- il y a 4 mois
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Les Vraies Voix avec Philippe Bilger, président de l'Institut de la parole ; Michaël Sadoun, chroniqueur politique et consultant ; Frédéric Dabi, directeur général du pôle Opinion de l'IFOP.
Retrouvez Les Vraies Voix avec Cécile de Ménibus et Philippe David du lundi au vendredi de 17h à 20h sur #SudRadio.
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##LES_VRAIES_VOIX-2025-09-29##
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NewsTranscription
00:00:00Les Vraies Voix Sud Radio, 18h-20h, Cécile Dominibus, Philippe David.
00:00:05Et on est ravi de vous retrouver en ce lundi, on vous souhaite la bienvenue.
00:00:10Ça va Philippe David ?
00:00:11Très bien, Cécile Dominibus, en pleine forme.
00:00:13Quand on vous retrouve lundi, on est toujours dans une forme olympique.
00:00:17Vous allez le démontrer, j'espère.
00:00:19Olympique, ça veut dire que...
00:00:21Par la pertinence de vos propos.
00:00:22Il pourrait faire des tours de studio, en cours par exemple.
00:00:25Absolument, c'est sûr que par contre, nager ce serait plus compliqué.
00:00:28Non, c'est surnager déjà, ce serait déjà pas mal.
00:00:32Oui, déjà ne pas toucher le fond.
00:00:36Avec autour de cette table, Philippe Bilger, vous l'avez entendu, bonsoir.
00:00:38Bonjour mon cher Philippe, bonsoir.
00:00:41Bonsoir.
00:00:42Bonsoir, quel plaisir, comme dit Philippe, de vous retrouver lundi, après vous avoir quitté le vendredi.
00:00:48C'est ça, deux jours, c'est le manque déjà.
00:00:51Dans un instant, Mickaël Sradoun sera avec nous et on sera ravis de l'accueillir.
00:00:55Et le grand Frédéric Dhabi est avec nous.
00:00:58Bonsoir Frédéric.
00:01:00Bonsoir Cécile.
00:01:01Je suis très content d'être parmi vous.
00:01:02Et vous arrivez avec un sondage assez incroyable.
00:01:05On va le développer pendant toute cette émission.
00:01:07Allez, le sommaire, le grand débat du jour.
00:01:09Ce sondage, donc IFOP, révèle les intentions de vote des Français pour la présidentielle 2027.
00:01:14Jordan Bardella, très largement en tête, avec près de 33% des votes, Philippe.
00:01:18Alors, parlons vrai.
00:01:20À d'autres questions du jour, Bardella, président, en 2027, c'est plausible ou pas plausible ?
00:01:25Eh bien, vous dites à 53% que ce n'est pas plausible.
00:01:29Vous voulez réagir le 0826 300 300 ?
00:01:32En tout cas, c'est pour ceux qui votent sur Twitter.
00:01:34Qui votent sur Twitter.
00:01:35Est-ce que le premier tour de la présidentielle est déjà joué ?
00:01:38Et qu'on ne se bat plus que pour une place de finaliste face au RN ?
00:01:42Ou est-ce que la situation peut changer en 18 mois ?
00:01:45On attend vos avis au 0826 300 300.
00:01:48Et puis, la question du soir à 27,1%.
00:01:50C'est le score d'Emmanuel Macron au premier tour des élections présidentielles en 2022.
00:01:54Aujourd'hui, Gabriel Attal ne devrait recueillir qu'aux-là autour de 10% des suffrages.
00:02:00Alors, la question du soir.
00:02:01Effondrement du bloc central, est-ce la fin du macronisme ?
00:02:05Vous dites oui à 90%.
00:02:07Alors, est-ce qu'après avoir atomisé PS et LR lors de son premier quinquennat,
00:02:11Emmanuel Macron n'a pas atomisé son propre camp lors du second ?
00:02:15On attend vos réactions.
00:02:17Encore et toujours au 0826 300 300.
00:02:19Et on souhaite la bienvenue.
00:02:20On est ensemble jusqu'à 20h.
00:02:22Jordan Bardella, candidat du Rassemblement National pour la présidentielle de 2027.
00:02:27Marine Le Pen n'écarte pas cette possibilité.
00:02:31Elle lui a même demandé de se préparer.
00:02:33Pardon de vous, Jordan Bardella.
00:02:34Est-ce que vous êtes le plan B ?
00:02:35Tant que nous n'aurons pas déclaré forfait, si je puis dire,
00:02:40et fait appel à toutes les voies de recours possibles,
00:02:43alors je refuserai de me mettre dans ce scénario et dans cette hypothèse.
00:02:47Les vraies voix Sud Radio.
00:02:51Et on accueille Mickaël Sadoun qui vient d'arriver.
00:02:54Ça va Mickaël ?
00:02:55Oui, mais j'étais devant Sud Radio, mais on ne voulait pas m'ouvrir un scénario.
00:02:58On ne parle plus.
00:02:59Oui, on ne voulait pas, mais vous êtes rentré quand même.
00:03:01On a décidé de romper le dialogue.
00:03:02Je ne rentrais pas.
00:03:03Et je vais m'adresser tout de suite à Frédéric Daby avec cette question.
00:03:08Bardella, président en 2027, est-ce que c'est plausible ou pas plausible ?
00:03:12Visiblement, selon le sondage IFOP que vous nous présentez ce soir en exclusivité,
00:03:17c'est tout à fait plausible.
00:03:18C'est plausible sur la base d'un premier tour.
00:03:20Ce sont des fois fiduciales pour l'Opinion et Sud Radio.
00:03:23On a testé six configurations de premier tour.
00:03:26Et c'est vrai que Jordan Bardella, testé cinq fois,
00:03:29comme Marine Le Pen, testé une fois, arrive très nettement en tête.
00:03:3333 à 35% dans l'histoire de l'élection présidentielle.
00:03:36C'est dû François Mitterrand en 1988.
00:03:39Ce qui est très intéressant, pour nos auditeurs les plus anciens,
00:03:43ça serait la première fois depuis la présidentielle de 1969
00:03:46où Georges Pompidou avait devancé de plus de 25 points, 22 points à l'impôt R
00:03:51qu'on a des écarts aussi forts.
00:03:5315 à 20 points entre le premier, Bardella ou Marine Le Pen,
00:03:56et le second, Edouard Philippe ou Raphaël Glucksmann.
00:04:00On va en parler après.
00:04:01L'autre élément majeur de ce sondage, l'enseignement majeur,
00:04:03c'est la démonétisation incroyable des figures du Bercentral
00:04:06qui sont touchées de plein fouet par le rejet du macronisme.
00:04:10Et pour revenir sur Jordan Bardella, ce qui est très intéressant,
00:04:13vous avez bien constaté, Cécile,
00:04:15que quand on teste Johan Bardella ou Marine Le Pen,
00:04:20ils obtiennent exactement le même score.
00:04:22Ce qui montre qu'aujourd'hui, pour l'électeur acquis ou potentiel,
00:04:25l'électorat du Rassemblement National,
00:04:28ce n'est pas un vote d'incarnation, c'est un vote d'alternative.
00:04:30C'est tous les propos qu'on entend dans la rue,
00:04:32qu'on voit dans nos enquêtes qualitatives sur
00:04:34c'est leur tour, pourquoi pas eux, ils ne feront pas pire que les autres.
00:04:37On ne les a jamais essayés.
00:04:39C'est cette force d'alternative pour sortir de la crise politique et parlementaire
00:04:42si dure que nous connaissons,
00:04:43qui profitent au RN avec des scores dans toutes les catégories extrêmement forts.
00:04:47Même chez les personnes âgées, on est à 28%.
00:04:49Même chez les cas supérieurs, on est à 22-23%.
00:04:52On a clairement un RN qui fait la course en tête.
00:04:55Et on a un RN qui fait la course en tête entre 33 et 35%
00:04:58face à Edouard Philippe, Gabriel Attal, Olivier Faure,
00:05:02Gérald Darmanin ou François Bayer ou quel que soit le candidat.
00:05:04Oui, c'est vrai que l'autre idée de sondage, de l'autre philosophie
00:05:07avec Patrick Roger de Sud Radio et Rémi Godot de L'Opinion,
00:05:10c'était voir où en est le bloc central.
00:05:12Jusque-là, parce qu'il n'y avait pas eu d'enquête publiée depuis 4 mois,
00:05:15depuis la fin mai, une enquête IFOP fiduciale pour le Figaro et Sud Radio,
00:05:19on voyait une sorte de dichotomie, une sorte de dissociation
00:05:22entre un rejet très fort d'Emmanuel Macron
00:05:25et des figures du bloc central qui tenaient le choc.
00:05:28Edouard Philippe était à 21-25%, Gabriel Attal à 15-18%.
00:05:33Là, on voit que ces figures sont impactées
00:05:36par le rejet de plus en plus virulent d'Emmanuel Macron,
00:05:40par le départ de François Bayer ou,
00:05:42par cette crise politique sans fin, par ces rumeurs de dissolution.
00:05:46Et en fait, on voit que tout ce qui touche de plus ou moins près
00:05:50à Emmanuel Macron est rejeté par les Français
00:05:52parce qu'Edouard Philippe tient encore le choc
00:05:54parce qu'il a quitté Matignon il y a maintenant plus de 5 ans.
00:05:57Il est à 16%, vous l'avez dit,
00:05:59Gabriel Attal 10%, c'est quand même très faible
00:06:01pour un héritier du bloc central,
00:06:047% pour Darmanin et 3%, seulement un score très marginal
00:06:09pour l'ancien Premier ministre François Bayrou.
00:06:11Philippe Bégeat.
00:06:13Acceptons volontiers d'être contredit par Frédéric
00:06:16si par accident je disais des inepties.
00:06:19Jamais.
00:06:19Non, bien sûr, puis-je dire Frédéric
00:06:23que par le score lui-même du Rassemblement National,
00:06:27et grâce notamment aux études antérieures,
00:06:30je ne suis pas surpris par le taux où il se trouve.
00:06:34En revanche, vous l'avez dit,
00:06:36c'est l'écart avec les autres concurrents qui est décisif
00:06:40et la question qu'on peut se poser,
00:06:43il va à peu près probablement rester lui ou Marine Le Pen
00:06:47dans cet épure lors du premier tour,
00:06:50mais est-ce qu'il y aura enfin pour le RN
00:06:53une possibilité de gagner au second tour ?
00:06:56Ah, c'est une question fondamentale en rien,
00:06:59une ineptie.
00:07:00Le RN a depuis historiquement un problème de second tour.
00:07:04Vous connaissez l'adage célèbre de Guy Mollet
00:07:07que Charles Pasqua avait popularisé dans les années 90 ou 80 même.
00:07:11Au premier tour, on choisit, au second tour, on élimine.
00:07:13Et c'est vrai que le RN a toujours pâti
00:07:15à la présidentielle d'un vote d'élimination
00:07:17très fort pour Jean-Marie Le Pen,
00:07:1982-18 en 2002,
00:07:21et de moins en moins fort,
00:07:22même si ça a été très net en 2022,
00:07:2457 et nous, 58 pour Emmanuel Macron
00:07:26face à Marine Le Pen.
00:07:28Et c'est vrai que c'est le plus grand danger.
00:07:31La présidentielle, c'est 50% plus une voix.
00:07:33Est-ce que le RN peut le faire ?
00:07:35Dans ce sondage, on n'a pas la réponse,
00:07:37on n'a pas testé de second tour.
00:07:38On en avait fait il y a quelques mois pour Hexagone
00:07:41et c'était du 50-50 dans beaucoup d'hypothèses.
00:07:43Mais là, le RN a une forte avance,
00:07:46a des réserves de voix,
00:07:47Dupont-Aignan, Éric Zemmour,
00:07:49qui a un score plutôt honorable entre 4 et 5%.
00:07:52Et puis, très clairement,
00:07:53cette crise politique sert le RN.
00:07:57Qu'est-ce qu'on disait en 2017
00:07:58pour, je dirais, mettre à distance
00:08:00une victoire possible de Marine Le Pen ?
00:08:02On disait, avec Marine Le Pen,
00:08:05ce serait la ruine de la France.
00:08:06Beaucoup de Français nous disent,
00:08:07mais la ruine, elle est déjà là,
00:08:08compte tenu de notre tête.
00:08:09Avec Marine Le Pen, ce serait le désordre.
00:08:11Le risque d'émeute.
00:08:13On en a parlé ici, souvent,
00:08:14sur ce plateau, chez Valérie Expert.
00:08:16On est ce qu'il faut dans ce domaine.
00:08:17On voit, quant à mon insécurité,
00:08:19on est sur une préoccupation
00:08:20qui touche beaucoup les Français.
00:08:21Alors, moi, il y a une question
00:08:22que je me pose en voyant ce sondage.
00:08:24Excellent, d'ailleurs.
00:08:26Le pays n'a jamais été aussi à droite.
00:08:28Parce que si on prend à droite-droite,
00:08:30Marine Le Pen, Éric Zemmour et Dupont-Aignan,
00:08:32ça dépasse systématiquement les 40%.
00:08:35La gauche est vraiment à 30%,
00:08:38mais toute mouillée,
00:08:39y compris l'extrême-gauche.
00:08:41Est-ce qu'en cas de deuxième tour,
00:08:43Bardella-Gluxmann,
00:08:44le peuple de droite,
00:08:46je fais ça volontairement
00:08:47par rapport à la gauche
00:08:48qui parlait du peuple de gauche,
00:08:49voterait plutôt Bardella que Gluxmann ?
00:08:51Alors, si c'était Mélenchon-Bardella,
00:08:53je pense que le peuple de droite
00:08:54voterait contre Mélenchon.
00:08:56Le vote d'élimination aujourd'hui,
00:08:58on le voit lors des élections partielles.
00:08:59On le verra dans la circonscription
00:09:01de l'étranger
00:09:02où la candidate LFI
00:09:03s'est qualifiée in extremis,
00:09:05va se jouer contre elle.
00:09:06Je vous fiffe mon billet,
00:09:08en tout cas,
00:09:08je vous fais un pari pour dimanche prochain.
00:09:10En revanche,
00:09:10Gluxmann,
00:09:11je serais moins affirmatif,
00:09:12Philippe,
00:09:12parce qu'il peut être aimé à avoir
00:09:13du vote Édouard Philippe,
00:09:14du vote Retailleau,
00:09:15qui irait contre Marine Le Pen.
00:09:17Mais en tout cas,
00:09:18l'époque...
00:09:19Contre Bardella ou Marine Le Pen.
00:09:22C'est vrai qu'il y a une incertitude aussi
00:09:23sur l'offre électorale
00:09:24et c'est ce qui est très intéressant.
00:09:25Vos auditeurs verront
00:09:27sur le site de l'IFOP
00:09:28et de Sud Radio
00:09:28le rapport complet.
00:09:30Par catégorie de population,
00:09:32selon le sexe,
00:09:33la profession
00:09:34ou le niveau de diplôme,
00:09:35il n'y a quasiment aucune différence
00:09:37entre Le Pen et Bardella,
00:09:39alors qu'ils sont quand même différents.
