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  • il y a 5 jours
Ce mardi 6 janvier, Dominique Carlac'h, vice-présidente d'ABGi France en charge des relations institutionnelles, était l'invitée dans l'émission Good Morning Business sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.

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Transcription
00:00Good morning business, parole de patron.
00:03Dominique Arlac, bonjour.
00:04Bonjour.
00:05Vice-présidente d'Abgi France en charge des relations institutionnelles et des développements.
00:08Vous parlez également au nom du MEDEF.
00:11Dans quel état d'esprit êtes-vous ce matin ?
00:13Alors là, on est entre le Groenland, la Colombie,
00:16les questions au Venezuela avec des tensions géopolitiques très fortes
00:19et pourtant on a un climat des affaires qui se maintient.
00:22Oui, en fait, je pense que les dirigeants d'entreprises, là, on a passé un cap.
00:26Le cap qui est le cap de l'action plutôt que de la prudence.
00:29En fait, on se dit que face aux tensions géopolitiques exacerbées,
00:33face à l'instabilité politique, face au déséquilibre économique, macroéconomique,
00:41en fait, nous, notre logiciel, il est passé en mode vraiment action.
00:44On est passé, je le disais dans les journaux du matin,
00:46qu'on est passé dans l'assertivité, c'est-à-dire l'affirmation de soi,
00:49l'affirmation de ce que nous sommes, qui est de créer de la valeur, d'entreprendre des choses.
00:55Et donc, on investit et ça se matérialise par trois grandes décisions en ce moment.
01:02La première chose, c'est qu'on s'organise pour restaurer ou renforcer la rentabilité dans nos entreprises.
01:07Pourquoi ? Ce n'est pas juste pour gagner plus d'argent.
01:10En fait, c'est pour se recréer des capacités d'investissement pour le futur et lancer des projets.
01:16Donc ça, c'est le premier, c'est le nerf de la guerre, restaurer, renforcer la rentabilité
01:19pour être en capacité d'investir dans le futur, et même tout de suite.
01:24La deuxième chose, c'est l'internationalisation.
01:26L'internationalisation, en fait, c'est aller là où la croissance est porteuse pour nos entreprises.
01:32Je vais vous donner un exemple, c'est Parole de patron, cette séquence.
01:35Moi, je dirige aujourd'hui une ETI française de conseil.
01:38En fait, dans nos prévisions, dans nos potentiels de croissance,
01:41dans notre entreprise, un ETI 600 personnes, 100% françaises, 100% indépendantes.
01:46Eh bien, notre potentiel de croissance à l'étranger, il est le double de la France.
01:50On est à 10% à l'étranger, là où on est à 5% en France.
01:54Donc c'est quand même très symptomatique.
01:56C'est ce qu'on a vu dans le baromètre Eurogroup, en partenariat avec M.F. et la Tribune.
02:00Nous, on est l'exemple typique de l'entreprise française.
02:02La France rose et l'international rose.
02:03Voilà, l'entreprise française, on n'est pas une multinationale.
02:05On est une entreprise vraiment 100% française.
02:07C'est 10% à l'export, enfin 10% à l'international, dans nos bureaux aux Etats-Unis, au Brésil.
02:13Et c'est 5% dans nos bureaux en France.
02:14C'est quand même 5%.
02:15Et est-ce que vous vous dites, comme les autres ETI qu'on voit dans le baromètre,
02:18je veux ouvrir de nouveaux pays sur lesquels je n'étais pas hier ?
02:21Complètement. Là, on est en train d'ouvrir l'Espagne.
02:23Qui typiquement, c'est vraiment extrêmement important pour nous de continuer notre...
02:28Une ETI, en fait, elle est fondée sur trois choses.
02:30C'est internationalisation, croissance externe et innovation.
02:35Nous, on est en plein dedans.
02:36Et là, le logiciel et l'état d'esprit et l'ambiance de ce début d'année, c'est ça.
02:40Se dire, revenons à nos fondamentaux, revenons à notre raison d'être de dirigeant,
02:44créons de la valeur.
02:46Mais la souveraineté, c'est une chose.
02:48Et on reste des entreprises 100% françaises, pour ce qui nous concerne.
