- il y a 3 mois
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##LA_FRANCE_DANS_TOUS_SES_ETATS-2025-10-21##
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NewsTranscription
00:00:00Midi 14h, Sud Radio, la France dans tous ses états.
00:00:05Ah vous êtes de bonne humeur ce matin.
00:00:08La signature de l'accord du Mercosur, c'est la fin de l'élevage français européen.
00:00:11La fin, c'est terminé.
00:00:12A un moment donné, il faut faire péter la coquette minute,
00:00:14parce que sinon, les agriculteurs ne vont pas s'en relever.
00:00:16Cinq minutes de presque soleil au milieu d'un océan de gris.
00:00:19On n'est plus, enfin, compétitifs.
00:00:22On travaille à 10 euros de l'heure, eux, ils sont à 1 euro de l'heure.
00:00:24Si cette boulangerie disparaît, déjà, c'est 10 salariés qui se retrouvent à la rue.
00:00:28Une anse de ciel bleu au milieu de la noirceur, alors là, on est de bonne humeur.
00:00:32Aujourd'hui, tel que l'accord est en train d'être négocié avec le Mercosur, la France s'y oppose.
00:00:36Nos agriculteurs n'arrivent plus à vivre dignement de leur travail.
00:00:38Oui, que ça va venir, vous croyez qu'à le printemps, il y aura peut-être même un jour l'été.
00:00:41Demain, si on a 40% en moins, je ne sais pas ce qu'on va faire du reste.
00:00:45Ne vous inquiétez pas, ça va bien se passer.
00:00:49Alors la France, elle est dans un drôle d'état, dans un triste état aujourd'hui,
00:00:54à commencer par nos agriculteurs.
00:00:55Le pouvoir veut-il la mort de nos paysannes et de nos paysans ?
00:01:00Nous verrons la détresse des éleveurs dont les troupeaux ne peuvent pas revenir à l'étable.
00:01:05Nicolas Sarkozy va-t-il ourdir une vengeance politique depuis sa prison ?
00:01:10C'est l'homme plein de ressources, plein d'énergie.
00:01:12Je pense qu'il vit très mal cette situation.
00:01:15Et il ne serait pas étonnant qu'il prévoie une surprise pour sa sortie.
00:01:20Michel-Edouard Leclerc fait appel aux consommateurs.
00:01:26Consommons davantage pour sauver la France.
00:01:28Est-ce vraiment une bonne solution ?
00:01:31A Bobigny, ça s'appelle Bobigny le mafieux maintenant, la commune s'est changé de nom.
00:01:35Voilà, il y a des gentils fonctionnaires qui font du trafic avec des titres de séjour.
00:01:38Et puis nous aurons la visite de Thibaut de Montbrial avec qui nous allons savoir si nous pouvons éviter une guerre civile qui se préparait en France face à la démission de l'État,
00:01:56la montée de la violence, enfin voilà, l'irresponsabilité des pouvoirs publics et la cécité quelque part de la société et de certains médias face à un danger qui est en train de s'organiser de façon extrêmement menaçante.
00:02:11Voilà quel est le menu d'aujourd'hui.
00:02:14Sud Radio, la France dans tous ses états, l'humeur de Péricault.
00:02:18Alors, nous avions le lever du roi, vous vous souvenez à Versailles avec les courtisans qui venaient voir sa majesté qui se levait, qui disait sa toilette ?
00:02:29Nous avons maintenant l'embastillement de l'ex-président de la République qui ouvre sur un cérémonial extraordinaire, étrange cérémonial,
00:02:38qui accompagne l'incarcération de Nicolas Sarkozy à la prison de la santé, manifestation organisée par ses fils.
00:02:44Bon, c'est un geste effectivement filial, c'est un geste d'affection avec des gens qui se réunissent au moment où le président de la République s'en va,
00:02:51en proclamant leur admiration pour l'ancien président.
00:02:55Réception du futur reclus à l'Élysée, le président de la République en titre reçoit son prédécesseur pour lui dire certainement qu'il compatit,
00:03:05qu'il est avec lui par la pensée.
00:03:08Et puis visite annoncée du garde des Sceaux, M. Gérald Darmanin, au détenu, dans sa cellule ou en prison,
00:03:14pour s'assurer que ses conditions de détention sont correctes.
00:03:18J'espère que M. Gérald Darmanin ne va pas vérifier toutes les conditions de détention des prisonniers français.
00:03:24Alors moi je vous dis liberté, fraternité.
00:03:27Alors pour l'égalité, je pense qu'on se contentera d'un petit morceau de violon.
00:03:31La dermatose, c'est le mot qui inquiète les éleveurs de bovins depuis cet été.
00:03:35Près de 2000 bêtes ont été abattues depuis juin en raison de la propagation de la dermatose nodulaire contagieuse,
00:03:41une maladie qui touche exclusivement les bovins.
00:03:44Et pour lutter contre la propagation du virus, le gouvernement a décidé de suspendre temporairement
00:03:49les exportations d'animaux vivant à l'étranger.
00:03:51Un énième coup dur pour les éleveurs.
00:03:53On en parle avec nos deux invités, le porte-parole de la coordination rurale Patrick Legras
00:03:57et l'éleveuse du Cantal, Charlotte Sala. Bonjour.
00:03:59Bonjour Patrick Legras, bonjour Charlotte Sala.
00:04:02La DNC, dermatose nodulaire contagieuse.
00:04:07Principe de précaution comme d'habitude.
00:04:09Voilà, on n'en est pas encore, je ne sais pas, à l'abattage des troupeaux comme ça s'est vu pour d'autres maladies.
00:04:15C'est terrible parce que, et ça a été des millions de volatiles,
00:04:18on sait que la viande est consommable.
00:04:21Principe de précaution absolue, le pouvoir politique ne veut rien entendre.
00:04:24Et là vous avez des bêtes.
00:04:25Pour les uns en alpage puisque la maladie est partie des Alpes de la Savoie,
00:04:28pour les autres en estive dans le massif central.
00:04:30On ne peut pas rentrer les bêtes, on est déjà presque à la fin octobre.
00:04:34C'est le moment de la rentrée.
00:04:37Patrick Legras, vous êtes agriculteur, porte-parole de la coordination rurale.
00:04:41Est-ce que vous sentez la détresse de vos adhérents et des éleveurs bovins français monter ?
00:04:46Alors tout de suite, on va changer de registre par rapport à tout ce qu'on a pu dire depuis des mois.
00:04:51Évidemment que nos agriculteurs et les éleveurs sont catastrophés.
00:04:55Pourquoi ? Parce qu'en fait, il faut reposer le problème.
00:04:57Pourquoi ? Parce qu'on a en face de nous des gens qui n'écoutent pas.
00:05:01Je vais vous prendre un seul exemple.
00:05:03Lorsque la maladie est arrivée, la coordination rurale voulait créer un test de fait
00:05:08avec un troupeau expérimental pour voir comment évoluaient les maladies,
00:05:13comment il n'y a rien à faire.
00:05:15On a des gens en face de nous, butés, qui sont sûrs de leurs décisions,
00:05:21qui dramatiquement ne maîtrisent pas le monde agricole ni le monde vétérinaire.
00:05:26Donc c'est ça le drame.
00:05:26C'est que ça fait, depuis le mois de juin, on nous a dit que ça allait s'améliorer.
00:05:30Je peux même vous dire que Mme Genevard, il y a dix jours avant que ça revienne dans le sud-ouest,
00:05:35a dit que ça y est, la maladie était maîtrisée et qu'enfin on allait sortir du gouffre.
00:05:41Et bien c'est ça le problème.
00:05:42C'est qu'on a des gens qui n'écoutent pas.
00:05:44Alors qui sont-ils précisément ?
00:05:46Ce sont des fonctionnaires, ce sont des scientifiques, ce sont des responsables administratifs ?
00:05:52Je vais vous dire une chose très simple, et ça vous pouvez le vérifier en tant que médias.
00:05:55On a même des vétérinaires qui ont dit que le protocole n'était pas bon.
00:05:59Ils ont été, on ne va pas dire réprimandés, c'est pire que ça.
00:06:03On leur a dit que s'ils continuaient à répondre à cette information, ils ne pourraient plus exercer leur métier.
00:06:09Donc le problème aujourd'hui, voilà, c'est ça le drame, c'est qu'on a en face de nous des gens obtus, qui n'écoutent pas,
00:06:16et là évidemment que là ça devient, il y a un développement qui est logique.
00:06:19Pourquoi il est logique ? Parce qu'on sait que le vaccin est efficace qu'à 90-95%,
00:06:24il y a toujours des vêtres qui vont passer à travers.
00:06:26Et aujourd'hui, évidemment, devant la crainte de l'Europe qui peut mettre la France sous cloche,
00:06:30devant plein de craintes, et bien alors là, là c'est le petit soldat, donc là c'est la panique.
00:06:34Donc c'est la panique, on prend des décisions du matin pour l'après-midi.
00:06:38La ministre de l'Agriculture, Annie Gennevar, elle fait ce que des autorités compétentes lui disent de faire.
00:06:43Je pense qu'elle n'est pas vétéritaire elle-même.
00:06:45Qui sont ceux qui prennent la décision ?
00:06:47C'est au niveau du ministère de l'Agriculture plus précisément, ou à d'autres instances ?
00:06:51Ou c'est vraiment le ministère de l'Agriculture qui est en cause, là, dans vos accusations ?
00:06:54Je vais vous dire que c'est tellement complexe.
00:06:56Il y a tellement de personnes qu'il faut leur demander.
00:06:58Voilà.
00:06:59Oui.
00:07:00Enfin c'est elle qui prend la décision au niveau politique, bien sûr.
00:07:02Mais on lui a recommandé, il y a des gens qui, à titre scientifique ou sanitaire,
00:07:07ont dit qu'il faut confiner.
00:07:09Alors, il ne faut confiner pas dans un local, c'est que là on ne peut pas rentrer les troupeaux.
00:07:13Vous pensez qu'il va y avoir un...
00:07:15Qu'est-ce qu'ils vous ont dit ?
00:07:16Que ça allait se débloquer ?
00:07:17Qu'il y a une étude qui est faite de façon à pouvoir évoluer plus rapidement ?
00:07:21Ou vous n'avez pas de réponse ?
00:07:22Aujourd'hui, il y a une décision de l'Europe qui va arriver.
00:07:25Donc comme tout petit bon soldat, la France va suivre la préconisation de ce qu'a décidé l'Europe.
00:07:30Ah, parce que c'est à Bruxelles qu'on décide si un troupeau...
00:07:32C'est à Bruxelles qu'on décide si un troupeau qui est en Savoie ou dans le Cantal doit rentrer à l'étable.
00:07:36Tout à fait.
00:07:37Tout à fait.
00:07:38Bon, et bien écoutez.
00:07:39Charlotte Salah, vous êtes à l'antenne ?
00:07:43Oui, je suis là, bonjour.
00:07:44Bonjour Charlotte, vous êtes éleveur à Cussac, dans le Cantal, un merveilleux endroit.
00:07:50Vous avez des vaches salers en élevage fermier, elles sont nourries à la ferme avec le foin du domaine.
00:07:56Vous faites des salers, ce fromage, salers tradition qui correspond, vous avez vos traditions salas.
00:08:03Vous êtes vraiment dans la quintessence de l'agriculture de qualité, vous êtes jeune, vous êtes courageuse.
00:08:07Vous avez repris une exploitation familiale.
00:08:09Là, vous avez combien de bêtes en estive ? Je rappelle ce que c'est l'estive.
00:08:13L'été, à la belle saison, les vaches sortent de la prairie autour de la ferme et vont en altitude pour brouter, pour ruminer une herbe qui est meilleure.
00:08:21Maintenant, c'est la saison, il faut les ramener.
00:08:22Où est-ce qu'elles sont actuellement ?
00:08:25Aujourd'hui, on a encore des bêtes dans les estives, il y en a à peu près 80.
00:08:29On en a réussi à en descendre hier, 40.
00:08:35Ils nous autorisent encore à descendre les bêtes des estives en estive privée.
00:08:40Mais le problème est qu'aujourd'hui, on ne sait pas où on va, on n'a aucune visibilité.
00:08:44On se demande qu'est-ce qu'on va dire à nos fournisseurs, comment on va payer nos factures si on nous interdit d'exporter nos broutards.
00:08:53Parce que chez nous, dans le Cantal, c'est quand même une grosse majorité des agriculteurs.
00:08:56Les broutards, ce sont les jeunes veaux qui partent à la boucherie, on est d'accord.
00:08:59Voilà, tout à fait.
00:09:00Et ces bêtes-là, aujourd'hui, sont bloquées et c'est dramatique.
00:09:03Et aujourd'hui, on tue des animaux qui sont sains, qui peuvent être mangés.
00:09:08Aujourd'hui, on euthanasie, il y a eu, je crois, entre 2 et 3 000 bovins euthanasiés.
00:09:13La majorité était consommable, on n'a rien consommé, on a déjà des métiers compliqués,
00:09:19on n'élève pas des bêtes pour se faire euthanasier devant nos étables et se faire charger dans des camions d'écarissage.
00:09:24C'est toujours pareil, on a encore une fois de plus, on voit qu'on est gouverné par des gens qui sont complètement déconnectés du terrain,
00:09:30déconnectés de la réalité, et nous, derrière, on en paye les frais et les conséquences.
00:09:34Donc là, au bout d'un moment, ça devient plus que dramatique.
00:09:38Là, vous êtes vraiment angoissé parce que c'est votre élevage qui est mis en cause carrément ou non ?
00:09:45Non, non, ce n'est pas mon élevage spécialement, mais c'est les élevages français en général.
00:09:48Non, mais je parle de vous, vous êtes en danger ou non, personnellement, pour votre élevage ?
00:09:51Moi, si la DNC, demain, arrive chez moi et qu'on me euthanasie mon troupeau,
00:09:55il est clair qu'à 40 ans, je ne m'en relèverai pas,
00:09:57et il est clair que je serai obligée d'aller faire autre chose,
00:09:59et il est clair que je ne pourrai jamais remonter la structure que j'ai aujourd'hui,
00:10:01faire du fromage avec des vaches salaires,
00:10:03je perds toute ma génétique, je perds le travail de mes parents, de mes grands-parents, etc.
00:10:07Donc il est clair que, structure comme la mienne, on ne s'en relèvera pas.
00:10:10Vous m'avez expliqué que vous ne pourriez pas retrouver,
00:10:12et ça arrive souvent quand on abat le troupeau,
00:10:14il y a une telle raréfaction aujourd'hui du chiep tel bovin sur le territoire français
00:10:18que lorsqu'il y a un abattage et qu'on veut renouveler son élevage,
00:10:20on ne trouve pas les bêtes, c'est bien ça ?
00:10:22Non, on ne trouve plus les bêtes qu'on a,
00:10:24ou qui ont des valeurs génétiques aujourd'hui,
00:10:26qui ont du lait, qui ont...
00:10:28Moi, typiquement, en salaire traite,
00:10:30demain, si ça m'arrive, c'est terminé pour moi,
00:10:33je ne pourrai jamais retrouver le chiep tel que j'ai aujourd'hui.
00:10:35Parce qu'on est très peu à le faire,
00:10:37et c'est pareil pour les gens qui...
00:10:39Pour les laitières en général, je veux dire,
00:10:41c'est des races à petit effectif,
00:10:43on tue des gens, on tue des races,
00:10:45vous voyez, on tue des structures.
00:10:46Ah non, mais c'est un morceau...
00:10:48Au-delà d'euthanasier, on euthanasie quand même,
00:10:50on jette de la viande qui est consommable,
00:10:52on marche sur la tête.
00:10:53Alors, je vais poser la question à Patrick Legrain, justement,
00:10:55mais là, Charlotte Sala, vous me faites penser,
00:10:57c'est un morceau du patrimoine français qui disparaîtrait
00:11:00avec la fin de votre élevage.
00:11:01On s'insurge quand on vole des bijoux,
00:11:03et c'est normal, des bijoux royaux, des bijoux historiques.
00:11:05Un troupeau de vaches salers dans le Cantal,
00:11:08aujourd'hui, qui fait des fromages au lait cru,
00:11:10c'est un patrimoine de la culture française qui disparaît.
00:11:12Patrick Legrain, la viande n'est pas...
00:11:14La viande est consommable,
00:11:16selon ce que m'explique Charlotte Sala.
00:11:18Est-ce qu'on peut expliquer au pouvoir public
00:11:20qu'on peut quand même consommer la viande ?
00:11:22La viande est consommable,
00:11:23la maladie n'est pas transmissible à l'homme.
00:11:27Évidemment, les vêtres qui seraient malades,
00:11:29évidemment, on les met de côté.
00:11:30Bien sûr.
00:11:31Et pour une ou deux bêtes qui sont malades,
00:11:33on aborde 80, 100, 120, 150.
00:11:37Là, on a un troupeau qui est en frontière avec l'Espagne,
00:11:40il y a 800 bêtes.
00:11:41Donc, on va abattre les 800 bêtes.
00:11:43Non, mais vous vous rendez compte ?
00:11:44Alors, ce qui est énervant,
00:11:45c'est que, souvenez-vous,
00:11:46ce qui a été dit quand même par le Conseil constitutionnel,
00:11:49il y a quelques semaines,
00:11:50je ne vais pas dire quelques mois,
00:11:51il y a trop de bêtes en France,
00:11:52il faut manger moins de viande.
00:11:54Et ça, derrière, vous avez l'application,
00:11:55alors, on va dire concours de circonstances.
00:11:58Et vous savez, en politique,
00:11:59j'ai appris que le concours de circonstances,
00:12:00il y a des moments, ça devient plus.
00:12:02Donc, nous, ce qu'on veut aujourd'hui,
00:12:03c'est une discussion,
00:12:05c'est prendre des décisions ensemble.
00:12:07Lorsqu'on l'a dit qu'il faut voir l'évolution
00:12:09d'un troupeau qui est à part
00:12:10pour voir s'il se soigne,
00:12:12si au lieu de tout abattre,
00:12:13de faire des tests,
00:12:15puisqu'on n'a pas tellement de recul,
00:12:16pourquoi nous dire non ?
00:12:17Pourquoi nous dire non ?
00:12:18C'est ça qui est énervant,
00:12:19c'est qu'on a en face de nous
00:12:20des gens obtus, fermés,
00:12:22où il n'y a aucune discussion.
00:12:23Et là, quand c'est la panique,
00:12:24alors là, évidemment,
00:12:25on n'a pas le choix, on n'a pas le choix.
00:12:26Bah oui, c'est comme le gars.
00:12:28Aujourd'hui, on est dans un système,
00:12:29aujourd'hui,
00:12:29où le gouvernement s'est mis
00:12:31dans une telle merde
00:12:32que, évidemment,
00:12:33on est obligé de prendre des décisions.
00:12:34Mais c'est parce que
00:12:34les décisions généralistes
00:12:37et ouvertes n'ont pas été prises
00:12:39au mois de juin,
00:12:39c'est-à-dire il y a quatre mois.
00:12:41Patrick Legras,
00:12:42la première qualité
00:12:43qui est spécialité,
00:12:45qui est excédentaire en France aujourd'hui,
00:12:46ce sont les décisionnaires
00:12:47qui ne sont pas compétents,
00:12:49qui obéissent à des normes
00:12:50qui ont été fixées
00:12:51en ignorance des réalités du terrain,
00:12:54avec des conditions de production
00:12:55qui, en général,
00:12:57favorisent toujours
00:12:58l'agro-industrie,
00:13:00la grande distribution,
00:13:02enfin, voilà,
00:13:02les usines Afrique
00:13:03et les paysannes
00:13:04et les paysans français
00:13:05qui triment,
00:13:06qui se donnent beaucoup de mal
00:13:08pour nous faire beaucoup de bien,
00:13:09courageux,
00:13:10on ne rendra jamais assez hommage
00:13:11à la paysannerie française
00:13:12qui commence à devenir une rareté.
