00:00On évoque les conditions de détention de Nicolas Sarkozy, incarcéré depuis une semaine à la prison de la Santé.
00:05Hier, il a vu son droit de visite familiale reporter en raison de la venue surprise de deux députés de la France Insoumise
00:12qui voulaient vérifier qu'aucun traitement de faveur ne lui était accordé, les concerner des mentes.
00:17Alors sur tous les tons, que c'était vraiment pour visiter Nicolas Sarkozy qu'ils se sont rendus à la prison de la Santé.
00:22On va entendre Mme Danielle Aubono, mais je vous confirme avant que l'administration pénitentiaire a bien dit qu'ils étaient venus
00:29et qu'ils ont demandé à voir et à visiter Nicolas Sarkozy.
00:32Écoutons donc les explications de cette députée et les filles, Danielle Aubono.
00:36Nous n'avons jamais demandé à rencontrer quelques détenus que ce soit parce que ce n'est pas le cadre dans lequel s'effectuent ces visites.
00:45Quand il y a des demandes de ce type-là, et mon collègue Hugo Bernalicis l'a rappelé,
00:50il avait eu l'occasion de rencontrer M. Balkany qui était à la Santé.
00:54C'est des demandes explicites qui sont faites particulières, mais ce n'était absolument pas le cadre,
00:59ce n'est absolument pas ce que nous avons demandé et il n'y a aucune raison de relayer des mensonges de la sorte.
01:06Alors c'est l'administration pénitentiaire qu'il dit, François Bibonier, qu'ils ont voulu visiter le président.
01:10Moi je suis convaincu, en fait ce qu'il fallait lui demander, est-ce que vous avez demandé à visiter le couloir où était Nicolas Sarkozy ?
01:15La réponse est oui, parce qu'il va le visiter tout à présent.
01:17Bien entendu.
01:18Donc voilà.
01:18Effectivement qu'ils n'aient pas dit on veut le rencontrer, parce qu'ils n'ont même pas le droit, on ne peut pas demander, je veux voir tel détenu.
01:24Mais donc elle biaise, parce qu'elle sait très bien qu'elle a eu tort, qu'elle voulait aller voir comment ça se passait,
01:28voir les policiers qui étaient dans la cellule à côté, et que l'administration pénitiaire a à juste titre refusé.
01:36Et les filles ont saisi le tribunal administratif, on verra bien ce que dira le tribunal, mais ils sont venus pour ça.
01:41La décision sera rapide sur le tribunal administratif.
01:42Oui, je pense que ça peut être assez rapide.
01:43D'accord, mais l'ancien président a le droit de refuser d'être visité en cellule.
01:46Tous les détenants ont le droit de refuser une visite parlementaire.
01:49Dieu du ciel, Michel Aubin.
01:51Non, non, moi ce qui m'étonne, c'est que, parce qu'apparemment, vous avez entendu M. Coquerel tout à l'heure dire qu'elle allait très souvent à la santé, visiter la santé.
01:59Quelle est l'utilité pour les filles de passer son temps, aller dans les couloirs de la santé, alors qu'on débat du budget de la France ?
02:04Ils l'ont déjà vu, donc il n'y a pas...
02:09Je comprends d'ailleurs le loi qui a autorisé les parlementaires à aller visiter les prisons.
02:14Mais c'est vrai que j'ai un peu de mal à comprendre pourquoi la même loi a autorisé les journalistes à rentrer en même temps que les parlementaires.
02:21Oui, il y a deux journalistes, un journaliste du monde de politique, ça n'y a pas de pas.
02:23Il me semble, Laurence, que les prisonniers votent.
02:26Bien sûr.
02:27Il me semble que les prisonniers votent, donc ils font la campagne pour eux.
02:29Sauf s'ils sont privés de leur droit civique.
02:31Non, si ils ne votent pas tous.
02:32Non, si vous êtes privés de leur droit civique, non.
02:34Certains ne sont pas privés.
02:35Non, certains ne sont pas privés.
02:36Certains ne sont pas privés de leur droit civique.
02:38Non, ça vote en prison, évidemment.
02:39Moi, j'ai eu...
02:40Pas tout le monde.
02:41D'autres, non.
02:43Écoutons juste Laurent Wauquiez qui estime que cette initiative est du pur voyeurisme.
02:49Je ne comprends pas cet affairenement.
02:51Et moi, j'ai une profonde peine à avoir un ancien chef d'État qui est détenu en prison,
02:56alors qu'il n'a même pas pu exercer son droit d'appel et qu'il est encore présumé innocent.
03:00Et pardon, je trouve qu'il y a une forme d'indignité.
03:03On a vu hier encore ces deux députés de la France Insoumise...
03:05Qui ont voulu se rendre dans le quartier d'isolement.
03:07Qui voulaient par pur voyeurisme se rendre dans le quartier d'isolement.
