qui ne connaissent pas la City,
01:56ce sont 8 584 habitants au dernier sensement,
02:00un lieu tout petit, mais on traite des affaires.
02:03C'est la deuxième place financière du monde derrière celle de New York.
02:07La City est vraiment le poumon européen de la finance.
02:12New York, à cause de son interlente énorme,
02:15les États-Unis et le Canada, est toujours en tête.
02:20Mais la City est très importante parce que c'est là que sont
02:23toutes les filiales européennes, Proche-Orient et Afrique,
02:28des grandes banques américaines et des autres banques européennes et asiatiques.
02:35C'est aussi là, dans la City, où l'on gère les pétrodollars.
02:40Et c'est surtout le centre du négoce des matières premières et de l'assurance.
02:45Et c'est un monde très particulier, très fermé,
02:47où même quand on est journaliste, il faut entrer, Marc Roche.
02:50C'est un monde totalement fermé pour être riche, vivons, cachés.
02:58Mais comme toujours en Angleterre, où tout est fermé,
03:01il n'y a pas que la City qui est fermée, l'aristocratie est fermée,
03:05la justice, les médias même.
03:09Vous établissez des relations avec les gens basées sur la confiance.
03:14Et à ce moment-là, mes interlocuteurs me parlaient assez ouvertement,
03:21à condition de n'être jamais cités,
03:24et à condition de respecter leur vue,
03:31même si, travaillant pour un journal de gauche à l'époque,
03:35bien sûr, le tropisme du monde était plutôt anticapitaliste.
03:41– Il se trouve que j'ai reçu il y a quelques semaines Amandine de Clermont-Tonnerre
03:45qui dirige Point de vue et qui a commencé sa carrière dans la City à Londres
03:49avant de venir à Paris refaire ce journal de famille.
03:53Alors il se trouve que vous êtes né, vous, en Belgique, à Ixelles,
03:55qui est un quartier de Bruxelles qui rassemble des lieux et des gens très différents.
04:00– Ixelles est un quartier du centre de Bruxelles,
04:05mais un quartier assez riche, assez aisé,
04:09qui est d'un voisin ducle qui est le quartier le plus aisé de Bruxelles,
04:16mais à la fois qu'il y a des tas de communautés étrangères, immigrées,
04:21et notamment une très importante population africaine
04:25venant de la République démocratique du Congo.
04:28Il y a tout un quartier avec ses magasins, avec ses discothèques,
04:35avec ses bars, ses restaurants, matonguées, et c'est le Congo.
04:42Et le Congo, bien sûr, c'était la colonie belge par excellence.
04:45– Il se trouve que votre enfance est liée aux diamants et aux métaux
04:49de par votre père, Marc Roche.
04:51– Oui, mon père était diamantaire, mais était un certisseur.
04:56C'est-à-dire qu'il ne faisait pas partie des diamantaires riches.
04:59Il faisait plutôt partie des ouvriers diamantaires.
05:02Et tous les jours, il prenait le train de Bruxelles
05:05pour aller à Anvers, qui est le centre mondial de la Coupe du Diamant.
05:11– Et il se trouve que finalement, la Belgique, c'était le point de départ,
05:15mais un jour, vous avez décidé de quitter en France, d'aller en France.
05:17– Oui, vous savez, tous les Belges qui se sentent un peu à l'étroit en Belgique,
05:23c'est un merveilleux pays, moi j'y suis très attaché, je suis belge,
05:27bien que j'ai pris la nationalité britannique après le Brexit,
05:31mais je trouvais que c'était étroit et que la presse française
05:35présentait beaucoup plus d'opportunités de vivre à l'étranger que la presse belge.
05:41Et bien sûr, c'est comme ça que j'ai été basé à la fois aux États-Unis
05:44et en Grande-Bretagne, pour le monde, mais également pour le point
05:48et d'autres employeurs français.
05:51– Bruxelles a un avantage qui n'existe plus.
05:54Quand on arrivait jadis à la gare du Midi,
05:56il y avait l'odeur du chocolat Côte d'Or dont l'usine était juste en face
05:59et c'était un moment de bonheur que vous avez peut-être connu.
06:01– Absolument, vous savez, moi je connais bien le quartier d'Anderlecht
06:07où était Côte d'Or et quand on arrivait bien sûr à la gare du Midi,
06:14la première chose qu'on voyait c'était la physionomie de Tintin
06:17parce qu'il y avait également les éditions Casterman qui étaient là.
06:20– Lombard, du Lombard.
06:21– Du Lombard, pardon, qui maintenant est Casterman
06:25et il y avait bien sûr cette merveilleuse usine Côte d'Or
06:29et cette odeur absolument extraordinaire.
06:32malheureusement aujourd'hui Côte d'Or fait partie d'une multinationale Nestlé.
06:36– Et Lombard, donc les éditions du Lombard qui sont toujours Paul Avenue en Rispac,
06:40ce Tintin c'était Raymond Leblanc qui avait eu l'idée
06:43et en son autorousse il avait vu le sigle Mercedes qui tournait en Allemagne
06:48et il avait dit je veux faire la même chose avec Tintin.
06:50Il avait trouvé l'ingénieur et ce Tintin tourne depuis des années,
06:55depuis des décennies au-dessus de l'immeuble du Lombard aujourd'hui des huit étages.
06:59Alors le journalisme en même temps ça n'a rien à voir avec le diamant.
07:01– Non, rien du tout sauf que j'ai, à cause du diamant et de l'influence paternelle,
07:07je me suis intéressé aux matières premières.
07:10Et qui dit matières premières dit bien sûr finances
07:13et donc c'est ainsi que je me suis dirigé,
07:17après des études d'économie à l'université de Bruxelles
07:20et un passage aux Etats-Unis à Columbia,
07:24que je me suis dirigé vers le journalisme d'abord en Belgique
07:28avec le grand journal le soir pour lequel j'ai travaillé à la rubrique économique
07:34et ensuite Le Monde, bien sûr, comme correspondant sur la City à Londres.
07:41– Donc vous avez vécu le Brexit en direct, Marc Roche ?
07:44J'ai non seulement vécu le Brexit, que moi j'étais un riméneur,
07:49donc j'étais pour le maintien du Royaume-Uni dans l'Union Européenne.
07:53Après tout, je suis bruxellois, donc l'Union Européenne c'est chez nous.
07:57Mais je me suis complètement trompé.
08:02Je n'ai pas saisi la révolte de l'Angleterre profonde
08:06contre l'immigration non contrôlée,
08:10en l'occurrence à l'époque les travailleurs
08:15qui venaient de l'ex-bloc communiste,
08:19surtout polonais et ensuite roumains et bulgares.
08:22Et comme je vivais essentiellement à Londres,
08:24que je couvrais la City, que je couvrais les riches,
08:26je n'avais aucune idée de ce qui se passait en province.
08:30J'ai été pris au dépourvu,
08:32et ça m'a amené à une réflexion qui a conduit sur un livre,
08:37le Brexit va réussir,
08:39parce que j'ai commencé à comprendre
08:42qu'il y avait une vie pour le Royaume-Uni
08:45en dehors de l'Union Européenne.
08:47– Et il y avait aussi une vie en Belgique,
08:49et on va parler de la monarchie britannique tout à l'heure,
08:52mais il y a aussi la monarchie belge avec le prince Philippe,
08:55et il y a une chanson, je ne sais pas si vous le savez,
08:58qui a fait scandale en son temps.
