- il y a 7 semaines
Mardi 13 janvier, François Sorel a reçu Frédéric Simottel, journaliste BFM Business, Thomas Serval, PDG de Baracoda, Matthieu Soulé, Responsable du labo de Cathay Innovation à San Francisco, Jean-Baptiste Kempf, co-créateur de VLC, Bénédicte Astier, fondatrice et PDG d’Allergen Alert, Richard Franck Esnault, CEO de reconcept et chercheur en neurosciences appliquées, Vincent Destefanis, responsable des partenariats au CEA-LETI, et Benjamin Cohen, cofondateur de Y-Brush, dans l'émission Tech & Co, la quotidienne spéciale CES 2026 sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au jeudi et réécoutez la en podcast.
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00:00:01BFM Business et Tech & Co, partenaires officiels du CES de Las Vegas.
00:00:12BFM Business et Tech & Co présente, émission spéciale, Tech & Co, la quotidienne, depuis le CES de Las Vegas, François Sorel.
00:00:20Et bonsoir à toutes et à tous, merci d'être là, merci d'être fidèle à Tech & Co, la quotidienne.
00:00:25Sur BFM Business, vous savez, on est là chaque soir, 19h30, 21h, et nous sommes encore ce soir, et pour la dernière fois, à Las Vegas, à l'occasion du CES.
00:00:35Ce cru 2026 que vous avez pu suivre tout au long de la semaine dernière, et encore une fois cette semaine, on va clôturer ce CES avec ce Tech & Co exceptionnel.
00:00:45Dans un instant, le débrief de l'ActuTech, avec des personnalités qui vont analyser ce CES et conclure un petit peu cette saison.
00:00:54Frédéric Simotel, Thomas Serval, Mathieu Soulet, Jean-Baptiste Kinf de VLC seront là.
00:01:00Et puis après, on vous fera découvrir quelques-uns des coups de cœur de Tech & Co, des startups qui sont intéressantes,
00:01:06comme par exemple Allergène Alert, un petit boîtier qui détecte les allergètes dans la nourriture, et ça peut sauver des vies.
00:01:15On en parlera avec la créatrice de ce concept.
00:01:17On évoquera aussi la détection de glycémie non invasive grâce au CEA laitie.
00:01:24Et puis on découvrira aussi une brosse à dents qui pourrait à terme détecter des pathologies, des maladies en prévention en quelque sorte.
00:01:31Voilà le sommaire de ce Tech & Co, la quotidienne depuis le CES de Las Vegas.
00:01:36Bienvenue à vous toutes et à vous tous.
00:01:38Tech & Co, la quotidienne depuis le CES de Las Vegas sur BFM Business.
00:01:43Et pour ce dernier débrief de ce CES 2026 ici à Las Vegas, écoutez, c'est un feu d'artifice de spécialistes que nous avons.
00:01:52Jean-Baptiste Kinf est là. Salut Jean-Baptiste.
00:01:54Salut.
00:01:55Comment vas-tu ?
00:01:55Moi je vais bien. Et toi ?
00:01:57Bah écoute, formidable. Le CES de Las Vegas te réussit ?
00:02:00Toujours. C'est un peu fatigant, mais ça va.
00:02:03Jean-Baptiste Kinf qui, rappelons-le, est le co-créateur de VLC et tu es aussi le fondateur de Kyber.
00:02:09Tout à fait.
00:02:11Alors explique-nous ce que c'est.
00:02:13Kyber, c'est une solution de contrôle de machines à distance et qui est énormément utile pour contrôler des drones à distance.
00:02:20Donc dans tous les secteurs, défense, véhicules autonomes dont on a la vue partout, quand tu vois des Waymo, des Xoom, etc.
00:02:28Et d'ailleurs, on a un rover, on se balade avec un rover dans les allées du CES, téléguidé depuis la France.
00:02:35Voilà, donc c'est toutes ces solutions.
00:02:37Ça peut servir pour faire du bureau à distance, mais aussi tout ça.
00:02:40Et on en reparlera bientôt.
00:02:41Mais bien sûr, et tu viendras dans Tech & Co pour détailler tout ça.
00:02:45Thomas Serval est là. Salut Thomas.
00:02:47Salut François.
00:02:48PDG de Barracoda, un fidèle du CES.
00:02:5125e.
00:02:5225e CES. Je crois qu'il nous bat tous là.
00:02:54Oui, largement.
00:02:56Thomas.
00:02:57En tout cas, merci d'être là.
00:02:59Nous avons aussi Mathieu Soulé qui est là.
00:03:00Salut Mathieu.
00:03:02Mathieu qui est responsable du labo de KT Innovation.
00:03:05Tu vis à San Francisco.
00:03:06Tout à fait.
00:03:07Là aussi, le CES de Las Vegas est un rendez-vous incontournable que tu vis chaque année.
00:03:11Que 14e pour moi.
00:03:1314e quand même, voilà.
00:03:14Et puis Frédéric Simotel qu'on ne présente plus.
00:03:17C'est le 112e CES pour Frédéric Simotel.
00:03:19112e ? Ça a commencé quand ?
00:03:21Moi, je remonte au Comdex.
00:03:22Il y avait le Comdex avant.
00:03:24Comdex, Interop.
00:03:26C'était les grands salons de l'époque.
00:03:28Ben justement, tiens, parlons de ce CES.
00:03:30Parce que c'est vrai qu'on se pose tous la question.
00:03:32Et on a des avis qui sont assez divergents.
00:03:35Bon CES, mauvais CES, CES de transition, CES mou.
00:03:41Jean-Baptiste, qu'est-ce que tu en penses ?
00:03:43C'est l'édition 2026.
00:03:44Il n'y a pas de bon ou de mauvais CES.
00:03:46Mais c'est vrai que j'ai trouvé ça un petit peu...
00:03:49Il y a une recherche, quoi.
00:03:50C'est-à-dire que tu es en transition.
00:03:51Je trouvais ça un peu mou.
00:03:53Il y a pas mal d'endroits où il y a des...
00:03:55Il y a beaucoup de startups qui sont vraiment très, très early.
00:03:57On sent qu'il y a de l'IA un peu partout.
00:03:59Mais parfois, ça ne sert vraiment à rien.
00:04:01Et on sent qu'il y a quelques grosses avancées qui arrivent en deep tech
00:04:05autour des robots, de plein de nouveaux capteurs, etc.
00:04:08Mais ce n'est pas encore des trucs où tu fais « waouh ».
00:04:11Et d'ailleurs, en se baladant un peu dans Erika Park derrière nous,
00:04:15il n'y a pas eu beaucoup de startups où tu fais « waouh, c'est incroyable ».
00:04:18Il y en a évidemment plein qui sont très cool.
00:04:20Mais par rapport notamment à ce que j'avais trouvé il y a deux ans,
00:04:23je trouve que c'est un peu le temps de la maturité, peut-être, pour les startups.
00:04:27Thomas, c'est un peu cyclique, le CES ?
00:04:29Ou est-ce que finalement, on ne se rend pas compte,
00:04:31et on fantasme tellement ce rendez-vous,
00:04:34que chaque année, on est un peu déçu,
00:04:36parce qu'on attend l'innovation à où qui n'arrive pas ?
00:04:39Il y a la tendance et la saisonnalité.
00:04:42La tendance, c'est que le CES grandit avec la pénétration de l'électronique dans les produits.
00:04:46Ça a commencé dans les télés, puis après dans les ordinateurs, etc.
00:04:51Donc le CES continue de grandir, et l'électronique, et l'IA, et tout ça,
00:04:55continue à pénétrer tous les objets du quotidien.
00:04:57Et donc la tendance, elle est quand même sur le fait qu'on retrouve au CES
00:05:01de plus en plus de métiers qui n'avaient pas leur place.
00:05:03Voir des voitures au CES, ça aurait été complètement fou il y a 15 ans.
00:05:07Personne n'imaginait, ou la santé, qui est maintenant un des domaines importants,
00:05:11était complètement illégitime dans le CES d'il y a 10 ans.
00:05:13Donc la tendance, elle est quand même croissante.
00:05:17Mais on a une deuxième tendance qui est que les salons en tant que tels,
00:05:21depuis le Covid, le CES est revenu à un niveau presque équivalent à celui d'avant le Covid,
00:05:27mais c'est quand même changé.
00:05:27Pas tout à fait, d'ailleurs, je crois, en termes de fréquentation.
00:05:30C'est quand même changé, et là, on peut considérer qu'aujourd'hui,
00:05:33si vous voulez qu'un produit soit connu, le CES, c'était le must-have il y a 10 ans.
00:05:37Aujourd'hui, il y a les réseaux sociaux, il y a beaucoup, beaucoup plus d'informations
00:05:41qu'on peut récupérer par les moyens digitaux.
00:05:44Et donc, en fait, il y a des problématiques d'arbitrage.
00:05:46Et c'est pour ça qu'il y a parfois moins de startups ou certaines qui décident de ne plus être là.
00:05:50Entre les très gros, type Apple, qui n'ont jamais voulu être là,
00:05:52ou celles qui veulent faire des événements spécifiques pour ne pas être noyés dans la folie.
00:05:57Oui, dans le flou d'informations.
00:05:59Et donc, quelque part, c'est vrai que je pense qu'on a passé le pic de ce que le CES a été en termes de centralité.
00:06:06Et puis, la troisième chose, c'est la déconsolidation.
00:06:09C'est-à-dire que le monde n'est plus global.
00:06:10Les meilleures startups chinoises ne vont pas au CES.
00:06:13Elles restent en Chine.
00:06:15Elles ne sortent plus le besoin.
00:06:16Le marché américain est de plus en plus fermé pour les boîtes.
00:06:19Et pourtant, il y a une présence chinoise, on en parlera peut-être tout à l'heure, qui est impressionnante.
00:06:22Alors, elle est impressionnante et hybride.
00:06:26C'est-à-dire qu'il y a des Chinois, mais pas autant qu'il y en avait il y a 5 ans ou 10 ans.
00:06:30Il y a 10 ans, on avait les sociétés chinoises qui commençaient à avoir le savoir-faire pour vendre sur les marchés occidentaux,
00:06:37mais qui restaient les sous-traitants des grandes marques américaines.
00:06:39Oui, c'est vrai.
00:06:39Il y a 5 ans, elles commençaient sous l'égide d'être de Hong Kong à faire du marketing et du design.
00:06:44Maintenant, le problématique, on en parle souvent sur ce plateau, c'est qu'ils nous ont dépassés.
00:06:47Mais ils ne montrent pas les produits les plus avancés qui nous ont dépassés,
00:06:51parce qu'ils considèrent que le marché américain est moins mature que le marché chinois.
00:06:55C'est hyper intéressant.
00:06:57Fred, toi, tu connais bien le CES.
00:06:59Et c'est vrai que, pour rejoindre ce que disait Thomas, les réseaux sociaux, les influenceurs, Internet, a tout changé.
00:07:06Tu as connu l'avant et l'après.
00:07:08Avant, le CES était rapporté par les journalistes.
00:07:12Tu repartais avec des piles de dossiers de presse, papiers.
00:07:16Maintenant, c'est vrai que tu peux suivre un CES de n'importe où, finalement.
00:07:20Ce qui change, c'est quand même les rencontres sensationnelles, mais les rencontres humaines aussi.
00:07:27On voit quand même tous les startups qu'on a reçus sur le plateau se disent que c'est quand même là où ils ont eu plein de contacts.
00:07:33Là, on avait Noral Concept qui a signé avec un Coréen.
00:07:38Il a signé hier matin pour 50 000 licences de son middleware de pilotage d'objets connectés.
00:07:47Tu les connais bien, parce qu'ils sont partenaires aussi de B-Connect, de Barracoda.
00:07:52Moi, je trouve que c'est ça.
00:07:53On sent qu'il y a quand même...
00:07:54Moi, je ne suis pas d'accord avec le côté salon mou.
00:07:57Je suis d'accord avec le côté en transition.
00:07:59C'est-à-dire que pour moi, toute la partie robot humanoïde, j'étais impressionné, moi, de voir autant de robots.
00:08:04Alors, 55% des robots sont chinois.
00:08:05C'est les chiffres qui sont sortis.
00:08:07Mais j'ai été impressionné d'en voir autant sur le Las Vegas Convention Center.
00:08:11Mais on est dans la partie évangélisation.
00:08:13On n'est vraiment pas encore dans la partie industrialisation.
00:08:15On voit bien, il y a des robots.
00:08:16On voit que le gars le télécommande plus ou moins.
00:08:18On voit qu'ils sont hyper lents.
00:08:20Mais quand même, on voit que le mouvement, ça y est, est parti.
00:08:24On voit toujours ce contact.
00:08:27Et je trouvais qu'il y avait un enthousiasme quand même.
00:08:28Moi, tous les gens avec qui j'ai discuté, surtout des Américains ou des Français,
00:08:32ils sont assez enthousiastes avec tout ce qu'ils voient là,
00:08:35toutes les rencontres qu'ils ont pu avoir.
00:08:36Les Français, quand on discute avec les...
00:08:38On a dû en voir, je ne sais pas, ici, une vingtaine de Français qui sont passés là.
00:08:43Tous hyper enthousiastes sur les contacts qu'ils ont eus.
00:08:44Et pas juste pour justifier leur billet d'avion.
00:08:48Donc, il y a toujours une efficacité du CES.
00:08:50Je pense qu'il y a toujours cette efficacité.
00:08:51Alors, évidemment, qui peut être aussi rattrapée par les réseaux sociaux.
00:08:56Mais voilà, nous qui suivons ces technos, on les voit en vrai.
00:08:59On peut les toucher.
00:08:59Et je pense que c'est la même chose des gens qui peuvent toucher en vrai leurs clients,
00:09:02qui peuvent toucher en vrai leurs prospects ou leurs fournisseurs partenaires.
00:09:06Après, c'est un truc intéressant, Mathieu.
00:09:08Le CES a toujours été un show avec beaucoup de moyens.
00:09:12Les marques investissent des sommes phénoménales pour bomber du torse, montrer ce qu'elles savent faire.
00:09:18Ça a été le cas de Lenovo, notamment, cette année, qui a réservé la sphère avec un spectacle incroyable.
00:09:25Est-ce que tu es d'accord avec les points de vue de Fred, de JB ou de Thomas ?
00:09:29Je dirais, sans faire de synthèse, il y a trois CES pour moi, historiquement.
00:09:32Il y a déjà des exposants.
00:09:33Il y a plus de 4000 exposants.
00:09:34Donc, personne n'a le temps de faire tout le monde un par un.
00:09:36Le deuxième, c'est qu'il y a plus de 150 000 personnes.
00:09:38Alors, on verra les chiffres exacts.
00:09:39150 000, 180 000.
00:09:40Il y a beaucoup de gens.
00:09:41Et troisièmement, en fait, il y a aussi 8 000 journalistes.
00:09:44Donc, c'est quand même un temps médiatique.
00:09:45Donc, je dirais, il y a trois CES pour les gens qui le vivent.
00:09:47On peut être dans les salons et les aller.
00:09:48Il y a beaucoup de business qui se font à côté.
00:09:49Il y a plus de 300 PDG du top 500 américains et mondiaux, entre guillemets, qui viennent ici.
00:09:54Donc, on peut rencontrer Nvidia, Siemens, etc.
00:09:57Tout le monde est là.
00:09:58Donc, il y a quand même beaucoup de business qui se font dans des salles de réunion,
00:10:00qui ne se voient pas physiquement dessus.
00:10:02Et ça, les gens continuent à venir et reviennent presque comme le Covid, avant le Covid.
00:10:07Il y avait 200 000 personnes avant le Covid, pratiquement.
00:10:09On est revenu à 150 000, donc c'est un peu moins.
00:10:11Mais ça reste quand même un salon très attractif pour les Asiatiques, pour les Européens
00:10:14et pour les Américains, évidemment.
00:10:16Il faut quand même rappeler que pour ceux qui ne connaissent pas,
00:10:19c'est un salon à l'échelle d'une ville.
00:10:21Il y a trois centres de conférences.
00:10:22Ah oui, bien sûr, c'est immense.
00:10:23Il y a des hôtels.
00:10:24Samsung, par exemple, n'est pas présent, mais ils ont un immense hospitality suite,
00:10:28un immense espace dans un hôtel pas loin d'ici.
00:10:31Voilà, il faut le rappeler, ça aussi, que c'est la ville entière qui est couverte dans ce salon.
00:10:35Le CES off, c'est très important d'expliquer ça.
00:10:37C'est un peu comme sur le marché des films à Cannes.
00:10:39L'essentiel maintenant du CES, en termes de volume d'affaires, etc.,
00:10:43se passe dans les hôtels, à côté.
00:10:46En off.
00:10:47Par exemple, nous, on n'a pas de stand avec Kyber.
00:10:50On a une suite et on n'a fait que des meetings, qu'en suite, avec que des démos en suite.
00:10:55On est aussi présent avec VLC et on a une suite Google,
00:10:59parce que Google est assez peu présent sur le salon.
00:11:01Mais il y a énormément dans le Wins, énormément d'hospitality suite.
00:11:04Et on a une dizaine de démos avec Google.
00:11:07Donc, il y a beaucoup de choses qui se font.
00:11:08Et aussi, par exemple, là, on est très start-up, très Las Vegas Convention Center.
00:11:11Mais par exemple, il y a une sorte de mini-CES autour de la publicité dans le Vdara, le Cosmopolite, l'Aria, que nous, on ne voit pas trop.
00:11:19Le quantique.
00:11:20C'est énorme.
00:11:20Donc, il y a plein d'écosystèmes autour du CES.
00:11:24En fait, c'est considéré comme fait partie du CES.
00:11:27C'est-à-dire que ça va du mandala.
00:11:29Tu as le quantique au Fontainebleau, là.
00:11:31Tu as beaucoup de quantique, là-bas.
00:11:32Est-ce que la tech de demain se décide ici encore, aujourd'hui ?
00:11:35Alors, oui, parce qu'en fait, on oublie dans la tech que c'est d'abord une industrie lourde à sa base.
00:11:41NVIDIA, les puces, c'est des cycles de 5 ans, en fait.
00:11:44Les usines.
00:11:45Donc, en fait, il y a des décisions majeures d'investissement ou des partenariats.
00:11:51Moi, j'ai assisté à la keynote.
00:11:52C'était le patron de Siemens qui expliquait son partenariat avec NVIDIA.
00:11:56Alors, tout le monde explique son partenariat avec NVIDIA.
00:11:58Mais les mecs, ils se sont réunis il y a deux ans.
00:11:59Ils ont dit, voilà, on va faire ça, ça, ça ensemble.
00:12:02Et le CES, c'est l'endroit où on fait ces deals parce que tout le monde est là.
00:12:06Et donc, ça fait vraiment des économies de billets d'avion.
00:12:09Mais il y a l'exemple de Samsung, c'est assez intéressant.
00:12:14Avant, pour Microsoft ou pour Google, pour lancer des trucs, c'était obligé d'être au CES.
00:12:18On se rappelle, le Google, vous lancez Home, qui avait redéguisé tout Las Vegas.
00:12:24Cet argent complètement fou, il n'est plus là.
00:12:27Il est reparti.
00:12:28Il est réinvesti dans la pub digitale, dans des événements développeurs beaucoup plus ciblés.
