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  • il y a 8 mois
Chaque week-end, Emilie Broussouloux vous accompagne de 22h à 00h dans BFM Grand Soir.

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00:00On va parler d'une autre tempête, une vraie cette fois, la tempête Goretti qui a fait des dégâts considérables en France.
00:06A l'heure où l'on se parle, 176 000 foyers sont toujours privés d'électricité.
00:12Vous allez voir des images hallucinantes, des maisons éventrées, des voies de train coupées, des digues qui ont lâché même l'arrêt du réacteur nucléaire de Flamanville.
00:21Dans quel état est le pays ? La réponse avec Karl Aplon et nos équipes de BFM TV.
00:24Au petit matin, le jardin de ce retraité n'a plus le même visage.
00:31La tempête Goretti a déraciné son arbre d'une quinzaine de mètres, projeté sur l'hôtel voisin.
00:36Mon épouse m'a dit « mais regarde, t'as plus d'art ». Aïe, surprise !
00:40Aucun blessé, mais des dégâts matériels importants, notamment dans la véranda de l'établissement.
00:46Ici à Cherbourg, les rafales ont atteint les 148 kilomètres hier, alors aujourd'hui, les interventions d'élagage se comptent par dizaines.
00:54Ça fait 27 ans que j'habite ici, c'est la première fois qu'on voit autant de dégâts, beaucoup d'arbres au sol, beaucoup de toiture arrachée, ça a vraiment fait beaucoup de mal.
01:01Dans cette ville de la Somme, bordée par la Manche, une vague de submersion a surpris les habitants vers 3h du matin.
01:07Alors pour certains commerces, l'heure est aux constatations.
01:10La boulangerie est fermée, on a été inondé.
01:13Ah oui, d'accord !
01:14Par endroit, l'eau a envahi les caves jusqu'à 2 mètres de hauteur.
01:18Il y avait plein d'eau partout, ça rentrait par devant, ça rentrait par là, ça rentrait partout.
01:23Plus au nord, la force du vent a éventré la digue d'emblotteuse, laissant un trou béant, provisoirement comblé par des enrochements.
01:31En Bretagne, cette fois-ci, 21 000 foyers ont été privés d'électricité.
01:35Tandis que ces techniciens inédits interviennent sur cette ligne électrique,
01:39chez Isabelle à la mi-journée, le courant n'est toujours pas revenu.
01:42Donc dans la cuisine, je ne peux presque rien utiliser, que ce soit le micro-ondes, cafetière, le frigo.
01:51Moi, je suis éclairée depuis hier avec une lampe, des bougies.
01:56Mais au cours de notre visite, soudainement, la lumière se rallume.
01:59Vous avez bien fait de venir.
02:02A 18h, 176 000 foyers étaient toujours privés d'électricité, principalement en Normandie.
02:08Et tous les spécialistes de la question sur ce plateau pour en parler.
02:12Gaëlle Musquet, bonsoir.
02:13Bonsoir.
02:14Spécialiste de la prévention des risques naturels.
02:16Eleonore Bocara, bonsoir.
02:17Bonsoir.
02:18Journaliste météo et climat BFM TV.
02:20On est aussi avec Boris Veliachev, architecte expert en risques majeurs.
02:24Bonsoir.
02:25D'abord, Gaëlle Musquet, on sait qu'un retour à la normale peut prendre beaucoup de temps.
02:30C'est bien ça.
02:31On le sait, à l'heure où l'on se parle, il y a environ 176 000 foyers qui sont toujours privés d'électricité.
02:37Et pour quelles raisons est-ce que ça prend du temps ?
02:39Parce qu'on a quand même un réseau aérien électrique qui est quand même assez important.
02:44On n'a pas forcément enfoui toutes les lignes.
02:46On a des sous-stations, des transformateurs électriques qui sont en défaut.
02:49Parfois qu'il faut réarmer.
02:52Et évidemment, les forces d'intervention rapide électrique qui ont été prépositionnées par Enedis
02:58doivent se déployer à travers, évidemment, malheureusement, des routes qui sont encombrées.
03:05Ces ouvertures de voies peuvent prendre du temps.
