- il y a 7 heures
Ce mardi 13 janvier, Frédéric Simottel a reçu Arnaud Auger, directeur adjoint du C.Lab de Cathay innovation à San Francisco, Vincent Ducrey, cofondateur et président du HUB Institute, Sophie Duranteau, manager conseil chez Niji, David Nahmani, co-fondateur de MountAIn, Marie Paindavoine, fondatrice de Skyld AI, ainsi que Laurent Monge, PDG de Dolphin Semiconductor, dans l'émission Tech&Co Business sur BFM Business en direct du CES de Las Vegas. Retrouvez l'émission le samedi et réécoutez la en podcast.
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00:00BFM Business présente Tech & Co Business depuis le CES de Las Vegas, Frédéric Simotel.
00:14Bonsoir, bienvenue dans Tech & Co Business sur BFM Business, on est toujours au salon CES Las Vegas.
00:19Alors à l'heure où vous nous écoutez, vous nous regardez, le salon est fermé et justement l'occasion de faire un bilan,
00:24on va avoir trois experts qui vont venir avec nous, on va parler de robots humanoïdes, de longévité,
00:29beaucoup de technologies dans ce domaine, de santé préventive, on parlera aussi de la présence des asiatiques très très fortes sur ce salon,
00:36ce sera la première partie de l'émission et ensuite on recevra certaines des pépines françaises présentes ici,
00:41on parlera d'intelligence artificielle avec Mountain, avec ses capteurs, on parlera cybersécurité avec Skyl et puis Delphin Semiconducteur,
00:51ben oui, on a aussi beaucoup de semi-conducteurs ici sur ce salon.
00:54Allez, on est ensemble pendant une heure sur BFM Business depuis le CES de Las Vegas.
00:59Tech & Co-Business, depuis le CES de Las Vegas.
01:03Allez, on démarre cette émission depuis le CES de Las Vegas avec nos trois invités,
01:08très heureux de les avoir avec nous en plateau, on va parler des tendances que chacun a déjà vues sur ce salon.
01:15Avec nous, Sophie Duranteau, bonjour.
01:16Bonjour.
01:17Sophie, merci d'être avec nous, manager conseil chez Niji.
01:21Alors il y a trois personnes de Niji qui tournent.
01:23Oui, on est une délégation depuis quelques années.
01:25Voilà, et donc au courant de toutes ces tendances parce qu'il faut vous rappeler qu'ici, le CES, ce n'est pas uniquement ici.
01:30Là, on est à l'Eureka Park, donc dans l'un des hôtels de Las Vegas.
01:34Quand j'ai un hôtel, c'est un centre de conférence.
01:36Au sein de l'hôtel, c'est un hall qui vaut le hall 1 de la Porte de Versailles.
01:39Mais vous avez un immense centre de conférence qui est un peu plus au nord, voilà, si j'essaie de me diriger,
01:46où là, vraiment, on est au cœur de toute cette innovation.
01:50Et puis vous avez, en même temps, dans tous les hôtels, vous avez des hospitality suites.
01:54Samsung est dans un hôtel pas loin d'ici, c'est immense.
01:57Bref, c'est un salon à la taille d'une ville.
02:00Donc il faut être plusieurs pour le couvrir.
02:02Avec nous également, Arnaud Auger.
02:03Bonjour Arnaud.
02:04Bonjour Frédéric.
02:04Merci d'être avec nous, directeur de KT Innovation, presque le régional de l'État,
02:07parce qu'Arnaud, ça fait 10 ans qu'il est aux États-Unis, dans Silicon Valley.
02:11Évidemment, il sillonne beaucoup les États-Unis et il est avec nous à Las Vegas.
02:15Et Vincent Ducré, bonjour Vincent.
02:17Bonjour, merci beaucoup pour l'invitation.
02:18Merci d'être avec nous, président de Hub Institute, qui, voilà, Think Tank, mais aussi qui a emmené ici beaucoup de patrons.
02:24On va revenir sur ce sujet-là.
02:27Beaucoup de patrons pour leur faire découvrir justement toutes les tendances ici.
02:31Tiens, je voulais qu'on démarre parce qu'on parle beaucoup des robots humanoïdes.
02:34On va en reparler dans un instant.
02:35Mais il y a un terme.
02:37J'ai croisé ce matin un patron du groupe IJ31, de toutes ces pharmacies.
02:41Il m'a parlé, oui, de la santé préventive, de la longévité.
02:44Là, il y a une vraie tendance aujourd'hui.
02:46Arnaud, tu sais que tu aimes bien ce sujet-là.
02:49Exactement.
02:49Mais d'ailleurs, le citier, donc l'organisateur du CES, a défini trois grandes méga tendances cette année pour le CES 2026.
02:55Et notamment la longévité.
02:57Et en fait, la longévité, ça regroupe en effet pas mal de choses autour de la santé préventive.
03:02On ne s'adresse pas uniquement à des gens comme moi, des plus anciens.
03:08C'est vraiment...
03:09Et d'ailleurs, tu me disais avant l'émission, ceux qui sont adeptes de ces technologies, c'est même des plus jeunes.
03:14Exactement, des millénioses.
03:15En fait, les générations, en tout cas aux Etats-Unis, qui sont le plus obsédées à la longévité, c'est les millénioses et les Gen Z.
03:22Qui du coup, en fait, changent totalement leur comportement de consommation.
03:26Donc notamment, les Gen Z boivent beaucoup moins d'alcool, font plus de sport, mangent sainement, vont s'habiller différemment.
03:33Et donc en fait, ça repense toutes les habitudes de consommation.
03:35Des matières qui sont plus agressives pour la peau, par exemple.
03:37Oui, il y a des toxiques, mais parfois des parfums, etc.
03:41Et donc en fait, c'est pas que de la santé, ça va impacter en fait tous les secteurs de l'économie
03:46où les consommateurs, aujourd'hui, vont préférer des choses autour de la santé.
03:50Parce que près de 80% des Américains veulent vivre plus longtemps que l'espérance de vie actuelle.
03:55Et donc voilà, c'est vrai que pour ça, ils font plein de choses.
03:57Donc c'est pas de la santé complètement.
03:58Parce qu'en plus, là, il faut des autorisations, il y a tout un tas de choses quand on fait ces produits-là.
04:03C'est pas que du bien-être, c'est un peu entre les deux.
04:06Est-ce que ça fait penser ? Parce que je pensais à Weezings qui a sorti ça.
04:10Alors ils disent plus une balance connectée, ils disent une plateforme de longévité.
04:13C'est ça l'idée ?
04:14Oui, pourquoi ? Parce qu'en fait, maintenant, on peut mesurer plein de biomarqueurs.
04:18Et donc on peut mesurer, entre guillemets, les âges biologiques.
04:20Moi, typiquement, je suis né il y a 37 ans, mais j'ai un âge biologique de 23 ans.
04:24Je suis dans différents tests.
04:25Le grand sportif aussi.
04:28Mais c'était pas toujours été le cas.
04:29Il y a encore 7 ans, j'étais obèse et j'avais un âge biologique de 7 ans plus vieux.
04:33Donc mon âge chronologique.
04:34Et donc en fait, aujourd'hui, on peut mesurer plein de biomarqueurs.
04:36Donc typiquement, la station de longévité de Weezings va permettre de mesurer l'âge de votre cœur.
04:41Et donc de mesurer pas mal de paramètres autour de votre cœur
04:44qui avant étaient réservés au cabinet du cardiologue.
04:48Maintenant, dans votre salle de bain, vous allez pouvoir faire un petit bilan.
04:51Et donc voir en effet si votre cœur est en bonne santé.
04:53Et si vous avez le cœur de vos 20 ans ou de vos 30 ans ou un peu plus.
04:58Santé préventive, c'est l'une des tendances de ce salon, Vincent.
05:01C'est ce que tu as repéré aussi.
05:03Oui, effectivement.
05:04C'est ça qui est assez intéressant.
05:05D'abord, c'est intéressant de noter que cette édition, c'est vraiment la rencontre de l'IA et des objets,
05:09des objets connectés et des objets de santé connectés.
05:12Et c'est pas sinon de voir des acteurs importants comme vous disiez.
05:14C'est pas IA Everywhere, c'est IA Inside.
05:17C'est ça, exactement.
05:17Là, c'est intéressant, par exemple, avec ces lunettes connectées.
05:20Alors pour ceux qui nous écoutent en radio, c'est des lunettes qui ressemblent au Meta Ray-Ban.
05:23C'est ça.
05:24Mais c'est des rookies, c'est ça, d'un constructeur chinois.
05:27Et du coup, je suis en train de vous parler, mais en fait, j'ai mon discours qui est déjà dans les lunettes.
05:31Et dans les deux écrans, parce que les Meta, c'est juste un seul.
05:34Exactement.
05:34Mais de manière plus sérieuse, effectivement, on va vraiment vers la médecine préventive.
05:38Il y a eu énormément de startups cette année qui se sont positionnées là-dessus.
05:41Et c'est évidemment un énorme marché.
05:44Les entreprises de santé sont présentes pour à la fois comprendre et rentrer dans ce marché qui est en train de bien se développer.
05:49Après, Sophie, est-ce que sur ces sujets-là, il n'y a pas un souci aussi sur les datas ?
05:52Qu'est-ce qu'on fait des datas ?
