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  • il y a 5 semaines
Chaque jour, Marc Fauvelle vous accompagne de 19h à 20h dans 60 minutes Fauvelle sur BFMTV.

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00:00:00Bonsoir à vous tous, ravis de vous retrouver, c'est l'Elysée, version pile ou face.
00:00:04Marine Le Pen joue son avenir politique à partir de demain, c'est le procès en appel qui pourrait la priver d'une candidature à l'Elysée.
00:00:11Jusqu'où la justice peut-elle aller ? Marine Le Pen et Jordan Bardella sont-ils vraiment interchangeables dans la course à l'Elysée ?
00:00:17C'est l'événement de 60 minutes ce soir.
00:00:19Il plie, mais pour l'instant il ne rompt pas.
00:00:21En Iran, le régime des Mollahs met en scène la mobilisation de ces soutiens des milliers de personnes
00:00:26qui ont défilé aujourd'hui dans les rues de Téhéran.
00:00:29Pendant ce temps, la répression bat son plein.
00:00:31Plus de 600 morts désormais, disent les ONG.
00:00:34Les Etats-Unis affirment que l'Iran serait prête à négocier.
00:00:37On verra ce que ça pourrait signifier ce soir dans 60 minutes.
00:00:40Et puis, la politique et la course municipale.
00:00:42Il vient de se déclarer candidat à sa succession dans la deuxième ville de France.
00:00:46C'est le maire de Marseille, Benoît Rayan, qui sera l'invité de 60 minutes tout à l'heure.
00:00:49Vous avez le programme, c'est parti.
00:00:59Et avant de développer ces titres, tout d'abord un témoignage.
00:01:05Ce soir, dans 60 minutes, nous sommes 12 jours après le drame de Cran-Montana.
00:01:09Et nos équipes sur place ont pu rencontrer celui que les propriétaires du bar considèrent comme leur fils adoptif.
00:01:15Il était présent cette nuit-là, cette nuit du 31 décembre.
00:01:19Il a perdu sa compagne qui était serveuse.
00:01:21Bonsoir Maxime Brandstetter, vous êtes l'envoyé spécial de BFM TV en Suisse.
00:01:25Et c'est donc vous qui l'avez rencontré.
00:01:29Oui, exactement.
00:01:30On l'a rencontré avec Valentin Rieb dans l'un des restaurants qui est actuellement fermé de Jacques Moretti.
00:01:35Pourquoi dans l'un des restaurants ?
00:01:36Parce qu'il est gérant ici d'un de ces restaurants.
00:01:39Vous l'avez dit, Jacques Moretti le considère comme son fils adoptif.
00:01:44Il a beaucoup d'affection pour lui.
00:01:45Ça fait longtemps qu'il est ici à Cran-Montana avec Jacques Moretti.
00:01:48Et le soir, cette soirée de drame, il était présent au bar, le Constellation Jean-Marc se témoin.
00:01:54Alors il ne travaillait pas.
00:01:55Il était juste là pour discuter finalement avec ses collègues.
00:01:58Et il nous a raconté l'horreur de cette soirée.
00:02:01L'horreur quand le feu a commencé.
00:02:02Écoutez-le.
00:02:04Cette nuit, j'étais présent dans l'établissement.
00:02:08J'étais sur la terrasse à l'entrée.
00:02:13Je suis responsable d'un autre établissement du groupe.
00:02:15Donc il m'arrive de monter dans les autres établissements.
00:02:19Et ce soir-là, j'étais avec le videur à l'entrée.
00:02:22Et aussi avec ma compagne qui est décédée pendant l'incendie.
00:02:31Il y a eu ce moment où il y a eu un mouvement de foule de l'intérieur vers la véranda.
00:02:38Et à ce moment-là, les gens sont sortis en criant.
00:02:40Il y a Mme Moretti qui est venue me trouver en me disant
00:02:44Il y a le feu.
00:02:51Tous les gens étaient les uns sur les autres à un moment donné.
00:02:55Elle était pas loin de moi.
00:02:58Elle m'a dit j'appelle les pompiers.
00:02:59Et au niveau de la porte, entre l'intérieur et la véranda,
00:03:07les gens étaient les uns sur les autres, ils n'arrivent plus à sortir.
00:03:10Il y a eu des personnes avec moi qui ont essayé de les tirer.
00:03:13Et à un moment donné, il y avait beaucoup trop de fumée,
00:03:15beaucoup trop de...
00:03:16Tu pouvais plus respirer, c'était pas possible.
00:03:19On a pris la décision de s'écarter, de sortir de la véranda.
00:03:22Et c'est là où ça s'est enflammé.
00:03:28Voilà Jean-Marc qui évoque notamment sa compagne.
00:03:31Sa compagne, on a beaucoup parlé d'elle.
00:03:32C'est Sian Panin, cette jeune femme originaire de Sète
00:03:36qui est malheureusement décédée dans l'incendie.
00:03:38Jean-Marc était extrêmement affecté par ce décès.
00:03:40Il était d'ailleurs présent à l'enterrement qu'il y a eu la semaine dernière.
00:03:43Maxime, dans ce témoignage, cet homme prend également
00:03:46la défense du couple de Gérant, du couple français de Gérant.
00:03:49Oui, il le dit, il est proche d'eux.
00:03:55Mais surtout, il trouve sans vouloir aller trop loin
00:03:58qu'il y a beaucoup de choses qui sont fausses,
00:04:01qui sont dits contre eux.
00:04:01Il a l'impression d'une sorte peut-être d'acharnement
00:04:04qui va trop loin, même s'il ne veut pas.
00:04:06Il ne veut pas faire de la peine aux victimes.
00:04:08Et il respecte toutes les paroles des victimes.
00:04:10Écoutez-le.
00:04:12C'est pas évident de parler d'eux parce que...
00:04:17Parce que je mesure énormément la peine de toutes ces familles.
00:04:19de ce côté de cet accident, ce drame.
00:04:23Et de l'autre côté, je sais exactement qui ils sont.
00:04:27Et le moment qu'ils vivent eux aussi.
00:04:30C'est des gens qui ont toujours été passionnés par ce qu'ils font.
00:04:38C'est des gens travailleurs.
00:04:39C'est des gens...
00:04:40C'est des gens qui étaient présents dans leurs affaires.
00:04:45C'est des gens qui sont...
00:04:46C'est des gens qui sont humains, avant tout.
00:04:48Et qui ont travaillé.
00:04:51Qui ont travaillé, travaillé nuit et jour pour faire ce qu'ils ont fait.
00:04:56Vous comprenez que ce n'est pas ce qu'on dit d'eux aujourd'hui ?
00:04:59Les autres personnes qui...
00:05:00Qui parlent et qui relatent des faits.
00:05:03Ou des...
00:05:04Ou des informations qu'ils pensent connaître.
00:05:07C'est honteux.
00:05:09Tout ce qu'on est en train de voir sur des réseaux, etc.
00:05:14Ce n'est pas eux.
00:05:15Ce n'est pas eux.
00:05:17Voilà.
00:05:18Pour rappel, Jacques Moretti qui aujourd'hui a appris qu'il pourra sortir de prison.
00:05:22À condition qu'il réunisse certaines conditions.
00:05:24Et notamment une caution.
00:05:25Son avocat essaie de la réunir.
00:05:27Et nous promet qu'il le fera sortir de prison.
00:05:29Jacques Moretti d'ici quelques jours.
00:05:30Maxime Braunschter avec Valentine Rieb, les envoyés spéciaux de BFM TV en Suisse.
00:05:35Bonsoir Pauline Rodna.
00:05:36Vous êtes chef du service police-justice de BFM.
00:05:38L'autre information, Maxime l'a dit rapidement, c'est qu'on a appris aujourd'hui que Jacques Moretti,
00:05:42le gérant de cet établissement, ce bar Boîte de Nuit, va rester en détention provisoire.
00:05:48Alors, il reste en détention provisoire pour l'instant.
00:05:50Parce que le droit suisse, c'est un peu comme chez nous.
00:05:52La détention reste l'exception.
00:05:54En revanche, il y a une petite porte qui s'ouvre.
00:05:57Parce que si vous lisez bien le communiqué du tribunal des mesures de contrainte,
00:06:00il est dit que la détention provisoire pourra être levée sous certaines conditions.
00:06:04Quelles sont les conditions ?
00:06:05Le versement d'une caution, on n'en connaît pas le montant ce soir,
00:06:08et probablement d'autres mesures assorties.
00:06:10Par exemple, confisquer son passeport, ses pièces d'identité,
00:06:13l'obligation sans doute de pointer au commissariat,
00:06:15de collaborer avec la justice et peut-être l'interdiction de s'exprimer dans les médias.
00:06:19Donc en tout cas, je rejoins Maxime Braunschter.
00:06:21Ses avocats nourrissent l'espoir qu'il sorte dans quelques jours.
00:06:24Mais pour l'instant, vous comprendrez que c'est très difficile à encaisser comme décision
00:06:27pour les familles de victimes, on le comprend.
00:06:30Merci beaucoup Pauline Revenade d'être venue ce soir sur ce plateau.
00:06:33C'est le procès qui fait trembler Marine Le Pen,
00:06:35et c'est l'événement de 60 minutes ce soir.
00:06:37Alors que son parti n'a sans doute jamais été aussi proche du pouvoir,
00:06:40la justice pourrait la priver d'une candidature à l'élection présidentielle.
00:06:43C'est l'enjeu, l'un des enjeux en tout cas du procès en appel
00:06:46qui débute demain dans l'affaire dite des assistants parlementaires du parti.
00:06:50Pour en parler ce soir, Brice Tinturier, directeur général délégué d'Ipsos France.
00:06:54Soyez le bienvenu sur ce plateau.
00:06:55Géraldine Vessner, rédactrice en chef au point.
00:06:58Bonsoir et bienvenue Vincent Vantingham,
00:07:00grand reporter au service police-justice de BFM TV,
00:07:03qui a suivi le premier procès de Marine Le Pen.
00:07:07C'est toujours bien avant d'en parler sur ce plateau
00:07:09pour reposer sans doute quelques faits.
00:07:11Alexandre Nicolich, bonsoir.
00:07:12Vous êtes porte-parole du Rassemblement national et député européen.
00:07:16Vous n'êtes pas dans cette affaire.
00:07:17Non.
00:07:18Je le précise aussi pour que tout le monde sache exactement
00:07:20qui est sur ce plateau.
00:07:21Et Jean-Yves Le Borne, bonsoir maître.
00:07:23Vous êtes avocat pénaliste au Barreau de Paris.
00:07:25Vous êtes ce qu'on appelle un ténor du Barreau.
00:07:27Vous avez défendu il y a très longtemps de ça un certain Jean Tiberi.
00:07:30Plus récemment, Eric Wörth, Carlos Ghosn, dans des affaires évidemment très différentes.
00:07:35On va parler du débat sur l'inéligibilité, sur l'exécution provisoire.
00:07:40Ce sont des termes un peu techniques qui sont devenus un peu plus grand public ces derniers temps
00:07:43avec l'affaire Le Pen et avec l'affaire Sarkozy,
00:07:47mais qui nécessitent sans doute quelques explications.
00:07:48Avant de vous donner la parole, les derniers mots de Marine Le Pen avant ce procès en appel,
00:07:53c'était aujourd'hui à l'occasion des voeux de Jordan Bardella.
00:07:58Je suis comme toute personne qui fait appel, pleine d'espoir.
00:08:01Voilà.
00:08:02Je vais donc me présenter devant la Cour.
00:08:05C'est une nouvelle juridiction avec de nouveaux magistrats.
00:08:07La fin va être remise à zéro en quelque sorte.
00:08:12Et donc, j'espère pouvoir convaincre les magistrats de mon innocence.
00:08:17Brice Tinturier, je sais que les journalistes usent et abusent du terme historique, inédit.
00:08:23Est-ce que là, on peut dire que c'est un procès inédit pour la classe politique et pour les Français ?
00:08:27Oui, je crois qu'incontestablement, le mot n'est pas surfait.
00:08:30D'abord parce que c'est une candidate à l'élection présidentielle qui l'a été trois fois
00:08:35et qui ne peut, à date en tous les cas, pas l'être.
00:08:39Donc, ce n'est pas rien.
00:08:41C'est la présidente de la principale formation politique dans ce champ de l'espace politique
00:08:46et qui draine un nombre très conséquent de suffrages.
00:08:50Donc, ça a été un séisme, une secousse.
00:08:52Là, les mots ne sont pas, encore une fois, de trop.
00:08:55Maintenant, ce qu'il faut voir, c'est en termes de dynamique d'opinion,
00:08:57indépendamment de l'enjeu juridique qui n'est pas de ma compétence,
00:09:01c'est qu'est-ce qui se passe chez les Français.
00:09:03Et chez les Français, je crois qu'ils ont très vite intériorisé la possibilité
00:09:06qu'elle ne soit pas la candidate, que ce soit Jordan Bardella.
00:09:10Et dans nos enquêtes, ce qu'on voit bien, c'est qu'il n'y a pas, à date en tous les cas,
00:09:13de déperdition si c'était Jordan Bardella qui, demain, conduisait, menait la campagne présidentielle.
00:09:19C'est le cas, Alexandre Nicolich, vous êtes déjà passé au plan B,
00:09:22vous n'avez plus d'espoir de gagner ce procès ?
00:09:24Bien sûr que si, et Marine Le Pen va se battre pour prouver son innocence.
00:09:28Vous savez, quand la favorite de l'élection présidentielle, aujourd'hui,
00:09:32pourrait ne pas pouvoir se présenter pour une décision judiciaire,
00:09:37alors qu'il n'y a ni enrichissement personnel, ni emploi fictif,
00:09:40mais surtout une différence de point de vue sur le travail d'assistant parlementaire,
00:09:44je pense que ce serait une grande entorse à notre système démocratique aujourd'hui.
00:09:50Qu'est-ce qu'on aurait dit si c'était le cas dans un autre pays ?
00:09:53Vous dites, comme Jordan Bardella, que ce serait inquiétant pour la démocratie,
00:09:56si la justice s'appuyait sur le droit.
00:10:00Écoutez, encore une fois, si la principale favorite ne pourrait pas se présenter
00:10:05alors qu'elle ne s'est pas enrichie, alors qu'il n'y a pas eu, encore une fois,
00:10:07je me répète, mais d'emploi fictif, et qu'elle ne pourrait pas se présenter
00:10:11à l'élection présidentielle alors qu'elle est donnée favorite,
00:10:13qu'est-ce qu'on aurait dit si c'était, je ne sais pas, en Hongrie ?
