- il y a 2 jours
- #sudradio
Les Vraies Voix avec Philippe Bilger, président de l'Institut de la parole ; Bérengère Dubus, dirigeante de FI Courtage et secrétaire générale de l'UIC ; Sophie Obadia, avocate pénaliste au barreau de Paris.
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##LES_VRAIES_VOIX-2025-11-26##
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NewsTranscription
00:00Les vraies voix sud radio, 18h20, Cécile Dominibus, Philippe David.
00:06Après cette petite cavalcade, j'allais dire, escapade, c'est mieux.
00:12Dans la silver économie, c'était moi le plus silver de nous deux quand on voit nos chevelures.
00:16Oui, c'est vrai. Mais en âge, c'est moi, non, je crois, non ?
00:19Ah non, non, non. Je suis plus vieille que vous, non ?
00:20Ah non, non, non. D'ailleurs, ça se voit.
00:22Ça m'arrange.
00:23Merci.
00:26Heureusement qu'un proverbe dit qu'il y a bien châté.
00:28Non, ça m'arrange. Ce n'est pas la critique. Je préfère toujours être plus jeune que les autres.
00:34Mais bon, à un moment donné, je vais vous rattraper quand même.
00:37En tout cas, on est ravis de vous accueillir avec Philippe Bilger qui est avec nous, qu'on retrouve.
00:41Ça va, mon Philippe ?
00:42Ah, très bien.
00:43On a l'impression que vous sortez de l'Assemblée nationale, Philippe Bilger, non ?
00:45Non, mais j'étais à la télé ce matin.
00:48Ah, oui, c'est vrai. C'est vrai que vous faites de la télé aussi, vous.
00:51Je dis que si je m'adapte à la tenue toujours très délégante de Philippe David.
00:56Oui, c'est vrai.
00:57Jamais too much.
00:58Vous savez, c'est le deuxième qui félicite Mathieu aujourd'hui.
01:00Notre autre vrai voix a fait la même chose en arrivant.
01:03Bah oui, depuis que vous avez une femme, vous avez été très...
01:05Avec Bérangère Dubuc qui est avec nous, dirigeante de FI Courtage et secrétaire générale de l'UI.
01:13Bonsoir.
01:13Bonsoir.
01:14Comment ça va ?
01:15Très bien.
01:15Et allez, le sommaire de cette émission, dans le grand débat du jour,
01:18après le rejet de la taxe Zuckmann, les sénateurs socialistes proposent un emprunt obligatoire pour les plus riches pour financer l'État.
01:26Et on vous pose cette question.
01:27Faut-il obliger les riches à prêter de l'argent à l'État sans intérêt ?
01:30Eh bien, vous dites non à 81%.
01:33Vous voulez réagir le 0826 300 300.
01:37Et moi, je le dis, prendre de l'argent aux gens sans leur demander leur avis.
01:41Et en plus, en les volant de l'inflation chaque année, comme disait Coluche, c'est la méthode des pays de l'Est.
01:47Donne-moi ta montre, je te donnerai l'heure.
01:48Allez, bienvenue.
01:49On est ensemble jusqu'à 19h.
01:51Je trouve qu'à l'heure actuelle, le français est constamment, constamment taxé.
01:59Pari, paye les taxes !
02:01Attention, s'il faut payer, je paye.
02:04Il n'y a pas de problème.
02:06Il n'y a pas de problème, alors ?
02:08Vous payez.
02:08Taxe foncière, taxe immobilière, taxe professionnelle, taxe sur le personnel.
02:12Faut-il obliger les riches à prêter de l'argent à l'État sans intérêt ?
02:16Philippe Bilger, c'est encore une réflexion des sénateurs socialistes qui proposent cet emprunt.
02:22Même quand on n'est pas un spécialiste de l'économie et de la finance,
02:26contrairement à ce que vous pensez, je ne le suis pas,
02:30il y a quelque chose de très surprenant à gauche.
02:36C'est que leur seule méthode, tout de même, c'est de prendre aux riches.
02:41On a vu la stag Zuckmann, comment elle était exploitée surabondamment
02:47et comment, heureusement, elle a été rejetée.
02:50Maintenant, c'est cette nouvelle lubie.
02:53Et au fond, on se demande si la gauche n'est pas capable d'inventer un système
02:58qui ne consisterait pas à prendre aux riches.
03:02Est-ce que leur inventivité est si pauvre
03:04qu'ils soient obligés en permanence d'aller faire les poches des riches
03:09sans leur consentement ?
03:11Je trouve que c'est affligeant.
03:13Je vais donner la parole à Bérangère Dubu, mais j'ai peur que ce soit explosif.
03:16Alors, le sujet n'a un peu tendu.
03:19J'ai Guillaume Casbarian qui a dit sur Twitter, donc le député Casbarian,
03:23qu'elle est cette dinguerie socialiste.
03:26Et je crois que c'est ce qu'il a le mieux résumé.
03:28Mais on parle des riches.
03:29Ce qui est intéressant, c'est que la taxe Zuckmann,
03:31c'était pour les gens riches avec un patrimoine de 100 millions d'euros.
03:34Mais que là, ça va concerner ceux qui ont un patrimoine de 10 millions d'euros.
03:38Et la prochaine fois, ça sera 1 million d'euros.
03:40Et la prochaine fois, c'est votre livret A avec 10 000 euros dessus.
03:44On vous expliquera qu'il faut souscrire.
03:45Donc on voit bien qu'il fallait refuser la taxe Zuckmann
03:48parce que dans l'idée, c'était totalement une folie et que ça ne marchait pas.
03:52On baisse le seuil et ça va nous arriver.
03:54Et je dirais juste qu'un emprunt, vu qu'il se base toujours sur le patrimoine,
03:58vous pouvez avoir 100 millions d'euros
03:59parce que vous avez une grosse société cotée en bourse
04:02et ne pas avoir le salaire et la liquidité qui vous permet.
04:06Donc ça ne fonctionne pas.
04:08Casbarian dit une dinguerie socialiste.
04:10Moi, je dis mais quelle est cette diablerie, cette folie, cette aberration ?
04:13Bref, vous savez mon cher Philippe, comment je le dis,
04:15mais à fouet, il faut tout couper, sortons la tronçonneuse.
04:18Excusez-moi, mais qu'est-ce que cette diablerie ?
04:22Ça me rappelle un film qui s'appelait Les Visiteurs.
04:24Vous savez, quand Godefroy de Montmirail dit mais qu'est-ce que cette diablerie ?
04:29Non, mais je trouve qu'on est chez les fous.
04:31Parce que déjà, en plus, je pense qu'une proposition comme ça
04:33ne passerait même pas le Conseil constitutionnel.
04:35Parce que premièrement, l'État a le droit de créer de l'impôt,
04:39il a le droit de modifier une assiette d'impôt,
04:41il a le droit de créer une taxe,
04:44il a beaucoup de pouvoir.
04:45Mais elle a obligé les gens,
04:47Jean Ryd, tellement c'est drôle,
04:49à donner un emprunt sans leur consentement.
04:51C'est pas drôle, franchement c'est...
04:53Non, mais c'est pathétique.
04:54Non, mais je vous prends un exemple.
04:56Il y avait un emprunt qui avait fait scandale à l'époque,
04:58il s'appelait l'emprunt Giscard, vous vous rappelez ?
05:00Parce que l'emprunt Giscard avait été extrêmement généreux
05:03pour ceux qui avaient souscrit.
05:05Tant pis pour les caisses de l'État,
05:06il avait bien marché et tant mieux pour ceux qui avaient touché.
05:09Mais là, on vous...
05:091983 ?
05:10C'était avant...
05:11Oui, le remboursement.
05:12Mouroua.
05:12Le dernier emprunt forcé, c'était 1983 ?
05:16Oui, mais le plus rémunérateur,
05:18ça a été l'emprunt Giscard dans les années 70.
05:20Et là, on nous dit, premièrement,
05:22vous n'avez pas le choix,
05:23on vous prend,
05:24alors on n'a peut-être pas les liquidités,
05:26comment on fait dans ces cas-là ?
05:26On prend un crédit pour pouvoir payer son emprunt à l'État,
05:30mais la banque,
05:31elle va vous prêter moyennant un taux d'intérêt.
05:33Et là, le scandale est tel qu'on vous dit,
05:35de toute façon,
05:36on vous remboursera en 3 ou 5 ans,
05:39désolé, c'est pas tout à fait la même chose,
05:40et à taux d'intérêt, zéro.
05:41Alors, le taux d'intérêt zéro,
05:43c'est très intéressant,
05:44s'il y a une déflation de 3%,
05:46parce que là, vous allez gagner de l'argent.
