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  • il y a 8 mois
Ce lundi 16 janvier, Guillaume Chaloin, directeur des gestions actions de Delubac AM, s'est penché sur l’intégration positive de Safran dans le secteur de la défense, dans l'émission BFM Bourse présentée par Guillaume Sommerer. BFM Bourse est à voir ou écouter du lundi au vendredi sur BFM Business.

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Transcription
00:00BFM Bourse, vos placements, nos conseils sur BFM Business.
00:30Sur la première semaine de l'année, on a gagné à peu près, comme l'Eurostock 50, à peu près, plus 0,7% sur le portefeuille.
00:36Merci quand même à l'un des nouveaux entrants Safran dans la Défense, qui a intégré la semaine dernière le portefeuille.
00:41Ça s'est bien passé pour sa première semaine, plus 1,5%.
00:43Exactement, oui, effectivement, Safran qui a intégré le portefeuille.
00:47Alors, c'était un peu un débat de longue date sur l'intégration d'une valeur, on va dire, de la Défense au sein du portefeuille.
00:55On a finalement, avec mes camarades, choisi d'intégrer un motoriste, qui est à la fois sur l'aéronautique civile et aussi sur la Défense,
01:04mais quand même majoritairement sur l'aéronautique civile, et qui bénéficie, sur cette partie-là, de ce qu'on appelle l'aftermarket,
01:13c'est-à-dire toutes ces visites, ce remplacement, ces visites de moteur qui sont nécessaires tout au long du cycle de vie d'un avion.
01:21Et ça, c'est quelque chose qui est en expansion et qui est très rentable, en fait, pour un motoriste.
01:27Alors, il y a Safran, mais il y a MTU aussi, l'Allemand, qui est son équivalent, qui ont bénéficié aussi.
01:32Et puis, on a cette optionnalité, on va dire, Défense, Militaire, puisque Safran, c'est le motoriste du Rafale, notamment.
01:42Et aussi, pour une petite partie, on va dire, ça c'est l'inévitable, quelque part, quand on intègre une valeur de défense,
01:52une petite partie qui est celle d'armes, d'armement pur, là, ce qui est missiles.
01:58Et en tout cas, l'idée, dans notre approche, c'était d'exclure tout player, on va dire, pur player du létal,
02:05et d'essayer de trouver une valeur qui cochait des cases dans l'acceptabilité d'intégration à un portefeuille comme le nôtre.
02:13Alors, on voit qu'il y a un grand gagnant, c'est L'Oréal, qui gagne 7% sur une semaine.
02:18Alors, c'est vrai qu'il y a eu l'effet positif d'une note d'UBS qui est passée à l'achat sur la valeur.
02:24On a l'impression que c'est les notes d'analystes qui font un petit peu le marché depuis le début de la semaine.
02:28Mais enfin, cela dit, il y a aussi des raisons de se réjouir autour de L'Oréal, fondamental.
02:31Oui, tout à fait. Et puis, le titre, comme un certain nombre d'acteurs du luxe, avait du retard, avait pris du retard.
02:37L'année dernière, ce n'était pas vraiment le secteur qui avait fonctionné,
02:40quoique on avait vu un petit peu de reprise en fin d'année, dans le dernier trimestre.
02:46Et L'Oréal fait partie finalement des acteurs qui cochent pas mal de cases,
02:50un niveau de valorisation qui semble tout intéressant, 27 fois le PE,
02:54ce qui est assez correct, on va dire, pour une valeur du luxe aujourd'hui,
02:59et qui pourrait bénéficier, ce qui avait été en fait des vents contraires l'année dernière,
03:03c'est-à-dire l'exposition à la Chine, aux États-Unis, dollars, etc.
03:08Peut-être, et c'est le propre de la note d'UBS, d'indiquer que ça serait des vents, cette fois-ci, favorables,
03:14avec une croissance en Chine, et puis un Black Friday qui s'est plutôt bien basé aux États-Unis.
03:19Oui, et puis il y avait l'idée l'an dernier que les Chinois achèteraient beaucoup moins de marques occidentales
03:23au profit des marques locales, et finalement, quand même, ils continuaient d'acheter des marques occidentales,
03:27ça participe à rassurer L'Oréal, là, pour cette première semaine de l'année,
03:29pour le portefeuille BFM responsable, a gagné 7%, porté par UBS, c'est sa note positive.
03:34Et les semi-conducteurs, alors, mais quel début d'année, quand même ?
03:37ASML plus 2 la semaine dernière, Infineon plus 4,
03:40si même Infineon et Soitech montent, c'est que forcément,
03:43ce sera une bonne année pour tout le secteur, ou on s'emballe pas ?
03:46Alors, Infineon, je dirais, oui, Soitech, c'est notre affaire.
03:50Cherchez l'intrus, quoi.
03:51Plus compliqué, mais il y a un lien entre les deux.
03:54Pourquoi ? Parce que, qui a pris la tête de Soitech ?
03:58C'est un ancien d'Infinéon.
04:00Alors, peut-être que l'espoir est permis, Guillaume, cette fois-ci.
04:02C'est vrai qu'ils ont annoncé le nom du nouveau DG de la semaine dernière,
04:05ça a fait s'envoler Soitech.
04:06Exactement.
04:07Et donc, bon, c'est un élément, c'est plus spécifique au titre,
04:11mais effectivement, si on revient sur l'ensemble de ces semi-conducteurs,
04:13et équipementiers semi-conducteurs aussi, qu'on a dans le portefeuille,
04:16à travers de ASML, oui, c'est une fin d'année dernière, d'ailleurs.
