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##LA_FRANCE_DANS_TOUS_SES_ETATS-2025-10-20##

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News
Transcription
00:00:01Midi 14h, Sud Radio, la France dans tous ses états.
00:00:05Et si le prochain président était un roi ?
00:00:09Qui peut être un roi ?
00:00:11Bonjour, c'est moi, c'est Philippe Poutou.
00:00:13Il est le roi du Nord.
00:00:15D'abord, la France n'est pas un McDonald's.
00:00:17Un français sur deux est en surpoids.
00:00:20Vous êtes des enfants de bourgeois.
00:00:22J'espère que si vous êtes au pouvoir, vous laisserai parler vos opposants.
00:00:24Je suis le roi, c'est moi qui décide.
00:00:26Je suis le bruit et la fureur.
00:00:28Rien à foutre.
00:00:29Tu veux être un roi ?
00:00:32Non, je ne crois pas, non.
00:00:33Pourquoi ?
00:00:33Pas envie.
00:00:35La France et son patrimoine alimentaire.
00:00:38Comment combattre efficacement la malbouffe au niveau institutionnel et politique ?
00:00:43Nous allons en débattre avec Olivia Grégoire, députée de Paris, ancienne ministre,
00:00:47qui a réuni les états généraux de l'éducation alimentaire à l'hôtel de la Cé jeudi dernier.
00:00:54Ensuite, nous aborderons une tragédie, le procès de la petite Lola.
00:00:58Que d'atrocité.
00:01:00Pierre-Marie Sèvres décryptera les enjeux de ce procès et parlera de cette pétition qui demande une perpétuité incompressible pour la meurtrière de la petite enfant.
00:01:11On fera un tour du côté de notre carte nationale d'identité qui ne devrait plus avoir de sexe.
00:01:18Il n'y a plus qu'un homo, je ne sais pas, un homo jacobinus, sans genre.
00:01:24On va voir ce que ça pourrait donner.
00:01:25Il y a eu dans un match, un match de foot, ils ont invité Daesh avec des termes peu amènes.
00:01:33Maud Coffler nous décryptera les mots charmants de cette réunion.
00:01:38Et puis alors, il y a les princes de la Cambriole qui se sont attaqués au Louvre.
00:01:44Alors, est-ce que nos musées sont en sécurité ? Est-ce que les bijoux de famille sont gardés ?
00:01:49On verra aussi quels sont les enjeux.
00:01:50Un petit tour Paris-Saudin où il y a une charcuterie qui a pris, j'allais dire, le cochon par les oreilles
00:01:58pour essayer de continuer à transmettre des traditions et des savoirs alimentaires.
00:02:03On rejoindra un petit peu ce qu'on aura dit avec Olivier Grégoire.
00:02:05Et puis en deuxième heure, un face-à-face.
00:02:07Alors, un face-à-face historique républicain contre monarchie.
00:02:11Faut-il revenir à la monarchie ? Avoir un roi ?
00:02:14Alors, il y a des gens qui disent, mais je croyais qu'on en avait déjà un.
00:02:17Ou garder notre bonne république avec la souveraineté populaire qui a le dernier mot.
00:02:20Voilà, nous serons avec Paul Melun et Philippe Viguier-Desplaces
00:02:25pour débattre de ce grand enjeu institutionnel.
00:02:29Sud Radio. La France dans tous ses états. L'humeur de Perricot.
00:02:34Alors, je voudrais juste parler en des termes peu amènes,
00:02:38sur deux sujets qui n'ont rien à voir.
00:02:42Le meurtre, l'admort de la petite Lola et celle de Samuel Paty.
00:02:47Dire que nous avons en France des gens pas sérieux,
00:02:49j'utiliserai le terme de salauds,
00:02:52j'attaque pas les personnes, j'attaque la fonction,
00:02:55qui n'ont pas fait leur boulot, qui n'ont pas fait leur travail,
00:02:58qui n'ont pas assuré leur responsabilité.
00:03:00Cette petite gamine, normalement, n'aurait pas dû mourir
00:03:03puisque son assassine n'aurait pas dû se trouver en France.
00:03:08Et voilà, le processus fait que, et les institutions,
00:03:11est-ce que c'est un laxisme ? Est-ce que c'est une insouciance ?
00:03:13Est-ce que c'est une malveillance ?
00:03:15On sait qu'il y a des associations qui protègent beaucoup les OQTF,
00:03:18en disant, attention, il ne faut pas les expulser.
00:03:20Eh bien, le bilan est absolument épouvantable.
00:03:24C'est une des pires tragédies humaines qui sont arrivées depuis quelques temps.
00:03:28Et nous célébrions, il y a quelques jours, la décapitation de Samuel Paty.
00:03:34Là aussi, je pense que le militant islamiste, le forcené, le taré,
00:03:40qui a assassiné ce formidable professeur,
00:03:43n'aurait pas non plus dû se trouver à cet endroit-là,
00:03:47ou en l'état de pouvoir sévir lorsqu'il a commis son crime.
00:03:50Et je me demande tout simplement, je crois en l'État, je crois en la République,
00:03:55heureusement, mais ce sont des failles qui sont récurrentes,
00:03:58de plus en plus nombreuses,
00:04:00et on aimerait bien un jour savoir si on peut se donner les moyens,
00:04:03courageusement, efficacement,
00:04:05de faire en sorte que ni la petite Lola, ni Samuel Paty,
00:04:09ne puissent être, j'allais dire, les situations se retrouver à l'avenir.
00:04:13Est-ce qu'on peut se protéger contre ce genre de barbarie et de monstruosité ?
00:04:17On en parlera tout à l'heure avec Pierre-Marie Sèvres à midi 45.
00:04:20Mais d'abord, un tout autre sujet.
00:04:22Comment vous nourrissez-vous ?
00:04:23Succombez-vous aux facilités de la malbouffe ?
00:04:25Dites-le au 0826 300 300.
00:04:28Restez bien avec nous, à tout de suite.
00:04:36Déjà, le grand Jean Ferrat, dans sa chanson La Montagne,
00:04:40a abordé cette thématique, le poulet aux hormones,
00:04:42qui a été le symbole de la malbouffe.
00:04:44Va-t-on enfin pouvoir en République française ?
00:04:47Quand on sait ce que cela représente pour nous,
00:04:49l'acte alimentaire, notre patrimoine culinaire, gastronomie,
00:04:53et pas seulement la façon de savoir manger ?
00:04:55Va-t-on enfin pouvoir tordre le cou à la malbouffe,
00:04:59dont on sait aujourd'hui qu'elle n'est pas seulement une mauvaise habitude ?
00:05:03C'est un fléau économique et social, sanitaire,
00:05:06qui coûte des milliards,
00:05:07et puis surtout qui nous fait reculer dans notre monde culturel,
00:05:11dans notre univers environnemental, social et patrimonial.
00:05:16Alors, en studio, j'ai le bonheur et l'honneur de recevoir Olivia Grégoire.
00:05:22Attention, ce n'est pas n'importe qui.
00:05:24Cette femme n'a pas sa langue dans sa poche.
00:05:27Députée de Paris, pour Ensemble pour la République,
00:05:29Renaissance, nul n'est parfait, Madame la députée.
00:05:32Et surtout, ancienne ministre de l'entreprise,
00:05:34du tourisme, de la consommation et de l'économie sociale et solidaire.
00:05:38Olivia Grégoire connaît bien les thèmes dont nous allons débattre,
00:05:41et elle a essayé courageusement.
00:05:43Je vous félicite, Madame la ministre, d'avoir essayé,
00:05:46alors que vous appartenez à une majorité
00:05:47dont j'estime qu'elle n'a pas fait tout ce qu'elle pouvait.
00:05:51Rappelons qu'il y a eu les états généraux de l'alimentation en 2017.
00:05:54Un discours exceptionnel du Président de la République,
00:05:56le 11 octobre 2017, on va en parler.
00:05:58Il y a eu une loi légale 1.
00:05:59Elle était tellement pas bien qu'il a fallu en faire une deuxième,
00:06:02une troisième.
00:06:03Bon, maintenant, c'est vous qui prenez la vache,
00:06:06la vache normande ou le taureau de camas par les cornes.
00:06:10Vous avez réuni les états généraux de l'éducation alimentaire
00:06:13à l'hôtel de l'AC, la présidence de l'Assemblée nationale,
00:06:15avec, j'allais dire, un arrêt au page de compétences
00:06:19de tous les qui se sont réunis ce jour-là.
00:06:21J'étais là pour savoir comment on pouvait s'en sortir,
00:06:25et vous êtes là engagé dans ce combat contre la malbouffe.
00:06:27Je résume comme ça, c'est plus subtil que ça.
00:06:29Voilà.
00:06:29Qu'est-ce qui vous a pris, femme politique que vous êtes,
00:06:34de vous consacrer à ce sujet-là en particulier ?
00:06:36Bonjour à tous et merci de m'inviter.
00:06:40Qu'est-ce qui m'a pris ?
00:06:42Bon, d'abord, ça ne vous étonnera pas,
00:06:44je ne suis pas totalement de votre avis,
00:06:45c'est le charme du débat.
00:06:46J'espère bien.
00:06:47Moi, je crois qu'on a un président de la République,
00:06:48Emmanuel Macron, qui depuis des années,
00:06:51chacun a ses forces et ses faiblesses,
00:06:53mais qui, en tout cas, n'a pas failli
00:06:55sur l'enjeu gastronomie et culinaire,
00:06:58et n'a pas failli non plus
00:06:59sur l'enjeu de la juste rémunération
00:07:01de nos producteurs agricoles.
00:07:03Je n'en ferai pas dix minutes,
00:07:04mais je veux quand même rappeler
00:07:05que sans la loi EGalim,
00:07:08il n'y avait pas,
00:07:10il y avait la possibilité, surtout,
00:07:11pour les producteurs,
00:07:13de se faire acheter leurs produits à perte.
00:07:14Il a fallu le refaire.
00:07:16Cher Perico, vous êtes un homme honnête.
00:07:18Quand on fait une loi, c'est que la première était...
00:07:19Elle est compliquée, cette loi.
00:07:20Oui, je veux bien.
00:07:20N'empêche que le seuil de revente à perte,
00:07:22sauf erreur de ma part,
00:07:23ça n'existait pas avant,
00:07:24c'est peut-être pas parfait,
00:07:26mais il faut l'améliorer,
00:07:27mais en réalité,
00:07:28faire en sorte que les industriels
00:07:30et les distributeurs
00:07:31n'achètent pas en deçà
00:07:32du prix de production
00:07:33à nos agriculteurs,
00:07:34c'était quand même la base.
00:07:35C'était le principe.
00:07:36Quand on voyait les agriculteurs,
00:07:37ils n'ont pas tous bénéficié
00:07:39à l'heure qu'il est du phénomène.
00:07:41Qu'est-ce qu'il m'a pris pour vous répondre ?
00:07:42Il m'a pris que, d'abord,
00:07:44j'aime la bonne bouffe.
00:07:45On a le droit d'être député de Paris
00:07:46et d'avoir en partie
00:07:48des racines bretonnes,
00:07:49d'avoir vécu au Pays Basque
00:07:51et d'aimer notre pays
00:07:52et ses fromages
00:07:54et sa gastronomie.
00:07:55Je l'aime viscéralement
00:07:57et je l'aime depuis toujours.
00:08:00Et en réalité,
00:08:00lorsque j'ai servi au sein du gouvernement
00:08:02pendant quelques années,
00:08:03notamment les entreprises
00:08:04et la consommation,
00:08:05vous vous souvenez,
00:08:062022-2023,
00:08:07la guerre en Ukraine éclate
00:08:08et nous avons une énorme augmentation
00:08:10de l'inflation alimentaire
00:08:11et nous avons une réalité
00:08:13dans les grandes et moyennes surfaces
00:08:14de ce pays
00:08:15que j'appelle à ce moment-là
00:08:16la double peine.
00:08:18Je me rends compte
00:08:18qu'énormément de personnes,
00:08:20les plus modestes,
00:08:21achètent des aliments
00:08:22ultra-transformés,
00:08:24d'ailleurs croissance
00:08:25de l'achat des nuggets,
00:08:27il faut être précis,
00:08:28de plus de 12%
00:08:29depuis à peu près 2022,
00:08:30croissance de l'achat
00:08:31de chips
00:08:31et autres denrées
00:08:33de grignotage,
00:08:34plus 5%.
00:08:34Et je me rends compte
00:08:36que c'est la double peine,
00:08:37c'est-à-dire que
00:08:37ces personnes achètent
00:08:39de l'ultra-transformé
00:08:40qui,
00:08:41comme il est très transformé,
00:08:42a demandé beaucoup d'énergie
00:08:43et se fait donc frapper
00:08:45d'une inflation alimentaire
00:08:46plus forte
00:08:47que les produits bruts.
00:08:48Et je me dis,
00:08:49c'est quand même terrible
00:08:50de voir dans ce moment
00:08:51de difficulté
00:08:52où le prix de nos courses
00:08:52augmente,
00:08:53les plus fragiles d'entre nous
00:08:54manger des trucs mauvais,
00:08:56pour le dire simplement
00:08:57et poliment,
00:08:58et manger des trucs
00:08:59qui en plus
00:09:00coûtent beaucoup plus cher
00:09:01qu'auparavant.
00:09:02Et donc je me suis dit,
00:09:03et à l'époque
00:09:03ça avait fait une polémique,
00:09:04mais la polémique
00:09:05est parfois salutaire,
00:09:06la preuve,
00:09:07ça avait fait une polémique,
00:09:08j'avais des,
00:09:08j'ai eu un échange
00:09:09avec des lecteurs
00:09:10dans une presse quotidienne
00:09:11régionale
00:09:12et je dis à ce moment-là
00:09:13dans les échanges,
00:09:14peut-être qu'il faudrait
00:09:15aussi réapprendre la base
00:09:17du bon sens,
00:09:18populaire ou paysan,
00:09:20réapprendre à cuisiner
00:09:21une salade,
00:09:23un sandwich,
00:09:23un bourguignon,
00:09:24un parmentier
00:09:25avec les restes de la semaine
00:09:26pour aussi
00:09:26essayer de faire diminuer
00:09:28la facture de l'alimentation,
00:09:30manger bon
00:09:30et pas plus cher.
00:09:31Et là je prends une polémique,
00:09:33cher Perico,
00:09:34pleine balle,
00:09:35avec un média
00:09:36qui dit
00:09:36que Olivier Grégoire
00:09:37a décidé de mettre en place
00:09:39des cours de cuisine
00:09:39à l'école
00:09:40pour faire baisser
00:09:41l'inflation alimentaire.
00:09:41Une publicité ?
00:09:42Non, parce que
00:09:43moi je suis une nana positive.
00:09:44Olivier Grégoire
00:09:46on est dans le débat,
00:09:46on n'est pas dans le dénigrement.
00:09:48Errare humanum est,
00:09:49c'est de persévérare diabolicum
00:09:51et j'espère qu'ils ne persévéreront pas
00:09:53et à ce moment-là
00:09:53j'appelle la rédaction
00:09:54et je leur dis
00:09:54mais je n'ai jamais dit ça.
00:09:56Je dis juste un truc
00:09:56qui me paraît simple,
00:09:58est-ce qu'il ne serait pas bien
00:09:59de réapprendre à nos gamins
00:10:00comme nous on a pu l'apprendre
00:10:01ou nos parents
00:10:02ce que sont des courgettes,
00:10:04des fenouilles,
00:10:05quand est-ce qu'elles poussent,
00:10:06quand est-ce qu'on peut les manger
00:10:07et soyons fous
00:10:08comment on fait pour les manger.
00:10:10Et c'est né comme ça.
00:10:11Et donc,
00:10:12d'abord je me suis rendu compte,
00:10:13heureusement,
00:10:14et ça c'est la deuxième bonne nouvelle,
00:10:16que je n'étais pas du tout
00:10:17la première à y penser.
00:10:18Et donc je me suis dit
00:10:19en cette rentrée un peu morose,
00:10:20pour ne pas dire compliqué,
00:10:22et si je faisais quelque chose
00:10:23de positif,
00:10:24Perico Légas,
00:10:25et si je rassemblais
00:10:26au sein de l'Assemblée nationale
00:10:27toutes ces associations,
00:10:29tous ces élus,
00:10:30tous ces enragés de la bonne bouffe
00:10:32dont vous êtes,
00:10:33tous ces journalistes,
00:10:34tous ces bénévoles,
00:10:36plus de 300 personnes sont venues
00:10:37pour dire
00:10:38nous on est engagés
00:10:39partout en France,
00:10:40en Occitanie,
00:10:41en Bretagne,
00:10:42dans le Nord,
00:10:43dans le Grand Est,
00:10:44dans les écoles,
00:10:45pour faire apprendre à nos gamins
00:10:46la base de l'alimentation.
00:10:48Donc je me suis dit,
00:10:50en fait il y a énormément
00:10:51d'initiatives dans ce pays,
00:10:53rassemblons les gens qui font,
00:10:55plutôt que ceux qui causent,
00:10:56et mon job,
00:10:58poser un cadre
00:10:59autour de ces initiatives,
00:11:01poser une proposition de loi
00:11:02que je suis en train de finaliser,
00:11:03qui sera déposée
00:11:03à la fin du mois d'octobre,
00:11:05pour rendre l'éducation
00:11:06à l'alimentation
00:11:07obligatoire à l'école.
00:11:09L'oignon fait la force,
00:11:10comme disait le cardinal Mazarin
00:11:13avec son accent italien.
00:11:14Oui,
00:11:15Olivier Grégoire,
00:11:15je suis d'accord,
00:11:16vous posez le problème
00:11:17et vous le faites courageusement,
00:11:18je le redis.
00:11:20L'instruction civique,
00:11:21qui a un peu disparu
00:11:22de notre enseignement scolaire,
00:11:25apprend à se comporter en citoyen.
00:11:26Qu'est-ce que sont les institutions ?
00:11:28Comment voter ?
00:11:28Voilà.
00:11:29L'instruction civique
00:11:30doit aujourd'hui être complétée
00:11:31par une instruction,
00:11:32je vais dire,
00:11:32à la consommation,
00:11:33une instruction alimentaire,
00:11:34dont les projets,
00:11:35il y a des projets
00:11:35qui existent depuis longtemps,
00:11:36l'Institut français du goût,
00:11:38les classes du goût
00:11:38depuis 1974,
00:11:40il faut aujourd'hui
00:11:41plus que jamais,
00:11:42mais carrément,
00:11:43là vous parlez du stade
00:11:44de la transformation des produits,
00:11:45un peu de cuisine,
00:11:45un peu de culture culinaire,
00:11:47mais en deçà de cela,
00:11:50c'est au niveau du solfège,
00:11:51réapprendre aux jeunes enfants
00:11:53à partir du primaire
00:11:54ce que c'est que l'acte alimentaire,
00:11:56la distinction
00:11:57entre les différentes saveurs,
00:11:58les produits,
00:11:59les origines,
00:12:00de façon à ce que
00:12:00notre patrimoine alimentaire agricole,
00:12:02les agriculteurs souffrent,
00:12:03ils sont à la ruine pour certains,
00:12:06ils ne vendront pas leurs produits
00:12:07s'il n'y a pas une demande,
00:12:08et il n'y aura pas
00:12:09de demande efficace
00:12:10s'il n'y a pas une connaissance,
00:12:12un savoir du consommateur
00:12:13pour faire la distinction
00:12:15entre ce qui lui fait du bien
00:12:16à lui,
00:12:16à sa santé,
00:12:17au pays,
00:12:17aux paysans,
00:12:18j'allais dire même à l'Europe,
00:12:20et sinon satisfaire
00:12:21les intérêts financiers
00:12:22de l'agro-industrie
00:12:23et de la grande distribution
00:12:24dont on a besoin.
00:12:25Mais est-ce qu'on peut introduire
00:12:26un peu d'éthique
00:12:27dans cette façon de se nourrir
00:12:28aujourd'hui en France ?