00:10:16Qu'est-ce qu'on aurait dit si c'était dans des pays d'Amérique du Sud ?
00:10:20Évidemment, ça nous aurait choqué.
00:10:23Aujourd'hui, sincèrement, je pense que les Français ont un sentiment d'injustice
00:10:28par rapport à ça, de voir celles qui les représentent pour le fond,
00:10:31pour tous les sujets aujourd'hui où nos opinions sont majoritaires,
00:10:34sur la sécurité, sur l'immigration, sur le pouvoir d'achat,
00:10:38sur notre rapport, par exemple, à l'Union européenne,
00:10:40et on le voit récemment avec le Mercosur,
00:10:43avec un Emmanuel Macron qui préfère sacrifier les agriculteurs
00:10:46plutôt que de froisser Mme van der Leyen.
00:10:48Surtout ces sujets-là qui font l'actualité aujourd'hui
00:10:51et pour lesquels il y a vraiment une vraie volonté de changement chez les Français,
00:10:55il y aurait un sentiment d'injustice de voir la principale favorite
00:10:58qui représente ces idées ne pas pouvoir se présenter.
00:11:00Mais je fais confiance à la justice pour qu'elle puisse être innocentée.
00:11:06Alors la justice, elle est un petit bout de la justice à côté de vous.
00:11:09C'est M. Leborn, quand vous entendez le porte-parole du RN,
00:11:12l'un des porte-paroles du RN qui dit
00:11:13« C'est la Hongrie de Victor Orban.
00:11:15Si on empêche, on rend Marine Le Pen inéligible. »
00:11:18Vous dites quoi ?
00:11:19Alors, d'un point de vue technique,
00:11:22la justice peut choisir de dire qu'il y aura une inéligibilité
00:11:28si elle considère que Marine Le Pen est coupable.
00:11:31Il y a un problème sur l'automatisme de cette inéligibilité
00:11:36compte tenu du temps sur lequel se déroulent les faits qu'on lui reproche.
00:11:41Et il y a encore un autre problème,
00:11:43c'est que l'inéligibilité peut être ou ne pas être
00:11:48assortie de l'exécution provisoire.
00:11:50Exécution immédiate, ce qui est le cas de Marine Le Pen.
00:11:52Il y a même un autre problème qui se pose en ce moment,
00:11:55c'est que l'exécution provisoire ayant été prononcée,
00:11:58il y a presque un an,
00:12:00lorsque le jugement de première instance a été prononcé,
00:12:02si ma mémoire est bonne, c'était le 31 mars 2025.
00:12:05Il y a neuf mois.
00:12:06On n'est pas loin de l'année.
00:12:09De toute façon, lorsque le procès sera fini,
00:12:12on sera grosso modo à la mi-février.
00:12:15Lorsque l'arrêt de la cour d'appel sera rendu,
00:12:17on sera peut-être en juillet ou quelque chose comme ça.
00:12:21Et il y aura donc 15 à 18 mois découlés
00:12:25sous le régime de l'inéligibilité avec exécution provisoire.
00:12:31On pourrait même imaginer que le temps d'inéligibilité
00:12:36soit limité à celui qui aura été ainsi exécuté.
00:12:41Alors reste un autre problème qui n'est plus d'ordre judiciaire,
00:12:43qui est un peu dans l'esprit de ce que vous évoquiez tout à l'heure.
00:12:50Est-ce que les Français sont prêts à admettre
00:12:54qu'à la veille presque d'une élection essentielle,
00:13:00la justice ait la possibilité de dire
00:13:04telle personne, qui n'est pas parmi des candidats secondaires,
00:13:09telle personne ne sera pas candidate ?
00:13:12Moi je ne me prononce pas sur ce sujet.
00:13:13J'allais vous demander quelle est votre conviction avant.
00:13:14Non, je n'ai pas à me prononcer sur ce sujet,
00:13:17je suis ici comme technicien.
00:13:18Mais la question se pose, je dirais presque d'une manière sociologique.
00:13:23Peut-on donner ce pouvoir à la justice ?
00:13:25Il est dans les textes.
00:13:26Mais vous ne tranchez pas.
00:13:29Je n'ai pas à plaider ce dossier,
00:13:30personne ne me l'a demandé.
00:13:32Bon, j'ai tenté de le faire.
00:13:34Je voudrais vous faire entendre ce qu'a dit il y a quelques instants
00:13:36le patron du Rassemblement national,
00:13:39Jordan Bardella, ABFM TV.
00:13:42Nous allons devant le tribunal démontrer notre totale innocence
00:13:46sur ce qui apparaît comme une injustice,
00:13:49à nos yeux, mais aux yeux de millions de Français,
00:13:51qui ne comprendraient pas d'être privés d'une candidate
00:13:54qui a été qualifiée à deux reprises
00:13:56au second tour de l'élection présidentielle,
00:13:58qui est aujourd'hui donnée comme la favorite.
00:14:00Une hypothèse où Marine Le Pen ne pourrait pas se présenter
00:14:02serait-elle une injustice ?
00:14:03Ce serait une injustice.
00:14:04Géraldine Wessner, est-ce qu'il faut faire le procès
00:14:06de l'exécution provisoire ?
00:14:08Le problème, c'est qu'on tourne en rond.
00:14:10C'est-à-dire qu'ils ne parlent pas le même langage.
00:14:12On a un Rassemblement national,
00:14:14et comme vous l'avez fait tout à l'heure,
00:14:15qui parle un langage politique.
00:14:18Et ils ont raison.
00:14:19C'est vrai qu'il n'y a pas eu d'enrichissement personnel.
00:14:22C'est vrai que le parti était empêché...
00:14:25On parle de détournement de fonds publics
00:14:27d'une somme de 4 millions d'euros.
00:14:28C'est vrai que le parti était empêché
00:14:30de se financer auprès des banques
00:14:31qui lui refusaient systématiquement des prêts,
00:14:33qui avaient une faillite démocratique,
00:14:35qu'ils ont été obligés de contourner ceux-là.
00:14:38Et ils ne s'en cachaient pas.
00:14:40Mais simplement, le tribunal, il fait du droit.
00:14:42Et quand ils disent qu'on est innocent,
00:14:44ben non, non.
00:14:46Effectivement, il y a eu une captation
00:14:47de cet argent destiné au paiement
00:14:50d'assistants parlementaires
00:14:51pour alimenter le fonctionnement du parti.
00:14:54Il y a eu des pièces incontestables
00:14:56qui ont été produites à l'audience.
00:14:57Donc, juste dire, nous sommes innocents politiquement.
00:15:01Peut-être, mais juridiquement,
00:15:02c'est compliqué à plaider.
00:15:03Et c'est ce qui fait que, en première instance,
00:15:06ça s'est quand même très mal passé pour Marine Le Pen,
00:15:09qui a eu beaucoup de critiques formulées
00:15:11de la part de juristes sur ce système de défense
00:15:14qui était très politique,
00:15:16qui s'adresse aux Français,
00:15:18qui, sur un plan moral,
00:15:20peut se soutenir,
00:15:21on peut être pour ou contre,
00:15:22mais sur le plan juridique, ça ne tient pas.
00:15:24Et on avait beaucoup pensé,
00:15:25enfin, on avait pensé,
00:15:26et beaucoup disent d'ailleurs,
00:15:27qu'elle allait changer ce système de défense
00:15:31pour reconnaître au moins l'évidence
00:15:33et des faits qui vont être présentés.
00:15:36À vous entendre, il semblerait que ce ne soit pas le cas.
00:15:38Même stratégie risque de produire le même résultat.
00:15:40– Vincent Wattingham,
00:15:41il va y avoir un changement de stratégie
00:15:42de la défense de Marine Le Pen.
00:15:44On sait qu'elle a deux avocats.
00:15:46Elle en avait un pour le premier procès.
00:15:48On sait aussi que,
00:15:51mais je demanderais à Maître LeBarn si c'est le cas,
00:15:53peut-être que la justice pourrait être sensible
00:15:54à une forme de mea culpa de Marine Le Pen
00:15:57pendant ce deuxième procès.
00:15:58Est-ce qu'elle dit qu'elle va changer ou absolument pas ?
00:16:00– Alors, si l'on s'en tient aux déclarations,
00:16:03aux quelques déclarations qu'elle a faites aujourd'hui,
00:16:05la réponse est non.
00:16:06Je vais venir dire la vérité
00:16:08en espérant être mieux entendu qu'en première instance.
00:16:10C'est déjà ce qu'elle avait fait.
00:16:11Après, il reste à savoir
00:16:12s'il y avait une autre stratégie de défense possible.
00:16:16Certains juristes, certains observateurs
00:16:17disent que oui,
00:16:18parce que ce qu'il faut bien comprendre,
00:16:20c'est qu'on parle beaucoup de l'année 2014-2015,
00:16:22après les européennes,
00:16:23où le Front National est venu avec
00:16:25un peu plus de 20 ou 25 eurodéputés
00:16:28et ne savait pas comment gérer ça aussi.
00:16:30Il y avait cette voie qui pouvait aussi
00:16:32venir dans la défense de Marine Le Pen
00:16:34de dire qu'on a peut-être fait preuve d'amateurisme,
00:16:36on ne savait pas comment faire,
00:16:37on a eu 25 députés d'un coup,
00:16:38on a agi comme ça.
00:16:39Mais en tout cas,
00:16:40ce n'est pas ce qui a été mis sur la table
00:16:41lors du premier procès.
00:16:43Et puis, il faut bien le reconnaître,
00:16:44comme Géraldine le disait à l'instant,
00:16:46il y a des éléments factuels
00:16:47et solides qui ont fondé
00:16:49le jugement de première instance.
00:16:51Ils vont toujours être là
00:16:52à partir de demain,
00:16:53avec une épine de plus
00:16:54dans le pied de Marine Le Pen,
00:16:56c'est qu'ils ne sont plus 24 prévenus,
00:16:58ils sont 12 parce qu'il y en a 12
00:17:00qui n'ont pas fait appel,
00:17:01qui ont donc accepté
00:17:02le principe de leur condamnation.
00:17:03Alexandre Nicolet,
00:17:03je suppose qu'il y a eu des réunions
00:17:05au sein du Rassemblement National
00:17:06pour savoir comment il faut
00:17:08prendre position dans les médias
00:17:09avant ce procès.
00:17:10Est-ce que la ligne a changé au RN ?
00:17:13Est-ce que vous faites un peu le mea culpa
00:17:14en disant que c'était flou,
00:17:16on n'avait pas compris exactement
00:17:17qu'on ne pouvait pas utiliser
00:17:18l'argent du Parlement européen
00:17:19pour autre chose ?
00:17:20Ou est-ce que le RN et Marine Le Pen
00:17:22restent droit dans leur botte ?
00:17:24Le Rassemblement National
00:17:24n'a pas détourné de l'argent.
00:17:26Il faut être très précis
00:17:27dans ce qui a été condamné.
00:17:29Détourner l'argent du Parlement européen.
00:17:31Je vais être précis sur l'accusation.
00:17:33Parce que je suis moi-même député européen,
00:17:34je peux en parler
00:17:35de manière très précise.
00:17:36On a,
00:17:37chaque député européen
00:17:38a une enveloppe
00:17:38pour embaucher
00:17:39des collaborateurs parlementaires.
00:17:41Quoi qu'il arrive,
00:17:42cette enveloppe,
00:17:42elle existe.
00:17:43D'accord ?
00:17:44Dans cette enveloppe,
00:17:45moi-même,
00:17:45j'ai des collaborateurs
00:17:46qui travaillent
00:17:47pour mon travail parlementaire
00:17:49au sein du Parlement européen.
00:17:52À l'époque des faits,
00:17:53donc en 2014,
00:17:55il y avait un vrai flou
00:17:56qui d'ailleurs concerne
00:17:58M. Bayrou,
00:17:58qui concerne
00:17:59Jean-Luc Mélenchon,
00:18:01avec une différence
00:18:02de point de vue
00:18:02sur le travail
00:18:03de ses collaborateurs.
00:18:04Est-ce que,
00:18:05par exemple,
00:18:05ses collaborateurs,
00:18:06quand le député européen
00:18:07fait un travail
00:18:08qui correspond plus
00:18:09à une activité militante
00:18:12pour le parti ?
00:18:13Est-ce que ce collaborateur
00:18:14peut l'aider ou pas
00:18:16pour le parti ?
00:18:17Pardon,
00:18:17je vous interromps
00:18:18une seconde
00:18:19parce que vous dites
00:18:19qu'il y a un flou,
00:18:20mais on sait,
00:18:21et on l'a su pendant le procès,
00:18:22qu'il y a des alertes
00:18:22qui sont remontées
00:18:23à Marisotel,
00:18:23y compris du trésorier
00:18:24du parti,
00:18:25disant,
00:18:26attention,
00:18:26ce n'est pas légal
00:18:27ce qu'on est en train de faire.
00:18:28Ce que je disais,
00:18:29c'est qu'il y avait un flou
00:18:29et notamment avec une différence
00:18:31de point de vue
00:18:31sur la vision française
00:18:32parce que la vision française
00:18:33historique à l'Assemblée
00:18:34était plus laxiste
00:18:36sur l'utilisation
00:18:38des collaborateurs parlementaires,
00:18:39sur le travail
00:18:39des collaborateurs parlementaires.
00:18:41Aujourd'hui,
00:18:42maintenant,
00:18:42effectivement,
00:18:42c'est très clair
00:18:43sur le travail
00:18:44des collaborateurs parlementaires.
00:18:46Mais je tiens à préciser
00:18:48qu'il n'y a pas un centime
00:18:49qui a été volé.
00:18:50Il n'y a pas eu
00:18:50d'emplois fictifs.
00:18:51Il n'y a pas d'enrichissement.
00:18:52Tous ceux qui ont travaillé
00:18:55travaillaient réellement,
00:18:57tous les collaborateurs,
00:18:58ce n'étaient pas des emplois
00:18:59qui n'existaient pas.
00:19:01Et les vrais scandales
00:19:03qu'il y a eu
00:19:03au sein du Parlement européen,
00:19:05c'est plutôt évidemment
00:19:05le scandale du Qatar Gate
00:19:07ou des scandales
00:19:07où des gens
00:19:08se sont retrouvés
00:19:08avec des valises de billets
00:19:10et donc on peut penser
00:19:11à Eva Kaili ou autre,
00:19:13des socialistes notamment
00:19:14qui avaient des valises de billets
00:19:15pour dire
00:19:15le Qatar respecte
00:19:16les droits de l'homme.
