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  • il y a 2 jours
Nicolas Turpault, fondateur de Sonaid, était l'invité de François Sorel dans Tech & Co, la quotidienne, ce jeudi 8 janvier. Il s'est penché sur la sécurité invisible avec les bruits des objets connectés, et l'innovation de la téléassistance grâce au son, sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au jeudi et réécoutez la en podcast.

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Transcription
00:00Tech & Co, la quotidienne depuis le CES de Las Vegas sur BFM Business.
00:05Voilà, pour terminer ce deuxième Tech & Co depuis le CES de Las Vegas,
00:09on va parler de son avec Soned et Nicolas Turpeau qui nous a rejoint sur ce plateau.
00:15Bonsoir Nicolas.
00:16Bonsoir, bonsoir.
00:17Vous êtes le fondateur de Soned, donc on n'arrive pas à se rendre compte en fait l'importance du son
00:24et comment on peut détecter plein de choses avec des sons.
00:28Bonsoir, vous êtes parti de ce constat pour développer cet appareil que vous avez porté sur ce plateau ?
00:35On ne se rend pas compte parce que déjà c'est une technologie qui est très très nouvelle.
00:39On est tout juste sortis des laboratoires de recherche, donc c'est normal que ce ne soit pas dans notre quotidien déjà.
00:45Et oui, on ne se rend pas compte que dans notre quotidien, tous les jours, on entend 200, 300, 1000 sons
00:49et ça nous aide à naviguer dans notre quotidien de façon assez classique.
00:54Et nous du coup de ce côté-là, on se focalise sur les sons qui sont des sons d'urgence,
00:58qui sont forcément les sons les plus importants à détecter au début.
01:01Parce que c'est ça l'idée de Soned, c'est une espèce de capteur sonore qui va alerter lorsqu'il y a quelque chose qui ne va pas.
01:09C'est exactement ça.
01:11Et donc nous, Soned, on est l'intelligence qui permet à n'importe quel type d'objet connecté de notre quotidien.
01:16Ça pourrait être des objets, ça pourrait être votre montre connectée, votre télé, votre téléphone,
01:20de détecter des situations de détresse par le son.
01:22Donc ça va être l'intonation dans la voix, par exemple, quelqu'un qui gémit de douleur, un cri de panique, un appel à l'aide.
01:28Mais ça peut aussi être une alarme incendie, le bruit d'une chute, un bruit percussif, etc.
01:34Est-ce que ça peut être le silence aussi ?
01:36Ça peut être un silence très anormal, en effet.
01:38S'il y a un moment de la journée, il y a un silence très anormal, on va pouvoir le détecter.
01:42Mais forcément, le silence, ça met plus de temps à se déclencher.
01:45Parce qu'un silence de trois secondes, ça ne nous donne pas beaucoup d'informations.
01:48Oui, mais un silence peut évoquer quelque chose sur une longue durée.
01:51Exactement. Le silence sur une longue durée donne beaucoup d'informations.
01:53Parce que vous avez eu l'idée de l'idée de départ, c'était pour aider les seniors, c'est ça ?
01:59Dès le départ, c'était pour aider les gens.
02:02Et forcément, vu nos problématiques démographiques aujourd'hui,
02:05l'aide des seniors, c'est un sujet incontournable.
02:08Donc quand on veut aider les personnes, on voit très bien qu'on veut laisser les seniors à domicile.
02:13Et donc d'avoir des nouvelles technologies qui sont non stigmatisantes, non portées,
02:17c'était un peu une évidence.
02:19Donc en explorant le marché, on a commencé par le marché des seniors, en effet.
02:22Alors, donnez-nous quelques cas d'usage, justement pour les seniors.
02:28Et après, on évoquera les autres cas que vous êtes en train de mettre en place.
02:32Ok. Donc par exemple, pour les seniors, là aujourd'hui, on fait un partenariat avec une filiale du Crédit Mutuel Arkea qui fait ce boîtier-là.
