- il y a 4 heures
Ce vendredi 30 janvier, Jérôme Tichit a reçu Étienne Sacilotto, PDG du groupe Altaïr, Olivier Ducatillion, président de l'Union des Industries Textiles, et Gauthier Chicot, président et cofondateur de Diamfab, dans l'émission La France a tout pour réussir sur BFM Business. Retrouvez l'émission le vendredi et le samedi et réécoutez la en podcast.
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00:00BFM Business, la France a tout pour réussir.
00:05Jérôme Tichit.
00:07Bonjour, bonjour et bienvenue dans la France a tout pour réussir.
00:09Chaque semaine, vous le savez, un concentré d'économies positives sur BFM Business.
00:14Cette semaine, on va mettre à l'honneur le produire en France avec tout d'abord un zoom sur le groupe Altaïr,
00:19un groupe qui fabrique dans le nord des produits d'entretien dont la gamme Starwax,
00:23mais aussi depuis quelques semaines toute la gamme Briochin.
00:25Ces dernières années, Altaïr a aussi acheté des marques espagnoles et néerlandaises.
00:30Son objectif, devenir le numéro 1 européen de l'entretien durable.
00:34Mon premier invité est Étienne Sassiloto, le président directeur général du groupe Altaïr.
00:39L'industrie en France est aussi de la tech et de la tech de haut niveau.
00:43On parlera de Diamfab, une jeune entreprise grenobloise qui fabrique des diamants,
00:47alors pas de la joaillerie, mais des diamants de synthèse dans le domaine ô combien crucial des semi-conducteurs.
00:53On vous expliquera tout dans quelques instants.
00:54L'entreprise vient d'investir dans de nouveaux locaux auprès de Grenoble.
00:58Mon deuxième invité est Gautier Chicot, le président et cofondateur de Diamfab.
01:02Enfin, nous parlerons de l'alliance du fabriqué en France,
01:05un rassemblement de multiples bonnes volontés pour trouver des solutions faciles, concrètes et de bon sens
01:11pour développer le « made in France industriel ».
01:13On en parlera avec Olivier Ducatillon, le président de l'Union des industries textiles,
01:18et l'un des porte-parole de cette alliance du fabriqué en France.
01:21Il est donc important de rappeler qu'en France, des usines se créent ou se développent,
01:26et c'est ce que l'on fait régulièrement sur BFM Business.
01:28Bonjour Étienne Sassiloto.
01:30Bonjour Gérôme.
01:30Vous êtes donc le PDG du groupe Altaïr, qui fabrique des produits d'entretien.
01:35Et dans votre cas, votre actualité, c'est une production à Noyelles-les-Seclin,
01:38dans le Nord, qui vient de s'élargir à la gamme Briochin.
01:41Sur ce site, vous produisez déjà la gamme Starwax.
01:45Donc on va expliquer un peu cette nouvelle ligne de production dans quelques instants,
01:49mais d'abord nous rappeler ce qu'est le groupe Altaïr.
01:51Oui, alors vous l'avez dit, Altaïr, le nom est sans doute moins connu que le nom de nos marques.
01:58Nous avons entre autres marques Starwax et Briochin, vous les avez cités.
02:02Donc c'est un groupe qui est né en 1946, dans les Hauts-de-France,
02:06avec la marque Starwax, qui a été inventée par les frères Brunel,
02:10et puis qui, tout au long du XXe siècle, et de ce début du XXIe siècle,
02:16s'est développée à la fois par croissance organique et par acquisition.
02:21Vous avez notamment mentionné les acquisitions que nous avons faites en Espagne en 2017,
02:27ou la dernière, la plus récente, aux Pays-Bas en 2024.
02:30Et donc il y a eu aussi, je crois en 1965, la création de Capros et les insecticides.
02:35Absolument.
02:36Donc ça vous fait, voilà, on voit une infographie de la croissance externe depuis les années 2010.
02:42Ça vous fait un total de combien de marques, quand on ajoute les marques françaises, les espagnoles, les néerlandaises ?
02:48Alors on a un portefeuille de 10 marques clés, dont 4 qui sont particulièrement importantes pour nous,
02:55qu'on appelle nos love brands, parce que ce sont des marques avec lesquelles les consommateurs ont une relation tout à fait privilégiée.
03:02Vous en avez cité.
03:03Alors on les a sur l'écran, on a Starwax, on a Briochin, Capro, Harris aussi,
03:09Marcel Grinsaup, Sinto, Mistol, Ten, voilà, ça fait partie de vos principales marques de votre portefeuille.
03:15Voilà, tout à fait.
03:16Et donc ça représente un chiffre d'affaires de combien, quand on voit l'intégralité de vos activités ?
03:21On a environ 200 millions aujourd'hui de chiffre d'affaires, dont à peu près 70% en France,
03:27dont 70% avec les fameuses love brands dont je vous parlais, voilà, et on a à peu près 500 collaborateurs,
03:35là aussi dont 70% sont en France.
03:37Le siège reste en France, c'est ça, le siège est bien resté en France.
03:40Absolument, les racines du groupe sont dans les Hauts-de-France, comme je l'ai précisé.