00:13:14Charlotte Salin nous disait tout à l'heure
00:13:15« Je ne trouve plus de vaches
00:13:17pour renouveler le troupeau ».
00:13:18Bientôt, c'est des paysans
00:13:19qu'on ne trouvera plus
00:13:20sur le territoire français,
00:13:21pour nous nourrir.
00:13:22Je pense que la situation
00:13:23légitime votre colère
00:13:24et je suppose que vous n'êtes pas
00:13:25le seul à être en colère.
00:13:26Et si vous allez sur Twitter,
00:13:28vous regarderez ce qui a été dit
00:13:29hier soir par la ministre
00:13:30de la Vécure
00:13:31en disant que s'il y avait
00:13:32des gens qui résistaient,
00:13:34s'il y a des éleveurs
00:13:35qui ne se mettent pas à genoux
00:13:37devant les décisions,
00:13:38ça se passerait mal.
00:13:39Mais c'est quoi ce discours ?
00:13:41C'est quoi ce discours des gens
00:13:42qui sont complètement déconnectés
00:13:44de la réalité des éleveurs ?
00:13:45C'est incroyable,
00:13:46vous avez eu la dame avant,
00:13:47elle vous dit
00:13:47sa génétique,
00:13:48elle ne la repouvre pas.
00:13:49Et aujourd'hui,
00:13:50vous imaginez quelqu'un
00:13:51qui a la chance
00:13:51de ne pas avoir la maladie,
00:13:53vous pensez qu'il va vendre
00:13:53ses meilleures bêtes
00:13:54pour les vendre comme ça ?
00:13:56Non, il va vendre automatiquement
00:13:57ses moins bonnes.
00:13:58Donc on est en train
00:13:59de casser un système
00:14:00qui était déjà
00:14:01sur la corde raide
00:14:02et on est en train
00:14:03de le casser
00:14:03parce qu'on a des gens
00:14:04irresponsables au-dessus de lui.
00:14:06On est bien d'accord.
00:14:06C'est très ça.
00:14:08Charlotte Salard,
00:14:10parlez-moi un petit peu
00:14:11de votre élevage.
00:14:12En quoi ça consiste ?
00:14:13C'est de la vache Salaire,
00:14:14c'est cette belle vache rousse
00:14:15avec des cornes en lyre
00:14:16qui est dans les pâturages
00:14:17du Cantal au pied du...
00:14:18C'est une terre volcanique,
00:14:20c'est près de Saint-Flour.
00:14:21Vous récoltez le lait
00:14:22tous les jours.
00:14:22Je crois que la vache
00:14:23doit avoir son veau
00:14:24pour pouvoir donner son lait
00:14:26et ensuite vous élaborez
00:14:27vous-même
00:14:27dans votre laboratoire
00:14:29des fourmes
00:14:30du Salaire,
00:14:32c'est le nom du fromage,
00:14:34il a le droit
00:14:34d'un statut différent,
00:14:36d'artisanal fermier.
00:14:38Expliquez-moi ça.
00:14:38Oui, donc on trait des vaches Salaire
00:14:41avec lesquelles il faut leur veau
00:14:42pour qu'elles nous donnent leur lait.
00:14:44On fait du fromage
00:14:45du mois de mars
00:14:46au mois d'octobre
00:14:47car les vaches
00:14:47mangent uniquement de l'herbe
00:14:48et notre fromage
00:14:49s'appelle le Salat Tradition.
00:14:51On fabrique tout à la ferme,
00:14:52on affine tout à la ferme
00:14:53et on va en direct
00:14:54à des restaurants
00:14:55et des crèmeries.
00:14:57Pour situer,
00:14:58c'est du Cantal authentique,
00:14:59il y a l'appellation Cantal.
00:15:00Aujourd'hui,
00:15:01on peut faire du Cantal
00:15:02avec du lait de vache Holstein
00:15:03en stabulation,
00:15:04nourri avec du maïs d'ensilage.
00:15:06Ça a le droit
00:15:06à l'appellation Cantal,
00:15:07ce qui est une aberration,
00:15:09mais vous,
00:15:10vous êtes dans le Cantal
00:15:10à l'ancienne.
00:15:12D'autres fois,
00:15:13l'élevage fermier,
00:15:14les salaires,
00:15:14ce qui se nourrissent de l'herbe
00:15:15avec du lait cru
00:15:16et vous transformez ça
00:15:17à la ferme.
00:15:18Oui, voilà,
00:15:19on n'a plus.
00:15:19Aujourd'hui,
00:15:19on est sorti de l'appellation,
00:15:20ça va faire bientôt
00:15:21pas loin de 10 ans
00:15:22et c'est pour ça
00:15:23qu'on a déposé notre marque
00:15:24parce qu'il fallait bien
00:15:24qu'on trouve un nom
00:15:25à notre fromage
00:15:26donc c'est le Salat Tradition
00:15:27et voilà,
00:15:29et aujourd'hui,
00:15:29oui,
00:15:29je fais le fromage
00:15:30que faisait mon grand-père
00:15:31exactement pareil.
00:15:32Bon,
00:15:32et bien écoutez,
00:15:33le Salat Tradition.
00:15:35Charlotte Salat,
00:15:35merci.
00:15:36Patrick Legras,
00:15:37merci.
00:15:37Courage à vous deux.
00:15:39Sud Radio est à l'écoute
00:15:41de votre détresse
00:15:42et nous serons toujours
00:15:43là à présent
00:15:43pour vous accompagner
00:15:45dans le combat noble,
00:15:47loyal que vous menez
00:15:48pour sauver
00:15:48cette histoire de France,
00:15:50ce patrimoine français
00:15:50qui est l'agriculture
00:15:52et qui sont ses fromages.
00:15:53Vous restez avec nous
00:15:54parce qu'on va parler
00:15:55de M. Michel-Édouard Leclerc
00:15:57qui fait appel
00:15:58aux consommateurs.
00:16:01Sud Radio.
00:16:04Sud Radio,
00:16:05la France dans tous ses états,
00:16:07les perles du jour.
00:16:09Michel-Édouard Leclerc
00:16:10a déclaré hier
00:16:11qu'il fallait consommer
00:16:12à tout prix.
00:16:13On écoute,
00:16:14c'était sur France Info
00:16:15et Perico,
00:16:15quelque chose me dit
00:16:16que vous allez avoir
00:16:17envie de lui répondre.
00:16:18Vous voyez,
00:16:18c'est difficile pour moi,
00:16:20distributeur,
00:16:20de plaider pour la consommation
00:16:22parce qu'il y a toujours
00:16:23des cons pour dire
00:16:23que je ne plaide
00:16:24que pour mes intérêts
00:16:25capitalistiques,
00:16:26je suis marchand,
00:16:27un marchand en France,
00:16:28un voleur,
00:16:29machin,
00:16:29tout.
00:16:29Bon,
00:16:29mais dans la réalité,
00:16:30la consommation,
00:16:31c'est ce qui tire la croissance
00:16:32aujourd'hui en France.
00:16:34Mais qu'en termes galants,
00:16:35ces choses-là sont dites.
00:16:36Michel-Édouard Leclerc
00:16:37a bien raison
00:16:38de défendre sa boutique
00:16:39et la consommation.
00:16:40Oui,
00:16:41la relance par la consommation,
00:16:42c'était le leitmotiv
00:16:44de la gauche en 1981.
00:16:46C'est en reconsommant
00:16:46que l'on va relancer l'économie.
00:16:48Mais en consommant quoi ?
00:16:49Quand on fait le bilan
00:16:50de cette forme de consommation
00:16:51que défend Michel-Édouard Leclerc,
00:16:53il y a certainement
00:16:54des produits tout à fait respectables
00:16:55dans l'offre
00:16:56que propose
00:16:57la grande distribution française,
00:16:58mais il y a aussi
00:16:59des milliards de tonnes
00:17:00et des milliards d'euros
00:17:01de produits
00:17:02qui ont ruiné notre industrie,
00:17:05qui ont détruit des emplois
00:17:06parce qu'ils ont été importés
00:17:08à bas prix
00:17:09de pays
00:17:10où ces produits
00:17:11sont élaborés
00:17:12dans des conditions
00:17:13absolument indignes.
00:17:15Ils font une concurrence déloyale
00:17:17à notre économie.
00:17:18On a détruit
00:17:20des industries de production
00:17:21en France,
00:17:22que ce soit dans le textile,
00:17:25dans toute activité,
00:17:26dans la IFI,
00:17:27pour les faire fabriquer
00:17:29à l'étranger,
00:17:30notamment dans le sud-est asiatique
00:17:32et nous importons
00:17:33aujourd'hui en France,
00:17:34nous consommons
00:17:35aujourd'hui en France
00:17:36des produits
00:17:37dont la fabrication
00:17:38ou l'élaboration
00:17:38sont interdites
00:17:39en Europe et en France.
00:17:41C'est ça que
00:17:41M. Michel-Édouard Leclerc
00:17:43appelle pour sauver
00:17:43l'économie française,
00:17:45c'est-à-dire donner
00:17:45quelques scies,
00:17:46des coups de scie de plus
00:17:47sur la branche
00:17:48sur laquelle on est assis,
00:17:49mais on a besoin de lui,
00:17:50on a besoin de l'agro-industrie,
00:17:52on a besoin
00:17:52des industriels français,
00:17:54on a besoin
00:17:55de l'agro-distribution,
00:17:56bien sûr,
00:17:56pour consommer des produits
00:17:57qui vont sauver
00:17:58l'économie française,
00:17:59mais des produits
00:18:00qui font du bien
00:18:00à notre économie,
00:18:01des produits qui participent
00:18:02au Made in France
00:18:03ou au Made Européen,
00:18:05au nom de la préférence communautaire,
00:18:07mais aller chercher
00:18:07à l'étranger
00:18:08au titre de la consommation
00:18:09qui ne va enrichir
00:18:10finalement que qui ?
00:18:11Que l'importateur
00:18:12et le distributeur.
00:18:14Mais le producteur français,
00:18:15le transformateur français,
00:18:17eh bien lui,
00:18:18il reste sur le carreau
00:18:19si on consomme
00:18:20n'importe quoi,
00:18:20n'importe comment.
00:18:21Alors,
00:18:21appel à la citoyenneté
00:18:23du consommateur,
00:18:24que le consommateur
00:18:25devienne un consomme-acteur,
00:18:27un citoyen consommateur
00:18:29et qu'on achète
00:18:30en responsabilité
00:18:30parce que lorsque
00:18:31l'on met la main
00:18:32sur un produit,
00:18:33eh bien on détermine
00:18:34l'avenir
00:18:35de notre pays,
00:18:36de notre famille,
00:18:37de notre santé,
00:18:38de notre planète.
00:18:39Voilà.
00:18:39Ayons un achat citoyen,
00:18:41un achat responsable
00:18:42et consommons en conscience
00:18:44en faisant attention
00:18:45à ce qu'on met
00:18:45dans notre assiette,
00:18:46dans quoi on roule,
00:18:47comment on s'habille
00:18:48et où est-ce qu'on va
00:18:48en voyage.
00:18:52Perico-président,
00:18:53si je peux me permettre.
00:18:54Ah ben écoutez,
00:18:55non, non,
00:18:56je suis très bien
00:18:56à ma place à Sud Radio
00:18:57et je crois que c'est
00:18:58beaucoup plus efficace
00:18:59que d'être président
00:18:59de la République.
00:19:01Alors on change
00:19:02totalement de sujet,
00:19:02Perico,
00:19:03on parle d'un trafic,
00:19:05d'un réseau de corruption
00:19:06même.
00:19:07C'est une histoire
00:19:07de fou furieux
00:19:08qui a duré des années
00:19:09et c'est le Parisien
00:19:10qui en parle.
00:19:11A l'origine de ce
00:19:12véritable business parallèle,
00:19:14un certain Rico,
00:19:15agent administratif,
00:19:1620 ans d'ancienneté
00:19:17à la préfecture
00:19:18de Seine-Saint-Denis.
00:19:19Il a été pris la main
00:19:20dans le sac
00:19:21après avoir été dénoncé
00:19:22par un renseignement anonyme.
00:19:24Début 2024,
00:19:24il est placé sur écoute
00:19:25par les enquêteurs
00:19:26de la Courneuve
00:19:27et que découvre-t-il ?
00:19:28Rico monnaie
00:19:29des informations confidentielles
00:19:31allant jusqu'à promettre
00:19:33des titres de séjour
00:19:34ou l'effacement
00:19:35d'antécédents judiciaires.
00:19:37En fait,
00:19:37il fait miroiter
00:19:38à ses interlocuteurs
00:19:39des services
00:19:39qu'il est incapable
00:19:40d'accorder.
00:19:41Il est appuyé
00:19:42d'un faux avocat
00:19:42qui facture
00:19:43jusqu'à 6 000 euros
00:19:45de conseils
00:19:45et de fausses démarches
00:19:46administratives.
00:19:47Bref,
00:19:47le business
00:19:48tourne plutôt bien.
00:19:49Alors,
00:19:50il y a quoi être sidéré
00:19:51parce que ce sont
00:19:52des pratiques
00:19:52qui ont toujours existé
00:19:53dans l'histoire,
00:19:55mais on connaissait
00:19:56ce genre de méthode
00:19:57dans des pays,
00:19:58allez,
00:19:59je suis très respectueux
00:20:00de la civilisation
00:20:01méditerranéenne,
00:20:01mais plutôt dans des pays
00:20:03méditerranéens
00:20:04à tradition mafieuse,
00:20:06de trafic d'influence,
00:20:07voilà,
00:20:08il y en a
00:20:08dans certains pays orientaux,
00:20:10on va dire
00:20:11que nos démocraties
00:20:12occidentales
00:20:13régulées
00:20:15par des codes,
00:20:16par des principes,
00:20:17par des valeurs
00:20:18échappaient
00:20:19à ce genre
00:20:20de pratiques
00:20:21parce que nos fonctionnaires
00:20:22sont des gens rigoureux,
00:20:24sont des gens
00:20:24pleins de moralité,
00:20:26pleins de conscience
00:20:26professionnelle,
00:20:28patriotes,
00:20:29et voilà,
00:20:29et nous avons là
00:20:30aujourd'hui
00:20:30des brebis galeuses
00:20:31à un poste
00:20:32évidemment très facile,
00:20:34on comprend
00:20:35que la corruption
00:20:35est facile,
00:20:36on échange
00:20:36des titres de séjour
00:20:37qui sont très réclamés,
00:20:38et puis on fait
00:20:39un trafic d'influence,
00:20:41vous savez,
00:20:41ça a commencé
00:20:42avec les indulgences
00:20:43de l'église,
00:20:44donc l'église
00:20:45distribuait des bons points
00:20:46pour le purgatoire,
00:20:47voyez virtuel,
00:20:48ça a provoqué
00:20:48la réforme,
00:20:49c'est ce qui a
00:20:49scandalisé les moines
00:20:50Luther et Calvin
00:20:52qui ont dit
00:20:52mais à ce moment-là
00:20:54cette église catholique
00:20:55est corrompue,
00:20:55et aujourd'hui
00:20:56nous avons au sein
00:20:56de la République française
00:20:57des gens
00:20:58qui dans des préfectures
00:20:59monnèillent des titres de séjour
00:21:01pour des gens
00:21:01qui sont en détresse,
00:21:02qui ont besoin de travailler,
00:21:03et on suppose ensuite
00:21:04si on va plus loin
00:21:05est-ce qu'on continue
00:21:07à monnayer
00:21:07et à racketter des gens
00:21:08parce qu'ils puissent
00:21:09continuer à être en France,
00:21:10est-ce qu'ils viennent
00:21:11tous les mois
00:21:11verser leurs contributions
00:21:14comme dans
00:21:15certains pays mafieux
00:21:16où si vous avez
00:21:17une activité économique
00:21:18ou une entreprise,
00:21:19et bien tous les mois
00:21:20vous payez à la mafia
00:21:20une petite rançon
00:21:21pour pouvoir continuer
00:21:22à travailler sans risque.
00:21:24Voilà, on en est en France
00:21:25aujourd'hui
00:21:25à la préfecture
00:21:26de Bobigny,
00:21:27Bobigny le mafieux.
00:21:29J'espère que l'État
00:21:30et que les services publics
00:21:31vont mettre de l'ordre
00:21:31et surtout qu'on va vérifier
00:21:33partout si ça se produit
00:21:34et que les sanctions
00:21:34seront exemplaires.
00:21:37Alors pour que nos auditeurs
00:21:38soient au courant
00:21:38et pour conclure,
00:21:39Péricault,
00:21:39une vingtaine d'agents
00:21:40de la préfecture
00:21:41de Seine-Saint-Denis
00:21:42ont été identifiés
00:21:43comme potentiels complices
00:21:44donc c'est quand même
00:21:44un gros réseau
00:21:45en tout cas tentaculaire.
00:22:49On a d'autres images
00:23:07où on voit que
00:23:08ces députés
00:23:10aiment bien les montres.
00:23:11Alors si c'est une montre
00:23:12de luxe,
00:23:14soit il assume
00:23:14et il la garde.
00:23:15Il a le droit
00:23:15de s'offrir une montre
00:23:16de luxe.
00:23:16Après tout,
00:23:17il y a bien des maires
00:23:17du 8e arrondissement
00:23:18qui s'offrent des vêtements
00:23:19et ce n'est pas interdit.
00:23:22Et s'ils la cachent,
00:23:22pourquoi ?
00:23:23Alors effectivement,
00:23:24faites ce que je fais,
00:23:24ne faites pas ce que je dis
00:23:25ou le contraire,
00:23:27je ne sais plus
00:23:27quelle est la formule
00:23:28mais enfin là,
00:23:28effectivement,
00:23:29il y a une hypocrisie
00:23:30de gauche.
00:23:31On ne peut pas fustiger
00:23:32les riches
00:23:32et avoir les mêmes pratiques
00:23:34et les mêmes goûts
00:23:35que.
00:23:35Alors on l'assume,
00:23:36vous voyez,
00:23:37que Louis Boyard nous dise
00:23:38mon rêve,
00:23:39ça serait que tout le monde puisse.
00:23:40Qu'est-ce qu'il avait dit
00:23:40ces gars-là ?
00:23:41Si tu n'as pas une Rolex
00:23:42à 50 ans,
00:23:43tu as raté ta vie.
00:23:44Et bien que Louis Boyard nous dise
00:23:45si vous n'avez pas une Rolex
00:23:46à 25 ans
00:23:46ou une montre de luxe,
00:23:48et bien on va tout faire,
00:23:49nous,
00:23:49nous la France Insoumise,
00:23:50pour en faire en sorte
00:23:51que les gens qui ne peuvent pas
00:23:52souffrir des montres,
00:23:53grâce à une fiscalité,
00:23:54une économie,
00:23:55on va créer des emplois,
00:23:56on va enrichir la France
00:23:57et tout le monde pourra
00:23:58s'acheter sa montre de luxe
00:23:59et la montrer de façon ostentatoire
00:24:00pour dévoyer ce qu'on est heureux
00:24:01en France.
00:24:02Quand on cache quelque chose,
00:24:03c'est vrai que ça la fout mal,
00:24:05surtout venant de sa part.
00:24:06Alors comme disait la formule,
00:24:08c'est quoi le socialisme ?
