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  • il y a 10 mois
Ce jeudi 23 octobre, Marc Riez, directeur général de VEGA Investment Solutions, s'est penché sur les nouveaux relais de la croissance mondiale et les défis de demain, dans Tout pour investir L'Événement, dans l'émission BFM Bourse présentée par Guillaume Sommerer. BFM Bourse est à voir ou écouter du lundi au vendredi sur BFM Business.

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Transcription
00:00Tout pour investir, l'événement sur BFM Business.
00:04Tout pour investir, l'événement, ce sera le 20 novembre prochain, le rendez-vous automnal de l'investissement consacré aux professionnels,
00:10les conseillers en gestion de patrimoine, les familles et office, tous les acteurs de la gestion et de l'investissement, vous êtes les bienvenus, les inscriptions sont ouvertes.
00:17Vega IS nous accompagne à nouveau cette année, Marc Riez en est le directeur général. Bonjour Marc.
00:23Bonjour.
00:23Bienvenue. Avant c'était Vega IM.
00:26C'est ça.
00:26Maintenant c'est Vega IS. Simple changement de lettre ou vrai changement de pied ?
00:30Alors quand même changement de pied parce que Vega IM c'était 19 milliards d'encours avec une clientèle principalement banque privée, gestion privée, etc.
00:40Et là, on a agrandi largement notre périmètre puisqu'on est à plus de 80 milliards d'euros d'encours aujourd'hui, 82 milliards,
00:49avec une grosse partie aussi d'épargne salariale, de gestion en public, de gestion de petits instits, du private equity, déstructuré.
01:00Donc voilà, un changement de dimension un peu.
01:03On a accueilli pas mal d'activités du groupe NIM, Natixis, qui nous ont rejoint.
01:08Bon, vous grossissez, parallèlement, l'humanité va rétrécir.
01:13C'est la démographie, il faut qu'on en parle.
01:15Ça c'est le problème, absolument.
01:17Elle va de moins en moins être le vecteur de la croissance mondiale, la démographie.
01:20Je voyais cette étude entre 2018 et 2028, les maternelles, les élèves en maternelle et en école primaire en France,
01:26il y en aura un million de moins.
01:27Il y en aura un million de moins en 2028 qu'en 2018.
01:30Ça va très très vite.
01:31Exactement.
01:31Du coup, quels seront les nouveaux relais de croissance pour l'économie et pour les marchés si la démographie bat l'aile ?
01:37Parce qu'il n'y a pas qu'en France, c'est un peu partout.
01:38C'est ça.
01:39À l'exception notable de l'Afrique, où effectivement la démographie va rester porteuse dans les décennies qui viennent,
01:46on voit même la Chine, qui a commencé à voir sa population diminuer.
01:51Et même en Inde, ils sont à 2,1.
01:52En Inde, ils sont un peu topiches.
01:55Et en Chine, ils prévoient de repasser vers 800 millions d'habitants au lieu d'un milliard 4 à la fin du siècle.
02:02Vous voyez ce moteur qui pour nous, alors en plus on est genre en croissance, donc la démographie c'est un très fort support de la croissance évidemment,
02:12de la consommation en général et de la production au sens large.
02:16Et pour le coup, c'est vrai que c'est un vrai défi pour nous et ça nous oblige à revisiter un peu nos stratégies d'investissement,
02:24nos grandes thématiques de fonds d'investissement, en sachant qu'on n'aura plus maintenant cette,
02:29c'est pas cette béquille, mais en tout cas cette croix d'entraînement de la démographie.
02:34Du coup, quels sont les relais de croissance, les poches effectivement d'avenir dans un monde à la démographie déclinante ?
02:42En fait, depuis 5 ans, on est face à beaucoup de défis.
02:45On a déjà eu un peu un premier éclair dans le ciel, ça a été le Covid en 2020,
02:53où on s'est aperçu que bien qu'on ait en Europe les plus grands laboratoires pharmaceutiques,
02:58les Sanofi, les Roche, les Novartis, les Bayer, les Merck, etc.,
03:03on était un foutu de se procurer une tablette de Doliprane.
03:07Bon, vous vous souvenez de l'épisode de « bah non, les masques, ça ne sert à rien »,
03:11comme disait notre ministre de la Santé de l'époque.
03:14– Les cordonniers les plus mal chaussés.
03:15– Voilà, et donc en fait, on s'est aperçu que cette théorie de se dire
03:20« la production doit se faire dans les pays à plus bas coût de main d'œuvre,
03:24et se centraliser dans des hubs mondiaux de production d'une même ressource »,
03:31finalement c'était un peu battu en brèche,
03:33parce que quand il y avait comme ça une perturbation dans les échanges internationaux,
03:38eh bien il y avait quand même des productions stratégiques
03:40qu'il aurait été de bon ton d'avoir chez soi,
03:44et donc on a vu déjà que sur le sujet du médicament,
03:47de tout ce qui était autour du sanitaire et tout ça,
03:50ce ne serait peut-être pas idiot de relocaliser certaines productions
03:54et de revoir un peu cette opinion qu'on avait sur la division internationale du travail.