00:09:40C'est ce vote d'alternative
00:09:41que je vais mettre en avant.
00:09:44Et c'est vrai qu'un second tour
00:09:45sera l'époque du vote d'élimination
00:09:48automatique du RN
00:09:49a peut-être, je dis bien,
00:09:50a peut-être vécu.
00:09:51Et vous pouvez retrouver
00:09:52sur sudradio.fr
00:09:53où il vous a fait
00:09:54un petit résumé aussi
00:09:55sur ce sondage.
00:09:57Est-ce que,
00:09:58avant de donner la parole
00:09:59à Mickaël Sadoun
00:10:02qui est avec nous,
00:10:03est-ce que Frédéric Dhabi,
00:10:04ce sont des primo-votants,
00:10:06est-ce que finalement
00:10:07ce RN, c'est générationnel ?
00:10:09Alors, c'est clair que le RN,
00:10:10quand on regarde
00:10:11la structure de vote,
00:10:12il y a trois couches
00:10:13qui se superposent
00:10:14et qui même s'enrichissent.
00:10:15Il y a d'abord
00:10:15le joie-marisme,
00:10:16c'est-à-dire
00:10:17le vote classique FN
00:10:18des années 80-90,
00:10:20fort chez les 25-34 ans,
00:10:22chez les chômeurs,
00:10:23chez les personnes
00:10:23sans diplôme,
00:10:24chez les ouvriers.
00:10:25Et puis,
00:10:26une deuxième couche
00:10:26s'est sédimentée,
00:10:27c'est celle que j'appelle
00:10:28la France du travail.
00:10:29Ce n'est pas anodin.
00:10:31Il y a des politiques
00:10:31qui sont obsédées
00:10:32par le vote
00:10:33des retraités
00:10:34et des personnes âgées.
00:10:35On peut perdre
00:10:36une présidentielle
00:10:37en ayant le vote
00:10:37des retraités.
00:10:39Demandez à Giscard d'Estaing
00:10:40en 1981,
00:10:41ou à Nicolas Sarkozy
00:10:42en 2012.
00:10:42Et par contre,
00:10:44le vote
00:10:44de la France du travail,
00:10:45on ne gagne pas
00:10:46sans cette France,
00:10:47la France du métro
00:10:47à 18h,
00:10:48comme disait Malraux.
00:10:50Et quand on voit
00:10:51le score de Bardella
00:10:52ou de Le Pen
00:10:53qui dépasse 33-35%
00:10:55chez les salariés,
00:10:5641 de mémoire
00:10:57pour Marine Le Pen
00:10:57chez les 35-49 ans,
00:10:59cette France du travail
00:10:59aujourd'hui,
00:11:00vote Marine Le Pen.
00:11:01Même chez les cadres sup,
00:11:02on est à 21%.
00:11:03Ce qui est quand même
00:11:04que Marine Le Pen
00:11:05faisait 8 à 10%
00:11:06en 2017.
00:11:07Troisième couche
00:11:08où il y a une sédimentation,
00:11:10ce sont des catégories
00:11:11où le RN était
00:11:12extrêmement faible,
00:11:13où il progresse
00:11:13notamment les retraités
00:11:14et les personnes âgées.
00:11:15Allez,
00:11:16on fait un petit point
00:11:17dans un instant
00:11:17avec Michael Sadeau
00:11:19qui aurait la première question.
00:11:21On revient dans un instant.
00:11:21A tout de suite.
00:11:23Sud Radio.
00:11:24Sud Radio.
00:11:24Parlons vrai.
00:11:25Parlons vrai.
00:11:25Sud Radio.
00:11:26Les Vraies Voix Sud Radio.
00:11:2818h-20h.
00:11:29Cécile Dominibus.
00:11:30Philippe David.
00:11:32Et on vous souhaite
00:11:33la bienvenue
00:11:33autour de cette table.
00:11:34Frédéric David,
00:11:36directeur général
00:11:36de l'Opinion WIFOP
00:11:37avec Michael Sadeau
00:11:39et notre ami
00:11:40Philippe Bilger
00:11:41et vous
00:11:42au 0826-300-300
00:11:43si vous voulez
00:11:44bien entendu
00:11:44nous contacter
00:11:47et débattre avec nous
00:11:48au 0826-300-300.
00:11:51Frédéric,
00:11:51on fait juste
00:11:52pour ceux qui viennent
00:11:53de nous rejoindre
00:11:53peut-être un petit
00:11:54rétech
00:11:55avant de passer
00:11:56la parole
00:11:57à Michael Sadeau.
00:11:58Oui,
00:11:58sur cette enquête
00:11:59IFOP Fédiciel
00:12:00pour Sud Radio
00:12:00L'Opinion.
00:12:01Première enquête
00:12:01depuis 4 mois
00:12:02qui montre
00:12:02que le rapport
00:12:03de force
00:12:03a bougé
00:12:04de manière
00:12:04irréfutable.
00:12:05Il y a une vraie mutation
00:12:06du rapport
00:12:07de force électorale.
00:12:08Un élément
00:12:08de stabilité
00:12:09c'est la pole position
00:12:10du RN
00:12:11entre 33 et 35%.
00:12:12Des scores rarement
00:12:13vus pour une élection
00:12:14présidentielle.
00:12:15Un RN attrape tout
00:12:16et pas de différence
00:12:17d'attraction
00:12:18entre une hypothèse
00:12:19Bardella à 33%
00:12:20et une hypothèse
00:12:21Marine Le Pen
00:12:21à 33%.
00:12:22Le fait majeur
00:12:23c'est que
00:12:23comment dire
00:12:24le bloc central
00:12:25rentre dans l'atmosphère
00:12:26dans ce contexte
00:12:27de rejet très fort
00:12:28à l'égard d'Emmanuel Macron
00:12:29et des vraies baisses
00:12:31par rapport
00:12:31aux enquêtes précédentes.
00:12:33Un avantage
00:12:34pour Edouard Philippe
00:12:34mais qui n'est plus
00:12:35qu'à 16%
00:12:35concomitamment
00:12:36d'une percée
00:12:37assez incroyable.
00:12:38On n'a pas encore parlé
00:12:38de Raphaël Glucksmann
00:12:39qui est un réceptacle.
00:12:40Il prend 20-25%
00:12:42d'électeurs macronistes.
00:12:43Un réceptacle
00:12:44à cette démonétisation,
00:12:45à ce rejet
00:12:46de tout ce qui a touché
00:12:47si je puis dire
00:12:47de près ou de loin
00:12:49Emmanuel Macron.
00:12:50Allez,
00:12:50Mickaël Sadone.
00:12:52Moi j'ai l'impression
00:12:53de ce que je vois
00:12:53dans ce sondage
00:12:54que
00:12:55le bloc de gauche
00:12:57et le bloc central
00:12:57sont divisés
00:12:58pour des raisons différentes.
00:12:59C'est-à-dire que
00:13:00le bloc de gauche
00:13:00est divisé par des courants
00:13:01qui sont différents.
00:13:02C'est-à-dire qu'il n'y a rien
00:13:03à voir entre Raphaël Glucksmann
00:13:04et Jean-Luc Mélenchon.
00:13:05Et en général,
00:13:06les électeurs d'Origue Mélenchon
00:13:07détestent Raphaël Glucksmann
00:13:08et inversement d'ailleurs.
00:13:10Le bloc central
00:13:11est divisé par des questions
00:13:12de personnalité.
00:13:13Ce qui, à mon avis,
00:13:14explique le score,
00:13:15la surperformance
00:13:15d'Edouard Philippe
00:13:16qui est peut-être
00:13:17plus présidentielle
00:13:18en tant qu'homme
00:13:19que Gabriel Attal
00:13:20qui est encore un peu jeune
00:13:21ou que Darmanin
00:13:27garde une unité
00:13:27et une cohésion.
00:13:28C'est le Rassemblement National
00:13:29et je pense que c'est
00:13:29sa grande force.
00:13:30C'est-à-dire qu'il a amassé
00:13:31des électeurs
00:13:32sur la base d'un programme
00:13:34et d'une vision du monde
00:13:35pendant des années
00:13:36et des années
00:13:36et des années
00:13:37et aujourd'hui,
00:13:37les électeurs se fichent
00:13:38de savoir si c'est
00:13:39Jordan Bardella
00:13:40ou Marine Le Pen
00:13:41qui prend les commandes
00:13:42parce que de toute façon
00:13:43c'est la même vision
00:13:44et c'est la même sociologie.
00:13:46Donc j'ai l'impression
00:13:47que c'est la grande force
00:13:48du Rassemblement National
00:13:48et puis en plus
00:13:49ils ont été assez malins
00:13:50pour éviter les querels de personnes
00:13:51puisqu'ils ont dit
00:13:52qu'ils feraient un ticket à deux
00:13:53au deuxième tour.
00:13:55De toute façon,
00:13:56Marine Le Pen
00:13:56et Jordan Bardella.
00:13:57Tout de même,
00:13:58Fred,
00:13:59si vous permettez une question.
00:14:03Frédéric,
00:14:03pardon,
00:14:05il est tellement connu
00:14:06ici et ailleurs
00:14:08que Frédéric,
00:14:10n'y voyait nul,
00:14:11il respecte.
00:14:13Est-ce que,
00:14:15certes,
00:14:16cette évaluation
00:14:17est très importante,
00:14:18on a dit,
00:14:19vous avez dit pourquoi
00:14:20tout à l'heure,
00:14:21mais est-ce qu'au fond,
00:14:23tout ça ne risque pas
00:14:25d'être très fortement
00:14:26réfléchi
00:14:27à partir du moment
00:14:29où nous entrerons
00:14:31dans la campagne
00:14:32et où naturellement
00:14:33il y aura
00:14:34une déperdition
00:14:35classique
00:14:36par rapport
00:14:37à ce chiffre-là.
00:14:39Et peut-être,
00:14:40et peut-être,
00:14:41là,
00:14:42nickel,
00:14:43j'objecte
00:14:44quelque chose,
00:14:45est-ce que
00:14:46l'expérience
00:14:47de Marine Le Pen
00:14:49par rapport
00:14:50à celle
00:14:50très limitée
00:14:52de Jordan Bardella,
00:14:53est-ce qu'elle ne pourra
00:14:54pas faire la différence
00:14:56d'une certaine manière
00:14:57ou si c'est lui,
00:14:59appauvrir le score ?
00:15:00Alors,
00:15:01je partage complètement
00:15:01votre point de vue,
00:15:02un élément de prudence,
00:15:03on est à 18 mois
00:15:04d'élection présidentielle,
00:15:05ce n'est pas un sondage
00:15:06prédictif
00:15:07des résultats
00:15:08de ce qui se passera
00:15:11en avril 2027,
00:15:13c'est un état
00:15:14des lieux
00:15:15aujourd'hui.
00:15:16Bien sûr,
00:15:16on peut faire
00:15:17tous les scénarios
00:15:18possibles,
00:15:18Marine Le Pen
00:15:19qui arrive in extremis
00:15:20à être candidate,
00:15:21un Jordan Bardella
00:15:22qui la remplace
00:15:23et qui paye
00:15:24un manque d'expérience,
00:15:25qui rate des débats,
00:15:25on peut tout imaginer,
00:15:27on peut aussi imaginer
00:15:27une certaine stabilité.
00:15:29Dans l'histoire
00:15:30des campagnes présidentielles,
00:15:31on sait que
00:15:32au premier tour,
00:15:33Marine Le Pen
00:15:33n'a jamais connu
00:15:34de véritable dynamique,
00:15:35ça reste compliqué
00:15:36pour l'URN,
00:15:36même s'il se qualifie
00:15:37aux deux dernières élections
00:15:38présidentielles.
00:15:40Donc voilà,
00:15:40tout est possible.
00:15:41Aujourd'hui,
00:15:42c'est pour ça
00:15:42que j'ai mis ça en avant
00:15:43dans mon premier commentaire,
00:15:44Philippe,
00:15:44c'est que,
00:15:45alors que,
00:15:45comme vous le dites,
00:15:46il n'y a pas la même trajectoire,
00:15:47pas le même itinéraire,
00:15:48pas le même nom,
00:15:49bien sûr,
00:15:50trois candidatures présidentielles
00:15:51de suite pour Marine Le Pen
00:15:52et vous avez peut-être vu
00:15:53une enquête IFOP
00:15:54pour LCI
00:15:55de la semaine dernière
00:15:56qui a d'ailleurs été
00:15:57libellée IFOP fiducial
00:15:58pour LCI
00:15:59à presque Sud Radio
00:16:00alors que vous n'ayez pas commandé,
00:16:01entre parenthèses,
00:16:02c'est drôle,
00:16:02ça montre la force
00:16:03de nos liens,
00:16:04il y avait quand même l'idée
00:16:05d'une Marine Le Pen
00:16:06sérieuse
00:16:07qui travaillait,
00:16:08crédible.
00:16:09Est-ce que Jordan Bardella
00:16:10a la même image ?
00:16:11Peut-être pas,
00:16:11mais en tout cas,
00:16:12à froid,
00:16:1318 mois avant le premier tour,
00:16:14on a cette non-différenciation
00:16:17peut-être provisoire,
00:16:18peut-être provisoire.
00:16:21Juste un auditeur,
00:16:22c'est au 866-300-300,
00:16:24Ludovic est avec nous,
00:16:25de Montmarsan,
00:16:25il voulait réagir.
00:16:26Ludovic,
00:16:27on vous écoute.
00:16:27Bonjour.
00:16:28Bonsoir.
00:16:28Bonsoir Cécile,
00:16:29bonsoir Philippe
00:16:30et bonsoir Évrévoix.
00:16:31Bonsoir.
00:16:32Je suis assez
00:16:34d'esprit de ce sondage.
00:16:35Maintenant,
00:16:37il y a des avantages
00:16:38côté Jordan Bardella,
00:16:40c'est-à-dire
00:16:41qu'il ne porterait pas
00:16:42le nom de Marine Le Pen
00:16:43et il ne faut pas oublier
00:16:44que le Rassemblement National
00:16:45a récupéré
00:16:46pas mal
00:16:48d'électeurs déçus
00:16:49des partis traditionnels,
00:16:51même dans la classe ouvrière.
00:16:52Après,
00:16:53les inconvénients
00:16:53de Jordan Bardella,
00:16:54ce serait sa jeunesse
00:16:56et également
00:16:57l'étiquette.
00:16:58Aujourd'hui,
00:17:00nous avons trois blocs
00:17:00quand même assez radicaux,
00:17:02on va dire en extrême centre,
00:17:03en extrême gauche
00:17:04et en extrême droite.
00:17:07Que va-t-il se passer
00:17:09que soit le parti élu
00:17:10dans cette forme
00:17:11de radicalité
00:17:12alors qu'on a une société
00:17:13qui s'enfonce
00:17:14quand même un peu
00:17:15dans la violence
00:17:16ou dans le chaos ?
00:17:18Et quelles seront
00:17:19les priorités
00:17:19et quelles seront
00:17:20les priorités
00:17:21des électeurs ?