00:19:17Ça, c'est des choses
00:19:18qui, je pense,
00:19:19choquent beaucoup plus les gens
00:19:20que de se dire
00:19:21que le collaborateur parlementaire
00:19:23à un moment
00:19:23fait du travail
00:19:25qui avantageait le parti
00:19:26globalement.
00:19:26J'entends ce que vous dites.
00:19:27J'entends ce que vous dites.
00:19:28C'est juste un flou
00:19:29sur l'emploi du collaborateur parlementaire.
00:19:30Jean-Yves Leborn,
00:19:31si vous étiez,
00:19:32est-ce que vous n'êtes pas
00:19:35que vous diriez ?
00:19:36Bon, ça n'a pas bien fonctionné
00:19:38la première fois,
00:19:38visiblement,
00:19:39vu les peines
00:19:40pendant ses contrails.
00:19:41Il faut changer de stratégie.
00:19:43Écoutez,
00:19:43n'étant pas son avocat,
00:19:45je ne vous dirai pas
00:19:45dans cet irréel du présent...
00:19:47Mais est-ce que la justice
00:19:48peut y être sensible ?
00:19:49Mais disons-le,
00:19:49il y a dans cette époque,
00:19:52et vous rappeliez
00:19:53que d'autres partis politiques
00:19:55sont concernés,
00:19:56il y a une ambiguïté.
00:19:58Le détournement d'argent,
00:20:00c'est quelque chose
00:20:01qui s'apparente au vol,
00:20:03à l'abus de confiance.
00:20:04Or là,
00:20:04on est dans l'affectation
00:20:07de fonds
00:20:08qui sont donnés
00:20:09pour des aides politiques
00:20:10à un type d'aide politique
00:20:12qui n'était pas
00:20:13celui qui était prévu.
00:20:16Alors, évidemment,
00:20:17c'est un peu différent.
00:20:19Maintenant,
00:20:20s'enfermer
00:20:21dans cette sorte
00:20:22de dialogue de sourds
00:20:24où les uns disent
00:20:25« mais c'était normal,
00:20:27on est innocents,
00:20:27tout s'est bien passé »
00:20:29et où les autres diront
00:20:30« vous avez détourné les fonds »,
00:20:31ce n'est peut-être pas
00:20:33le meilleur moyen
00:20:34d'arriver
00:20:35à une sorte
00:20:37de moyen terme
00:20:39où, finalement,
00:20:41on pourrait peut-être
00:20:42voir qu'il y a eu
00:20:43une erreur,
00:20:45ce qui permettrait
00:20:46de diminuer
00:20:47l'idée
00:20:47qu'il y a eu
00:20:48une faute.
00:20:49Mais ça,
00:20:50c'est un point de vue
00:20:51qui m'est personnel.
00:20:52– Mais que celui
00:20:53d'un avocat
00:20:54qui a gagné
00:20:54quelques procès
00:20:55dans sa carrière aussi.
00:20:57Brice Tinturier,
00:20:58l'opinion
00:20:59et les électeurs du RN,
00:21:00ils en disent quoi aujourd'hui ?
00:21:01Ils ont déjà tourné
00:21:02la page Marine Le Pen ?
00:21:03Ils sont déjà passés
00:21:04au plan B ?
00:21:04– Non, on ne peut pas dire
00:21:05qu'ils ont tourné
00:21:06la page de Marine Le Pen
00:21:06qui est quand même
00:21:07une personnalité
00:21:07qui a structuré
00:21:09ce qu'est aujourd'hui
00:21:10le Rassemblement National.
00:21:11Simplement,
00:21:12et je réponds du coup
00:21:13à un des deux points
00:21:13sur lesquels
00:21:14je voulais revenir,
00:21:15on ne peut pas dire non plus
00:21:16qu'il y aurait
00:21:16un déni de démocratie
00:21:17au sens où on priverait
00:21:19cette formation politique
00:21:20de toute représentation
00:21:21possible.
00:21:22Tout simplement,
00:21:23et là j'en reviens
00:21:24à cette idée
00:21:24que pour les Français
00:21:26et notamment
00:21:27les électeurs
00:21:27du RN,
00:21:29il n'y a pas Marine Le Pen
00:21:30et puis plus rien,
00:21:31il y a Marine Le Pen
00:21:32et si le droit dit
00:21:33Marine Le Pen
00:21:34ne peut pas être
00:21:35candidate,
00:21:37il y a Jordan Bardella
00:21:37et c'est en ce sens
00:21:39que le switch
00:21:40se fait assez facilement.
00:21:42Le deuxième point
00:21:42aussi que je voudrais
00:21:43juste signaler
00:21:44c'est que je pense
00:21:44que politiquement
00:21:45puisqu'il y a le droit
00:21:46et moi je n'interviens
00:21:46pas là-dessus,
00:21:47mais ensuite
00:21:48politiquement,
00:21:49il me semble que c'est
00:21:50un argument très dangereux
00:21:51de dire qu'il serait
00:21:52anormal qu'une candidate
00:21:54aussi importante
00:21:55ne puisse pas se présenter
00:21:56parce que ça voudrait dire
00:21:57que des candidats
00:21:58moins importants,
00:21:59alors là pour eux
00:21:59ça serait normal
00:22:00et puis j'attends
00:22:02les personnes qui vont me dire
00:22:03à partir de quel seuil
00:22:04c'est important
00:22:05et à partir de quel seuil
00:22:06ce n'est pas important.
00:22:07Donc il y a un problème
00:22:08de droit,
00:22:08il y a un problème politique
00:22:09et il est impératif
00:22:10de distinguer les dessus.
00:22:11Jardine Wester.
00:22:12Il y a aussi un problème
00:22:13politique dans le brouillage
00:22:14que renvoient
00:22:16même indépendamment
00:22:17de sa volonté
00:22:18la justice.
00:22:20Donc moi je pense
00:22:21que même
00:22:21si elle était empêchée
00:22:23de se présenter,
00:22:24je ne pense pas
00:22:24que ça aurait un gros impact
00:22:25sur son électorat
00:22:26et ça aurait peut-être
00:22:27même pour effet inverse
00:22:28de renforcer
00:22:28Jordan Bardella.
00:22:30Le brouillage,
00:22:31on l'a rappelé,
00:22:33c'est un jugement
00:22:34qui est presque moral
00:22:37sur la façon
00:22:38d'interpréter un texte,
00:22:40c'est l'ampleur de la peine,
00:22:41c'est-à-dire
00:22:42on lui retire
00:22:43toute possibilité
00:22:44de se présenter
00:22:46alors qu'elle est
00:22:47en position de challenger
00:22:49de cette élection présidentielle.
00:22:53C'est très compliqué
00:22:54à vendre à une opinion
00:22:55qui est déjà convaincue,
00:22:57parce qu'il y a un électorat
00:22:58très fidèle,
00:22:59que ça fait 30 ans
00:23:01qu'on l'empêche.
00:23:02Je ne pense pas
00:23:03qu'il y aurait
00:23:03un impact très fort.
00:23:04Les Français ne considéraient pas
00:23:06que le rendu de justice
00:23:07à date
00:23:08était un rendu unique
00:23:09et ils étaient plutôt
00:23:11la justice doit s'exercer.
00:23:12Mais d'ailleurs
00:23:12elle récolte le fruit
00:23:15de ce qu'elle a elle-même,
00:23:16c'est pour ça
00:23:17qu'elle avait nommé,
00:23:18qu'elle avait poussé
00:23:19et porté Jordan Bardella
00:23:20en ayant en tête
00:23:22la perspective
00:23:23de ce procès
00:23:24et se dire
00:23:25il faut que j'assure
00:23:25la succession.
00:23:26Vincent, il y a quand même
00:23:27une question qui se pose,
00:23:28est-ce qu'on n'est pas
00:23:28en train d'enterrer
00:23:29juridiquement et politiquement
00:23:30Marine Le Pen
00:23:30un peu trop tôt,
00:23:32un peu trop vite ?
00:23:33Il y a quand même
00:23:33plusieurs scénarios
00:23:34en fonction de la décision
00:23:37qui va tomber
00:23:37avant l'été
00:23:38où elle pourrait
00:23:39tout de même
00:23:39être candidate ?
00:23:41Oui, il y a une voie
00:23:41de passage étroite,
00:23:43pourrait-on dire ?
00:23:44Un trou de souris ?
00:23:45Un trou de souris
00:23:45pour reprendre l'expression.
00:23:47Non, plutôt un petit.
00:23:48La première solution
00:23:49c'est que la Cour d'à peine
00:23:50relaxe
00:23:51et une analyse différente
00:23:52du tribunal
00:23:52en première instance.
00:23:53Quand on voit
00:23:54l'étendue du dossier
00:23:54et les débats
00:23:55qui ont eu lieu
00:23:55en premier instant,
00:23:56ça paraît peu vraisemblable
00:23:57mais pourquoi pas ?
00:23:57Si elle est relaxée,
00:23:58évidemment qu'elle peut
00:23:59se présenter
00:23:59à l'élection présidentielle.
00:24:01La deuxième option,
00:24:02c'est imaginons
00:24:02qu'elle soit condamnée
00:24:03sans peine d'inéligibilité
00:24:05parce qu'on l'a dit,
00:24:06ce n'est pas automatique
00:24:06avec la période de prévention,
00:24:08c'est-à-dire que les faits
00:24:08sont intervenus
00:24:09avant que la loi
00:24:10ne rende cette inéligibilité
00:24:12automatique.
00:24:12s'il n'y a pas
00:24:13d'inéligibilité,
00:24:14elle est condamnée
00:24:15par exemple
00:24:16à une peine principale.
00:24:17Là, c'est 4 ans de prison
00:24:18dont 2 ans
00:24:19ferme sous bracelet
00:24:19et elle peut se présenter.
00:24:20Après, les électeurs
00:24:21enverront-ils
00:24:22quelqu'un à l'Élysée
00:24:23avec un bracelet au pied ?
00:24:24C'est une autre question.
00:24:25Il y a aussi une autre option.
00:24:26S'il y a une peine
00:24:27d'inéligibilité
00:24:28mais qui est beaucoup
00:24:28plus faible,
00:24:3018 mois,
00:24:312 ans,
00:24:312 ans,
00:24:3231 mars 2025,
00:24:3331 mars 2027,
00:24:34elle aurait purgé
00:24:35ces 2 ans,
00:24:35elle pourrait se présenter.
00:24:36Elle redeviendrait éligible
00:24:37quelques jours
00:24:38avant le collétois.
00:24:38Quelques jours après.
00:24:39Ça, c'est l'une des options.
00:24:40Il y a des présidents
00:24:41à l'Injuppé.
00:24:42Il y a une autre hypothèse,
00:24:44c'est qu'il n'y ait pas
00:24:45d'exécution provisoire
00:24:48à une inéligibilité
00:24:49parce qu'au fond,
00:24:51dans ce procès,
00:24:52le vrai sujet,
00:24:53c'est que la présomption
00:24:55d'innocence,
00:24:56le fait que l'appel
00:24:57soit suspensif,
00:24:58que le pourvoi en cassation
00:25:00éventuel à intervenir
00:25:01après l'arrêt
00:25:02soit aussi suspensif,
00:25:04c'est la banalité
00:25:05du droit français.
00:25:06Et on a été chercher
00:25:08cette exécution provisoire
00:25:10qui, disons-le,
00:25:12d'un point de vue juridique,
00:25:13je dis bien juridique,
00:25:14je ne me mêle pas de politique,
00:25:16ne me paraît pas justifié
00:25:18car en réalité,
00:25:20le danger
00:25:22qui suppose
00:25:23l'exécution provisoire,
00:25:24c'est-à-dire l'action immédiate,
00:25:26il est où le danger ?
00:25:27Le tribunal disait
00:25:28qu'il était dans la récidive.
00:25:30Mais la récidive de quoi ?
00:25:32Alors que Marine Le Pen
00:25:33n'est plus députée européenne
00:25:35et qu'on peut espérer,
00:25:36vous nous le confirmerez,
00:25:38j'espère,
00:25:38mais que le système
00:25:40du paiement
00:25:41d'un certain nombre
00:25:42de collaborateurs
00:25:43via les fonds européens
00:25:44est quelque chose
00:25:44qui appartient au passé.
00:25:45C'est le cas désormais,
00:25:46les fonds européens,
00:25:47ils ne servent que pour l'Europe.
00:25:48Je peux vous dire...
00:25:49Oui, c'est fini.
00:25:50Il n'y a plus de flou,
00:25:51il n'y a plus de gris,
00:25:52il n'y a plus de...
00:25:53Je vous le dis,
00:25:57la différence de point de vue
00:25:58aujourd'hui,
00:25:59cette précision justement
00:26:00sur le travail des collaborateurs,
00:26:02elle a été apportée
00:26:03a posteriori.
00:26:04Et donc,
00:26:05effectivement,
00:26:06on a aujourd'hui
00:26:07une exigence par rapport à ça
00:26:08et on est minutieux,
00:26:09mais je pense comme personne
00:26:11justement,
00:26:11pour que les collaborateurs
00:26:13parlementaires
00:26:14ne fassent que
00:26:15du travail parlementaire,
00:26:16évidemment.
00:26:17Mais encore une fois,
00:26:18j'insiste,
00:26:18à l'époque des faits,
00:26:21il y avait un flou
00:26:22sur ce travail parlementaire,
00:26:24mais je suis convaincu
00:26:27qu'en tout cas,
00:26:28sur ce qui est reproché,
00:26:29c'est-à-dire
00:26:29le détournement de fonds publics,
00:26:31parce qu'il n'y a pas eu
00:26:31de détournement de fonds publics,
00:26:33Marine Le Pen sera innocentée.
00:26:34On verra ce qu'en dit la justice
00:26:35à l'issue de ce procès en appel.
00:26:37En tout cas,
00:26:37depuis des mois et des mois,
00:26:38depuis le coup de tonnerre
00:26:39du premier jugement,
00:26:42la question en ce moment
00:26:43au sein du Rassemblement national,
00:26:45c'est plan A ou plan B ?
00:26:46Plan A, Marine Le Pen,
00:26:47plan B,
00:26:47Jordan Bardella.
00:26:48Voici ce qu'en dit
00:26:49le B de Bardella aujourd'hui.
