00:00Bertrand, Kelly, Antoine, on entre dans la data room.
00:02C'est quoi ma ? J'ai plus mon chiffre.
00:09C'est votre avertisseur sonore, la data room fait de vous un investisseur averti.
00:13Oui, chaque soir, Bertrand et Kelly êtes-vous prêts ?
00:16Vous avez chacun une minute pour livrer une data forte.
00:18Bertrand, on démarre avec vous.
00:20Votre chiffre, vous parlez des tankers.
00:22140 000 dollars, c'est votre data ce soir.
00:24Voilà, si vous voulez louer un tanker à la journée pour stocker du pétrole
00:27et spéculer sur justement le fait que ça remonte à 75 dollars,
00:29d'ici quelques trimestres, ça vous coûtera 140 000 dollars.
00:33Début septembre, ça ne fait pas très loin, c'était à 46 000 dollars.
00:37Mais au pic, en 2000, mars-vélien, on est passé à 200 000.
00:41Pourquoi ça se passe comme ça ?
00:43Parce qu'effectivement, aujourd'hui, vous avez des traders
00:45qui achètent du pétrole spot sur le marché
00:48et qui le stockent sur des navires
00:50puisqu'il n'y a plus vraiment de capacité de stockage au niveau terrestre.
00:54Et comme vous avez de moins en moins de bateaux,
00:56parce que déjà, vous avez un tiers de la flotte,
00:58c'est des tankers iraniens ou des tankers russes
01:01qui sont de plus en plus écartés, on va dire,
01:04pour des questions de sanctions.
01:05Et puis certains sont très anciens,
01:07il n'y a pas eu de réinvestissement dans la flotte.
01:08Vous avez un manque de bateaux
01:10et donc vous avez une tension sur ce taux de frais de journalier.
01:13Oui, effectivement, 140 000 dollars,
01:15le taux de frais de journalier d'un tanker de pétrole,
01:18c'est trois fois plus qu'il y a un an.
01:21Voilà, trois fois plus.
01:21Et avec ça, vous avez des valeurs
01:23qui vont vous payer des dividendes à deux chiffres.
01:25À deux chiffres.
01:27Des valeurs cotées ?
01:28Des valeurs cotées, oui.
01:28Effectivement.
01:29Vous avez des valeurs comme par exemple Torm,
01:31comme Frontline, Okéanis,
01:33des sociétés qui sont de ce côté en Europe.
01:35Soit en Norvège, soit sur d'autres marchés,
01:37mais beaucoup en Norvège.
01:39Voilà, intéressant votre data, effectivement.
01:41Kelly, à vous, votre chiffre ce soir, vous avez une minute.
01:436,19%, c'est très précis.
01:466,19%, donc c'est le niveau de volatilité
01:49que vous avez aujourd'hui sur les marchés émergents.
01:52Et pendant des années, on s'est dit
01:54« Allez sur les marchés émergents,
01:56il faut le faire si je suis bien accrochée
01:57parce que ça va créer beaucoup plus de volatilité. »
02:00Et bien finalement, aujourd'hui,
02:01vous n'avez pas vraiment beaucoup plus de volatilité
02:04en allant investir sur les marchés émergents.
02:06Sauf que si vous investissez sur les marchés émergents,
02:08aujourd'hui, notamment du côté actions,
02:10vous rentrez sur des niveaux de valorisation
02:12qui sont bien plus attractifs qu'aux États-Unis
02:14ou qu'en Europe,
02:16avec des PER qui sont en moyenne
02:19entre 10 et 14 en fonction des régions,
02:22une Chine qui s'est bien stabilisée,
02:23une classe moyenne qui consomme,
02:25qui est soutenue fiscalement,
02:27des crédits à la consommation
02:29qui viennent soutenir toute cette consommation,
02:31et puis des secteurs très forts,
02:32qui vont très fort, pardon,
02:34que ce soit au niveau de la transition énergétique
02:35ou de la technologie
02:37qui devrait continuer à apporter
02:39notamment la Chine et toute l'Asie
02:41de manière générale.
02:42Donc, une invitation à regarder les émergents.
02:45Mais complètement.
02:46Les dettes émergentes, désormais,
02:47ne sont plus vraiment plus volatiles
02:48que les dettes souveraines européennes
02:50ou américaines.
02:50Exactement.
02:51Et bien dites donc,
02:52les courbes qui se croisent
02:53ou qui seront peut-être amenées
02:54à se croiser de plus en plus.
02:56Merci à tous les deux
02:56de nous avoir accompagnés.
02:58Kelly Hébert pour MNG
02:59et Bertrand Puif pour Fidelity.
03:01Deux belles maisons ce soir à nos côtés.
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