02:40Donc ça va être un... C'est une centrale de téléassistance, on appelle ça.
02:43Donc vous, vous allez connaître le bracelet ou le collier.
02:46En réalité, ce bracelet ou ce collier pour les personnes âgées, il est souvent relié à une centrale de téléassistance.
02:50Donc ça peut être un boîtier, ils ont aussi une tablette.
02:53Et donc nous, son aide, on met la détection sonore dans cette centrale.
02:57Et donc comme ça, si la personne ne porte pas son bracelet ou son collier,
03:00si jamais quelqu'un, par exemple, tombe et va gémir de douleur,
03:03ça va automatiquement déclencher la boucle d'appel.
03:06Donc la boucle d'appel, si certains ne connaissent pas, c'est qu'après, ça contacte une centrale d'appel
03:11qui vérifie qu'il y a un problème.
03:13Et là, soit elle vous appelle, vous, la famille, soit ça appelle directement les secours si la situation est trop grave.
03:19Parce que c'est vrai que c'est révolutionnaire, les capteurs, enfin les bracelets ou les pendentifs
03:24que les personnes âgées peuvent mettre autour du cou ou autour de leurs bras.
03:29Mais il faut penser à le charger, il faut penser à le porter.
03:33Et l'idéal, ça serait que finalement, qu'on n'ait plus besoin d'avoir ce type de capteur
03:39et que ce soit des capteurs ambiants qui détectent des situations anormales.
03:44On est d'accord ?
03:45On est d'accord et surtout qu'il y a deux gros problèmes dans ce que vous dites.
03:48Déjà, la peau des personnes âgées, c'est très dur de porter des bracelets à un moment ou un autre
03:52parce que ça devient vraiment irritant et ça fait mal.
03:55Et au-delà de ça, les personnes âgées, elles trouvent ça très stigmatisant d'avoir un système.
04:01Et donc, si vous avez déjà convaincu vos parents ou vos grands-parents,
04:03c'est hyper dur de leur faire accepter.
04:05Ils vont toujours vous dire qu'ils ne sont pas si vieux.
04:07Et en fait, même au moment où ils sont très, très vieux,
04:09par exemple, il n'y a personne de leur entourage qui est plus vieux qu'eux,
04:11ils vont toujours dire « je ne suis pas si vieux, ça va ».
04:13J'en ai pas besoin.
04:13J'en ai pas besoin.
04:14Et donc, en fait, c'est là où la technologie doit être au service de l'usage.
04:19Et donc, nous, on permet à des objets qui seraient vraiment du quotidien,
04:22vous vous rendrez même, par exemple, ça pourrait être votre interphone connecté,
04:25qui, si jamais il y a un problème, se déclenche.
04:27Et vous vous direz « mais pourquoi ? »
04:28Il y a un microphone dedans, on pourrait détecter des cas d'usage et envoyer une alerte.
04:32Envoyer l'alerte, c'est assez facile.
04:34Et là-dessus, pour nous, ce qui est très important en tant que start-up française issue de la recherche,
04:39c'est qu'un gros différenciant, c'est qu'il fait tout directement dans le boîtier, en embarqué.
04:43Donc, il n'y a aucun sang qui sort de la maison.
04:45Et c'est pour ça qu'on est très content de faire ça pour les personnes âgées,
04:48puisque ça respecte la vie privée à 100%.
04:50Sinon, ça serait plus dur à faire.
04:52Ce produit est issu de l'Institut en sciences de numérique de l'INRIA.
04:56Et vous avez collaboré avec l'Université de Lorraine et de Tokyo aussi, je crois.
05:00C'est exactement ça.
05:01On est toujours en collaboration avec eux.
05:03Donc, moi, je suis issu de l'INRIA.
05:04J'ai une thèse en reconnaissance des sons ambiants.