00:26:52J'entends bien que
00:26:53ces prochains mois,
00:26:55ces prochaines semaines,
00:26:56comme c'est le cas
00:26:56depuis un certain nombre de temps,
00:26:57vont donner lieu
00:26:57à un jeu d'essai de différence.
00:27:01Il n'y a pas de différence
00:27:02entre Marine Le Pen et moi.
00:27:04Donc, on ne va pas rentrer
00:27:05dans ce jeu-là,
00:27:07même si je sais
00:27:07que ça vous ferait bien plaisir.
00:27:11Monsieur Bardella,
00:27:12bonjour.
00:27:12Et encore une fois,
00:27:13je ne suis pas candidat
00:27:13à l'élection présidentielle.
00:27:14Je vais peut-être vous faire un scoop.
00:27:16Monsieur Bardella, bonjour.
00:27:16Je suis candidat au poste de Premier ministre.
00:27:18Voilà.
00:27:19Jordan Bardella qui se reprend à la fin.
00:27:20Encore une fois,
00:27:21je suis candidat uniquement à Matignon.
00:27:22Ils sont interchangeables ou pas ?
00:27:24Ils sont presque interchangeables,
00:27:26mais pas totalement.
00:27:27C'est-à-dire que Jordan Bardella
00:27:28a un positionnement
00:27:28qui fait qu'il attire
00:27:30un petit peu plus
00:27:30d'électeurs,
00:27:31LR notamment,
00:27:33et qu'il a un segment aussi
00:27:34qui est un petit peu moins populaire.
00:27:36mais le gros
00:27:37de la marque Hérène,
00:27:38si je puis dire,
00:27:39aussi bien Marine Le Pen
00:27:40que Jordan Bardella,
00:27:42le reprend,
00:27:43le récupère.
00:27:44Donc ça se joue sur 2%
00:27:45ensuite d'électeurs.
00:27:46On a essayé de regarder ça
00:27:47très précisément.
00:27:48Les électeurs
00:27:49qui ne choisissent
00:27:50que Bardella
00:27:51et pas Le Pen,
00:27:52que Le Pen
00:27:53et pas Bardella,
00:27:54les deux indifféremment.
00:27:56Donc ça se joue vraiment
00:27:57sur 2-3%.
00:27:58Ce n'est pas négligeable
00:27:59malgré tout.
00:28:00Mais ça veut dire quand même
00:28:01que le gros
00:28:02est très interchangeable.
00:28:04Les électeurs
00:28:04n'ont pas de problème
00:28:05à voter pour Jordan Bardella
00:28:07si Marine Le Pen
00:28:08n'est pas candidate.
00:28:09C'est vraiment ça
00:28:10le premier renseignement
00:28:11et je crois
00:28:11le plus important.
00:28:12Et on peut imaginer
00:28:13sincèrement
00:28:14Géraldine Wozner,
00:28:15Marine Le Pen
00:28:15inéligible,
00:28:17aller faire campagne
00:28:17pour Jordan Bardella,
00:28:19être assise au premier rang
00:28:20de ses meetings,
00:28:22faire sa campagne
00:28:22de gaieté de cœur
00:28:23ou pas ?
00:28:24De gaieté de cœur,
00:28:25je ne sais pas.
00:28:27Mais non,
00:28:28c'est en ça
00:28:29que ça serait un séisme
00:28:30si vous voulez.
00:28:31C'est 40 ans
00:28:32de vie politique,
00:28:33c'est 40 ans quand même
00:28:34de succès politique.
00:28:36Moi je me souviens
00:28:36en juin 2022,
00:28:39elle fait quand même
00:28:39entrer 89 députés
00:28:41à l'Assemblée nationale
00:28:42et ce jour-là
00:28:43j'ai vu son père
00:28:44Jean-Marie Le Pen
00:28:45qui c'était son anniversaire.
00:28:47Il fêtait ses 90 ans
00:28:49ce jour-là
00:28:49et il disait
00:28:50mais je n'ai jamais réussi cela.
00:28:52Donc c'est
00:28:53une décennie de stratégie
00:28:56pour normaliser son parti.
00:28:59et qui finalement
00:29:00la ferait tomber
00:29:00sur un système
00:29:01qui était encore une fois
00:29:03hérité de celui
00:29:04qui avait mis en place
00:29:05son père.
00:29:06Donc ça serait quand même
00:29:07assez difficile pour elle
00:29:09une période très dure.
00:29:10Je ne sais pas du tout
00:29:11si elle ferait campagne
00:29:13en réalité
00:29:13auprès de lui.
00:29:15Elle a déjà dit
00:29:15parce que c'est l'autre option
00:29:16qu'on aurait pu imaginer
00:29:17c'est-à-dire un ticket
00:29:18à la Medvedev.
00:29:19Vous savez,
00:29:19lui président,
00:29:20elle première ministre
00:29:21et ça,
00:29:22elle a balayé l'option.
00:29:23Elle a dit non.
00:29:23Elle a dit non.
00:29:24Je ne serai pas son premier ministre.
00:29:25Je ne serai pas son premier ministre.
00:29:27Donc elle donne quand même
00:29:28le sentiment
00:29:29d'avoir intégré,
00:29:30pleinement intégré
00:29:31la possibilité
00:29:33de son inéligibilité.
00:29:34Elle a d'ailleurs dit
00:29:35par exemple
00:29:36qu'elle n'irait pas
00:29:36se pourvoir en cassation.
00:29:39Ce qui est assez étonnant
00:29:39pourquoi elle a annoncé
00:29:41aujourd'hui.
00:29:41Elle a confirmé aujourd'hui.
00:29:42Je ne veux pas priver
00:29:43Jordan d'une campagne.
00:29:45Ça nous rapprocherait
00:29:46trop de la date
00:29:47de l'élection.
00:29:47Parce que l'arrêt
00:29:48de la cour de cassation.
00:29:49Elle est très loin
00:29:49dans sa réflexion.
00:29:51Je me trompe peut-être.
00:29:52Mais je ne suis pas certaine
00:29:54qu'elle serait...
00:29:55Si elle est inéligible,
00:29:56je pense que dans la lumière,
00:29:58ce sera Jordan Bardella
00:29:59et ce sera lui
00:30:00qui fera pleinement campagne.
00:30:01Le mot de la fin,
00:30:02Vincent Vintigane.
00:30:03Le procès va durer un mois.
00:30:04Cinq semaines.
00:30:05Cinq semaines,
00:30:06j'adore votre précision.
00:30:07Vous avez raison,
00:30:07c'est un peu plus qu'un mois.
00:30:08Marine Le Pen,
00:30:08elle ne va pas être entendue
00:30:09dès demain.
00:30:09Il faut attendre quelques jours.
00:30:10Alors elle va être entendue
00:30:11parce qu'on va faire décliner
00:30:12l'identité
00:30:13de tous les prévenus à la barre.
00:30:14Mais son premier interrogatoire
00:30:15sur le fond est attendu
00:30:16dans une semaine,
00:30:17mardi 20 janvier.
00:30:18Il est prévu pour durer
00:30:19l'après-midi du mardi,
00:30:20toute la journée du mercredi,
00:30:21voire le jeudi
00:30:22s'il y a besoin.
00:30:23Et le jugement,
00:30:23donc a priori,
00:30:24mais ça,
00:30:24on n'en est pas sûr
00:30:25au mois de juin ?
00:30:26Alors, juin,
00:30:27avant l'été 2026,
00:30:28ça c'est un communiqué...
00:30:2921 juin donc,
00:30:29si je connais mon calendrier.
00:30:31Effectivement.
00:30:31Avant l'été 2026,
00:30:33c'est un communiqué
00:30:34de la Cour d'appel
00:30:35qui date déjà de l'an dernier
00:30:36qui avait précisé ça
00:30:37sur la Cour de cassation,
00:30:38l'ultime recours.
00:30:40Marine Le Pen
00:30:40l'a un peu balayé
00:30:41d'un revers de main
00:30:42aussi aujourd'hui
00:30:42en disant
00:30:43quand on aura l'arrêt
00:30:44de la Cour d'appel,
00:30:44on décidera
00:30:45qui sera candidat,
00:30:46Jordan Bardella ou moi.
00:30:47On n'attendra pas
00:30:48un éventuel résultat
00:30:49de la Cour de cassation
00:30:50qui devrait prendre du temps.
00:30:51Brice Tinturier,
00:30:52tout ça va occuper
00:30:53les débats politiques
00:30:53dans les semaines qui viennent ?
00:30:55Oui, ça c'est certain
00:30:56mais l'enjeu est important.
00:30:57L'enjeu est aussi important
00:30:58parce qu'une campagne présidentielle,
00:31:00j'en ai suivi pas mal
00:31:01depuis maintenant
00:31:02quelques décennies même,
00:31:03on n'imagine pas
00:31:05notamment une présidentielle
00:31:06à quel point c'est difficile,
00:31:07à quel point c'est âpre,
00:31:08à quel point c'est une essoreuse.
00:31:10Et là, Marine Le Pen,
00:31:11elle a une expérience
00:31:12qui est tout à fait unique.
00:31:13Et ça se voit, je trouve,
00:31:14dans sa façon d'intervenir,
00:31:17dans le moment où elle interview,
00:31:18dans les mots qu'elle utilise,
00:31:21vous pouvez trébucher
00:31:21à tout moment.
00:31:22Et l'inconnu,
00:31:23si c'était Jordan Bardella,
00:31:24c'est qu'on ne sait pas
00:31:25s'il arrivera
00:31:27à tenir ça ou pas.
00:31:29Et véritablement,
00:31:29quand je dis
00:31:30que c'est une inconnue,
00:31:31on ne le sait pas.
00:31:32Ce qu'on sait,
00:31:32c'est que Marine Le Pen,
00:31:33elle a cette connaissance,
00:31:34cette compétence,
00:31:35ce sens de la temporalité
00:31:36d'une campagne
00:31:37et que c'est un atout
00:31:38dans une campagne.
00:31:38Merci beaucoup à tous les cinq.
00:31:40Coup d'envoi du procès
00:31:41en appel de Marine Le Pen
00:31:42et de 11 autres prévenus.
00:31:43C'est bien ça,
00:31:44je parle toujours sous votre regard
00:31:45depuis le moment
00:31:46et sur le calendrier,
00:31:46je me méfie,
00:31:47des 11 autres prévenus.
00:31:48Donc demain,
00:31:49BFM TV sera en édition spéciale
00:31:50pour les premières heures
00:31:51de ce procès.
00:31:52Merci beaucoup à tous les cinq
00:31:53d'être venus ce soir
00:31:54sur le plateau de 60 minutes.
00:31:56On en vient à présent
00:31:57à la situation en Iran.
00:31:59C'est sans doute
00:31:59l'image du jour
00:32:00et elle est clairement
00:32:01à contre-courant
00:32:02de ce que vit le pays
00:32:03depuis plusieurs jours maintenant.
00:32:05Des milliers d'Iraniens
00:32:06qui manifestent à Téhéran
00:32:07à l'appel du pouvoir,
00:32:09manifestation de soutien
00:32:10au régime des Mollahs
00:32:12sur la place de la révolution
00:32:13à Téhéran donc.
00:32:14Pendant ce temps,
00:32:15les États-Unis affirment
00:32:15que l'Iran serait prête
00:32:16à négocier désormais.
00:32:17On va aller à Washington
00:32:18dans quelques instants.
00:32:18Des premiers contacts
00:32:19auraient été établis.
00:32:21Le régime finira-t-il
00:32:22par plier ou même
00:32:23par rompre ?
00:32:24Raphaël Redon,
00:32:25Simon Terracine.
00:32:25En Iran,
00:32:30cette répression
00:32:31dans le sang.
00:32:32Au moins 648
00:32:33manifestants tués.
00:32:35Si l'ampleur des violences
00:32:37reste difficile
00:32:38à établir,
00:32:38les images
00:32:39qui nous parviennent
00:32:39en tout cas
00:32:40laissent redouter le pire.
00:32:43Les corps des victimes
00:32:44jonchent le sol.
00:32:45Le ton monte
00:32:46entre Washington
00:32:47et Téhéran
00:32:48même si les voies
00:32:49du dialogue
00:32:50sont ouvertes.
00:32:51Donald Trump
00:32:52assure que les dirigeants
00:32:53du pays
00:32:53ont appelé
00:32:53les États-Unis
00:32:54pour négocier.
00:33:08Si des négociations
00:33:10commencent,
00:33:11elles se déroulent
00:33:12sur un océan de sang.
00:33:14Est-ce qu'on a
00:33:14une possibilité
00:33:15de négociation
00:33:16ou bien
00:33:17d'intervention américaine ?
00:33:18Et là,
00:33:19c'est encore
00:33:19le même suspense,
00:33:21si je puis dire.
00:33:21Il va y avoir
00:33:27à nouveau
00:33:28des appels
00:33:28à manifester
00:33:29et on va
00:33:30vers des jours
00:33:31sombres
00:33:31en Iran
00:33:32si une solution
00:33:33n'est pas trouvée.