03:06Donc, ce qu'il faut imaginer, c'est que ces forces spéciales, vraiment, d'Enedis,
03:10sont vraiment là, en train de recoudre ce réseau électrique
03:13et de réarmer au fur et à mesure ces transformateurs, ces sous-stations,
03:17pour permettre à un maximum de personnes de retrouver du coin.
03:19Et quand on regarde un peu l'historique de tempêtes récentes,
03:21on a vu Siarane, Carane, en 2023, 1,2 million de Français coupés du réseau.
03:28Ça a mis quelques jours, quelques semaines, parfois, pour rétablir le courant,
03:32dans les cas les plus extrêmes.
03:33Donc, il faut imaginer ce travail dantesque qui attend ces personnes volontaires,
03:39des hommes, des femmes, qui sont mobilisés, là, sur tous ces théâtres,
03:42pour permettre au maximum, par urgence, par priorité,
03:46un maximum de Français, un maximum de services publics aussi,
03:49de retrouver cette énergie pour pouvoir commencer à fonctionner
03:51et faire fonctionner aussi les réseaux de télécommunication
03:53qui sont, eux aussi, impactés par ces coups plus électriques.
03:55– Oui, on est en direct avec le maire de Cherbourg, Benoît Arrivée.
03:59Bonsoir, monsieur le maire.
04:01On sait que votre commune a été frappée de plein fouet par cette tempête.
04:05Quels sont les dégâts aujourd'hui ?
04:07– Bonsoir.
04:10Écoutez, d'abord, il n'y a pas de victimes ou de blessés.
04:13Les dégâts sont matériels.
04:14Les choses avaient été bien préparées.
04:16Et on peut s'en réjouir.
04:17Par contre, effectivement, les dégâts sont importants,
04:20même si on aurait pu s'attendre à pire.
04:22Des gymnases, des équipements municipaux, des arbres, des voitures,
04:26des entreprises, un certain nombre de structures importantes.
04:30Donc, on a passé la journée aujourd'hui à faire le bilan.
04:33Et puis, j'en profite d'ailleurs pour saluer les hommes et les femmes
04:36du service public qui ont été, avec les services de l'État,
04:40avec les pompiers sur le pont toute la nuit dernière et toute la journée,
04:43avec quand même des choses qui se passent bien.
04:46On arrivera à ouvrir toutes nos écoles, par exemple, le lundi.
04:49Et ça a été un engagement important à prendre aujourd'hui.
04:52– Qu'avez-vous mis en place pour les habitants
04:54qui sont toujours privés d'électricité à l'heure où l'on se parle ?
04:58– Alors, sur Cherbourg-en-Cotentin, on a encore un certain nombre,
05:00effectivement, d'habitants qui n'ont pas d'électricité,
05:03malgré le travail important des équipes d'Enedis, ça vient d'être dit.
05:07Et donc, on a mis en place deux choses.
05:09D'abord, un lieu d'accueil pour permettre aux SDF de passer la nuit
05:12en sécurité, on l'avait déjà ouvert il y a quelques temps.
05:16Et puis, on a pris la décision aujourd'hui d'ouvrir un autre endroit,
05:20un autre lieu qui appartient à la municipalité,
05:23pour permettre aux habitants qui n'ont pas d'électricité
05:25ou qui ont un logement inoccupable compte tenu de la tempête,
05:30puisqu'il y a eu effectivement quelques toitures d'arraché,
05:32de pouvoir passer la nuit à l'abri.
05:34Et on le fait en partenariat avec une association locale
05:37que je remercie de son engagement.
05:41– Merci beaucoup, Benoît, arrivé pour ce témoignage.
05:44Boris Veliachef, on l'entendait, notamment grâce à Gaël Musquet,
05:49ça va prendre un peu de temps, ce retour à la normale.
05:52On sait que des gens sont en ce moment dans le noir, sans chauffage.
05:56C'est le pire moment.
05:57Est-ce qu'il ne serait pas temps de penser à enfouir les lignes électriques, notamment ?
06:01– Alors bien sûr, les lignes électriques, ça les protège contre ce genre de phénomène.
06:05Bon, il y a d'autres phénomènes où ce n'est pas le cas,
06:07mais pour ce genre de phénomène, c'est le cas.
