- il y a 2 semaines
Ce lundi 5 janvier, Céline Piquemal-Prade, présidente de Piquemal Houghton Investments, et Hervé Goulletquer, conseiller économique du cabinet de conseil Accuracy, sont revenus sur la réaction des marchés vis-à-vis de la situation au Venezuela, l'impact des «midterms» sur l'économie américaine, et notamment le premier test obligataire de la France dès jeudi, dans l'émission BFM Bourse présentée par Guillaume Sommerer. BFM Bourse est à voir ou écouter du lundi au vendredi sur BFM Business.
Catégorie
📺
TVTranscription
00:00BFM Bourse, le club de la bourse.
00:042026 ouvre donc un nouveau monde, un monde de bruts.
00:07Oui, le pétrole brut reprend clairement le pouvoir après le coup de force des Américains au Venezuela.
00:11Les Etats-Unis veulent s'offrir le contrôle énergétique du monde et placer la Chine dans l'incertitude quant à ses approvisionnements futurs.
00:18Un monde de bruts, de pétrole brut et un plan de Donald Trump magavédique.
00:22Ça c'est pas le moi, c'est la formule, elle est de la maison de gestion Silex.
00:24On va beaucoup en parler avec nos deux experts du club qui viennent de nous rejoindre.
00:28Céline Pikmal-Prague, présidente de Pikmal Houghton Investments.
00:31Bonsoir Céline.
00:32Bonsoir Guillaume et bonne année.
00:33Bonne année, meilleur vœu.
00:35Hervé Goulet-Claire aussi nous accompagne.
00:36Bonsoir Hervé.
00:37Bonsoir Guillaume et bonne année.
00:39Meilleur vœu.
00:39Conseil économique du cabinet de conseil Accuracy d'abord.
00:42Bravo, vous avez réussi à venir malgré la neige.
00:44Le plus dur sera de repartir, je vous prie.
00:46Oui, cette année démarre dans la brutalité on va dire,
00:50avec peut-être un pays néanmoins amené à se réouvrir, le Venezuela.
00:54Comment est-ce que vous regardez tout cela ?
00:56L'impact sur les marchés.
00:57En fait, il n'y a pas d'impact sur les marchés.
00:59En tout cas, pas sur le marché pétrolier.
01:00En Europe, pas beaucoup d'impact.
01:01Aux Etats-Unis, bien sûr, les majors pétrolières sont en hausse.
01:05Chevron gagne 5%.
01:07ExxonMobil gagne 1,8%.
01:08ConocoPhillips gagne 2,2%.
01:10Le Venezuela leur tend les bras, dit Donald Trump.
01:14Encore faudratif, les Etats-Unis prennent vraiment le contrôle du pays.
01:17Ce qui n'est pas évident, c'est déclaré comme tel.
01:19Ce n'est pas forcément le cas sur le terrain.
01:21Céline.
01:21Guillaume, je me souviens que l'année dernière, on a eu beaucoup de bruit qui est venu de Donald Trump qui, soi-disant, avait les cartes et qui décidait où il mettait en place des tarifs douaniers.
01:36Il savait énormément secouer les marchés financiers jusqu'à ce qu'on comprenne que les cartes n'étaient pas détenues par celui qu'on pensait, mais par Xi Jinping.
01:44Eh bien, à mon sens, on est en train de rejouer un peu le même jeu aujourd'hui.
01:49Vous avez un emballement, on va dire, autour de ce marché de l'énergie.
01:54Pourquoi ? Parce que l'énergie est un enjeu crucial quand vous voulez être une superpuissance.
02:00Et aux Etats-Unis, on avait un avantage majeur au cours des 15 années, c'était le pétrole de schiste.
02:06Et ce pétrole de schiste a représenté 90% de l'augmentation de la production mondiale de pétrole au cours des dernières années.
02:17Eh bien, figurez-vous que depuis octobre 2025, il y a un petit problème de ce côté-là, puisque la production de pétrole de schiste baisse au niveau du bassin Permian, qui est le bassin clé aux Etats-Unis.
02:30Et dans ce contexte-là, eh bien, ce qui devait être une force pour les Etats-Unis devient bien plus complexe.
02:37Et il faut trouver quelque chose pour remplacer ça.
02:41Et l'idée a sûrement été d'aller chercher de la production ailleurs, notamment au Venezuela, qui avait vu sa production baisser à un million de barils le jour, contre plus de 3 millions avant 2008.
02:50Mais il faut rappeler que remettre en place de la production, ça prend du temps.
02:55Il faut investir et on est plutôt sur du 5-10 ans que sur du 3 mois.
03:00Donc, on a un problème du côté de la dépendance américaine à l'énergie du pétrole de schiste, à mon sens.
03:08Alors que pendant le même temps, vous avez un pays qui s'appelle la Chine, qui a énormément investi, justement, dans son indépendance énergétique, en mettant le paquet, on en a souvent parlé ensemble, sur le renouvelable.
03:18Aujourd'hui, 70% du renouvelable mondial, il est fait en Chine.
03:22Et aujourd'hui, c'est plus de 20% de la consommation énergétique chinoise qui vient de leur production de renouvelables.
03:29Et ils visent, à horizon 2035, 40% de leur énergie qui vient du renouvelable pour faire le chemin vers cette indépendance énergétique qui est clé, si vous voulez être un leader du monde actuel.
03:42Voilà. C'est ma lecture. La lecture, c'est qu'effectivement, on est en train de voir un jeu, comme vous le disiez tout à l'heure, un choc des titans, un choc des leaders mondiaux.
03:52On avait l'intelligence artificielle, mais le choc se joue aussi sur le terrain de l'énergie, sur les métaux, comme on l'avait vu l'année dernière sur les métaux rares,
04:01pour vous permettre d'asseoir ce leadership technologique. Vous devez avoir le leadership sur l'énergie. Et aujourd'hui, c'est compliqué pour les Etats-Unis de ce côté-là.