00:17:22Est-ce que ça sera
00:17:22l'immigration,
00:17:23le pouvoir d'achat,
00:17:24etc.
00:17:24Philippe,
00:17:27Mickaël,
00:17:27Fédéric Daly
00:17:29pour répondre
00:17:29sinon à
00:17:30Mickaël,
00:17:30Sannou et Ludovic ?
00:17:32La question de votre auditeur
00:17:34est très pertinente.
00:17:35Ludovic,
00:17:36on sait très bien
00:17:38qu'une campagne
00:17:39se fait
00:17:40dans un contexte particulier,
00:17:41sur un moment
00:17:42où il y a un sujet
00:17:43ou deux sujets
00:17:44qui vont préempter,
00:17:45qui vont stimuler
00:17:46la campagne.
00:17:47Pouvoir d'achat
00:17:48en 2007
00:17:48sous Nicolas Sarkozy,
00:17:50redistribution
00:17:50sous François Hollande,
00:17:53envie d'alternance
00:17:54de gauche en 80.
00:17:54Donc bien sûr,
00:17:55aujourd'hui,
00:17:56on ne sait pas
00:17:57quelle sera
00:17:58cette thématique.
00:17:59Moi,
00:17:59j'ai en tête
00:18:00une enquête IFOP
00:18:01pour l'inspiration politique
00:18:02sur les prochaines élections
00:18:03municipales.
00:18:05Il y a trois thèmes
00:18:05qui écrasent des eaux,
00:18:06trois thèmes nationaux
00:18:08qui ne sont pas gérés,
00:18:09qui ne sont pas résolus
00:18:11par la salle politique nationale
00:18:13qui écrase
00:18:14les préoccupations
00:18:15des Français.
00:18:16C'est santé,
00:18:17insécurité,
00:18:18dette.
00:18:19Est-ce que ce sont
00:18:19les thèmes de 2027 ?
00:18:21Un petit point aussi,
00:18:22et là,
00:18:22je suis beaucoup
00:18:23plus catégorique,
00:18:24l'époque où,
00:18:25lors d'une élection présidentielle,
00:18:27le monde s'arrêtait,
00:18:28l'international ne comptait pas,
00:18:30où c'était quasiment
00:18:31jamais évoqué.
00:18:32Ce temps a vécu.
00:18:33On le voit
00:18:34dans toutes les émissions
00:18:35de Sous Radio
00:18:35quand on fait appel
00:18:36aux propos des auditeurs,
00:18:38à quel point
00:18:39les gens ont compris
00:18:40que ce qui se passe
00:18:41sur un champ de bataille
00:18:42en Ukraine,
00:18:43au bout du monde,
00:18:44dans la forêt amazonienne,
00:18:47les gens se disent
00:18:47mais ça peut avoir
00:18:48un impact
00:18:49sur ma vie quotidienne.
00:18:50Donc l'international aussi
00:18:51va compter
00:18:52beaucoup plus fortement
00:18:53que lors des présentes
00:18:54anciennes suivies précédentes.
00:18:56On l'a même vu
00:18:57en 2022
00:18:58où la guerre en Ukraine
00:18:59a complètement percussé
00:19:00la campagne,
00:19:01vous vous en souvenez ?
00:19:01Il vous reste 50 secondes.
00:19:04Je voulais juste poser
00:19:05une question,
00:19:05c'est qu'à aucun moment
00:19:07plusieurs candidats du centre
00:19:08ne sont testés en même temps
00:19:09alors que quand même
00:19:10dans les candidats
00:19:12députatifs du bloc central,
00:19:14Édouard Philippe,
00:19:15Gabriel Attal,
00:19:16Gérald Darmanin,
00:19:16François Bayrou,
00:19:17il y a trois anciens
00:19:17premiers ministres,
00:19:18est-ce que vous pensez
00:19:19vraiment qu'ils vont faire bloc
00:19:20autour d'un d'entre eux
00:19:21ou est-ce que l'ego
00:19:22va quand même être plus fort
00:19:23que ça ?
00:19:23Parce que les trois premiers
00:19:24ministres,
00:19:24la prochaine marche...
00:19:25Il nous reste 30 secondes.
00:19:26Le bal des égaux
00:19:27c'est très classique,
00:19:28il y a aussi des réalités
00:19:30électorales,
00:19:31Darmanin et Attal
00:19:32appartiennent au même parti,
00:19:34on a déjà vu des baladures
00:19:35Chirac,
00:19:36je vais vous dire mon propos,
00:19:37mais en tout cas,
00:19:37quand on voit ce rapport
00:19:39de force,
00:19:39quand on voit que
00:19:40deux candidats déjà
00:19:41du socle commun,
00:19:42c'est-à-dire LR
00:19:42et bloc central,
00:19:44ça a ouvert peut-être
00:19:46les chances
00:19:46d'être au second tour,
00:19:48trois candidats,
00:19:49ça serait mortel.
00:19:49Allez,
00:19:50pour rester avec nous
00:19:51dans un instant,
00:19:52le tour de table
00:19:52de nos vraies voix,
00:19:54Philippe Ilger ?
00:19:55Je suis frappé
00:19:56de voir qu'aujourd'hui
00:19:58on a des discours
00:19:59de la méthode
00:20:00mais rien sur le fond.
00:20:01Michael Zadoun ?
00:20:02Une nouvelle agression
00:20:03antisémite
00:20:04dont je voulais absolument parler.
00:20:05Philippe Ilger ?
00:20:06David, pardon.
00:20:07La nouvelle rhétorique
00:20:09de l'OTAN
00:20:10en cas d'intrusion
00:20:11des avions et drones russes
00:20:12dans son ciel.
00:20:13Frédéric Dhabi ?
00:20:13La participation faiblissime
00:20:15lors de l'élection partielle
00:20:16de la deuxième circonscription
00:20:17de Paris
00:20:18qui a vu Michel Barnier
00:20:19l'emporter.
00:20:19Allez,
00:20:20à tout de suite,
00:20:20on fait une petite pause,
00:20:21on est ensemble jusqu'à 20h.
00:20:23Sud Radio ?
00:20:24Sud Radio ?
00:20:24Parlons vrai ?
00:20:25Parlons vrai ?
00:20:26Sud Radio ?
00:20:26Les vraies voix Sud Radio,
00:20:2818h-20h,
00:20:30Cécile Dominibus,
00:20:31Philippe David.
00:20:32Et avec Philippe David,
00:20:33on vous souhaite la bienvenue
00:20:35avec ce numéro de téléphone
00:20:360-826-300-300.
00:20:38Vous pouvez bien entendu
00:20:39nous lire sur Twitter,
00:20:40sur Facebook,
00:20:41sur Instagram,
00:20:42sur TikTok,
00:20:42de la plateforme d'opinion
00:20:43et de débat,
00:20:44notre chaîne YouTube.
00:20:46On revient sur ce sondage
00:20:49IFOP fiducial
00:20:50pour le Sud Radio
00:20:52et l'opinion
00:20:53avec Frédéric Dhabi
00:20:54qui est avec nous ce soir.
00:20:56Et on vous rappelle
00:20:56que si toutefois
00:20:57vous vouliez regarder
00:20:59ce sondage,
00:21:01on l'a décortiqué
00:21:02un petit peu
00:21:03sur sudradio.fr,
00:21:04présidentiel 2027,
00:21:05Bardella et RN
00:21:06largement en tête
00:21:07au premier tour.
00:21:08Au tour de cette table,
00:21:09Philippe Bilger
00:21:10qui est avec nous,
00:21:11Mickaël Sadoun,
00:21:13tout de suite
00:21:13le tour de table
00:21:13de l'actu des vraies voix.
00:21:15Vous connaissez
00:21:15l'histoire de la femme
00:21:16qui va acheter un meuble
00:21:17chez Ikea ?
00:21:17Non, moi je crois
00:21:17qu'il faut que vous arrêtiez
00:21:18d'essayer de dire des trucs.
00:21:19Ah bon ?
00:21:19C'est aux fatigues déjà.
00:21:20Et pour les autres,
00:21:21vous ne vous rendez pas compte
00:21:21de ce que c'est.
00:21:22C'est tout à fait vrai.
00:21:23Je vous jure,
00:21:23ce n'est pas bien.
00:21:24Il ne faut plus
00:21:24que vous parliez
00:21:25avec des gens.
00:21:26Le tour de table.
00:21:27De l'actualité.
00:21:29Ah, il est gentil Maxime,
00:21:31il a évité l'anglais
00:21:32et le porno.
00:21:35C'est vrai.
00:21:35Il faut bien varier.
00:21:36Mais ça va revenir,
00:21:37vous inquiétez pas.
00:21:38Dès demain.
00:21:40Philippe Bilger,
00:21:41vous vouliez revenir
00:21:42sur François Bayreau
00:21:43comme Sébastien Lecornu.
00:21:45Voilà, je suis frappé
00:21:47de voir,
00:21:48notamment après avoir lu
00:21:50l'entretien très long
00:21:52et très intéressant
00:21:53du Premier ministre
00:21:54dans la tribune dimanche,
00:21:57par le fait que
00:21:58les hommes politiques
00:22:00et en tout cas
00:22:01les Premiers ministres,
00:22:03aujourd'hui,
00:22:03semblent nous proposer
00:22:05en permanence
00:22:07plutôt des discours
00:22:08de la méthode,
00:22:10l'art du compromis,
00:22:12la volonté de conciliation
00:22:13que d'être capable
00:22:15de nous offrir
00:22:16des orientations claires
00:22:18sur le fond
00:22:19de la politique.
00:22:21Je me demande
00:22:21si au-delà
00:22:22de la conjoncture difficile
00:22:24suivant la dissolution
00:22:26et peut-être aussi
00:22:28le fait qu'aujourd'hui
00:22:29la politique,
00:22:30dans le fond,
00:22:31est insaisissable,
00:22:33je me demande
00:22:33si c'est pas
00:22:34un mouvement de fond
00:22:35qui fait que
00:22:37les politiques
00:22:37espèrent nous attirer
00:22:39et nous séduire
00:22:40avec ce qui relève
00:22:42des modalités,
00:22:43de la forme,
00:22:45des moyens
00:22:45et qu'ils sont incapables
00:22:47peut-être d'avoir
00:22:48le courage
00:22:49et la résolution
00:22:50de faire des choix clairs,
00:22:53donc d'exclure
00:22:54et en définitive
00:22:55de proposer
00:22:56véritablement une politique.
00:22:58Michael Chadoun ?
00:23:00C'est une émation
00:23:03brutale du débat.
00:23:04Oui, oui, oui,
00:23:04une émation brutale
00:23:05du débat
00:23:05parce que vraiment
00:23:06ça nous met
00:23:07aux racines de la politique.
00:23:08Est-ce que la politique
00:23:09est là pour unir des hommes
00:23:11même si c'est pour proposer
00:23:12des projets pas très cohérents
00:23:13parce que naturellement
00:23:14les gens n'ont pas
00:23:15les mêmes opinions
00:23:15donc pour les mettre ensemble
00:23:17il faut parfois adopter
00:23:18un langage un peu flou
00:23:19ou est-ce qu'elle est vraiment
00:23:20faite pour mener une action
00:23:21et dans ce cas-là
00:23:22on risque aussi
00:23:23de diviser les gens ?
00:23:24Je ne sais pas.
00:23:25Je pensais aux deux
00:23:25premiers ministres,
00:23:26Michael,
00:23:27comme l'a dit Cécile,
00:23:28François Bayrou
00:23:29et Sébastien Lecornu
00:23:31il ne s'aime pas
00:23:32ils n'ont rien de commun
00:23:33apparemment
00:23:34mais il proposait
00:23:35d'une certaine manière
00:23:36plus une méthode
00:23:38qu'un fou.
00:23:38Ah oui, je suis d'accord
00:23:39et je trouve d'ailleurs
00:23:41désolé Philippe
00:23:42ensuite je te laisse commenter
00:23:43mais je trouve d'ailleurs
00:23:45que François Bayrou
00:23:46était un bon choix
00:23:47et j'aurais préféré
00:23:48qu'il restât
00:23:50au poste qu'il occupait
00:23:51parce que je trouve
00:23:52qu'avec son positionnement
00:23:53politique
00:23:54et son histoire politique
00:23:55il était plus de nature
00:23:56à faire une alliance
00:23:56entre les personnes
00:23:57mais bon, on verra
00:23:58ce que Lecornu
00:23:58est capable de faire.
00:23:59c'est ce qui manque
00:24:00à la politique française
00:24:01un homme ou une femme
00:24:02qui donne un cap
00:24:03on n'a plus eu ça
00:24:04depuis belle durée
00:24:05je ne dirais pas le cap
00:24:07peut-être
00:24:08qui
00:24:09qui tranche
00:24:11qui décide
00:24:12c'est la méthode
00:24:13absolument
00:24:13qui décide
00:24:14Macron a un cap
00:24:15par exemple
00:24:15c'est l'Europe
00:24:16oui
00:24:16il le dit
00:24:18pour le reste
00:24:18c'est en même temps
00:24:19mais c'est juste
00:24:21que c'est un cap
00:24:21qui n'est pas conforme
00:24:22à l'opinion majoritaire
00:24:23c'est vrai
00:24:23donc bon
00:24:24Michael
00:24:25puisque vous avez la parole
00:24:26une énième agression antisémite
00:24:29ailleurs
00:24:29oui oui oui
00:24:30j'ai écrit
00:24:31d'habitude
00:24:31je n'écris pas
00:24:32mais là je voulais écrire
00:24:33parce qu'il me semblait
00:24:35que c'était important
00:24:35d'avoir un texte sous les yeux
00:24:37je croyais qu'on allait presque
00:24:38en finir
00:24:40avec l'actualité antisémite
00:24:41la semaine dernière
00:24:42mais
00:24:43samedi dernier
00:24:44Gilles Cohen
00:24:45un homme de 67 ans
00:24:46portant la barbe
00:24:47et la kippa
00:24:47a été agressé
00:24:48en pleine rue ailleurs
00:24:49alors qu'il rentrait
00:24:50du miguet
00:24:51le bain rituel
00:24:52chez les juifs
00:24:52attaqué par derrière
00:24:53il a été frappé à terre
00:24:55par son agresseur
00:24:55qui le traitait
00:24:56de sale juif
00:24:56il n'y a donc pas de doute
00:24:57évidemment sur le motif
00:24:58antisémite
00:24:59pourquoi je vous parle de cela
00:25:00parce que cet événement
00:25:02est surprenant ou original
00:25:03malheureusement non
00:25:04on y est habitué
00:25:05dans une France
00:25:05où les agressions antisémites
00:25:06ont triplé depuis deux ans
00:25:08pour alarmer les juifs de France
00:25:10non
00:25:10je ne cesse de les inviter
00:25:11à rester en France
00:25:12et comme patriote
00:25:13je garde espoir dans ce pays
00:25:14qui a beaucoup donné aux juifs
00:25:16je pense évidemment
00:25:17à la nationalité universelle
00:25:19qui a été donnée
00:25:20en premier en France
00:25:21je pense à la Corse
00:25:22qui a été l'île des justes
00:25:23et qui a si bien résisté
00:25:25pendant la seconde guerre mondiale
00:25:26donc voilà
00:25:26pour m'apitoyer
00:25:27sur le sort des juifs en France
00:25:29non
00:25:29je trouve la complainte
00:25:30contre-productive
00:25:31croyez-moi
00:25:32j'aurais aimé vous parler
00:25:33d'autre chose
00:25:33j'aurais aimé vous éblouir
00:25:35de ma superbe
00:25:35avec une chronique économique
00:25:37ou me scandaliser
00:25:38de la dernière décision de justice
00:25:39sous le regard agacé
00:25:40mais amical
00:25:41de Philippe Bilger
00:25:42je vous parle de cela
00:25:43parce que je refuse
00:25:44que l'opinion publique
00:25:45s'habitue à cela
00:25:45et parce que si un jour
00:25:47les juifs quittent ce pays
00:25:48qu'ils ont tant aimé
00:25:49je vais avoir la certitude
00:25:50que nous aurons tout fait
00:25:52pour l'empêcher
00:25:53en informant évidemment
00:25:54notre public
00:25:54alors je rappelle
00:25:55le nom de Gilles Cohen
00:25:56et je lui envoie évidemment
00:25:57tout mon soutien
00:25:58mais c'est inimaginable
00:26:01tout de même
00:26:02l'antisémitisme
00:26:05a toujours existé en France
00:26:06actes et propos
00:26:07mais là
00:26:08j'ai l'impression
00:26:09pardon de sortir
00:26:10une banalité
00:26:11que depuis quelques années
00:26:13peut-être bien avant Gaza
00:26:15il y a une sorte
00:26:16de libération
00:26:17de la violence
00:26:18sans l'ombre
00:26:20d'une mauvaise conscience
00:26:21autrement dit
00:26:22c'est presque
00:26:23comme si on affichait
00:26:24la fierté
00:26:25d'être antisémite
00:26:27par des violences
00:26:28inadmissibles
00:26:29ça s'est passé
00:26:29à quelle heure
00:26:30ça par exemple ?
