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  • il y a 2 mois
DB - 17-12-2025

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00:00Le crime ne connaît pas de frontières.
00:12Pour combattre le crime international, ce danger toujours croissant,
00:16les polices du monde entier se donnent aujourd'hui la main.
00:20En leur quartier général de Paris, scientifiquement équipé ainsi qu'il convient à notre époque,
00:2563 nations ont uni leurs efforts et créé la grande organisation internationale de la police internationale.
00:30L'interpol.
01:00Je pense que cet endroit pourra nous convenir.
01:08Oui, on va y aller.
01:17Le temps va me paraître long.
01:19Il va être long pour moi aussi, chérie.
01:22Mais rappelle-toi que la gloire est au bout de nos peines.
01:24J'essaierai.
01:28Et je vais être un défunt bien solitaire.
01:30Allons, mesdames et messieurs, qui dit mieux, une fois, deux fois, trois fois, à juger.
01:55Merci, monsieur.
01:57Et maintenant, mesdames et messieurs, nous arrivons à la partie la plus importante de cette vente,
02:02trois tableaux du regretté Hugo Ballard.
02:04Le premier que je soumets à votre appréciation est un superbe portrait, la fille aux cheveux gris.
02:15Depuis deux ans qu'il est mort, mesdames et messieurs, les œuvres de Ballard ont pris une valeur considérable.
02:20Et les amateurs d'art se les arrachent.
02:23Comme vous le savez, son compotier bleu a été acheté à New York pour 300 000 dollars.
02:26Rappelez-vous ce chiffre avant de me faire une offre.
02:31Je mets donc aux enchères la fille aux cheveux gris.
02:35Ah, oui, madame, combien ?
02:38Cette peinture ne vaut rien.
02:41C'est un faux.
02:43J'en suis certaine, car je suis la veuve de Hugo Ballard.
02:46Elle devait sûrement être folle de fureur.
03:03Il a fallu deux hommes pour l'emmener.
03:05Vous avez enquêté ?
03:06Oui, c'est bien la veuve de Ballard.
03:08Et elle vous a dit que c'était un faux.
03:11Est-ce exact ?
03:12Non.
03:14C'est un authentique Ballard.
03:16Je jouerai ma réputation là-dessus.
03:18Alors, faisons l'entrée.
03:21Quand Ballard est-il mort ?
03:22Il y a deux ans, en Italie.
03:24Il s'agissait d'un suicide.
03:25Un suicide.
03:30Combien de temps allez-vous me retenir ici ?
03:32Madame Ballard, vous n'êtes pas seulement retenue ici.
03:34Vous êtes en état d'arrestation.
03:35Arrêtée ? Pourquoi ?
03:36C'est un crime que de détruire un faux, car c'est un faux, n'est-ce pas ?
03:39Je n'en sais rien, madame.
03:41Mais l'expert que voici nous a certifié que cette peinture était authentique.
03:44Alors cet expert se trompe.
03:46Madame, savez-vous seulement reconnaître des tableaux ?
03:50Les tableaux de mon mari, bien sûr.
03:52Alors vous devriez reconnaître que c'est son style.
03:54Une brillante imitation, mais ça n'est pas de lui.
03:57Et qu'est-ce que vous pensez des deux autres ?
03:59La maison au volet bleu, la vue de Saint-Rémo.
04:02Je suppose que ce n'est pas de lui non plus.
04:04Non, ça n'est pas de lui.
04:05Après tout, je suis sa veuve.
04:10Et je connais chacune de ses toiles auxquelles il a travaillé.
04:12Et celles-ci ne sont pas de lui.
04:13Peut-être qu'il les a peintes avant votre mariage ?
04:16Sa peinture ne valait absolument rien avant qu'il ne me connaisse.
04:19Qui a mis ses peintures aux enchères ?
04:21Un italien, un collectionneur de Saint-Rémo.
04:22Bien, nous allons enquêter auprès de lui.
04:25Inspecteur, vous devez trouver l'homme qui a falsifié les tableaux de mon mari.
04:28C'est votre devoir.
04:29Vous pouvez vous fier à nous, madame.
04:31Et voulez-vous attendre dehors, je vous prie.
04:36En tout cas, vous ne pouvez me retenir, monsieur.