06:09Maintenant, il faut savoir que le coût initial d'enfouissement de câbles
06:12est bien supérieur à celui d'un réseau électrique extérieur,
06:16même si par la suite, en fait, c'est avantageux,
06:19parce que la maintenance coûte beaucoup moins cher.
06:21Donc sur le long terme, ça coûte moins cher.
06:23Mais ça demande un investissement de départ
06:25qui est de l'ordre de 2 à 10 fois supérieur à celui d'un réseau électrique aérien.
06:30Donc ça demande, il faut débloquer des fonds,
06:33il faut faire ça sur le long terme pour équiper.
06:36Ce n'est peut-être pas nécessaire de le faire partout,
06:37mais au moins dans les zones les plus à risque
06:40et celles, justement, pour les zones urbaines
06:43ou pour éviter les coupures de courants à répétition
06:47et à grande échelle dans les communes et dans les villes.
06:51– Oui, je voudrais faire réagir aussi Charles Dutot
06:54qui est avec nous depuis Fécamp.
06:57Bonsoir Charles, vous êtes donc en Seine-Maritime.
07:01La nuit a été assez courte, vous avez été privé d'électricité.
07:06– Oui, j'habite en plus le quartier du Port,
07:09donc c'est vrai qu'on a été réveillés au plein milieu de la nuit,
07:11quasiment au plus fort, au pic vraiment de la tempête.
07:15C'était l'équivalent de la marée haute vers 3h du matin.
07:19Nous, on a carrément eu un morceau de mansard qui a été soufflé,
07:24donc ça a fait un gros boum dans la maison quand même.
07:27Ça a réveillé ma femme, ma fille.
07:29Et puis c'est vrai qu'après, je suis allé voir un petit peu aussi
07:32le quartier de la plage sans trop m'aventurer non plus,
07:35mais voir un petit peu l'étendue des gars
07:38et surtout voir s'il y avait des gens qui avaient besoin d'aide.
07:40J'ai rencontré des gens assez paniqués.
07:41J'ai vu croiser un monsieur avec son bouledogue
07:43qui était totalement paniqué, une dame qui était en pleurs totalement…
07:49Bon, c'était sa voiture qui était dans un parking totalement inondée.
07:52Donc elle était embêtée pour partir à travailler.
07:55Bon, tout ça n'a été que matériel finalement.
07:56Je crois que la prévention qu'il y a eu aussi…
08:00Je pense que les gens ont aussi en mesuré vraiment l'ampleur de cette tempête.
08:05Moi, personnellement, c'est la deuxième plus forte tempête
08:08que j'ai vécue ici à Fécamp.
08:10J'ai grandi à Fécamp et la plus impressionnante que j'avais vue
08:13reste celle de 90.
08:15On parle beaucoup de celle de 99,
08:17mais en 90, c'était assez impressionnant.
08:19On avait même eu à l'époque François Mitterrand
08:21qui était venu à Fécamp constater l'étendue des dégâts.
08:26Et là, en tout cas, que ce soit sur la plage,
08:31c'est une scène vraiment apocalyptique.
08:33C'est une scène de film.
08:35Enfin, pour un film, on pourrait carrément, je dirais,
08:37faire des effets spéciaux.
08:39Pour ça, là, c'est une toute autre réalité.
08:42Et je pense que les gens ont eu très peur, en fait, cette nuit.
08:47– Merci beaucoup pour votre témoignage, Charles Dutot.
08:51Je voudrais vous soumettre une photo assez hallucinante.
08:54C'est la photo d'une octogénaire qui vivait dans ce pavillon.
09:03Regardez, elle a constaté les dégâts uniquement le matin.
09:07Ce sont les pompiers qui l'ont réveillée alors que sa maison était éventrée
09:11par cet arbre qui était tombé sur sa maison.
09:15Alors, c'est situé à Lagneville, dans l'Oise.
09:18Ce sont des images qu'il nous arrive de voir, Gael Musquet.
09:21C'est quand même hallucinant de voir ça.
09:23– Oui, c'est…
09:23– Elle a eu beaucoup de chance.
09:25Elle s'en est sortie sans blessure.