00:26:31je crois que c'était
00:26:32dans l'après-midi
00:26:32mais évidemment
00:26:34c'est documenté
00:26:36je réponds rapidement
00:26:36c'est documenté
00:26:37par les chiffres
00:26:38mais aussi par le vécu
00:26:39et je le dis
00:26:39depuis deux ans
00:26:40moi j'ai jamais
00:26:41entendu
00:26:43vis-à-vis de ma personne
00:26:44ou d'autres de mes proches
00:26:45autant de paroles antisémites
00:26:47total soutien
00:26:48à Gilles Cohen
00:26:49donc évidemment
00:26:49alors moi mon tour de table
00:26:51c'est mardi dernier
00:26:52en marche de l'AG de l'ONU
00:26:53une journaliste
00:26:54a demandé à Donald Trump
00:26:55si les pays de l'OTAN
00:26:57devraient abattre
00:26:58les aéronefs russes
00:26:59qui violeraient
00:27:00sciemment
00:27:01son espace aérien
00:27:02il a répondu
00:27:03oui je le pense
00:27:03sur la télévision
00:27:05Fox News
00:27:05le secrétaire général
00:27:06de l'OTAN
00:27:07Mark Reuter
00:27:08a dit jeudi 25
00:27:09que les forces
00:27:10étaient prêtes
00:27:11à abattre
00:27:11les drones et avions russes
00:27:12qui violeraient
00:27:13l'espace aérien
00:27:14de l'alliance
00:27:14si nécessaire
00:27:15et jeudi
00:27:16c'est selon la lance
00:27:17Bloomberg
00:27:17il y a eu une rencontre
00:27:18à Moscou
00:27:19entre des représentants
00:27:21français, allemands
00:27:22et britanniques
00:27:23et des représentants
00:27:24du Kremlin
00:27:25une rencontre
00:27:27qui a été qualifiée
00:27:28de tendue
00:27:29suite à l'intrusion
00:27:30de trois chasseurs
00:27:31MiG-31
00:27:31dans l'espace aérien
00:27:33estonien
00:27:33l'Estonie étant
00:27:34une ex-république soviétique
00:27:35qui maintenant
00:27:36fait partie de l'OTAN
00:27:37en même temps
00:27:38juste après
00:27:39Sergei Lavrov
00:27:40ministre russe
00:27:40des affaires étrangères
00:27:41a dit à l'ONU
00:27:42que je cite
00:27:43toute agression
00:27:44contre mon pays
00:27:45entraînera une réponse
00:27:46résolue
00:27:46il ne doit pas y avoir
00:27:48de doute sur ce point
00:27:48et que si on tente
00:27:49d'abattre un engin volant
00:27:50quel qu'il soit
00:27:51au-dessus de notre territoire
00:27:53de notre espace aérien
00:27:54alors je pense
00:27:55que les gens
00:27:55le regretteront profondément
00:27:56alors moi ça me pose
00:27:57trois questions
00:27:58la première
00:27:59est-ce qu'on doit abattre
00:28:00les drones
00:28:00ou les avions de chasse
00:28:01dès qu'ils rentrent
00:28:02dans l'espace aérien
00:28:03de l'OTAN
00:28:03ou dès qu'ils entrent
00:28:05dans l'espace aérien
00:28:06en profondeur
00:28:07ou dès qu'ils rentrent
00:28:07dans l'espace aérien
00:28:08quitte à risquer
00:28:09de se faire accuser
00:28:10d'avoir frappé
00:28:11en territoire russe
00:28:12vaste programme
00:28:13deuxièmement
00:28:14doit-on avoir
00:28:14la même doctrine
00:28:15entre les drones
00:28:15qui n'ont pas de piloter
00:28:16les avions
00:28:17et est-ce que c'est
00:28:18une nouvelle escalade
00:28:19est-ce que la fermeté
00:28:19va payer
00:28:20ou est-ce que la Russie
00:28:21va continuer à tester
00:28:22l'OTAN
00:28:23réponse au prochain épisode
00:28:24pour introduire un peu
00:28:27d'optimisme
00:28:28Philippe
00:28:29dans votre tableau
00:28:31tellement pertinent
00:28:32et qui fait peur
00:28:33il y a tout de même eu
00:28:35une espérance forte
00:28:37en Moldavie
00:28:38je veux dire
00:28:39c'est une chance
00:28:40on peut résister
00:28:42tout de même
00:28:43à une influence
00:28:44russe délétère
00:28:45et bon
00:28:47c'est une espérance
00:28:49qui ne fait pas
00:28:50tout le printemps
00:28:51international
00:28:52mais tout de même
00:28:53c'est formidable
00:28:53ce qui est très courageux
00:28:54leur part d'ailleurs
00:28:55moi je suis en train
00:28:57de changer d'avis
00:28:58je vous avoue
00:28:58sur la Russie
00:28:59non pas que j'avais
00:28:59une quelconque sympathie
00:29:01pour Vladimir Poutine
00:29:02mais je ne croyais pas du tout
00:29:03au récit
00:29:04d'une Russie
00:29:05qui veut attaquer l'Europe
00:29:06etc
00:29:06alors après
00:29:07on verra ce qu'il en est
00:29:08de ces survols
00:29:09de drones etc
00:29:10j'ai entendu des gens
00:29:11qui prétendent
00:29:12il y a beaucoup d'incidents
00:29:13donc je ne sais pas
00:29:15c'est pas encore prouvé
00:29:16que ça vient de la Russie
00:29:17mais très visiblement
00:29:18ça l'est
00:29:19ça me fait vraiment
00:29:20changer d'opinion
00:29:20peut-être que la Russie
00:29:21représente vraiment
00:29:22une menace pour l'Europe
00:29:23voilà
00:29:23Merci
00:29:25Frédéric Daby
00:29:26voulait revenir
00:29:26sur cette élection
00:29:28de
00:29:28la nette victoire
00:29:30de Michel Barnier
00:29:31candidat LR
00:29:32face à Frédéric Bredin
00:29:33candidate pour la gauche
00:29:35et ancienne
00:29:35ancienne ministre
00:29:36je ne vais pas parler
00:29:37du résultat
00:29:38il est assez net
00:29:39c'est son meilleur
00:29:3962-38
00:29:41de mémoire
00:29:42donc là
00:29:42la gauche fait moins bien
00:29:44qu'au moment de la dissolution
00:29:45non ce qui me frappe
00:29:46c'est ce qu'on oublie toujours
00:29:47c'est le taux de participation
00:29:48qui est faiblissime
00:29:50qui est en dessous
00:29:51de 25%
00:29:52alors bien sûr
00:29:53on sait que pour une élection partielle
00:29:54on vote moins que la moyenne
00:29:56mais là il s'agit de Paris
00:29:58il s'agit de la deuxième circonscription
00:30:00un arrondissement
00:30:01avec des arrondissements
00:30:03cinquième
00:30:04sixième
00:30:04très favorisé
00:30:05favorisé
00:30:06ou le niveau dipole
00:30:07est plus élevé que la moyenne
00:30:09un arrondissement
00:30:10comme disait
00:30:10Jean Tibéré
00:30:11pour le cinquième
00:30:12d'intellectuel
00:30:13et on voit très bien
00:30:15mais à quel point
00:30:15nous en sommes arrivés
00:30:17en termes de démonétisation
00:30:18de la politique
00:30:19en termes de
00:30:20allez
00:30:21de vanité du vote
00:30:22les français qui nous disent
00:30:23voter c'est 20
00:30:24ça ne sert à rien
00:30:25ça change pas ma vie
00:30:26alors bien sûr
00:30:27il y a un contexte particulier
00:30:28peut-être que Michel Barnier
00:30:29va rentrer à l'Assemblée
00:30:31pour en sortir
00:30:32dans quelques semaines
00:30:33dans le cadre
00:30:33d'une future
00:30:34ou prochaine
00:30:36ou probable
00:30:36ou improbable
00:30:37dissolution
00:30:38de l'Assemblée nationale
00:30:39et on voit très bien
00:30:40à quel point
00:30:41ce résultat si faible
00:30:43alors qu'on a voté
00:30:44beaucoup aux européennes
00:30:45énormément
00:30:46aux dernières législatives
00:30:47les français
00:30:48croient à une sorte
00:30:50de sens
00:30:51de l'élection
00:30:51quand l'élection
00:30:52vaut la peine
00:30:53contrairement à ce qu'on dit
00:30:53les français peuvent voter
00:30:54massivement
00:30:55il y a un mythe
00:30:57originel
00:30:58de la belle présidentielle
00:31:00de 2007
00:31:00où
00:31:01avec des candidats
00:31:02de rupture
00:31:02Nicolas Sarkozy
00:31:03Stéguerine Royal
00:31:04François Bayrou
00:31:05les français
00:31:06y ont cru
00:31:06il y a eu presque
00:31:0785 ou 86%
00:31:0885%
00:31:09de participation
00:31:10et ces trois candidats
00:31:11ont fait à eux trois
00:31:12quasiment trois quarts
00:31:13ce n'est plus jamais
00:31:14arrivé
00:31:15là les français
00:31:16voient l'éclipse
00:31:17du politique
00:31:18ils se disent
00:31:18c'est plus là
00:31:19que ça se passe
00:31:19je parlais des sujets
00:31:20santé, insécurité,
00:31:22d'aides
00:31:22qui ne sont pas réglés
00:31:23ça crée un désarroi
00:31:24ça crée non pas une colla
00:31:26mais une forme d'indifférence
00:31:27qui fait que bon
00:31:28il y a eu une circonscription
00:31:29pourtant il y avait
00:31:31quand même
00:31:31une belle affiche
00:31:32possiblement un duel
00:31:33Rachid Dadati
00:31:34Michel Barnier
00:31:35Frédéric Bredin
00:31:36Michel Barnier
00:31:36des gens respectables
00:31:38il y avait des candidats
00:31:39qui ont fait campagne
00:31:40qui ont fait le job
00:31:41et on voit que
00:31:42ça ne marche plus
00:31:43est-ce qu'aveu
00:31:44ça ne veut pas dire
00:31:45que la focalisation
00:31:46qu'a un parti
00:31:47sur l'ajout
00:31:48de Barnier et Dati
00:31:49ne dépasse jamais
00:31:51les limites
00:31:52de ce parti
00:31:53oui ça n'a peut-être
00:31:54pas aidé
00:31:55c'est vrai aussi
00:31:56qu'avec le contexte
00:31:57de recherche frénétique
00:31:59d'une majorité
00:31:59à l'Assemblée nationale
00:32:00puisque jamais
00:32:01les politiques
00:32:02ne parlent plus
00:32:02au français
00:32:03mais se parlent
00:32:04à eux-mêmes
00:32:04allez vous restez avec nous
00:32:06on revient toujours
00:32:07sur ce sondage
00:32:08IFOP fiducial
00:32:09pour l'opinion
00:32:10et Sud Radio
00:32:10dans quelques instants
00:32:11et on va parler
00:32:13de Raphaël Glussmann
00:32:14qui est peut-être
00:32:15le sauveur de la gauche
00:32:15pour les présidentielles
00:32:162027
00:32:17allez 0826 300 300
00:32:19on est ensemble
00:32:19jusqu'à 20h
00:32:20Sud Radio
00:32:21c'est vous
00:32:22qui donnez le temps
00:32:23je vous remercie
00:32:24d'abord de permettre
00:32:25à des tas de gens
00:32:25de s'exprimer
00:32:26et de leur laisser
00:32:27surtout le temps
00:32:27de développer
00:32:28leur discours
00:32:29Sud Radio
00:32:30parlons vrai
00:32:31les vrais voix
00:32:32Sud Radio
00:32:3318h-20h
00:32:34Cécile Dominibus
00:32:35Philippe David
00:32:36et avec Philippe David
00:32:38on est ravis d'accueillir
00:32:39Philippe Bilger
00:32:39autour de cette table
00:32:40avec Mickaël Sadoun
00:32:42on a récupéré
00:32:43Frédéric Dhabi
00:32:44directeur général
00:32:45opinion IFOP
00:32:46avec ce sondage
00:32:47IFOP fiducial
00:32:47pour l'opinion
00:32:49et Sud Radio
00:32:51et on va revenir
00:32:52avec vous
00:32:53sur cette information
00:32:54mon cher Frédéric Dhabi
00:32:55sur Raphaël Glussmann
00:32:57qui visiblement
00:32:58pourrait
00:32:58entre guillemets
00:32:59j'annonce
00:33:00sauver la gauche
00:33:01oui c'est vrai
00:33:02que dans les différentes
00:33:03hypothèses
00:33:04il obtient un score
00:33:04entre 14 et 16%
00:33:06très clairement
00:33:07alors il devance de peu
00:33:09Jean-Luc Mélenchon
00:33:09qui est entre 12 et 13%
00:33:11ce qui est un score élevé
00:33:12il faut
00:33:12on rappelle qu'en décembre 2021
00:33:14il était à 8-10%
00:33:15il a commencé la campagne
00:33:16de 2022
00:33:17avec 11-12%
00:33:18alors ça ne veut pas dire
00:33:19que sa dynamique de 2022
00:33:21va obligatoirement
00:33:23et symétriquement
00:33:23se passer en 2027
00:33:25s'il est candidat
00:33:26mais sa candidature
00:33:27sa quatrième candidature
00:33:28est un secret de polichinelle
00:33:29ce qui est très intéressant
00:33:30c'est que Glussmann
00:33:31est clairement
00:33:32Philippe
00:33:33Raphaël
00:33:34est un réceptacle
00:33:36d'électeurs
00:33:37d'Emmanuel Macron
00:33:38il est aujourd'hui
00:33:39il arrive à prendre
00:33:40son hypothèse
00:33:40entre 15 et 25%
00:33:42d'électeurs
00:33:42d'Emmanuel Macron
00:33:43parce que
00:33:44d'un côté
00:33:45il n'est pas
