- il y a 5 mois
- #sudradio
Les Vraies Voix avec Philippe Bilger, président de l'Institut de la parole ; Michaël Sadoun, chroniqueur politique et consultant ; Karine Lellouche, propriétaire d’une maison à Andernos-les-Bains (Gironde) ; Patrick Marlière, météorologue.
Retrouvez Les Vraies Voix avec Cécile de Ménibus et Philippe David du lundi au vendredi de 17h à 20h sur #SudRadio.
---
Abonnez-vous pour plus de contenus : http://ow.ly/7FZy50G1rry
———————————————————————
▶️ Suivez le direct : https://dai.ly/x8jqxru
🎧 Retrouvez nos podcasts et articles : https://www.sudradio.fr/
———————————————————————
🔴 Nous suivre sur les réseaux sociaux 🔴
▪️ Facebook : https://www.facebook.com/SudRadioOfficiel
▪️ Instagram : https://www.instagram.com/sudradioofficiel/
▪️ Twitter : https://twitter.com/SudRadio
▪️ TikTok : https://www.tiktok.com/@sudradio?lang=fr
———————————————————————
☀️ Et pour plus de vidéos des Vraies Voix : https://youtube.com/playlist?list=PLaXVMKmPLMDRB7z8JrbG9LyNtTmhxaU-a
##LES_VRAIES_VOIX-2025-10-22##
Retrouvez Les Vraies Voix avec Cécile de Ménibus et Philippe David du lundi au vendredi de 17h à 20h sur #SudRadio.
---
Abonnez-vous pour plus de contenus : http://ow.ly/7FZy50G1rry
———————————————————————
▶️ Suivez le direct : https://dai.ly/x8jqxru
🎧 Retrouvez nos podcasts et articles : https://www.sudradio.fr/
———————————————————————
🔴 Nous suivre sur les réseaux sociaux 🔴
▪️ Facebook : https://www.facebook.com/SudRadioOfficiel
▪️ Instagram : https://www.instagram.com/sudradioofficiel/
▪️ Twitter : https://twitter.com/SudRadio
▪️ TikTok : https://www.tiktok.com/@sudradio?lang=fr
———————————————————————
☀️ Et pour plus de vidéos des Vraies Voix : https://youtube.com/playlist?list=PLaXVMKmPLMDRB7z8JrbG9LyNtTmhxaU-a
##LES_VRAIES_VOIX-2025-10-22##
Catégorie
🗞
NewsTranscription
00:00:00Les Vraies Voix Sud Radio, 18h-20h, Cécile Dominibus, Philippe David.
00:00:05Et c'est toujours un plaisir d'être avec vous et Philippe David.
00:00:08Ça va mon cher Philippe David ?
00:00:09Ça va ma chère Cécile.
00:00:10Vous êtes très beau aujourd'hui.
00:00:11Mais vous aussi, vous êtes très belle.
00:00:13Moins que demain.
00:00:14Bien sûr, nous nous bonnifions avec le temps comme les grands vins.
00:00:17Voilà c'est vrai, j'aimerais bien moi.
00:00:19Mais ça me coûte cher en crème, enfin peu importe.
00:00:22Allez, on est ravis de vous accueillir au 0826 300 300 avec ces grands débats aujourd'hui.
00:00:28le ministre de l'éducation nationale, Edouard Geffray, alerte sur cette fragilité du système scolaire.
00:00:35Trois urgences selon lui, élever le niveau des apprentissages, réduire les inégalités, renforcer le bien-être psychique des élèves.
00:00:41Et on vous pose cette question.
00:00:43Effondrement de l'école, la politique des ministres de l'éducation est-elle responsable ?
00:00:46Vous dites oui à 88%.
00:00:48Vous voulez réagir le 0826 300 300.
00:00:51Et moi je crois que dans l'éducation, il faut tout, tout, tout remettre à plat.
00:00:56Et puis la question du soir, le député Louis Bouillard a dissimulé sa montre avant une interview.
00:01:01Est-ce un détail ou révélateur d'un véritable malaise ?
00:01:04En tout cas, sommes-nous dans un pays où les signes extérieurs de richesse doivent se cacher sous la manche ?
00:01:09Et on vous pose cette question.
00:01:10Les signes extérieurs de richesse sont-ils tabous en France ?
00:01:12Vous dites oui à 89%.
00:01:14Et oui, c'est un pathos français.
00:01:16Aux Etats-Unis, c'est le sexe.
00:01:17En France, c'est l'argent.
00:01:19Et je trouve ça complètement fou.
00:01:20Ça nous empêche de progresser parce qu'on n'aime pas la réussite.
00:01:23On n'aime pas l'argent.
00:01:24Et juste avant de démarrer dans ce grand débat, on va vous offrir un peu de douceur
00:01:28puisque c'est le moment de jouer avec Sud Radio pour gagner un magnifique cadeau.
00:01:32Votre lecteur, le livre audio de la marque Prose.
00:01:36Et c'est le premier lecteur de livres audio, simple, sans appli, sans écran,
00:01:40avec plus de 20 000 livres disponibles.
00:01:42Il y a même des livres pour les enfants.
00:01:44Et c'est l'appareil idéal pour vous évader en écoutant vos auteurs préférés,
00:01:48loin des notifications et surtout sans utiliser votre téléphone.
00:01:51Et ça, c'est plutôt une bonne nouvelle.
00:01:52Alors, c'est pratique.
00:01:54Ce téléphone, vous le ramenez quand même deux secondes,
00:01:56le temps de taper Sud sur le SMS.
00:02:00Vous l'envoyez au 7-20-18.
00:02:03Je rappelle, vous écrivez Sud sur le SMS et vous envoyez au 7-20-18 par SMS
00:02:09pour vous inscrire au tirage au sort.
00:02:11Et nous aurons la chance certainement de vous avoir en ligne avant la fin de cette émission.
00:02:16Allez, tout de suite, on revient sur le nouveau ministre de l'Éducation nationale
00:02:20qui a alerte sur la fragilité du système solaire.
00:02:22C'est notre grand débat.
00:02:23Et chers amis, sur cette question du jour effondrement de l'école,
00:02:44la politique des ministres de l'Éducation nationale est-elle responsable, Philippe David ?
00:02:50Pour le moment, vous dites oui à 90%.
00:02:53Ça monte de point en point.
00:02:55Alors, moi, je vais vous dire franchement ce que j'en pense.
00:02:57Les ministres, oui, bien sûr.
00:02:59Mais le problème d'un ministre de l'Éducation, c'est qu'il n'est pas le patron de son ministère.
00:03:02Puisque depuis des années, on fait ce qu'on appelle la co-gestion,
00:03:05c'est-à-dire avec les syndicats,
00:03:07qui ont un poids très supérieur au ministre, d'après ce que j'ai ouï dire.
00:03:11Et en plus, il y a l'idéologie.
00:03:13On a voulu que tout le monde ait des diplômes.
00:03:15On a voulu tirer vers le bas.
00:03:17Et bien, on a parfaitement réussi.
00:03:18Puisque maintenant, on est au fond du sac,
00:03:20dans les classements internationaux que sont Pizet et Teams.
00:03:23On vous laisse planter.
00:03:25On y est arrivé.
00:03:26Bravo et merci, messieurs, dames.
00:03:27Alors, je rappelle quand même que notre nouveau ministre de l'Éducation nationale
00:03:32était directeur général de l'enseignement scolaire depuis 2019.
00:03:37Donc, ça veut dire que la période Jean-Michel Blanquer.
00:03:40Et c'est étonnant de faire ce constat
00:03:43alors qu'il a déployé toutes les politiques depuis 2019
00:03:47de ses ministres, finalement, Philippe Bilger.
00:03:49Oui, mais ma chère Cécile, je n'incrimerai pas les ministres.
00:03:54Parce qu'un ministre en France ne peut pas grand-chose.
00:04:00Et il peut d'autant moins lorsqu'il a un président de la République
00:04:04qui pourtant, soucieux, dit-il, de l'éducation,
00:04:08a fait en sorte de ne permettre aucune politique cohérente
00:04:13et structurée dans l'éducation nationale,
00:04:16puisqu'il a nommé une série de ministres
00:04:19et parfois totalement contradictoires entre eux.
00:04:23Donc, je dirais que laissons la responsabilité des ministres
00:04:28et attaçons-nous plutôt, et je termine là-dessus,
00:04:32au fait que de manière systématique,
00:04:35lorsque une action est menée sur l'éducation nationale,
00:04:39au lieu de s'occuper de ce qui constitue le cœur de la formation
00:04:44« Apprends, lire, compter, la culture, l'histoire, la géographie »,
00:04:49on va avec volupté vers des démarches périphériques,
00:04:53c'est-à-dire comment être bien,
00:04:55comment apprendre la sexualité,
00:04:58comment se sentir bien,
00:04:59comme des choses complètement aberrantes,
00:05:03et c'est la raison essentielle de la faillite.
00:05:06Oui, Michael, ça donne...
00:05:07J'acquiesce tellement que je vais me décrocher la tête.
00:05:10C'est très intéressant qu'Emmanuel Macron
00:05:14ait consacré aussi peu d'énergie et de moyens à ce dossier,
00:05:17sachant, et je ne le dis pas avec ironie,
00:05:19sachant qu'il a épousé son ancienne prof
00:05:22et que sa femme est une ancienne prof.
00:05:23Ça devrait être un sujet pour lui essentiel et fondamental dans sa vie.
00:05:27Ça ne l'a pas été, les choses n'ont pas beaucoup bougé,
00:05:30il y a eu quelques annonces sous Gabriel Attal,
00:05:32est-ce qu'elles ont été réalisées depuis ?
00:05:34Ça reste à voir, parce que le plus difficile dans l'éducation nationale,
00:05:37comme c'est la plus grande administration du monde,
00:05:39ce n'est pas d'établir des stratégies,
00:05:40mais c'est ensuite de les faire descendre dans l'opérationnel.
00:05:42Pour moi, évidemment, le cœur du sujet,
00:05:44c'est évidemment le rétablissement des fondamentaux,
00:05:47qui caractérise tous les pays qui sont premiers du classement PISA.
00:05:49C'est aussi la revalorisation des professeurs.
00:05:52Les professeurs en France gagnent beaucoup trop peu d'argent.
00:05:54Un prof dans le secondaire en France,
00:05:57il gagne en moyenne 4000 brutes par mois,
00:05:59c'est deux fois plus en Allemagne.
00:06:01Je rappelle que pour être prof dans le secondaire,
00:06:02il faut être prof agrégé,
00:06:04donc il faut vraiment être normalement une brute de sa matière.
00:06:07Bon, on se retrouve donc avec des bacs plus 8 qui gagnent mal,
00:06:10qui gagnent très mal,
00:06:12et par rapport à leurs voisins, c'est très peu.
00:06:14Et donc, ils sont dévalorisés par les étudiants comme par les parents.
00:06:19Donc, c'est un truc à rétablir, en général.
00:06:22Mais est-ce que, j'entends ce que vous dites,
00:06:25mais depuis 2019, en tout cas depuis,
00:06:28comment il s'appelle, Jean-Michel Blanquer,
00:06:32on nous dit, on nous propose des réformes,
00:06:34ces réformes sur réformes sur réformes,
00:06:36et tous les ministres de l'éducation nationale
00:06:38parlent de problèmes, disent que l'éducation va mal.
00:06:41Ça envoie quand même un signal,
00:06:43et je comprends que plus aucun prof n'a envie de venir.
00:06:46Avec des propositions qui sont mises en place,
00:06:48on ne sait même pas, et vous le dites vous-même,
00:06:50on ne sait même pas si elles vont au bout.
00:06:52Ça, c'est un vrai souci, Philippe.
00:06:54Il faut de la stabilité, à un moment donné.
00:06:56Vous avez raison, il faut une stabilité de la politique,
00:06:59et d'autre part, il faut permettre aux enseignants
00:07:02de retrouver la fierté de leur métier.
00:07:05Je regrette qu'il ne l'ait pas.
00:07:07Et vous évoquez Jean-Michel Blanquer,
00:07:09moi j'ajouterais, et au risque de subir l'ironie
00:07:13de Mickaël Sadoun, que pendant 5 mois,
00:07:17on a eu un bon ministre avec Gabriel Attal,
00:07:20mais qui malheureusement est allé vers d'autres paysages
00:07:24qui les convenaient plus mal.
00:07:25Mais en réalité, Jean-Michel Blanquer s'était attaqué
00:07:30non seulement aux fondamentaux,
00:07:32mais à un état d'esprit fondamental
00:07:34qui gangrenait l'éducation nationale.
00:07:38Enfin, Gabriel Attal a fait une chose,
00:07:39c'est la baïa, qui n'a pas le droit de nous avoir.
00:07:42Il a fait des annonces.
00:07:43Il a fait des annonces.
00:07:45Mon honnêteté va si loin que je suis capable d'être fait.
00:07:47Gabriel Attal a fait les groupes de niveau en mathématiques
00:07:50et en français, le retour du redoublement,
00:07:52dans certains cas, les ajustements de la réforme
00:07:54sur le bac professionnel.
00:07:55Mais en peu de temps, 6 mois, c'est déjà pas mal.
00:07:58Et il avait fait des annonces sur l'augmentation aussi des professeurs
00:08:01qui est un point essentiel.
00:08:02Mon honnêteté va être...
00:08:04Je suis capable de dire qu'il a fait de bonnes choses.
00:08:05Mais il n'est pas resté assez longtemps pour les mettre en place.
00:08:08Son ambition a cassé son action.
00:08:10Et c'est dommage, il aurait été très bon là.
00:08:13Je le crois.
00:08:14Le B.A.B.A., vous l'avez dit, c'est juste de revenir aux fondamentaux.
00:08:17Ce qui est terrible, c'est que dans les années 70,
00:08:21c'était la réforme à bi, notamment.
00:08:22Il y avait eu le collège unique qui a posé problème.
00:08:24C'était la réforme à bi.
00:08:25Coluche avait dit, on a eu la réforme à bi, on aura la réforme à poil.
00:08:29Parce que chaque ministre de l'Éducation nationale faisait sa réforme
00:08:31pour que son nom reste dans l'histoire.
00:08:34Aujourd'hui, à l'époque, on rentrait en 6e.
00:08:37Il y avait même un examen d'entrée en 6e
00:08:39qui a été supprimé pour les élèves nés en 1966, de mémoire.
00:08:42Parce que je crois que c'était la première année qu'il n'avait pas.
00:08:45Vous rentriez en 6e, vous saviez parfaitement lire,
00:08:47parfaitement écrire, parfaitement compter.
00:08:49Aujourd'hui, vous avez des élèves en 6e,
00:08:51c'est une vingtaine de pourcents, je crois,
00:08:52qui ne savent pas lire, pas écrire, pas compter.
00:08:54Comment allez-vous apprendre une langue étrangère,
00:08:56que ce soit l'anglais ou une autre,
00:08:57si vous ne maîtrisez pas votre langue maternelle ?
00:08:59Ce n'est même pas la peine.
00:09:00Il faut arrêter la filière générale pour tout le monde.
00:09:03Tout le monde n'est pas forcément fait pour des trucs académiques.
00:09:06Ça ne veut pas dire que les gens ne sont pas intelligents.
00:09:07Il faut revaloriser les filières techniques.