03:45Nous sommes très attachés à nos racines et donc aujourd'hui, le siège du groupe est à Ouskal
03:52et nous avons des implantations à Aubagne et à Saint-Malo.
03:57La marque en elle-même, elle s'appelle donc Altaïr.
04:00Alors j'ai creusé un peu, je ne savais pas, c'est une des étoiles les plus brillantes de la voûte céleste, c'est bien ça ?
04:04Absolument.
04:05Voilà, et ça veut dire quoi ? Ça veut dire que vous êtes une étoile qui rayonne sur le monde de l'entretien durable ?
04:09Il y a une symbolique assez forte, on essaie de rayonner effectivement à notre échelle sur le monde de l'entretien durable,
04:17mais l'étoile Altaïr qui est très visible, notamment en été, c'est aussi un cap qui nous rappelle d'où on vient,
04:25mais aussi où on veut aller et qui nous rappelle nos piliers stratégiques, nos marques,
04:31le fait que nous sommes un des rares intervenants à couvrir tous les canaux de distribution,
04:36à la fois généralistes comme hypermarchés, supermarchés, mais aussi spécialisés comme les grandes surfaces de bricolage
04:42et bien sûr le e-commerce, les traditionnels aussi, puisque Starwax est toujours présent dans pratiquement toutes les drogueries de France et de Navarre.
04:51Et puis notre troisième pilier, très important pour nous, notre engagement en matière de responsabilité sociétale et environnementale.
04:58Je reviens sur les marques, c'est quoi votre marque Star en termes peut-être de chiffre d'affaires ?
05:03Écoutez, la question est dans la réponse, Star comme Starwax,
05:07mais en réalité on a deux marques qui sont pratiquement au même niveau de chiffre d'affaires aujourd'hui,
05:13c'est Starwax, toujours un peu devant, et Briochin, mais qui s'est beaucoup développé ces dernières années.
05:18Briochin, vous l'avez racheté en 2021, comme son nom l'indique,
05:22Briochin c'est le gentilet des habitants, enfin ceux qui habitent à Saint-Brieuc,
05:26donc c'est une marque qui est historiquement en Bretagne, qui était produite en Bretagne,
05:31or vous, vous venez de rapatrier la production dans les Hauts-de-France, comment ça s'est fait ?
05:37Alors le site effectivement dans lequel Briochin était produit était devenu un peu trop petit,
05:44un peu vétuste, et ne présentait pas les caractéristiques pour accompagner Briochin dans sa croissance.
05:52Nous tenions absolument à garder la maîtrise de la production de la marque,
05:57donc ne pas la sous-traiter, nous tenions encore plus à ce que Briochin reste made in France,
06:03et il se trouve que nous avons ce site très performant dans les Hauts-de-France.
06:09Nous avons investi 35 millions depuis ces dix dernières années,
06:13mais plus spécifiquement pour accueillir Briochin, 3 millions dans des nouvelles lignes de production,
06:19ce qui nous a permis de transférer l'activité industrielle de Saint-Brieuc à Noyer-les-Soclins.
06:25Alors vous parlez de 35 millions d'investissements,
06:27parce qu'en fait c'est un ancien site, je crois, Michelin, qui a été réhabilité,
06:31donc c'est pour ça que ça vous a coûté tant.
06:34Il y a eu quand même aussi, je crois, des aides de la région, peut-être d'autres acteurs,
06:38mais ces 3 millions dont vous parlez sur ces 35,
06:42c'est pour créer cette nouvelle ligne de production,
06:44elle est terminée, elle est effective, ça y est.
06:47Elle est terminée, elle est opérationnelle,
06:49ce qui veut dire que dans l'année 2025,
06:53la production sur Noyer-les-Soclins a été doublée.
06:57Elle est passée de 10 000 tonnes à 20 000 tonnes.
07:01Et vous voulez faire plus et éventuellement, je crois, vous voulez monter jusqu'à 30 000 ?
07:05Absolument, on a calibré les investissements pour anticiper la croissance à venir,
07:09et on pourra produire dans cette usine 30 000 tonnes,
07:13soit à peu près 36-37 millions d'unités consommateurs par an.
07:18Je reviens à Briochin, donc une boîte, on l'a dit, qui était en Ile-et-Vilaine.
07:23Est-ce que tout le monde a été rapatrié à Noyer-les-Soclins ?
07:26Je crois que c'est plus compliqué que ça.
07:28La production, oui.
07:30Les ouvriers, non.
07:31Et toutes les autres fonctions sont restées en Bretagne.
07:34Alors, toutes les autres fonctions administratives, marketing, support commercial, etc.,
07:41sont toujours à Saint-Malo, en Ile-et-Vilaine.
07:45Chaque salarié de Saint-Brandan, donc près de Saint-Brieuc,
07:49a eu une proposition pour rejoindre le site du Nord.
07:54On en a quelques-uns qui ont étudié très sérieusement la question,
07:58mais dans leur grande majorité, ils sont restés en Bretagne.
08:01Ce qui fait que nous avons recruté, et nous sommes toujours en train de recruter,
08:06environ 50 salariés sur le site de Noyer-les-Soclins.
08:09Pour 2026 ?
