- il y a 10 mois
- #sudradio
Les Vraies Voix avec Philippe Bilger, président de l'Institut de la parole ; Sébastien Ménard, entrepreneur dans la foodtech ; Jonathan Bellaïche, avocat fondateur de Goldwin Avocat ; Emmanuel Razavi, grand reporter et écrivain franco-iranien.
Retrouvez Les Vraies Voix avec Cécile de Ménibus et Philippe David du lundi au vendredi de 17h à 20h sur #SudRadio.
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##LES_VRAIES_VOIX-2025-10-29##
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NewsTranscription
00:00:00Les Vraies Voix Sud Radio, 18h-20h, Cécile Dominibus, Philippe David.
00:00:06Ça y est, nous sommes revenus avec Philippe David. Je pense que c'est un complot, Philippe.
00:00:10C'est un complot, c'est un complot, bien sûr.
00:00:11D'assiste à une colossale conspiration.
00:00:13Oui, c'est les Etats-Unis qui nous perturbent, qui nous piratent.
00:00:16Oui, ou d'autres.
00:00:17Trois minutes qui s'occupent de vous.
00:00:20C'est ça, c'est ça.
00:00:22C'est pas continue, urbane ?
00:00:23Non, on ne sait pas.
00:00:24Écoutez, toutes nos excuses pour ce petit problème technique, ça arrive.
00:00:29C'est les joies de la radio et du direct.
00:00:32Et ce numéro de téléphone, on a essayé de vous le dire, 0826 300 300, vous êtes les bienvenus.
00:00:38Et je rappelle que vous pouvez nous écouter, nous regarder sur notre plateforme de débat,
00:00:42notre chaîne YouTube à laquelle vous pouvez vous abonner, bien entendu.
00:00:46Twitter, Facebook, Instagram, TikTok, un petit peu partout.
00:00:49Et on va tout de suite, avec Philippe, vous offrir un cadeau.
00:00:53Allez, on démarre par quelque chose d'important, puisque c'est le moment de jouer avec Sud Radio.
00:00:59Vous allez pouvoir remporter un très beau cadeau.
00:01:06C'est la marque Kelton.
00:01:07C'est une montre.
00:01:08Et en ce moment, après ce changement d'heure, c'est plutôt efficace.
00:01:11Kelton, vous savez, c'est la marque icône pop de l'horlogerie française.
00:01:16Je vais y arriver.
00:01:17Alors, pour ce faire, et c'est facile, vous allez pouvoir jouer avec nous.
00:01:22Par SMS, vous envoyez Sud Sud au 7h28.
00:01:27S.U.D. au 7h18.
00:01:30Et bien, après le tirage du sort, vous serez peut-être là ou le gagnant de ce merveilleux cadeau.
00:01:36Allez, autour de cette table, Philippe Bilger est avec nous.
00:01:39Bonsoir, cher Philippe.
00:01:40Bonsoir, mes amis.
00:01:42On a cru que...
00:01:43C'est nous qui le sommes.
00:01:47Sébastien Ménard est avec nous, éditorialiste, patron de Presse Libre et entrepreneur dans la foodtech.
00:01:50Bonsoir, Sébastien.
00:01:51Bonsoir, les amis.
00:01:53Et puis, ce sommaire de cette émission, le grand débat du jour, c'est 15 000 prévisionnistes et 60 milliards d'erreurs.
00:01:59C'est la sortie de Jean-Louis Borloo qui relance le débat.
00:02:02Comment un État si doté en expert peut-il se tromper à ce point ?
00:02:05Et on vous pose cette question.
00:02:0715 000 statisticiens pour 60 milliards d'erreurs en deux ans.
00:02:10La haute fonction publique est-elle incompétente ?
00:02:12Vous dites oui, à 96%.
00:02:14Vous voulez réagir ?
00:02:15Le 0826 300 300.
00:02:18Alors, quand je vois qu'on paye très cher des personnes pour faire la même chose et mal,
00:02:22au sein de trois entités publiques différentes, Bercy, la Banque de France et l'INSEE,
00:02:27un mot me vient immédiatement à l'esprit, à Fouera.
00:02:30Et puis, la France compte parmi les pays où la fiscalité sur l'héritage est la plus élevée.
00:02:34Pourtant, la présidente de l'Assemblée nationale avait envisagé désormais,
00:02:38en tout cas, ou d'instaurer une taxe successorale.
00:02:41Alors, taxation des héritages, selon vous, il faut taxer plus lourdement,
00:02:45détaxer totalement ou ne rien toucher.
00:02:47Vous dites à 81% qu'il faut détaxer totalement les héritages.
00:02:52À 3% qu'il faut détaxer plus lourdement.
00:02:54Et à 16% qu'il ne faut rien changer.
00:02:57Vous voulez réagir ?
00:02:58Le 0826 300 300.
00:03:01Et vous hériterez d'un appel auprès de Cécile de Ménibus,
00:03:04ce qui est quand même un cadeau.
00:03:05Alors, désolé, mais les personnes qui décèdent ont déjà payé des impôts et des taxes
00:03:09à chaque bien acquis et chaque centime placé.
00:03:12Alors, moi, je défends la détaxe totale.
00:03:15Allez, soyez les bienvenus.
00:03:16Tout de suite, 15 000 statisticiens pour 60 milliards d'erreurs en deux ans.
00:03:20On en parle tout de suite.
00:03:21À point est là !
00:03:23Non, mais attendez, est-ce que vous vous rendez compte qu'on est dans un pays
00:03:25où on a 15 000 prévisionnistes, entre l'INSEE, la Banque de France et Mercier ?
00:03:3015 000, pas les plus mal payés.
00:03:32Ça fait bien l'équivalent de 60 000 infirmières.
00:03:35Bon.
00:03:3515 000 prévisionnistes, à la moitié de la collecte, à la moitié.
00:03:39À la moitié, tu sais, à 100 euros près.
00:03:42On se trompe de 20 milliards une première année, 40 la deuxième, 60 ans de fois.
00:03:47Et on passe, mais on a un problème de fonctionnement.
00:03:52Enfin, tout ça est complètement dément.
00:03:54Alors, Philippe David, quand on entend Jean-Louis Borloo dire 15 000 statisticiens,
00:04:01c'est pas facile à dire, avec autant d'erreurs, est-ce que c'est encore supportable aujourd'hui ?
00:04:08Alors, j'ai la plus grande estime pour la capacité inventive de Jean-Louis Borloo.
00:04:13On dit souvent de lui qu'il a une multitude d'idées,
00:04:17mais qu'il doit avoir à côté de lui quelqu'un pour les organiser.
00:04:21Mais en réalité, vous l'avez dit, Philippe,
00:04:24il me semble que sans porter l'opprobre sur ces prévisionnistes,
00:04:29peut-être que le problème de la France, c'est sa complexité inutile.
00:04:33En effet, j'ai cru comprendre qu'il y avait au moins trois organismes
00:04:38pour faire à peu près la même chose.
00:04:41Et vous savez, vous, vous êtes parfois trompés
00:04:43à quel point il est difficile de prévoir l'avenir.
00:04:47Mais on peut, en tout cas, considérer que si on recentrait, si on resserrait,
00:04:55eh bien, un organisme unique dirigé de main de maître
00:04:59ne commettrait pas autant d'erreurs.
00:05:01Je vois que Sébastien Ménard attend son tour.
00:05:05Il est parti comme une balle. Sébastien Ménard ?
00:05:08Moi, je suis content déjà de retrouver Jean-Louis Borloo dans le débat public
00:05:12parce qu'il nous avait fait défaut.
00:05:16On retrouve du grand Jean-Louis Borloo.
00:05:19En clair, il est en roue libre, c'est-à-dire qu'il snipe tout le monde, dans tous les sens.
00:05:23Mais je ne sais pas s'il a besoin d'être accompagné pour organiser ses idées.
00:05:28En tout cas, ça fait 30 ans qu'il a plutôt des idées et qu'on aurait été bien inspiré de l'écouter un petit peu plus.
00:05:37Alors après, en même temps, il enfonce des portes ouvertes.
00:05:40C'est qu'on a 15 000 statisticiens, on a des organismes qui, peut-être, se tirent la bourre, se font concurrence
00:05:46et qui ne produisent pas, je dirais, ne remplissent pas la mission qui devrait être la leur.
00:05:53Parce que comptabiliser...
00:05:56Ce qui est dommage au prix que ça coûte.
00:05:57On est d'accord.
00:05:58Le but est quand même d'organiser stratégiquement les grands travaux de notre pays,
00:06:05d'anticiper les tendances,
00:06:07d'anticiper aussi les coûts fourrés que peuvent nous réserver des partenaires commerciaux, économiques ou diplomatiques.
00:06:15En fait, on se dit qu'on occupe déjà des gens.
00:06:17Alors ce qui est plutôt bien, ce qui est plutôt rassurant, mon cher Philippe Belgère,
00:06:19c'est qu'il y en a 15 000 qui sont au chaud.
00:06:21En tout cas, ceux-là, ils sont bien au chaud.
00:06:24En fait, on n'est pas là pour les critiquer.
00:06:27Assis un peu quand même, Sébastien.
00:06:29Pardon de vous le dire.
00:06:30Vous imaginez dans votre entreprise, votre directeur financier qui se plante ?
00:06:35Mais c'est de la responsabilité... Attendez, je vais juste vous dire un truc.
00:06:37C'est de la responsabilité de celui qui chef.
00:06:39Un chef, c'est fait pour cheffer, comme disait l'autre.
00:06:41Et qu'à un moment donné, au-dessus de cette administration,
00:06:44il y a bien un ministre de tutelle,
00:06:45il y a un directeur d'administration, il y a un ministre de tutelle,
00:06:47il y a un Premier ministre, il y a un Président.
00:06:49Si on estime que ces 15 000 personnes ne produisent pas ce qu'elles devraient produire,
00:06:53on peut changer les règles du jeu et changer ces personnes.
00:06:56Mon commissariat au plan, là-dedans ?
00:06:58Non, il n'y en a rien à voir.
00:06:59Le commissariat au gosse plan est hors de ça.
00:07:02Moi, je l'appelle le commissariat au gosse plan.
00:07:04Non, alors, je n'imaginais pas, merci Jean-Louis Borloo,
00:07:08qu'il puisse y avoir 15 000 statisticiens pour les comptes de l'État.
00:07:12Au moins, on a le chiffre.
00:07:13Au moins, on a le chiffre.
00:07:14Non, mais je n'imaginais pas, parce qu'aujourd'hui, excusez-moi,
00:07:17avec l'informatique, etc., pour faire des stats et des prévisions,
00:07:22c'est quand même beaucoup moins compliqué qu'il y a 30 ou 40 ans.
00:07:25Mais ils le font encore avec des bouliers.
00:07:26Ah non, là, il faut se chandrer.
00:07:27Et donc, comment peut-on embaucher 15 000 personnes dans trois administrations différentes
00:07:33pour faire les mêmes choses et où toutes se plantent ?
00:07:36Alors, certains ont considéré...
00:07:38Parce que je rappelle quand même qu'on parle de 40 milliards, quand même.
00:07:41Oui, oui, 60 en deux ans.
00:07:42Oui, en deux ou 60.
00:07:44C'est ça, Cécile.
00:07:44Mais le pire, c'est que quand d'aucuns ont dit
00:07:47« Les agences d'État, il y en a qui font doublons, triplons, quadruplons. »
00:07:52On a dit « Mais c'est un scandale de toucher aux agences d'État.
00:07:54Elles sont vitales pour la nation, pour faire fonctionner les services publics. »
00:07:58Mais les agences d'État qui font des doublons, triplons, quadruplons,
00:08:01il y en a des wagons qui coûtent au moins 80 milliards par an.
00:08:05Au moins 80 milliards.
00:08:06Et c'est là où c'est désespérant.
00:08:08On paye des gens très chers.
00:08:09Il le dit, 15 000 statisticiens.
00:08:11Grosso modo, 60 000 infirmières.
00:08:13Est-ce qu'on se rend compte qu'on passe 8 heures sur les brancards
00:08:16dans les urgences des hôpitaux ?
00:08:18C'est quand même complètement dingue.
00:08:19Je ne peux pas croire, Philippe, tout de même,
00:08:21que ces agences fassent rigoureusement la même chose.
00:08:24Certaines font rigoureusement la même chose sur des sujets, bien sûr que oui.
00:08:28J'ai juste calculé combien ça pouvait coûter.
00:08:3015 000 agents, à peu près de ce niveau-là.
00:08:32C'est 1,350,000,000 euros.
00:08:34J'ai envie de pleurer.
00:08:35Allez, on fait une pause, on revient dans un instant.
00:08:360,826, 300, 300.
00:08:39Qu'en pensez-vous ?
00:08:40J'imagine que c'est l'indignation,
00:08:41parce qu'on se pose toujours des questions.
00:08:44Et quand on a lu ça, entendu ça avec Philippe,
00:08:46on s'est dit, mais est-ce que c'est vraiment vrai ?
00:08:48Est-ce qu'on peut aujourd'hui...
00:08:50Plus c'est gros, plus ça passe.
00:08:52Non, mais c'est complètement dingue.
00:08:53Ça passe plus, les gars.
00:08:54Allez, 0,826, 300, 300.
00:08:57On est ravis de vous accueillir.
00:08:58On est ensemble jusqu'à 20h.
00:08:59Et vous pouvez tout nous dire.
00:09:00Il y a marqué Parlons Vrai sur nos murs.
00:09:02C'est le moment.
00:09:02A tout de suite.
00:09:04Et on est ravis de vous retrouver avec Philippe David
00:09:16avec son numéro de téléphone, 0,826, 300, 300.
00:09:19Et puis je rappelle, il y a toujours un petit jeu qui court là.
00:09:21Je vous le dis tout de suite.
00:09:22À la bonne heure, oui.
00:09:22Bah oui, il y a toujours un jeu là.
00:09:24Il y a toujours notre montre, Kelton,
00:09:26la marque icône pop de l'horlogerie qui vous attend.
00:09:30C'est facile pour la remporter.
00:09:32Je vous explique.
00:09:32Vous prenez votre portable.
00:09:33Vous écrivez Sud, S-U-D.
00:09:36Et vous l'envoyez au 7-20-18.
00:09:38Allez, 7-20-18, ce sera, j'espère en tout cas, pour vous.
00:09:41Et on va revenir sur ce débat qu'on avait il y a quelques instants.
00:09:45Sur ce que disait Jean-Louis Borloo,
00:09:4815 000 prévisionnistes et 60 milliards d'erreurs.
00:09:51Donc c'est-à-dire 20 milliards une année, 40 milliards d'autres.
00:09:56Et c'est ulcérant, je pense, que les gens qui nous...
00:09:58D'abord, on a du mal à imaginer ce que c'est que 40 milliards,
00:10:01puisqu'on ne l'a jamais eu dans sa poche.
00:10:03Mais c'est presque...
00:10:05C'est odieux, en fait.
00:10:06Je peux vous dire ce que ça fait.
00:10:07Un peu de choses près.
00:10:08Notre armée se plaint de n'avoir qu'un seul porte-avions.