00:09:09qu'il faut dire aux gens, il faut les orienter.
00:09:11Si les études ne plaisent pas à certains enfants,
00:09:14il ne faut pas les faire grandir dans l'idée qu'ils sont bêtes.
00:09:16Ils font simplement leur dire...
00:09:17Ça ne les empêche pas d'être talentueux sur d'autres choses.
00:09:19Très talentueux, qui deviennent très riches,
00:09:21qui font des réussites extraordinaires.
00:09:22Ce sont les parents qui posent aussi le problème.
00:09:25Et l'idéologie.
00:09:27Allez, vous restez avec nous, on fait une petite pause
00:09:29si vous voulez bien sûr participer au débat.
00:09:32Vous êtes les bienvenus 0800 26 300 300.
00:09:34Et merci de votre fidélité au Vrai Voix.
00:09:36A tout de suite.
00:09:39Et on continue sur ce sujet
00:09:49avec le nouveau ministre de l'éducation,
00:09:52Édouard Geffray,
00:09:53qui alerte sur cette fragilité du système scolaire.
00:09:56Avec Mickaël, qui était avec nous au 0800 26 300 300,
00:09:59qui voulait réagir.
00:10:00Bonsoir cher Mickaël.
00:10:01Bonsoir Mickaël.
00:10:02Bonsoir.
00:10:02Bonsoir à tous.
00:10:03C'est un très joli prénom.
00:10:04Oui.
00:10:05Je ne vois pas pourquoi vous dites ça, Mickaël.
00:10:07Je ne sais pas ce que je veux dire.
00:10:09Allez-y, on vous écoute.
00:10:11Écoutez, oui, je tenais à réagir,
00:10:15parce qu'on nous multiplie,
00:10:19depuis l'élection d'Emmanuel Macron,
00:10:22les ministres de l'éducation nationale,
00:10:26qui s'emploient, je suis hors côté,
00:10:27à proposer des réformes,
00:10:30qui finalement ne sont pas des réformes de fond.
00:10:31Et qu'il ne faut rien bouger, quoi.
00:10:35Ce serait quoi pour vous, des réformes de fond ?
00:10:40Écoutez, pour moi, ce serait vraiment, comment ?
00:10:45Revenir aux enseignements fondamentaux,
00:10:49revenir à une méthode telle qu'elle a été appliquée
00:10:51sous la Troisième République.
00:10:53Voilà.
00:10:53L'éussure noire.
00:10:54L'éussure noire de la République, voilà.
00:10:56qui était respectée,
00:10:59dont l'enseignement ne se discutait pas,
00:11:02et qui avait une autorité dans leur classe,
00:11:06qui bénéficiait d'une certaine aura,
00:11:08que les professeurs n'ont plus.
00:11:10Et c'est d'ailleurs pourquoi
00:11:11plus personne veut passer le concours.
00:11:15Oui, mais on est dans une ère
00:11:17où il faut laisser l'enfant s'exprimer.
00:11:22Excusez-moi, mais chaque année,
00:11:23il y a des concours,
00:11:26des postes aux concours
00:11:27qui ne sont pas pourvus,
00:11:28parce que les gens ne veulent plus faire ce métier,
00:11:31à cause des conditions de travail, bien sûr,
00:11:35mais aussi à cause du salaire.
00:11:36sans parler de ce qu'on y enseigne.
00:11:41Parce qu'au niveau baisse,
00:11:43le niveau des professeurs
00:11:45est en train de baisser.
00:11:46C'est effrayant de voir le nombre
00:11:48de fautes d'orthographe qu'ils font.
00:11:51Parce que le maire de la guerre,
00:11:52je vous redis, c'est l'argent
00:11:53et c'est le respect qu'on attache à une fonction.
00:11:55Moi, je suis prof dans le supérieur.
00:11:57Ce n'est pas mon métier principal,
00:11:59mais je suis intervenant dans le supérieur.
00:12:01Donc je me sens valorisé, etc.,
00:12:03au regard de la société,
00:12:04et puis de l'argent que j'y gagne,
00:12:06etc., et tout.
00:12:06Mais il faut bien dire quelque chose,
00:12:08j'adore ce que je fais,
00:12:09mais jamais j'aurais pu devenir prof
00:12:11dans le secondaire.
00:12:12C'est génial, j'adore,
00:12:13c'est une mission extraordinaire.
00:12:15Mais jamais j'aurais pu devenir prof
00:12:17dans le secondaire,
00:12:17parce qu'on perçoit aujourd'hui ça,
00:12:19à tort ou à raison,
00:12:20socialement comme un truc dégradant.
00:12:22On ne se fait pas respecter des élèves,
00:12:24le salaire n'est pas assez important,
00:12:26les parents n'ont plus le sens
00:12:27du respect des étudiants.
00:12:30On en parlait la semaine dernière
00:12:31avec, je crois, cet élève et son père
00:12:34ou je ne sais pas quoi
00:12:34qui ont agressé un prof.
00:12:35Est-ce que c'est
00:12:36on ne se fait pas respecter des élèves
00:12:37ou on nous empêche
00:12:38de ne pas se faire respecter
00:12:40par les élèves ?
00:12:40Ça, c'est autre chose.
00:12:41Le prof n'est plus au centre de l'école.
00:12:43Il y a une suradministration,
00:12:45on fait attention aux nouvelles générations
00:12:47qui aujourd'hui mettent volontiers
00:12:49leurs problèmes sur la table
00:12:50en disant tu comprends,
00:12:51non mais parce qu'il ne peut pas dire ça en cours,
00:12:52mais tu comprends,
00:12:53il m'a heurté dans ma sensibilité, etc.
00:12:55Il faut remettre le prof
00:12:56et l'autorité au centre de l'école.
00:12:58Sans ça, c'est mort.
00:12:59Allez, Sophie qui est avec nous
00:13:01au 0826 300 300 Sophie 23.
00:13:03Bonsoir Sophie.
00:13:04Bonsoir Sophie.
00:13:05Oui, bonsoir.
00:13:06Bienvenue sur Sud Radio.
00:13:07On vous écoute Sophie.
00:13:09Oui, comme je signalais
00:13:11à votre collègue,
00:13:14moi je suis conseillère pénitentiaire.
00:13:16Alors pas en milieu fermé,
00:13:17pas en détention,
00:13:17mais en milieu ouvert,
00:13:18c'est-à-dire dans un service pénitentiaire
00:13:20d'insertion et de probation.
00:13:22Tous les jours,
00:13:22nous brassons la population
00:13:26la plus défavorisée.
00:13:28On est au contact de la misère
00:13:31tous les jours,
00:13:32toute l'année.
00:13:33Et moi,
00:13:33qu'est-ce que je constate,
00:13:35c'est qu'en fait,
00:13:36on a une population
00:13:38de jeunes adultes
00:13:40et d'âtes aussi
00:13:41beaucoup plus âgées
00:13:41qui n'ont aucune maîtrise
00:13:43de la lecture et de l'écriture.
00:13:44Ah oui, c'est ça.
00:13:45C'est ça.
00:13:45Mais c'est ça.
00:13:46Ils ont quel âge à peu près ?
00:13:48Sophie, c'est quoi ?
00:13:49Ils ont quel âge à peu près ?
00:13:51Ah ben là,
00:13:52nous,
00:13:54le service pénitentiaire,
00:13:55nous absorbons les condamnations
00:13:56à partir de 18 ans.
00:13:57D'accord.
00:13:58Donc là,
00:13:58on a toute une...
00:13:59Là, en ce moment,
00:14:01on a les...
00:14:01Enfin voilà,
00:14:02à partir de 18 ans,
00:14:03on constate que les 18 ans,
00:14:04ils ne savent pas lire,
00:14:05ils ne savent pas écrire,
00:14:06ils sortent du système scolaire
00:14:07et ils n'ont aucun bagage.
00:14:10Beaucoup sortent du système scolaire
00:14:12en troisième,
00:14:12voire même en quatrième.
00:14:14Les missions locales
00:14:15n'ont pas les moyens suffisants
00:14:17pour les tracer un par un
00:14:20et pour leur offrir les portes
00:14:22d'une formation qualifiante.
00:14:25Et quand on voit aussi les délais...
00:14:27J'ai un petit jeune là,
00:14:28il a 20 pieds,
00:14:29il veut faire un casse-test.
00:14:30Il a fait un casse-test en mai,
00:14:32on lui propose d'entrer
00:14:34un casse-test
00:14:34pour conduire un fenwick
00:14:35dans les hangars
00:14:37pour charger des camions.
00:14:38D'accord.
00:14:39En mai,
00:14:39il a demandé ça
00:14:40à la mission locale en mai,
00:14:42on lui répond
00:14:42qu'il aura peut-être
00:14:43une formation en novembre.
00:14:44Oui, mais ce n'est pas possible.
00:14:46Réaction,
00:14:47ne bougez pas Sophie.
00:14:48Non, mais c'est clair,
00:14:48moi-même dans le supérieur,
00:14:50j'ai déjà eu des élèves,
00:14:52il y en a que j'aime beaucoup
00:14:53et qui sont très talentueux,
00:14:54etc.,
00:14:54il n'y a aucun problème.
00:14:55Mais il y en a certains
00:14:56qu'on voit une vingtaine d'années,
00:14:57ils écrivent encore
00:14:58en style télégraphique
00:14:58parce que la composition
00:14:59d'une phrase,
00:15:01la syntaxe,
00:15:02ce n'est pas possible.
00:15:03Mais excusez-moi,
00:15:03moi je me pose une question quand même.
00:15:05Aujourd'hui,
00:15:06on a l'école obligatoire
00:15:06jusqu'à 16 ans.
00:15:08Moi, j'ai connu mes grands-parents
00:15:09qui étaient nés
00:15:09pour trois d'entre eux
00:15:10au 19e siècle.
00:15:12Ils avaient arrêté l'école
00:15:13à 11-12 ans,
00:15:13ça s'appelait le certificat d'études.
00:15:15Ils écrivaient tous,
00:15:16j'en ai connu 3 sur 4,
00:15:17un français parfait,
00:15:19sans faute d'orthographe.
00:15:21Mes parents n'ont pas fait plus
00:15:22que le certificat d'études.
00:15:23Ils écrivaient
00:15:24sans faute d'orthographe
00:15:25dans un français parfait.
00:15:26On n'a jamais mis autant d'argent
00:15:28dans l'éducation.
00:15:29Alors, où passe l'argent ?
00:15:31Moi, je pense qu'il faut refaire
00:15:32les méthodes de A à Z.
00:15:34Mais si c'est faire ça,
00:15:35est-ce que ce n'est pas,
00:15:36pour le gouvernement,
00:15:37montrer son propre échec ?
00:15:38C'est-à-dire qu'on cache un peu
00:15:40sous le tapis,
00:15:41on met deux-trois mesures,
00:15:42on parle de diversité,
00:15:44on parle de familles fragiles,
00:15:48mais on ne parle pas
00:15:48de la réalité, en fait.
00:15:50Bien sûr,
00:15:50mais je crois que l'un des problèmes,
00:15:52et bien sûr,
00:15:53je ne réjoue pas la question
00:15:54en disant cela,
00:15:55c'est qu'il y a l'école
00:15:57qui n'apprend plus
00:15:58les fondamentaux
00:15:59et l'art de la culture,
00:16:02de ce qui est nécessaire
00:16:04pour mieux vivre,
00:16:05mais en même temps,
00:16:06il y a tout un environnement
00:16:08qui n'est pas favorable
00:16:09à l'école.
00:16:11La période dont parlait Philippe
00:16:13avec ses grands-parents,
00:16:15et moi-même,
00:16:16j'ai connu la même chose
00:16:17quand j'étais collégien,
00:16:19on vivait dans un climat
00:16:21qui naturellement favorisait
00:16:23l'épanouissement à l'école.
00:16:25Ça change tout aussi.
00:16:27Merci Sophie,
00:16:28merci Mickaël,
00:16:29allez vous rester avec nous
00:16:30tout de suite,
00:16:30on n'y croit pas.
00:16:33Et sa maison est squattée,
00:16:35elle finit en garde à vue
00:16:36pour association de malfaiteurs.
00:16:38Une fois de plus,
00:16:39Cécile,
00:16:39là,
00:16:40on n'y croit vraiment pas.
00:16:41Je vais le faire façon
00:16:42coup de gueule
00:16:42à la Philippe David,
00:16:43mais je crois que la France
00:16:44est bien le seul pays au monde
00:16:46où un squatteur
00:16:46peut porter plainte
00:16:47contre la personne
00:16:48dont il squatte la maison.
00:16:49A Andernos-les-Bains,
00:16:51Karine Lelouch vit
00:16:52un cauchemar bien français.
00:16:54Alors qu'elle souhaitait
00:16:54vendre la maison de son père,
00:16:56un squatteur décide
00:16:57de s'installer chez elle
00:16:58et là,
00:16:59impossible de l'expulser.
00:17:00Pire encore,
00:17:01la femme de 55 ans
00:17:02a été placée
00:17:03en garde à vue
00:17:04le 30 septembre dernier
00:17:05après que l'occupant
00:17:06l'est accusé
00:17:07d'avoir tenté
00:17:08de le déloger.
00:17:09Pas la force,
00:17:10moi je vous le dis,
00:17:10on n'y croit pas.
00:17:12Karine Lelouch est avec nous,
00:17:13propriétaire de cette maison
00:17:15à Andernos-les-Bains.
00:17:17Karine Lelouch,
00:17:18merci en tout cas
00:17:18d'avoir accepté
00:17:20notre invitation.
00:17:22En fait,
00:17:23on a du mal à imaginer,
00:17:24cette information
00:17:25est un peu ubuesque.
00:17:27Comment est-il possible ?
00:17:29Racontez-nous rapidement
00:17:30l'histoire.
00:17:32Vous ne vivez pas
00:17:32dans cette maison,
00:17:34vous ne viviez pas
00:17:34dans cette maison,
00:17:35c'est un héritage,
00:17:36je crois.
00:17:37Oui, tout à fait.
00:17:38Déjà, bonsoir à tous.
00:17:39Bonsoir.
00:17:40Bonsoir.
00:17:40Merci d'accueillir
00:17:42en fait sur votre radio.
00:17:43Avec plaisir.
00:17:45Il faut que ça soit relayé,
00:17:46que les gens aient confiance
00:17:47de tout ça.
00:17:48Oui, en fait,
00:17:49c'est une maison
00:17:49dont j'ai héritée
00:17:51de mon père,
00:17:52qui est décédée
00:17:53en 2020.
00:17:55Et cette maison
00:17:56a toujours eu
00:17:56un projet immobilier
00:17:58sur cette maison.
00:18:01Donc,
00:18:02c'est important
00:18:02de vous le dire
00:18:03parce que la maison
00:18:03a été un petit peu
00:18:05envahie par les ronces.
00:18:06Il y a un promoteur
00:18:06un petit peu
00:18:07qui a débroussaillé,
00:18:08ce qui a permis
00:18:09effectivement
00:18:09aux personnes,
00:18:11à cette personne-là
00:18:12de rentrer.
00:18:12effectivement,
00:18:14elle est rentrée
00:18:14vers le mois de mars.
00:18:16Elle s'est installée
00:18:17l'électricité,
00:18:18la fibre.