04:10Vous suivez d'hyper près et les Etats-Unis et la Chine sur laquelle vous êtes en partie investi. Donc, c'est très intéressant d'avoir votre point de vue.
04:17Est-ce que vous estimez que le rapport de force, dans ce choc des titans que vous décrivez, ce rapport de force est en train d'évoluer du fait de la prise de contrôle annoncée par les Etats-Unis du Venezuela,
04:26ou finalement, peut-être pas tant que ça ?
04:28Non, pas tant que ça, justement. Je pense que c'est beaucoup de bruit pour rien.
04:31Parce qu'on l'évoquait tout à l'heure avec Hervé, ça met encore une fois du temps pour mettre en place des puits énergétiques, pour reprendre le contrôle.
04:39On l'a vu avec l'Irak, c'est pas si simple. Entre le moment où vous mettez en place une reprise de contrôle et vous êtes capable d'utiliser des puits,
04:48ça se fait pas dans l'espace de deux temps, trois mouvements.
04:50Les Américains peuvent d'ores et déjà verrouiller les exports du Venezuela vers la Chine. Ils pourront rapidement le faire. Ils n'ont pas besoin d'attendre dix ans.
04:56Encore une fois, ça me rappelle ce qu'ils ont fait sur les semi-conducteurs.
04:59C'est un jeu qu'on peut jouer sur du très court terme, mais les Chinois jouent depuis 15 ans le très long terme.
05:06Donc ils ont anticipé avec cette anticipation en se mettant sur le renouvelable, encore une fois.
05:11Aujourd'hui, c'est plus de 40% de l'électricité qui vient du renouvelable.
05:14En 2035, ce sera 40%.
05:15Ils ont construit leur indépendance énergétique.
05:18Donc effectivement, ça va peut-être être un coût négatif à très court terme.
05:22Mais sur le long terme, celui à qui ça pose le plus de problèmes, le pétrole, c'est les Etats-Unis et non pas la Chine.
05:27Hervé, votre regard sur ce qui s'est joué ce week-end ?
05:29Les cours du pétrole n'évoluent pas parce qu'il faudra beaucoup de temps, beaucoup d'années pour que le Venezuela parvienne à produire manifestement davantage.
05:35C'est un pétrole lourd.
05:36Les installations là-bas sont très abîmées, très dégradées.
05:38Mais voilà, est-ce que le rapport de force est en train de changer ?
05:41Est-ce que les Chinois se disent que notre planification sera peut-être plus compliquée qu'on l'imaginait
05:45parce qu'on ne maîtrise plus l'un des rouages de notre approvisionnement ?
05:49Que la question énergétique soit clé, c'est vrai que toute l'histoire du développement économique nous dit que maîtriser sa production énergétique est une nécessité.
06:01Et dans ce cas-là, une fois encore, c'est l'Europe qui est la plus mal placée.
06:04Moi, ma lecture de ce qui s'est passé au cours des derniers jours est différente de celle de Céline.
06:10Moi, je pense que, en fait, début décembre, il y a donc juste un mois, sortait ce document de stratégie nationale des États-Unis.
06:21Et il y avait clairement écrit que l'Amérique latine entrait dans la zone de contrôle des États-Unis.
06:30Et en fait, il fallait le faire comprendre cela.
06:33Il fallait le faire comprendre aux pays d'Amérique latine et il fallait le faire comprendre aux partenaires autour du monde.
06:40Et en fait, le Venezuela est un maillon faible en Amérique latine.
06:45Donc, ce n'était pas si compliqué que ça d'envoyer le message.
06:50Maintenant, vous, pays latino-américains, vous vous alignez sur la politique de Washington.
06:57Je crois que c'est le message.
06:59Alors, bon, il y en a encore qui bougent un peu.
07:02Lula, de façon polie, a montré son mécontentement.
07:06Mais le message est là.
07:08Alors, il y a des questions pour le reste du monde.
07:10Dans le document de stratégie, il n'était pas complètement clair.
07:15Est-ce que l'Europe fait partie de la zone d'influence des États-Unis ?
07:18Mais avec l'histoire du Groenland, on nous fait comprendre qu'on pourrait tester aussi.
07:25Et puis...
07:26Donald Trump a répété hier que les États-Unis avaient besoin, urgemment besoin, s'il dit, du Groenland.
07:31Exactement.
07:32Donc, en fait, il fait monter la pression sur l'Europe de l'appartenance ou non à la zone d'influence américaine.
07:41Mais en fait, là où c'est plus compliqué par rapport à une vision du 19e siècle,
07:48la vision, par exemple, d'Octrine Monroe, à laquelle le président Trump aime bien se référer,
07:53c'est qu'en fait, aujourd'hui, quand même, l'économie reste une économie de partage.
07:59Il y a des chaînes de production, des chaînes de valeurs autour du monde.
08:03Et donc, zone d'influence et maintien des chaînes de valeurs, c'est un peu compliqué.
08:09Et si on va trop vite dans les zones d'influence en cassant les chaînes de valeurs,
08:15dans ce cas-là, c'est la création de valeurs économiques qui est remise en cause.
08:19Et donc, il y a un petit jeu contradictoire entre géopolitique et économie là-dedans.
08:23L'accent est mis sur le géopolitique.
08:25Et on comprend bien, parce que c'est juste cohérent avec ce qu'il nous avait dit avant.
08:30Mesurer les conséquences, là, c'est pour les Chinois, pour les Russes.
08:34Mesurer les conséquences d'une perte éventuelle de l'Amérique latine, ça, c'est une vraie question.