00:12:28C'est tout l'objectif
00:12:29formé,
00:12:30et vous l'avez dit,
00:12:31bien sûr les futurs mangeurs,
00:12:32parce que c'est bien joli
00:12:33d'avoir des très grands chefs,
00:12:35d'avoir cette culture culinaire,
00:12:37d'avoir...
00:12:37Ça c'est la charrue !
00:12:39Il y a la charrue,
00:12:40il nous faut les beaux,
00:12:42et il nous faut aussi
00:12:42former les futurs consommateurs.
00:12:44Je vous écoutais juste avant,
00:12:45c'était passionnant,
00:12:46Garbure et Castel-Naudari
00:12:48et autres cassoulet,
00:12:49quand j'étais ministre
00:12:50de la consommation,
00:12:51moi je me suis battu,
00:12:52on a augmenté les amendes
00:12:53pour francisation
00:12:54sur des produits
00:12:55qui nous prenaient
00:12:56pour des idiots
00:12:56pour rester poli
00:12:57en mettant le drapeau
00:12:58avec du bleu-blanc-rouge
00:13:00pour faire joli.
00:13:00Et qui n'était absolument
00:13:02pas produit dans notre pays,
00:13:03et dont la MPA,
00:13:04la matière première agricole,
00:13:05n'était parfois même
00:13:06pas européenne,
00:13:07pour former des bons mangeurs,
00:13:09former des bons consommateurs.
00:13:10Je vais dire une chose...
00:13:11Une assise,
00:13:11une assise,
00:13:12est-ce que la DGCCRF,
00:13:13la fameuse répression des fraudes,
00:13:14qui est là pour surveiller,
00:13:16est-ce qu'elle dispose
00:13:17vraiment des moyens
00:13:18dont elle a besoin
00:13:19pour empêcher
00:13:20que des voyous
00:13:20démarquent ou l'intrigent ?
00:13:21Elle dispose des moyens.
00:13:22C'est pas ce que disent,
00:13:24c'est pas ce que disent
00:13:24à la DGCCRF.
00:13:25Pardonnez-moi,
00:13:26pour avoir été leur ministre,
00:13:27et je me réfère par exemple
00:13:28au budget de l'année dernière,
00:13:30il y a une très grande
00:13:31réorganisation,
00:13:32parce qu'il ne vous a pas échappé
00:13:33qu'il y a une mutation
00:13:34de la consommation.
00:13:35La DGCCRF...
00:13:36C'est François Fillon
00:13:37qui l'avait démantelé au départ,
00:13:38en disant qu'il fallait arrêter
00:13:40d'emmerder les entrepreneurs.
00:13:41Ouais,
00:13:41et ben,
00:13:42heureusement que c'est pas
00:13:43François Fillon
00:13:44qui a été élu,
00:13:45parce qu'heureusement
00:13:45qu'on a la DGCCRF.
00:13:46Pardonnez-moi,
00:13:47et je les salue.
00:13:48La critique est aisée,
00:13:49l'arrêt difficile.
00:13:50Ceux qui vont traquer
00:13:51dans les restos,
00:13:52ceux qui vous donnent
00:13:52à manger n'importe quoi,
00:13:54c'est eux.
00:13:54Ceux qui vont traquer
00:13:55sur les sites web,
00:13:56les arneques,
00:13:57c'est eux.
00:13:57Ceux qui traquent
00:13:58l'ultra fast fashion,
00:13:59etc.
00:13:59C'est eux.
00:14:00Moi,
00:14:01la dernière fois que je les ai vus
00:14:01l'an passé,
00:14:02ministre,
00:14:03il n'y avait pas de demande
00:14:04d'augmentation de budget,
00:14:05il y avait une demande peut-être
00:14:05de réorganisation,
00:14:06puisqu'ils ont affaire
00:14:07à des nouvelles formes
00:14:08de voyous sur la consommation.
00:14:11Mais en tout cas,
00:14:11c'est une administration
00:14:12qui bosse et qui bosse bien.
00:14:14Ce qu'on voit aujourd'hui,
00:14:15je vais aller un peu loin,
00:14:17mais moi je crois
00:14:17que c'est même pas
00:14:18une épidémie,
00:14:19c'est une pandémie
00:14:20que nous avons devant nous,
00:14:22Péricault Légas.
00:14:23Un adulte sur deux
00:14:24est en surproie.
00:14:26Un sur cinq
00:14:27est obèse.
00:14:29X2 l'obésité
00:14:30chez les adultes
00:14:31en 30 ans,
00:14:32X4 chez nos jeunes.
00:14:35Et imaginez,
00:14:36chez nos enfants,
00:14:37les parents qui nous écoutent,
00:14:38les moins de 18 ans,
00:14:40leur apport quotidien
00:14:41en sucre,
00:14:41c'est 10%
00:14:42de leur nutrition
00:14:43versus 7 à 8%
00:14:44pour les légumes
00:14:44et les fruits.
00:14:45C'est une pandémie
00:14:46que nous avons devant nous.
00:14:48Il faut qu'on réagisse
00:14:49et qu'on apprenne
00:14:50les bases
00:14:50à nos enfants.
00:14:51Et bien justement,
00:14:52on a Paul
00:14:52qui nous appelle
00:14:53de Damazan
00:14:54dans la Gascogne.
00:14:56Il dit
00:14:56je suis producteur
00:14:57de fraises et de poivrons,
00:14:58on est le pays
00:14:58de la gastronomie,
00:15:00mais les gens
00:15:00ne savent plus manger,
00:15:01n'est-ce pas Paul ?
00:15:02Oui, bonjour Périgo,
00:15:04bonjour Olivia,
00:15:05bonjour Daniel.
00:15:08Donc moi je suis agriculteur,
00:15:09on fait des fraises,
00:15:10on fait des poivrons,
00:15:11on fait du gavage de canard,
00:15:12on a aussi des céréales,
00:15:14donc on est dans la gastronomie.
00:15:16La loi Egalim,
00:15:17le problème
00:15:18de la loi Egalim,
00:15:19c'est qu'elle favorise
00:15:20les produits importés
00:15:21qui ne sont pas soumis.
00:15:22Aujourd'hui,
00:15:23on est confronté
00:15:23à des importations massives
00:15:24de produits de bas de gamme
00:15:26qui viennent de partout
00:15:27et qui ne sont pas chers
00:15:28parce qu'eux
00:15:29ne sont pas soumis
00:15:29à la loi Egalim.
00:15:30Donc ils peuvent acheter
00:15:3220 centimes le kilo,
00:15:33revendre 2 euros,
00:15:34ils font 1,80 euros
00:15:35de marge,
00:15:36la grande distribution,
00:15:37et nous,
00:15:38au prix où c'est affiché,
00:15:39on ne passe pas.
00:15:41Oui, bien sûr,
00:15:42Olivier Grégoire.
00:15:43C'est le premier problème.
00:15:45Alors,
00:15:46qu'il y ait des problèmes
00:15:47sur la loi Egalim,
00:15:48c'est certain,
00:15:49c'est d'ailleurs pour ça
00:15:50qu'on a dû s'y reprendre
00:15:52à plusieurs fois.
00:15:53Je redis,
00:15:54avant la loi Egalim,
00:15:55il n'y avait même pas
00:15:56de notion
00:15:56de seuil de revente
00:15:58à perte.
00:15:58Donc,
00:15:59c'est aujourd'hui,
00:16:00à mon sens,
00:16:01un des dossiers prioritaires
00:16:02que devrait prendre
00:16:03la ministre
00:16:04en charge
00:16:04de l'agriculture.
00:16:06Je pense qu'on n'y est
00:16:06pas encore,
00:16:07et notamment
00:16:08sur le sujet
00:16:09que vous avez pointé,
00:16:09mais aussi
00:16:10sur les produits
00:16:10d'hygiène.
00:16:11Souvenez-vous,
00:16:11l'année dernière,
00:16:12il y avait eu un texte
00:16:13de loi pour empêcher
00:16:14les promotions
00:16:14sur les produits
00:16:15d'hygiène.
00:16:16Mais pour le goût,
00:16:16est-ce qu'on a bon espoir
00:16:17que le ministère
00:16:18de l'éducation
00:16:19et de l'agriculture
00:16:19puissent se mettre d'accord ?
00:16:21J'ai envie de vous dire
00:16:22une chose.
00:16:22C'est ça l'essentiel.
00:16:23J'ai envie de vous dire
00:16:24une chose pour avoir
00:16:25beaucoup traité
00:16:25de ces sujets
00:16:26d'alimentation au Parlement.
00:16:28Qui trop embrasse,
00:16:30mal étreint.
00:16:30C'est une règle dans la vie,
00:16:31c'est une règle en politique.
00:16:39J'ai le texte de loi
00:16:40de mille et une choses.
00:16:42Total et bénéfice,
00:16:43on ne se met pas d'accord.
00:16:44Total et bénéfice,
00:16:45la loi ne passe pas.
00:16:46Moi, j'ai un objectif simple.
00:16:49Déposer une proposition de loi
00:16:51qui pose une chose.
00:16:53Rendre obligatoire
00:16:54l'éducation à l'alimentation
00:16:55à l'école
00:16:56et permettre d'accompagner
00:16:57les établissements
00:16:58qui n'ont pas les moyens
00:16:59soit pour former
00:17:01les enseignants
00:17:02à cette éducation alimentaire
00:17:03soit pour rénover
00:17:04leur cantine.
00:17:05C'est prévu quand ?
00:17:06Elle est déposée fin octobre.
00:17:08Elle sera, je l'espère,
00:17:09discutée avant la fin de l'année.
00:17:10Mais ce que je veux dire
00:17:10à notre auditeur,
00:17:12c'est que moi,
00:17:12je ne suis pas une lâche.
00:17:13Je ne nie pas
00:17:14qu'il y ait des problèmes.
00:17:15Je dis que ça n'est pas
00:17:16dans une petite proposition
00:17:18de loi que je vais porter
00:17:18qu'on va pouvoir résoudre
00:17:19tous ces problèmes.
00:17:20Et je dis,
00:17:21de grâce,
00:17:21ne mélangeons pas tout.
00:17:23Vous voyez,
00:17:23j'ai parlé avec des assos,
00:17:24il y a le sujet aussi
00:17:25de la publicité
00:17:26pour l'alimentation
00:17:27très gras,
00:17:28très sucré
00:17:29à destination des enfants.
00:17:30C'est aussi un sujet.
00:17:32Si on met 14 objectifs
00:17:33dans un même texte de loi,
00:17:35aujourd'hui,
00:17:35vu la configuration du Parlement,
00:17:36ça ne passe pas.
00:17:37Moi, j'ai un objectif,
00:17:38je veux que ça passe.
00:17:40Vous viendrez en parler
00:17:40parce que le sujet
00:17:42n'est pas clos.
00:17:43Il ne fait que démarrer.
00:17:44Et c'est un sujet simple,
00:17:45plein de bon sens.
00:17:47Mais pour que, monsieur,
00:17:48on puisse continuer
00:17:48à manger des fraises françaises
00:17:50et vos poivrons,
00:17:51encore faut-il,
00:17:52d'ailleurs,
00:17:52j'appelle nos amis distributeurs
00:17:54à suivre l'exemple
00:17:55de celui qui l'a fait.
00:17:56Arrêtez de vendre
00:17:57des fruits rouges
00:17:58lorsque ça n'est pas la saison.
00:17:59Le message est reçu.
00:18:01Certains distributeurs le font,
00:18:02pourquoi pas les autres.
00:18:03Merci d'être...
00:18:04Et promouvons nos produits
00:18:05fruits rouges
00:18:06quand c'est la saison
00:18:06dans nos hypermarchés.
00:18:07Merci, merci, merci
00:18:08pour cette prise de position,
00:18:10Olivier Régoire.
00:18:10On vous revoit bientôt.
00:18:12Restez avec nous,
00:18:12nous allons parler
00:18:13du Louvre
00:18:15et nous allons parler
00:18:15du sexe sur les cartes d'identité.
00:18:19Sud Radio,
00:18:20la France dans tous ses états,
00:18:22les perles du jour.
00:18:23C'est le plus grand des voleurs.
00:18:30Perico,
00:18:31que faisiez-vous hier,
00:18:32dimanche,
00:18:32entre 9h30 et 9h37 ?
00:18:34Vous voudriez que j'avoue
00:18:37que j'étais au château de Versailles
00:18:38en train d'essayer
00:18:39de décrocher un tableau
00:18:40sur lequel il y avait
00:18:40une très belle scène de chasse ?
00:18:42Aucune suspicion, bien sûr.
00:18:43Eh bien non,
00:18:44non, ma chère Maud.
00:18:45C'est l'heure à laquelle
00:18:46le musée du Louvre
00:18:47a été cambriolé.
00:18:47Huit joyaux de la couronne
00:18:49dérobés en à peine sept minutes.
00:18:50Un scénario surréaliste
00:18:52puisque les auteurs de ce vol
00:18:53sont entrés
00:18:53à l'aide d'un monte-charge.
00:18:55Côté scène,
00:18:56en plein jour,
00:18:56une vitre brisée,
00:18:57le tour était joué,
00:18:58le musée reste fermé aujourd'hui.
00:19:00C'est pas seulement
00:19:01le sujet du jour,
00:19:02c'est le sujet de la semaine.
00:19:03Je pense qu'on va
00:19:03en parler longtemps.
00:19:05C'est vrai qu'on est
00:19:05sur une symbolique.
00:19:07Notre-Dame qui s'enflamme
00:19:09et qui brûle,
00:19:10la flèche qui s'effondre
00:19:11et là on dit
00:19:11qu'ils sont rentrés
00:19:12dans le Louvre
00:19:12avec un camion,
00:19:14une nacelle.
00:19:15Je ne vois pas
00:19:15un camion,
00:19:16une nacelle
00:19:16s'approcher de l'Elysée.
00:19:19On passe dedans,
00:19:20on se caisse
00:19:20le président de la République
00:19:21avec un alerte enlèvement.
00:19:25Le petit Emmanuel
00:19:25était vécu d'un jogging.
00:19:26Si vous le reconnaissez,
00:19:27vous ne prévenez personne.
00:19:28Vous voyez non,
00:19:28c'est impossible à penser.
00:19:30Je pense qu'à la Tour de Londres,
00:19:32au British Museum,
00:19:33au Prado, à Madrid,
00:19:34la chose est impensable
00:19:35et si elle se produit,
00:19:36il y a une réaction immédiate.
00:19:38En tout cas,
00:19:38il y a des têtes
00:19:38qui tombent,
00:19:39les responsables.
00:19:40Et là,
00:19:41on est aujourd'hui
00:19:41dans le décryptage.
00:19:42Alors on a les syndicats
00:19:43qui disent oui,
00:19:43il y a eu des baisses
00:19:44de budget efficacement
00:19:45et on est rentrés
00:19:47dans le Louvre.
00:19:48J'allais dire peinard
00:19:49avec des espèces
00:19:51de tronçonneuses,
00:19:52enfin je ne sais pas
00:19:53s'ils avaient comme outils.
00:19:54Ils ont pu rentrer
00:19:55par la fenêtre
00:19:55mais tranquillement.
00:19:58Des professionnels,
00:19:59c'est la chanson
00:20:00de Jean-Bernico Brieuleur
00:20:03chantée par Jacques Dutronc
00:20:04avec cet échange d'Ecrières
00:20:05qui jouait le rôle
00:20:06d'Arsène Lupin.
00:20:07Ils sont rentrés,
00:20:08ils ont pris les bijoux
00:20:09de la famille royale
00:20:10et puis ils sont repartis
00:20:12en 7 minutes
00:20:12et on leur court derrière.
00:20:14C'est vrai que c'est surréaliste
00:20:15à une époque
00:20:17où tous les moyens
00:20:18de sécurité,
00:20:19toutes les technologies
00:20:20les plus pertinentes,
00:20:21les systèmes d'alarme,
00:20:22de vidéosurveillance
00:20:24et on peut aujourd'hui
00:20:25en pleine matinée
00:20:26aller au Louvre,
00:20:28se servir
00:20:28et repartir.
00:20:29Le vrai problème,
00:20:31Maud,
00:20:33ce sont des bijoux.
00:20:35Moi je parle du trésor
00:20:36qui est l'enseignement historique,
00:20:37l'enseignement de l'histoire,
00:20:38qu'est-ce que ça représente.
00:20:39Je vais vous dire,
00:20:40le plus grave,
00:20:41c'est que les gens disaient
00:20:42le collier de qui ?
00:20:44De Joséphine,
00:20:44de la reine Marie-Amélie,
00:20:45la femme de la reine,
00:20:47la reine de France,
00:20:47épouse de Louphine,
00:20:49c'est qui, c'est quoi ?
00:20:50Voyez,
00:20:50il y a une telle déperdition
00:20:51de valeurs,
00:20:52une telle déperdition
00:20:53de connaissances
00:20:54et de savoir sur l'enseignement
00:20:55de l'histoire
00:20:55qui est devenu quelque chose
00:20:56de monstrueux
00:20:57dans l'éducation nationale,
00:20:58on en a parlé souvent
00:20:59sur cette antenne,
00:21:00l'ignorance historique
00:21:01des jeunes,
00:21:02voilà,
00:21:02et aujourd'hui,
00:21:03c'était des bijoux
00:21:04dans une vitrine
00:21:05et puis on est venu
00:21:06les chercher.
00:21:07C'est à l'image de la France,
00:21:09cette scène est à l'image
00:21:09de la France,
00:21:10alors maintenant ça y est,
00:21:11c'est la panique générale,
00:21:12je pense que les autorités
00:21:14compétentes sauront prendre
00:21:15les mesures
00:21:15pour que ça ne se reproduise pas,
00:21:17mais je redis que
00:21:18dans d'autres démocraties
00:21:19aussi respectables
00:21:20que la nôtre,
00:21:21les gens qui ont été
00:21:22insouciants
00:21:23et peu responsables
00:21:25auraient évidemment
00:21:25payé de leurs fonctions
00:21:27ce manque
00:21:28à leur devoir.
00:21:32Alors en tant qu'encore
00:21:33plus bas Péricault,
00:21:34si vous vous sentez
00:21:35radiateur ascendant chèvre,
00:21:36c'est-à-dire ni homme
00:21:37ni femme,
00:21:37ni membre de la communauté
00:21:38LGBTQI+,
00:21:39et bien bonne nouvelle,
00:21:40la France Insoumise
00:21:41a déposé une proposition
00:21:42de loi
00:21:42pour lutter
00:21:43contre les inégalités.
00:21:44Alors oui,
00:21:47c'est un député
00:21:47de la France Insoumise
00:21:48qui considère
00:21:49que le fait
00:21:50de mentionner le sexe,
00:21:51c'est je crois
00:21:53F et M,
00:21:54féminin et masculin.
00:21:55J'ai vérifié
00:21:56sur notre carte
00:21:57avant de venir.
00:21:58Il y avait quoi
00:21:58sur la vôtre ?
00:21:59J'espère qu'il correspond
00:22:02à la réalité.
00:22:04C'est un reste,
00:22:05une anomalie
00:22:05du code civil napoléonien
00:22:07qui risque de créer
00:22:09une discrimination
00:22:09parce que si on est homme
00:22:11et si on est femme,
00:22:12et bien au moment
00:22:12de demander un emploi
00:22:13ou d'avoir, j'allais dire,
00:22:15une démarche administrative,
00:22:16on peut être discriminé
00:22:17en fonction de son sexe.
00:22:21Et je vous propose
00:22:22d'écouter peut-être
00:22:22ce que disait justement
00:22:23Jean-François Coulombe,
00:22:24député de la France Insoumise,
00:22:25ce matin sur Sud Radio
00:22:26dans la matinale
00:22:27de Jean-François Quilly.
00:22:28Eh bien, la mention du sexe
00:22:30sur la carte nationale
00:22:31d'identité,
00:22:31c'est une sorte d'anomalie,
00:22:33c'est un héritage
00:22:34en quelque sorte
00:22:35du code civil napoléonien
00:22:37qui prévoyait
00:22:37qu'il y ait une distinction
00:22:39de droit
00:22:40entre les hommes
00:22:41et les femmes
00:22:42étant donné que déjà
00:22:43à l'époque
00:22:44et pendant ensuite
00:22:44de nombreuses décennies
00:22:45de siècles,
00:22:47eh bien,
00:22:47il a persisté
00:22:48une différence
00:22:49de droit
00:22:50entre les hommes
00:22:51et les femmes.