00:33:34Et pour en parler
00:33:38ce soir
00:33:39dans 60 minutes
00:33:39Didier François
00:33:40journaliste
00:33:40défense
00:33:41à BFM TV
00:33:41soyez le bienvenu
00:33:42à vos côtés
00:33:43Alexandre Achfart
00:33:43Brod
00:33:44directrice adjointe
00:33:45de la rédaction
00:33:46de Libération
00:33:46spécialiste du Moyen-Orient
00:33:48Ulysse Gosset
00:33:49spécialiste des questions
00:33:50internationales
00:33:50à BFM TV
00:33:51bien sûr également
00:33:52et le général
00:33:52Olivier de Bavincov
00:33:54ancien chef
00:33:55d'état-major
00:33:55de la force internationale
00:33:57de l'OTAN
00:33:57on va rentrer
00:33:58dans ce sujet
00:33:59des négociations
00:34:00ou pas
00:34:01qui vont peut-être
00:34:01avoir lieu
00:34:02avec le régime iranien
00:34:03mais d'abord
00:34:03sur ces images
00:34:04qu'on voyait
00:34:04il y a quelques instants
00:34:05de ces manifestations
00:34:06organisées aujourd'hui
00:34:08par le pouvoir
00:34:09par le régime des Mollahs
00:34:10et diffusées quasiment
00:34:11en boucle
00:34:12aujourd'hui
00:34:13sur les chaînes
00:34:15de télévision
00:34:16d'état iranien
00:34:17c'est quoi
00:34:18Didier François
00:34:19c'est un régime
00:34:20à bout de souffle
00:34:21qui tente de montrer
00:34:22que tout va bien
00:34:23que la situation
00:34:23est sous contrôle
00:34:24alors oui
00:34:24c'est un régime
00:34:25qui a du mal
00:34:25parce qu'en fait
00:34:26vous voyez
00:34:26qu'il y a une vague
00:34:27de crise
00:34:28et de contestation
00:34:28qui a commencé
00:34:29en fait
00:34:29avec l'énorme
00:34:32fraude
00:34:32aux élections
00:34:33de 2009
00:34:34qui avait été
00:34:34le fameux
00:34:36mouvement vert
00:34:36qui avait été
00:34:37en fait
00:34:37la jeunesse
00:34:38libérale
00:34:39du nord
00:34:40enfin pro-occidentale
00:34:41qui était déçue
00:34:43par le fait
00:34:43qu'on lui ait volé
00:34:44qu'on ait volé
00:34:45les élections
00:34:46aux libéraux
00:34:46entre guillemets
00:34:47du régime
00:34:48ensuite
00:34:49on a eu
00:34:49les manifestations
00:34:51qui ont été
00:34:52celles contre
00:34:53donc ça c'était
00:34:54contre Armani Néja
00:34:55ensuite on a eu
00:34:56des manifestations
00:34:56populaires
00:34:58en 2019
00:34:58sur le prix
00:34:59le prix de l'essence
00:35:01qui là pour le coup
00:35:01avait touché
00:35:02la population
00:35:03les plus pauvres
00:35:03dans les villes
00:35:04de province
00:35:04et puis ensuite
00:35:06on a eu en 2022
00:35:07celle des classes moyennes
00:35:08là ce qu'il y a de nouveau
00:35:09c'est que en fait
00:35:10tous ces mouvements là
00:35:12sont en train
00:35:12de s'unir
00:35:13et donc le régime
00:35:14qui a commencé
00:35:15alors depuis jeudi
00:35:16une répression féroce
00:35:18est bien obligé
00:35:19d'essayer de mobiliser
00:35:20sa propre base
00:35:21parce qu'il en a une
00:35:22qui sont
00:35:23il y a des iraniens
00:35:23qui aujourd'hui
00:35:24sont prêts
00:35:24de leur plein gré
00:35:25à manifester pour le pouvoir
00:35:26bien sûr
00:35:27bien sûr
00:35:27sinon ils n'auraient
00:35:28jamais tenu aussi longtemps
00:35:29aucun régime
00:35:30même totalitaire
00:35:30n'a pas de base sociale
00:35:32sa base sociale
00:35:33c'est les gens
00:35:34dans les banlieues sud
00:35:35de Téhéran
00:35:37c'est les bas-sidji
00:35:37c'est des gens comme ça
00:35:38et donc la grosse difficulté
00:35:40aujourd'hui
00:35:40on a un mouvement
00:35:41qui est très fort
00:35:42contre le régime
00:35:44et qui pour la première fois
00:35:45est relativement
00:35:46unifié
00:35:47du point de vue
00:35:48des classes sociales
00:35:49en revanche
00:35:49il est très ferme
00:35:50en termes d'alternatives
00:35:51politiques intérieures
00:35:52et l'appareil de répression
00:35:54reste très lié au régime
00:35:56donc les jours à venir
00:35:57on le voit avec la répression
00:35:58vont être fondamentaux
00:36:00Alexandre Hachfard
00:36:01est-ce que le régime
00:36:02peut tomber de l'intérieur
00:36:03sans intervention
00:36:05d'un autre pays
00:36:06est-ce qu'aujourd'hui
00:36:07les manifestants
00:36:08peuvent réussir à faire
00:36:09ce qu'ils n'ont pas fait
00:36:10dans toutes les précédentes révoltes
00:36:12que rappelait
00:36:12à l'instant Didier François
00:36:14est-ce que le régime
00:36:15est mieux aujourd'hui
00:36:15pour tomber
00:36:16alors ça on va le voir
00:36:18en effet dans les jours
00:36:19qui viennent
00:36:19je pense que la semaine
00:36:20va être décisive
00:36:20parce que soit
00:36:21les manifestants
00:36:22les manifestations
00:36:24grossissent
00:36:24et là à un moment
00:36:25certains au sein du régime
00:36:27verront que c'est plus tenable
00:36:28d'autant qu'il y a
00:36:29une grosse pression extérieure
00:36:30aussi de la part
00:36:32des Etats-Unis
00:36:33et d'Israël
00:36:33il faudrait
00:36:35il vaudrait mieux
00:36:36qu'il tombe
00:36:37par l'intérieur
00:36:38que ça vienne de l'intérieur
00:36:39pourquoi vous dites ça ?
00:36:40parce que si vous voulez
00:36:41les Iraniens
00:36:42les Iraniens sont des
00:36:43c'est son
00:36:44il y a eu un gros
00:36:46le taux d'éducation
00:36:47a énormément monté
00:36:49ces dernières
00:36:50ces dernières années
00:36:50c'est un peuple
00:36:51qui a envie
00:36:52de reprendre son destin
00:36:53en main
00:36:53après toutes ces décennies
00:36:55d'oppression
00:36:56de terreur
00:36:57et il n'a aucune envie
00:36:58de se faire dicter
00:36:59son avenir
00:37:01son destin
00:37:02par l'extérieur
00:37:03et a fortiori
00:37:04par les Etats-Unis
00:37:05ou Israël
00:37:05donc
00:37:06le mouvement
00:37:08aura d'autant plus
00:37:09de force
00:37:10et sera d'autant plus
00:37:12orienté
00:37:13vers peut-être
00:37:14on l'espère
00:37:15un peu plus
00:37:16de liberté
00:37:16de démocratie
00:37:17si c'est la base
00:37:19si c'est la société
00:37:20la population
00:37:21qui parvient
00:37:22à faire tomber
00:37:22le régime
00:37:23si ce sont
00:37:24les Etats-Unis
00:37:24là c'est la boîte
00:37:25de Pandore
00:37:26qui s'ouvre
00:37:26et on ne sait pas
00:37:27du tout
00:37:27ce que ça peut donner
00:37:28vous parlez
00:37:28Alexandre
00:37:29des Etats-Unis
00:37:29on a compris
00:37:30que Donald Trump
00:37:31met la pression
00:37:31depuis plusieurs jours
00:37:32maintenant
00:37:32depuis une semaine
00:37:34au moins
00:37:34dans un premier temps
00:37:34il a dit
00:37:35attention
00:37:35si le régime
00:37:36tue des manifestants
00:37:37il faudra se préparer
00:37:37à une intervention
00:37:38militaire
00:37:39bonsoir Antoine Nellard
00:37:40correspondant de BFMTV
00:37:41à Washington
00:37:42après avoir fait
00:37:44planer assez nettement
00:37:46la menace
00:37:46d'une attaque américaine
00:37:47les Etats-Unis
00:37:48évoquent désormais
00:37:48des discussions
00:37:49avec le régime iranien
00:37:51de quoi parle-t-on
00:37:52exactement
00:37:52écoutez en fait
00:37:57ce week-end
00:37:58c'est le ministre
00:37:58des affaires étrangères
00:37:59iranien
00:38:00qui a pris contact
00:38:01avec Steve Vitkoff
00:38:02l'homme de confiance
00:38:03de Donald Trump
00:38:04pour proposer
00:38:05des négociations
00:38:06a priori
00:38:07des négociations
00:38:07autour du nucléaire
00:38:09on n'a pas vraiment
00:38:09de détails
00:38:10sur quoi vraiment
00:38:10pourrait porter
00:38:11ces discussions
00:38:12Donald Trump
00:38:13lui en tout cas
00:38:13se dit ouvert
00:38:14à ces négociations
00:38:15tout en continuant
00:38:16de laisser planer
00:38:17la menace
00:38:17d'une intervention
00:38:18en fait
00:38:19Donald Trump
00:38:19pour le moment
00:38:20temporise
00:38:21il n'a pas encore
00:38:22pris sa décision
00:38:22de mener ou non
00:38:24des frappes
00:38:24contre le régime iranien
00:38:25ses équipes
00:38:26lui ont proposé
00:38:26plusieurs scénarios
00:38:28plusieurs cibles possibles
00:38:29notamment des sites militaires
00:38:31ceux-là même
00:38:31qui sont utilisés
00:38:32par le régime
00:38:32pour réprimer
00:38:33les manifestants
00:38:34mais le problème
00:38:35c'est le risque
00:38:36de représailles
00:38:37contre des bases américaines
00:38:38situées dans la région
00:38:39et ça
00:38:40Donald Trump
00:38:40est très attentif à cela
00:38:41s'il y a des pertes américaines
00:38:43ses électeurs
00:38:43ne lui pardonneraient pas
00:38:44surtout qu'il n'a pas été élu
00:38:47pour être le gendarme du monde
00:38:48il a été élu pour s'occuper
00:38:49d'abord des américains
00:38:50donc avant de passer à l'action
00:38:51il faut s'assurer
00:38:52que ses bases
00:38:52sont bien protégées
00:38:53ce qui explique
00:38:54pourquoi Donald Trump
00:38:55prend un petit peu son temps
00:38:56demain en tout cas
00:38:57il doit réunir
00:38:58toutes ses équipes de sécurité
00:38:59on va lui présenter
00:39:00toutes les options possibles
00:39:01l'option militaire
00:39:02donc mais pas seulement
00:39:03on évoque la possibilité
00:39:05d'une attaque
00:39:05d'une cyber attaque
00:39:06massive
00:39:07pour paralyser le régime
00:39:08ou encore la possibilité
00:39:10de distribuer
00:39:10des terminaux
00:39:11Starlink
00:39:12aux manifestants
00:39:13afin qu'ils puissent avoir accès
00:39:14à nouveau à internet
00:39:15les terminaux
00:39:16merci beaucoup Antoine Hollard
00:39:17Starlink
00:39:18c'est ce qui permet effectivement
00:39:19de contourner l'interdiction
00:39:20d'internet
00:39:20on va en parler
00:39:21dans quelques instants
00:39:22avec Raphaël Grabli
00:39:23qui va nous expliquer
00:39:23comment les iraniens
00:39:24aujourd'hui tentent
00:39:25malgré tout
00:39:25de communiquer
00:39:26entre eux
00:39:27et vers nous
00:39:28pour que ces images
00:39:29arrivent jusqu'à nos écrans
00:39:31les images
00:39:32il y en a très peu
00:39:33ces derniers jours
00:39:33c'est compliqué
00:39:34je reviens à ce que disait
00:39:35à l'instant Antoine Hollard
00:39:36général
00:39:36est-ce que l'offensive
00:39:37la piste militaire
00:39:38elle est désormais
00:39:39écartée par les Etats-Unis
00:39:41ou est-ce que vous y croyez encore ?
00:39:43je crois que toutes les options
00:39:45sont sur la table
00:39:45je crois que toutes les options
00:39:48sont ouvertes
00:39:49et pour beaucoup de raisons
00:39:50d'abord parce qu'on voit bien
00:39:52qu'il y a des signaux
00:39:53contradictoires
00:39:54qui arrivent de Washington
00:39:55et qui arrivent également
00:39:57d'Israël en la matière
00:39:58et on se souvient également
00:40:00que le 13 juin
00:40:02la guerre des 12 jours
00:40:04a permis d'affaiblir
00:40:05considérablement
00:40:06le régime iranien
00:40:08et notamment
00:40:09dans les premières opérations
00:40:11qui ont été déclenchées
00:40:12par Israël
00:40:13et qui se sont terminées
00:40:14avec l'engagement
00:40:15des forces aériennes américaines
00:40:17pour détruire
00:40:19éradiquer
00:40:20le programme nucléaire iranien
00:40:22il y a eu au fond
00:40:24la destruction
00:40:24et l'annihilation
00:40:25de l'ensemble
00:40:26des systèmes de défense
00:40:28anti-aérien
00:40:29c'est-à-dire qu'au fond
00:40:30aujourd'hui
00:40:31l'Iran
00:40:32est un open bar
00:40:34puisque ces moyens de défense
00:40:37ces radars
00:40:38ces missiles
00:40:39ont été
00:40:40en grande partie détruits
00:40:41probablement pas totalement
00:40:43mais en grande partie
00:40:44j'en veux pour preuve
00:40:45que dans cette opération
00:40:47israélo-américaine
00:40:48du mois de juin
00:40:49pas un avion israélien
00:40:51et pas un avion américain
00:40:53n'a été ni abattu
00:40:54ni même touché
00:40:55ce qui en dit long
00:40:57sur l'état
00:40:58de différence
00:40:59entre ces forces
00:41:02qui ont cherché
00:41:03à détruire
00:41:03le programme iranien
00:41:04et les capacités
00:41:05de l'Iran
00:41:06de riposter
00:41:06et donc aujourd'hui
00:41:07je pense
00:41:08sincèrement
00:41:09que toutes les options
00:41:10sont sur la table
00:41:11la militaire
00:41:13la diplomatique
00:41:14les deux
00:41:14je n'accorde
00:41:14qu'une importance
00:41:15relative aux déclarations
00:41:16du président Trump
00:41:17oui mais on a vu
00:41:18avec le Venezuela
00:41:19que parfois
00:41:19il faut le prendre au sérieux
00:41:20sur le fait
00:41:20qu'il ne sera briefé
00:41:22que demain
00:41:22peut-être l'a-t-il
00:41:23déjà été hier
00:41:24ou peut-être
00:41:26le sera-t-il seulement
00:41:27en fin de semaine
00:41:27mais ce qui est sûr
00:41:29c'est que
00:41:29toutes les options
00:41:30sont sur la table
00:41:30et les menaces
00:41:32que le président Trump
00:41:34a émises
00:41:35vis-à-vis de l'Iran
00:41:36sont des menaces
00:41:37qu'il faut prendre
00:41:37très au sérieux
00:41:39Ulysse Gosset
00:41:39on peut négocier
00:41:40avec les Mola
00:41:41on peut aujourd'hui
00:41:42prendre son téléphone
00:41:43je dis ça
00:41:44parce qu'aujourd'hui
00:41:45Téhéran a convoqué
00:41:46les ambassadeurs
00:41:47de plusieurs pays
00:41:47dont l'ambassadeur de France
00:41:48à l'ambassade
00:41:49pour leur diffuser
00:41:50des vidéos présentées
00:41:51comme des vidéos
00:41:52de violence
00:41:52des manifestants
00:41:53et ils ont été priés
00:41:54ces ambassadeurs
00:41:54de relayer tout ça
00:41:56à nous
00:41:57médias occidentaux
00:41:58est-ce qu'on peut
00:41:59aujourd'hui
00:42:00parler avec ce régime
00:42:01alors c'est intéressant
00:42:02cette réunion
00:42:03cette convocation
00:42:04des ambassadeurs européens
00:42:05à Téhéran
00:42:06parce qu'effectivement
00:42:07au cours de la conversation
00:42:08le ministre des Affaires étrangères
00:42:09a dit
00:42:10l'Iran est prêt
00:42:11à faire la guerre
00:42:12mais il est prêt
00:42:12aussi à négocier
00:42:13et c'est le ministre iranien
00:42:15des Affaires étrangères
00:42:15lui-même
00:42:16qui a dit
00:42:16nous avons entamé
00:42:18des discussions
00:42:18avec l'émissaire spécial
00:42:21de Donald Trump
00:42:22Serge Whitcoff
00:42:22mais négocier quoi ?