00:12:33Ils sont à San Francisco.
00:12:34Et donc, c'est vrai que le truc réunit de plus en plus de métiers différents.
00:12:38Les grands sont toujours là.
00:12:40Tout se passe.
00:12:40Enfin, l'essentiel se passe en offre.
00:12:41Et oui, la tech, juste après le CES, il y a un truc qui s'appelle la J.P. Morgan Conference, où on décide le futur de la santé.
00:12:48Le CES, on décide quand même le futur de la tech.
00:12:50J.P. ?
00:12:51Occidental.
00:12:52Oui, ça reste un must.
00:12:54C'est-à-dire que ce n'est pas forcément sur le show, mais tous les ans, on rencontre tout le monde.
00:13:00Il y a plein de VCs.
00:13:01Et là, surtout, il y a pas mal de startups françaises.
00:13:03J'en les connais plein.
00:13:03La semaine prochaine, ils sont tous à San Francisco.
00:13:05Ils vont tous faire leur roadshow.
00:13:06Ils vont tous aller voir des investisseurs américains.
00:13:08Donc, pour moi, ça reste, même si je trouve que c'est une année un peu étrange, je trouve que c'est quand même vraiment...
00:13:15Et ça reste l'endroit où il y a beaucoup de décisions qu'on s'en prises.
00:13:17Et il n'y a pas d'équivalent.
00:13:18Pour le moment, il n'y a pas d'équivalent dans le monde.
00:13:20Thomas, tu parlais tout à l'heure de la présence chinoise.
00:13:22Il y a pas mal de symboles aussi au CES.
00:13:25Il y en a un qui est quand même assez frappant.
00:13:27De la montée en puissance de la Chine et de l'avancée technologique qu'ils ont.
00:13:30Et surtout de l'écrasement qu'ils arrivent à avoir sur notamment une boîte américaine qui a coulé.
00:13:36C'est iRobot qui était le leader de l'aspirateur robot et qui s'est fait, mais laminé en fait par la concurrence chinoise.
00:13:44Et il y a 10 ans, la même chose est arrivée pour les drones avec DJI.
00:13:48Donc ça, c'est assez le phénomène qu'on a observé depuis 20 ans.
00:13:53Quand un produit aux Etats-Unis se passe bien, à un moment donné, il faut qu'il ne coûte pas cher.
00:13:58Et donc la supply chain chinoise, comme on dit, se met à être le sous-traitant.
00:14:03Puis après, les sous-traitants, ils sont de moins en moins fidèles.
00:14:06Et donc, on voit arriver deux ans après au CES plein de MeToo.
00:14:10Alors, on pensait que iRobot, ça ne serait pas possible.
00:14:12Pourquoi ce n'était pas possible pour iRobot ?
00:14:14C'est parce qu'on a beau avoir un bon balai brosse, il faut avoir l'algorithme d'IA qui permet de mapper la maison, d'éviter les obstacles et ça.
00:14:23Et ce qui s'est passé en Chine, c'est une société qui s'appelle Tuya, qui est allée voir tous les fabricants chinois.
00:14:29Elle leur a dit, vous n'y connaissez rien à l'IA et vous n'y connaissez rien aux pays occidentaux.
00:14:35Laissez-moi mettre ma puce dans votre truc.
00:14:38Je vais mettre des ingénieurs en IA et je vais aller vendre aux grands retailers américains, les Amazon, les Best Buy, etc.
00:14:45Et en cinq ans, cette société a réussi à prendre la communication de la plupart des robots, à mapper et à avoir énormément de data sur tous les pays européens et les pays américains,
00:15:01créer les algorithmes d'IA, les rétrofiter aux chinois pour qu'ils puissent, aux fabricants chinois qui n'étaient que des fabricants de balai brosse et donc pas du tout des fabricants, pour concurrencer iRobot.
00:15:10Et tout d'un coup, iRobot s'est réveillé.
00:15:12Et c'était trop tard.
00:15:13C'était trop tard parce que la barrière à l'entrée qui pensait irremplaçable, qui venait héritée du militaire, des dizaines d'années d'expérience,
00:15:23elle a été disruptée par une sorte de chasse en meute de l'écosystème chinois.
00:15:28Et cette société chinoise, nous on fait le produit concurrent qui s'appelle B-Connect, on espère que les Européens et les Américains se rendront compte de l'importance de ça,
00:15:36qui se sont mis entre le hardware et le client pour faire l'expérience client et l'IA.
00:15:41Et ça, ça va arriver si on n'y fait pas gaffe dans à peu près toutes les catégories de produits.
00:15:46Donc, ce n'est même pas de la copie, en fait, finalement.
00:15:49C'est une initiative qu'une boîte a eue pour dire, écoutez, on va comprendre comment fonctionne l'IA dans les robots aspirateurs et on va créer notre propre algorithme.
00:15:58On va capturer de la donnée.
00:15:59Et ça veut dire qu'aujourd'hui, Thuya, comme tu le disais, dans toutes les marques d'aspirobots, en fait, ils sous-traitent la plupart des aspirobots ?
00:16:07On prend un exemple de grande marque française.
00:16:08On est allé les voir avec la solution B-Connect.
00:16:10On leur a dit qu'on a une solution équivalente à ce que fait Thuya.
00:16:13Ils nous ont dit que le problème, c'est que les algorithmes de Thuya sur les robots sont tellement bons qu'on va payer ça au coût marginal à 5 euros par device et on ne va pas payer 1 million d'euros de R&D.
00:16:23Non, puisqu'il faut voir avec la puissance de ces Chinois, je pense à Dreamy.
00:16:29Dreamy, c'est société d'aspirateurs.
00:16:32Et là, aujourd'hui, qu'est-ce qu'ils présentent ? Une voiture.
00:16:34Donc, on se dit, ils sont capables de dire, tiens, finalement, avec un peu d'intelligence, une voiture, ce n'est pas trop compliqué à faire, mais avec l'intelligence, mettre des composants, après les batteries, etc.
00:16:43Et on voit, hop, alors je ne sais pas si, évidemment, ils n'auront pas le succès d'un BYD, mais voilà, ils se disent, c'est possible.
00:16:48Oui, mais en fait, c'est surtout parce qu'ils ont un vrai tissu industriel et une supply chain intégrale.
00:16:53C'est-à-dire qu'ils l'avaient vraiment sur toute la partie vraiment matériel-vis et maintenant, tu as les mêmes puces, tu as les algos, tu as plein de sociétés qui font des middleware.
00:17:03Et donc, tu as une vraie intégration de A à Z sur les produits électroniques et ils le font bien.
00:17:08Et c'est pas cher.
00:17:09Et c'est impressionnant parce qu'on les voit aussi dans les robots.
00:17:11Je ne sais pas si tu veux parler des robots maintenant, on en parlera après ?
00:17:14Quand tu veux, non.
00:17:15Non, non, sur les robots humanoïdes, on voit ça, c'est impressionnant.
00:17:17Et moi, ce qui m'a surtout impressionné sur les robots humanoïdes, c'est les mains, c'est toute la...
00:17:21C'est le truc le plus difficile dans les robots.
00:17:23C'est hyper impressionnant, il y a ceux qui jouent au piano et tout ça.
00:17:25Les gens oublient, mais les deux choses les plus difficiles dans les robots, c'est tout ce qui est préhension.
00:17:29Alors, c'est pour ça que tu vois plein de petites start-up qui te montrent juste des mains et que les gens font ouais, quel est l'intérêt ?
00:17:35En fait, c'est l'endroit le plus difficile.
00:17:37Et le deuxième qui était globalement assez difficile pour les bipèdes, c'était justement d'être capable de se tenir correctement.
00:17:42Cette partie de se tenir droit, maintenant, c'est à peu près réglé.
00:17:45Il y a plein de techno, c'est pas encore parfait, mais on y est presque.
00:17:48Mais sur la partie préhension, c'est très important.
00:17:50Parce qu'on ne tient pas un verre comme on tient un oeuf, par exemple.
00:17:54En fait, on ne se rend pas compte, mais notre pouce, c'est quand même vachement important et c'est quand même vachement apprécié.
00:17:58Et là, ils ont même des caméras qui sont au niveau du poignet, avec des capteurs comme si la main voyait.
00:18:03C'est vrai que c'est impressionnant de voir cette année la robotique.
00:18:06Il y a deux aspects.
00:18:07Il y a la partie industrielle du robot et aussi pour la maison.
00:18:10On a vu pas mal de démos sur la partie North Soul qui sont à la fois pour trier le linge, pour pouvoir faire le lavage, évidemment, mais aussi saisir des objets.
00:18:18Et moi, je dis souvent, il y a une quinzaine ou vingtaine de boîtes qui exposent.
00:18:22Même si la moitié des boîtes n'y arriveront pas, même s'il y en a deux ou trois qui font, le standard, en fait, arrive.
00:18:25Et là, c'est la théorie de l'offre.
00:18:27L'offre, en effet, elle va être raffinée.
00:18:29Et il y a une vraie question aujourd'hui, c'est à quelle vitesse ces robots vont pénétrer ou pas chez le particulier.
00:18:33Ça reste quand même des prix aujourd'hui en dizaines de milliers de dollars potentiellement dessus.
00:18:36Mais ça arrive et ça va être live.
00:18:38Il y a eu des cycles sur les robots.
00:18:39Il faut voir qu'il y a 10-15 ans, les Japonais étaient les rois de ça et avaient beaucoup avancé.
00:18:44Google avait acheté...
00:18:45On a eu Al-Débaran, même, en France.
00:18:47Et en fait, quand nous, on était chez Google, Andy Rubin, qui avait arrêté de faire Android,
00:18:53avait, pendant trois ans, acheté toutes les boîtes de robotique en disant qu'il faut que Google soit...
00:18:56Boston Dynamics, ils avaient acheté...
00:18:58Et en fait, on s'est rendu compte, en tant que Google, qu'on se heurtait à un vrai problème d'acceptabilité.
00:19:05C'est-à-dire que les gens ont peur de voir des humanoïdes...
00:19:08Enfin, avaient peur, parce qu'il y a une génération nouvelle qui arrive, avaient peur de voir des humanoïdes.
00:19:13Et donc, quand on regarde où sont les robots aujourd'hui, parce qu'il y a le hype et puis il y a la réalité.
00:19:18La robotique est une réalité impressionnante aujourd'hui.
00:19:21Il n'y a pas de Amazon sans les robots.
00:19:22Il n'y a pas de supply chain sans les robots.
00:19:24Ils sont maintenant partout.
00:19:26Donc là, les robots, on va dire, non humains.
00:19:28La question qui reste encore ouverte, c'est l'acceptabilité des robots humanoïdes.
00:19:32Google avait renoncé à cause de Terminator, parce qu'on avait...
00:19:35Oui, c'est vrai qu'il y avait cette image.
00:19:38Et on a eu peur pour la marque.
00:19:39On s'est dit, on va être Skynet, quoi.
00:19:42Et donc, l'acceptabilité, on ne sait pas encore comment ça va être.
00:19:46On pense pour les personnes âgées, ça va être accepté.
00:19:48Mais je trouve que c'est intelligent de nous faire la démo, parce que c'est des robots compagnons, en fait.
00:19:51Ces robots qui plient le linge, parce qu'ils sont hyper lents pour remplir le lave-vaisselle.
00:19:55Mais n'empêche que si on commence à avoir ces robots qui, pour ces petites tâches, comment ça ?
00:19:58On leur met un peu d'intelligence et ça vient des robots compagnons, des robots de compagnons, de gens seuls, de personnes...
00:20:04Plier le linge, c'est une bonne tâche, mais en fait, la vraie tâche, c'est faire la cuisine.
00:20:07Parce que regarde comment tu fais la cuisine.
00:20:09Juste, la façon de gérer une casserole, etc., ça a l'air très très bête, mais c'est quand même...
00:20:13Pour Fred, c'est simple, c'est un truc au micro-ondes.
00:20:15Oui, alors, pour tous les autres, c'est un vrai sujet.
00:20:18Mais même si ça s'arrête là, c'est ton robot compagnon, parce qu'il fasse la cuisine, on va te le vendre comme ça.
00:20:22Mais finalement, tu vas commencer à discuter avec lui.
00:20:24Tiens, quel temps il fera ? Tiens, je dois...
00:20:26Enfin, tu vois, tu auras une discussion avec...
00:20:27Et moi, je pense que c'est ça qui va être la transition.
00:20:29Mais est-ce qu'on ne fantasme pas un peu trop là-dessus, franchement ?
00:20:31Non, non, non, je ne pense pas.
00:20:32Non, clairement pas.
00:20:32Non, mais on n'est pas prêts, on est d'accord.
00:20:34On n'est pas prêts, mais dans 10 ans, tu as une boîte, je ne sais pas laquelle c'est...
00:20:37Trois ans, moi.
00:20:38...qui va être le centre de ta maison, qui va avoir ton centre robotique avec un robot humanoïde chez toi...
00:20:44Dans 10 ans, tu dis ?
00:20:45Ah ouais, c'est évident, tout le monde aura ça.
00:20:46T'es d'accord, Thomas ?
00:20:48En fait, je ne sais pas encore si on va être sur de multiples robots ou sur un multitâche.
00:20:53En fait, souvent, maintenant, on voit bien ça avec l'IA.
00:20:55Faire des robots spécialisés, c'est devenu complètement réglé et donc on peut avoir un ROI immédiat parce qu'on a une tâche, on sait combien ça coûte, etc.
00:21:02Ça, ça sera partout dans les trois prochaines années.
00:21:04La généralisation, c'est un peu comme l'intelligence artificielle universelle à une grande famille de tâches.
00:21:12Je pense que c'est encore très difficile de répondre à deux questions.
00:21:15La première, c'est quel va être le degré de readiness de la technologie parce qu'il y a encore beaucoup de problèmes qui ne sont pas réglés, qui vont se régler.
00:21:22Mais on ne sait jamais quand est-ce qu'on va vraiment régler les...
00:21:25On se rappelle, par exemple, sur la voie sur IP, il a fallu 10 ans entre la voie sur IP et Skype.
00:21:29C'est-à-dire le bon packaging qui plaît aux consommateurs.
00:21:31Et la deuxième chose, c'est qu'il va y quand même avoir des problèmes de souveraineté.
00:21:34C'est-à-dire que tu vas quand même mettre quelqu'un qui va être chez toi et qui va tout savoir de toi.
00:21:38Et on voit que dans certains pays, on l'avait vu, nous, qu'on avait déployé Google Maps en Allemagne, etc.
00:21:45Ou avec les Google Glass, par exemple.
00:21:48Qui va être la boîte et qui on va laisser être chez nous, regarder tout, tout savoir ?
00:21:53Oui, mais déjà...
00:21:54Non, mais excuse-moi, mais Alexa, pour tous ceux qui ont Alexa, ils ont...
00:21:57On a déjà plein de yeux et plein d'oreilles à la maison.
00:22:03Ton accompagnon, ton centre dans la maison qui va gérer toute ta maison, qui va être en interface robotique,
00:22:09avec qui tu vas parler, qui va gérer plein de petites choses, quoi.
00:22:12Même si ça sera contrôlé d'autres petits robots, moi, j'y crois assez fort.
00:22:15Et cette boîte qui va faire ça, ça va être là.
00:22:17Mais juste pour rebondir, si on regarde en caricaturant Fnac Darty, regardez le nombre de catégories de produits nouvelles.
00:22:22Les aspirateurs robots, il y a 10 ans, on n'en faisait pas.
00:22:24Aujourd'hui, c'est de plus en plus courant.
00:22:26Donc, je pense qu'en effet, l'acceptation...
00:22:27Il y a une question de l'humanoïde en termes de forme, parce qu'il y a un côté irrationnel dessus.
00:22:31Par contre, l'acceptation d'un robot chez soi, on a des lave-vaisselles, on a des choses qui sont là, qui font partie du quotidien.
00:22:37Et c'est l'adoption là-dessus.
00:22:38Est-ce que le fantasme du majordome humanoïde qui sera multitâche, qui pourra très bien t'apporter une bière quand t'es en train de...
00:22:46Enfin, non, pas une bière, un coca, parce qu'on n'a pas le droit de parler d'alcool.
00:22:49Une bière sans alcool.
00:22:50Une bière sans alcool, merci.
00:22:51La fête est plus folle, en plus, il paraît avec.
00:22:53Donc, non, non, mais vous apportez un truc à boire.
00:22:56Vous faites vos tâches ménagères et vous facilitez la vie.
00:22:59Mais juste discuter avec tes autres robots.
00:23:01Juste faire le majordome de gestion, de vérifier que ton lave-vaisselle va bien, de monter ta robotique.
00:23:07Thomas ?
00:23:08En fait, il y a deux questions.
00:23:09Il y a la solution technologique et la manière dont elle va s'incarner.
00:23:13Nous, ce qu'on a vu par exemple dans nos miroirs intelligents, c'est que si tu mets un miroir intelligent, au départ, les gens trouvent super, ça sympa sur un salon.
00:23:19Mais un truc qui te voit à poil tous les jours, ils ne trouvent pas ça sympa du tout.
00:23:22Et donc, non mais l'acceptabilité, elle est irrationnelle.
00:23:26Donc, quelque part, le fait que la technologie, l'orchestration...
00:23:31Mais est-ce que ce n'est pas un problème générationnel aussi, ça ?
00:23:33Je ne peux pas répondre parce qu'on ne sait pas.
00:23:35Et ça va être la confrontation entre des offres et des utilisateurs et des générations.
00:23:40Mais si je peux rebondir dessus, il y a quand même une boîte aux Etats-Unis qui s'appelle One X, qui est en train de précommander des robots aujourd'hui à 20 000 dollars pour les particuliers.
00:23:47Donc, on va voir la réponse assez vite.
00:23:48C'est Néo, c'est ça le robot ?
00:23:49Dessus, oui, exactement.
00:23:51Et ils vont être en précommande aux Etats-Unis.
00:23:53Donc, on verra cette année les premiers crash-test, aux Etats-Unis en tout cas, de robots à la maison.
00:23:57Certains téléopérés, donc c'est encore plus irrationnel dessus.
00:23:59Mais on va voir les premiers robots live, qui ne sont pas de la R&D, qui seront pour le coup...
00:24:02Mais il faut que tu mettes ça dans Kuiper parce que finalement...
00:24:04Ah bah moi, c'est génial.
00:24:05Non mais attends, mais imagine demain, tu arrives à téléopérer des robots dont l'IA n'arrive pas à régler une tâche.
00:24:13En fait, c'est même juste pour une question de sécurité, mais c'est gentil de faire mon pitch.
00:24:18C'est que même si ton robot fait 99% des tâches...
00:24:21Je te donnerai mon Paypal après.
00:24:23Pas de problème.
00:24:24Il y a le cas où ça ne marche pas.
00:24:26Et donc, même si c'est 1% du temps, tu as besoin d'avoir une téléopération.
00:24:29Ça, c'est la première remarque.
00:24:30La deuxième remarque, c'est que tu as besoin de télésurveillance et de téléobservation
00:24:34parce que tu as vu les vidéos des robots qui partent en vrille en Chine.
00:24:38Tu ne veux pas ça parce que moi, je pense que les premiers robots, ça va être pour s'occuper de nos parents.
00:24:43Ou de vous dans 25 ans.
00:24:45Mais c'est hyper important.