08:10Alors, on en a fait à peu près la moitié en 2025,
08:13et la deuxième moitié est prévue pour 2026.
08:17La suite, c'est quoi ? Est-ce qu'il y a encore d'autres croissances externes que vous avez ?
08:21Est-ce qu'il y a des marques que vous avez dans votre viseur ?
08:23Alors, oui.
08:25Lesquelles ?
08:25Évidemment, je ne vais pas en parler aujourd'hui.
08:30Mais, de manière générale, notre ambition, c'est de continuer à accroître,
08:35de continuer à développer nos belles marques,
08:37beaucoup en organique,
08:38notamment dans ces nouveaux circuits,
08:41notamment par expansion géographique.
08:44Je vous donne un exemple.
08:45Depuis que nous avons racheté Briochin, en 2021,
08:48nous avons lancé la marque en Belgique,
08:51en Pologne,
08:52en Espagne,
08:53puis il y a peut-être d'autres géographies à venir.
08:56Donc ça, c'est un axe de développement très fort.
08:58Et puis, il peut y avoir aussi des acquisitions
09:00qui, effectivement, nous permettront d'utiliser
09:04ce capacitaire excédentaire à noyer les Sautelins
09:09et d'aller à terme à 30 000 tonnes.
09:11Dans quelques semaines, je recevrai, je les avais reçus déjà,
09:13le groupe Heritage et la marque Bonux.
09:17Ils ont relancé cette marque.
09:18Donc, un mot sur ces belles marques françaises
09:22que l'on connaît tous.
09:24Dans votre cas,
09:25Briochin, c'est une marque qui parle vraiment
09:27à beaucoup de consommateurs.
09:29C'est important, quand on se développe,
09:31même dans ces années 2020,
09:32de se baser sur des marques
09:35qui ont un imaginaire
09:36et qui sont très appréciées des consommateurs.
09:39On ne crée pas de nouvelles marques comme ça.
09:41Ce n'est pas si simple que ça.
09:42Alors, ce n'est pas si facile, effectivement.
09:46Et ce qu'on voit, c'est que nous,
09:50on a un portefeuille de marques,
09:51on va dire patrimonial.
09:53Les Français, les consommateurs,
09:55de manière générale,
09:55ils sont très attachés.
09:57Ce sont des marques qui ont une histoire,
09:58qui sont ancrées en France
10:00et dans leur territoire.
10:02Et ça nous semble plus facile
10:05ou en tout cas plus évident
10:07de développer et d'utiliser tout le potentiel,
10:10tout le capital de ces marques
10:12plutôt que de créer des marques ex nihilo
10:16qui pourraient être perçues parfois
10:18comme un petit peu gadget
10:20ou un petit peu artificiel.
10:22En un mot encore,
10:23c'est compliqué de faire du made in France.
10:25Ça va faire une transition toute trouvée
10:26avec mon invité suivant.
10:29Il y a trop d'obstacles
10:30où vous vous dites
10:31que ça vaut le coup de se battre.
10:32Écoutez, je pense que le site
10:34de Noyer les Seclins
10:35et l'histoire d'Altaïr
10:36démontrent au contraire
10:38que c'est possible
10:39de combiner made in France
10:42performance économique
10:44et le plus haut niveau d'exigence
10:47en matière environnementale et sociétale.
10:51En tout cas, nous, c'est notre ambition.
10:53Pour l'instant, on y arrive.
10:55On y arrive grâce à un écosystème
10:57qui en France,
10:58bien qu'il soit souvent critiqué,
11:00en tout cas dans les Hauts-de-France,
11:02est favorable.
11:03vous l'avez mentionné,
11:04on a eu l'aide de la métropole
11:06européenne de Lille,
11:07on a eu l'aide de la région
11:09pour une partie des investissements
11:10qu'on a réalisés à Noyer les Seclins.
11:12Et donc, moi, je reste très optimiste
11:15sur l'avenir du made in France.
11:16C'est ce qu'on aime entendre dire
11:17dans cette émission.
11:19Évidemment, Olivier Ducatillon,
11:20bonjour.
11:21Bonjour Jérôme.
11:22Ça vous parle,
11:22ça vous parle tout ce qu'on vient de dire ?
11:23Moi, je suis comblé aussi
11:24d'entendre quelqu'un du Nord.
11:26Moi, je suis du Nord, moi également,
11:27donc forcément,
11:28et qui fait l'apologie
11:30puis de voir une entreprise
11:31qui va bien,
11:32une entreprise qui a fait des acquisitions.
11:34Et c'est effectivement,
11:36on pense,
11:37on est tous convaincus
11:38que c'est possible.
11:39Il y a des choses à améliorer,
11:41il y a des choses à modifier,
11:43il y a des mentalités parfois
11:44qu'il faut savoir bouger
11:46par rapport au nouvel environnement
11:47qui est le nôtre.
11:48Et c'est ce à quoi
11:49on va s'atteler.
11:50Vous vous attelez
11:51depuis de très nombreuses années.
11:52Je rappelle que vous êtes
11:53le président de l'UIT,
11:55pardon,
11:55l'Union des industries textiles
11:56qui fédère plus de 2000 entreprises
11:58françaises du secteur.