00:10:11Avec 40 milliards, on fait 10 porte-avions Charles de Gaulle
00:10:14équipés avec les rafales, les missiles, les protections, etc.
00:10:17Ça, on fait 10 en deux ans.
00:10:19Fin de la blague.
00:10:20En même temps, ma chère Cécile,
00:10:22si je ne suis pas aussi indigné que je devrais l'être,
00:10:26c'est que je n'ai jamais surestimé
00:10:29les capacités de performance de l'État et de ces structures-là.
00:10:34À la limite, elles peuvent faire mieux.
00:10:37C'est une évidence...
00:10:38Mais l'un n'empêche pas l'autre.
00:10:39Oui, c'est vrai.
00:10:40Mais disons, je n'ai jamais pensé que ces structures,
00:10:45ces organismes, ces prévisionnistes,
00:10:48même dans un corps unique,
00:10:50feraient des miracles.
00:10:52La question, c'est toujours de se dire
00:10:53si cet argent était le leur,
00:10:56et ce serait géré certainement autrement.
00:10:59Dans une entreprise privée, ce ne serait pas géré comme ça.
00:11:01Sans copinage, sans rien.
00:11:02En fait, Jean-Louis Bourleau vient de nous expliquer pourquoi,
00:11:04depuis 8 ans, et même au-delà,
00:11:07on a dépensé des milliards auprès de cabinets de conseil.
00:11:09Oui, mais c'est terrible.
00:11:11Oui, mais c'est peut-être aussi parce qu'en interne,
00:11:13on n'était peut-être pas capable.
00:11:14Je grossis le trait, je fais exprès, d'être...
00:11:17Mais tout ça...
00:11:18Après, c'est toujours intéressant, peut-être,
00:11:20d'avoir un regard extérieur quand vous n'êtes pas dans la machine.
00:11:23Cécile, vous avez 15 000 personnes
00:11:25qui se plantent de dizaines de milliards.
00:11:28Vous avez probablement, parallèlement à ça,
00:11:31pour des centaines de millions d'euros
00:11:32ou des milliards de commandes publiques,
00:11:34je n'ai pas le chiffre,
00:11:35de commandes, d'audits, etc.,
00:11:37avec autant d'experts, de consultants S, docteurs, je ne sais quoi...
00:11:41Et qu'ils sont toujours là.
00:11:43Et qu'à la fin de la fin, on arrive à une telle situation,
00:11:46franchement, je...
00:11:48Enfin, voilà, les bras m'en tombent, personnellement.
00:11:50Non, mais il y a une question qui se pose inéluctablement.
00:11:53Il y en a plein.
00:11:54Mais comment peut-on en arriver là ?
00:11:56Comment peut-on en arriver là ?
00:11:58Est-ce qu'il y a un commandant dans le navire ?
00:12:00Parce que, théoriquement,
00:12:02ce que dit Borloo, c'est vrai.
00:12:05Fin juin, vous savez,
00:12:06quand vous avez une boîte,
00:12:09vous avez un exercice qui fait 12 mois,
00:12:11s'il est du 1er janvier au 31 décembre,
00:12:13à fin juin, vous dites, bon, on va faire une année correcte,
00:12:15pas trop mal, très mauvaise ou très bonne, d'accord ?
00:12:17C'est pareil, les rentrées fiscales,
00:12:19en juin, on a déjà une idée.
00:12:20Surtout qu'on a l'historique des années précédentes, etc.
00:12:24Et il n'y a aucun correctif.
00:12:26On a l'impression que chacun en fait des statistiques
00:12:28dans son sens, dans son coin,
00:12:31et qu'il n'y a aucun recoupement,
00:12:33et surtout pire,
00:12:34c'est comme les rapports de la Cour des comptes.
00:12:36La Cour des comptes t'ont des rapports,
00:12:37et il n'y a jamais ou presque de conséquences.
00:12:40Le seul rapport qui a eu le plus de conséquences
00:12:43à la Cour des comptes,
00:12:44pourtant, ce n'était pas le plus coûteux,
00:12:45mais c'est celui qui a le plus fait scandale,
00:12:47c'était l'affaire Crozemarie avec l'Arc,
00:12:49l'association de la recherche sur le cancer.
00:12:50Mais sinon, on se dit finalement,
00:12:53c'est comme la Cour des comptes,
00:12:54on paye des gens très chers pour rien.
00:12:55C'est l'autre vice-français,
00:12:57vous l'avez dénoncé très justement,
00:13:00c'est le fait que ces structures,
00:13:02non seulement sont parfois un peu paraditaires,
00:13:05superfétatoires,
00:13:06mais qu'elles ne s'entendent pas du tout entre elles.
00:13:09À la rigueur, elles se communiqueraient
00:13:11les informations qu'elles ont.
00:13:13Peut-être que ces trois structures
00:13:15seraient utiles pour être avec...
00:13:17– Oui, fais gaffe, on s'est trompé de 20 milliards l'année dernière,
00:13:20dépêche-toi.
00:13:20– Mais en fait, tout dépend en fait de la tutelle,
00:13:24parce que vous avez autant d'officines
00:13:27pilotées par tel ou tel ministre,
00:13:31et souvent vous avez évidemment
00:13:32des personnalités politiques
00:13:34qui adressent des missions,
00:13:36des sujets,
00:13:37qui nourrissent les travaux du ministère,
00:13:40mais en fait, il n'y a pas de coordination interministérielle.
00:13:42– Vous n'avez pas...
00:13:45– C'est ce que je disais.
00:13:46– Et que moi, je ne veux pas mésestimer
00:13:49ou sous-estimer le travail,
00:13:51ou la qualité du travail,
00:13:54mais la réalité, c'est que,
00:13:55bon là, en l'occurrence,
00:13:56les travaux ont abouti, a priori,
00:13:58à des erreurs importantes.
00:13:59Donc j'ai retenu...
00:14:00C'est combien ?
00:14:0110 porte-avions, c'est ça ?
00:14:01– 10 porte-avions, c'est ça.
00:14:03– Mais ce qui est gravissime,
00:14:06c'est qu'on n'apprend pas de nos erreurs.
00:14:07C'est-à-dire qu'on a entendu ça
00:14:10sous Sarkozy,
00:14:12on a entendu ça sous Hollande,
00:14:13on entend ça sous Macron.
00:14:14– Mais avant, sous Mitterrand !
00:14:15– J'étais pas né.
00:14:16Et...
00:14:17Si, un peu.
00:14:18– Grand mensonge.
00:14:19– Oui, j'essaye.
00:14:20Je soigne ma fanbase.
00:14:23Mais ce qui est juste dingue,
00:14:24on n'apprend pas de nos conneries,
00:14:26on n'apprend pas de nos bêtises,
00:14:27on n'apprend pas de nos erreurs.
00:14:28– Ce qui est fou, c'est que
00:14:29c'est très encadré pour un chef d'entreprise,
00:14:31c'est très encadré pour chacun,
00:14:34et ça devrait être très encadré, peut-être que...
00:14:36– Mais parce que les finances publiques,
00:14:37dans la tête, dans l'inconscient collectif,
00:14:39les gens ont toujours estimé
00:14:40que c'était un tiroir-caisse sans fond.
00:14:42– C'est ça.
00:14:42– C'est ça le problème.
00:14:43– Mais c'est ça.
00:14:43– C'est ça le sujet.
00:14:44– Mais c'est ça.
00:14:45Mais surtout,
00:14:46que pendant des années, ça marchait.
00:14:48Parce que quand on avait le franc,
00:14:50qu'on n'avait pas l'euro,
00:14:50qu'on n'avait pas de compte à rendre
00:14:51à Bruxelles et à la BCE à Francfort,
00:14:54qu'est-ce qu'on faisait ?
00:14:54On faisait de l'inflation,
00:14:56oui,
00:14:57on imprimait des billets
00:14:58et on dévaluait.
00:14:59En dévaluant,
00:15:00on gagnait de la compétitivité
00:15:01pour les exportations,
00:15:02on renchérissait les importations
00:15:04et on s'en tirait toujours pas trop mal.
00:15:06– Mais ce n'est pas une mauvaise stratégie.
00:15:07– Mais l'Italie,
00:15:09comment elle a fonctionné ?
00:15:11L'Italie,
00:15:11elle a dévalué la lire
00:15:12en veux-tu en voilà.
00:15:13Quand on est passé à l'euro,
00:15:14c'était 6 francs 55.
00:15:16La lire,
00:15:17c'était de mémoire 1983.
00:15:20– Posez-vous la question
00:15:22pour laquelle,
00:15:23et c'est l'une des vraies
00:15:24seules raisons
00:15:25pour laquelle la Hongrie
00:15:26ne veut pas l'euro.
00:15:27– Parce que sinon,
00:15:28elle risque de perdre sa compétitivité.
00:15:30Mais la question qui se pose,
00:15:31c'est comment se fait-il ?
00:15:33Comment se fait-il ?
00:15:34Parce qu'il y a aussi
00:15:34un vice qui arrive,
00:15:35et ce n'est pas vous
00:15:36qui êtes énard
00:15:36qui allez me dire le contraire,
00:15:37je pense,
00:15:38c'est quand on fait les budgets,
00:15:40les années d'élections,
00:15:41en général,
00:15:42pour faire des cadeaux,
00:15:43on surcharge le taux de croissance
00:15:45en faisant une croissance
00:15:46abracadabrantesque prévisible,
00:15:49et après,
00:15:49on se plante,
00:15:50on fait du déficit massif.
00:15:51Vous êtes d'accord ?
00:15:52Oui ou non ?
00:15:52– Oui, mais vous avez le sentiment aussi
00:15:53que comme on est perpétuellement
00:15:55en élection,
00:15:55on vous ment chaque année.
00:15:57C'est-à-dire,
00:15:57non mais c'est aussi un peu ça le sujet.
00:15:58– C'est vrai aussi.
00:15:59– Si c'était uniquement
00:16:00au moment où vous passez
00:16:01au tourniquet de l'élection présidentielle,
00:16:03on pourrait se dire que,
00:16:04mais la réalité,
00:16:05c'est que chaque année,
00:16:06en chaque fin d'année
00:16:07ou en chaque début d'année,
00:16:09on essaye,
00:16:10et on ne peut pas en vouloir
00:16:11à celles et ceux
00:16:12qui nous gouvernent,
00:16:13d'être enthousiastes,
00:16:14d'être optimistes, etc.,
00:16:15parce que leur parole
00:16:16est importante,
00:16:17l'engagement qui est le leur
00:16:18est important,
00:16:19mais la réalité,
00:16:21c'est qu'on se plante,
00:16:22on se plante chaque année.
00:16:22– C'est l'art du mensonge
00:16:24pour la bonne cause.
00:16:25– Non, oui,
00:16:26pour la bonne cause,
00:16:27c'est ça.
00:16:28– Je crois que là,
00:16:29dans ce domaine,
00:16:30c'était Mendès France
00:16:31qui avait raison,
00:16:31c'était le langage de vérité.
00:16:33Le problème,
00:16:33c'est que le langage de vérité
00:16:34vous condamne électoralement
00:16:368 fois sur 10.
00:16:37– Mais regardez aussi
00:16:38la logique trumpienne
00:16:40ou trumpiste,
00:16:41on se doute bien
00:16:42qu'il y a quand même
00:16:42un certain nombre de choses
00:16:43qu'il adresse
00:16:44de manière extravagante
00:16:46et positive,
00:16:47tout en sachant
00:16:47que s'il en obtient
00:16:48la moitié
00:16:49ou le quart de la moitié,
00:16:51c'est moins que zéro.
00:16:51– C'est moins que zéro.
00:16:52– Non mais même
00:16:53dans les projections.
00:16:54Donc ça,
00:16:55ça ne me choque pas.
00:16:56La réalité,
00:16:56c'est après l'exécution
00:16:57et la réorientation
00:16:59telle que vous l'expliquiez
00:17:00tout à l'heure.
00:17:01– Merci beaucoup,
00:17:02mes amis.
00:17:02Tout de suite,
00:17:03on n'y croit pas.
00:17:04– Les vraies voix sud radio.
00:17:06– Encore quelque chose
00:17:06auquel on ne peut pas croire forcément.
00:17:08Payez votre loyer
00:17:09ne vous garantira
00:17:10certainement pas
00:17:11de ne pas être expulsé
00:17:12de votre logement.
00:17:13– Et oui, Cécile,
00:17:14figurez-vous
00:17:14que c'est exactement
00:17:15ce qu'a découvert
00:17:16à ses dépens
00:17:17une locataire parisienne.
00:17:19On n'y croit pas.
00:17:20La femme concernée
00:17:21est partie vivre à Nantes
00:17:22pour profiter du grand air
00:17:24pendant le Covid-19
00:17:25tout en gardant
00:17:26son appartement à Paris
00:17:27histoire d'avoir
00:17:28un petit...
00:17:29– Jusqu'ici, tout va bien.
00:17:30– Jusqu'ici, tout va bien.
00:17:30– Histoire d'avoir
00:17:31un petit pied-à-terre
00:17:32au cas où on ne sait jamais.
00:17:34Problème,
00:17:34elle n'a pas respecté
00:17:36ses obligations légales
00:17:37notamment,
00:17:38laissé visiter le logement
00:17:39pour une vente par exemple.
00:17:41Le propriétaire est intervenu,
00:17:42persuadé qu'elle était décédée,
00:17:44c'est là où ça devient
00:17:45un peu marrant,
00:17:46persuadé qu'elle était décédée,
00:17:47il n'arrivait donc pas
00:17:48à la joindre.
00:17:49Il a fait appel à la justice,
00:17:50la justice elle a tranché,
00:17:52elle a résilié le bal,
00:17:53le bail pardon,
00:17:54malgré les loyers
00:17:55qui sont payés automatiquement.
00:17:57Et quand la jeune femme
00:17:58était réapparue
00:17:58un an plus tard,
00:17:59et bien surprise,
00:18:00l'appartement avait déjà
00:18:02retrouvé de nouveaux habitants
00:18:03avec de nouvelles serrures.
00:18:04C'est assez fou.
00:18:05Et puis on est avec
00:18:06Jonathan Belaich
00:18:07qui est avocat fondateur
00:18:08de Gullwin Avocat.
00:18:09Bonsoir maître.
00:18:10– Bonsoir maître.
00:18:10– Bonsoir maître.
00:18:11– Bonsoir.
00:18:11Alors moi je vous pose
00:18:12cette première question,
00:18:13est-ce que c'est une situation
00:18:14classique ?
00:18:14Je ne pense pas
00:18:15que ce soit toujours comme ça
00:18:16quand on veut laisser
00:18:18son appartement de côté,
00:18:19ce n'est pas une situation
00:18:19qui est normale,
00:18:20on est d'accord ?
00:18:21– Écoutez,
00:18:23je n'ai pas la décision,
00:18:25je ne l'ai pas lue,
00:18:26il est possible,
00:18:26il est probable
00:18:27que la locataire
00:18:28n'ait pas été défendue
00:18:30dans la mesure
00:18:32où nécessairement,
00:18:34je suppose,
00:18:35que le bailleur
00:18:36a dû faire signifier
00:18:37l'assignation en justice
00:18:39à une adresse
00:18:41à laquelle elle n'était pas.