08:40Et après, quelle va être leur réaction ? On n'a pas fini d'en parler.
08:45Non, non, bien sûr.
08:46Alors, Donald Trump menace aussi la Colombie.
08:47Le président colombien Gustavo Petro a répondu tout à l'heure en expliquant
08:50qu'il était prêt à reprendre les armes face aux Etats-Unis, le président colombien.
08:54C'est un ancien guerrillero.
08:55C'est un lexique de guerrillero qui est en train d'emprunter à nouveau Gustavo Petro.
09:00On verra ce que lui répond à son tour Donald Trump.
09:01La bourse de Bogota.
09:03Parce que Donald Trump cite régulièrement la Colombie comme potentielle prochaine cible.
09:06La bourse de Bogota est tranquille, plus 0,6% en ce moment.
09:09Il est 11h17 à Bogota.
09:10Il est 11h17 aussi à New York.
09:12Le S&P 500 gagne 0,8%.
09:14Et des trois indices américains, celui qui progresse le plus, c'est le Dow Jones
09:17avec les pétrolières, bien sûr, les majors pétrolières.
09:20Le Dow Jones gagne 1,5%.
09:21On a Chevron qui était resté, qui est toujours présent au Venezuela Chevron.
09:25En co-entreprise avec l'entreprise publique vénézuélienne,
09:28Chevron gagne 4,5%.
09:29Aujourd'hui, après la prise de contrôle américaine,
09:31on a Exxon, loin derrière, qui gagne 1,5%.
09:33Enfin, qui est quand même en belle hausse.
09:35Conoco et surtout les raffineurs, parce que c'est du pétrole très très lourd là-bas.
09:38Résultat donc, les raffineurs américains sont en très forte hausse de 8-10%.
09:41Valero gagne 9%, Marathon gagne 6%.
09:44Et les services pétroliers aussi, je crois.
09:46Ah, et les services pétroliers, bien sûr.
09:47Alors, les parapétroliers européens, oui.
09:49Parapétroliers européens aussi sont en hausse.
09:51Pas Total Energy.
09:52Total Energy est en baisse de 1%, mais les parapétroliers européens sont en hausse.
09:55Comment vous l'analysez, ça, l'un et l'autre ?
09:58C'est que les majeurs américaines vont tout prendre.
10:00Mais que les parapétroliers européens ont une carte à jouer auprès des Américains.
10:04En fait, pour revenir sur le débat qu'on avait tout à l'heure,
10:07on est dans un monde sur le pétrole
10:09qui est quand même un petit peu plus compliqué que par le passé.
10:12Parce que quand vous aviez une augmentation de la production
10:14qui venait du pétrole de schiste, comme je l'expliquais tout à l'heure,
10:17si cette demande, si cette production se tarie,
10:21et que dans le même temps, vous avez une progression de la demande,
10:24et il s'avère que l'Agence internationale de l'énergie
10:27a, un petit peu sous le radar, mi-novembre,
10:30changé ses chiffres pour la demande d'énergie et de pétrole dans le monde,
10:34en disant finalement, on s'est trompé, mais on ne va plus avoir un pic
10:39à 100 millions de barils le jour, mais c'est plutôt 120 millions de barils le jour
10:42à horizon 2035,
10:46ça change les choses.
10:47Parce que si ma production ne progresse plus,
10:50et que ma demande, elle, continue à progresser,
10:52vous avez un déficit de pétrole par rapport à la demande.
10:56Et là, vous avez un problème.
10:59Donc pour l'instant, on est en train de regarder
11:01sous-brosseau au Venezuela,
11:03mais ce qui se joue plus profondément,
11:06c'est qui a les cartes,
11:08qui a la production,
11:10et comme on l'a vu depuis maintenant quelques années,
11:14on est dans un monde où ce sont ceux qui ont les métaux,
11:18ce sont ceux qui ont les matières premières,
11:21qui ont les cartes.
11:22Donc c'est un monde qui est très différent.
11:24Et donc effectivement, le pétrole.
11:27Donc à mon avis, ça va être un des enjeux de 2026.
11:29On est en train de commencer une nouvelle année.
11:32Eh bien, il me semblerait tout à fait naturel
11:35que les valeurs énergétiques
11:37aient une très belle année 2026.
11:38Puisque c'est le moment des paris.
11:41Moi, j'aurais mis une petite pièce
11:42sur les valeurs énergétiques
11:44qui n'ont rien fait jusqu'à présent,
11:46et qui, à mon sens, sont très bien positionnées.
11:49On vous parlait de Total tout à l'heure.
11:506% de coupons.
11:52Pour une société qui augmente sa génération de cash,
11:55quelle que soit l'évolution du prix du pétrole,
11:57parce qu'ils ont géré leurs coûts
12:00de façon extrêmement rigide.
12:03Et donc, vous avez une société
12:04qui est bien positionnée,
12:06qui a très peu de dettes,
12:07qui génère du cash,
12:08qui ne vaut rien,
12:09qui est sous-détenue.
12:11Et qui risque de souffrir
12:12d'une baisse des cours du pétrole quand même.
12:14Parce que plus d'oeuvres vénézuélièmes à terme,
12:16on est bien d'accord.
12:17On se donne rendez-vous dans 5 ans, Guillaume.
12:20On est d'accord.
12:20Les cours, ils sont déjà baissés,
12:22de toute façon, tout plusieurs mois.
12:23Mais c'est déjà intérêt.
12:24C'est-à-dire qu'on est en pétrole à 55-56 dollars.
12:27Comme on disait tout à l'heure,
12:27on parle du pétrole le schiste.
12:28On en parlait tout à l'heure avec Hervé
12:29pour faire du pétrole le schiste.
12:31Il faut être au-dessus de 55 dollars le baril.
