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  • il y a 2 mois
Guillaume Sarkozy, administrateur et vice-président de Rizlum, était l'invité de Sandra Gandoin dans French Tech, ce mercredi 29 octobre. Il a présenté son entreprise, spécialiste de l'IA et de l'assurance, et ses missions, notamment l'automatisation de l'assurance et des tâches répétitives dans le secteur, dans Good Morning Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.

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Transcription
00:00La French Tech ce matin avec Guillaume Sarkozy, administrateur et vice-président de Rizlom.
00:05Bonjour, merci d'être sur notre plateau ce matin.
00:08Rizlom, startup fondée à Station F, en 2024, une InsurTech spécialiste de l'IA appliquée à l'assurance.
00:17Automatiser l'assurance, comment ça marche concrètement Guillaume Sarkozy ?
00:21Eh bien contrairement à ce qui se passe sur le reste du marché, nous sommes en même temps des spécialistes de l'IA
00:26et des spécialistes de l'assurance. Et nous avons un système extrêmement frugal, c'est ce qu'on appelle le SLM,
00:32Small Language Model, des systèmes très spécialisés que nous avons travaillé, que nos ingénieurs et nos chercheurs ont travaillé
00:39pour l'adapter aux spécificités de l'assurance et des tâches répétitives qu'il y a à faire dans l'assurance.
00:47Quel type de tâches par exemple ?
00:48Eh bien parler avec un client, gérer un dégât des eaux, gérer, rembourser une dépense de santé.
00:56Ce sont des tâches répétitives que l'IA peut gérer parce que nous sommes multicanal,
01:02nous sommes des spécialistes de la voix, du mail, du texte.
01:05Et donc ça se concrétise comment du point de vue de l'assurer ?
01:08C'est-à-dire est-ce que j'ai un chatbot avec lequel je discute, je peux lui envoyer mes documents,
01:12une déclaration de sinistre, je vais pouvoir la faire simplement en discutant en langage naturel avec une IA
01:16ou c'est vraiment juste du côté assureur ou ça va être des gains de productivité ?
01:20Non, non, on dit gains de productivité mais aussi amélioration du service client.
01:24Vous allez pouvoir parler tous les jours et à toutes les heures du jour et de la nuit
01:28avec une intelligence artificielle qui gère les émotions,
01:33qui vous parle comme nous parlons ensemble,
01:36qui va vous aider à régler votre dossier,
01:39qui va analyser les documents que vous allez envoyer,
01:42regarder que les dix pièces que vous devez envoyer,
01:44elles sont bien conformes, elles correspondent l'une avec l'autre,
01:48il n'en manque pas, elle va analyser des photos,
01:51elle va faire une préconisation de remboursement par exemple,
01:54qui peut être contrôlée par un humain après.
01:56Et est-ce qu'il y a une détection des fraudes possibles par exemple ?
01:58Vous parliez de l'analyse des photos,
02:00si j'en vois un sinistre, un dégât des eaux par exemple,
02:03est-ce qu'elle peut dire, oh là là, il y a un truc qui est bizarre,
02:05c'est une image qui a été photoshopée, il y a un trucage,
02:07ça l'IA est capable de le faire aujourd'hui ?
02:09Nous avons chez Rizlem un agent spécialiste de la fraude
02:12qui va donner un pourcentage de validité aux documents,
02:17parce que la fraude explose,
02:18et moi j'ai très peur que les nouvelles technologies
02:21remettent en cause notre système social,
02:24de protection sociale,
02:26car les niveaux de fraude sont considérables.
02:29C'est là-dessus qu'on lutte effectivement en ce moment.
02:32Sur une opération, le traitement d'une opération,
02:34on gagne combien de temps en réalité en moyenne ?
02:37Eh bien ça peut se faire quasiment en temps réel,
02:39si l'ensemble de l'opération, si le client a donné par exemple
02:43l'ensemble des documents qu'il doit donner.
02:46Ça se fait en temps réel, on gagne, on va gagner en temps,
02:49on va gagner en efficacité, productivité,
02:52et surtout aussi en qualité du service client.
02:56Par exemple, lorsqu'il y a de graves intempéries,
03:00aucun système téléphonique des assureurs n'est capable,
03:04du jour au lendemain, de multiplier par 10-50
03:06de nombre d'appels avec l'IA,
03:08parce qu'on manque d'opérateurs sur le moment.