08:59– Paola, Dolce Paola.
09:03– Salvatore Adamo chante Dolce Paola à ses débuts,
09:08et on a cru à l'époque qu'il avait une histoire d'amour
09:10avec la princesse Paola, ce qui n'était pas du tout le cas.
09:12– Il n'a pas eu d'histoire d'amour, mais d'autres en ont eu.
09:16– Exactement, et c'est vrai qu'aujourd'hui, la Belgique,
09:19le roi et la reine sont très importants,
09:23dès qu'il y a un numéro spécial du soir ou du soir magazine sur eux,
09:28c'est un triomphe.
09:28– Oui, c'est-à-dire que dans ce pays qui est quand même profondément divisé
09:34linguistiquement entre flamands et francophones,
09:38régionalement entre le nord riche et le sud pauvre,
09:41la royauté, comme l'équipe nationale des Diables Rouges,
09:45sert de ciment, de roc, c'est le seul qui tient ce pays ensemble,
09:49d'où leur popularité.
09:51– Il se trouve donc que vous êtes intéressé à la monarchie britannique,
09:53comment est venue l'idée de se dire,
09:55tiens, pourquoi ne pas s'intéresser à la reine d'Angleterre, Marc Roche,
09:58quand on fait de la finance ?
10:00– J'ai toujours estimé que la royauté britannique
10:05était au cœur de l'identité britannique.
10:08– Et bien sûr, quand on fait de la finance ou qu'on travaille pour le monde,
10:13vos employeurs considèrent que c'est du people.
10:17Mais ce n'est pas du people.
10:20Au Royaume-Uni, la royauté a un rôle central.
10:24C'est le garant de l'unité du pays,
10:28c'est le garant de la religion anglicane,
10:33c'est le représentant du Commonwealth,
10:36sa grande famille d'Utre-mer, quand même 62 pays,
10:39un quart de l'humanité,
10:41qui permet au Royaume-Uni de boxer
10:43au-delà de sa catégorie pugilistique de puissance moyenne,
10:47d'autant plus après le Brexit.
10:49Et puis ce sont des personnages extraordinaires.
10:52Shakespeare n'aurait pas pu les inventer.
10:54Si vous pensez à la reine Camilla,
10:56maîtresse pendant 34 ans,
10:59en pointillé du futur roi,
11:01qui est couronnée, reine,
11:05après avoir éclipsé celle qui devait l'être, Diana,
11:08morte dans un accident de circulation,
11:12un banal accident de circulation.
11:14Et donc c'est extraordinaire ce personnage.
11:17Donc il y a l'institutionnel,
11:19et puis il y a l'humain.
11:21Eh bien l'humain, on va l'évoquer justement
11:23à travers une seconde date,
11:24le 15 octobre 1991.
11:26A tout de suite sur Sud Radio avec Marc Roche.
11:29Sud Radio, les clés d'une vie, Jacques Pessis.
11:32Sud Radio, les clés d'une vie,
11:34mon invité Marc Roche,
11:35journaliste qui publie Ma vie chez les Windsor,
11:38Les Derniers Secrets de Buckingham,
11:40aux éditions Albin Michel.
11:41Donc vous êtes journaliste au départ dans la finance,
11:43ensuite vous découvrez la couronne britannique,
11:47et le 15 octobre 1991,
11:49c'est votre première rencontre avec la reine.
11:52La reine Elisabeth,
11:58et vous la rencontrez dans un lieu symbolique
11:59qui est le Zimbabwe.
12:00Oui, l'extraudésie, ex-colonie britannique.
12:04J'étais allée couvrir pour le monde,
12:06le sommet du Commonwealth,
12:08et aussi faire un grand portrait
12:10sur la reine Elisabeth II.
12:13Et il se faisait qu'à l'époque,
12:15il y avait très peu de journalistes étrangers
12:17qui couvraient et la reine et le Commonwealth.
12:20Et donc, j'ai été présenté à la reine,
12:23première fois que je la voyais,
12:25et cette rencontre m'a marquée.
12:26Et vous découvrez la reine Elisabeth,
12:29une personne très mystérieuse.
12:31Il y a des règles très précises quand on la rencontre.
12:33D'abord, on l'appelle Mame, je crois.
12:35D'abord, c'est Votre Majesté,
12:37et ensuite, c'est Mame.
12:38Pourquoi Mame ?
12:39Madame, c'est la règle.
12:41Même ses amis les plus proches doivent l'appeler comme ça.
12:44Personne, à part son époux, le prince Philippe à l'époque,
12:48ne pouvait l'appeler par son prénom.
12:51Des membres de sa soeur également,
12:53et sa mère également.
12:54Mais même ses enfants l'appelaient Mame.
12:58Et vous ne pouvez pas lui parler,
13:00celle qui s'adresse à vous.
13:03La politique est exclue.
13:04Elle pose toujours les trois mêmes questions.
13:09Dans mon cas, depuis combien de temps vivez-vous au Royaume-Uni ?
13:11Vous vous y plaisez ?
13:14La météo n'est-elle pas un problème ?
13:18Je lui disais, vous savez, en Belgique, ce n'est pas mieux.
13:20Et au Royaume-Uni, c'est encore pire.
13:22Et c'est comme ça.
13:23Alors, moi, j'ai été stupéfait.
13:25Je ne l'avais jamais vue.
13:26Elle est d'abord beaucoup plus petite que je ne pensais.
13:29Elle était beaucoup plus petite que je ne pensais.
13:31La main est très molle,
13:34parce qu'elle, bien sûr, elle sert tellement de main
13:36qu'elle n'a pas envie de se briser la main.
13:41Les fins de phrase étaient inaudibles.
13:46Et elle vous regardait avec des yeux glacés,
13:50mais en même temps, vous étiez la personne la plus importante
13:52pendant une minute.
13:53C'est une impression très étrange.
13:56Et elle se débarrassait de vous avec un art consommé,
13:59parce que je lui parle.
14:01Et puis, elle a disparu.
14:03Parce qu'on ne répond pas à la reine
14:04quand elle a décidé que c'est fini.
14:06Elle ne dit jamais que c'est fini.
14:08Elle part.
14:09Exactement.
14:09Alors, pour arriver jusqu'à la reine,
14:11ça a été presque un chemin de croix,
14:13parce qu'il faut rentrer dans les petits papiers
14:15de la communication.
14:17Et ça, ce n'est pas très facile, Marc Roche.
14:19La seule manière de rencontrer la reine,
14:21c'est de faire partie du Royal Rota.
14:23Alors, qu'est-ce que c'est le Royal Rota ?
14:25C'est les journalistes dûment accrédités
14:27à Buckingham Palace.
14:28Et, pour être membre du Royal Rota,
14:33il faut généralement représenter un journal
14:37ou des médias britanniques.
14:39Mais, comme je suis francophone,
14:41et que la reine était francophone et francophile,
14:44elle a accepté qu'il y ait un étranger,
14:47à condition qu'il y ait deux du Commonwealth également.
14:49Nous étions trois.
14:51Si vous êtes membre du Royal Rota,
14:53vous avez le droit d'assister à tous les événements royaux,
14:58à rencontrer tous les membres de la famille royale,
15:01en respectant les règles, bien sûr,
15:03et leur entourage.