00:24:47Est-ce que je peux t'insulter à l'antenne ou pas ?
00:24:49Non, c'est interdit.
00:24:50On parlera des technologies de longévité.
00:24:54C'est hyper important.
00:24:55Il y a beaucoup de gens en situation de dépendance.
00:24:57On parle health care, c'est un vrai sujet.
00:24:59Avoir quelqu'un qui aide, mais tu as besoin de vérifier ce que fait l'aérobo en temps réel.
00:25:04Et ça, en fait, tu le fais à distance.
00:25:05Donc, téléobserver pour ensuite dire que ça ne va pas et pouvoir permettre le contrôle.
00:25:09C'est intéressant, surtout quand il y a beaucoup de robots.
00:25:10Moi, je me demande s'il n'y aura pas une petite étape de transition.
00:25:13Alors, comme tu dis, c'est très compliqué.
00:25:14On a des gens qui vont être à fond, d'autres pas du tout.
00:25:17Parce que moi, je commence à y croire, au robot humaniste.
00:25:19Alors, j'étais plutôt contre en disant, ouais, les Japonais, ça y est, c'est dans la culture.
00:25:23Nous, ça ne le sera jamais.
00:25:24Donc, nous, ça va devenir.
00:25:24Mais je pense qu'il peut y avoir une étape de transition à travers les écrans.
00:25:27C'est-à-dire, quand tu vas avoir un personnage qui peut apparaître sur l'écran,
00:25:30avec qui tu vas discuter.
00:25:31Alors, tu parlais des miroirs, je parle de télé.
00:25:33Ça peut être ça.
00:25:34Puis, peu à peu, tu vas être familier avec ton Siri.
00:25:38Et puis, après, tu auras ton robot chez toi.
00:25:39Donc, dans les règles de l'acceptabilité dans la maison,
00:25:41parce qu'on a fait une vingtaine d'inventions de sport, des objets intelligents dans la maison.
00:25:45Donc, il y a deux grandes leçons qu'on a tirées.
00:25:48Un, on appelle ça, alors c'est un peu sexy, ça s'appelle le WAF.
00:25:51C'est le Woman Acceptance Factor.
00:25:52L'homme ramène l'innovation, la femme l'accepte ou le rejette.
00:25:57Et si elle le rejette, c'est mort.
00:25:59OK.
00:26:00Donc, ça, c'est le premier truc.
00:26:01Et donc, ça, c'est intéressant, même en termes de marketing,
00:26:03de savoir comment tu vas positionner un objet pour qu'il soit accepté par toute la famille.
00:26:07Parce qu'une maison, ce n'est pas une personne.
00:26:11Et alors, générationnellement, tu peux avoir deux générations dans les pays européens ou trois générations.
00:26:15La deuxième chose, c'est le cycle d'innovation.
00:26:18Dans une maison, les cycles sont très différents de l'électronique grand public.
00:26:22classique.
00:26:24Vous avez deux, sept et trente ans.
00:26:26Deux ans, c'est les ampoules qu'il faut changer.
00:26:28Sept ans, c'est le déménagement et on refait l'électroménager.
00:26:31Et trente ans, c'est l'infrastructure de la maison.
00:26:34Et la question qui va rester ouverte, et on l'a vu, par exemple, la voiture, c'était sept ans.
00:26:39La voiture intelligente, elle était prête, mais il a fait lui sept ans pour que le Bluetooth rentre vraiment.
00:26:44Et donc, ça va arriver, oui.
00:26:45Mais est-ce qu'on va être sur un cycle A2 ?
00:26:47Est-ce qu'on va être un cycle A7 ?
00:26:48Ou un cycle A30 ?
00:26:49Et là, je n'ai pas de réponse.
00:26:50J'espère qu'on est dans un cycle A7, parce que les startups ne vont pas mourir.
00:26:53Parce que si c'est à 30, là, je rejoins JB, on va être fatigué, quand même.
00:26:57C'est ça, il faudrait que ça arrive avant.
00:26:58Il faut voir qu'il y a des gens dans un cycle A7.
00:26:59Même toi, tu seras fatigué dans 30 ans.
00:27:00Mais oui, attends, tu...
00:27:01Tu n'es pas immortel, JB.
00:27:02Ah non, mais attends, mais dans 30 ans, j'ai 70 ans.
00:27:05Oh là là, quelle horreur.
00:27:06Non, mais c'est une vraie question.
00:27:07C'est qu'en fait, la question...
00:27:08Tu es plus vieux que nous.
00:27:09Oui, mais en fait, la question de la dépendance, c'est important.
00:27:13Et par exemple, il y a des robots qui sont intéressants.
00:27:17Et je pense que les robots humanoïdes, pour tout ce qui est silver economy et healthcare,
00:27:21c'est un vrai sujet aux Etats-Unis.
00:27:24C'est un vrai sujet dans les pays occidentaux.
00:27:26C'est un vrai sujet au Japon.
00:27:26Alors que la population vieille.
00:27:28Exactement.
00:27:29Donc, on veut rester le plus longtemps possible à la maison.
00:27:31On arrête là.
00:27:31On fait une petite pause.
00:27:33Et on revient juste après.
00:27:35Le débrief de l'AQtech avec Jean-Baptiste Kinf.
00:27:37Nous avons Thomas Serval, Mathieu Soulet, Frédéric Simotel.
00:27:40Dans un instant, la suite.
00:27:42Merci d'être là depuis le CES de Las Vegas.
00:27:45Tech & Co, la quotidienne depuis le CES de Las Vegas sur BFM Business.
00:27:50Le retour de Tech & Co, la quotidienne en ce mardi soir.
00:27:53Merci d'être avec nous sur BFM Business.
00:27:55Sans doute à la radio, peut-être à la télé.
00:27:57Et sans doute aussi en replay ou en podcast.
00:28:01C'est notre dernier jour ici au CES de Las Vegas.
00:28:03Que nous vous faisons vivre en léger différé.
00:28:05Puisque ce salon s'est terminé vendredi dernier.
00:28:08Mais on avait tellement de choses à vous raconter.
00:28:09qu'on est revenu avec plein, plein, plein d'émissions.
00:28:12Mais cette fois-ci, ce soir, c'est la dernière.
00:28:14Nous avons Jean-Baptiste Kinf, le co-créateur de VLC,
00:28:17le fondateur de Kyber qui est avec nous.
00:28:19Thomas Serval, le PDG de Baracoda.
00:28:21Mathieu Soulet, qui est responsable du labo de KT Innovation à San Francisco.
00:28:25Et Frédéric Simotel, mon camarade, bien évidemment.
00:28:29Passionnant.
00:28:30Tiens, si vous avez raté la première partie, refaites-la en replay.
00:28:34Parce qu'on a parlé de robots, on a parlé des tendances de ce CES.
00:28:37Et de l'essence même, l'âme du CES.
00:28:39C'était très intéressant.
00:28:40Je vous propose maintenant, messieurs, de nous attaquer à un autre gros morceau.
00:28:44C'est les voitures autonomes qui circulent ici.
00:28:47Mais sans discontinuer.
00:28:49Et notamment, une boîte qui a fait un peu le buzz quand même.
00:28:53C'est Zouks.
00:28:53Avec ces voitures qui ne ressemblent à rien.
00:28:56On est d'accord, ce n'est pas très, très beau.
00:28:58Un petit cube sur roue.
00:28:59Un petit cube sur roue.
00:29:00On les a testés avec Fred.
00:29:01On a beaucoup aimé.
00:29:02On en a parlé.
00:29:03Mais j'aimerais bien avoir votre avis.
00:29:05Peut-être, Mathieu, commencer là-dessus.
00:29:06Parce que toi, tu vis à San Francisco.
00:29:09On y était avec Léa il y a quelques temps de cela.
00:29:12Et on a fait quelques petits tours en Waymo.
00:29:15Toi, c'est le quotidien.
00:29:16Mais on voit qu'on commence à avoir une multiplicité d'acteurs qui se lancent sur ce marché.
00:29:22C'est la preuve peut-être d'une maturité de cette technologie, non ?
00:29:26Oui, tout à fait.
00:29:27Alors, pour vous donner un chiffre aux Etats-Unis.
00:29:29Waymo, qui est l'ancien Google Car, opère depuis 2018.
00:29:322022 de façon beaucoup plus accélérée commercialement.
00:29:35Et aujourd'hui, début 2026, on a plus de 3000 Waymo qui circulent aux Etats-Unis tous les jours.
00:29:40Et c'est 15 millions de trajets payants qui ont été faits en 2025.
00:29:44Donc, ça vous donne un peu l'échelle.
00:29:45Zouks, aujourd'hui, c'est à Las Vegas, en pilote.
00:29:48Il y a sept endroits dont on est au départ.
00:29:50Et Zouks a mis un peu de temps.
00:29:51Il devait lancer San Francisco en avril 2025.
00:29:54On est quelques mois après, c'est toujours pas fait.
00:29:56Par contre, ça se lance.
00:29:57Au niveau mondial, il y a Waymo aux Etats-Unis et Zouks.
00:30:00On a aussi Tesla.
00:30:01Le robot taxi s'est lancé à Austin et aux US et à San Francisco.
00:30:04Et on a trois acteurs chinois qui ont chacun plus de 1000 voitures.
00:30:07Donc, pour vous donner un peu d'échelle, on a déjà presque 10 000 voitures dans le monde entier
00:30:10qui tournent tous les jours de façon sans chauffeur, autonome et qui sont payantes.
00:30:13Donc, on est déjà dans une démocratisation, une accélération.
00:30:16Waymo a annoncé une vingtaine de villes dans les deux prochaines années.
00:30:18Excuse-moi, avec une fiabilité aussi qui est impressionnante.
00:30:22C'est-à-dire qu'on se retrouve à l'intérieur de robots.
00:30:26On parlait de robotique tout à l'heure, mais moi franchement, je le dis souvent,
00:30:29la première impression que j'ai, c'est d'être dans un robot et de confier ta vie à un robot finalement.
00:30:37C'est la première fois qu'on vit ça.
00:30:38En fait, surtout dans les Zooks, c'est beaucoup plus impressionnant que dans la Waymo.
00:30:42La Waymo, c'est une voiture qui a été…
00:30:44Avec un volant et un cockpit.
00:30:45Avec un volant, un cockpit et avec…
00:30:49Tu as l'impression que tu as juste un robot virtuel qui fait le conducteur.
00:30:51Dans la Zooks, tu n'as plus d'espace pour le robot.
00:30:53Tu étais vraiment dans…
00:30:54Il n'y a pas de volant.
00:30:54Il n'y a pas de volant.
00:30:55Dans une multipla à deux sens.
00:30:57Mais alors, totalement, ça me fait plaisir.
00:30:59Ça ressemble tellement à une multipla.
00:31:00Ça ressemble à une multipla sans le truc.
00:31:01Ce qui n'est pas forcément une qualité, on va dire.
00:31:04Non, mais c'est le…
00:31:06Et ce qui est rigolo, c'est que quand tu es dos à la route, dans le Zooks,
00:31:09c'est-à-dire que tu ne te mets pas dans le mode habituel,
00:31:11quand tu te mets dans le dos et en fait, tu recules.
00:31:13Moi, j'étais très troublé, en fait.
00:31:15Et ça, c'est très troublant.
00:31:16Et donc, tu es dans le robot autonome.
00:31:19Et là, c'est pour ça que moi, le Zooks m'impressionne plus que le Waymo.
00:31:22C'est que là, tu te dis, ok, les voitures, ça va changer.
00:31:25Et puis, tu confies ta vie, en fait.
00:31:27Tu confies ta vie à un algorithme, à toute une série de mécanismes.
00:31:33Je trouve que ça, c'est quand même assez… c'est nouveau, quand même.
00:31:35Oui, mais avant, tu confiais ta vie à un humain en face qui était un taxi ou quelqu'un sur la route qui le faisait mal.
00:31:43Mais humainement, si tu veux, il y a une acceptabilité qui est différente.
00:31:46C'est sûr qu'il y a un changement.
00:31:47Tu vois ce que je veux dire ?
00:31:48C'est la même remarque que sur les robots humanoïdes.
00:31:49Il y a un vrai changement.
00:31:50Après, quand on prend des avions aujourd'hui, on sait que les avions sont quasi pilotés par…
00:31:54Oui, mais tu as toujours un pilote dans l'avion.
00:31:55Tu as toujours un pilote.
00:31:56Là, tu n'as personne, en fait.
00:31:57Mais tu dis qu'il y a un bug, ça pète un câble.
00:32:00Il y a un processeur.
00:32:03Si jamais il y a un problème, c'est pour…
00:32:05Si jamais il y a un problème, il n'y a qu'à l'heure qui n'est pas loin.
00:32:09Exactement, téléobservation, téléopération.
00:32:11Et c'est vraiment… je suis désolé, mais en tout cas, c'est génial.
00:32:15Mais Zoox, pour moi, ce n'est pas une nouveauté cette année.
00:32:17C'est pour ça que c'est un peu… tout le monde en parle cette année.
00:32:19Et pour moi, on en a déjà parlé l'année dernière, on en a déjà vu avant.
00:32:21Non, mais il y a des tests.
00:32:23Il y a une accélération, si tu veux.
00:32:24Non, mais c'est vrai.
00:32:24Surtout qu'en fait, là, ils ont mis le paquet et tout le monde peut tester.
00:32:27Et derrière Zoox, on ne l'a pas dit…
00:32:29C'est Amazon.
00:32:30C'est Amazon quand même, Thomas.
00:32:31Alors moi, j'ai vu Zoox quand ce n'était pas Amazon qui cramait des milliards pour cartographier.
00:32:35Il faut toujours se rappeler que…
00:32:37C'est d'autres boîtes que Tesla qui sont en train de délivrer la vision que Tesla nous avait vendue il y a 10 ans.
00:32:44Et elles le font de mieux en mieux.
00:32:45Et là, on voit aussi que c'est Amazon, c'est Google.
00:32:51En Chine, c'est Huawei qui est derrière Xpeng.
00:32:55Et donc, en fait, c'est un marché de très, très gros…
00:32:57Enfin, ce n'est pas un marché de start-up.
00:32:59Ce n'est pas du tout un marché de start-up.
00:33:01On appelle ça des start-up, mais les investissements, l'infrastructure…
00:33:04Et ça, c'est important de s'en rendre compte en Europe parce qu'on est exactement dans l'industrie lourde,
00:33:11même s'il y a l'air d'être marrant et autre, avec des investissements colossaux qui ont un payback à 5, 10, 20 ans.
00:33:17Parce qu'effectivement, Zoox, moi, je l'ai vu il y a 10 ans, Waymo, ça a commencé chez Google il y a 15 ans avec un transfert de technologie de la DARPA
00:33:28parce que la première voiture autonome, elle devait traverser les aires du Mojave.
00:33:32Pour l'art d'Américain.
00:33:32Oui, il y avait des concours, non ?
00:33:34Oui, c'est ça.
00:33:34C'était trop cool, ça.
00:33:36Il faut voir qu'on est dans une transformation majeure qui a été pilotée pour la voiture autonome par le gouvernement américain
00:33:42et de l'autre côté par le gouvernement chinois.
00:33:45Et là, tu te dis, j'habite en France.
00:33:48C'est pas bon.
00:33:49Mais ça arrive près de chez vous.
00:33:51Il y a des tests qui vont être en Luxembourg, en Ajax, en Suisse, en Détair.
00:33:54On n'a aucun acteur européen ni français.
00:33:56Non, non, il y a un en UK.
00:33:58Tu as une boîte de logiciels en Grande-Bretagne.
00:34:00Mais on est vraiment…
00:34:02Alors, il faut toujours trois choses.
00:34:04Il faut la voiture, ça on savait les faire.
00:34:06Il faut la manière de…
00:34:10Le logiciel.
00:34:11Ça, on aurait pu le savoir le faire.
00:34:13Et puis après, il faut la cartographie.
00:34:15Et quand on regarde le temps qui a été passé,
00:34:17et pourquoi il n'y a pas des robots taxis partout,
00:34:19parce qu'il faut avoir une compréhension et de la data en temps réel
00:34:23de l'ensemble des routes qui est bien supérieure à même ce que tu peux…
00:34:27En Europe, on a TomTom.
00:34:29TomTom, enfin…
00:34:30On avait Nokia.
00:34:31Il y avait Nokia aussi.
00:34:32On avait les briques.
00:34:33On a la cartographie.
00:34:33Non, non, on avait les briques.
00:34:35On ne les a juste pas assemblées.
00:34:35Ah, on avait, tu veux dire qu'on ne l'a plus ?
00:34:37Aujourd'hui, la cartographie de TomTom par rapport à la qualité de la cartographie
00:34:40qui est mise en temps réel, même par le Tesla.
00:34:43Une des manières de faire en sorte que ta carte soit à jour,
00:34:46c'est d'avoir des millions de gens qui l'utilisent.
00:34:47Au quotidien.
00:34:48Exactement.
00:34:49Et donc, le problème des cartes, c'est qu'elles varient en temps réel.
00:34:53Quand un satellite prend une photo de toi,
00:34:54si tu l'imprimes et qu'il faut six mois pour la traiter,
00:34:57il peut y avoir une route, il peut y avoir un accident.
00:34:59Et donc, la voiture, elle ne sait pas se débrouiller si elle ne voit pas tout ça.
00:35:04Oui, passionnant tout ça.
00:35:05Moi, les deux choses qui m'ont surprise,
00:35:07c'est la première chose, c'est la fluidité dans ces voitures-là.
00:35:11C'est vraiment…
00:35:12Elle s'insère déjà, fluidité, comment elle s'insère dans la circulation urbaine.
00:35:15La certivité.
00:35:16L'accélération.
00:35:17On a eu un moment, on a eu une personne qui a voulu traverser,
00:35:20qui s'est repris la voiture.
00:35:21Hop, elle a donné un petit coup de frein et elle l'a évité.
00:35:24Vraiment, enfin, bien.
00:35:25Et la deuxième chose, on a beaucoup parlé avec les chauffeurs de taxi.
00:35:27On a dit, vous savez, on a testé le zoo, c'est bien.
00:35:29Et alors, ce qui est fou, c'est que tous, tous se disent,
00:35:33ben oui, c'est le…
00:35:34Et là, on voit ce qui est dans l'ADN américain.
00:35:36Alors, ce n'est pas la même situation.
00:35:38En France, il y a des corporations très fortes.
00:35:41Ici, c'est souvent des gens issus de l'immigration qui conduisent ces voitures.
00:35:46Donc, il y a moins ces grands syndicats et tout ça.
00:35:48Mais c'est très intéressant sur San Francisco.
00:35:48Et par contre, quand on parle avec eux, ils disent,
00:35:51ben oui, il va falloir qu'on s'adapte, qu'on est dans un monde hybride.
00:35:55Oui, il y a un certain fatalisme, en fait.
00:35:56Si tu regardes sur ces dix dernières années à San Francisco…
00:35:57C'est la tech, quoi.
00:35:58Ils disent, ben oui, c'est la tech.
00:35:58Sur ces dix dernières années à San Francisco.
00:36:00D'abord, quand Uber est arrivé, les sociétés de taxi ont fait faillite.
00:36:04Et maintenant, Uber a pris le marché.
00:36:06Enfin, Uber et Lyft, etc.