00:18:42Donc il est sûr
00:18:43que quand on se fait attaquer
00:18:45et qu'on n'est pas présent
00:18:46à son procès,
00:18:48on peut parfois avoir
00:18:48des décisions
00:18:49assez étonnantes.
00:18:52Après,
00:18:53si vous me demandez
00:18:54de savoir
00:18:54si ça constitue
00:18:56un manquement suffisamment grave
00:18:58de ne pas laisser
00:19:00l'accès à son propriétaire,
00:19:03bien entendu que ça peut
00:19:04constituer un manquement grave,
00:19:05notamment quand on a affaire
00:19:07à des questions d'entretien
00:19:09et de lourds travaux.
00:19:11et en l'occurrence,
00:19:13c'est que ça reste quand même
00:19:14une décision
00:19:15qui est de l'appréciation
00:19:16souveraine des juges.
00:19:17Maître,
00:19:18ça veut dire que
00:19:19quand on paye son loyer
00:19:20automatiquement,
00:19:22ça vous protège
00:19:23quand même un petit peu,
00:19:24non ?
00:19:25Attendez,
00:19:26il faut bien comprendre
00:19:27que l'obligation essentielle
00:19:29dans un bail,
00:19:30bien entendu,
00:19:30c'est de payer son loyer.
00:19:32C'est pas parce que
00:19:32vous payez votre loyer
00:19:33que vous ne pouvez pas
00:19:34assurer votre logement.
00:19:35Si jamais vous ne l'assurez pas
00:19:36avec un incendie,
00:19:37c'est tout aussi grave
00:19:38que de ne pas payer son loyer.
00:19:39Si jamais il y a des travaux
00:19:40qui portent atteinte,
00:19:42qui peuvent porter atteinte
00:19:44à l'immeuble
00:19:45et qu'on ne peut pas les faire
00:19:47parce que vous ne laissez pas
00:19:48l'accès à votre logement,
00:19:49bien entendu,
00:19:50c'est extrêmement grave.
00:19:52Et il y a le cas
00:19:53sur lequel j'interviens
00:19:55très souvent,
00:19:56c'est celle des sous-locations
00:19:57sans l'accord du bailleur.
00:19:58Donc bien entendu que oui,
00:20:00si vous payez votre loyer,
00:20:02c'est essentiel,
00:20:04mais si vous ne respectez pas
00:20:05tout le reste,
00:20:06il est normal
00:20:07que le bailleur puisse agir.
00:20:08Comme fait Philippe David.
00:20:11Quels sont les recours,
00:20:12maître,
00:20:13justement pour un propriétaire
00:20:14si un locataire
00:20:15ne permet pas l'accès
00:20:16pour des visites ?
00:20:1730 secondes.
00:20:19De manière efficace,
00:20:20déjà il le met en demeure,
00:20:21étape 1.
00:20:22Ensuite,
00:20:23il peut tenter
00:20:23de faire une sommation
00:20:24par huissier,
00:20:25ça c'est l'étape 2.
00:20:26Et si jamais ça ne marche pas,
00:20:28il l'attaque en justice
00:20:29pour soit résilier le bail
00:20:31ou à minima,
00:20:33demander une exécution forcée,
00:20:34demander au juge
00:20:35d'obliger le locataire
00:20:37à laisser les accès.
00:20:38Merci beaucoup,
00:20:39Jonathan Belaïch,
00:20:41avocat fondateur de Goldwyn Avocat.
00:20:43Merci beaucoup
00:20:44d'avoir accepté notre invitation.
00:20:45Dans un instant,
00:20:46le tour de table
00:20:46de l'actu des vrais voix
00:20:48avec Philippe David.
00:20:49Je veux qu'on continue
00:20:50à afficher nos sexes
00:20:51sur nos cartes d'identité.
00:20:52D'accord,
00:20:52pas de photo bien sûr.
00:20:53Oh non, pas trop.
00:20:54Et Gérald Darmanin
00:20:57à l'ENM,
00:20:57ma chère Cécile.
00:20:58Et Sébastien Mena ?
00:20:59Moi je vais parler
00:21:00de la future conférence
00:21:01Les pieds dans le plat
00:21:02du ministre du Travail
00:21:03Jean-Pierre Farandou.
00:21:05Eh bien on en parle
00:21:05dans un instant,
00:21:06soyez les bienvenus
00:21:060826 300 300,
00:21:08cette émission est pour vous
00:21:09et par vous.
00:21:09Donc vous êtes les bienvenus
00:21:11à l'antenne jusqu'à 20h.
00:21:12Sud Radio.
00:21:13Sud Radio.
00:21:14Parlons vrai.
00:21:15Parlons vrai.
00:21:15Sud Radio.
00:21:16Parlons vrai,
00:21:17voix Sud Radio.
00:21:1818h-20h,
00:21:19Cécile Dominibus,
00:21:20Philippe David.
00:21:22Et nous sommes entourés
00:21:23de Tonton Philippe Bilger.
00:21:24Ça va Tonton ?
00:21:25Ah ben je vais,
00:21:26Tonton va très bien.
00:21:27C'est flatteur Tonton.
00:21:29C'est pas le Tonton flingueur,
00:21:31c'est le Tonton flatteur.
00:21:32Voilà.
00:21:33Et c'est le Tonton mitterrandien.
00:21:35C'est la fin je pense.
00:21:37Le Tonton c'est affectueux je trouve.
00:21:40C'est très.
00:21:42Bientôt vous allez mettre
00:21:43sur vos genoux je trouve.
00:21:45Vous n'emballez pas.
00:21:46Il aura attendu.
00:21:47Je le commence à...
00:21:49On va finir par...
00:21:51Vous le dites,
00:21:51on va finir par mettre
00:21:53un carré blanc à cette émission.
00:21:54Ce n'est plus possible.
00:21:55Philippe David,
00:21:57bien entendu,
00:21:59bien sûr,
00:21:59Sébastien Ménard,
00:22:00sont avec nous.
00:22:01On vous souhaite la bienvenue
00:22:02tout de suite
00:22:02au tour de table
00:22:03de l'actu des vrais voix.
00:22:04de la France Insoumise.
00:22:05Mais vous le trouvez
00:22:05bientôt,
00:22:05c'est le Tonton!
00:22:06C'est le Tonton!
00:22:06C'est le Tonton!
00:22:06C'est le Tonton!
00:22:07C'est le Tonton!
00:22:07On résoudra les problèmes
00:22:10par la violence!
00:22:11Mais vous êtes un regard
00:22:12qui prévient à quelqu'un
00:22:14qui ne fait pas des concours
00:22:15des dénirants.
00:22:17C'est le Tonton!
00:22:17Le Tonton!
00:22:18Le Tonton!
00:22:19De l'actualité!
00:22:20Philippe David,
00:22:21quand la France Insoumise
00:22:22veut des cartes d'identité
00:22:23mais sans sexe.
00:22:25Oui, alors le groupe
00:22:26de la France Insoumise
00:22:27a déposé une proposition
00:22:29de loi pour supprimer
00:22:30la mention du sexe
00:22:31sur les cartes d'identité.
00:22:33Il y a marqué
00:22:33sur vos deux cartes d'identité
00:22:35hommes ou femmes.
00:22:36Alors, avec un argument,
00:22:38l'argumentaire est long,
00:22:39je vais juste vous en prendre
00:22:40cinq lignes.
00:22:41L'inscription du sexe
00:22:43sur la carte nationale
00:22:43d'identité
00:22:44est une forme de discrimination
00:22:46car elle peut contraindre
00:22:47celles et ceux
00:22:48qui ne se reconnaissent pas
00:22:49dans les catégories
00:22:50hommes ou femmes
00:22:51comme les personnes trans,
00:22:52genre non-binaires,
00:22:53intersexes
00:22:54ou celles qui choisissent
00:22:55d'avoir un genre différent
00:22:56de leur sexe biologique
00:22:57à révéler une information
00:22:59qui ne correspond pas
00:23:00à leur identité.
00:23:01Alors, désolé,
00:23:02ne leur en déplaise,
00:23:03moi je pense comme Donald Trump
00:23:04qu'il n'y a que deux sexes,
00:23:06les hommes et les femmes.
00:23:07Alors après,
00:23:07on fait ce qu'on veut.
00:23:08On peut s'habiller en femme
00:23:09en soirée
00:23:10quand on est un homme.
00:23:11On peut s'habiller en homme
00:23:13quand on est une femme.
00:23:14Moi, j'ai aucun problème là-dessus
00:23:15dès lors que les choses
00:23:16se passent entre adultes consentants.
00:23:19Mais oui,
00:23:19parce que quand une personne
00:23:20va être en photo
00:23:21sur une carte d'identité,
00:23:22une personne avec des cheveux
00:23:23très courts,
00:23:25qui n'a pas la physique
00:23:26éminemment masculin
00:23:27ou féminin,
00:23:27comment est-ce qu'on va faire
00:23:28pour vérifier que c'est bien
00:23:29la bonne personne ?
00:23:30Mais ça va être difficile
00:23:31pour les pays
00:23:32comme les Etats-Unis par exemple.
00:23:33Absolument.
00:23:34Aux Etats-Unis,
00:23:35il faut le passeport pour rentrer.
00:23:36Donc là,
00:23:37ce n'est pas sur le passeport.
00:23:38C'est que sur la carte d'identité.
00:23:40Mais quand je pense
00:23:40que nous sommes un pays
00:23:41qui est au bord de faire faillite,
00:23:43où il y a une insécurité galopante,
00:23:45où vraiment ça ne va pas bien,
00:23:47poser une proposition de loi
00:23:49comme ça,
00:23:50je me dis que certains
00:23:51ont quand même
00:23:51de drôles de priorité.
00:23:53En fait,
00:23:53si vous demandez,
00:23:53pardon,
00:23:54sur la carte d'identité,
00:23:55il faut demander aussi
00:23:56sur le passeport.
00:23:57Oui,
00:23:57alors le passeport,
00:23:58ce sera excusé
00:23:58par les autres pays.
00:24:00Je rejoins Philippe,
00:24:01mais j'ai l'impression
00:24:02que tous les deux,
00:24:03au moins,
00:24:03nous sommes devenus
00:24:04trop simplistes
00:24:05dans un monde
00:24:06qui devient épouvantablement complexe
00:24:09dans ce domaine.
00:24:10Nous n'avons que
00:24:11une alternative
00:24:13très simple
00:24:14entre le masculin
00:24:15et le féminin,
00:24:16alors qu'il y a
00:24:17tant de variations possibles.
00:24:19Ne racontez pas
00:24:20votre vie privée.
00:24:22Non,
00:24:23on est simplistes.
00:24:24Sébastien Ménard.
00:24:24Moi,
00:24:25je suis aligné
00:24:25avec vous,
00:24:26alors un peu moins
00:24:27caustique,
00:24:28un peu moins violent
00:24:29intellectuellement.
00:24:31On est une femme,
00:24:32on est un homme,
00:24:33mais on peut aussi
00:24:35avoir le droit
00:24:35dans un monde
00:24:36tel que nous le vivons
00:24:38de choisir.
00:24:39Et que quand ce choix,
00:24:40il repose non pas
00:24:42sur un effet de mode,
00:24:43sur une lubie,
00:24:45j'ai envie de dire,
00:24:47générationnelle,
00:24:48mais vous pouvez tomber
00:24:50sur des jeunes femmes
00:24:51qui ne sont pas
00:24:52nées petites filles,
00:24:52qui sont nées
00:24:53avec un sexe
00:24:54de petites filles,
00:24:55mais qui sont
00:24:56un garçon.
00:24:58Ça existe aussi
00:24:59et la réciproque
00:25:00est aussi vraie.
00:25:01Elles deviennent garçons
00:25:01et puis c'est un garçon.
00:25:02Il n'y a pas de problème.
00:25:03J'allais y venir,
00:25:05mes chères Cécile.
00:25:05Il faut juste
00:25:07que ça aille plus vite.
00:25:08Entre le M et le F,
00:25:10si on doit pouvoir changer
00:25:11et si on a le droit
00:25:12de changer,
00:25:13parce que moi,
00:25:13je ne suis pas
00:25:13pour le faire disparaître,
00:25:14il faut juste
00:25:15que ça aille beaucoup
00:25:16plus vite.
00:25:17Voilà.
00:25:17Et puisque vous avez
00:25:18à côté de vous
00:25:20Philippe Bilger,
00:25:21cette visite
00:25:22de Gérald Darmanin
00:25:23à l'ENM à Bordeaux.
00:25:24Oui, alors je vais
00:25:25essayer d'être bref
00:25:27alors que le sujet
00:25:28pourrait vous intéresser.
00:25:30J'espère.
00:25:31On l'a tellement
00:25:32bien entendu.
00:25:33Non, mais je veux dire,
00:25:34il pourrait susciter
00:25:35un débat
00:25:36beaucoup plus long.
00:25:37D'accord.
00:25:37Vous avez 30 secondes.
00:25:38Gérald Darmanin
00:25:39est allé à l'École nationale
00:25:41de la magistrature
00:25:42et il a dit
00:25:43qu'il faut que la magistrature
00:25:45ressemble à la société.
00:25:47C'est-à-dire qu'on élargisse
00:25:51les possibilités de choix
00:25:52et qu'en réalité,
00:25:54elle se diversifie.
00:25:56Ça, je suis d'accord.
00:25:57Mais il ajoute aussi,
00:25:59et là, je suis totalement
00:26:00en désaccord,
00:26:01il faut que les magistrats
00:26:03ressemblent à ceux
00:26:04qu'ils vont juger.
00:26:05Et alors là,
00:26:06ça me paraît
00:26:07complètement faux
00:26:08parce que le problème
00:26:09de la magistrature
00:26:10d'aujourd'hui,
00:26:11c'est qu'elle n'a plus
00:26:12la distance,
00:26:14c'est qu'elle n'a plus,
00:26:15je dirais,
00:26:16la qualité,
00:26:17le respect,
00:26:18la réserve
00:26:20qu'elle doit justement
00:26:22avoir
00:26:22à l'égard des gens
00:26:24qu'elle juge.
00:26:25Dire que les magistrats
00:26:27doivent ressembler
00:26:28à ceux qu'elle juge,
00:26:29ça deviendrait dramatique.
00:26:31Et imaginons le pire,
00:26:34pour rester dans
00:26:35le registre caustique,
00:26:36on ne va pas ressembler
00:26:37à ceux qu'on condamne.
00:26:38On ne va pas ressembler
00:26:39à un braqueur
00:26:40ou à un violeur
00:26:40quand on est jugé.
00:26:41Donc Gérald Darmanin
00:26:42aurait dû peut-être
00:26:43complexifier sa pensée.
00:26:45Ou préciser sa pensée.
00:26:46Oui, préciser ça.
00:26:47On est bien d'accord
00:26:47que ça pose question.
00:26:49On ne va pas demander
00:26:49à un braqueur
00:26:50ou à un meurtrier
00:26:51de la laisse.
00:26:52Attendez,
00:26:52vous ne pensez pas
00:26:54ce que vous êtes
00:26:54en train de raconter.