00:42:24alors il faut savoir
00:42:25qu'avant cette nouvelle crise
00:42:27l'Europe négociait
00:42:28ou cherchait à négocier
00:42:29et servir d'intermédiaire
00:42:30avec les Américains
00:42:31sur le nucléaire
00:42:32il y a toujours le nucléaire
00:42:33en arrière-fond
00:42:34souvenez-vous
00:42:35de l'offensive
00:42:36américano-israélienne
00:42:37en juin dernier
00:42:38en juin 2025
00:42:39pour frapper
00:42:40les sites nucléaires iraniens
00:42:41depuis c'est un peu le blackout
00:42:42on ne sait pas
00:42:43où sont passés
00:42:43les stocks nucléaires
00:42:44on ne sait pas exactement
00:42:46si les Iraniens
00:42:47ont reconstitué
00:42:47leur stock
00:42:48de missiles balistiques
00:42:50et donc on voit
00:42:51qu'aujourd'hui
00:42:51l'Iran appelle
00:42:52la négociation
00:42:53et Trump lui
00:42:54il prend son temps
00:42:55d'une certaine manière
00:42:56pourquoi il y a un élément
00:42:57très important
00:42:58vous avez remarqué
00:42:59où se trouve
00:43:00le plus grand porte-avions
00:43:01du monde
00:43:02le Gerald Ford
00:43:02il est au large
00:43:04du Venezuela
00:43:05il n'est pas
00:43:06ni en Méditerranée
00:43:06ni en mer rouge
00:43:07tant que Trump
00:43:08on ne peut pas mener
00:43:09tous les combats
00:43:09en même temps
00:43:10il faudrait déployer
00:43:11des porte-avions
00:43:13un ou deux porte-avions
00:43:14américains
00:43:14pour avoir
00:43:15toute l'armada
00:43:16si vous voulez
00:43:17nécessaire pour une telle
00:43:17opération
00:43:18très complexe
00:43:19face à l'Iran
00:43:20donc l'Iran
00:43:21prend son temps
00:43:22d'une certaine
00:43:23pardon
00:43:23les Etats-Unis
00:43:24prennent leur temps
00:43:25réfléchissent
00:43:25et puis deuxième point
00:43:26très intéressant
00:43:27c'est qu'aujourd'hui
00:43:28on assiste à un changement
00:43:29de ton
00:43:29assez radical
00:43:30des Européens
00:43:31Londres parle
00:43:32d'une horrible répression
00:43:33la France condamne
00:43:34une violence d'Etat
00:43:35Emmanuel Macron
00:43:36a publié un message
00:43:37sur Twitter
00:43:38disant qu'il saluait
00:43:39le courage des Iraniens
00:43:40nous sommes aux côtés
00:43:42de ceux qui défendent
00:43:42les libertés
00:43:43c'est un tournant européen
00:43:44qui hausse le ton
00:43:46et qui dit
00:43:46ça suffit
00:43:47maintenant
00:43:48est-ce que ça va
00:43:49dans le sens
00:43:49d'une intervention
00:43:50on verra dans les jours
00:43:51qui viennent
00:43:52on est en ligne
00:43:52merci Lise Gosset
00:43:53avec Pouria Amir Chahi
00:43:54qui est député
00:43:55écologiste de Paris
00:43:56et né en Iran
00:43:58bonsoir monsieur Amir Chahi
00:43:59vous y avez passé
00:44:00vos premières années
00:44:02en Iran
00:44:03d'abord
00:44:03comment est-ce que vous
00:44:05depuis la France
00:44:06vous suivez la situation
00:44:07là-bas
00:44:07et est-ce que vous arrivez
00:44:08à avoir des informations
00:44:09non j'ai les mêmes informations
00:44:12que vous
00:44:12et je pense que je ressens
00:44:13les mêmes émotions
00:44:14que vous
00:44:16et toutes celles
00:44:17et ceux qui regardent
00:44:18avec effarement
00:44:19l'intensité des massacres
00:44:22perpétrés par l'EUJ
00:44:23mais aussi empli
00:44:24d'espoir
00:44:25et de joie
00:44:27le mot est sans doute
00:44:28exagéré
00:44:29au vu de la répression
00:44:31mais en tout cas
00:44:31d'espoir et d'optimisme
00:44:33car ça a été dit
00:44:34sur votre plateau
00:44:34il y a une dimension
00:44:36irrépressible
00:44:37dans la force populaire
00:44:39qui est en mouvement
00:44:39d'abord parce qu'elle vient de loin
00:44:41ça a été dit
00:44:42depuis 2009 déjà
00:44:43et ensuite parce que
00:44:45il y a là pour la première fois
00:44:46une forme de coalition
00:44:47sociale
00:44:49de différentes catégories sociales
00:44:50qui étaient jusque là
00:44:51potentiellement en conflit
00:44:52les commerçants du bazar
00:44:53la jeunesse éduquée
00:44:54les femmes en première ligne
00:44:56et donc il y a
00:44:57une nouvelle donne
00:44:58la seule question
00:44:59qui est posée
00:45:00c'est
00:45:00quel peut être
00:45:02le débouché politique
00:45:03de ce mouvement
00:45:04et deuxièmement
00:45:05comment les aider
00:45:06et ça c'est très important
00:45:08je ne crois pas
00:45:09une seule seconde
00:45:10que le débouché
00:45:10c'est-à-dire le départ
00:45:11des MOLA
00:45:11c'est quand même ça
00:45:12qui est souhaité
00:45:13et la fin de ce régime
00:45:13puisse intervenir
00:45:15de l'extérieur
00:45:16Mme Schwarzbrot a dit
00:45:17que c'était pas souhaitable
00:45:18et elle a bien raison
00:45:19en tout cas je partage
00:45:20son analyse
00:45:21d'abord par principe
00:45:22me concernant
00:45:23car je stime
00:45:24que tout doit être régi
00:45:25par le droit international
00:45:26et de façon légale
00:45:28et ensuite parce que
00:45:29il n'y a
00:45:30de solution positive
00:45:32que si elle est
00:45:32portée en interne
00:45:34par cette coalition
00:45:35dont je viens de parler
00:45:36cette coalition
00:45:37des différentes
00:45:37forces sociales
00:45:39et donc
00:45:40il s'agit aussi
00:45:41vous pensez que cette fois
00:45:43c'est la bonne révolte
00:45:44pardon d'utiliser
00:45:45cette expression
00:45:46mais elle ne va pas
00:45:47être matée
00:45:48dans un bain de sang
00:45:49malgré les plus de 600 morts
00:45:51aujourd'hui déjà recensées
00:45:52par les différentes ONG
00:45:53certains disent même
00:45:54qu'on est
00:45:54à plusieurs milliers
00:45:57de morts
00:45:57dans cette répression
00:45:58cette fois-ci
00:45:59c'est peut-être la bonne
00:46:00je l'espère
00:46:02tout autant que
00:46:04j'appréhende avec
00:46:06comment dire
00:46:08on a une expression
00:46:08en Iran
00:46:09qui dit que mon cœur
00:46:10me sert
00:46:10et me brûle
00:46:11à imaginer
00:46:13l'intensité
00:46:14de la répression
00:46:15qui peut
00:46:15et qui va
00:46:16de toute façon
00:46:17se déployer
00:46:18on sait que ce régime
00:46:19est prêt à tout
00:46:20mais il est à bout de souffle
00:46:22il a sa base sociale
00:46:23c'est réduite
00:46:24et surtout
00:46:25sa profondeur stratégique
00:46:26dans toute la sous-région
00:46:28est affaiblie
00:46:28il est affaiblie en Syrie
00:46:29il est affaiblie au Liban
00:46:30et donc il y a
00:46:32un isolement
00:46:33il faut savoir aussi
00:46:35que l'Iran
00:46:36peut être le terrain
00:46:36de jeu géopolitique
00:46:37d'autres puissances
00:46:38car le pétrole iranien
00:46:40va d'abord vers la Chine
00:46:41une partie de l'armement
00:46:42iranien
00:46:43va vers la Russie
00:46:44qui bombarde
00:46:45l'Ukraine
00:46:46et il y a maintenant
00:46:47les marionnettes
00:46:48des Etats-Unis
00:46:49qui essayent
00:46:50d'imposer
00:46:51tel ou tel revenant
00:46:53c'est pour ça
00:46:54qu'il faut faire attention
00:46:55à ne pas jouer
00:46:56avec ce qu'il se passe là
00:46:58sur le terrain
00:46:58prendre très au sérieux
00:46:59cette coalition
00:47:00qui est en train de se passer
00:47:01et surtout
00:47:02se demander
00:47:03ce que nous pouvons faire
00:47:04alors qu'est-ce que nous pouvons faire
00:47:05ça c'est quand même important
00:47:06nous les Européens
00:47:07d'abord
00:47:08sans doute
00:47:09se mobiliser
00:47:11je le dis
00:47:12et mobiliser nos partenaires
00:47:13pour refuser
00:47:14toute frappe
00:47:15illégale
00:47:16qui à mon avis
00:47:18générait le chaos
00:47:19et le chaos
00:47:20dans la sous-région
00:47:20n'oublions pas
00:47:21ce qui s'est passé
00:47:22en Libye
00:47:22n'oublions pas
00:47:23ce qui s'est passé
00:47:23en Irak
00:47:24de grâce
00:47:24essayons d'avoir
00:47:25un peu de sens stratégique
00:47:26et ne répétons pas
00:47:27des erreurs dramatiques
00:47:28ensuite
00:47:29nous pouvons aider
00:47:30excusez-moi juste
00:47:30c'est important
00:47:31par l'envoi de terminaux
00:47:33vous savez
00:47:34ce sont les alternatives européennes
00:47:35à Starlink
00:47:35pour briser les blocus
00:47:37internet
00:47:38qui sont imposés
00:47:40par le régime
00:47:40ça c'est une aide
00:47:41très concrète
00:47:41et enfin
00:47:42dernière aide
00:47:43ça c'est pour les progressistes
00:47:44ouvrons nos locaux
00:47:45les locaux des partis
00:47:46les locaux des associations
00:47:47et des ONG
00:47:47pour permettre aux diasporas
00:47:49qui ont
00:47:50un projet démocratique
00:47:52de s'organiser
00:47:53et d'aider
00:47:53leur pays
00:47:54depuis là où ils sont
00:47:55merci beaucoup
00:47:56pour Yaa Amir Chaillet
00:47:57député écologiste de Paris
00:47:58et donc d'origine iranienne
00:48:00Raphaël Grabli
00:48:00vous nous avez rejoint
00:48:01justement pour évoquer
00:48:02cette question
00:48:03des communications
00:48:04plus d'internet
00:48:05depuis 4 jours
00:48:05des portables
00:48:06qui ne passent quasiment plus
00:48:08non plus
00:48:08en Iran
00:48:09comment le régime
00:48:10organise ça
00:48:11organise ce blackout
00:48:12quasi complet
00:48:13en appuyant sur le bouton
00:48:14off
00:48:15pour expliquer ça
00:48:16de façon extrêmement triviale
00:48:18depuis vendredi dernier
00:48:19c'est l'écran noir
00:48:20dans tout le pays
00:48:21selon l'ONG
00:48:22netblock
00:48:22on voit le graphique
00:48:23qui s'affiche à l'écran
00:48:24qui est très explicite
00:48:25ça mesure le réseau
00:48:27internet
00:48:27et vous voyez que
00:48:28depuis le 8 janvier
00:48:29la courbe est totalement plate
00:48:31ce qui veut dire
00:48:31qu'il n'y a plus aucune
00:48:32connexion
00:48:33alors cette censure
00:48:34c'est une habitude
00:48:34du régime iranien
00:48:35le but c'est évidemment
00:48:37de limiter les échanges
00:48:38entre manifestants
00:48:39et puis empêcher
00:48:40les informations de rentrer
00:48:41et surtout de sortir
00:48:42mais les iraniens
00:48:43ceux qui manifestent en tout cas
00:48:44tentent de contourner tout ça
00:48:45ils y arrivent un petit peu
00:48:46alors notamment
00:48:46on en parlait à l'instant
00:48:47avec Starlink
00:48:48le service de communication
00:48:50et de connexion
00:48:51par satellite d'Elon Musk
00:48:53alors qu'il ne dépend pas
00:48:53du réseau italien
00:48:54d'ailleurs Donald Trump
00:48:55en a parlé il y a quelques heures
00:48:56à bord d'Air Forceone
00:48:57il a dit qu'il verrait ça
00:48:58qu'il voudrait en discuter
00:48:59avec Elon Musk
00:49:00écoutez-le
00:49:01nous allons en parler
00:49:03nous allons peut-être
00:49:04mettre en place
00:49:05une connexion internet
00:49:06si c'est possible
00:49:07nous allons peut-être
00:49:08parler à Elon
00:49:08parce que comme vous le savez
00:49:10il est très doué
00:49:11pour ce genre de choses
00:49:12il a une très bonne entreprise
00:49:14nous allons donc peut-être
00:49:15parler à Elon Musk
00:49:16et en fait
00:49:16je vais l'appeler
00:49:17dès que j'aurai terminé
00:49:18avec vous
00:49:19bon en attendant
00:49:20le coup de fil
00:49:21Elon Musk
00:49:22Donald Trump
00:49:23on voit bien
00:49:25la difficulté
00:49:25que nous avons nous
00:49:26à relayer
00:49:27ce qui se passe là-bas
00:49:27oui et puis de toute façon
00:49:28c'est pas une solution miracle
00:49:29déjà Starlink
00:49:30je le précise
00:49:30en avoir un Starlink
00:49:31en Iran
00:49:32c'est jusqu'à deux ans de prison
00:49:33donc c'est évidemment interdit
00:49:35il faut faire entrer les boîtiers
00:49:36pour se connecter aux satellites
00:49:37c'est compliqué
00:49:38sachant que maintenant
00:49:39l'Iran parvient à brouiller
00:49:41aussi le signal satellite
00:49:42parfois
00:49:43certaines images passent
00:49:45et on va en voir
00:49:46certaines images
00:49:47qui ont été largement diffusées
00:49:48hier sur les réseaux sociaux
00:49:50je vous préviens
00:49:50ces images peuvent être
00:49:51difficiles à regarder
00:49:53notamment une séquence
00:49:54de six minutes
00:49:55qui a été largement relayée
00:49:56cette morgue
00:49:57dans le sud de Téhéran
00:49:58avec des centaines de corps
00:50:00dans des sacs mortuaires
00:50:01et des Iraniens
00:50:02qui pleurent à leurs proches
00:50:03voilà ce sont parmi
00:50:04les rares images
00:50:05qui ont filtré
00:50:06sur internet
00:50:08de l'Iran
00:50:09qu'on a pu voir
00:50:11sur les réseaux sociaux
00:50:12et qui deviennent
00:50:12quelque part aussi
00:50:13d'ailleurs des symboles
00:50:14de cette répression
00:50:15Farid Vaid
00:50:16vous nous avez rejoint
00:50:17bonsoir
00:50:17vous êtes franco-iranien
00:50:18vous aussi
00:50:19co-directeur de l'Observatoire
00:50:20de l'Afrique du Nord
00:50:20et du Moyen-Orient
00:50:21à la Fondation
00:50:22Jean Jaurès
00:50:23peut-être un mot
00:50:23sur ces images
00:50:24absolument terribles
00:50:26qu'on voit
00:50:26je précise qu'elles ont été
00:50:27authentifiées
00:50:28parce qu'il y a aussi
00:50:28des fausses images
00:50:30qui circulent
00:50:30en ce moment
00:50:31qui donnent une idée
00:50:32très parcellaire
00:50:33de l'ampleur de la répression
00:50:35en ce moment
00:50:35dans votre pays d'origine
00:50:36c'est absolument morbide
00:50:38et c'est très difficile
00:50:39aussi pour les Iraniens
00:50:40de l'extérieur
00:50:41évidemment pour les Iraniens
00:50:42de l'intérieur
00:50:42mais pour ceux de l'extérieur
00:50:43vous donnez un exemple
00:50:45j'ai envoyé un message
00:50:46à ma famille
00:50:46il y a 4 jours
00:50:47sur WhatsApp
00:50:48et c'est toujours insultique
00:50:49c'est-à-dire
00:50:49les messages n'arrivent pas
00:50:51les gens sur place
00:50:51n'arrivent pas
00:50:52à voir les messages
00:50:53donc ils ne peuvent pas
00:50:54donner de leurs nouvelles
00:50:54donc très concrètement
00:50:55on ne sait pas
00:50:56si nos amis ou nos proches
00:50:57font partie des blessés
00:50:59et des morts
00:50:59Vous, vous n'avez aucune nouvelle
00:51:00depuis quand ?