05:53Ah, surtout de la collection des données, mais...
05:55Parce que c'est sympa les produits, voilà, de se sentir mieux, de mieux vivre sa vie quelque part.
06:00Mais oui, on est toujours un peu inquiets sur la souveraineté de nos données.
06:03Ah, et puis même la cybersécurité qui devient un énorme sujet avec le quantique.
06:06Il y a tout un espace qui est réservé là-dessus au Fontainebleau.
06:10Mais même, en fait, on a l'impression que ce n'est pas un sujet actuellement.
06:12C'est-à-dire que tout ce qui est connecté, etc., on remarque qu'il y a des caméras partout.
06:15Mais la data est un sujet à part qui n'est pas forcément traité dans les médias.
06:18On est plutôt concentré sur l'innovation, sur ce que ça va nous apporter dans le quotidien.
06:23On ne va pas forcément marketer, en tout cas, sur ce qu'on va faire de cette data qui est collectée.
06:28Justement, je reste un instant sur ce parti santé.
06:30Toi, il y a une entreprise que tu aimes bien qui s'appelle SkinMed, c'est ça ?
06:32Oui, exactement.
06:33Qui est française.
06:33Il y a un petit coup de cœur du CES de 2026, qui est sur le pavillon, en effet, de Business France.
06:38Dans SkinMed, en fait, ils ont un dispositif pour permettre de faire des évaluations de la peau.
06:43Et donc, en fait, ils équipent des pharmaciens avec un dermascope,
06:46donc une petite caméra par-dessus le smartphone, qui permet de prendre des photos de la peau.
06:53Donc, ça prend moins de 10 minutes chez le pharmacien pour moins de 20 euros.
06:58Et ce qu'il m'expliquait, c'est qu'apparemment, il y a près de 6 % des personnes qui vont se faire tester comme ça,
07:03qui vont découvrir une condition grave de la peau, y compris des cancers de la peau.
07:08Alors qu'ils pensent qu'ils ont une peau tout à fait classique, qui peut rougir au soleil, puis voilà, ça se termine là.
07:14Et en fait, c'est vrai que c'est compliqué parfois de prendre un rendez-vous chez le dermatologue, ça peut être anxiogène, etc.
07:20Et donc là, c'est aussi une grande tendance du CES, c'est ce qu'on appelle la consumerisation de la santé.
07:25C'est pas uniquement réservé, du coup, au cabinet médical ou à l'hôpital.
07:28La santé, elle va directement chez vous, vous la porter.
07:32Et justement, ce qui est important aussi, c'est que l'intelligence artificielle va permettre de décrypter ces données.
07:38Parce que sinon, comme un des mortels, ça peut être un peu trop de données.
07:44Et en fait, là, l'intelligence artificielle permet de décrypter qu'est-ce que concrètement vous devez faire.
07:48Et ça, je pense que c'est aussi une vraie avancée par rapport aux données grâce à l'intelligence artificielle.
07:53Santé aussi, on a vu beaucoup de choses, Sophie, sur la partie féminine.
07:57Oui, alors, il y a énormément de choses qui sont sur la santé féminine, sur également aussi le niveau du cancer du sein, les détections, les préventions.
08:04Parce que maintenant, avec l'IA, on peut détecter par avance tous ces risques de cancer du sein.
08:09Il y a aussi tout ce qui va être au niveau de la fertilité.
08:11Alors ça, par contre, c'est pas que féminine.
08:12Il y a aussi les femmes et les hommes qui sont concernés.
08:14Ça, c'est un énorme sujet cette année sur la fertilité.
08:16Et là que l'on voit beaucoup, enfin, je dis là parce qu'il y a beaucoup, il y a derrière nous, à l'Eureka Park, beaucoup de startups dans notre domaine de la santé.
08:23Au-dessus aussi, à l'étage du dessus.
08:27Et bon, c'est pour ça que j'indique un peu, ils sont derrière moi.
08:30Mais voilà, donc beaucoup de choses, de la fertilité, de tous les cycles hormonaux et effectivement, femmes et hommes.
08:36Femmes et hommes et même au-delà, sur un domaine beaucoup plus large, parce qu'historiquement, ça faisait partie d'une catégorie de la santé.
08:41Je veux souligner qu'il y a la beauty tech qui devient de plus en plus grande sur le salon.
08:45Il faut le souligner.
08:46Alors, c'est porté.
08:46Heureusement, on a aussi L'Oréal qui vient le porter en France.
08:49On va retrouver énormément de Coréens qui y sont.
08:51Et sur toute cette beauté qui va s'appliquer à tous et qui va vraiment se concentrer aussi sur la peau, comme on parlait tout à l'heure, sur la longévité.
08:57Il y a aussi cette idée de mieux vieillir d'un point de vue beauté sur la cosmétologie.
09:00Et c'est quand même quelque chose à marquer parce qu'il y a la beauté féminine, la beauté pour tous et avec des outils connectés sur le miroir connecté,
09:08sur comment on va suggérer la bonne crème, le bon jour, le bon diagnostic de peau, toujours dans une idée de personnaliser l'expérience.
09:14Alors, parmi les autres tendances repérées par vous tous, vous les portez tous les deux, les lunettes connectées.
09:20On s'en doutait un peu, mais c'est vrai que lorsqu'on se promène, surtout dans l'autre Las Vegas Convention Center, là, il y en a beaucoup, beaucoup.
09:27Alors là, c'est des Rockies que tu portes, Vincent.
09:30Mais ce qui est intéressant, c'est le côté accessible, le fait qu'il y a pas mal d'acteurs qui sortent d'un coup, en fait, à un prix qui semble assez accessible.
09:38Donc là, on se dit qu'il y a peut-être vraiment un produit qu'on va retrouver à Noël, du coup, en fin d'année prochaine.
09:44Alors que souvent, on voit souvent des prototypes, on voit souvent des ambitions.
09:48Et là, on a le sentiment de vraiment avoir cette année des produits qui vont vraiment scaler.
09:52Ça, c'est super intéressant.
09:53Les lunettes ?
09:55Oui, en effet. Moi, ça fait quasiment 10 ans que je porte des lunettes connectées, intelligentes.
09:59Je pense qu'en fait, il ne faut pas m'estimer que pour moi, la killer feature, donc la fonctionnalité principale de ces lunettes-là, c'est l'intelligence artificielle multimodale.
10:08En fait, je peux poser des questions à l'intelligence artificielle par rapport à ce que je vois.
10:12Je peux aller en Chine, voir un menu, dire traduis-moi ce menu, ça va me le traduire.
10:18Ou alors, je me baladais en forêt avec des enfants, je vais leur demander quel type de plante c'est, quel animal, ça va pouvoir le reconnaître.
10:25Et ça, je pense que là, c'est l'intelligence artificielle embarquée et pas uniquement avec, du coup, le visuel, mais aussi l'audio.
10:33Parce qu'encore une fois, il y a des speakers dans les branches et donc, on peut avoir cette interaction aussi audio-voix avec l'intelligence artificielle par rapport à ce qu'on voit.
10:43Et ça, je trouve que c'est assez important.
10:46Tendance repérée aussi, Sophie, par...
10:48Oui, ça, c'est tout ce qui est les mêmes, les wearables, au-delà des lunettes, il y a vraiment tout ce qui est les colliers, les bagues, les orastés.
10:54Oui, d'ailleurs, on le dit. Alors, pour ceux qui nous suivent en radio, c'est plus compliqué.
10:57Pour ceux qui nous suivent en téléviseur, juste à l'instant, Sophie, Arnaud porte autour du coup...
11:01Alors, on l'a vu à l'unveil, dimanche, lorsqu'il y avait les pré-annonces.
11:05Ça s'appelle OMI, c'est une sorte de plot de...
11:09Oui, c'est un assistant d'intelligence artificielle qui peut porter autour du coup.
11:14Mais ça, c'est une des tendances aussi du CES 2026, c'est tous les pendentifs intelligents, avec de l'intelligence artificielle embarquée.
11:21Hier soir, j'ai rencontré le fondateur d'une start-up qui a fait un pendentif avec une petite caméra, justement, pour pouvoir traquer tout ce que vous mangez.
11:28Donc, de manière passive, voilà, sans avoir besoin d'entrer tout ce que vous mangez, vous pouvez avoir le collier qui va suivre ce que vous avez mangé.
11:38Alors, pardon, Sophie, on reprend.
11:39Au-delà de ça, il y a même aussi le collier qui vient détecter les émotions.
11:41Est-ce qu'on a passé une bonne journée ? Est-ce qu'on est content ?
11:45Il y a toutes ces... Maintenant qu'on a accès à énormément de données, comme on l'a dit, en fait, on peut le traiter de toutes les manières dont on le souhaite.
11:50Et c'est ça qui est intéressant aussi, c'est le panel de comment on décide d'interpréter cette donnée et qu'est-ce qu'on en fait après.
11:55Alors, autre sujet important qui a...
12:00Alors, ça a démarré, je trouve, c'est Jensen Wang qui a fait une ligne des conférences d'ouverture.
12:04Il a beaucoup insisté sur les robots.
12:05Donc, il a même fait venir deux petits robots du film Star Wars sur scène.
12:10Et puis, il a dit, voilà, le futur de l'IA, ce sera ce mariage entre IA et robots.