05:48Mais comme on est plutôt à une inflation de 3%,
05:50c'est-à-dire que l'argent que vous avez prêté
05:52sans votre consentement,
05:53vaudra 10% de moins quand on va vous le rembourser.
05:5610 ou 15% de moins.
05:58Mais, on est chez les fous.
06:00Alors, il y a aussi la possibilité de se dire,
06:03comme certaines taxes qui devaient être mises en place
06:06et être enlevées et qui sont restées à vie.
06:08Donc, peut-être qu'on leur dira,
06:09dans 3 ou 5 ans, Philippe Bilger,
06:11ben, finalement, on les garde.
06:13Oui, absolument.
06:14Vous permettez, vous voulez, pour une anecdote,
06:16la taxe qui devait être provisoire,
06:17qui devait être longtemps.
06:18La vignette automobile, de mémoire 1956,
06:22elle était provisoire.
06:23Elle s'est terminée en l'an 2000 ou 2001.
06:25Moi, j'ai envie de vous entendre.
06:25C'est du provisoire qui dure.
06:26Au 0,826, 300, 300, est-ce que vous trouvez que c'est normal ?
06:31Est-ce que vous pensez que les contribuables
06:32qui gagnent plus d'un million d'euros par an
06:34et ou, en tout cas, ceux qui possèdent 10 millions d'euros
06:36de patrimoine taxable,
06:37doivent, en tout cas,
06:39rentrer dans cet emprunt d'argent par l'État ?
06:43Philippe, David,
06:45j'imagine,
06:46bien entendu,
06:47j'imagine qu'ils ont réfléchi, quand même.
06:51Sinon, je me pose la question.
06:52Je pense qu'ils ont...
06:53Pour faire une proposition comme ça,
06:54qui, à mon avis,
06:55ne passerait pas le Conseil constitutionnel,
06:57ils n'ont pas réfléchi.
06:58Mais, vous savez,
06:59je vais faire une approche psychanalytique.
07:01Philippe Bigère adorant l'approche psychanalytique,
07:03notamment sur certains clubs
07:05où les gens se réunissent.
07:06On en a parlé il y a quelques jours.
07:09Les socialistes voulaient absolument
07:11la taxe Zuckmane pour dire
07:12voilà, on a fait la taxe Zuckmane,
07:14nous, on n'aime pas les riches,
07:15comme disait François Hollande,
07:17la finance, c'est notre ennemi.
07:20Et ils ne sont pas arrivés
07:21à faire passer la taxe Zuckmane.
07:22Ce qu'on dit, en passant,
07:23la taxe Zuckmane, je suis pour.
07:24Mais en Italie ou en Allemagne.
07:26Parce que ça tuerait nos concurrents.
07:27Donc, ce serait vraiment parfait.
07:29Mais surtout pas en France.
07:30Donc, comme ils ont peu eu la taxe Zuckmane,
07:32vous savez,
07:33parfois, on appelle un produit bas de gamme
07:35qui ressemble un peu
07:36à un sucé d'année de quelque chose.
07:38Alors, ils veulent faire
07:38un sucé d'année de taxe Zuckmane.
07:40Philippe Bigère,
07:41alors c'est étonnant,
07:42enfin, ce n'est pas étonnant,
07:43mais vous disiez tout à l'heure,
07:44effectivement,
07:44les seules positions qu'ils prennent,
07:47c'est de prendre aux riches
07:48et jamais de se dire
07:49eh ben, on va réduire
07:50le train de vie de l'État, par exemple.
07:51Oui, vous avez raison.
07:53Il n'y a jamais,
07:54parce qu'il ne faut pas réduire les dépenses.
07:56Et pour les riches, tout de même,
07:58ça montre à quel point
08:00la gauche est profondément connectée
08:04sur, je dirais,
08:06une sorte de haine sociale.
08:08Ce qui me scandalise en permanence
08:11dans cette offensive contre les riches,
08:14c'est que dans le lot,
08:15il y en a un grand nombre
08:17qui ont travaillé
08:18pour accumuler de la richesse.
08:21Ça crée véritablement
08:22une sorte d'hostilité sociale
08:24qui explique pourquoi la France,
08:26d'ailleurs, ça a été dit,
08:28est clivée entre des prétendus riches,
08:32des pauvres, des misérables,
08:34une volonté de cliver un pays
08:36et qui est aux antipodes
08:38du rassemblement qu'on espère.
08:41Même s'il n'est pas national.
08:43Oui, dérangeur.
08:44Moi, je crois que j'ai converti
08:45Philippe David au libéralisme.
08:47Aujourd'hui, tous les deux,
08:48nous sommes sur la même veine.
08:50Non, c'est moi qui vous ai convaincu.
08:51Mais ce que vous dites, Philippe,
08:52même quand vous dites
08:52certains ont travaillé,
08:54ce n'est pas la question, en fait.
08:55Les droits ne sont pas inversement
08:56proportionnels aux revenus.
08:57Ce qui n'est pas juste pour 1 000 euros,
08:59ne l'est pas juste pour 1 million,
09:00ne l'est pas juste pour 10.
09:01Il n'y a pas de raison de taxer différemment.
09:04Il n'y a rien qui fonctionne.
09:05Il faut baisser les dépenses publiques,
09:06tout simplement.
09:06On le sait tous ici.
09:11Est-ce que vous estimez normal
09:14finalement que ces dirigeants
09:17puissent être taxés
09:18pour prêter de l'argent
09:20sans intérêt à l'État ?
09:21A tout de suite.
09:23Sud Radio.
09:24Sud Radio.
09:24Parlons vrai.
09:25Parlons vrai.
09:25Sud Radio.
09:27Les vrais voix Sud Radio.
09:2918h-20h.
09:30Cécile Dominibus.
09:31Philippe David.
09:33Et autour de cette table,
09:34Philippe Bilger,
09:35que nous aimons tellement,
09:36mon petit Philippe Bilger.
09:37Réfi proprement.
09:38J'espère.
09:39Il est d'une élégance.
09:40Vous allez vous marier ?
09:42On pourrait changer de sujet.
09:44Vous avez un mariage ou quelque chose ?
09:45Non, mais j'ai eu de la télé.
09:48Oui, je sais, vous avez eu de la télé.
09:49Mais on a l'impression que vous avez plus...
09:49Systématiquement en cravate pour la télé.
09:52Ah bah oui, c'est ça.
09:53C'est ça.
09:54Bérangère Dubu est avec nous,
09:55dirigeante de FI Courtage
09:57et secrétaire générale de l'UI.
09:59Et on revient sur ce rejet de la taxe Zuckman.
10:03Mais les sénateurs socialistes
10:04ont donc proposé un emprunt obligatoire
10:07pour les plus riches pour financer l'État.
10:08Et je crois que vous aviez un petit rebond,
10:11Philippe David.
10:12Oui, parce que là, il y a quand même une double chose.
10:14C'est quand même amusant.
10:15Parce que l'État, il a une agence qui s'appelle l'AFT,
10:17l'agence France Trésor,
10:18qui se trouve à Bercy,
10:19qui emprunte sur les marchés financiers
10:21ce qui s'appelle des OAT,
10:23des obligations assimilables du Trésor.
10:25C'est-à-dire qu'on va dire aux contribuables,
10:28vous nous prêtez de l'argent,
10:30on ne vous demande pas votre avis,
10:32c'est non rémunéré,
10:33alors qu'on va dire à des pays étrangers,
10:35bon ben vous, on va vous emprunter,
10:37vous êtes d'accord,
10:38et en plus, on vous rémunère votre argent.
10:40Est-ce que ce n'est pas un peu scandaleux sur les bords ?
10:42Il y a ces paparelles qui disent
10:45qu'il serait tout de même plus simple
10:46de mieux rémunérer les obligations d'État.
10:48Ben oui !
10:49Ça va susciter un enthousiasme.
10:52Ah non, mais qui peut défendre une chose ?
10:55Cécile disait, ils ont réfléchi,
10:56mais moi je pense que pour faire une proposition comme ça,
10:58il ne faut pas réfléchir.
11:00C'est suicidaire politiquement.
11:01Oui, mais tout de même, c'est un peu inquiétant.
11:04Pourquoi ?
11:05Non, mais qu'une idée aussi absurde puisse germer.
11:08Parce qu'en sensus, chez des gens.
11:11Dans une tête politique.
11:13Jacqueline Marie dit sur notre compte X,
11:17peut-être qu'il faudrait donner quand même une carotte,
11:19si la France réduit sa dette,
11:21il pourrait y avoir une récompense
11:23en fonction de la diminution de la dette.
11:25Ben, c'est pas mal, je trouve.
11:26Ben non, mais...