00:18:20Et donc,
00:18:20moi,
00:18:20j'ai porté plainte.
00:18:21Déjà,
00:18:21en portant plainte,
00:18:22j'ai dit aux gendarmes,
00:18:23c'est pas compliqué.
00:18:24Moi,
00:18:24dès qu'il va partir,
00:18:25je rechange les serrures.
00:18:26Les gendarmes
00:18:27m'ont rétorqué.
00:18:28Si vous rentrez
00:18:29chez lui,
00:18:30c'est vous
00:18:30qu'on embarque.
00:18:32Un peu le monde
00:18:33à l'envers.
00:18:33Je l'ai repris.
00:18:34Je lui ai dit,
00:18:34non,
00:18:35mais c'est pas chez lui,
00:18:35c'est chez moi,
00:18:36monsieur le gendarme.
00:18:38Donc,
00:18:38c'est quand même
00:18:39ahurissant.
00:18:42Donc,
00:18:42moi,
00:18:42j'ai fait
00:18:43l'expulsion
00:18:43légale
00:18:44avec le préfet.
00:18:45Donc,
00:18:45normalement,
00:18:46c'est l'expulsion
00:18:46en 72 heures.
00:18:48Normalement,
00:18:48suivant cette loi.
00:18:50Et le squatteur
00:18:51a déclaré
00:18:51que lui,
00:18:52il n'avait fait
00:18:52aucune infraction
00:18:53pour entrer.
00:18:55On n'a pas prêté
00:18:56pas ses paroles.
00:18:57Moi,
00:18:57jamais,
00:18:58on m'a interrogé.
00:18:59On m'a demandé
00:19:00de fournir
00:19:00les clés de la maison.
00:19:02Et on a prêté
00:19:03foi à ses paroles.
00:19:04Et en fait,
00:19:04le préfet a déclaré
00:19:05que non,
00:19:06il n'était pas recevable.
00:19:07ce n'était pas
00:19:08un squatteur.
00:19:09C'est hallucinant.
00:19:10Non,
00:19:10mais là,
00:19:11on a un exemple.
00:19:13Mais il y a de quoi
00:19:14expliquer une grive
00:19:16à la fois
00:19:17la sophistication
00:19:19de l'état de droit,
00:19:20l'absurdité
00:19:22de la justice,
00:19:23alors que devant
00:19:24une situation
00:19:24pareille,
00:19:26on risque
00:19:26d'offenser
00:19:27tous les puristes.
00:19:29On voit
00:19:30où sont
00:19:30les responsabilités,
00:19:32où est le coupable,
00:19:33où est l'innocence
00:19:34qu'il doit retrouver.
00:19:36Et on règle
00:19:36le problème
00:19:37de manière
00:19:38non pas expéditive,
00:19:39mais équitable.
00:19:41C'est fou.
00:19:42Ça va durer
00:19:42des années.
00:19:43Et pourtant,
00:19:44on avait entendu dire...
00:19:45On a eu ce loi
00:19:45anti-squatteur,
00:19:45théoriquement.
00:19:46On en est où
00:19:48de ça ?
00:19:49Et aujourd'hui,
00:19:50vous en êtes où,
00:19:51Karine ?
00:19:52Alors,
00:19:52du coup,
00:19:54pour moi,
00:19:55la loi anti-squatte,
00:19:56elle ne marche pas
00:19:56parce qu'il aurait fallu,
00:19:57après,
00:19:57moi,
00:19:58j'ai appris qu'en fait,
00:19:59il faudrait mettre
00:20:00des caméras
00:20:01à l'extérieur.
00:20:02On a...
00:20:03Attention,
00:20:03il ne faut pas non plus
00:20:08filmer la voie publique,
00:20:09donc c'est un petit peu
00:20:09compliqué
00:20:10pour prouver
00:20:13les fractions,
00:20:14en fait.
00:20:14Mais ce monsieur,
00:20:15il n'a pas de bail,
00:20:16il n'a pas de type
00:20:17de propriété,
00:20:18il n'a rien.
00:20:18On voit que c'est
00:20:20des serrures neuves,
00:20:22mais on considère
00:20:23que ce n'est pas un soit.
00:20:24Donc,
00:20:24pour moi,
00:20:25la loi anti-squatte,
00:20:26elle n'est pas appliquée.
00:20:28Je parlais récemment...
00:20:29On n'a plus de temps,
00:20:30les amis,
00:20:31je suis désolée.
00:20:32Vous l'avez vendue,
00:20:33cette maison,
00:20:34aujourd'hui,
00:20:34avec lui dedans ?
00:20:35Oui,
00:20:36avec lui dedans,
00:20:37je l'ai vendue à terre.
00:20:37J'ai perdu beaucoup d'argent
00:20:38sur ce...
00:20:39Franchement,
00:20:42Karine,
00:20:42je suis désolée.
00:20:42Non,
00:20:42mais il y en a qui enlèvent
00:20:43même les portes
00:20:43et les fenêtres
00:20:44pour que ça devienne invivable.
00:20:45Moi,
00:20:46je parlais à un pote
00:20:46dans l'immobilier
00:20:47qui me disait
00:20:47qu'il s'arrachait les cheveux
00:20:48et que...
00:20:49Je suis désolée
00:20:50d'entendre tout ça.
00:20:51Enfin,
00:20:51on est vraiment désolée
00:20:52pour vous,
00:20:52Karine.
00:20:54Franchement,
00:20:55je suis atterrée,
00:20:56atterrée,
00:20:56atterrée de cette société.
00:20:59En tout cas,
00:20:59on vous souhaite
00:21:00beaucoup de courage,
00:21:00Karine.
00:21:00En Espagne,
00:21:01il y a des sociétés prévues,
00:21:02une une s'appelle
00:21:02Dessocupa.
00:21:03Ils viennent,
00:21:04en une heure chez vous,
00:21:04ils dégagent tout le monde.
00:21:05Oui,
00:21:05on va se calmer,
00:21:06Philippe Delis.
00:21:08Écoutez,
00:21:08moi,
00:21:08je prends modèle
00:21:09sur les failles.
00:21:10Mais dans d'autres pays,
00:21:11ça se fait,
00:21:12oui.
00:21:12Manu Militari,
00:21:13comme on dit.
00:21:13Karine,
00:21:14merci en tout cas
00:21:15pour ce témoignage
00:21:16et on espère toujours
00:21:17que ça fasse réagir
00:21:19mais malheureusement,
00:21:19on voit que les choses
00:21:20ne bougent pas beaucoup.
00:21:22Merci beaucoup,
00:21:22Karine,
00:21:22d'avoir accepté
00:21:23notre invitation.
00:21:24Dans un instant,
00:21:25Philippe David,
00:21:26le tour de table.
00:21:27La palinodie de Manuel Valls.
00:21:28Avec vous,
00:21:29Michael Sadoun.
00:21:30Tout le monde peut avoir
00:21:30son avis sur les décisions
00:21:31de justice.
00:21:32Présidé et s'aimer,
00:21:34comme le dit Ségolène.
00:21:36Vous avez dit quoi ?
00:21:37Présidé,
00:21:38S-Aimé.
00:21:40Ah,
00:21:40Présidé,
00:21:41S-Aimé.
00:21:41J'ai vu que c'était
00:21:42Présidé et s'aimer.
00:21:43J'aurais pu dire
00:21:44un truc comme ça,
00:21:45non ?
00:21:45Oui.
00:21:45Non, je ne crois pas.
00:21:46Allez, à tout de suite.
00:21:48Sud Radio.
00:21:48Sud Radio.
00:21:49Parlons vrai.
00:21:50Parlons vrai.
00:21:50Sud Radio.
00:21:51Parlons vrai.
00:21:52Les Vraies Voix Sud Radio.
00:21:5418h-20h.
00:21:55Cécile Dominibus.
00:21:56Philippe David.
00:21:58Vous avez remarqué,
00:21:59Philippe David ?
00:21:59Oui.
00:22:00Je suis en premier
00:22:00dans le jingle.
00:22:01Bah oui.
00:22:02C'est fou, non ?
00:22:02Bah, c'est bien.
00:22:03Et pourquoi ce n'est pas vous ?
00:22:04Pas parce que c'est vous.
00:22:05Oui, parce que vous êtes galant.
00:22:07Absolument.
00:22:07Ah, vous êtes trop bien.
00:22:08Et la galanterie est malheureusement
00:22:10une valeur qui se perd.
00:22:12Non, mais vous l'avez.
00:22:14Vous voyez,
00:22:14je viens de le remarquer,
00:22:16je me dis,
00:22:16oh, quel chichou.
00:22:17Chou.
00:22:18Vous êtes chou.
00:22:19Merci.
00:22:19Je remarque en tout cas
00:22:20que je ne suis pas au générique.
00:22:21Donc, je ne sais pas
00:22:21si c'est par galanterie
00:22:23ou je ne sais quoi, mais...
00:22:25Alors, ok, ok.
00:22:26À partir de maintenant,
00:22:26on fera les costumes
00:22:28de Donald Cardoen
00:22:29avec la participation
00:22:30de Roger.
00:22:33Non, non, on le fera.
00:22:33On le fera.
00:22:34Si ça peut vous faire plaisir.
00:22:36On vous mettra
00:22:36dans le générique de fin.
00:22:38On vous remercie sincèrement,
00:22:40Michael Sadoun,
00:22:41d'avoir eu la gentillesse
00:22:42de nous bénir
00:22:45par sa parole.
00:22:46C'est bien gentil.
00:22:47Non, n'exagérez pas.
00:22:48C'est un peu beaucoup.
00:22:49Allez, tout de suite,
00:22:49le tour de table
00:22:50de l'actu des vrais voix.
00:22:52Bienvenue dans votre cours d'anglais
00:22:53de la collection Objectif Lang
00:22:55aux éditions Assimil.
00:22:56Philippe Bilger,
00:22:56do you speak Trump ?
00:22:58Yes, I try.
00:22:59C'est la dictée en anglais
00:23:00de Philippe Bilger.
00:23:01Great, best, worst.
00:23:04It is ridiculous.
00:23:05Everything before.
00:23:06C'est du russe, non ?
00:23:07Mon accent est parfait.
00:23:09J'adore, j'adore.
00:23:10Ah bon ?
00:23:11Le tour de table.
00:23:12De l'actualité.
00:23:14C'est du russe.
00:23:15Non, ça, c'est pas du russe.
00:23:16Philippe David,
00:23:17Manuel Valls,
00:23:18le macronisme a été
00:23:20la négation du politique.
00:23:21Ah bah alors,
00:23:22c'est extraordinaire.
00:23:22Manuel Valls a dit,
00:23:23c'est dans une interview
00:23:24aujourd'hui
00:23:25qui a été publiée
00:23:27dans Le Point,
00:23:28que, je cite,
00:23:29le macronisme,
00:23:30il affirme que le macronisme,
00:23:31c'est la négation du politique
00:23:32et qu'il dénonce pour son éviction
00:23:35un mélange de mesquinerie
00:23:36et de cynisme.
00:23:37Alors, je cite,
00:23:38le macronisme n'a pas été
00:23:40une coalition sur la base
00:23:41de compromis réciproques,
00:23:42mais l'absorption
00:23:43des partis traditionnels,
00:23:45il a été la négation du politique.
00:23:47Jusque-là, rien à redire.
00:23:49Je suis entièrement d'accord.
00:23:50Mais le problème,
00:23:51c'est la suite.
00:23:51C'est pour ça que j'ai parlé
00:23:52de Palinody.
00:23:53Une Palinody,
00:23:53c'est un texte
00:23:54où vous dites une chose
00:23:55pendant 90% du temps
00:23:56et les dix derniers pourcents,
00:23:57vous dites exactement le contraire.
00:23:59Et ensuite, il dit,
00:24:00nous devons construire
00:24:03une coalition
00:24:04du centre-droit
00:24:05aux socialistes
00:24:06basée sur un projet
00:24:08qui ne soit pas seulement
00:24:09le rejet de LFI et du RN.
00:24:11Et en fait,
00:24:11il veut faire exactement
00:24:12ce qu'a fait Macron,
00:24:14aller du centre-droit
00:24:15Édouard Philippe, etc.,
00:24:17jusqu'aux socialistes
00:24:18qui sont venus chez lui,
00:24:20Agnès Pannier-Runacher,
00:24:22Belloubet,
00:24:22enfin, il y en a eu
00:24:23des nombreux,
00:24:23de LR et du PS.
00:24:25Et en fait,
00:24:25c'est ce que je trouve
00:24:26absolument génial.
00:24:27C'est que le diagnostic
00:24:28est excellent,
00:24:30mais que le remède
00:24:31est la même chose
00:24:32que le mal.
00:24:33Dans ces cas-là,
00:24:34autant qu'il recrée
00:24:35un parti
00:24:36et qu'il l'appelle
00:24:37la République
00:24:37en marche bis
00:24:38ou en marche bis,
00:24:40je ne sais pas.
00:24:41Mais j'ai trouvé ça...
00:24:41La République à pied,
00:24:42c'est bien.
00:24:42La République à pied,
00:24:43c'est ça.
00:24:44Et j'ai trouvé ça
00:24:44complètement fou.
00:24:46Le diagnostic est excellent
00:24:47et la proposition est...
00:24:49Mais pourtant,
00:24:50il dit qu'il ne soit
00:24:51pas seulement fondé
00:24:53sur le rejet
00:24:54de LFI et du RN.
00:24:56Oui.
00:24:56Ce qui n'est pas le cas
00:24:57de En marche.
00:24:58Non, je parle...
00:24:59Aujourd'hui,
00:24:59vous faites un gouvernement
00:25:00qui va de horizon,
00:25:01que je vais compter
00:25:02au centre droit
00:25:03jusqu'au PS,
00:25:04ils sont d'accord sur quoi ?
00:25:05La preuve,
00:25:06ils n'arrivent même pas
00:25:06à faire un budget ensemble.
00:25:07Ils sont d'accord sur l'Europe,
00:25:09ils sont d'accord sur la mondialisation,
00:25:10ils sont d'accord sur
00:25:11une certaine forme de centrisme,
00:25:12ils sont d'accord sur le rejet
00:25:13des passions populaires,
00:25:14ils sont d'accord pour ne pas
00:25:15faire de référendum
00:25:16sur les sujets essentiels,
00:25:17ils sont d'accord.
00:25:18Mais ça existe déjà,
00:25:19ça s'appelle le macronisme.
00:25:20Donc,
00:25:20pour faire un macronisme bis,
00:25:22aucun intérêt.
00:25:22On est mille fois d'accord
00:25:24et d'ailleurs,
00:25:25je vais te dire,
00:25:25c'est pour ça que je ne suis pas
00:25:26d'accord avec toi,
00:25:27c'est que tu dis
00:25:27que le macronisme n'est pas
00:25:29une idéologie
00:25:30ou c'est la négation
00:25:30d'une idéologie.
00:25:32Pas du tout,
00:25:32le macronisme,
00:25:32c'est une idéologie.
00:25:34D'ailleurs,
00:25:34Manuel Valls devrait le savoir
00:25:35puisque les gens
00:25:36qui ont construit la macronisme
00:25:37sont des anciens eurocardiens
00:25:38exactement comme lui,
00:25:39des gens qui ont été
00:25:40avec Dominique Strauss-Kahn
00:25:41exactement comme lui
00:25:42ou ses amis,
00:25:44Stéphane Fuchs,
00:25:45etc.