00:36:07Et maintenant, les gens préfèrent Waymo à Uber.
00:36:12Ils trouvent ça plus safe.
00:36:14Uber qui a annoncé une voiture autonome.
00:36:16Uber a essayé de voler cette technologie à Carnegie Mellon.
00:36:20Ça s'est mal passé.
00:36:22Et donc, ils ont abandonné quand Travis…
00:36:24En 2020, oui.
00:36:25Voilà.
00:36:25Ils avaient de grosses ambitions.
00:36:27Mais parce que les investissements et la résilience qu'il fallait dans une boîte
00:36:31qui ne gagnait pas encore de l'argent fait que, je le rappelle,
00:36:33ça reste quasiment un changement sociétal.
00:36:36Il faut que ce soit tout un continent qui se mette à faire ça.
00:36:40Et puis, le rôle d'Envidia.
00:36:42Dans dix ans, un Uber, c'est un véhicule autonome.
00:36:44On est d'accord ?
00:36:46Uber va être obligé.
00:36:48Après, ça sera probablement de la licence Waymo ou…
00:36:50Après, je lisais une interview du patron d'Uber qui disait,
00:36:53OK, mais il faut voir combien ça coûte, en fait.
00:36:54Parce qu'aujourd'hui, un véhicule autonome, ça coûte cher.
00:36:57Il faut beaucoup de capteurs.
00:36:58Il faut beaucoup d'intelligence artificielle.
00:37:00Et en fait, lui, bêtement, froidement, il se dit,
00:37:02est-ce que ça ne me coûte pas moins cher d'avoir encore un chauffeur humain ?
00:37:05Finalement, que je rémunère quelques dollars, tu vois ?
00:37:08C'est ça le truc.
00:37:08Les deux critères, c'est la rémunération du chauffeur et c'est aussi l'assurance.
00:37:12C'est une voiture qui a dix fois moins d'accidents.
00:37:13Donc, du coup, pour un Uber, etc.
00:37:15Et aujourd'hui, même Waymo, il ne faut pas oublier,
00:37:17sur deux villes américaines, Waymo est déployée avec Uber en partenariat.
00:37:20On ne peut le commander que par Uber.
00:37:21Et d'ailleurs, un Waymo est plus cher qu'un Uber, la plupart du temps, à San Francisco.
00:37:24Ça dépend, à San Francisco, des fois c'est le même prix, des fois c'est plus cher.
00:37:26Mais par contre, je reviens sur ce que disait Thomas, c'est un aspect plus premium.
00:37:29Il y a deux choses.
00:37:30On revient au Woman Effect.
00:37:31Pour une femme, notamment, prendre un chauffeur Waymo,
00:37:34il n'y a pas d'incertitude quand on rentre dedans.
00:37:35C'est une voiture qui est quand même une Jaguar.
00:37:37Donc, c'est une voiture de luxe, objectivement, dessus,
00:37:39qui est très propre, etc.
00:37:41Donc, il y a un niveau d'acceptation dessus.
00:37:42Donc, les gens sont prêts à payer un peu plus cher
00:37:44parce qu'il y a le côté moins aléatoire.
00:37:45D'ailleurs, l'annonce d'Uber avec Nuro et Lucid,
00:37:50c'est plutôt de luxe.
00:37:51Parce que ce qu'ils ont présenté, c'est vraiment une plateforme de luxe.
00:37:55Et n'oublions pas du NVIDIA Drive qui tourne dans l'Uber.
00:38:00Parce que ça aussi, c'était l'un des moments forts aussi
00:38:02de la présentation de Jensen Long qui a fait sa grande conférence d'ouverture.
00:38:05Il a présenté toutes ces plateformes, etc.
00:38:06Et il a beaucoup parlé de ce partenariat avec Mercedes
00:38:08et de la plateforme NVIDIA Drive.
00:38:10Ce moment au coup de gueule, c'est bien beau.
00:38:12Nous, on constate tout ça, on s'émerveille.
00:38:14Mais en Europe, il n'y a rien.
00:38:17Déjà, on parle beaucoup des Etats-Unis,
00:38:19mais parce qu'on ne vit pas en Chine,
00:38:20mais en Chine, ce qu'on décrit.
00:38:22Moi, j'étais plus impressionné par les voitures autonomes chinoises
00:38:24parce que la cartographie, la data est plus facile à récupérer.
00:38:28Et donc aujourd'hui, pour avoir fait du Xpeng autonome,
00:38:31même par rapport à du NVIDIA,
00:38:33l'endroit où j'étais le plus bluffé,
00:38:35c'était vraiment les voitures autonomes chinoises.
00:38:38Et on parle de la déferlante.
00:38:41Parce qu'ils ont toute la compétence.
00:38:42Oui, mais alors nous, on est cuit en Europe ou pas ?
00:38:45Alors aujourd'hui, sur l'autonome,
00:38:46le paradoxe, mais c'est ça qui est étonnant,
00:38:49c'est que Mercedes et les acteurs européens,
00:38:51les Renault, etc., ont fait tout ce qu'ils pouvaient
00:38:52pour ralentir la mise à disposition,
00:38:54les expérimentations,
00:38:55parce qu'ils étaient en retard.
00:38:56Et donc, ils ont essayé de ralentir
00:38:57le développement de la voiture autonome en Europe.
00:39:00Mais quelle intelligence !
00:39:01Mais c'était tellement pertinent !
00:39:03Mais Stellantis a arrêté ces développements de niveau 3.
00:39:07Non mais, il faut voir le lobbying qui a eu lieu
00:39:09pour éviter qu'en Europe,
00:39:12on soit un lieu d'expérimentation.
00:39:13Alors, il y a des raisons de safety.
00:39:15La problématique qu'on avait il y a 10 ans...
00:39:16Mais où elles sont les raisons de safety ?
00:39:18C'est quoi ?
00:39:18En fait, la manière dont tu apprécies
00:39:21la sécurité d'un véhicule,
00:39:24comme un assureur,
00:39:25c'est le nombre de morts par million de kilomètres par courant.
00:39:27Et donc, quelque part,
00:39:30il était inacceptable,
00:39:32très compliqué pour un régulateur,
00:39:34notamment européen qui a peur de tout
00:39:35et qui est consensuel,
00:39:36de dire, le seuil d'acceptation,
00:39:39c'est un mort par million de...
00:39:42Un humain, c'est un mort par million de kilomètres parcourus.
00:39:45Aujourd'hui, on est à un mort par 7 millions de kilomètres parcourus
00:39:48pour les voitures autonomes, peut-être que ça...
00:39:49Mais alors, ça va !
00:39:50La main s'est dite !
00:39:52Soit un homme politique accepte
00:39:54qu'une personne sur un million meurt,
00:39:55on a du mal à accepter ce raisonnement.
00:39:59Oui, mais ça...
00:39:59Mais tu réduis le taux de mortalité en voiture !
00:40:02Puisque c'est plus des humains qui conduisent !
00:40:04Mais si je peux rebondir de façon politique,
00:40:06on l'a vu à San Francisco,
00:40:07le maire de San Francisco qui a changé il y a un an,
00:40:09a fait son lobby pour que l'aéroport San Francisco l'autorise.
00:40:11Oui !
00:40:11Et là, depuis quelques mois,
00:40:13c'est pas encore fait,
00:40:13mais c'est en train de changer.
00:40:14Donc il y a une question de volonté politique,
00:40:16question de risque, opportunité.
00:40:17San Francisco qui va être incarné la ville du futur de l'IA,
00:40:20symboliquement, a déjà Waymo
00:40:21et veut que l'aéroport San Francisco l'ait.
00:40:23et on peut prendre les paris entre nous,
00:40:24dans quelques mois, ça sera disponible.
00:40:25Donc il y a une vraie question de volonté politique.
00:40:27Ce que je veux dire par là,
00:40:28c'est qu'on n'a pas d'acteur européen au niveau.
00:40:31La réglementation, on n'est pas prêt, en fait.
00:40:35Je veux dire, il n'y a aucune...
00:40:35Oui, mais la réglementation,
00:40:36elle sera là quand on aura un acteur.
00:40:38Et pour le moment, il n'y a rien qui...
00:40:39Enfin, moi, je ne vois rien...
00:40:40Mais dans 30 ans,
00:40:41quand on n'aura pas d'acteur,
00:40:42la réglementation n'avancera pas.
00:40:43Non, non, la dicton...
00:40:44Non, mais c'est dans 10 ans,
00:40:45dans 10 ans, c'est réglé.
00:40:46Soit on a trouvé quelque chose,
00:40:46soit on est overload.
00:40:49Regarde ce qui se passe ici,
00:40:50regarde ce qui se passe en Chine.
00:40:51Encore une fois, on les...
00:40:52Il n'y a même pas d'expérimentation
00:40:54menée dans une ville européenne.
00:40:55Si, si, si.
00:40:56Mais où ?
00:40:56Mais par Tesla et les...
00:40:58Oui, mais Tesla joue des coups, justement.
00:41:01Pousse des trucs pour essayer
00:41:02de faire bouche de la réglementation.
00:41:03Les Européens sont tellement fragiles
00:41:04qu'ils ont abandonné, la plupart,
00:41:05les Stellantis, les Renault, etc.
00:41:07Encore une fois...
00:41:07On est d'accord que ce n'est pas
00:41:08la bonne solution ?
00:41:09Ça me fait penser à l'industrie de la musique
00:41:11quand l'Internet est arrivé,
00:41:12le MP3 est arrivé.
00:41:13Ils ont tout fait pour mettre des DRM,
00:41:15pour empêcher l'innovation, justement,
00:41:18pour essayer de garder le business.
00:41:20Mais ce n'est pas la bonne solution.
00:41:21Historiquement, ralentir l'innovation,
00:41:24ça ne marche pas.
00:41:25Pour reprendre des faits,
00:41:27Waymo, ça va être testé à Londres.
00:41:29Au Luxembourg, il y a Pony AI qui va tester.
00:41:31Et en Allemagne, il y a Hubert qui a annoncé ça
00:41:34avec Wumenta, qui est une boîte
00:41:34du portefeuille de Cattel.
00:41:35Il y a déjà 3 ou 4 acteurs minuts.
00:41:37En France, il y a eu des tests avec Vinci.
00:41:39Il y a quelques acteurs chinois
00:41:40et aussi avec Renault, Roland-Garros, etc.
00:41:41Il y a eu quelques tests qui ont été faits
00:41:43avec RATP aussi.
00:41:45Et Stellantis, en 6 mois,
00:41:47au mois d'août, ils annoncent qu'ils arrêtent
00:41:49le développement de leur système autodrive
00:41:51au niveau 3.
00:41:52Et qu'est-ce qu'ils font en décembre ?
00:41:53Ils signent avec iDrive pour repartir
00:41:55sur le niveau 4.
00:41:56Mais ce n'est pas de l'interne.
00:41:57Si vous regardez la problématique,
00:41:59c'est l'organisation de la chaîne de valeur.
00:42:01En fait, les constructeurs européens étaient,
00:42:03contrairement à Tesla,
00:42:04qui s'était complètement réintégré,
00:42:06avaient fabriqué les voitures.
00:42:07D'ailleurs, il y avait les assembliers.
00:42:08Puis après, il y avait les...
00:42:09Et donc, en fait, quand tu as une disruption majeure,
00:42:11il faut que tu réunisses,
00:42:13c'est ce qu'on a fait chez Google,
00:42:14tu réunisses toutes les compétences
00:42:15pour que tout le monde se parle.
00:42:17Là, il faut que le donneur d'ordre
00:42:18demande à ce sous-traitant.
00:42:19Donc la question, c'était
00:42:20est-ce que c'était à Valeo de le faire ?
00:42:21Est-ce que c'était à...
00:42:22Et donc, en fait, on n'a pas résolu ce problème
00:42:24parce qu'il n'y a pas eu de pilotage
00:42:26industriel complet du bout en bout,
00:42:29du politique jusqu'à l'industriel.
00:42:31Ça n'a pas été piloté.
00:42:32Et donc, on paye les conséquences de ça.
00:42:34Et donc, aujourd'hui, il y a deux options.
00:42:36Il y a l'option qui avait été celle de Google
00:42:37qui a dit qu'on ne fait pas de voiture,
00:42:39on fait un OS de voiture.
00:42:41C'est ce que Apple a essayé de faire.
00:42:43Un Android de l'auto, quoi.
00:42:44Exactement.
00:42:45Les constructeurs automobiles
00:42:46ont fait tout ce qu'ils pouvaient
00:42:47pour que ça n'arrive pas.
00:42:48Mais maintenant, ils n'ont plus le choix.
00:42:49On voit bien que maintenant,
00:42:50c'est Apple, etc.
00:42:52Et il y a la version intégrée.
00:42:55Enfin, on est la voiture.
00:42:56Ce qui est en train de gagner, a priori,
00:42:58c'est quand même de séparer
00:42:59la couche Operating System.
00:43:00C'est ce qu'essaie de jouer Nvidia.
00:43:02Et donc, quelque part,
00:43:03il faut imaginer que demain,
00:43:04Nvidia sera le premier équipementier automobile
00:43:06de l'Europe.
00:43:08Et que va devenir Valeo, alors ?
00:43:11Il fera des sièges.
00:43:12Ouais, non, mais bon.
00:43:14Tout ça, je trouve ça assez triste, quand même.
00:43:17Non, mais il y a plein d'innovations.
00:43:19C'est peut-être le décalage horaire
00:43:20qui donne le blues.
00:43:22Je vais te le dire.
00:43:23Ce qui est très triste,
00:43:26ce n'est pas pour les Français.
00:43:27C'est parce que quand même,
00:43:28les Allemands, c'est quand même
00:43:29leur industrie.
00:43:30Et là, ils ne sont pas là, quoi.
00:43:32C'est-à-dire que Mercedes,
00:43:34ils font un partenariat.
00:43:35BMW, ils font des partenariats.
00:43:36Ils n'ont pas les puces.
00:43:37Ils n'ont pas le soft.
00:43:39Et pourtant, ils ont des investissements
00:43:40monstrueux, quoi.
00:43:41Mais de toute façon,
00:43:42juste un instant,
00:43:43on est dans le...
00:43:44On voit l'ADN de l'Europe.
00:43:46L'ADN de l'Europe,
00:43:46ce n'est pas la tech.
00:43:48Ça reste l'industrie.
00:43:49C'est tout ça.
00:43:49On a dû...
00:43:49Alors qu'aux États-Unis,
00:43:50les gens, ils réfléchissent
00:43:51tout intégré.
00:43:52Nous, c'est encore la tech.
00:43:53C'est une couche supplémentaire.
00:43:55Alors que ça devrait être
00:43:55totalement intégré.
00:43:57Encore une fois,
00:43:57Valeo, ils font quand même
00:43:58quelques capteurs pour les Waymo,
00:43:59etc.
00:44:00Donc, ce n'est pas complètement fini.
00:44:01On a reçu d'ailleurs
00:44:01le patron de Valeo
00:44:02dans Tech & Co,
00:44:03c'était il y a quelques jours,
00:44:04qui nous expliquait justement
00:44:05qu'il poussait encore
00:44:06le véhicule autonome.
00:44:07Mais on a la chance
00:44:08d'avoir un acteur comme ça.
00:44:09Mais qui ?
00:44:10Ce qui est intéressant,
00:44:11c'est vraiment,
00:44:11c'est qu'on voit que
00:44:12quand il faut faire
00:44:13des vraies innovations majeures,
00:44:14il faut avoir
00:44:15une intégration verticale.
00:44:17Et ça, je dois avouer
00:44:18que Tesla, SpaceX,
00:44:23et ils tirent toute la chaîne
00:44:24sans avoir...
00:44:25Un moment,
00:44:26en Amérique,
00:44:26Renault nous expliquait
00:44:27qu'ils étaient designers
00:44:28d'automobiles
00:44:29et qu'ils ne faisaient
00:44:29quasiment plus les automobiles.
00:44:31Alors, ils s'en sont revenus.
00:44:32Mais tu te rends compte que...
00:44:33Et je dis, c'est ça,
00:44:34ils n'ont pas cette couche tech.
00:44:35Ils ont...
00:44:36Oui, et ça revient
00:44:36à une question de capital.
00:44:37Aux Etats-Unis,
00:44:38c'est beaucoup le secteur privé.
00:44:39Tesla, SpaceX, etc. dessus.
00:44:41Et il y a quand même
00:44:42le gouvernement américain,
00:44:43on revenait sur la DARPA
00:44:43qui était derrière.
00:44:44Et en Chine,
00:44:45c'est un modèle différent.
00:44:46En Europe, malheureusement,
00:44:47on n'a plus assez
00:44:47d'acteurs et de capacités
00:44:49de financement.
00:44:50On parle quand même
00:44:50de dizaines de milliards
00:44:51avec un payback
00:44:52sur 5, 10 ans, 15 ans.
00:44:53Le sémiconducteur,
00:44:54c'est pareil.
00:44:54C'est des centaines de milliards.
00:44:56Donc, il y a une question
00:44:56d'échelle et de nombre de zéros
00:44:57qu'on n'arrive plus à faire aujourd'hui.
00:44:58Pour illustrer,
00:44:59en fait, on passe de
00:45:00Valeo ou des gens comme ça
00:45:01qui étaient les fournisseurs
00:45:02de premier rang
00:45:03pour devenir des fournisseurs
00:45:04de capteurs de deuxième rang.
00:45:05Ils vont fournir la data
00:45:06aux algorithmes et aux cerveaux
00:45:08qui seront contrôlés
00:45:09par des Chinois ou des Américains.
00:45:10Tiens, puisqu'on parle
00:45:11de processeurs.
00:45:12On enchaîne avec toi, Mathieu.
00:45:13Tu assistais à la keynote d'AMD.
00:45:15Oui.
00:45:16AMD qui est, on va dire,
00:45:17un géant du processeur.
00:45:19Bien sûr.
00:45:20Et tu voulais nous en parler.
00:45:22Tout à fait.
00:45:22Alors, AMD,
00:45:23c'est un des challengers d'NVIDIA
00:45:25parce qu'NVIDIA est rentré dessus.
00:45:26AMD, c'est quand même
00:45:27un des géants historiquement
00:45:28concurrents d'Intel
00:45:29sur les processeurs
00:45:30pour les PC, etc.,
00:45:31les serveurs.
00:45:32Ça a toujours été un peu
00:45:32l'outsider du processeur
00:45:34face à Intel.
00:45:34Oui, mais comme Nvidia
00:45:35à l'époque avec Nvidia
00:45:36sur les cartes graphiques,
00:45:37gros concurrent d'NVIDIA
00:45:38sur les cartes graphiques.
00:45:39Nvidia est maintenant
00:45:39plus connue dans la presse,
00:45:40mais AMD n'est quand même
00:45:41pas si mauvais.
00:45:42Aujourd'hui, deux choses
00:45:43qu'ils ont annoncées.
00:45:44Donc, énormément de partenariats.
00:45:45Sachez qu'ils ont quand même
00:45:46un partenariat assez structurant
00:45:47avec OpenAI.
00:45:49OpenAI va utiliser
00:45:50leur plus dans le futur
00:45:51et OpenAI va prendre
00:45:52des options de prendre
00:45:53une partie des parts
00:45:55en fait d'AMD.
00:45:55Donc, c'est des accords croisés.