11:27Ben là, pour le coup, c'est très intelligent,
11:28c'est ce que je disais.
11:29Oui, moi je disais, vous coupez l'ADEME,
11:305 milliards, et vous savez quoi ?
11:32Que l'État s'engage.
11:334, 4 virgules.
11:34Que l'État s'engage.
11:35L'État dit, nous on va baisser de tant milliards,
11:37et en revanche, on lance une souscription,
11:39et au pire, elle n'est pas rémunérée,
11:41je l'entends volontaire.
11:42Je crois que je serai la première à dire
11:43si l'État baisse sa dépense,
11:45je veux bien aller.
11:46Les gens se sont mobilisés pour du ralex.
11:47Dites aux Français, nous baissons la dépense publique,
11:49et on vous demande de nous aider.
11:51Ça, c'est différent,
11:51mais ça ne peut être qu'après avoir fait
11:53déjà des efforts,
11:54et sur la base du volontariat.
11:56Non mais, ça on est bien d'accord.
11:57Alors, excusez-moi,
11:57mais je vais revenir à un très vieux temps,
12:00il y a plus d'un siècle,
12:00quand il y a eu la guerre de 1914,
12:01il y a eu les emprunts de la défense nationale,
12:04où on demandait,
12:05parce que vu l'effort de guerre colossal
12:06qu'on était obligé de faire
12:07pour faire la guerre,
12:10on avait demandé aux gens,
12:11et les gens donnaient de l'argent
12:12sans aucun problème,
12:13pourtant les Français étaient
12:14beaucoup moins riches qu'aujourd'hui.
12:16Pourquoi ?
12:16Parce que c'était pour défendre,
12:17pour pas que la France disparaisse.
12:19Vous voyez ce que je veux dire ?
12:20Si on nous disait,
12:22vous prêtez de l'argent à l'État,
12:23c'est volontaire,
12:24évidemment, ce n'est pas obligatoire.
12:27Rémunéré, pour qu'on arrive
12:28à faire le budget,
12:29et en contrepartie,
12:31on s'engage.
12:31Allez, on fait 50 milliards d'euros
12:34de baisse de dépense.
12:35Là, je pense que les gens,
12:37avec une rémunération correcte,
12:39vous êtes quand même plus gentils que moi,
12:40parce que mon rémunération à zéro,
12:42je n'y vais pas,
12:43avec une rémunération correcte,
12:44on me dirait, je ne sais pas,
12:455-6% par an,
12:47moyennant une taille à la serpe
12:49dans la dépense publique,
12:51oui, il y a plein de gens,
12:52et là, je pourrais y aller.
12:53Mais comme cet État est incapable
12:54de faire la moindre réforme,
12:56et qu'il ne connaît pas le mot économie,
12:59à tous les sens du terme, d'ailleurs,
13:01non, non.
13:03Mais Philippe Bilger,
13:04est-ce que politiquement parlant,
13:05c'est qu'on imagine quelque chose,
13:07on jette un pavé dans la mer,
13:10on sait très bien que ça ne passera jamais.
13:12Est-ce que c'est un coup politique
13:14de se dire,
13:15Patrick Caner,
13:16chef des sénateurs PS,
13:18qui défend l'idée
13:18comme du patriotisme fiscal obligatoire ?
13:21Mais justement, je me demande,
13:23et dans les socialistes,
13:24il y a des gens que j'aime bien,
13:26je ne voudrais pas jeter la pierre politique
13:30uniquement contre eux,
13:32mais je me demande
13:33s'ils ne sont pas un FED,
13:35un catéchisme qui, en permanence,
13:38leur interdit d'inventer des solutions
13:41qui pourraient être novatrices,
13:43provocatrices, stimulantes.
13:46À chaque fois, c'est pareil.
13:48Le dogme que vous décrivez,
13:50Patrick Caner,
13:51dit cela,
13:52ça renvoie encore une fois
13:54à un dogme de gauche
13:56qui est incapable de se renouveler.
13:58Et qui oppose Bérangé ?
13:59Parce que ça oppose les gens, finalement.
14:01Moi, je pense qu'il n'y a pas besoin
14:02de chercher des idées créatrices,
14:03comme vous dites, Philippe.
14:04Il faut juste baisser la dépense.
14:06Il n'y a rien de créateur
14:06à baisser la dépense.
14:08Oui, mais à chaque fois,
14:09on dit ça et on ne les trouve pas.
14:11En revanche, je crois que la gauche,
14:12les socialistes courent
14:13après l'extrême-gauche.
14:14En fait, ce qui se passe,
14:14c'est que les socialistes
14:15courent après l'extrême-gauche
14:16pour exister politiquement,
14:17d'où ce concours-lépine
14:19de la taxe la plus stupide, etc.,
14:21qui cristallise totalement
14:23la société qui la scinde en deux
14:24pour le résultat qu'on sait,
14:26puisqu'aujourd'hui,
14:26Mélenchon est la personne
14:27la plus clivante.
14:28Donc, on voit qu'opposer les gens,
14:29ça ne paye pas politiquement
14:30et les socialistes
14:31s'engouffrent dedans.
14:33C'est mauvais économiquement,
14:34c'est mauvais politiquement.
14:36Merci, les amis.
14:36Allez, tout de suite,
14:37on n'y croit pas.
14:37Et la mère du narcotrafiquant
14:45Ben Faiza
14:48est en garde à vue
14:49après une perquisition
14:51ce lundi à la Courneuve.
14:52Oui, Cécile.
14:53Alors là, on pensait avoir tout vu
14:54dans cette affaire,
14:55mais visiblement, non.
14:56Vous vous rappelez,
14:57il n'y a pas si longtemps,
14:58c'était lundi,
15:00ce détenu ultra controversé
15:01qui d'ailleurs est baron de la drogue,
15:03de Vendin le Vieil,
15:04a eu le droit de sortir
15:06pour un rendez-vous pro,
15:07on s'en souvient donc,
15:08décision déjà très polémique.
15:10Eh bien, dès le lendemain,
15:11c'est sa famille
15:12qui fait parler d'elle à son tour.
15:14Sa mère, ainsi que deux de ses neveux
15:16ont été interpellés
15:17avec, tenez-vous bien,
15:18400 grammes de cannabis sur eux
15:20ainsi que 10 000 euros.
15:21Ce n'est pas rien.
15:22Une affaire donc parallèle
15:23qui n'aurait rien à voir
15:24avec sa permission de sortie,
15:26mais qui relance forcément
15:28toutes les questions
15:28autour de ce clan
15:30assez hors normes.
15:31Oui, ça faisait
15:32Philippe David.
15:33Oui, le...
15:34Philippe David.
15:34Philippe David.
15:35Le grand trafiquant
15:36pour l'instant,
15:37rentre régulièrement
15:38chaque soir.
15:39Il est rentré.
15:40Il est rentré.
15:41Mais il a même dû se battre
15:42pour rentrer.
15:43D'ailleurs, est-ce que vous avez vu
15:44cette scène ?
15:45Est-ce que vous avez vu
15:45cette scène où il rentre...
15:47Alors, on lui demande
15:47de rentrer avant 21h.
15:49Il rentre à 21h pile,
15:50mais visiblement,
15:51il a eu un problème de train.
15:52Et il est tout seul
15:53devant la grille.
15:54Il appelle.
15:55Il appelle.
15:55Il appelle.
15:55et il tape à la grille.
15:57Je veux rentrer.
15:58Je veux rentrer.
15:58Dans la hâte de rentrer,
15:59absolument.
16:00C'est ça.
16:00Sur la famille,
16:01c'est pas brillant.
16:02Non, c'est pas.
16:03Mais ça veut dire
16:04qu'il y a des...
16:05Enfin, forcément,
16:06Bérangère,
16:07on ne peut pas ignorer
16:08que quelqu'un de sa famille
16:10est vendeur de drogue.
16:11On ne peut pas.
16:11C'est difficile.
16:12Cécile, demain,
16:14mon fils rentre
16:15avec des baskets TN
16:15qui coûtent 300 euros
16:16alors qu'il a 20 euros
16:17d'argent de poche par mois.
16:18Je me demande
16:18d'où vient l'argent.
16:19Aucune famille n'ignore
16:20quand les enfants font le gay,
16:21quand les enfants sont dealers.
16:23Nous, à Montpellier,
16:24on a une mère de famille
16:25de 94 ans
16:25qui a été expulsée
16:26de l'enjouement social
16:27puisque son fils dealait.
16:29Et voilà.
16:30Et tout le monde
16:30s'est offusqué.
16:31Elle a 94 ans.
16:32Mais cette grand-mère,
16:33elle savait quand même
16:34que les Mercedes
16:35devant la maison,
16:36que le va-et-vient
16:37et que tout l'argent
16:38qu'il y avait,
16:38ça vient de la drogue.
