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Les Vraies Voix avec Karine Lellouche, propriétaire d’une maison à Andernos-les-Bains (Gironde).

Retrouvez Les Vraies Voix avec Cécile de Ménibus et Philippe David du lundi au vendredi de 17h à 20h sur #SudRadio.
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Transcription
00:00Les vrais voissus de radio.
00:02Et sa maison est squattée, elle finit en garde à vue pour l'association de malfaiteurs.
00:07Une fois de plus Cécile, là on n'y croit vraiment pas.
00:10Je vais le faire façon coup de gueule à la Philippe David.
00:12Merci.
00:12Mais je crois que la France est bien le seul pays au monde où un squatteur peut porter plainte contre la personne dont il squatte la maison.
00:18A Andernos-les-Bains, Karine Lelouch vit un cauchemar bien français.
00:22Alors qu'elle souhaitait vendre la maison de son père, un squatteur décide de s'installer chez elle.
00:27Et là, impossible de l'expulser.
00:28Et pire encore, la femme de 55 ans a été placée en garde à vue le 30 septembre dernier,
00:34après que l'occupant l'est accusée d'avoir tenté de le déloger.
00:37Pas la force.
00:38Moi je vous le dis, on n'y croit pas.
00:40Karine Lelouch est avec nous, propriétaire de cette maison à Andernos-les-Bains.
00:45Karine Lelouch, merci en tout cas d'avoir accepté notre invitation.
00:51En fait, on a du mal à imaginer.
00:53Cette information est un peu ubuesque.
00:56Comment est-il possible ?
00:58Racontez-nous rapidement l'histoire.
01:00Vous ne vivez pas dans cette maison, vous ne viviez pas dans cette maison.
01:03C'est un héritage, je crois.
01:05Oui, tout à fait.
01:06Déjà, bonsoir à tous.
01:08Bonsoir.
01:09Bonsoir.
01:09Merci d'accueillir en fait sur votre radio.
01:12Avec plaisir.
01:13Il faut que ça soit relayé, que les gens aient confiance de tout ça.
01:16Oui, en fait, il y a une maison dont j'ai hérité de mon père, qui est décédée en 2020.
01:22Et cette maison a toujours eu un projet immobilier sur cette maison.
01:29Donc, c'est important de vous le dire parce que la maison a été un petit peu envahie par les ronces.
01:34Il y a un promoteur un petit peu qui a débroussaillé, ce qui a permis effectivement aux personnes, cette personne-là de rentrer.
01:41Effectivement, elle est rentrée vers le mois de mars.
01:45Elle s'est fait à l'électricité, la fibre.
01:48Et donc, moi, j'ai porté plainte.
01:50Déjà, en portant plainte, j'ai dit aux gendarmes, ce n'est pas compliqué.
01:52Moi, dès qu'il va partir, je rechange les serrures.
01:55Les gendarmes m'ont rétorqué.
01:57Si vous rentrez chez lui, c'est vous qu'on embarque.
02:00Donc, un peu le monde à l'envers.
02:02Je l'ai repris.
02:03Je lui ai dit, non, mais ce n'est pas chez lui.
02:04C'est chez moi, monsieur le gendarme.
02:06Donc, c'est quand même ahurissant.
02:08Donc, moi, j'ai fait l'expulsion légale avec le préfet.
02:13Donc, normalement, c'est l'expulsion en 72 heures.
02:16Normalement, suivant cette loi.
02:18Et le squatteur a déclaré que lui n'avait fait aucune infraction pour entrer.
02:24On n'a prêté pas ses paroles.
02:26Moi, jamais, on m'a interrogé.
02:27On m'a demandé de fournir les clés de la maison.
02:30Et on a prêté foi à ses paroles.
02:32Et en fait, le préfet a déclaré que non, ce n'était pas recevable.
02:36Ce n'était pas un squat.
02:37C'est hallucinant.
02:39Non, mais là, on a un exemple.
02:42Mais il y a de quoi expliquer les plombs.
02:44On va écrire à la fois la sophistication de l'état de droit, l'absurdité de la justice,
02:51alors que devant une situation pareille, on risque d'offenser tous les puristes.
02:58On voit où sont les responsabilités, où est le coupable, où est l'innocence qu'il doit retrouver.
03:04Et on règle le problème de manière non pas expéditive, mais équitable.
03:09C'est fou ce que ça m'a duré.
03:11Et pourtant, on avait entendu dire...
03:13On a même fait une loi anti-squatteur, théoriquement.
03:14On en est où de ça ?
03:18Et aujourd'hui, vous en êtes où, Karine ?
03:21Alors, du coup, pour moi, la loi anti-squatte, elle ne marche pas.
03:25Parce qu'il aurait fallu, après, moi j'ai appris qu'en fait, il faudrait mettre des caméras à l'extérieur.
03:30Il ne faut pas non plus filmer la voie publique, donc c'est un petit peu compliqué, pour prouver les fractions, en fait.
03:43Mais ce monsieur, moi, il n'a pas de bail, il n'a pas de type de propriété, il n'a rien.
03:48On voit que c'est des serrures neuves, mais on considère que ce n'est pas un choix.
03:53Donc, pour moi, la loi anti-squatte, elle n'est pas appliquée.
03:56Je parlais récemment...
03:58On n'a plus de temps, les amis, je suis désolée.
04:01Vous l'avez vendue, cette maison, aujourd'hui, avec lui dedans ?
04:03Oui, avec lui dedans, je l'ai vendue à terre, j'ai perdu beaucoup d'argent sur ce...
04:08Franchement, Karine, je suis désolée.
04:10Non, mais il y en a qui enlèvent même les portes et les fenêtres pour que ça devienne invivable.
04:14Moi, je parlais à un pote dans l'immobilier qui me disait qu'il s'arrachait les cheveux et que...
04:18Je suis désolée d'entendre tout ça, enfin, on est vraiment désolée pour vous, Karine.
04:23Franchement, je suis atterrée, atterrée, atterrée de cette société.
04:26En tout cas, on vous souhaite beaucoup de courage, Karine.
04:29En Espagne, il y a des sociétés privées, une une qui s'appelle Dessocoupas.
04:32Ils viennent, en une heure chez vous, ils dégagent tout le monde.
04:34Oui, on va se calmer, Philippe Delis.
04:36Écoutez, moi, je prends modèle sur l'Espagne.
04:38Mais dans d'autres pays, ça se fait, oui.
04:41Manu Militari, comme on dit.
04:42Karine, merci en tout cas pour ce témoignage.
04:45On espère toujours que ça fasse réagir, mais malheureusement, on voit que les choses ne bougent pas beaucoup.
04:50Merci beaucoup, Karine, d'avoir accepté notre invitation.
04:52Dans un instant...
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