00:22:52Eh bien,
00:22:53oui,
00:22:54espérons.
00:22:55Et d'ailleurs,
00:22:56c'est curieux,
00:22:56moi je prends le contraire,
00:22:58c'est parce qu'on sait
00:22:59si c'est une femme
00:23:00ou si c'est un homme
00:23:02que peut-être
00:23:03on prendra conscience
00:23:03qu'il y a des mesures
00:23:04particulières
00:23:05à prendre une considération
00:23:06à avoir
00:23:06envers cette citoyenne
00:23:07ou ce citoyen
00:23:08et qu'on a besoin
00:23:09de savoir exactement
00:23:10quelle est la réalité
00:23:11de l'État civil.
00:23:12C'est hallucinant,
00:23:13je ne vois pas exactement
00:23:14où on va en venir.
00:23:16Ça veut dire que
00:23:16le transgenre
00:23:18ou le non-binaire
00:23:19serait la référence
00:23:21d'État civil
00:23:22adopté par la République.
00:23:24On serait dans
00:23:24la neutralité
00:23:25de genre.
00:23:27On aurait un seul
00:23:28être humain
00:23:28sans aucune distinction.
00:23:30Or,
00:23:30c'est justement
00:23:30notre particularité
00:23:32d'homme et de femme
00:23:33qui fait que nous sommes
00:23:34des citoyens
00:23:34et qui agissons
00:23:35d'une certaine façon.
00:23:36Et notre responsabilité
00:23:37civile
00:23:38vis-à-vis de la citoyenneté,
00:23:39vis-à-vis de la République,
00:23:40vis-à-vis de l'institution,
00:23:42elle est aussi
00:23:42parce que nous nous comportons
00:23:43en homme
00:23:44ou en femme
00:23:45mais pas sur des critères
00:23:46de supériorité
00:23:46ou d'infériorité.
00:23:47C'est parce qu'il y a
00:23:48justement des attributions
00:23:49précises.
00:23:50Je ne vois pas
00:23:50comment on peut gommer
00:23:51tout ça.
00:23:52En fait,
00:23:53c'est le principe
00:23:53de la famille.
00:23:55C'est le principe
00:23:55de la famille.
00:23:55Alors,
00:23:56il y avait une formule
00:23:57épouvantable
00:23:57sous le régime de Vichy.
00:23:59Travail,
00:23:59famille,
00:23:59patrie.
00:24:00Alors là,
00:24:00on va zigouiller la famille,
00:24:01plus de famille.
00:24:02Cigouillons le travail
00:24:03qui est une source
00:24:03de discrimination.
00:24:05Il y a des boulots
00:24:05qui discriminent,
00:24:08une forme de travail
00:24:09qui pénalise des gens
00:24:11et puis supprimons la patrie
00:24:13parce que la patrie
00:24:14c'est un concept nationaliste
00:24:15finalement
00:24:15qui,
00:24:16voilà,
00:24:17on est dans la conscience
00:24:18qu'on est différent des autres
00:24:19et la patrie,
00:24:20c'est la guerre.
00:24:21Donc voilà,
00:24:21supprimons ça.
00:24:22C'est extraordinaire.
00:24:24Je ne vois pas
00:24:25où ils veulent en venir
00:24:25franchement.
00:24:26Alors,
00:24:26il y a l'âge,
00:24:27vous vous rendez compte ?
00:24:28Il y a l'âge
00:24:28sur le cadre d'identité.
00:24:30Donc,
00:24:30à partir d'un certain âge,
00:24:31ben,
00:24:31attention,
00:24:32ça peut être un vieux con
00:24:33ou alors si c'est trop tôt,
00:24:34ça peut être un sale jeune,
00:24:35c'est très dangereux.
00:24:36Donc,
00:24:37alors,
00:24:37supprimons la carte d'identité,
00:24:38supprimons l'identité,
00:24:40supprimons la République française.
00:24:41Je suis sûr
00:24:41que si on creuse bien
00:24:42la République française,
00:24:44il y a des critères
00:24:44qui sont sujets à caution
00:24:45et qui justifieraient
00:24:46qu'on supprime
00:24:47la République française.
00:24:48La France,
00:24:49la France elle-même,
00:24:50si j'y pense bien,
00:24:51la France,
00:24:52elle n'a pas un passé
00:24:53toujours glorieux.
00:24:54Il y a eu
00:24:54la colonisation,
00:24:56il y a eu
00:24:56les guerres de religion,
00:24:57il y a eu...
00:24:58Moi,
00:24:58je ne sais pas,
00:24:58il faudrait supprimer tout ça.
00:25:00Allons au Groenland
00:25:01avec une peau d'ours,
00:25:03vivons dans des igloos.
00:25:03Ne leur donnez pas
00:25:04des idées,
00:25:04Pélo.
00:25:05Voilà,
00:25:05non,
00:25:05mais on va finir comme ça
00:25:06à sucer des glaçons.
00:25:07C'est pas mal,
00:25:08moi,
00:25:09je veux bien.
00:25:09Alors,
00:25:10si c'est ça que veut
00:25:10la France insoumise,
00:25:11bon,
00:25:11ben,
00:25:11c'est leur droit
00:25:12et je donnerai ma vie
00:25:13en bon voltairien
00:25:13pour que ces gens
00:25:14puissent continuer
00:25:15à exprimer
00:25:16leur opinion politique.
00:25:20Alors,
00:25:20ma chère Maud,
00:25:20il y a eu un match
00:25:21de foot,
00:25:23vous allez me rappeler
00:25:24contre qui c'était ?
00:25:25C'était
00:25:26Olympique Lyonnais
00:25:27contre...
00:25:28Olympique Lyonnais,
00:25:29absolument.
00:25:29Et nos essénistes,
00:25:30voilà,
00:25:30ils ont voulu
00:25:31faire un rappel
00:25:32à la tragédie
00:25:33du 14 juillet 2016.
00:25:34Le match a été
00:25:35interrompu
00:25:36à cause
00:25:37de ces chants,
00:25:38de ces cris,
00:25:38ça s'est passé...
00:25:39Une certaine formule.
00:25:40Oui,
00:25:40alors je vais vous la donner.
00:25:41Ça s'est passé
00:25:42à la 86e minute
00:25:43du match de football
00:25:44dont on parle.
00:25:46Ce samedi,
00:25:46les supporters
00:25:47ont entonné
00:25:47un chant hostile
00:25:48envers l'État islamique.
00:25:50Je cite,
00:25:51Daesh,
00:25:51Daesh,
00:25:52on t'encule.
00:25:53Pourquoi ?
00:25:53Eh bien...
00:25:54Pardon pour les auditeurs,
00:25:55on était obligés
00:25:56de vous citer la citation
00:25:57dans sa version originale.
00:25:58Eh bien,
00:25:59pour rendre hommage
00:25:59aux 86 victimes
00:26:00de l'attentat
00:26:01du 14 juillet 2016
00:26:02perpétrées
00:26:03sur la promenade
00:26:03des Anglais
00:26:04et revendiquées
00:26:05par l'organisation terroriste.
00:26:06Mais l'arbitre
00:26:07Jérôme Brizard,
00:26:08ne comprenant
00:26:09visiblement pas
00:26:09le message envoyé
00:26:10par les supporters
00:26:11des Aiglons,
00:26:11a décidé d'interrompre
00:26:13le match
00:26:13pour propos injurieux
00:26:15pour homophobie
00:26:16plus précisément.
00:26:17Écoutez les réactions
00:26:18du public
00:26:19et des commentateurs.
00:26:20Il faut prendre ce ballon
00:26:21mais qui est tombé
00:26:21sur Pierre-Claude Bayard.
00:26:2786ème minute
00:26:28des hommages
00:26:29aux victimes.
00:26:31Ah ouais,
00:26:31non mais là,
00:26:32il se trompe Jérôme Brizard.
00:26:34Non mais là,
00:26:34il ne sait pas
00:26:35l'adresse du joueur.
00:26:37Oui,
00:26:37il y a des insultes
00:26:39qui tombent des tribunes
00:26:40mais les insultes
00:26:41elles sont
00:26:41pour ceux
00:26:42qui ont dit
00:26:44un 14 juillet
00:26:45l'innommable.
00:26:47Donc là,
00:26:48il se trompe,
00:26:48Jérôme Brizard,
00:26:49il ne connaît pas
00:26:49ce qu'il y a.
00:26:51Il explique,
00:26:52il explique au close,
00:26:52il explique
00:26:53et d'un possible.
00:26:56Voilà,
00:26:57alors le speaker gêné
00:26:58a été obligé d'appeler
00:26:59à éviter ses chants
00:27:00en tribune.
00:27:01Après la rencontre,
00:27:01l'arbitre a quand même
00:27:02présenté ses excuses,
00:27:03nous raconte l'équipe,
00:27:05reconnaissant qu'il ignorait
00:27:06le contexte
00:27:07dans lequel s'inscrivait
00:27:08ce chant.
00:27:10Écoutez ma chère Maud,
00:27:11je ne pense pas
00:27:12que les terrains de foot
00:27:13où on peut s'exprimer,
00:27:14on peut exprimer
00:27:14sa ferveur éventuellement,
00:27:16sa colère,
00:27:16sa joie,
00:27:17je ne pense pas
00:27:18que ce soit le cadre
00:27:19aujourd'hui
00:27:19en République française
00:27:20où on doit exprimer
00:27:21des opinions aussi sensibles.
00:27:23Je me souviendrai,
00:27:24je n'oublierai jamais
00:27:24ce match de foot
00:27:25France-Algérie
00:27:26alors que Lionel Jospin
00:27:29était Premier ministre
00:27:30où les supporters français
00:27:31sont descendus
00:27:32parce que l'Algérie
00:27:33était en train de perdre,
00:27:33ça a lancé,
00:27:34j'allais dire,
00:27:35une polémique
00:27:35qui n'est toujours pas close.
00:27:37Voilà,
00:27:38et aujourd'hui
00:27:38on récupère le terrain de foot
00:27:39pour manifester
00:27:41des sensibilités
00:27:42ou des opinions politiques
00:27:44de façon inappropriée.
00:27:46Je fais même allusion
00:27:48à ce match
00:27:48dans le Nord
00:27:50où, souvenez,
00:27:50on avait traité
00:27:51les gens du Nord
00:27:52pédophiles,
00:27:54consanguins
00:27:54et alcooliques.
00:27:55Voilà,
00:27:56c'est dommage,
00:27:57ce sont des mœurs
00:27:58quelquefois
00:27:59de certains supporters.
00:28:00Il faut absolument
00:28:01le prescrire.
00:28:02Ce qui s'est passé
00:28:03à Nice
00:28:03le 14 juillet 2016
00:28:04est une tragédie
00:28:06vraiment épouvantable,
00:28:08ce camion
00:28:08qui s'est lancé
00:28:10dans la foule
00:28:10et on ne réglera pas
00:28:11le problème,
00:28:12on ne résoudra pas
00:28:14les souffrances
00:28:15que cela suppose
00:28:17en lançant
00:28:18les invectifs
00:28:18de ce genre
00:28:19à connotation sexuelle
00:28:20dans un match de foot
00:28:21qui est un match
00:28:22où l'on vient
00:28:22se rassembler
00:28:23au nom du sport
00:28:24et non pas
00:28:24au nom de règlement
00:28:25de compte
00:28:26idéologique.
00:28:27Voilà ce que j'avais,
00:28:28ce qu'on avait à dire
00:28:29vous et moi
00:28:29sur ce fait divers
00:28:31qui est quand même
00:28:32révélateur d'une
00:28:33crispation.
00:28:34Il y a des gens
00:28:34qui n'en peuvent plus
00:28:35et qui profondent
00:28:36de la moindre occasion
00:28:37pour manifester
00:28:38leur indignation,
00:28:38leur colère
00:28:39et leur souffrance.
00:28:40Eh bien,
00:28:40la forme est importante.
00:28:41Sur le fond,
00:28:42on peut s'exprimer
00:28:43sur la forme.
00:28:44Ce n'est pas comme ça
00:28:45que l'on doit faire.
00:28:46Surtout,
00:28:47vous restez avec nous.
00:28:48On va parler
00:28:48d'un sujet
00:28:49épouvantable.
00:28:50Moi,
00:28:51je suis papa,
00:28:52je suis père de famille.
00:28:53Le meurtre,
00:28:54la mort de la petite Lola
00:28:55dans des conditions atroces
00:28:57et nous serons avec
00:28:58Pierre-Maricef
00:28:59qui va nous décrypter
00:29:01les dessous du procès
00:29:01et l'enjeu à savoir
00:29:03est-ce que
00:29:03cette criminelle
00:29:05mérite la perpétuité,
00:29:06la prison à vie,
00:29:08une perpétuité
00:29:09incompressible.
00:29:10Vous nous retrouvez
00:29:11et on va en débattre,
00:29:12je vais dire sereinement
00:29:13parce que c'est un sujet
00:29:14extrêmement douloureux.
00:29:17Mais d'abord,
00:29:18Péricolegas,
00:29:19la chronique,
00:29:19on ne lâche rien
00:29:20avec notre invité aujourd'hui,
00:29:22Olivier Praud,
00:29:22président des charcuteries.
00:29:24Ils saulent du Noix,
00:29:24ce que vous connaissez,
00:29:25je crois.
00:29:26Bien sûr,
00:29:27à Issoudin,
00:29:28sous préfecture de l'Indre,
00:29:30en cœur du Berry,
00:29:31je connais cette ville
00:29:32parce qu'il y a un restaurant
00:29:33connu
00:29:33et la rue de la République
00:29:35est sinistrée.
00:29:36Il n'y a que des commerces
00:29:37qui sont à vendre,
00:29:38vendus ou fermés.
00:29:39Mais il y a
00:29:39les charcuteries
00:29:40Isolde d'Unoise,
00:29:41Isolde d'Unoise,
00:29:42Issoudin,
00:29:43et les traditions,
00:29:45les traditions culinaires
00:29:46du Berry
00:29:47sont préservées
00:29:49par cette,
00:29:50par cette,
00:29:51c'est une société,
00:29:52c'est une petite,
00:29:54c'est un artisan
00:29:54à grande échelle.
00:29:56Racontez-nous,
00:29:57racontez-nous
00:29:57comment vous avez sauvé
00:29:58ou comment vous êtes en train
00:30:00de porter haut
00:30:01les couleurs
00:30:02de la charcuterie
00:30:02Isolde d'Unoise.
00:30:03Bonjour,
00:30:05Monsieur Légas.
00:30:06Bonjour.
00:30:06J'ai repris la société
00:30:08il y a un an et demi,
00:30:10une société qui a 25 ans
00:30:11d'antériorité,
00:30:14qui comportait 17 salariés,
00:30:17qui aujourd'hui
00:30:17en comporte une trentaine,
00:30:19et on essaie de travailler
00:30:21tous les jours
00:30:22pour commercialiser,
00:30:24vendre le plus loin possible
00:30:25nos produits berrichons,
00:30:27nos galettes de pommes de terre,
00:30:28nos pâtées de pommes de terre,
00:30:29nos andouillettes au reuille,
00:30:30enfin, tout ce qu'on peut fabriquer
00:30:31avec des AOP,
00:30:33des AOC locales,
00:30:34et puis, bien sûr,
00:30:35le pâté berrichon,
00:30:37on appelle également
00:30:37le pâté de Pâques,
00:30:39voilà,
00:30:39qui est...
00:30:39Olivier Prohn,
00:30:40vous êtes charcutier artisan
00:30:43vous-même ou non ?
00:30:44Alors, je ne suis pas artisan,
00:30:46je n'ai pas un CAP,
00:30:47malheureusement...
00:30:47Mais vous avez des artisans
00:30:48chez vous, je suppose ?
00:30:49On a des artisans,
00:30:51on a des gens formés
00:30:52à ce métier-là, oui.
00:30:53Et donc, vous préservez
00:30:54le patrimoine culinaire
00:30:56traditionnel,
00:30:57même paysan,
00:30:58parce qu'il y a certains plats
00:30:59qui sont d'origine
00:31:00paysanne.
00:31:01Ça suppose quoi ?
00:31:02De la matière première
00:31:03de qualité ?
00:31:04Une agriculture
00:31:05qui vous fournit
00:31:06les produits de qualité ?
00:31:08Oui, on s'approvisionne
00:31:10principalement
00:31:10aux alentours du site,
00:31:12on ne trouve pas tout,
00:31:13notamment sur le port
00:31:14où on va un peu plus loin,
00:31:15mais c'est d'essayer
00:31:17de faire bien,
00:31:18du beau, du bon,
00:31:19avec des ingrédients simples,
00:31:20il n'y a pas besoin
00:31:20d'aller mettre
00:31:21des artifices partout,
00:31:22il n'y a pas besoin
00:31:22d'aller trafiquer
00:31:23les matières premières,
00:31:24quelque chose de bien,
00:31:25de façon grand-mère,
00:31:26je vais dire,
00:31:27et on peut fabriquer
00:31:28à grande échelle
00:31:29des produits bien faits.
00:31:30Et vous avez
00:31:31dans votre équipe
00:31:31des apprentis,
00:31:33des artisans qualifiés,
00:31:34je veux dire,
00:31:35vous trouvez du personnel
00:31:35parce qu'on sait
00:31:36qu'aujourd'hui
00:31:36dans l'agroalimentaire,
00:31:37il y a un petit problème
00:31:38de vocation,
00:31:39vous, vous avez
00:31:39l'équipe nécessaire ?
00:31:42Alors,
00:31:42on a presque
00:31:43l'équipe nécessaire,
00:31:44c'est notamment compliqué
00:31:46de trouver des jeunes
00:31:47qui n'ont pas de vocation,
00:31:49qui n'ont pas l'envie,
00:31:50donc on essaie d'ouvrir,
00:31:51on essaie de parler de nous,
00:31:52on essaie de communiquer
00:31:53pour montrer
00:31:54ce qu'on fait,
00:31:55au final,
00:31:56tout le monde en a besoin,
00:31:58ça peut être attrayant,
00:32:00ça peut être très intéressant,
00:32:01ça peut permettre
00:32:01de développer des carrières
00:32:03ou d'avancer très vite
00:32:04parce que c'est les métiers
00:32:05qui sont simples,
00:32:07il faut juste avoir envie
00:32:08de travailler,
00:32:08juste envie d'avancer,
00:32:10de s'intéresser
00:32:11à ce qu'on fait,
00:32:12et on peut aller très loin.
00:32:13Par contre,
00:32:14il faut en effet
00:32:15des jeunes
00:32:15qui viennent intégrer
00:32:17nos structures
00:32:18pour pouvoir avancer.
00:32:19Merci Olivier Repoux
00:32:20pour ce témoignage
00:32:21et puis on n'hésitera pas
00:32:23à goûter les spécialités
00:32:24des charcuteries
00:32:25et solde d'une oise.
00:32:26Vous restez avec nous
00:32:27pour parler du procès
00:32:28de la petite Lola.
00:32:29L'affaire Lola
00:32:30vous a forcément touché,
00:32:31choqué,
00:32:32n'hésitez pas à nous en parler
00:32:33au 0826 300 300.
00:32:35On est ensemble
00:32:36jusqu'à 14h,
00:32:37à tout de suite.
00:32:40Sud Radio,
00:32:41la France dans tous ses états,
00:32:43Péricault-Légas,
00:32:45Maud Koffler.
00:32:46Le procès de Dabia Benkired
00:32:47a débuté vendredi dernier.
00:32:48Et cette Algérienne
00:32:49de 27 ans
00:32:50est jugée pour viol,
00:32:51meurtre,
00:32:52acte de torture
00:32:53et de barbarie
00:32:53sur Lola Davier.
00:32:5412 ans.
00:32:55Les faits ont été commis
00:32:56le 14 octobre 2022
00:32:58à Paris.
00:32:58Trois ans plus tard,
00:32:59quelles sont les conclusions
00:33:00de l'enquête ?