04:39Si ces peintures sont authentiques, elles sont légalement à moi en tant que veuve d'Hugo.
04:43Il n'y a pas de loi contre la destruction de ce qui vous appartient, n'est-ce pas ?
04:46Et si elles sont fausses, j'ai simplement lacéré un morceau de toile sans valeur.
04:54Son raisonnement est juste.
04:56Il faudra la relâcher.
04:59Cinq coups de canif pour détruire un faux.
05:08Un seul aurait suffi.
05:17Pourquoi a-t-elle lacéré ce portrait ?
05:19Au lieu d'arrêter la vente et de demander l'expertise.
05:21Qui sait, certaines femmes réagissent ainsi ?
05:24Pas celle-ci.
05:25Quand je l'ai interrogée, elle avait la tête aussi froide qu'un juge.
05:30Et elle venait de lacérer ce portrait comme l'aurait fait une démonte.
05:33Ça peut se produire, c'est un geste d'impulsion.
05:35D'accord, c'est l'impression que ça donne.
05:38Cependant, cela n'avait rien d'une impulsion.
05:40C'était calculé.
05:41Elle venait à cette vente avec l'intention bien arrêtée de lacérer le portrait.
05:44Comment le savez-vous ?
05:45À cause de ceci.
05:46Je ne comprends pas.
05:50Non ?
05:51Marie, avez-vous un canif dans votre sac à main ?
05:53Un canif ? Bien sûr que non. Pourquoi ?
05:55Y a-t-il, à votre avis, beaucoup de femmes qui en est un ?
05:57Pas une sur un million, j'imagine.
05:59Mais Mme Ballard, si.
06:01Et il semble tout neuf.
06:02Achetez tout exprès pour lacérer le portrait.
06:04Portrait dont elle dit que c'est un faux.
06:05Et dont l'expert dit qu'il est authentique.
06:08Hugo est mort.
06:09Donc les peintures doivent être des faux.
06:10Mais si les peintures sont authentiques,
06:16alors ce qui est un faux, c'est la mort de Ballard, peut-être.
06:26J'ai pris l'avion pour Saint-Rémo.
06:28Les œuvres de Ballard avaient été vendues à des collectionneurs du monde entier.
06:32Des faux tableaux ou une mort feinte, c'était du ressort d'Interpol.
06:36Capitaine Pagano, que savez-vous de Ballard et de sans-suicide ?
06:43A peu près tout, je crois.
06:45J'ai instruit l'affaire moi-même.
06:47Où était sa femme à ce moment-là ?
06:49Sur la côte, en visite chez des amis.
06:52Il a écrit une lettre d'adieu, il est allé vers la mer,
06:55et on ne l'a plus jamais retrouvée.
06:57Ses vêtements étaient épars sur la plage.
06:58Qui a identifié le cadavre ?
07:00On n'a pas retrouvé de cadavre.
07:02Donc il n'y a aucune preuve positive de noyade ?
07:05Enfin, non.
07:07Mais où voulez-vous en venir ?
07:09À ceci.
07:10Depuis qu'il a disparu, ses peintures ont pris une valeur dix fois plus grande qu'avant.
07:15Ah.
07:16Mais pourquoi sa femme courait-elle le risque de gâcher les choses en faisant toutes ces histoires ?
07:21Elle a probablement tout manigancé avec lui.
07:24Peut-être l'a-t-il abandonné, en disparaissant une seconde fois,
07:27et il s'est remis à peindre de nouveau.
07:29Et sans passer par elle, malgré leur accoré, exactement.
07:34Par l'entremise d'un courtier de Saint-Rémeau.
07:41Messieurs ?
07:43Ah.
07:44C'est bien vous qui avez envoyé ses peintures aux enchères à Paris ?
07:47Y a-t-il des ennuis ?
07:52C'est de vous qu'elles venaient, ses peintures ?
07:54Peut-être.
07:55Je m'occupe de tellement de tableaux.
07:56Mais pas tous, Dugo Ballard.
07:59Peut-être que si vous m'expliquiez...
08:00C'est à vous d'expliquer.
08:02Ou bien ici, tout de suite, ou bien au poste de police.
08:05Non, non, non, non, j'ai acheté ces peintures de bonne foi, j'ai payé un prix raisonnable.
08:08Si j'avais su qu'elles étaient volées, jamais je...