00:45:57Deux choses qu'ils ont annoncées.
00:45:59D'ici 2030,
00:45:59ils disaient aujourd'hui
00:46:00un milliard d'utilisateurs
00:46:01d'AI en général,
00:46:02consumers,
00:46:03Chagipity.
00:46:04Ils annoncent 5 milliards
00:46:04d'utilisateurs 2030.
00:46:05Ça va très, très vite.
00:46:07Et la puissance informatique,
00:46:08moi, ce qui m'a le plus bluffé,
00:46:09ils disaient 2022,
00:46:10on va faire entre 2022
00:46:11et 2030 x 100 000
00:46:13en termes de capacité
00:46:14informatique mondiale.
00:46:15Donc, ils disaient
00:46:15qu'on n'est que à x 1000
00:46:16en 2025.
00:46:17On a le même saut
00:46:18qui va être fait d'ici 5 ans.
00:46:19Donc, vous voyez
00:46:19les montants d'investissement.
00:46:20C'est incroyable.
00:46:22Après, c'est un peu
00:46:24autoréalisateur.
00:46:25Aujourd'hui,
00:46:26on est quand même
00:46:26au cœur de la bulle
00:46:27et on a probablement
00:46:29atteint le pic aussi
00:46:31pour Nvidia
00:46:31qui est arrivé au sommet
00:46:33de sa puissance
00:46:33qui était impressionnant
00:46:34au CES.
00:46:35C'est James Simon.
00:46:36Il était le co-présentateur
00:46:38de tout le monde.
00:46:39Il était...
00:46:39Ah, j'ai un...
00:46:40Tout le monde a signé
00:46:41un partenaire.
00:46:41Les nouveaux Siemens.
00:46:42Les nouveaux Siemens.
00:46:43Il était partout, partout.
00:46:44Ça, c'est vraiment
00:46:44un des take-away.
00:46:46Il était partout,
00:46:48mais alors partout.
00:46:48Mais là, il est en haut
00:46:49de la crête, là.
00:46:49On est d'accord.
00:46:50Il ne veut pas être
00:46:50plus haut de la crête.
00:46:51Maintenant,
00:46:52une question, c'est
00:46:53quelle va être
00:46:54la volonté de Google
00:46:55d'ouvrir sa technologie
00:46:56des TPU
00:46:56au-delà des autres
00:46:58hyperscalers ?
00:46:59Non, non, non.
00:47:02Ils le font avec Meta.
00:47:03Ils sont d'accord avec...
00:47:04Ils le font déjà
00:47:04avec Meta.
00:47:05T'es pas d'accord ?
00:47:07Bah, dis-le avec le micro.
00:47:08Non, non.
00:47:08Ils vont aller voir
00:47:11une ou deux grosses
00:47:12sociétés américaines
00:47:13comme Meta,
00:47:13mais ils ne vont pas
00:47:14l'ouvrir plus
00:47:15parce qu'en fait,
00:47:16c'est une de leurs vraies valeurs.
00:47:17C'est que justement,
00:47:17Google, qui a l'origine
00:47:19de Transformers,
00:47:20qui rate la vague de l'IA,
00:47:21est arrivé sur les dernières
00:47:22années et demie
00:47:23et a vraiment
00:47:24plié le game
00:47:25en ayant intégré
00:47:27du processeur
00:47:28au produit
00:47:28et l'intégration
00:47:29de l'IA dans le produit.
00:47:29Open AI,
00:47:30ils sont en très mauvaise
00:47:32posture à cause de Google.
00:47:33Donc là,
00:47:33c'est un truc
00:47:34très ouvert
00:47:35et très intéressant pour eux.
00:47:36Ils sont alignés
00:47:37sur l'IA
00:47:37avec Meta,
00:47:39donc ils vont le faire,
00:47:39mais pour moi,
00:47:40ils ne vont pas l'ouvrir
00:47:40plus que ça.
00:47:41Je ne suis pas d'accord.
00:47:41Je pense que...
00:47:43On verra bien.
00:47:44Non, non, mais je pense que...
00:47:45D'abord,
00:47:46je pense que ce n'est pas décidé,
00:47:47mais je pense que
00:47:48le gouvernement américain
00:47:49va forcer
00:47:50à ce que ça arrive
00:47:51parce que
00:47:52toutes les manières,
00:47:54la DARPA
00:47:54et tous ces gens-là
00:47:55ne peuvent pas accepter
00:47:56une dépendance unique
00:47:57à des acteurs
00:47:58comme Nvidia
00:47:59qui sont plus gros qu'eux.
00:48:00Et donc,
00:48:01je pense que ça ne va pas
00:48:01être une décision business,
00:48:03ça va être une décision pilotée
00:48:04parce qu'on ne peut pas
00:48:06être mono.
00:48:06Donc, ça se trouve AMD,
00:48:07soit...
00:48:08Mais oublions pas juste
00:48:09que cette année,
00:48:10le gouvernement américain
00:48:11est rentré dans le capital
00:48:12d'Intel
00:48:12et Nvidia aussi
00:48:14avec la bénédiction
00:48:14du gouvernement américain.
00:48:15Donc, c'est un acteur
00:48:16qui est quand même
00:48:16assez particulier
00:48:17et qui est pro-américain
00:48:18avant tout.
00:48:18Et puis, n'oublions pas,
00:48:19je citais tout à l'heure
00:48:20Jameson Luang
00:48:21qui a présenté
00:48:22ce partenariat
00:48:23Nvidia-Mercedes.
00:48:25Là, Uber,
00:48:25c'est Nvidia-Lucid
00:48:27avec Uber.
00:48:28Et je pense que Nvidia
00:48:29est en train aussi
00:48:29de prendre ce virage
00:48:31vers l'industrie.
00:48:32On va le retrouver
00:48:33dans des labos de recherche,
00:48:35de pharma et tout ça.
00:48:37Donc, ils ont aussi
00:48:37cette débouchée-là.
00:48:38Je te donne le retour
00:48:39de moi quand j'étais
00:48:40chez Google.
00:48:40Quand j'étais chez Google,
00:48:41on disait non, non,
00:48:42mais on ne va jamais
00:48:43passer notre technologie
00:48:43aux annonceurs et ça.
00:48:44Sauf qu'en fait,
00:48:45quand le deal que tu as
00:48:46avec LVMH
00:48:47ou un Renault
00:48:49un peu jour
00:48:50en termes d'advertising
00:48:51et que le mec,
00:48:52il te dit
00:48:52moi, j'ai envie
00:48:53de travailler avec toi,
00:48:53je veux dépenser
00:48:54en publicité
00:48:55plusieurs milliards.
00:48:56Et bien, en fait,
00:48:57maintenant, mes équipes
00:48:58avec qui on avait dit
00:48:58jamais, jamais,
00:48:59ça n'arrivera,
00:49:00jamais on partagera
00:49:01nos algorithmes d'IA.
00:49:02Et bien, maintenant,
00:49:02ils ont à la demande
00:49:03des grands clients de Google
00:49:04et on voit que Google
00:49:05est tellement important
00:49:06maintenant dans la publicité,
00:49:08ouvert des centres de recherche.
00:49:10Des centres de recherche.
00:49:11Et donc, je pense que
00:49:12ça sera probablement
00:49:14même sous la dynamique
00:49:14des clients
00:49:15que Google va être obligé
00:49:17ou en tout cas
00:49:17va avoir l'opportunité
00:49:18d'ouvrir au moins
00:49:20une partie de sa techno
00:49:21à ses clients stratégiques
00:49:22parce que toutes les manières
00:49:23que ces boîtes-là
00:49:23sont devenues tellement grosses
00:49:25qu'elles ont besoin
00:49:26pour grossir
00:49:26d'aller ouvrir
00:49:27des nouveaux marchés.
00:49:28Le marché de la pub,
00:49:29c'est 10-20% Google
00:49:29donc il ne peut pas
00:49:30aller beaucoup plus loin.
00:49:31Et donc, le marché de la puce,
00:49:32à mon avis,
00:49:32ça peut être
00:49:33un des rares marchés
00:49:34qui est suffisamment gros
00:49:35pour que Google se dise
00:49:36maintenant, je vais y aller
00:49:37peut-être d'une manière séparée.
00:49:40Qu'est-ce qui se passe, Thomas ?
00:49:41Tu viens avec ta brosse à dents.
00:49:42Alors, je me suis dit
00:49:42que peut-être que tu voulais
00:49:43avoir les dents propres
00:49:44avant de passer
00:49:45dans ta canneco
00:49:46mais après, j'ai réfléchi
00:49:48et je me suis dit
00:49:49que tu fabriquais
00:49:49des brosses à dents.
00:49:50Voilà, tu vois, c'est ça.
00:49:52Tout ça pour enchaîner
00:49:53peut-être sur la santé
00:49:54parce que c'est un gros morceau
00:49:56quand même
00:49:57de ce CES.
00:49:59Jean-Baptiste,
00:50:00quelle est la tendance
00:50:01pour toi ?
00:50:02Alors, moi,
00:50:03c'est toujours un truc
00:50:04que je comprends très très mal
00:50:05le healthcare.
00:50:06C'est un domaine
00:50:07que je ne comprends jamais
00:50:07et à chaque fois,
00:50:09chaque année,
00:50:09je trouve des trucs géniaux.
00:50:11Alors, peut-être
00:50:12que ce n'est pas assez avancé
00:50:14mais l'année dernière,
00:50:15j'avais trouvé pas mal
00:50:15de capteurs,
00:50:17des capteurs
00:50:18où tu peux,
00:50:19de salive,
00:50:20des détections,
00:50:21finalement,
00:50:22dans tes toilettes,
00:50:24des montres.
00:50:25Là, il y a des boîtes
00:50:27assez rigolotes.
00:50:28Il y a énormément
00:50:29de médecins.
00:50:30Je suis assez impressionné.
00:50:31Là, sur le flore,
00:50:32il y a énormément
00:50:32de médecins,
00:50:33de chirurgiens.
00:50:34Il y a plusieurs boîtes
00:50:34assez cool françaises.
00:50:35Il y a Avatar Médical
00:50:36que j'ai vu.
00:50:37Il y a Clear Sordury
00:50:38qui sont d'ailleurs
00:50:40vraiment bien mis en avant.
00:50:41Mais il y en a
00:50:42beaucoup, beaucoup, beaucoup.
00:50:43Et avec en figure de pro,
00:50:45Wissings, bien sûr.
00:50:46Avec Wissings,
00:50:47mais bon,
00:50:48pour moi,
00:50:48Wissings,
00:50:49on connaît quoi.
00:50:50Là, il y a quand même
00:50:51plein, plein, plein
00:50:52de startups.
00:50:52Ça bouge.
00:50:53Plein, plein, plein de choses.
00:50:54Des analyseurs d'eau,
00:50:55des analyseurs d'urine,
00:50:56des analyseurs de...
00:50:57De peau,
00:50:58de molécules.
00:50:59De molécules de peau.
00:51:00Des choses d'hygiène féminine,
00:51:01assez avancées,
00:51:02vraiment,
00:51:03que je ne m'attendais pas à voir.
00:51:04Et ça, c'est très, très intéressant
00:51:05d'en voir partout.
00:51:06Et c'est dans des objets
00:51:07du quotidien.
00:51:08Et ça, c'est hyper important
00:51:09parce que c'est de l'IA
00:51:10qui est trop long,
00:51:11pas vraiment de l'IA,
00:51:11mais des algostaticiques
00:51:12qui arrivent dans ta maison
00:51:14pour tout le monde,
00:51:15pour ta santé.
00:51:16Avec un objectif,
00:51:17Mathieu,
00:51:18c'est de vivre plus longtemps.
00:51:19C'est ça l'objectif
00:51:20de toutes ces boîtes américaines.
00:51:22Tout à fait.
00:51:22Donc, ça fait une dizaine d'années
00:51:23qu'on voit les Fitbits,
00:51:24les Wissings, etc. émerger.
00:51:25Donc, la donnée, maintenant,
00:51:26est devenue accessible
00:51:27et on commence,
00:51:27et c'est là que c'est intéressant
00:51:28d'avoir de l'intelligence dessus.
00:51:29On commence à prendre
00:51:30des décisions là-dessus.
00:51:31Et l'objectif,
00:51:32notamment aux Etats-Unis,
00:51:33c'est que, vous savez,
00:51:34le coût de la santé,
00:51:35notamment, ça a un coût.
00:51:36Mais aussi, les gens souhaitent
00:51:42comprendre ce qui se passe,
00:51:43quand on mange,
00:51:44quand on fait du sport, etc.
00:51:45Quel est l'impact sur sa santé ?
00:51:46Et là, on voit,
00:51:47les objets existent.
00:51:48Les questions,
00:51:49c'est un peu la méta-interface,
00:51:50le Apple Health.
00:51:52On avait hier,
00:51:52OpenAI qui annonçait
00:51:53la partie chat-chipiti
00:51:55pour la santé.
00:51:56Donc, on a vraiment
00:51:56la partie logicielle
00:51:57qui commence à intégrer.
00:51:58Les données sont collectées,
00:51:59les objets existent.
00:52:00Maintenant, c'est comment
00:52:00on fait l'intelligence
00:52:01pour le particulier.
00:52:02Thomas ?
00:52:03Le vrai nom de Barracoda,
00:52:04c'est Barracoda d'Eli Health Tech.
00:52:06Voilà, c'est ton métier, toi.
00:52:07Donc, ce qu'on observe,
00:52:08c'est qu'il y a énormément
00:52:10de mortalité.
00:52:12Pourquoi ?
00:52:12Parce qu'il y a très,
00:52:14très peu de sociétés
00:52:14qui, au-delà de l'innovation,
00:52:15vont de l'innovation
00:52:16à la science,
00:52:17à la preuve clinique.
00:52:19Et donc, en fait,
00:52:20on se rend compte que,
00:52:21d'un côté,
00:52:21il y a les grands,
00:52:22typos ou rats,
00:52:22qui font du marketing
00:52:23autour du bien-être.
00:52:24Et ça, c'est une tendance longue.
00:52:26Il y a le vieillissement
00:52:27qui est une tendance longue,
00:52:28qui est, elle, rentable, etc.
00:52:30Mais la plupart des startups
00:52:31de ce domaine
00:52:31ont un taux de mortalité
00:52:32hallucinant.
00:52:33Ce n'est pas une question
00:52:34d'innovation,
00:52:34ce n'est pas une question
00:52:35de data,
00:52:35c'est une question
00:52:35de business model
00:52:36et de financement
00:52:37et des cycles de développement.
00:52:39Et donc, il y a plein
00:52:39d'innovation,
00:52:40mais c'est un peu le côté...
00:52:43Donc, nous, ce qu'on voit,
00:52:44c'est qu'il y en a
00:52:44à peu près comme tous les ans.
00:52:46Il y en a très peu
00:52:47qui reviennent
00:52:47d'une année sur l'autre.
00:52:49C'est assez intéressant.
00:52:51Et par contre,
00:52:51il y a de plus en plus
00:52:52de visiteurs médicaux
00:52:53parce que le CES
00:52:54en a fait un axe stratégique
00:52:55de développement
00:52:56et les produits présentés
00:52:58sont de plus en plus sérieux,
00:53:00mais quand même
00:53:00pas encore au medical grade
00:53:02dans la plupart des cas,
00:53:03au-delà de la promesse,
00:53:05longévité, etc.
00:53:06Donc, moi,
00:53:07je trouve que la tendance
00:53:09est stable,
00:53:10pas accélérée.
00:53:11Mais par contre,
00:53:12on n'arrive quand même
00:53:13pas à avoir
00:53:14les assureurs
00:53:15qui sont les payeurs
00:53:16aujourd'hui
00:53:17ne jouent pas vraiment au jeu,
00:53:19pas beaucoup.
00:53:20Et le CES
00:53:21n'a pas encore réussi
00:53:22à devenir
00:53:23le centre de référence
00:53:24pour la santé
00:53:24puisque c'est la JP Morgan
00:53:25qui, d'abord,
00:53:27l'année dernière
00:53:27était en même temps
00:53:28que le CES
00:53:28et maintenant qui est après
00:53:29et c'est là
00:53:30où la santé encore se décide.
00:53:31Fred, pour terminer,
00:53:32quelques secondes.
00:53:34Moi, j'ai juste
00:53:35lancé mon coup de cœur,
00:53:36c'est mon coup de cœur annuel.
00:53:37C'est le stand
00:53:38de John Deere.
00:53:39Voilà, c'est le tracteur.
00:53:40Le tracteur de Fred.
00:53:41Allez voir,
00:53:42là, cette année,
00:53:42ils ont fait une moissonneuse-batteuse
00:53:43mais incroyable.
00:53:45Alors, c'est un cockpit d'avion.
00:53:46Mais dans l'île de Ré,
00:53:47tu n'as pas besoin
00:53:48de moissonneuse-batteuse.
00:53:4850 mètres de diamètre, c'est ça ?
00:53:50C'était mon coup de cœur.
00:53:53S'il y a un endroit
00:53:54où j'aime aller sur ce salon,
00:53:55il coûte combien ton tracteur ?
00:53:57Il coûte beaucoup de puce et de l'an.
00:53:59C'est gigantesque.
00:54:00Ah non, c'est gigantesque.
00:54:01C'est mon truc.
00:54:02Je crois que c'était 40 ou 50 mètres,
00:54:03le diamètre.
00:54:03C'est incroyable.
00:54:04Non, mais c'est vrai que c'est impressionnant.
00:54:07Messieurs, c'était top.
00:54:07Merci beaucoup.
00:54:08Merci beaucoup.
00:54:09Merci.
00:54:09L'année prochaine ou pas ?
00:54:10Évidemment.
00:54:11Vous venez ?
00:54:12Évidemment.
00:54:13Et tu piloteras les petits robots
00:54:14via Eikyber ici ?
00:54:15Des drones.
00:54:16Des drones ?
00:54:16Des drones volants.
00:54:17Allez, d'accord.
00:54:18Merci beaucoup à Jean-Baptiste Tequin.
00:54:20Merci à Thomas Serval.
00:54:22Mathieu Soulet.
00:54:23Merci à toi.
00:54:23Et Fred Simotel
00:54:24qu'on retrouve bien évidemment
00:54:25dans Tech&Co Business
00:54:26réalisé ici.
00:54:28Vous restez avec nous.
00:54:29On a encore une demi-heure
00:54:29de Tech&Co, la quotidienne.
00:54:31Ce sera la dernière
00:54:31depuis cette édition du CES
00:54:33avec une petite moisson
00:54:35de start-up
00:54:36qu'on a sélectionnée pour vous.
00:54:37A tout de suite.
00:54:38Tech&Co, la quotidienne
00:54:40depuis le CES de Las Vegas
00:54:42sur BFM Business.
00:54:44Voilà, dernière demi-heure
00:54:45de Tech&Co, la quotidienne ici
00:54:47au CES de Las Vegas.
00:54:49Cette édition 2026
00:54:50qui se termine
00:54:51avec une petite sélection
00:54:52de start-up
00:54:53qu'on a détectées pour vous,
00:54:55qu'on a repérées pour vous.
00:54:57Et on va commencer
00:54:58par l'une des stars
00:54:59de la French Tech,
00:55:00en tout cas des start-up françaises
00:55:02qui font le buzz ici.