00:24:10Et je n'ai rien contre le socialisme,
00:24:11c'est donne-moi ta montre,
00:24:13je te donnerai l'heure.
00:24:14Alors, pour conclure,
00:24:15et pourquoi je disais
00:24:16que la vidéo a fait
00:24:17le tour du monde,
00:24:17semble-t-il,
00:24:18pour la petite anecdote,
00:24:19ce matin,
00:24:19le président de l'Argentine,
00:24:20Javier Milei,
00:24:21a chargé le député insoumis
00:24:22Louis Boyard
00:24:23en reprenant la vidéo,
00:24:24en partageant sur son réseau social X,
00:24:27un geste que le président argentin
00:24:28n'a pas manqué de souligner
00:24:30dénonçant l'hypocrisie
00:24:31de la gauche
00:24:32sur les réseaux sociaux.
00:24:33Ma chère Maud,
00:24:33bonjour,
00:24:36qui va quasiment avec la garde républicaine
00:24:38en prison.
00:24:40On a des gens
00:24:40qui prennent une nacelle
00:24:41pour aller voler
00:24:42les bijoux royaux et impériaux
00:24:44dans le musée du Louvre.
00:24:45Et voilà,
00:24:46et maintenant,
00:24:47on a un président argentin
00:24:48qui se marre de la France.
00:24:50J'espère qu'on va redorer
00:24:51un petit peu le blason de la République
00:24:52parce qu'elle a pris un coup dans l'aile,
00:24:54il serait bien
00:24:54qu'on prenne les choses en main.
00:24:57Sud Radio,
00:24:59la France dans tous ses états,
00:25:01ne lâchons rien.
00:25:02En partenariat avec
00:25:03les chambres de commerce
00:25:04et d'industrie,
00:25:05les réussites du quotidien.
00:25:07Et nous sommes avec
00:25:08Nadege Blasig,
00:25:10pâtissière patronne
00:25:11de l'établissement
00:25:11Les Fines Bouches
00:25:12à Mirand.
00:25:12Bonjour Nadege.
00:25:13Bonjour Nadege Blasig.
00:25:14Bonjour à vous.
00:25:15Alors pâtissière,
00:25:16déjà rien que le mot Mirand,
00:25:17moi ça me fait vibrer
00:25:19parce qu'à Mirand,
00:25:20il n'y a pas que de la pâtisserie,
00:25:21il y a des confits,
00:25:22il y a des foie gras,
00:25:23c'est une capitale gastronomique,
00:25:24Mirand,
00:25:24puis en plus la ville
00:25:25est très belle
00:25:26et votre établissement
00:25:27s'appelle
00:25:28Les Fines Bouches.
00:25:29Qu'est-ce que...
00:25:30Tout à fait, c'est ça.
00:25:30Et la rubrique s'appelle
00:25:31On ne lâche rien
00:25:32et j'entends à votre voix
00:25:33que vous ne lâchez jamais rien.
00:25:35Surtout quand il s'agit
00:25:37de faire,
00:25:38de compter votre artisanat.
00:25:39Qu'est-ce que vous faites
00:25:39de bon aux Fines Bouches ?
00:25:41Voilà, ben écoutez,
00:25:42on fait des pâtisseries artisanales,
00:25:43donc on que je dis je
00:25:44parce que je suis seule
00:25:45à produire mes pâtisseries.
00:25:47Bien sûr.
00:25:48Voilà, donc on essaie
00:25:49de travailler avec du local
00:25:51100%,
00:25:52mais c'est pas toujours évident.
00:25:54Et voilà,
00:25:55donc ça fait deux ans
00:25:56que j'ai créé mon entreprise.
00:25:58Voilà.
00:25:58Alors, donnez-moi le nom
00:26:00de la grande spécialité locale.
00:26:01Je la connais par cœur,
00:26:02mais ça commence par...
00:26:04On a la croustade
00:26:06qui est l'anématique de Miranda.
00:26:08Bien sûr.
00:26:09Donc ça, malheureusement,
00:26:10je ne produis pas
00:26:11parce que j'ai des confrères
00:26:12qui font merveilleusement bien
00:26:14le travail.
00:26:14Eh ben, vous avez raison.
00:26:15Voilà.
00:26:16Et est-ce que le pastis,
00:26:18le gâteau vient jusqu'à chez vous
00:26:19ou c'est un petit peu plus loin ?
00:26:21Le pastis landais.
00:26:22Alors, le pastis landais,
00:26:25c'est principalement dans les Landes.
00:26:26Après, nous,
00:26:26on a le pastis Gascog
00:26:28à base d'Armania
00:26:28qui est de pommes.
00:26:29C'est à celui-là
00:26:29que je faisais allusion.
00:26:31Voilà.
00:26:32Donc ça, oui, oui, oui.
00:26:33Il en existe bien
00:26:34dans notre région.
00:26:35On peut en retrouver
00:26:36un peu partout.
00:26:37Bon, eh ben, écoutez,
00:26:38au Finbouche,
00:26:39à Miranda,
00:26:40Nadege Blasic
00:26:40se bat,
00:26:41ne lâche rien
00:26:41pour perpétuer
00:26:43la tradition artisanale
00:26:44de la pâtisserie Gascogne.
00:26:46Tout à fait.
00:26:47Nadege,
00:26:47j'ai une petite question pour vous.
00:26:48Vous m'aviez confié
00:26:49par téléphone
00:26:49que vous rencontriez
00:26:50quelques difficultés.
00:26:52Est-ce que vous souhaitez
00:26:52en parler ?
00:26:54Oui, bien sûr.
00:26:54Ben écoutez,
00:26:55là, à l'heure actuelle,
00:26:56j'ai un local
00:26:56qui ne me permet pas
00:26:57de produire suffisamment.
00:26:59Je suis un peu à l'étroit.
00:27:00Donc, j'ai pris la décision
00:27:02de m'agrandir,
00:27:03de trouver un autre local.
00:27:05Donc, ça y est,
00:27:05j'ai trouvé.
00:27:06Malheureusement,
00:27:07c'est très compliqué
00:27:08parce que pour se faire suivre
00:27:09auprès des banques,
00:27:11il faut un certain apport
00:27:12et ça, malheureusement,
00:27:13je n'en ai pas.
00:27:14Donc, c'est vrai
00:27:14qu'on cherche des dispositifs
00:27:16pour être aidé.
00:27:18Mais bon,
00:27:19c'est du travail.
00:27:20Aucune banque
00:27:21ne vous a accordé
00:27:22cette aide ?
00:27:23Là, pour l'instant,
00:27:24j'en ai fait trois.
00:27:25Il y a eu deux refus
00:27:26catégoriques
00:27:27et une en attente.
00:27:28Pourquoi des refus ?
00:27:29Voilà.
00:27:31Parce qu'ils demandent
00:27:31un apport
00:27:32beaucoup trop important
00:27:33pour ce projet.
00:27:38Nadege,
00:27:38aujourd'hui,
00:27:39la difficulté dans l'artisanat,
00:27:40c'est de trouver du personnel.
00:27:41Vous avez des gens
00:27:42qui viennent...
00:27:43Vous trouvez des jeunes,
00:27:43vous avez des apprentis
00:27:44qui viennent travailler avec vous.
00:27:45Apprentis,
00:27:46pour l'instant,
00:27:46je n'ai pas.
00:27:47Là, je me suis permise
00:27:48d'embaucher
00:27:49un salarié en 30 heures.
00:27:51Mais c'est très compliqué.
00:27:53Les charges sont très importantes.
00:27:55Là, actuellement,
00:27:55je ne me paye plus.
00:27:58À ce point.
00:27:59À ce point.
00:28:00Vous ne vous rétribuez plus.
00:28:02Non, non, non.
00:28:03Là, les charges,
00:28:04mon salarié me coûte,
00:28:05malheureusement.
00:28:06Mais c'est un choix aussi.
00:28:08Mais oui,
00:28:09les charges sont
00:28:09beaucoup trop importantes.
00:28:10Vous êtes un commerce
00:28:11de proximité en ville,
00:28:12je suppose ?
00:28:13Oui, tout à fait.
00:28:14Avec une clientèle de quartier.
00:28:16Une clientèle fidèle,
00:28:17je pense,
00:28:17qui est là régulièrement.
00:28:18Et pourtant,
00:28:19qui me suit depuis le début, oui.
00:28:21Et votre chiffre d'affaires
00:28:21n'est pas suffisant
00:28:22pour que vous puissiez
00:28:23vous verser un salaire ?
00:28:24Alors,
00:28:25moi,
00:28:26j'ai pris contact
00:28:27avec ma comptable.
00:28:28Le chiffre d'affaires
00:28:28en augmentation,
00:28:29la clientèle en augmentation.
00:28:31Mais par contre,
00:28:32on ressent que le panier moyen
00:28:33a bien diminué.
00:28:35Là, on est sur une perte
00:28:36de 2-3 euros
00:28:37par panier moyen.
00:28:38Là, vous faites allusion
00:28:39au pouvoir d'achat.
00:28:40Ce sont vos clients
00:28:41qui ont un pouvoir d'achat
00:28:42un peu restreint
00:28:42et ça,
00:28:43vous le ressentez
00:28:43dans votre chiffre d'affaires mensuel.
00:28:45C'est le lot
00:28:46de beaucoup d'artisans,
00:28:47vous le savez bien,
00:28:48beaucoup de commerçants.
00:28:50Bien sûr,
00:28:50on est tous
00:28:50dans le même panier.
00:28:53J'ai envie de dire,
00:28:54on ressent le malaise financier
00:28:55dans tout domaine
00:28:56de l'artisanat.
00:28:57Et vous,
00:28:57vous comprimez les prix,
00:28:58je suis sûr que vous,
00:28:59j'allais dire,
00:29:00vous n'avez pas de Rolex
00:29:01à vous acheter à la fin du mois.
00:29:04Ah non,
00:29:04ce n'est pas mon but.
00:29:05Je n'attends pas
00:29:06de m'acheter une Rolex,
00:29:07mais au moins
00:29:09de pouvoir vivre correctement
00:29:10et de profiter un peu
00:29:11de notre vie quand même
00:29:12parce qu'on fait quand même
00:29:13des semaines à 60 heures
00:29:14où on est au travail.
00:29:17Donc,
00:29:17c'est sûr que
00:29:17au bout d'un moment,
00:29:19on aimerait bien
00:29:19quand même se payer.
00:29:20Vous,
00:29:20les 35 heures,
00:29:21c'est en deux fois,
00:29:22si je comprends bien.
00:29:23Oui,
00:29:23voilà,
00:29:24c'est ça.
00:29:24Oui,
00:29:25exactement.
00:29:25Après,
00:29:26je me lève le matin
00:29:27avec plaisir,
00:29:28j'aime ce que je fais.
00:29:29La France qui se lève de bonheur,
00:29:31qui ne gagne pas beaucoup d'argent
00:29:32et qui continue à ne rien lâcher
00:29:34pour que l'on puisse continuer
00:29:35à se régaler aux fines bouches
00:29:37à Miranda.
00:29:38Vous êtes méritante
00:29:39et vous n'êtes pas la seule,
00:29:40mais nous savons que dans ce pays,
00:29:42il y a des femmes et des hommes
00:29:43qui ont votre trempe
00:29:44et qui se battent
00:29:44pour préserver leur patrimoine,
00:29:46que ce soit des agriculteurs
00:29:47qu'on a invités tout à l'heure,
00:29:48que ce soit des artisans.
00:29:49Voyez,
00:29:49on aimerait bien
00:29:49que les pouvoirs publics,
00:29:50la classe politique,
00:29:51se soucie d'abord
00:29:52de ces citoyennes
00:29:53et de ces citoyens-là
00:29:54avant de se soucier
00:29:55d'autres personnes
00:29:56qui sont beaucoup moins
00:29:57dans le besoin.
00:29:59Nadège,
00:29:59merci beaucoup.
00:30:01Merci à vous.
00:30:02Vous restez sur Sud Radio
00:30:03parce que nous allons recevoir
00:30:04Thibaut de Montbrial
00:30:05avec un tableau
00:30:06un peu apocalyptique.
00:30:08Est-ce qu'on va pouvoir
00:30:08éviter la guerre civile ?
00:30:09Mais avant Thibaut de Montbrial,
00:30:11Nicolas Sarkozy
00:30:12incarcéré ce matin
00:30:13à la prison de la santé,
00:30:14c'est un peu le sujet du jour.
00:30:15Alors,
00:30:16on attend vos réactions.
00:30:17Est-ce que ça vous choque
00:30:17ou est-ce que vous faites partie
00:30:19des Français
00:30:20qui se mobilisent
00:30:21pour contester
00:30:23et on y arrive
00:30:24cette condamnation ?
00:30:25Au contraire,
00:30:26êtes-vous pour cette condamnation ?
00:30:27Sud Radio,
00:30:30la France dans tous ses états,
00:30:32Péricault-Légas,
00:30:33Maud Koffler.
00:30:35Nicolas Sarkozy
00:30:36a donc été incarcéré
00:30:37ce matin
00:30:38à la prison de la santé.
00:30:39Une demande de remise
00:30:40en liberté
00:30:40a été déposée
00:30:41dans la foulée.
00:30:41Dans un texte diffusé
00:30:42ce matin sur son compte X,
00:30:44l'ancien président dénonce
00:30:45un scandale judiciaire
00:30:46et un chemin de croix
00:30:47qu'il dit subir
00:30:48depuis plus de dix ans.
00:30:49Avant de conclure,
00:30:50je n'ai pas de doute,
00:30:50la vérité triomphera
00:30:52mais que le prix à payer
00:30:53aura été écrasant.
00:30:54Ce matin,
00:30:55un rassemblement de soutien
00:30:56était organisé
00:30:57par Louis Sarkozy.
00:30:58Notre reporter Clément Barguin
00:30:59était sur place
00:31:00pour Sud Radio.
00:31:01Écoutez.
00:31:02Je suis venue pour dire
00:31:03à Nicolas Sarkozy
00:31:04que je l'adore,
00:31:05que je lui porte
00:31:05tout mon soutien.
00:31:06Il n'a jamais tué quelqu'un.
00:31:07Les pires truands
00:31:08sont dans les mêmes conditions
00:31:10et je trouve que c'est
00:31:11horrible pour ça.
00:31:12C'était un grand homme d'État
00:31:13parce qu'il aimait les Français.
00:31:15Qu'est-ce que ça va donner
00:31:16l'image à l'international ?
00:31:17Mais ils doivent se dire
00:31:18mais où est la France ?
00:31:20Où est la France ?
00:31:21Qu'est-ce qu'on veut faire
00:31:22des Français ?
00:31:23Qu'est-ce qu'on veut faire
00:31:23de la France ?
00:31:24Un paillasson ?
00:31:25C'est vrai que oui,
00:31:26je suis en colère.
00:31:27L'humiliation,
00:31:27c'est jusqu'au bout.
00:31:28Jusqu'au bout l'humiliation.
00:31:30On veut le piétiner
00:31:31ainsi que sa famille.
00:31:32Je n'ai aucune envie
00:31:32qu'il reste en prison
00:31:33mais bien sûr que non.
00:31:34On en parle avec
00:31:35le directeur adjoint
00:31:36de Marianne,
00:31:36Adrien Matou.
00:31:37Bonjour.
00:31:37Bonjour Adrien Matou.
00:31:38Bonjour.
00:31:39Vous avez vu
00:31:45les voitures de fonction
00:31:45à gyrophares
00:31:46aller à la santé.
00:31:47L'image a quelque chose
00:31:48de surréaliste,
00:31:49presque une scène
00:31:50hollywoodienne.
00:31:51Adrien Matou,
00:31:52on sent depuis
00:31:54le jour du procès
00:31:55la colère
00:31:56de Nicolas Sarkozy.
00:31:59A votre avis,
00:32:01c'est sûr qu'il a
00:32:01aujourd'hui
00:32:02des ressentiments généraux.
00:32:04A qui il en veut
00:32:04le plus aujourd'hui ?
00:32:05Vous avez fait
00:32:06un très beau hors-série
00:32:07de Marianne
00:32:08qui a rencontré
00:32:08un grand succès
00:32:09sur l'incarcération,
00:32:11le procès de Nicolas Sarkozy.
00:32:12Est-ce qu'il a
00:32:13une cible en particulier
00:32:14avec lequel un jour
00:32:16il réglera peut-être
00:32:16ses comptes ?
00:32:18J'ai envie de dire
00:32:19qu'il en veut
00:32:19bien sûr
00:32:20aux magistrats
00:32:21qui ont décidé
00:32:22de l'envoyer en prison,
00:32:25mais sa colère
00:32:26est plus large
00:32:26en fait,
00:32:27parce qu'il dirige
00:32:28sa colère
00:32:28contre toute la justice.
00:32:30C'est l'ensemble
00:32:31de la magistrature
00:32:32qui est mise en cause
00:32:33dans sa critique
00:32:34de son jugement.
00:32:36Et c'est une nouveauté
00:32:37parce que,
00:32:38alors c'est une nouveauté
00:32:39relative,
00:32:39parce que ça fait
00:32:40quand même plusieurs années
00:32:40qu'on voit la droite,
00:32:41ça avait commencé
00:32:42beaucoup avec l'affaire Fillon,
00:32:44dénoncé
00:32:45le complot judiciaire,
00:32:47mais maintenant
00:32:47c'est un argumentaire
00:32:48qui ne différencie plus
00:32:50le RN
00:32:51de la droite classique.
00:32:53Donc ça,
00:32:53c'est quand même
00:32:53un fait politique
00:32:54assez important.
00:32:55Pourtant,
00:32:56la magistrature,
00:32:57c'est le thème du débat
00:32:59depuis ce procès,
00:33:00la magistrature
00:33:01n'a fait pour l'instant
00:33:01qu'appliquer des lois,
00:33:03une législation
00:33:04très particulière
00:33:05avec la détention immédiate,
00:33:08l'exécution immédiate.
00:33:10Effectivement,
00:33:10tout ça a été
00:33:11l'objet de débats
00:33:12entre juristes,
00:33:13entre hommes politiques.
00:33:15Pour l'instant,
00:33:16voilà,
00:33:16la loi n'a pas été
00:33:18enfreinte,
00:33:20elle a peut-être
00:33:20été mal interprétée,
00:33:21mais c'est la loi
00:33:21qui a été votée
00:33:22par le Parlement.
00:33:23Est-ce qu'à un moment donné,
00:33:24un homme comme lui
00:33:26est censé comprendre
00:33:28qu'il a l'obligation,
00:33:29lui, de dire
00:33:30quelque part,
00:33:31ce n'est pas un honneur
00:33:32d'aller en prison,
00:33:33mais j'ai présidé
00:33:34à une République
00:33:35qui applique le droit
00:33:36et l'égalité
00:33:37des citoyens
00:33:37devant tout le monde ?
00:33:39Il pourrait le faire,
00:33:41et c'est vrai que moi,
00:33:41je suis quand même
00:33:42assez surpris
00:33:42de cette défense
00:33:45un petit peu tonutriante.
00:33:46Il continue de marteler
00:33:48qu'il est innocent,
00:33:49que la justice
00:33:50l'a condamné sans preuve.
00:33:52Voilà,
00:33:52il va quand même
00:33:53assez loin
00:33:53dans ses critiques
00:33:54de la justice.
00:33:55Après,
00:33:55il ne faut pas me préciser
00:33:56qu'il ajoute quand même
00:33:58qu'il se soumet au jugement,
00:33:59il ne refuse pas
00:34:00d'aller en prison,
00:34:01il affirme juste
00:34:02qu'il est innocent,
00:34:03on a le droit
00:34:03de penser qu'on est innocent
00:34:04même après avoir été condamné.