00:25:45J'ai rien contre eux
00:25:47mais c'est une idéologie
00:25:48évidemment libérale,
00:25:50pro-européenne,
00:25:52sociale-libérale disons
00:25:53parce que c'est quand même
00:25:54des gens qui croient
00:25:54dans le rôle de l'État
00:25:55mais d'abord
00:25:56en la capacité de production
00:25:57donc flexibilisation
00:25:58du marché du travail,
00:25:58etc.
00:26:00Éducation plutôt laxiste,
00:26:02justice plutôt laxiste,
00:26:04plutôt progressiste
00:26:05sur les sujets de société.
00:26:06Le macronisme a une définition
00:26:07pour moi idéologique,
00:26:08très identifiée.
00:26:09Mais voilà,
00:26:10je ne suis pas dans la
00:26:10diabolisation de ce qui est en dehors.
00:26:12Philippe Bilger,
00:26:14ça pourrait être
00:26:14une phrase de philo
00:26:17en tout cas
00:26:17pour un devoir de philo
00:26:19pour Ségolène Royal
00:26:20présider cette aimée.
00:26:22Est-ce que c'est vrai ?
00:26:23Absolument ma chère Cécile
00:26:24et vous savez
00:26:25que j'aime beaucoup
00:26:26Ségolène Royal
00:26:27et parfois
00:26:28il lui arrive
00:26:29de proférer
00:26:31quelques opinons
00:26:33discutables
00:26:34mais j'aime beaucoup
00:26:36sa nature
00:26:37au fond
00:26:37je préfère
00:26:38les personnalités
00:26:39aux idées
00:26:40contrairement à
00:26:41Philippe David
00:26:42qui est un intellectuel.
00:26:43Ségolène Royal
00:26:46est extraordinaire
00:26:48parce qu'à chaque fois
00:26:49qu'elle écrit un livre
00:26:51elle dit
00:26:52Présidé
00:26:52c'est aimé
00:26:53ce que j'ai bien aimé
00:26:55au risque d'être naïf
00:26:56et peut-être mièvre
00:26:58c'est le fait
00:26:59qu'elle indique
00:27:00que les qualités
00:27:01qu'on doit avoir
00:27:03lorsqu'on aime
00:27:04ses enfants
00:27:05eh bien
00:27:06pourrait servir
00:27:07à la vie politique
00:27:09à un certain nombre
00:27:10de vertus humaines
00:27:12d'écoute
00:27:13de dialogue
00:27:14de compréhension
00:27:15de compromis
00:27:16alors j'entends bien
00:27:17qu'on peut ricaner
00:27:18mais je crois
00:27:19que
00:27:20et ça n'est pas
00:27:21devenir l'état maternant
00:27:23qu'on dénonce
00:27:24à juste titre
00:27:25je crois que
00:27:26trop souvent
00:27:26on écarte
00:27:27trop volontiers
00:27:29des qualités humaines
00:27:30qui pourraient être utiles
00:27:32surtout dans l'univers
00:27:33très dur de la politique
00:27:35pour moi évidemment
00:27:39pour vouloir
00:27:40le bien du peuple
00:27:41il faut l'aimer
00:27:42mais je crois
00:27:44que c'est un amour
00:27:45qui doit être plus
00:27:46permettez-moi de le dire
00:27:47et je le dis
00:27:48sans aucune hygiénie
00:27:49plus paternel
00:27:49que maternel
00:27:50c'est-à-dire que
00:27:51l'autorité
00:27:52c'est aussi
00:27:53avoir de l'amour
00:27:54pour ses enfants
00:27:54et on le fait
00:27:56pour leur bien
00:27:56après
00:27:57l'excès de ça
00:27:58c'est qu'il ne faut pas
00:27:59chercher l'amour du peuple
00:28:00en retour
00:28:00c'est toute l'histoire
00:28:01de Coriolande Shakespeare
00:28:03c'est-à-dire faire attention
00:28:04à ne pas flatter le peuple
00:28:04parce qu'on aime
00:28:06se faire aimer lui
00:28:06c'est pour ça que je pense
00:28:08que les tempéraments
00:28:09de grands présidents
00:28:10sont des gens
00:28:11qui ne cherchent pas
00:28:12l'amour en fait
00:28:12donc c'est donner de l'amour
00:28:14sans le rechercher en retour
00:28:15c'est en fait
00:28:16un amour déçu
00:28:17être un bon président
00:28:18je pense
00:28:18mais moi je suis d'accord
00:28:19avec Philippe Bilger
00:28:20un président
00:28:21ça doit aimer son peuple
00:28:22ça doit aimer son pays
00:28:24c'est le B à bas
00:28:26d'un vrai
00:28:26d'un grand président
00:28:27Michael Sadoun
00:28:30vous dites que tout le monde
00:28:31peut avoir son avis
00:28:33sur une décision de justice
00:28:34oui
00:28:35on ne peut pas juger le dossier
00:28:37sans le connaître parfaitement
00:28:38ou tu te fais une idée
00:28:40trop simpliste de la justice
00:28:41voilà ce que j'entends souvent
00:28:42de la bouche
00:28:43de mes amis juristes
00:28:44et notamment du plus éminent
00:28:45d'entre eux
00:28:45Philippe Bilger
00:28:46ces professionnels du droit
00:28:48m'expliquent avec bienveillance
00:28:49que mon monde de technique
00:28:50interdirait ma révolte
00:28:52ma révolte
00:28:52quand l'agresseur d'une policière
00:28:54ne prend que 900 euros d'amende
00:28:55ou ma révolte plus récemment
00:28:57quand un ancien président
00:28:57de la république
00:28:58qu'on peut tracer
00:28:59pister et reconnaître
00:29:00finit en détention provisoire
00:29:01alors qu'il ne représente
00:29:02aucun risque
00:29:03ni pour la société
00:29:04ni pour la bonne conduite
00:29:05du procès
00:29:06bien sûr que pour juger
00:29:07un dossier
00:29:08il vaut mieux le connaître
00:29:09c'est le rôle des juges
00:29:10je le respecte
00:29:12et je les rends pour cela
00:29:13responsables
00:29:13quand ils font une erreur
00:29:14d'appréciation manifeste
00:29:15mais j'estime que n'importe qui
00:29:17et même le plus amateur
00:29:18peut avoir un avis
00:29:19sur la justice
00:29:20ou sur la pertinence
00:29:21d'une peine
00:29:21pour la bonne raison
00:29:22que le droit relève
00:29:23moins de la technique
00:29:23ou de la science
00:29:24que de la morale
00:29:25la plus élémentaire
00:29:26la récompense
00:29:27des bonnes actions
00:29:28ou la punition des mauvaises
00:29:30est à la base
00:29:30de toute morale
00:29:31c'est d'ailleurs même
00:29:32la base de toute religion
00:29:33mes amis juristes
00:29:34vont me tomber dessus
00:29:35eux qui ont l'impression
00:29:36de faire décoller
00:29:37des fusées
00:29:38bien sûr
00:29:38je fais attention
00:29:40à mes propres excès
00:29:41je sais que la connaissance
00:29:42d'un sujet nuance
00:29:43presque toujours
00:29:44la vie qu'on s'en fait
00:29:45et je rappelle
00:29:46que les tribunaux populaires
00:29:47dans l'histoire
00:29:47ont toujours fini
00:29:48par des bains de sang
00:29:49mais sans appeler
00:29:50aux tribunaux populaires
00:29:51je veux que la justice
00:29:52se rende encore
00:29:53au nom du peuple
00:29:54voilà
00:29:54mais je suis
00:29:55mon cher Michael
00:29:57totalement d'accord
00:29:58avec ça
00:29:58moi je pense qu'on a
00:30:00le droit de discuter
00:30:01les décisions de justice
00:30:03la seule chose
00:30:04qui en réalité
00:30:06constitue une violation
00:30:07de la règle démocratique
00:30:10c'est le fait
00:30:11que
00:30:11on ne part pas
00:30:12d'une critique
00:30:13d'une décision
00:30:14pour ensuite
00:30:16traîner les magistrats
00:30:17dans la boue
00:30:18ou l'autorité judiciaire
00:30:20de manière indécente
00:30:21on ne passe pas abusivement
00:30:23du singulier au pluriel
00:30:25mais heureusement
00:30:26qu'on a ce droit
00:30:27et vous l'avez très bien expliqué
00:30:29je suis totalement d'accord
00:30:30avec Michael Sadoun
00:30:31on a le droit
00:30:32de critiquer une décision
00:30:33de justice
00:30:33qui faut-il le rappeler
00:30:34est rendue au don
00:30:35du peuple français
00:30:36et comme au moment
00:30:37de la guerre d'Irak
00:30:38il y avait un slogan
00:30:39qui se disait en Angleterre
00:30:40pour ne pas aller à la guerre
00:30:41not in my name
00:30:42moi il y a des décisions
00:30:43quand je les vois
00:30:44j'ai envie de dire
00:30:45pas en mon nom
00:30:46exactement comme Michael Sadoun
00:30:47et la défiant
00:30:48est ravie peut-être
00:30:49absolument
00:30:50et ben voilà
00:30:52et ben écoutez
00:30:52c'est QFD
00:30:53j'ai envie de dire
00:30:54vous voulez
00:30:55avoir un
00:30:57en tout cas
00:30:58rapporter
00:30:58enfin récupérer
00:30:59un joli cadeau
00:31:00vous avez envie
00:31:00on a tous envie
00:31:01d'avoir des cadeaux
00:31:02ben oui
00:31:02je ne comprends même pas
00:31:04qu'à chaque fois
00:31:05que les vrais voix
00:31:05soient là
00:31:06que je n'ai pas des cadeaux
00:31:06tous les jours
00:31:07je ne demande rien
00:31:09mais je ne comprends pas
00:31:09que ça n'arrive pas
00:31:10alors puisque je n'en ai pas
00:31:13et ben on va offrir
00:31:14aux autres
00:31:14et vous allez pouvoir
00:31:16remporter votre lecteur
00:31:17de livre audio
00:31:18de la marque Prose
00:31:19rien que le mot
00:31:20devrait ding ding
00:31:21à votre oreille
00:31:22c'est le premier lecteur
00:31:23du livre audio
00:31:24simple
00:31:25sans appli
00:31:26sans écran
00:31:27avec 20 000 livres disponibles
00:31:29dont des livres
00:31:30pour les enfants
00:31:31et on parlait
00:31:31de l'éducation nationale
00:31:32tout à l'heure
00:31:33c'est plutôt pas mal
00:31:33c'est l'appareil idéal
00:31:35pour vous
00:31:35donc vous évader
00:31:36en écoutant vos auteurs
00:31:37préférés
00:31:38donc si vous avez envie
00:31:40de l'avoir chez vous
00:31:41au 0800 26 300 300
00:31:43vous pouvez nous le dire
00:31:44oui
00:31:44mais surtout par SMS
00:31:45parce que ça c'est intéressant
00:31:47vous tapez
00:31:48sud sur votre message
00:31:49et vous composez
00:31:50le 7-20-18
00:31:527-20-18 par SMS
00:31:54et ding ding
00:31:56qui c'est qui va sonner
00:31:57et ben c'est le gagnant
00:31:58voilà
00:31:58et on le saura
00:32:00ben au tirage au sort
00:32:01voilà j'espère que ce sera vous
00:32:02et puis dans un instant
00:32:04on va revenir sur quoi
00:32:05Philippe David
00:32:05on va parler sur la tornade
00:32:07meurtrière
00:32:08on va parler sur la tornade
00:32:09de la tornade
00:32:11et on va parler de
00:32:11Benjamin qui arrive
00:32:12parce qu'on va parler dessus
00:32:13il n'y a pas de problème
00:32:14mais j'ai peur que
00:32:14on souffre
00:32:15ça risque de décoiffer
00:32:15si on va partir sur une tornade
00:32:17non
00:32:17moi ça risque de ne pas
00:32:18de décoiffer
00:32:19ça va peut-être vous remettre
00:32:20des cheveux
00:32:21on va peut-être vous les rendre
00:32:23il faut rester avec nous
00:32:24et puis 0800 26 300 300
00:32:27si vous voulez bien entendu
00:32:28commenter l'actualité
00:32:30avec nos vrais voix
00:32:31vous êtes les bienvenus
00:32:32à tout de suite
00:32:32Sud Radio
00:32:33c'est vous qui donnez le ton
00:32:35tout le monde ne peut appeler
00:32:36donner son avis
00:32:37qui plaise ou qui ne plaise pas
00:32:38l'important c'est d'essayer
00:32:39de rester constructif
00:32:40j'aime bien l'esprit
00:32:41qu'il y a chez vous
00:32:42Sud Radio
00:32:43parlons vrai
00:32:44les vrais voix Sud Radio
00:32:4618h 20h
00:32:47Cécile Dominibus
00:32:49Philippe David
00:32:50et je dois dire
00:32:51que nous avons un tour de table
00:32:52chatoyant aujourd'hui
00:32:53j'aime bien ce mot
00:32:54chatoyant
00:32:55c'est beau
00:32:55j'adore ce mot aussi
00:32:56c'est très très très
00:32:58et ça vous voit bien
00:32:59Philippe David
00:33:00Philippe Bilger
00:33:01chatoyant
00:33:02et il faut le dire comme ça
00:33:03moi je suis le toyant
00:33:04et le chat
00:33:05Miaou
00:33:06Miaou
00:33:07Miaou
00:33:07Miaou
00:33:08Mickaël
00:33:09Mickaël
00:33:10Mickaël
00:33:10Mickaël
00:33:11les deux
00:33:11au tour
00:33:12Mickaël Sadoun
00:33:13voilà c'est ça
00:33:14toujours là
00:33:14vous n'avez pas marre
00:33:15qu'on fasse
00:33:15Mickaël
00:33:16les deux
00:33:16retour
00:33:17c'est la vanne
00:33:17que mon oncle me faisait
00:33:18quand j'étais petit
00:33:19d'accord
00:33:19il y avait les références
00:33:20de mon oncle
00:33:21je le prenais comme vous voulez
00:33:22c'est bien
00:33:23c'est bien
00:33:23il est super gentil
00:33:25c'est une façon gentiment
00:33:27de me dégager
00:33:28allez tout de suite
00:33:29l'info en plus
00:33:30les vraies voix sud radio
00:33:33et une tempête
00:33:35pourrait frapper la France
00:33:36jeudi
00:33:36un risque de bombe
00:33:37météorologique
00:33:39pardon
00:33:39redoutée
00:33:40oui celle-ci
00:33:41elle ne ferait pas boum
00:33:42mais elle pourrait bien
00:33:43faire de gros dégâts
00:33:44après la tornade meurtrière
00:33:46du Val d'Oise
00:33:46une grosse dépression
00:33:47arrive par la Manche
00:33:48ce jeudi
00:33:49sept départements
00:33:50sont déjà en vigilance orange
00:33:52et presque tout le pays
00:33:53est en jaune
00:33:53selon Météo France
00:33:54si cette dépression
00:33:55s'intensifie vraiment
00:33:56on parlerait d'une bombe
00:33:57météorologique
00:33:58mais alors ça veut dire quoi ?