15:04Sans ce sésame, vous ne pouvez rien faire.
15:08Sauf si, bien sûr, vous avez énormément d'argent
15:14que donne votre employeur,
15:16pour, bien sûr, avoir des informations,
15:19des valets ou des soubrières.
15:21Mais, dans mon cas,
15:23pour couvrir la couronne,
15:24il faut être membre du Royal Rota.
15:26Royal Rota, il y a un pendant.
15:29Vous ne pouvez rien écrire.
15:33Vous pouvez critiquer des aspects amusants,
15:36mais vous ne pouvez pas critiquer l'institution et ses membres.
15:40Sinon, on vous retire le Royal Rota
15:42et vous êtes mort journalistiquement.
15:47Il se trouve aussi que,
15:48lorsque vous rencontrez la reine,
15:49la règle absolue, c'est pas de photos et pas de notes.
15:53Vous ne pouvez certainement pas prendre de notes,
15:55pas de photos,
15:56et aujourd'hui, bien sûr,
15:57pas de téléphone portable.
16:02Vous avez, vous rencontrez la reine,
16:04mais vous rencontrez l'institution.
16:08Et, en plus, les Windsors n'aiment pas les médias.
16:11Ils ont, c'est pas leur milieu naturel.
16:15Leur milieu naturel, c'est l'aristocratie,
16:18c'est les éleveurs de chevaux,
16:21c'est les grandes demeures.
16:23Les journalistes, ils n'ont que du mépris,
16:26qu'ils cachent bien,
16:26mais ils les méprisent.
16:28D'autant plus que, depuis la mort de Diana à Paris,
16:33dans un accident de voiture,
16:35ils rendent la presse responsable de ce décès.
16:38C'est particulièrement le cas de William et de Harry,
16:42qui ne veulent pas entendre parler de journalistes
16:44et font leur propre communication.
16:45Ce qui est étonnant aussi, c'est le côté francophile de la reine.
16:49Elle parle français couramment.
16:51Moi, je me souviens des images du premier dîner officiel
16:54avec René Coty à l'Élysée.
16:56Elle s'exprime dans un français parfait.
16:58Le français de la reine était parfait.
17:03Un peu rouillé et un peu trop parfait pour être autochtone, je dirais.
17:10Mais c'est la seule langue étrangère qu'elle pratiquait.
17:13Elle adorait la France,
17:15où elle a d'ailleurs effectué le plus grand nombre de visites officielles en Europe.
17:20Et même lorsqu'elle est venue,
17:23elle n'était pas encore reine,
17:24elle est venue princesse avec le prince Philippe,
17:27passé quatre jours à Paris, pratiquement incognito.
17:29En 1947, elle est venue à Paris.
17:32C'était un grand moment.
17:33Elle a fait de la connaissance à cette époque du futur président Pompidou,
17:38qui était le conservateur d'une exposition britannique au musée Galliera.
17:43Et sa francophilie était particulièrement marquée également dans sa vie privée.
17:50Puisque les seules vacances qu'elle prenait en dehors du Royaume-Uni,
17:55c'était aller en Normandie.
17:56Elle était duchesse de Normandie,
17:58où elle possédait d'ailleurs une maison.
18:01Aller en Normandie pour acheter des pursans.
18:04Il se trouve aussi que, dans votre cas,
18:07il y a les dîners officiels et les dîners de clôture,
18:09qui sont aussi très particuliers.
18:11Quelquefois, les assiettes viennent par avion jusqu'au dîner de clôture.
18:15Le dîner de clôture au Zimbabwe,
18:17les assiettes, mais non seulement les assiettes,
18:19les verres, les couverts, les nappes,
18:21étaient venus par avion de la Royal Air Force.
18:24Comme cela, la reine n'était pas dépaysée.
18:28Et puis, vous savez, c'est merveilleux, la monarchie britannique,
18:31parce qu'ils savent faire, on l'a vu encore,
18:34avec Charles III et Trump,
18:37ils savent impressionner les dignitaires étrangers.
18:41Et quoi de plus impressionnant de se retrouver
18:43dans la chaleur zimbabweienne,
18:46avec le service de Sèvres ?
18:49Il se trouve aussi qu'il y a quelques années,
18:52elle est allée à Beaumanière,
18:53à Lousteau de Beaumanière,
18:55et qu'elle est arrivée pour voir des photos de son père qui était venu.
18:59Et elle est arrivée avec son équipe,
19:00elle avait dans ses mâles le thé et l'eau chaude
19:03pour son 4 heures.
19:05Absolument.
19:06La reine d'Angleterre était une femme d'habitude.
19:11Et tout en étant francophile,
19:14et présidente du Commonwealth,
19:18la grande famille d'outre-mer,
19:19et cosmopolite, et voyageant à l'étranger,
19:22elle était toujours restée très anglaise.
19:24Et qu'est-ce qu'il y a de plus anglais
19:25qu'amener son propreté à l'heure du thé ?
19:28Exactement.
19:29Il se trouve aussi qu'elle avait beaucoup d'humour en privé.
19:32Son mari, je crois, elle l'appelait Saucisse,
19:34ce qui ne faisait pas rire le mari.
19:37Et son spectacle préféré, c'est un spectacle français,
19:39La plume de ma tante,
19:40Les Branquignols de Robert Derry.
19:42Elle a tellement aimé Robert Derry
19:44quand elle l'a vu un soir à Londres,
19:47qu'elle l'a invité au palais,
19:48ce qui était le premier pour faire son spectacle au palais,
19:50je ne sais pas si vous le savez.
19:51Je l'ignorais totalement,
19:53mais par exemple, je me souviens que
19:55lors du banquet
19:59donné en l'honneur de Jacques Chirac en 2004,
20:02pour le centenaire de l'entente cordiale,
20:07elle avait organisé
20:09un accompagnement,
20:13un musical,
20:14et c'était Les Misérables.
20:16Exactement,
20:17qui étaient montés au départ à Paris
20:19par Robert Rossen
20:20et qui sont partis à Londres.
20:21Il se trouve que le prince Philippe
20:22a toujours été là.
20:24C'est vrai qu'elle est tombée amoureuse de lui
20:25quand elle avait 13 ans
20:26et qu'elle a passé sa vie avec lui.
20:28C'est l'homme de sa vie.
20:30Il n'y eut que le prince Philippe.
20:33Il n'y a jamais eu le moindre potin
20:36sur des aventures extra-conjugales
20:39en ce qui concerne la reine.
20:40Peut-être la presse britannique
20:42a-t-elle voulu protéger l'institution,
20:45mais je ne pense pas.
20:45Je pense qu'il ne faut jamais l'oublier.
20:49C'était une femme pieuse
20:50qui croyait profondément
20:52dans les liens du mariage.
20:54Elle est gouverneur de l'église anglicane
20:57qui est une forme de protestantisme
21:00mais qui est l'église officielle.
21:03Elle faisait ses prières tous les soirs.
21:06Elle était très intéressée
21:08par les questions religieuses
21:09et elle a notamment été très proche
21:12du prédicateur protestant américain Billy Graham.
21:16Ça c'est le côté pieux de la reine.
21:18Mais il y a eu d'autres visites officielles
21:20auxquelles vous avez participé
21:21et on va évoquer la date du 26 mars 2008.
