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  • il y a 3 mois

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00:00J'aimerais qu'on évoque la situation de Nicolas Sarkozy, qui est donc depuis plus de huit jours désormais en détention à la prison de la santé.
00:07En début de semaine, deux députés de la France Insoumise, Hugo Bernalicis et Daniel Ombono, ont tenté de se rendre dans le quartier d'isolement dans lequel ils se trouvent.
00:14Ils ont pu visiter la prison au nom du droit parlementaire qu'ils peuvent exercer.
00:19Et ils s'en sont référés au tribunal administratif.
00:23Mon cher Tanguy Hamon, c'est aujourd'hui que le tribunal administratif a rendu son avis. Qu'a-t-il dit exactement ?
00:29Eh bien, le tribunal administratif de Paris a rejeté le référé liberté de ces deux députés et les filles.
00:35Qu'est-ce que cela veut dire concrètement ?
00:37Eh bien, ça veut dire qu'ils n'ont pas le droit d'aller dans le quartier d'isolement de la santé avec leur téléphone portable,
00:43avec des journalistes ou avec un quelconque appareil qui permet d'enregistrer des sons ou des images.
00:48La justice, en clair, a estimé qu'en leur refusant cela, il n'y avait aucune atteinte à leur liberté fondamentale,
00:55qu'elles ont parfaitement le droit d'y aller tous les deux s'ils le peuvent.
00:58Ils l'ont fait d'ailleurs lundi, ils ont visité le quartier d'isolement.
01:01Il y a même une cellule qui leur a été ouverte pour qu'ils se rendent compte des conditions de détention.
01:06Mais on leur dit non.
01:07Si vous voulez y aller avec des journalistes, avec vos téléphones portables,
01:11ou avec un appareil photo, une caméra ou une radio pour enregistrer un son,
01:16ça non, ce n'est pas possible.
01:18Donc, s'ils veulent se rendre sans appareil photo ou sans télé, ils peuvent y aller.
01:21Mais ils ne peuvent pas rencontrer Nicolas Sarkozy.
01:23Ils ne peuvent pas le rencontrer, pendant l'audience, ça a été signifié pour des raisons de sécurité.
01:30Évidemment, on ne rencontre pas Nicolas Sarkozy, mais on ne prend aucune photo, aucune image
01:34du système, du dispositif de sécurité, évidemment, qui a été mis en place.
01:39Vous avez raison, Tanguyama.
01:40André Valigny, est-ce une décision qui est de bon sens ?
01:43Évidemment, ce droit des parlementaires d'aller visiter les prisons remonte à la loi Guigou de 2000.
01:48Et j'en avais usé à l'époque, quelques années après, avec Jean-Marc Ayrault,
01:52qui était président du groupe socialiste, qui était député, bien sûr,
01:55et j'étais député à l'époque aussi.
01:57Nous étions à rendre visite à José Bové, dans sa prison de Villeneuve-les-Maglones,
02:01à côté de Montpellier, parce qu'il était emprisonné pour avoir démonté un McDo à Mio.
02:05Mais nous y étions allés avec l'accord de José Bové.
02:08C'est-à-dire que l'administration pénitentiaire nous avait ouvert les portes de la prison.
02:12On avait pu rentrer, bien évidemment, dans le centre pénitentiaire,
02:15et on était entrés dans la cellule de Bové avec son accord.
02:18D'accord. Mais tout est choquant dans cette affaire, je crois, le jeune.
02:21Le fait qu'on veuille aller visiter Nicolas Sarkozy,
02:24alors non pas, comme je le disais, pour lui apporter du réconfort,
02:27mais pour vérifier qu'il ne bénéficie pas d'un traitement privilégié,
02:30alors qu'il est en détention.
02:31Mais en plus, j'ai vu qu'ils avaient nié cette information.