00:33:01Nous sommes au deuxième jour
00:33:02du procès
00:33:03et on en parle avec
00:33:03Pierre-Maricev,
00:33:05délégué général
00:33:05de l'Institut pour la Justice.
00:33:07Bonjour.
00:33:07Bonjour Pierre-Maricev,
00:33:09directeur de l'Institut pour la Justice.
00:33:11Pouvez-vous me dire
00:33:11en deux mots déjà
00:33:12qu'est-ce que
00:33:12l'Institut pour la Justice ?
00:33:14Alors l'Institut pour la Justice
00:33:16c'est une association
00:33:18qui vise à réformer,
00:33:20accompagnée par des victimes,
00:33:21à réformer
00:33:22le système judiciaire français.
00:33:24On constate
00:33:25comme 8 Français sur 10
00:33:26selon tous les sondages
00:33:27que la justice
00:33:28est trop laxiste
00:33:28avec les délinquants
00:33:29et les criminels
00:33:30et que bien souvent
00:33:31d'ailleurs
00:33:32elle est beaucoup trop ferme
00:33:33avec les Français honnêtes
00:33:34par exemple
00:33:35ceux qui se défendent
00:33:36la nuit chez eux
00:33:36contre des cambrioleurs.
00:33:38Alors là,
00:33:38la justice ne leur fait pas de cadeaux
00:33:39et donc nous notre but
00:33:40c'est d'inverser
00:33:42cette inversion
00:33:43donc de rétablir
00:33:45ce qu'on considère
00:33:45être la justice
00:33:46et donc on fait
00:33:47de la communication
00:33:48on va au Parlement
00:33:49on a fait voter
00:33:50au mois de mars
00:33:51l'expulsion automatique
00:33:52pour les trafiquants
00:33:53de drogues étrangers
00:33:54donc on essaie
00:33:55de se battre
00:33:55sur tous les fronts
00:33:56pour rétablir
00:33:57une justice digne
00:33:58de ce nom
00:33:58qu'on a eu
00:33:59il y a quelques décennies
00:34:02et que nous n'avons plus
00:34:03aujourd'hui
00:34:03pourtant que nous méritons tous.
00:34:05En l'occurrence
00:34:06il s'agit
00:34:06du meurtre
00:34:07de la petite Lola
00:34:09c'est une tragédie
00:34:10je pense que c'est
00:34:11une affaire
00:34:11qui a traumatisé
00:34:12la France
00:34:13quand on utilise
00:34:14la France à peur
00:34:14là on peut
00:34:16on peut évoquer
00:34:17cette idée
00:34:18parce que cette petite fille
00:34:19qui est rentrée
00:34:20chez elle tranquillement
00:34:21qui se fait kidnapper
00:34:22les attendus du procès
00:34:24les détails
00:34:25qui sont communiqués
00:34:26sont absolument
00:34:27monstrueux
00:34:28j'imagine
00:34:29les parents
00:34:30je rappelle que le papa
00:34:31est mort
00:34:31de chagrin
00:34:32il a replongé
00:34:34dans la boisson
00:34:35et puis bon
00:34:36il reste
00:34:36la famille
00:34:38qui est là
00:34:38qui a les détails
00:34:39c'est le drame
00:34:40le drame d'un procès
00:34:40c'est qu'on donne
00:34:41on est sur une affaire
00:34:44mais révoltante
00:34:45stupéfiante quelque part
00:34:48parce qu'effectivement
00:34:48on se dit que ça n'aurait
00:34:49jamais arrivé
00:34:50c'est ce que je disais
00:34:51dans mon humeur tout à l'heure
00:34:51je pense aux gens
00:34:52qui n'ont pas pris
00:34:53de responsabilité
00:34:54je pense que c'est le coeur
00:34:55de votre action
00:34:56de votre engagement
00:34:58qu'est-ce qu'il y a de plus
00:34:59j'allais dire
00:35:00qu'est-ce qu'il y a de plus aberrant
00:35:01dans la mort
00:35:02de la petite Lola
00:35:04alors je vous l'ai dit
00:35:06nous l'Institut pour la justice
00:35:07on travaille depuis 18 ans
00:35:09donc ça fait 18 ans
00:35:10qu'on voit des affaires
00:35:11abominables
00:35:12des crimes évidemment
00:35:13on en voit beaucoup
00:35:14on accompagne des familles
00:35:14de victimes
00:35:15on en a vu des dizaines
00:35:16on a vu beaucoup de trucs
00:35:18horribles
00:35:19pour tout vous dire
00:35:20j'imagine
00:35:21vous savez que
00:35:22je pense qu'en 18 ans
00:35:23on n'a jamais vu
00:35:24une affaire aussi hors norme
00:35:26aussi abominable
00:35:28et aussi barbare
00:35:29évidemment dans les faits
00:35:30qui ont été commis
00:35:31aussi lourd de sens
00:35:32dans les défaillances
00:35:34de l'Etat
00:35:35qui ont été commises
00:35:36et aussi lourd de sens
00:35:38symboliquement
00:35:39où on a une femme
00:35:41qui a visiblement
00:35:42des problèmes psychiatriques
00:35:43elle est responsable pénalement
00:35:45donc ça n'a pas empêché
00:35:47d'avoir un procès
00:35:48parce que c'est important
00:35:48d'avoir la nuance
00:35:50de responsabilité psychiatrique
00:35:52absolument
00:35:53elle a certainement
00:35:54c'est certain
00:35:54que personne de normalement
00:35:56constituée
00:35:56ne peut même imaginer
00:35:57les faits qui ont été commis
00:35:58mais donc on a une femme
00:35:59algérienne
00:36:00vous connaissez la situation
00:36:02explosive avec l'Algérie
00:36:03migratoire notamment
00:36:04avec vous avez eu le rapport
00:36:05sur le Charles Rodwell
00:36:06sur l'accord franco-algérien
00:36:09de 68
00:36:10oui bien sûr
00:36:11donc cette Algérienne
00:36:13sous-OQTF
00:36:13à qui on a demandé
00:36:14de partir depuis déjà
00:36:15plusieurs mois
00:36:16qui est toujours là
00:36:17et qui tue une petite française
00:36:18parce que c'est la réalité
00:36:20c'est une petite française
00:36:21de 12 ans
00:36:22blonde aux yeux bleus
00:36:23qui s'est faite tuer
00:36:24par une Algérienne
00:36:25sous-OQTF
00:36:26Pierre-Marie Sèvres
00:36:27la petite aurait pu être
00:36:28de n'importe quelle nationalité
00:36:29n'importe quelle origine
00:36:30on est d'accord
00:36:30alors vous savez plus
00:36:31au cours du procès
00:36:32on nous dit que justement
00:36:33elle cherchait une petite blonde
00:36:34donc je ne veux pas vous
00:36:36je ne veux pas rentrer
00:36:37non non mais je vois
00:36:39où vous voulez en venir
00:36:39mais ça aurait pu être
00:36:40une petite
00:36:40j'allais dire
00:36:41une jeune fille d'origine scandinave
00:36:43où il y a des blonds
00:36:45chez les Italiens
00:36:46chez les Espagnols
00:36:47bien sûr
00:36:47voilà
00:36:48bien sûr
00:36:48et juridiquement ça ne tient pas
00:36:49juridiquement c'est un meurtre
00:36:51avec viol sur une mineure
00:36:52point barre
00:36:52voilà
00:36:53mais symboliquement tout de même
00:36:54je vous dis
00:36:56c'est pas un hasard
00:36:58si cette affaire a tant choqué
00:37:00la France
00:37:00elle a choqué la France entière
00:37:01tout le monde en France
00:37:02a entendu parler
00:37:03de ce meurtre abominable
00:37:04moi j'ai des gens dans ma famille
00:37:05qui sont de gauche
00:37:06qui sont encore ultra choqués
00:37:08et qui suivent le procès
00:37:09avec une grande attention
00:37:10parce qu'ils considèrent
00:37:12que c'est une affaire
00:37:13qui mérite l'attention
00:37:15de tout le monde
00:37:16tous les parents se sentent
00:37:17Pierre-Marie et Sèvres
00:37:19tous les parents se sentent concernés
00:37:21j'ai une jeune fille
00:37:23qui avait l'âge de Lola
00:37:24à ce moment-là
00:37:25et on se voit tous
00:37:26à la place
00:37:26des parents
00:37:27confrontés
00:37:28à une telle abomination
00:37:29complètement
00:37:30complètement
00:37:31moi-même
00:37:31j'ai des enfants
00:37:32jeunes
00:37:33et c'est certain
00:37:34qu'une fois
00:37:35en plus
00:37:35quand on a des enfants
00:37:36quand on lit
00:37:38vous avez certainement lu
00:37:39là aujourd'hui
00:37:40c'est sorti
00:37:40donc dans
00:37:41le médecin légiste
00:37:42est passé à la barre
00:37:43de la cour d'assises
00:37:44c'est atroce
00:37:44Pierre-Marie et Sèvres
00:37:46c'est atroce
00:37:47voilà
00:37:48j'en ai discuté
00:37:48avec la ministre
00:37:49dites-le
00:37:50Pierre-Marie Sèvres
00:37:51oui
00:37:51moi je pense que
00:37:53les lésions
00:37:54vaginales et anales
00:37:55désolé de dire ces mots
00:37:56mais c'est la réalité
00:37:57sont tellement profondes
00:37:59qu'on ne sait pas
00:37:59si un objet a été utilisé
00:38:01la petite Lola
00:38:02a été laissée
00:38:03pour morte
00:38:04après avoir été frappée
00:38:05très violemment la tête
00:38:06elle lui a scotché
00:38:07Dabia Benkirel
00:38:08lui a scotché le visage
00:38:09pour qu'elle meure
00:38:10asphyxiée
00:38:11avant de lui donner
00:38:12des coups de ciseaux
00:38:13pour être bien sûr
00:38:13qu'elle soit morte
00:38:14sur une petite fille
00:38:16de 12 ans
00:38:16c'est abominable
00:38:17on est dans la barbarie
00:38:19totale
00:38:19voilà on est face
00:38:21à une vraie barbare
00:38:23et donc au final
00:38:24il faut que la justice
00:38:25réponde présente
00:38:26et la justice
00:38:27a l'occasion
00:38:27de répondre présente
00:38:28puisque la France
00:38:29possède une peine
00:38:31très rarement prononcée
00:38:32qui a été prononcée
00:38:33moins d'une dizaine de fois
00:38:33qui s'appelle
00:38:34la perpétuité incompressible
00:38:36qui propose de mettre
00:38:37en prison
00:38:38une personne
00:38:38jusqu'à la fin
00:38:39de ses jours
00:38:39avec une possibilité
00:38:41éventuelle
00:38:42de lever l'incompressibilité
00:38:43au bout de 30 ans
00:38:44avant que peut-être
00:38:45dans un deuxième temps
00:38:46on ait une libération
00:38:47conditionnelle
00:38:47mais ça prendra
00:38:48ça n'a jamais été fait
00:38:49pour le moment
00:38:49il n'y a jamais eu
00:38:50de libération
00:38:51de cette perpétuité incompressible
00:38:52et ça prendra
00:38:53de toute façon
00:38:54plusieurs décennies
00:38:55et bien nous pensons
00:38:56à l'Institut pour la justice
00:38:57nous pensons
00:38:58que cette peine
00:38:59qui est très rarement
00:39:00encourue
00:39:00elle est encourue cette fois
00:39:01elle doit être prononcée
00:39:03par la cour d'assises
00:39:04mais vous le savez
00:39:04s'il y a un jury populaire
00:39:06c'est lui qui décidera
00:39:07de la peine
00:39:08qui sera prononcée
00:39:08Mais est-ce qu'il y a
00:39:09le moyen juridique
00:39:10que l'incompressibilité
00:39:12soit définitive
00:39:13et irréversible ?
00:39:14Est-ce qu'il y a
00:39:14une formule juridique
00:39:15qui le permette ?
00:39:16Non, malheureusement
00:39:17la peine la plus sévère
00:39:18dans le code pénal
00:39:19c'est celle que je vous ai décrite
00:39:20à savoir que
00:39:21l'incompressibilité
00:39:22peut être levée
00:39:23au bout de 30 ans
00:39:24mais c'est très lourd
00:39:25Oui mais elle peut être maintenue
00:39:26c'est ma question
00:39:27est-ce qu'elle peut être maintenue
00:39:28si elle peut être levée ?
00:39:29Ça peut être maintenue ?
00:39:34C'est une possibilité de la lever
00:39:34mais ça sera décidé
00:39:35par des psychiatres
00:39:36et par des magistrats
00:39:38donc c'est une possibilité
00:39:40de la lever
00:39:40et la possibilité
00:39:42de lever l'incompressibilité
00:39:43ça ne veut pas dire libération
00:39:44ça veut dire
00:39:45peut-être dans un deuxième temps
00:39:46une libération conditionnelle
00:39:47mais tout ça est au conditionnel
00:39:49il y a eu une dizaine
00:39:49de condamnations
00:39:50à la perpétuité incompressible
00:39:51il n'y a jamais eu
00:39:52de libération pour le moment
00:39:54on a Michel Fourniret
00:39:55qui est mort en prison
00:39:56heureusement
00:39:56et puis on a eu là
00:39:57toute une salve de terroristes
00:39:59liés au Bataclan
00:40:00qui ont été condamnés
00:40:00comme salade d'eslam
00:40:01à cette perpétuité incompressible
00:40:03Pierre-Marie Saab
00:40:03vous vous réclamez
00:40:04cette perpétuité incompressible
00:40:05ça a rouvert un débat
00:40:07cette affaire quand même
00:40:07et notamment
00:40:08par l'intermédiaire
00:40:10du média Libération
00:40:11vous êtes sans doute
00:40:12tombé sur cet article
00:40:13et sur ce titre
00:40:14surtout
00:40:15soyons fidèles
00:40:16à la parole
00:40:16de Robert Badinter
00:40:17pour ne pas succomber
00:40:19en gros à la facilité
00:40:20de réclamer
00:40:21la peine de mort
00:40:21alors la peine de mort
00:40:22on le sait a été aboli
00:40:23on ne fera pas un débat
00:40:25en deux minutes
00:40:25sur Sud Radio aujourd'hui
00:40:26mais vous
00:40:29qu'est-ce que vous
00:40:29d'abord
00:40:30qu'est-ce que vous avez pensé
00:40:30de ce titre peut-être
00:40:31et qu'est-ce que vous pensez
00:40:32tout court de ce débat
00:40:33qui refait surface
00:40:34bon ce titre
00:40:36il est indécent
00:40:37même si on n'est pas
00:40:38favorable à la peine de mort
00:40:40il est indécent
00:40:40parce qu'il appelle
00:40:42à
00:40:42comment dire
00:40:44à revenir
00:40:44à reparler
00:40:46de quelque chose
00:40:47qui a été déjà réglé
00:40:48donc vous mettez-vous
00:40:49à la place de la victime
00:40:50quand on entend ça
00:40:50on se détourne un peu du sujet
00:40:51on est d'accord
00:40:52on est d'accord
00:40:53exactement
00:40:53ça tourne complètement
00:40:55à côté du sujet
00:40:56le sujet
00:40:56d'Abia Benkiret
00:40:58c'est de la condamner
00:40:58le plus durement possible
00:41:00dans l'état actuel du droit
00:41:01je rappelle que
00:41:02et ça on en parle souvent
00:41:03si on rétablissait la peine de mort
00:41:05demain
00:41:05ça ne s'appliquerait pas
00:41:06à l'affaire Lola
00:41:07puisque la loi
00:41:07n'est pas rétroactive
00:41:09donc
00:41:09ce qui s'appliquera
00:41:11ce qui s'applique
00:41:12à Dabia Benkiret
00:41:13c'est la perpétuité incompressible
00:41:15qui existe dans nos droits
00:41:15depuis les années 90
00:41:16donc moi
00:41:18sur ce débat très rapidement
00:41:20je peux vous dire que
00:41:21même dans les années
00:41:22qui précédaient l'abolition
00:41:23de la peine de mort
00:41:24il y avait de moins en moins
00:41:25de condamnations à mort
00:41:26donc de toute façon
00:41:27on ne peut pas dire
00:41:28que ça sortait de nulle part
00:41:29même si on peut en discuter
00:41:31moi je pense qu'il faut
00:41:32discuter de ce sujet là
00:41:33on doit discuter de tout
00:41:34en démocratie
00:41:34mais il y en avait
00:41:35de moins en moins
00:41:36et sur le temps long
00:41:38de décennie en décennie
00:41:39on avait moins de
00:41:40moins de condamnations à mort
00:41:41c'est dire la tronciterie du crime
00:41:43Pierre-Marie Sèvres
00:41:45pour que ce débat ressorte
00:41:48parce qu'on se dit
00:41:49est-ce qu'il y a un moment donné
00:41:49où des individus de ce genre
00:41:52comment les neutraliser totalement
00:41:53et évidemment
00:41:54il y a des gens qui se disent
00:41:55et pourtant c'est interdit
00:41:56et c'est ainsi
00:41:58que la France l'a décidé
00:41:59mais c'est vrai
00:42:00qu'on n'a qu'une pensée
00:42:01comment neutraliser
00:42:02cette personne
00:42:03qui est alors
00:42:04quel est le degré psychiatrique
00:42:06elle est irrécupérable
00:42:08elle a été reconnue
00:42:11pénalement responsable
00:42:13et donc d'avoir un discernement
00:42:14qui n'était ni altéré
00:42:15ni aboli
00:42:16par trois experts psychiatres
00:42:17donc
00:42:18elle n'est pas complètement folle
00:42:20en tout cas
00:42:20elle n'est pas assez folle
00:42:21pour être irresponsable pénalement
00:42:22et pour éviter la prison
00:42:23s'il avait été reconnu
00:42:25irresponsable pénalement
00:42:26elle aurait été
00:42:26dans une unité
00:42:27pour malades difficiles
00:42:28bien sûr
00:42:29ce qui est une espèce
00:42:30d'hôpital psychiatrique
00:42:31prison
00:42:32c'est pas très agréable
00:42:33non plus
00:42:33donc son degré psychiatrique
00:42:36visiblement
00:42:37elle n'est pas assez folle
00:42:37pour éviter le procès
00:42:38mais évidemment
00:42:40que quand on voit les faits
00:42:42personne
00:42:43je vous l'ai dit
00:42:44mais je le pense profondément
00:42:45personne de normalement constitué
00:42:47ne peut même imaginer
00:42:48faire ce qui s'est passé
00:42:50nous sommes bien d'accord
00:42:51bon
00:42:51comme on dit dossier à suivre
00:42:53et nous n'hésiterons pas
00:42:54à vous recontacter
00:42:54pour avoir la suite des événements
00:42:56vous restez avec nous
00:42:57sur Sud Radio
00:42:58parce que nous allons aborder
00:42:59un tout autre sujet
00:43:00faut-il rester en République
00:43:02ou peut-on envisager
00:43:03de repartir vers la monarchie
00:43:04et nous serons avec deux experts
00:43:06en matière institutionnelle
00:43:07Sud
00:43:09politique
00:43:10qui sont les vôtres
00:43:11mais vous avez ouvert
00:43:12un débat
00:43:13enfin vous avez posé
00:43:14les termes
00:43:14d'un débat
00:43:15qui malgré tout
00:43:16passionne les français
00:43:17qui est un débat
00:43:18très ancien
00:43:19on s'est toujours posé
00:43:19la question
00:43:20j'allais dire
00:43:21depuis 1793
00:43:22depuis 1848
00:43:25depuis 1875
00:43:27le nombre de fois
00:43:27où on s'est demandé
00:43:28est-ce qu'on rétablit
00:43:29ou on rétablit pas
00:43:301940
00:43:31le pétinisme
00:43:32est-ce que c'est pas
00:43:33un rétablissement
00:43:33un petit peu
00:43:34d'un début de monarchie
00:43:35et puis on va y revenir
00:43:36dans le détail
00:43:37est-ce que le général de Gaulle
00:43:38aurait promis ou pas
00:43:39au compte de Paris
00:43:40d'attabler la monarchie
00:43:41est-ce que lui-même
00:43:41en 58
00:43:42dans cette constitution
00:43:43de la 5ème République
00:43:44il n'introduit pas
00:43:45quelques notions
00:43:46j'allais dire
00:43:47monarchisantes
00:43:48peut-être ensuite
00:43:50détournés
00:43:51de leur mission
00:43:52par certains présidents
00:43:54de la République
00:43:54puisqu'on a aujourd'hui
00:43:55une situation
00:43:56où on se dit
00:43:57mais on est en République
00:43:58on est en monarchie
00:43:58donc vous posez
00:44:00vous posez le décor
00:44:01en des termes
00:44:02très précis
00:44:03dans un duel
00:44:04convivial
00:44:06et cordial
00:44:06je ne sais pas
00:44:07si vous étiez amis
00:44:08ou si vous connaissiez
00:44:09on était amis
00:44:10mais on était en désaccord
00:44:11sur beaucoup de sujets
00:44:12bien sûr
00:44:12c'est d'ailleurs pour ça
00:44:14qu'on est amis
00:44:15sur quoi vous êtes
00:44:16profondément républicain
00:44:17c'est un débat
00:44:18c'est la disputation
00:44:19oui mais ça ne veut pas dire
00:44:21que sous la monarchie
00:44:22on ne peut pas non plus
00:44:22débattre des institutions
00:44:23du pays
00:44:25alors question bateau
00:44:26quel mot je vous applique
00:44:28à l'un et à l'autre
00:44:29de vous mettre d'accord
00:44:29à ce moment-là
00:44:30de l'histoire
00:44:30pour faire ce document
00:44:32parce que c'est un document
00:44:33que vous avez fait
00:44:34oui oui en fait
00:44:35si vous voulez
00:44:35l'idée de ce livre