00:34:06Mais c'est vrai
00:34:07qu'il y a quand même
00:34:07une radicalité
00:34:08dans cette dénonciation
00:34:09de la justice
00:34:10qui rejoint en réalité
00:34:11le débat un petit peu plus large,
00:34:13qui est celui
00:34:14du pouvoir des juges,
00:34:16qui est celui
00:34:17de l'immixion
00:34:18des juges
00:34:18dans la vie politique.
00:34:19Moi,
00:34:20ce que je trouvais
00:34:20un peu paradoxal,
00:34:22c'est que d'habitude,
00:34:23ces critiques-là,
00:34:24elles se portent plutôt
00:34:25sur le Conseil constitutionnel
00:34:27ou le Conseil d'État.
00:34:28Là,
00:34:28c'est la justice
00:34:29de droit commun
00:34:29qui est visée.
00:34:31Et à mon avis,
00:34:31on rentre dans une nouvelle
00:34:33mise en cause
00:34:33de la justice
00:34:34avec cette séquence Sarkozy.
00:34:35Et l'on voit la colère
00:34:37j'allais dire citoyenne
00:34:39de femmes et d'hommes
00:34:41qui ont des termes véhéments
00:34:42j'allais dire
00:34:44le sacralisent.
00:34:46Il est victime
00:34:46d'un complot,
00:34:47on dirait qu'il est victime
00:34:48d'une injustice
00:34:49qui a été ourdie contre lui.
00:34:51C'est une vengeance,
00:34:52c'est incroyable
00:34:53que des gens
00:34:53qui sont en plus
00:34:54dans un quartier
00:34:54j'allais dire plutôt bourgeois
00:34:56où on aime l'ordre et la loi,
00:34:58tout d'un coup
00:34:58on ouvre une parenthèse
00:34:59parce qu'un ancien président
00:35:01de la République
00:35:01est envoyé quelques semaines,
00:35:03on le sait,
00:35:04en prison
00:35:05pour avoir commis
00:35:06des actes
00:35:07qui ne sont pas tout à fait
00:35:08conformes à sa fonction.
00:35:10Ça vous étonne
00:35:10qu'il y ait une réaction citoyenne
00:35:11comme ça
00:35:12des gens de la rue ?
00:35:14Vous savez,
00:35:15Christopher Lach
00:35:15avait écrit un bouquin
00:35:16qui s'appelait
00:35:16La révolte des élites.
00:35:17Tout à fait,
00:35:18chef d'oeuvre.
00:35:20C'est un petit peu ça,
00:35:22c'est vrai que c'est un peu
00:35:22la manifestation
00:35:23des vestes en voleurs côtelées
00:35:26et des mocassins
00:35:27qui correspond à la sociologie
00:35:29de la droite et l'air.
00:35:31Après,
00:35:32il ne faut pas non plus
00:35:32quand même
00:35:33tout à fait mépriser
00:35:34cela parce qu'il y a
00:35:35quand même
00:35:35un soupçon
00:35:36qui est porté
00:35:37sur la justice
00:35:38qui est qu'en gros,
00:35:39si je résume
00:35:39à gros traits,
00:35:40elle laisserait
00:35:41en pleine nature
00:35:42les délinquants
00:35:44de droit commun
00:35:44qui commettent
00:35:45des violences,
00:35:46des vols
00:35:47et par contre,
00:35:47elle s'assurnerait
00:35:48sur ses intersères politiques
00:35:49et c'est vrai
00:35:51qu'il y a quelques
00:35:52quand même décisions,
00:35:54notamment par exemple
00:35:55celle de l'exécution provisoire.
00:35:57Là, je ne parle pas
00:35:57du jugement contre Nicolas Sarp.
00:35:58Comme le principe
00:35:59de l'exécution provisoire
00:36:00qui suspend l'appel.
00:36:02C'est extraordinaire.
00:36:03L'appel qui est un droit fondamental
00:36:04est suspendu
00:36:05par l'exécution provisoire.
00:36:08On avait déjà vu ça
00:36:08avec Marine Le Pen
00:36:09qui a été condamnée
00:36:10à une peine d'inégibilité.
00:36:12Donc là,
00:36:12c'est vrai
00:36:13que le caractère subjectif
00:36:15du jugement
00:36:16et la justification
00:36:17parfois un petit peu
00:36:19hasardeuse
00:36:20de cette exécution provisoire
00:36:21nourrissent le soupçon
00:36:23d'une justice
00:36:24à deux vitesses.
00:36:24Et ça, pour le coup,
00:36:25ça dépasse les frontières
00:36:27de ces émerditions.
00:36:27La faute à qui,
00:36:28Adrien Matou ?
00:36:29La faute à qui
00:36:30à l'affaire Cahuzac ?
00:36:32La gauche avait tellement
00:36:33mauvaise conscience
00:36:33d'avoir un ministre
00:36:34qui avait dit
00:36:35les yeux dans les yeux
00:36:36qu'il n'avait pas
00:36:37de compte secret
00:36:38et qui finalement l'avait
00:36:39qu'il a dû avouer en public
00:36:40qu'il avait menti
00:36:41au Parlement,
00:36:42au gouvernement,
00:36:43au président de la République.
00:36:44Alors du coup,
00:36:44on a pondu une loi
00:36:45dans la vitesse en disant
00:36:46maintenant,
00:36:47on n'entendra pas
00:36:47que l'appel
00:36:48vienne ou ne vienne pas.
00:36:49On mettra le coupable
00:36:51en tôle tout de suite.
00:36:52C'est venu de là,
00:36:52une précipitation politique
00:36:54parce qu'on avait
00:36:54mauvaise conscience.
00:36:55C'est bien ça ?
00:36:56Oui, en fait,
00:36:57c'est une séquence
00:36:57de long terme.
00:36:58C'est-à-dire qu'on rentre
00:36:59dans une nouvelle ère.
00:37:00Dans les années 80 et 90,
00:37:02c'était l'inverse.
00:37:02On avait l'impression
00:37:03que pas un politique
00:37:04ne pouvait être mis en cause
00:37:05et aller en prison
00:37:06pour ce qu'il avait fait.
00:37:08On avait l'impression
00:37:08qu'en gros,
00:37:09la corruption,
00:37:10quand elle concernait
00:37:10les politiques,
00:37:11n'avait aucune conséquence.
00:37:13On est rentré
00:37:14dans une nouvelle ère
00:37:14parce qu'il y avait
00:37:15une vraie colère
00:37:15justifiée des Français
00:37:17face à ce sentiment
00:37:18d'impunité.
00:37:19Et maintenant,
00:37:20j'ai l'impression
00:37:20qu'on veut laver
00:37:22plus blanc que blanc,
00:37:23on veut être sévère,
00:37:24on veut qu'il n'échappe
00:37:26pas à la prison.
00:37:27Peut-être que dans certains
00:37:28cas, ça va un petit peu
00:37:28trop loin.
00:37:29Je ne sais pas
00:37:29si la société française
00:37:30a vraiment besoin
00:37:31que Nicolas Sarkozy
00:37:32passe quelques semaines
00:37:33à la santé.
00:37:34Mais voilà,
00:37:35c'est des débats complexes.
00:37:37J'ai l'impression
00:37:37qu'on est passé peut-être
00:37:38d'un excès à l'os.
00:37:39Ça reste un cas,
00:37:41un cas politique,
00:37:41un exemple.
00:37:42Adrien Matou,
00:37:43vous êtes jeune
00:37:43et pourtant,
00:37:44vous êtes un observateur
00:37:45affiné
00:37:46de la politique française.
00:37:48C'est une de votre passion.
00:37:49Vous avez fait du journalisme,
00:37:51je pense,
00:37:52un peu aussi
00:37:52pour ce décryptage.
00:37:54Vous imaginez
00:37:54Nicolas Sarkozy,
00:37:559 mètres carrés.
00:37:56Bon,
00:37:57il n'est pas,
00:37:58je veux dire,
00:37:59il va être traité
00:37:59comme les VIP,
00:38:00comme on dit.
00:38:01Je ne pense pas
00:38:02qu'il va passer
00:38:03ces quelques semaines
00:38:04d'incarcération
00:38:05à se tourner les pouces,
00:38:07à jouer à réussite
00:38:09ou à faire des mots croisés.
00:38:10Je pense qu'il va réfléchir
00:38:11à sa sortie
00:38:13et tel qu'on le connaît,
00:38:15c'est quelqu'un
00:38:15qui est un petit peu...
00:38:17C'est quelqu'un
00:38:17qui a du tempérament.
00:38:19Éventuellement,
00:38:20peut-être un petit peu
00:38:20rancunier.
00:38:21On sait que ses amis
00:38:22l'ont dit,
00:38:22ils ne pardonnent pas
00:38:23la trahison,
00:38:24ils ne pardonnent pas
00:38:24à ceux qui l'ont lâché.
00:38:26Est-ce que vous pensez
00:38:27que là,
00:38:27il pourrait ourdire,
00:38:29j'allais dire,
00:38:29une redéfinition,
00:38:31redessiner le paysage politique
00:38:33tel qu'il se présente
00:38:34dans cette situation
00:38:35cacophonique ?
00:38:36Est-ce qu'il va essayer
00:38:37de maligancer quelque chose
00:38:39ou de susciter
00:38:40ou d'engendrer,
00:38:41j'allais dire,
00:38:42un phénomène politique
00:38:43qui pourrait redistribuer
00:38:43la carte
00:38:44du paysage politique français ?
00:38:46Moi,
00:38:47je pense qu'il peut avoir
00:38:48un vrai rôle
00:38:48et qu'il ne vienne pas faire
00:38:49que lire le comte
00:38:50de Montecristo
00:38:51qu'il a emporté en prison.
00:38:54Il y a tout un débat
00:38:55aujourd'hui,
00:38:56d'ailleurs,
00:38:56Marianne va y consacrer
00:38:57son prochain numéro
00:38:58autour de l'union des droites.
00:38:59C'est-à-dire qu'en gros,
00:39:00vous avez toute une partie
00:39:02du paysage intellectuel de droite
00:39:03qui dit qu'il faut maintenant
00:39:05que l'ERN, LR et Reconquête
00:39:08se mettent sous la même bannière
00:39:09pour proposer une même offre politique
00:39:11qui serait libérale,
00:39:13identitaire et conservatrice.
00:39:14Et vous avez ceux,
00:39:15de l'autre côté,
00:39:16à LR comme au RN,
00:39:19qui défendent plutôt l'idée
00:39:20qu'il faut conserver
00:39:21les frontières
00:39:22entre ces barres politiques.
00:39:24Et il me semble que Nicolas Sarkozy,
00:39:25sans jouer un rôle de premier rang,
00:39:27peut symboliquement
00:39:29faciliter
00:39:31cette union des droites.
00:39:33Je m'explique.
00:39:34Il a quand même bien noté
00:39:35que Marine Le Pen
00:39:36l'avait soutenue
00:39:37après son jugement.
00:39:38Tout à fait.
00:39:39Sans doute parce que
00:39:40Marine Le Pen voyait
00:39:41qu'il y avait des similitudes
00:39:42entre l'exécution provisoire
00:39:43des deux
00:39:43et le sentiment
00:39:45d'un acharnement judiciaire.
00:39:47Mais il ne faut pas oublier
00:39:48que juste avant ce jugement,
00:39:50dès du septembre,
00:39:51Nicolas Sarkozy avait donné
00:39:52une interview au Figaro
00:39:53dans laquelle il disait
00:39:54que l'ERN faisait partie
00:39:55de l'arc républicain
00:39:56et qu'il fallait arrêter
00:39:57si on lisait un petit peu
00:39:59entre les lignes
00:40:00le cordon sanitaire
00:40:01contre l'ERN.
00:40:02Donc voilà,
00:40:03il y a toute une préparation mentale,
00:40:05notamment dans le cas potentiel
00:40:07d'un second tour
00:40:07entre la gauche
00:40:08et Marine Le Pen
00:40:09ou Jordan Mardela en 2027
00:40:10qui ferait que peut-être
00:40:12que l'ERN se dirigerait
00:40:13plutôt vers l'ERN,
00:40:15soit avec une alliance,
00:40:16soit avec une consigne de vote,
00:40:17soit avec une participation
00:40:18à un futur gouvernement.
00:40:20En tout cas,
00:40:20tout ça est dans l'air
00:40:21et je pense que Nicolas Sarkozy
00:40:22pourrait jouer un rôle là-dedans.
00:40:24Il est vrai,
00:40:26il est vrai Adrien Matouk,
00:40:27que l'épisode
00:40:28Bruno Retailleau,
00:40:30la rivalité
00:40:30avec Laurent Wauquiez
00:40:32et du coup,
00:40:33alors que Bruno Retailleau
00:40:34avait réussi peut-être
00:40:35à reconstituer une image
00:40:37du parti républicain,
00:40:39tout ça est en train
00:40:40de partir à volo
00:40:41par cette rivalité
00:40:42assez courante
00:40:43dans le parti de la droite
00:40:43entre deux chefs,
00:40:45que donc les perspectives
00:40:46présidentielles
00:40:48du parti républicain
00:40:50se sont bien amenuisées
00:40:51avec le récent épisode
00:40:53de la sortie du gouvernement.
00:40:56Est-ce que vous pensez
00:40:57que ce serait l'occasion
00:40:57pour Nicolas Sarkozy
00:40:58de dire,
00:40:59allez,
00:40:59on efface tout,
00:40:59on recommence,
00:41:00on refait une grande famille
00:41:01des droites
00:41:02comme c'est existé
00:41:03dans le passé.
00:41:05Le Rassemblement National,
00:41:07il est bien dédiabolisé.
00:41:08Voilà,
00:41:09il est bien...
00:41:09C'est pas Thomas Ménager,
00:41:12M. Chenu
00:41:13ou M. Tanguy
00:41:14qui vont faire
00:41:15un poutche fasciste.
00:41:16Voilà,
00:41:17d'ailleurs,
00:41:17les Français en général
00:41:18et surtout les Français de droite
00:41:20sont pour cet axe républicain
00:41:21et est-ce que vous pensez
00:41:23que le fait
00:41:24que Nicolas Sarkozy
00:41:26soit allé en prison
00:41:27va ouvrir une nouvelle perspective
00:41:29pour la droite
00:41:29et que ça pourrait porter
00:41:30Marine Le Pen
00:41:32ou Jordan Bardella
00:41:33à l'Élysée un jour
00:41:34parce qu'il est allé en taule
00:41:35avec les motards
00:41:37qui l'accompagnent ?
00:41:39Alors,
00:41:39je ne sais pas
00:41:40si la causalité
00:41:40est aussi directe
00:41:42que vous suggérez,
00:41:42Pierre-Éco,
00:41:43mais en tout cas,
00:41:44ce qui est sûr,
00:41:45c'est que Nicolas Sarkozy
00:41:46c'est quelqu'un
00:41:46qui voit beaucoup de monde,
00:41:47c'est quelqu'un
00:41:48qui consulte,
00:41:49qui n'a jamais arrêté
00:41:50de faire de la politique
00:41:50même depuis qu'il ne participe plus
00:41:52au jeu
00:41:53à la compétition électorale
00:41:54et il va clairement
00:41:56faire passer le message
00:41:57alors,
00:41:58dans le cas le plus radical
00:42:00qu'il faut faire
00:42:00l'union des droites,
00:42:02moi je ne pense pas
00:42:02qu'il ira jusque-là
00:42:03mais en tout cas,
00:42:03il va faire passer le message
00:42:05que le RN
00:42:05n'est plus personnel
00:42:06l'un de grata,
00:42:08qu'il n'y a plus
00:42:08de cordons sanitaires
00:42:09qui tiennent,
00:42:10qu'il n'y a plus
00:42:10de fronts républicains
00:42:11qui tiennent
00:42:11et que la droite française,
00:42:14si elle veut avoir un avenir,
00:42:15parce qu'il faut quand même dire
00:42:16que LR
00:42:16est quand même
00:42:17dans une situation très précaire.
00:42:19LR participe au gouvernement
00:42:20depuis maintenant trois ans
00:42:21et qu'on a l'impression
00:42:22qu'ils sont aux affaires
00:42:23mais ils ne le font
00:42:24que parce qu'ils ont
00:42:25une position de pivot
00:42:26entre le centre
00:42:27justement et le RN.
00:42:29Si le centre,
00:42:30donc les macronistes
00:42:31et Laure Philippe
00:42:32s'effondrent
00:42:33lors des prochaines élections,
00:42:35il y aura quand même
00:42:35une très forte tentation
00:42:37pour LR
00:42:38de s'associer
00:42:39avec le RN
00:42:39sachant que les différences
00:42:42idéologiques avec le RN
00:42:42ne sont pas non plus colossales,
00:42:44on les exégerne beaucoup.
00:42:45Moi je pense que Nicolas Sarkozy
00:42:47ne voudra pas quand même
00:42:49être le président,
00:42:50l'ancien président
00:42:50qui pousse LR
00:42:51dans les bras du RN
00:42:52mais qui va fortement inciter LR
00:42:54à continuer de jouer un rôle
00:42:56peut-être en influençant le RN,
00:42:58peut-être en le rendant plus libéral,
00:42:59peut-être en le rendant moins souverainiste.
00:43:01Merci Adrien Matou.
00:43:03En tout cas,
00:43:04on retient la leçon.
00:43:05Attention,
00:43:05un ex peut en cacher un autre.
00:43:07On n'est jamais à l'abri
00:43:08d'une surprise.
00:43:08Adrien Matou,
00:43:09à très bientôt.
00:43:10Je pense qu'on aura l'occasion
00:43:10de vous réinviter
00:43:11pour parler de ce sujet.
00:43:12Sommes-nous à la veille
00:43:14d'une guerre civile
00:43:16au bord du chaos ?
00:43:17La France est-elle au bord du chaos ?
00:43:18On en parle avec Thibaut de Montbrial,
00:43:19avocat président du CRSI
00:43:21dans un petit instant.
00:43:22Et si vous souhaitez lui poser des questions,
00:43:240826 300 300.
00:43:26On est avec lui jusqu'à 14h.
00:43:27A tout de suite.
00:43:28Bonjour, Thibaut de Montbrial.
00:43:30Bonjour.
00:43:30Vous présidez le centre de réflexion
00:43:32sur la sécurité intérieure.
00:43:34Vous êtes un gendarme de réserve,
00:43:36élément essentiel au débat
00:43:37face à face que nous allons avoir.
00:43:40Tous les patriotes vous connaissent.
00:43:42Voilà,
00:43:43tous ceux qui aiment la France
00:43:43savent que vous l'aimez aussi
00:43:44et que vous les proclamez
00:43:45de façon ostentatoire.
00:43:47Et vous êtes un observateur avisé,
00:43:50bien sûr de la vie politique française,
00:43:52mais des questions de sécurité.
00:43:54Et surtout,
00:43:55vous avez un jugement très précis
00:43:56sur les résignations de la République
00:44:00et peut-être les solutions
00:44:01qu'il faudrait avoir.
00:44:02Vous publiez aux éditions observatoires
00:44:04le choc ou la chute.
00:44:06On se soumet ou on se démet.
00:44:09Voilà.
00:44:10Et vous avez écrit précédemment
00:44:11le sursaut ou le chaos
00:44:13et osons l'autorité.
00:44:15C'est une trilogie assez cohérente.
00:44:18On va y venir.
00:44:19Je vis tout de suite à la fin de votre livre.
00:44:21Je voudrais terminer ce livre
00:44:22par trois messages particuliers.
00:44:23Je vais citer le premier.
00:44:24Le premier est destiné à tous ceux
00:44:26qui pourraient être tentés
00:44:27de caricaturer ma pensée
00:44:29en estimant que j'exagère
00:44:31ou pire,
00:44:32que je tords la réalité.