00:34:00et bien c'est Patrick Marillard
00:34:01qui va nous le dire
00:34:01bonsoir
00:34:02bonsoir
00:34:02bonsoir
00:34:03vous êtes météorologue
00:34:05alors je vous dis tout de suite
00:34:06moi j'ai vu ça
00:34:07bombe météorologique
00:34:09moi je connaissais
00:34:11plutôt chez les anges
00:34:12anglo-saxons
00:34:13mais en France
00:34:14je n'avais jamais entendu ça
00:34:15qu'est-ce que ça veut dire ?
00:34:17ça fait quelques mois
00:34:19qu'on commence à parler
00:34:21de ce type de phénomène
00:34:22c'est pas rare
00:34:22pour autant
00:34:23on a déjà eu des bombes
00:34:24météorologiques
00:34:25alors c'est un phénomène
00:34:26quand la dépression
00:34:28qui nous apporte
00:34:29cette tempête
00:34:30se creuse
00:34:31mais très rapidement
00:34:32c'est-à-dire qu'elle va perdre
00:34:33en son centre
00:34:3524 hectopascales
00:34:36en moins de 24 heures
00:34:37et ça va donc
00:34:37accentuer
00:34:39tous les phénomènes
00:34:39c'est un peu
00:34:40si vous comparez
00:34:41dans un évier
00:34:42l'évacuation de l'eau
00:34:44si le trou d'évacuation
00:34:45est assez grand
00:34:46et bien
00:34:46le vent tourbillonnant
00:34:49l'eau tourbillonnant
00:34:50va s'évacuer lentement
00:34:51en revanche
00:34:52plus on resserre
00:34:53l'évacuation
00:34:54plus on resserre
00:34:55donc le centre de la dépression
00:34:56plus les vents seront forts autour
00:34:58c'est le cas
00:34:59de ce qui nous attend
00:35:00on l'attendait
00:35:00depuis 48 heures
00:35:01on disait
00:35:02qu'elle allait se renforcer
00:35:02c'est le cas
00:35:03avec des vents extrêmement forts
00:35:05vraiment
00:35:05toute la France
00:35:06est en vigilance météo
00:35:08dans la journée de demain
00:35:08mais ça veut dire
00:35:09qu'elle peut se déployer
00:35:10un petit peu partout
00:35:11ou on arrive quand même
00:35:13à l'anticiper quand même
00:35:15non on l'anticipe
00:35:16on la voit circuler
00:35:17elle arrive donc
00:35:18de l'Irlande
00:35:19elle va glisser
00:35:20sur le sud
00:35:20des îles britanniques
00:35:21elle va toucher
00:35:22par son centre
00:35:23quasiment
00:35:24le nord de la France
00:35:26et puis elle va remonter
00:35:26ensuite
00:35:27sur les pays scandinaves
00:35:28ça c'est le centre
00:35:29de la dépression
00:35:29mais comme les vents
00:35:30tournent en sens inverse
00:35:31des aiguilles du monde
00:35:31c'est avant donc
00:35:32d'ouest à nord-ouest
00:35:33qu'il va y attaper la France
00:35:35il va concerner
00:35:36dès ce soir
00:35:37le nord du pays
00:35:39le nord-ouest
00:35:39donc le nord de la Bretagne
00:35:41la Manche
00:35:42puis le Nord-Pas-de-Calais
00:35:43et entre 4 et 5 heures
00:35:45du matin
00:35:45les vents les plus forts
00:35:46arriveront sur toute
00:35:47la façade atlantique
00:35:48il aura d'abord
00:35:49la Loire atlantique
00:35:50la Vendée
00:35:50jusqu'à la frontière
00:35:53quasiment espagnole
00:35:54toutes ces régions
00:35:55seront concernées
00:35:56par des vents extrêmement forts
00:35:57avec des pointes
00:35:58à plus de 120 km à l'heure
00:35:59entre 6-7 heures le matin
00:36:01et jusqu'en début
00:36:02d'après-midi
00:36:03merci en tout cas
00:36:03je vais élargir mon vocabulaire
00:36:05vous ne ferez plus
00:36:06la seule bombe
00:36:07je voulais vous la faire
00:36:09Cécile
00:36:10mais Philippe a été
00:36:11plus rapide que moi
00:36:11faites attention
00:36:12elle peut exploser
00:36:13Patrick Marlier
00:36:15merci beaucoup
00:36:15de nous avoir expliqué
00:36:17c'était très très clair
00:36:18et si vous étiez ministre
00:36:20les vraies voix sud radio
00:36:23si j'étais ministre
00:36:24qu'est-ce que je vais devenir
00:36:25je suis ministre
00:36:26je ne sais rien faire
00:36:28on va bien vous trouver un travail
00:36:29ne vous inquiétez pas
00:36:30si vous étiez ministre
00:36:32de l'écologie
00:36:33ou de l'environnement
00:36:34Alain de Lyon
00:36:35est avec nous
00:36:36bonsoir
00:36:37monsieur le ministre
00:36:38bonsoir
00:36:39si vous étiez donc
00:36:41ce
00:36:41si vous aviez ce portefeuille
00:36:43l'écologie
00:36:44ou l'environnement
00:36:45quelle serait
00:36:46votre première mesure
00:36:47au regard de tout
00:36:49ce qui vient de se passer
00:36:49justement par rapport
00:36:51à l'écologie
00:36:51depuis maintenant
00:36:52de nombreux mois
00:36:53où les français
00:36:54sont complètement perdus
00:36:55la première chose
00:36:57que je fais
00:36:57je me mets d'accord
00:36:58avec le ministre
00:36:58de l'éducation nationale
00:37:00on crée un UV
00:37:01pour toutes les personnes
00:37:03de l'enseignement
00:37:03aussi bien
00:37:04des enfants
00:37:05de la maternelle
00:37:06jusqu'à
00:37:07polytechnique
00:37:08et on va dire
00:37:09deux heures par semaine
00:37:10on réexplique aux gens
00:37:13ce qu'est vraiment
00:37:13la politique environnementale
00:37:14et tout particulièrement
00:37:15climatique
00:37:16que vous venez d'évoquer
00:37:17dans votre émission
00:37:18juste avant
00:37:19où c'est vraiment
00:37:20en train de se dégrader
00:37:21il y a eu
00:37:21cette tornade à Hermon
00:37:22qui a mis par terre
00:37:23la ville
00:37:24des grues
00:37:24et ainsi de suite
00:37:25il y a une tempête
00:37:26qui arrive ce soir
00:37:27enfin il faut absolument
00:37:27que les gens
00:37:28arrivent à recomprendre
00:37:30ce qui se passe
00:37:30au niveau climatique
00:37:31et que c'est à l'échelle mondiale
00:37:33ça ne touche pas
00:37:33la France
00:37:34ça touche le monde entier
00:37:35c'est intéressant
00:37:36ce qu'il dit
00:37:37parce que
00:37:37donner une conscience
00:37:39à des jeunes enfants
00:37:40de dire
00:37:41voilà ce que c'est
00:37:42que le climat
00:37:43l'environnement
00:37:43dès le plus jeune âge
00:37:47ça peut être intéressant
00:37:47Philippe
00:37:48oui et puis
00:37:48le ton du ministre
00:37:50m'a beaucoup plu
00:37:51je veux dire
00:37:52on nous stigmatise pas
00:37:54on nous réprimande pas
00:37:56on explique
00:37:56qu'il faut comprendre
00:37:58qu'un phénomène mondial
00:37:59est en train de survenir
00:38:01et des gens comme moi
00:38:03qui ne sont pas doués
00:38:04seront probablement convaincus
00:38:06moi je ne vais pas être d'accord
00:38:09du tout
00:38:09avec notre auditeur
00:38:10justement
00:38:10on en parlait tout à l'heure
00:38:11dans un contexte
00:38:12où les savoirs fondamentaux
00:38:13sont tellement fragiles
00:38:14où les élèves
00:38:15savent à peine lire
00:38:16écrire compter
00:38:17commencer à les mettre
00:38:19sur des problématiques
00:38:20jeunes
00:38:20aussi complexes
00:38:21que l'effet de serre
00:38:23le réchauffement climatique
00:38:24etc
00:38:24je ne vois pas très bien
00:38:26le sens de ça
00:38:26pour moi
00:38:27il faut déjà savoir
00:38:27faire un produit en croix
00:38:28et éventuellement
00:38:30savoir lire
00:38:30pour lire une étude du GIEC
00:38:32il faut quand même
00:38:32avoir des fondamentaux
00:38:33en fait
00:38:34donc pour moi
00:38:35c'est vraiment
00:38:35une des erreurs
00:38:36de l'éducation nationale
00:38:37aujourd'hui
00:38:37c'est d'avoir orienté
00:38:39les élèves
00:38:39sur les problématiques
00:38:39de société
00:38:40alors que c'est des problématiques
00:38:41par nature complexe
00:38:42ouvrir des conversations
00:38:43c'est aussi
00:38:44l'intérêt
00:38:44c'est vrai que
00:38:47c'est des problèmes
00:38:48qui sont souvent
00:38:50physiques
00:38:50météorologiques
00:38:51scientifiques
00:38:52hyper complexes
00:38:53et à mon avis
00:38:54même un élève
00:38:56au niveau bac
00:38:56qui est très bon
00:38:57en bac scientifique
00:38:57je ne suis pas certain
00:38:58qu'il ne comprenne pas
00:38:59on termine
00:39:00avec Alain
00:39:01n'oubliez pas une chose
00:39:03je suis ministre
00:39:04de l'environnement
00:39:04donc je ne suis pas
00:39:05ministre de l'éducation nationale
00:39:06toutes mes excuses
00:39:09monsieur le ministre
00:39:10bien joué
00:39:11vous seriez un très bon ministre
00:39:12il y a de l'humour
00:39:13mais je reviens
00:39:14juste en deux secondes
00:39:16à notre météorologue
00:39:18tout à l'heure
00:39:19qui est fascinant
00:39:20et ça c'est un bon prof
00:39:22ça montre que
00:39:23on en l'a écouté
00:39:24et c'est peut-être
00:39:25le lien aussi
00:39:26avec l'écologie
00:39:27de dire
00:39:28quand vous avez
00:39:28des vrais techniciens
00:39:29qui vous racontent
00:39:30les histoires
00:39:30et qui vous racontent
00:39:31la vie
00:39:31c'est aussi intéressant
00:39:32pour les élèves
00:39:33voilà comme ça
00:39:34la boucle est bouclée
00:39:35merci beaucoup
00:39:36merci beaucoup
00:39:36monsieur le ministre
00:39:37merci le peuple
00:39:40merci
00:39:41espérons que vous ne serez pas renversé
00:39:45allez
00:39:45bien entendu
00:39:47dans un instant
00:39:48le coup de gueule
00:39:48de Philippe David
00:39:49mon cher Philippe
00:39:49quand on s'émeut
00:39:50du braquage du Louvre
00:39:51on se fait traiter
00:39:52de pétainiste
00:39:53tout va bien
00:39:53allez on fait
00:39:54une petite pause
00:39:55on revient dans un instant
00:39:57les incontournables
00:39:58de la crypto-monnaie
00:39:59avec Thomas Bile
00:39:59Pemiam
00:40:01le premier partenaire français
00:40:03pour investir
00:40:03dans les cryptos
00:40:04en toute sécurité
00:40:05présente
00:40:06Sud Radio
00:40:07les incontournables
00:40:09de la crypto-monnaie
00:40:10Thomas Binet
00:40:11bienvenue dans ce nouvel épisode
00:40:13d'Oser investir
00:40:13les incontournables
00:40:14de la crypto-monnaie
00:40:15je reçois aujourd'hui
00:40:16Pierre Noisa
00:40:17président fondateur
00:40:18de Pemium
00:40:19bonsoir Pierre
00:40:20bonsoir Thomas
00:40:21Pierre aujourd'hui
00:40:22nous allons parler
00:40:23d'un nouveau modèle
00:40:24d'affaires en lien
00:40:25avec les crypto-monnaies
00:40:26les bitcoins
00:40:27treasury company
00:40:28Pierre pouvez-vous
00:40:29d'abord nous expliquer
00:40:30ce que c'est que ce terme
00:40:32comment ça fonctionne
00:40:33tout ça
00:40:33bien sûr Thomas
00:40:34les bitcoin treasury companies
00:40:36sont apparus en 2020
00:40:37quand Michael Saylor
00:40:39dirigeant d'une société américaine
00:40:40qui s'appelait alors
00:40:41MicroStratégie
00:40:42rebaptisé depuis
00:40:43tout simplement
00:40:44stratégie
00:40:44a décidé d'investir
00:40:46la quasi-totalité
00:40:47de sa trésorerie
00:40:47en bitcoin
00:40:48il a ensuite
00:40:49émis des obligations
00:40:51et des actions
00:40:51pour lever des fonds
00:40:52et acheter encore davantage
00:40:53de bitcoin
00:40:54avec la promesse
00:40:55de ne jamais les vendre
00:40:56et comment ça s'est passé
00:40:57pour lui ?
00:40:58le succès a dépassé
00:40:59toutes ses prévisions
00:41:00en 5 ans
00:41:01la valorisation
00:41:02de sa société
00:41:03a été multipliée
00:41:03par 200
00:41:04en août 2020
00:41:06il a annoncé
00:41:07un investissement
00:41:07de 250 millions
00:41:08de dollars
00:41:08en bitcoin
00:41:09depuis
00:41:10il a continuellement
00:41:12renforcé sa position
00:41:13passant de
00:41:13150 000 bitcoins
00:41:15en 2023
00:41:16à 600 000 bitcoins
00:41:17en 2025
00:41:18et comment a-t-il pris
00:41:19ce fameux tournant stratégique
00:41:21dont vous avez commencé
00:41:21à nous parler ?
00:41:23c'est que Michael Saylor
00:41:23a compris deux choses
00:41:24avant tout le monde
00:41:25premièrement
00:41:26il a réalisé que
00:41:27si bitcoin propose
00:41:28une forme d'or numérique
00:41:29adaptée à l'économie
00:41:30du 21ème siècle
00:41:31le modèle d'origine
00:41:33des banques centrales
00:41:33au 18ème siècle
00:41:34consistait à accumuler
00:41:36des réserves d'or
00:41:36pour émettre des dettes
00:41:38sous forme de monnaie papier
00:41:39et elle promettait
00:41:41d'acheter toujours
00:41:42davantage d'or
00:41:42avec cette monnaie papier
00:41:43c'est exactement
00:41:44ce que fait Stratégie
00:41:46depuis 5 ans
00:41:46avec bitcoin
00:41:47mais alors
00:41:48pourquoi ça marche
00:41:48aussi bien ?
00:41:49c'est quoi la recette ?