02:33Moi, je peux témoigner que j'ai eu à la fois une source judiciaire
02:36et à la fois une source à Place Vendôme,
02:38qui m'ont expliqué qu'ils voulaient aller voir,
02:40et que ça s'était en plus passé de manière un peu houleuse.
02:42C'est la première chose.
02:43La deuxième, ils signent le crime en y allant avec des journalistes.
02:45Si j'ai bien compris, il y avait un photographe du journal Le Monde,
02:48un journaliste du Monde et un journaliste de Politis.
02:51À part raconter ce que tout ce que la France compte de voyeuristes
02:55a envie de voir, c'est-à-dire Nicolas Sarkozy dans sa cellule,
02:58à part ça, il n'y a pas de raison d'y aller.
03:00Et d'ailleurs, on verra maintenant qu'ils savent qu'ils peuvent y aller
03:01sans appareil photo, s'ils y retournent.
03:03Évidemment.
03:04C'est totalement indécent.
03:06Indécent et indigne.
03:08Ce qu'ils ont voulu faire.
03:09Jean-Sébastien Ferjou.
03:10Mais surtout qu'ils prennent la situation à l'inverse.
03:12Comme vient de le dire Geoffroy Lejeune,
03:13on voit bien que l'intention était d'aller vérifier.
03:15Alors, il y avait une part de voyeurisme sans doute,
03:17mais d'aller vérifier si l'ancien président de la République
03:19ne bénéficierait pas, selon eux, d'un traitement de faveur.
03:21Alors que c'est probablement dans l'autre sens qu'il faut le voir.
03:24Il y a beaucoup de gens qui sont en prison
03:25et qui vraisemblablement sont en danger
03:27parce que l'administration pénitentiaire n'est pas en mesure de les protéger.
03:30Et tout le monde n'a pas, comme Nicolas Sarkozy,
03:32et il est justifié que lui désait au regard de sa situation particulière,
03:36mais d'officier protection pour se défendre.
03:39Il y a des gens qui sont attaqués dans les prisons,
03:41qui sont menacés dans les prisons.
03:42Et la France insoumise, encore une fois,
03:45est dans une inversion de valeur,
03:46en ne regardant pas si, justement,
03:48les décalages de situation ne seront pas plutôt
03:51dans l'autre sens que celui qu'ils imaginent.
03:52Éric Revelle.
03:53C'est clairement une provocation politique.
03:56L'état de la prison de la santé, il est connu.
03:59Il y a un taux d'occupation de 190 %,
04:01j'aurais pu leur dire avant qu'ils y aillent.
04:03Il y a 82 à 90 matelas par terre, oui, il y a des...
04:06Voilà.
04:06Mais aller vérifier dans le quartier d'isolement les conditions.
04:10En fait, c'est sans doute le seul quartier
04:12où, d'une manière générale,
04:14il y a moins de problèmes qu'ailleurs.
04:16Nicolas Sarkozy en bénéficie comme n'importe quel autre détenu.
04:19Donc oui, clairement, c'était une provocation politique.
04:21Et je vais vous dire,
04:23je ne voudrais pas quand même être à la place
04:25de ces deux députés de la France insoumise aujourd'hui
04:29parce qu'en fait, leur petite manœuvre...
04:32D'ailleurs, ils ont avoué que c'était une manœuvre de communication.
04:34Ils l'ont dit très clairement.
04:35Leur retombe complètement sur la tête.
04:37Et pardonnez-moi,
04:39il y a quand même...
04:40Il y a quand même une honte absolument incroyable
04:44à vouloir, si vous voulez,
04:45s'immiscer avec un photographe
04:47pour essayer de prendre l'ancien chef de l'État.
04:49Mais enfin, c'est au minimum
04:51une provocation politique.
04:54Et je reste poli
04:55parce que vous êtes la lance.
04:56Louis Hauss-Albert, votre avis sur ça ?
04:58Le droit de visite pénitentiaire
04:59par non-parlementaire
05:00n'est absolument pas fait pour ça.