08:09Qui vous dit qu'elles sont volées ?
08:12Non.
08:14Qui vous les a remises ?
08:16Une jeune fille.
08:20Celle-ci ?
08:22Peut-être, je ne me rappelle pas bien, c'était une jeune fille.
08:25Les jeunes filles, pour moi, elles sont toutes pareilles.
08:29J'espère que je n'en arriverai jamais là.
08:32Je regarde les peintures, pas les personnes.
08:34Alors vous devez vous rappeler ces trois-là très nettement.
08:40Oui ?
08:41Supposez que je vous dise que ce sont des faux.
08:44Des faux ?
08:45Oh, non, non, non, non, non, je connais le Vendigo Ballard, je connais ses sujets.
08:49Cette petite maison de Ceriano, par exemple, elle est...
08:51Ceriano, c'est un village perdu dans les montagnes.
08:53Merci.
09:05Y a-t-il quelque chose qui vous plaise ?
09:08Merci.
09:12Oui.
09:12Cette maison doit sûrement nous conduire vers celui que nous cherchons.
09:21Vous ne connaissez pas les paysans de ces montagnes.
09:23Ils préfèrent se couper le bras droit plutôt que d'aider la police.
09:25Je suis désolé, mais nous avons tellement d'artistes ici.
09:40Il est difficile de se rappeler des détails concernant l'un d'eux en particulier.
09:43Mon père, connaissez-vous cette maison ?
09:45Mais oui.
09:46Et je pourrais vous dire de quand date cette peinture, pas d'avant l'an dernier.
09:49Comment le savez-vous ?
09:50Son titre est « La maison au volet bleu ».
09:52Jusqu'à l'an dernier, ils étaient verts.
09:54En êtes-vous sûr ?
09:56Tout à fait certain.
09:57C'est ma propre maison.
10:02Dites-moi, mon père, si un étranger se cachait dans les parages, le sauriez-vous ?
10:06Non, si le village ne voulait pas que je le sache.
10:09Et je demeure dans le pays depuis plus de trente ans.
10:12Dans ce cas, il ne nous reste plus aucun espoir.
10:14Il faudrait une armée pour fouiller ces montagnes.
10:17Voyons, mon père, est-ce que cette jeune fille est une de vos fidèles ?
10:22Eh bien, je n'ai pas l'impression de la connaître.
10:23Ça ne se voit pas très bien là-dessus, mais elle a les cheveux gris.
10:27Les cheveux gris ?
10:29Tiens, comme c'est étrange.
10:33Quelqu'un est venu se renseigner sur une jeune fille aux cheveux gris.
10:36Qui ? Quand cela ?
10:37Il y a dix minutes à peine.
10:39Une personne extrêmement belle.
10:40Elle était très désireuse de savoir...
10:41Et où est-elle allée ?
10:42Elle a dû entrer dans le café.
10:44Merci, mon père.
10:45Vous êtes de passage, madame.
11:10Je ne suis bien qu'une touriste.
11:12J'adore changer d'heure.
11:14Voulez-vous vous asseoir, messieurs ?
11:15Il n'y a pas grand-chose à Ceriano.
11:18Oh, c'est un village très pittoresque.
11:20Presque autant que ses habitants.
11:21Je suis arrivée depuis trop peu de temps pour m'en apercevoir.
11:25Mais vous croyez que votre mari est là ?
11:27Mon mari ?
11:28Que voulez-vous dire ?
11:29Je veux dire que c'est peut-être ici qu'il a vu la fille aux cheveux gris.
11:32Hugo n'a certainement pu ni voir ni peindre cette fille.
11:37Sans quoi je l'aurais su.
11:38Comment êtes-vous sûr ?
11:39Vous ne l'avez pas vu depuis deux ans.
11:42Mon mari s'est noyé.
11:45Non, madame.
11:47Je crois que votre mari est bien vivant.
11:50Hugo ?
11:51Vivant ?
11:52Ce suicide était fin.
11:54Et vous le savez.
11:56Mais c'est insensé !
11:57Asseyez-vous, madame.
12:02Pourquoi ferait-il semblant d'être mort ?
12:09Question d'assurance.
12:11Il n'était pas assuré.
12:12Je veux dire que ses peintures valent plus cher depuis qu'il est mort.