00:44:33J'affirme effectivement
00:44:34que la réalité se rapproche
00:44:36de plus en plus
00:44:36de ce que vous avez imaginé,
00:44:39prescrit ou décrit
00:44:40depuis quelques années.
00:44:42Ce livre,
00:44:43c'est un cri d'alerte.
00:44:46Mon premier livre en 2015,
00:44:48c'était
00:44:48Le sursaut ou le chaos.
00:44:50Il y a des gens qui disent
00:44:50oui, mais alors le sursaut ou le chaos
00:44:52ou le choc ou la chute,
00:44:52c'est pareil.
00:44:53En fait, il y a une grande différence.
00:44:55C'est que j'ai écrit
00:44:56Le sursaut ou le chaos
00:44:57en 2015
00:44:58sur l'islamisme.
00:45:00Et c'était concentré
00:45:01sur l'islamisme.
00:45:02Là, aujourd'hui,
00:45:03Le choc ou la chute,
00:45:04c'est beaucoup plus large.
00:45:06C'est sur toutes les questions
00:45:07au sens large
00:45:08de sécurité
00:45:08qui touchent la France,
00:45:10c'est-à-dire sécurité,
00:45:10justice,
00:45:11immigration,
00:45:12et même j'aborde
00:45:13la question
00:45:13de la souveraineté,
00:45:14de la dette,
00:45:15des problématiques
00:45:16d'insuffisance économique.
00:45:17Comme Le sursaut et le chaos
00:45:18n'ont pas été bien lus,
00:45:19du coup,
00:45:20vous en êtes au choc ou la chute.
00:45:21C'est la conséquence de cela.
00:45:22Parce que l'assiette,
00:45:23la base dont on parle
00:45:24est malheureusement
00:45:25beaucoup plus large.
00:45:25Alors, pourquoi est-ce que
00:45:26c'est un livre,
00:45:26vous avez dit quelque chose
00:45:27qui est important
00:45:28sur le réel ?
00:45:31En fait,
00:45:31il y a deux grandes sources
00:45:32de réel
00:45:33sur lesquelles je m'appuie.
00:45:34La première source,
00:45:36c'est les objectifs,
00:45:37c'est les statistiques.
00:45:37Il y a énormément
00:45:38de statistiques
00:45:41sur tout un tas
00:45:41d'éléments de dévincance.
00:45:43Je vais les citer.
00:45:45Alors, si vous les citez tous,
00:45:46on en a pour une dernière.
00:45:46Non, j'ai pris les principales
00:45:48qui sont révélatrices
00:45:49de la situation
00:45:49à laquelle nous sommes confrontés.
00:45:51Mais après,
00:45:51je vous parlerai
00:45:51de la deuxième source
00:45:52de réalité.
00:45:53Oui.
00:45:55Ah non, non,
00:45:55allez, allez.
00:45:57La deuxième source
00:45:58de réalité,
00:45:59c'est mon expérience
00:46:00personnelle
00:46:01de rencontre
00:46:01sur le terrain.
00:46:02Vous avez dit,
00:46:03je suis avocat,
00:46:03je suis président
00:46:04du centre de réflexion
00:46:05sur la sécurité intérieure
00:46:06et je suis officier
00:46:07de la réserve opérationnelle
00:46:08de la gendarmerie
00:46:09et je fais une dizaine
00:46:10de jours de réserve par an.
00:46:11Et donc,
00:46:12j'ai pris ces trois sources
00:46:13professionnelles
00:46:14de rencontres
00:46:15avec les Français.
00:46:16Avec le CRSI,
00:46:17j'ai fait 31 réunions publiques
00:46:18où j'ai vu
00:46:19plus de 5000 personnes
00:46:20et en particulier
00:46:21des élus locaux
00:46:22mais aussi des citoyens
00:46:23qui viennent me voir
00:46:24et on échange.
00:46:25Et tout le monde
00:46:26me raconte,
00:46:26partout en France,
00:46:28y compris Outre-mer,
00:46:29tout le monde
00:46:30me raconte
00:46:31son expérience
00:46:32de la dégradation
00:46:33de la situation
00:46:34de la sécurité.
00:46:34Vous êtes allé sur le terrain,
00:46:35vous êtes allé voir
00:46:35le réel du terrain,
00:46:36je veux dire,
00:46:37on ne peut pas aller plus loin.
00:46:38Et il y a une convergence,
00:46:39ce qui est d'ailleurs heureux,
00:46:39entre le réel
00:46:40et les statistiques.
00:46:41Donc,
00:46:42ceux qui aujourd'hui
00:46:42sont dans le déni,
00:46:44soit ils sont idéologiquement bloqués,
00:46:46soit ils sont intellectuellement malhonnêtes.
00:46:49Phrase emblématique
00:46:50du Georges Clémenceau
00:46:51que vous mettez
00:46:51en prologue
00:46:52de votre ouvrage.
00:46:53Le gouvernement a pour mission
00:46:54de faire que
00:46:55les bons citoyens
00:46:57soient tranquilles
00:46:57et que les mauvais
00:46:58ne le soient pas.
00:47:00C'est formidable.
00:47:00660 homicides en 2012,
00:47:03980 en 2024.
00:47:054300 tentatives de meurtre.
00:47:08La tentative de meurtre,
00:47:09un meurtre,
00:47:09c'est une tentative
00:47:11qui a abouti.
00:47:12Soit 14 tentatives
00:47:13par jour en 2014,
00:47:15une toutes les deux heures.
00:47:16En 5 ans,
00:47:17les homicides
00:47:17ont augmenté
00:47:18de 50%.
00:47:19Les coups et blessures
00:47:21de 42%.
00:47:22Les violences
00:47:23intrafamiliales
00:47:24de 83%.
00:47:25Et les viols
00:47:26et tentations
00:47:27de viols
00:47:27de 115%.
00:47:29Le SAMU signale
00:47:30que ces interventions
00:47:30ont augmenté
00:47:31de 60%.
00:47:32Donc 80%,
00:47:3389%
00:47:34pour des violences
00:47:37portées à la personne.
00:47:39Et ça,
00:47:39c'est quand même
00:47:39un tableau.
00:47:40Je ne pense pas
00:47:40que vous ayez truqué
00:47:41les chiffres.
00:47:42C'est quand même
00:47:43un tableau
00:47:43qui dément
00:47:45le ressenti
00:47:47de l'insécurité
00:47:48que vous avez dit
00:47:48le garde des Sceaux.
00:47:50Quand j'entendais
00:47:51l'autre jour,
00:47:52il y a 2-3 mois,
00:47:53Eric Dupond-Moretti
00:47:54dire qu'il n'y avait
00:47:55pas plus de violences
00:47:55qu'aujourd'hui.
00:47:56D'abord,
00:47:57c'est sidérant
00:47:57parce que ce n'est pas
00:47:58un observateur.
00:47:58C'est quelqu'un
00:47:59qui a été garde des Sceaux
00:48:00pendant 5 ans
00:48:00donc il a eu accès
00:48:01au réel
00:48:01aux premières loges.
00:48:04En tout cas,
00:48:05il y avait des statistiques.
00:48:06Même au Louvre,
00:48:07c'est dangereux.
00:48:07Vous avez vu ?
00:48:08On va y revenir
00:48:09parce que le Louvre,
00:48:10c'est une profonde...
00:48:11Moi, je l'ai ressenti
00:48:12comme une profonde humiliation.
00:48:14Bien sûr.
00:48:14C'est une grande humiliation.
00:48:16Mais juste,
00:48:16vous avez cité,
00:48:17Péricault,
00:48:17quelque chose de très important.
00:48:19Vous avez cité...
00:48:20J'ai mis
00:48:20à la fin
00:48:21de la recension statistique
00:48:24les chiffres du SAMU.
00:48:25Pourquoi ?
00:48:26Parce que
00:48:27non seulement
00:48:28les chiffres des homicides
00:48:29augmentent,
00:48:30mais il serait
00:48:31beaucoup plus important
00:48:32si notre système médical
00:48:33d'urgence
00:48:34ne s'était pas adapté
00:48:35et donc
00:48:36si nos secouristes
00:48:37n'étaient pas devenus
00:48:38des experts
00:48:38en médecine de guerre.
00:48:39La qualité des soins,
00:48:40la précision des soins
00:48:41fait qu'on colle mal.
00:48:42Le pansement.
00:48:43On sauve aujourd'hui
00:48:44sur le terrain
00:48:45des victimes
00:48:46de tentatives d'homicide
00:48:47qui seraient mortes
00:48:47il y a 10 ans.
00:48:48Vous voulez dire
00:48:48que cette situation
00:48:49d'insécurité
00:48:51il y a 10, 15, 20 ans
00:48:52ça aurait été
00:48:53le double de mort peut-être ?
00:48:54Je ne sais rien.
00:48:55Oui, plus de mort.
00:48:55En tout cas, encore plus.
00:48:57Donc, c'est très important
00:48:59de le rappeler
00:48:59et sur les agressions
00:49:00il y a un chiffre
00:49:01peut-être le seul
00:49:02que vous n'avez pas cité
00:49:03mais qui claque
00:49:04comme un coup de fouet
00:49:04c'est qu'il y a
00:49:05une agression physique
00:49:06en France aujourd'hui
00:49:08toutes les 3 minutes.
00:49:08Je voulais vous le laisser.
00:49:09Toutes les 3 minutes.
00:49:10Toutes les 3 minutes.
00:49:10Une agression physique
00:49:11toutes les 3 minutes.
00:49:12Oui, donc le ressenti
00:49:14se rapproche
00:49:15de plus en plus du réel.
00:49:17Non mais
00:49:17le problème c'est
00:49:19qu'à un moment
00:49:20le réel...
00:49:21Quel besoin de dire
00:49:22du ressenti ?
00:49:23Même Madame Taubira
00:49:24disait mais oui
00:49:25mais non.
00:49:25Non mais Madame Taubira
00:49:26c'était une ennemie
00:49:27de la République
00:49:27donc elle était dans
00:49:29une logique
00:49:29de combat idéologique.
00:49:31Une des plus grandes erreurs
00:49:32une des plus grandes erreurs
00:49:34de François Hollande
00:49:34et Dieu sait
00:49:35que la liste est longue
00:49:36c'est d'avoir nommé
00:49:37Christiane Taubira
00:49:38à ce poste stratégique
00:49:40de garde des Sceaux
00:49:40parce que ça a fait
00:49:41ça a fait perdre
00:49:42des années
00:49:43à la France
00:49:44par
00:49:44des actes
00:49:47qui ont été émus
00:49:48par une vraie idéologie
00:49:49anti-républicaine
00:49:50anti-française
00:49:51parce qu'elle est
00:49:51sympathisante indépendantiste
00:49:53en Guyane
00:49:54et elle a fait vraiment
00:49:55perdre énormément de temps.
00:49:56C'est rare
00:49:56que quelqu'un
00:49:57nommé politiquement
00:49:59à des fonctions
00:49:59importantes
00:50:00fasse perdre
00:50:01autant de temps
00:50:01à la France.
00:50:02Rappelons le nombre
00:50:03de places de prison
00:50:04qu'elle a supprimées.
00:50:05Je crois que c'était
00:50:0628 000.
00:50:06Je ne sais plus
00:50:07je n'ai même plus
00:50:08le chiffre en tête
00:50:09tellement il est important
00:50:10mais si aujourd'hui
00:50:12on n'en a que 63 000
00:50:13alors qu'on aurait besoin
00:50:14globalement de 100 000
00:50:15quand on regarde à la fois
00:50:16notre bassin de population
00:50:17et notre bassin de délinquance
00:50:19ça en dit long.
00:50:20on dit
00:50:22il est temps
00:50:23des hommes politiques
00:50:23l'ont dit
00:50:24quelle que soit leur sensibilité
00:50:25mais plutôt
00:50:26plutôt à droite
00:50:26il est temps
00:50:27que la peur
00:50:28change de camp.
00:50:29Pour l'instant
00:50:29la peur
00:50:30elle se porte bien
00:50:30elle ne change pas de camp.
00:50:32Et vous vous souvenez
00:50:32de Charpasco
00:50:33en 1986
00:50:34il faut terroriser
00:50:36les terroristes
00:50:37vous savez
00:50:37les terroristes
00:50:38ils n'ont pas l'air terrorisés
00:50:39tellement en ce moment
00:50:40vous savez
00:50:41il faut revenir
00:50:41aux fondamentaux
00:50:43l'être humain
00:50:44il est fort avec les faibles
00:50:45et faible avec les forts
00:50:47et ce que je constate
00:50:49et que j'explique dans le livre
00:50:50à travers un certain nombre
00:50:51d'exemples
00:50:52sur le narcotrafic
00:50:53mais aussi sur le phénomène
00:50:54des agressions à domicile
00:50:57c'est qu'aujourd'hui
00:50:58on a une grande délinquance
00:50:59qui a tort ou a raison
00:51:00parce que parfois
00:51:01ça n'est pas complètement vrai
00:51:03mais considère
00:51:05qu'elle est plus forte
00:51:06que le système
00:51:07et que donc
00:51:08elle ne risque plus rien
00:51:09l'exemple moi
00:51:10que je donne toujours
00:51:11c'est celui
00:51:12de l'assassinat
00:51:13des deux surveillants
00:51:14de l'administration
00:51:14pénitentiaire
00:51:15à Incarville
00:51:15par le commando
00:51:16qui a libéré
00:51:17Mohamed Amra
00:51:18les gens qui ont tiré
00:51:19l'enquête est en cours
00:51:21ils ont été tous interpellés
00:51:22et la vérité
00:51:23on connaîtra la vérité
00:51:25mais les gens qui ont tiré
00:51:26ont tiré
00:51:27alors que ça n'était pas
00:51:28tactiquement utile
00:51:29qu'est-ce que je veux dire par là
00:51:30ils ont braqué le convoi
00:51:31les agents étaient neutralisés
00:51:33c'est-à-dire qu'ils ne se défendaient pas
00:51:35et il y a eu un tir gratuit
00:51:37un tir de défiance à l'état
00:51:39un tir qui consiste à dire
00:51:40moi je vous assassine aujourd'hui
00:51:42parce que j'en ai plus rien à foutre
00:51:44de votre autorité
00:51:45je ne crains plus
00:51:46ce que vous représentez
00:51:47et ça c'est absolument gravissime
00:51:49pour moi
00:51:49cette fusillade de mai 2024
00:51:52est un tournant majeur
00:51:53c'est une échelle de valeur
00:51:54significative
00:51:55de la façon dont
00:51:57ceux qui détestent la France
00:51:58ou les délinquants
00:51:59ou les voyous
00:51:59considèrent que l'état
00:52:01n'est plus un danger
00:52:03d'abord
00:52:03on peut proclamer sa haine
00:52:04et on sait de toutes les manières
00:52:06qu'aujourd'hui
00:52:06on peut buter
00:52:07je prends des films des années 70
00:52:09de Verneuil
00:52:10quand le flic dit
00:52:11buter un flic
00:52:12tu sais que ça va être perpète
00:52:13tout ça c'est terminé
00:52:15là ce sera sans doute perpète
00:52:17pour celui ou ceux qui ont tiré
00:52:19mais ce qui est très important
00:52:21c'est qu'ils pensent
00:52:22qu'ils ne se feront pas
00:52:23qu'ils ne se feront pas arrêter
00:52:25c'est-à-dire que
00:52:26la dissuasion
00:52:28du système
00:52:29polisso-judiciaire
00:52:31pour les voyous aujourd'hui
00:52:32elle n'existe absolument plus
00:52:33si on descend
00:52:34dans la gravité des faits
00:52:36et qu'on regarde
00:52:36ces dizaines de vidéos
00:52:37qui ont un effet dévastateur
00:52:39où on voit
00:52:40une voiture de police
00:52:41obligée de reculer
00:52:42dans un quartier
00:52:43parce que la racaille
00:52:44converge sur elle
00:52:45en la filmant
00:52:46et en disant
00:52:47bande de bâtards
00:52:47barrez-vous ici
00:52:48vous n'êtes pas chez vous
00:52:49et les policiers
00:52:50reculent
00:52:51mais ce sont des images
00:52:53qui ont un effet
00:52:54catastrophique
00:52:56sur l'évolution
00:52:57des rapports de force
00:52:57on le voit bien
00:52:58vous savez dans les émissions
00:52:59gyrophares
00:53:00où l'on voit des policiers
00:53:01qui sont sur le terrain
00:53:01qui ont beaucoup de succès
00:53:02et quand vous avez le policier
00:53:03que ce soit un policier municipal
00:53:04ou un gendarme
00:53:05qui dit
00:53:05alors là c'est un quartier sensible
00:53:07on n'est pas assez nombreux
00:53:08on ne va pas y aller
00:53:09parce qu'on va risquer
00:53:09de se faire caillasser
00:53:10et la dernière fois
00:53:11on a eu des problèmes
00:53:12on a dû évacuer
00:53:12c'est l'image de la république
00:53:14qui est effondrée
00:53:15quand on entend un policier
00:53:16et moi je suis convaincu
00:53:17et c'est un peu la trame
00:53:18de ce livre
00:53:19parce qu'il y a beaucoup
00:53:20de constats
00:53:20mais il y a aussi des solutions
00:53:21que donc il faut
00:53:23que la peur change de camp
00:53:24et pour ça
00:53:25il faut du courage politique
00:53:27c'est la première vertu
00:53:28c'est pas des grandes lois
00:53:29et des grandes lois
00:53:32mais avant tout
00:53:33c'est une question
00:53:34d'état d'esprit
00:53:34et le jour
00:53:36où il y aura du courage
00:53:38et où l'action de la police
00:53:39sera soutenue
00:53:40à la fois
00:53:41évidemment à l'intérieur
00:53:41mais aussi
00:53:42au ministère de la justice
00:53:43et à l'Elysée
00:53:45on aura un cercle vertueux
00:53:47parce que le retour
00:53:48de Balancier
00:53:48ça va être le moment
00:53:50où on se réappropriera
00:53:51l'ordre dans la rue
00:53:52par l'utilisation
00:53:53de la force légitime
00:53:54il ne s'agit pas
00:53:56d'être excessif
00:53:56juste d'appliquer
00:53:58le droit tel qu'il existe
00:54:00et qui autorise
00:54:01les policiers
00:54:02et les gendarmes
00:54:03à utiliser la force légitime
00:54:04et à ce moment-là
00:54:05vous aurez un rétablissement
00:54:06progressif de l'autorité
00:54:07y compris
00:54:08dans les hôpitaux
00:54:09dans les établissements scolaires
00:54:11là où les fonctionnaires
00:54:12sont laissés en première ligne
00:54:13et se sentent abandonnés
00:54:14on en parle dans quelques instants
00:54:15on va cerner l'empire
00:54:16de la violence
00:54:17avec ses dimensions
00:54:18on vous retrouve
00:54:18dans quelques instants
00:54:19de Thibaut Nombrial
00:54:20Nous sommes avec Thibaut de Montbrial
00:54:28et nous décryptons la situation
00:54:30je veux dire
00:54:30Thibaut de Montbrial
00:54:32quand j'ai fini votre livre
00:54:34alors je le dis brutalement
00:54:35on n'a qu'une envie
00:54:36c'est de prendre un billet d'avion
00:54:37et s'enfuir
00:54:38parce que la situation
00:54:39que vous décrivez
00:54:40est apocalyptique
00:54:41mais heureusement
00:54:42vous faites des propositions
00:54:43alors courageuses
00:54:45elles sont en dichotomie
00:54:46avec le niveau
00:54:47de la classe politique
00:54:48que l'on a aujourd'hui
00:54:48je le dis franchement
00:54:49mais ça ne veut pas dire
00:54:50qu'on ne les prendra pas
00:54:50et qu'il n'y aura pas des gens
00:54:51un jour qui arriveront
00:54:52pour les prendre