05:02Il consiste à regarder les conditions,
05:03comment ça se passe dans la prison,
05:05quelles sont les conditions de détention,
05:07l'état éventuel d'insalubrité
05:08d'un établissement pénitentiaire.
05:10Ce n'est absolument pas un droit de visite individuel
05:11pour aller voir tel ou tel détenu.
05:13Donc une fois de plus,
05:13en effet, la France insoumise
05:14a voulu donner
05:16dans le sensationnalisme
05:18et le voyeurisme
05:18une opération
05:19qui a lamentablement échoué par deux ans.
05:21Oui, mais attendez,
05:22si le tribunal administratif
05:24les autorise quand même
05:25à y retourner sans caméra,
05:26ils peuvent y retourner.
05:27Il faut mettre le bazar dans la prison,
05:29empêcher les parloirs,
05:30parce que ça a été le cas
05:30quand ils y sont allés,
05:31Tanguy Amon, c'est bien ça ?
05:32Oui, exactement.
05:32Ils peuvent parfaitement y retourner.
05:34Il ne nous a rien dit d'ailleurs
05:35sur leurs assistants parlementaires.
05:37On en déduit qu'ils ont le droit
05:38d'y aller avec eux également.
05:40Est-ce que ça modifierait
05:41la façon de fonctionner la prison ?
05:43Je ne crois pas
05:44que les assistants soient autorisés.
05:45D'accord.
05:46Bon, écoutons Marine Le Pen
05:48qui s'est exprimée cet après-midi
05:49et qui a fait un parallèle, évidemment,
05:50entre la justice pour elle
05:52et la justice pour l'ancien président de la République.
05:55Un ancien président de la République
05:57se voit privé,
05:58moi je ne vais même pas
05:59sur le fond de l'affaire,
06:00se voit privé de la présomption d'innocence
06:03et se voit mettre en prison
06:06avant même que des juges en appellent
06:09et puent éventuellement analyser sa situation
06:11et peut-être contredire
06:13les juges de première instance.
06:15Bon, ben, oui, ça scandalise des gens comme moi
06:18mais pas plus que ça.
06:21Une candidate à la présidentielle
06:23donnée comme potentiellement gagnante
06:25aux futures élections présidentielles
06:26est interdite avec exécution provisoire
06:29potentiellement de se présenter.
06:32Bon, oui, ça scandalise des gens
06:33mais pas plus que ça.
06:35Donc, j'ai le sentiment, si vous voulez,
06:36qu'il y a une forme d'habitude
06:38à ce qui m'apparaît
06:40comme étant des coups de force
06:41pour lequel, moi, en tout cas,
06:45je conserve une indignation intacte.
06:48Et pourtant, Nicolas Sarkozy,
06:51c'est le moins qu'on puisse dire,
06:52c'est que ce fut
06:54et ça reste, en réalité,
06:56bon, même s'il ne fait plus de politique,
06:58mais un adversaire politique
06:59et nous nous sommes combattus
07:01et extrêmement durement.
07:03Mais quand on a des principes,
07:06on en fait bénéficier aussi
07:07ses adversaires politiques.
07:09Pour Marine Le Pen,
07:09Geoffroy Lejeune,
07:10elle déplace le débat
07:11sur le terrain de l'exécution provisoire
07:12parce que c'est ce qui la menace,
07:13elle aussi, pour sa peine.
07:15Mais elle a raison.
07:16Sincèrement, on peut diverger
07:17sur énormément de points.
07:19Mais dans son cas
07:20et dans le cas de Nicolas Sarkozy,
07:21cette condamnation sans appel,
07:23enfin, avant l'appel,
07:25encore une fois,
07:25il faut, peut-être que le grand public,
07:27encore que si,
07:28je crois que le grand public comprend ça,
07:29un appel peut infirmer
07:30une décision de première instance
07:31et une cassation peut aussi
07:32invalider un jugement.