12:15Et finalement, on se dit le futur, le futur, quand on se promène dans les allées, le futur, il est déjà là.
12:19Oui, c'est ça.
12:21Et d'ailleurs, c'est vrai qu'il y a tellement de robots.
12:23Nous, on a mis en place une plateforme de traitement, d'identification des grandes catégories, des grandes familles.
12:28entre les robots R&D, les robots industriels, les robots pour le retail et effectivement, les robots pour la maison et les services.
12:35Et après, il y a des nouveaux robots pour les enfants.
12:37Et après, c'est très difficile, vu le nombre de présentations, de comprendre si c'est un projet, si c'est un prototype, si c'est un lancement ou si c'est un style.
12:44S'ils ne sont pas un peu télécommandés pour certains.
12:46Exactement.
12:47Dans leur démo.
12:47Mais il y a quand même trois grandes marques, il faut le dire, que ce soit Agibot, Unitree ou Boston Dynamics.
12:53Unitree, si vous avez peut-être vu en vidéo, c'est ce petit robot boxeur notamment.
12:57C'est ça.
12:57On voit beaucoup tourner cette vidéo avec Anthony Morel qui s'est battu avec lui.
13:00Et Boston Dynamics qui a lancé le nouvel Atlas.
13:03De Hyundai.
13:03Il y a deux jours.
13:04Voilà, de Hyundai.
13:05Donc, c'est un peu les trois gros, en tout cas, que moi, j'ai trouvé impressionnants cette année.
13:08Nous, on a investi dans des robots.
13:11Parce que chez KT Innovation, on a investi aussi en Chine.
13:13Donc, on a investi dans, par exemple, Galaxy Dynamics qui est un robot hyper modulaire.
13:18Donc, pour permettre aussi à, par exemple, des universités, des entreprises d'adapter en effet les cas d'usage.
13:23Donc, qui font à la fois le hardware et le software.
13:26On a investi aussi dans un petit robot chien.
13:29Donc, typiquement, qui peut partir avec vous en redonnée, porter votre eau, votre sac, etc.
13:35On a un robot aussi nettoyeur de piscine.
13:37Qui a suffisamment d'autonomie.
13:39Oui, oui, pour une petite redonnée de 4 heures.
13:41Oui, c'est pétant.
13:41On doit le ramener sur le dos.
13:42On a investi aussi dans BitBot.
13:44Donc, c'est les robots laveurs de piscine, leader mondial sur le sujet.
13:47Donc, on a investi dans pas mal de robots.
13:48Et c'est vrai que c'est un des grands phénomènes du CES.
13:52Ça, c'est impressionnant, tous ces robots.
13:53Ah, mais il y en a pour tout le monde.
13:55Comme on le signait, il va y avoir pour les enfants.
13:57Maintenant, on initie les enfants aux robots et à la technologie et même au LLM.
14:01On va avoir aussi le robot de compagnie à la maison qui, avec LG, va venir Cloïd, je crois.
14:05C'est Cléo.
14:06Cloïd, oui, Cloïd.
14:07Cléo ou Cloïd.
14:08Enfin, voilà, c'est un nom comme ça.
14:09Et en fait, il va venir même à la maison, on va pouvoir passer une commande, on va dire
14:13« Ah, je suis fatigué à la fin de ma journée ».
14:14Le robot va venir commencer à préparer le repas, il va pouvoir étendre la machine.
14:18Et même, en fait, à l'arrêt, le robot, ils lui ont donné un apparence humaine,
14:21comme s'il faisait un mouvement de respiration.
14:23Il est encore un petit peu lent, mais il est assez doué.
14:25Et on va retrouver aussi des…
14:26Et puis, c'est des robots, alors des robots de tâches domestiques, là, tu l'as dit
14:29à l'instant, mais c'est aussi des robots compagnons.
14:33Et quand on parle beaucoup de santé mentale aussi.
14:35Exactement, ça va du chien qu'on va caresser, qui émet un peu de chaleur pour réconforter,
14:39aux robots, même pour les personnes âgées, pour pouvoir aussi garder un lien social,
14:43qui avec une petite tablette à côté, une caméra pour pouvoir interagir avec ses proches.
14:47Tout le monde a son robot compagnon, on va même avoir dans les hôpitaux pour les malades.
14:51Donc, vraiment, demain, dans notre futur, on va avoir des robots partout dans notre quotidien.
14:55Oui, et c'est vrai qu'on voit beaucoup ces robots manufacturing aussi.
14:59Hyundai, j'ai lu un chiffre, ils disent qu'ils en fabriqueront 30 000 à partir de 2028.
15:05Parce qu'on est…
15:05Juste un instant, je voulais juste dire, on n'est pas encore dans la phase d'industrialisation.
15:10On est vraiment dans cette phase d'évangélisation.
15:12Il faudra attendre 2, 3, 4 ans avant de les voir arriver.
15:15Mais quand même, on voit que ça marche plutôt bien.
15:17En fait, ce qui est intéressant, pour avoir assisté à la conférence avec Hyundai Motor,
15:20qui a donc été principalement sur les Boston Dynamics,
15:23en fait, ils ont même carrément annoncé l'école des robots,
15:26c'est-à-dire où les robots vont apprendre à être de meilleurs robots
15:29pour pouvoir encore mieux fonctionner en manufacture et en industrie.
15:33Et ils annonçaient que si le robot s'en sort bien dans l'industrie,
15:36on va pouvoir l'envisager à la maison.
15:37C'est-à-dire que c'est la première étape, entre guillemets, de test
15:39et aussi un peu de cette évangélisation.
15:41Parce que là, on est dans cette phase un peu de change mondial
15:44où on nous annonce que le robot va arriver dans la maison.
15:46Donc, on lui donne un aspect rassurant, un aspect humanoïde,
15:49un aspect qui est là pour nous accompagner, pas pour nous remplacer.
15:52C'est le discours qui est tenu, en tout cas.
15:53Oui, toujours.
15:54Et sur le stand de Hyundai, c'est pour ceux qui ont eu l'occasion d'y aller,
15:57ils avaient mis une chaîne de logistique avec un test grandeur nature.
16:02Enfin, voilà, il y avait deux, trois démonstrations.
16:04Puis, il y a une petite chose pour les fans de tech.
16:07Ils avaient mis aussi tous les vieux robots, donc les vieilles, les spots,
16:11les premiers spots de chiens, les premiers robots.
16:15D'ailleurs, le premier date des années 90, je crois, un robot bipède.
16:19Et on les voit, voilà, il y a un petit musée du robot.
16:21Comment tu vois justement cette évolution des robots humanoïdes, Vincent ?
16:24En fait, moi, ce que je trouve dans l'évolution des robots,
16:27au-delà de ça, c'est que ça va extrêmement vite
16:29et qu'on voit que ça va changer effectivement l'industrie,
16:32le commerce, la vie à domicile.
16:35Et nous, on observe un peu avec tous les dirigeants qu'on accompagne
16:38cette prise de conscience de la transformation profonde
16:41un peu des organisations dans l'entreprise et autres.
16:44Et en fait, les humanoïdes et les robots ne sont qu'un des aspects
16:47qui permettent de matérialiser cette forte transformation en cours.
16:50Et d'ailleurs, cette année, il y a eu de notre côté un record
16:53en termes de direction qui sont venus, que ce soit Orange, BNP, SNCF,
16:58on a même l'université à la défense, le MEDEF.
17:00Et en fait, il y a eu vraiment cette volonté, on le voit, même Chris,
17:03de venir au plus haut niveau de l'entreprise
17:06pour voir cette transformation en cours et se dire,
17:08entre les humanoïdes, on en a parlé à l'instant,
17:11entre l'IA, et puis on le voit, les objets connectés,
17:14l'IA, physical AI, comme on dit.
17:17En une seule année, on a eu trois grandes transformations en même temps,
17:19sans parler des véhicules autonomes qu'on va appeler à la voie
17:22pour qu'ils viennent vous chercher.
17:23Donc, c'est vraiment une année extrêmement importante
17:25qui fait venir vraiment des dirigeants.
17:28Ils se rendent compte que ce n'est plus uniquement la direction innovation,
17:30ça doit être aussi la direction générale, voire le président qui vient.
17:33Et il faudrait qu'il y en ait encore plus qui se déplacent
17:36et qui se rendent compte de ces grandes transformations.
17:37Ça, c'est un côté important, Sophie Arnaud, de la présence.
17:41Alors, en tant qu'acteur, de grands acteurs présents,
17:43on a Valeo qui est toujours là.
17:46Tout à fait.
17:46Alors, Michelin est là via Sonatus sur les pneus connectés.
17:50On doit peut-être avoir des Français un peu partenaires aussi.
17:52Dassault.
17:53Oui, Dassault.
17:54Oui, c'est vrai, Dassault est là.
17:57Weedings.
17:57Pardon ?
17:58Weedings aussi.
17:59Weedings, oui.
17:59Mais parlons un peu de ces grands groupes.
18:02Et l'important, justement, pourquoi, pour ceux qui nous écoutent,
18:04on a beaucoup de patrons qui discutent, de managers.
18:07Pourquoi c'est important de venir ici, Arnaud, puis Sophie ?
18:10Je pense qu'il faut être en contact, en fait,
18:12des innovations qui sont en train d'être créées.