16:39Dans une famille,
16:40tout le monde est au courant.
16:41Tout le monde est complice.
16:42On le voit aujourd'hui.
16:43Il faut arrêter de se mentir.
16:45Il y a à Montpellier,
16:46le maire de Montpellier
16:46qui a fait quelque chose de bien.
16:47Après 94 ans,
16:48elle n'est peut-être pas très amène.
16:50Elle a des enfants.
16:51Elle a habité avec ses enfants.
16:52Elle a ses cinq enfants
16:52qui sont tous du trafic.
16:54Avec tout cet argent-là,
16:55ils avaient de quoi
16:55la reloger dans le privé,
16:56en fait.
16:57Donc le maire de Montpellier
16:58a dit qu'aujourd'hui,
16:58les familles ont expulsé
16:59les familles de trafiquants.
17:01Mais je pense qu'il y a
17:01la notion de la famille
17:02qui est essentielle.
17:03Tout le monde sait très bien
17:04quand son conjoint,
17:05son parent, son enfant
17:06trafiquent de la drogue
17:08et par conséquent,
17:09est forcément complice.
17:10Il devrait y avoir
17:11une excuse de sénilité
17:13comme il y a une excuse
17:14de minorité.
17:15J'aurais une chance.
17:17Et on y laisse cacher
17:19chez vous, en fait.
17:20Ce qui est fou,
17:21c'est qu'il a pu aller
17:21de Vendin-le-Vieil à Lyon.
17:23Il y a quand même
17:23à peu près 600 kilomètres,
17:24grosso modo, c'est ça ?
17:26Mais désolé,
17:27qui dit que comme
17:28de toute façon,
17:29je pense qu'il n'était pas surveillé,
17:30on pouvait parfaitement
17:31lui passer un téléphone
17:32portable dans le train.
17:33Pourquoi pas aller chercher
17:34de la clientèle lyonnaise
17:36pour sa famille
17:37qui est à la couronneuve ?
17:38Non, non, non.
17:39Ah non, tout est possible.
17:40Attendez,
17:41ce sont des très bons marketeurs.
17:42Les réseaux de trafic en drogue
17:44sont d'excellents marketeurs
17:45qui n'ont rien à envier
17:46aux meilleures entreprises.
17:47Il faut quand même le savoir.
17:48Et donc, pourquoi pas ?
17:49Mais comme la France
17:50est un pays
17:51où tout va à volo.
17:52Mais écoutez,
17:53continuons comme ça.
17:55Continuons comme ça.
17:56Ça va,
17:57les gens sont contents.
17:58Non, mais qui pense
17:58qu'un trafiquant va sortir
18:00et va prendre un emploi
18:01de bureau au SMIG
18:02dans 4 ans ?
18:03C'est une folie.
18:04Qui pense qu'il va faire ça ?
18:05Mais c'est une folie.
18:06Et puis, je trouve ça extraordinaire.
18:08Il est libérable en 2029,
18:09mais il pourra avoir
18:10un emploi tout de suite.
18:11On a fait suffisamment
18:12avec Cécile
18:13des missions
18:14dans les vraies voies
18:15de l'emploi
18:16pour les problèmes
18:18d'emploi des seniors,
18:19les personnes
18:20de plus de 50 ans
18:21qui n'arrivaient pas
18:21à trouver un boulot
18:22alors qu'elles avaient travaillé
18:23toute leur vie,
18:24qu'elles avaient payé
18:25leurs impôts toute leur vie,
18:26qu'elles étaient honnêtes,
18:27qu'elles avaient des diplômes
18:28et là, miraculeusement,
18:30pour un quinquat
18:30fiché au grand banditisme,
18:32trafiquant de drogue
18:33et incarcéré
18:34pour encore 4 ans,
18:35il trouve un employeur
18:36qui y va.
18:37Mais moi,
18:37j'ai envie de dire
18:38à cet employeur,
18:38il n'y a personne
18:39dans la région lonaise
18:40qui est quinquagénaire,
18:41qui soit honnête
18:41et qui a toujours bossé.
18:42Mais vous avez vu
18:44en général
18:45comment ça se passe.
18:46C'est-à-dire
18:47que les gens
18:47sont des associations
18:49de complétences
18:50et ils sont payés.
18:52C'est ça.
18:52Ben dis donc,
18:53vous êtes remontés
18:53comme des pendules aujourd'hui.
18:55Philippe,
18:55David,
18:56dans un instant,
18:56le tour de table
18:57de l'actu,
18:57on parle de quoi ?
18:5849-3,
18:59mais ce n'est pas
19:00un score de rugby.
19:01Voilà.
19:02Philippe Bilger.
19:03On parle de la jalousie.
19:06En effet,
19:07ma chère Cécile,
19:08lorsque vous vantez
19:10un autre chroniqueur
19:11qui est un peu...
19:12C'est un sentiment.
19:13C'est un beau sentiment.
19:14Bérangère Dubu.
19:15Et on parlera
19:16des élections municipales
19:17qui arrivent
19:17et de la ville de Lyon.
19:18On en parle dans un instant.
19:19Soyez les bienvenus.
19:20On est ensemble
19:20exceptionnellement
19:21jusqu'à 19h.
19:23Sud Radio.
19:23Sud Radio.
19:24Parlons vrai.
19:25Parlons vrai.
19:25Sud Radio.
19:27Les Vraies Voix Sud Radio.
19:2918h-20h.
19:30Cécile Dominibus.
19:31Philippe David.
19:32Et autour de cette table
19:34avec Philippe David,
19:35bien entendu,
19:36Philippe Bilger
19:37qui est avec nous.
19:38Très en forme.
19:39Philippe Bilger,
19:39comme d'habitude.
19:40Mais c'est drôle,
19:41j'arrive ici.
19:43C'est un microclimat.
19:44Oui, c'est vrai.
19:45Et il y a quelque chose
19:46qui se passe.
19:46Une nouvelle jeunesse.
19:47Une sorte de magie.
19:48Voilà, c'est ça.
19:49Une grâce absolue.
19:51Bravo, la Cécile.
19:53Bérangère Dubu,
19:53dirigeante de FI,
19:55courtage des secrétaires
19:56générales de l'UI.
19:58Et je vous rappelle
19:59qu'à partir de 19h,
20:00nous serons en direct
20:01avec Sylvain Lévy
20:02et Valancy
20:03en direct de Nantes.
20:05Ils parleront surtout
20:08d'éco-transition
20:09et c'est le tour des régions
20:10de Sud Radio
20:12avec...
20:14Parce que vous me parlez
20:16en même temps,
20:16pardon,
20:16qu'est-ce qu'il y a
20:17mon petit chat ?
20:18Non, vous aviez raison,
20:19bravo.
20:20Très beau teasing.
20:21Voilà, je vais me délouper
20:23parce que vous m'avez parlé
20:24dans l'oreillette
20:24et ça m'arrête.
20:25Je vous proposez
20:25qu'on relance un peu
20:26le jeu SMS.
20:27Ah d'accord, ok.
20:28Dites-le moi.
20:28Si le cœur vous en dit.
20:29Vous avez un micro,
20:30dites-le moi dans le micro.
20:31Je vous le dis.
20:32Allez, dites-le moi.
20:33On peut relancer le jeu SMS.
20:34Eh bien, on y va.
20:35Allez, on y va, mon petit.
20:36Noël approche.
20:37C'est le moment de jouer
20:39avec Sud Radio
20:39pour gagner votre Tony Box.
20:42Numéro 2 de Tony's,
20:44c'est la boîte à histoire
20:45sans écran pensée
20:45pour les enfants
20:46de 1 à 9 ans.
20:47Donc, c'est pour Philippe David.
20:48Vous l'avez bien compris.
20:49Vous pouvez le gagner pour lui.
20:50Vous allez pouvoir découvrir
20:51vos héros préférés.
20:53Disney, Pat Patrouille,
20:54Petit Ours Brun,
20:55en tout cas,
20:55pour les enfants sages
20:57et moins sages
20:58puisque c'est bien
20:58de les féliciter aussi.
21:00Donc, c'est facile à utiliser
21:01et surtout facile à gagner
21:02puisque vous allez prendre
21:03votre téléphone,
21:04vous allez envoyer un SMS
21:05sur lequel vous avez écrit
21:06Sud S.U.D.
21:07Et vous allez l'envoyer
21:08au 7 20 18.
21:10Ce ne sont pas les numéros
21:11de l'auto,
21:11mais c'est presque pareil.
21:13Allez, tout de suite,
21:13le tour de table
21:14de l'actu des vraies voix.