07:35Et c'est important d'avoir
07:35cette possibilité de contradictoire
07:38entre les juridictions.
07:40Et aujourd'hui,
07:40l'exécution provisoire
07:41qui sert à beaucoup d'autres choses aussi,
07:43mais qui a été étendue
07:44dans le cas de Marine Le Pen
07:46de manière automatique
07:46pour les délits dont elle était accusée,
07:49est devenue automatique
07:50et en fait,
07:50vient s'immiscer
07:51de manière beaucoup trop importante
07:53dans la vie politique française.
07:54Ça n'est pas possible.
07:55Comment on peut faire ?
07:56Il faut un débat
07:57sur cette exécution provisoire.
07:58André Valigny,
07:59il faut reprendre tout.
07:59Oui, moi, je...
08:00Au-delà de mes opinions politiques,
08:03je reste avant tout avocat
08:04et je suis viscéralement attaché
08:06à la présomption d'innocence.
08:08Et comme avocat
08:08ou tout simplement comme citoyen,
08:10moi, je trouve que
08:11l'exécution provisoire
08:12dont on a considérablement
08:13élargi le champ d'application
08:15à droite comme à gauche
08:16parce que les lois
08:17qui ont élargi
08:18l'exécution provisoire
08:19ont été votées
08:19aussi bien par la droite
08:20que par la gauche.
08:21On est allé trop loin.
08:22La présomption d'innocence,
08:23ça le doit valoir
08:24jusqu'à la cassation,
08:25jusqu'au jugement définitif.
08:28Là, en l'occurrence,
08:29ils sont condamnés,
08:31Marine Le Pen
08:31et Nicolas Sarkozy,
08:32en première instance.
08:34Ils font appel,
08:35mais pour l'un,
08:36en tout cas,
08:36on le met en prison.
08:38Ne serait-ce que
08:38par rapport à l'opinion publique,
08:39c'est une façon de dire
08:40qu'il est coupable.
08:41De toute façon,
08:42il est coupable
08:42puisque bien qu'il fasse appel,
08:44il est en prison.
08:46Donc, il faut revoir
08:47ces textes
08:47sur l'exécution provisoire.
08:49Elle se justifie,
08:50en fait,
08:50quand il y a risque
08:51de fuite à l'étranger,
08:52ce qui n'était pas le cas,
08:53a priori.
08:54Risque de récidive,
08:56je pense que ça n'était pas
08:57le cas non plus.
08:58Et risque de pression
08:59sur les témoins.
09:00Or, ces critères
09:01ne sont pas remplis,
09:02en l'espèce.
09:02Un dernier mot,
09:03Tanguy Hamon,
09:04je disais que
09:05l'ancien président de la République
09:06vient de faire
09:07à peu près
09:07huit jours de détention.
09:08sa demande de remise en liberté
09:10a été déposée.
09:11Dans quel délai
09:12est-ce qu'elle sera étudiée ?
09:14À partir du moment
09:15où la demande
09:17de remise en liberté
09:17est déposée,
09:18il y a deux mois.
09:19Alors, souvent,
09:20deux mois maximum.
09:21Souvent,
09:21c'est ce que je disais,
09:22c'est un peu plus court.
09:24On peut imaginer
09:24trois semaines,
09:25un mois.
09:26On va voir
09:27dans les prochains jours
09:28quelle est la date
09:29qui va être fixée.
09:30Louis-Avossalter,
09:31c'est une affaire,
09:32cette incarcération
09:33qui a évidemment
09:34été commentée
09:35dans le monde entier
09:36et pas à l'honneur
09:37de la France.
09:37Et qui a suscité
09:39un malaise
09:40en France,
09:41dans le milieu politique
09:41d'ailleurs,
09:42presque plus que
09:43dans l'opinion.