18:13En fait, pour ces dirigeants-là, qui naviguent en effet des organisations importantes
18:18et qu'il faut savoir faire avancer rapidement, mais qui prennent du temps forcément,
18:24il faut qu'ils aient conscience et connaissance de ce qui va arriver dans les prochains mois.
18:28Et là, on en a parlé, la physical AI, ça devient une réalité.
18:32Moi, à San Francisco, je suis allé voir des combats de boxe de robots.
18:35Donc, ça devient un show, un entertainment.
18:38Donc, en fait, il y a plein d'impacts, en fait, sur différents secteurs.
18:43Et donc, c'est important qu'ils puissent se rendre compte de ça.
18:45Mais typiquement, sur la longévité, encore une fois, L'Oréal est un leader.
18:49Et je pense que L'Oréal...
18:50L'Oréal qui faisait un des discours d'ouverture l'année dernière.
18:53Ils ne vont pas le faire tous les ans.
18:54Il y a deux ans.
18:55Il y a deux ans déjà.
18:55Il y a deux ans à la conférence, oui.
18:56Mais ça devient...
18:57L'Oréal devient une entreprise de longévité parce qu'ils ont compris, en effet,
19:00que la beauté, c'est finalement un substrat de la longévité.
19:03Et parfois, en fait, la beauté, c'est une porte d'entrée vers la longévité.
19:07Parce qu'en fait, pour les femmes, par rapport au ride, pour les hommes,
19:10la perte de cheveux, souvent, ils vont se mettre à faire des actions,
19:14mieux dormir, mieux manger, etc., aussi par rapport à ces choses-là.
19:19Et donc, L'Oréal a une chose à faire.
19:21Et donc, en effet, de venir voir toutes les startups coréennes
19:24qui arrivent sur le sujet, qui sont en top sur la beauty tech, c'est important.
19:27Donc, ça permet, en fait, de se connecter aussi avec l'innovation du reste du monde
19:30et d'être à la pointe.
19:33Sophie ?
19:33Au-delà de ça, même, en fait, je pense que c'est important
19:35parce que ça évite d'être un train en retard, en fait,
19:39et de comprendre déjà la vitesse à laquelle les évolutions vont,
19:42de comprendre les nouveaux cas d'usage qui sont envisagés,
19:44pas nécessairement uniquement en France,
19:46parce que c'est intéressant de voir d'autres problématiques
19:47dans d'autres pays qui vont possiblement arriver sur le marché français,
19:51et de découvrir la façon dont on revisite les cas d'usage,
19:54le quotidien, dont on revisite l'entreprise.
19:57C'est quand même très pertinent de le voir à l'avance
19:59et plutôt de le prendre en retard.
20:00Oui, oui. Et puis, c'est vrai qu'on voit...
20:02Moi, ce qui m'a impressionné, on le disait tout à l'heure,
20:04les véhicules autonomes, on voit que ça y est, ça marche.
20:07Et puis, c'est vrai que c'est robot humanoïde, on n'imagine pas.
20:10Nous, on en parle régulièrement, on voit des vidéos.
20:12Parfois, on voit des démos.
20:13Ceux de Boston Dynamics, Hyundai, on les avait vus,
20:16le petit chien jaune.
20:17Mais les voir là, pour de vrai, c'est ça.
20:19Alors, même s'ils sont encore un peu lents,
20:21même s'il y a encore des défauts,
20:23il y en a un qui...
20:23J'ai vu jouer au ping-pong.
20:25C'est quand même pas mal.
20:28Et c'est vrai que c'est important pour les dirigeants d'être là.
20:30Autre tendance, moi, qui m'a frappé,
20:33c'est la présence des Asiatiques.
20:34Retour en force des Chinois.
20:36C'est vrai.
20:37Et juste après le Covid,
20:39il y avait vraiment beaucoup moins d'exposants chinois.
20:42Et là, c'est une année où, effectivement,
20:43on les retrouve avec des produits beaucoup plus finis.
20:46Ils ne sont plus uniquement, entre guillemets,
20:47avec des pièces détachées qui sont là pour trouver des marchés.
20:49Oui, comme on l'a eu aussi souvent.
20:50Comme on y avait, effectivement.
20:51Ils arrivent avec des produits clés en main,
20:53comme celui que je porte, par exemple, ou d'autres.
20:55Et ça, c'est assez impressionnant,
20:56la maturité de ces entreprises chinoises
20:58qui arrivent directement avec le produit, le marketing
21:01et une volonté vraiment de conquérir un marché en direct,
21:05sans forcément passer par des marques américaines
21:07ou des marques européennes.
21:08On est très business.
21:09C'est vrai que...
21:09Alors, moi, j'ai essayé de parler avec des Américains
21:11un peu des tendances géopolitiques actuelles.
21:13Il faut quand même voir l'actualité est forte.
21:14Ici, on est vraiment pour parler business.
21:17Je demandais à des gens, bon, Trump, tout ça.
21:19Ils me disaient, Trump is Trump, here is business.
21:22Voilà.
21:22Arnaud ?
21:23Moi, c'est vrai que je suis Américain,
21:25mais je vais chaque année maintenant en Chine avec KT.
21:28Et force est de constater, c'est que sur la robotique,
21:31sous ce qui est le physical AI, c'est la Chine qui est en pointe.
21:35Donc, il ne faut pas se tromper.
21:36Donc, nous, on a la chance.
21:37On peut investir justement dans les meilleures startups chinoises
21:40de la robotique et sur des startups américaines
21:42et des startups françaises.
21:42Donc, on peut avoir le meilleur de chaque monde.
21:45Mais oui, il faut se l'avouer, sur la robotique, la Chine est devant.
21:51On a d'ailleurs quelques chiffres, je crois, que Niji et Sophie...
21:53Il y a un chiffre qui est tombé récemment en disant que 55% des robots
21:56qui ont été montrés au salon sont chinois.
21:58Oui.
21:58Donc, c'est tout de même énorme.
22:00Il ne faut pas oublier que c'est un salon aussi quand même très géopolitique.
22:02Il faut le comparer avec d'autres salons à l'échelle mondiale
22:04où on va retrouver les Gaitex qui est peut-être un peu plus bit-to-biti.
22:06Mais ils étaient un peu plus en recul les années précédentes.
22:09On les retrouvait notamment aussi en termes de chiffres purs dans les exposants
22:12au niveau des accessoires, tout ce qui est un peu moins concret au niveau de l'innovation.
22:16Mais ils étaient nombreux.
22:17Là, on les retrouve nombreux en exposant et on les retrouve nombreux en participant.
22:20C'est vraiment... Ils inondent le salon cette année.
22:22Ils sont très, très nombreux.
22:23Oui, oui.
22:23Et puis, évidemment, il y a beaucoup de Coréens.
22:26Il y a quelques Japonais.
22:29Moi, j'ai remarqué moins d'Indiens.
22:31Beaucoup moins.
22:31Beaucoup moins.
22:32Mais c'est vrai que cette présence chinoise est importante.
22:34Juste un dernier mot avant de conclure.
22:36Sophie, tu voulais parler dans la mobilité.
22:38Je pense à Bosch.
22:40C'est ceux qui maîtrisent le hard et le soft.
22:42Oui, il y a un gros message qui a été délivré, en tout cas dans les keynotes
22:45et dans quelques échanges, en tout cas avec les grands groupes.
22:47C'est de compléter vraiment le software et le hardware et de ne pas les séparer,
22:52de les considérer en un bloc commun.
22:53Ça, c'est vraiment le message qui était véhiculé dans le sens où si on les considérait
22:57les deux ensemble en un seul, on devient beaucoup plus puissant.
23:01Et Bosch, justement, pouvait dire qu'ils étaient capables d'avoir le véhicule autonome,
23:04la voiture autonome, mais aussi le camion autonome, mais aussi la cuisine connectée.
23:08Et en fait, ça ouvre tout un panel de possibilités de pouvoir maîtriser les deux en même temps.
23:13Ardo ?
23:13Surtout qu'en fait, avec l'intelligence artificielle, produire du software, c'est de plus en plus simple.
23:17Donc, avoir une barrière à l'entrée sur le hardware, ce n'est pas plus mal.
23:21C'est pour ça, encore une fois, qu'on a investi dans Galaxy Dynamics,
23:23parce qu'ils font à la fois le hardware des robots et le software pour pouvoir les animer.
23:28Et du coup, d'avoir un avantage compétitif avec les...
23:31Il y a beaucoup de boîtes de robotique en Silicon Valley
23:33qui ne font quasiment que le software et qui importent le hardware et qui l'adaptent.
23:36Eh bien, merci à tous les trois d'être venus nous dépeindre en quelques minutes.
23:41Voilà, un peu tous. Il y a tellement de choses.
23:43On pourrait rester plusieurs heures à parler de tous les sujets,
23:46parce que même si on reste ici 3-4 jours, on a l'impression d'avoir fait seulement la moitié du salon.
23:50Tellement il y a des technologies à voir.
23:52Donc, merci Sophie Duranton, qui est manager conseil chez Niji.
23:56Merci Arnaud Auger, directeur de KT Innovation.
23:59Et puis bon retour, pas loin, à San Francisco.
24:02Et merci Vincent Ducré, président de la Binstitute,
24:05qui a amené combien de patrons ?
24:06On a vu une dizaine de patrons et c'est une année record.