12:32Donc, de toute façon,
12:33vous tournez en haut
12:35avec l'histoire de la production de pétrole.
12:37C'est-à-dire que les cours du pétrole,
12:39à vos yeux,
12:39ne pourront pas baisser tant que ça,
12:41parce qu'il faut un niveau minimum
12:42relativement élevé
12:43pour rentabiliser du raffinage de pétrole
12:45aussi lourd que celui du Venezuela.
12:47Et pour répondre à la demande.
12:49Hervé ?
12:49Moi, je pense que,
12:50pour produire du pétrole,
12:53soit vous faites du pétrole de schiste
12:55et c'est des installations légères,
12:58une exploitation qui ne dure pas très longtemps.
13:00Et dans ce cas-là,
13:01le cadre institutionnel
13:02dans lequel tout ça se passe,
13:04ce n'est pas très grave.
13:05Quand vous faites du pétrole lourd,
13:07difficile à extraire,
13:09avec un coût en capital plus élevé,
13:12vous avez intérêt à avoir de la visibilité
13:15et en fait,
13:17créer du désordre institutionnel,
13:19ça ne rime pas du tout
13:21avec une production de pétrole
13:23nécessitant des investissements assez lourds.
13:27Donc en fait,
13:27aujourd'hui,
13:28sur l'aspect institutionnel au Venezuela,
13:31on ne sait pas du tout ce qui se passe.
13:33Il faut quand même
13:34que l'on arrive à garder un État
13:36pour que tout cela fonctionne.
13:38Pour le moment,
13:39ce n'est pas sûr du tout.
13:40personne ne va se précipiter
13:42au Venezuela
13:44pour se lancer dans des investissements.
13:46Dans les années 60,
13:48on n'aurait pas cherché du pétrole au Vietnam.
13:52On ne cherchera pas de pétrole aujourd'hui
13:54au Venezuela.
13:56C'est un peu tôt.
13:57Donc la situation ne sera pas stabilisée dans la durée.
13:59Il y a des plans sur la comète
14:01qu'il ne faut pas faire.
14:02Mais c'est intéressant de voir
14:03qu'ils ont capturé Nicolas Maduro
14:06sans faire tomber le régime.
14:08C'est-à-dire que justement,
14:09ils n'ont pas cherché à remplacer le régime,
14:10cette fois, les Américains.
14:11C'est plutôt habile
14:13à ce que l'on voit maintenant.
14:15Et d'ailleurs,
14:16ça fait penser que
14:17dans cet enlèvement
14:20du président vénézuélien,
14:22on met l'accent sur la technologie,
14:25vous l'avez fait, Guillaume,
14:26mais en fait,
14:27on a quand même l'impression
14:28que le jeu du renseignement,
14:30le jeu des barbouzes,
14:32le jeu des complicités
14:33extrêmement classique
14:35a quand même été clé.
14:36Oui, l'humain.
14:38Même si la machine aussi,
14:39Palantir gagne 4,5%
14:40en ce moment aux Etats-Unis
14:42parce que Marché se dit
14:43que Palantir a sans doute
14:43joué un énorme rôle aussi
14:44dans le contrôle informatique
14:45du Venezuela
14:46pour désorienter,
14:48on va dire,
14:48l'entourage
14:48et les hauts dirigeants
14:50du Venezuela
14:51permettant ainsi
14:52de prendre Nicolas Maduro.
14:55Voilà, ils les ont désorientés.
14:56Ils ont réussi à créer
14:57une panne de courant gigantesque
14:58à Caracas
14:58par des moyens
14:59purement informatiques.
15:00Ce titre,
15:01Palantir gagne en ce moment
15:015%.
15:02Je ne sais pas
15:02si ça vous inspire l'un ou l'autre.
15:045 Palantir
15:04gagnant de l'opération.
15:06Je trouve que ce n'est pas grand-chose
15:07par rapport au mouvement
15:08dont on parle
15:09sur les services pétroliers
15:12et par rapport
15:13à un autre mouvement
15:13aujourd'hui sur l'or.
15:15À nouveau,
15:16c'est encore le grand gagnant
15:18et les minières.
15:19Il y a les minières
15:20qui prennent 5 à 6%.
15:21Donc finalement,
15:22pourquoi les faire compliquer
15:23sur des sociétés
15:26comme Palantir
15:27qui valent extrêmement cher ?
15:29On ne va pas encore reparler
15:30des valorisations
15:31de ces sociétés-là,
15:31mais voilà.
15:32Alors que,
15:33vous pouvez aller chercher
15:34des sociétés
15:35qui sont encore une fois
15:36sous-détenues,
15:37peu chères
15:38et qui détiennent
15:39quelque chose
15:40dont apparemment
15:40on a besoin
15:41au point d'aller faire
15:42la guerre pour le chercher.
15:43Donc c'est qu'il y a
15:44quelque chose de rare.
15:44Si on va aller piquer
15:46le Groenland,
15:47c'est encore une histoire
15:48d'énergie,
15:49de terrain,
15:50etc.
15:50Donc il y a quelque chose
15:51qui se passe de ce côté-là.
15:52Hervé ?
15:53Palantir,
15:53il y a une réalité financière
15:55dont on peut s'étonner peut-être
15:57et puis une réalité
15:58de communication
16:00qui est encore plus étonnante.
16:02La réalité financière,
16:02on le sait tous,
16:03Palantir,
16:04c'est 4 milliards
16:04de chiffres d'affaires,
16:06une capitalisation
16:07de 400 milliards,
16:08il faut vraiment y croire.
16:09Et puis,
16:10la réalité de communication,
16:11les dirigeants de Palantir
16:14ont eu,
16:15c'était juste avant l'été,
16:17une communication
16:17basée sur les hommes
16:20de poitrine.