09:44Ça ne s'est vu pas
09:44avec Emmanuel Macron
09:45qui a reçu Nicolas Sarkozy
09:47avant son incarcération
09:48et a déclaré
09:50qu'il y avait
09:50un débat légitime.
09:51Je reprends son terme
09:52sur l'application
09:55de cette exécution
09:56provisoire.
09:57On voit aussi
09:57Gérald Darmanin
09:58qui est à la fois
09:58garde des Sceaux
09:59et ancien,
10:00dont Nicolas Sarkozy
10:01fut le mentor,
10:02qui a annoncé
10:02qu'il allait le visiter.
10:04Ça n'a pas encore été fait
10:04pour l'instant,
10:06mais évidemment,
10:07il est sur une ligne
10:08de crête.
10:08Ça donne une idée
10:09du malaise
10:09dans lequel cette affaire
10:12a plongé la classe politique.
10:12Tout le coin
10:13confondu d'ailleurs,
10:14parce que ce n'est pas
10:15uniquement la famille politique
10:16ou l'ancienne famille politique
10:17de Nicolas Sarkozy
10:18qui s'est indigné.
10:19Est-ce qu'Emmanuel Macron
10:20peut voir en miroir
10:21le sort qui pourrait lui être
10:22réservé à l'avenir
10:22quand il ne sera plus aléisé,
10:23Louis ?
10:24Alors,
10:25je pense que,
10:26et d'ailleurs,
10:26ça s'est vu dès le printemps,
10:28vous savez,
10:28quand il y a eu cette affaire
10:29de la légion d'honneur.
10:31Nicolas Sarkozy,
10:31avant d'être incarcéré,
10:32s'est vu retirer
10:33sa légion d'honneur
10:34au motif qu'il avait été
10:35condamné dans une autre affaire,
10:36celle des écoutes,
10:37à une peine de prison ferme.
10:39Et ça a été
10:40une cause
10:41de sa grande dégradation
10:43de ses relations
10:44avec Emmanuel Macron
10:45qui le traitait,
10:46qui faisait l'effort
10:47d'avoir des petites attentions
10:48essentiellement
10:48pour éviter
10:49que Nicolas Sarkozy
10:50dise trop de mal de lui.
10:51Et ça a été
10:54une cause
10:54de la dégradation
10:55de leurs relations
10:56puisque Nicolas Sarkozy
10:57a soupçonné
10:58Emmanuel Macron
10:58de s'en laver les mains
10:59en se défaussant
11:00sur le grand chancelier
11:01de la légion d'honneur
11:01qui a assumé pleinement
11:02d'ailleurs la prise
11:04de cette décision
11:05de retrait.
11:06Et Emmanuel Macron,
11:06son argument à ce moment-là,
11:07et je crois qu'il était sincère,
11:08c'était de dire
11:09c'est un ancien président
11:10de la République.
11:11Ce qu'il n'a pas dit,
11:11la phrase qu'il n'a pas dit
11:12mais à laquelle il penserait fort,
11:13c'est moi bientôt
11:13je serai ancien président
11:14de la République.
11:15Si on traite comme ça
11:16les anciens présidents
11:17de la République,
11:18en effet tout est permis,
11:20c'est-à-dire qu'on franchit
11:20des limites
11:21qui nulle part ailleurs
11:22n'ont été franchies.
11:24Donc évidemment
11:25qu'en pensant
11:25à Nicolas Sarkozy,
11:26il pense à lui-même
11:27et que son malaise
11:28sur le sort de Nicolas Sarkozy
11:29vient surtout
11:30d'une réflexion
11:30sur le statut
11:32d'un président
11:32et d'un ancien président
11:33de la République française.
11:34On fait une petite pause,
11:34on continuera à évoquer
11:35ces sujets avec vous,
11:37notamment le fait
11:37qu'Emmanuel Macron
11:38est obsédé par 2032.
11:39Oui.
11:40Le fait de se présenter
11:41à nouveau en 2032.
11:41C'est le même sujet.
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