00:41:50parce qu'au 21ème siècle
00:41:52les actions
00:41:53et les obligations
00:41:53des grandes sociétés cotées
00:41:55sont très liquides
00:41:56elles échangent facilement
00:41:57entre grands investisseurs
00:41:58institutionnels
00:41:59avides de placements liquides
00:42:01avec des rendements
00:42:02adéquats
00:42:03par rapport aux risques
00:42:04on peut dire que
00:42:04ces actions
00:42:05et ces obligations
00:42:06sont de la quasi-monnaie
00:42:07comme pour le papier
00:42:08des banques centrales
00:42:09du 18ème siècle
00:42:10quand une bitcoin
00:42:12treasury company
00:42:13emprunte 100 euros
00:42:14pour acheter des bitcoins
00:42:15elle anticipe
00:42:16que ces 100 euros
00:42:16seront probablement devenus
00:42:18200 ou 300 euros
00:42:20dans 4 ans
00:42:21quand sa dette
00:42:21arrivera à maturité
00:42:23cette stratégie
00:42:24intègre
00:42:25que la valorisation
00:42:26des bitcoins
00:42:26augmente
00:42:27avec l'adoption croissante
00:42:28l'amélioration progressive
00:42:30de la technologie
00:42:31et surtout
00:42:31avec l'inflation monétaire
00:42:33des euros
00:42:33dont la masse circulante
00:42:35augmente inexorablement
00:42:36mais Pierre
00:42:37est-ce qu'il y a d'autres
00:42:38trésoreries compagnie
00:42:39qui existent ?
00:42:41oui Thomas
00:42:41et alors
00:42:41elle justifiait initialement
00:42:43sa stratégie
00:42:43par la nécessité
00:42:44de protéger
00:42:45sa trésorerie
00:42:46contre l'inflation
00:42:46mais il a été ensuite
00:42:48suivi par d'autres
00:42:49pionniers du numérique
00:42:50Elon Musk
00:42:51fondateur de Tesla
00:42:53et Jacques Dorsey
00:42:54fondateur de Twitter
00:42:55rebaptisé X
00:42:56depuis son rachat
00:42:57par Elon Musk
00:42:58et fondateur de Square
00:43:00spécialisé dans les paiements
00:43:02et rebaptisé Block
00:43:03je vous interromps Pierre
00:43:04parce que moi
00:43:04j'avais quand même
00:43:05en mémoire
00:43:06que Tesla a investi
00:43:071,5 milliard de dollars
00:43:08en bitcoin
00:43:09début 2021
00:43:10c'est bien ça ?
00:43:11tout à fait Thomas
00:43:12et bien que Tesla
00:43:14ait par la suite
00:43:14vendu une partie
00:43:15de ses bitcoins
00:43:16pour tester
00:43:16la liquidité du marché
00:43:18l'entreprise
00:43:19en détient toujours
00:43:19une part significative
00:43:21dans son bilan
00:43:22Block de son côté
00:43:24a non seulement
00:43:24investi en bitcoin
00:43:25mais propose également
00:43:26des services
00:43:26liés à la crypto-monnaie
00:43:27il y a maintenant
00:43:29des bitcoin treasury company
00:43:30dans à peu près
00:43:30tous les pays développés
00:43:32dont deux au moins
00:43:33en France
00:43:33Séquence Communication
00:43:34et Capital B
00:43:36au total
00:43:37les bitcoin treasury companies
00:43:38détiennent plus
00:43:39d'un million de bitcoins
00:43:40sans compter
00:43:41les sociétés non cotées
00:43:42comme Paymium en France
00:43:43qui en détient depuis 2012
00:43:44bien avant stratégie
00:43:46mais est-ce qu'il y a
00:43:47des treasury company
00:43:48sur d'autres crypto-monnaies ?
00:43:50Oui Thomas
00:43:50le fonds américain
00:43:51Pantera
00:43:52dédié aux crypto-monnaies
00:43:53a annoncé
00:43:53la semaine dernière
00:43:54une nouvelle
00:43:55DAT
00:43:56Digital Asset Treasury Company
00:43:57consacrée à Solana
00:43:59selon Pantera
00:44:01qui a investi
00:44:01plus d'un milliard
00:44:02de dollars
00:44:02dans Solana
00:44:03cette crypto-monnaie
00:44:04présente une opportunité
00:44:05parce que sa capitalisation
00:44:07est seulement 5%
00:44:08de celle de bitcoin
00:44:09l'autre motivation
00:44:11affirmée par
00:44:11Cosmo Jiang
00:44:12directeur de Pantera
00:44:14est que Solana
00:44:15serait un réseau
00:44:16moins cher
00:44:17plus rapide
00:44:18et plus pratique
00:44:19Oui mais Pierre
00:44:20pour autant
00:44:20est-ce réellement
00:44:21une perspective
00:44:22de long terme ?
00:44:23Pas vraiment Thomas
00:44:24si les commissions
00:44:25du réseau Solana
00:44:26sont moins chères
00:44:27c'est qu'il est
00:44:28tout simplement
00:44:28moins saturé
00:44:29qu'Ethereum
00:44:30ou bitcoin
00:44:30quant à la rapidité
00:44:32on sait que
00:44:33toutes les transactions
00:44:33électroniques
00:44:34sont quasi instantanées
00:44:35et que les confirmations
00:44:36plus ou moins longues
00:44:37sont juste une fonction
00:44:39de la sécurité
00:44:40qu'elles apportent
00:44:41méfiance donc
00:44:42s'agissant de crypto-monnaies
00:44:43autres que bitcoin
00:44:44et dont les promoteurs
00:44:45soulignent des avantages
00:44:47plutôt douteux
00:44:48Merci Pierre
00:44:49pour votre analyse
00:44:49et on vous donne rendez-vous
00:44:51mercredi prochain
00:44:51pour un autre numéro
00:44:52d'Osez investir
00:44:53les incontournables
00:44:54de la crypto-monnaie
00:44:54et pour ce qui me concerne
00:44:56je vous retrouve
00:44:56dimanche matin
00:44:57dès 9h25
00:44:58dans la matinale week-end
00:44:59Sud Radio
00:45:01les incontournables
00:45:02de la crypto-monnaie
00:45:04Thomas Binet
00:45:05avec Paymium
00:45:06le premier partenaire français
00:45:08pour investir dans les cryptos
00:45:10en toute sécurité
00:45:11Sud Radio
00:45:13Sud Radio
00:45:13Parlons vrai
00:45:14Parlons vrai
00:45:15Sud Radio
00:45:15Parlons
00:45:16Les vrais voix
00:45:17Sud Radio
00:45:1818h-20h
00:45:19Cécile Dominibus
00:45:21Philippe David
00:45:22Et bien entendu
00:45:23avec Philippe David
00:45:24mais Michael Sadoun
00:45:25aussi consultant
00:45:27et éditorialiste
00:45:28et puis
00:45:28Philippe Bilger
00:45:29est avec nous
00:45:30et on ne perdons pas de temps
00:45:32parce qu'il a envie de parler
00:45:33Philippe David
00:45:33Comme d'habitude
00:45:41je vais remettre le clocher
00:45:42au milieu du village
00:45:43un village qui se situe
00:45:44dans le premier arrondissement
00:45:46de Paris
00:45:46Pourquoi le premier arrondissement ?
00:45:48Parce que c'est là
00:45:48que se trouve
00:45:49le musée du Louvre
00:45:50dont le cambriolage
00:45:52ou le braquage
00:45:53comme c'est un peu
00:45:54des deux à la fois
00:45:54a fait la une des médias
00:45:56du monde entier
00:45:57Mais il y a peut-être pire
00:45:58c'est le relativisme
00:46:00qui entoure
00:46:01ce que je considère
00:46:02comme une humiliation
00:46:03internationale
00:46:04on écoute ceci
00:46:06Mais j'en ai marre Patrick
00:46:07d'entendre
00:46:07d'entendre
00:46:08depuis hier soir
00:46:10les pleurnichesses politiques
00:46:12essayaient de récupérer
00:46:13ce cas
00:46:13je dis bien
00:46:14les pleurnichesses
00:46:14Jordan Bardella
00:46:15qui ont fait l'illustration
00:46:17du délitement de la France
00:46:18rien que ça
00:46:19Eric Ciotti
00:46:20qui estime que la France
00:46:21est humiliée
00:46:21rien que ça
00:46:22Stéphane Bern
00:46:23en mode psy
00:46:24qui estime que ça
00:46:25casse le moral des français
00:46:27rien que ça
00:46:28écoutez
00:46:28s'il n'y avait que ce braquage
00:46:30pour pomber le moral des français
00:46:31ce serait quasiment le nirvana
00:46:32enfin disons simplement
00:46:33à ceux qui depuis dimanche
00:46:34manient les hyperboles
00:46:36tragédie nationale
00:46:37perte irréparable
00:46:38d'un morceau
00:46:39de la France éternelle
00:46:40etc
00:46:40le vol de dimanche
00:46:41est infiniment regrettable
00:46:43mais le diadème de génie
00:46:44ou la parure de
00:46:45saphir de Marie-Amélie
00:46:46ne sont pas
00:46:47les tours de Notre-Dame
00:46:48vous avez reconnu
00:46:49Françoise Degoy
00:46:50sur Sud Radio
00:46:50et Patrick Cohen
00:46:51sur France Inter
00:46:52et pour que la fête
00:46:53soit complète
00:46:53il faut bien citer
00:46:55Thomas Legrand
00:46:55dans Libération
00:46:56qui parle
00:46:57je cite
00:46:57de diatrie pétainiste
00:46:59et culpabilisante
00:47:01pour qualifier
00:47:02ceux qui se sont émus
00:47:03publiquement
00:47:04du vol de joyaux
00:47:05qui
00:47:05s'ils sont estimés
00:47:06à 88 millions d'euros
00:47:08ont une valeur patrimoniale
00:47:09et sentimentale
00:47:10inestimable
00:47:11et je n'en peux plus
00:47:13de ce relativisme
00:47:14qui tendrait
00:47:14à nous faire croire
00:47:15que finalement
00:47:16ce ne sont que
00:47:17quelques bijoux
00:47:18qui sont partis
00:47:19un super braquage
00:47:20de bijouterie
00:47:21qui aurait eu lieu
00:47:22place Vendôme
00:47:23ou ailleurs
00:47:23car oui
00:47:24la France est humiliée
00:47:25à la face du monde
00:47:26avec ce braquage
00:47:26commis en plein jour
00:47:27devant des gardiens
00:47:28qui n'ont rien fait
00:47:29pour essayer d'arrêter
00:47:31les voleurs
00:47:31et qui n'étaient pas armés
00:47:32mais peut-être
00:47:33sont-ce les consignes
00:47:34qu'ils ont respectées
00:47:35à la lettre
00:47:35oui les bijoux volés
00:47:37ne sont pas des bijoux
00:47:38ordinaires
00:47:39je mets des guillemets
00:47:39ordinaires
00:47:40puisqu'ils ont été
00:47:41portés par des personnages
00:47:42éminents
00:47:43de notre histoire
00:47:44que certains voudraient
00:47:45voir disparaître
00:47:45oui il y a
00:47:47des responsabilités
00:47:48à chercher
00:47:48et donc des responsables
00:47:50oui on a mal aux tripes
00:47:51et mal à la France
00:47:52en pensant à ce qu'est
00:47:53devenue la France
00:47:54par rapport à ce qu'elle fut
00:47:55nous sommes des millions
00:47:57à avoir mal aux tripes
00:47:58et honte
00:47:58sans pour autant
00:47:59être non déplaise
00:48:00à Thomas Legrand
00:48:01pétaniste
00:48:02la manière de tourner
00:48:05en dérision
00:48:06ce braquage
00:48:07est totalement scandaleuse
00:48:09je vous rejoins là-dessus
00:48:11Philippe
00:48:12sans aucune réserve
00:48:13mais si vous me permettez
00:48:15d'établir une hiérarchie
00:48:17entre les humiliations
00:48:18après tout
00:48:19on en a le droit
00:48:20je suis beaucoup plus humilié
00:48:22par l'attitude
00:48:24de lâcheté absolue
00:48:25à l'égard de l'Algérie
00:48:27que par ce qui se passe
00:48:28à propos du Louvre
00:48:30c'est tout
00:48:30je crois que j'allais dire
00:48:33mot à mot
00:48:33et avec beaucoup moins de talent
00:48:34ce que vient de dire Philippe
00:48:35très franchement
00:48:36c'est exactement ce que je pense
00:48:37c'est-à-dire les considérations
00:48:39d'une certaine gauche
00:48:40sur ce que pense la droite
00:48:41du musée du Louvre
00:48:42du patrimoine
00:48:42ça ne m'intéresse pas
00:48:43d'autant plus
00:48:43quand ça utilise des mots
00:48:44comme pétanisme
00:48:45je trouve ça ridicule
00:48:46mais mettre le pétanisme
00:48:47à toutes les sauces
00:48:48c'est ridicule
00:48:48mais en effet
00:48:50j'ai été étonné
00:48:51de la réaction des français
00:48:52qui à mon avis
00:48:53désolé
00:48:54mais je m'inclus dedans
00:48:55dans leur immense majorité
00:48:57n'étaient pas
00:48:58quotidiennement concernés
00:49:00par l'histoire napoléonienne
00:49:02et l'impératrice Eugénie
00:49:03donc simplement
00:49:04en effet
00:49:05dans la hiérarchie
00:49:06des trucs
00:49:06qui me font un peu honte
00:49:08en France aujourd'hui
00:49:09c'est pas le truc number one
00:49:10c'est une connerie
00:49:11de la part de la direction du Louvre
00:49:12c'est même une très grosse connerie
00:49:14et j'espère qu'elle sera réparée
00:49:16qu'on retrouvera
00:49:17je ne sais pas dans quel état
00:49:18ces bijoux qui sont très importants
00:49:19qui constituent notre patrimoine
00:49:20mais j'allais évidemment
00:49:22évoquer le sujet de l'Algérie
00:49:23en disant que ça me fait
00:49:24beaucoup plus mal
00:49:25et beaucoup plus honte
00:49:26quand on voit ça
00:49:26pour moi c'est pas comparable
00:49:28mais pour moi c'est un tout
00:49:29parfois les gens
00:49:30le mettent dans le même sac
00:49:31nous allons de caribes
00:49:32dans cela
00:49:33et d'humiliation en humiliation
00:49:34oui
00:49:35attendez
00:49:36c'est clair que la Ligérie
00:49:38nous humilie
00:49:38mais depuis des mois
00:49:39et des années
00:49:39désolé de le dire
00:49:40ça dure pratiquement
00:49:41depuis 1962
00:49:42mais là quand même
00:49:43ce relativisme
00:49:44grosso modo
00:49:45c'est que des pierres
00:49:46c'est pas bien grave
00:49:47je trouve ça hallucinant
00:49:48parce que moi désolé
00:49:50Eugénie
00:49:51moi je suis désolé
00:49:52ça m'a touché
00:49:53ça m'a touché
00:49:54mais Notre-Dame m'a touché
00:49:56ça m'a touché aussi
00:49:57différemment
00:49:58mais ça m'a touché
00:49:58c'est le patrimoine français
00:50:00et Notre-Dame
00:50:00non mais le terme
00:50:03pédiatrie pétilliste
00:50:05non mais ça se passe
00:50:05de commentaire
00:50:06je suis des bêtises
00:50:07il y avait travail
00:50:09famille patrie
00:50:10il n'y avait pas bijoux
00:50:11dans l'œil de l'île
00:50:12oui mais je vous fais quand même
00:50:13écouter Laurence Descartes
00:50:15qui était aujourd'hui
00:50:17auditionnée au Sénat
00:50:18sur la valeur
00:50:20qu'elle porte
00:50:21en tout cas
00:50:21à ses joyaux
00:50:23c'est une blessure immense
00:50:25qui nous a été infligée
00:50:26je la vis profondément
00:50:27en tant que président
00:50:29directrice du musée du Louvre
00:50:31en tant que conservatrice générale
00:50:32du patrimoine
00:50:33en tant que citoyenne
00:50:35c'est quand même quelque chose
00:50:37on ne va pas faire un débat
00:50:40mais c'est quand même
00:50:42notre patrimoine
00:50:44c'est quand même
00:50:44moi quand je me dis
00:50:47que cette couronne
00:50:48est tombée par terre
00:50:49dans un scooter
00:50:50je me dis
00:50:50non mais franchement
00:50:51de la dernière souveraine de France
00:50:54l'impératrice génie quand même
00:50:55de la même manière
00:50:57que l'incendie de Notre-Dame
00:50:59a fait apparaître
00:51:01chez beaucoup de nos concitoyens
00:51:03la résurgence historique
00:51:06de ce qu'était la France
00:51:07et bien là
00:51:08on peut dire la même chose
00:51:10même si ce n'est pas
00:51:11totalement au même niveau
00:51:12mais pour le reste
00:51:13la hiérarchie des humiliations
00:51:15évidemment
00:51:16elle pourrait être faite
00:51:17allez vous restez avec nous
00:51:19la question du soir
00:51:21dans quelques instants
00:51:21on va vous montrer
00:51:22on va revenir sur cette vidéo
00:51:24que vous avez certainement vue
00:51:25ça se passe à l'Assemblée nationale
00:51:27où le député Louis Boyard
00:51:31cache sa montre
00:51:33avant de faire une interview
00:51:34et donc on s'est posé cette question
00:51:36Philippe
00:51:37est-ce que les signes extérieurs
00:51:38de richesse sont tabous
00:51:39aujourd'hui en France ?