24:09Ça montre un peu ce côté absolument structurant des transformations qu'on est tous en train d'observer.
24:14Année record, d'ailleurs, on a les chiffres qui commencent à sortir aussi des visiteurs.
24:18Il y a un monde de dingue, on le rappelle.
24:20Merci à tous les trois.
24:21Allez, on marque une courte pause et on va retrouver nos invités.
24:23Moontaine, Skill ID, Dolphin Semiconductor, voilà.
24:27Toutes ces entreprises de pointe qui sont ici au salon, au CES de Las Vegas.
24:34BFM Business présente Tech & Co Business.
24:39Depuis le CES de Las Vegas.
24:42Frédéric Simotel.
24:44Allez, deuxième partie de ce Tech & Co Business sur BFM Business.
24:47On est au CES de Las Vegas.
24:50Et avec nous, l'un des lauréats awards de ce CES, David Namani.
24:56Bonjour, David.
24:57Bonjour, comment vas-tu ?
24:58Merci d'être avec nous.
24:58Co-fondateur de Moontaine.
25:01Alors, une petite dizaine de personnes, créée il y a à peine six mois.
25:05Et déjà, un award avec l'Ibex.
25:07Pourquoi cet award ?
25:08Et ça nous permettra d'expliquer un peu ce que fait Moontaine.
25:11Déjà, on est très fiers d'être sur ce plateau et puis d'avoir gagné cet award effectivement par la CTA.
25:16En fait, chez Moontaine, on veut protéger ce qui compte pour les entreprises et les gouvernements.
25:21Protéger ce qui compte, on s'est aperçu que 85% des actifs critiques des entreprises n'étaient ni couverts par du réseau, ni de la 5G, ni de la puissance.
25:33En fait, 85% de ces actifs sont...
25:36Quand on dit actifs, c'est quoi ? On pense à quoi ?
25:38On pense à des routes, des forêts, des entrepôts, des sites industriels qui doivent tourner et développer de l'emploi, développer une production, par exemple.
25:51Beaucoup de groupes français, par exemple, ont énormément d'exports, des bateaux.
25:55Oui, on connaît ça, nous, évidemment.
25:56Voilà, donc on voit bien qu'en fait, l'IA pourrait jouer un rôle pour aider à alerter quand ça va mal, sauf que c'est trop gourmand.
26:06L'IA dans les data centers avec les grosses cartes GPU, par exemple, c'est super pour l'entraînement.
26:13Nous, on adore le cloud pour l'entraînement, mais on a aussi la partie inférence, c'est-à-dire les requêtes que l'on fait.
26:20L'IA, où l'IA commence à se mettre en jeu pour alerter, par exemple, nous, on a réussi avec une infrastructure et un compilateur qui est protégé, patenté,
26:34à prendre ces IA qui sont dans le cloud et les compiler.
26:38Parce qu'il y a, je t'interroge d'un instant, c'est à la fois matériel et logiciel.
26:41C'est matériel et logiciel.
26:42Il y a des capteurs basse fréquence et puis en même temps, il y a un middleware qui intéresse d'ailleurs beaucoup de visiteurs ici.
26:47Exactement. Donc l'IBEX pour lequel on a été récompensé est le premier démonstrateur de cette solution.
26:52Puisque dedans, il y a un microcontrôleur avec des unités de calcul.
26:57Pour ceux qui nous écoutent en radio, c'est un petit cube de 10 cm sur 10.
27:02Et ça, c'est un capteur que l'on va mettre près de l'actif que l'on veut protéger.
27:05C'est ça, exactement. Ça peut être des forêts pour les départs de feu.
27:08Ça peut être du comptage pour les routes, par exemple.
27:11Ça peut être un pipeline dans le désert.
27:14Ça marche aussi bien sur un bateau que place Vendôme.
27:20Donc voilà. L'idée, c'était de se dire est-ce qu'il est possible de faire tourner des IA dans un tel capteur qui consomme mille fois moins d'énergie.
27:28Et donc, c'est la solution qu'on a mis en place.
27:31Parce que l'IA, elle va faire quoi ? Elle va calculer sans cesse ce que le capteur lui envoie comme data ?
27:35En fait, l'IA, on va l'entraîner, par exemple, à reconnaître des départs de feu dans le cloud.
27:41Et ensuite, on va utiliser une chaîne de compilation pour générer des petits exécutables qui tournent dans des tout petites unités de calcul qui consomment très peu d'énergie.
27:50Et grâce à notre savoir-faire, d'arriver à être aussi précis sans aucun compromis sur la précision de ces modèles.
27:56On sent que c'est ça. Parce que l'exemple de la forêt est pas mal.
27:59Parce que là, on sent qu'il faut donc de la robustesse sur le terrain.
28:02Il faut donc de l'autonomie énergétique parce qu'on ne va pas aller tous les soirs la charger, la recharger.
28:09Et puis, il faut cette performance technologique. C'est un peu ça, les trois piliers.
28:12C'est bien résumé. Et puis, la connectivité.
28:15Donc, on a noué des partenariats avec des acteurs télécoms qui nous permettent d'alerter ensuite via des métadonnées.
28:21Est-ce qu'il y a un feu ou est-ce que tout va bien, par exemple ?
28:25À travers des réseaux cellulaires ou satellitaires.
28:29D'accord.
28:29Voilà. Donc, ça fonctionne dans toute la planète dès aujourd'hui.
28:33D'accord. Et ça peut être hors connectivité standard ?
28:38Complètement. En fait, on utilise ce qu'on appelle des réseaux narrowband.
28:42Donc, des réseaux à faible débit.
28:44Et on a même innové puisqu'on est capable d'envoyer des images, notamment pour les pompiers quand ils nous le demandent.
28:50Mais ça fonctionne pour la sécurité. Ça fonctionne pour la protection.
28:54Voilà. Tout ce qu'on veut protéger, tout ce qu'il y a de la valeur aux yeux des entreprises, avec ce capteur, on va pouvoir en déployer des réseaux.
29:02Et on l'a vu, malheureusement, avec le feu dans l'aude.
29:05Les caméras étaient bien là. L'IA était bien là.
29:07Mais c'est l'énergie et les télécoms confondus.
29:12Et donc, les caméras ne pouvaient plus rien remonter, par exemple.
29:15Donc là, on a des réseaux de capteurs qui vont pouvoir fonctionner.
29:18Si on en perdit, ce n'est pas très grave. On continue à en avoir 90 qui fonctionnent.
29:21Alors, David, Namanu, on est ici au CES.
29:25Donc, Award CES. Qu'est-ce que ça apporte ?
29:27Est-ce qu'évidemment, plus de visites, les gens sont un peu intrigués par cet Award ?
29:32Absolument. En fait, si on remonte d'un niveau, il y a les applications qu'on a démontrées.
29:38On a démontré trois applications ici sur le stand avec des départs de feu, des détections de personnes.
29:45Et puis, le comptage de véhicules et la classification.
29:48Mais surtout, on crée un gap entre le monde du Python, le monde des LLM, enfin, le monde des small language models, surtout.
29:57Et le monde du bare metal, de l'IoT, du hardware.
30:01Et en fait, c'est très compliqué d'allier ces deux mondes.
30:05Ces deux mondes qui ne se parlent pas forcément.
30:07En plus, il y a de l'électronique dedans.
30:08Il y a de l'électronique. Ça nécessite souvent, au niveau des COMEX, des décisions budgétaires importantes pour faire un prototype qui a plus ou moins marché.
30:16On a résolu tous ces problèmes.
30:18Et le but, c'est qu'un développeur en Python puisse cliquer sur un bouton et dit « Export vers l'Ibex ».
30:25Et ça génère les fichiers qu'il n'aura pas à faire en C++ et en assembleur.
30:29Voilà. Alors là, ça me fait penser à quelqu'un qu'on a reçu la semaine dernière ici même au CES.
30:34C'est Thomas Serval, le patron de Barracoda, mais qui développe aussi une plateforme B-Connect.
30:39Ah, c'est génial.
30:40Voilà. Le principe. On a l'idée d'un capteur.
30:43On rentre un peu le PDF, un peu les spécificités.
30:46Et ça va nous travailler tout le projet.
30:47Ça va nous définir quel type de composant.
30:49Enfin, c'est assez incroyable.
30:51Et ça, c'est un partenariat.
30:53Oui. Alors, Thomas, je le connais depuis 20 ans.
30:55Donc, effectivement, quand il a vu notre solution au Grand Palais à Adopt-Eye à Paris,
31:04il a tout de suite...
31:06On a enchaîné tout de suite.
31:08Capté, c'est le cas de le dire.
31:09Il l'a capté, oui.
31:10Et en fait, Thomas, il propose une solution de vibe coding pour les objets connectés.
31:14C'est-à-dire que vous promptez directement une interface, une idée.
31:19Et en fait, lui, il a déjà toutes les briques techniques, la sécurité, le Bluetooth, etc.
31:24qui va permettre, effectivement, de générer plusieurs millions d'objets connectés assez rapidement.
31:29Et le partenariat est venu naturellement.
31:32On officialise au CES le fait que nos technologies de compilation de modèles d'IA
31:38vont faire partie du parcours client de la société BeConnect.