21:24A tout de suite sur Sud Radio
21:25avec Marc Roche.
21:27Sud Radio, les clés d'une vie.
21:29Jacques Pessis.
21:30Sud Radio, les clés d'une vie.
21:31Mon invité Marc Roche, journaliste.
21:34Journaliste à Londres.
21:35Ma vie chez les Windsor.
21:36Les derniers secrets de Buckingham.
21:38Un livre passionnant chez Albin Michel
21:39qu'on évoque puisque vous avez eu le privilège
21:41de suivre la reine d'Angleterre
21:43et son fils aujourd'hui.
21:46Alors j'ai trouvé la date du 26 mars 2008.
21:49Un soir à Windsor.
21:50Écoutez.
21:50Nicolas Sarkozy a donc passé sa deuxième
21:52et dernière journée à Londres
21:54au programme notamment
21:55un long entretien
21:56avec le premier ministre Gordon Brown
21:58après la mésentente.
21:59Et surtout un dîner avec la reine.
22:01Un dîner officiel
22:02auquel vous avez participé Marc Roche.
22:05J'ai eu l'honneur d'être invité
22:07au dîner offert par la reine
22:09au président Sarkozy.
22:11Alors, dîner totalement dominé
22:13par Carla Bruni
22:14et sa performance
22:15lors de l'après-midi
22:16lors de l'accueil.
22:18ça a été un grand moment
22:20mais surtout
22:21dominé par le fait
22:22que le président Sarkozy
22:24et son époux
22:26sont allés se coucher
22:27avant la reine
22:29ce qui est
22:29une grave entorse au protocole.
22:32mais, m'a dit par la suite
22:34Carla Bruni
22:35que j'ai interrogé
22:37sur cet incident
22:38il m'a dit
22:39vous savez
22:39nous étions jeunes mariés.
22:41Exactement.
22:42Et il y a eu aussi
22:42un autre incident
22:43avec Rachida Dati
22:44qui est allé bouder
22:45je crois.
22:46Oui, Rachida Dati
22:47avait été oublié
22:49dans le cortège.
22:50Oh la pauvre.
22:51Il y a toujours
22:52un cortège
22:54d'officiels
22:56et de membres
22:57de la famille royale
22:58et puis d'invités français
22:59commençant bien sûr
23:00avec le président
23:01et la reine
23:02suivie du duc d'Edimbourg
23:04et madame Carla Bruni
23:06et là
23:07on avait oublié
23:09Dati
23:09et donc
23:10elle boudait
23:11et finalement
23:12on a trouvé
23:13un assistant
23:16de la reine
23:17pour mettre
23:19madame Dati
23:19dans le cortège.
23:21Mais elle a boudé
23:21toute la soirée
23:22parce qu'à un moment
23:22je lui ai dit
23:23mais madame
23:24puis-je vous présenter
23:26parce qu'elle était
23:27dans son coin
23:28toute seule là
23:28lors du café
23:30alors je lui ai dit
23:31mais puis-je vous présenter
23:32le prince de Galles
23:34avec qui je viens
23:35de parler
23:36et elle m'a dit
23:38non non non non
23:38je suis très bien
23:39où je suis.
23:40Alors il se trouve
23:41qu'après tout ça
23:42il faut écrire un article
23:43et ces articles
23:44bien sûr
23:44sont surveillés
23:46par la communication
23:47depuis Ingham
23:48et ça n'a pas toujours
23:49été facile pour vous
23:50Marc Roche.
23:51Non
23:51d'autant plus
23:52qu'il y a
23:54un incident
23:55c'est
23:56lors d'une réception
23:58donnée par la reine
23:59pour les médias
24:01ça a dû être très dur
24:02pour elle connaissant
24:03son dédain
24:03pour les journalistes
24:05je me retrouve
24:06face à face
24:07avec elle
24:08et elle dit
24:08enfin en français
24:09je suis loin
24:11de tous ces horribles
24:12journalistes anglais
24:13et elle me dit
24:15la situation en France
24:17qu'est-ce que vous en pensez
24:19donc je lui explique
24:19qui a Jean-Marie Le Pen
24:21au deuxième tour
24:22de l'élection présidentielle
24:24et elle me dit
24:26oui
24:26j'espère que les français
24:28vont bien voter
24:29parce que ce serait dramatique
24:31s'ils ne
24:33votaient pas bien
24:35et alors j'appelle
24:37Edwin Plenel
24:38et je lui dis
24:38écoute
24:39je ne sais pas quoi faire de ça
24:40la reine m'a dit
24:41qu'elle soutient Chirac
24:42il me dit
24:43on va la mettre en une
24:45et on a eu ce titre
24:47la reine d'Angleterre
24:49soutient Jacques Chirac
24:50coup de fil
24:51de Buckingham Palace
24:52me disant
24:53c'est
24:54complètement
24:55en dehors
24:56du protocole
24:58vous avez trahi
25:00votre signature
25:01de ne jamais rien
25:02divulguer
25:03de ce que dit
25:04sa majesté
25:05et puis il me dit
25:06en off
25:07entre nous
25:09c'est bien
25:09la reine
25:10est contre l'extrême droite
25:11voilà
25:12et il se trouve aussi
25:13quelqu'un
25:13où vous avez parlé
25:14des dîners
25:15qui n'étaient pas aussi bons
25:16le vin n'était pas aussi bon
25:17et là aussi
25:18ça n'a pas plu
25:18à la communication
25:19du Kingham
25:20j'ai manqué peut-être
25:22de subtilité
25:24étant invité
25:26de critiquer
25:27notamment
25:28lors du banquet
25:30offert
25:31en l'honneur
25:32des Chirac
25:33que mon champagne
25:35était bouchonné
25:36que la crème
25:38anglaise
25:39comme on dit
25:40était
25:41graveleuse
25:42et que
25:44le steak
25:45était trop cuit
25:46et alors
25:47le palais
25:48était furieux
25:49mais ils m'ont dit
25:49mais vous savez
25:50si le steak
25:50était trop cuit
25:51c'est parce que
25:51le président
25:52Chirac
25:52était en retard
25:53voilà
25:53il y a toujours
25:54un bon prétexte
25:55et puis Marc Roche
25:56vous racontez
25:57dans ce livre
25:57que justement
25:57vous avez connu
25:59le château de Windsor
26:00qui est le château
26:00officiel de la famille
26:01et d'ailleurs
26:02le nom au départ
26:03c'était une dynastie allemande
26:05pendant la guerre
26:05et en 1917
26:07le roi a changé
26:09le nom de la famille
26:10en Windsor
26:10oui parce qu'il y avait
26:11un fort sentiment
26:12anti-allemand
26:14en 1917
26:15parce que cette première
26:16guerre mondiale
26:17se prolongeait
26:18avec d'énormes
26:19victimes
26:22beaucoup de morts
26:25dans l'armée britannique
26:26et donc
26:27la royauté
26:28a senti le danger
26:29et Georges V
26:31s'est dit
26:32il faut changer le nom
26:33de Saxe-Cobourg
26:35à quelque chose d'autre
26:36alors ils sont cassés
26:37la tête
26:38puis il s'est dit
26:39mais n'allons pas plus loin
26:40Windsor
26:41c'est très joli
26:42tout le monde aime Windsor