00:26:55Non, mais évidemment,
00:26:56mais par contre,
00:26:56il aurait été fait
00:26:57de complexifier.
00:26:58Si, si,
00:26:58on croit à ce qu'il dit.
00:27:00Ce que dit probablement,
00:27:02je ne suis pas dans la tête
00:27:03de Gérald Darmanin,
00:27:04mais ce qu'il dit,
00:27:04c'est qu'il faut
00:27:05effectivement une magistrature
00:27:06qui soit intellectuellement,
00:27:10sociologiquement,
00:27:11et politiquement
00:27:13plus ouverte.
00:27:13Voilà ce qu'il dit.
00:27:14C'est pour ça
00:27:16que je suis d'accord
00:27:16avec Darmanin
00:27:17sur ce point.
00:27:18Notamment comme
00:27:19à Polytechnique,
00:27:20etc.,
00:27:21vous avez 2, 3, 4 %
00:27:22de fils d'ouvriers
00:27:23ou de filles d'ouvriers
00:27:24et d'employés.
00:27:25Là, le but,
00:27:26ce serait qu'il y ait
00:27:27beaucoup plus
00:27:27d'ascenseurs sociaux.
00:27:29Et je suis entièrement
00:27:30d'accord.
00:27:30Et ça, il a raison,
00:27:31mais l'autre,
00:27:32il a tort.
00:27:34Mais oui,
00:27:35mais comment les...
00:27:35Enfin,
00:27:36c'est pas super clair.
00:27:38Pour l'autre point,
00:27:39ça dépend des magistrats aussi.
00:27:41C'est eux qui veulent
00:27:42à tout prix ressembler
00:27:44à tout prix
00:27:45à ce que le commun
00:27:46des citoyens
00:27:47parfois a de pire.
00:27:48Mais là,
00:27:49je pourrais continuer,
00:27:50je serais trop long.
00:27:51Juste un petit mot,
00:27:52Philippe.
00:27:52Est-ce qu'il y a une réforme
00:27:53quand même à faire
00:27:54sur cette justice ?
00:27:55Non, mais vous êtes d'accord
00:27:57avec ça, vous ?
00:27:58Ah, mais totalement.
00:27:58Moi, je suis totalement d'accord
00:28:00avec tout ce que prévoit
00:28:02Gérald Darmanin.
00:28:03Pour l'instant,
00:28:03on a enfin un grand garde des Sceaux.
00:28:06On l'a attendu
00:28:06durant des années.
00:28:08C'est vrai qu'il est dans ce domaine,
00:28:09il est bon.
00:28:09Oui, il est bon.
00:28:10Sébastien Ménard,
00:28:11la future conférence,
00:28:13le pied dans le plat
00:28:13du ministre du Travail,
00:28:16Jean-Pierre Farandou.
00:28:16En fait, il a posé une question,
00:28:17Jean-Pierre Farandou,
00:28:18donc le nouveau ministre du Travail.
00:28:20Je rappelle qu'il était
00:28:20le patron de la SNCF
00:28:22il y a quelques jours encore.
00:28:24et il se dit finalement
00:28:25le débat sur la retraite,
00:28:26posons-nous la question
00:28:27pourquoi finalement
00:28:28la plupart des Français
00:28:29ne veulent pas travailler plus
00:28:31et veulent finalement
00:28:32profiter d'une retraite
00:28:33le plus tôt possible.
00:28:35Alors, il pose une question
00:28:35et c'est vrai que ça paraît
00:28:37un peu bête,
00:28:38mais il a raison de poser
00:28:39cette question
00:28:40parce que c'est la bonne question.
00:28:41Il dit pourquoi autant de Français,
00:28:42quel que soit leur métier
00:28:43ou presque,
00:28:44à 60-62 ans,
00:28:46ont-ils autant envie
00:28:47de quitter leur travail ?
00:28:48Alors moi, je pense que
00:28:50les réponses,
00:28:50on peut déjà lui donner
00:28:51parce que les gens
00:28:52ne sont pas nécessairement
00:28:52en France très bien payés.
00:28:53Premier élément.
00:28:54Vrai problème.
00:28:56Que les gens
00:28:57ne sont pas suffisamment
00:28:58nombreux à travailler,
00:28:59on l'est déjà dit
00:28:59sur cette antenne,
00:29:0168 millions de personnes
00:29:02en France,
00:29:0228 millions de personnes
00:29:04qui tirent la carriole
00:29:05et qui travaillent
00:29:05pour tous les autres
00:29:06et puis le travail est dur.
00:29:09Il ne faut quand même pas
00:29:10se...
00:29:10Enfin, je ne parle pas
00:29:11pour moi,
00:29:11je ne parle pas
00:29:12pour Philippe David
00:29:12ou...
00:29:13Oui, bien sûr,
00:29:15avec nous, sûrement.
00:29:16Vous avez oublié
00:29:17un paramètre Sébastien,
00:29:18ils n'ont pas un métier,
00:29:20ils ne font pas un métier
00:29:21qui leur plaît.
00:29:21Oui, mais vous me coupez
00:29:23la parole,
00:29:24c'est incroyable.
00:29:24Ah pardon ?
00:29:26Mais vous et moi,
00:29:27on est connectés,
00:29:28c'est ça.
00:29:28Non mais c'est pas bien payé.
00:29:29Vous allez trop vite,
00:29:30Cécile.
00:29:30Ce n'est pas bien payé,
00:29:32on n'est pas suffisamment
00:29:33nombreux à travailler
00:29:34et puis le métier plaisir,
00:29:36on est combien à exercer
00:29:37des métiers qu'on a choisis ?
00:29:38J'allais y venir, Cécile.
00:29:39Ça, c'est vrai.
00:29:39C'est un vrai sujet.
00:29:40C'est un vrai sujet.
00:29:41C'est un vrai, vrai sujet.
00:29:42Donc, je suis très, très, très,
00:29:43très, très heureux,
00:29:44je ne connais pas M. Farandou,
00:29:46mais je suis très heureux
00:29:47qu'on pose enfin cette question
00:29:48parce qu'encore une fois,
00:29:49pendant tout...
00:29:50Moi, j'entends tous mes copains
00:29:51de centre-droite, de droite, etc.,
00:29:53dire oui, il faut travailler plus,
00:29:54travailler plus, travailler plus.
00:29:55Non, non, non,
00:29:56il ne faut pas travailler plus.
00:29:57Moi, je pense qu'on a mieux à faire
00:29:59à 65 ou 67 ans
00:30:00que de continuer à travailler,
00:30:01clairement.
00:30:02Mais il y a une façon
00:30:02de raconter les métiers aussi,
00:30:04Sébastien.
00:30:05C'est-à-dire que moi, j'entends
00:30:06et je vois des chefs d'entreprise
00:30:08parfois avec certaines personnes,
00:30:11on ne les valorise pas
00:30:12dans leur savoir-faire.
00:30:14Et moi, je dis toujours,
00:30:15mais même la personne
00:30:16qui est dans une usine
00:30:17et qui met la même pièce
00:30:19au même endroit,
00:30:19tous les jours au même endroit,
00:30:21il faut expliquer à ces gens
00:30:22que sans eux,
00:30:23la machine s'arrête, en fait.
00:30:24C'est la valorisation aussi
00:30:26du travail et des gens.
00:30:28Mais quand bien même
00:30:29vous les valorisez,
00:30:29quand bien même vous racontez
00:30:30la belle et grande histoire
00:30:31et la véritable histoire,
00:30:33il faut juste comprendre
00:30:34qu'au bout de 30 ans
00:30:35ou 35 ans ou 40 ans
00:30:36à embouteiller des pièces
00:30:38en industrie,
00:30:39vous en avez...
00:30:40Enfin, je vais être poli, quoi.
00:30:41Voilà, ras-le-bol.
00:30:42Eh bien, il y a l'information.
00:30:43Il faut...
00:30:44Oui, mais vous n'allez pas
00:30:45d'un ouvrier qui sort,
00:30:47qui a fait 30 ans de manufacture
00:30:48sur une ligne de production,
00:30:50vous n'allez pas en faire
00:30:51un comptable,
00:30:51un expert comptable
00:30:52ou un communicant
00:30:53à l'heure de tchat de GPT.
00:30:54Enfin, voilà,
00:30:55c'est plus possible, ça.
00:30:55On peut lui ouvrir des voies.
00:30:58Mais plutôt, mais plutôt...
00:30:59Le rapport au travail
00:31:00n'est plus évident.
00:31:01Comme l'a dit Cécile
00:31:02à très juste titre,
00:31:03il y a des entreprises,
00:31:04notamment pour le travail...
00:31:04Franchement, mais bravo.
00:31:06Il y a des entreprises
00:31:07pour le travail à la chaîne,
00:31:10par exemple,
00:31:11où on vous dit,
00:31:12bon, lundi,
00:31:13tu vas être sur telle pièce,
00:31:14mardi, tu vas être
00:31:15sur telle pièce,
00:31:16mercredi,
00:31:16pour pas que ce soit
00:31:17tous les jours la même chose.
00:31:18Et je crois que c'est
00:31:19une très bonne chose.
00:31:20Mais il faut se dire
00:31:21juste les choses.
00:31:22Il faut que plus de gens
00:31:23travaillent.
00:31:24Et il faut accepter
00:31:25qu'on ne soit pas tous égaux
00:31:28face à la durée
00:31:29du temps de travail.
00:31:29Mais on n'est pas égaux.
00:31:30Clairement.
00:31:32Et posons-nous la question
00:31:33des gens heureux.
00:31:34Voilà, le bien-être au travail,
00:31:35le bonheur au travail,
00:31:36je pense que c'est
00:31:37la vraie réponse,
00:31:38la vraie réponse
00:31:39que tout le monde se pose
00:31:40pour faire passer
00:31:41cette fameuse réforme des retraites.
00:31:43Si on les valorisait
00:31:44aussi un peu plus,
00:31:45peut-être qu'ils prendraient
00:31:46aussi confiance en eux
00:31:47de se dire
00:31:48on peut faire autre chose,
00:31:49je peux prendre des risques
00:31:50et des choses comme ça.
00:31:50En fait, il faut tout repenser.
00:31:52Et peut-être remettre
00:31:53un peu l'humain
00:31:54au cœur des métiers.
00:31:56C'est ça.
00:31:56Et tout remettre à plat.
00:31:57Bravo, Cécile.
00:31:58Vous êtes étincelante.
00:31:59Donc les pieds dans le plat
00:32:00remettre à plat.
00:32:01À côté de la radio,
00:32:03c'est mon travail
00:32:03tous les jours
00:32:04de valoriser les gens.
00:32:05Il faut les valoriser les gens.
00:32:07Il faut leur apprendre des choses,
00:32:08leur ouvrir des portes.
00:32:08Et pour n'importe quel travail.
00:32:10Mais oui, n'importe quel.
00:32:11Moi, j'ai fait des trucs
00:32:13compliqués dans ma vie.
00:32:14Je n'ai pas fait que de la télé.
00:32:16Dire qu'il n'y a pas de son métier,
00:32:16c'est une évidence.
00:32:17Donc si vous traitez bien les gens,
00:32:19si vous leur donnez
00:32:20la possibilité d'avancer,
00:32:22de trouver des perspectives,
00:32:23de les reformer,
00:32:24de les valoriser,
00:32:25c'est plus du tout
00:32:26le même travail.
00:32:26Vous en êtes le parfait exemple.
00:32:27Vous, Philippe David,
00:32:28vous êtes devenu
00:32:29un éminent journaliste
00:32:31alors qu'avant,
00:32:32vous aviez fait faillite.
00:32:33Oui.
00:32:34Je n'ai jamais fait faillite.
00:32:36Non, c'est comme
00:32:36il n'avait pas la lumière
00:32:37à tous les étages.
00:32:38Il a décidé de faire journaliste.
00:32:40N'importe quoi.
00:32:41Allez, les amis,
00:32:43dans un instant,
00:32:43on l'a fait en plus.
00:32:44On reviendra sur cette commission
00:32:46d'enquête
00:32:47sur les frères musulmans.
00:32:49Et quoi qu'il en soit,
00:32:50ce numéro de téléphone,
00:32:500826 300 300.
00:32:53A tout de suite.
00:32:54Sud Radio,
00:32:55votre avis fait la différence.
00:32:57C'est vrai que moi,
00:32:57ça fait des années maintenant
00:32:58que j'écoute Sud Radio
00:32:59et à chaque fois,
00:32:59c'est un plaisir
00:33:00de retrouver vos émissions
00:33:01du matin,
00:33:01de l'après-midi,
00:33:02du soir.
00:33:02C'est top.
00:33:02Sud Radio,
00:33:04parlons vrai.
00:33:05Les vrais voix Sud Radio,
00:33:0618h-20h,
00:33:07Cécile Dominibus,
00:33:09Philippe David.
00:33:10Allô Sud Radio,
00:33:110826 300 300.
00:33:13Oui, vous pouvez me passer
00:33:14Philippe David,
00:33:15s'il vous plaît.
00:33:16C'est lui-même.
00:33:16Bonsoir.
00:33:17Bonsoir,
00:33:17c'est Cécile Dominibus.
00:33:19J'aimerais bien parler à la radio.
00:33:20Que dois-je faire ?
00:33:21Eh bien, continuez.
00:33:22Voilà, c'est bien.
00:33:23Le 0826 300 300.
00:33:25Absolument.
00:33:25Si j'ai envie de débattre avec vous.
00:33:265 centimes l'appel
00:33:27et c'est la voix magnifique
00:33:29avec son sourire d'eau
00:33:30qui vous décrochera.
00:33:31Vous voyez, c'est facile.
00:33:32On est ensemble jusqu'à
00:33:3420h et tout de suite,
00:33:37l'info en plus.
00:33:38Et la France,
00:33:43l'Autriche et les Pays-Bas
00:33:44demandent à la Commission européenne
00:33:45de stopper les subventions
00:33:47accordées à des associations
00:33:48liées aux frères musulmans.
00:33:50On va en parler avec
00:33:51Emmanuel Razavi qui était avec nous.
00:33:53Bonsoir, Emmanuel Razavi.
00:33:54Merci d'être avec nous.
00:33:56Bonsoir, chère Cécile.
00:33:57Merci de me recevoir
00:33:59sur votre antenne.
00:33:59Vous êtes toujours
00:34:01le bienvenu chez nous.
00:34:01Vous êtes grand reporter
00:34:02et écrivain franco-iranien.
00:34:06Philippe Bidger,
00:34:06on va revenir sur cette
00:34:08commission d'enquête.
00:34:08Vous avez fait le buzz
00:34:10depuis hier avec votre témoignage
00:34:11devant la commission
00:34:12d'enquête parlementaire
00:34:13de l'Assemblée nationale
00:34:14sur les liens
00:34:15entre les groupes politiques
00:34:16et les frères musulmans.
00:34:18Est-ce que vous pouvez
00:34:19nous résumer
00:34:19ce que vous avez dit
00:34:20puisque vous avez parlé
00:34:21depuis une heure et quart
00:34:22donc c'était quand même très long.
00:34:24Quelle est la quintessence
00:34:25de ce que vous avez dit
00:34:26notamment sur l'infiltration
00:34:27des frères musulmans
00:34:28dans la classe politique en France ?