16:22Alors les hommes de poitrine,
16:23ça veut dire
16:23des gens de conviction
16:24et que,
16:25en fait,
16:26grâce à leur technologie,
16:28les gens de conviction
16:29allaient réussir
16:30à s'imposer
16:31dans le monde
16:32de demain.
16:33On retrouve là
16:34un peu
16:35la phraseologie
16:36qui gravite
16:37autour de Trump,
16:39c'est-à-dire
16:39que la technologie
16:41va permettre
16:42le contrôle
16:45de la société
16:45par des gens
16:46qui en veulent,
16:48qui ont de la poitrine.
16:50C'est un monde
16:52un petit peu étonnant.
16:54Comment ?
16:55Oui,
16:55testostérone,
16:55effectivement.
16:56On va continuer
16:56d'en parler,
16:57bien sûr,
16:57et puis parler plus globalement
16:58des perspectives
16:58des enjeux de marché
16:59de 2026.
17:00Dans un instant,
17:00il est 17h25,
17:01dans 10 minutes,
17:02la clôture,
17:02on accélère,
17:03on entre dans la dernière
17:04ligne droite de cette séance.
17:05Le CAC 40 repasse dans le vert,
17:07d'ailleurs,
17:07plus 0,16%,
17:08Eurofins en tête,
17:09plus 8,
17:09Thalès gagne 4,6%,
17:10secteur de la défense,
17:11on vous le disait,
17:12bien orienté,
17:12dans le contexte
17:13qu'on n'arrête pas de décrire.
17:14En baisse,
17:14en revanche,
17:15Danone,
17:15Renault,
17:16Danone perd 2,4%,
17:17Renault moins 2%.
17:19Céline Picmalprade,
17:20Hervé Gouletker,
17:20nous accompagne aujourd'hui
17:22plus globalement
17:23sur les marchés.
17:232026,
17:24est-ce que vous êtes optimiste ?
17:26L'an dernier,
17:27le marché a craint la récession,
17:28elle n'est pas advenue.
17:29Cette année,
17:29le marché attend au contraire
17:30une accélération de la croissance.
17:32Parce que du coup,
17:33c'est l'inverse qui va arriver.
17:34Le marché se trompe souvent,
17:35le consensus se trompe souvent.
17:36Le marché attend une baisse des taux,
17:38une accélération de croissance,
17:39c'est parfait.
17:40Oui, c'est ça.
17:40La combinaison des deux
17:41semblerait étonnante quand même.
17:44Donc on aura soit l'un,
17:45soit l'autre.
17:45Mais dans les deux cas,
17:49ce qui est clair,
17:50on en parlait à l'instant,
17:51c'est qu'on est quand même
17:51dans un monde compliqué,
17:53dans lequel on arrive
17:54avec des valorisations
17:55sur le marché américain
17:56qui sont extrêmement élevées.
17:58Un marché américain
17:59qui est encore une fois
17:59surdétenu,
18:01surreprésenté
18:01dans tous les portefeuilles
18:02et un secteur
18:03qui a donné le tempo
18:06les 15 dernières années
18:06qui était celui de la technologie.
18:08Donc je pense toujours
18:11qu'il est urgent
18:12de ne surtout pas
18:13être exposé à ce secteur.
18:14Mais qu'à par contre,
18:16il y a des choses à faire
18:17dans des segments de marché
18:18sous-détenus,
18:19surreprésentés.
18:20On parlait du pétrole
18:22et des pétrolières tout à l'heure
18:23qui me semblent intéressantes.
18:25Les minières
18:25me semblent toujours
18:26être intéressantes
18:27parce que malgré tout,
18:28on est sur une zone
18:30compliquée
18:31d'un point de vue géopolitique
18:33et elles devraient jouer
18:33leur rôle de protection.
18:36Et puis,
18:37moi j'aurais été chercher
18:38des idées encore une fois.
18:40Je persiste,
18:40je signe comme en 2025,
18:42loin de l'épicentre
18:44du problème.
18:45Donc,
18:45aller, oui,
18:46effectivement,
18:46en Chine,
18:47en Asie,
18:48aller ailleurs
18:48que là où on parle
18:51de problèmes
18:51toute la journée,
18:52aller chez ceux
18:53qui peuvent avoir
18:54une croissance différente,
18:55mettre au Japon,
18:57aller loin.
18:59Aller loin,
19:00mettre les voiles.
19:01Mettez les voiles
19:01et il y a beaucoup
19:02de choses à faire
19:02et beaucoup de bonnes idées
19:03et vous pouvez,
19:05à mon sens,
19:06faire beaucoup
19:07de bons investissements
19:08en allant chercher
19:09des idées ailleurs.
19:10Hervé,
19:10on attend une réaccélération
19:11de la croissance
19:11cette année,
19:12notamment aux Etats-Unis,
19:13peut-être encore
19:14une ou deux baisses
19:14de taux de la réserve
19:15fédérale américaine,
19:16une belle saison
19:17de publication
19:17de résultats
19:18pour le quatrième trimestre.
19:20On aura les résultats
19:20qui vont démarrer
19:21aux Etats-Unis
19:21dans quelques semaines.
19:22Du quatrième trimestre,
19:23les astres restent
19:24plutôt positivement alignés,
19:26mais Wall Street
19:26est trop cher
19:27ou Wall Street
19:27doit encore progresser
19:28compte tenu de tout ça ?
19:30Moi,
19:30j'aurais envie de dire
19:31qu'il ne faut pas
19:32commettre de contresens
19:33sur Wall Street.
19:34Vous prenez
19:35les bourses en dollars,
19:36la bourse américaine
19:38a été l'une
19:40des plus médiocres
19:41de l'année 2025.
19:43Donc,
19:43il ne faut pas oublier cela.