00:44:37l'idée de ce livre
00:44:38Paul Melun
00:44:38Paul Melun
00:44:39excusez-moi
00:44:40vous commencez
00:44:41dans l'hybridation
00:44:42des patronnismes
00:44:43je suis pour la synthèse
00:44:45vous êtes un homme
00:44:46de la synthèse
00:44:46comme François Hollande
00:44:47non alors on a vraiment
00:44:49avec Philippe
00:44:50vous savez le point de départ
00:44:51de ce livre
00:44:51c'est qu'on dialogue
00:44:53et ça c'est un art
00:44:53d'abord qui est très français
00:44:54quelles que soient
00:44:55vos opinions politiques
00:44:56vous soyez de droite
00:44:57de gauche
00:44:57du centre
00:44:58d'extrême droite
00:44:58d'extrême gauche
00:44:59républicain
00:45:00monarchiste
00:45:01on aime débattre en France
00:45:03et y compris
00:45:03quand on n'est pas d'accord
00:45:04et parfois même
00:45:05on aime s'engueuler
00:45:06c'est vous savez
00:45:07l'image d'Epinal
00:45:08d'Astérix et Obélix
00:45:09du village gaulois
00:45:10où tout le monde
00:45:11se met sur la figure
00:45:12et finit autour
00:45:12d'un grand banquier
00:45:13en mangeant du sanglier
00:45:14le banquier républicain
00:45:14et le banquier républicain
00:45:16ça c'est mon goût à moi
00:45:16donc c'est très français
00:45:17et avec Philippe
00:45:19on avait cette habitude
00:45:20tout en n'étant pas
00:45:21toujours d'accord
00:45:22de dialoguer
00:45:23de discuter
00:45:24et souvent
00:45:25on n'est pas aussi
00:45:26de la même génération
00:45:26avant d'écrire ce livre
00:45:27je lui disais
00:45:28mais Philippe
00:45:28comment tu peux encore
00:45:29être monarchiste
00:45:31demander le retour du roi
00:45:32en 2025
00:45:33c'est quelque chose
00:45:34mais je ne le disais pas
00:45:34comme un truc rhétorique
00:45:35pour être méchant avec Philippe
00:45:36je le disais
00:45:37parce que je me posais
00:45:38sincèrement la question
00:45:39moi qui ai baigné
00:45:40dans une enfance
00:45:41plutôt de gauche
00:45:42républicaine
00:45:44sociale
00:45:44laïque
00:45:45universaliste
00:45:46etc
00:45:46c'est quand même fou
00:45:47et en même temps
00:45:48j'avais une sorte de fascination
00:45:49pour l'ancien régime
00:45:51pour l'empire
00:45:53le premier empire
00:45:53et le second empire
00:45:54on voit là
00:45:55il y a eu le vol
00:45:56au Louvre des bijoux
00:45:57et la couronne
00:45:59de l'impératrice Eugénie
00:46:00qui par chance
00:46:01a été retrouvée
00:46:02c'est une histoire
00:46:03qui nous berce tous
00:46:03et la même Marie-Amélie
00:46:04oui bien sûr
00:46:05mais ce sont des histoires
00:46:06des imaginaires
00:46:07qui nous bercent tous
00:46:07qu'on soit républicain
00:46:08ou monarchiste
00:46:09et donc
00:46:09on a voulu écrire ce livre
00:46:11et si le prochain président
00:46:12était un roi
00:46:13pour justement
00:46:14entretenir ce dialogue
00:46:16moi comme un procureur
00:46:17de la république
00:46:18quelqu'un qui défend
00:46:18les idées de la république
00:46:19et Philippe
00:46:20un procureur de roi
00:46:21je vais laisser Philippe
00:46:22le présenter lui-même
00:46:23mais en tout cas
00:46:23ce qui m'a plu chez Philippe
00:46:24c'est que ce n'est pas
00:46:25un monarchiste caricatural
00:46:26c'est pas vous savez
00:46:28la monarchie de droit divin
00:46:29comment est-ce qu'on va
00:46:30museler le peuple
00:46:31etc
00:46:31c'est une monarchie constitutionnelle
00:46:33il serait pas venu
00:46:33oui mais vous voyez
00:46:34non mais c'est important
00:46:35de le dire
00:46:35et de tordre le cou
00:46:36à certains préjugés
00:46:37parfois
00:46:38de gens qui
00:46:39prennent tous les monarchistes
00:46:40pour des passéistes
00:46:41des conservateurs
00:46:42ou des réacs
00:46:42c'est pas le cas de Philippe
00:46:43alors Philippe
00:46:44Viguier-Desplaces
00:46:44est-ce que vous audiciez
00:46:46depuis longtemps
00:46:47vous attendiez
00:46:48la situation opportune
00:46:49pour pouvoir
00:46:50remettre ce sujet
00:46:51sur le devant de la scène
00:46:53est-ce que vous considérez
00:46:54aujourd'hui
00:46:55que l'évolution
00:46:56ou la régression
00:46:57de vos institutions républicaines
00:46:58justifie qu'on puisse
00:47:00calmement
00:47:00et sereinement
00:47:01ouvrir ce débat
00:47:02Alors il y a deux questions
00:47:03sur l'origine du livre
00:47:05je suis un peu
00:47:06le casse-pied
00:47:07des fins de dîner
00:47:08qui parle
00:47:09pendant des heures
00:47:10à mes amis
00:47:12de la possibilité
00:47:14d'un roi
00:47:14et de cette partie-là
00:47:17de l'histoire de France
00:47:17et ce qui m'intéressait
00:47:18chez Paul
00:47:18c'est qu'il en ignorait
00:47:20beaucoup de choses
00:47:21et je trouve
00:47:21que c'est assez intéressant
00:47:22car les jeunes
00:47:23de sa génération
00:47:24ignorent beaucoup de choses
00:47:27de l'époque récente
00:47:28de la monarchie
00:47:29ils connaissent tous
00:47:29Louis XIV
00:47:30mais dès que vous parlez
00:47:32du comte de Chambord
00:47:33du comte de Paris
00:47:33etc
00:47:34là on se retrouve
00:47:35dans une espèce
00:47:36de grand désert
00:47:38et votre débat
00:47:39est un cours d'histoire
00:47:40très important
00:47:41je recommande aux profs
00:47:42de lire
00:47:42et aux élèves
00:47:43parce qu'on apprend
00:47:44beaucoup de choses
00:47:44sur la république
00:47:45et la monarchie
00:47:45alors ensuite
00:47:46évidemment
00:47:47il y a une opportunité
00:47:49les événements
00:47:51servent énormément
00:47:52notre propos
00:47:53imagine-t-on
00:47:54ce que serait
00:47:56aujourd'hui la France
00:47:57si on avait un roi
00:47:58parce qu'il y a
00:48:00une grande obsession
00:48:01qui pollue
00:48:04tout le débat politique
00:48:06français
00:48:06cette obsession
00:48:07c'est l'élection
00:48:08présidentielle
00:48:08si nous étions
00:48:09une monarchie
00:48:10ça fait déjà longtemps
00:48:11qu'Emmanuel Macron
00:48:12serait parti
00:48:13à la manière
00:48:14des Anglais
00:48:14qui ont mis dehors
00:48:15Margaret Thatcher
00:48:16sans pour autant
00:48:17que le parti
00:48:19de Margaret Thatcher
00:48:20retourne devant
00:48:20les élections
00:48:21ils ont simplement
00:48:22changé Margaret Thatcher
00:48:23contre John Major
00:48:24donc on aurait
00:48:25aujourd'hui
00:48:26le parti
00:48:28du président
00:48:28de la république
00:48:29qui serait
00:48:31premier ministre
00:48:31sous une monarchie
00:48:32serait parti
00:48:33il y aurait eu
00:48:34un nouveau premier ministre
00:48:35qui l'aurait remplacé
00:48:36et les choses
00:48:38n'en seraient pas
00:48:39on ne serait pas
00:48:39dans un blocage
00:48:40institutionnel
00:48:41comme celui
00:48:42dans lequel on est
00:48:43aujourd'hui
00:48:43donc je pense
00:48:44qu'il y a une vraie
00:48:45pertinence
00:48:45et les événements
00:48:47malheureusement
00:48:48parce qu'on ne le souhaite pas
00:48:49car Paul et moi
00:48:51on a deux regards
00:48:52très différents
00:48:52sur nos institutions
00:48:55mais on est quand même
00:48:56tous les deux réunis
00:48:57par un sincère amour
00:48:58de la France
00:48:59à travers
00:49:00nos racines familiales
00:49:02à travers
00:49:02nos environnements
00:49:03sociaux
00:49:04etc
00:49:04donc voilà
00:49:07c'est vrai que
00:49:08c'est très pertinent
00:49:09aujourd'hui
00:49:09de parler
00:49:10de monarchie
00:49:12constitutionnelle
00:49:13et quand j'entends
00:49:15les débats
00:49:16politiques
00:49:17à la télévision
00:49:18qui sont très nombreux
00:49:19sur ces thèmes là
00:49:20j'ai toujours envie
00:49:22de dire
00:49:22mais j'ai toujours
00:49:23envie de prendre
00:49:24la parole
00:49:24de m'immiscer
00:49:26à l'intérieur
00:49:27du poste de télévision
00:49:29pour dire
00:49:30mais si on avait
00:49:31un roi
00:49:32mais tout ça
00:49:32n'existerait pas
00:49:33on aurait
00:49:34on aurait peut-être
00:49:35pas un budget équilibré
00:49:36mais en tout cas
00:49:37on ne serait pas
00:49:37dans la crise
00:49:38institutionnelle
00:49:38dans laquelle on est
00:49:39aujourd'hui
00:49:39Paul Melin
00:49:40est-ce que vous estimez
00:49:42que la république
00:49:43étant arrivée
00:49:44à un point
00:49:44de polémique
00:49:45de contestation
00:49:47acceptable
00:49:48que Philippe Viguier
00:49:50déplace
00:49:50et l'opportunité
00:49:51pour pouvoir suggérer
00:49:52de dire
00:49:52mais non moi
00:49:53j'ai le remède
00:49:53ça va pas
00:49:54j'ai le remède
00:49:55alors vous vous dites
00:49:55non non non
00:49:56c'est impossible
00:49:57et pourtant il y a débat
00:49:58vous avez accepté le débat
00:49:59oui j'ai accepté le débat
00:50:00je l'ai accepté
00:50:01pour une raison toute simple
00:50:02c'est que
00:50:03tout aussi fervent républicain
00:50:06que je sois
00:50:07je constate
00:50:09qu'il y a en France
00:50:10un inconscient monarchiste
00:50:12qui n'a pas été réglé
00:50:13non pas évidemment
00:50:15dans le fait que demain
00:50:16on va rappeler tel ou tel
00:50:17et qu'on va lui mettre
00:50:18une couronne sur la tête
00:50:19et en faire le roi des français
00:50:20mais il y a
00:50:22dès 1958
00:50:23et dès
00:50:24cette constitution
00:50:25de la 5ème république
00:50:26que veulent Debray
00:50:27et De Gaulle
00:50:28une âme
00:50:29de l'ordre
00:50:30de la monarchie républicaine
00:50:32quelque chose
00:50:32de l'ordre
00:50:33du sacré
00:50:35dans la façon
00:50:36dont on va organiser
00:50:37la république
00:50:38et ses symboles
00:50:38et vous n'avez qu'à voir
00:50:40je peux donner un exemple
00:50:41tout bête
00:50:41qui parlera tout de suite
00:50:42à nos auditeurs
00:50:42vous n'avez qu'à voir
00:50:43le défilé du 14 juillet
00:50:45avec le président de la république
00:50:46à l'arrière d'une jipe
00:50:47avec le chef d'état-major des armées
00:50:48qui salue la foule
00:50:49comme la reine d'Angleterre
00:50:50dans son carrosse
00:50:51avec tous les français rangés
00:50:53avec le président de la république
00:50:53debout
00:50:54en tenue
00:50:55avec la garde républicaine
00:50:56à cheval devant et derrière
00:50:57je me souviens de Pompidou
00:50:59avec le bandeau
00:51:00en travers
00:51:00de Gaulle dans la déesse
00:51:01décapotable
00:51:02sauf qu'aujourd'hui
00:51:03il n'y a plus personne
00:51:04pour applaudir
00:51:05c'est très triste d'ailleurs
00:51:07ça c'est la deuxième partie
00:51:08du problème
00:51:08ils sont à la télé
00:51:09c'est pas parce qu'ils ne sont pas
00:51:12sur les Champs-Elysées
00:51:13qu'ils ne sont pas derrière leur télé
00:51:14mais vous avez raison
00:51:15autrefois il y avait
00:51:15mais aujourd'hui
00:51:16les moyens visuels
00:51:17est-ce que
00:51:18j'apporte une précision
00:51:21sur laquelle vous allez
00:51:22apporter votre jugement
00:51:24est-ce que la grandeur
00:51:25de la France
00:51:26par principe
00:51:26historique
00:51:27ancienne
00:51:28n'implique pas
00:51:30que le représentant
00:51:31de la France
00:51:32que le souverain
00:51:33ou le chef des toits
00:51:33soit quelqu'un
00:51:34de glorieux
00:51:35parce que
00:51:36est-ce que président
00:51:37de la République
00:51:38est-ce que ça suffit
00:51:39et pourtant ça l'est
00:51:39depuis 1875
00:51:40est-ce que ça suffit
00:51:41pour représenter la France
00:51:42alors on a eu
00:51:43quelques personnages
00:51:44qui n'étaient pas
00:51:44Armand Fallière
00:51:45Émile Houbet
00:51:46ensuite on a eu
00:51:47des gens plus
00:51:48est-ce que
00:51:48les Français
00:51:50ne demandent pas
00:51:50pour les représenter
00:51:52au sommet
00:51:52de cet état
00:51:53de cette nation
00:51:54qu'elle fût monarchie
00:51:55ou république
00:51:55quelqu'un qui est
00:51:57imposant
00:51:58qui est impressionnant
00:51:59c'est ça le départ
00:52:00oui vous avez raison
00:52:01mais c'est pas le problème
00:52:02de la République
00:52:02ça c'est le problème
00:52:03des hommes
00:52:03on a besoin
00:52:05vous dites
00:52:05on est en République
00:52:06monarchique
00:52:07est-ce que ça n'appelle pas
00:52:08à ce que la fonction
00:52:09soit très solide
00:52:09vous savez
00:52:10le général de Gaulle
00:52:11il donne au président
00:52:12de la République
00:52:13tous les moyens
00:52:14institutionnels
00:52:15et même jusqu'au décorum
00:52:17du fort de Brégançon
00:52:19au palais de l'Elysée
00:52:20en passant par
00:52:21l'escorte présidentielle
00:52:22il y a tout
00:52:23toute la tiraille
00:52:24pour parler de façon
00:52:25un peu triviale
00:52:26pour un monarque républicain
00:52:27mais après
00:52:28le reste
00:52:29c'est de la responsabilité
00:52:30de l'homme
00:52:31ou de la femme
00:52:31ou vous vous comportez
00:52:33comme un monarque républicain
00:52:34François Mitterrand
00:52:35par exemple
00:52:36l'a très bien fait
00:52:36ou alors
00:52:37vous
00:52:38on parle de Nicolas Sarkozy
00:52:39en ce moment
00:52:40pour d'autres raisons
00:52:40vous faites comme Nicolas Sarkozy
00:52:42c'est-à-dire
00:52:42le président
00:52:43de l'hyperprésidentialisme
00:52:44du président bling bling
00:52:46du président
00:52:47qui parle à la presse people
00:52:48ou alors
00:52:49comme François Hollande
00:52:50vous êtes le président
00:52:51qui est en polo
00:52:51sur la plage
00:52:52à côté du fort de Brégançon
00:52:54ou alors
00:52:55comme le président Macron
00:52:56vous recevez
00:52:56McFly et Carlito
00:52:57les youtubeurs à l'Elysée
00:52:58mais les présidents
00:52:59détricotent eux-mêmes
00:53:00très bien leurs fonctions
00:53:01et ça
00:53:02ça ne veut pas dire
00:53:03qu'il faut mettre par terre
00:53:04la 5ème république
00:53:05parce que vous avez
00:53:06des présidents
00:53:06qui n'incarnent plus la fonction
00:53:07Philippe Viguier-Desplaces
00:53:08est-ce que la république
00:53:09elle a quand même
00:53:09une certaine classe
00:53:10et elle a quand même
00:53:11des protocoles
00:53:12et des cérémoniaux
00:53:13qui sont dignes
00:53:14de l'institution
00:53:14je suis d'accord avec Paul
00:53:16pour relever
00:53:17le fait
00:53:18qu'effectivement
00:53:19les présidents
00:53:20de la république
00:53:21savent très bien
00:53:22détricoter
00:53:22l'image
00:53:24de la fonction
00:53:25il y a un paradoxe français
00:53:28ce paradoxe
00:53:29il est que
00:53:30à la fois
00:53:31les français
00:53:33recherchent
00:53:34effectivement
00:53:35une figure tutélaire
00:53:36et qu'ils ont eu
00:53:38assez peu
00:53:39l'occasion
00:53:39d'en trouver
00:53:40dans l'histoire
00:53:40récente
00:53:41mais il y a aussi
00:53:43une passion
00:53:44de l'égalitarisme
00:53:45et cette passion
00:53:46de l'égalitarisme
00:53:47elle nuit beaucoup
00:53:49à la possibilité
00:53:51d'une restauration
00:53:52et d'ailleurs
00:53:52c'est un des débats
00:53:53sur lequel
00:53:54on a avec Paul
00:53:55les plus grandes disputes
00:53:56entre guillemets
00:53:57c'est sur celui
00:53:58de l'hérédité
00:53:59parce que
00:54:01l'hérédité
00:54:02heurte évidemment
00:54:03le sentiment
00:54:04le sentiment
00:54:06d'égalitarisme
00:54:06et ça
00:54:08l'hérédité
00:54:09c'est vraiment
00:54:09une valeur
00:54:10profondément républicaine
00:54:11qui a été ancrée
00:54:13dans l'histoire de France
00:54:16notamment par la
00:54:17troisième république
00:54:17qui a mené
00:54:18une campagne
00:54:19de dénigration
00:54:20sans précédent
00:54:21contre la monarchie
00:54:24au point d'ailleurs
00:54:25d'en exiler
00:54:26d'en exiler
00:54:27ses représentants
00:54:28jusqu'en 1956
00:54:29ce que tout le monde
00:54:30a oublié
00:54:31mais jusqu'en 1956
00:54:32il y avait des français
00:54:33qui n'avaient pas le droit
00:54:33de rentrer en France
00:54:34mais enfin bon
00:54:35ça c'est un autre débat
00:54:37Alors vous allez venir
00:54:38liberté, hérédité, fraternité
00:54:40on rouvre le débat
00:54:41dans quelques instants
00:54:41et vous restez avec nous
00:54:43pour la suite
00:54:43de cette échange
00:54:44Parlons vrai
00:54:45Parlons vrai
00:54:45Midi 14h
00:54:48Sud Radio
00:54:49La France dans tous ses états
00:54:51Le fait du jour
00:54:52Nous sommes avec
00:54:53Paul Melin
00:54:54et Philippe Viguié-Desplaces
00:54:55et nous dissertons
00:54:57très républicanement
00:54:58sur la raison
00:54:59pour laquelle
00:55:00la France pourrait
00:55:01ou pas redevenir
00:55:01une monarchie
00:55:02On va revenir
00:55:03sur cet instant
00:55:04important
00:55:05Le général de Gaulle
00:55:06arrive au pouvoir
00:55:07en 1959
00:55:08une fois que la constitution
00:55:10de 1958
00:55:10a été approuvée
00:55:11et dès 1962
00:55:13il réforme
00:55:14l'élection
00:55:14du président de la République
00:55:15qui jusqu'à présent
00:55:16était élu par un collège
00:55:17il n'était pas
00:55:18en suffrage universel direct
00:55:19et là il dit
00:55:19c'est le peuple
00:55:21qui va élire
00:55:22son président de la République
00:55:24au suffrage universel
00:55:25je suis le représentant
00:55:27du peuple français
00:55:27et c'est vrai que cette élection
00:55:28est devenue l'instant
00:55:29le plus fort
00:55:30et la référence
00:55:31de toutes les ambitions politiques
00:55:32l'élection du président de la République
00:55:34au suffrage universel
00:55:35je pense que
00:55:36vous m'accorderez
00:55:37l'idée que c'est un plébiscite
00:55:39tel que Napoléon III
00:55:40l'a conçu en 1952
00:55:41et c'est bien ça que recherche
00:55:42le général de Gaulle
00:55:43le plébiscite
00:55:44qui fait que
00:55:44le peuple souverain
00:55:46transmet sa souveraineté
00:55:47à un homme
00:55:48oui
00:55:50Philippe
00:55:50Philippe Viguier
00:55:52est-ce que
00:55:52c'est pas là que commence
00:55:53j'allais dire
00:55:54est-ce que c'est pas là
00:55:55que les ennuis commencent
00:55:56à partir de cette élection
00:55:57qui aujourd'hui du coup
00:55:58est contestée
00:55:58parce que ça donne
00:55:59un tel pouvoir
00:56:00au président de la République
00:56:01qu'il a un comportement
00:56:02quelquefois monarchique
00:56:03alors moi déjà
00:56:04dans le livre
00:56:05il y a notamment
00:56:06un des chapitres
00:56:06où on évoque
00:56:07le rôle du peuple
00:56:08et on évoque d'ailleurs
00:56:09cet épisode en 1962
00:56:11quand après le référendum
00:56:12il y a l'élection
00:56:12du président de la République
00:56:14au suffrage universel direct
00:56:15moi je crois
00:56:16que c'est véritablement
00:56:17une forme de
00:56:18de transmission de pouvoir