11:59Vous êtes aussi membre
12:00du COMEX à la CPME
12:01en charge du Made in France.
12:03Et si vous êtes là aujourd'hui,
12:04c'est que cette semaine,
12:05vous avez lancé
12:07avec d'autres partenaires,
12:08on va en parler,
12:08l'alliance du Fabriqué en France
12:10de promesses,
12:11soutenir la souveraineté industrielle
12:13en France
12:13et proposer surtout
12:14des solutions,
12:15des actions de bon sens.
12:16C'est facile à mettre en place.
12:18Est-ce que j'ai bien résumé
12:19ce qu'est l'alliance ?
12:20C'est parfait,
12:20j'ai plus rien à dire.
12:23On ne voulait surtout pas,
12:23on ne veut pas faire
12:24une structure rajoutée,
12:26quelque chose de compliqué,
12:27c'est quelque chose
12:27d'assez informel.
12:29La chose très nouvelle,
12:31c'est que vous allez avoir
12:31un syndicat patronal,
12:33puisque c'est une initiative
12:33de la CPME
12:34et des syndicats de salariés
12:36qui sont réunis ensemble
12:37pour la même cause,
12:38ce qui n'est pas tout souvent
12:39le cas dans notre pays.
12:40Donc là,
12:40on n'est pas peu fiers
12:42d'avoir cette façon de faire
12:44qui doit changer les choses
12:46pour que le Made in France
12:47dépasse notre écosystème
12:49et soit diffusé
12:50au plus grand nombre
12:51et qu'il y ait une prise
12:51de conscience
12:52chez tout le monde,
12:53donc dans la population,
12:54donc chez les salariés aussi,
12:55représentés par ces syndicats,
12:57que fabriquer en France,
12:59c'est la condition,
13:00le préalable
13:01pour pouvoir contribuer
13:02au financement
13:03de notre modèle social.
13:04Il faut recréer
13:04de la valeur sur le territoire.
13:05C'est exactement ça,
13:06parce que vous aviez commandé
13:08au nom de l'UIT
13:10à KPMG
13:11une étude sur les retombées
13:12économiques et fiscales
13:13du Made in France.
13:14Parlez-nous des retombées.
13:15Quand on produit en France,
13:17ça a évidemment
13:18des retombées économiques
13:19et fiscales.
13:20Parce que même si,
13:22récemment,
13:22on parle beaucoup de RSE,
13:23donc il y a des critères RSE,
13:25surtout environnementaux,
13:26qui ont été intégrés
13:27dans les cahiers des charges
13:28pour la commande publique
13:30avec des points bonus
13:31à gagner en fonction
13:32de l'énergie,
13:33de ce que vous utilisez,
13:34l'impact carbone.
13:36Simplement,
13:36nous on a fait une étude
13:37sur un échantillon
13:38de 66 entreprises,
13:39avec KPMG,
13:41d'étudier
13:41le scénario
13:43où un marché public
13:44va commander
13:45tout directement
13:46depuis l'étranger
13:48en import,
13:49contribution au modèle social,
13:51zéro,
13:51en dehors des droits de douane,
13:52on va dire.
13:53Il n'y a rien qui retombe
13:54ni dans les caisses de l'État,
13:56ni dans l'économie locale.
13:58Si vous faites un scénario
13:59le même auprès des échantillons
14:01qu'on a eu,
14:02enfin des entreprises
14:03qu'on a eu,
14:04avec 60% de valeur ajoutée
14:05sur le territoire,
14:07donc de production
14:07sur le territoire,
14:09il s'avère que pour le même
14:10chiffre d'affaires,
14:11dans le premier cas,
14:13vous n'avez rien qui retombe
14:14sur le financement du modèle
14:15et qui ruisselle
14:15dans l'économie locale.
14:17Sur le deuxième cas,
14:1884% du chiffre d'affaires
14:20retombe soit directement,
14:22soit indirectement
14:23dans l'économie des territoires,
14:25dans les caisses de l'État
14:26directement via les
14:27les charges sociales
14:28et la TVA,
14:29mais aussi dans tout
14:30le ruissellement indirect
14:31sur les coûts
14:33que sont en train,
14:33les dépenses qui sont faites
14:36pour la sous-traitance,
14:37les services,
14:38ça fait 84%.
14:39Et nous, ce qu'on demande,
14:40c'est que le seul critère
14:41ne soit pas un critère prix,
14:43parce que malgré tout
14:44ce qu'on dit,
14:44c'est quand même aujourd'hui
14:45le critère le plus important
14:46dans la commande publique.
14:48Nos entreprises ont besoin
14:49de commandes,
14:50la commande publique,
14:50ça peut, selon les chiffres,
14:52entre 200 et 400 milliards par an.
14:55Ça ferait beaucoup de bien
14:56pour nos entreprises
14:56de pouvoir récupérer
14:58ne serait-ce que quelques pourcents
14:59de cette commande publique
15:00qui, malheureusement,
15:01parfois part à l'étranger,
15:02souvent part à l'étranger.
15:03On y vient,
15:03parce que c'est la première phase
15:05de votre plan d'action,
15:06plus de commandes publiques,
15:07on en parle dans un instant,
15:08plus de formations
15:09et plus d'épargne.