19:45On a tendance
19:46à voir un peu
19:47les choses
19:48comme on voudrait
19:48qu'elles soient
19:49et pas comme elles sont.
19:50Donc,
19:51pas de contresens d'abord
19:52et puis pas
19:53de cette extrapolation
19:54un peu paresseuse
19:55des tendances
19:56parce que ce qu'on est
19:57en train de dire
19:57sur 2026,
19:59c'est 2025 en mieux.
20:00On aura un peu
20:01plus de croissance,
20:02les taux d'intérêt
20:03vont baisser,
20:04l'inflation
20:04va se calmer
20:06et finalement,
20:07on crée
20:08les conditions
20:09pour qu'en matière
20:10de résultats,
20:11on soit agréablement surpris.
20:13Je pense que
20:14s'il y a quelque chose
20:15à ne pas faire,
20:17c'est s'inscrire
20:18sur la tendance passée.
20:20Moi,
20:21j'ai quand même
20:21profondément
20:22le sentiment
20:22que ça marche différemment.
20:25Ce qu'on a dit
20:27sur le Venezuela,
20:28ça montre tout de même
20:29que le cadre
20:30international change.
20:32Si le cadre
20:33international change,
20:34est-ce que le cadre
20:35juridique,
20:36la valeur des contrats
20:38n'est pas en train
20:38de changer ?
20:39Est-ce que tout ça
20:40ne va pas rendre
20:41les gens plus prudents ?
20:42Et finalement,
20:43pour revenir
20:43à nos chaînes de valeurs,
20:45est-ce qu'elles ne vont pas
20:46être finalement
20:46questionnées,
20:48remises en cause
20:49plus rapidement
20:50qu'on ne le pensait ?
20:51Avec quelles conséquences
20:53sur la croissance,
20:54sur les profits ?
20:55Moi,
20:55j'ai l'impression
20:56qu'il ne faut pas
20:57raisonner comme hier.
20:58Moi,
20:58j'ai envie de dire
20:59que l'incertitude politique
21:01est à un niveau élevé.
21:02Alors,
21:03en 2025,
21:05le marché...
21:05On n'aura pas
21:05de grosses élections
21:06cette année.
21:06Pas de grosses élections
21:07en 2026.
21:08Oui,
21:08mais enfin,
21:09sur l'aspect politique
21:10international,
21:11on vient de commencer
21:12par un ventre
21:13un petit peu énorme.
21:14Sur l'aspect
21:15de politique intérieure,
21:17on aura quand même
21:18les mid-term elections
21:19aux Etats-Unis.
21:20Et qu'est-ce que
21:21les mid-terms
21:22vont-nous dire
21:23finalement
21:23sur la toute puissance
21:25de Donald Trump ?
21:26Est-ce qu'à la fin
21:28de l'année,
21:28il est un lamdoc,
21:30un canard boiteux,
21:31c'est-à-dire qu'il n'a plus prise ?
21:33Et puis,
21:33si les sondages
21:34nous disent
21:35que les républicains
21:37vont perdre,
21:38est-ce que
21:38ce qualificatif
21:39de canard boiteux
21:40ne va pas lui être
21:41attribué plus vite que ça ?
21:42On n'en a pas d'idée.
21:44Et puis,
21:44il y a quand même
21:45l'énorme question
21:46de l'intelligence artificielle.
21:49Qu'est-ce qu'on en sait ?
21:50On voit bien
21:50qu'il y a...
21:52Attendez,
21:52on va y venir à l'IA,
21:53mais juste à l'approche
21:54des mid-terms.
21:54Est-ce qu'on peut imaginer
21:55que Donald Trump
21:56veuille tout faire
21:57pour séduire l'électorat
21:58au point de mettre en avant,
22:00de mettre en place
22:01des mesures économiques
22:01hyper positives
22:03à très court terme
22:03mais hyper dangereuses
22:04à moyen terme ?
22:05Une sur-déréglementation,
22:07des réglementations abusives
22:08de l'économie
22:08pour faire plaisir
22:09aux électeurs,
22:10booster le marché
22:10de l'emploi,
22:11etc.
22:11Est-ce qu'on peut imaginer ça
22:12avant les mid-terms ?
22:14Un populisme économique
22:15poussé à l'extrême
22:16de la part de Donald Trump ?
22:17On peut s'attendre à cela,
22:18vous avez raison Guillaume,
22:19de la part de Donald Trump,
22:21mais la frustration principale
22:23des électeurs américains,
22:25vrai ou faux,
22:26c'est sur les prix.
22:28Et donc en fait,
22:28ce qu'il faut
22:30qu'ils réussissent,
22:32c'est une désinflation
22:33poussée plus avant
22:34et une baisse
22:35des taux d'intérêt.
22:36En fait,
22:37pour gagner les élections,
22:38c'est ces deux éléments.
22:39La déréglementation,
22:40c'est un peu
22:41à double effet.
22:43On peut dire
22:44que ça fouette l'économie
22:45et c'est bien.
22:46D'un autre côté,
22:47ça peut malmener
22:49les travailleurs
22:50et donc une année électorale,
22:52montée du chômage,
22:54c'est pas bon.
22:54Donc à mon avis,
22:55oui,
22:56tordre le bras
22:56à la Banque centrale
22:57pour que les taux baissent,
22:59mais sans affoler
23:00les marchés de capitaux,
23:02c'est jouable,
23:03mais la voie est étroite.
23:04Et puis faire en sorte
23:05que les prix baissent
23:06et c'est là où,
23:07sur le prix du pétrole,
23:08le prix du pétrole
23:09orienté à la baisse,
23:11pour lui,
23:11c'est mieux.
23:12Alors comment va-t-il
23:13réussir cela ?