09:26– Bien sûr, c'est un des risques.
09:28Pour moi-même, vivre dans un parc arboré de 21 hectares,
09:33c'est un des risques que l'on a quand on a ses maisons à proximité.
09:36Alors, le risque, évidemment, que l'arbre s'effondre sur la maison,
09:39risque lié aux tempêtes avec une branche ou l'arbre.
09:42– Comment peut-on savoir s'il y a un risque réel
09:45et si on peut rester chez soi ?
09:47Parce que finalement, elle dormait chez elle au rez-de-chaussée
09:49et c'est le matin qu'elle a découvert les dégâts.
09:51– Bien sûr, dans ma ville, par exemple,
09:52l'ONF a fait toute une vague d'enquêtes avec une analyse,
09:56une doctrine qui existe à l'ONF,
09:59donc l'Office national des forêts,
10:02où on va, avec ses techniciens,
10:04aller obsculter cet arbre mécaniquement,
10:08voir est-ce qu'il n'a pas de blessure,
10:09est-ce qu'il n'a pas été attaqué par des insectes xylophages,
10:12par des champignons.
10:13Une analyse aussi phytosanitaire,
10:15on va analyser les racines.
10:17Et en fait, en faisant le tour de cet arbre,
10:19ces agents de l'ONF arrivent à émettre un diagnostic
10:22pour les collectivités.
10:23Ce sont des dizaines de milliers d'arbres
10:24qui sont inspectés comme ça tous les ans
10:26pour assurer la sécurité routière,
10:28la sécurité des parcs et jardins de nos villes.
10:31Et effectivement, bon, là, on parle de services publics,
10:33mais on a des entreprises qui sont spécialisées,
10:36qui vont être en capacité de donner un avis
10:37sur la bonne santé des arbres.
10:39Il faut avoir en tête que les vents que l'on a vécu,
10:42même si l'arbre est en bonne santé,
10:44cet arbre, il a aussi des faiblesses mécaniques
10:46liées au fait qu'il a grandi avec des vents dominants
10:49et qu'avec des vents aussi violents,
10:50il peut être malheureusement soumis
10:52à des contraintes mécaniques trop fortes
10:54qui font qu'on arrive à ce type d'incident.
10:55Mais ce n'est pas le seul risque pour les arbres.
10:57On peut aussi être victime l'été de feux de forêt,
10:59d'où l'importance de travailler,
11:01de surveiller ces arbres,
11:02d'assurer l'élagage, le débroussaillage
11:04pour protéger les biens et les personnes
11:07autour de ces patrimoines arborés.
11:08Et ça fait partie des règlements
11:09dans les zones cycloniques d'ailleurs,
11:11d'essayer d'éloigner, si possible,
11:14les constructions d'arbres
11:16qui seraient susceptibles
11:17de pouvoir justement s'écrouler sur les constructions.
11:19Oui, là concrètement, on aurait peut-être pu voir
11:21qu'il y avait un risque
11:22à rester tout près de cet arbre.
11:25On sait aussi justement
11:26qu'EDF a mis le réacteur nucléaire de Flamanville
11:30à l'arrêt en raison de la tempête.
11:32Quel était le risque précisément ?
11:34Pourquoi est-ce qu'il faut arrêter la machine ?
11:35Le risque, là, fort heureusement,
11:37c'était surtout...
11:38Les dégâts sont surtout liés au vent.
11:40Il n'y a pas eu trop d'inondations
11:41qui sont souvent un effet secondaire
11:42de ce genre de tempête
11:43et qui entraînent généralement
11:45des dégâts beaucoup plus importants.
11:46Donc, on l'a vu avec la tempête Zintia,
11:48par exemple, comme en 2010, etc.
11:51Donc là, on a eu affaire qu'au vent.
11:53Mais c'est vrai qu'on prend toujours
11:54des précautions pour des centrales nucléaires
11:55qui sont situées en bord de mer
11:57pour des questions de refroidissement.
11:59C'est que si les systèmes de refroidissement
12:01sont atteints par la tempête,
12:02à ce moment-là, ça peut poser
12:03des graves problèmes,
12:04comme on l'a vu à Fukushima, d'ailleurs,
12:05puisqu'à partir du moment
12:06où on ne peut plus refroidir
12:07un réacteur nucléaire,
12:09ça peut avoir des conséquences très graves.