00:33:46entaché
00:33:47par le lien
00:33:47avec Emmanuel Macron
00:33:49et le macronisme
00:33:50et de l'autre
00:33:50il y a une rupture
00:33:51très nette
00:33:52vis-à-vis de Jean-Luc Mélenchon
00:33:53il a encore dit
00:33:54à Bram
00:33:54ce week-end
00:33:55aux rencontres de la gauche
00:33:56de Carole Delga
00:33:57et c'est vrai que c'est
00:33:58très intéressant
00:33:58il a une position
00:33:59très claire
00:34:00et ça lui
00:34:00ça lui profite
00:34:02avec un positionnement
00:34:03électoral
00:34:04et une structure de vote
00:34:05qui rappelle
00:34:05qui rappelle aussi
00:34:09l'électorat social-démocrate
00:34:10et l'électorat Macron
00:34:11c'est-à-dire
00:34:11il est fort
00:34:12chez les personnes âgées
00:34:13il est fort
00:34:13chez les cadres sup
00:34:14il est fort
00:34:15chez les personnes diplômées
00:34:16alors on va dire
00:34:16c'est pour une France
00:34:17qui va bien
00:34:17mais en tout cas
00:34:18il y a un vrai positionnement
00:34:20il n'y a aucune ambiguïté
00:34:21sur le lien
00:34:22ou le non-lien
00:34:23plutôt
00:34:24avec la France insommise
00:34:25de Jean-Luc Mélenchon
00:34:26qui est repoussoir
00:34:27chez beaucoup
00:34:27de sympathisants de gauche
00:34:28Jean-Luc Mélenchon
00:34:29ne prend que 50%
00:34:31de son électorat
00:34:32de 2022
00:34:33il y a une partie
00:34:34de son électorat
00:34:34qui n'y croit plus
00:34:35et clairement
00:34:36là aussi
00:34:36c'est un réceptacle
00:34:38un chiffre très intéressant
00:34:39quand on regarde
00:34:40comment se comporte
00:34:42l'électorat du NFP
00:34:44du premier tour
00:34:45de l'élection
00:34:46législative de 2024
00:34:49de mémoire
00:34:50Raphaël Guzman
00:34:50en prend 38%
00:34:52et Jean-Luc Mélenchon
00:34:5334%
00:34:54donc le NFP
00:34:54ce n'est plus Mélenchon
00:34:55il y a une vraie bataille
00:34:57d'influence
00:34:57pour être le leader
00:34:58de cette gauche
00:34:59dans le couple
00:35:00j'ai toujours beaucoup aimé
00:35:01l'homme
00:35:02j'ai toujours beaucoup aimé
00:35:04Raphaël Guzman
00:35:05et je pense à
00:35:07évidemment
00:35:08on l'accompagne
00:35:09voilà
00:35:09et en réalité
00:35:13je trouve que
00:35:14Raphaël Guzman
00:35:15depuis les européennes
00:35:17notamment
00:35:17où il avait fait
00:35:18forte impression
00:35:20par sa modération
00:35:21avec Bellamy
00:35:22a beaucoup changé
00:35:23il est devenu
00:35:25pas seulement
00:35:25un intellectuel
00:35:26mais quelqu'un
00:35:27qui sait être pugnace
00:35:29avoir des positions
00:35:30fermes et claires
00:35:31et je rejoins
00:35:32totalement Frédéric
00:35:34il a peut-être
00:35:35un futur
00:35:36à gauche
00:35:37est-ce que vous croyez
00:35:40que ça peut passer
00:35:41une campagne
00:35:41présidentielle
00:35:42Guzman
00:35:43c'est une campagne
00:35:43on emmène quelqu'un
00:35:45et Raphaël Guzman
00:35:46c'est quand même
00:35:47pas un tribun
00:35:48c'est quand même
00:35:48pas quelqu'un
00:35:49qui va faire voter
00:35:49le peuple de gauche
00:35:50pour lui
00:35:51moi je suis complètement
00:35:51d'accord
00:35:52Philippe tu disais
00:35:53que tu aimais
00:35:53sa personnalité
00:35:54moi je trouve
00:35:55que le gros défaut
00:35:56de Raphaël Guzman
00:35:56c'est sa personnalité
00:35:57que je trouve
00:35:58peu charismatique
00:35:59et en tout cas
00:35:59beaucoup moins charismatique
00:36:00que celle de Jean-Luc Mélenchon
00:36:01c'est clair
00:36:02la deuxième chose
00:36:03c'est le réservoir
00:36:04il a faibli
00:36:04par rapport à Mélenchon
00:36:06et à un moment donné
00:36:07il est allé vers
00:36:08Jean-Luc Mélenchon
00:36:09même s'il y a eu
00:36:10un visé derrière
00:36:11bien sûr
00:36:11en plus
00:36:12il n'a pas tenu
00:36:13une ligne extrêmement ferme
00:36:14vis-à-vis de cette gauche
00:36:15qui en plus le déteste
00:36:16moi je ne sais pas
00:36:17où est son réservoir de voix
00:36:18en plus je ne sais pas
00:36:19ce que Frédéric Dabier
00:36:19en pense
00:36:20mais la gauche de la gauche
00:36:21déteste Guzman
00:36:23et l'électorat
00:36:24et les filles
00:36:24il n'est pas question
00:36:24pour eux de voter pour lui
00:36:25au premier tour
00:36:26et si Attal
00:36:27se présente en face de lui
00:36:28on le voit dans les chiffres
00:36:30si Attal en face de Glucksmann
00:36:31c'est une sociologie électorale
00:36:33qui se ressemble
00:36:33énormément quand même
00:36:34la gauche de la gauche
00:36:35dans notre enquête
00:36:36il prend presque un quart
00:36:37de l'électorat
00:36:38de Jean-Luc Mélenchon
00:36:39ne confonde pas
00:36:40si je puis me permettre
00:36:41la gauche qu'on entend
00:36:42la gauche militante
00:36:43la gauche des réseaux sociaux
00:36:44la gauche des sympathisants
00:36:46et des adhérents
00:36:46je le respecte profondément
00:36:48la gauche du peuple de gauche
00:36:49n'oublions pas
00:36:50ce qui est
00:36:51ce qui est à mon avis
00:36:53à l'origine
00:36:53de la crise de la gauche
00:36:55parce que quand je parle
00:36:56de la gauche
00:36:56je reprends votre terme
00:36:57Philippe de 30%
00:36:58tout mouillé
00:36:58la gauche depuis 2017
00:37:01ne dépasse plus jamais
00:37:02dans les élections nationales
00:37:0230%
00:37:03alors on est à 30-31%
00:37:04c'est parce que
00:37:05au-delà d'un rejet
00:37:06de telle ou telle personnalité
00:37:08il y a une inadéquation
00:37:09entre les propositions
00:37:10notamment la France insoumise
00:37:11et celle du peuple de gauche
00:37:12vous ne trouverez jamais
00:37:13une majorité
00:37:14de gens de gauche
00:37:15qui disent que la police tue
00:37:16qu'il y a un racisme d'état
00:37:17et Jean-Luc Mélenchon
00:37:19est là de ce point de vue là
00:37:19plusieurs décalages
00:37:20car Raphaël Guzman
00:37:21qui n'est pas
00:37:22sur cette radicalité de gauche
00:37:23mais effectivement
00:37:24il va y avoir un match
00:37:2513%
00:37:2615%
00:37:26on est dans la marge d'erreur
00:37:28personne ne peut dire
00:37:29que c'est Guzman
00:37:30qui a gagné à gauche
00:37:30irrémédiablement
00:37:31mais il a des possibilités
00:37:32surtout si le bloc central
00:37:34continue à s'affaiblir
00:37:35il n'aura pas les banlieues
00:37:36Guzman
00:37:37oui
00:37:38allez vous restez
00:37:42avec nous tout de suite
00:37:43et si vous étiez ministre
00:37:44les vraies voix sud radio
00:37:47si j'étais ministre
00:37:49qu'est-ce que je vais devenir
00:37:50je suis ministre
00:37:51je ne sais rien faire
00:37:52et si vous étiez
00:37:55merci pour ce jingle
00:37:56magnifique Maxime
00:37:57et si vous étiez
00:37:58ministre du travail
00:37:59quelles mesures
00:38:00prendriez-vous
00:38:04je vais y arriver
00:38:06merci beaucoup
00:38:07Florence Dalbi
00:38:08est avec nous
00:38:08bonsoir Florence
00:38:09alors Dalbi
00:38:10dans le 78
00:38:11c'est moins exoté
00:38:12dans Zabli
00:38:12ah oui
00:38:13Zélie Dalbi
00:38:14Abli
00:38:15en plus
00:38:17j'ai pas de mérite
00:38:18parce que j'étais
00:38:19je jouais au football
00:38:20à Abli
00:38:20donc pour vous dire
00:38:21absolument
00:38:23à quel poste
00:38:25j'étais libéraux
00:38:26à l'époque
00:38:27alors à l'époque
00:38:28on disait libéraux
00:38:29maintenant il faut dire
00:38:30libéra théoriquement
00:38:31parce que sinon
00:38:32si on ne se dise pas
00:38:33les noms
00:38:34on va avoir des ennuis
00:38:34et il n'y a plus
00:38:36de stoppeurs
00:38:36il y a des stoppeurs
00:38:37voilà c'est ça
00:38:38allez Florence
00:38:39bonsoir Cécile
00:38:42bonsoir les vrais voix
00:38:43bonsoir
00:38:44moi Florence
00:38:45en tant que
00:38:45ministre du travail
00:38:47je souhaite
00:38:49mettre en place
00:38:50un dispositif
00:38:50permettant de valoriser
00:38:51les heures supplémentaires
00:38:53par une prime
00:38:53exonérée de charges sociales
00:38:55à la fois pour l'employeur
00:38:57et le salarié
00:38:58très bonne idée
00:38:59on a plutôt
00:39:00un économiste
00:39:01avec nous
00:39:01c'est un retour
00:39:02de Sarkozy 2007
00:39:03j'allais dire
00:39:05c'est Sarkozy 2007
00:39:06c'est travailler pour gagner plus
00:39:07moi je trouve
00:39:07que c'est toujours
00:39:08à l'ordre du jour
00:39:08d'autant plus que
00:39:09la France souffre
00:39:10d'un manque de travail
00:39:11de la part des français
00:39:12non pas en globalité
00:39:15mais individuellement
00:39:16donc je pense que
00:39:17ce serait une très bonne idée
00:39:18pour les remettre au travail
00:39:19ça veut dire que
00:39:20je peux creuser
00:39:22allez-y
00:39:23allez-y
00:39:23bien sûr
00:39:24en fait moi c'est plutôt
00:39:25face à l'impossibilité
00:39:26de reconnaître
00:39:27récompenser individuellement
00:39:30le salarié
00:39:31parce que si on met une prime
00:39:32il y a des charges
00:39:34si on fait une augmentation
00:39:35de salaire
00:39:35il y a des charges
00:39:36et on ne peut pas
00:39:37reconnaître individuellement
00:39:38parce que les chèques cadeaux
00:39:39tout ça c'est global
00:39:40on doit en donner à tout le monde
00:39:41et moi
00:39:42dans mon passé de boulangère
00:39:44à Abli
00:39:44j'en ai beaucoup souffert
00:39:46et j'aurais aimé
00:39:47maintenant que je suis
00:39:48ministre du travail
00:39:49pouvoir mettre ça en place
00:39:50mais est-ce que vous croyez pas
00:39:52parce que j'ai vu le cas
00:39:53que ça incite aussi
00:39:54à faire des abus
00:39:55parce que plutôt que
00:39:56de filer des primes
00:39:56à vos salariés
00:39:57vous leur mettez
00:39:58des fausses heures supplémentaires
00:40:00comme ça
00:40:00ils touchent plus
00:40:01c'est classique
00:40:02alors ça c'est pas
00:40:04bien connaître
00:40:05les patrons
00:40:05moi j'avais une boulanger
00:40:06on les laisse pas
00:40:08on est tous proches
00:40:10de nos petits salariés
00:40:11nos boulangers
00:40:12nos pâtissiers
00:40:12et on a juste envie
00:40:14que tout le monde
00:40:15puisse vivre
00:40:15correctement de son travail
00:40:17et en fait
00:40:20je me suis rendu compte
00:40:22que la valeur travail
00:40:23à chaque fois qu'on en parle
00:40:24c'est pour la taxer
00:40:25oui c'est vrai
00:40:25c'est vrai
00:40:26c'est vrai
00:40:27mais d'autant plus
00:40:28que la prime Macron
00:40:29avait été critiquée
00:40:30pour l'exact contraire
00:40:31donc moi je suis très favorable à ça
00:40:34on dit que c'est difficile
00:40:35de recruter en boulangerie
00:40:37est-ce que vous pensez
00:40:38que ça pourrait motiver
00:40:40en tout cas certaines personnes
00:40:41à embrasser cette filière
00:40:42alors non
00:40:44je pense pas
00:40:44je pense que ça pourrait
00:40:45motiver à rester
00:40:46ah oui c'est ça
00:40:48ah oui c'est ça
00:40:49c'est encore pire
00:40:50de toute façon
00:40:52tous les métiers
00:40:52maintenant sont en tension
00:40:53pour parler un peu
00:40:54avec mes clients
00:40:55et mes collègues
00:40:56il n'y a pas un métier
00:40:57qui n'est pas en tension
00:40:58donc la difficulté
00:41:01c'est de recruter
00:41:01et d'avoir les bons profils
00:41:03donc les avoir
00:41:05ça permettrait d'avoir
00:41:07des arguments
00:41:07pour qu'ils restent
00:41:10mais vous étiez boulangère
00:41:12en 2012 Florence ?