00:34:30Alors en fait,
00:34:30il y avait deux choses.
00:34:31Moi, je suis beaucoup intervenu
00:34:32évidemment d'en parler
00:34:32des frères musulmans
00:34:33mais je suis intervenu
00:34:34notamment sur le rôle
00:34:35des services secrets iraniens
00:34:36et notamment les services secrets
00:34:37du corps des gardiens
00:34:38de la révolution iranien
00:34:39en fait en France
00:34:40et la façon
00:34:41dont ils instrumentalisent
00:34:43la cause palestinienne
00:34:44si vous voulez
00:34:45pour déclencher
00:34:46en fait des manifestations
00:34:47parfois des émeutes
00:34:49et évidemment
00:34:50pour faire pression
00:34:52cela sur le gouvernement français
00:34:53pour que le gouvernement français
00:34:55fasse à son tour
00:34:56pression sur Israël
00:34:57pour qu'Israël retienne
00:34:58ses coups à gaz
00:34:59évidemment au Liban
00:35:00et contre la république islamique
00:35:02d'Iran.
00:35:03Et évidemment,
00:35:03j'ai beaucoup parlé
00:35:04si vous voulez
00:35:05de la jonction
00:35:06qui est opérée
00:35:07entre les islamistes
00:35:08alors vous avez parlé
00:35:08des frères musulmans
00:35:09à raison
00:35:09d'accord
00:35:10et l'extrême gauche
00:35:11qui ressemble
00:35:12très clairement
00:35:13à ce qui s'est passé
00:35:14en Iran
00:35:14dans les années 70
00:35:15où la révolution
00:35:16qui a renversé
00:35:18en fait le Shah d'Iran
00:35:19était une révolution
00:35:20en fait
00:35:21qui avait été
00:35:21si vous voulez
00:35:23qui s'était
00:35:23comment dire
00:35:24qui s'était développée
00:35:25sur la jonction
00:35:25et l'alliance
00:35:27entre les communistes
00:35:28ce qu'on appelle
00:35:29les islamistes marxistes
00:35:30et les frères musulmans
00:35:31il ne faut jamais oublier
00:35:32que bien que
00:35:33chiite
00:35:33l'ayatollah Khomeini
00:35:35le fondateur
00:35:35de la république islamique
00:35:36d'Iran
00:35:37il appartenait
00:35:37à une organisation
00:35:38qui s'appelait
00:35:38les fedahines islam
00:35:39qui était une organisation
00:35:41en fait frériste
00:35:42c'était la branche
00:35:42en fait des frères musulmans
00:35:43chiites
00:35:44peu de gens le savent
00:35:45parce que c'est
00:35:45assez peu abordé
00:35:47par les universitaires
00:35:48mais néanmoins
00:35:49c'était une réalité
00:35:50Emmanuel
00:35:52j'ai eu la chance
00:35:53de vous entendre
00:35:54déjà ce matin
00:35:55mais
00:35:57il y a un point
00:35:58qui m'a beaucoup intéressé
00:36:00et qui concerne
00:36:01la magistrature
00:36:02à votre avis
00:36:02pourquoi celle-ci
00:36:04est-elle si frileuse
00:36:06parfois l'idée
00:36:07de tirer
00:36:08les conséquences pénales
00:36:10de ce qu'on sait
00:36:11de manière
00:36:12parfaitement claire
00:36:14par ailleurs
00:36:15autrement dit
00:36:16est-ce que
00:36:17tout ce que vous dites
00:36:19et qui est attesté
00:36:21j'ai cru comprendre
00:36:22que parfois
00:36:24vous regrettiez
00:36:25qu'on n'en tire pas
00:36:26des poursuites
00:36:27sur le plan pénal
00:36:28alors vous avez raison
00:36:31de poser cette question
00:36:31on l'a abordé hier
00:36:32lors de la commission
00:36:33d'enquête
00:36:34lorsque j'ai témoigné
00:36:35je pense que
00:36:36c'est évidemment
00:36:37très complexe
00:36:38si vous voulez
00:36:39les sujets
00:36:39que des journalistes
00:36:40comme moi
00:36:40comme Nora Bussini
00:36:41qui a témoigné
00:36:42aussi il y a quelques jours
00:36:43vous savez
00:36:43ces enquêtes
00:36:44que nous faisons
00:36:45elles sont très complexes
00:36:46même pour nous
00:36:46qui sommes spécialistes
00:36:47et on peut comprendre
00:36:48qu'un magistrat
00:36:49qu'un juge
00:36:50n'ait pas
00:36:51je dirais
00:36:51la connaissance
00:36:52si vous voulez
00:36:52que nous avons
00:36:53aujourd'hui
00:36:54et avant
00:36:55je dirais
00:36:55aujourd'hui
00:36:55de critiquer
00:36:56les juges
00:36:56sur ce dossier là
00:36:57je pense qu'il faudrait
00:36:58arriver à les sensibiliser
00:37:00peut-être les former
00:37:01sur tous ces réseaux
00:37:02qui sont extrêmement complexes
00:37:04parce que pour beaucoup
00:37:04de gens d'ailleurs
00:37:05vous le savez
00:37:06quand on parle
00:37:07des frères musulmans
00:37:08on ne sait pas bien
00:37:08de qui on parle
00:37:09beaucoup de gens
00:37:09confondent
00:37:10frères musulmans
00:37:10et musulmans
00:37:11ceux qui connaissent
00:37:12les frères musulmans
00:37:12considèrent qu'il n'y a
00:37:13que des islamistes sunnites
00:37:15or je viens de vous raconter
00:37:16il y a quelques jours
00:37:16qu'en Iran
00:37:17il y a aussi
00:37:18des frères musulmans
00:37:19donc vous voyez
00:37:20toutes ces connexions
00:37:21y compris avec l'extrême gauche
00:37:22elles ne sont pas simples
00:37:23à prendre
00:37:23déjà pour des journalistes
00:37:24je peux vous garantir
00:37:25qu'au moins
00:37:25j'enquête là-dessus
00:37:26depuis presque 30 ans
00:37:27c'est compliqué
00:37:28donc on peut tout à fait
00:37:29imaginer que des magistrats
00:37:30aient de la peine à cela
00:37:31et moi je trouve
00:37:32que c'est important
00:37:33de temps en temps
00:37:34quand je donne
00:37:34quelques conférences
00:37:35je me retrouve
00:37:35au côté de magistrats
00:37:36je trouve que c'est
00:37:36très intéressant
00:37:37parce qu'on peut échanger
00:37:38alors bien sûr
00:37:39vous avez des magistrats
00:37:40et vous connaissez ça
00:37:41mieux que moi
00:37:42qui sont des spécialistes
00:37:43de l'antiterrorisme
00:37:44qui eux pour le coup
00:37:45ont la bonne formation
00:37:46et la bonne connaissance
00:37:47de la chose
00:37:48voilà
00:37:48mais tous les magistrats
00:37:49ne sont pas des magistrats
00:37:50antiterroristes
00:37:51Merci en tout cas
00:37:52Emmanuel Razavi
00:37:53d'avoir accepté
00:37:54notre invitation
00:37:55vous êtes grand reporter
00:37:56et écrivain franco-iranien
00:37:57et tout de suite
00:37:58et si vous étiez ministre
00:38:00Et c'est Basile de Rouen
00:38:10qui vient d'une façon
00:38:12presque anonyme
00:38:14parce que quelque part
00:38:15il est ministre quand même
00:38:16Bonsoir monsieur le ministre
00:38:18Bonsoir monsieur le ministre
00:38:19Bonsoir
00:38:19Alors si vous étiez
00:38:21ministre de la jeunesse
00:38:23monsieur le ministre
00:38:24quelle serait votre première
00:38:26proposition ?
00:38:30Eh bien écoutez
00:38:31merci de me recevoir
00:38:32déjà dans un premier temps
00:38:33c'est un plaisir
00:38:34après ce changement d'heure
00:38:35de faire ce changement
00:38:36de ministère
00:38:36Après déjà
00:38:41une prise de parole
00:38:42symbolique
00:38:43pour m'opposer
00:38:43à la taxation
00:38:44des alternants
00:38:45qui n'est pas encore votée
00:38:47pour ma part
00:38:48je déposerai
00:38:49un projet de loi
00:38:51pour instaurer
00:38:54la gratuité
00:38:55des transports
00:38:55pour les moins de 25 ans
00:38:56c'est quelque chose
00:38:57qui me paraît essentiel
00:38:58aujourd'hui
00:38:59pour des jeunes
00:38:59à moins de 25 ans
00:39:01qui sont souvent oubliés
00:39:02qui n'ont pas encore
00:39:03le droit
00:39:04au RSA
00:39:06puisque c'est à partir
00:39:07de 25 ans
00:39:08qu'ils peuvent l'obtenir
00:39:09donc une aide
00:39:10via les transports
00:39:11ça me paraît
00:39:12tout à fait normal
00:39:12et effectivement
00:39:14comme première mesure
00:39:14Philippe
00:39:15c'est bien
00:39:16il aura une sacrée bande
00:39:18auprès de lui
00:39:18la bande à Basile
00:39:20ça c'était un groupe
00:39:20des années 70
00:39:21c'est très bon ça
00:39:22mais Basile
00:39:23n'était pas né
00:39:23si ma bande
00:39:24c'est ma majorité
00:39:25j'y suis prêt
00:39:26en tout cas
00:39:28votre idée
00:39:28est très bonne
00:39:29monsieur le ministre
00:39:30Sébastien Ménard
00:39:32comme il y aura probablement
00:39:34un futur gouvernement
00:39:35dans les jours à venir
00:39:35on pourra rappeler
00:39:36notre auditeur
00:39:37c'est ça
00:39:39il va se retrouver
00:39:41au gouvernement
00:39:41c'est bien
00:39:42c'est une promotion
00:39:42Basile vous avez moins de 25 ans ?
00:39:46non je les ai un petit peu dépassés
00:39:48c'est pour ça que je suis solidaire
00:39:49avec ceux qui l'ont
00:39:50avec ceux qui l'ont
00:39:52qui ont un peu galéré
00:39:54on a 15 000
00:39:56on a 15 000 statisticiens
00:39:58à occuper
00:39:58et à driver
00:39:59ça vous intéresse ?
00:40:00et honnêtement
00:40:02la probabilité
00:40:03que vous fassiez pire
00:40:04n'existe pas
00:40:04monsieur le ministre
00:40:07Basile
00:40:08en tout cas merci
00:40:08d'avoir accepté
00:40:09de rentrer dans ce rôle
00:40:11qui vous va très bien
00:40:12je vous le dis
00:40:13merci en tout cas
00:40:14si vous voulez vous aussi
00:40:15être ministre
00:40:16vous pouvez d'ores et déjà
00:40:18appeler au 0826 300 300
00:40:20et autre sera ravi
00:40:21en tout cas
00:40:22de vous coller
00:40:23cette étiquette
00:40:24de ministre
00:40:24on ne sait pas encore de quoi
00:40:25mais ce sera ministre
00:40:26en tout cas
00:40:27dans un instant
00:40:28le coup de gueule
00:40:29de Philippe David
00:40:29mon cher Philippe
00:40:30Carlos Tavares a raison
00:40:32il faut remettre
00:40:33la France au boulot
00:40:34vous allez bien
00:40:34vous faire engueuler vous
00:40:35et puis tout de suite
00:40:37tout de suite
00:40:38on parle crypto-monnaie
00:40:39avec Thomas Binet
00:40:40bienvenue dans ce nouvel épisode
00:40:54des incontournables de la crypto-monnaie
00:40:55je suis ce soir avec Pierre Noisa
00:40:57président fondateur de Paymium
00:40:58bonsoir Pierre
00:40:59bonsoir Thomas
00:41:00Pierre on entend souvent
00:41:02que bitcoin et crypto-monnaie
00:41:03sont utilisés pour le planchiment
00:41:05par les trafiquants
00:41:06alors qu'en est-il réellement ?
00:41:08oui Thomas
00:41:09Sotoshi Nakamoto
00:41:10a inventé bitcoin en 2008
00:41:11comme outil d'émancipation financière
00:41:14capable de mettre fin
00:41:15au monopole monétaire
00:41:16mais les banquiers centraux
00:41:17et leurs édiles
00:41:18ont inventé
00:41:19toutes sortes de critiques
00:41:20depuis
00:41:21comme ces critiques
00:41:22visaient en fait
00:41:23la concurrence des monnaies
00:41:24elles étaient le plus souvent
00:41:25discutables
00:41:26cependant
00:41:27les usages illicites
00:41:28des crypto-monnaies
00:41:28sont une réalité
00:41:29et ils servent de justification
00:41:30à la mise en place
00:41:31de régulations
00:41:32de plus en plus lourdes
00:41:33alors on parle souvent
00:41:34de l'anonymat
00:41:34des crypto-monnaies
00:41:35est-ce là réellement
00:41:37le problème Pierre ?
00:41:38en effet
00:41:39un des arguments
00:41:39souvent avancés
00:41:41contre les crypto-monnaies
00:41:42est leur capacité supposée
00:41:43à offrir
00:41:44un anonymat total
00:41:45certes
00:41:46contrairement aux transactions
00:41:47bancaires
00:41:48elles ne nécessitent pas
00:41:49d'intermédiaires centralisés
00:41:50et peuvent être réalisés
00:41:52entre deux adresses
00:41:52pseudonymes
00:41:53en revanche
00:41:54une transaction bitcoin
00:41:56laisse une trace
00:41:56indélébile
00:41:57dans la blockchain
00:41:58visible par tous
00:41:59les autorités
00:42:01disposent d'ailleurs
00:42:02aujourd'hui
00:42:02de puissants outils
00:42:03d'analyse
00:42:03qui permettent de remonter
00:42:04les flux financiers
00:42:05l'anonymat total
00:42:07n'est réellement possible
00:42:08qu'avec certaines crypto-monnaies
00:42:10dites privacy coins
00:42:11comme Monero
00:42:13ou Zcash
00:42:14qui brouillent
00:42:15volontairement les pistes
00:42:16alors on entend souvent
00:42:17parler quand même
00:42:17du rôle des crypto-monnaies
00:42:19dans le darknet
00:42:19ce qui est d'ailleurs
00:42:20une partie cachée
00:42:22d'internet Pierre
00:42:22tout à fait Thomas
00:42:24depuis l'essor
00:42:25de Silk Road
00:42:26en 2011
00:42:26fermé par le FBI
00:42:28en 2013
00:42:28certains sites illégaux
00:42:30ont prospéré
00:42:31en proposant des crypto-monnaies
00:42:32comme moyen de paiement
00:42:33ces plateformes
00:42:35permettaient l'achat
00:42:36de drogues
00:42:36d'armes
00:42:36de faux-papiers
00:42:37ou encore
00:42:37de données volées
00:42:38Bitcoin fut pendant un temps
00:42:40la monnaie de référence
00:42:42de ces activités
00:42:43mais les vendeurs
00:42:44et acheteurs de l'ombre
00:42:45préfèrent désormais
00:42:46Monero
00:42:47jugé plus sûr
00:42:48cela illustre
00:42:49l'adaptabilité
00:42:50des cybercriminels
00:42:51qui choisissent leurs outils
00:42:52en fonction
00:42:53des risques de détection
00:42:55alors hormis ces places
00:42:56de marché illégales
00:42:57y a-t-il d'autres cas
00:42:58d'usages illicites
00:43:00Oui Thomas
00:43:01une autre utilisation
00:43:03illicite majeure
00:43:04des crypto-monnaies
00:43:04concerne les attaques
00:43:06par rançongiciel
00:43:07ransomware en anglais
00:43:08ces logiciels
00:43:09maïveillants
00:43:10bloquent l'accès
00:43:11aux données d'une entreprise
00:43:12ou d'un particulier
00:43:13en exigeant le paiement
00:43:15d'une rançon en crypto
00:43:16pour restituer l'accès
00:43:17Alors qu'en est-il
00:43:18du coût du blanchiment
00:43:19d'argent ?