12:18D'accord.
12:21Mais ce n'était pas un crime.
12:23Après tout, c'est le public qui accorde de la valeur à ses peintures.
12:25Ce n'est pas nous.
12:26Alors c'était vrai.
12:28Oui.
12:29Hugo devait revenir auprès de moi après une absence de deux ans
12:32et dire que j'ai été amnésique.
12:33Vous gardiez le contact ?
12:34Dans la poste restante.
12:36Jusqu'à il y a trois mois.
12:38Quand il vous a abandonné ?
12:40Non.
12:40Quand il a rencontré une fille.
12:42Cette fille, la fille aux cheveux gris.
12:44Non, ce n'est pas vrai.
12:46Je suis toujours la seule.
12:47Alors pourquoi l'a serré son portrait ?
12:48Parce que j'étais jalouse.
12:51Et parce que je crois qu'on l'a assassinée.
12:55J'en suis certaine, on l'a tuée.
13:02Officiellement, on a conclu au suicide.
13:07Mais officieusement, il est vivant.
13:08Maintenant, on nous raconte qu'il s'agit d'un meurtre.
13:11Et quel est votre verdict ?
13:13Sa femme a peut-être raison.
13:14S'il était vivant, il ne sortirait pas ses peintures au grand jour.
13:18Ce serait une manière d'aveu.
13:20Hugo est la clé de l'histoire.
13:22Vivant ou non.
13:23Armand Bonhomme.
13:35Je vous avais prévenu.
13:36Ils adorent la police.
13:38On trancherait cette atmosphère au couteau.
13:41Oui, mais eux, vous trancherez bien la gorge.
13:43Défiez-vous.
13:45Cette fille.
13:49Je vous l'ai dit plusieurs fois, mademoiselle, vous gênez les clients.
13:52Mademoiselle.
13:52Voyez-vous quelque chose d'intéressant ?
13:57Mais, elle porte un châle identique à celui de ce...
13:59Il est même boutonné de la même façon que dans le portrait.
14:02Où avez-vous eu ce châle ?
14:03Il est à moi.
14:04Silence !
14:06Vous n'êtes pas d'ici.
14:07De quel coin venez-vous ?
14:09Vous feriez mieux de répondre.
14:11Je viens de Boulillot.
14:12Où est-ce que c'est ?
14:13De l'autre côté de la frontière.
14:15Qu'est-ce que vous faites ici ?
14:15Elle vient d'une ferme.
14:16Elle vend ses produits ici.
14:18Ce n'est pas vrai.
14:18Il n'y a pas de ferme de l'autre côté de la frontière.
14:20Tout ça, c'est de la contrebande.
14:22L'industrie de la région.
14:23Peu importe ce que vous faites ici, mademoiselle.
14:25Dites-nous seulement où vous avez eu ce châle.
14:27Dans mon village.
14:29C'est notre costume ?
14:30Également celui d'une fille aux cheveux gris.
14:33Téléphonez à la police de Boulillot.
14:35Annoncez mon arrivée.
14:36Laissez-moi une heure et dites à madame Ballard
14:38pour savoir où je suis allé et pourquoi.
14:52Je la connais.
14:54Michel Le Breton.
14:56Elle fait chaque jour quelques heures de travail ici.
14:58Il n'y en a pas deux comme elle.
15:00Mais ça m'étonnerait qu'elle dise quelque chose.
15:02Ah, la discrétion.
15:04Tradition des contrebandiers.
15:09Mademoiselle.
15:10Oui.
15:13Que puis-je pour votre service ?
15:14Vous êtes Michel Le Breton ?
15:16Oui.
15:18Nous essayons de retrouver un monsieur nommé Ballard.
15:22Pouvez-vous nous aider ?
15:23Je ne connais pas cet homme.
15:24Quand l'avez-vous revu pour la dernière fois ?
15:26Je vous assure.
15:27Je ne connais personne qui s'appelle comme ça.
15:29Mais il n'a pas votre portrait.
15:30Je ne sais pas de quoi vous voulez parler.
15:33Est-ce que vous niez que ce soit un portrait de vous ?
15:36Cela peut être n'importe qui.
15:38Oh, avec ces cheveux-là ?
15:40Il n'y a pas d'autre jeune fille dans le district
15:42qui aient les cheveux gris.