00:51:40et bien pour le moment
00:51:41vous dites qu'ils sont tabous
00:51:42à 85%
00:51:43il y a eu beaucoup de cas comme ça
00:51:45et pourquoi est-ce que l'argent
00:51:46est tabou en France ?
00:51:47moi je ne comprends pas
00:51:48pourquoi il est tabou
00:51:49il n'y a pas de honte
00:51:50à avoir réussi
00:51:51il y a même plutôt
00:51:52de la fierté à en tirer
00:51:53on en parle dans un instant
00:51:54vous voulez donner votre avis
00:51:56et bien justement
00:51:56ça nous arrange
00:51:570826 300 300
00:51:59on revient dans un instant
00:52:00et on vous souhaite la bienvenue
00:52:120826 300 300
00:52:14sur ce sujet
00:52:15aujourd'hui
00:52:16sur le fait que
00:52:17Louis Boyard
00:52:18ait dissimulé sa montre
00:52:20avant cette interview
00:52:21est-ce que c'est un détail
00:52:22pour vous ?
00:52:23est-ce que c'est un révélateur
00:52:24de malaise ?
00:52:25alors que ce qui est lié
00:52:26certainement
00:52:27à la politique
00:52:28forcément
00:52:29est-ce que
00:52:31lorsqu'on porte
00:52:32une montre de valeurs
00:52:33on s'appelle
00:52:34Louis Boyard
00:52:35est-ce qu'il y a
00:52:36une incohérence
00:52:37et c'est peut-être
00:52:37pour ça aussi
00:52:38Philippe Bilger
00:52:38qu'il a caché
00:52:40cette montre
00:52:40je vais peut-être
00:52:41vous étonner
00:52:42ma chère Cécile
00:52:43mais je vais défendre
00:52:44Louis Boyard
00:52:45sur le point dériveur
00:52:47qu'est-ce que ça montre ?
00:52:48alors attendez
00:52:48dans un instant
00:52:49l'argent ne fait pas
00:52:51le bonheur
00:52:52mais on est tout de même
00:52:53bien content d'en avoir
00:52:54pognon pognon pognon
00:52:55pognon pognon
00:52:55je n'entends parler
00:52:56que de ça tous les jours
00:52:57le monde a une Rolex
00:52:58s'il y a 50 ans
00:52:59on n'a pas une Rolex
00:52:59on a quand même
00:53:00rentré sa vie
00:53:002500 pièces d'or
00:53:02mais vous voulez que je trouve
00:53:032500 pièces d'or
00:53:04dans le cul d'une vache ?
00:53:05ça y est vous pouvez le défendre
00:53:08Philippe
00:53:09non je le défends
00:53:10d'abord
00:53:11la polémique
00:53:12est dérisoire
00:53:13et ensuite
00:53:14j'admets
00:53:16la validité
00:53:16de son explication
00:53:18parce que
00:53:18lorsqu'il affirme
00:53:20qu'il enlève
00:53:21sa montre
00:53:21ça m'est arrivé
00:53:22plusieurs fois
00:53:23quand je
00:53:24je m'apprêtais
00:53:25à faire des conférences
00:53:26et que j'ai des gestes
00:53:28parfois un peu brutaux
00:53:29j'enlevais ma montre
00:53:30de peur de taper
00:53:31et de faire du bruit
00:53:32donc je laisse ça de côté
00:53:34il fallait il est debout
00:53:35il est debout
00:53:36il est fort
00:53:36franchement
00:53:38je crois que je n'ai
00:53:40je l'espère
00:53:41pas totalement tort
00:53:43mais sur le point central
00:53:44que vous évoquez
00:53:45vous avez totalement raison
00:53:47au sujet de l'argent
00:53:49les français
00:53:50contrairement aux Etats-Unis
00:53:52ne se félicitent
00:53:54ne félicitent pas
00:53:55les gens de ce qu'ils ont
00:53:57mais
00:53:58sont aigres
00:54:00devant ce qu'ils n'ont pas
00:54:02et ça crée une différence
00:54:03radicale
00:54:04sur le plan de la frustration
00:54:06et de la jalousie
00:54:07mais est-ce que cette frustration
00:54:08par exemple
00:54:09Michael Sadoun
00:54:10n'est pas démultipliée
00:54:11avec une politique
00:54:12justement
00:54:13qui incite
00:54:13à bannir
00:54:15à dévoyer
00:54:17des gens
00:54:18qui réussissent
00:54:18aujourd'hui
00:54:19même à petite échelle
00:54:21une réussite
00:54:22elle n'est pas forcément
00:54:23que milliardaire
00:54:24déjà je pense
00:54:25que la France
00:54:26n'est pas un pays
00:54:27qui empêche
00:54:28la richesse
00:54:28de se constituer
00:54:29on est le troisième pays
00:54:30dans le monde
00:54:31qui a le plus de millionnaires
00:54:32en valeur absolue
00:54:33du monde entier
00:54:34je crois 2,8 millionnaires
00:54:35en France
00:54:36notamment constitué
00:54:37par du patrimoine immobilier
00:54:38principalement
00:54:38et on est dans les pays
00:54:40qui ont les plus grands
00:54:42milliardaires
00:54:42Bernard Arnault
00:54:43était première fortune mondiale
00:54:44pendant un moment
00:54:44la plus grande fortune féminine
00:54:46était aussi française
00:54:46pendant un long moment
00:54:48Bettencourt-Meyer
00:54:49donc
00:54:49on n'est pas
00:54:51un pays
00:54:52anti-rich
00:54:52je pense que
00:54:54les français
00:54:55d'abord
00:54:56on se moque de Louis Boyard
00:54:57parce que
00:54:57il y a une hypocrisie
00:54:59de la gauche
00:54:59derrière ça
00:55:00c'est à dire
00:55:00condamner
00:55:02la quête de biens matériels
00:55:04mais en même temps
00:55:05quand on peut avoir
00:55:05un petit objet sympa
00:55:06ça fait plaisir
00:55:08quand même
00:55:08à tout le monde
00:55:09donc c'est cette hypocrisie
00:55:10à mon avis
00:55:10que les français
00:55:11ont sanctionné
00:55:12et moi le premier
00:55:12alors que je ne suis pas
00:55:13du tout anti-bien matériel
00:55:14et je pense aussi
00:55:15que les français
00:55:16ont leur bonne
00:55:16et leur mauvaise tête
00:55:17ils estiment
00:55:18qu'il y a une bonne manière
00:55:19de gagner de l'argent
00:55:19et une mauvaise manière
00:55:20de gagner de l'argent
00:55:20donc ils vont s'abattre
00:55:21sur un tel riche
00:55:23et pas sur tel autre
00:55:24et puis il faut voir
00:55:25le revers de la médaille
00:55:26parce qu'aux Etats-Unis
00:55:27il n'y a pas de tabou
00:55:28vis-à-vis de ça
00:55:28mais la société américaine
00:55:30est une société
00:55:30dans laquelle on considère
00:55:31que globalement
00:55:32si vous n'avez pas gagné d'argent
00:55:33c'est que vous êtes nul
00:55:34donc je n'aime pas
00:55:35ce revers de la médaille
00:55:36c'est un autre travers
00:55:37c'est pour ça
00:55:38qu'on a un milliardaire
00:55:39président des Etats-Unis
00:55:40mais je pense qu'on n'aurait pas
00:55:42un milliardaire en France
00:55:43président de la France
00:55:44parce qu'il se ferait lyncher
00:55:45pendant sa campagne
00:55:46donc moi je crois
00:55:46qu'il y a quand même une chose
00:55:47c'est le niveau des politiques
00:55:49dans ce domaine
00:55:50qui est affligeant
00:55:50je me rappelle
00:55:51un certain François Hollande
00:55:53qui avait osé dire
00:55:57il était encore premier secrétaire
00:55:59du parti socialiste
00:56:00je n'aime pas les riches
00:56:01j'en conviens
00:56:02je n'aime pas les riches
00:56:03alors il qualifiait les riches
00:56:05de gens qui gagnaient
00:56:064000 euros par mois
00:56:07je tiens à rappeler
00:56:08qu'un député
00:56:09gagne beaucoup plus
00:56:10de 4000 euros par mois
00:56:11ce qui signifie que
00:56:12François Hollande
00:56:13ne s'aimait pas lui-même
00:56:14ce qui est quand même un record
00:56:16je crois que l'actrice
00:56:18qu'il a épousée
00:56:18Julie Gaillet
00:56:19ne doit pas avoir
00:56:20des cachets à 4000 euros
00:56:21mais bien plus
00:56:22donc ça veut dire
00:56:23qu'il n'aime pas sa femme
00:56:24et comme il ne fréquente personne
00:56:26à moins de 15 000 euros
00:56:27par mois
00:56:27il n'aime pas ses amis
00:56:28alors c'est complètement
00:56:29hallucinant
00:56:30parce que pour faire gauche
00:56:31il fallait dire
00:56:32non je n'aime pas les riches
00:56:34oui
00:56:34mais quand vous avez
00:56:36quelqu'un
00:56:37qui va finir à l'Elysée
00:56:38qui dit de telles énormités
00:56:39ça veut dire que
00:56:40pour ce qui le concerne
00:56:42c'est ridicule
00:56:43mais ça veut dire que
00:56:44pour que des gens le croient
00:56:45ce pays est malade
00:56:46oui mais tout de même
00:56:47Philippe
00:56:48je vous trouve
00:56:49là aussi
00:56:49avec beaucoup de talent
00:56:51un peu de mauvaise foi
00:56:52il est vrai
00:56:53que j'aime beaucoup
00:56:54le couple
00:56:55Ségolène
00:56:56et François Hollande
00:56:57mais ils ne sont plus en couple
00:56:57depuis longtemps
00:56:58oui
00:56:58non mais je veux dire
00:56:59je les relis
00:57:00dans mes raisonnements politiques
00:57:04et on ne peut pas dire
00:57:06il n'aime pas
00:57:07lorsqu'il dit
00:57:08je n'aime pas les riches
00:57:09c'est une
00:57:10oui mais il faut
00:57:11vous avez le droit
00:57:13je vous ai qualifié
00:57:16d'intellectuel
00:57:17essayez de le démontrer
00:57:18mon cher
00:57:19face à vous
00:57:20je n'aurais pas eu mal
00:57:21il veut mettre en cause
00:57:23très bon
00:57:25il veut mettre en cause
00:57:27un certain univers
00:57:28et il le fait maladroitement
00:57:31et c'est idiot
00:57:32de globaliser ainsi
00:57:33mais on ne peut pas
00:57:34tout de même
00:57:35traiter
00:57:36ces propos
00:57:37de François Hollande
00:57:38comme l'expression
00:57:39d'une bêtise suprême
00:57:42voilà
00:57:42mais je rebondis
00:57:43sur ce que disait
00:57:44Louis Boyard
00:57:44il disait
00:57:45enfin visiblement
00:57:46il a mis un blouson
00:57:47Tony Elfinger
00:57:47qui n'est pas non plus
00:57:48une marque
00:57:49le problème
00:57:51c'est pas qu'il ait une montre
00:57:52qui vale un petit peu d'argent
00:57:53ou quelque chose
00:57:54c'est de se sentir
00:57:56obligé
00:57:57de le dissimuler
00:57:57c'est ça qui est dingue
00:57:59ça pose aussi la question
00:58:00de l'électorat de Louis Boyard
00:58:01oui mais ça c'est un vrai souci
00:58:03quand même
00:58:03ah bah oui oui
00:58:04je suis d'accord
00:58:05mais moi je crois
00:58:05son explication
00:58:07ma chère Cécile
00:58:08je ne pense pas
00:58:09qu'il l'ait enlevé
00:58:10parce qu'il avait peur
00:58:12de montrer une montre
00:58:13à 295 euros
00:58:14moi j'y crois absolument pas
00:58:16je crois absolument pas
00:58:17il l'a fait dans une forme
00:58:18de secret
00:58:19qui était à mon avis
00:58:20évident sur ses intentions politiques
00:58:22ça pose une question
00:58:23je le redis
00:58:24pas sur les Français en général
00:58:25mais sur l'électorat
00:58:27de Louis Boyard
00:58:27ou en tout cas
00:58:28ce que Louis Boyard
00:58:28pense de son électorat
00:58:29ce qui est un petit peu
00:58:30autre chose
00:58:30mais si tu veux
00:58:33il y a une question aussi
00:58:34dans tout ça
00:58:34à partir de quand
00:58:35commence l'indécence
00:58:36c'est-à-dire qu'une montre
00:58:37à 300 euros
00:58:38lui il estime que c'est rien
00:58:39pour certaines personnes
00:58:39c'est énorme une montre à 300 euros
00:58:41alors pourquoi lui
00:58:42il va fustiger quelqu'un
00:58:43qui a une montre à 5000
00:58:44et pourquoi celui
00:58:45qui a une montre à 5000
00:58:45va fustiger celui
00:58:46qui a une montre à 50 000
00:58:47donc il y a toujours
00:58:48cette question du curseur
00:58:50il y a en effet
00:58:51je crois au concept
00:58:52d'indécence
00:58:52mais elle est d'autant
00:58:54plus permise
00:58:55par une société
00:58:55où la transparence
00:58:56est obligatoire
00:58:57excusez-moi
00:58:58je trouve quand même
00:58:59que cacher sa montre
00:59:00c'est un peu fort de café
00:59:01parce que rappelez-vous
00:59:02ce qu'avait dit
00:59:03le patron de Louis Boyard
00:59:04Jean-Luc Mélenchon
00:59:05il y a quelques années
00:59:06il s'était fait égratigner
00:59:07parce qu'il voyageait
00:59:08en business en avion
00:59:09et il avait dit
00:59:10à mon âge
00:59:11je voyage en business
00:59:12qu'en business
00:59:13et grosso modo
00:59:14allez vous faire voir
00:59:15mais moi je dis
00:59:16qu'il avait raison
00:59:16s'il y a les moyens
00:59:17de se payer la business
00:59:18tant mieux pour lui
00:59:19par contre après
00:59:20quand on a un patrimoine
00:59:21comme le sien
00:59:21on évite de cracher
00:59:23sur les riches
00:59:23mais moi
00:59:24qui parte en vacances
00:59:25au Club Med
00:59:26qui prenne même
00:59:27des jets privés
00:59:27s'il en a envie
00:59:28sauf si après
00:59:29il fait la leçon
00:59:30sur le réchauffement climatique