00:43:20Eh bien
00:43:20concernant le blanchiment
00:43:22les crypto-monnaies
00:43:23sont également utilisées
00:43:24parfois pour blanchir
00:43:26des fonds
00:43:27ou échapper au fisc
00:43:28certains réseaux
00:43:30convertissent leur gain
00:43:31en crypto
00:43:31afin de brouiller les pistes
00:43:32puis les réinjectent
00:43:34dans l'économie légale
00:43:35via des plateformes
00:43:36d'échange non régulées
00:43:37pour se protéger
00:43:39les autorités
00:43:40disposent aujourd'hui
00:43:41des
00:43:41imposent aujourd'hui
00:43:43des obligations strictes
00:43:44aux échanges régulés
00:43:45vérifier l'identité
00:43:46par la KYC
00:43:48surveillance des transactions
00:43:49suspectes
00:43:51gel des avoirs
00:43:52en cas de doute
00:43:53mais une partie
00:43:54du blanchiment
00:43:54se déplace vers des plateformes
00:43:56décentralisées
00:43:57les DEX plus difficiles
00:43:58à contrôler
00:43:59Alors du coup
00:44:00quelle est l'ampleur réelle
00:44:01de ces usages illicites
00:44:02rencontrés ?
00:44:03Alors selon un rapport
00:44:04de Chain Analysis
00:44:05publié en 2023
00:44:07seuls 0,24%
00:44:09des transactions
00:44:10en crypto-monnaies
00:44:10seraient liées
00:44:11à des activités illicites
00:44:13ce chiffre est en baisse
00:44:14d'ailleurs
00:44:14par rapport aux années
00:44:15précédentes
00:44:16malgré l'augmentation
00:44:17globale des volumes
00:44:18échangés
00:44:18en comparaison
00:44:20l'argent liquide
00:44:21et l'or
00:44:22restent les outils
00:44:23privilégiés
00:44:24du crime organisé
00:44:25d'ailleurs le Fonds
00:44:26Monétaire International
00:44:27estime que 2 à 5%
00:44:29du PIB mondial
00:44:30est blanchi chaque année
00:44:31via des circuits
00:44:32bancaires traditionnels
00:44:33les crypto-monnaies
00:44:34représentent donc
00:44:35une fraction infime
00:44:37du problème global
00:44:38et peuvent même
00:44:39être considérées
00:44:40comme un outil
00:44:41contre les trafics
00:44:42du fait de leur traçabilité
00:44:44Alors face au risque
00:44:45quelle est la réponse
00:44:46du législateur
00:44:47et du régulateur ?
00:44:49Alors en Europe
00:44:49l'Union Européenne
00:44:51a adopté en 2024
00:44:52le règlement MICA
00:44:53qui encadre
00:44:55les prestataires
00:44:56de services
00:44:56liés aux crypto-monnaies
00:44:57Aux Etats-Unis
00:44:59le Trésor
00:45:00surveille de près
00:45:00les flux crypto
00:45:01et sanctionne
00:45:02les plateformes
00:45:03qui facilitent
00:45:03les activités criminelles
00:45:04et par ailleurs
00:45:06les sociétés
00:45:07d'analyse blockchain
00:45:08travaillent main dans la main
00:45:09avec les forces de l'ordre
00:45:10pour identifier
00:45:10les transactions suspectes
00:45:12Plusieurs arrestations
00:45:13récentes
00:45:14de groupes spécialisés
00:45:15dans les rançons JCL
00:45:16ont d'ailleurs été possibles
00:45:17grâce à ces technologies
00:45:19Alors ce qui veut dire
00:45:19que la criminalisation
00:45:20systématique
00:45:21des crypto-monnaies
00:45:22serait exagérée
00:45:23selon vous ?
00:45:25Tout à fait Thomas
00:45:26comme toute innovation
00:45:27technologique
00:45:28elles peuvent être utilisées
00:45:29de manière illicite
00:45:30Internet lui-même
00:45:31a été accusé
00:45:32de servir la cybercriminalité
00:45:34sans que l'on songe
00:45:35à l'interdire pour autant
00:45:36mais le véritable enjeu
00:45:38est de trouver un équilibre
00:45:39entre un excès de régulation
00:45:41qui pourrait étouffer
00:45:42ce secteur porteur
00:45:43d'opportunités
00:45:44et un laxisme total
00:45:46qui faciliterait les trafics
00:45:48Merci Pierre pour votre analyse
00:45:50et on vous donne rendez-vous
00:45:51mercredi prochain
00:45:51pour un autre numéro
00:45:52d'Osez investir
00:45:53les incontournables
00:45:54de la crypto-monnaie
00:45:54et pour ce qui me concerne
00:45:56je vous donne rendez-vous
00:45:56dimanche matin
00:45:57dès 9h25
00:45:58dans la matinale week-end
00:45:59Sud Radio
00:46:01les incontournables
00:46:02de la crypto-monnaie
00:46:03Thomas Binet
00:46:05Avec Pemium
00:46:06le premier partenaire français
00:46:08pour investir
00:46:09dans les cryptos
00:46:09en toute sécurité
00:46:11Sud Radio
00:46:12Sud Radio
00:46:13Parlons vrai
00:46:13Parlons vrai
00:46:14Sud Radio
00:46:15Parlons de
00:46:15Les Vraies Voix Sud Radio
00:46:1718h-20h
00:46:18Cécile Dominibus
00:46:19Philippe David
00:46:20Et avec Philippe David
00:46:22on aime bien faire
00:46:22le tour des communes
00:46:24de France
00:46:24où vous nous écoutez
00:46:25très sympa
00:46:26très sympa
00:46:27Monde Marsan bien entendu
00:46:28je rappelle que vous nous écoutez
00:46:29sur le 94.1
00:46:32avec Philippe Bilger
00:46:33autour de cette table
00:46:34avec Sébastien Ménard
00:46:36que vous connaissez bien maintenant
00:46:37et Philippe David
00:46:38il n'est pas content
00:46:39Les Vraies Voix Sud Radio
00:46:42Pas content !
00:46:43Pas content !
00:46:43Le coup de gueule
00:46:44de Philippe David
00:46:45Pas content !
00:46:46Comme d'habitude
00:46:47je vais remettre le clocher
00:46:48au milieu du village
00:46:49ou plutôt
00:46:50au Campanero
00:46:51du milieu de la aldeia
00:46:52puisqu'il s'agit
00:46:53du village de Santarey
00:46:54à environ 80 km
00:46:56au nord de Lisbonne
00:46:57Pourquoi Santarey ?
00:46:59Parce que c'est là
00:46:59que vit désormais
00:47:00l'ancien patron
00:47:01de Stellantis
00:47:02Carlos Tavares
00:47:03et que dans le livre
00:47:04qu'il vient d'écrire
00:47:05et qui sort chez Plon
00:47:06un pilote dans la tempête
00:47:07il n'y va pas
00:47:08avec le dos de la cuillère
00:47:09en termes de propos
00:47:10qui mettent le doigt
00:47:11là où ça fait mal
00:47:12notamment sur les mots
00:47:13qui touchent la France
00:47:14Parmi ces propos
00:47:15un a particulièrement
00:47:17retenu mon attention
00:47:18je cite
00:47:19la France est une société
00:47:21décadente
00:47:22qui a oublié
00:47:22la valeur travail
00:47:23un propos direct
00:47:25brut
00:47:25que probablement
00:47:26aucune personnalité politique
00:47:28n'oserait tenir
00:47:29mais un propos
00:47:30malheureusement vrai
00:47:30la preuve
00:47:31comment expliquer
00:47:33alors que le pays
00:47:34est au bord de la faillite
00:47:35que le point crucial
00:47:36de négociation
00:47:37pour éviter une censure
00:47:38à gauche
00:47:38consiste à mettre en pause
00:47:40une réforme des retraites
00:47:41dont on sait d'ores et déjà
00:47:43qu'elle sera insuffisante
00:47:44vu la démographie
00:47:45et la hausse
00:47:46de l'espérance de vie
00:47:47cette mise en pause
00:47:48va coûter des milliards
00:47:49alors que nous sommes
00:47:50au bord de la faillite
00:47:50tant pis
00:47:51ce seront nos enfants
00:47:52et petits-enfants
00:47:53qui paieront les pots cassés
00:47:54parce que la France
00:47:55a oublié la valeur travail
00:47:57comment alors que la France
00:47:58est en Europe
00:47:59le pays où on parle
00:48:00plutôt en retraite
00:48:01où on travaille le moins
00:48:02en heures hebdomadaires
00:48:03et par années de travail
00:48:04et dans lequel parler
00:48:05de travailler plus
00:48:06est un tabou
00:48:07ne pas comprendre
00:48:08pourquoi notre pays
00:48:09se désindustrialise
00:48:10et se déclasse
00:48:11dans la concurrence mondiale
00:48:12ce alors que nous vivons
00:48:14dans l'espace
00:48:14le moins protégé du monde
00:48:16entre concurrence intra-européenne
00:48:17et extra-européenne
00:48:18parce que la France
00:48:19a oublié la valeur travail
00:48:21une valeur travail
00:48:22qui est également dévalorisée
00:48:23par le fait que
00:48:24trop peu de gens travaillent
00:48:25et qui travaillent beaucoup
00:48:26et qu'ils sont surtaxés
00:48:27pour payer tous ceux
00:48:28qui ne travaillent pas
00:48:29puisqu'il y a environ
00:48:3030 millions de personnes
00:48:31qui travaillent
00:48:32pour 68 millions d'habitants
00:48:33une réalité économique
00:48:35impossible à évacuer
00:48:36mais ne vous inquiétez pas
00:48:37nos politiques
00:48:38vont mettre en veille
00:48:39la réforme des retraites
00:48:40et créer plein
00:48:41de nouveaux impôts
00:48:41Ce matin
00:48:44l'entretien de Jean-François Aquilly
00:48:49avec Nicolas Dufourque
00:48:51qui est limpide
00:48:53même moi j'ai un peu compris
00:48:55ce qu'il a dit
00:48:55et il a partiellement approuvé
00:48:58tous les propos
00:48:59de votre monsieur Tavares
00:49:02qui je n'ose pas prononcer
00:49:04le village portugais
00:49:05et deuxième élément
00:49:08ce que vous dites
00:49:09est d'autant plus vrai
00:49:10qu'avec la dérive
00:49:13du gouvernement actuel
00:49:14qui a tous aidé
00:49:15d'une certaine manière
00:49:17aux socialistes
00:49:18qui ne sont pas
00:49:19des épris absolus
00:49:20de la valeur travail
00:49:21Je suis complètement aligné
00:49:24évidemment avec
00:49:25ce que vous dites
00:49:26même si moi je suis
00:49:28de ceux qui pensent
00:49:29que la réforme des retraites
00:49:30telle qu'elle était proposée
00:49:31n'était pas une bonne réforme
00:49:32alors qu'il faille
00:49:33faire bouger les curseurs
00:49:36oui
00:49:36mais encore une fois
00:49:37c'est ce que je disais
00:49:38dans mon tour de table
00:49:39qui est modestement
00:49:41complémentaire
00:49:42à votre coup de gueule
00:49:43c'est que
00:49:44le vrai sujet
00:49:45qu'il faut se poser
00:49:45c'est
00:49:46il faut rendre le travail
00:49:47attractif
00:49:48rémunérateur
00:49:49bien sûr
00:49:50et que ça redevienne
00:49:53un facteur
00:49:54d'émancipation
00:49:55personnelle
00:49:56sociale
00:49:57intellectuelle
00:49:58et évidemment financière
00:49:59et aujourd'hui
00:50:00c'est pas franchement le cas
00:50:01les revenus
00:50:03pour certains
00:50:04c'est pas une majorité
00:50:05mais enfin
00:50:05la majorité commence
00:50:07enfin la minorité
00:50:07donne le sentiment
00:50:09de devenir une majorité
00:50:10il faut que les revenus
00:50:11du travail
00:50:12soient
00:50:12supérieurs
00:50:14voire très supérieurs
00:50:15aux revenus
00:50:16du non-travail
00:50:16bien sûr
00:50:17et c'est un vrai problème
00:50:18dans un état providence
00:50:19comme le nôtre
00:50:19je rappelle qu'on est
00:50:20l'état providence
00:50:21probablement le plus généreux
00:50:23au monde
00:50:23merci beaucoup
00:50:25Philippe David
00:50:26à retrouver
00:50:26bien entendu
00:50:27un podcast
00:50:27si vous vouliez
00:50:28le réécouter
00:50:30toute la nuit
00:50:30en boucle
00:50:31et vous avez retenu
00:50:32le clocher au milieu
00:50:35du village
00:50:35je pense que c'est joli
00:50:36c'est très très joli
00:50:37j'adore le portugais
00:50:38on salue
00:50:40nos auditeurs
00:50:40franco-portugais
00:50:41d'ailleurs
00:50:42on adore même
00:50:43les portugais
00:50:44qui font des gens
00:50:44fort
00:50:45en basque
00:50:46s'il vous plaît
00:50:47ah non là en basque
00:50:481000H4
00:50:48j'ai mes limites là
00:50:49et j'embrasse ce genre
00:50:52on va l'écouter
00:50:53cette nuit
00:50:54c'est clair
00:50:55c'est ça
00:50:55voilà on va le réécouter
00:50:56vous restez avec nous
00:50:57on reviendra dans un instant
00:50:59sur cette taxation
00:51:00des héritages
00:51:02Philippe
00:51:02avec la question du jour
00:51:04oui taxation des héritages
00:51:05selon vous il faut
00:51:06taxer plus lourdement
00:51:08détaxer totalement
00:51:09ou ne rien toucher
00:51:10et bien vous dites
00:51:11à 80% qu'il faut
00:51:12détaxer totalement
00:51:13à 16% qu'il ne faut
00:51:14rien toucher
00:51:15et à 4% qu'il faut
00:51:16taxer plus lourdement
00:51:17vous voulez réagir
00:51:18on attend vos appels
00:51:20vous avez été raquetté
00:51:21on va le dire
00:51:22par l'état
00:51:22suite à un héritage
00:51:23venez témoigner
00:51:24au 0826 300 300
00:51:26à tout de suite les amis
00:51:27Sud Radio
00:51:29Sud Radio
00:51:29Parlons Vrai
00:51:30Parlons Vrai
00:51:31Sud Radio
00:51:31Parlons Vrai
00:51:32Les Vrai Voix Sud Radio
00:51:3418h20
00:51:35Cécile Dominibus
00:51:37Philippe David
00:51:38Avec autour de cette table
00:51:39Philippe David