00:54:53vous êtes malgré tout
00:54:54dans votre tableau
00:54:56qui est sinistre
00:54:58et ce n'est pas la première fois
00:54:59que vous faites un tableau réel
00:55:01vous gardez une heure d'espoir
00:55:04C'est plus que l'espoir
00:55:05moi je suis porté
00:55:05par une espérance
00:55:07qui est
00:55:08qu'une fois qu'on a eu
00:55:11la lucidité
00:55:12de faire le constat
00:55:13on peut proposer
00:55:16un certain nombre de choses
00:55:17moi je crois profondément
00:55:19que c'est ce que me disent
00:55:20tous les gens
00:55:21que je vais voir sur le terrain
00:55:22dont je parlais tout à l'heure
00:55:23que ce ne sont pas
00:55:25ceux qui nous ont rendu malades
00:55:26qui vont nous guérir
00:55:27donc il y a un rejet
00:55:28aujourd'hui assez massif
00:55:30de la classe politique
00:55:31traditionnelle
00:55:32des gens qui sont là
00:55:32depuis 10, 15, 20 ans
00:55:33et plus parfois
00:55:35ce qui est d'ailleurs
00:55:36illustré par le sondage du Monde
00:55:38qui a été publié avant-hier
00:55:39sur l'état d'esprit
00:55:40des français
00:55:41et plus ça va mal
00:55:43très révélateur
00:55:43très révélateur
00:55:44et c'est le monde
00:55:45non mais c'est le monde
00:55:47et plus ça va mal
00:55:49plus les vieux partis politiques
00:55:51se complaisent
00:55:53dans des combines d'appareils
00:55:54qui sont objectivement
00:55:56à pleurer
00:55:56moi je le dis
00:55:57comme je le pense
00:55:57le spectacle de la semaine dernière
00:55:59est une honte absolue
00:56:00à l'Assemblée
00:56:01mais les citoyens
00:56:03ne sont pas dupes
00:56:04et je pense que
00:56:05les événements graves
00:56:06parce qu'on va avoir
00:56:07des événements graves
00:56:08on croit qu'on les a déjà
00:56:09mais en réalité
00:56:09ils arrivent
00:56:10produiront
00:56:12comme à chaque fois
00:56:12dans l'histoire de France
00:56:13une forme de sursaut
00:56:14et que ce sera
00:56:16le temps
00:56:17des gens courageux
00:56:18et d'une nouvelle classe politique
00:56:19alors comme à chaque fois
00:56:20comme en 40
00:56:21comme à d'autres moments
00:56:22il y aura des gens
00:56:23qui en font déjà partie
00:56:24qui resteront à bord
00:56:26et se révéleront
00:56:27mais il y a aussi des gens
00:56:28qui arriveront de l'extérieur
00:56:29et moi
00:56:30c'est ce que je dis dans le livre
00:56:31je ne le cache pas
00:56:31moi je suis tout à fait prêt
00:56:32alors que j'avais prévu
00:56:34de passer la fin de ma vie
00:56:35tranquillement
00:56:36avec ma femme
00:56:36à la campagne
00:56:39je suis moi dans une logique
00:56:40d'engagement
00:56:41je comme officier
00:56:42de l'armée française
00:56:43je ne supporte pas
00:56:44ce que la France
00:56:45est en train de devenir
00:56:46et c'est pour ça
00:56:47que je dis que ce livre
00:56:48il est terrible dans le constat
00:56:50mais j'espère
00:56:51il y a le mode d'encore
00:56:52il y a le remède
00:56:54et donc c'est pour ça
00:56:55que je dis que j'espère
00:56:56moi en tout cas
00:56:57je suis porté par une espérance
00:56:59mais avec un côté sacrificiel
00:57:00terrible diagnostic
00:57:01mais le docteur Montbrial
00:57:03propose une posologie
00:57:04qui pourrait nous sortir
00:57:05de là
00:57:06je vous rappelle
00:57:06que l'Empire romain
00:57:07il se croyait à l'abri
00:57:08jusqu'à Calaric
00:57:09face le sac
00:57:11le sac de rhum
00:57:12nous sommes en ligne
00:57:12avec Sébastien
00:57:13qui nous appelle
00:57:15de Besançon
00:57:16qui est la ville natale
00:57:16de Victor Hugo
00:57:18dans cette belle
00:57:19Franche-Comté
00:57:20Sébastien
00:57:21vous êtes
00:57:21je ne sais pas
00:57:22si vous avez lu
00:57:23l'ouvrage
00:57:24de Thibaut de Montbrial
00:57:24vous êtes plutôt
00:57:26un français inquiet
00:57:26par rapport
00:57:27à la sécurité
00:57:28à la situation
00:57:29que l'on vit
00:57:29bonjour à vous déjà
00:57:31alors oui
00:57:34je suis un petit peu inquiet
00:57:35de manière générale
00:57:36je pense que tout le monde l'est
00:57:37c'est
00:57:39alors après
00:57:40est-ce que c'est le fait
00:57:41que les médias
00:57:41parlent beaucoup
00:57:42d'insécurité
00:57:44ou autre chose
00:57:46je pense qu'on peut toujours
00:57:48être critique
00:57:48par rapport à ça
00:57:49mais
00:57:51c'est pas un ressenti
00:57:53pour vous
00:57:53c'est pas un ressenti
00:57:54je vis dans une petite ville
00:57:56de 3500 habitants
00:57:57donc
00:57:58on n'a pas trop ce problème
00:57:59la Franche-Comté
00:58:01est apaisée
00:58:02voilà
00:58:02je ne sais pas
00:58:04si ça pésait
00:58:04Besançon
00:58:05les choses
00:58:05en dire un peu
00:58:06je pense que
00:58:07un peu moins
00:58:08un peu moins
00:58:08Besançon
00:58:09voilà
00:58:09mais moi
00:58:11ma question
00:58:11elle était plus
00:58:12il y a quelque temps
00:58:13j'ai lu un livre
00:58:14de Nicolas
00:58:15Xenel
00:58:15je ne sais pas
00:58:17si vous connaissez
00:58:18qui a écrit
00:58:18un ouvrage
00:58:19qui s'appelle
00:58:20Holy Was
00:58:20donc
00:58:21la colère sainte
00:58:22c'était dans les années
00:58:242005-2006
00:58:25au Danemark
00:58:27et
00:58:28il avait fait
00:58:30une proposition
00:58:30à l'époque
00:58:31de limiter
00:58:33en fait
00:58:33l'immigration
00:58:34de manière
00:58:35inversement
00:58:36proportionnelle
00:58:37à la représentativité
00:58:38des étrangers
00:58:39qui viennent
00:58:40dans le pays
00:58:40dans les prisons
00:58:41danoises
00:58:42en gros
00:58:43plus une nationalité
00:58:46est représentée
00:58:47dans les prisons
00:58:47danoises
00:58:48nationalité étrangère
00:58:49évidemment
00:58:50moins on doit
00:58:52faire venir
00:58:52de ressortissants
00:58:53enfin en tout cas
00:58:54faire de l'immigration
00:58:56de ces pays-là
00:58:57sujet sensible
00:58:58qui a valu
00:59:00un peu
00:59:01polémique
00:59:02à Éric Zemmour
00:59:02qui est allé
00:59:03un petit peu
00:59:03sur ce terrain-là
00:59:04à un moment donné
00:59:05le Danemark
00:59:08ils ont adopté
00:59:08une politique
00:59:10d'immigration
00:59:12assez
00:59:12on va dire
00:59:14assez sévère
00:59:14par rapport
00:59:15aux standards
00:59:15qu'on connaît
00:59:16en Europe
00:59:16qui n'est pas
00:59:17un pays fasciste
00:59:17je rappelle le Danemark
00:59:18on est d'accord
00:59:19c'est ça
00:59:20qui m'intéresse
00:59:21c'est pas du tout
00:59:22un pays fasciste
00:59:23c'était même
00:59:23un pays plutôt
00:59:24à gauche
00:59:24et la question
00:59:27que j'ai c'est
00:59:28est-ce que
00:59:29déjà
00:59:29Thibaut de Montbréal
00:59:31pense que c'est
00:59:31une idée intéressante
00:59:32et la seconde
00:59:33question qui vient
00:59:34tout de suite après
00:59:35c'est
00:59:35si cette idée
00:59:37est intéressante
00:59:37est-ce qu'aujourd'hui
00:59:38l'Europe
00:59:42notre appartenance
00:59:43à l'Europe
00:59:43et les standards
00:59:44légaux
00:59:45de l'Europe
00:59:46nous empêcheraient
00:59:48de mettre en place
00:59:49une politique
00:59:49de ce type
00:59:50ou pas
00:59:50Thibaut de Montbréal
00:59:52est-ce qu'on peut
00:59:52créer un baromètre
00:59:53de l'immigration
00:59:55en fonction
00:59:56de la population
00:59:56carcérale
00:59:57le baromètre existe
00:59:58puisque toutes ces statistiques
00:59:59sont publiques
00:59:59merci Sébastien
01:00:00pour cette question
01:00:01qui est une question
01:00:02intelligente
01:00:03il faut dissocier
01:00:05deux choses
01:00:05d'abord
01:00:06il y a les chiffres
01:00:06sur les étrangers
01:00:08ce que sont
01:00:08les gens qui sont étrangers
01:00:09il y a 26%
01:00:11des détenus
01:00:11qui sont étrangers
01:00:13pour je le rappelle
01:00:14à peu près 10%
01:00:15d'étrangers en France
01:00:15donc un quart
01:00:15de la population carcérale
01:00:17n'est pas française
01:00:17donc ça veut dire
01:00:20que déjà
01:00:21de ce seul fait
01:00:22vous avez un lien
01:00:22entre l'immigration
01:00:23et la délinquance
01:00:24je le dis au passage
01:00:25statistiquement
01:00:26c'est établi
01:00:26et on peut expliquer
01:00:27pourquoi
01:00:27c'est souvent des gens
01:00:28qui ont des conditions
01:00:29de vie
01:00:29de ce seul fait
01:00:30et ça après
01:00:32on peut décliner
01:00:33ce que disait
01:00:34Laurent Nunez
01:00:34quand il était
01:00:35préfet de police
01:00:35de Paris
01:00:36ce qu'a dit
01:00:36la préfète de Lyon
01:00:37cet été
01:00:37tout ça
01:00:38est acquis au débat
01:00:40n'en déplaise
01:00:41à ceux qui ne veulent
01:00:42pas voir
01:00:42ou qui ne veulent pas
01:00:43qu'on voit
01:00:43une fois qu'on a dit ça
01:00:45il y a un deuxième sujet
01:00:46c'est les gens
01:00:47qui ont eu la double nationalité
01:00:49après il y a un troisième sujet
01:00:50c'est les gens
01:00:51qui sont français
01:00:51mais qui sont directement
01:00:53issus à une ou deux générations
01:00:54de pays d'immigration
01:00:55ce qui pose la question
01:00:56de l'intégration
01:00:57et or
01:00:58on ne peut pas faire
01:00:59comme si
01:00:59et trop souvent
01:01:00les politiques le font
01:01:01quelqu'un qui acquierrait
01:01:03la nationalité française
01:01:04par un effet magique
01:01:05perdait
01:01:06toute son histoire
01:01:07ses racines
01:01:08et sa culture
01:01:08ça n'est pas vrai
01:01:09c'est beaucoup plus compliqué
01:01:10que ça
01:01:11donc
01:01:11le diagnostic
01:01:13est possible
01:01:14avec le chiffre des étrangers
01:01:15mais ensuite
01:01:15il est déjà beaucoup plus flou
01:01:17maintenant pour répondre
01:01:18à la question
01:01:18je pense que
01:01:20en réalité
01:01:21le problème
01:01:23migratoire
01:01:24le déséquilibre migratoire
01:01:26en France
01:01:26il est
01:01:28avec les pays
01:01:29dont les ressortissants
01:01:31sont
01:01:31de cultures différentes
01:01:34donc c'est les pays
01:01:35du Maghreb
01:01:35et d'Afrique subsaharienne
01:01:37l'immense majorité
01:01:38des problématiques
01:01:38c'est ça
01:01:39avec aussi
01:01:40les ressortissants
01:01:41afghans
01:01:42qui ont culturellement
01:01:43une très grande difficulté
01:01:44à vivre en France
01:01:45notamment dans le rapport
01:01:46aux femmes
01:01:47une fois qu'on a dit ça
01:01:48et rappelez pour finir
01:01:50avant la réponse
01:01:52qu'il n'y a que 15%
01:01:53d'immigration légale
01:01:54qui est une immigration
01:01:55de travail
01:01:55c'est-à-dire tout le reste
01:01:56n'est pas une immigration
01:01:57de travail
01:01:57moi je pense
01:01:58et les règles européennes
01:02:00Sébastien nous le permettent
01:02:01qu'il faut réduire
01:02:02drastiquement
01:02:03la part de chaque
01:02:04grand type de visa
01:02:06d'immigration
01:02:07c'est-à-dire
01:02:08le regroupement familial
01:02:09c'est-à-dire
01:02:10l'accès
01:02:11l'immigration médicale
01:02:13et évidemment
01:02:14les étudiants
01:02:15donc
01:02:15qui sont les trois
01:02:17grands champs
01:02:17ça a commencé un petit peu
01:02:18où on va entendre
01:02:19certains responsables
01:02:20politiques
01:02:21il y aurait un début
01:02:22de prise de conscience
01:02:23oui mais il faut le faire
01:02:24massivement
01:02:24c'est-à-dire qu'il faut
01:02:25moi je pense qu'il faut
01:02:26diviser par 4 ou 5
01:02:27sur chacun
01:02:28de ces grands champs
01:02:30pourquoi ?
01:02:31parce que c'est bien au-delà
01:02:32de la question
01:02:32de la délinquance
01:02:33il y a un déséquilibre
01:02:35manifeste
01:02:35vous avez vu
01:02:36Laurent Nunez
01:02:37moi je suis proche de lui
01:02:38c'est quelqu'un
01:02:39que j'aime beaucoup
01:02:39mais de l'entendre dire
01:02:41hier à la télévision
01:02:43que sur question
01:02:44je crois qu'il était
01:02:45sur LCI
01:02:45il était coincé
01:02:47aux entournures
01:02:48visiblement
01:02:48il a mis une minute
01:02:49à répondre à la question
01:02:50de quelle est votre évaluation
01:02:51du nombre d'étrangers
01:02:52en situation irrégulière
01:02:53il a fini par dire
01:02:54entre 200 et 300 000
01:02:56quand Gérald Darmanin
01:02:57était ministre de l'Intérieur
01:02:58il disait entre 600 et 700 000
01:03:00il y a 3 ans
01:03:00que je sache
01:03:01je n'ai pas l'impression
01:03:02que ça ait beaucoup baissé
01:03:03il vient d'être nommé
01:03:04dépend de Montbrial
01:03:05oui mais
01:03:06on est incité à la prudence
01:03:08c'est le réel
01:03:09c'est le réel
01:03:10et la question
01:03:12vous savez
01:03:13les gens sont toujours rassurés
01:03:14quand les autorités
01:03:15disent la vérité
01:03:17telle qu'ils la vivent
01:03:18et moi je pense
01:03:20que 200 ou 300 000
01:03:20c'est en Seine-Saint-Denis
01:03:21pour tout vous dire
01:03:22donc c'est pas en France
01:03:23et pour ça
01:03:24mais il faut le dire
01:03:26parce que le dire
01:03:26c'est pas mal
01:03:27c'est se donner les moyens
01:03:29ensuite
01:03:29de prendre les mesures
01:03:30si c'est la vérité
01:03:31si c'est la vérité
01:03:32c'est pas mal
01:03:32et on peut rectifier
01:03:33s'il y a une erreur
01:03:34c'est pas un problème
01:03:34Maud
01:03:34Thibaut de Montbrial
01:03:35ce constat
01:03:36Eric Zemmour
01:03:36le faisait aussi en 2022
01:03:37lors de sa campagne
01:03:38et vous évoquiez tout à l'heure
01:03:39les parties dont les français
01:03:40en ont marre
01:03:42en gros
01:03:43les parties qui font n'importe quoi
01:03:44les jeux d'appareils
01:03:45etc
01:03:45vous parliez de figures
01:03:47qui pourraient émerger
01:03:48pensons par exemple
01:03:49à 2027
01:03:50en même temps
01:03:51une figure a émergé
01:03:52on parlait d'Eric Zemmour
01:03:53à l'instant
01:03:54en 2022
01:03:54est-ce que vous pensez
01:03:55que les français
01:03:55sont vraiment prêts
01:03:56à faire ce pari
01:03:58de l'étranger
01:03:58entre guillemets
01:03:59de voter pour une figure émergente
01:04:00comme l'indiqueraient
01:04:02potentiellement
01:04:02les sondages
01:04:03dont vous parliez
01:04:04tout à l'heure
01:04:05par exemple dans Le Monde
01:04:05alors moi j'en suis sûr
01:04:07et je vais vous donner
01:04:07un sondage
01:04:08dont très peu de gens
01:04:09ont parlé
01:04:09qui a été publié
01:04:10par Le Figaro
01:04:10le week-end du 1er mai
01:04:12je sais plus
01:04:12c'était le 2 ou le 3 mai
01:04:13la question était
01:04:14une question ouverte
01:04:15c'est-à-dire
01:04:15contrairement à d'habitude
01:04:16où on donne une liste
01:04:17et où les gens choisissent
01:04:18la question c'était
01:04:19qui souhaitez-vous
01:04:20voir élu
01:04:20et est arrivé en tête
01:04:22Marine Le Pen
01:04:23avec 10%
01:04:25ensuite
01:04:26c'est Edouard Philippe
01:04:27avec 7
01:04:28ensuite c'est Jordan Bardella
01:04:29avec 4
01:04:30et tous les autres
01:04:31sont en dessous de 2
01:04:32et aucun des noms
01:04:34qui circulent actuellement
01:04:3653 ou 57%
01:04:37je me souviens plus
01:04:38plus de 50%
01:04:39donc vous avez la réponse
01:04:40à votre question
01:04:41dans ce sondage
01:04:42ce que je pense
01:04:43c'est que s'il n'y a pas
01:04:45d'événement de rupture
01:04:46la force aujourd'hui
01:04:47des partis
01:04:48qui sont dans un entre-soi
01:04:50décalé
01:04:50de la réalité
01:04:51des français
01:04:52fera qu'on aura
01:04:53un cas
01:04:55un cas
01:04:55un candidat
01:04:56qui sera dans les moins
01:04:57de 10% de souhait
01:04:58si on s'en tient
01:04:59à ce sondage
01:04:59mais pour peu
01:05:01que les choses
01:05:02que le système
01:05:03soit un peu secoué
01:05:04par un événement
01:05:05de sécurité
01:05:06un événement
01:05:07économique
01:05:08ou toute autre
01:05:09cause d'accident
01:05:10et Dieu sait
01:05:11qu'elles sont nombreuses
01:05:11je pense qu'il est
01:05:12tout à fait possible
01:05:13qu'il y ait
01:05:14l'émergence
01:05:16ou le regroupement
01:05:17soit l'émergence
01:05:18d'un ou d'une candidate
01:05:19auxquelles on ne pense pas
01:05:20aujourd'hui
01:05:21soit le regroupement
01:05:22de gens
01:05:22dont on ne pense pas
01:05:23aujourd'hui
01:05:23qu'ils pourraient se regrouper
01:05:24soit d'ailleurs les deux
01:05:25vous êtes bien sur Sud Radio
01:05:27appelez-nous surtout
01:05:28au 0826 300 300
01:05:29pour réagir
01:05:30face à face
01:05:31avec Thibaut de Montbrial
01:05:32restez surtout avec tout
01:05:33parce que nous allons parler
01:05:34de manipulation sémantique
01:05:36est-ce qu'on y est bien
01:05:37les bons mots
01:05:38sur la réalité des faits
01:05:40ou est-ce qu'on les maquille ?