00:56:20républicaine
00:56:21pacifiste
00:56:22un mandat
00:56:23qui est donné par le peuple
00:56:24au président de la République
00:56:26avec la force du suffrage
00:56:27et ça
00:56:28si vous voulez
00:56:29ça vaut
00:56:30tous les sacres du monde
00:56:31c'est-à-dire que
00:56:32vous avez un président de la République
00:56:33qui est investi
00:56:34d'une puissance populaire
00:56:36qui est
00:56:37qui s'appelle
00:56:38la majorité
00:56:38et donc
00:56:39ça fait évidemment
00:56:41craindre un certain nombre
00:56:42de gens
00:56:42qui défendent
00:56:43les régimes parlementaires
00:56:44vous savez
00:56:45quand on a des débats
00:56:46avec des politologues allemands
00:56:47par exemple
00:56:48ou même britanniques
00:56:49et qu'on leur dit
00:56:49nous on est très fiers
00:56:50parce que notre président
00:56:51il est directement élu
00:56:52par le peuple
00:56:53ils nous prennent
00:56:53pour des fous furieux
00:56:54ils nous prennent
00:56:55pour le coup
00:56:55pour des descendants
00:56:56de Napoléon Bonaparte
00:56:57ou de Napoléon III
00:56:59et ils ne comprennent pas
00:57:00notre système
00:57:00c'est le cas au Portugal
00:57:01mais il n'a pas autant de voix
00:57:02oui mais enfin
00:57:02c'est pas le cas en Allemagne
00:57:04c'est pas le cas en Italie
00:57:04ce n'est pas le cas en Angleterre
00:57:06dans beaucoup de grands pays
00:57:07qui sont à côté de nous
00:57:08ça ne se passe pas comme ça
00:57:09même en Espagne
00:57:10donc oui
00:57:11c'est une singularité française
00:57:13et j'y vois
00:57:13et c'est là qu'on se rejoint
00:57:14avec Philippe dans notre livre
00:57:15et si le prochain président
00:57:16était un roi
00:57:16c'est là qu'il y a
00:57:17une sorte de
00:57:18si ce n'est de convergence
00:57:20en tout cas
00:57:21un lien
00:57:21c'est à dire que
00:57:22il y a dans cette figure
00:57:24investie par une sorte
00:57:25je reprends votre mot
00:57:26de plébiscite
00:57:27le président de la république
00:57:28ça rejoint l'imaginaire
00:57:30et l'inconscient
00:57:31monarchiste de notre pays
00:57:32en tout cas
00:57:33dans la puissance
00:57:34que l'on donne
00:57:35à un seul homme
00:57:35ou à une seule femme
00:57:36jusqu'à présent
00:57:36ça n'a été que des hommes
00:57:37et ça je trouve
00:57:38que c'est une survivance
00:57:39de l'ancien régime
00:57:40qui est tout à fait précieuse
00:57:41et qui je crois
00:57:42que la 5ème république
00:57:43est équilibrée pour cela
00:57:44est un équilibre
00:57:45entre la passion populaire
00:57:47et la représentation
00:57:48et la personnification
00:57:48du pouvoir
00:57:49autour d'une personne
00:57:50Philippe Biguet
00:57:50est-ce que vous êtes
00:57:53j'allais dire
00:57:53vous avez profité
00:57:54de la faille
00:57:55de l'élection
00:57:55au suffrage universel
00:57:57pour dire
00:57:57mais écoutez
00:57:58si on en est là
00:57:58rétablissons
00:58:00un souverain
00:58:01un roi
00:58:01alors
00:58:02vous allez très vite
00:58:04en besogne
00:58:05et
00:58:06pour les raisons
00:58:07que je vous ai évoquées
00:58:08tout à l'heure
00:58:09c'est difficile
00:58:10d'imposer
00:58:12la figure
00:58:12d'un roi
00:58:13en France
00:58:14c'est difficile
00:58:15pour au moins
00:58:16deux raisons
00:58:16j'ai utilisé le mot
00:58:17souverain
00:58:17oui le mot souverain
00:58:18mais c'est difficile
00:58:19c'est difficile pour deux raisons
00:58:20d'ailleurs je suis un peu
00:58:22en porte-à-faux
00:58:23avec ce que vient de dire
00:58:24ce que vient de dire
00:58:25Paul Melin
00:58:25pas quand même
00:58:26parce que
00:58:27pour moi
00:58:28l'avenir de la monarchie
00:58:30c'est une monarchie
00:58:31constitutionnelle
00:58:32où précisément
00:58:33le roi
00:58:34est un porte-drapeau
00:58:35c'est-à-dire
00:58:36le roi
00:58:37est la figure
00:58:39tutélaire du pays
00:58:41ce n'est pas un partisan
00:58:42ce n'est pas un élection
00:58:43etc
00:58:43et la quatrième
00:58:44Raymond Poincaré
00:58:45et Vincent Auriol
00:58:47ont été de bons présidents
00:58:48qui portaient le drapeau
00:58:49et du coup
00:58:49ça ressemblait
00:58:50à ce que c'était
00:58:50inauguré
00:58:51je vais dire
00:58:52c'était une présidence
00:58:52constitutionnelle
00:58:53vous voyez ce que je veux dire
00:58:54ils n'avaient pas la force du roi
00:58:56d'abord ils n'avaient pas
00:58:58la force du roi
00:58:58et sauf que
00:58:59les institutions
00:59:01les institutions
00:59:02n'étaient pas les mêmes
00:59:03aujourd'hui
00:59:05on est vraiment
00:59:06dans une crise profonde
00:59:09
00:59:09et là je rejoins
00:59:10Paul Melin
00:59:11où il n'y a plus
00:59:12de confiance
00:59:13dans personne
00:59:15c'est-à-dire
00:59:16qu'il n'y a
00:59:17et d'ailleurs
00:59:17c'est complètement fou
00:59:18parce qu'il y a eu ce vol
00:59:19de bijoux
00:59:21hier
00:59:21de bijoux royaux
00:59:22et impériaux
00:59:24et j'entendais
00:59:25ce matin
00:59:27la ministre de la culture
00:59:28Rachida Adetti
00:59:29sur un poste de télévision
00:59:31qui disait
00:59:31sur une chaîne de télé
00:59:32qui disait
00:59:33sur une matinale
00:59:34qui disait
00:59:34mais
00:59:34on sent
00:59:37une détresse
00:59:37chez les français
00:59:38parce que c'est quelque chose
00:59:39qui les touche
00:59:40c'est-à-dire qu'aujourd'hui
00:59:41la seule chose
00:59:43qui peut rassembler
00:59:44les français
00:59:44c'est un incendie
00:59:45celui de Notre-Dame
00:59:46c'est un vol
00:59:47celui des bijoux
00:59:49de la couronne
00:59:49et c'est un match
00:59:50de football
00:59:51on n'a
00:59:52aucune autre
00:59:53façon
00:59:55de se réjouir
00:59:56d'être français
00:59:57et de se rassembler
00:59:58autour d'un homme
00:59:59c'est incroyable
01:00:01et le grand avantage
01:00:03le grand avantage
01:00:03de la monarchie
01:00:04c'est que
01:00:05regardez
01:00:06regardez au Royaume-Uni
01:00:07quelle que soit
01:00:09l'origine
01:00:10de ceux
01:00:11qui votent
01:00:12au Royaume-Uni
01:00:13ils se sont toujours
01:00:14rassemblés
01:00:15derrière leur reine
01:00:15pendant plus de
01:00:17pendant plus de 70 ans
01:00:18ça n'a pas empêché
01:00:19les belges
01:00:19de mettre 160 jours
01:00:20avant de trouver
01:00:20un gouvernement
01:00:21alors qu'il y avait
01:00:22un roi qui était là pour
01:00:22non mais d'accord
01:00:23mais je suis d'accord
01:00:24avec vous
01:00:24mais en attendant
01:00:25la Belgique
01:00:26ne s'est jamais effondrée
01:00:27à cause de la présence
01:00:29du roi
01:00:29et le roi
01:00:31est très utile
01:00:32c'est un roi
01:00:33qui a ramené
01:00:34la démocratie
01:00:35en Espagne
01:00:36c'est pas
01:00:36c'est pas un homme politique
01:00:38c'est un roi
01:00:39qui a ramené
01:00:39la démocratie
01:00:40en Espagne
01:00:40oui
01:00:41je vais vous dire oui
01:00:42parce que c'est un peu
01:00:43plus complexe que ça
01:00:44mais admettons
01:00:45c'est quand même
01:00:45c'est la famille royale
01:00:48c'est dont Juan
01:00:49et Juan Carlos
01:00:50je connais sans doute
01:00:52aussi bien que vous
01:00:53l'histoire
01:00:54de la monarchie espagnole
01:00:56mais sans l'intuition
01:00:58de ce prince
01:01:00Juan Carlos
01:01:01il n'y aurait jamais eu
01:01:02de rétablissement
01:01:03de la monarchie
01:01:04par Franco
01:01:05on est bien d'accord
01:01:05il avait été mis
01:01:06pour prolonger le régime
01:01:07il trahit le franquisme
01:01:08quelque part
01:01:09il trahit le franquisme
01:01:10il trahit le franquisme
01:01:11mais il trahit aussi son père
01:01:12puisque son père lui demande
01:01:14de renoncer à la couronne d'Espagne
01:01:16en lui disant
01:01:17le prince des Asturies
01:01:18c'est moi
01:01:18et c'est pas toi
01:01:19et c'est moi
01:01:20qui dois succéder à Franco
01:01:21et rétablir la démocratie
01:01:22et c'est pas toi
01:01:23et il prend ce risque là
01:01:24à la fois
01:01:24contre son père
01:01:27contre le général Franco
01:01:29mais
01:01:30in fine
01:01:31il rétablit
01:01:32la démocratie en Espagne
01:01:33il n'y a pas beaucoup
01:01:34dans l'histoire contemporaine
01:01:36récente
01:01:37d'hommes
01:01:37qui dans de telles conditions
01:01:39ont ramené
01:01:40la liberté
01:01:41d'après une dictature
01:01:42ou le roi Constantin
01:01:43en 67
01:01:44qui accepte la dictature
01:01:45des colonels
01:01:46c'était en 67
01:01:46c'était le marché constitutionnel
01:01:48effectivement
01:01:50je connais qu'il a arbitré
01:01:51il a arbitré
01:01:52même si le 23 février
01:01:53on a eu un doute
01:01:54mais le 23 f
01:01:55c'est encore autre chose
01:01:57mais le
01:01:58en Belgique
01:02:00c'est exactement pareil
01:02:01je veux dire
01:02:02la Belgique
01:02:03aurait pu s'effondrer
01:02:0420 fois
01:02:04et chaque fois
01:02:06elle est restée
01:02:07droite
01:02:09parce que l'épine dorsale
01:02:10c'était le roi
01:02:12et le roi
01:02:12a maintenu droit
01:02:13un pays fissuré
01:02:15qui est allemand d'origine
01:02:16et français
01:02:17puisqu'il descend aussi
01:02:18de Louis-Philippe
01:02:18alors on va mettre les pieds
01:02:19dans le plat
01:02:20Paul Menin est d'accord
01:02:21moi je suis d'accord
01:02:23on fait une expérience
01:02:24allez on va dire
01:02:26on va faire une
01:02:26on va faire une période
01:02:28puisque
01:02:29aujourd'hui c'est quoi le thème
01:02:30et si on essayait autre chose
01:02:32là on parle de majorité parlementaire
01:02:34et si on essayait autre chose
01:02:35au sommet de l'état
01:02:36Paul et moi on est d'accord
01:02:37vous nous mettez qui là
01:02:39alors vous le mettez où d'abord
01:02:41vous le mettez à l'Elysée
01:02:41on reconstruit les tuileries
01:02:43vous le mettez au Louvre
01:02:43à condition
01:02:44moi je ne rentre pas
01:02:46mais d'abord qui
01:02:47je ne rentre pas
01:02:47donnez-moi le candidat
01:02:48puisqu'on vous donne
01:02:49la carte blanche
01:02:50justement la monarchie
01:02:51chaque fois qu'on en parle
01:02:52on la résume
01:02:53soit à la querelle des princes
01:02:55soit à des histoires
01:02:58un peu idiotes
01:02:58donnez-moi la formule
01:03:00du choix du candidat
01:03:02alors effectivement
01:03:04et d'ailleurs tout à l'heure
01:03:05vous avez donné
01:03:06vous avez parlé
01:03:06du général de Gaulle
01:03:07le général de Gaulle
01:03:08il est vrai
01:03:09à un moment
01:03:10sans doute eu
01:03:11des hésitations
01:03:13pour rétablir la monarchie
01:03:14mais il y a une phrase
01:03:14que rapporte
01:03:15Alain Perfit
01:03:16où le général de Gaulle
01:03:17dit
01:03:18oui mais comment faire
01:03:19et c'est vrai
01:03:20que c'est
01:03:21toute la question
01:03:22je pense qu'aujourd'hui
01:03:23s'il y avait un rétablissement
01:03:24de la monarchie en France
01:03:25ce serait
01:03:26ce serait
01:03:28par voie
01:03:30référendum
01:03:30un Orléans
01:03:31d'abord ce serait
01:03:32institutionnellement
01:03:33un référendum
01:03:34ah oui bien sûr
01:03:35vous parlez d'un voie institutionnelle
01:03:36évidemment
01:03:37c'est le peuple souverain
01:03:38qui décide
01:03:38après les personnes
01:03:40écoutez
01:03:40moi je pense
01:03:41qu'il faut déjà
01:03:41que le futur roi
01:03:44soit quelqu'un
01:03:45qui vive en France
01:03:46oui
01:03:46on est d'accord
01:03:47oui
01:03:47qu'il soit un descendant
01:03:49de Saint Louis
01:03:50oui
01:03:51on est d'accord
01:03:51parce que c'est la légitimité
01:03:53en plus le personnage de Saint Louis
01:03:55est un personnage très fédérateur
01:03:57donc moi je pencherais
01:04:00beaucoup plus
01:04:01pour le comte de Paris
01:04:02mais il y a aussi
01:04:03vous en demandez beaucoup
01:04:04Saint Louis
01:04:04mais il y a aussi
01:04:05le prince Napoléon
01:04:06qui n'est pas inintéressant
01:04:07mais qui ne descend pas
01:04:08de Saint Louis
01:04:08enfin
01:04:08très indirectement
01:04:11vous avez raison
01:04:11pas indirectement
01:04:12mais par sa mère
01:04:13par sa mère
01:04:13bien sûr
01:04:13sa mère est une bourbon sicile
01:04:15donc il a presque autant
01:04:17de légitimité
01:04:18que le comte de Paris
01:04:19dont la mère
01:04:20est une Wurtembert
01:04:21donc il y a 50%
01:04:22de 100 allemands
01:04:23et 50% de 100 francs
01:04:24alors vous vous offrez
01:04:24trois options
01:04:25une option bonapartiste
01:04:26alors il y a l'option
01:04:28et les deux options monarchistes
01:04:29c'est le descendant
01:04:30de la famille d'Orléans
01:04:31c'est-à-dire du frère
01:04:32de Louis XIV
01:04:33monsieur
01:04:33dont Louis-Philippe
01:04:35premier a régné
01:04:35et aujourd'hui
01:04:36c'est Jean de France
01:04:37duc d'Orléans
01:04:38ou l'autre option
01:04:39on descend directement
01:04:40Louis XIV
01:04:40par son petit-fils
01:04:41Philippe V
01:04:42le duc d'Anjou
01:04:42qui a renoncé au trône
01:04:45mais on sait
01:04:45que ça n'a pas de valeur
01:04:46juridique
01:04:46en termes de droit dynastique
01:04:48et qui est représenté
01:04:49aujourd'hui
01:04:52Bordiou
01:04:53dont on rappelle
01:04:54qu'il est simplement
01:04:54l'arrière-petit-fils
01:04:55du général Franco
01:04:56ce qui est une difficulté
01:04:58supplémentaire
01:04:59et puis là encore
01:05:01il vit en Espagne
01:05:02il a épousé
01:05:03la fille
01:05:04d'un banquier
01:05:05d'Hugo Chavez
01:05:05qui est vénézuélienne
01:05:07et ses enfants
01:05:08ne sont pas éduqués
01:05:09en France
01:05:10il est duc d'Anjou
01:05:10il vient de temps en temps
01:05:11quand même
01:05:11il vient de temps en temps
01:05:13il est très fidèle
01:05:13et d'ailleurs le personnage
01:05:14est sympathique
01:05:15et je ne nie pas
01:05:16qu'il ait une volonté
01:05:18farouche
01:05:18d'aider la France
01:05:19mais
01:05:20il manque quand même
01:05:23cette appétence
01:05:25et cette présence
01:05:26sur le sol national
01:05:27même s'il y a encore
01:05:28des légitimistes en France
01:05:29c'est-à-dire des gens
01:05:30qui sont arrêtés
01:05:31à Charles X
01:05:31et qui ont refusé
01:05:33que Louis-Philippe
01:05:34parce que Louis-Philippe
01:05:34est le fils de Philippe Egalité
01:05:35qui a voté
01:05:36la mort du roi Louis XVI
01:05:37on reprend ce débat
01:05:39Philippe Viguier
01:05:40je vais vous demander
01:05:41Paul Melin pardon
01:05:42je vais vous demander
01:05:42à choisir
01:05:44s'il fallait un roi
01:05:45quelle gueule il aurait
01:05:46voilà
01:05:47je vous remercie
01:05:48Perico Légas
01:05:49mot de coffleur
01:05:50nous sommes avec
01:05:52Paul Melin
01:05:53et Philippe Viguier
01:05:54des places
01:05:55alors on le fait
01:05:56de façon très cordiale
01:05:57mais on a de vraies hésitations
01:05:58de vraies interrogations
01:05:59sur l'avenir de la république
01:06:01est-ce qu'il faut
01:06:01monarchiser un petit peu
01:06:02une république
01:06:03qui l'est déjà
01:06:04par certains aspects
01:06:05ou rester
01:06:06très très fièrement
01:06:07et très strictement
01:06:08sur la république
01:06:09du peuple français
01:06:11qui décide
01:06:12et pas de roi
01:06:12Paul Melin
01:06:14tout à l'heure
01:06:14nous évoquions
01:06:15les options possibles
01:06:17si la république
01:06:18devait redevenir
01:06:19une monarchie
01:06:20on est parti du principe
01:06:21vous et moi
01:06:21on était prêts
01:06:22à faire l'expérience
01:06:23on a été sympa
01:06:23imaginez qu'on soit là
01:06:25vous verriez
01:06:26vous verriez qui
01:06:27ou vous pouvez me dire
01:06:28moi je vois personne
01:06:29écoutez non
01:06:30moi après je ne suis pas
01:06:31dans des
01:06:31dans des
01:06:32et puis en plus
01:06:34alors moi pour le coup
01:06:34je pourrais le faire
01:06:35parce que je ne suis pas
01:06:36jugé parti
01:06:36à part Philippe
01:06:37j'ai assez peu
01:06:38d'amis monarchistes
01:06:38et il faut dire
01:06:39que c'est une espèce
01:06:39en voie de disparition
01:06:40en France
01:06:41même s'il y a toujours
01:06:41des adeptes
01:06:42mais moi j'ai pas de
01:06:43si vous voulez
01:06:44le lecteur de l'histoire
01:06:45de France que je suis
01:06:46tendrait pour vous dire
01:06:47qu'il faut un descendant
01:06:48de Saint Louis
01:06:48et donc le prince d'Orléans
01:06:50est probablement
01:06:50le plus légitime
01:06:52si on parle
01:06:53du point de vue historique
01:06:54puisque moi je m'intéresse
01:06:55à l'histoire
01:06:55je pense que
01:06:56d'un point de vue historique
01:06:57c'est plutôt logique
01:06:57parce que c'est une expression
01:07:00dans la monarchie française
01:07:01on dit que
01:07:03tous les
01:07:03tous les
01:07:04les descendants
01:07:06des rois de France
01:07:07ils recevaient autrefois
01:07:09le titre de
01:07:10petit fils de Saint Louis
01:07:11nous sommes d'accord
01:07:11mais il y en a un autre
01:07:12quand même depuis
01:07:13qui est Henri IV
01:07:13qui a incarné
01:07:14une monarchie
01:07:15ouverte de la paix
01:07:16de la conciliation
01:07:17mort en mort assassinée
01:07:18voilà
01:07:19et ça tombe bien
01:07:19parce que les deux prétendants
01:07:20auxquels on fait allusion
01:07:21monarchique
01:07:22descendent d'Henri IV
01:07:22oui oui absolument
01:07:23non mais voilà
01:07:24après si vous voulez moi
01:07:25la réinvention
01:07:26de notre régime
01:07:27pour moi
01:07:28ne passe pas
01:07:29par le rétablissement
01:07:31de la monarchie
01:07:31et par la présence
01:07:32d'un roi
01:07:32c'est tout l'objet
01:07:33de ce livre
01:07:33c'est pour ça qu'on a mis
01:07:34et si le prochain président
01:07:35était un roi
01:07:36avec un point d'interrogation
01:07:37et qu'on a sous-tité
01:07:38de notre livre
01:07:39un match pour la démocratie
01:07:40c'est bien qu'il y ait
01:07:41un match entre
01:07:42Philippe et moi
01:07:43et que moi je considère
01:07:45qu'il y a dans la réinvention
01:07:47de la république
01:07:48un certain nombre de choses
01:07:49qui peuvent être faites
01:07:50et je trouve que
01:07:51ce qu'il y a de plus intéressant
01:07:53dans la monarchie
01:07:53finalement
01:07:54est dans le passé
01:07:56et dans le rétroviseur
01:07:57c'est-à-dire que c'est
01:07:57véritablement
01:07:58l'inconscient monarchiste
01:08:00l'inconscient de l'ancien régime
01:08:02qui a un intérêt en France
01:08:03dans la façon
01:08:04dont ça nous a permis
01:08:05d'ériger nos institutions
01:08:06notre régime
01:08:08etc.