04:20C'est ce qui a fait une partie du rallye de fin d'année en Europe,
04:23sur l'Eurostox 50, qui est notre indice de référence.
04:26Et puis, la poursuite de ce rallye, peut-être l'effet janvier,
04:30on dirait à ce stade, de début d'année,
04:33avec des ASML, des BE semi-conducteurs, des ASMI aussi, et Infineon.
04:38Pourquoi ? Parce que là, on est en train d'élargir le spectre.
04:40Autour de l'année dernière, les semi-conducteurs, c'était très axé à NVIDIA,
04:43c'était très IA, en fait.
04:45Voilà, donc c'était très Focus US,
04:47parce qu'en Europe, en France, en Europe,
04:51c'est beaucoup moins prégnant, ce thème d'IA dans les semi-conducteurs.
04:55Par contre, ça s'est élargi, parce qu'en fait,
04:56on est en train de constater qu'il y a une reprise,
04:58une reprise de cycle plus large,
04:59notamment au niveau de la mémoire.
05:01Le prix de la mémoire, depuis le deuxième trimestre, en fait, 2025,
05:06est reparti à la hausse.
05:07Et là, maintenant, finalement, les investisseurs se posent la question
05:13de savoir si on n'est pas dans un super cycle du semi-conducteur,
05:16mais là, j'ai envie de dire tout azimut.
05:18Oui.
05:19Et ça, ça change la donne.
05:20C'est ça.
05:20Et qui sera durable, pour vous tous consommateurs, dans le prix des PC.
05:23Ils vont augmenter les prix des PC.
05:24Exactement.
05:24C'est déjà le cas, effectivement.
05:26La RAM a tellement augmenté que,
05:28c'est ce qu'indiquait Samsung dans ses publications la semaine dernière,
05:33qu'effectivement, ils étaient obligés d'augmenter les prix
05:35sur les devices, etc.
05:36Donc ça, c'est une réalité.
05:38C'est une réalité qui n'est pas prête de s'arrêter.
05:40Et en fait, le marché, comme souvent,
05:42constate que, ah, tourne la tête,
05:44et d'un coup, se dit, ah, mais ce segment-là, en fait, il n'est pas cher.
05:47En relatif, il n'est pas cher, dans la cote,
05:49par rapport à ce qu'on a vu aux États-Unis.
05:51Et donc, tout le sous-segment technologique des semi-conducteurs,
05:54en Europe, en tout cas, prend le relais.
05:57Et c'est la raison pour laquelle on a un parcours assez formidable
06:00des ASML, ASMI et de semi-conducteurs.
06:02– Oui, et Infineon aussi présent dans le portefeuille,
06:04pas Sosec, qui n'est pas dans le portefeuille, pour le coup,
06:06même si on en a dit un mot tout à l'heure.
06:08Quand même, un gros bémol.
06:09Ah, qu'est-ce qui se passe ?
06:10Franchement, sur les assureurs,
06:11Allianz et AXA, ils ont perdu chacun 3% la semaine dernière.
06:14On nous promet une année 2026 encore hyper positive
06:16pour les financières, notamment les banques,
06:18mais aussi les assureurs.
06:18Et là, moins 3 pour la première semaine.
06:20Qu'est-ce qui s'est passé ?
06:21– Oui, c'est vrai.
06:21Alors, c'est vrai que les titres avaient quand même
06:22très, très bien performé tout le long de l'année dernière,
06:25même un petit peu la semaine dernière,
06:28en début d'année, dans la suite, en fait,
06:31des valeurs bancaires.
06:32On a aussi un phénomène de flux.
06:35C'est-à-dire que ce qu'on vient d'exprimer
06:36sur les semi-conducteurs et d'autres secteurs,
06:39on l'a vu dans la santé aussi,
06:41il faut bien, cet argent-là,
06:43il faut bien le trouver quelque part.
06:44Et on a cette rotation sectorielle
06:46qui se met peu à peu en route.
06:50Alors, évidemment, toujours peut-être trop tôt
06:52pour dire si ça va être soutenable
06:54sur l'ensemble de l'année 2026,
06:57mais il y a un vrai sujet.
06:59On a des thématiques de l'année dernière qui continuent.
07:01La défense, on l'a vu,
07:01avec cette globalisation des conflits, malheureusement.
07:06Et donc, là où on pensait,
07:07le marché était en crainte sur le fait
07:10qu'éventuellement, l'arrêt du conflit en Ukraine,
07:12ou les accords de paix, en tout cas,
07:13pouvaient intervenir.
07:14Et c'était un peu l'épée de Damoclès
07:17sur les valeurs de la défense.
07:18Bon, ça a été largement balayé
07:20avec ce qui s'est passé au Venezuela.
07:22Mais maintenant, on a aussi d'autres secteurs
07:23qui prennent des relais.
07:24Il faut que si on imagine
07:26que si les indices continuent à progresser,
07:28il faut qu'on ait des relais,
07:29en l'occurrence sur des compartiments
07:31qui sont plutôt en bas qu'en haut.
07:33Guillaume Chaloin,
07:33un des trois co-gérants de ce portefeuille
07:35pour Delubac AM,
07:36avec Frédéric Rosier pour Mirabeau
07:37et Stanislas de Bayanco pour Sycomore.
07:39Merci beaucoup, Guillaume,
07:40d'être passé le voir.
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