15:10Les commandes publiques,
15:11vous avez dit,
15:12entre 200 et 400 milliards d'euros,
15:14c'est ce que vous nous avez dit,
15:15et vous m'aviez dit,
15:16en préparant cette émission,
15:17que seuls 22%
15:19des acheteurs publics,
15:20donc en charge de ces achats,
15:22choisissent le fabriquer en France.
15:23Pourquoi on est aussi faible
15:24sur ce chiffre-là ?
15:26Alors, en France,
15:26on a un défaut,
15:27c'est qu'on aime bien
15:28être les premiers de la classe,
15:29on aime bien la vie
15:30plus blanc que blanc,
15:31et on veut être vraiment
15:33toujours les premiers,
15:35et toujours rien à voir
15:35à se reprocher.
15:36C'est vraiment
15:37notre défaut majeur.
15:38Ce qui veut dire que,
15:39par rapport à des directives
15:40européennes très strictes
15:41sur les marchés publics,
15:43et la spécificité française
15:45qui veut que l'acheteur public,
15:47seul pays en Europe,
15:48est pénalement responsable
15:49de son achat,
15:51ça fait que vous avez
15:52beaucoup d'acheteurs publics
15:53qui sont hyper frileux,
15:55et qui ne vont surtout pas
15:56faire le petit pas de côté,
15:58ou interpréter,
15:59ou être borderline,
16:01pour essayer de mettre
16:01en valeur des choses
16:02qui pourraient flécher davantage.
16:04On a une énorme différence
16:06entre le fléchage
16:07allemand, italien, espagnol,
16:09et le fléchage français
16:10vers une production locale.
16:12Je peux vous dire qu'encore une fois,
16:14c'est ça qui ferait la différence
16:15au niveau de notre économie,
16:17et de notre modèle social.
16:18Alors, qu'est-ce qu'on peut faire de plus ?
16:20Ça fait partie des pistes d'action
16:22de cette alliance
16:23du fabriqué en France,
16:24ou de mieux ?
16:25Ce qu'on peut faire,
16:26déjà, ce qu'on veut faire
16:26dans cette alliance,
16:27on veut faire des choses réalistes,
16:30qui soient réalisables
16:31dans un temps acceptable,
16:33et qui ne coûtent pas grand-chose,
16:34puisque ça, on le sait,
16:36il n'y a plus d'argent dans les caisses,
16:37donc ce serait facile
16:38d'avoir des plans
16:39en demandant des milliards.
16:40Ce n'est pas du tout ce qu'on demande.
16:41Nous, ce qu'on demande,
16:42c'est de l'audace,
16:42de l'audace, du courage.
16:43Il faudra qu'il y ait peut-être
16:45un ou deux ministres
16:46qui viennent appuyer notre démarche
16:48auprès des acheteurs,
16:50et les acheteurs,
16:50on est tout à fait prêts
16:52à lancer un vaste plan de formation
16:55auprès de ces acheteurs
16:56dans chaque territoire,
16:58en identifiant les savoir-faire
16:59qui pourraient répondre
17:00à des marchés publics,
17:02en essayant de les éduquer,
17:04de faire des speed dating,
17:05d'essayer de les former,
17:07et en essayant d'intégrer,
17:08qui est le gros objectif,
17:10d'intégrer dans les cahiers des charges
17:11tout ce que j'appelle
17:12les leviers majorants.
17:13À savoir que,
17:14pour avoir des bonus,
17:16si vous fabriquez en France,
17:17le fait,
17:18par rapport au résultat
17:18de cette étude,
17:19de dire que fabriquer en France,
17:21ça contribue à financer
17:22notre modèle social,
17:24c'est que dans le RSE,
17:25il y a le S,
17:26et que ça soit considéré
17:27comme un facteur
17:28qui mérite un bonus,
17:30parce que c'est,
17:31d'un point de vue sociétal
17:32et social,
17:33le financement de notre modèle social
17:34doit être pris en compte
17:35dans les marchés publics.
17:37C'est notre demande,
17:38en tous les cas.
17:38Il nous reste assez peu de temps.
17:40une autre mesure phare,
17:41éventuellement,
17:42pour améliorer
17:42les actions
17:44des commandeurs publics ?
17:45Il y en a énormément
17:48de mesures phares,
17:50mais celle qui est
17:52en amont
17:53des acheteurs
17:54et de la commande,
17:56avant de les éduquer
17:57et de les évangéliser,
17:59c'est l'identification
18:00des savoir-faire
18:01sur le territoire.
18:02Et c'est ce,
18:03grâce au réseau
18:04de la CPME
18:05qui est très présente
18:06dans toute la France,
18:07d'identifier nos pépites,
18:09nos savoir-faire,
18:09et les mettre en contact
18:10et leur permettre
18:11de pouvoir candidater
18:13pour ces marchés publics.
18:14Elles ont besoin d'une chose,
18:15les entreprises,
18:16aujourd'hui,
18:17sont des commandes.
18:18Donc, on est là pour ça.