00:55:04Il s'agit d'allergènes
00:55:08Allergènes Alert.
00:55:09Et Bénédicte Astier est avec nous.
00:55:10Bonsoir Bénédicte.
00:55:11Et bonsoir.
00:55:12Vous êtes la fondatrice
00:55:12et PDG d'Allergènes Alert.
00:55:14Et vous avez fait sensation ici,
00:55:17notamment au CES Unveil,
00:55:18qui est le pré-CES,
00:55:20où beaucoup de start-up
00:55:21présentent leurs nouveautés.
00:55:23C'est ce boîtier
00:55:24que vous allez nous présenter ici
00:55:26et qui est un détecteur
00:55:27d'allergènes alimentaires.
00:55:29C'est ça ?
00:55:29Exactement.
00:55:30Donc c'est un mini-laboratoire
00:55:32finalement portable
00:55:33qu'on a développé.
00:55:35Donc vous pouvez prendre ça avec vous
00:55:37quand vous partez en voyage,
00:55:38quand vous allez au restaurant.
00:55:39L'objectif étant de tester
00:55:40les allergènes et le gluten
00:55:42dans votre nourriture
00:55:43pour sécuriser les repas
00:55:44et éviter que les personnes
00:55:46allergiques finissent à l'hôpital.
00:55:49On a l'exemple de ma fille
00:55:50qui est derrière,
00:55:50comme je vous disais.
00:55:51Et c'est elle qui vous a inspiré
00:55:53en fait,
00:55:53cette aventure entrepreneuriale ?
00:55:55Alors ça a été effectivement
00:55:56la raison du projet
00:55:58et de la start-up.
00:55:59Malheureusement,
00:56:00après un repas au lycée,
00:56:01elle a fini en réanimation à Lyon.
00:56:03Et moi,
00:56:03ça faisait 20 ans que je fichais.
00:56:04Bon ça va,
00:56:04elle s'en est remise,
00:56:05elle est là.
00:56:05Elle va mieux,
00:56:06ça va,
00:56:06elle est souriante.
00:56:08Elle est allergique à quoi ?
00:56:09Elle est allergique au lait.
00:56:11Ah oui ?
00:56:11Qui est diffus,
00:56:13donc c'est très compliqué
00:56:13d'éviter le lait
00:56:14quand vous allez au resto
00:56:15à la cantine.
00:56:16Il y a partout
00:56:16des protéines de lait.
00:56:17Catastrophe.
00:56:18Donc là,
00:56:18vous avez une donnée qualitative
00:56:20qui vous dit vraiment
00:56:21positif,
00:56:22négatif
00:56:23et ça sécurise les repas.
00:56:24C'est une techno
00:56:25qu'on a sortie de Biomérieux
00:56:26où je travaillais avant.
00:56:27Vous travailliez avant ?
00:56:28Donc vous avez fait quoi ?
00:56:29Vous avez fait une spin-off
00:56:30de Biomérieux ?
00:56:31Tout à fait.
00:56:31C'est ça ?
00:56:32C'est une spin-off,
00:56:33absolument.
00:56:34Il y a un programme
00:56:35d'intrapreneuriat
00:56:35chez Biomérieux
00:56:36où j'ai pu développer
00:56:37détourner une techno
00:56:38de l'entreprise
00:56:39et on a déjà
00:56:40une ligne de production
00:56:41qui est transférée
00:56:41donc des assets industriels
00:56:43assez importants
00:56:44et ça permet d'avoir
00:56:45la technologie
00:56:46de labo de pointe
00:56:47mais la mettre à dispo
00:56:48du grand public en fait.
00:56:49Comment ça marche ?
00:56:50Dites-moi alors.
00:56:51Alors c'est assez simple.
00:56:53On a voulu simplifier
00:56:54et automatiser
00:56:54tout ce qu'on fait
00:56:55en labo d'analyse.
00:56:56Toutes les étapes
00:56:57qu'on fait habituellement.
00:56:58Vous allez prendre une cuillère,
00:56:59vous allez prélever
00:57:00dans l'assiette,
00:57:01vous mettez dans une poche
00:57:02qui est à usage unique
00:57:03et qui va détecter
00:57:04les allergènes.
00:57:05Donc vous appuyez sur ON
00:57:06et c'est détecté,
00:57:07non détecté
00:57:07en deux minutes.
00:57:08Donc deux minutes après,
00:57:09je sais par exemple
00:57:11pour votre fille
00:57:11si le plat
00:57:13que je suis en train de manger
00:57:14contient des protéines de lait.
00:57:16Exactement.
00:57:16Avec une fiabilité ?
00:57:18C'est comme les laboratoires d'analyse.
00:57:19On est comparables
00:57:20à un labo d'analyse
00:57:20parce qu'en fait
00:57:21on miniaturise leur technologie.
00:57:23Donc c'est hyper intéressant
00:57:24et sécurisant pour eux.
00:57:25Et ça marche comment ça
00:57:26à l'intérieur ?
00:57:27Qu'est-ce qui se passe ?
00:57:28C'est des réactions chimiques ?
00:57:30Oui, c'est de la biologie,
00:57:31c'est de la détection de protéines.
00:57:32Il y a des extractions,
00:57:34il y a de la dilution,
00:57:35il y a de la détection.
00:57:36On a une petite caméra
00:57:36dans le device
00:57:37et la poche à usage unique
00:57:39qui est une poche brevetée
00:57:41qui sert à Biomérieux
00:57:42à faire du diagnostic in vitro,
00:57:43techno de pointe.
00:57:44Et nous, on la détourne
00:57:45pour détecter des choses
00:57:47dans les aliments,
00:57:47dont les protéines.
00:57:48Parce qu'aujourd'hui,
00:57:49il y a 250 millions de personnes
00:57:51qui ont des allergies alimentaires
00:57:52aujourd'hui dans le monde.
00:57:54C'est énorme.
00:57:55C'est énorme.
00:57:56Mais ça veut dire aussi
00:57:56qu'il y a un business.
00:57:58Oui, exactement.
00:57:59Et ça augmente.
00:58:00Et ça augmente, bien évidemment.
00:58:04L'idée, c'est quoi ?
00:58:05C'est que demain,
00:58:06je suis allergique,
00:58:07j'ai mon petit boîtier
00:58:08avec moi tout le temps,
00:58:09je vais au resto,
00:58:10je vais chez des amis.
00:58:11Parce que parfois,
00:58:13les allergies peuvent être dramatiques.
00:58:15On peut faire des chocs
00:58:17et parfois en mourir.
00:58:19Donc, prendre un petit peu
00:58:20de nourriture et tester.
00:58:21C'est ça l'idée ?
00:58:22C'est ça.
00:58:22250 millions de personnes,
00:58:24vous le disiez.
00:58:24Il y a des publications
00:58:25qui disent en 2050,
00:58:2750% de la population
00:58:28alimentaire, médicamenteux
00:58:29ou respiratoire.
00:58:31Et donc là,
00:58:31on sécurise vraiment les repas.
00:58:33Donc, on a un cas d'usage
00:58:34avec les personnes allergiques
00:58:35et celiacs
00:58:36parce qu'on a le gluten.
00:58:37Donc, vous partez en voyage,
00:58:38au resto, chez des amis,
00:58:39même bien intentionnés.
00:58:40Il y a eu des erreurs
00:58:41dans la famille
00:58:42parce que c'est des erreurs humaines.
00:58:43Les contaminations croisées aussi,
00:58:45c'est très compliqué
00:58:45au resto de les éviter.
00:58:46Et on a un deuxième cas d'usage
00:58:47avec le monde de la restauration
00:58:49avec qui on travaille déjà.
00:58:50Donc, par exemple,
00:58:51à Lyon,
00:58:51on a Bocuse avec ses gastronomies
00:58:52avec qui on travaille.
00:58:53D'accord.
00:58:53Et on a des chefs étoilés
00:58:54sur Paris,
00:58:55la restauration collective
00:58:56qui ont un enjeu
00:58:58d'assurer la sécurité alimentaire.
00:58:59Et comme ça,
00:59:00c'est simple d'utilisation.
00:59:02Ils peuvent,
00:59:02n'importe où
00:59:03sur la ligne de production
00:59:04ou alors quand ils préparent,
00:59:06vérifier qu'il n'y ait pas
00:59:07d'allergènes.
00:59:08Quel type d'allergènes
00:59:08ce boîtier peut-il détecter ?
00:59:10Aujourd'hui,
00:59:11on a le lait
00:59:12et le gluten.
00:59:13Et l'ambition,
00:59:14c'est de développer
00:59:15le top 9 des allergènes.
00:59:16Donc, cacahuètes,
00:59:17fruits à coque,
00:59:19soja, poisson, oeufs.
00:59:20Et c'est possible, en fait ?
00:59:22En fait, ça existe déjà,
00:59:23mais pour des professionnels
00:59:24et assez compliqué.
00:59:26D'accord.
00:59:26Et là,
00:59:26on miniaturise en fait
00:59:27une techno
00:59:28et on l'a améliorée
00:59:29avec du savoir-faire
00:59:30et une sauce secrète
00:59:31dont je ne peux pas vous parler,
00:59:32mais ça marche déjà.
00:59:34On en parlait tout à l'heure
00:59:35quand on préparait cette interview.
00:59:37Ce CES, c'est pour vous
00:59:37un succès de dingue.
00:59:40C'est incroyable.
00:59:41Comment ça se passe ?
00:59:42C'est notre premier CES.
00:59:43Il y a quoi ?
00:59:44Qui vient vous voir en fait ?
00:59:46Des potentiels clients
00:59:47qui seraient intéressés
00:59:48parce qu'ils sont allergiques ?
00:59:49Vous avez des partenaires ?
00:59:51Oui.
00:59:51Qui vient vous voir en fait ?
00:59:52Alors, comme vous disiez,
00:59:53l'Unville de dimanche,
00:59:54on a eu une grosse couverture médiatique
00:59:56sur plus de 100 médias
00:59:57au niveau international.
00:59:59Oui.
00:59:59Europe, UK,
01:00:00Asie, Amérique latine,
01:00:01US, Canada.
01:00:03Et donc, ça a engendré
01:00:04pas mal de leads
01:00:05de potentiel business ici.
01:00:06On a des gros industriels
01:00:08américains
01:00:09qui sont venus nous voir.
01:00:10Aussi, d'autres restaurants.
01:00:11Et on a déjà
01:00:12plus d'une centaine,
01:00:13enfin, des centaines de patients
01:00:14qui nous ont écrit
01:00:15et qui demandent
01:00:16en pré-vente le device.
01:00:18Donc, au niveau business,
01:00:19c'est incroyable.
01:00:20Bon.
01:00:212026, il va y avoir du travail.
01:00:23Oui, c'est bien parti.
01:00:24Qu'est-ce que vous allez faire ?
01:00:24Alors, quel est votre...
01:00:25Vous avez déjà un agenda ?
01:00:26Oui, on a déjà une roadmap
01:00:28qui est bien verrouillée.
01:00:29Donc, on finit en fait
01:00:31la partie validation des performances.
01:00:33On lance des pré-ventes
01:00:35fin 2026
01:00:36sur le gluten
01:00:36et sur le lait.
01:00:38Et comme on se disait,
01:00:39on récupère une ligne
01:00:40de production
01:00:40de biomérieux.
01:00:42Donc, on a un outil industriel
01:00:43qu'on installe
01:00:43sur la région lyonnaise
01:00:44avec création d'emplois
01:00:46sur la région.
01:00:47Donc, l'idée,
01:00:47c'est que n'importe qui
01:00:48pourra aller en pharmacie
01:00:49acheter ce produit.
01:00:51Est-ce qu'il faut une validation
01:00:52des autorités médicales ?
01:00:55Alors, pas des autorités médicales
01:00:56parce que vous ne testez pas
01:00:57un échantillon humain.
01:00:58Donc, on n'est pas
01:00:58diagnostic in vitro
01:01:00médical device.
01:01:00Donc, c'est peut-être plus facile.
01:01:01Donc, c'est la nourriture.
01:01:02Il n'y a pas la barrière
01:01:03à l'entrée réglementaire.
01:01:05Par contre,
01:01:05on va chercher
01:01:06des validations biologiques externes
01:01:08pour avoir des validations
01:01:10en fait qui sont en dehors de nous.
01:01:12Voilà.
01:01:12Voilà.
01:01:13L'objectif fin 2026
01:01:14que vous puissiez commencer
01:01:16à commercialiser ce boîtier.
01:01:17Est-ce qu'on peut le miniaturiser
01:01:19à votre avis ?
01:01:20Parce que là,
01:01:21il est un peu gros.
01:01:22Oui.
01:01:22Alors, on continue.
01:01:23On a eu trois versions.
01:01:24Là, c'est la dernière.
01:01:26Et on va arriver
01:01:26à la taille de deux iPhones.
01:01:28Donc, c'est l'objectif.
01:01:29Mais pour des patients
01:01:30qui risquent la réanimation,
01:01:32ils sont tous ravis
01:01:32d'avoir ça dans le sac.
01:01:33Évidemment.
01:01:34Et la restauration,
01:01:35pareil, également.
01:01:36Bénédicte,
01:01:37merci beaucoup
01:01:38et bravo
01:01:38pour ce produit.
01:01:40Merci de votre invitation.
01:01:40Alerte,
01:01:41vous en êtes la fondatrice
01:01:42et PDG.
01:01:43Et on salue
01:01:43votre fille
01:01:44qui vous a inspirée.
01:01:45Oui,
01:01:45qui va mieux,
01:01:46qui est là-bas.
01:01:46C'est toujours
01:01:47ces histoires humaines
01:01:48qui sont fascinantes,
01:01:50en fait.
01:01:50C'est génial.
01:01:51On sait pourquoi on le fait
01:01:52et ça résonne.
01:01:53C'est un problème personnel
01:01:53qui devient une cause universelle.
01:01:55Évidemment.
01:01:56Donc, on est extrêmement motivés
01:01:57pour amener ça sur le marché
01:01:59et améliorer
01:01:59la sécurité alimentaire
01:02:01pour ces patients.
01:02:02Merci beaucoup.
01:02:02Oui, merci.
01:02:04Tech & Co,
01:02:05la quotidienne
01:02:06depuis le CES de Las Vegas
01:02:07sur BFM Business.
01:02:10Autre trouvaille
01:02:10de ce CES 2026.
01:02:13Il s'agit de Reconcept.
01:02:15Et nous avons son CEO
01:02:16qui est avec nous
01:02:16sur le plateau
01:02:17de Tech & Co,
01:02:18ici au CES de Las Vegas.
01:02:20Richard Franck Henault.
01:02:21Bonsoir, Richard Franck.
01:02:22Bonsoir, monsieur.
01:02:23Merci de m'accueillir.
01:02:24Monsieur, appelez-moi François.
01:02:25On est entre nous.
01:02:26Merci, François.
01:02:26Bien sûr.
01:02:27Vous savez que tout ce qui se passe
01:02:28à Vegas reste à Vegas.
01:02:30Il paraît.
01:02:30Il paraît.
01:02:31Alors, présentez-nous
01:02:32cette capsule
01:02:33qui fait le buzz ici.
01:02:35Beaucoup de gens
01:02:36passent devant,
01:02:37peuvent la tester.
01:02:39Expliquez-nous
01:02:40ce que vous présentez ici.
01:02:41Alors, c'est vrai
01:02:42qu'on a beaucoup de succès
01:02:43avec notre capsule
01:02:44de régénération physiologique.
01:02:46Beaucoup de monde
01:02:47l'ont essayé.
01:02:48On a eu de la chance
01:02:48d'avoir des gens
01:02:50du monde entier
01:02:50dans cette capsule.
01:02:52Cette capsule
01:02:52qui va marcher
01:02:53avec trois technos
01:02:54pour transformer son cerveau
01:02:56en notre premier médicament.
01:02:58Alors, les technos
01:02:59à l'intérieur,
01:03:00c'est son...
01:03:01La première technique,
01:03:02c'est la position zéro gravité.
01:03:03Nous avons travaillé
01:03:04avec les plans de la NASA
01:03:06puisque c'est la NASA
01:03:06qui travaille sur cette position
01:03:08depuis 2006.
01:03:10Et grâce à cette position,
01:03:11nous avons des bénéfices naturels
01:03:13au niveau de nos organes,
01:03:15que ce soit en cardio,
01:03:16en gastrique.
01:03:17Alors, attendez.
01:03:18Parce qu'on est en train
01:03:19de regarder à la télé
01:03:19à quoi ça ressemble.
01:03:20C'est une espèce de capsule
01:03:22qui porte bien son nom
01:03:24dans laquelle on rentre,
01:03:25on s'allonge,
01:03:26vous fermez la porte.
01:03:31Et à partir de ce moment-là,
01:03:32vous parliez de zéro gravité.
01:03:34Ça veut dire que quoi ?
01:03:35On flotte ?
01:03:36On ne flotte pas.
01:03:37C'est le nom
01:03:38de la position précise.
01:03:39C'est-à-dire que nous allons
01:03:40basculer pour avoir
01:03:42une position allongée
01:03:43avec des angles
01:03:45qui sont respectés
01:03:46au niveau des hanches,
01:03:47du bassin,
01:03:47des genoux.
01:03:48Et on a zéro gravité.
01:03:50Ça veut dire que notre corps
01:03:51est à la même pression.
01:03:52Il n'y a plus de différence
01:03:53de pression
01:03:54entre les pieds et la tête.
01:03:55Ce qui fait que, organiquement,
01:03:57notre cardio n'a plus besoin
01:03:58de toute son énergie nécessaire.
01:04:00Le gastrique va être modifié.
01:04:01Dedans, on a des massages
01:04:03qui sont basés
01:04:03sur les trigger points
01:04:04pour modifier la structure
01:04:07au niveau du dos.
01:04:08Et grâce à tous ces événements
01:04:11physiologiques,
01:04:12le cerveau va se mettre
01:04:14dans ce qu'on appelle
01:04:14un état modifié de conscience.
01:04:16Il va être en attente.
01:04:17Et nous allons mettre
01:04:18des fréquences.
01:04:20Et c'est le nerf de la guerre
01:04:22pour nous.
01:04:22Mettre des fréquences
01:04:23qui vont, par exemple,
01:04:24harmoniser les ondes cérébrales.
01:04:26Alors, on sait très bien
01:04:26par résultat scientifique,
01:04:27si on harmonise
01:04:28les ondes cérébrales
01:04:29alpha ou alpha-bar,
01:04:30on va produire
01:04:30de l'ocytocine,
01:04:31de la dopamine,
01:04:32les hormones du bonheur
01:04:33avec la sérotonine.
01:04:34Donc, on arrive
01:04:35à enlever des états de stress,
01:04:37à baisser
01:04:37les taux de cortisol.
01:04:39Voilà.
01:04:40En plus, nous avons
01:04:40des programmes
01:04:41en neurosciences
01:04:42pour que les gens
01:04:43puissent conscientiser
01:04:44ce qui se passe,
01:04:45comment comprendre
01:04:47ce qui se passe.
01:04:48On va essayer, en fait,
01:04:49d'unifier la science
01:04:51et la conscience.
01:04:52Mais l'idée,
01:04:53c'est quoi derrière
01:04:53cette capsule ?
01:04:54C'est d'avoir
01:04:55une capsule de bien-être
01:04:56dont on ressort
01:04:59ragaillardi,
01:05:01régénéré.