00:51:01Zéro, depuis 5 jours
00:51:02Depuis 5 jours
00:51:03Rien jeudi
00:51:03En 2019
00:51:05ils avaient déjà coupé Internet
00:51:06mais de manière très localisée
00:51:07dans les régions
00:51:07qui étaient touchées
00:51:08par les manifestations
00:51:09Aujourd'hui
00:51:09c'est 92 millions d'habitants
00:51:10qui sont coupés du monde
00:51:12et c'est très inquiétant
00:51:12parce que ça coûte cher
00:51:13économiquement ça coûte cher
00:51:14en Iran
00:51:15les réseaux sociaux
00:51:15comme Instagram
00:51:16sont utilisés
00:51:17comme des outils
00:51:17de commerce
00:51:18donc si le régime
00:51:20coupe Internet
00:51:21et ne reconnecte pas
00:51:22l'Iran au monde
00:51:22ça veut dire que les événements
00:51:23sont toujours en cours
00:51:24ça veut dire que les massacres
00:51:25ne sont pas finis
00:51:26c'est-à-dire que les manifestations
00:51:27ne sont pas finies
00:51:29donc c'est aussi une question
00:51:30pour nous
00:51:30alors je comprends
00:51:32la logique intellectuelle
00:51:34qui serait de dire
00:51:34que les Américains
00:51:35c'est pas bien
00:51:36les ingérences et les attaques
00:51:37mais qu'est-ce qu'on fait ?
00:51:38Parce que c'est trop facile
00:51:39de dire d'accord
00:51:40il y a des gens très courageux
00:51:41qui sortent
00:51:41Vous ce que vous dites
00:51:42c'est qu'on ne peut pas laisser mourir
00:51:43les Iraniens
00:51:44il faut trouver une autre solution
00:51:45Je dis que les Iraniens
00:51:45nous regardent
00:51:46et ils ont besoin d'aide
00:51:47et ils le disent
00:51:47ils disent
00:51:48Aidez-nous
00:51:49Les Etats-Unis
00:51:50qu'on apprécie ou pas
00:51:51le style, la forme et la méthode
00:51:53ils sont acteurs
00:51:54dans les événements
00:51:55par Starlink
00:51:56Starlink est utile
00:51:57en Iran
00:51:58par les sanctions économiques
00:51:58Le MESC
00:51:59c'est pas prononcé officiellement
00:52:00Oui
00:52:00et par la crédibilité
00:52:01de leur menace militaire
00:52:02mais nous en Europe
00:52:03on est quand même
00:52:04des observateurs
00:52:05de ce qui se passe en Iran
00:52:06et c'est délicat
00:52:07de regarder cette situation
00:52:08de dire
00:52:08courage à vous
00:52:09on vous soutient
00:52:10et derrière
00:52:11de ne pas avoir des actions concrètes
00:52:12Le mot de la fin d'idée
00:52:13François
00:52:14Typiquement par exemple
00:52:15le problème de Starlink
00:52:16c'est qu'aujourd'hui
00:52:16les Iraniens
00:52:18qui sont très liés aux Russes
00:52:19ont importé
00:52:20des systèmes de brouillage
00:52:21qui sont utilisés en Ukraine
00:52:22et qui consistent en fait
00:52:24à balancer
00:52:25un signal très fort
00:52:26sur la porteuse
00:52:27qui fait le plink
00:52:28vers le satellite
00:52:29et en fait
00:52:30sur un rayon
00:52:31de 15 à 20 kilomètres
00:52:32ils brouillent complètement
00:52:33la capacité
00:52:34donc ça c'est un vrai problème
00:52:36La deuxième chose
00:52:36c'est qu'effectivement
00:52:37la menace
00:52:38des Américains
00:52:40a un peu encouragé
00:52:41les Iraniens
00:52:42à y aller
00:52:43et qu'aujourd'hui
00:52:44alors effectivement
00:52:44ils sont pas du tout encore
00:52:46en dispositif militaire
00:52:47actif
00:52:48et ils se posent la question
00:52:49de savoir ce qu'ils doivent faire
00:52:50mais il va y avoir un problème
00:52:52parce qu'il reste
00:52:53qu'il y a avoir une attente
00:52:54puisque ça a poussé
00:52:55les gens dans la rue
00:52:56alors que
00:52:56parce qu'ils se pensaient couverts
00:52:58et s'ils sont pas couverts
00:52:58ça va faire des dégâts
00:52:59Merci beaucoup
00:53:00à tous les six
00:53:01je rappelle ce bilan
00:53:02sans doute très provisoire
00:53:03fourni par l'une des ONG
00:53:04les plus crédibles
00:53:06sur la situation en Iran
00:53:07ce soir
00:53:07plus de 600 morts
00:53:08désormais
00:53:09des arrestations
00:53:09qui se comptent
00:53:10par milliers
00:53:11peut-être même
00:53:11par dizaines de milliers
00:53:13à travers le pays
00:53:14merci beaucoup
00:53:14d'être venu ce soir
00:53:15sur le plateau de 60 minutes
00:53:17on va évoquer la politique
00:53:18maintenant
00:53:19sur la scène nationale
00:53:20et la course
00:53:22aux municipales
00:53:23les municipales
00:53:24c'est dans deux mois
00:53:24exactement
00:53:25c'est le maire sortant
00:53:26de Marseille
00:53:26Benoît Payan
00:53:27maire d'Hivergauche
00:53:28qui nous rejoint
00:53:29à présent
00:53:30maire candidat
00:53:31à sa succession
00:53:31bonsoir monsieur Payan
00:53:32puisque vous l'avez annoncé
00:53:33ce week-end
00:53:34un petit mot
00:53:35je sais que vous
00:53:35vous avez parlé
00:53:35de Marseille
00:53:36mais un petit mot
00:53:37le temps que vous
00:53:37arrivez à régler
00:53:39ce fauteuil
00:53:40sur la politique nationale
00:53:41on en parlait tout à l'heure
00:53:42le procès de Marine Le Pen
00:53:43en appelle
00:53:43ce risque d'être écarté
00:53:45ou international même
00:53:46d'ailleurs
00:53:46ce risque d'être écarté
00:53:48de la présidentielle
00:53:49par la justice
00:53:50est-ce que quand
00:53:51Jordan Bardella
00:53:52dit ce serait inquiétant
00:53:53pour notre démocratie
00:53:54qu'elle ne puisse pas concourir
00:53:55vous pensez la même chose
00:53:56que lui ou pas
00:53:57il se trouve
00:53:59qu'elle a été condamnée
00:54:00en première instance
00:54:01et qu'elle a bénéficié
00:54:02finalement
00:54:03non pas d'un passe-droit
00:54:04mais que la justice
00:54:05a tenu compte
00:54:06d'une spécificité
00:54:08c'est-à-dire
00:54:08qu'elle est
00:54:09une candidate
00:54:10qui est sondée très haut
00:54:11et que le calendrier judiciaire
00:54:12s'est quand même
00:54:13notamment accéléré
00:54:14pour elle
00:54:14afin qu'en appel
00:54:16donc dans le deuxième degré
00:54:18de juridiction
00:54:19elle puisse
00:54:20ou pas prouver son innocence
00:54:21ou qu'elle puisse
00:54:22ou pas être condamnée
00:54:23donc déjà
00:54:24c'est non pas
00:54:25un passe-droit
00:54:26mais enfin
00:54:26elle bénéficie de ça
00:54:27et puis on voit même
00:54:28qu'en cassation
00:54:29les juges de cassation
00:54:31disent
00:54:31si elle devait être
00:54:33condamnée en appel
00:54:33ou si le parquet
00:54:35devait faire appel
00:54:36de sa relax
00:54:36nous la jugerions
00:54:38rapidement
00:54:38pour qu'elle puisse
00:54:39être candidate
00:54:40si nous devions
00:54:41donc c'est quand même
00:54:43des faisceaux d'indices
00:54:44qui permettent de penser
00:54:45que la justice
00:54:46ne joue pas
00:54:46contre Marine Le Pen
00:54:48mais fait son travail
00:54:49et en tout cas
00:54:49moi je considère
00:54:50que la justice là-dessus
00:54:51fait son travail
00:54:51Marine Le Pen
00:54:52qui sera chez vous
00:54:52à Marseille
00:54:53en fin de semaine
00:54:54pour aller soutenir
00:54:55son candidat
00:54:55à la Marine Marseille
00:54:56Franck Alizio
00:54:56candidat qui est donné
00:54:57dans un sondage
00:54:58publié par la Marseillaise
00:55:00ce matin
00:55:00un sondage BVA
00:55:01à égalité avec vous
00:55:02au premier tour
00:55:0330% des voix
00:55:04pour chacun d'entre eux
00:55:05est-ce que
00:55:06si le RN gagne Marseille
00:55:07dans deux mois
00:55:08ce serait un échec personnel
00:55:09pour vous qui gérez la ville
00:55:11d'abord oui
00:55:12je le prendrais
00:55:12comme un échec personnel
00:55:13je crois qu'il ne faut pas
00:55:14se cacher derrière son petit doigt
00:55:15ce serait aussi un échec
00:55:16pour Marseille
00:55:17parce que
00:55:18je ne vais pas convoquer l'histoire
00:55:19je ne vais pas convoquer Vichy
00:55:20en expliquant
00:55:21les gens savent
00:55:21plus ou moins
00:55:22qui est le Rassemblement National
00:55:24mais ce serait un échec
00:55:25surtout pour
00:55:26l'idée qu'on se fait
00:55:28de cette ville
00:55:28vous savez
00:55:28Marseille c'est une ville
00:55:29qui par son ADN
00:55:31s'est construite
00:55:32sur des strates
00:55:33successives
00:55:34de gens qui
00:55:34venant d'ailleurs
00:55:35se sont
00:55:36acclimatés
00:55:38à cette ville
00:55:38ont fait que
00:55:40monsieur Alizio
00:55:40comme moi-même
00:55:41sommes des enfants d'immigrés
00:55:42des enfants d'Italiens
00:55:43des enfants d'Espagnols
00:55:44puis ensuite
00:55:45il y a eu
00:55:45d'autres parties
00:55:47de l'Afrique
00:55:49qui est arrivée
00:55:50des gens des pays de l'Est
00:55:51et Marc Fauvel
00:55:52ces gens-là
00:55:53moi je veux qu'ils continuent
00:55:54de vivre ensemble
00:55:55et je crois que le RN
00:55:56s'il devait arriver à Marseille
00:55:57il casserait
00:55:58l'unité de cette ville
00:56:00tout ce qui fait cette ville
00:56:00une des questions
00:56:01qui va se poser
00:56:01chez vous
00:56:02et dans sans doute
00:56:02beaucoup de villes
00:56:03c'est de savoir
00:56:04ce que fera la gauche
00:56:05ou plutôt les gauches
00:56:06au second tour
00:56:07dans ce même sondage
00:56:07dont je parlais
00:56:08il y a quelques instants
00:56:08le candidat de la France Insoumise
00:56:10Sébastien Delogueux
00:56:11est à 14%
00:56:12au-dessus donc
00:56:13de la barre des 10%
00:56:13qui permet de se maintenir
00:56:15au soir du premier tour
00:56:16s'il peut se maintenir
00:56:17est-ce que vous décrochez
00:56:18votre téléphone
00:56:18pour lui demander
00:56:19de se retirer
00:56:20sans langue de bois
00:56:21non
00:56:21c'est à lui
00:56:22de prendre ses responsabilités
00:56:23mais s'il vous appelle
00:56:24vous le prenez au téléphone
00:56:25évidemment
00:56:26mais c'est à lui
00:56:27mais pas pour faire un accord
00:56:28c'est à lui
00:56:29je vais vous expliquer les choses
00:56:30on est dans une ville
00:56:31où jamais
00:56:32le RN n'aura été aussi prêt
00:56:34de gagner
00:56:34où jamais
00:56:36l'histoire
00:56:37sera
00:56:38à ce point de bascule
00:56:40et Marc Fauvel
00:56:40vous imaginez
00:56:41pour des gens
00:56:43comme LFI
00:56:44qui raconte toute la journée
00:56:45nous sommes antiracistes
00:56:46nous sommes unitaires
00:56:47vous n'imaginez pas
00:56:48qu'on ne se retire pas
00:56:49mais attendez
00:56:49vous imaginez qu'aujourd'hui
00:56:51le candidat LFI
00:56:54fait sa campagne
00:56:54contre moi
00:56:55en expliquant
00:56:56que je suis
00:56:57le pire
00:56:58des hommes de droite
00:56:58que je suis infréquentable
00:57:00mais il n'aurait pas d'honneur
00:57:03s'il devait dire
00:57:04au soir du premier tour
00:57:05je vais avec
00:57:06la liste du printemps marseillais
00:57:07il n'aurait pas
00:57:08de cohérence politique
00:57:10et donc quand on est
00:57:11dans un départ
00:57:11vous l'appellerez à se retirer
00:57:12mais vous ne gérerez pas
00:57:13si vous gagnez la ville avec lui
00:57:14c'est à lui
00:57:15d'être
00:57:15c'est à lui
00:57:16c'est à lui
00:57:17mais vous ne gérerez pas
00:57:18la ville avec lui
00:57:18mais comment voulez-vous
00:57:20qu'après
00:57:20il raconte sur moi
00:57:21face ce genre de choses
00:57:23moi je suis pour la cohérence
00:57:23en politique
00:57:24vous savez quand j'ai quelqu'un
00:57:25et que je dis en face de moi
00:57:26il est infréquentable
00:57:27je ne peux pas
00:57:28faire de politique avec lui
00:57:29il est insupportable
00:57:31vous savez ce que je fais ?