18:19Donc, on n'a pas le temps,
18:20mais le plan comprend
18:21aussi des actions simples
18:23et de bon sens
18:24pour améliorer la formation,
18:26la mise en adéquation
18:27entre les besoins
18:27des entreprises
18:28et la formation,
18:30mais aussi comment mobiliser
18:31l'épargne
18:31pour la réindustrialisation.
18:33Une toute dernière question.
18:34Le fil rouge
18:35de ce que vous me dites,
18:35c'est du bon sens.
18:36On a su mettre du bon sens
18:37dans la reconstruction
18:38de Notre-Dame.
18:40Est-ce qu'il faut mettre
18:41du bon sens
18:42de plus en plus
18:42dans les chantiers ?
18:43Un des prochains gros chantiers,
18:44ça va être les Jeux Alpes 2030.
18:47Est-ce que c'est ça
18:47qui est important ?
18:48C'est exactement ça
18:49et c'est un des arguments
18:51qu'on a.
18:51On a été capable
18:51pour Notre-Dame
18:52et pour les JO 2024,
18:54pourquoi on ne pourrait
18:54pas le faire
18:55sur quelque chose
18:56qui devient une cause nationale ?
18:58Notre modèle social,
18:59on a vu,
18:59il va falloir vraiment
19:00se retrousser les manches
19:01pour le financer.
19:02Donc, on va y arriver.
19:03Les JO 2030,
19:04c'est une autre bonne illustration.
19:06On est déjà en train
19:06de préparer
19:07pour que ces JO
19:08soient peut-être,
19:09si possible,
19:10les JO du fabriqué
19:10en France également.
19:12Merci Olivier.
19:13On va poursuivre
19:13avec cette envie
19:14et ce besoin
19:15de créer de l'activité
19:16dans l'industrie en France.
19:17Avec vous,
19:18Gauthier Chico,
19:18bonjour.
19:19Bonjour Jérôme.
19:19Vous êtes le président
19:20et cofondateur
19:21de Diamfab,
19:22une deep tech
19:22que vous avez cofondée
19:23en 2019
19:24avec Khaled Driche
19:25dans la région de Grenoble.
19:27à l'origine,
19:28grâce à l'Institut Néel
19:29du CNRS
19:30à Grenoble.
19:31Votre ambition,
19:32elle est claire,
19:33créer une filière d'excellence
19:34du diamant semi-conducteur
19:36en France,
19:37le semi-conducteur ultime
19:38selon vous.
19:39Dites-nous,
19:39en termes techniques simples,
19:41ce qu'est ce diamant semi-conducteur.
19:43Peut-être,
19:43oui,
19:43avant de rentrer
19:44dans le diamant semi-conducteur,
19:45il faut peut-être rappeler
19:46ce que c'est un semi-conducteur.
19:47C'est un matériau
19:48qui permet de fabriquer
19:49des composants,
19:50c'est vraiment le cœur
19:51du réacteur,
19:52du composant,
19:53si on peut dire.
19:54Et jusqu'à peu,
19:54on utilisait principalement
19:55du silicium
19:56et que du silicium.
19:58Et les usages ont changé,
19:59on est en train d'électrifier
20:00une grosse partie
20:01de nos usages
20:02et de notre utilisation.
20:03Les véhicules électriques,
20:04c'est un bon exemple.
20:05Et donc,
20:05on a besoin de gérer
20:06de plus en plus
20:06d'énergie électrique.
20:08Et le silicium,
20:08en fait,
20:08a montré ses limites
20:09pour gérer cette énergie
20:10et la gérer efficacement.
20:12Et c'est pour ça
20:12qu'on a cherché
20:12d'autres matériaux
20:13pour aller au-delà
20:15de ses limites
20:16en termes d'efficacité,
20:17de robustesse.
20:19Et donc,
20:19le diamant,
20:20effectivement,
20:20c'est un remplaçant
20:21au silicium
20:22sur ses applications
20:23de gestion
20:23d'énergie électrique
20:24puisqu'il est considéré
20:26comme le semi-conducteur ultime
20:27pour être ultra-efficace
20:29quand on va faire
20:29des conversions
20:30et puis aussi très robuste
20:31dans des environnements
20:32extrêmes
20:32de radiation,
20:34de température
20:35pour le spatial,
20:36le nucléaire,
20:37tous ces usages stratégiques
20:38qui sont relativement nouveaux.
20:40On peut parler
20:40du quantique aussi.
20:41Et donc,
20:42nous concrètement,
20:43on synthétise du diamant
20:44et on vient le fonctionnaliser
20:46en même temps,
20:47on vient le doper,
20:47comme on dit,
20:48on lui donne
20:48des propriétés électriques
20:49ou quantiques
20:50pour en fabriquer
20:50des composants derrière.
20:51Et ça,
20:51vous êtes les seuls
20:52à le faire
20:53ou est-ce qu'il y a
20:53de la concurrence mondiale
20:54là-dessus ?
20:55Alors,
20:55on n'est pas les seuls,
20:56on est les seuls
20:57à maîtriser
20:58cette synthèse de diamants
20:59avec cette très haute qualité
21:00et justement
21:01ce niveau d'enrichissement
21:02pour lui donner
21:02ses propriétés électriques.