01:05:41Le face à face
01:05:42nous sommes avec
01:05:43Thibaut de Montbrial
01:05:43auteur du choc
01:05:45ou la chute
01:05:46aux éditions de l'Observatoire
01:05:47et nous décryptons
01:05:48les réalités
01:05:49de la République
01:05:50en termes de sécurité
01:05:51et de confiance
01:05:52dans nos institutions
01:05:53Thibaut de Montbrial
01:05:54inversion et manipulation sémantique
01:05:58c'est le titre
01:05:58d'un de vos chapitres
01:05:59alors je vous pose la question
01:06:01la France a peur
01:06:02de sa police
01:06:03est-ce que c'est dangereux
01:06:04de sortir dans la rue
01:06:05quand on croise un policier
01:06:06et puis voilà
01:06:09racisme détail
01:06:10islamophobie
01:06:11est-ce que
01:06:12où est le curseur ?
01:06:14Ce qui est très intéressant
01:06:15c'est que
01:06:15dans le débat public
01:06:17la maîtrise des mots
01:06:19est fondamentale
01:06:22je vais citer Lénine
01:06:24non pas par adhésion
01:06:25mais parce qu'il avait
01:06:26quelques formes
01:06:27il a dit de très belles choses
01:06:28il a dit de très belles choses
01:06:29et il a dit
01:06:30faites-leur
01:06:30il a dit notamment
01:06:31à propos du vocabulaire
01:06:32utilisé en politique
01:06:33faites-leur
01:06:34manger le mot
01:06:35vous leur ferez avaler la chose
01:06:36et il y a plusieurs
01:06:38expressions ou mots
01:06:39auxquels je m'attaque
01:06:41dans le livre
01:06:42il y a l'islamophobie
01:06:44qui est la façon
01:06:45dont les islamistes
01:06:46par laquelle
01:06:47les islamistes
01:06:48essayent de nous empêcher
01:06:49de critiquer
01:06:49l'islam politique
01:06:50en faisant croire
01:06:51que c'est la discrimination
01:06:52religieuse
01:06:52qui marche
01:06:53il faut répéter aux gens
01:06:56qu'il faut refuser
01:06:57d'utiliser le mot
01:06:58islamophobie
01:06:58quand on sait pourquoi
01:06:59il a été mis
01:07:00dans le débat public
01:07:01autant la discrimination
01:07:02des musulmans
01:07:03est détestable
01:07:03et condamnable
01:07:04autant l'islamophobie
01:07:05en tant que telle
01:07:06telle que les islamistes
01:07:07essaient de nous l'imposer
01:07:08ça n'existe pas
01:07:09et bien moi
01:07:10le mot dont je voulais
01:07:11vous parler aujourd'hui
01:07:11vous y avez fait allusion
01:07:12c'est l'expression
01:07:14que l'extrême gauche
01:07:15utilise
01:07:16et que la presse de gauche
01:07:17utilise
01:07:17de violences policières
01:07:19les violences policières
01:07:20je vais peut-être
01:07:21en faire bondir
01:07:22quelques-uns
01:07:22mais ça n'existe pas
01:07:24pourquoi ?
01:07:25parce que la police
01:07:26est investie
01:07:27par la loi
01:07:28et même
01:07:29parce que c'est la base
01:07:29du pacte social
01:07:30du monopole
01:07:32de l'usage
01:07:32de la force légitime
01:07:33donc quand la police
01:07:35utilise la force
01:07:36c'est présumé légitime
01:07:39par contre
01:07:39il peut arriver
01:07:41il y a des dérapages
01:07:42et des erreurs
01:07:42mais dans ce cas-là
01:07:43il faut parler
01:07:46de violences policières
01:07:47illégitimes
01:07:48il faut rajouter
01:07:49le mot
01:07:50illégitime
01:07:51et ça a l'air de rien
01:07:52des gens vont peut-être dire
01:07:53les auditeurs vont peut-être dire
01:07:54le mec il pinaille
01:07:55mais en fait
01:07:56je pinaille pas du tout
01:07:56parce que si dans le débat
01:07:58vous n'arrêtez pas de dire
01:07:59violence policière
01:07:59violence policière
01:08:00violence policière
01:08:00quand vous avez des adolescents
01:08:02qui écoutent
01:08:02qui lisent
01:08:03qui écoutent
01:08:03etc
01:08:04qu'est-ce qui leur rentre
01:08:05dans le crâne ?
01:08:05c'est que la police
01:08:06commet des violences systémiques
01:08:08or ça c'est exactement
01:08:09là où la France insoumise
01:08:10veut nous amener
01:08:11c'est-à-dire des gens
01:08:12qui veulent casser
01:08:13le système républicain
01:08:14en cassant
01:08:15l'outil qui permet
01:08:17de garantir la paix civile
01:08:18donc il faut faire
01:08:19super attention
01:08:20au moment qu'on utilise
01:08:20une résurgence
01:08:21du CRSSS de 68
01:08:23vous le savez
01:08:23nous étions jeunes
01:08:24vous et moi Thibault
01:08:24mais qu'on regarde
01:08:25aujourd'hui
01:08:25avec le recul
01:08:26Maurice Grimaud
01:08:28Maurice Grimaud CRSSS
01:08:30préfet de police
01:08:31qui a évité
01:08:32évidemment des tragédies
01:08:33par une gestion responsable
01:08:36et en rétablissant l'autorité
01:08:37c'est sûr que
01:08:38les
01:08:381968
01:08:40aujourd'hui
01:08:41ce sont des aimables rigolades
01:08:43quand on voit
01:08:44les pertes de contrôle
01:08:45sur le terrain
01:08:46qu'on a
01:08:46je parle même pas
01:08:47j'en parle beaucoup
01:08:48dans le livre
01:08:48mais des émeutes de 2023
01:08:50même quand le Paris Saint-Germain
01:08:51a gagné la Ligue des Champions
01:08:52le 31 mai 2025
01:08:54on a eu
01:08:55des scènes
01:08:56beaucoup de choses
01:08:57n'ont pas été dites publiquement
01:08:58sur ce qui s'est passé
01:08:59notamment dans Paris
01:09:00par exemple
01:09:01des agressions
01:09:02de gens dans les voitures
01:09:05coincées sur le périphérique
01:09:06avec des dizaines de mains
01:09:08rentrant et touchant
01:09:10tous les corps
01:09:11qui pouvaient toucher
01:09:12prenant tous les objets
01:09:13qui pouvaient voler
01:09:13des radias
01:09:14des trucs terribles
01:09:15les gens
01:09:16après vous n'ont même pas
01:09:17porté plainte
01:09:17donc tout ça
01:09:19ce sont des choses
01:09:20d'autant plus tragiques
01:09:21qu'elles sont anticipables
01:09:23puisqu'on savait
01:09:24depuis trois semaines
01:09:25que le Paris Saint-Germain
01:09:25allait jouer ce match important
01:09:26qu'il y avait déjà eu
01:09:27des incidents très graves
01:09:29après la demi-finale
01:09:30trois semaines avant
01:09:31contre Arsenal
01:09:31et que donc
01:09:32il n'y a pas du tout
01:09:33l'excuse de la surprise
01:09:34donc bref
01:09:35on a une situation
01:09:37sécuritaire
01:09:38qui est considérablement dégradée
01:09:40et sur les violences
01:09:41policières
01:09:42illégitimes
01:09:43il faut d'abord rappeler
01:09:43qu'elles sont extrêmement
01:09:44peu nombreuses
01:09:45autrement dit la bavure
01:09:46autrement dit la bavure
01:09:47elles sont peu nombreuses
01:09:48et que contrairement
01:09:49à ce que disent
01:09:50beaucoup de gens
01:09:51dans le débat public
01:09:52aujourd'hui
01:09:53non seulement la police
01:09:54et la gendarmerie
01:09:55ne sont pas systématiquement
01:09:56violentes
01:09:57mais quand on regarde
01:09:58concrètement
01:09:59chaque événement
01:10:01pour lesquels
01:10:01il y a une question
01:10:02qui se pose
01:10:02elles sont en réalité
01:10:04toujours en deçà
01:10:05de la limite
01:10:07que la situation
01:10:07leur permettait d'atteindre
01:10:08dans l'usage de la force
01:10:09parce qu'il y a une grande retenue
01:10:11d'abord par l'entraînement
01:10:12mais aussi
01:10:13par la crainte
01:10:14des plaintes
01:10:16qui sont systématiquement déposées
01:10:17par notamment
01:10:18des associations
01:10:19et des avocats militants
01:10:20paradoxe démocratique
01:10:21Timon Dondrial
01:10:22je discutais
01:10:23plusieurs fois
01:10:25avec des responsables
01:10:26politiques italiens
01:10:27et espagnols
01:10:27de gauche
01:10:28connaissant la situation
01:10:30en France
01:10:31me disant
01:10:31si notre police
01:10:32si les
01:10:33les carabiniers
01:10:35et si la garde civile
01:10:36devait être confrontée
01:10:38au traitement
01:10:38que subissent
01:10:39les policiers français
01:10:39ils me disaient
01:10:41la bavure
01:10:42on fermerait les yeux
01:10:43parce qu'il n'est pas question
01:10:44on préfère qu'il y ait
01:10:45hélas un incident
01:10:46mais qu'ils maintiennent
01:10:47l'autorité de la police
01:10:48que d'avoir des IGS
01:10:49en permanence
01:10:50où le policier
01:10:51ne sait même pas
01:10:52s'il peut utiliser son arme
01:10:53et que les valeurs
01:10:55soient inversées
01:10:55pour nous c'est inconcevable
01:10:57que la police ait peur
01:10:57chaque été
01:10:58on a quelques anecdotes
01:10:59savoureuses
01:11:00de jeunes racailles
01:11:01qui vont dépenser
01:11:01l'argent illégalement gagné
01:11:03à Marbella
01:11:04et qui tombent
01:11:05sur les Mossos
01:11:06ou sur la guardia civile
01:11:07ça leur fait tout drôle
01:11:08c'est autre chose
01:11:08et là
01:11:09il n'y a pas la ligue
01:11:10des droits de l'homme
01:11:11pour aller les chercher
01:11:11en prison
01:11:12le carabinière italien
01:11:13déjà dans sa posture
01:11:14et dans leur tenue
01:11:16on voit qu'ils ont
01:11:17l'autorité de l'état
01:11:18en eux
01:11:18et qu'ils savent
01:11:19qu'ils seront protégés
01:11:20quand ils accompliront
01:11:21leur mission
01:11:22on en est loin
01:11:22violence policière
01:11:23islamophobie
01:11:24alors là
01:11:25on vous l'a dit à l'instant
01:11:25tout de suite
01:11:26si on dit que
01:11:28ce jeune a été
01:11:29ce jeune a été
01:11:31malhonnête
01:11:31il a volé
01:11:32dans le pot de confiture
01:11:33anti-jeunisme
01:11:33tu détestes les jeunes
01:11:35c'est l'inversion accusatoire
01:11:37voilà
01:11:38et là je viens de citer
01:11:39l'association
01:11:41de la ligue des droits de l'homme
01:11:42mais il y en a d'autres
01:11:42ce que je regrette
01:11:43ce sont les associations
01:11:44qui sur le papier
01:11:45portent des projets
01:11:46qui sont magnifiques
01:11:47et qu'elles se sont
01:11:48complètement perdues
01:11:50dans des combats
01:11:51qui sont
01:11:52des combats
01:11:53au soutien
01:11:54de gens
01:11:55qui sont engagés
01:11:56dans des
01:11:56dans des actes
01:11:58de destruction
01:11:58de ce qui est
01:11:59notre vie démocratique
01:12:00et c'est éminemment
01:12:02éminemment regrettable
01:12:03là encore
01:12:03il y a un problème sémantique
01:12:04entre leurs raisons sociales
01:12:07affichées
01:12:07et leurs causes soutenues
01:12:08le troisième élément
01:12:09des manipulations sémantiques
01:12:10que vous annoncez
01:12:11alors le racisme d'état
01:12:12on a un état
01:12:14la république française
01:12:15aujourd'hui
01:12:16qui est confrontée
01:12:17justement peut-être
01:12:18à la plus belle
01:12:19la plus belle immigration
01:12:20je parle en masse
01:12:21de l'Europe occidentale
01:12:23est un état raciste
01:12:24oui ça c'est
01:12:24ça c'est très intéressant
01:12:26parce que quand on lit
01:12:27les grands penseurs
01:12:29islamistes
01:12:30depuis
01:12:31notamment
01:12:32depuis la création
01:12:32des frères musulmans
01:12:33en 1927
01:12:34on se rend compte
01:12:35que ça fait partie
01:12:35d'une stratégie
01:12:36c'est-à-dire
01:12:37le fait
01:12:38de casser
01:12:40l'intégration
01:12:41de l'immigration
01:12:42qui est dans la logique
01:12:43d'une immigration
01:12:44une immigration
01:12:45qui s'installe
01:12:46dans un nouveau territoire
01:12:47la logique
01:12:48c'est qu'elle en adopte
01:12:48les lois et les mœurs
01:12:50or là
01:12:51l'idée
01:12:51c'est de casser ça
01:12:53en utilisant
01:12:54un cycle
01:12:55qui est parfaitement décrit
01:12:56notamment par un type
01:12:57qui s'appelle Al-Souri
01:12:57qui a écrit
01:12:58l'appel à la résistance
01:12:59islamique mondiale
01:13:00en 2005
01:13:00et qui dit
01:13:03il faut
01:13:04le cycle
01:13:05de provocation
01:13:06victimisation
01:13:06et l'idée
01:13:08c'est de renvoyer
01:13:09les jeunes
01:13:10à
01:13:11de les essentialiser
01:13:12vers leurs racines
01:13:13musulmanes
01:13:15et donc
01:13:15en appuyant
01:13:16sur le volet politique
01:13:17l'islamisme
01:13:18et donc
01:13:19ce faisant
01:13:20c'est ça
01:13:20qui est raciste
01:13:21ça veut dire
01:13:22qu'un jeune
01:13:23parce qu'il viendrait
01:13:24d'un pays
01:13:25ou d'un continent
01:13:26qui ne serait pas
01:13:26la France
01:13:27ou l'Europe
01:13:27serait
01:13:28de ce seul fait
01:13:30astreint
01:13:31et contraint
01:13:31de ne jamais devenir français
01:13:33et c'est pour ça
01:13:33que dans mon livre
01:13:34je salue
01:13:34je tends la main
01:13:35aux jeunes issus
01:13:36de l'immigration
01:13:37je félicite
01:13:38et j'encourage
01:13:39tous ceux qui veulent
01:13:40jouer le jeu
01:13:41de la république
01:13:42à intégrer
01:13:44et il faut qu'on les aide
01:13:45aussi à s'intégrer
01:13:46mais parce que sinon
01:13:48ils seront
01:13:49immanquablement
01:13:50attrapés
01:13:51et manipulés
01:13:52par tous ceux
01:13:53qui veulent là encore
01:13:54casser la radio
01:13:54alors justement
01:13:55il y a
01:13:55un des éléments
01:13:57qui vous désole
01:13:58c'est la communication
01:13:59hors de sol
01:14:00l'état est le réel
01:14:01et vous dites même
01:14:02quand l'état
01:14:03joue contre son camp
01:14:04et page 113
01:14:05vous dites
01:14:05je veux dénoncer ici
01:14:07une mécanique répétée
01:14:08par laquelle l'état
01:14:09tout en affichant
01:14:11sa volonté de fermeté
01:14:12finance et organise
01:14:13lui-même
01:14:14les conditions
01:14:15de son échec
01:14:15paradoxe si ancré
01:14:17qu'il en est devenu invisible
01:14:18pour ceux qui en vivent
01:14:19mais c'est terrifiant
01:14:20c'est terrifiant
01:14:21mais regardez la liste
01:14:22des associations
01:14:23qui sont financées
01:14:24chaque année
01:14:24par les différentes
01:14:26institutions
01:14:27que ce soit
01:14:27les mairies
01:14:28les conseils départementaux
01:14:29les conseils régionaux
01:14:30ou l'état
01:14:30c'est hallucinant
01:14:31comment la ville de Paris
01:14:32peut-elle se plaindre
01:14:33d'avoir
01:14:34le fatra
01:14:37qu'il y a notamment
01:14:39dans les 18ème
01:14:3919ème
01:14:40et 20ème
01:14:40arrondissement
01:14:41de Paris
01:14:42avec des camps
01:14:43où les gens
01:14:43sont en plus
01:14:45logés
01:14:46dans des conditions
01:14:46innommables
01:14:47c'est-à-dire qu'il y a
01:14:48un problème aussi
01:14:48de respiration
01:14:48pour les gens
01:14:49qu'on accueille
01:14:49et dans le même temps
01:14:52subventionner
01:14:53des associations
01:14:54comme SOS Méditerranée
01:14:55et d'autres
01:14:56qui en contravention
01:14:59avec un certain
01:14:59nombre de textes
01:15:00vont parfois
01:15:02dans un lien
01:15:03pour le moins suspect
01:15:04avec les passeurs
01:15:07chercher
01:15:08les gens
01:15:10au large
01:15:10de la Libye
01:15:11mais c'est pas possible
01:15:12je veux dire
01:15:12à un moment
01:15:13on ne peut pas
01:15:14financer
01:15:14la main gauche
01:15:15qui essaie de détruire
01:15:16ce que l'autorité
01:15:17de l'état fait
01:15:17avec la main droite
01:15:18ça ne marche pas
01:15:19comme ça
01:15:19et c'est ça
01:15:20qui fait qu'aujourd'hui
01:15:21nous avons une incompréhension
01:15:23j'allais dire
01:15:23la population
01:15:24par rapport
01:15:24à ce que c'est
01:15:25l'état
01:15:25il y a quand même
01:15:26des moments
01:15:26moi quand je vais
01:15:27faire mes conférences
01:15:29en province
01:15:29il y a beaucoup de gens
01:15:30qui sortent des exemples
01:15:31comme ça
01:15:31et qui me disent
01:15:32des phrases du genre
01:15:33on est chez les fous
01:15:34c'est malheureusement
01:15:37avec nous
01:15:37vous êtes sur Sud Radio
01:15:39et vous nous appelez
01:15:40au 0 826 300 300
01:15:42restez dans quelques instants
01:15:44parce que nous allons voir
01:15:45avec Thibaut de Montbréal
01:15:46comment le 7 octobre
01:15:47est un tournant tragique
01:15:49en relation
01:15:50entre la communauté nationale
01:15:52et puis les juifs français
01:15:54et même le rapport
01:15:55au Proche-Orient
01:15:55qui s'est invité
01:15:56dans la vie politique française
01:15:57et puis nous essaierons
01:15:58de savoir
01:15:59là visiblement
01:16:00la France se dirige
01:16:01vers une guerre civile
01:16:01je pense que Thibaut Montbréal
01:16:03Thibaut de Montbréal
01:16:03a des solutions
01:16:04peut-être pour l'éviter
01:16:05à tout de suite
01:16:06midi 14h
01:16:09Sud Radio
01:16:10la France dans tous ses états
01:16:12nous sommes avec
01:16:13Thibaut de Montbréal
01:16:13auteur du choc
01:16:14ou la chute
01:16:15édition de l'Observatoire