31:42Donc, comme ça, quand vous aurez besoin de plus d'intelligence sur les objets connectés,
31:46ça va appeler les briques logicielles qui sont sous-jacentes de l'Ibex.
31:49L'actualité, là, il ne reste encore deux minutes, David.
31:54Levé de fonds, donc ça, c'est en cours.
31:57On finit les due deals techniques.
31:59On a fait l'IRF Call.
32:00On a des beaux partenariats.
32:01Il faut quand même dire que Montaigne, c'est une plateforme souveraine.
32:05La société est en France.
32:06Tous les composants sont sourcés en France et en Europe.
32:09On a vu Maya Noël de France Digitale qui est passée sur nos stands,
32:13qui a vraiment apprécié.
32:14Donc, ça, effectivement, on va faire, on va closer un tour de 4 millions d'euros
32:20dans le premier trimestre.
32:22Et puis, j'ai envie de dire, j'espère plus,
32:25parce qu'on vient de rencontrer une société sud-coréenne ici au CES qu'on ne connaissait pas.
32:31Là, aujourd'hui, là, c'est aussi, oui.
32:33Et demain matin, on signe un MOU et un contrat de déploiement de notre middleware
32:39sur 50 000 pièces pour la Corée du Sud.
32:45Donc, la société est assez incroyable.
32:47Et donc, on va officialiser ça au CES.
32:50Et ils sont quoi ? C'est des industriels ?
32:51C'est des industriels qui ont des caméras, on va dire,
32:55qui permettent de vérifier les défauts dans des chaînes de montage.
32:58et ils cherchaient une solution pour mettre de l'IA directement dans leur caméra
33:03et on leur apporte sur un plateau.
33:05D'accord. Donc, c'est la partie middleware.
33:06C'est la partie middleware.
33:07Ils ne déploieront pas forcément le capteur tel qu'il existe là.
33:09Voilà.
33:09Peut-être un jour, mais là, c'est ce côté middleware.
33:11Exactement. Donc, nous, on voit bien que notre business,
33:13il va aller soit vers des distributeurs,
33:15soit vers de la licence pour des industriels.
33:19Eh bien, c'est super.
33:21Voilà, on vous dit sans cesse, venez au CES, n'ayez pas peur.
33:24Incroyable.
33:25C'est super. Et oser investir pour venir ici.
33:30Et puis, voilà, ça rapporte.
33:31David, merci infiniment.
33:32David Amadide, co-fondateur de Moontagne,
33:34pour protéger les actifs de l'entreprise.
33:37Bravo pour cet award, pour l'IBEX.
33:40Merci, Frédéric.
33:40Ce capteur. Et puis, longue vie.
33:43C'est que le début.
33:44Je disais un peu moins de 10 personnes, 6 mois d'existence
33:47et déjà un award au CES.
33:48Voilà, c'est quand même les bonnes fées se penchent sur le berceau de Moontagne.
33:52On le souhaite, on le souhaite. Merci.
33:54Merci, David. Allez, on enchaîne tout de suite avec notre invité suivant.
33:57Encore une innovation ici au sein du CES.
34:01Tech & Co-Business, depuis le CES de Las Vegas.
34:05Allez, on poursuit Tech & Co-Business, depuis le CES de Las Vegas.
34:08L'occasion de découvrir toutes ces pépites qui viennent ici
34:11et pour qui ça marche plutôt bien.
34:12On vient de le voir à l'instant avec David Damani.
34:14Et nous allons poursuivre avec Skilled, avec un Y.
34:17Voilà, si vous nous suivez en radio.
34:19Marie Panavoide, bonjour.
34:20Bonjour.
34:21Merci d'être avec nous.
34:22Vous êtes fondatrice de Skilled.
34:23On est dans la cybersécurité pour l'IA.
34:28Tout à fait.
34:28Exactement, parce qu'on dit souvent IA for Cyber.
34:31Là, c'est Cyber pour l'IA.
34:34Parce que c'est vrai qu'on n'a pas encore eu beaucoup de piratage vraiment d'IA.
34:39Mais ça va arriver.
34:39Le jour où ça va arriver, on se dira, fut, il fallait sécuriser tout ça.
34:43Rappelez-nous en quelques mots ce que fait Skilled.
34:46Oui, donc tout à fait.
34:47En fait, l'introduction d'une nouvelle technologie comme l'intelligence artificielle
34:51introduit aussi forcément des nouveaux risques
34:54et nécessite des nouvelles technologies pour la protéger.
34:58Donc chez Skilled, on va protéger les algorithmes d'intelligence artificielle contre le vol.
35:04Ce sont des algorithmes qui coûtent cher, qui contiennent de la propriété intellectuelle,
35:08l'avantage compétitif aussi des entreprises.
35:10Et quand il y a certains modes de déploiement un peu dans des environnements
35:15dans lesquels on ne fait pas vraiment confiance,
35:17tout ça, on peut le voler en quelques minutes.
35:19Très concrètement, on imagine, moi je suis dans la média BFM Business,
35:23je développe mon IA pour mon tri d'infos,
35:26pour m'aider à rédiger mes articles, etc.
35:28Comment ça va se passer si je veux installer Skilled ?
35:31Voilà, en fait, tant que votre IA reste chez vous, c'est parfait.
35:35Mais si vous faites une IA, par exemple, qui va à un outil de veille,
35:39et puis c'est une IA qui est propriétaire, qui vous a dû demander du temps à faire,
35:42et maintenant vous voulez la vendre et la licencier à d'autres médias, par exemple,
35:47là vous allez aller la mettre en dehors de chez vous.
35:51Skilled, ça va vous fournir une sorte d'antivol,
35:53pour être sûr que votre propriétaire intellectuelle reste sécurisé.
35:57Et ça, c'est des choses...
35:58Alors, on rappelle, Skilled s'est fondé en 2023,
36:01c'est une spin-off d'Inria, basée à Rennes,
36:03c'est une petite dizaine de personnes aujourd'hui.
36:05Ça veut dire que...
36:07Parce qu'on entend beaucoup quand même de l'IA,
36:10la GenEA a mis un peu plus en avant l'IA depuis la fin 2022,
36:15mais les solutions...
36:16Qu'est-ce qui distingue la solution de Skilled
36:18d'autres solutions cyber pour sécuriser ces IA ?
36:22En fait, il y a plusieurs solutions de sécurité logicielle
36:26pour éviter le vol d'un software.
36:28Si vous jouez, par exemple, c'est des logiciels
36:31qui sont vraiment protégés.
36:34Mais on s'est aperçus...
36:36Enfin, moi, je me suis aperçue en 2021,
36:38j'ai fait des travaux de recherche,
36:40et je me suis aperçue que ces logiciels
36:42n'étaient pas adaptés pour l'intelligence artificielle.
36:44Donc, notamment sur téléphone portable,
36:45on a extrait des intelligences artificielles
36:47qui étaient développées par Google,
36:49protégées par ces solutions traditionnelles,
36:51qui ne sont pas adaptées au logiciel d'IA.
36:54Et donc, c'est comme ça que j'ai commencé
36:57à travailler sur un antivol
36:59qui est vraiment conçu pour l'IA,
37:02de manière...
37:03Enfin, sur mesure, pour l'IA.
37:04Ça veut donc dire que même, là, par exemple,
37:07on a ChatGPT qui a sorti, il y a quelques jours,
37:10ici au CES,
37:11sa version de ChatGPT Health,
37:13sur la santé,
37:14que ça pourrait être un client potentiel,
37:17même à ce niveau-là,
37:18quand on voit ce type de LLM ?
37:20Tout à fait. En fait, si ce type...
37:21Enfin, ça dépend comment il est déployé.
37:23Oui, oui, bien sûr.
37:23Si c'est les données de santé qui vont chez ChatGPT,
37:26bon, on a un problème sur la confidentialité des données de santé,
37:28mais ChatGPT n'a pas de problème de propriété intellectuelle.
37:31En revanche, s'ils envoient leur LLM dans des hôpitaux
37:34ou dans des laboratoires,
37:35là, on peut les aider à protéger la confidentialité
37:37et aussi tout le système de licensing
37:40pour s'assurer que si on a payé pour que ça soit déployé
37:44dans deux hôpitaux,
37:45ce n'est pas déployé dans 35.
37:46D'accord. Donc, problème de licence,
37:48problème de copie ?
37:49Confidentialité.
37:50Problème, j'imagine, aussi,
37:51parce que c'est souvent de rétro-engineering aussi ?
37:54Oui, c'est ça. Tout à fait.
37:55Parce que souvent, on voit ça...
37:56Enfin, on ne va pas accuser certains pays,
37:58mais on sait bien qu'il y a certains pays
37:59qui savent très bien le faire.
38:01Donc, c'est tout ça, ce que protège aujourd'hui Skilled ?
38:05Oui. Donc, confidentialité, intégrité
38:07et également, ça protège contre des attaques
38:10qui vont être spécifiques à l'intelligence artificielle.
38:13Par exemple, j'ai évoqué une intelligence artificielle
38:15de Google qu'on a réussi à extraire.
38:17C'est une intelligence artificielle
38:18pour faire de la modération de contenu.
38:20Ça va détecter si un contenu est explicite ou non
38:23et si oui, le modérer.
38:24Une fois qu'on a accès au modèle,
38:26on peut le rendre inutile.
