00:00...de David Lissnard, qui était invité ce matin de Sonia Mabrouk dans la grande interview CNews Europe 1.
00:04Il a évoqué la France insoumise, j'en parlais tout à l'heure dans mon édito.
00:07Écoutez ce qu'il a dit le maire de Cannes.
00:10Je voulais quand même dire à quel point aujourd'hui l'extrême gauche et les filles sont un danger pour la démocratie.
00:15Ils ont appelé à la libération d'un narcotrafiquant et d'un dictateur, sans le qualifier de dictateur, qui est Maduro.
00:22Mais parallèlement, ils n'avaient pas eu un mot pour Boalem Sansal.
00:24Ils n'ont pas un mot pour Christophe Gleize, toujours détenu en Algérie de façon abusive.
00:27Ils n'ont pas un mot pour les... Ils voient du patriarcat dans un barbecue en France,
00:31mais ils ne voient pas du patriarcat dans les femmes qui se font pendre en Iran.
00:35Et ça, je crois qu'il faut regarder cette réalité en face.
00:38Le grand peuple iranien, complexe, c'est un empire dont il y a plusieurs...
00:41D'ailleurs, il y a les Perses, mais pas que les Perses, étant aujourd'hui en libération,
00:44certains n'y voient qu'une crise de la vie chère.
00:46Ils ne manifestent pas contre le prix de la corde du pendu ou contre le prix du voile.
00:50Ils manifestent aussi contre le régime théocratique et islamique.
00:55Très clair de David Lissnard, Gauthier-Lebrette.
00:57Il a tout dit, c'est vrai.
00:59C'est quand même hallucinant qu'au même moment,
01:01vous aviez la diaspora vénézuélienne de par le monde,
01:048 millions de déplacés qui descendaient dans les rues,
01:07dans les pays où ils ont trouvé exil,
01:09pour laisser exprimer leur joie suite à la chute de Maduro,
01:13à sa capture par Trump.
01:15Et au même moment, place de la République à Paris,
01:17vous aviez la France insoumise qui était sur place,
01:19qui demandait la libération, effectivement, de Nicolas Maduro.
01:22Et dans cette manifestation, on brûlait un drapeau américain.
01:26Et quelques jours plus tard, vous avez Mathilde Panot qui dit
01:29« Non, je ne répondrai pas à la question. Est-ce un dictateur ? »
01:32Et puis, il faut aussi en parler.
01:34Vous avez Fabien Roussel qui a dit que la question était bête.
01:37On lui demande « Est-ce que Nicolas Maduro est un dictateur ? »
01:39Il dit « La question est bête ».
01:40Donc je sais qu'il y a une certaine forme de tendresse
01:42envers Fabien Roussel parce qu'il fait des barbecues,
01:45il mange des saucisses et il boit du vin.
01:47Il faut juste rappeler que ses ancêtres politiques,
01:48ils ont soutenu Staline jusqu'au bout.
01:49Ils ont trouvé que le bilan était globalement positif.
01:52La une de l'humain dont l'un des patrons est sénateur communiste.
01:57Le patron.
01:57Voilà, le patron, il titrait sur la mort de Staline
02:00avec un titre larmoyant.
02:03Je rappelle quand même qu'il y a eu une minute de silence
02:04à l'Assemblée nationale française, le jour de la mort de Staline.
02:08Donc les ancêtres politiques de Fabien Roussel,
02:10ils pleuraient Staline et ils l'ont soutenu jusqu'au bout.
02:12Eh bien aujourd'hui, Fabien Roussel, il refuse de qualifier Maduro de dictateur.
02:15Donc il y a une belle filiation, ça s'appelle le communisme
02:17et il n'y a jamais eu une urin-verte du communisme.
02:19C'est vrai qu'il y a une constance et quand même le fait
02:22de leur poser ces questions-là, étant donné qu'il y a des questions
02:24qu'on ne leur a jamais posées, c'est-à-dire de faire un aggiornamento
02:27du bilan du communisme, du bilan des Khmers rouges,
02:30du bilan du grand bon en avant de la Chine maoïste.
02:33Évidemment, ils ne l'ont jamais effacé.
02:36Quand on demande en 2022, c'est dans une émission sur Canal+,
02:39au tableau, à Fabien Roussel, s'il considère que Staline est un camarade
02:45ou pas un camarade, il dit bon, il n'y a pas eu que du bien,
02:47mais il n'y a pas eu que du mal, donc je le mets au milieu.
02:49Bon, ben non, 65 millions de morts, on peut considérer
02:52qu'on est plutôt dans la case des mâles.
02:54Et donc, si même les pires atrocités du XXe siècle
02:58n'ont pas été dénoncées par ces gens-là,
03:01imaginez donc, quand on leur demande, si M. Maduro est un dictateur,
03:05leur réaction, ben non, ils ne vont absolument pas s'excuser.