02:51Mais la croissance et la pérennité et la capacité à créer de la valeur
02:56et à redistribuer de la valeur, d'ailleurs, au passage,
02:59elle repose là-dessus.
03:00Donc, sur cette volonté de faire des choses
03:02et pas simplement d'être commentateur de la politique.
03:05Vous regardez encore les débats budgétaires ?
03:07Oui, je regarde les débats budgétaires.
03:09On a évoqué un sujet qui était notamment des petites annonces
03:13qui sont, par exemple, sur le pouvoir d'achat relancées.
03:172 000 euros qu'on pourrait sortir de son épargne salariale.
03:22Alors, c'est pour ceux qui gagnent au max deux fois le SMIC.
03:26Donc, c'est sans impôts que vous pouvez récupérer,
03:29parce que c'est de l'argent que vous avez placé normalement aujourd'hui.
03:30La grille d'analyse, si on reste justement dans cette raison d'être
03:33de dirigeant d'entreprise,
03:34la grille d'analyse qu'on peut avoir, elle est double.
03:36La première, c'est que c'est une vraie décision politique.
03:39En fait, on est dans un contexte où le gouvernement ne souhaite pas tomber,
03:43c'est ce qu'on peut aussi lui souhaiter,
03:45et il y a des municipales qui se préparent.
03:47Donc, il y a des tractations entre les partis.
03:49Et typiquement, c'est une tractation entre les partis.
03:52La dernière fois qu'il y a eu une grosse décision comme ça
03:54de débloquer l'épargne salariale, c'était en 2013,
03:57c'était François Hollande.
03:58Donc, je ne sais pas, je ne commande pas,
04:01mais on voit tout de suite qu'il y a des tractations derrière
04:04qui font ce genre d'annonce.
04:06La réalité de l'analyse de ce genre de choses, c'est quoi ?
04:09C'est que quand on a lancé ça,
04:11c'était épargne salariale,
04:12la première fois où on l'a mesuré, c'était en 1993,
04:15il y a 30 ans.
04:16À l'époque, on mettait 18 milliards,
04:18les Français, les épargnants salariés,
04:20mettaient 18 milliards de côté.
04:22Pourquoi ils le faisaient ?
04:23Pour se préparer leur future retraite,
04:25pour financer les études de leurs enfants
04:27et pour acheter leur maison.
04:27Et aujourd'hui, ce n'est pas 18 milliards
04:30qu'ils ont mis de côté,
04:31les épargnants salariés,
04:32c'est presque 200 milliards,
04:34parce que c'est 188 milliards.
04:36Et en fait, les épargnants salariés,
04:39c'est quand même 400 000 entreprises
04:41qui versent ça à 13 millions de salariés.
04:43Donc, c'est énorme.
04:43Les entreprises versent vraiment beaucoup d'argent
04:45pour que les salariés épargnent.
04:47En réalité, la dernière fois qu'on a essayé récemment
04:49de débloquer exceptionnellement l'épargne,
04:52ça n'a pas du tout marché.
04:53Les gens ne le font pas.
04:53Les gens ne le font pas.
04:54Pourquoi ?
04:55Parce que les gens, en fait,
04:56c'est j'épargne un petit peu tout le temps
04:58pour un jour,
04:59quand mes enfants seront en âge
05:00de faire des études,
05:01je pourrai leur payer
05:02ou quand j'aurai l'opportunité
05:03de devenir propriétaire.
05:05Mais ils ont raison
05:05parce que ça fonctionne très bien
05:06l'épargne salarié.
05:07Mais ce faisant,
05:08ça finance l'économie française.
05:10Quand vous achetez votre maison,
05:11quand vous financez les études de vos enfants,
05:14quelque part,
05:14ça fait tourner l'économie française.
05:16Débloquer 2000 euros,
05:17ça va faire quoi ?
05:19Les gens vont aller sur Shine,
05:20ils vont aller sur Timu
05:21puis ils vont aller acheter des trucs.
05:22Donc, je ne suis pas sûr
05:23que ça relance l'économie française.
05:25Ça va donner certes du pouvoir d'achat,
05:27mais du pouvoir d'achat
05:28qui ne fera pas tourner l'économie française.
05:30Merci beaucoup Dominique Carlac
05:31d'être venue ce matin
05:32dans la matinale de l'économie.
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