38:28C'est-à-dire faire passer du contenu bénin
38:31comme du contenu explicite
38:32ou au contraire, complètement bypasser
38:35la protection qui est censée apporter
38:37l'intelligence artificielle.
38:38C'est quoi les défis techniques, justement,
38:40qu'on doit relever quand on fait un produit de ce type ?
38:43On se dit sécuriser une IA, ça paraît quand même...
38:45Oui.
38:45Surtout si on s'adresse à des modèles LNM comme ça.
38:48Il y a énormément de défis.
38:52Déjà, il faut à la fois protéger le logiciel
38:57mais qui sont encore utilisables
38:58par l'utilisateur légitime.
39:01Il y a des défis de performance.
39:03C'est des algorithmes
39:04dont on attend une réponse rapide.
39:06On a même du matériel
39:07qui a été développé spécialement
39:08pour exécuter ces algorithmes,
39:09des GPU, des NPU.
39:11Il faut que notre protection soit compatible
39:12avec ces matériels-là,
39:15compatible avec tout type de développement.
39:17Aujourd'hui, on protège des IA sur Raspberry Pi,
39:19donc des tout petits processeurs,
39:22de l'Android, des serveurs.
39:23Il y a énormément de choses à faire.
39:25On est ici au CES, Marie Panavoine.
39:29Vous rencontrez qui ici sur ce salon ?
39:33Sur le salon, en fait,
39:34on peut rencontrer plusieurs types de partenaires,
39:37des personnes qui ont développé leur IA,
39:39qui l'ont peut-être même breveté
39:40et qui veulent offrir une protection technique
39:43pour la confidentialité.
39:45On rencontre également des partenaires hardware,
39:48que ce soit pour améliorer la sécurité qu'on peut faire
39:51ou des hardware pour l'IA
39:53qui veulent offrir cette sécurité à leurs clients.
39:55Voilà, on peut rencontrer vraiment
39:57tout type de partenaires ici
39:58et c'est ce qui fait la force de ce type d'événement.
40:00Aujourd'hui, en termes d'investissement,
40:02vous en êtes où ?
40:03Est-ce que une levée de fonds est à prévoir ?
40:05Je rappelle, vous êtes nés en 2023.
40:07Oui, nous sommes nés en 2023
40:09et nous avons conclu notre première levée de fonds
40:12à l'été 2025.
40:13D'accord.
40:15Je crois que j'avais noté le montant,
40:17mais il a dû s'échapper.
40:18Donc, une levée de fonds d'un million cinq
40:21auprès d'investisseurs européens
40:23spécialisés dans la deep tech et la cybersécurité.
40:25Là, vous êtes satisfaites
40:28ces trois, quatre jours au sein du...
40:30Enfin, on parlait des partenaires
40:31que vous avez rencontrés,
40:32mais vous les avez...
40:33Oui, tout à fait.
40:36Normalement, on est...
40:38Oui, on est très...
40:39Oui, parce que souvent,
40:40on parle que c'est un salon très consommateur,
40:42très consumeur,
40:44enfin, B2C,
40:45mais on voit bien là que...
40:46Tous les gens qui font du B2C
40:48font...
40:49Enfin, sont des B...
40:51Oui, B2B2C, à un moment, voilà.
40:52En fait, nous, on ne fait pas vraiment du B2B2C
40:54dans le sens où le consommateur final
40:56peut avoir un intérêt,
40:58mais plutôt sur la partie confiance.
41:00En revanche, toutes ces entreprises
41:01qui font du B2C
41:02sont des entreprises
41:03qui peuvent avoir intérêt
41:04à utiliser notre solution.
41:05Eh bien, merci, Marie Panavoy,
41:07d'être venue sur le plateau
41:08de Tech & Co Business
41:10sur BFM Business,
41:12ici même,
41:12au sein de ce CES de Las Vegas.
41:14Et puis, ma longue vie,
41:15et puis j'espère encore
41:16d'autres contacts vont naître
41:17à travers ce CES.
41:18Allez, on marque une courte pause
41:20et on se retrouve juste après.
41:21On va parler semi-conducteur
41:22avec notre invité suivant.
41:25Tech & Co Business
41:26depuis le CES de Las Vegas.
41:29Allez, dernier rendez-vous
41:30de ce Tech & Co Business
41:32sur BFM Business
41:33au CES de Las Vegas.
41:35On va parler semi-conducteur
41:37avec Laurent Monge.
41:37Bonjour, Laurent.
41:38Bonjour.
41:38Merci d'être avec nous,
41:39PDG de Dolphin Semi-Conducteur.
41:42Alors, en quelques mots,
41:44racontez-nous un peu
41:45l'histoire de Dolphin Semi-Conducteur.
41:47Vous existez quand même
41:47depuis 1985 ou 15 ?
41:511985.
41:531985.
41:54Alors, vous êtes 150 personnes
41:56à peu près.
41:56Il y a pas mal de gens à Grenoble.
41:58Pas mal de gens.
41:59Enfin, 100 personnes à Grenoble,
42:0040 au Canada.
42:02Alors, racontez-nous un peu l'histoire
42:03et où est-ce que vous insérez
42:05dans cette chaîne de valeur
42:06des semi-conducteurs ?
42:07Donc, Dolphin Semi-Conducteur,
42:09son implantation principale
42:10est à Grenoble,
42:11qui est une région bien connue
42:12pour le semi-conducteur.
42:14Donc, une société
42:14qui s'est réinventée
42:16plusieurs fois.
42:17Oui.
42:18Parce que ça fait un moment
42:19à un moment qu'on vous suit.
42:20D'accord.
42:20Merci de nous suivre.
42:22Et vous avez raison.
42:23Et vraiment,
42:24sur quoi on se focalise
42:25maintenant dans notre activité,
42:27c'est ce qu'on appelle
42:27des IP pour le semi-conducteur.
42:29Donc, qu'est-ce que c'est qu'une IP ?
42:30Au fond, une IP,
42:31c'est une fonction de base
42:32qui va dans un circuit intégré.
42:34D'accord.
42:34Parce qu'un circuit intégré,
42:35en fait, il y a plein de choses dedans.
42:36Il y a de l'audio,
42:38il y a de la connectivité,
42:39Wi-Fi, Bluetooth.
42:40Et maintenant,
42:40les fabricants
42:41de produits semi-conducteurs,
42:42ils ne font plus tout
42:43par eux-mêmes.
42:44Et donc, ils se rapprochent
42:44de sociétés comme Dolphin
42:46pour acheter des fonctions de base.
42:48Et comme ça,
42:48ils focalisent leur ingénieur
42:50sur ce qui fait vraiment...
42:50Donc, vous allez être
42:51un sous-traitant de certains.
42:53Par exemple,
42:53vous allez sous-traiter
42:55pour qui, par exemple ?
42:56Alors, je ne peux pas citer
42:57nos clients,
42:57c'est confidentiel,
42:58mais la typologie de société,
42:59c'est les grands fabricants
43:00et de produits semi-conducteurs,
43:02NVIDIA, Intel, NXP, ST, Infineon.
43:07Étonnant d'ailleurs,
43:08je ne sais pas si vous avez assisté
43:09à la conférence Lenovo
43:10en ouverture de ce salon.
43:14C'était à la sphère,
43:14juste à côté,
43:15avec le patron de Lenovo
43:17qui fait venir sur scène
43:18les patrons de NVIDIA,
43:21de AMD, de Qualcomm, de Intel.
43:24Donc, on voit l'importance
43:25du semi-conducteur aujourd'hui.
43:26Parfois, on le voyait un peu
43:27comme un, pas un wearable,
43:31mais comme quelque chose
43:32d'assez standard.
43:32Mais voilà,
43:33il y a de grosses innovations
43:34dans ce domaine.
43:35C'est vrai que c'est au centre
43:36de toutes les nouvelles technologies.
43:37Même une société comme Lenovo
43:38aussi conçoit eux-mêmes
43:40une partie de leurs semi-conducteurs.
43:41Donc, c'est vrai
43:42que c'est aussi intéressant
43:42que les grands du numérique,
43:43les hyperscalers aujourd'hui,
43:45se sont mis aux semi-conducteurs aussi.
43:47Qu'est-ce que vous venez chercher ?
43:48Donc, ça fait plusieurs années
43:48que vous venez ici
43:49au sein de CCES.
43:51Qu'est-ce que vous venez chercher ?
43:52De nouveaux partenaires,
43:53de nouveaux clients ?
43:54Rassurez un peu vos clients existants.
43:56On peut leur dire,
43:56on existe bien
43:58et voilà encore
43:59toutes nos innovations.
44:00Alors, déjà,
44:01comme toute société de technologie,
44:03on opère quand même
44:03sur un marché mondial.
44:04Donc, venir au CCES,
44:05je dirais,
44:06c'est vraiment presque une obligation.
44:0840% de votre chiffre d'affaires
44:09ici aux Etats-Unis, c'est ça ?
44:10Aux Etats-Unis, oui, tout à fait.
44:11Donc, c'est important.
44:12Mais aussi,
44:12on ne retrouve pas que des sociétés,
44:14je dirais, basées aux Etats-Unis,
44:15mais dans le monde entier.
44:16Donc, pour moi,
44:17c'est beaucoup de choses.
44:18Le CCES,
44:19c'est déjà un peu
44:19prendre les tendances.
44:21C'est rencontrer
44:22nos clients existants.