21:14Bonsoir, madame.
21:16Bonsoir, mademoiselle.
21:17Bonsoir, monsieur.
21:18Dans quelques instants,
21:20vous pourrez admirer
21:21nos plus belles créatures.
21:22Mais vous fumez, monsieur.
21:24C'est aussi peu plausible
21:25que lorsque vous me comparez
21:26à Rocco Siffredi.
21:29Le tour de table.
21:30De l'actualité.
21:31Et parce qu'elle est en toupie,
21:34Bérangère Dubut est avec nous,
21:36on va parler des municipales
21:37et on va parler
21:38de Jean-Michel Aulas.
21:39En fait, je me demande
21:40les municipales arrivent
21:41et si ce qui est en train
21:42de se passer à Lyon
21:43n'est pas le signe
21:44de la fin
21:45de la vague écologiste
21:47et d'extrême-gauche
21:47qu'on a vu aux municipales
21:49puis aux législatives
21:50et que finalement,
21:51les Français se rendent vite compte
21:52que ça ne fonctionne pas.
21:53Lyon, aujourd'hui,
21:54a Jean-Michel Aulas,
21:55donc il y a un patron reconnu
21:56qui se présente,
21:57qui a annoncé
21:58à 47%
21:59d'intention de vote
22:00au premier tour,
22:0161% au second tour.
22:03Il est très loin
22:04devant le maire actuel
22:05et finalement,
22:06Aulas a réussi
22:07à faire une double alliance
22:08parce qu'il y avait
22:09Béatrice de Montille,
22:10une candidate
22:10de Nouvelle Énergie
22:11qui avait fait
22:12une très très belle campagne,
22:13qui est partie tôt,
22:13qui est volontaire
22:14et qui finalement
22:15s'est rallié tout de suite
22:16à Aulas
22:17en montrant
22:18qu'il était capable
22:18d'intégrer des gens différents.
22:20Il a fait aujourd'hui alliance
22:21avec quasiment tous les partis
22:22et il fait même alliance
22:23de manière transversale
22:25avec les candidats
22:26des autres villages
22:27autour de Lyon
22:27pour que la métropole
22:29soit consensuelle.
22:31Donc il arrive
22:31à fédérer géographiquement,
22:33fédérer politiquement
22:34et ce qui est très intéressant
22:35c'est que son discours
22:36il est économique
22:38en expliquant que la ville
22:39de Lyon aujourd'hui
22:39ne fonctionne pas
22:40mais en fait c'est Paris,
22:41c'est Lyon,
22:42c'est Montpellier
22:43hélas d'où je viens
22:43et on montrerait
22:44que cette parenthèse
22:45de moins écologiste
22:46d'extrême gauche
22:47qui a décidé
22:48qu'il y avait de l'argent magique,
22:49qui a augmenté
22:50les taxes foncières,
22:51qui a fait fuir les familles,
22:52qui a arrêté de bâtir.
22:53Je crois qu'elle est en train
22:54de se prendre
22:54un retour de bâton.
22:56Il y a eu un précédent
22:57juste à Toulouse
22:58où après un mandat socialiste
23:00les Toulousains
23:01la dernière fois
23:01ont revoté
23:02pour leur maire de droite
23:03Moudinque
23:04en disant que ça suffisait
23:05de se repartir en arrière.
23:07Je crois que c'est
23:07ce qu'on est en train de vivre
23:08et que ça va sûrement se passer
23:09dans plusieurs villes
23:11qui avaient été gérées
23:12par ces majorités-là.
23:13Philippe Elia.
23:13Ça nous ferait plaisir
23:14s'il y avait des gens
23:15Michel Aulain,
23:16s'arène à Strasbourg,
23:20à Nantes.
23:21Mais après tout,
23:22pourquoi pas ?
23:23Ça peut se lever.
23:24De toute façon,
23:25il y a trois grandes villes
23:26dans les dix principales
23:27villes françaises
23:27qui sont dirigées
23:28par les écologistes.
23:29Je fais géographiquement.
23:31Strasbourg, Lyon, Bordeaux.
23:33Plus les villes
23:34où ils sont dans la majorité
23:35comme Paris,
23:36comme Montpellier,
23:37comme Marseille, etc.
23:39Mais à voir.
23:40Par contre, c'est vrai
23:41qu'à Lyon,
23:42c'est mal parti.
23:44Bordeaux,
23:44ça va être peut-être
23:45plus compliqué.
23:46Mais Bordeaux,
23:47le maire a fait demi-tour
23:48à un mi-mendal.
23:48Oui, notamment
23:48sur l'armement
23:49de la police municipale,
23:50etc.
23:51Il a dit qu'il s'était trompé,
23:52qu'il avait été dogmatique.
23:54Le maire de Bordeaux
23:54a été capable
23:55de s'adapter à sa ville.
23:57C'est une preuve d'intelligence,
23:57je crois.
23:58Il est moins menacé, du coup.
23:59C'est vrai.
24:00Et si vous parlez
24:00de la jalousie
24:00avec Philippe Bilger ?
24:02Ah ben oui.
24:03La jalousie,
24:04c'est une magnifique pièce
24:06de Sacha Guitry,
24:08écrite en 1919,
24:11qui est d'une finesse,
24:14d'un esprit,
24:15d'une profondeur psychologique.
24:18Même, je crois,
24:19Philippe,
24:20notre ami Philippe Le Dodu,
24:22aurait beaucoup apprécié
24:24le texte
24:25parce qu'il aurait renvoyé
24:27à des sentiments
24:27dont on parle parfois
24:29dans cette émission.
24:31Rien de scatologique
24:32ni de pornographique.
24:35Ça change avec vous.
24:35N'aidez pas à un sourire anticipé.
24:38C'est une pièce
24:40mise en scène
24:41par Michel Faux.
24:42Et j'ai été sensible
24:44à plusieurs aspects.
24:46Les comédiens
24:48sont remarquables.
24:49Mais il y a notamment
24:51l'héroïne féminine,
24:54c'est Gwendoline Hamon,
24:56qui est la petite fille
24:57d'un génie du théâtre,
25:00Jean Hanouil.
25:01Il y a également
25:02une femme,
25:04vous êtes beaucoup trop jeune
25:05pour l'avoir connue,
25:07Geneviève Cazil,
25:09qui était une merveille
25:10de beauté,
25:11de jeu,
25:12dans les pièces
25:12de Monterland,
25:13la comédie française.
25:15C'est un spectacle
25:16à la fois nostalgique,
25:18plein d'espérance,
25:19et mon Dieu,
25:20quelle finesse
25:21à Sacha Guitry.
25:22Voilà,
25:22Sacha Guitry
25:23qu'on aime beaucoup
25:23et dont on connaît
25:24beaucoup de phrases.
25:24quand même.
25:25La plus belle
25:27de Sacha Guitry,
25:28les femmes,
25:28je suis contre,
25:29tout contre.
25:30Et puis,
25:31mon cher Cécile,
25:32ne les prenez pas
25:33pour vous.
25:34Les femmes,
25:35parlent, parlent, parlent,
25:36jusqu'à ce qu'elles aient
25:37trouvé quelque chose
25:38à dire.
25:41Ils ne connaissaient pas
25:42les vrais voix.
25:45Philippe David,
25:47François Hollande
25:47estime,
25:48en tout cas,
25:49c'est ce qu'il a dit
25:50ce matin,
25:51qu'il ne faut pas
25:51se priver de l'option
25:5349.3,
25:54qui l'a utilisée lui-même.
25:55Je vais faire mon coming out.
25:57Je suis d'accord
25:57avec François Hollande.
25:58Donc, vous voyez,
25:59tout arrive.
26:02Il a dit cette phrase
26:03qu'il ne faut pas
26:04se priver
26:05pour toujours
26:07du 49.3.
26:09Il a dit
26:11ne pas se priver
26:11de ce qui existe
26:12dans la Constitution.
26:13Absolument.
26:14Et je trouve
26:15qu'il a raison
26:15parce que le 49.3
26:17a au moins un mérite.
26:18C'est que quand
26:18une opposition
26:19ou des oppositions
26:20font de l'obstruction
26:21en mettant
26:22100, 200, 300, 500, 1000
26:23on a vu
26:24des projets de loi
26:25avec 3000, 4000, 5000 amendements.
26:28Là, on n'a pas le choix
26:28parce que si on laisse
26:29le temps prévu
26:30à chaque député,
26:31la loi,
26:31on finit la législature
26:32et la loi
26:33n'est toujours pas votée.
26:34Donc, je pense
26:35que Hollande a raison
26:36sur le 49.3.