21:04Et ce qui est intéressant,
21:05c'est que le diamant,
21:05ce n'est pas juste
21:06un matériau qui est utilisé
21:08pour l'électronique de puissance,
21:09on le connaît
21:09pour la joaillerie.
21:10Ça a plein de facettes,
21:11le diamant,
21:12pour faire un petit clin d'œil
21:14aux facettes
21:14d'un diamant.
21:16Ça peut être utilisé
21:18dans un tas d'autres applications
21:19et ça a notamment
21:20été utilisé
21:20comme outil de coupe,
21:22ça a des propriétés optiques
21:23et justement,
21:23on arrive dans l'ère
21:25ultra technologique
21:26du diamant.
21:27Et nous,
21:27on a cette maîtrise particulière
21:29de synthétiser
21:30des couches fines
21:31de diamants
21:31de quelques micromètres
21:32de très haute qualité
21:33pour l'électronique de puissance
21:35et les applications quantiques.
21:36Et quand je vous écoute,
21:37deux enjeux quand même
21:38très forts,
21:39les enjeux de souveraineté
21:40face aux Etats-Unis
21:41et face aux pays asiatiques
21:42et les enjeux aussi
21:44de moindre utilisation
21:45des terres rares.
21:46Oui,
21:47alors c'est effectivement,
21:48il y a eu une dépêche
21:50il y a peu de temps
21:51où on a appris
21:53que les Etats-Unis
21:54et le Japon
21:54ont envisagé
21:56la production
21:57de diamants
21:58dans le cadre
21:59d'un plan d'investissement
22:00de 550 milliards.
22:01Donc c'est un des premiers projets
22:02qui est peut-être annoncé.
22:06Et effectivement,
22:07ils font ça
22:08pour s'affranchir
22:09de la dépendance
22:09à la Chine.
22:10Maintenant,
22:11si on regarde
22:11ce qui reste
22:12comme hauts de continent,
22:13il y a l'Europe
22:13et en Europe,
22:14on n'a pas à rougir
22:15sur la maîtrise technologique
22:16qu'on a de cette technologie
22:17qui offre aussi
22:18une vraie opportunité
22:20pour réindustrialiser
22:21des technologies
22:22dans le semi-conducteur
22:23et notamment,
22:24comme vous le mentionnez,
22:26c'est que le diamant,
22:27c'est du carbone,
22:27c'est des atomes de carbone.
22:28Nous, on synthétise du carbone
22:29avec du méthane
22:30comme source,
22:31donc CH4
22:31qui est un gaz
22:32relativement abondant.
22:34Donc en fait,
22:34on peut fabriquer
22:35ce matériau
22:36à forte valeur ajoutée
22:37en France
22:38sans être dépendant
22:40de terres rares,
22:41donc avec des ressources
22:42qui ne sont pas limitées
22:43et le tout
22:44en étant compétitif
22:45parce que justement,
22:46on apporte beaucoup de valeur
22:46et c'est un matériau
22:47qui va apporter
22:49beaucoup de performance
22:50aux composants électroniques.
22:51On va parler d'argent
22:52et de développement,
22:52l'un ne va pas sans l'autre.
22:53Une levée de 8,7 millions d'euros
22:55en mars 2024,
22:56notamment auprès
22:57d'Acerion Venture,
22:58de BP et France,
22:59plus des fonds
23:00à la fois,
23:01encore une fois,
23:02de la région
23:02Auvergne-Rhône-Alpes
23:04et de la métropole
23:04de Grenoble.
23:05À quoi vous ont servi
23:06ces 8,7 millions d'euros ?
23:08Alors,
23:09ça nous a servi,
23:09on va dire,
23:10à sortir la techno
23:11du laboratoire
23:11parce qu'on est issus
23:12du CNRS
23:12comme vous le mentionnez
23:13et donc de créer
23:15ce qu'on appelle
23:15une ligne pilote
23:16ou une base industrielle
23:17qui est en fait
23:18les prémices
23:18de l'industrialisation
23:19de la technologie.
23:20Donc,
23:21on a construit,
23:21on a aménagé
23:22un bâtiment
23:23dans lequel on a fait
23:23une salle blanche,
23:24donc une salle
23:25où l'environnement
23:26est contrôlé
23:26en termes de température,
23:28d'hygrométrie
23:29et surtout de poussière,
23:31il y a 100 fois moins
23:32de poussière
23:32que dans l'air ambiant.
23:33C'est à Fontaine,
23:35près de Grenoble,
23:36voilà.
23:36Et c'est dans
23:37cet environnement
23:38très propre
23:39qu'on vient synthétiser
23:40le diamant
23:41puisqu'en fait,
23:41on fait pousser
23:42du diamant
23:43par couche atomique,
23:44donc on a besoin
23:44d'avoir l'environnement
23:45le plus propre possible.
23:46Et donc là,
23:47vous êtes en phase
23:47de pré-industrialisation
23:48et la phase d'industrialisation,
23:50elle est pour quand ?
23:50Alors,
23:51cette phase de pré-industrialisation,
23:52elle est un petit peu
23:53mixte,
23:55c'est-à-dire
23:55qu'on va commencer
23:56à produire
23:56des wafer
23:58comme on les appelle,
23:58ces galettes
23:59de diamants
23:59semi-conducteurs,
24:00j'en ai ramené
24:00aujourd'hui.