03:07Ils le considèrent comme un modèle, même s'ils ne le disent pas.
03:09Ils considèrent Castro, Chavez comme un modèle.
03:12Ils ont considéré tous les régimes tyranniques comme un modèle.
03:15Et par ailleurs, rappelons quand même que ce sont des personnes
03:17qui votent contre des propositions de résolution,
03:20que ce soit au Parlement européen ou au Parlement français,
03:22pour la libération de Boulême Sansal,
03:23et qui n'ont rien dit sur le fait que le Hamas détenait,
03:26par exemple, je ne sais pas moi, un petit bébé de 10 mois
03:29qui s'appelait Kfirbibas,
03:30et qui n'a jamais suscité quelconque réaction
03:34de la part de la France insoumise.
03:35Donc voilà aujourd'hui qui sont ces gens.
03:36Ma réaction, c'est d'abord, j'avais presque envie de vous dire,
03:41avec le soutien à Maduro,
03:42les masques tombent et les masques sont tombés depuis longtemps.
03:45On connaissait très bien la proximité avec des régimes dictatoriaux
03:48et des régimes communistes et ultra-gauches.
03:51Moi, ce qui me gêne le plus dans cette affaire,
03:52c'est la position officielle française.
03:55Vous avez le président de la République, l'Élysée,
03:56qui dit « on s'est débarrassé d'un dictateur »
03:58et le lendemain qui vous dit « oui, mais ce n'était pas la bonne méthode ».
04:01Il faut savoir ce que l'on veut.
04:02Ce n'est pas lui qui le dit.
04:03C'est le mode Bréjon.
04:03Oui, je porte-parole du gouvernement, c'est la voix de son maître quand même.
04:07Oui, mais Donald Trump et M. Wittkopf,
04:08je ne suis pas sûr qu'il connaisse notre Bréjon
04:09ni même Sébastien Lecornu.
04:10Alors, on n'est pas sur la même ligne entre Sébastien Lecornu
04:12et M. Macron, vous pensez ?
04:14Non, mais il y a une chose de politique intérieure
04:18et de politique extérieure à mon sens,
04:19c'est qu'Emmanuel Macron, samedi,
04:21en temps anticipant ce qui allait se passer hier,
04:23c'est-à-dire la coalition des volontaires,
04:24la venue de M. Wittkopf,
04:26prend une position dans laquelle il ne condamne absolument pas
04:28l'intervention qui ne respecte pas le droit international de Donald Trump.
04:31Ensuite, ils font sortir,
04:32un mot de Bréjon au Conseil des ministres lundi,
04:34qui dit, bon ben non, on a une position d'équilibre,
04:36on condamne à la fois le régime de Maduro,
04:38mais on condamne l'intervention française.
04:39Sébastien Lecornu qui dit la même chose,
04:41et on a bien vu avec les mots de M. Wittkopf d'hier,
04:43qu'il n'avait pas vu sans nul doute
04:45les propos de la porte-parole du gouvernement,
04:46ni même ceux de M. Lecornu.
04:47Très subtil tout ça.
04:48Oui, dernier mot, Guillaume Perrault, avant la pause.
04:50La politique.
04:50Ce qui est certain, c'est qu'il y a une indulgence sans borne
04:54à gauche pour les crimes du communisme
04:57et le bilan des régimes communistes,
04:59et quand on dit aux gens qui ont soutenu ces régimes
05:01et qui s'acharnent à les soutenir aujourd'hui,
05:04mais enfin, vous voyez bien,
05:05vous voyez bien, c'est dramatique, c'est criminel,
05:08on est frappé par leur bonne conscience,
05:12leur sentiment d'ignette pour rien,
05:14de n'avoir aucune culpabilité morale,
05:16et c'est toujours le même discours,
05:18c'est l'absolution par les intentions,
05:21comme si leurs intentions étaient pures
05:22et qu'avoir des intentions pures,
05:25ça vous excusait, ça vous disculpait de tout.
05:27– On fait une petite pause, Gautier,
05:29vous en parlerez dans votre émission ce soir, Arjumat.
05:31– Bien sûr, bien sûr, mais quand on fait quand même la liste,
05:33c'est-à-dire ambiguïté avec le Hamas,
05:35soutien au Front de Libération de la Palestine
05:36qu'ils ont fait venir à l'Assemblée nationale,
05:38du moins ils ont tenté,
05:39plus qu'ambiguïté avec le régime algérien,
05:43qui n'est pas qualifié de dictature non plus,
05:45et donc là on peut rajouter l'Iran,
05:46qui est une manifestation selon eux contre la vie chère
05:48pour ne pas parler de l'islamisme,
05:49et Maduro, et quand on pourra parler de demain de Cuba,
05:52si Cuba tombe, vous verrez les réactions de la France insoumise.
05:55J'oublierai la Chine, Sofia Chikirou,
05:56qui trouve que la Chine est une formidable démocratie.
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