23:15Pour l'instant,
23:15il a réussi,
23:16les prix du pétrole
23:16ont baissé,
23:17pas mal.
23:17Ils ont baissé avant.
23:18Ils ont baissé avant
23:19et ils ont baissé avant
23:20parce qu'il y avait
23:21la perspective,
23:22il y avait la réalité
23:23d'un déséquilibre
23:24offre-demande.
23:26Oui,
23:27alors janvier,
23:28Donald Trump doit annoncer
23:29le nom du successeur
23:30de Jérôme Powell.
23:31Jérôme Powell,
23:31que Donald Trump menace
23:32de poursuivre en justice.
23:34Voilà.
23:35Donald Trump,
23:35pendant les fêtes,
23:36a menacé de poursuivre
23:36en justice Jérôme Powell,
23:37carrément.
23:38Alors voilà,
23:38on imagine que ça fera effet
23:39aussi sur le successeur
23:40de Jérôme Powell,
23:40sur la politique monétaire
23:41amenée quand le président
23:42de l'État fédéral
23:43menace de poursuivre
23:44ensuite en justice.
23:45On verra aussi
23:46si on a un shutdown
23:47parce qu'il ne faut pas
23:48l'oublier,
23:48fin janvier,
23:49on pourrait avoir
23:49un nouveau shutdown quand même.
23:50Oui,
23:51on suivra aussi la décision
23:52de la Cour suprême
23:53au premier trimestre.
23:54La Cour suprême
23:54sur les droits de douane,
23:55elle pourrait les invalider
23:56les droits de douane.
23:57Donald Trump,
23:58qui par ailleurs
23:59compte distribuer des chèques
24:00de 2000 dollars sans doute
24:01vers la mi-année
24:02et puis ensuite
24:03les élections de mid-terme.
24:04On ne va pas s'ennuyer
24:04en 2026.
24:06Bon,
24:06et puis peut-être
24:06des intros en bourse majeure,
24:07SpaceX à suivre
24:08cette année,
24:09Anthropik également.
24:10Et sur l'IA,
24:11est-ce que 2026 verra
24:12les bénéfices de l'IA
24:13pour beaucoup plus de secteurs ?
24:14Est-ce que beaucoup plus
24:15de secteurs vont l'adopter
24:16au point que les bilans
24:17comptables des entreprises
24:18vont commencer à être dopés
24:19par l'IA ?
24:19Est-ce qu'on peut l'imaginer ?
24:20Est-ce que ça va commencer
24:21à se voir cette année
24:21ou pas encore ?
24:22En fait,
24:23moi j'aurais envie de dire
24:24que c'est la bonne question
24:26parce qu'on voit bien
24:27que l'IA a dopé
24:29les investissements
24:31chez les producteurs,
24:32que ce soit du hardware,
24:34du software.
24:35Par contre,
24:35dans l'utilisation de l'IA,
24:37aujourd'hui on ne voit rien
24:38et en fait même
24:39le Census Bureau,
24:41donc en fait une partie
24:43de l'appareil de statistique
24:45américain,
24:46a mené des enquêtes là-dessus
24:48et aujourd'hui,
24:49dans les entreprises,
24:51on a beaucoup acheté
24:52de logiciels
24:53d'intelligence artificielle
24:55mais on les utilise pas trop
24:57et avec un apport
24:59au fonctionnement
25:00de l'entreprise
25:00qui est faible.
25:02Donc est-ce qu'on va avoir
25:03des gains de productivité ?
25:05Est-ce que ces gains
25:06de productivité
25:06seront importants ?
25:08On n'en sait rien.
25:09L'IA,
25:09il faut accepter
25:10qu'on ne sait pas.
25:11Donc en fait,
25:11on fait des hypothèses,
25:13vraies ou fausses.
25:14Et est-ce qu'on joue
25:14sur les gagnants
25:16ou est-ce qu'on se trompe
25:17en disant
25:18c'est ceux-là
25:18qui vont gagner ?
25:19On n'aura pas la réponse
25:20cette année encore.
25:21Non, non,
25:21je pense que...
25:22Mais avec des cours
25:24très élevés,
25:25le risque,
25:26c'est que ça bouge.
25:28Beaucoup se disent,
25:28en tout cas un certain
25:29nombre d'analyses se disent
25:30tiens, cette année,
25:30peut-être qu'Nvidia
25:31ne sera plus
25:32la première capille mondiale,
25:33peut-être qu'Apple
25:33ou Alphabet
25:34lui passera devant.
25:35Apple et Alphabet
25:35ne sont plus très loin
25:36d'Nvidia.
25:36Ce sera un des autres
25:37enjeux intéressants
25:38de l'année
25:38dans la course
25:38de petits chevaux
25:39traditionnels
25:40des marchés financiers.
25:41Et puis en Europe,
25:42oui, l'Europe,
25:42c'est intéressant ou pas ?
25:43Cette année,
25:44on va avoir plus en plus
25:45d'émissions obligataires,
25:46donc peut-être
25:46des taux souverains
25:47européens sous tension.
25:48La France,
25:48dès jeudi,
25:49doit émettre 13 milliards
25:50à 10 et 30 ans,
25:51un premier test
25:52pour la France cette année.
25:54Je suis un peu
25:55décoré carvé
25:55sur l'Europe.
25:56Je trouve qu'on est
25:57quand même une zone
25:58qui est prise en sandwich.
26:00On le voit bien,
26:01d'ailleurs,
26:01vous parliez tout à l'heure
26:02du commentaire de l'Elysée
26:03par rapport à ce qui s'est passé
26:04au Venezuela.
26:05On sent qu'on n'est pas
26:06complètement à l'aise
26:07avec nos éléments de langage.
26:10Mais l'Europe a fait mieux
26:12qu'Wall Street
26:12l'an dernier,
26:13par exemple.