12:11Oui.
12:11On a vu aussi d'autres nombreuses images
12:13et le Nord-Bokara,
12:14vous avez suivi ça pour nous.
12:16Évidemment, notamment cette digue
12:18dans le Pas-de-Calais.
12:19Vous nous l'aviez dit,
12:21le risque était immense
12:22dans cette zone, notamment.
12:24Alors là, sur ces images,
12:25on va le voir,
12:25elle a complètement lâché
12:27à cause des vagues.
12:28Ce sont des images, là aussi,
12:30qui nous arrivent de voir
12:31lors de ces tempêtes ?
12:34Alors, on a eu des valeurs,
12:37qu'il s'agisse des vents ou des vagues,
12:38qui relevaient de l'ouragan.
12:40Ponctuellement, on a eu des hauteurs de vagues
12:43évaluées à 13 mètres,
12:44notamment au large du Finistère,
12:46par exemple,
12:47et avec des rafales jusqu'à plus de 200 km heure.
12:50Effectivement, ce n'est pas tous les jours.
12:51Heureusement qu'on en rencontre.
12:53Et alors, qu'en est-il pour ces prochaines heures ?
12:56On sait qu'il y a une vigilance neige
12:58et verglas dans l'Est
12:59pour six départements.
13:01C'est bien ça ?
13:01Oui, six départements exactement placés
13:04en vigilance orange par Météo France
13:05en raison d'un épisode neigeux.
13:07Là, il n'est plus réellement question de vent,
13:09même si on va voir qu'il y a un lien,
13:11finalement, entre ces différents événements.
13:13Ces six départements sont
13:14les Vosges, le Jura, le Doubs,
13:16la Haute-Marne, la Haute-Saône
13:17et le territoire de Belfort,
13:19demain, tout au long de la journée
13:20et donc dès 6 heures du matin.
13:22Je vous parlais de lien,
13:23puisque cette dépression que vous voyez
13:25sur ces images satellites,
13:28eh bien, c'est encore la tempête Goretti
13:31qui se décale.
13:32Elle est au niveau des Pays-Bas.
13:33Elle va se combler,
13:35donc l'inverse de se creuser,
13:36c'est-à-dire qu'elle va faiblir
13:37progressivement en intensité,
13:39mais elle est encore bien présente.
13:40Demain, elle sera positionnée
13:41au niveau de l'Allemagne
13:42et elle va drainer dans son sillage,
13:45dans son enroulement,
13:46de l'air très froid
13:47qui nous vient du nord-est.
13:49Résultat, c'est un épisode neigeux
13:50qui nous attend au nord-est du territoire
13:53avec de la neige en pleine,
13:55notamment,
13:55On attend aussi de la neige
13:57au-delà de 400 mètres
13:59de l'ordre de 10 à 20 centimètres
14:01et 20 à 40 centimètres
14:03au-delà de 500 mètres.
14:05Ce sont des quantités
14:05qui sont assez impressionnantes.
14:08En dessous, on aura quand même
14:09une sorte de pluie et neige mêlée
14:11qui, cumulée au rafale de vent,
14:14puisqu'on aura encore un petit peu de vent,
14:15plutôt 50 km heure en pleine,
14:17mais 70 km heure au niveau des reliefs
14:20peut causer, dans tous les cas,
14:21des problèmes de visibilité sur la route.
14:23Donc, il faudra vraiment être vigilant
14:24au niveau de la circulation.
14:25Je rappelle encore une fois,
14:26à partir de 6 heures du matin
14:28et tout au long de la journée.
14:30On a un autre risque
14:31qui sera très élevé
14:32tout au long de la journée,
14:33c'est le risque d'avalanche,
14:34et ce, sur tous les massifs du pays,
14:37pas exclusivement au nord-est,
14:38puisqu'on a donc beaucoup de neige qui est tombée,
14:40on a du vent,
14:41on a des congères,
14:42ce forme d'accumulation de neige,
14:45et ça rend le manteau neigeux
14:46effectivement très instable.
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