44:24C'est aussi découvrir
44:25des nouveaux prospects
44:25et puis aussi,
44:27c'est rencontrer des partenaires
44:28parce qu'on est quand même
44:28dans un domaine technologie
44:29où les écosystèmes,
44:30comme on dit,
44:30sont très critiques.
44:32Donc, voilà,
44:32c'est aussi important
44:32de rencontrer ces sociétés
44:34et voir ce qu'on peut faire ensemble.
44:35Et puis, j'imagine
44:36qu'à votre niveau,
44:37c'est un univers
44:38qui est très compétitif.
44:40Donc, il faut aussi montrer
44:41qu'on continue.
44:43Vous allez vers quoi
44:44en termes d'innovation
44:45chez Dolphin,
44:46enfin, Dolphin Semiconductor ?
44:48On parle beaucoup aujourd'hui
44:49dans le monde du processeur
44:50de réduire la consommation
44:52d'énergie.
44:52Bon, elle est toujours
44:53vers encore plus petit.
44:55Bon, ça, ça fait partie
44:56de l'ADN de votre innovation.
44:58Mais voilà, c'est ça
44:59un peu les innovations
45:00aujourd'hui chez vous ?
45:01Oui, tout à fait.
45:02Et vous avez commencé
45:03à dire qu'effectivement,
45:04c'est un marché compétitif.
45:05Oui, très clairement,
45:06c'est un marché mondial.
45:06Donc, les clients sont
45:07de partout dans le monde
45:08et les compétiteurs
45:09sont de partout dans le monde.
45:10Donc, il faut vraiment regarder
45:11la compétition
45:12dans le monde entier.
45:14Et dans les gènes de Dolphin,
45:15historiquement,
45:15et c'est des choses
45:16sur lesquelles on s'appuie
45:17beaucoup maintenant,
45:18c'est la faible consommation.
45:19Toutes nos conceptions
45:22pour les très faibles
45:23niveaux de consommation.
45:25Donc, aujourd'hui, je dirais,
45:26pour nous, c'est quand même
45:26une opportunité
45:27qui est vraiment très importante
45:29parce qu'au fond,
45:30la faible énergie
45:31dans les semi-conducteurs,
45:32ça se retrouve
45:32dans toutes les applications.
45:33Dans ce qu'on appelle
45:34les wearables,
45:35l'électronique portée.
45:37Voilà, on veut peu consommer
45:38pour avoir une meilleure autonomie.
45:40Et puis, je dirais,
45:41à l'autre extrême,
45:42dans un data center
45:43d'intelligence artificielle,
45:44on a des problèmes
45:45pour accéder à l'énergie.
45:46L'énergie coûte très cher,
45:47il faut refroidir.
45:48Donc, moins on consomme,
45:49on résout déjà
45:50le problème à sa source.
45:51Et puis, on parle aussi
45:53beaucoup ici
45:54sur ce salon
45:54d'IA Embarqué
45:55ou de Physical AI.
45:57Alors, Jensen Wang,
45:58lui, le patron d'NVIDIA,
45:59il traduit ça
46:00par le mariage de l'IA
46:01et des robots.
46:02Mais j'imagine que pour vous,
46:03là, ce que vous voyez,
46:04parce que c'est assez incroyable,
46:05le nombre de robots,
46:06de vrais robots
46:07que l'on voit naître,
46:10alors, sous la forme,
46:10soit de voitures autonomes,
46:12mais beaucoup sur la forme
46:12humanoïse,
46:13sur la forme de bras articulés.
46:15Ça, c'est un gros débouché
46:16pour vous ?
46:16Enfin, pour les gens
46:18que vous servez
46:18et puis eux-mêmes
46:19par rapport à ces robots ?
46:20Alors, tout à fait,
46:21parce que tous ces équipements
46:22intègrent des composants.
46:25On appelle ça
46:25des systèmes on-chip
46:26avec beaucoup de fonctionnalités.
46:27Donc, on fournit des IP
46:28qui vont dans ces produits
46:30et qui, donc,
46:30permettent, du coup,
46:32à toutes ces performances
46:33que l'on peut voir,
46:35ce Edge AI,
46:35comme on appelle ça.
46:37Moi, c'est ça
46:37qui m'a frappé cette année.
46:38C'est vraiment
46:39le nombre d'applications
46:40maintenant qui sort
46:40sur le Edge AI.
46:41On parlait beaucoup
46:42de JetGPT,
46:43l'AI un peu centralisé.
46:44Mais là, maintenant,
46:44ça devient une réalité.
46:45des robots,
46:46des équipements domestiques,
46:48des jouets,
46:48même j'ai vu ça.
46:49Même les PC.
46:50On parlait
46:51d'un peu de PC
46:53il y a
46:54au CES 2024,
46:552025,
46:56ça c'est...
46:57Et puis là,
46:572026,
46:58on est vraiment
46:59dans tous les PC
47:00qui, aujourd'hui,
47:01sont intègres,
47:02obligatoirement,
47:03ces puces
47:03IA.
47:05vous avez levé
47:0710 millions.
47:08C'était très récemment,
47:09c'est l'hiver dernier.
47:13Aujourd'hui,
47:13c'est pourquoi
47:14votre partie industrielle
47:16est à Grenoble,
47:17c'est ça ?
47:17En fait,
47:18on n'a pas
47:18une structure industrielle.
47:19On va vendre
47:20ses propriétés intellectuelles
47:21à nos clients
47:21qui eux-mêmes
47:22vont fabriquer
47:23les circuits intégrés.
47:24Mais la raison
47:24de cet investissement,
47:26c'est pour vraiment
47:27pleinement jouer
47:28cette opportunité
47:29de la consommation,
47:30de la faible énergie
47:31dans les circuits intégrés,
47:32investir dans notre roadmap
47:33pour vraiment faire croître
47:34l'activité.
47:35Donc,
47:35on a fait beaucoup
47:36d'investissements
47:36en 2025.
47:37Et puis aussi,
47:38c'est un autre angle
47:38qui est un angle
47:39qu'on appelle inorganique,
47:40donc faire des acquisitions.
47:41Parce qu'on a un domaine
47:42d'activité
47:42qui se développe beaucoup,
47:43la fourniture d'IP,
47:44c'est de plus en plus utilisé.
47:45Par contre,
47:46c'est beaucoup de petits acteurs
47:47et on veut être
47:47un des contributeurs
47:48pour rassembler ces sociétés.
47:50Donc,
47:50aujourd'hui,
47:50on a un certain nombre d'IP
47:51et on regarde aussi
47:52acheter des sociétés
47:53qui font des IP complémentaires.
47:55Comme ça,
47:55on va voir des grands
47:55du semi-conducteur
47:56que j'ai nommés tout à l'heure.
47:58Ils ont du coup
47:58un seul interlocuteur
47:59pour acheter beaucoup de choses.
48:00Oui,
48:01parce que c'est ça.
48:01J'imagine que c'est ça
48:02la difficulté
48:02pour des acteurs comme vous,
48:04c'est d'être toujours visible
48:05auprès de ces grands acteurs
48:08qui doivent être
48:09très sollicités en plus.
48:10Ils sont très sollicités
48:11et puis en plus,
48:12historiquement,
48:12ils faisaient tout par eux-mêmes.
48:13Et maintenant,
48:13ils ont pris conscience
48:14que pour accélérer
48:15leur sortie de produit,
48:16il faut au maximum
48:17acheter des IP déjà disponibles
48:18et se concentrer
48:19sur qu'on se différencie.
48:20Donc,
48:21ils ont besoin de nous
48:21mais il y en a un peu petits
48:22pour eux.
48:23Donc,
48:23cette consolidation,
48:23elle est vraiment importante.
48:24Et donc,
48:25et j'imagine aussi
48:26grandes compétitions
48:27de la part des Chinois
48:28qui dans ce domaine-là
48:29sont assez...
48:30Ils sont effectivement
48:31redoutables.
48:33Mais la compétition
48:34dans le monde entier,
48:34l'Inde aussi,
48:35un pays qui fait vraiment
48:36des pattes géants
48:37dans le semi-conducteur
48:38mais je pense
48:39qu'on n'a pas à rougir.
48:40Eh bien,
48:41merci Laurent Mange
48:42d'être venu nous parler
48:42de Dolphin,
48:44on va le dire en français,
48:45semi-conducteur,
48:46donc basé à Grenoble,
48:47basé au Canada.
48:49Et puis voilà,
48:49on vous souhaite
48:49une bonne suite
48:50pour ce salon.
48:51Enfin, quoi qu'à l'heure
48:52où on diffusera,
48:53le salon sera terminé.
48:55Merci en tout cas
48:56d'avoir été avec nous.
48:56Merci à vous de nous avoir suivis.
48:57Merci de nous avoir suivis.
48:58Alors ne quittez pas
48:58parce qu'on va regagner Paris
49:00avec un...
49:01On va parler de Paypal
49:02là dans un instant.
49:03Et puis comme c'est
49:04notre dernier rendez-vous,
49:06merci à toutes nos équipes,
49:07Philippe Vigneault,
49:08Jean-David Duarte
49:08et Léa Benahim
49:09de nous avoir accompagnés
49:11tout au long
49:11de ce salon,
49:12de ce CES.
49:13Sous-titrage Société Radio-Canada
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