00:41:14non
00:41:14ah bon parce que
00:41:15je voudrais poser la question
00:41:16de savoir comment
00:41:17vos salariés avaient réagi
00:41:18quand on leur avait supprimé
00:41:20les heures sup défiscalisées
00:41:21de Sarkozy
00:41:22quand Hollande les a supprimés
00:41:23alors moi je n'étais pas
00:41:25boulangère du tout
00:41:26à cette époque-là
00:41:27j'étais plutôt
00:41:28salariée de multinationales
00:41:30mon mari est pâtissier
00:41:31et était à l'époque salariée
00:41:34et du coup
00:41:35je peux vous dire
00:41:36qu'il a mal vécu
00:41:37oui effectivement
00:41:37c'était pas une bonne nouvelle
00:41:39madame la ministre
00:41:40vous avez entendu parler
00:41:42de cette boulangère
00:41:43de 97 ans
00:41:45avec son fils
00:41:46de 67 ans
00:41:47qui a quitté
00:41:48l'emploi de boulanger
00:41:50il y a une centaine
00:41:51de personnes
00:41:52qui sont venues
00:41:52les applaudir
00:41:53ce matin
00:41:54c'est très haut
00:41:56c'est magnifique
00:41:56c'est merveilleux
00:41:57c'est merveilleux
00:41:58en tout cas
00:41:59je vous rappelle
00:41:59que les boulangers
00:42:01sont les métiers
00:42:02préférés
00:42:02le commerce préféré
00:42:03des français
00:42:04un bon pain
00:42:05c'est tellement bon
00:42:06magnifique
00:42:07vous avez bougé
00:42:07je pense
00:42:08non non non
00:42:09plutôt les boulangers
00:42:10je me suis rendu compte
00:42:12qu'il y a vraiment
00:42:13une relation passionnelle
00:42:14entre les français
00:42:15et la boulangerie
00:42:16la panette
00:42:17je vous confirme
00:42:18même si les gens
00:42:19mangent moins de pain
00:42:20merci
00:42:21donc du coup
00:42:21je vous attends à Ably
00:42:22avant de partir
00:42:23à mon ministère
00:42:24ouais absolument
00:42:25les vraies voix
00:42:26seront très contentes
00:42:27de se faire mener
00:42:28à la baillette
00:42:28mais j'habitais
00:42:29Cerqueuse
00:42:29pas loin
00:42:30vous connaissez Cerqueuse
00:42:31ben voilà
00:42:32quand j'étais petite
00:42:33Sainte Thérèse
00:42:34de l'Enfant Jésus
00:42:35à Rambouillet
00:42:36voilà c'est ça
00:42:37alors que quand vous avez
00:42:38parlé d'Albi
00:42:38au lieu d'Ably
00:42:39la cathédrale
00:42:40s'appelle Sainte Cécile
00:42:41exactement
00:42:41comme quoi
00:42:43il y a toujours un lien
00:42:43Florence
00:42:45on vous embrasse
00:42:45pardon Madame la Ministre
00:42:47on vous embrasse très fort
00:42:47que de familiarité
00:42:48merci beaucoup
00:42:50et dans un instant
00:42:51le coup de gueule
00:42:51de Philippe David
00:42:52je suis pour
00:42:54la castration chimique
00:42:55obligatoire
00:42:56et dans la loi
00:42:57c'est beaucoup moins drôle
00:42:58allez soyez les bienvenus
00:42:59on est ensemble jusqu'à 20h
00:43:01Sud Radio
00:43:02Sud Radio
00:43:02Parlons Vrai
00:43:03Parlons Vrai
00:43:03Sud Radio
00:43:04Parlons Vrai
00:43:05Les vrais voix Sud Radio
00:43:0618h-20h
00:43:08Cécile Dominibus
00:43:09Philippe David
00:43:10Et autour de sa table
00:43:12avec Philippe David
00:43:13Philippe Bidger est avec nous
00:43:14Mickaël Sadoun
00:43:15et puis Frédéric Daby
00:43:17que vous connaissez bien
00:43:18directeur général
00:43:19Opinion IFOP
00:43:21et avec ce sondage
00:43:23incroyable
00:43:24IFOP fiducial
00:43:25l'Opinion
00:43:26plus Sud Radio
00:43:27on va en revenir
00:43:28dans quelques instants
00:43:29on va revenir sur le bloc central
00:43:30Fragilisé
00:43:303% pour Bayrou
00:43:3210% pour Gabriel Attal
00:43:34qu'on va vous bien entendu
00:43:35vous expliquer
00:43:370826 300 300
00:43:38si vous voulez participer
00:43:40vous êtes bien entendu
00:43:41les bienvenus
00:43:42tout de suite
00:43:42le coup de gueule
00:43:43de Philippe David
00:43:43Les vrais voix Sud Radio
00:43:46Comme d'habitude
00:43:48je vais remettre le clocher
00:43:49au milieu du village
00:43:50et même de deux villages
00:43:52le village de Donpierre
00:43:53dans l'Orne
00:43:54et le grand village de Paris
00:43:55Pourquoi ces deux villages ?
00:43:57Parce qu'une double actualité
00:43:58concomitante
00:43:58dans ces deux lieux
00:43:59pourtant fort différents
00:44:00entre un village rural
00:44:02et la capitale
00:44:03m'ont inspiré ce coup de gueule
00:44:04en effet
00:44:04à Paris
00:44:06le violeur de Claire Géronimi
00:44:07et de Mathilde
00:44:07a été condamné
00:44:08à 18 années de prison
00:44:09un violeur
00:44:10qui avait déjà agressé
00:44:11sexuellement une adolescente
00:44:12de sa famille d'accueil
00:44:13pendant un an
00:44:14et qui se considère
00:44:15je cite ses paroles
00:44:17lors de l'instruction
00:44:17et du procès
00:44:18comme possédé
00:44:19investi de super pouvoir
00:44:21avoir besoin
00:44:22de rapports sexuels
00:44:23comme jamais
00:44:24et se sentir
00:44:25comme un militaire
00:44:26en action
00:44:26un prédateur
00:44:27qui a été dangereux
00:44:28il l'a prouvé
00:44:29pendant son adolescence
00:44:30avec outre
00:44:31ses viols répétés
00:44:32ses douze condamnations
00:44:33est dangereux
00:44:34il l'a prouvé
00:44:35il y a deux ans
00:44:35en violent
00:44:36Claire et Mathilde
00:44:36et sera dangereux
00:44:38à sa sortie
00:44:38vu son profil
00:44:39dans le même temps
00:44:40un don Pierre
00:44:41dans l'ordre
00:44:41multicondamné
00:44:42de 34 ans
00:44:43a violé
00:44:43une enfant de 12 ans
00:44:44après avoir appelé
00:44:45le père de la victime
00:44:46pour lui dire
00:44:47qu'il allait violer
00:44:47sa fille
00:44:48il est désormais
00:44:49poursuivi pour viol
00:44:50sur un mineur
00:44:50de moins de 15 ans
00:44:51sollicitation d'un mineur
00:44:53pour diffuser son image
00:44:54à caractère pornographique
00:44:55corruption de mineurs
00:44:56et ce qui pourrait passer
00:44:58pour des broutilles
00:44:59conduites sans permis
00:45:00et usurpations
00:45:01de claques d'immatriculation
00:45:02la jeune fille
00:45:03a été retrouvée vivante
00:45:04en Loire-Atlantique
00:45:05mais on est surpris
00:45:06en apprenant que son violeur
00:45:07fait l'objet d'une mesure
00:45:08de cul
00:45:08telle qu'il souligne
00:45:09je cite
00:45:09qu'il représente
00:45:11un vrai danger
00:45:12ayant un problème
00:45:13de rapport
00:45:13avec les femmes
00:45:14un personnage
00:45:15qui était dangereux
00:45:16il l'a prouvé
00:45:17avec ses condamnations
00:45:18pour des faits
00:45:18de violences
00:45:19par conjoint
00:45:19et sur mineur
00:45:20de 15 ans
00:45:20et de menaces de mort
00:45:21est dangereux
00:45:23comme il l'a prouvé
00:45:23la semaine dernière
00:45:24et sera dangereux
00:45:25à sa sortie
00:45:26vu son profil
00:45:27alors qu'attend-on
00:45:28pour imposer
00:45:29la castration chimique
00:45:30et définitive
00:45:30à ce type de personnage
00:45:32une castration chimique
00:45:33obligatoire
00:45:34qui a été refusée
00:45:35par l'Assemblée nationale
00:45:36en 2007
00:45:36suite à une proposition
00:45:38de loi de Bernard Debré
00:45:39et rejetée
00:45:40par le Sénat en 2009
00:45:41un double rejet
00:45:42que je ne m'explique pas
00:45:43à moins que pour
00:45:44nos parlementaires
00:45:45les victimes
00:45:45soient moins importantes
00:45:46que leurs bourreaux
00:45:47Je ne suis pas persuadé
00:45:50que la castration chimique
00:45:52sur laquelle
00:45:53j'ai moins de lumière
00:45:54que vous
00:45:54mon cher Philippe
00:45:56soit la solution idéale
00:45:58en revanche
00:45:59je serai
00:46:00beaucoup plus sévère
00:46:02avec les crimes
00:46:03et les délinquants sexuels
00:46:05dans la mesure
00:46:06où il est évident
00:46:07qu'ils appartiennent
00:46:09à une catégorie
00:46:10très particulière
00:46:11où à la fois
00:46:12ils sont des coupables
00:46:14gravissimes
00:46:15et en même temps
00:46:16victimes d'eux-mêmes
00:46:17et donc quasiment
00:46:19dans beaucoup de cas
00:46:20ils sont assurés
00:46:21contre la société
00:46:23et au détriment
00:46:25de victimes
00:46:25de récidiver
00:46:26les catégories sexuelles
00:46:29devraient être prises
00:46:30beaucoup plus au tragique
00:46:31qu'elles ne le sont
00:46:32aujourd'hui
00:46:32Michael Sadeau
00:46:33Moi je pense que
00:46:34la première mission
00:46:35de la justice
00:46:36c'est évidemment
00:46:36de protéger la société
00:46:37donc je serai favorable
00:46:39à ce qu'a dit
00:46:39Philippe David
00:46:40aussi simple que ça
00:46:41systématiquement
00:46:42tu le voudrais ?
00:46:43Vous le voudriez
00:46:44pardon ?
00:46:45Je ne sais pas
00:46:45si ce serait systématique
00:46:46je ne sais pas
00:46:47si ce serait systématique
00:46:48mais oui je pense
00:46:49que c'est une solution
00:46:50moi en tout cas
00:46:50moralement
00:46:52je n'y vois aucun
00:46:52inconvénient
00:46:53il me semble que
00:46:54ce n'est pas une pratique
00:46:54barbare
00:46:55ça protège les victimes
00:46:56et la société
00:46:56c'est pratiqué
00:46:57par des états
00:46:58démocratiques
00:46:58et ceux qui demandent
00:47:00parce qu'il y a peut-être
00:47:01certains demandent
00:47:05mais en France
00:47:05ce n'est pas obligatoire
00:47:06moi je demande
00:47:06que ce soit obligatoire
00:47:07pour les personnes dangereuses
00:47:08en tout cas
00:47:09l'opinion publique
00:47:09est plutôt sur la ligne
00:47:10de Philippe David
00:47:11c'est-à-dire
00:47:11il y a l'idée
00:47:13qu'il faut plus protéger
00:47:14les victimes
00:47:15davantage sanctionner
00:47:16les coupables
00:47:16et la question
00:47:17des violences faites
00:47:18aux enfants
00:47:19est quelque chose
00:47:19d'absolument jugé
00:47:21d'intolérable
00:47:23d'injustifiable
00:47:24d'inadmissible
00:47:24on a appris
00:47:25aujourd'hui
00:47:26que le procès
00:47:27de l'assassin présumé
00:47:29de la jeune Lola
00:47:30Paris 20ème
00:47:31ou Parisien
00:47:32aura lieu
00:47:32en 2026
00:47:34voilà aussi
00:47:35quelque chose
00:47:36qui va aussi
00:47:36beaucoup marquer
00:47:38les Français
00:47:39qui a beaucoup marqué
00:47:39l'opinion publique
00:47:40allez vous restez avec nous
00:47:42dans un instant
00:47:43la question du soir
00:47:44le bloc central
00:47:48fragilisé
00:47:483% pour Bayrou
00:47:4910% pour Attal
00:47:51avec la question du jour
00:47:52Philippe
00:47:52oui effondrement
00:47:53du bloc central
00:47:54laisse la fin
00:47:55du macronisme
00:47:56et bien vous dites
00:47:56oui à 92%
00:47:58vous voulez réagir
00:47:59le 0 826 300 300
00:48:01et je vous pose
00:48:01cette question
00:48:02est-ce qu'après avoir
00:48:03atomisé le PS et LR
00:48:04dans son premier quinquennat
00:48:06Macron a dynamité
00:48:07son camp
00:48:08lors du second
00:48:08on attend vos réactions
00:48:09encore et toujours
00:48:10au 0 826 300 300
00:48:12allez on fait une petite pause
00:48:13on revient dans un instant
00:48:14Sud Radio
00:48:16Sud Radio
00:48:16parlons vrai
00:48:17parlons vrai
00:48:17Sud Radio
00:48:18les vrais voix Sud Radio
00:48:2018h-20h
00:48:21Cécile Dominibus
00:48:23Philippe David
00:48:23et avec Philippe David
00:48:25c'est une émission un peu particulière
00:48:27puisque depuis ce soir
00:48:29à partir de 18h
00:48:30ce sondage exclusif
00:48:33IFOP Fiducial
00:48:34l'opinion plus Sud Radio
00:48:37bien entendu
00:48:38avec Frédéric Dhabi
00:48:39qui a eu la gentillesse
00:48:40de partager du temps
00:48:40avec nous
00:48:42pour décortiquer
00:48:43effectivement
00:48:44ce sondage
00:48:45autour de cette table
00:48:46Philippe Bilger
00:48:47et aussi
00:48:47Mickaël Sadoun
00:48:48avec vous
00:48:50Philippe David
00:48:51avec cette question
00:48:52finalement
00:48:52le bloc central fragilisé
00:48:54puisque c'est ce que dit
00:48:55ce sondage
00:48:563% pour Bayrou
00:48:5710% pour Attal
00:48:59on va en parler
00:49:00tout de suite
00:49:00je suis animé
00:49:02par une ambition
00:49:03et une seule
00:49:03servir
00:49:04être utile
00:49:05à mon pays
00:49:06mesdames et messieurs
00:49:078 mois
00:49:07c'est court
00:49:08être Premier ministre
00:49:09est l'honneur de ma vie
00:49:10et je ne le cache pas
00:49:11il y a évidemment
00:49:13une frustration
00:49:14à quitter mes fonctions
00:49:16au bout de 8 mois seulement
00:49:17je dis que ma détermination
00:49:19à agir
00:49:19pour les valeurs
00:49:20de la République
00:49:21est intacte
00:49:22je suis convaincu
00:49:23que dans d'autres circonstances
00:49:25nous aurions mené
00:49:27ce travail à mon port
00:49:28le lien que nous avons
00:49:29et ce que j'ai de plus précieux
00:49:30comptez sur moi
00:49:31pour continuer à le tisser
00:49:33Les vraies voix Sud Radio
00:49:35Donc on revient sur ce
00:49:39ce sondage
00:49:41mon cher Frédéric
00:49:42où la question
00:49:44qu'on pose
00:49:45c'est cette fragilité
00:49:46finalement du bloc central
00:49:48Oui c'est un enseignement
00:49:49majeur de ce
00:49:50de ce sondage
00:49:51féducial pour l'opinion
00:49:53et Sud Radio
00:49:53on voit à quel point
00:49:55le contexte récent
00:49:57la chute de François Bayrou
00:49:58la démonétisation
00:50:00et le rejet très fort
00:50:01avec prouvé
00:50:01à l'égard d'Emmanuel Macron
00:50:03impacte
00:50:04les principales figures
00:50:05du bloc central
00:50:06puisqu'Edouard Philippe
00:50:07arrive
00:50:08fait mieux que les autres
00:50:09mais il est même qualifié
00:50:10pour le second tour
00:50:11mais il est à 16%
00:50:12il était à 21%
00:50:13dans une enquête
00:50:14féduciale
00:50:14C'est une usure
00:50:15une usure
00:50:16C'est une vraie
00:50:17c'est une vraie baisse
00:50:18Gabriel Attal
00:50:19qui citoyait les 16-18%
00:50:21n'est plus qu'à 10%
00:50:22ça ne veut pas dire
00:50:23qu'ils sont
00:50:23irrémédiatement perdants
00:50:24mais on voit à quel point
00:50:25pour ces candidats
00:50:27je mets de côté François Bayrou
00:50:28avec 3%
00:50:29c'est une candidature
00:50:30aujourd'hui de témoignage
00:50:31je le rappelle
00:50:31ça peut aussi changer
00:50:33Gérald Darmanin
00:50:35ne s'est pas vraiment