01:08:08et quand vous voyez
01:08:09on parlait tout à l'heure
01:08:10de Notre-Dame de Paris
01:08:11où on parlait
01:08:12des bijoux de la couronne
01:08:14ou des bijoux
01:08:15du second empire
01:08:16il y a
01:08:17très probablement
01:08:18dans beaucoup de nos compatriotes
01:08:19y compris des compatriotes
01:08:21de gauche
01:08:21y compris des compatriotes
01:08:22républicains de droite
01:08:23une forme
01:08:24si ce n'est de nostalgie
01:08:26en tout cas
01:08:26d'amour
01:08:27pour sa patrie
01:08:28dont l'ancien régime
01:08:29en fait partie
01:08:30vous savez
01:08:31quand vous entendez
01:08:31Jean-Luc Mélenchon
01:08:32par exemple
01:08:33qui vous dit
01:08:33qu'en gros
01:08:33la France a commencé
01:08:34en 1789
01:08:35c'est à ne rien comprendre
01:08:37à la France
01:08:37la France n'a pas commencé
01:08:39en 1789
01:08:40elle a commencé bien avant
01:08:41et moi je prends tout
01:08:42dans la France
01:08:43même si je suis un homme
01:08:44plutôt de gauche
01:08:44et un républicain
01:08:45donc je pense que
01:08:47il y a un vrai enjeu
01:08:48d'éducation populaire
01:08:49aussi à travers notre livre
01:08:50qui consiste à faire
01:08:51un voyage dans l'histoire
01:08:52à inviter notre lecteur
01:08:54à découvrir
01:08:55un certain pan
01:08:56de notre histoire
01:08:56et ce pan de l'histoire
01:08:57c'est la république
01:08:58récente
01:08:59et c'est aussi la monarchie
01:09:01et c'est dans les liens
01:09:02il y a même un chapitre
01:09:03qui est assez intéressant
01:09:03dans le livre
01:09:04qui a été écrit par Philippe
01:09:05sur les liaisons
01:09:06entre la république
01:09:07et la monarchie
01:09:08entre la cinquième république
01:09:09et la monarchie
01:09:10parce qu'on a voulu mettre
01:09:11une sorte de mur
01:09:13entre les deux
01:09:13totalement imperméable
01:09:15alors qu'il y a eu
01:09:16des mouvements
01:09:17de va et vient
01:09:17l'un a nourri l'autre
01:09:19et ça c'est quelque chose
01:09:20qui est très important
01:09:20et donc on veut vraiment
01:09:22dans le livre
01:09:22tordre le coup
01:09:23à ce préjugé
01:09:24de l'imperméabilité
01:09:25entre la république
01:09:26et la monarchie
01:09:27et puis ensuite
01:09:28il ne vous aura pas échappé
01:09:29qu'aujourd'hui
01:09:30avec les troubles
01:09:32gouvernementaux
01:09:32que l'on connaît
01:09:33Sébastien Lecornu 1
01:09:34Sébastien Lecornu 2
01:09:35peut-être bientôt 3
01:09:36peut-être bientôt 4
01:09:37peut-être bientôt 5
01:09:38on est dans une valse
01:09:39de un ministère
01:09:40qui nous rappelle
01:09:41la quatrième république
01:09:42et qu'il convient
01:09:42de solutionner
01:09:43est-ce que la monarchie
01:09:44serait une solution
01:09:45pour solutionner ça
01:09:46je ne sais pas
01:09:47toujours est-il que
01:09:48cette république
01:09:49elle souffre
01:09:50pas par une crise de régime
01:09:51mais j'y reviens tout à l'heure
01:09:52avec notre question
01:09:53sur les grands hommes
01:09:54et sur les hommes politiques
01:09:54moi je pense que c'est
01:09:55notre classe politique
01:09:56qui n'est pas au niveau
01:09:57du costume
01:09:59qui a été laissé
01:09:59par le général De Gaulle
01:10:00et que c'est ça
01:10:01le problème aujourd'hui
01:10:02comment est-ce qu'on fait
01:10:03pour avoir une classe politique
01:10:04qui écoute les citoyens
01:10:06qui utilise des mécanismes
01:10:07de démocratie directe
01:10:08le référendum par exemple
01:10:09une république
01:10:10qui serait populaire
01:10:11qui serait enracinée
01:10:12y compris dans les provinces
01:10:13y compris dans les territoires
01:10:15qui sont délaissés
01:10:16et ça c'est tout un tas
01:10:18de sujets
01:10:18qu'on aborde dans le livre
01:10:19on aborde la question
01:10:19de la culture
01:10:20on aborde la question
01:10:21des provinces
01:10:22et de la ruralité
01:10:23qui est un sujet très important
01:10:24pas au titre de la féodalité
01:10:25comme jadis
01:10:26mais au titre des régions
01:10:27et moi je crois
01:10:28que la France
01:10:28c'est tout ça
01:10:29c'est un panorama
01:10:30complet
01:10:31et ça
01:10:31c'est véritablement
01:10:33le défi aujourd'hui
01:10:34et je ne crains
01:10:34que certains
01:10:35de notre classe politique
01:10:36n'aient pas en tête cela
01:10:37Philippe Viguier
01:10:38vous imaginez
01:10:40que la crise de régime
01:10:41soit telle
01:10:42que les français
01:10:42sont disposés
01:10:43à changer d'institution
01:10:45vous pensez
01:10:46qu'un système
01:10:47monarchique constitutionnel
01:10:48donnez-nous
01:10:49plutôt que le type
01:10:49de modèle
01:10:50par rapport à ce qui existe
01:10:51pourrait aujourd'hui
01:10:51j'allais dire
01:10:53faire évoluer
01:10:54la paix civile
01:10:56en France
01:10:56et redonner
01:10:57à cette grande nation
01:10:58l'énergie
01:11:00et la légitimité
01:11:01qu'elle a dans l'histoire
01:11:02Oui parce que
01:11:03alors moi
01:11:04là où je suis encore
01:11:05en porte-à-faux
01:11:06avec Paul Melin
01:11:07C'est le but du livre
01:11:08je vous signale
01:11:08c'est un match
01:11:09C'est un match
01:11:10mais là où je ne suis pas
01:11:12trop d'accord
01:11:12avec ce que vient de dire
01:11:13Paul Melin
01:11:14c'est que précisément
01:11:16là encore
01:11:17le monarque
01:11:18que j'espère
01:11:19est un monarque
01:11:21constitutionnel
01:11:22donc il n'a pas
01:11:24les mains dans le cambouis
01:11:25il n'est pas
01:11:27il ne regarde pas
01:11:30sous le capot
01:11:30Est-ce qu'on peut faire une référence
01:11:30précisément
01:11:31à la fin du livre
01:11:32vous faites l'inventaire
01:11:33des monarchies constitutionnelles
01:11:34avec attribution
01:11:35ça s'en remet plutôt
01:11:36à quelle monarchie ?
01:11:38Alors ça ressemblerait
01:11:39à la monarchie belge
01:11:40dont la constitution
01:11:42qui date de 1830
01:11:43est une constitution
01:11:44qui a fait référence
01:11:45dans toutes les monarchies
01:11:46qui se sont construites
01:11:48après
01:11:49Né d'une révolution
01:11:50je vous signale
01:11:50la Belgique
01:11:51et peu d'après
01:11:52un opéra
01:11:53contre l'occupation hollandaise
01:11:55et ça aboutit
01:11:56à la monarchie
01:11:57je vous rappelle
01:11:58que c'était un roi de France
01:11:58qui devait être désigné
01:11:59Louis-Philippe n'a pas osé
01:12:00il a donné sa fille
01:12:02à Léopold de Saxe-Cobot-Cotta
01:12:05Léopold 1er
01:12:06et ça devait être aussi
01:12:08un allemand
01:12:08mais voilà
01:12:10pour moi
01:12:11c'est la constitution
01:12:12qui se rapprocherait
01:12:13façon belle
01:12:14alors il fait quoi
01:12:15le président de la République
01:12:15chez vous
01:12:16pardon le roi
01:12:17il nomme le premier ministre
01:12:18en fonction énergie
01:12:19alors il nomme le premier ministre
01:12:21mais il peut aussi
01:12:22il peut aussi aider
01:12:24à l'organisation
01:12:25de la
01:12:27de la
01:12:28de l'organisation
01:12:29d'un gouvernement
01:12:30oui il promule
01:12:31le roi
01:12:31il n'est pas sacré
01:12:33c'est-à-dire
01:12:33c'est un roi laïc
01:12:34et il est
01:12:35il est intronisé
01:12:37entre guillemets
01:12:37au parlement
01:12:38comme Louis-Philippe
01:12:39comme Louis-Philippe
01:12:40exactement
01:12:40avec les quatre symboles
01:12:42mais c'est bien
01:12:43le peuple souverain
01:12:44qui le désigne
01:12:44et c'est le président
01:12:46de l'Assemblée nationale belge
01:12:49le président du parlement
01:12:50qui le désigne
01:12:51qui le proclame
01:12:52qui le confirme
01:12:53nous avons un
01:12:55nous avons un royaliste
01:12:56ah
01:12:56il est reparti
01:12:57on va le revoir
01:12:58il s'appelle Gérard
01:12:59il a appelé de Bayeux
01:12:59il a eu un petit problème
01:13:00de connexion
01:13:01on va le revoir
01:13:01donc un souverain
01:13:03qui participe
01:13:04aux institutions
01:13:05de la nation
01:13:06ce n'est plus
01:13:07une république
01:13:08alors il est chef
01:13:09il est chef des armées
01:13:10mais il n'est pas responsable
01:13:12de la défense nationale
01:13:13voilà
01:13:13mais les militaires
01:13:15prêtent serment
01:13:15au roi
01:13:16et c'est lui
01:13:18qui peut déclencher
01:13:19une guerre
01:13:20parce qu'il est le seul
01:13:23à pouvoir
01:13:24signer des traités
01:13:25on a retrouvé Gérard
01:13:26qui appelle de Bayeux
01:13:27à la crise
01:13:29à la crise
01:13:29à la crise
01:13:29on est en Normandie
01:13:31et le discours de Bayeux
01:13:32et le discours de Bayeux
01:13:33du général de Gaulle
01:13:34en 1946
01:13:34fondateur de notre
01:13:35atelier de Bayeux
01:13:36dans lequel il y a
01:13:37plusieurs options
01:13:37Gérard
01:13:38Gérard
01:13:40est-ce que vous estimez
01:13:41qu'on pourrait aujourd'hui
01:13:42dans la chanson de Brassens
01:13:45que la tête de Marianne
01:13:46roule par terre
01:13:47et puisque
01:13:48alors sans décapiter personne
01:13:49j'entends bien
01:13:50et est-ce qu'on pourrait
01:13:51retrouver un roi de France
01:13:52aujourd'hui
01:13:53à Paris
01:13:53qui mettrait un petit peu
01:13:54d'ordre
01:13:55dans ce bordel institutionnel
01:13:58bien sûr
01:13:59alors
01:14:01il se trouve que
01:14:02et vous en avez parlé
01:14:03Charles de Gaulle
01:14:05avait institué
01:14:06avec la cinquième république
01:14:08ce qu'on appellerait
01:14:10une monarchie républicaine
01:14:11absolument
01:14:12et au fond de lui-même
01:14:14Charles de Gaulle
01:14:16était monarchiste
01:14:18il se trouve
01:14:20que le 21 janvier
01:14:231953
01:14:24il déclarait
01:14:25à Georges Pompidou
01:14:26c'est un anniversaire
01:14:28on est d'accord
01:14:29oui tout à fait
01:14:30le grand malheur
01:14:32c'est d'avoir détruit
01:14:33la légitimité royale
01:14:35ce qu'il faut faire
01:14:37c'est Bayeux
01:14:38c'est-à-dire
01:14:39tenez-vous bien
01:14:40la monarchie
01:14:41alors
01:14:43oui Bayeux
01:14:44j'habite à 100 mètres
01:14:46de l'endroit
01:14:47où le général de Gaulle
01:14:49a prononcé
01:14:50ses deux discours
01:14:51de Bayeux
01:14:52oui
01:14:52et en particulier
01:14:53le second du 16 juin
01:14:551946
01:14:56oui
01:14:56où il a
01:14:58jeté les bases
01:14:59de la future
01:15:01constitution
01:15:01de la cinquième république
01:15:03voilà
01:15:04alors
01:15:05depuis
01:15:06que je me suis éveillé
01:15:07à la chose publique
01:15:09à la res publica
01:15:10je suis royaliste
01:15:12et je le resterai
01:15:13jusqu'à mon dernier souffle
01:15:15pourquoi
01:15:16parce que
01:15:18le roi
01:15:19en France
01:15:21avec
01:15:22le peuple
01:15:23querelleur
01:15:24que nous connaissons
01:15:25ça remonte
01:15:27à des lustres
01:15:29et des lustres
01:15:30et bien le roi
01:15:31par
01:15:32sa fonction
01:15:34d'arbitre
01:15:35peut faire taire
01:15:37les intérêts partisans
01:15:39le roi
01:15:41n'est
01:15:42ni de droite
01:15:43ni de gauche
01:15:44il est
01:15:46de France
01:15:46et
01:15:48hélas
01:15:50et bien
01:15:51ce à quoi
01:15:52nous assistons
01:15:53actuellement
01:15:54milite
01:15:56il me semble
01:15:57en faveur
01:15:59d'un rétablissement
01:16:01de la monarchie
01:16:02pour
01:16:03permettre
01:16:04au train
01:16:06France
01:16:06de retrouver
01:16:08les bons rails
01:16:09pour autant
01:16:11Gérard
01:16:12il y a eu
01:16:13un mouvement
01:16:13monarchiste
01:16:14je disais
01:16:14à nos deux invités
01:16:15que je me souviens
01:16:16de la campagne
01:16:16de faire
01:16:16c'était
01:16:17Bertrand Renouvin
01:16:19en 74
01:16:20il n'y a pas
01:16:22aujourd'hui
01:16:22de mouvement
01:16:23monarchiste
01:16:24en France
01:16:25constitué
01:16:25de façon à représenter
01:16:27une partie
01:16:27de l'opinion publique
01:16:28il y a souvent
01:16:29des françaises
01:16:30et des français
01:16:31qui vous disent
01:16:31peut-être
01:16:32que si on remettait
01:16:33entre guillemets
01:16:34un militaire
01:16:35mais de façon démocratique
01:16:36pour remettre
01:16:37un petit peu d'ordre
01:16:37et à un moment donné
01:16:38on avait pensé
01:16:39au général Pierre de Villiers
01:16:40c'est vrai qu'il y a
01:16:41cette approche
01:16:42en disant
01:16:43il faut retrouver
01:16:44une autorité légitime
01:16:45respectable
01:16:46neutre et incontestable
01:16:47qui recrée
01:16:48un équilibre
01:16:49Paul Menin
01:16:50est-ce que vous pensez
01:16:50que cette idée
01:16:51peut avoir un jour
01:16:52un peu faire son chemin ?