00:51:40bien entendu
00:51:41Sébastien Ménard
00:51:43bien entendu
00:51:43éditorialiste
00:51:44patron de presse libre
00:51:45et entrepreneur dans la foodtech
00:51:46et bien entendu
00:51:47Philippe Bilger
00:51:48président de l'institut
00:51:49de la parole
00:51:50ça va bien cet institut
00:51:51mon cher Philippe
00:51:52on parle
00:51:52on parle
00:51:53on parle
00:51:53oui justement
00:51:54j'ai une formation
00:51:55très tard demain soir
00:51:57vendredi
00:51:58en général
00:51:59je termine en beauté
00:52:01grâce au vrai oeuf
00:52:02mais cette fois-ci
00:52:03je devrais prolonger
00:52:04jusqu'à point d'heure
00:52:05et ça va être intéressant
00:52:06ah oui
00:52:07une avocate
00:52:08qui prépare
00:52:09des procès d'assises
00:52:10donc
00:52:11ah c'est intéressant
00:52:12c'est très intéressant
00:52:13quoi qu'il en soit
00:52:15on va revenir sur
00:52:16cette taxation
00:52:17des héritages
00:52:19Philippe
00:52:19avec la question du jour
00:52:20absolument
00:52:21taxation
00:52:21au lieu de ricaner
00:52:22bêtement
00:52:22mais non c'est Philippe Bilger
00:52:23qui me fait des grimaces
00:52:24mais non
00:52:24dès que j'ai les narines
00:52:26un peu onflées
00:52:26ça le fait rire
00:52:27mais c'est vrai
00:52:29parfois il y a les narines
00:52:30qui se gonflent
00:52:30taxation des héritages
00:52:32à quel moment vous dites
00:52:34j'ai les narines
00:52:35qui se gonflent
00:52:36ben voilà
00:52:36c'était là
00:52:37selon vous
00:52:38il faut taxer plus lourdement
00:52:40détaxer totalement
00:52:41ou ne rien toucher
00:52:42vous dites à 80%
00:52:43qu'il faut détaxer totalement
00:52:45à 16%
00:52:46ne rien toucher
00:52:46et à 4%
00:52:47taxer plus lourdement
00:52:49venez témoigner
00:52:50venez réagir
00:52:510826 300 300
00:52:52je trouve que
00:52:54à l'heure actuelle
00:52:54le français
00:52:55est constamment
00:52:57constamment taxé
00:52:58il plaît les taxes
00:53:02attention
00:53:04s'il faut payer
00:53:05je paye
00:53:06il n'y a pas de problème
00:53:08il n'y a pas de problème
00:53:09alors
00:53:09vous payez
00:53:10taxe
00:53:10foncière
00:53:11taxe
00:53:11immobilière
00:53:12taxe
00:53:12professionnelle
00:53:13taxe
00:53:14sur le personnel
00:53:14taxe
00:53:15d'apprentissage
00:53:16taxe
00:53:16si t'es pas sage
00:53:17taxe
00:53:17sur tout ce qui bouge
00:53:18sur tes clopes
00:53:19et sur ton rouge
00:53:19sur tes cachets d'aspirine
00:53:20sur ta vodka
00:53:21et sur ton gym
00:53:22Philippe Bilger
00:53:23Yelbron-Pivet
00:53:25la présidente
00:53:25de l'Assemblée Nationale
00:53:26avait lancé
00:53:28un pavé dans la mare
00:53:30elle a fait un petit peu
00:53:31rétro-pédaler
00:53:32sur la taxation
00:53:34en disant
00:53:35qu'il fallait
00:53:36absolument taxer
00:53:36un peu plus
00:53:37on peut regretter
00:53:38d'une certaine manière
00:53:39qu'elle ait éprouvé
00:53:40le besoin
00:53:41de lancer ce débat
00:53:42dans l'espace
00:53:43démocratique
00:53:44parce que
00:53:46franchement
00:53:47ça n'était pas
00:53:48vraiment nécessaire
00:53:49en ce moment
00:53:50et je dirais
00:53:51même globalement
00:53:52alors
00:53:53je ne suis pas
00:53:54un spécialiste
00:53:55comme vous
00:53:56Philippe
00:53:56et bien sûr
00:53:57je pourrais tenter
00:53:59par
00:54:00je suis sûr
00:54:01que j'aurai
00:54:02l'accord
00:54:02de pratiquement
00:54:03tous les français
00:54:04qui ne faut
00:54:05absolument pas
00:54:06taxer
00:54:07l'héritage
00:54:08mais je proposerai
00:54:10simplement
00:54:10de rester au stade
00:54:11actuel
00:54:12et surtout
00:54:14de faire comprendre
00:54:15à la présence
00:54:16de l'assemblée nationale
00:54:17de manière
00:54:18très modeste
00:54:19de ma part
00:54:20qu'elle mettait
00:54:21en cause
00:54:22cet argent
00:54:24qui tombait
00:54:24du ciel
00:54:25alors qu'il était
00:54:26transmis
00:54:27de génération
00:54:28en génération
00:54:29c'est ça
00:54:30qui semblait
00:54:30la gêner
00:54:31comme si
00:54:32une histoire
00:54:33familiale
00:54:33de longue durée
00:54:34était quelque chose
00:54:36qu'il fallait
00:54:37à tout prix
00:54:37battre en brèche
00:54:38et je pense
00:54:39qu'elle a tort
00:54:40et qu'on n'y touche
00:54:42pas au moins
00:54:42ou alors
00:54:43qu'on aille
00:54:43jusqu'à cet extrémisme
00:54:45que vous évoquez
00:54:46Philippe
00:54:47Non moi je trouve
00:54:47que déjà
00:54:48l'héritage
00:54:48est trop taxé
00:54:49bon alors
00:54:49quand on hérite
00:54:50par un enfant
00:54:51il y a un abattement
00:54:51de 100 000 euros
00:54:53d'accord
00:54:53mais si on est
00:54:54plusieurs enfants
00:54:55ça peut aller
00:54:57très vite
00:54:58parce qu'un appartement
00:54:59vous êtes 4 enfants
00:55:00un appartement
00:55:01à 400 000 euros
00:55:01en Ile-de-France
00:55:02ça va très vite
00:55:03et on est tout de suite
00:55:04taxé après
00:55:05deuxièmement
00:55:06les gens qui décèdent
00:55:08ont payé des impôts
00:55:09ont payé des taxes
00:55:11toute leur vie
00:55:11toute leur vie
00:55:12quand ils ont acheté
00:55:13un appartement
00:55:13ils ont payé des taxes
00:55:15très élevées
00:55:15parce qu'on oublie une chose
00:55:16c'est que les frais de notaire
00:55:17il y en a beaucoup plus
00:55:18qui va dans la poche de l'Etat
00:55:19que dans la poche du notaire
00:55:21ça serait intéressant d'ailleurs
00:55:23de valoriser
00:55:23un bien
00:55:25au moment où il est acheté
00:55:27et le moment où il est transmis
00:55:29combien ça a coûté
00:55:30ce serait énormissime
00:55:31absolument
00:55:31et c'est pour ça
00:55:32que je ne comprends pas
00:55:34qu'on veuille taxer
00:55:35c'est l'impôt sur la mort
00:55:36quand on perd quelqu'un
00:55:37on est rarement joyeux
00:55:38alors il y a des cas
00:55:39exceptionnels
00:55:40il suffit de voir
00:55:42le film
00:55:43Le Viagé
00:55:44par exemple
00:55:44c'est un film comique
00:55:45mais
00:55:47l'impôt sur la mort
00:55:49l'impôt sur le malheur
00:55:50je trouve ça déjà
00:55:52scandaleux
00:55:53économiquement
00:55:54et honteux
00:55:55moralement
00:55:56Sebastien Ménard
00:55:57moi je pense que
00:55:59les propos
00:56:00de la présidente
00:56:01de l'Assemblée nationale
00:56:02sont maladroits
00:56:04et sont au-delà
00:56:07d'une maladresse
00:56:08c'est dangereux
00:56:09c'est dangereux
00:56:10parce que
00:56:11évidemment
00:56:13elle a tenté
00:56:13de se rattraper
00:56:14comme le chat
00:56:16qui essaye
00:56:18de se rattraper
00:56:18malheureusement
00:56:19une branche
00:56:19elle le fait
00:56:20elle le fait pas bien
00:56:21de dire que
00:56:23il y a de l'argent
00:56:24qui tombe du ciel
00:56:24non alors moi
00:56:25quand je prends
00:56:26ma petite personne
00:56:27l'argent tombe pas du ciel
00:56:28c'est mes parents
00:56:30mes grands-parents
00:56:30qui ont travaillé dur
00:56:32qui ont eu
00:56:33des retraites courtes
00:56:34parce qu'ils ont eu
00:56:35des métiers pénibles
00:56:36et qu'ils sont partis
00:56:37bien avant
00:56:38l'âge à laquelle
00:56:40on en profite
00:56:41voilà
00:56:41donc
00:56:42c'est scandaleux
00:56:44voilà
00:56:44c'est scandaleux
00:56:45mais encore une fois
00:56:47c'est une vision
00:56:47c'est une vision
00:56:48politique
00:56:49partisane
00:56:50intellectuelle
00:56:52du monde
00:56:52de gauche
00:56:54voire très de gauche
00:56:55oui
00:56:56clairement
00:56:56après il y a peut-être
00:56:57héritage et héritage
00:56:58non mais il n'y a pas
00:56:59d'héritage et d'héritage
00:57:00moi quelque part
00:57:01je n'ai jamais
00:57:01jalousé
00:57:03celles et ceux
00:57:05qui en avaient beaucoup
00:57:06je me suis toujours battu
00:57:07pour celles et ceux
00:57:08qui n'en ont pas assez
00:57:09et le meilleur moyen
00:57:11en tant qu'entrepreneur
00:57:12de se battre
00:57:13pour celles et ceux
00:57:14qui n'en ont pas assez
00:57:15c'est de nous laisser travailler
00:57:16c'est de nous laisser créer
00:57:17de la richesse
00:57:17c'est de nous laisser redistribuer
00:57:18de la richesse
00:57:19mais encore une fois
00:57:20on a un espèce d'état
00:57:23c'est pas un état gourmand
00:57:24c'est un état glouton
00:57:25et comme ils ne savent plus
00:57:28ils ont bien compris
00:57:29que la machine productive
00:57:30était en panne
00:57:32qu'on va taxer
00:57:33les super riches
00:57:34mais c'est quoi
00:57:34être un super riche
00:57:35aujourd'hui
00:57:36c'est un milliard
00:57:37c'est 100 millions
00:57:38puis demain
00:57:39ça sera 10 millions
00:57:39et puis ça sera 3 millions
00:57:41et puis ça sera
00:57:42tout ça
00:57:43tout ça est ridicule
00:57:44c'est
00:57:44on ne souhaite pas
00:57:46poser les bonnes questions
00:57:48on ne souhaite
00:57:49surtout pas
00:57:50évidemment
00:57:50adresser
00:57:51les bonnes réponses
00:57:53il faut que les gens
00:57:54bossent
00:57:55il faut que l'état
00:57:55coûte moins cher
00:57:56voilà
00:57:57pour rendre un service
00:57:58qui est supérieur
00:57:59au service rendu aujourd'hui
00:58:01et puis effectivement
00:58:02l'état
00:58:03qui est extrêmement
00:58:04providentiel
00:58:05extrêmement généreux
00:58:06n'a plus les moyens
00:58:07d'être aussi providentiel
00:58:09et aussi généreux
00:58:10la générosité
00:58:11elle a nécessairement
00:58:12des limites
00:58:13on a fixé
00:58:14on a fixé des règles
00:58:16qui étaient
00:58:16la non-règle
00:58:17qui étaient la non-limite
00:58:18il faut refixer
00:58:19des règles et des limites
00:58:20votre réflexion
00:58:21tout à l'heure
00:58:21Cécile
00:58:22est très pertinente
00:58:24parce qu'en réalité
00:58:25derrière cela
00:58:26il y avait presque
00:58:27une envie
00:58:28de châtier
00:58:29ceux qui ont
00:58:30beaucoup d'argent
00:58:31et de les ramener
00:58:33à des justes mesures
00:58:34et en fait
00:58:35c'est le même processus
00:58:37que celui
00:58:38qui consiste
00:58:38à vouloir taxer
00:58:39les ultra-riches
00:58:41derrière tout cela
00:58:42il y a ce sentiment
00:58:43un peu aigre
00:58:45toujours
00:58:45qu'au moins
00:58:46ceux-là
00:58:46en auront
00:58:47historiquement
00:58:47c'est très dangereux
00:58:49historiquement
00:58:49on a appelé ça
00:58:50la terreur
00:58:50après la révolution
00:58:52pardon
00:58:52mais d'un autre côté
00:58:53je regarde
00:58:53le barème de taxation
00:58:54après abattement
00:58:55de 0 à 8 072 euros
00:58:585% d'impôt
00:59:00quelqu'un qui va
00:59:02hériter
00:59:038 000 euros
00:59:04on va lui prendre
00:59:045% d'impôt
00:59:06mais je trouve ça
00:59:07minable
00:59:08je trouve ça minable
00:59:09pour si peu
00:59:10je trouve ça minable
00:59:11alors là c'est après
00:59:12l'abattement
00:59:12parce que je disais
00:59:14père-fils
00:59:15enfin parent-enfant
00:59:16c'est 100 000 euros
00:59:17l'abattement
00:59:17mais frère-sœur
00:59:18c'est 15 000 euros
00:59:2115 000 euros
00:59:22c'est rien
00:59:22vous êtes d'accord
00:59:23donc là
00:59:24vous sautez vite
00:59:25les 8 072 euros
00:59:26et vous êtes
00:59:27à 45%
00:59:29pour commencer
00:59:29mais c'est complètement fou
00:59:31vous vous rendez compte
00:59:3145% d'impôt
00:59:33parce que vous avez perdu
00:59:34votre frère
00:59:35ou votre sœur
00:59:35est-ce que c'est pas scandaleux
00:59:37le premier héritier
00:59:38dès lors qu'il y a
00:59:39plus d'un frère
00:59:40et d'une sœur
00:59:40qui hérite
00:59:41le premier héritier
00:59:42c'est l'État
00:59:42après vous allez me dire
00:59:43je cherche les sujets
00:59:45ou en tout cas
00:59:45les images
00:59:46qui font pleurer tout le monde
00:59:48mais le nombre de gens
00:59:49même autour de moi
00:59:50qui ont perdu la maison
00:59:51de leurs parents
00:59:52parce qu'ils n'avaient pas
00:59:52les moyens de payer
00:59:53et accessoirement
00:59:55je ne vais pas faire
00:59:57mon patriote
00:59:58néo-basque de base
01:00:01mais nous on a par exemple
01:00:02en Nouvelle-Aquitaine
01:00:03et sur la côte basque
01:00:05la plupart des plus beaux joyaux
01:00:08sont sortis du giron
01:00:10local
01:00:12mais j'ai même envie de dire
01:00:14national
01:00:15parce que qui rachète
01:00:16les grandes propriétés ?