26:37Je pense par contre
26:38qu'en parlant de ça,
26:39il a évidemment
26:40en arrière-pensée
26:41ce qui va se passer
26:41pour le budget.
26:42Et moi,
26:43plus le temps tourne,
26:45plus je suis convaincu
26:46que ce budget
26:46ne passera pas
26:47par le 49.3,
26:49mais il passera
26:50par l'article 47
26:51qui est l'article
26:52des ordonnances
26:53où ce sera
26:55le texte originel
26:56qui sera adopté,
26:57c'est-à-dire
26:58le texte présenté
26:59le 25 septembre,
27:00parce que le 49.3,
27:02c'est un peu dangereux
27:03à utiliser.
27:04Est-ce que le PS
27:04censurerait ou pas ?
27:06D'après certaines rumeurs
27:07que j'ai vues,
27:09les projections électorales,
27:10ils n'auraient pas intérêt
27:11à se l'ensurer.
27:12Mais c'est étonnant
27:12que François Hollande
27:13sorte du bois comme ça
27:14avec le 49.3
27:15en disant que,
27:16pourquoi pas en fait ?
27:17C'est tout à fait normal.
27:18C'est un ancien chef de l'État.
27:20Le chef de l'État
27:20est garant des institutions.
27:22Donc, il rappelle
27:23que les institutions sont bonnes,
27:24qu'il faut les maintenir
27:25et que si subliminalement,
27:27je refais encore
27:27de la psychanalyse,
27:28les Français voulaient réessayer
27:29un président
27:30qu'ils ont eu
27:31entre 2012 et 2017
27:32qui a été garant
27:34des institutions.
27:34sous mon regard,
27:36comme disait Jean-Claude Duss,
27:38sur un malentendu,
27:39ça peut marcher.
27:40Il y en a d'ailleurs
27:41beaucoup au Parti Socialiste
27:43qui pensent comme lui.
27:44Parce qu'en réalité,
27:45ça peut être une chance
27:46de les sauver
27:47dans la mesure
27:48qu'il pourrait avoir
27:49un programme,
27:51un budget
27:52qui ressemblerait
27:54peu ou prou
27:55à ce qu'il souhaite.
27:56Non, mais François Hollande,
27:57j'ai beaucoup aimé
27:58votre point de vue,
28:00mon cher Philippe.
28:01Ailleurs qu'ici,
28:02j'en ai par-dessus la tête
28:04de l'entendre
28:05non seulement critiquer
28:06politiquement,
28:07on a le droit,
28:08mais que des imbéciles
28:10viennent dire
28:10que François Hollande
28:11est un crétin,
28:13non, ça je ne le supporte pas.
28:14Non, mais ça,
28:15vous ne l'avez jamais dit,
28:16d'ailleurs.
28:17Oui, dérangère.
28:19Moi, vous savez
28:19que je suis un peu affligée
28:20par le spectacle
28:21d'une partie des députés
28:22à l'Assemblée nationale,
28:23pardon,
28:24qui dévoient justement
28:26le but de l'Assemblée
28:27en mettant des amendements
28:27qui ne passeront jamais,
28:28en faisant traîner les débats.
28:30Et je rêve
28:30d'une dissolution.
28:31Est-ce que je me dis
28:32que c'est mon côté naïf
28:33et plein d'espoir ?
28:34Oui, mais après,
28:35ils ont le droit de le faire.
28:36Oui, mais je dis,
28:36les Français auront compris
28:37et cette fois-ci,
28:38on votera avec députés responsables
28:40qui votent la loi
28:41dans l'intérêt général
28:42et du vrai débat.
28:42C'est mon côté naïf
28:43où je me prends à rêver
28:44d'une Assemblée
28:45qui soit en opposition,
28:46bien sûr,
28:47en débat,
28:47comme dans les vrais voix,
28:49mais qui, au final,
28:49soit constructive.
28:50Allez, vous restez avec nous
28:51dans un instant,
28:52l'enfin en plus
28:52avec François-Louis Bourneau.
28:55On parlera de la Cour de cassation
28:56qui confirme la condamnation
28:57de Nicolas Sarkozy.
28:59Sud Radio,
29:00c'est vous qui donnez le ton.
29:02Bravo pour votre score d'audience.
29:04Ça devient impressionnant.
29:05Faites attention,
29:06vous allez avoir
29:06beaucoup d'ennemis.
29:07Sud Radio,
29:09parlons vrai.
29:10Les vrais voix Sud Radio,
29:1218h-20h,
29:13Cécile Dominibus,
29:15Philippe David.
29:18Alors,
29:18qu'est-ce qu'il y a ?
29:19C'est un sabotage.
29:21Oui, non,
29:21mais c'est...
29:22Il faut prendre ses marques.
29:24Voilà, c'est ça.
29:24Philippe Bilger est avec
29:25nos Bérangères Dubu.
29:27Dirigeante de FI Courtage
29:28et secrétaire générale
29:29de l'UI.
29:31Et tout de suite,
29:32l'info en plus.
29:34Les vrais voix Sud Radio.
29:37Et François-Louis,
29:37la Cour de cassation
29:38confirme donc la condamnation
29:39de Nicolas Sarkozy.
29:41Ce mercredi 26 novembre,
29:42la Cour de cassation,
29:43vous l'avez dit,
29:44s'est prononcée en défaveur
29:45de son recours
29:46dans l'affaire Big Malion.
29:47La condamnation pénale
29:48de l'ancien président
29:49est désormais définitive.
29:51On est avec Sophie Obadia
29:52qui est avocate pénaliste
29:53au barreau de Paris
29:54qui nous en parle.
29:55Bonsoir Maître.
29:55Bonsoir.
29:56Bonsoir.
29:57Quand vous avez forcément
29:59vu passer la nouvelle,
30:00bien évidemment,
30:01quelle réaction cela vous a procuré ?
30:03Ah oui,
30:03c'est une nouvelle importante
30:04parce que ce pourvoi
30:05donc est rejeté,
30:07ce qui signifie
30:07que Nicolas Sarkozy
30:09est définitivement condamné
30:11pour financement illégal
30:12de campagne.
30:1228 moyens ont été proposés
30:15à la Cour de cassation
30:16pour annuler la décision
30:17de la Cour d'appel
30:18et ça n'a pas fonctionné.
30:20Il est donc maintenant
30:21définitivement condamné
30:22et ça peut être exécutoire.
30:24La peine, je le rappelle,
30:25c'est un an d'emprisonnement,
30:27six mois fermes,
30:28donc il va falloir purger
30:31ces six mois.
30:32Mais c'est une peine aménageable.
30:33– Il est bilgère.
30:36– Je partage absolument
30:38ce qu'a dit Maître Obadiah
30:40et au fond,
30:43quel est le point de vue
30:46au sein du barreau,
30:48Maître Obadiah ?
30:49Est-ce qu'on est satisfait
30:52de l'état de droit
30:53lorsqu'il concerne Nicolas Sarkozy
30:56ou est-ce qu'il y a
30:57des hostilités politiques ?
30:59Comment vous résumeriez
31:01ce qui se passe ?
31:03– Moi je crois que Philippe Bilger,
31:05le barreau est divisé évidemment
31:07s'agissant d'une personne
31:08qui a fonction politique,
31:10qui a eu des fonctions politiques
31:11et qui est clivante.
31:12Donc je ne pense pas
31:13que le barreau soit unanime.
31:15Mais la peine est aménageable,
31:16c'est-à-dire que six mois fermes,
31:19ça signifie que Nicolas Sarkozy
31:20pourra à nouveau purger
31:22sous la forme du bracelet électronique.
31:24Et de ce point de vue,
31:25il est vrai,
31:26je ne vais pas vous dire le contraire,
31:27que le barreau préfère
31:28que les peines soient aménagées
31:29à l'extérieur qu'à l'intérieur.
31:31Mais pour ces six mois fermes,
31:34il n'est pas non plus absolument certain
31:36qu'il fasse six mois
31:37de bracelet électronique.
31:39Je rappelle que dans l'affaire
31:40dite Bismuth,
31:42il a également porté
31:43un bracelet électronique,
31:44mais pas pour la durée prévue.
31:46Et puis il y a une deuxième question
31:47aussi qui peut nous intéresser,
31:48nous autres juristes et avocats,
31:51c'est qu'il pourra peut-être
31:52solliciter une confusion des peines
31:54s'il était, je précise bien,
31:56à nouveau condamné
31:57par la Cour d'appel
31:58dans l'affaire dite
32:00du financement libyen.
32:01Maître, est-ce que vous pouvez
32:02nous expliquer,
32:03pour ceux qui nous écoutent,
32:04qui n'ont pas le même niveau
32:05de lecture que vous,
32:06ce que ça veut dire en fait,
32:07la confusion des peines ?