26:43c'est le symbole
26:44de Guillaume le Conquérant
26:46c'est l'histoire d'Angleterre
26:48c'est une superbe forteresse
26:49qui surplombe la Tamisse
26:51appelons-nous Windsor
26:53et depuis lors
26:55il s'appelle
26:55les Windsor
26:56mais ce sont
26:57des allemands
26:58le château de Windsor
26:59c'est un lieu incroyable
27:00je crois qu'il y a
27:01300 cheminées
27:02et des rameneurs
27:03à l'année
27:03pour les entretenir
27:04c'est un lieu
27:05féerique
27:07le château de Windsor
27:08et alors
27:09la reine était très attachée
27:11parce que pendant la guerre
27:12elle s'y est réfugiée
27:15avec sa soeur
27:16sa mère
27:17et son père
27:18et donc
27:19elle a passé toute la guerre
27:20là-bas
27:20et c'était son château
27:22favori
27:23mais c'est un monde
27:25absolument extraordinaire
27:26un univers
27:27un château
27:28qui n'existe nulle part
27:30je crois qu'il y a
27:30450 horloges
27:32et que le problème
27:33c'est quand on passe
27:33de l'heure d'été
27:34à l'heure d'hiver
27:35oui alors
27:35les pauvres
27:36employés
27:38qui sont déjà
27:38pas très bien payés
27:39parce que quand
27:40vous travaillez
27:40pour les Windsor
27:41c'est quasi
27:42gratuit
27:44mais vous êtes
27:45logé
27:46blanchi
27:47et
27:47c'est prestigieux
27:49mais donc
27:50les pauvres
27:51doivent remonter
27:51toutes les horloges
27:52d'une heure
27:53ce qui est beaucoup de travail
27:55puis on a 450
27:56dans ce palais
27:57qui est ouvert
27:58au public en plus
27:59il y a les cérémonies
28:01parce qu'on a vécu
28:01les 50 ans
28:02et les 70 ans
28:03de son règne
28:04là aussi
28:04pour la monarchie britannique
28:06ça a été très important
28:06et vous avez vécu
28:07tout ça
28:07Marc Roche
28:08oui les cérémonies
28:09sont essentielles
28:10parce que
28:11c'est la manière
28:12pour la royauté
28:15de se mettre
28:15en représentation
28:17c'est l'interface
28:18avec le peuple
28:19les cérémonies
28:20les jubiles
28:21les anniversaires
28:23les commémorations
28:24et donc
28:25c'est essentiel
28:26de sortir
28:28absolument
28:29tous les
28:31comment dirais-je
28:32ces instruments
28:33du pouvoir
28:33par exemple
28:35le fameux
28:37balcon
28:38de Buckingham
28:39où on retrouve
28:40toute la famille royale
28:41et la famille royale
28:43fait le salut
28:45à la foule
28:46et ce balcon
28:47de Buckingham
28:49est devenu
28:50en fait
28:50le symbole
28:51de la royauté
28:52mais il ne faut jamais
28:53oublier
28:53au Royaume-Uni
28:54le roi
28:56la reine
28:57règne
28:58mais ne gouverne pas
29:00oui mais la reine
29:01travaille beaucoup
29:02car Elisabeth
29:02jusqu'à la fin de sa vie
29:03a énormément travaillé
29:05en veillant sur tout
29:07avec son secrétariat
29:08en s'occupant des menus
29:09en s'occupant
29:10de ses oeuvres caritatifs
29:11de ses chevaux
29:12enfin tout y est passé
29:13les Windsor
29:15on peut les critiquer
29:16je les critique
29:16dans mon livre
29:17je dis carrément
29:18qu'ils sont épouvantables
29:19parce que
29:20ils sont très imbus
29:22de leur position
29:23ils sont pingres
29:24ils n'en font qu'à leur tête
29:26ils rient de leurs propres blagues
29:28mais en fait
29:29ils travaillent beaucoup
29:30que ce soit
29:31Elisabeth II
29:32ou Charles III
29:33ce sont des stacanovistes
29:35et Charles III
29:36c'est particulièrement
29:37un problème
29:39parce qu'il est malade
29:41il est atteint
29:41d'un cancer
29:42dont on ne connaît
29:42ni la gravité
29:43ni la nature
29:45mais il continue
29:46de travailler
29:46comme si de rien n'était
29:48il
29:48comme sa mère
29:50tous les jours
29:52reçoit
29:52tous les documents
29:54d'état
29:54importants
29:55des fameuses
29:55valises rouges
29:56qu'il doit lire
29:57c'est deux à trois heures
29:58de travail
29:59et souvent
30:00le soir
30:00et la reine faisait tout ça
30:02en dehors des cérémonies officielles
30:04jusqu'à la fin de sa vie
30:05jusqu'à la fin de sa vie
30:07la reine
30:08a
30:08ce qu'on appelle
30:11faire les boîtes
30:11parce que c'est sous
30:12des formes
30:13de boîtes rouges
30:15qui renferment
30:17les documents officiels
30:18elle l'a fait
30:19jusqu'à la fin de sa vie
30:20mais il y a deux jours
30:22où elle est libre
30:23de ne pas le faire
30:24c'est Noël
30:25et c'est Pâques
30:26et comme c'est une femme
30:27pieuse et religieuse
30:29elle avait insisté là-dessus
30:30et puis elle entourage
30:32la famille
30:32et les autres
30:33ducs de la reine
30:35et moi je me souviens
30:35de la duchesse de Bedford
30:36qui avait
30:37qui était
30:38qui avait aussi
30:39un château
30:40du duc de Bedford
30:41la duchesse de Bedford
30:42était une française
30:42qui s'appelait
30:43Nicole Schneider
30:44qui avait beaucoup d'humour
30:45qui recevait
30:46les Beatles
30:47et Chantal Goyard
30:47à Bedford
30:49et un mari
30:50à ses volages
30:51moi je me souviens
30:52d'une interview
30:53je travaillais avec
30:54Philippe Bouvard
30:55la duchesse de Bedford
30:56vient à Londres
30:57dans l'émission
30:57on attend le duc
30:58qui ne vient pas
30:59j'ai eu hâte
31:00d'aller le chercher
31:00et il n'était pas venu
31:01parce qu'il était parti
31:02avec une autre
31:03pendant que sa femme
31:04était au micro
31:05de RTL
31:06voyez
31:06c'est des choses
31:08qu'on ne raconte pas
31:09dans la presse
31:10attention
31:14cela dépend
31:16quelle presse
31:17la presse populaire
31:18raconterait ça
31:19volontiers
31:20le mettrait en une
31:21parce que c'est vendeur
31:22les britanniques sont
31:24voyeurs
31:24parce qu'ils sont puritains
31:26la presse dite sérieuse
31:28ne le mettrait pas en une
31:31mais quand même
31:33dans les pages intérieures
31:34indiquerait
31:36avec hypocrisie
31:37qu'on a vu
31:39le duc de Bedford
31:40en bonne compagnie
31:42sans en dire plus
31:43mais le résultat
31:45est le même
31:45c'est qu'il y a
31:46un intérêt
31:47pour la vie privée
31:49de ceux
31:50qui gouvernent
31:51l'Angleterre
31:52qui n'existent pas