01:00:17qui est capable ?
01:00:18et ça ne crée pas du logement
01:00:19ça ne libère pas du logement
01:00:20ça ne fait pas circuler du logement
01:00:22parce qu'on pourrait se dire
01:00:23à la limite
01:00:23une grande famille
01:00:24qui a pu entre guillemets
01:00:26régner économiquement
01:00:27sur la région
01:00:28qui passe la main
01:00:29à une autre famille
01:00:30d'entrepreneurs
01:00:30etc
01:00:31et voilà
01:00:32il y a le portillon
01:00:33des frais de succession
01:00:34qui ont permis
01:00:34ce turnover
01:00:35mais ce n'est pas ça le sujet
01:00:37le sujet c'est qu'aujourd'hui
01:00:38les seuls qui peuvent s'offrir
01:00:39les plus belles propriétés de France
01:00:41et notamment chez nous
01:00:42sont des étrangers
01:00:43vous avez des allemands
01:00:44vous avez des britanniques
01:00:45vous avez des américains
01:00:46vous avez des chinois
01:00:47il y avait des russes
01:00:49et la réalité
01:00:49tout ça nous échappe
01:00:50clairement
01:00:51mais je veux dire autre chose
01:00:52dans la frénésie fiscale
01:00:53dans laquelle nous vivons
01:00:54on parle beaucoup
01:00:55de la taxe Zuckman
01:00:56de ces derniers temps
01:00:57là c'est Libé aujourd'hui
01:00:58qui ressort un économiste
01:00:59qui s'appelle Camille Landais
01:01:01reconnu pour être
01:01:02un économiste de gauche
01:01:03comme Zuckman
01:01:03qui dit dans Libé
01:01:05je cite
01:01:05quelle meilleure taxe
01:01:07que l'imposition des héritages
01:01:09qu'on obtient par nature
01:01:10sans aucun mérite
01:01:11mais non
01:01:12ici il y a le mérite des parents
01:01:13il y a le mérite de ceux
01:01:14qui ont travaillé
01:01:15moi je veux dire
01:01:16si demain vous nous dites
01:01:17bah écoutez
01:01:17on taxe à 100%
01:01:18les héritages
01:01:19et qu'un jour j'ai la chance
01:01:21de prendre ma retraite
01:01:22je vais peut-être me faire insulter
01:01:23mais je pense que dans ces cas-là
01:01:24je vais aller vivre
01:01:25dans un pays
01:01:25beaucoup plus
01:01:26héritage friendly
01:01:27pour faire du bon français
01:01:29vous allez en Italie
01:01:31en Italie
01:01:31pourquoi est-ce que
01:01:32les boîtes italiennes
01:01:33restent italiennes
01:01:34notamment les PME familiales
01:01:35parce que l'héritage
01:01:36des PME
01:01:37est totalement
01:01:38ou presque défiscalisé
01:01:39voilà c'est tout
01:01:40je rebondirai sur ce que vous dites
01:01:42ça veut dire que
01:01:43cette personne-là
01:01:43ce monsieur-là
01:01:44il a bien des cadeaux
01:01:46d'anniversaire
01:01:47c'est possible oui
01:01:48on peut
01:01:48on peut l'espérer pour lui
01:01:50est-ce qu'il l'a mérité ?
01:01:51ça tombe du ciel
01:01:52pourquoi on le taxerait pas
01:01:56c'est absurde de dire ça
01:01:58c'est absurde en fait
01:01:59mais on est bien d'accord
01:02:00mais regardez
01:02:00la taxe Zuckman
01:02:01c'est le truc qui est revenu
01:02:02c'est pas le bon argument
01:02:03le brun de pivet
01:02:03on a parlé
01:02:04maintenant c'est d'autres
01:02:05économistes de gauche
01:02:06qui disent
01:02:06bah finalement
01:02:07l'héritage
01:02:08ça il faut vraiment le taxer
01:02:10mais quand vous bossez
01:02:11toute votre vie
01:02:11que vous avez pas vu
01:02:13vous avez été entrepreneur
01:02:14vous avez pas vu vos enfants
01:02:15parce que vous étiez
01:02:16une semaine en Espagne
01:02:17une semaine à Toulouse
01:02:19ça compte pas ça
01:02:20ça compte pas
01:02:21vous avez fait des sacrifices
01:02:22c'est pour que vos gosses
01:02:23en profitent une fois partie
01:02:24c'est pas pour payer
01:02:2515 000 statisticiens
01:02:26qui pondent des conneries
01:02:28dans les ministères français
01:02:29bravo
01:02:29ça c'est ce qu'il faut comprendre
01:02:30vous m'avez bien calmé
01:02:32une indignation légitime
01:02:35non mais moi je n'en peux plus
01:02:37malheureusement que Philippe
01:02:38l'a vécu il y a peu de temps
01:02:39comme beaucoup de français
01:02:40donc je comprends que ça l'énerve
01:02:42voilà je l'ai vécu il y a peu de temps
01:02:43je peux vous dire que
01:02:44quand mon frère est décédé
01:02:45mon frère était célibataire
01:02:47il nous est resté à mes soeurs
01:02:49et à moi
01:02:4918,3%
01:02:52des sommes que mon frère
01:02:54avait gagné toute sa vie
01:02:55l'état en a pris
01:02:5645%
01:02:57c'est à dire que l'état
01:02:58a pris deux fois et demi
01:02:59se compris chacune de mes soeurs
01:03:01et moi même
01:03:01vous ne trouvez pas
01:03:02que ça fait beaucoup quand même
01:03:03oui ça fait beaucoup
01:03:04vous ne trouvez pas
01:03:04que ça fait beaucoup
01:03:05pour payer des statisticiens
01:03:06qui pondent des chiffres
01:03:08vous passerez l'expression
01:03:10abracadabrantesque
01:03:11pour faire du Chirac
01:03:12alors plutôt
01:03:13que de penser
01:03:14impôts, impôts, impôts
01:03:15je veux dire
01:03:16moi je suis convaincu
01:03:17qu'aujourd'hui
01:03:18la quasi-totalité
01:03:19de la classe politique française
01:03:21est marxiste
01:03:21parce que Marx disait
01:03:22pour tuer le capitalisme
01:03:23une seule solution
01:03:24des impôts, des impôts
01:03:26toujours des impôts
01:03:26et là depuis un mois
01:03:28les mecs ne pensent
01:03:29qu'à créer des impôts
01:03:30l'héritage
01:03:31la taxe Zuckman
01:03:31le machin
01:03:32le truc
01:03:33il n'y a pas un jour
01:03:34où il n'y a pas
01:03:34deux ou trois
01:03:35il faut financer le système
01:03:37comment ?
01:03:38ils ont besoin
01:03:38de financer le système
01:03:39ah non
01:03:39il faut changer le système
01:03:40oui mais eux
01:03:41ils ont besoin de le financer
01:03:42oui parce qu'ils en vivent
01:03:43exactement
01:03:43alors que nous
01:03:44on le fait vivre
01:03:44exactement
01:03:45c'est ça le problème
01:03:46allez merci les amis
01:03:48tout de suite
01:03:48une séquence
01:03:50qu'on aime beaucoup
01:03:50puisqu'on est très fiers
01:03:51de ce partenariat
01:03:52Sud Radio fait sa transat
01:03:54Sud Radio fait sa transat
01:03:56et donc effectivement
01:03:58nous sommes partenaires
01:03:58de l'équipe
01:04:00rêve à perte de vue
01:04:01sur la transat
01:04:02Café Lor
01:04:03le Havre Normandie
01:04:04et on continue
01:04:05à suivre nos skippers
01:04:07Joël Paris
01:04:08qui est malvoyant
01:04:09et Goulven Marie
01:04:10qui navigue
01:04:11vers le nord de l'Espagne
01:04:13pour se mettre à l'abri
01:04:13de la tempête
01:04:14François-Louis
01:04:15et oui Cécile
01:04:15une tempête
01:04:16qui a déjà bien impacté
01:04:17notre duo de navigateurs
01:04:18puisque depuis hier
01:04:19nous n'avons plus de signal
01:04:22avec eux
01:04:22après un gros coup de vent
01:04:24dans le golfe de Gascogne
01:04:25aux dernières nouvelles
01:04:26la classe 40
01:04:27rêve à perte de vue
01:04:28fait pour le moment
01:04:29route à une vitesse moyenne
01:04:30environ de 11 nœuds
01:04:31hier on était assis
01:04:32donc on a un petit peu gagné
01:04:33avec des vagues
01:04:34d'environ 2 mètres de haut
01:04:36une vitesse qui devrait
01:04:37leur permettre
01:04:37de rejoindre
01:04:38dès demain matin
01:04:39le reste des classes 40
01:04:40qui nous est déjà arrivé
01:04:41ce matin
01:04:42au port de la Corogne
01:04:43pour se mettre à l'abri
01:04:44on attend donc
01:04:45un retour de la communication
01:04:46et surtout un nouveau départ
01:04:47d'ici quelques jours
01:04:48cette fois-ci
01:04:49sans escale
01:04:49jusqu'en Martinique
01:04:50et bien voilà
01:04:51on sera ravis en tout cas
01:04:51de les retrouver
01:04:52on espère que bien entendu
01:04:53tout va bien
01:04:54et tout va bien
01:04:55du côté du standard
01:04:56au 0 826 300 300
01:04:58avec Stéphanie
01:04:59qui nous appelle
01:05:00d'Olinville
01:05:01bonsoir Stéphanie
01:05:02oui bonsoir
01:05:04bonsoir à tous
01:05:05et si vous ne connaissez pas
01:05:06cette commune
01:05:07Olinville
01:05:08c'est en Essonne
01:05:10oui c'est en Essonne
01:05:11un petit village
01:05:13très sympa
01:05:13environ 4000 habitants
01:05:15près d'Artajon
01:05:16et vous nous écoutez
01:05:17soit le 99,9
01:05:19on est d'accord
01:05:20absolument
01:05:21absolument
01:05:22Stéphanie vous faites quoi
01:05:23dans la vie ?
01:05:25je suis assistante commerciale
01:05:27et vous vendez quoi ?
01:05:28vous vendez quoi ?
01:05:29je vends du matériel
01:05:31de sécurité ferroviaire
01:05:32et que les trains
01:05:34ne déraillent
01:05:35voilà
01:05:35écoutez vous êtes
01:05:37très importante
01:05:38surtout en ce moment
01:05:38mais si les trains
01:05:39sont de repart
01:05:41ce n'est pas de notre fait
01:05:41c'est un préféré
01:05:43non mais vous inquiétez pas
01:05:44vous êtes au reparleur
01:05:46vous êtes au reparleur Stéphanie
01:05:47surtout que maintenant
01:05:48vous aurez l'heure des trains
01:05:49à l'oeil
01:05:50avec votre montre
01:05:50bah c'est ça
01:05:51il ne faudra pas nous la faire Stéphanie
01:05:53parce que nous
01:05:55on offre une montre
01:05:56à quelqu'un qui travaille
01:05:57pour les trains
01:05:58donc attention le retard
01:05:59alors c'est le moment
01:06:00en tout cas pour vous
01:06:01de vous offrir
01:06:01cette belle montre
01:06:02qu'elle tonne
01:06:03et on est ravis
01:06:04de vous l'offrir
01:06:04c'est la marque
01:06:05icône pop
01:06:06de l'horlogerie française
01:06:07Stéphanie
01:06:08bravo
01:06:08bravo
01:06:09et bien merci
01:06:10la souris
01:06:11c'est la première fois
01:06:12je joue
01:06:12un jeu
01:06:13c'est vrai
01:06:14c'est la première fois
01:06:16que je joue
01:06:16un jeu
01:06:17j'étais en déprimeur
01:06:18sous la pluie
01:06:19en rentrant du travail
01:06:20je me suis dit
01:06:21allez
01:06:21ils ont l'air sympa
01:06:22j'écoute
01:06:22c'est chouette
01:06:23on y va
01:06:23on joue
01:06:24pourquoi pas
01:06:25bloquer au tour d'art en point
01:06:26et voilà
01:06:26il y a un truc qu'il faut
01:06:27dans ce que vous avez dit
01:06:28Stéphanie
01:06:29il y a un truc
01:06:29qui est faux
01:06:29vous avez dit
01:06:30ils ont l'air sympa
01:06:31ils sont sympa
01:06:32tout court
01:06:32en fait
01:06:32non ils sont très sympa
01:06:33absolument
01:06:34mais oui c'est facile
01:06:35évidemment
01:06:35ils sont très sympa
01:06:38ils sont très sympa
01:06:40Stéphanie
01:06:40on vous fait de gros bisous
01:06:41ça nous fait toujours
01:06:42tellement plaisir
01:06:43en tout cas
01:06:43d'offrir des cadeaux
01:06:45à très bientôt
01:06:46merci
01:06:47merci à vous
01:06:47et bravo
01:06:47merci à tous
01:06:48merci pour votre fidélité
01:06:50merci Philippe Bilger
01:06:51pour votre fidélité
01:06:52merci Sébastien Ménard
01:06:54pour votre fidélité
01:06:55merci
01:06:55merci Jean-Marie Bordray
01:06:57pour sa fidélité
01:06:58merci
01:06:58on va arrêter nos bêtises
01:07:00dans un instant
01:07:02avec Philippe David
01:07:04on va parler
01:07:05des bombes climatiques
01:07:07des bombes météorologiques
01:07:08on va parler climat
01:07:09on va parler climat
01:07:10notamment avec les épisodes
01:07:11Sèvenol
01:07:11qui sont en vue en Méditerranée
01:07:13la tempête au nord de la France
01:07:15l'ouragan dans les Antilles
01:07:16ça se multiplie
01:07:18pourquoi ?
01:07:19on va se poser ces questions
01:07:20avec deux éminents météorologistes
01:07:22alors un qu'on connait bien
01:07:23puisqu'il s'agit de Rémi André
01:07:25le saigneur météo
01:07:27comme chantait Carlos
01:07:28de Sud Radio
01:07:29on vous rappelait
01:07:29un très beau tcha-tcha-tcha
01:07:30et un autre seigneur
01:07:31et un autre seigneur
01:07:36et un autre seigneur
01:07:39qui sera avec nous
01:07:40Patrick Marlière
01:07:41météorologue aussi
01:07:43nous expliquerons tout
01:07:44parce que moi j'ai envie de comprendre
01:07:46d'où vient ce mot
01:07:47bombe climatique
01:07:48alors qu'on n'en parlait
01:07:49jamais
01:07:50on fait une petite pause
01:07:51et on revient dans un instant
01:07:52à tout de suite
01:07:52Sud Radio
01:08:01votre attention
01:08:02est notre plus belle récompense
01:08:04j'écoute Sud Radio
01:08:05tous les jours
01:08:06et j'adore
01:08:06et j'adore
01:08:07Sud Radio
01:08:09parlons vrai
01:08:10et j'écoute
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