00:59:31qu'il faut faire
00:59:32la transition énergétique
00:59:34etc
00:59:34grand bien lui fasse
00:59:35mais je ne supporte plus
00:59:37ce pays
00:59:37la France
00:59:38où on réussit
00:59:41c'est tabou
00:59:41réussir c'est scandaleux
00:59:42l'ambivalence
00:59:44c'est de mépriser
00:59:45l'argent
00:59:45et de le vouloir
00:59:46à tout prix
00:59:46c'est ça
00:59:47l'ambivalence
00:59:48on a tous envie
00:59:51d'être riche
00:59:52à millions
00:59:53mais d'un autre côté
00:59:54on aime l'argent
00:59:56mais quand il est
00:59:57sur notre compte
00:59:57en fond
00:59:58l'excellente présentation
01:00:01de Maxime
01:00:01tout à l'heure
01:00:02me rappelle
01:00:03un mot
01:00:03d'un humoriste
01:00:04au 19ème siècle
01:00:05il entend
01:00:06lors d'un dîner
01:00:07une milliardaire
01:00:08qui dit
01:00:08c'est terrible
01:00:09d'avoir de l'argent
01:00:10il lui dit
01:00:11mais rendez-le
01:00:12mais est-ce que
01:00:17c'est la définition
01:00:18d'un mensonge social
01:00:19de ses attitudes
01:00:21ouais
01:00:22je crois qu'il y a aussi
01:00:22une grosse inculture
01:00:23économique des français
01:00:25par exemple
01:00:25quand on entend
01:00:26la semaine dernière
01:00:28que Bernard Arnault
01:00:29a gagné 19 milliards
01:00:30en une journée
01:00:31et que des élus socialistes
01:00:32qu'on croit quand même
01:00:34un minimum
01:00:34un minimum de cuit
01:00:36quand même
01:00:36qui disent
01:00:37tout le monde ne le croit pas
01:00:38mais il faudrait taxer
01:00:39à 2%
01:00:40cette richesse
01:00:40qui a gagné
01:00:41et que les français
01:00:41moi je pense que
01:00:42certains le comprennent
01:00:43mais pas tous
01:00:43ils ne comprennent pas
01:00:44que ces 19 milliards
01:00:45qu'il a gagné
01:00:46il peut les perdre
01:00:46le lendemain
01:00:47il peut même en perdre
01:00:48le double le lendemain
01:00:49comme c'est du stock
01:00:51et pas du flux
01:00:51voilà
01:00:52donc ça s'appelle
01:00:53une plus-value latente
01:00:54c'est simplement
01:00:54qu'il y a des actions
01:00:55elles sont montées un jour
01:00:56bon bah
01:00:56elles peuvent baisser
01:00:57du double le lendemain
01:00:58mais quand les gens
01:00:59ne comprennent pas ça
01:01:00tu te dis
01:01:00mais comment
01:01:01ils peuvent avoir
01:01:02une compréhension normale
01:01:02de la richesse
01:01:03de la pauvreté
01:01:04des mécanismes économiques
01:01:05ils n'ont pas la base
01:01:06c'est pas que les gens
01:01:07ne comprennent pas
01:01:08c'est qu'on ne peut pas
01:01:08tout savoir
01:01:09donc normalement
01:01:10on devrait avoir foi
01:01:11en la politique
01:01:13et en ceux qui
01:01:14on devrait
01:01:15on devrait
01:01:15peut-être on devrait
01:01:16et donc quand on n'est pas
01:01:18aguerri à l'exercice
01:01:19malheureusement
01:01:20enfin voilà
01:01:22il y a plein de choses
01:01:23que je ne comprenais pas
01:01:24et que je comprends aujourd'hui
01:01:25parce que je travaille
01:01:26dans ce domaine là
01:01:28et que j'aurais pu croire
01:01:29à un moment donné
01:01:30donc c'est ça
01:01:31mais qu'elle a raison
01:01:33dans beaucoup de domaines
01:01:34alors que le citoyen
01:01:36a le droit
01:01:37d'avoir la parole
01:01:38heureusement
01:01:38il y a par exemple
01:01:40une inculture judiciaire
01:01:42une inculture économique
01:01:44économique
01:01:44moi
01:01:45j'en suis un parfait exemple
01:01:47et j'ai été frappé récemment
01:01:49par un dialogue
01:01:50où François Ruffin
01:01:51a été littéralement
01:01:52laminé
01:01:53par un patron
01:01:55de l'industrie
01:01:56Alexandre Saubot
01:01:58remarquable
01:01:59d'une manière très simple
01:02:00il lui a expliqué
01:02:01des fondamentaux
01:02:03que même moi
01:02:04j'ai compris
01:02:04et donc
01:02:05je crois que
01:02:06ça veut dire
01:02:07que
01:02:07avant la discussion
01:02:09démocratique
01:02:10il faudrait
01:02:11un minimum
01:02:12qui permet
01:02:14absolument
01:02:15je crois qu'il y a un problème
01:02:16pour l'éducation
01:02:16mais je voudrais rassurer
01:02:17Cécile qui dit
01:02:18maintenant il y a des choses
01:02:18que je comprends
01:02:19c'est parce que tous les jours
01:02:20elle est au contact
01:02:21d'un grand intellectuel
01:02:22pour citer Philippe Bilger
01:02:24je n'ai pas dit
01:02:25qui c'était
01:02:25non
01:02:28pour revenir sur l'éducation
01:02:30vous dites
01:02:30à juste titre
01:02:31que les français
01:02:31sont fâchés
01:02:32avec l'économie
01:02:33mais comme vous
01:02:34j'ai pris des cours
01:02:34d'économie
01:02:35le problème
01:02:36c'est que
01:02:37le biais par lequel
01:02:38on enseigne l'économie
01:02:39alors je suis plus vieux que vous
01:02:40moi à l'époque
01:02:41le rideau de fer existait encore
01:02:43et certains profs
01:02:44nous présentaient
01:02:44le modèle socialiste
01:02:45de l'autre côté
01:02:46du rideau de fer
01:02:47comme étant excellent
01:02:48parce qu'on était dans la
01:02:49je ne plaisante pas
01:02:50c'est vrai
01:02:50je parle pour moi
01:02:52parce que vous n'étiez pas né
01:02:53en 1989
01:02:55à HEC
01:02:56il n'y avait pas beaucoup
01:02:57de marxistes
01:02:58c'était avant
01:02:59et on nous disait
01:03:00grosso modo
01:03:00que la crise
01:03:01certains profs
01:03:02pas tous évidemment
01:03:03que la crise
01:03:04qui frappait
01:03:04les pays occidentaux
01:03:06ce n'était pas
01:03:07une crise mondiale
01:03:08c'était la crise
01:03:08du monde capitaliste
01:03:09parce que de l'autre côté
01:03:10du rideau de fer
01:03:11il n'y avait pas de crise
01:03:12économique
01:03:12parce que c'était
01:03:13un autre système
01:03:14etc
01:03:14aujourd'hui
01:03:15qu'on le veuille ou non
01:03:17tous les pays
01:03:18qui ont quitté
01:03:19le rideau de fer
01:03:19il n'y en a aucun
01:03:20qui a voulu revenir
01:03:21dans le communisme
01:03:21qu'on le veuille ou non
01:03:22jusqu'à preuve du contraire
01:03:24et il y a le biais
01:03:26de l'enseignement
01:03:27de la manière
01:03:28dont l'économie
01:03:28est enseignée en France
01:03:29qui est un vrai problème
01:03:31d'ailleurs
01:03:31tu as raison de dire
01:03:32que c'est drôle
01:03:32nos grands intellectuels
01:03:34nos grands économistes
01:03:35à l'échelle mondiale
01:03:36si on excepte
01:03:36Philippe Aguillon
01:03:37qui a pris le prix Nobel
01:03:39de l'économie récemment
01:03:40en général
01:03:41ce sont des socialistes
01:03:41Thomas Piketty
01:03:42ou Esther Duflo
01:03:44c'est des socialistes
01:03:46des marxistes même
01:03:46Philippe Aguillon
01:03:48fait un peu exception à ça
01:03:49il a eu des considérations
01:03:51politiques moi
01:03:51qui ne me plaisent pas du tout
01:03:52mais c'est plutôt
01:03:53un mec de l'école libérale
01:03:54excusez-moi
01:03:55quand on a conseillé
01:03:56François Hollande
01:03:57et Emmanuel Macron
01:03:58quand on voit
01:03:59leur bilan en économie
01:04:00et qu'on a un prix Nobel
01:04:01d'économie
01:04:02je me pose quelques questions
01:04:03sur le prix Nobel
01:04:03mais Philippe Ligard
01:04:04va encore dire
01:04:05qu'il n'a pas été suivi
01:04:07Philippe Aguillon
01:04:09moi j'ai reçu
01:04:11son enseignement à HEC
01:04:12je peux dire
01:04:12que c'était
01:04:13ce qu'on appelle
01:04:14un turbo libéral
01:04:15c'est-à-dire
01:04:16lui il est pour
01:04:16dérèglementer
01:04:17l'économie
01:04:18il est pour
01:04:19l'innovation
01:04:19en veux-tu en voilà
01:04:22en veux-tu en voilà
01:04:23non non non
01:04:24c'est pas du tout
01:04:25un socialiste
01:04:25pourtant il a conseillé
01:04:26Hollande
01:04:27et Macron
01:04:27après c'est le rôle
01:04:29du politique
01:04:29de prendre la décision
01:04:30si Philippe Aguillon
01:04:31était président de la république
01:04:32on pourrait en discuter
01:04:33mais
01:04:33il faudrait remettre
01:04:35un peu de simplicité
01:04:36en tout cas
01:04:37dans tous ces débats
01:04:38et arrêter de monter
01:04:41les uns contre les autres
01:04:42ce serait déjà
01:04:43une bonne chose
01:04:44c'est très binaire
01:04:45ce que je dis
01:04:46mais ça me paraît
01:04:47l'évidence
01:04:47le vrai problème de la France
01:04:49c'est que l'employé déteste
01:04:50le patron
01:04:51et le patron méprise
01:04:52l'employé
01:04:52en écoutant des personnalités
01:04:55comme Ruffin
01:04:56qui parle toujours
01:04:57d'oligarchie
01:04:58oligarchie
01:04:59enfin
01:04:59ça ce sont des mots
01:05:01qui choquent
01:05:02enfin en tout cas
01:05:03qui frappent
01:05:04et qui divisent
01:05:05forcément
01:05:05on n'est pas dans la vérité
01:05:08on est bien d'accord
01:05:08totalement
01:05:09on n'est pas dans la vérité
01:05:10d'ailleurs s'il y avait
01:05:10une oligarchie en France
01:05:11je crois que les impôts
01:05:12ne seraient pas aussi élevés
01:05:13je vous prends un exemple
01:05:14que je prenais pendant la pause
01:05:15le jour où Zidane
01:05:16a signé au Real Madrid
01:05:17à l'époque
01:05:18c'était encore la PZ
01:05:19et le Franc
01:05:19j'étais à Barcelone
01:05:20j'étais en déplacement
01:05:21en Espagne
01:05:22elle est longue votre histoire
01:05:23parce qu'on n'a pas beaucoup de temps
01:05:24c'est pas le grand amour
01:05:24et il avait signé
01:05:26pour un salaire
01:05:26de mémoire
01:05:27de 25 millions de PZ
01:05:28par semaine
01:05:28c'est à dire
01:05:29un million de francs
01:05:30150 000 euros aujourd'hui
01:05:31ça va
01:05:31en Espagne
01:05:32tout le monde était super content
01:05:33je suis revenu en France
01:05:35ouais le salaire
01:05:36vous nous l'avez dit
01:05:37c'était pour la pub
01:05:38et les auditeurs
01:05:39n'ont pas entendu
01:05:40et ça en Espagne
01:05:41tout le monde était content
01:05:42qu'un footballeur
01:05:43gagne beaucoup d'argent
01:05:44en France
01:05:45tout le monde crie au scandale
01:05:46et ça moi
01:05:47j'avais trouvé ça quand même dingue
01:05:48vous êtes binaire
01:05:49c'est fabuleux
01:05:50quand il a une idée
01:05:51elle est recyclée
01:05:52et il la répète
01:05:54c'est vrai pour les auditeurs
01:05:56je vous l'ai dit à vous
01:05:57vous êtes vraiment doués
01:05:58là par exemple
01:05:59dans un instant
01:05:59on va envoyer la pub
01:06:00il va vous le redire
01:06:02il y aura une troisième phrase
01:06:02je vais vous la raconter
01:06:03ce qui s'est passé
01:06:04allez on vous remercie
01:06:07beaucoup
01:06:07merci beaucoup
01:06:08Philippe Bilger
01:06:08c'est déjà fini
01:06:09c'est déjà fini
01:06:10merci Michael
01:06:12vous pouvez rester
01:06:14parce que dans un instant
01:06:14on va parler d'un sujet
01:06:15qui me passionne
01:06:17c'est une vraie révolution
01:06:19c'est celle du vin
01:06:20sans alcool
01:06:21c'est hyper intéressant
01:06:23et quel est l'intérêt ?
01:06:26parce qu'il ne faut pas faire la promotion
01:06:27bien évidemment
01:06:27c'est dangereux
01:06:28non mais
01:06:29vin sans alcool
01:06:31avec des goûts
01:06:32qui sont très
01:06:33vous en avez déjà goûté ?
01:06:35non je n'ai pas
01:06:36c'est pour avoir le goût
01:06:38sans le mauvais effet
01:06:38j'attends cette émission
01:06:40moi qui ne bois pas d'alcool
01:06:41enfin j'ai peut-être
01:06:42fait du vin blanc
01:06:42vous écoutez ce que je dis ou pas ?
01:06:45ça vous a chauffé ce sujet
01:06:46on boit vos paroles
01:06:48écoutez très bien
01:06:49mais ne soyez pas sous
01:06:50allez vous restez avec nous
01:06:51on revient dans un instant
01:06:52c'est un marché incroyable
01:06:54et avec des personnalités
01:06:55qu'on a envie d'entendre
01:06:56à tout de suite
01:06:57Sud Radio
01:06:58votre attention
01:06:59est notre plus belle récompense
01:07:01merci de vous écouter
01:07:02sur Sud Radio
01:07:03non c'est normal
01:07:04parce que vous êtes une radio
01:07:06sympa
01:07:06diversifiée
01:07:07et tout
01:07:08donc c'est très bien
01:07:09Sud Radio
01:07:10parlons vrai
Commentaires