15:44Cherchez dans un autre district.
15:45Elle doit sûrement vivre autre part.
15:47Elle porterait ce genre de châle.
15:50Elle aurait votre visage.
15:52Un aussi merveilleux visage.
15:53Il n'y a pas à s'y tromper.
15:55C'est aussi clair que si vos empreintes digitales étaient dessus.
16:01D'accord, c'est mon portrait.
16:04Mais je ne sais rien du tout sur le monsieur qui l'a peint.
16:06Quand l'a-t-il peint ?
16:07Il y a des années de ça, je ne sais plus.
16:08Ce n'est pas vrai.
16:09Vous auriez été trop jeune.
16:11Il y a deux ans.
16:13Est-ce que Hugo Ballard est vivant ?
16:16Vous le savez, n'est-ce pas ?
16:19Non, non, je ne sais rien.
16:21Je ne sais absolument rien.
16:22Vous pouvez bien me questionner pendant dix ans.
16:26Très bien, mademoiselle.
16:27Au revoir.
16:31J'aurais pu la faire parler.
16:34Non, je ne pense pas.
16:35Je vais faire parler.
16:36Je vais les laisser seules toutes les deux.
16:53Elles doivent avoir beaucoup de choses à se confier.
16:57Ah, madame, vous avez su mon message ?
16:59Oui, elle est ici.
17:00Elle se nomme Michel le Breton.
17:08Rien n'a à tirer.
17:09Je l'ai déjà interrogé.
17:10Elle ne peut rien nous dire au sujet de votre mari.
17:12Mais il a fait son portrait.
17:15Oui, c'est ce qu'elle nous a dit.
17:16Il a fait son portrait.
17:18J'ai bien peur que ce voyage n'ait servi à rien.
17:21Vous partez ?
17:23Nous nous enverrons.
17:24Je vais passer la nuit ici.
17:34Est-ce que vous avez une chambre ?
17:35Suivez-moi, madame.
17:45Voici notre meilleure chambre.
17:47Ça peut aller.
18:08Je vais chercher vos baguettes.
18:09Non, non, attendez.
18:10Je voudrais vous parler seule.
18:12Fermez la porte.
18:15Madame ?
18:16Michel, c'est un bien joli nom.
18:21Comment connaissez-vous mon nom ?
18:22Peu importe, asseyez-vous, je vous prie.
18:24Qui êtes-vous ?
18:25Je suis la femme d'Hugo Ballard.
18:28Je n'ai rien à vous dire sur lui.
18:30Hugo vous a dit qu'il avait une femme, je suppose.
18:33Allez-vous-en d'ici, vous venez trop tard.
18:36Oui, vous êtes vraiment très belle, vous savez.
18:39Ses cheveux gris sont d'une teinte remarquable.
18:43Quel âge avez-vous ?
18:46J'ai 20 ans.
18:4820 ans.
18:51Depuis quand, Hugo, a-t-il le sens paternel ?
18:53Pourquoi êtes-vous venu ici ?
18:55Qu'est-ce que vous voulez ?
18:55Mon mari, c'est tout.
18:57Je ne sais pas ce qu'il vous a raconté, mais selon nos conventions, il devait revenir vers moi.
19:01Il a changé d'avis.
19:03Vous ne croyez pas qu'il aurait pu me consulter d'abord ?
19:05Pourquoi le devait-il ?
19:06Était-il si heureux avec vous ?
19:08Vous avez vu le portrait qu'il a peint d'après moi.
19:10C'est la plus belle chose qu'il ait jamais faite.
19:13Laissez-le tranquille, il est heureux maintenant, il ne veut plus de vous.
19:15J'aimerais le lui entendre dire.
19:16Laissez-le tranquille.
19:17Nous querellés seraient stupides.
19:23Michel, si je vous promets de ne plus jamais, jamais revenir, me conduirez-vous vers lui ?
19:28Mais pourquoi ? Qu'est-ce que ça changera ?
19:31Je voudrais lui parler.
19:34Juste une fois.
19:36Ensuite, je m'en irai.
19:37Pour toujours.
19:40Ce n'est pas trop demandé.
19:42La police est venue ici, vous devez travailler pour elle.
19:45Non, je vous promets.