32:08Alors la confusion des peines,
32:09c'est effectivement peut-être
32:10le point le plus technique
32:12dans le droit des peines en France.
32:13C'est-à-dire que concrètement,
32:15une personne qui a été condamnée
32:18plusieurs fois,
32:19en fonction du temps
32:21non seulement auquel
32:23les faits ont été commis,
32:24mais au temps auquel
32:25la peine est prononcée,
32:27on peut solliciter
32:29devant le magistrat
32:30qui juge
32:30la dernière affaire
32:32une confusion des peines
32:34pour pouvoir absorber
32:36les deux peines en même temps.
32:37C'est loin d'être automatique,
32:39c'est de plus en plus rare
32:40et c'est excessivement technique.
32:41Mais ça veut dire
32:42qu'elle serait revue
32:43à la baisse ?
32:45C'est-à-dire que c'est plus
32:45en faveur du prévu ?
32:47Non, pas celle-ci,
32:48parce que celle-ci est définitive,
32:49celle que la Cour de cassation
32:50vient aujourd'hui
32:51de confirmer,
32:52mais celle qui pourrait venir,
32:54si encore une fois
32:55il était condamné
32:56et non pas relaxé
32:57dans l'affaire libyenne,
32:58alors oui,
32:59ses avocats auraient
33:00cette possibilité
33:00qui est une dernière
33:01possibilité technique.
33:03Voilà.
33:03Mais Sophie Obadia,
33:05une question.
33:05Si jamais la peine
33:07de Nicolas Sarkozy
33:08dans l'affaire libyenne
33:08était confirmée en appel,
33:10est-ce que la décision
33:11de la Cour de cassation
33:12aujourd'hui
33:12aurait une influence
33:14sur l'exécution
33:15de la seconde peine ?
33:17Elle pourrait signifier
33:19que maintenant,
33:20comme la peine est définitive,
33:21qu'aujourd'hui
33:21l'affaire Bilmalion
33:23est terminée,
33:24il peut toujours faire
33:25un recours devant
33:25la Cour européenne
33:26des droits de l'homme,
33:27mais ça n'est pas suspensif.
33:28C'est-à-dire que donc
33:29la peine est définitive
33:30aujourd'hui.
33:31Oui,
33:31dans un calendrier
33:32où l'on se holistique
33:33une confusion de peine,
33:35cette décision aujourd'hui
33:36permettrait peut-être
33:37d'adoucir la peine
33:39qui viendrait
33:39dans l'affaire libyenne.
33:40Mais encore une fois,
33:41c'est très très incertain
33:43et c'est très technique.
33:44Il faut regarder les dates,
33:45il faut...
33:45C'est très compliqué.
33:46Voilà.
33:46Merci beaucoup, Maître.
33:47Merci beaucoup.
33:48Sophie Obadia
33:49d'avoir accepté
33:50cette invitation.
33:51Vous êtes avocate pénaliste
33:52au barreau de Paris.
33:54Et puis vous,
33:54et si vous étiez ministre ?
33:57Les vraies voix sud radio,
33:59si j'étais ministre.
34:00Qu'est-ce que je vais devenir ?
34:01Je suis ministre,
34:02je ne sais rien faire.
34:03Et pour faire plaisir
34:04à Bérangère Dubu,
34:06on a choisi
34:06un ministre de l'environnement.
34:09Alain Delion
34:10est avec nous.
34:10Bonjour,
34:11monsieur le ministre.
34:12Bonjour, monsieur le ministre.
34:13Bonjour.
34:14Bonjour, merci beaucoup,
34:15je vous en prie.
34:15Quelle va être,
34:19puisque vous êtes,
34:19on vient de vous nommer ministre,
34:21votre première mesure
34:22en arrivant derrière votre bureau ?
34:27Alors,
34:27comme je suis ministre
34:28de l'environnement
34:29et pas de l'écologie,
34:31c'est-à-dire que je suis obligé
34:32de choisir des thèmes
34:32plus resserrés.
34:34Je vais prendre comme premier choix
34:36l'anti-fouling des bateaux.
34:38Alors,
34:38pour le grand public,
34:39ça ne veut pas dire grand-chose.
34:40Mais comme la Chine
34:41est devenue l'usine du monde,
34:42donc tout doit être transporté
34:44quasiment depuis la Chine
34:45jusqu'à l'autre bout du monde.
34:47Il y a des centaines
34:47de milliers de cargos
34:48qui, tous les jours,
34:49traversent l'océan
34:50dans tous les sens
34:50pour transporter
34:52toutes ces marchandises.
34:53Et donc,
34:54pour protéger ces bateaux,
34:55il y a sous les coques
34:56une peinture
34:57qui évite que les coquillages,
34:59les crustacés et compagnie,
35:00les algues,
35:01viennent pousser sur les coques
35:02et les détériorent.
35:03Il faut savoir
35:04que donc,
35:04ça s'appelle un anti-fouling
35:05et l'anti-fouling
35:06est composé
35:07de tous les produits possibles
35:08et imaginables,
35:09tous plus toxiques
35:10les uns que les autres,
35:11des métaux lourds,
35:12du cuivre,
35:15chimiques à place d'éthylène
35:16et ainsi de suite.
35:17Donc,
35:18ils détruisent les fonds marins,
35:19ils tuent la faune
35:21et la fleur marine.
35:23Comme les bateaux
35:24se déplacent quand même
35:25beaucoup au-dessus
35:26des plateaux continentaux,
35:28l'anti-fouling tombe
35:29à longueur de journée,
35:30se détache des bateaux
35:31petit à petit,
35:32ils tombent sur le fond des mers
35:33et tuent tout ce qui pousse
35:35sur le plateau continental.
35:37Et ce qui fait qu'aujourd'hui,
35:38on a plein d'espèces
35:39qui sont en train
35:39de disparaître
35:40parce que les fonds
35:44ne sont plus
35:44sont trop contaminés
35:46pour qu'ils puissent vivre.
35:48Et ce qui fait qu'aujourd'hui,
35:49dans nos magasins,
35:50nous mangeons
35:51à longueur de journée
35:52des produits
35:53qui sont infectés
35:54par tous ces produits
35:55qui sont tombés
35:56de l'anti-fouling,
35:58donc de cette peinture
35:59qui protège
35:59les coques des bateaux
36:00et dont personne
36:01ne parle jamais
36:02mais qui font des dégâts
36:03monstrueux
36:04et qui nous empoisonnent
36:06à longueur de journée.
36:06Eh bien,
36:07on vous remercie
36:07d'en parler
36:08parce que c'est vrai
36:08que c'est un vrai sujet.
36:10Et puis surtout,
36:11première ministre
36:12d'un ministre,
36:14mesure d'un ministre,
36:15il n'y a pas beaucoup
36:16de citoyens
36:17qui pourraient le contredire.
36:18Absolument.
36:19Et du coup,
36:20moi je vais vous poser
36:20une question.
36:21Vous n'avez pas le droit.
36:22Comment on peut remplacer
36:23l'anti-fouling ?
36:24Je veux juste lui demander
36:25qu'est-ce qu'on fait
36:26pour être psychologiste
36:26en 20 secondes ?
36:27Il y allait à pied.
36:29C'est une excellente question.
36:31Il y a une femme
36:32qui s'appelle
36:33Marie-Lamboulot
36:34qui a acheté
36:35un bateau de course.
36:36C'est une chef d'entreprise
36:37qui a refusé
36:38qu'il y ait l'anti-fouling dessus,
36:39qui a posé un film
36:40et son bateau marche très bien.
36:42Et bien voilà.
36:43Dans les courses,
36:44il fait vraiment
36:45d'excellents résultats.
36:47Il s'appelle
36:47Océan Attitude
36:48comme par hasard
36:49pour la défense des océans.
36:51Et il fait de très bons résultats
36:52avec des trigants marins.
36:53Et bien merci beaucoup
36:54Monsieur le Ministre.
36:55Et vous savez quoi ?
36:57Je trouvais ça
36:57tellement intéressant
36:58qu'on vous nomme
36:59ministre d'État.
37:00Très bien.
37:00Oui, je le vote pour.
37:01Et je vous donne même un budget.
37:05Alain, merci en tout cas
37:06d'avoir joué le jeu
37:07avec nous
37:08dans un instant.
37:10Vous allez retrouver
37:11bien entendu
37:12Parlons Éco, Transition
37:13le tour des régions.
37:14Ce sera direction Nantes
37:16avec Sylvain Lévy-Valency.
37:18Mais tout de suite...
37:19Tout de suite,
37:19la crypto-monnaie.
37:20Vous voulez investir dedans ?