03:10Avec l'IA, ce problème est réglé par exemple.
03:13Qu'est-ce que l'IA, si on se projette un petit peu,
03:15peut transformer dans le monde de l'assurance
03:17au-delà des gains de productivité et d'efficacité ?
03:20Moi je pensais au fait que la force de l'IA,
03:22c'est l'hyper-personnalisation.
03:24On commence à le voir dans l'assurance auto
03:25avec les systèmes de pay as you drive
03:27ou pay how you drive,
03:28c'est-à-dire qu'on va analyser la façon
03:30dont vous conduisez quasiment en temps réel
03:31et adapter la prime d'assurance en fonction de ça.
03:34Est-ce que ça c'est une tendance de fond ?
03:35Et est-ce que ça pourrait, par exemple,
03:37s'inviter dans le monde de la santé
03:38où on voit bien les dérives qu'il pourrait y avoir aussi
03:40en adaptant les tarifs au comportement des assurés ?
03:44Ça c'est absolument hors de question,
03:46pour l'instant en tout cas.
03:47La loi interdit ce genre de positionnement
03:50et je ne suis pas sûr même que ce soit quelque chose
03:52de très éthique.
03:53Il faudrait faire très attention avec ce type de système.
03:57Pour revenir sur l'entreprise,
03:59qui sont concrètement les clients de RISOM ?
04:01Les clients aujourd'hui sont des compagnies d'assurance.
04:05Il faut savoir qu'aujourd'hui,
04:0790% des projets lancés en intelligence artificielle
04:10n'aboutissent pas.
04:12Nous, nous avons cette spécificité
04:14d'avoir développé des systèmes beaucoup plus simples.
04:17Ils ne sont pas généralistes,
04:19ils sont adaptés à l'assurance
04:20et nos chercheurs travaillent sur les cas d'usage précis
04:23de l'assurance.
04:25Donc ils vont consommer beaucoup moins d'énergie,
04:28ils vont coûter beaucoup moins cher
04:29et ils vont être beaucoup plus efficaces.
04:31Pour vous donner un exemple,
04:33les grands systèmes généralistes
04:35ont entre 500 milliards et 1000 milliards
04:38de paramètres dans leurs algorithmes.
04:40Nous en avons entre 2 et 5 milliards.
04:42Ça montre bien la différence de consommation
04:45en CO2, en énergie, en électricité
04:48que nous pouvons faire.
04:49Nous sommes spécialisés
04:50et étant spécialisés,
04:52nous sommes plus efficaces
04:53sur des tâches beaucoup plus restreintes,
04:55évidemment,
04:56des tâches spécialisées.
04:57Et c'est pour ça que ça avance et que ça marche
04:59et que ça séduit les compagnies d'assurance.
05:01Ça, vous pensez que c'est la clé, justement,
05:03pour que la France joue sa carte
05:04dans le monde de l'intelligence artificielle,
05:06le fait d'aller vers de l'ultra spécialisation.
05:08C'est vrai qu'on a des modèles généralistes
05:10américains, principalement.
05:12Alors, on a Mistral et Yai, évidemment,
05:13mais on a Tchad GPT, Gemini,
05:15et les autres,
05:16et puis les modèles chinois.
05:17La France, la carte qu'elle a à jouer,
05:18c'est d'aller sur des modèles ultra spécialisés
05:20dans l'assurance ou ailleurs ?
05:21Ce n'est pas forcément la France.
05:23Là, en l'occurrence,
05:24c'est la société avec laquelle je travaille,
05:25RISLUM,
05:26qui a cette stratégie qui est très efficace
05:28sur un certain nombre de cas d'usage.
05:31J'ai investi dans d'autres sociétés
05:32qui vont se servir des systèmes
05:35beaucoup plus généralistes,
05:36dans d'autres applications,
05:38notamment avec de l'IA générative.
05:40Donc, tout dépend de ce que vous voulez faire.
05:42Il faut tailler son IA
05:43par rapport au système que l'on veut régler.
05:46Ce n'est que le commencement.
05:47Merci beaucoup, Guillaume Sarkozy,
05:49d'être venu sur notre plateau,
05:50administrateur et vice-président de RISLUM.
05:52Vous dites RISLUM ?
05:53RISLUM, exactement.
05:54Merci beaucoup.
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