19:46Je ne suis venue que pour l'aider.
19:48Hugo ne doit pas avoir beaucoup d'argent.
19:50Et je lui dois les sommes venant de ses peintures.
19:53Vous avez de l'argent pour lui ?
19:54Mais bien sûr.
19:55Croyez-moi, je ne suis venue que pour lui remettre ce qui est sans dû.
20:02Bon, j'y vais.
20:04Quand ? Il faut faire très vite.
20:05La police peut revenir.
20:07Je vais le chercher.
20:16Je ne sais pas.
20:22C'est parti.
20:52C'est parti.
21:22C'est parti.
21:24C'est parti.
21:26C'est parti.
21:28C'est parti.
21:30C'est parti.
21:32C'est parti.
21:34Michel m'a dit que tu étais venu pour m'aider.
21:36C'est vrai.
21:37Pour t'aider, toi et un jeune ami a réalisé que votre lune de miel est terminée.
21:42Hugo, dites-lui, expliquez-lui.
21:45C'est inutile de rien m'expliquer.
21:47Il m'a suffi de regarder votre portrait.
21:49Tu n'as vu que ce que tu voulais y voir, Anita.
21:52Si c'est cela que tu crois, alors il faut que tu partes.
21:55C'est ce que tu voudrais, n'est-ce pas ?
21:57Mais tu devrais réfléchir.
21:59La police sait que tu ne t'es pas suicidée maintenant.
22:02Tu n'as plus besoin de te cacher.
22:04Le grand peintre Hugo Ballard peut retrouver la mémoire maintenant
22:07et reprendre la place qui lui revient auprès de sa femme.
22:11Je ne peux pas revenir, Anita.
22:17J'ai passé huit ans à faire de toi quelqu'un.
22:20Huit ans de lutte fiévreuse, d'intrigue, d'effort.
22:24Et maintenant que tu es célèbre, que c'est moi qui ai fait t'armer,
22:27tu voudrais que je te laisse à une autre femme ?
22:29Non, Hugo, non.
22:30Tu ignores vraiment de quoi tu parles, Anita. Maintenant, va-t'en.
22:33Non.
22:34Va-t'en.
22:35Très bien, alors.
22:37Reste avec elle.
22:38Reste avec elle et pour toujours.
22:41J'ai eu un grave accident il y a trois mois.
22:43Michel m'a servi d'infirmière.
22:44Il fallait bien que quelqu'un s'occupe de lui.
22:46Et vous n'étiez pas là.
22:48Hugo.
22:49Mon chéri.
22:50Je te demande pardon.
22:51Je ne savais pas.
22:52Je ne savais pas.
22:53Je ne savais pas.
22:54Je ne savais pas.
22:55Michel m'a servi d'infirmière.
23:01Il fallait que quelqu'un s'occupe de lui.
23:03Et vous n'étiez pas là.
23:06Hugo...
23:10J'ai suivi.
23:13Oh, je te demande pardon.
23:16Je ne savais pas.
23:18Je ne savais pas.
23:21Je ne voulais pas que tu le saches.
23:23Mais pourquoi ?
23:24Je crois que je ne pourrais plus peindre pendant très longtemps.
23:27Ça n'a pas d'importance.
23:30Ça n'a pas d'importance.
23:36C'est vous qui avez vendu les peintures ?
23:38Il était très malade.
23:40Et il avait besoin de médicaments.
23:43Il ne s'est même pas rendu compte que je les prenais.
23:47Il s'en est fallu de peu. Elle aurait pu le tuer.
23:50C'est une femme qui lacère le portrait d'une autre femme de cette façon-là.
23:55C'est qu'elle déteste son mari ou qu'elle l'aime trop.
24:01Je lui ai donné une chance de choisir entre les deux.
24:03Avec une arme chargée ?
24:04Drôle de chance.
24:07Non, je n'ai pas été si loin.
24:10J'avais pris des précautions.
24:12Je m'en senti.
24:13Je m'en senti.
24:14Je m'en senti.
24:15Je t'ai pas été si loin.
24:16Je m'en senti.
24:17Je m'en senti.
24:18Je m'en senti.
24:20Je m'en senti.
24:21C'est pas un décembre.
24:23Je m'en senti.
24:24Va-y.
24:25C'est parti.
24:55C'est parti.
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