01:05:04C'est quoi l'objectif,
01:05:05en fait ?
01:05:05L'objectif, c'est vraiment
01:05:06qui devrait rentrer
01:05:08dans cette capsule ?
01:05:09Tout le monde.
01:05:09Parce que je suis fatigué,
01:05:10parce que je suis stressé ?
01:05:11Voilà.
01:05:11Non, mais en priorité,
01:05:12en fait.
01:05:12En priorité,
01:05:13ça va être les gens
01:05:14qui ont besoin
01:05:15de reprendre confiance en eux,
01:05:17qui ont besoin
01:05:18de travailler sur le stress.
01:05:19Mais on va pouvoir
01:05:20travailler d'autres éléments.
01:05:23Mais le problème,
01:05:23c'est que nous sommes,
01:05:24malgré que nous employons
01:05:25trois technos
01:05:26qui sont dans
01:05:28dispositifs médicaux,
01:05:29on n'a pas encore,
01:05:30nous, la validation
01:05:30sur l'amalgame,
01:05:33l'assemblage
01:05:34des trois technologies.
01:05:36Donc, on y travaille.
01:05:38J'espère qu'on va y arriver
01:05:39dans un temps.
01:05:40Parce que si vous arrivez
01:05:41à avoir cette validation,
01:05:43qu'est-ce que ça veut dire,
01:05:44en fait ?
01:05:44Ça veut dire que ce produit
01:05:45est validé scientifiquement.
01:05:48Voilà.
01:05:49Et ça veut dire qu'à partir
01:05:50du moment où on passe,
01:05:51je ne sais pas moi,
01:05:52quelques minutes à l'intérieur,
01:05:53on va se sentir mieux
01:05:55de manière,
01:05:56comment dirais-je,
01:05:57certifiée, quoi.
01:05:59C'est ça ?
01:05:59Voilà.
01:06:00En fait,
01:06:01un certain temps,
01:06:01alors déjà,
01:06:02c'est 30 minutes,
01:06:03on est obligé
01:06:03de faire des séances
01:06:04de 30 minutes.
01:06:04D'accord, 30 minutes ?
01:06:0521 minutes obligatoires
01:06:06parce qu'on a ce qu'on appelle
01:06:07le bouclage cérébral.
01:06:08Donc, c'est 21 minutes minimum.
01:06:10Mais si on est claustrophobe,
01:06:11comment on fait ?
01:06:12Généralement,
01:06:14les gens qui disent...
01:06:15Parce qu'on est d'accord
01:06:15qu'on se retrouve
01:06:16dans un petit élément
01:06:18enfermé.
01:06:20On se retrouve
01:06:20dans un cocon
01:06:21en protection.
01:06:22Mais généralement,
01:06:23les gens qui me disent
01:06:24je suis claustro,
01:06:26on laisse la porte ouverte
01:06:27de l'autre côté
01:06:28parce qu'on peut ouvrir
01:06:29les deux portes.
01:06:30Et les gens...
01:06:31On peut faire ça ?
01:06:32Oui.
01:06:32Et les gens,
01:06:32au bout d'un moment,
01:06:33me disent
01:06:33vous pouvez fermer l'autre
01:06:34parce que ça va bien.
01:06:36Il y a un espace,
01:06:37il y a de la lumière,
01:06:38c'est assez...
01:06:39Oui, c'est reposant
01:06:41donc les gens se sentent bien.
01:06:42Alors, vous êtes chercheur
01:06:43en neurosciences appliquées.
01:06:46Comment vous est venue
01:06:46l'idée de cette capsule ?
01:06:49Alors, en fait,
01:06:50ça a été un cheminement
01:06:51parce que
01:06:52ce n'est pas ma formation
01:06:54de base.
01:06:55De base,
01:06:55j'étais dans la thérapie.
01:06:56Je suis un ingénie électrique
01:06:59et dans le son également.
01:07:01Et je me suis aperçu
01:07:03qu'avec l'électricité du corps,
01:07:04le son et la thérapie,
01:07:06on pouvait avancer
01:07:07vraiment dans la santé.
01:07:08Alors, j'ai repris
01:07:09des cours à l'époque,
01:07:11mais il y a 15 ans,
01:07:12c'était de la médecine quantique
01:07:13qui n'a rien à voir maintenant
01:07:15avec ce qui se passe en quantique,
01:07:17de la thérapie fréquentielle.
01:07:19Et je me suis aperçu
01:07:20qu'on pouvait faire un pod,
01:07:21un pod avec lequel
01:07:22on pouvait mettre une techno
01:07:23pour se sentir bien.
01:07:24Et comme je n'avais
01:07:25aucune validation,
01:07:26j'ai repris des cours
01:07:27en neurosciences
01:07:28avec Mario Borogard
01:07:30au Canada
01:07:30et Yann Rougier
01:07:31en France.
01:07:33Et puis,
01:07:33la neuroplasticité,
01:07:34quand j'ai étudié
01:07:35la neuroplasticité,
01:07:36je me suis aperçu
01:07:37qu'on pouvait aller
01:07:37beaucoup plus loin.
01:07:38Et c'est grâce à cela
01:07:39où on est arrivé aujourd'hui.
01:07:41L'idée, c'est après
01:07:42d'installer ces capsules
01:07:43où ?
01:07:44Dans des cabinets médicaux,
01:07:46dans des zones publiques.
01:07:48Qu'est-ce que vous imaginez ?
01:07:49Alors, je vais loin
01:07:51parce que vous en êtes
01:07:51au tout début.
01:07:52Mais il faut déjà imaginer
01:07:54où est-ce qu'on pourrait
01:07:54retrouver ces devices en fait ?
01:07:57Alors, on a une capsule
01:07:59qui est dans un centre
01:08:00de prévention de santé
01:08:01à Lyon
01:08:01qui est en train
01:08:02de fonctionner.
01:08:04À l'Alpe d'Oise également,
01:08:05là où nous sommes,
01:08:06j'ai un petit coin
01:08:07au palais des sports.
01:08:09Merci l'Amérique
01:08:10qui m'autorise
01:08:12à mettre une capsule.
01:08:14Là, on va rentrer
01:08:14dans l'armée.
01:08:16On a cette chance.
01:08:17D'accord.
01:08:17Donc, on va rentrer
01:08:18dans un centre
01:08:19pour aider les gens
01:08:21qui reviennent
01:08:22en post-trauma.
01:08:23et aussi,
01:08:24on est en train
01:08:24d'avoir des discussions
01:08:25pour mettre
01:08:26des capsules
01:08:27en déploiement.
01:08:28D'accord.
01:08:29Écoutez,
01:08:30on vous souhaite bon vent.
01:08:31Bonne chance.
01:08:32Ce CES a été impressionnant
01:08:34pour vous.
01:08:34Enfin, ça vous ouvre
01:08:36des portes
01:08:36que vous n'imaginez pas ?
01:08:39Très, très impressionnant
01:08:40avec des contacts
01:08:41dans le monde entier,
01:08:41des aéroports,
01:08:43des centres de bien-être.
01:08:44C'est vrai que dans les aéroports,
01:08:45dans les gares aussi,
01:08:47ça peut avoir du sens.
01:08:48Voilà.
01:08:48Le Canada aussi
01:08:49est intéressé
01:08:50pour des cliniques
01:08:51de prévention de santé.
01:08:52Merci.
01:08:53Eh bien, merci beaucoup.
01:08:54On souhaite donc
01:08:55bonne chance
01:08:56à Reconcept.
01:08:57Richard Franck-Enault,
01:08:58merci d'être passé
01:08:59par le râteau de Tech & Co.
01:09:00Merci.
01:09:00Tech & Co,
01:09:02la quotidienne
01:09:03depuis le CES de Las Vegas
01:09:05sur BFM Business.
01:09:06Allez, maintenant,
01:09:07on va parler d'e-santé
01:09:08avec le CEA Léti
01:09:09et Vincent Destéphanie,
01:09:12c'est avec nous.
01:09:12Bonsoir, Vincent.
01:09:13Merci pour votre invitation.
01:09:14Vous êtes le responsable
01:09:15des partenariats
01:09:15au CEA Léti,
01:09:16le CEA qui est donc à Grenoble,
01:09:19qu'on connaît bien.
01:09:19On l'avait fait
01:09:20avec beaucoup de plaisir
01:09:21il y a quasiment deux ans
01:09:22de cela,
01:09:22une émission
01:09:22à Grenoble au CEA.
01:09:25Vous faites plein de recherches
01:09:26dans plein de domaines.
01:09:27Il y en a un
01:09:28que vous présentez ici
01:09:29au CEA.
01:09:30C'est une mesure
01:09:32de glycémie non invasive.
01:09:34Mais peut-être un mot
01:09:35sur le CEA Léti.
01:09:36Votre présence ici.
01:09:37Exactement.
01:09:38Le CEA Léti,
01:09:38on est un organisme
01:09:39de recherche
01:09:40qui existe depuis
01:09:40les années 60
01:09:41et on développe
01:09:42des technologies de pointe
01:09:43en microélectronique,
01:09:44en photonique,
01:09:46en software,
01:09:47en cybersécurité.
01:09:49On est vraiment
01:09:49parmi les organismes
01:09:51de recherche technologique
01:09:52européens
01:09:52les plus à la pointe
01:09:54pour développer
01:09:54des solutions
01:09:55les plus innovantes
01:09:56pour nos partenaires
01:09:56et pousser ces solutions
01:09:59vers l'industrie,
01:09:59vers les marchés
01:10:01pour les nouvelles générations
01:10:03de produits
01:10:03de nos partenaires.
01:10:04Donc là,
01:10:04votre objectif,
01:10:06c'est de créer
01:10:07des nouveautés,
01:10:08en tout cas des innovations.
01:10:10Exactement.
01:10:10Et après,
01:10:11vous ne les industrialisez pas
01:10:13ces innovations.
01:10:13Vous cherchez des partenaires
01:10:14pour pouvoir les scaler,
01:10:17comme on dit.
01:10:18Alors,
01:10:18c'est ça.
01:10:18On part de l'expression
01:10:19de besoin de nos partenaires,
01:10:21de concepts nouveaux,
01:10:22de concepts amont.
01:10:23On développe des prototypes,
01:10:25on évalue leur performance
01:10:26et on pousse
01:10:26ces solutions vers l'industrie.
01:10:28On accompagne
01:10:29le transfert industriel
01:10:31de ces nouvelles technologies
01:10:32pour les produits de demain
01:10:34de nos différents partenaires
01:10:36français,
01:10:37européens
01:10:37et internationaux.
01:10:38Donc là,
01:10:39vous vous attaquez
01:10:39à la mesure de la glycémie,
01:10:41qui est quelque chose
01:10:42de capital.
01:10:43Combien de personnes
01:10:44aujourd'hui mesurent
01:10:45leur glycémie dans le monde ?
01:10:46On a une idée ?
01:10:47Le marché des personnes,
01:10:49si on parle seulement
01:10:49des personnes diabétiques,
01:10:50c'est des centaines
01:10:52de millions de personnes
01:10:53aujourd'hui.
01:10:54Et évidemment,
01:10:55cette maladie-là
01:10:56augmente dans les années à venir.
01:10:59On va vers 800 millions
01:11:00de personnes
01:11:00à l'horizon de 15 ans.
01:11:02Donc c'est quoi ?
01:11:03C'est 10% de la population ?
01:11:04C'est exactement ça.
01:11:05Donc,
01:11:06il y a un très fort besoin
01:11:07de solutions
01:11:07qui soient non-invasives.
01:11:08très performantes,
01:11:09durables
01:11:10et qui permettent aussi
01:11:11d'alléger
01:11:12finalement pour ces personnes-là
01:11:14leur vie quotidienne
01:11:15en évitant de se piquer le doigt.
01:11:16Parce que c'est ça aujourd'hui.
01:11:17Oui, c'est ça.
01:11:18Aujourd'hui,
01:11:19mesurer sa glycémie,
01:11:20qui est quelque chose
01:11:20d'indispensable
01:11:21pour des gens
01:11:22qui sont diabétiques,
01:11:23c'est ça.
01:11:24pour savoir à quel moment
01:11:25ils doivent manger,
01:11:25ce qu'ils doivent manger,
01:11:26etc.
01:11:27C'est de se piquer le doigt,
01:11:28récupérer une goutte de sang.
01:11:29Oui, c'est ça.
01:11:30Ou alors,
01:11:31on utilise des patches
01:11:32avec des micro-aiguilles,
01:11:33mais ce sont des solutions
01:11:33qui sont très peu durables.
01:11:35on doit les changer
01:11:35tous les 10 jours.
01:11:36Donc, c'est vraiment
01:11:37assez contraignant.
01:11:39Et là,
01:11:39vous cassez le truc comment ?
01:11:41Alors là,
01:11:41on casse le truc,
01:11:42on utilise des photons,
01:11:43on utilise de la lumière
01:11:44pour venir faire vibrer
01:11:45les molécules de glucose
01:11:47dans la peau.
01:11:48Et finalement,
01:11:49cette vibration,
01:11:50elle crée un son.
01:11:52On vient écouter
01:11:53le chant des molécules.
01:11:54C'est assez romantique,
01:11:55mais cette nouvelle technologie-là,
01:11:57elle est basée
01:11:58sur ce principe-là.
01:11:59Et en écoutant
01:12:00le chant des molécules,
01:12:01on se rend compte
01:12:02où est le taux de glycémie,
01:12:04c'est ça ?
01:12:04On le mesure en direct
01:12:05et on le mesure
01:12:06de manière fiable
01:12:07en temps réel.
01:12:09Donc,
01:12:09c'est vraiment
01:12:10un game changer
01:12:11pour les futures générations
01:12:13de produits
01:12:13de nos partenaires.
01:12:14Alors,
01:12:14c'est-à-dire que c'est quoi ?
01:12:15C'est un capteur
01:12:16que vous avez mis au point
01:12:17avec un algorithme derrière ?
01:12:19Alors,
01:12:19c'est un capteur
01:12:20qui embarque des lasers
01:12:21moyen infrarouge
01:12:22qui viennent faire vibrer
01:12:23les molécules spécifiquement.
01:12:25Il y a aussi
01:12:25une cavité
01:12:26faite en silicium,
01:12:28un circuit électronique
01:12:29et puis il y a un software,
01:12:30un algo
01:12:30qui vient prédire le glucose
01:12:32à partir de cette mesure
01:12:34de ce son.
01:12:35On a de l'intelligence artificielle,
01:12:37on a un jumeau numérique
01:12:39là-dedans
01:12:39qui permet
01:12:40de prédire le glucose
01:12:42de manière fiable.
01:12:43Mais alors,
01:12:44vous l'imaginez comment
01:12:44ce capteur ?
01:12:45C'est un bracelet ?
01:12:47C'est quelque chose
01:12:48qu'on pourrait positionner
01:12:49où en fait ?
01:12:49Aujourd'hui,
01:12:50c'est un gros prototype
01:12:50qu'on a développé
01:12:51pour une évaluation clinique.
01:12:53Demain,
01:12:53c'est peut-être
01:12:54un capteur miniature
01:12:55qui va aller dans une montre,
01:12:56qui va aller dans un bracelet,
01:12:57qui peut aller dans des écouteurs.
01:12:59Voilà,
01:13:00on va aller vers
01:13:00vraiment une intégration
01:13:01dans des produits
01:13:02de demain
01:13:03pour nos partenaires industriels.
01:13:05Mais ça va intéresser
01:13:06forcément
01:13:06les géants
01:13:08de la tech américains.
01:13:10Je pense à Apple,
01:13:11je pense à Samsung.
01:13:13Il y a même en France,
01:13:14on a la chance
01:13:15d'avoir WeSings.
01:13:15On a cet écosystème
01:13:18de partenaires français
01:13:19qui est WeSings.
01:13:21On a aussi Mirsens
01:13:22qui est notre partenaire industriel
01:13:24pour fabriquer les lasers.
01:13:26Et évidemment,
01:13:26c'est des perspectives
01:13:28de produits
01:13:30auprès des plus grands
01:13:31qu'on en trouvera.
01:13:32Mais là,
01:13:34vous en êtes où en fait ?
01:13:35Le concept fonctionne,
01:13:37d'accord ?
01:13:38L'appareil fonctionne ?
01:13:39Vous avez déjà
01:13:40un prototype de capteur ?
01:13:42On a un prototype
01:13:43qu'on a évalué
01:13:44à travers un essai clinique
01:13:45de faisabilité.
01:13:47Et là,
01:13:47on va aller plus loin,
01:13:48on va miniaturiser la solution
01:13:49et avoir un essai clinique
01:13:51de plus grande ampleur
01:13:52pour valider cliniquement
01:13:54cette technologie
01:13:55d'ici 3 à 4 ans.
01:13:57C'est-à-dire que
01:13:57dans quelques années,
01:13:59on pourrait imaginer
01:13:59une montre
01:14:00qui ferait plein de choses
01:14:02mais qui aurait en plus
01:14:03cette fonctionnalité.
01:14:04C'est exactement la vision
01:14:05qu'on a, oui.
01:14:06Mais est-ce qu'il faudrait
01:14:07rajouter un capteur
01:14:08ou est-ce que les capteurs
01:14:09qui sont déjà dans les montres
01:14:10pourraient,
01:14:11grâce à vos algorithmes,
01:14:13détecter la glycémie ?
01:14:14On rajoute un capteur
01:14:15et on s'appuie aussi
01:14:16sur les capteurs
01:14:16qui sont déjà existants
01:14:17pour avoir une mesure
01:14:18qui est fiable,
01:14:21qui est robuste
01:14:22et qui permet d'avoir
01:14:23le glucose en temps réel
01:14:25pour ces produits de demain.
01:14:27Là, l'objectif,
01:14:28c'est d'avoir
01:14:29la certification médicale.
01:14:31C'est ça,
01:14:32la prochaine étape ?
01:14:33Exactement.
01:14:34Vous en êtes où, là ?
01:14:36Donc là,
01:14:36on a passé
01:14:37un essai clinique
01:14:38de faisabilité
01:14:38avec l'Institut hospitalier
01:14:39de Grenoble et on veut
01:14:42aller plus loin
01:14:42avec, on recherche
01:14:43des partenaires
01:14:44pour aller plus loin
01:14:45dans cette validation,
01:14:46on va dire,
01:14:47de plus grande ampleur.
01:14:48Est-ce que vous avez déjà
01:14:49des, vous avez communiqué
01:14:50sur cette innovation
01:14:51avant le CES ?
01:14:53Est-ce que vous avez
01:14:54ici, par exemple,
01:14:55des industriels
01:14:55ou des, on va dire,
01:14:58des partenaires
01:14:58qui se sont manifestés ?
01:14:59Alors, on a plein
01:15:00d'expressions d'intérêts,
01:15:01effectivement,
01:15:02d'acteurs industriels,
01:15:05d'acteurs du monde
01:15:06de la tech,
01:15:07d'acteurs du monde
01:15:08de la medtech.
01:15:08Donc, on a vraiment,
01:15:09le CES,
01:15:10c'est extraordinaire pour ça,
01:15:11on a vraiment,
01:15:13ici, c'est l'innovation
01:15:14à tous les stands,
01:15:16donc on a vraiment
01:15:16ces expressions d'intérêt.