03:10Tout ça n'est pas digne.
03:11Vous avez pu aller le voir en prison ou pas ?
03:13J'ai surtout l'espoir qu'il soit rapidement libéré.
03:16Et je pense que quand il est en prison, les gens qu'il a envie de voir, c'est plutôt sa famille.
03:19Oui, effectivement, Éric Nolo.
03:21On va voir que dans cette affaire, un autre détenu a été libéré.
03:26Mais sur le fait qu'évidemment, sur le droit de visite, c'est plutôt la famille et les avocats qui sont ultra prioritaires.
03:31Évidemment, après, ils se confirment que les filles démentirent riment avec mentir.
03:36La rime est riche, c'est déjà ça.
03:37En effet, ils ne peuvent pas s'imposer dans la cellule.
03:39Moi, j'ai fait des visites en prison.
03:41On a visité des détenus, mais en effet, c'était avec l'autorisation.
03:43Vous ne frappez pas à la porte, etc.
03:46Ils ont beaucoup visité M. Georges-Ebraïm Abdallah.
03:48Voilà, c'est ça qui nous étonne.
03:49C'est la première fois qu'ils visitent quelqu'un qui n'est pas un terroriste.
03:52Je crois qu'ils ont visité une dizaine de fois M. Ibraïm Abdallah,
03:54qui lui était condamné définitivement, quand même, pour des faits autrement plus graves.
03:58C'était quand même des complicités d'assassinat.
04:01Non, mais de toute façon, il faut bien se dire une chose, c'est qu'il y a 2027 en ligne de mire,
04:04donc il n'y aura aucune limite à l'ignominie de LFI.
04:07Ils utiliseront tous les moyens.
04:09Ils utiliseront tous les moyens d'atteindre un certain électorat par la démagogie.
04:12Donc là, ce n'est que le début du cirque.
04:14Vous allez voir, le pire est à venir.
04:16Stéphane Manigold sur ce qui s'est passé avec la France insoumise.
04:21Franchement, je suis estomaqué.
04:23Où est la dignité ?
04:25Nous avons un ancien président de la République qui vit déjà une condition comme d'autres prisonniers.
04:29Vous me direz, mais admettez que ce n'est pas un prisonnier comme les autres.
04:33C'est un ancien président de la République.
04:35Dans la cellule à côté, vous avez des policiers d'élite.
04:38Ils sont là pour assurer sa sécurité.
04:42Pour assurer sa sécurité.
04:43Je rappelle qu'Yvan Colonna a été assassiné en prison.
04:47Que la prison, vous avez vu et diffusé des images,
04:51où à peine arrivé Nicolas Sarkozy était menacé.
04:55Ce n'est pas la prison, c'est les détenus qui ont diffusé.
04:56Je crois qu'il faut retrouver un tout petit peu de raison dans ce pays.
05:04Et je suis convaincu que Nicolas Sarkozy sera mieux chez lui,
05:08encadré, avec des policiers qui assureront qu'ils ne s'évadent pas,
05:12si c'est le risque que les juges estiment.
05:15Mais honnêtement, sa place n'est plus là.
05:17On le voit bien pour des questions de sécurité et de stabilité dans les débats et des institutions.
05:24Et le fonctionnement tout simplement normal d'une prison.
05:27François Luponi, l'assassin d'Yvan Colonna est dans cette prison.
05:30Oui, et l'ongabé.
05:31Et l'ongabé, un pédigré assez sympathique aussi.
05:34Michel Aubon, on peut assurer à 100% la sécurité d'un détenu ?
05:38C'est très compliqué.
05:39En prison en France ?
05:39Non, c'est très compliqué.
05:40Parce que, bon, évidemment, à l'intérieur de la cellule, a priori, oui.
05:45Mais malgré tout, il y a toujours du passage.
05:47Les prisons sont beaucoup moins fermées qu'on ne le croit.
05:49C'est-à-dire qu'à l'intérieur, il y a quand même des gens qui circulent.
05:52Vous savez, la cour, par exemple, à Fleury-Mérogis, que je connais bien,
05:59la cour n'est pas accessible à tous les prisonniers
06:01parce que certains ne ressortiraient pas en bon état s'ils allaient dans la cour.
06:07Vous imaginez, dans les religions, parce que les religions structurent beaucoup les prisons,
06:12vous avez des religions minoritaires.
06:14De toute religion, vous avez des détenus à Fleury-Mérogis.
06:16Certains ne pourraient pas mettre le pied dans la cour de la prison.
06:21Et d'ailleurs, les gardiens disent,
06:23d'une certaine façon, on les incite à ne pas y aller
06:26parce qu'on n'est pas sûr de pouvoir les récupérer ensuite.
06:29Ça fait un peu froid.
06:30Rassure, décidément.
06:31Vraiment, là, on n'avait déjà pas de morale, mais c'est vraiment compliqué.
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