31:53en France
31:54et je crois
31:55que c'est lié
31:55au protestantisme
31:57où votre vie
31:58publique
31:59pardon
32:00votre vie privée
32:02se reflète
32:02dans votre vie publique
32:04et puis il y a un moment
32:05très fort
32:05qu'on a pas oublié
32:06qui a marqué le monde entier
32:07ce sont les Jeux Olympiques
32:08de Londres
32:09avec la reine
32:10qui a rencontré
32:10James Bond
32:11ça c'était totalement
32:12inattendu Marc Roche
32:13totalement inattendu
32:14et quand
32:15le directeur
32:18du petit film
32:20a contacté
32:22le palais
32:22le palais a dit
32:23mais c'est hors de question
32:24on va le proposer
32:25à la reine
32:25elle va refuser
32:26elle a accepté
32:27immédiatement
32:28parce qu'elle est très curieuse
32:30elle était très curieuse
32:32et le monde du cinéma
32:33l'avait
32:34toujours fasciné
32:35c'était un art
32:36qu'elle aimait beaucoup
32:37et ensuite
32:38elle aimait beaucoup
32:39les James Bond
32:40007
32:41et surtout Daniel Creed
32:43parce que la reine
32:44Elisabeth II
32:45aimait les beaux hommes
32:46et puis à Balmoral
32:48le château
32:49où elle nous a quittés
32:50et que vous avez aussi connu
32:51et c'est vrai
32:52que la disparition
32:52de la reine
32:53bon
32:53deux jours avant
32:55elle rencontre
32:55la nouvelle première ministre
32:56elle a l'air en forme
32:57personne n'y attendait
32:58la rumeur a commencé
32:59à courir le matin
33:00et on a appris le soir
33:01qu'elle nous avait quittés
33:02ça a été une surprise
33:04pour tout le monde
33:05parce que la fameuse photo
33:06où elle rencontre
33:07Lysstros
33:07alors elle est sur une canne
33:09et c'est vrai
33:10qu'elle a l'air fatiguée
33:12mais bon
33:12elle avait 96 ans
33:14et on la savait
33:16malade
33:17mais quand même
33:18elle paraît là
33:21s'acquitter
33:22de sa charge
33:23comme
33:24elle l'a fait
33:25avec une dizaine
33:26de premiers ministres
33:27avant
33:28et puis
33:29elle meurt
33:30au château
33:30de Balmoral
33:31et le château
33:33de Balmoral
33:33que j'ai visité
33:34les appartements privés
33:35j'ai visité
33:36est un petit château
33:38mais c'est un château
33:38auquel elle était
33:39très attachée
33:40parce que
33:42c'est le souvenir
33:43de son père
33:44de sa mère
33:45de sa soeur
33:46c'est aussi
33:47l'Ecosse
33:49et la reine
33:49Elisabeth II
33:50comme Charlotte III
33:51d'ailleurs
33:52un attachement
33:52particulier à l'Ecosse
33:54c'est une région
33:56qu'ils aiment beaucoup
33:57et je pense
33:58que leur amour
33:59pour l'Ecosse
34:00a été le seul
34:01vrai frein
34:02à l'indépendance
34:03écossaise
34:04ça c'est ce que
34:05vous racontez
34:05dans ce livre
34:06qu'on va évoquer
34:07un peu plus longtemps
34:08et dans le détail
34:09avec la date
34:10de sa sortie
34:11le 17 septembre
34:122025
34:13à tout de suite
34:14sur Sud Radio
34:14avec Marc Roche
34:16Sud Radio
34:18les clés d'une vie
34:18Jacques Pessis
34:19Sud Radio
34:20les clés d'une vie
34:21mon invité
34:21Marc Roche
34:22nous parlons
34:23depuis tout à l'heure
34:24de la reine d'Angleterre
34:25depuis Kingham Palace
34:26car vous avez
34:27beaucoup travaillé
34:29à Londres
34:29comme correspondant
34:30chez les Windsor
34:31et vous publiez
34:33Ma vie
34:34chez les Windsor
34:34les derniers secrets
34:35de Buckingham
34:36chez Alain Michel
34:37alors pourquoi ce livre
34:38aujourd'hui
34:38puisque normalement
34:39vous êtes lié
34:40au secret
34:40Marc Roche
34:41pendant 30 ans
34:44j'ai respecté
34:46le secret
34:47qui est imposé
34:49à tous les membres
34:50du Royal Rota
34:51donc les journalistes
34:52accrédités officiellement
34:54à Buckingham Palace
34:55qui est un sésame
34:56qui vous ouvre
34:57tous les événements
34:58royaux
34:59plus vous rencontrez
35:00fréquemment
35:01les membres
35:01de la famille royale
35:02et leur entourage
35:05et le pendant
35:07de cela
35:08c'est que vous ne pouvez
35:09pas écrire
35:10ce que vous aimeriez
35:12écrire
35:12parce que vous êtes
35:13censuré
35:14ou plutôt
35:15vous vous auto-censurez
35:16parce que si vous
35:18sortez des clous
35:19vous perdrez
35:21le sésame
35:22du Royal Rota
35:24et donc
35:25j'ai gardé
35:26mes carnets de notes
35:27en me disant
35:28un jour
35:29ils serviront
35:30et aujourd'hui
35:31je me suis dit
35:32il est temps
35:33de parler
35:34du vrai visage
35:36des Windsor
35:37qui a
35:38d'un côté
35:39un beau visage
35:41un bon visage
35:42c'est l'Angleterre
35:43c'est la royauté
35:44et de l'autre
35:45des personnages
35:46avec leurs défauts
35:48c'est-à-dire
35:48vous avez vu
35:49ces défauts
35:50au quotidien
35:50lorsque vous observiez
35:51dans des dîners
35:52les Windsor
35:54et puis vous leur parlez
35:55et puis vous voyez
35:56comment ils réagissent
35:57je me souviens
35:57par exemple
35:58d'une conversation
35:59avec le futur Charles III
36:02qui était prince de Galles
36:03et il me dit
36:04mais monsieur Roche
36:05il paraît
36:07qu'il y a énormément
36:08de jeunes français
36:09qui viennent
36:09au Royaume-Uni
36:11pour travailler
36:12c'est une paire
36:13pour la France
36:13je lui dis
36:14écoutez
36:15votre Altesse royale
36:17c'est tout en plus
36:18une paire pour la France
36:19que vous nous envoyez
36:21les vieux britanniques
36:22grincheux
36:22qui coûtent
36:24à la sécurité sociale
36:25et ça
36:25elle n'a pas aimé
36:26du tout
36:26et il m'a laissé
36:27en plan
36:28et son
36:30directeur de cabinet
36:32est venu tout de suite
36:32mais comment
36:33osez-vous
36:34vous auriez dû dire
36:36mais en effet
36:37c'est une perte
36:38pour la France
36:39exactement
36:40alors il se trouve
36:41qu'effectivement
36:41le roi Charles III
36:43s'est organisé
36:44avec un secrétaire particulier
36:45qui connaît
36:46tous ses secrets
36:47et son rôle
36:48c'est de protéger
36:49le roi
36:49qu'on n'interview
36:50jamais
36:50le roi d'Angleterre
36:53ne donne jamais
36:53d'interview
36:54la reine
36:55n'en a jamais donné