04:01Ça, ça a été un peu le premier choc.
04:03Le deuxième choc, ça a été à peine deux ans plus tard,
04:06quand il y a eu l'invasion de la Russie sur l'Ukraine,
04:09où on s'est dit « mais en fait nous, à propos, combien est-ce qu'on a de chars
04:13qui pourraient se ranger dans la frontière en cas de problème ? »
04:17On manquait de masques en 2020, là on manque de chars.
04:19Alors voilà, pas de chars, pas d'obus, pas de munitions,
04:21on n'a rien, on s'aperçoit qu'on est tout nus,
04:24et qu'il ne faut vraiment pas qu'un méchant vienne nous attaquer,
04:28parce qu'en fait, à part nos cousins d'outre-Atlantique,
04:32on est un peu démunis.
04:33Et donc, là on voit aussi qu'il y a tout un sujet d'autonomie européenne
04:39autour de la défense, autour de beaucoup de sujets finalement périphériques à ça.
04:45Ça a été l'occasion aussi de s'apercevoir que l'Europe avait une dépendance énergétique colossale,
04:50et que donc quand on parlait de contre-mesure vis-à-vis de la Russie,
04:54il fallait quand même être poli avec M. Poutine,
04:56parce que, à l'exception de la France,
04:59qui n'apporte que 44% de son énergie,
05:02tous les grands pays européens sont entre les deux tiers et les trois quarts,
05:06et donc, voilà, grosse dépendance énergétique.
05:08Donc les relais de croissance, il y a la défense,
05:10les thématiques de souveraineté, les thématiques de santé,
05:12vous en parliez au début, il y a l'IA,
05:14on n'a que deux minutes malheureusement, mais il y a l'IA également.
05:17Il y a l'IA également, là on est vraiment,
05:18on se sent bien que par rapport aux grands acteurs américains,
05:20on a peu de choses à mettre en face,
05:22alors nous on a de l'intelligence,
05:24mais dès lors qu'on parle d'artificiel,
05:27on est quand même beaucoup moins bien lotis,
05:30et c'est vrai aussi pour les réseaux sociaux,
05:32pour toutes les grandes techs mondiales,
05:34où les Chinois essaient, eux,
05:36d'acquérir de l'autonomie par rapport aux Américains,
05:39mais on est, nous, très très dépendants des Américains,
05:42et l'arrivée de Donald Trump
05:44et ce renversement d'alliances
05:46nous le fait ressentir d'autant plus douloureusement.
05:50On voit que dans beaucoup de domaines,
05:52on s'appuie sur l'Amérique,
05:53et que l'Amérique aura peut-être d'autres envies,
05:56ou d'autres enjeux,
05:57ou d'autres stratégies dans le futur.
05:58De l'importance d'investir à l'international,
06:00donc on l'aura compris,
06:02à travers les actions,
06:03sauf que ces thématiques,
06:04elles ont déjà beaucoup progressé,
06:05peut-être pas la santé,
06:05mais la défense, l'IA...
06:06L'IA, c'est pas nécessairement tard,
06:09ce qui a beaucoup monté sur l'IA,
06:13c'est les outils pour l'IA,
06:15les puces, etc., bien sûr,
06:17mais il y a beaucoup, beaucoup d'autres sujets
06:19autour de l'IA que Nvidia.
06:20Et il y a beaucoup d'autres possibilités
06:22que les marchés cotés,
06:24les marchés actions aussi,
06:25on peut aborder ces thématiques-là
06:26par d'autres classes d'actifs ?
06:27Bien sûr, par le private equity,
06:29par la dette privée,
06:31par beaucoup de classes d'actifs,
06:32et c'est pour ça qu'on s'est diversifié,
06:34justement, sur ces classes d'actifs-là.
06:36Marc Riez, vous nous accompagnerez donc
06:39le 20 novembre.
06:39Avec grand plaisir.
06:40Vous verrez, c'est magnifique,
06:41c'est au pavillon d'Armononville,
06:42les couleurs automnales à cette période de l'année
06:43sont à chaque fois extraordinaires.
06:45Et ça permet de se rencontrer,
06:46vous tous qui nous suivez,
06:47également de vous rencontrer,
06:48puisque nos émissions délocalisées sur place
06:51auront lieu en direct,
06:52on pourra donc se croiser,
06:53se rencontrer, discuter.
06:54Le 20 novembre prochain,
06:55les inscriptions sont ouvertes.
06:57Merci beaucoup Marc Riez et Végaïès.
06:59Merci beaucoup.
06:59Tout pour investir l'événement sur BFM Business.
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