00:50:37déclaré candidat
00:50:38mais pour
00:50:39ceux qui sont
00:50:40vraiment aujourd'hui
00:50:41plutôt candidats
00:50:42à savoir
00:50:43Edouard Philippe
00:50:44et Gabriel Attal
00:50:45c'est comment
00:50:46articuler
00:50:47un programme de rupture
00:50:48parfois ambitieux
00:50:49on a bien entendu
00:50:50Gabriel Attal à Arras
00:50:51la semaine dernière
00:50:52il y avait des mesures chocs
00:50:53et la perception
00:50:55chez les Français
00:50:55qu'il reste attaché
00:50:57entaché
00:50:58si je puis dire
00:50:59de ce rejet
00:51:00à l'égard d'Emmanuel Macron
00:51:02comment créer la rupture
00:51:03tout en étant vu
00:51:04comme proche
00:51:05rappelez-vous
00:51:06le Nicolas Sarkozy
00:51:07de 2007
00:51:07avait très bien réussi
00:51:08alors qu'il était
00:51:09dans les gouvernements
00:51:10Chirac quasiment
00:51:11pendant 5 ans
00:51:12il y a eu quelques mois
00:51:12où il n'est sorti
00:51:14il a quitté
00:51:14le ministère de l'Intérieur
00:51:15en mars 2007
00:51:17quelques semaines
00:51:18quelques jours
00:51:19avant l'élection
00:51:20jamais
00:51:20il n'est apparu
00:51:21comme le sortant
00:51:22jamais
00:51:22il n'est apparu
00:51:23comme un Chiracien
00:51:24aujourd'hui
00:51:25Edouard Philippe
00:51:26et Gabriel Attal
00:51:26apparaissent
00:51:27à Thauro à raison
00:51:28ils ont des images différentes
00:51:30Edouard Philippe
00:51:30s'est déscoaché
00:51:31d'Emmanuel Macron
00:51:33en 2020
00:51:33Gabriel Attal
00:51:34n'a pas du tout
00:51:35la même image
00:51:35en termes de proximité
00:51:37qu'Emmanuel Macron
00:51:38pour l'instant
00:51:39ils sont
00:51:39ils rentrent dans l'atmosphère
00:51:41et ils sont
00:51:41si je puis dire
00:51:42fragilisés
00:51:43par cette assimilation
00:51:45avec le macronisme
00:51:46moi je me fais une réflexion
00:51:47vous allez me dire
00:51:48si je me trompe ou pas
00:51:49ceux qui sont restés
00:51:50au gouvernement
00:51:51c'est-à-dire
00:51:51Attal, Darmanin, Bayrou
00:51:53implosent
00:51:55ou explosent
00:51:55comme vous préférez
00:51:56et celui qui est parti
00:51:58depuis longtemps
00:51:58dans le bloc central
00:51:59arrive à se maintenir
00:52:00c'est Edouard Philippe
00:52:01oui c'est ça
00:52:02est-ce que finalement
00:52:03Emmanuel Macron
00:52:04ne porte pas
00:52:05l'âge koumoud
00:52:05non
00:52:06je ne parlerai pas
00:52:07en ces termes
00:52:08mais on a
00:52:09c'était plus beau
00:52:10non mais j'ai compris
00:52:10comme le film
00:52:12avec Belmondo
00:52:12exactement
00:52:13on a un président
00:52:15qui est très fortement
00:52:16rejeté
00:52:17dans le baromatif
00:52:18Fabien Dédé
00:52:19qui est le plus ancien
00:52:19de la 5ème république
00:52:20soit François Hollande
00:52:22a fait moins bien
00:52:22que lui
00:52:23à quelques reprises
00:52:24il a une part
00:52:25de très mécontent
00:52:25qui est maintenant
00:52:26majoritaire
00:52:27dans les qualitatifs
00:52:29dans ce que disent
00:52:30les français
00:52:30spontanément
00:52:31il y a l'idée
00:52:32que la ruine du pays
00:52:33la dette
00:52:33c'est lui
00:52:34il y a un regard
00:52:35moins critique
00:52:36sur l'international
00:52:37mais en parallèle
00:52:38l'idée qu'il a
00:52:39abandonné
00:52:40les français
00:52:41qu'il est responsable
00:52:42de cette crise parlementaire
00:52:43avec la dissolution
00:52:44ça fait beaucoup
00:52:45et cette image
00:52:46en termes de déconnexion
00:52:47l'idée que les français
00:52:48nous disent
00:52:48il ne nous connaît pas
00:52:49il ne nous écoute pas
00:52:50il ne nous comprend pas
00:52:51donc c'est très lourd
00:52:52maintenant
00:52:53on sait très bien
00:52:54qu'Emmanuel Macron
00:52:54a tout de suite réussi
00:52:55à rebondir
00:52:56il gouvernera
00:52:57jusqu'au bout
00:52:58l'international
00:52:59lui permet
00:52:59quand même
00:53:00de se maintenir
00:53:01à flou
00:53:01sur les sujets
00:53:02qui intéressent
00:53:03les français
00:53:03il ne faut pas oublier
00:53:04la dimension internationale
00:53:05mais on voit
00:53:06et c'est dans ça
00:53:07qu'il y a une vraie rupture
00:53:07par rapport au sondage
00:53:08il y a 4-5 mois
00:53:09où il y avait
00:53:10une dissociation
00:53:11entre le rejet
00:53:12d'Emmanuel Macron
00:53:13et des figures
00:53:14du box central
00:53:14qui faisaient
00:53:15belle figure
00:53:16Edouard Philippe
00:53:17ou Gabriel Attare
00:53:17je voulais juste dire
00:53:22je ne suis pas sûr
00:53:23que la popularité
00:53:25supplémentaire
00:53:25d'Edouard Philippe
00:53:26soit due au fait
00:53:26qu'il soit parti avant
00:53:27parce que
00:53:28quand il venait de partir
00:53:29de Matignon
00:53:31c'était pendant le Covid
00:53:32sa popularité
00:53:33était assez importante
00:53:34notamment
00:53:34parce qu'on avait dit
00:53:35c'est pas du vote
00:53:36mon cher Michael
00:53:37c'est pas de la popularité
00:53:38on est très populaire
00:53:39et on n'a pas parlé
00:53:40du tout de Dominique
00:53:41de Villepin
00:53:41qui réussit un score
00:53:42plutôt intéressant
00:53:434 à 5%
00:53:44mais il est très fort
00:53:45dans les gens
00:53:46qui actent de popularité
00:53:47je crois que
00:53:48Darmanin est assez populaire
00:53:49je crois que
00:53:50c'est que
00:53:50Edouard Philippe
00:53:51on ne sait plus
00:53:51s'il est à droite
00:53:51ou à gauche
00:53:52il a un électorat
00:53:53très très composite
00:53:54Edouard Philippe
00:53:55a une attitude
00:53:56très habile
00:53:57en réalité
00:53:58pendant quelques temps
00:53:59il se situait
00:54:01dans le macronisme
00:54:02mais avec une opposition
00:54:03très subtile
00:54:04est très fine
00:54:05de sorte qu'il n'a pas
00:54:07pâti fondamentalement
00:54:09de la désinfection
00:54:11avec Emmanuel Macron
00:54:13mais comme le dit
00:54:14très bien Frédéric
00:54:15la catastrophe
00:54:16pour le socle macroniste
00:54:18c'est à la fois
00:54:19le fait
00:54:20qu'Emmanuel Macron
00:54:21a démontré
00:54:22que ce dépassement
00:54:24était du vent
00:54:24en quelque sorte
00:54:26et que sa pratique
00:54:27présidentielle
00:54:28et son personnage
00:54:29comme l'a très bien
00:54:30dit Frédéric
00:54:31ont obéré
00:54:32radicalement
00:54:33tout possible
00:54:34d'un futur macronien
00:54:36mais moi je pense
00:54:37d'ailleurs
00:54:37que le macronisme
00:54:38ne va pas s'effondrer
00:54:39précisément
00:54:40parce que
00:54:40ce n'est pas Emmanuel Macron
00:54:41qui l'a créé
00:54:42et il a toujours existé
00:54:43c'était de l'ordéanisme
00:54:45c'était du saint-simonisme
00:54:47si tu veux
00:54:47cette vision
00:54:48technicienne
00:54:50de la politique
00:54:50centriste
00:54:51sociale libérale
00:54:53a toujours existé
00:54:54d'une manière
00:54:54ou d'une autre
00:54:54et je pense
00:54:55que le macronisme
00:54:55survivra
00:54:56il sera très affaibli
00:54:57parce qu'on a eu
00:54:5710 ans de macronisme
00:54:59et que visiblement
00:54:59c'est une catastrophe
00:55:00mais là pour le coup
00:55:01c'est très incarné
00:55:02oui c'est très incarné
00:55:04je suis d'accord
00:55:04Emmanuel Macron
00:55:05est l'incarnation
00:55:06parfaite de ça
00:55:06mais les idées resteront
00:55:08la sociologie restera
00:55:10parce qu'à mon avis
00:55:11cette élite
00:55:12qui est plutôt
00:55:12pro-européiste
00:55:13ouverte sur le monde
00:55:13restera
00:55:15et les personnalités
00:55:16qui ont émergé
00:55:17du macronisme
00:55:17resteront
00:55:18parce que
00:55:18c'est des jeunes
00:55:19quand même
00:55:19donc des Gabriel Attal
00:55:21ou des Gérald Darmanin
00:55:22on va quand même
00:55:23les voir et s'aimer
00:55:25dans la vie politique
00:55:25pendant encore longtemps
00:55:26alors je ne suis pas
00:55:27tout à fait d'accord
00:55:28avec vous
00:55:28mon cher Mickaël
00:55:29vous voyez
00:55:29je suis en pleine dissidence
00:55:33c'est que
00:55:34l'organisme
00:55:35celui qui a représenté
00:55:37l'organisme
00:55:37le plus parfaitement
00:55:38c'était Valéry Giscard
00:55:39et qui était un président
00:55:41plutôt populaire
00:55:42même s'il a été battu
00:55:43en 80
00:55:43alors que Macron
00:55:45ce n'est pas la même chose
00:55:45maintenant
00:55:46Macron c'est le mariage
00:55:48de la droite orléaniste
00:55:49et de la gauche caviar
00:55:50schématiquement
00:55:52c'est Rocard d'Estaing
00:55:53comme disait
00:55:53c'est Rocard d'Estaing
00:55:54comme il disait
00:55:55ou c'est l'enfant caché
00:55:58qu'aurait eu Rocard et Giscard
00:55:59voilà
00:55:59et la question
00:56:00c'est que pour moi
00:56:01ces deux blocs
00:56:02ne sont pas
00:56:03ils sont les mêmes
00:56:04sociologiquement
00:56:05mais ils n'ont pas
00:56:06le même mode de fonctionnement
00:56:08Macron a fait la synthèse
00:56:10mais je pense qu'une fois
00:56:11que Macron arrête la politique
00:56:12le macronisme
00:56:13c'est comme Capri
00:56:14c'est fini
00:56:15tu penses que le centre-droit
00:56:16se reséparera du centre-gauche
00:56:17alors qu'ils se sont quand même
00:56:18rendu compte qu'ils étaient d'accord
00:56:20sur à peu près tout
00:56:20oui je pense qu'ils se sépareront
00:56:22déjà pour les ambitions personnelles
00:56:24ok
00:56:24je pense qu'on pense
00:56:26Rédéric Daly
00:56:26non mais c'est deux théories
00:56:28qui se tiennent
00:56:28est-ce qu'avec un
00:56:29avec un Édouard Philippe
00:56:31ou un Raphaël Luxman
00:56:32le centre-droit
00:56:33et centre-gauche
00:56:34trouverait un bon candidat
00:56:35peut-être
00:56:35parce que
00:56:35Raphaël Luxman
00:56:36est marqué à gauche
00:56:37mais c'est intéressant
00:56:38de voir qu'il arrive
00:56:39à prendre de l'électorat
00:56:40Macron
00:56:40alors l'électorat Macron
00:56:41il est extrêmement composite
00:56:43si on remonte
00:56:43à 2017
00:56:44il prenait 90%
00:56:46des Bayrou 2007
00:56:4725-20-25%
00:56:49des Sarkozy 2007
00:56:50et une partie importante
00:56:52de l'électorat
00:56:53de Ségolène Royal
00:56:53là
00:56:54il y a une vraie compétition
00:56:56je pense
00:56:57parce qu'on ne l'a pas dit
00:56:58avec un RN si fort
00:57:00le ticket d'entrée
00:57:01pour le second tour
00:57:02est extrêmement bas
00:57:03on est
00:57:03vous voyez
00:57:04quand on prend
00:57:05les hypothèses
00:57:06et Jean-Luc Mélenchon
00:57:06et Glucksmann
00:57:08et Philippe
00:57:09même parfois
00:57:10Rotailloux
00:57:10sont en possibilité
00:57:11de dire
00:57:12je suis dans la marge d'erreur
00:57:13par rapport à l'accès
00:57:14du second tour
00:57:14donc il va y avoir
00:57:15une bataille
00:57:15pour l'électorat
00:57:16d'Emmanuel Macron
00:57:17qu'il est plus captif
00:57:18automatiquement
00:57:19vers le bloc central
00:57:21et un
00:57:21comme vous le dites
00:57:22Mickaël
00:57:22une bataille
00:57:23pour le centre gauche
00:57:23est-ce qu'ils vont
00:57:24trouver un candidat
00:57:25idoine
00:57:25ou vont-ils se fracturer
00:57:26ça sera aussi
00:57:27une des inconnues
00:57:28de la campagne
00:57:28j'avais quand même
00:57:32une autre question
00:57:33est-ce que c'est pas
00:57:34quand même la preuve
00:57:35quand on regarde
00:57:36le score de Glucksmann
00:57:37qui représente
00:57:37le centre gauche
00:57:38que finalement
00:57:39et c'est pour ça
00:57:40que je pense
00:57:41que les deux blocs
00:57:41sont irréconciliables
00:57:42c'est que le bloc orléaniste
00:57:44par exemple
00:57:45parlera de sécurité
00:57:46ça lui posera pas de problème
00:57:48alors que le bloc
00:57:49qui vient de la gauche
00:57:50c'est-à-dire aujourd'hui
00:57:51Agnès Pannier-Runacher
00:57:53Clément Beaune
00:57:54etc
00:57:54parler d'insécurité
00:57:55et d'immigration
00:57:56on est à la limite
00:57:57du blasphème
00:57:58c'est pas envisageable
00:57:59donc c'est pour ça
00:58:00le réélectorat
00:58:01le centre gauche
00:58:03en parle beaucoup
00:58:03c'est là où il y a
00:58:05un gros problème
00:58:06regarde Gabriel Attal
00:58:07et Prisca Teveno
00:58:08ils incarnent
00:58:08la gauche du macronisme
00:58:09qui parle beaucoup
00:58:10des questions de sécurité
00:58:11et surtout
00:58:12ce centre gauche
00:58:13qui parle de sécurité
00:58:14il a une incarnation
00:58:15partout en Europe
00:58:16en Angleterre
00:58:17bon il va se prendre
00:58:18visiblement une raclée
00:58:19mais c'était Keir Starmer
00:58:20dans les pays d'Europe du Nord
00:58:22il y a aussi
00:58:22une gauche sociale-démocrate
00:58:23qui est très concernée
00:58:24par ces enjeux-là
00:58:25donc peut-être
00:58:25qu'ils joueront la carte
00:58:26comme ça
00:58:26et puis pardon
00:58:27de faire tomber le débat
00:58:28à cause de mon immaturité
00:58:30mais il faut tenir compte
00:58:34pour le futur
00:58:35je reviens à ma vision de droite
00:58:37des talents personnels
00:58:39vous parliez de Prisca Teveno
00:58:41elle ne fait pas de quoi
00:58:42face à quelqu'un
00:58:44que j'ai beaucoup aimé
00:58:45Gabriel Attal
00:58:46parce que des fois
00:58:47Gabriel Attal
00:58:47désolé
00:58:48j'ai cru quand j'ai vu le sondage
00:58:49que vous aviez porté le deuil
00:58:50ce soir
00:58:51Philippe Bilger
00:58:51mais 10% Gabriel Attal
00:58:54moi ça m'étonne absolument pas
00:58:55Gabriel Attal
00:58:55c'est le néant pour moi
00:58:56Emmanuel Macron était à 10-11%
00:58:59donc vous savez
00:59:00on est quand même
00:59:01très très loin du vote
00:59:01on se serait vu
00:59:02le 29 septembre 2015
00:59:04on aurait parlé
00:59:05de tous les candidats possibles
00:59:06sauf Emmanuel Macron
00:59:07donc voilà
00:59:08je suis quand même prudent
00:59:09et Frédéric
00:59:10vous parliez de François Bayreau
00:59:12à 3%
00:59:13François Hollande
00:59:14a commencé à 3%
00:59:16alors ça c'est une légende urbaine
00:59:17pas dans les enquêtes
00:59:18présidentielles
00:59:20vous m'enlevez
00:59:20juste une petite précision
00:59:23juste une petite précision
00:59:26on est sur quel type de public
00:59:27sur ce bloc central aujourd'hui ?