36:56ça ne se fait pas
37:01parce que
37:02la royauté
37:05représente
37:07la neutralité politique
37:09et donc
37:10toute interview
37:11va être interprétée
37:12dans un sens
37:13comme un autre
37:13alors là où
37:15le souverain
37:16ou la souveraine
37:17participe
37:18à des émissions
37:19c'est pour des commémorations
37:21la guerre
37:22un jubilé
37:24mais généralement
37:26la reine Elisabeth II
37:28a parlé
37:28avec des enfants
37:30du poids de la couronne
37:31mais sinon
37:32elle n'a jamais rien dit
37:34et moi j'avais proposé
37:35au palais
37:36je leur ai dit
37:37mais quand je faisais partie
37:38du Roi-le-Rota
37:39pourquoi la reine
37:40ne me parlerait pas
37:42de De Gaulle
37:43pendant la guerre
37:44puis la visite
37:46de 1960
37:47et le palais
37:48m'avait dit
37:49écoutez
37:49elle adorait
37:50vous parlez de De Gaulle
37:52mais cela ne se fait pas
37:54en revanche
37:55rien n'empêche
37:56les autres membres
37:56de la famille royale
37:57de parler aux médias
37:59mais ils n'aiment pas
38:00beaucoup ça
38:00et le font rarement
38:02quant aux plus jeunes
38:03Harry
38:04et William
38:05ils n'ont aucun contact
38:07avec les journalistes
38:08qu'ils rendent responsables
38:09de la mort de leur mère
38:10il se trouve aussi
38:12que
38:12si vous savez des choses
38:13de Camilla
38:14sur Camilla
38:14que vous racontez
38:15dans ce livre
38:15Marc Roche
38:16c'est parce que
38:17celle qui a parlé
38:17c'est Brigitte Macron
38:18oui
38:19le portrait
38:20que je dresse
38:21de Camilla
38:22m'a été fait
38:23en fait
38:24par Brigitte Macron
38:25qui a accepté
38:27de me recevoir
38:28pendant plus de deux heures
38:29pour parler
38:30d'une personnalité
38:32qu'elle admire beaucoup
38:33parce qu'elles ont en commun
38:34le goût de la littérature
38:36du roman
38:36notamment
38:37et surtout
38:38cette mission
38:39de transmettre
38:41aux enfants
38:41le goût
38:42de la lecture
38:42et donc
38:44Brigitte Macron
38:45connaît très bien Camilla
38:46non seulement
38:46elles ont créé ensemble
38:47un prix
38:48de l'entente littéraire
38:49mais aussi
38:50elles collaborent
38:51sur des tas
38:53de projets
38:54franco-britanniques
38:55sur la lecture
38:56alors le portrait
38:58qu'elle m'en fait
38:58c'est d'une dame
39:00qui a un sens
39:01de l'humour
39:02formidable
39:02qui ne se prend pas
39:03au sérieux
39:04qui est très fiable
39:05qui est romanesque
39:07un peu comme Brigitte Macron
39:08puisque rien
39:09ne la prédestinait
39:11à cindre
39:11la couronne
39:12et aussi quelqu'un
39:14qui est là
39:15pour épauler
39:16son mari
39:17mais pas pour
39:18l'éclipser
39:19à l'inverse
39:19de Diana
39:20elle m'en dresse
39:21un portrait
39:22très favorable
39:23et c'est vrai
39:24que le prince Charles
39:25ça n'a pas été facile
39:26parce que
39:26les Diana
39:27ça a été une histoire
39:28dont on a beaucoup parlé
39:29en même temps
39:30de Camilla
39:30est-ce que finalement
39:31c'était une histoire
39:33organisée
39:34pour que justement
39:35ils se marient
39:36et que Camilla
39:37reste la maîtresse
39:38le mariage
39:40médiatisé
39:41à l'extrême
39:42le grand événement
39:43en Mondiovision
39:45de 81
39:46était un mariage
39:47arrangé
39:48il fallait
39:49que le prince Charles
39:51se marie
39:51et il fallait
39:52que son épouse
39:54lui donne
39:54un héritier
39:55et une roue de rechange
39:57et il fallait en plus
39:58qu'elle soit vierge
40:00c'était une nécessité
40:01à l'époque
40:02donc Diana
40:03malgré la différence
40:04d'âge
40:05c'était parfait
40:06pour lui
40:07d'autant plus
40:08pensait-il
40:09à
40:10que comme elle était
40:11pas très délurée
40:13elle fermerait les yeux
40:14sur sa liaison
40:16avec Camilla
40:17qui remonte quand même
40:18à 72
40:19jusqu'à un jour
40:21une émission de télévision
40:22dont vous avez percé
40:23le mystère
40:24et que vous racontez
40:25dans ce livre
40:25oui dans le livre
40:26je raconte
40:27comment Diana
40:28fait cette fameuse
40:30émission
40:31dans laquelle
40:31elle vide son sac
40:32et le fameux
40:34nous étions trois
40:35dans ce mariage
40:36c'était un peu
40:37il y avait un trop plein
40:39et surtout
40:41dans laquelle
40:42elle
40:42dit que
40:44c'est son fils
40:46William
40:46qui devrait être roi
40:47pas Charles
40:48parce qu'il n'est pas
40:49à la hauteur
40:49c'était l'émission
40:51tueuse
40:52pour la famille royale
40:53et je me suis toujours
40:55posé la question
40:56comment la BBC
40:57a obtenu
40:58comment ça s'est fait
40:59comment ont-ils gardé
41:00le secret
41:00et je le révèle
41:02dans mon livre
41:02c'est parce que
41:04Diana
41:05a totalement collaboré
41:06avec eux
41:07parce qu'elle voulait
41:07donner sa version
41:09du ménage à Troyes
41:11elle l'a faite
41:12et après
41:12ça a été
41:13le divorce immédiat
41:15et la suite
41:16a été dramatique
41:17et Diana
41:18vous l'avez croisé
41:19dans les circonstances
41:19particulières
41:20à Marc Roche
41:21chez le coiffeur
41:21oui parce qu'en fait
41:23moi j'habite
41:24à Londres
41:26à Notting Hill
41:27pas très loin
41:29de l'allée
41:32des milliardaires
41:33là où il y a
41:34le palais de Kensington
41:36qui en fonction
41:37de la séparation
41:41divorce etc
41:42revenait à Diana
41:43le prince Charles
41:44à l'époque
41:46ne vivait pas là
41:48puisqu'il vivait
41:49avec Camilla
41:50ailleurs
41:50et donc
41:52Diana
41:53venait
41:55amener
41:56ses enfants
41:58chez le coiffeur
41:59chez mon coiffeur
42:00et donc les rencontrer
42:02là à plusieurs reprises
42:03on a un peu parlé
42:05mais le minimum
42:05de la météo
42:06bien sûr
42:07c'est ce qui se passe
42:08quand deux Anglais
42:09qui ne se connaissent pas
42:10se rencontrent
42:12elle était sympathique
42:13mais énormément
42:14sur ses gardes
42:15je l'ai rencontré
42:17dans son café préféré
42:20qui est à côté
42:21du coiffeur
42:22d'ailleurs
42:23qui maintenant
42:24s'appelle
42:24Café Diana
42:25qui est une espèce
42:26de musée