00:57:32si j'ai perdu
00:57:33je sors du jeu
00:57:34une question concrète
00:57:35très simple
00:57:35la priorité
00:57:36des français
00:57:37et des marseillais
00:57:38dans cette élection
00:57:38c'est la sécurité
00:57:39vous avez doublé
00:57:40le nombre de policiers
00:57:40municipaux à Marseille
00:57:41il y en a 800
00:57:42il y en avait 400
00:57:43à votre arrivée
00:57:43à la mairie de Marseille
00:57:44question très simple
00:57:45est-ce que vous êtes prêt
00:57:45à leur donner
00:57:46plus de pouvoir
00:57:47par exemple
00:57:47le pouvoir
00:57:48de contrôler
00:57:49on va prononcer le mot
00:57:50les usagers
00:57:52des stupéfiants
00:57:53alors
00:57:53ce qu'ils ne peuvent pas
00:57:55faire aujourd'hui
00:57:56est-ce que vous êtes prêt
00:57:56à le faire ?
00:57:56ce qu'ils pourront faire
00:57:57quand on verra
00:57:58le décret d'application
00:57:58etc
00:57:59quand on y sera
00:58:00oui
00:58:00est-ce que vous souhaitez
00:58:01qu'ils puissent le faire ?
00:58:02oui
00:58:02je pense d'abord
00:58:03que 1
00:58:04vous l'avez dit
00:58:05ma police municipale
00:58:07elle date de 1971
00:58:08ni vous ni moi
00:58:08ni n'étions nés
00:58:09en 1971
00:58:10quand j'arrive
00:58:11donc entre 71 et 2020
00:58:13400 policiers
00:58:14sont recrutés
00:58:15j'ai recruté en 5 ans et demi
00:58:17autant de policiers
00:58:19qu'en 5 ans
00:58:20mais tout ça
00:58:20je viens de le rappeler
00:58:21et donc je vais continuer
00:58:23c'est-à-dire qu'on va aussi
00:58:24doubler le nombre de policiers
00:58:25pour les 6 années qui viennent
00:58:27je réponds à la question
00:58:28très claire
00:58:29que vous m'avez posée
00:58:29plus de pouvoir
00:58:30mais oui
00:58:31ouvrir les coffres des voitures
00:58:32mais
00:58:33contrôler
00:58:33verbaliser
00:58:34les usagers
00:58:35moi je suis
00:58:37pour que chacun reste
00:58:38dans ses prérogatives
00:58:39si plus de prérogatives
00:58:41sont données
00:58:41à la police municipale
00:58:42alors moi je verrai
00:58:43ce qui est le plus efficient
00:58:45sur le terrain
00:58:46je ne me substituerai
00:58:47jamais
00:58:48à la police nationale
00:58:49parce que c'est trop facile
00:58:50de dire
00:58:50non
00:58:51police nationale
00:58:52et encore une fois
00:58:53je veux saluer
00:58:53mes policiers nationaux
00:58:55mes policiers municipaux
00:58:56mais mes policiers nationaux
00:58:57à Marseille
00:58:57parce que croyez-moi
00:58:58à Marseille
00:58:59ils font un travail
00:58:59formidable
00:59:00vous avez eu des déclarations
00:59:01très fortes
00:59:01sur les narcotrafic
00:59:02vous avez dit
00:59:02il faut couper la tête
00:59:03de la pieuvre
00:59:04est-ce qu'un petit bout
00:59:05de cette pieuvre
00:59:06aujourd'hui c'est le consommateur
00:59:07c'est celui qui fume un joint
00:59:08ou pas ?
00:59:10c'est un petit bout
00:59:11de la pieuvre
00:59:11mais c'est pas la tête
00:59:12encore une fois
00:59:12mais ils font partie
00:59:14du trafic
00:59:15ou pas ?
00:59:16mais s'il n'y avait pas
00:59:16de consommateur
00:59:17on n'en serait pas là
00:59:18et donc c'est pour ça
00:59:18que la question
00:59:19quand des gens parlent
00:59:20de légalisation par exemple
00:59:21ils posent aussi
00:59:22une question qui est légitime
00:59:23est-ce que oui ou non
00:59:24il faut légaliser
00:59:25est-ce que la légalisation
00:59:26va arrêter le narcotrafic
00:59:27moi je n'y crois pas
00:59:28mais je pense que
00:59:29toutes les solutions
00:59:30doivent être mises
00:59:31sur la table
00:59:31et quand on est fait
00:59:32vous seriez capable
00:59:32de dire comme avait dit
00:59:33Eric Dupond-Moretti
00:59:34il y a quelques années
00:59:35chaque pétard
00:59:35a le goût du sang séché
00:59:37sur le trottoir
00:59:38je pense qu'aujourd'hui
00:59:39ce qui fait l'argent
00:59:41du narcotrafic
00:59:42c'est plus la cocaïne
00:59:43qu'autre chose
00:59:44c'est plus les consommateurs
00:59:45de cocaïne
00:59:46qui aujourd'hui
00:59:47de manière récréative
00:59:49s'amusent à
00:59:50pardonnez-moi
00:59:51s'en mettre plein le nez
00:59:52en passant des soirées
00:59:54absolument formidables
00:59:55et en effet
00:59:56il y a certaines personnes
00:59:57qui ont le goût du sang
00:59:58dans leur bouche
00:59:59mais je ne confondrai jamais
01:00:03celles et ceux
01:00:04qui assassinent
01:00:05et qui tuent
01:00:06à une personne
01:00:08qui occasionnellement
01:00:09a fumé
01:00:10quoi que ce soit
01:00:10et donc
01:00:11personne
01:00:12ne me fera dire
01:00:13qu'il faut se retrancher
01:00:15derrière les consommateurs
01:00:15pour finalement
01:00:16se laver les mains
01:00:17et de se battre
01:00:19contre
01:00:20les trafiquants
01:00:22de drogue
01:00:22vous savez
01:00:23prenons
01:00:23ce qui s'est passé
01:00:25à Medellin
01:00:25ou ce qui s'est passé
01:00:26en Colombie
01:00:26et notamment
01:00:27avec les Etats-Unis
01:00:28avec la DEA
01:00:29les Américains
01:00:30ils ne s'en sont pas
01:00:31simplement pris
01:00:31à leurs consommateurs
01:00:33les Américains
01:00:34ils sont allés
01:00:34prendre Escobar
01:00:37le Medellin
01:00:39Cali
01:00:40alors on n'en est pas là
01:00:40parce que vous savez
01:00:41la différence
01:00:42c'est que moi
01:00:42ils ne sont pas à Marseille
01:00:43et donc moi
01:00:44j'attends de la France
01:00:45qu'elle fasse un travail
01:00:46à l'international
01:00:47qu'elle fasse un travail
01:00:48qu'elle fasse
01:00:49oui alors
01:00:50pas tout à fait la même chose
01:00:52mais
01:00:52pardonnez-moi
01:00:54qu'elle remonte
01:00:56les circuits d'argent
01:00:57de blanchiment
01:00:58qu'elle nomme
01:00:59des juges
01:01:00qui sont spécialisés
01:01:01qu'elle nomme
01:01:01un parquet spécialisé
01:01:02et il faut y aller
01:01:03et il faut y aller
01:01:04sans hésiter
01:01:05un mot
01:01:05depuis quelques jours
01:01:06les 1200 salariés
01:01:07d'Orange
01:01:08qui travaillent
01:01:09dans le 3ème arrondissement
01:01:09de Marseille
01:01:10près d'un point de deal
01:01:11n'ont plus le droit
01:01:12de venir travailler
01:01:12sur place
01:01:13cette direction
01:01:13dit qu'ils ne sont plus
01:01:14en sécurité
01:01:15ce matin vous avez été
01:01:16interrogé sur ce sujet
01:01:17Benoît Payan
01:01:17vous avez dit qu'il faut arrêter
01:01:18avec le Marseille bashing
01:01:19c'est ce que vous avez répondu
01:01:21ce matin
01:01:21on parle d'impact de balles
01:01:23sur la façade
01:01:24et qui pour certaines
01:01:25ont même traversé des vitres
01:01:26pour aller se loger
01:01:27dans les bureaux
01:01:27où travaillaient ces personnes
01:01:28ça c'est du Marseille bashing
01:01:30non
01:01:30c'est ce que vous avez dit
01:01:31c'est quand
01:01:32Marfavelle
01:01:33vous êtes un grand journaliste
01:01:36et donc
01:01:36je pense qu'à la 6ème question
01:01:38au bout d'un moment
01:01:40je pense que Marseille
01:01:41mérite autre chose
01:01:42que le seul débat
01:01:43autour de la sécurité
01:01:44je prends ça
01:01:45très au sérieux
01:01:45et quand je vous dis
01:01:47très au sérieux
01:01:47c'est très au sérieux
01:01:48parce que
01:01:48je n'aurais pas doublé
01:01:49la police municipale
01:01:50je ne dirais pas
01:01:51que je vais encore la doubler
01:01:52je n'aurais pas fait
01:01:53je n'aurais pas triplé
01:01:54mes effectifs de nuit
01:01:55si je ne pensais pas
01:01:56qu'à Marseille
01:01:57il y a un problème
01:01:58d'insécurité
01:01:58ce que je dis
01:01:59c'est que
01:02:00sur cette question là
01:02:02en effet
01:02:02je comprends les salariés
01:02:04mais je dis
01:02:05qu'on ne peut pas se jeter
01:02:06sur tous les sujets
01:02:07pour que
01:02:08au moindre sujet
01:02:10au moindre problème
01:02:11alors qu'on trouve
01:02:11une solution
01:02:12pour les salariés
01:02:13on en fasse
01:02:14finalement
01:02:14l'alpha et l'oméga
01:02:15des discussions politiques
01:02:17Marseille
01:02:17qui me parle
01:02:19on peut vous parler de ça
01:02:19je comprends
01:02:20mais non
01:02:20mais qui me parle
01:02:21pas du tout
01:02:21de quoi on a parlé
01:02:23jusqu'à maintenant
01:02:23est-ce qu'on a parlé
01:02:25du nombre de personnes
01:02:27qui viennent visiter Marseille
01:02:27est-ce qu'on a parlé
01:02:28du fait que
01:02:29Marseille soit la première
01:02:30destination touristique
01:02:31en termes de culture
01:02:32après Paris
01:02:32est-ce qu'on a parlé
01:02:33du nombre
01:02:33de restaurants qui ouvrent
01:02:35est-ce qu'on a parlé
01:02:35du nombre de galeries
01:02:36on ne l'a pas fait
01:02:38et bien vous l'avez fait
01:02:38vous avez laissé
01:02:39le mot de la fin
01:02:40je n'ai pas eu le temps
01:02:41de vous interroger
01:02:42sur Roland Courbis
01:02:42grande figure
01:02:43du foot
01:02:44et du foot marseillais
01:02:45qui nous a quitté
01:02:45et qui était mon voisin
01:02:47quand j'étais petit
01:02:49et donc je suis
01:02:50doublement triste
01:02:50et moi mon voisin
01:02:51merci beaucoup
01:02:52Benoît Payan
01:02:53c'est Maxime Switek
01:02:53pour le 20h
01:02:54le programme
01:02:55bonsoir Max
01:02:55avec notamment
01:02:56bonsoir Marc
01:02:56un nouveau témoignage
01:02:57témoignage exclusif
01:02:58BFM
01:02:5912 jours après l'incendie
01:03:01de Cran-Montana
01:03:02Jean-Marc
01:03:03le propriétaire du bar
01:03:04considère comme son fils
01:03:06des serveuses parlent
01:03:07pour la première fois
01:03:08et ce sera donc
01:03:09dans un instant
01:03:09et après le 20h
01:03:10un doc
01:03:11Ligne rouge
01:03:11Le Pen
01:03:12Bardella
01:03:12les secrets d'impact
01:03:13très belle soirée
01:03:14sur BFM
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