01:16:16Maud Coffler a envie
01:16:17de vous poser une question
01:16:18Thibaut de Montbréal
01:16:18vous avez un engagement
01:16:19militaire
01:16:20avec la réserve opérationnelle
01:16:21de la gendarmerie nationale
01:16:22vous avez un engagement
01:16:23professionnel et juridique
01:16:24avocat
01:16:24un engagement
01:16:25de lanceur d'alerte
01:16:26en quelque sorte
01:16:27avec le CRSI
01:16:28il manque un engagement
01:16:30je vous pose la question
01:16:31simplement
01:16:32un engagement politique
01:16:33à quand la mue
01:16:34Thibaut de Montbréal
01:16:34c'est pas un secret
01:16:36que la mue
01:16:36est en cours
01:16:37j'ai créé le CRSI
01:16:39en 2015
01:16:40pour précisément
01:16:42être en mesure
01:16:42de peser
01:16:43dans le débat public
01:16:44sur la question de sécurité
01:16:45maintenant qu'on a élargi
01:16:46à la souveraineté
01:16:47j'ai été
01:16:49ça a été beaucoup dit
01:16:51approché
01:16:51sondé
01:16:53ces deux dernières années
01:16:54lors de différentes
01:16:55hypothèses
01:16:56ministérielles
01:16:57moi je ne supporte pas
01:16:59comme citoyen
01:17:00comme père de famille
01:17:03comme officier
01:17:04je ne supporte pas
01:17:05ce que ce pays
01:17:06est en train de devenir
01:17:07est devenu déjà
01:17:08et vous savez
01:17:11les gens qui ont combattu
01:17:13pour la France
01:17:14tous les siècles passés
01:17:16les gens qui étaient
01:17:17à Verdun
01:17:17dans les tranchées
01:17:18ils nous regardent
01:17:21là où ils sont
01:17:22et ils nous obligent
01:17:23on ne peut pas laisser
01:17:25ce pays
01:17:26ils ont l'impression
01:17:27d'être morts pour rien
01:17:28est-ce qu'ils sont morts
01:17:29pour que ça finisse comme ça
01:17:30ils ne sont pas morts pour rien
01:17:31non bien sûr que non
01:17:32à l'époque
01:17:32ils ne sont pas morts pour rien
01:17:33parce qu'après eux
01:17:34il y a eu des années formidables
01:17:36mais on est en train
01:17:37de tout gâcher
01:17:39quand je dis on
01:17:39il y a un gâchis collectif
01:17:41et il faut faire très attention
01:17:42parce que
01:17:43vous savez
01:17:44ça fait 80 ans
01:17:45qu'il y a la paix en Europe
01:17:46et on a complètement perdu
01:17:48l'habitude de la violence
01:17:49sur notre territoire
01:17:49on pense que c'est la norme
01:17:51or c'est un accident
01:17:52de l'histoire
01:17:53il n'y a aucune raison
01:17:54que ça continue
01:17:55aucun empire
01:17:56aucun empire
01:17:57n'est éternel
01:17:58et l'empire
01:17:59de l'Europe occidentale
01:18:01il n'est pas éternel
01:18:03je sais que vous voulez
01:18:04qu'on parle
01:18:04si la globalisation heureuse
01:18:06que nous promet à la main
01:18:07on va parler
01:18:08du choc du 7 octobre
01:18:11notamment dans la vie
01:18:12politique française
01:18:13mais pour répondre
01:18:14pour finir de répondre à Maud
01:18:15moi je prendrai
01:18:17toute ma part
01:18:17on verra
01:18:18on verra comment
01:18:19on verra avec qui
01:18:20on verra jusqu'où
01:18:21mais
01:18:21je vis depuis 9 ans
01:18:24sous protection policière
01:18:25il y a eu des incidents
01:18:26très graves
01:18:26de ce point de vue
01:18:30c'est-à-dire du point de vue
01:18:30des emmerdes
01:18:31la mue
01:18:31elle est déjà engagée
01:18:33il y a des gens
01:18:34qui veulent partir
01:18:35il y a des gens
01:18:36qui veulent se contenter
01:18:37de financer
01:18:37moi je serai au combat
01:18:38et je ne me résoudrai jamais
01:18:40à ce que ce pays
01:18:41est en train de devenir
01:18:41donc la mue
01:18:43est en cours
01:18:43maintenant
01:18:44quand, comment, jusqu'où
01:18:45avec qui
01:18:46c'est encore trop tôt
01:18:46pour vous le dire
01:18:47chacun voit sonner
01:18:48le 18 juin
01:18:49à sa porte
01:18:50on n'en est pas là
01:18:51mais c'est ce qui s'est passé
01:18:52à un moment donné
01:18:53tout le monde n'a pas fait le choix
01:18:55à l'époque
01:18:55bon, on ne va pas revenir là-dessus
01:18:57Gaza ou le grand fracas
01:18:59vous dites que
01:19:00la tragédie
01:19:01l'abomination
01:19:01l'horreur du 7 octobre
01:19:032023
01:19:04a eu une incidence directe
01:19:06dans la vie politique française
01:19:07oui
01:19:08et on le voit aujourd'hui
01:19:09c'est-à-dire
01:19:09bon, tout simplement
01:19:10réinvention d'un antisémitisme
01:19:12de vue moral
01:19:13vis-à-vis de la gauche
01:19:14ils ne disent pas
01:19:15que c'est antisémitisme
01:19:15n'empêche que c'est les juifs
01:19:16qui sont menacés
01:19:18et puis un symbole
01:19:19le drapeau palestinien
01:19:21qui remplace Marianne
01:19:22sur le fronton des mairies
01:19:23c'est fabuleux quand même
01:19:24comme transformation
01:19:25le 7 octobre
01:19:27c'est l'attentat terroriste
01:19:29islamiste
01:19:30sans doute le plus abominable
01:19:31depuis le 11 septembre
01:19:35vous allez voir
01:19:35pourquoi je ne dis pas
01:19:36depuis le 13 novembre
01:19:37parce que j'ai fait
01:19:39une petite règle de 3
01:19:40et que par rapport
01:19:41à la population israélienne
01:19:431200 morts
01:19:43c'est comme si on avait eu
01:19:45plus de 8000 morts en France
01:19:46ou plus de 40 000 morts
01:19:47aux Etats-Unis
01:19:47avec des actes de barbarie
01:19:49en ratio de population
01:19:50je ne dis pas
01:19:50qu'en novembre 2015
01:19:51il n'y en a pas eu non plus
01:19:51avec tout ce qui va avec
01:19:53plus les otages
01:19:54etc
01:19:54bien au-delà du choc
01:19:57pour Israël
01:19:58le 7 octobre
01:19:59a eu deux grandes
01:20:00répercussions immédiates
01:20:02d'abord ça a libéré
01:20:03instantanément
01:20:04l'antisémitisme
01:20:05d'extrême gauche
01:20:06qui est un antisémitisme
01:20:07qui se fonde
01:20:08avec
01:20:09ceux de nos compatriotes
01:20:12ou des immigrés
01:20:12à robots musulmans
01:20:13qui détestent les juifs
01:20:15et qui sont évidemment
01:20:16utilisés par
01:20:17l'extrême gauche
01:20:18et notamment la France
01:20:19c'est pas le massacre
01:20:20c'est la réplique
01:20:21de l'état d'Israël
01:20:22non mais justement
01:20:23ce que je vous dis
01:20:24c'est que dès le 7 au soir
01:20:26et dès le dimanche 8 octobre
01:20:28au matin
01:20:28on a vu que ça explosait
01:20:30quand vous regardez
01:20:30les statistiques
01:20:31du ministère de l'intérieur
01:20:32sur les actes antisémites
01:20:33en France
01:20:34il y a une multiplication
01:20:36acte de joie
01:20:37de ceux qui en France
01:20:39pour des raisons que l'on sait
01:20:40détestent les juifs
01:20:41acte de joie
01:20:42mais acte antisémite
01:20:43au sens
01:20:44caractérisé par des plaintes
01:20:46etc
01:20:46il y a eu
01:20:47une augmentation exponentielle
01:20:49mais dans les jours
01:20:49qui ont suivi
01:20:50bien avant que
01:20:51l'armée israélienne
01:20:52rentre à Gaza
01:20:52bien avant
01:20:53et deuxième
01:20:54deuxième indicateur
01:20:55qui va avec le premier
01:20:57sur l'antisémitisme
01:20:58mais qui le dépasse
01:21:00par son ampleur
01:21:00c'est que symboliquement
01:21:02vous savez
01:21:02il y a des dates symboliques
01:21:03dans l'histoire
01:21:03et symboliquement
01:21:05pour moi
01:21:05le 7 octobre
01:21:06c'est la première fois
01:21:07que les islamistes
01:21:08du monde entier
01:21:09ont pris conscience
01:21:10de ce que nous étions
01:21:12faillibles
01:21:13nous les occidentaux
01:21:14c'est à dire
01:21:14que la toute puissance
01:21:15israélienne
01:21:16avec ses moyens technologiques
01:21:17son armée
01:21:18son argent
01:21:18elle a été mise à genoux
01:21:20en quelques heures
01:21:20et bien
01:21:21dans les yeux
01:21:22de tous les islamistes
01:21:23occidentaux
01:21:24en Europe de l'Ouest
01:21:25aux Etats-Unis
01:21:26et bien
01:21:26on a lu
01:21:27que cette action
01:21:29les galvanisait
01:21:30et aujourd'hui
01:21:31avec des gens
01:21:32comme Rima Hassan
01:21:33avec l'extrême ambiguïté
01:21:35pour ne pas dire plus
01:21:36de la France insoumise
01:21:37il y a des pages entières
01:21:38d'exemples
01:21:39dans mon livre
01:21:39sur le sujet
01:21:40et bien
01:21:40vous avez un drapeau
01:21:42qui est le drapeau palestinien
01:21:43qui est devenu
01:21:45qui est devenu
01:21:46l'identité
01:21:47et le symbole
01:21:48de la haine de l'Occident
01:21:49et de la convergence
01:21:51des luttes
01:21:51entre l'ultra-gauche
01:21:52et les islamistes
01:21:53pour nous vaincre
01:21:55et il faut
01:21:55écouter les choses
01:21:56vous savez
01:21:57quand nos ennemis
01:21:58disent les choses
01:21:59il faut les entendre
01:22:00il ne faut pas
01:22:01se réfugier
01:22:01avec cet amalgame
01:22:02que le peuple palestinien
01:22:03si ça incarne le droit
01:22:05au peuple palestinien
01:22:06de constituer un état
01:22:07c'est une chose
01:22:07ce n'est pas pour cette raison
01:22:09qu'il est
01:22:09mais c'est parce qu'il a été
01:22:11c'est parce qu'il n'a plus
01:22:12aucun lien
01:22:12il est même dévoyé
01:22:13mais il est complètement dévoyé
01:22:14c'est exactement ce que je dis
01:22:15il n'a plus aucun lien
01:22:16avec la cause palestinienne
01:22:18elle-même
01:22:18c'est devenu un symbole
01:22:20c'est devenu un étendard
01:22:21de lutte
01:22:22au sein de l'Europe
01:22:22regardez
01:22:23on a un tout petit peu de retard
01:22:24par rapport à l'Italie
01:22:25et à l'Espagne
01:22:26ces dernières semaines
01:22:27les émeutes qu'il y a eu
01:22:28qui ont conduit
01:22:29à des interruptions
01:22:29de compétitions sportives
01:22:31à des interruptions
01:22:32d'événements artistiques
01:22:34et on y arrive
01:22:35et on y arrive en France
01:22:36et je pense
01:22:37que nous allons arriver
01:22:38malheureusement assez vite
01:22:39à des assassinats
01:22:40parce que la violence
01:22:41autour de cette question
01:22:42monte sans arrêt
01:22:43et je crains
01:22:44que dans les mois qui viennent
01:22:45nous ayons des assassinats
01:22:46de personnalités
01:22:47sur ce fondement idéologique
01:22:49vous voulez dire
01:22:50que le 7 octobre
01:22:51et la lecture
01:22:51qui en a été faite
01:22:52par certains partis de gauche
01:22:53et par les islamistes
01:22:54a engendré
01:22:56je fais une métaphore
01:22:57un Munich mondial
01:22:58oui
01:22:59ils capitulent
01:23:00voilà
01:23:01donc ils préfèrent
01:23:02regardez la position française
01:23:04voilà
01:23:04ils préfèrent
01:23:06renoncer
01:23:07à se battre
01:23:08pour sauver la paix
01:23:10ils auront
01:23:11le déshonneur
01:23:12et la guerre
01:23:12ah mais c'est sûr
01:23:13parce qu'il y a une chose
01:23:13qui est certaine
01:23:14c'est que quand vous êtes attaqué
01:23:16quand vos ennemis
01:23:17vous désignent
01:23:18si vous vous laissez faire
01:23:19si vous refusez
01:23:21de vous battre
01:23:21au sens le plus large
01:23:22on est dans l'allégorie
01:23:23je parle pas de se battre
01:23:24physiquement
01:23:24je parle de se battre
01:23:25par tous les moyens
01:23:26que nos institutions
01:23:27permettent encore
01:23:28de mettre en oeuvre
01:23:29mais ce que vous
01:23:30vous considérez
01:23:31comme éventuellement
01:23:31de la bienveillance
01:23:32de l'apaisement
01:23:33en face
01:23:34ça n'est que lu
01:23:35comme de la faiblesse
01:23:36et donc vous n'empêcherez pas
01:23:37quelqu'un qui veut venir
01:23:39vous vaincre
01:23:41vous ne l'empêcherez pas
01:23:42par autre chose
01:23:43que la combinaison
01:23:44de bien sûr
01:23:45vos institutions
01:23:46et de la détermination
01:23:48à les mettre en oeuvre
01:23:49par tous les moyens
01:23:50s'il le faut
01:23:50j'ai intitulé
01:23:51votre présence
01:23:53à cette antenne
01:23:53la France se dirige-t-elle
01:23:55vers une forme de guerre civile
01:23:56risque-t-on la guerre civile
01:23:57quand on lit
01:23:59votre livre
01:24:00là
01:24:01la France
01:24:02le choc
01:24:03France le choc
01:24:04ou la chute
01:24:04on peut penser
01:24:05éclairer
01:24:06les conditions
01:24:07de la guerre civile
01:24:08sont réunies
01:24:09et on a assisté
01:24:10à quelques scènes
01:24:11quelque part
01:24:11quelquefois
01:24:12de guerre civile
01:24:13vous dites
01:24:13pour autant
01:24:14ce n'est pas inéluctable
01:24:15le pire n'est pas
01:24:16le pire n'est pas sûr
01:24:17mais il faudra
01:24:17beaucoup de courage
01:24:18pour mettre en place
01:24:19les moyens
01:24:20d'éviter cette guerre civile
01:24:21je suis très frappé
01:24:22par ce que me racontent
01:24:23les Libanais
01:24:26les Algériens
01:24:27sur les années 90
01:24:28en Algérie
01:24:28les Bosniens
01:24:30sur le fait
01:24:31qu'en 1984
01:24:32on avait les Jeux Olympiques
01:24:33à Sarajevo
01:24:34et en 1990
01:24:3591
01:24:35c'était la guerre
01:24:36les choses peuvent aller
01:24:37très vite
01:24:38pour autant
01:24:38je ne vois pas en France
01:24:40de quand
01:24:41c'est AMP
01:24:42c'est-à-dire
01:24:43qu'il pourrait se faire
01:24:43la guerre civile
01:24:44sur la durée
01:24:44ce qui est certain
01:24:45donc moi je ne pense pas
01:24:46qu'il y a un risque
01:24:47de guerre civile
01:24:47au sens systémique
01:24:48par contre
01:24:49ce qui est certain
01:24:50c'est que tout le monde
01:24:52et récemment
01:24:53même les plus hauts chefs
01:24:54des services de sécurité
01:24:56au sens large
01:24:57en France
01:24:57reconnaissent
01:24:58que le risque
01:24:59d'affrontement
01:25:00sur la base
01:25:01d'une étincelle
01:25:02qui mettrait le feu
01:25:03et que nos fractures
01:25:05françaises
01:25:0531 août 2024
01:25:06Avdan
01:25:07contre Maghrébin
01:25:08vous le citez
01:25:09dans le 18ème
01:25:09et à 10 juin en 2020
01:25:10Tchétchène
01:25:11avec un conflit
01:25:13qui s'est arrêté
01:25:14grâce à l'intermédiation
01:25:15d'un imam
01:25:17dans une mosquée
01:25:17il y a eu une choura
01:25:18ce n'est pas
01:25:19les institutions
01:25:20de la république
01:25:20et à Crépole
01:25:22on était ensuite
01:25:23oui à Crépole
01:25:24je raconte plein
01:25:26d'anecdotes dans les livres
01:25:27il y a plein d'élus
01:25:27qui me disent
01:25:28qu'aujourd'hui
01:25:29énormément de matchs
01:25:30de foot amateurs
01:25:31se terminent
01:25:31en bagarres
01:25:33inter-ethniques
01:25:34ou inter-religieuses
01:25:35et religio-culturelles
01:25:36qu'il y a des bagarres
01:25:39le vendredi soir
01:25:40et le samedi soir
01:25:41autour de questions
01:25:42qui sont très clairement
01:25:43des questions ethniques
01:25:44et culturelles
01:25:44les remèdes républicains
01:25:46et courageux
01:25:46du docteur
01:25:47de membriales
01:25:47un
01:25:48se réapproprier
01:25:49l'usage de la force légitime
01:25:50le principal rôle
01:25:52d'un gouvernement
01:25:53c'est de protéger
01:25:54sa population
01:25:55la sécurité
01:25:55c'est ni de droite
01:25:56ni de gauche
01:25:57la sécurité
01:25:58ça consiste
01:25:59à refonder le socle
01:26:00sur lequel
01:26:01nous pourrons revivre ensemble
01:26:02par
01:26:02la réappropriation
01:26:04de ce que nous sommes
01:26:05par l'éducation
01:26:06et la culture
01:26:06Ernest Renan disait
01:26:08la France est un héritage
01:26:09de gloire et de regret
01:26:10il faut tout assumer
01:26:12la gloire et les regrets
01:26:13c'est en assumant
01:26:14notre fierté
01:26:15d'être français
01:26:16que nous apprendrons
01:26:17aux jeunes français
01:26:18et aux jeunes étrangers
01:26:19qui souhaitent vivre en France
01:26:20qu'il y a une fierté
01:26:22à être français
01:26:22il faut s'inscrire
01:26:23dans l'histoire millénaire
01:26:24de notre pays
01:26:25nos racines gréco-latines
01:26:27notre tradition judéo-chrétienne
01:26:28tout ça
01:26:29il faut l'assumer
01:26:29et en être fier
01:26:30comme les islamistes
01:26:31assument leur histoire
01:26:32c'est en étant fier
01:26:33de ce que nous sommes
01:26:34que nous y arriverons
01:26:35mais pour ça
01:26:36d'abord
01:26:37il faut rétablir l'ordre
01:26:38pour le 2 et le 3
01:26:38on vous réinviterait
01:26:39mon nom de Rial
01:26:40parce que cette conversation
01:26:41n'est pas terminée
01:26:41je pense que la situation
01:26:42justifiera que vous écriviez
01:26:44encore un livre
01:26:45à très bientôt
01:26:45merci d'être venu
01:26:46Sud Radio
01:26:47Sud Radio
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