01:15:19Et quel type d'acteurs
01:15:19de la tech
01:15:20viennent vous voir ?
01:15:21Eh bien,
01:15:21on a les plus gros
01:15:22de la tech,
01:15:23on a des acteurs,
01:15:24les plus grands groupes
01:15:25internationaux.
01:15:26D'accord.
01:15:26et ceux qui fabriquent
01:15:28des montres.
01:15:29Qui manifestent
01:15:29leur intérêt.
01:15:30Oui, oui.
01:15:31D'accord.
01:15:31C'est incroyable.
01:15:32Mais c'est génial,
01:15:33en fait.
01:15:34On est venu pour ça.
01:15:34Non, mais c'est génial.
01:15:35Oui, oui.
01:15:37À votre avis,
01:15:374-5 ans,
01:15:38c'est ça,
01:15:39pour que ça arrive ?
01:15:393-4 ans, l'horizon, oui.
01:15:41Et dans 3-4 ans,
01:15:41on pourrait avoir
01:15:42cette fonctionnalité
01:15:44implémentée sur les montres ?
01:15:45Oui.
01:15:45On peut imaginer
01:15:46que ce soit aussi
01:15:47dans les écouteurs ?
01:15:50On peut imaginer
01:15:50que ce soit dans les écouteurs,
01:15:51on peut imaginer
01:15:52que ce soit pas uniquement
01:15:53le glucose,
01:15:53mais aussi d'autres biomarqueurs.
01:15:56Signature de stress,
01:15:58signature de bien-être,
01:15:59signature de santé,
01:16:00de la pratique du sport
01:16:01qu'on veut aller chercher.
01:16:03Eh bien, voilà.
01:16:03Encore une innovation française
01:16:05dont on peut être fier.
01:16:07Ça s'appelle Physiolas.
01:16:08Oui, c'est ça.
01:16:09Merci beaucoup,
01:16:10Vincent Destéphanis.
01:16:11Vous êtes responsable
01:16:12des partenariats
01:16:13au CEA Laetitia.
01:16:14Merci à vous.
01:16:15Et Tech&Co
01:16:16n'est pas encore terminée.
01:16:18Encore une start-up
01:16:19à vous faire découvrir
01:16:20tout de suite.
01:16:21Tech&Co,
01:16:22la quotidienne
01:16:23depuis le CES de Las Vegas
01:16:25sur BFM Business.
01:16:26Voilà, pour terminer
01:16:27ce Tech&Co,
01:16:28la quotidienne
01:16:28depuis le CES de Las Vegas,
01:16:29on va parler d'hygiène dentaire.
01:16:32Intéressant et important.
01:16:34Benjamin Cohen
01:16:34est avec nous.
01:16:35Bonsoir Benjamin.
01:16:36Bonjour.
01:16:36Bonsoir.
01:16:36Vous êtes le cofondateur
01:16:37de Y Brush
01:16:39et vous présentez ici
01:16:40au CES.
01:16:42Alors,
01:16:42un appareil
01:16:43qui lave les dents
01:16:43mais qui va beaucoup plus loin.
01:16:45Vous allez tout nous expliquer.
01:16:46Alors,
01:16:47il est sur le plateau
01:16:48de Tech&Co.
01:16:49C'est une espèce de,
01:16:50comment dire,
01:16:50de goulotte,
01:16:51c'est ça ?
01:16:52Qu'on met dans la bouche ?
01:16:53C'est une espèce
01:16:53de protège-dents
01:16:54qui est extrêmement souple.
01:16:57Une taille pour tout le monde,
01:16:58pour les adultes,
01:16:59qui est tapissée
01:16:59de 35 000 petits poils
01:17:01en nylon.
01:17:01C'est les mêmes poils
01:17:02qu'on a sur les brosses à dents
01:17:03et qui va être capable
01:17:04de brosser toutes les phases
01:17:05de toutes les dents
01:17:06simultanément
01:17:06au lieu de les brosser
01:17:08une par une
01:17:08comme on fait
01:17:09avec une brosse à dents traditionnelle.
01:17:10C'est-à-dire qu'on rentre
01:17:10le système dans la bouche,
01:17:13on appuie sur un bouton
01:17:14et là,
01:17:15on a une espèce
01:17:16de lave-au-jet.
01:17:18Non,
01:17:18il n'y a pas d'eau,
01:17:19il y a des vibrations
01:17:20qu'on appelle
01:17:20les vibrations soniques,
01:17:21c'est des vibrations
01:17:21très très très rapides.
01:17:22Il suit,
01:17:23en fait,
01:17:23quand c'est dans la bouche,
01:17:24de mâchouiller,
01:17:25un peu comme un chewing-gum
01:17:25et de tourner
01:17:26de droite à gauche.
01:17:27Ça,
01:17:27ça va permettre
01:17:27de brosser les dents,
01:17:29les gencives,
01:17:30très important,
01:17:31et les dents du fond
01:17:32puisqu'on a tous
01:17:33une profondeur différente.
01:17:34il peut y avoir
01:17:35des dents de sagesse,
01:17:36il peut y avoir
01:17:36des molaires,
01:17:36plus de molaires,
01:17:37etc.
01:17:37Et ça,
01:17:37ça va,
01:17:38ça s'adapte
01:17:39à n'importe quelle mâchoire
01:17:40et à n'importe quelle dentition,
01:17:43c'est ça ?
01:17:43Exactement.
01:17:43Pour les adultes,
01:17:44pour les enfants,
01:17:44on a une taille qui est différente,
01:17:45un peu plus petite,
01:17:46mais la flexibilité
01:17:47permet vraiment
01:17:48de s'adapter
01:17:49à toutes les formes
01:17:51et les tailles de mâchoire.
01:17:52Exactement.
01:17:53Mais l'idée,
01:17:55c'est qu'il faut rajouter
01:17:55du dentifrice ou pas ?
01:17:57Exactement,
01:17:57il faut rajouter du dentifrice.
01:17:58On fait en fait
01:17:59exactement comme
01:17:59avec sa brosse à dents
01:18:00traditionnelle.
01:18:01On mouille,
01:18:02on met de l'eau,
01:18:03on met du dentifrice,
01:18:04donc soit trois points ici,
01:18:05soit on fournit aussi
01:18:06une espèce de petit cône
01:18:08qui permet de mettre
01:18:09un filet de dentifrice au fond.
01:18:11Donc c'est vraiment
01:18:12très très facile.
01:18:12On se brosse les dents
01:18:13comme je l'ai expliqué
01:18:13et ensuite à la fin,
01:18:14on fait la même chose
01:18:15qu'avec le brosse à dents
01:18:15traditionnelles.
01:18:16On passe sous l'eau,
01:18:17on passe le doigt de dents
01:18:18pour nettoyer éventuellement
01:18:19et c'est tout.
01:18:20Et après ça sèche
01:18:21et on peut s'en resservir.
01:18:22Exactement.
01:18:24Il faut faire ça
01:18:25combien de fois par jour ?
01:18:26Parce qu'il y a toujours
01:18:27ce dilemme,
01:18:28oui, il faut se brosser
01:18:29les dents après chaque repas,
01:18:31etc.
01:18:32On voit que tout le monde
01:18:33n'est pas d'accord
01:18:33concernant cette routine
01:18:36d'hygiène.
01:18:37Vous, votre système,
01:18:38vous préconisez quoi ?
01:18:40Alors nous,
01:18:40c'est vraiment comme
01:18:41une brosse à dents
01:18:41traditionnelle.
01:18:42Donc en théorie,
01:18:43il faudrait se brosser
01:18:43les dents trois fois par jour
01:18:44au moins après chaque repas.
01:18:46Quand on regarde la réalité,
01:18:47par exemple en France,
01:18:48déjà si on se brosse les dents
01:18:49matin et soir,
01:18:50c'est déjà bien.
01:18:51La durée moyenne
01:18:53d'un brossage en France
01:18:54c'est 50 secondes.
01:18:55Donc on est très très loin
01:18:56des deux minutes.
01:18:57Donc les dentistes
01:18:58préconisent en effet
01:18:58deux minutes
01:18:59quand on se brosse
01:19:00de manière traditionnelle.
01:19:00C'est-à-dire chaque face
01:19:01une pari.
01:19:02Oui, bien sûr.
01:19:02Mais on n'a pas le temps,
01:19:03on ne le fait pas.
01:19:04On n'a pas le temps.
01:19:04Mais même si on fait deux minutes,
01:19:05quand on fait le calcul,
01:19:06sur chaque face,
01:19:07c'est une seconde à peu près passée.
01:19:09Avec notre système,
01:19:10avec Y-Brush,
01:19:11en dix secondes,
01:19:12en fait sur dix secondes,
01:19:13on vient passer dix secondes
01:19:14sur chaque face.
01:19:15Donc en fait,
01:19:15en moins de temps,
01:19:16on fait beaucoup mieux
01:19:16que la brosse à dents traditionnelle.
01:19:18Et c'est ce qu'on,
01:19:18d'ailleurs,
01:19:19on démontre
01:19:19sur nos études cliniques
01:19:20qu'on est meilleur
01:19:21qu'un brossage qui est standard.
01:19:22Alors,
01:19:23si c'était que ça,
01:19:25on ne vous aurait pas reçu
01:19:26sur le plateau Tech&Co
01:19:27parce que,
01:19:28évidemment,
01:19:28c'est un peu tech,
01:19:29mais pas beaucoup.
01:19:29Où vous allez plus loin,
01:19:31c'est que vous analysez,
01:19:32en fait,
01:19:33la laine
01:19:33avec ce produit-là.
01:19:35Exactement.
01:19:36Un, comment vous faites
01:19:37et deux,
01:19:37pourquoi faire ?
01:19:38Alors, premièrement,
01:19:39comment on fait ?
01:19:40C'est très simple.
01:19:41On a ici,
01:19:43à cet endroit-là,
01:19:43une espèce de petite grille.
01:19:44C'est un nez électronique.
01:19:46Ça,
01:19:47c'est des technologies qui existent,
01:19:48qui ne sont pas encore miniaturisées,
01:19:49mais qui existent.
01:19:50Ce nez électronique
01:19:51va en fait capter la laine.
01:19:52Quand on se brosse les dents,
01:19:54on respire,
01:19:55même en 20 secondes,
01:19:56on respire.
01:19:57Vaut mieux.
01:19:57Il vaut mieux.
01:19:58Donc, la laine arrive dedans.
01:19:59La laine qui provient
01:20:00soit de la bouche,
01:20:01soit du nez.
01:20:01La laine arrive dedans
01:20:02et le nez électronique
01:20:03va détecter
01:20:04ce qu'on appelle
01:20:04les composés organiques volatiles.
01:20:06C'est des sortes
01:20:06de molécules organiques,
01:20:08pour simplifier,
01:20:10et leur concentration.
01:20:11Et ensuite,
01:20:11on a une pucilla
01:20:12qui est à l'intérieur,
01:20:12qui a été entraînée
01:20:14et qui va être capable
01:20:15de donner une espèce
01:20:15de signature chimique,
01:20:17un schéma chimique
01:20:18grâce auquel
01:20:19on va être capable de dire
01:20:20là,
01:20:21il y a des signes précoces
01:20:22de diabète,
01:20:23de troubles du foie,
01:20:24de troubles hépatiques,
01:20:25de troubles au niveau
01:20:26de la thyroïde,
01:20:27évidemment,
01:20:29de maladies de la bouche,
01:20:30par exemple,
01:20:31des parodontites.
01:20:33Tout ça,
01:20:34juste grâce
01:20:34aux composés organiques volatiles.
01:20:36C'est dingue
01:20:36comme la laine
01:20:37est révélateur
01:20:39de notre état de santé.
01:20:41On ne s'en rend pas compte
01:20:42et en plus,
01:20:44ça n'a rien à voir
01:20:44avec la mauvaise haleine
01:20:45parce qu'en fait,
01:20:46il y a plein de gens
01:20:48qui en ont
01:20:49mais ils peuvent être
01:20:50en bonne santé.
01:20:51C'est fou.
01:20:52D'ailleurs,
01:20:53j'avais même lu un truc,
01:20:54je crois qu'il y avait
01:20:54même des chiens
01:20:55qui pouvaient sentir
01:20:57l'haleine
01:20:57et détecter des pathologies.
01:20:59Oui,
01:20:59notamment des cancers.
01:21:00C'est la première étude
01:21:01qui m'a marquée là-dessus
01:21:01il y a peut-être
01:21:02une dizaine d'années.
01:21:03Oui, c'est clair.
01:21:04C'est exactement le même.
01:21:05Je ne sais pas
01:21:06si c'est exactement
01:21:06le même principe
01:21:07mais en tout cas,
01:21:07nous ce qu'on détecte
01:21:08c'est une classe de molécules
01:21:09qui s'appelle
01:21:10les composés organiques volatiles
01:21:11qui sont capables
01:21:11grâce à ça,
01:21:12on est capable de détecter
01:21:13jusqu'à 300 types
01:21:14de maladies différentes.
01:21:15Donc,
01:21:15ce n'est vraiment pas
01:21:15que la bouche.
01:21:16Et vous parlez
01:21:16de la mauvaise haleine.
01:21:17La mauvaise haleine,
01:21:17par exemple,
01:21:18ce n'est pas juste
01:21:18qu'on ne se brasse pas les dents.
01:21:19Souvent,
01:21:19ça vient de l'estomac.
01:21:20Oui, bien sûr.
01:21:21Après,
01:21:22ça peut être des caries,
01:21:23ça peut être aussi
01:21:24une mauvaise hygiène dentaire.
01:21:26Exactement.
01:21:27Et là,
01:21:27vous en êtes où alors ?
01:21:28Parce que ce produit existe,
01:21:31même la partie
01:21:34née électronique,
01:21:36en fait ?
01:21:37Alors,
01:21:37sur le brossage,
01:21:38juste si on parle du brossage,
01:21:39ça, ça existe
01:21:40et on a mis ça
01:21:41sur le marché
01:21:41il y a quelques années.
01:21:42Oui.
01:21:42La partie née électronique,
01:21:43elle est encore
01:21:43en développement
01:21:44de notre côté.
01:21:44D'accord.
01:21:45Si on parle juste
01:21:46du née électronique,
01:21:47la technologie,
01:21:48de manière très simplifiée,
01:21:49elle existe.
01:21:50Elle n'est juste pas miniaturisée,
01:21:51il faut l'adapter, etc.
01:21:52Ensuite,
01:21:52il faut entraîner les...
01:21:53Pourquoi c'est plus gros
01:21:54que ça aujourd'hui ?
01:21:55Oui, c'est plus gros.
01:21:56Là, vraiment,
01:21:56il faut imaginer que Jack
01:21:58pour une brossage électrique,
01:21:59il y a un moteur,
01:22:00une batterie, etc.
01:22:00Donc, il n'y a pas
01:22:01beaucoup de place.
01:22:02Donc là,
01:22:03c'est encore en développement,
01:22:04ça sortira en 2027.
01:22:05Donc, c'est pas pour tout de suite.
01:22:06Vous imaginez pouvoir
01:22:07miniaturiser tout ça,
01:22:08avoir le capteur
01:22:09qui va analyser la laine
01:22:10et toute l'IA
01:22:11qui est à l'intérieur.
01:22:12Exactement.
01:22:14Donc ça,
01:22:14c'est sur la partie technologique.
01:22:16Mais après,
01:22:16si on parle d'usage,
01:22:17c'est là où ça devient
01:22:17très intéressant.
01:22:18Souvent,
01:22:19et surtout en France,
01:22:19on n'est pas très bon
01:22:20dans la prévention.
01:22:21Donc souvent,
01:22:21on attend d'avoir des symptômes,
01:22:22on va chez le médecin,
01:22:23il faut faire des examens,
01:22:25il y a beaucoup de temps
01:22:25à attendre.
01:22:26Là, dans ce cas-là,
01:22:27c'est très différent
01:22:27parce que tout le monde
01:22:28se brosse les dents,
01:22:29même si c'est une fois par jour,
01:22:31même si on devrait le faire
01:22:32deux fois par jour.
01:22:33Et donc,
01:22:34il suffit de le faire
01:22:34et passivement,
01:22:35ça analyse,
01:22:36ça diagnostique
01:22:36grâce à la laine
01:22:38s'il y a des signes précoces,
01:22:39c'est ça qui est très intéressant,
01:22:41de ces types de maladies.
01:22:43Donc évidemment,
01:22:43il faut continuer
01:22:43à aller chez le médecin,
01:22:44mais ça,
01:22:45ça permet de détecter
01:22:45plus tôt,
01:22:46d'envoyer les datas
01:22:47sur une app
01:22:48et avec son consentement,
01:22:50ça envoie même directement
01:22:51au médecin
01:22:51ou à son dentiste
01:22:52les informations.
01:22:54Là, vous êtes
01:22:54à l'aube
01:22:56d'une révolution
01:22:56médicale,
01:22:57finalement,
01:22:58je vous le souhaite,
01:22:59mais pouvoir analyser
01:23:01simplement en respirant
01:23:02des pathologies naissantes
01:23:04et les prévenir,
01:23:05c'est un miracle,
01:23:09quasiment.
01:23:09Et on transforme
01:23:10la brosse à dents,
01:23:11qui est un petit
01:23:11qu'on utilise toujours,
01:23:12en un outil de prévention,
01:23:14un laboratoire
01:23:15sans contrainte,
01:23:16c'est très important.
01:23:17Sans s'en rendre compte,
01:23:18en fait.
01:23:19Exactement.
01:23:20C'est génial.
01:23:21Merci.
01:23:21Bravo.
01:23:22On va suivre ça de près.
01:23:23Merci.
01:23:24Benjamin Cohen,
01:23:25cofondateur de Y Brush,
01:23:27pour terminer ce Tech & Co,
01:23:29la quotidienne,
01:23:30depuis le CES de Las Vegas.
01:23:31Voilà,
01:23:32c'était notre dernier chapitre
01:23:33depuis ce grand salon
01:23:35dédié à la tech.
01:23:37Voilà,
01:23:37j'espère que
01:23:37toutes ces émissions
01:23:38vous ont plu.
01:23:39Elles sont toutes disponibles
01:23:40en replay.
01:23:41Alors, évidemment,
01:23:42il y a Tech & Co,
01:23:42la quotidienne,
01:23:43il y a aussi Tech & Co Business,
01:23:45il y a Multijou,
01:23:46il y a de quoi je mail,
01:23:47il y a tous les reportages
01:23:48que la rédaction a pu faire
01:23:49et je tenais à remercier
01:23:50aussi toute l'équipe
01:23:51qui est,
01:23:52on va dire,
01:23:54cachée derrière tout cela.
01:23:55Philippe Vigneault,
01:23:56Jean-David Duart
01:23:57et bien sûr,
01:23:58notre productrice adorée,
01:23:59Léa Benahim,
01:24:00que vous avez pu voir aussi
01:24:01sur BFM Business
01:24:01avec une multitude de reportages.
01:24:03Merci à vous toutes et à vous tous.
01:24:05On sera de retour à Paris
01:24:06dès demain
01:24:07et à très vite
01:24:08et à l'année prochaine
01:24:09pour le CES de Las Vegas.
01:24:12BFM Business et Tech & Co,
01:24:14partenaire officiel du CES de Las Vegas.
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