05:06J'ai eu des collaborations internationales pendant ma thèse avec des petites boîtes,
05:10genre Google, Adobe.
05:12C'était assez intéressant.
05:14Ils venaient nous voir pour la détection d'environnement réel.
05:17Et là, ce qu'on fait avec l'Université de Lorraine et Tokyo,
05:19c'est toute la partie embarquée.
05:21Donc, d'être toujours à la pointe de l'intelligence artificielle embarquée.
05:25Donc, de faire des modèles qui sont toujours de plus en plus petits
05:27pour l'embarquer dans de plus en plus d'objets connectés.
05:30C'est pour ça, je parlais de la montre, par exemple.
05:31On n'est pas encore là, mais bientôt, normalement, l'année prochaine,
05:34on devrait être capable de le faire.
05:35Ah, très bien.
05:36Donc, on aura une bonne occasion de se retrouver l'année prochaine, alors.
05:38Exactement.
05:39On a parlé des seniors.
05:40Donnez-nous les autres cas d'usage que vous avez développés avec ce boîtier Soned.
05:45Dans les cas d'usage qu'on est en train de développer,
05:47par exemple, ce boîtier-là, il est dans des vestiaires de salles de sport
05:50parce qu'on ne peut pas mettre une caméra.
05:52Et pour autant, il y a des accidents qui arrivent,
05:54des gens qui vont tomber à la sortie de la douche.
05:56Ils sont venus nous voir parce qu'on ouvre de plus en plus
05:58en amplitude horaire les salles de sport
06:00et les gens sont de plus en plus isolés.
06:02Et donc, un cas qui est très proche, c'est le travailleur isolé.
06:05Mais là, ça va détecter quoi ?
06:06Le bruit de quelqu'un qui tombe par terre
06:08ou est-ce qu'il faut que la personne crie ou gémisse ?
06:12Eh bien, ça peut détecter le bruit de quelqu'un qui tombe,
06:15mais ça, ça va être dans un rayon limité.
06:17Et donc, le cri et les gémissements seront beaucoup plus parlants
06:20dans ce genre de cas.
06:21Mais par exemple, s'il y a un brouhaha,
06:24si jamais on va tomber le long des vestiaires,
06:26que ça va faire plein, plein de bruit,
06:27ça va être plus facile que quelqu'un qui tombe très loin
06:30avec un petit boom.
06:32Oui, quelque chose inhabituel, on va dire.
06:33Voilà.
06:33Et en fait, il faut voir ça comme ce qu'on fait en termes
06:37d'intelligence artificielle est assez proche
06:39de ce qu'on veut faire nous en tant qu'humains.
06:41Si vous, vous vous dites, ça ne me paraît pas très alarmant,
06:43nous, notre intelligence artificielle va faire pareil.
06:46Et si vous vous dites, oh là, c'est très bizarre,
06:47on va faire la même chose.
06:49Et ça se connecte comment, en fait ?
06:51Ça se connecte au web, en Wi-Fi, à ce boîtier ?
06:55Ça se connecte, en fait, c'est nos clients
06:57qui font la connectique.
06:58Nous, on vient mettre l'intelligence.
07:00Et donc, par exemple, dans un vestiaire de salle de sport,
07:03ça va envoyer un PC sécurité.
07:04Donc, il y a une connexion, des fois filaire,
07:06des fois Wi-Fi, des fois Bluetooth.
07:08On peut faire des cas, en fait, on nous a même demandé
07:11pour des transports, par exemple.
07:13On pourrait mettre la technologie dans un cockpit
07:15et que ça envoie l'alerte aux autres personnes de l'avion
07:17parce que ça serait tout en circuit fermé.
07:20Eh bien, voilà, ça s'appelle SONED.
07:22Nicolas Turpeau, bon CES 2026.
07:25Merci beaucoup et merci pour l'accueil.
07:27Mais de rien, merci beaucoup.
07:28Merci beaucoup.
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