42:26à sa mémoire
42:27mais là
42:29nous n'avons pas parlé
42:30parce que
42:31j'ai fait l'erreur
42:32de sortir
42:33un bloc-notes
42:35et
42:35je l'ai rencontré
42:37enfin
42:39dans le gym
42:42où elle allait
42:43parce que
42:44je connaissais très bien
42:45la gérante
42:46qui m'a permis
42:47de
42:48regarder
42:49de voir Diana
42:51arriver
42:51mais elle ne m'a pas
42:52autorisé
42:53à voir Diana
42:54avec ses deux
42:55trainers
42:56ses deux
42:57professeurs
42:59pour s'entraîner
43:01tous les jours
43:02ça je n'ai pas pu voir
43:03mais je l'ai vu arriver
43:04avec la casquette
43:05et en training
43:07et elle était vraiment
43:08très belle
43:08et puis
43:09vous avez rencontré
43:10le commissaire
43:11qui a mené l'enquête
43:12sur le pont de l'Alma
43:13après l'accident
43:13oui Lord Stevens
43:15donc l'ancien chef
43:16de Scotland Yard
43:17a mené la partie britannique
43:20de l'enquête
43:21qui avait été mandatée
43:22par
43:23Mohamed Al Fayette
43:24le père de Dodi
43:25qui était le compagnon
43:27de Diana
43:27mort avec elle
43:29à ses côtés
43:30lors de l'accident
43:33du pont
43:34du tunnel
43:35de l'Alma
43:36et lui
43:37ne voulait pas
43:39rencontrer la presse
43:41mais moi
43:42il avait fait
43:42une exception
43:43parce que
43:45c'était le monde
43:46parce que
43:46c'était Paris
43:47et parce qu'il
43:49voulait donner
43:49sa version
43:50lui
43:51il ne m'a jamais
43:52parlé
43:52de son entretien
43:54avec
43:55le
43:56prince de Galles
43:59quand il a dit
44:00sœur
44:01avez-vous tué
44:02votre femme
44:03mais je l'ai rencontré
44:05bien par la suite
44:06et il m'a
44:07vaguement dit
44:08que ça ne s'est pas
44:09du tout passé
44:10comme ça
44:10qui n'a jamais posé
44:11cette question
44:12que ça a été
44:13très formel
44:14et que
44:16le prince de Galles
44:18était horrifié
44:19qu'un policier
44:21vienne l'interviewer
44:23sur
44:24un dossier
44:26si farfelu
44:27comme quoi
44:28c'est lui
44:29qui aurait
44:29organisé
44:30l'accident
44:32dans lequel
44:33son ex-femme
44:34a perdu la vie
44:36il était vraiment
44:37ulcéré
44:38qu'on le fasse
44:39mais
44:39on est en Angleterre
44:41il y a eu
44:41une demande
44:42d'Alfayette
44:43tout
44:43justiciable
44:45même le prince
44:46de Galles
44:46était obligé
44:47de répondre
44:48à la police
44:48mais bien sûr
44:49par la suite
44:50le rapport
44:51de Stevens
44:52l'exhonore
44:52de toutes ces accusations
44:54et puis bien sûr
44:55vous évoquez
44:55William
44:56Harry
44:56et Kate
44:57qui sont vraiment
44:58la relève
44:59William
45:00et Harry
45:01vous n'êtes pas sûr
45:03que ce soit
45:03une bonne nouvelle
45:05pour le royaume
45:05c'est à dire
45:07que
45:07William
45:08et Kate
45:09parce qu'ils jouent
45:10en tandem
45:11feront
45:12un bon roi
45:13une bonne reine
45:14ils s'y préparent
45:16ils sont sérieux
45:17solides
45:18fiables
45:19ils sont populaires
45:22particulièrement
45:23Kate
45:24le membre
45:25le plus populaire
45:26de la famille royale
45:26depuis l'annonce
45:28du cancer
45:28encore plus
45:29William
45:31est plus conservateur
45:33il a été formaté
45:34par sa grand-mère
45:35il est plus timide
45:37mais
45:37ensemble
45:39ils forment
45:39un couple idéal
45:40pour
45:41assurer
45:42la relève
45:43la relève
45:44qui va sans doute
45:44arriver
45:45plus tôt que prévu
45:46vu
45:46l'état de santé
45:48du roi
45:49Charles III
45:50en revanche
45:51il y a
45:53une
45:54possibilité
45:56de
45:56de problème
45:57pour les Windsor
45:58ça va être Harry
45:59pourquoi ?
46:01parce qu'Harry
46:01se pose en contre-pouvoir
46:02il est en Californie
46:04il est riche
46:05puisqu'il a hérité
46:06de sa mère
46:08de sa grand-mère
46:08de son arrière-grand-mère
46:10il a
46:11il est devenu
46:11super riche
46:12avec son autobiographie
46:14le suppléant
46:15qui a été un succès
46:16mondial
46:17il sait
46:19c'est
46:20une personnalité
46:22humanitaire
46:23notamment
46:23les blessés
46:25de la guerre
46:26comme on l'a vu
46:26en Ukraine
46:27récemment
46:28où il s'est rendu
46:29mais surtout
46:30la popularité
46:34de Harry
46:34qui est très impopulaire
46:36au Royaume-Uni
46:37mais
46:37à l'exception
46:39des
46:41britanniques
46:44de souches
46:45immigrées
46:45indo-pakistanaises
46:47qui se reconnaissent
46:48en lui
46:49et ont du mal
46:50à se reconnaître
46:50dans une dynastie
46:52qui reste
46:53blanche
46:54protestante
46:55anglo-saxonne
46:57Et qu'est-ce que ça va donner
46:58tout ça ?
46:59On n'en sait rien
47:01parce qu'il faut
47:02attendre
47:03l'avènement
47:04de William
47:05d'après
47:06l'interview
47:07extraordinaire
47:08qu'il a donnée
47:08récemment
47:09à un
47:11journaliste américain
47:14dont il apprécie
47:16beaucoup l'œuvre
47:17il a dit
47:19qu'il faut
47:19tout changer
47:20qu'on ne peut plus
47:21avoir la monarchie
47:22telle que son père
47:24la considère
47:25à savoir
47:26une monarchie
47:27coupée
47:28du peuple
47:29une monarchie
47:30essentiellement
47:31liée
47:32à l'establishment
47:33dans le cas
47:35de William
47:35il veut l'ouvrir
47:37à la diversité
47:38Moi je crois
47:39qu'il faut ouvrir
47:39ce livre
47:40Ma vie
47:40chez les Windsor
47:41Les derniers secrets
47:42de Buckingham
47:43chez Albin Michel
47:44Marc Roche
47:45parce qu'il n'y a pas
47:45le moindre ragot
47:46mais les informations
47:47historiques et biographiques
47:48qui toucheront
47:49celles et ceux
47:50et ils sont nombreux
47:51qui s'intéressent
47:52à la couronne britannique
47:52Merci d'avoir écrit
47:54et puis continuez
47:54à vous informer ainsi
47:55parce que ce genre
47:57d'informations
47:57positives
47:58elles sont rares
47:59God save the king
48:01Merci Ed
48:03Thank you Marc Roche
48:04C'est terminé pour aujourd'hui
48:06On se retrouve bientôt
48:07Restez fidèles
48:08à l'écoute de Sud Radio
48:09Merci d'avoir regardé cette vidéo
48:10Merci d'avoir regardé cette vidéo
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