26:13Tout à fait.
26:14Effectivement,
26:15il y a eu deux secteurs.
26:16L'année dernière
26:16qu'il fallait avoir
26:16sinon vous étiez morts en Europe,
26:18c'était la défense
26:19et les financières.
26:20Sur la défense,
26:23on a eu une performance
26:24phénoménale.
26:26Combien de temps
26:26ça dure ?
26:28Compte tenu de l'expansion
26:29des multiples
26:29qu'on a pu voir
26:30sur certaines valeurs,
26:31il faut quand même
26:31être un peu attentif.
26:33Et sur le secteur
26:35des financières,
26:36pareil,
26:36on a eu
26:37une grosse revalorisation
26:38et donc le plus facile
26:40risque d'être derrière nous,
26:42surtout si on est
26:43dans un contexte
26:43un peu différent
26:44au niveau de l'évolution
26:45du taux d'intérêt.
26:46Donc il faudrait
26:47qu'on ait une surprise
26:47de croissance
26:48pour avoir un comportement
26:50qui justifie
26:51l'emballement
26:51des sociétés européennes.
26:55Voilà.
26:55Alors,
26:55soit vous avez
26:58effectivement l'Allemagne
26:59qui reprend le flambeau,
27:01on en avait beaucoup
27:01parlé l'année dernière,
27:02qui investit massivement
27:04dans son infrastructure,
27:05qui nous surprend tous
27:05et effectivement
27:07l'Europe se réveille,
27:09soit on continue
27:09dans un environnement
27:10un peu morose
27:12et ça risque
27:13d'être compliqué
27:14avec effectivement
27:15une Europe
27:15qui n'a pas tellement
27:16les cartes,
27:17notamment dans un enjeu
27:18où il y a deux segments
27:20qui guident aujourd'hui,
27:21c'est la technologie
27:22et les matières premières.
27:25On n'a ni l'un
27:26ni l'autre,
27:26donc c'est un peu compliqué
27:27pour nous de se positionner.
27:29Ça n'empêche pas
27:29qu'on peut avoir
27:30certaines sociétés
27:31qui vont très bien
27:32s'en sortir
27:32parce qu'elles auront
27:33quelque chose de différent
27:34et un petit truc en plus
27:36comme ils disent
27:37dans le film.
27:37Un petit truc en plus,
27:38oui.
27:39Enfin, on a des banques,
27:40on a des banques,
27:41même si elles ont beaucoup
27:41progressé l'année dernière,
27:42elles ne restent pas chères.
27:43Elles ont beaucoup progressé
27:43l'année dernière.
27:44Mais elles ne restent pas chères.
27:45Oui, mais après,
27:45elles prêtent à des personnes.
27:47Donc, il faudrait quand même
27:47qu'on soit certain
27:49de la qualité de leur crédit.
27:52Hervé, sur l'Europe,
27:54une carte à jouer encore
27:55cette année
27:55sur les marchés européens
27:56pour les investisseurs ?
27:57Est-ce que la surprise
27:58sera positive
27:59ou est-ce qu'elle ne le sera pas ?
28:01Moi, j'ai envie de dire
28:02qu'on a beaucoup fait de paris
28:04sur la relance allemande.
28:06Moi, ce que je comprends
28:08de la relance allemande,
28:09c'est qu'elle va décevoir.
28:11C'est qu'en fait,
28:12il y aura moins d'argent
28:13mis sur la table
28:14que ce que l'on a dit.
28:16Donc, premier élément
28:17de déception.
28:18Deuxième élément
28:19de déception,
28:20c'est la France.
28:22On ne voit pas bien
28:23comment on va s'en sortir.
28:25On a fait une meilleure année
28:26que prévue l'année dernière
28:27et c'était déjà
28:30une divine surprise.
28:31Est-ce que ça peut se reproduire ?
28:33J'aurais envie
28:33de répondre non.
28:35L'Italie,
28:36il y a une stabilité politique,
28:39c'est vrai,
28:39mais avec des conséquences économiques
28:41qui restent modestes.
28:42L'Espagne va ralentir.
28:44Dans un environnement
28:46de politique intérieure
28:48où on va s'interroger
28:49sur les élections françaises,
28:51ça, c'est pas très bon.
28:52Et dans un environnement
28:53de politique internationale
28:55où, en fait,
28:56la question,
28:56c'est quel est le degré
28:58de ralliement
28:59de l'Europe
29:00à l'Amérique de Trump
29:02parce qu'elle ne sait pas
29:04faire autrement.
29:05Et ça,
29:05c'est pas terrible non plus.
29:07À suivre.
29:08Merci beaucoup à tous les deux.
29:09Et jeudi,
29:09donc,
29:09premier test obligataire
29:10pour la France de l'année.
29:11Grosse adjudication,
29:1213 milliards et demi d'euros
29:13à horizon 10 et 30 ans,
29:14donc sur des échéances longues.
29:16Ce sera intéressant
29:16alors que l'Allemagne,
29:17cette année,
29:17doit venir concurrencer
29:18les émissions françaises.
29:20Et l'Allemagne sera très présente,
29:21elle aussi,
29:21cette année,
29:21sur le marché de la dette.
29:22Ce sera intéressant.
29:23Premier test,
29:23donc,
29:24jeudi pour la France
29:24et dès mercredi la veille
29:25pour l'Allemagne.
29:27Alors,
29:27Herbie Wettker
29:28nous a accompagné
29:29pour Accuracy
29:29et Céline Pigmalt-Pral
29:30pour Pimpan
29:31ou Tone Investments.
29:32Je vais y arriver cette année,
29:33promis.
29:34A bien prononcé, Céline.
29:35Bon retour à tous les deux.
Commentaires