24:02Voilà,
24:02laissez-la quelques secondes
24:04qu'on puisse faire le plan.
24:05On va produire
24:05des wafer
24:06pour des marchés de niche,
24:07des premiers marchés
24:08où on va pouvoir
24:09produire assez vite
24:09et puis justement
24:11stabiliser les process
24:12pour les autres marchés,
24:14les marchés stratégiques,
24:15donc tout ce qui est
24:16application quantique,
24:19spatiale et nucléaire
24:20qu'on va adresser
24:21à l'horizon de 2028
24:22et les gros marchés
24:23justement de la gestion
24:23de puissance
24:24pour l'automobile,
24:25l'alimentation
24:26des data centers,
24:27le réseau électrique,
24:27ça sera à l'horizon 2030.
24:29Et donc,
24:29votre modèle économique
24:30à vous,
24:31c'est de vendre
24:32ces plaques,
24:32ces wafer
24:33ou est-ce que c'est
24:34aller jusqu'au bout
24:35en produisant à terme
24:36vous-même
24:36tout le composant électronique
24:38dans sa globalité ?
24:39Encore une fois,
24:40on a un modèle
24:40un peu dual,
24:41c'est-à-dire que
24:41notre base,
24:43notre corps de métier,
24:44c'est la synthèse
24:44du matériau,
24:46de ces wafer,
24:47de ces couches d'OP
24:47sur ces wafer.
24:48Pour que ça accélère
24:49l'adoption,
24:50on doit aussi
24:51fabriquer des composants
24:52pour montrer
24:53ce que le diamant
24:53a dans le ventre,
24:54si on veut dire.
24:55Donc aujourd'hui,
24:55on fait les deux
24:55et on travaille justement
24:57en partenariat
24:57avec des industriels
24:58pour qui on développe
24:59des composants spécifiques.
25:01Donc on peut citer
25:02Schneider Electric,
25:03Soitec,
25:04ST Microelectronique
25:05ou encore Murata
25:06qui ont identifié
25:07le diamant
25:07comme étant un matériau
25:08qui pouvait avoir
25:09des intérêts
25:09pour les produits
25:10qu'ils développent.
25:11Nous,
25:11on a ce savoir-faire matériau
25:12et donc on va faire
25:13des prototypes de composants.
25:14Donc on a ce modèle
25:15un peu entre les deux
25:16de savoir faire
25:17à la fois le matériau
25:17et le composant
25:18et c'est ce qui fait
25:19qu'aujourd'hui,
25:20on a aussi cette maîtrise
25:21très particulière
25:21du diamant.
25:23Il nous reste 30 secondes,
25:24Gauthier,
25:25combien d'effectifs
25:26à l'instant T,
25:26combien de recrutements
25:27prévus
25:28et puis à date,
25:29j'imagine,
25:30assez peu de chiffres
25:30d'affaires ?
25:31C'est effectivement
25:32pas notre but aujourd'hui.
25:33Notre but,
25:33c'est stabiliser le process
25:35et donc d'être capable
25:36de viser les gros marchés
25:37qu'on mentionnait
25:38tout à l'heure.
25:38On est 26 personnes,
25:40principalement en R&D,
25:41une vingtaine de personnes
25:42qui font que de la R&D.
25:44Alors ils font de la R&D
25:44puis le lien avec nos clients,
25:46bien entendu,
25:47nos clients ou nos partenaires
25:48et effectivement des recrutements
25:50d'ici la fin de l'année.
25:51On va ouvrir une campagne
25:52de recrutement
25:53d'ici fin 2026.
25:54Eh bien voilà,
25:55on voulait mettre
25:55à l'honneur différents secteurs.
25:57Messieurs,
25:57merci beaucoup
25:58d'avoir été les invités
25:58de la France
25:59à tout pour réussir.
26:00On a parlé de semi-conducteurs,
26:01on a parlé de l'industrie,
26:02on a parlé de produits
26:03ménagers durables.
26:05Merci beaucoup.
26:05C'est ça la diversité.
26:06La France a tout pour réussir.
26:07L'émission,
26:08vous la retrouvez en télé,
26:09en radio.
26:10Le site et l'appli
26:10de BFM Business.
26:11La semaine prochaine,
26:12sommaire tout aussi divers
26:13avec des montres françaises
26:15créées par deux frères,
26:16deux anciens champions
26:17français d'escrime,
26:18Clément et Oxens Dorigo.
26:19On parlera des bougies
26:20de la marque Poudré,
26:21des bougies non pas en cire
26:22mais en perles parfumées.
26:24Et puis je recevrai aussi
26:25Raphaël Ruger.
26:26Figurez-vous qu'il a créé,
26:27j'adore ce titre,
26:28la Fédération Française
26:29des trucs qui marchent.
26:30Ça c'est un bon résumé
26:31de l'émission.
26:32Très bon week-end,
26:33très belle semaine
26:34et à très bientôt
26:34sur BFM Business.
26:38La France a tout pour réussir
26:40sur BFM Business.
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