00:59:29on est sur un échantillon
00:59:30de classe moyenne
00:59:32de personnes âgées de plus
00:59:33de 50 ans et plus
00:59:35de salariés
00:59:36et ça colle avec
00:59:38l'électorat Glucksmann
00:59:39avec l'électorat Philippe
00:59:40c'est peut-être
00:59:40les deux électorats
00:59:41les plus proches
00:59:42Jean-Luc Mélenchon
00:59:43fait 37%
00:59:45chez les moins de 25 ans
00:59:46comme en 2022
00:59:47les primo-votants
00:59:48choisiraient massivement
00:59:50Jean-Luc Mélenchon
00:59:51c'est pour ça que
00:59:51de manière assez habile
00:59:53LFI joue à fond
00:59:54la participation
00:59:55la mobilisation
00:59:57de la jeunesse
00:59:58des quartiers
00:59:59et de l'électorat
01:00:00plutôt des français
01:00:02de confession
01:00:02de culture musulmane
01:00:03évidemment
01:00:03ce sont trois choses différentes
01:00:05et est-ce que l'ORN arrive
01:00:06à tracter une partie
01:00:07de l'élite
01:00:07de l'électorat
01:00:08des centres urbains
01:00:09etc
01:00:09j'ai l'impression
01:00:09oui
01:00:10vous savez quand on est
01:00:11à 33-35%
01:00:12on y arrive
01:00:13il n'y a plus de catégories
01:00:13où ils sont à zéro
01:00:15mais ça va être
01:00:15leur moins bon score
01:00:16par exemple
01:00:17c'est les catégories
01:00:18ultra diplômées
01:00:19ils sont autour de 20%
01:00:20c'est quand même
01:00:21beaucoup par rapport
01:00:21au passé
01:00:22est-ce qu'à votre avis
01:00:23Frédéric
01:00:24Raphaël Glucksmann
01:00:26ne pourra pas apparaître
01:00:28dans le futur
01:00:29aux yeux de certains
01:00:30comme un clone
01:00:32de gauche
01:00:32d'Emmanuel Macron
01:00:34comme une sorte
01:00:35d'intellectuel
01:00:36qui a beaucoup mué
01:00:38je trouve
01:00:39mais est-ce qu'il n'y a pas
01:00:40quelque chose
01:00:41c'est une attaque
01:00:42qui a lancé
01:00:42à plusieurs reprises
01:00:43une partie de la gauche
01:00:44radicale
01:00:45je pense à LFI
01:00:46pour dire
01:00:47Glucksmann
01:00:48c'est du macronisme
01:00:49et du rassemblement national
01:00:50c'est aussi
01:00:51un défi
01:00:52pour Raphaël Glucksmann
01:00:54de ce
01:00:54de ne pas apparaître
01:00:55comme des risques
01:00:56une présidentielle
01:00:57de rupture
01:00:57ou de renouvellement
01:00:58ou une présidentielle
01:00:59en sorte
01:00:59qu'on n'est pas candidat
01:01:00il faut être dans la distinction
01:01:01la rupture
01:01:02par rapport
01:01:03aux prédécesseurs
01:01:03allez 0826 300 300
01:01:05c'est Abdelac
01:01:06qui est avec nous
01:01:06de Mont-de-Marsin
01:01:07bonsoir Abdelac
01:01:08bonsoir
01:01:08bonsoir à vous
01:01:09bonsoir
01:01:09et qu'est-ce que vous
01:01:11vous dites vous
01:01:11que non
01:01:13c'est loin d'être fini
01:01:14le macronisme
01:01:15on a goûté
01:01:17vous savez
01:01:17des personnes comme moi
01:01:18justement
01:01:18qui suis d'origine musulmane
01:01:21d'environnement
01:01:21en tout cas
01:01:22je suis français fier de l'être
01:01:23on aime beaucoup
01:01:25en fait
01:01:25cette partie centrale
01:01:26qui nous paraît
01:01:27la plus intelligente
01:01:28et franchement
01:01:29quand je vous entends
01:01:30j'ai vraiment mal au coeur
01:01:32de savoir
01:01:32que mon pays
01:01:32maintenant
01:01:34les gens
01:01:3435% pour l'extrême droite
01:01:36les fachos
01:01:36et 35%
01:01:38pour les fachos
01:01:39à gauche
01:01:39oui mais c'est toujours
01:01:40du facho
01:01:41l'extrême droite
01:01:41non pas vrai
01:01:43l'extrême droite
01:01:45c'est toujours des fachos
01:01:46et l'extrême gauche
01:01:47pareil
01:01:47et de savoir
01:01:48que mon pays
01:01:49a près de plus
01:01:51ou près de 50%
01:01:52des personnes
01:01:54qui disent
01:01:54qu'ils sont pour un parti
01:01:55de l'extrême
01:01:56franchement
01:01:57ça me transverse
01:01:58ça me donne envie
01:02:00de vomir
01:02:00on a été éduqué
01:02:01on sait ce que c'est
01:02:02que l'histoire
01:02:03on sait ce que c'est
01:02:03que l'extrême droite
01:02:04on sait ce que c'est
01:02:04que l'extrême gauche
01:02:05et franchement
01:02:06vous vous dites
01:02:06mais c'est pas possible
01:02:07mais où je suis
01:02:08notre planète moi
01:02:09où les gens
01:02:10sont complètement débiles
01:02:11moi j'arrive pas
01:02:14à comprendre
01:02:14donc c'est pour ça
01:02:15que je me dis
01:02:16que les gens censés
01:02:17ils seront ni de droite
01:02:17ni de gauche
01:02:18on va se retrouver
01:02:19au centre
01:02:19parce qu'on va être obligé
01:02:20que ce soit une personne
01:02:22de droite ou de gauche
01:02:23qui soit face
01:02:23à l'extrême droite
01:02:24au second tour
01:02:25les centristes
01:02:27comme moi
01:02:27on s'empêchera
01:02:29que ce soit droite
01:02:30ou de gauche
01:02:30mais en tout cas
01:02:31on voudra tout
01:02:32sauf les extrêmes
01:02:33donc c'est bon
01:02:34vous restez avec nous
01:02:35on va faire réagir
01:02:36Mickaël Sadoun
01:02:37par exemple
01:02:38bonjour Abdelac
01:02:39moi je respecte
01:02:40beaucoup votre vote
01:02:41mais je crois vraiment
01:02:42que quand vous dites
01:02:43que les gens
01:02:43qui ne votent pas
01:02:44comme vous
01:02:45ou qui n'ont pas
01:02:45la même conception
01:02:46des choses que vous
01:02:47sont des fachos
01:02:48ou des débiles
01:02:49vous reproduisez vraiment
01:02:50l'erreur du macronisme
01:02:51qui a fait qu'aujourd'hui
01:02:52il s'est totalement effondré
01:02:53et on le voit
01:02:54dans les sondages
01:02:55Frédéric Dabin
01:02:56nous a dit tout à l'heure
01:02:56que par exemple
01:02:57dans l'électorat du RN
01:02:58il y avait peut-être
01:02:59une couche historique
01:03:00de Jean-Marie Le Pen
01:03:01mais vous avez bien vu
01:03:03qu'ils ont quand même
01:03:04évolué considérablement
01:03:05ne serait-ce que dans l'électorat
01:03:07le nombre d'électeurs
01:03:08donc nécessairement
01:03:09il y a d'autres couches
01:03:10qui se sont superposées
01:03:11et qui sont évidemment
01:03:12ni des fachos
01:03:13ni des racistes
01:03:14qui sont des gens très bien
01:03:15et des français patriotes
01:03:16Évolué dans l'électorat
01:03:17uniquement monsieur
01:03:17uniquement dans l'électorat
01:03:19ils ont évolué
01:03:19uniquement
01:03:20Ah c'est pas vrai
01:03:21je pourrais vous dire
01:03:21que dans les cadres
01:03:22il y a beaucoup de gens
01:03:23qui viennent de LR
01:03:24qui sont des gens très bien
01:03:25qui n'ont pas une once de racisme
01:03:27Très bien monsieur
01:03:28bien sûr
01:03:28mais j'ai des gens
01:03:29qui vont vous dire
01:03:30mais oui
01:03:30mais moi je suis pas raciste
01:03:31j'ai un cousin
01:03:32ou un ami qui est noir
01:03:33ou un ami musulman
01:03:34Non mais ça c'est les années 80
01:03:36C'est cliché ça
01:03:37Non mais la base
01:03:38la base de l'extrême droite
01:03:41c'est quand même
01:03:42toujours la même chose
01:03:42c'est des gens
01:03:43qui sont contre l'avortement
01:03:44des gens qui étaient contre
01:03:44l'avortement
01:03:44Non non ils veulent plus
01:03:47supprimer l'IVG
01:03:48C'est pas vrai
01:03:49Mais la marine
01:03:51elle était trop à gauche
01:03:52On les laisse parler
01:03:53C'est toujours les mêmes
01:03:54mais ils ont nettoyé la vitrine
01:03:55mais le fond de commerce
01:03:56c'est le même
01:03:56Ils ont même voté
01:03:57pour l'inscription de l'avortement
01:03:59dans la constitution
01:03:59On a bien compris
01:04:00qu'Abdelac
01:04:01on comprend
01:04:02Abdelac
01:04:03C'est ce que dit Abdelac
01:04:04qui est assez représentatif
01:04:06des lecteurs du bloc central
01:04:08qui refusent le RN
01:04:09et la France insoumise
01:04:10qui se sont prises
01:04:11dans une tenaille
01:04:12Oui c'est ça
01:04:12Merci beaucoup Abdelac
01:04:14en tout cas
01:04:14de votre message
01:04:15Vous rappelez quand vous voulez
01:04:17Vous restez avec nous
01:04:19à partir de 20h ce soir
01:04:22On ne vit pas dans la même France
01:04:23Magali Berda
01:04:24débat du rétablissement
01:04:25du service militaire
01:04:26avec Christophe Blanchet
01:04:27qui est député
01:04:28des démocrates
01:04:29et 4ème circo Calvados
01:04:32et Zizou
01:04:33qui est un TikToker
01:04:35voilà
01:04:35et on vous en parlera
01:04:37avec eux
01:04:380826 300 300
01:04:40si vous voulez bien entendu
01:04:41débattre avec Magali Berda
01:04:43et ses invités
01:04:44Merci beaucoup Philippe David
01:04:46Vous restez là
01:04:47dans un instant
01:04:47Moi je reste là
01:04:48Vous nous faites une petite infidélité
01:04:50mais on vous retrouve demain
01:04:50à 18h
01:04:51avec un immense plaisir
01:04:52Absolument
01:04:52Merci beaucoup Frédéric David
01:04:53C'était très sympa
01:04:55Ce sondage
01:04:56IFOP fiducial
01:04:57pour l'opinion
01:04:59et Sud Radio
01:04:59Merci Philippe Bilger
01:05:00Merci Mickaël Sadoun
01:05:01C'était super
01:05:02Et on se retrouve demain
01:05:03en tout cas pour ma part
01:05:04avec Philippe David
01:05:05à partir de 18h
01:05:07et tout de suite
01:05:07on parle d'engagement
01:05:09bien sûr
01:05:09On va parler d'engagement
01:05:10avec l'économie
01:05:11dès le lycée
01:05:12un levier citoyen
01:05:13un vaste programme
01:05:14les français sont fâchés avec
01:05:15paraît-il
01:05:16Passez une très belle soirée
01:05:17Salut à demain
01:05:18Sud Radio
01:05:19Parlons Vrai
01:05:20Sud Radio
01:05:21Parlons Vrai
01:05:21Sud Radio
01:05:22Parlons Vrai
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