37:21Et bien écoutez bien,
37:22c'est Thomas Binet.
37:22Et nous, on se retrouve demain
37:23à partir de 18h.
37:25Paymium,
37:26le premier partenaire français
37:28pour investir dans les cryptos
37:29en toute sécurité présente.
37:32Sud Radio,
37:33les incontournables
37:34de la crypto-monnaie.
37:35Thomas Binet.
37:37Bienvenue dans ce nouvel épisode
37:38d'Osez investir
37:39les incontournables
37:40de la crypto-monnaie.
37:41Je reçois aujourd'hui
37:41Pierre Loisa,
37:42président fondateur de Paymium.
37:44Bonsoir Pierre.
37:45Bonsoir Thomas.
37:46Pierre, on entend souvent
37:47parler de blockchain immuable.
37:49Mais avant d'entrer
37:50dans le détail,
37:51pouvez-vous d'abord
37:52commencer à nous expliquer
37:53le terme blockchain,
37:54ça consiste en quoi ?
37:55Ça correspond à quoi Pierre ?
37:57Bien sûr Thomas.
37:58La blockchain,
37:58c'est une technologie
37:59de stockage
38:00et de transmission
38:00d'informations
38:01fonctionnant sans organes centrales
38:03où les données
38:04sont regroupées en blocs,
38:05liées et sécurisées
38:06grâce à la cryptographie.
38:08Elle permet de garantir
38:09la transparence,
38:10la traçabilité
38:11et la sécurité des transactions,
38:13notamment dans des domaines
38:13comme la finance
38:14ou la logistique.
38:15Alors du coup,
38:15est-ce que la blockchain Bitcoin
38:17est vraiment immuable
38:18et que dire du coup
38:19des autres blockchains
38:20à ce propos ?
38:21En effet Thomas,
38:22beaucoup de blockchains
38:23se prétendent immuables
38:24mais essayons de comprendre
38:25pourquoi celle de Bitcoin
38:26est réellement immuable
38:27depuis son lancement
38:28le 3 janvier 2009.
38:30Peu de gens imaginaient alors
38:32que l'innovation principale
38:33de Bitcoin,
38:34la time chain,
38:35s'imposerait comme un pilier
38:36de la révolution numérique
38:37souvent citée,
38:38rarement compris.
38:39Son inventeur,
38:40Satoshi Nakamoto,
38:42visait à mettre fin
38:43au monopole des banques centrales
38:44en lançant une monnaie mondiale
38:45affranchie de toute autorité centrale.
38:48Depuis lors,
38:49les banquiers centraux
38:49ont tout fait
38:50pour prolonger leurs privilèges
38:51en dénigrant Bitcoin
38:52et en tentant d'imposer
38:53leurs mots
38:54comme blockchain
38:55ou registre distribué
38:57en lieu et place
38:57de Bitcoin
38:58et time chain.
39:00Pourtant,
39:00pour tout investisseur débutant,
39:02saisir ce qui distingue
39:03justement la time chain Bitcoin
39:05d'une simple blockchain
39:07est essentiel.
39:08Alors du coup,
39:09comment la technologie Pierre
39:10parvient-elle
39:11à garantir
39:11l'immuabilité des données ?
39:13Chaque bloc contient
39:14un ensemble de transactions
39:15validées par leur réseau.
39:17Ces blocs sont ensuite
39:18reliés entre eux
39:19par un procédé cryptographique,
39:21le hash,
39:22une empreinte numérique unique.
39:24Chaque bloc contient
39:25le hash du bloc précédent
39:27de sorte que
39:27si une seule transaction
39:28dans un bloc passé
39:29est modifiée,
39:31tous les blocs suivants
39:31sont invalidés.
39:33C'est pourquoi
39:34on parle de chaîne de blocs.
39:35Ce mécanisme de blockchain
39:37contribue à garantir
39:38l'immuabilité du registre
39:40mais n'est pas encore suffisant
39:41pour parler
39:42de time chain immuable.
39:44Il faut aussi
39:45que la chaîne de blocs
39:46soit distribuée
39:46à tous les participants
39:47et surtout
39:48qu'il y ait
39:49un prix énergétique
39:50à payer
39:51pour mettre à jour
39:52cette chaîne.
39:52Pourquoi Pierre
39:53le registre
39:54doit être distribué ?
39:56Le modèle distribué
39:57évite le recours
39:58à un tiers de confiance
39:59qui serait le seul gardien
40:00du registre des transactions.
40:02La blockchain
40:02n'est pas stockée
40:03sur un serveur central
40:04mais répliquée
40:05sur des milliers
40:06d'ordinateurs
40:07à travers le monde.
40:08Chaque participant
40:09conserve une copie
40:10identique du registre
40:11mais un problème
40:12doit être résolu.
40:13Si les mises à jour
40:14ne sont pas émises
40:15par un serveur central,
40:17il faut un consensus
40:17entre les participants
40:19pour valider
40:19les nouvelles transactions.
40:20Et c'est le fameux consensus
40:22de la preuve du travail ?
40:24Oui Thomas.
40:25Dans le cas du bitcoin,
40:26les validateurs
40:27qu'on appelle les mineurs
40:28valident les blocs
40:29en calculant
40:30la solution
40:30d'un problème complexe.
40:32Cette solution
40:32devient une preuve
40:34mathématique
40:34de l'énergie
40:35qui a été utilisée
40:36pour effectuer
40:37le calcul.
40:38Ce mécanisme
40:39appelé proof of work
40:40utilise le travail
40:41autrement dit
40:42l'énergie
40:42qui a servi au calcul
40:43pour garantir
40:45la sécurité du réseau.
40:47L'énergie
40:48est en effet
40:48une valeur physique
40:49universelle
40:50du fait du principe
40:52de conservation
40:52rien ne se perd
40:54rien ne se crée
40:54tout se transforme.
40:56Elle ne peut pas être créée
40:56ex nihilo
40:57ni copiée.
40:58Du coup l'énergie
40:59joue donc un rôle clé
41:01dans le protocole bitcoin
41:02si je comprends bien.
41:03Oui le protocole bitcoin
41:04oppose une barrière énergétique
41:06pour pouvoir effectuer
41:07une mise à jour
41:07de la time chain
41:08en ajoutant un bloc.
41:09Il y a donc
41:10une contrepartie énergétique
41:11à la création des bitcoins
41:13car ils sont créés
41:14progressivement
41:15par une transaction
41:16de création monétaire
41:17attachée à chaque nouveau bloc.
41:19Ce qu'on appelle
41:20la récompense du bloc.
41:22La récompense du bloc
41:23va au mineur
41:23qui a validé le bloc
41:24c'est à dire
41:25qui a effectué
41:25le calcul complexe
41:27requis par le protocole
41:28avant les autres mineurs.
41:30Et cette récompense
41:31diminue au fil du temps
41:32de sorte que
41:32la quantité maximale
41:33de bitcoin
41:34ne pourra pas
41:35dépasser 21 millions.
41:36Et c'est ce qui rend
41:37du coup la time chain
41:38bitcoin immuable ?
41:40Tout à fait.
41:41La preuve de travail
41:42apposée par un mineur
41:43sur un bloc
41:43est une forme
41:44de signature collective
41:45de tous les mineurs.
41:47Falsifier la time chain
41:48reviendrait à remonter
41:49dans le temps
41:50à travers l'historique
41:51des transactions.
41:52C'est pourquoi
41:52on parle de time chain.
41:53Pour cela
41:54il faudrait mobiliser
41:55durablement
41:56une quantité d'équipements
41:57de minage
41:57et une source d'énergie
41:58gigantesque
41:59supérieure à 50%
42:01de la puissance
42:02des mineurs
42:03honnêtes.
42:04C'est en pratique
42:04impossible
42:05et cette inviolabilité
42:06de la time chain
42:07est prouvée chaque jour
42:08alors même que des états
42:09ou de puissants
42:10groupes criminels
42:11auraient pu le tenter
42:13dès les débuts de bitcoin.
42:14Merci Pierre
42:15pour votre analyse.
42:16On vous donne rendez-vous
42:16mercredi prochain
42:17pour un autre numéro
42:18d'Osez investir
42:19les incontournables
42:20de la crypto-monnaie
42:20et pour ce qui me concerne
42:22je vous donne rendez-vous
42:22dimanche matin
42:23dès 9h25
42:24dans la matinale week-end.
42:26Sud Radio
42:27les incontournables
42:28de la crypto-monnaie
42:29Thomas Binet
42:31avec Pemium
42:32le premier partenaire français
42:34pour investir
42:35dans les cryptos
42:35en toute sécurité.
42:38Sud Radio
42:38Parlons vrai
42:40Sud Radio
42:41Parlons vrai
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