01:16:53il y a quelque chose
01:16:54qu'a dit notre auditeur
01:16:54qui m'a beaucoup intéressé
01:16:56sur le fait
01:16:57qu'il fallait
01:16:58peut-être dépasser
01:16:59les intérêts
01:17:00de la gauche
01:17:00et de la droite
01:17:01et aller aux intérêts
01:17:01de la France
01:17:02et c'est véritablement
01:17:03cette idée
01:17:04de l'intérêt général
01:17:05de l'intérêt supérieur
01:17:06de la nation
01:17:06qui je crois
01:17:07doit être au cœur
01:17:08de nos institutions
01:17:09quelles que soient
01:17:09nos institutions
01:17:10que l'on soit monarchiste
01:17:11que l'on soit républicain
01:17:13comme moi
01:17:13ce qui doit caractériser
01:17:15le rôle
01:17:16de l'homme d'état
01:17:18c'est véritablement
01:17:19de penser son peuple
01:17:20et sa nation
01:17:21pour 50 ans
01:17:22pour 100 ans
01:17:22pour 200 ans
01:17:23et pas seulement
01:17:24pour la prochaine échéance électorale
01:17:25et ensuite
01:17:26c'est de penser
01:17:27l'intérêt général
01:17:28par-delà
01:17:29les clientèles électorales
01:17:30et aujourd'hui
01:17:31il y a un certain nombre
01:17:32de partis politiques
01:17:33notamment la France insoumise
01:17:34pour ne pas la nommer
01:17:35qui sont dans une forme
01:17:36de clientélisme
01:17:36où ils veulent satisfaire
01:17:38une petite portion
01:17:39du pays
01:17:40et ça c'est presque
01:17:41l'américanisation
01:17:42de la vie politique française
01:17:43aux Etats-Unis
01:17:44vous savez
01:17:44on calcule
01:17:46quartier par quartier
01:17:47il y a des entreprises
01:17:48d'ailleurs
01:17:48qui font ça
01:17:48qui sont payées
01:17:49c'est des histoires
01:17:49de gros sous
01:17:50pour aller flaguer
01:17:52pour identifier
01:17:53des quartiers
01:17:54qui votent républicains
01:17:55ou qui votent démocrates
01:17:56et ensuite leur servir
01:17:57exactement le discours
01:17:58qu'ils veulent
01:17:59comme si on était
01:17:59des représentants
01:18:00de McDonald's
01:18:01de Coca-Cola
01:18:01c'est pas ça
01:18:02la politique française
01:18:03la politique française
01:18:04c'est une promesse
01:18:05émancipatrice
01:18:06qui dépasse
01:18:07les cadres
01:18:07des partis politiques
01:18:08et qui s'adresse
01:18:09à la nation
01:18:10toute entière
01:18:10que vous soyez
01:18:11des villes
01:18:11des campagnes
01:18:12musulmans
01:18:13chrétiens
01:18:14ou juifs
01:18:14que vous soyez
01:18:15pauvres ou riches
01:18:16etc
01:18:17et cette notion
01:18:18de dépassement
01:18:19des clivages
01:18:20peut-être
01:18:21Philippe nous dira
01:18:21qu'elle doit passer
01:18:22par un roi
01:18:22moi je pense
01:18:23qu'elle doit passer
01:18:24par la république
01:18:24mais par une république
01:18:26qui sait justement
01:18:27dépasser ses clivages
01:18:28alors république monarchique
01:18:29au monarchie républicaine
01:18:30c'est un petit peu
01:18:31l'enjeu du débat
01:18:32on y revient
01:18:32dans quelques instants
01:18:33avec nos deux invités
01:18:34avec nos deux experts
01:18:35vous écoutent avec attention
01:18:37je parle bien
01:18:37du symbole de la république
01:18:38parce qu'on parle
01:18:39de son sort
01:18:40est-ce qu'on va lui mettre
01:18:40une couronne sur la tête
01:18:41on pourrait d'ailleurs
01:18:42trouver une Marianne
01:18:43on parle de roi
01:18:44ça peut être une reine
01:18:44bien sûr
01:18:45il y a des femmes
01:18:46formidables aujourd'hui
01:18:47qui pourraient être des reines
01:18:48je suis sûr d'ailleurs
01:18:48que Philippe Viguier
01:18:51déplace
01:18:53si vous aviez précisé
01:18:56que ça peut être aussi
01:18:56une femme
01:18:57peut-être que votre projet
01:18:58serait mieux accepté
01:18:59je crois que c'est
01:19:00il parle d'opinion
01:19:01oui
01:19:01bien sûr
01:19:02alors bon
01:19:03votre livre passe
01:19:04évidemment il va
01:19:05beaucoup de choses
01:19:05les privilèges
01:19:06l'hérédité
01:19:07la stabilité institutionnelle
01:19:09on en a parlé
01:19:09la grandeur de la France
01:19:10parce qu'elle est préservée
01:19:11je voudrais qu'on vienne
01:19:12sur la laïcité
01:19:13et la culture
01:19:14il y a le décorum
01:19:15qui quand même
01:19:16aujourd'hui est important
01:19:17on a dit
01:19:17qu'il y avait
01:19:17dans le décorum
01:19:19et dans les fastes
01:19:20de la république
01:19:22quelque chose
01:19:22qui avait une connotation
01:19:23monarchique
01:19:24Philippe Viguier
01:19:25déplace
01:19:25je voudrais vous poser
01:19:26une petite question
01:19:27page 36
01:19:28je trouve
01:19:29à propos de Félix Fort
01:19:31Félix Fort
01:19:32pour qui la pompe
01:19:33passe avant tout
01:19:34offre 7 grands dîners
01:19:36ainsi que 2 balles
01:19:37pour lesquelles sont lancées
01:19:38cette pile d'invitation
01:19:38Félix Fort
01:19:39pour qui la pompe
01:19:40passe avant tout
01:19:41ou est-ce qu'il y a
01:19:41un petit clin d'oeil
01:19:43coquin
01:19:44ou vous l'avez fait
01:19:45sans vous rendre compte
01:19:45il voulait test
01:19:46à César
01:19:46il mourut pompé
01:19:47voilà
01:19:47je rappelle
01:19:48c'est le seul président
01:19:50de la république
01:19:50qui a voulu imposer
01:19:51c'est assez drôle
01:19:52un uniforme
01:19:53de président de la république
01:19:54et il en a présenté
01:19:56le dessin
01:19:57au conseil des ministres
01:19:58qui est effaré
01:19:58lui a dit
01:20:00il en est tout à fait
01:20:01hors de question
01:20:02le président de la république
01:20:03aura un
01:20:04aura un uniforme
01:20:05civil
01:20:06il avait même
01:20:07des uniformes
01:20:07c'était un président
01:20:08qui était très élégant
01:20:09des uniformes pour la chasse
01:20:10il ne répond pas à ma question
01:20:12je parle de la pompe
01:20:13parce que
01:20:14je ne veux pas rentrer
01:20:16dans une polémique
01:20:18qui éloignerait
01:20:19de mon propos
01:20:20des personnes
01:20:23qui pourraient
01:20:23y être intéressées
01:20:25j'ai mis d'abord
01:20:26la chanson du Vergalan
01:20:27les rois avaient
01:20:29une libido
01:20:30très forte
01:20:30un sex-appeal formidable
01:20:32les président de la république
01:20:32on en a connus quelques-uns
01:20:33je ne vais pas le citer
01:20:34donc il y avait aussi
01:20:34un talent séducteur
01:20:36et Félix Port
01:20:37recevait sa petite amie
01:20:38sa compagne à l'Elysée
01:20:39épectase
01:20:41c'est-à-dire
01:20:41crise cardiaque
01:20:42au moment de l'acte sexuel
01:20:43il meurt
01:20:44le commissaire de police
01:20:45arrive tout de suite
01:20:46l'anecdote est resté célèbre
01:20:47et il dit
01:20:47est-ce que le président
01:20:48a toujours sa connaissance
01:20:49et le concierge répond
01:20:50non
01:20:50elle est passée
01:20:51par la porte de derrière
01:20:52et Georges Clémenceau dit
01:20:53il se prenait César
01:20:54et il a fini
01:20:55il a fini
01:20:56on a compris
01:20:56on a compris la lésion
01:20:57donc voilà
01:20:58il y avait quand même
01:20:59des présidents de la république
01:21:00qui sous la troisième
01:21:02et la république
01:21:02troisième et troisième
01:21:04avec le sens
01:21:05d'indiquer
01:21:06au-delà de l'anecdote
01:21:07ce qui fait la force d'un roi
01:21:11c'est pas l'uniforme
01:21:13un roi paraît
01:21:15c'est d'ailleurs étonnant
01:21:16parce que
01:21:17quand vous allez dans un pays
01:21:18où il y a une monarchie
01:21:20quand le roi paraît
01:21:21ou la reine paraît
01:21:23immédiatement
01:21:25il y a un silence
01:21:26qui s'impose
01:21:26moi-même
01:21:27j'avais été invité
01:21:29à une réception
01:21:30à l'ambassade
01:21:30de Grande-Bretagne
01:21:32à Paris
01:21:32et Diana
01:21:34qui rentre
01:21:35à l'époque
01:21:37qui rentre
01:21:37dans le salon
01:21:38tout le monde se tait
01:21:40c'est instinctif
01:21:41c'est instinctif
01:21:42or le président
01:21:43de la république
01:21:44vous savez
01:21:45récemment
01:21:46j'ai vu
01:21:46Macron
01:21:47le président Macron
01:21:48pardon
01:21:49aller dans une école
01:21:50tout le monde
01:21:51restait assis
01:21:52quand la reine Elisabeth
01:21:54rentrait dans un centre
01:21:55d'apprentissage
01:21:56tout le monde
01:21:57se levait
01:21:58quand le roi
01:21:59Philippe d'Espagne
01:22:00qui est pourtant un jeune roi
01:22:02qui a une cinquantaine d'années
01:22:05rentre dans un
01:22:06rentre dans un
01:22:07dans un centre
01:22:08où il y a des jeunes
01:22:09tout le monde
01:22:10tout le monde
01:22:11se lève
01:22:12c'est instinctif
01:22:13donc en fait
01:22:14la pompe
01:22:14finalement
01:22:15ça c'est une
01:22:16c'est vraiment
01:22:17à travers républicains
01:22:19les républicains
01:22:20sont persuadés
01:22:20que
01:22:21de faire de la pompe
01:22:23ça les rendra plus monarchistes
01:22:24quand le général de Gaulle
01:22:25rentrait quelque part
01:22:26oui mais écoutez
01:22:28vous savez
01:22:28après je veux bien
01:22:29que
01:22:29ça fait quasiment
01:22:32une heure
01:22:32qu'on est ensemble
01:22:33que ce soit
01:22:34Paul Melin ou vous
01:22:35vous n'avez
01:22:36comme référence
01:22:37que le général de Gaulle
01:22:38non mais c'est dire
01:22:39quand même
01:22:40c'est dire quand même
01:22:41non et Raymond Poincaré
01:22:42a eu une prestance formidable
01:22:43oui mais c'est dire quand même
01:22:44la détresse
01:22:45des institutions républicaines
01:22:47que systématiquement
01:22:48et Paul Melin
01:22:49c'est son travers
01:22:50permanent
01:22:50dans ce livre
01:22:51de faire référence
01:22:52au général de Gaulle
01:22:53qui est mort en 1971
01:22:54je vous le rappelle
01:22:55ils ne sont qu'un citoyen
01:22:56je vous rappelle
01:22:57que le mon ministre
01:22:57venait le serviteur
01:22:58depuis 1971
01:23:00il n'y a pas eu
01:23:01un président de la république
01:23:03qui a été finalement
01:23:04à la hauteur
01:23:05d'une fonction
01:23:06de manière incontestable
01:23:07oui mais cher Philippe
01:23:09c'est la même chose
01:23:10avec les monarques
01:23:10vous prenez
01:23:11le prince Charles
01:23:13le roi Charles
01:23:14il y a eu quelques tarés
01:23:14il y a eu quelques tarés
01:23:15dans les monarques
01:23:16j'en cite quelques-uns
01:23:17est-ce que je peux finir
01:23:18ma phrase cher Philippe
01:23:19j'en cite quelques-uns
01:23:20dans le livre
01:23:21il y a
01:23:22vous savez
01:23:23derrière la personnalité
01:23:24des uns et des autres
01:23:25moi tous les gens
01:23:26que j'ai rencontrés
01:23:27qui ont rencontré
01:23:28eux-mêmes François Mitterrand
01:23:29me disent précisément
01:23:30quand François Mitterrand
01:23:31rentrait dans une pièce
01:23:32je termine Philippe
01:23:33vous pimenter
01:23:34à la roche solutrée
01:23:35que ce soit
01:23:36Jacques Lang
01:23:37Jacques Attali
01:23:38Roger Hanin
01:23:39et tous les gens
01:23:39de la Mitterrandie
01:23:40ont suivi le roi Mitterrand
01:23:42alors qu'il avait juste un chapeau
01:23:44ça n'empêchait pas
01:23:44d'être sifflé
01:23:45ça n'empêchait pas
01:23:46d'être sifflé
01:23:47il y a beaucoup de monarques
01:23:48qui sont sifflés aussi
01:23:48c'est sûr que
01:23:51casse-toi pauvre con
01:23:52et le président normal
01:23:53ça n'est pas de problème
01:23:53et voilà
01:23:54donc je crois vraiment
01:23:55que vous savez
01:23:56il ne faut pas se focaliser
01:23:58ni sur les régimes
01:23:59ni sur les couronnes
01:24:00ni sur les diadèmes
01:24:01ni sur les cravates
01:24:01il faut se focaliser
01:24:03sur la façon
01:24:04dont l'époque évolue
01:24:05et je crois que
01:24:06l'époque a évolué
01:24:07et que malheureusement
01:24:08dans tous les secteurs
01:24:09mais des chefs d'entreprise
01:24:10vous le diront
01:24:11des acteurs de cinéma
01:24:13des journalistes
01:24:14un médecin
01:24:15par rapport à ses patients
01:24:16le nombre de gens
01:24:17qui appellent leur médecin docteur
01:24:18ça a baissé
01:24:19maintenant on va presque
01:24:20le tutoyer
01:24:21lui mettre une claque
01:24:21dans le dos
01:24:21c'est l'époque
01:24:22c'est l'époque qui évolue
01:24:24en général
01:24:25et on aura beau remettre
01:24:26un monarque
01:24:27à la tête de l'état
01:24:28la roue de l'histoire
01:24:29est en marche
01:24:29et la roue de l'histoire
01:24:30est à la désacralisation
01:24:31pas du tout
01:24:32juste là-dessus
01:24:34pas du tout
01:24:34parce que dans
01:24:35toutes les monarchies
01:24:35on appelle toujours
01:24:37une reine madame
01:24:38et un roi cire
01:24:39dans toutes les monarchies
01:24:40mais elles ont les mêmes
01:24:41problèmes que nous
01:24:42ces monarchies
01:24:42regardez les comptes Instagram
01:24:45du roi d'Espagne
01:24:47ou du roi des Belges
01:24:47il fait des selfies
01:24:49mais on lui dit cire
01:24:50on dit toujours
01:24:51monsieur le président
01:24:51au président
01:24:52et quand il rentre
01:24:52dans la salle des fêtes
01:24:53de l'Elysée
01:24:53lui-ci il dit
01:24:54monsieur le président
01:24:55de la République
01:24:56c'est comme si le roi
01:24:57rentrait
01:24:57je vous pose une question
01:24:58il ne nous reste que
01:24:59deux minutes et demie
01:25:00mais je pense que vous aurez
01:25:01l'occasion de revenir
01:25:02parce que c'est pas terminé
01:25:03ce débat sur la monarchie
01:25:04de la République
01:25:05c'est pas terminé
01:25:05la laïcité
01:25:06qui est une vaine républicaine
01:25:07fondamentale
01:25:08pour moi
01:25:09elle n'est que républicaine
01:25:10Philippe Villiers-Déplace
01:25:11vous avez l'air de dire
01:25:12non
01:25:12une monarchie
01:25:13même si
01:25:14alors il n'est plus
01:25:15de droit divin
01:25:15on est d'accord
01:25:15il est de droit souverain
01:25:16une monarchie peut respecter
01:25:18la laïcité
01:25:19bien entendu
01:25:19parce qu'elle fait la différence
01:25:21entre
01:25:22l'appartenance
01:25:23d'un souverain
01:25:24à une tradition
01:25:25spirituelle
01:25:26et
01:25:27la liberté
01:25:28d'un peuple
01:25:29de la choisir
01:25:30et c'est à ce point vrai
01:25:32que par exemple
01:25:33en Espagne
01:25:33du temps de Juan Carlos
01:25:35de la première constitution
01:25:37de Juan Carlos
01:25:37les ministres
01:25:38juraient
01:25:40à genoux
01:25:41sur un crucifix
01:25:42et le roi
01:25:44prêtait serment
01:25:45la main sur la Bible
01:25:46et
01:25:47le roi actuel
01:25:49Felipe
01:25:50deuxième roi
01:25:51de la restauration
01:25:53espagnole
01:25:53a prêté serment
01:25:55sur la constitution
01:25:56et non pas sur la Bible
01:25:57preuve que
01:25:58sans aucun drame
01:26:00sans aucun psychodrame
01:26:02comme on en a en France
01:26:03un roi peut rentrer
01:26:04dans une église
01:26:05sans que ça remette
01:26:06en cause
01:26:08la laïcité
01:26:09Philippe
01:26:10pardon
01:26:10Paul Melun
01:26:11est-ce que la laïcité
01:26:12peut être autre chose
01:26:13que républicaine ?
01:26:14La laïcité
01:26:15c'est un concept
01:26:15c'est une notion
01:26:16qui est parfaitement républicaine
01:26:18en 1905
01:26:18on est sous la troisième république
01:26:20la laïcité
01:26:22a été préparée
01:26:23j'ai envie de vous dire
01:26:24dans l'histoire
01:26:24par les philosophes des Lumières
01:26:26par l'humanisme
01:26:27par la redécouverte
01:26:28des textes anciens
01:26:29toute la philosophie occidentale
01:26:30repose depuis presque
01:26:32Héraclite
01:26:33sur l'idée
01:26:34selon laquelle
01:26:35il faut se débarrasser
01:26:37des mythes
01:26:37et des dieux
01:26:38pour être libre
01:26:39et je crois qu'il y a
01:26:40dans la république
01:26:42une sorte d'aboutissement
01:26:43à cette promesse
01:26:44de la philosophie occidentale
01:26:45et on n'a pas attendu
01:26:47ni un monarque
01:26:48ni un représentant
01:26:49du clergé
01:26:50pour adopter
01:26:51la laïcité
01:26:52comme un modèle
01:26:52unique et singulier
01:26:54dans le monde
01:26:55on ne peut même pas faire
01:26:55une crèche
01:26:56dans une mairie
01:26:56sans finir
01:26:57dans un tribunal
01:26:59vous viendrez
01:27:01en parler
01:27:02alors
01:27:03vive Henri IV
01:27:04qui fut un grand roi
01:27:05au nom de l'histoire
01:27:06nous saluons la monarchie
01:27:08et puis pour l'instant
01:27:08vive la république
01:27:09dans l'espoir d'avoir
01:27:10vraiment désormais
01:27:11des présidents de la république
01:27:12qui soient dignes
01:27:13des grandeurs de la France
01:27:14pour l'instant
01:27:14nous allons retrouver
01:27:15notre reine à nous
01:27:16qui s'appelle Brigitte Laé
01:27:17reine de super 8
01:27:18reine à vie
01:27:19et nos majestés
01:27:20je vous laisse la parole
01:27:21dans quelques secondes
01:27:22pour l'instant
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