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##LA_FRANCE_DANS_TOUS_SES_ETATS-2025-10-29##

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News
Transcription
00:00:0014h, Sud Radio, la France dans tous ses états.
00:00:30Le plat préféré des Français, c'est l'eau couscous.
00:00:32Eh, vous applaudissez ça ?
00:00:34Vive la République !
00:00:35La République, c'est moi !
00:00:37Tous les hommes sont des menteurs et toutes les femmes sont des tendus.
00:00:40Je les invite à s'inspirer de l'exemple de mon existence pour être un peu moins convaincu.
00:00:45Faire payer les plus riches, on disait les riches, on va dire les plus riches,
00:00:51sans les faire fuir, c'est le récit.
00:00:54Alors, est-ce que c'est une nouvelle névrose ?
00:00:55Est-ce que c'est une nouvelle schizophrénie française ?
00:00:58La taxe Zuckman est-elle le nouveau bonbon que l'on donne au peuple pour lui dire
00:01:01tu vas voir, on va faire payer les riches ?
00:01:04On sait que l'équité fiscale est une nécessité républicaine,
00:01:08mais pas au détriment de l'emploi en France.
00:01:11On va en discuter avec l'économiste Jean-Philippe Delsol.
00:01:15C'est un sujet qui ravive les consciences et qui suscite des émois.
00:01:22Et il y a pourtant une conclusion très simple, est-ce qu'on peut ou on ne peut pas ?
00:01:25Nous rendrons hommage à Marguerite, cette héroïne du RERC,
00:01:31qui le 16 octobre s'est interposée pour protéger une jeune Brésilienne qui allait être violée.
00:01:37Elle a fait fuir l'agresseur en continuant à le filmer, la détermination.
00:01:43Marguerite n'en a pas donné que son cœur, elle a donné son courage pour empêcher cette tragédie.
00:01:48Nous verrons comment le député Arnaud a commis une certaine maladresse
00:01:55avec la famille, le père d'une victime du Bataclan.
00:02:02Figurez-vous qu'il faut faire attention.
00:02:04En se plaignait d'Amazon, on a eu Chine.
00:02:07Et maintenant, on a eu Joybuy, nouvelle application commerciale qui nous vient de Chine,
00:02:12pour nous proposer, sur la même page, une voiture, un paquet de cacahuètes,
00:02:18un tire-bouchon, d'un Walkman, enfin, à des prix défiant toute concurrence.
00:02:25Amazon a peur.
00:02:27On a peur du côté de l'Amazon.
00:02:29Et puis, on va voir, on va voir, on va voir, une définition de ces affabulateurs
00:02:35qui ont, on suppose qu'ils n'en croyaient pas un mot eux-mêmes.
00:02:38Enfin, ils ont venu nous faire croire que Mme Brigitte Macron était un homme ou un transgenre.
00:02:43Le procès a eu lieu.
00:02:44Est-ce que Zoé Sagan se prend pour François Sagan ?
00:02:47On décryptera ça également.
00:02:50Et puis, en deuxième heure, nous allons parler du grand méchant loup.
00:02:55Alors, qui est le grand méchant loup ?
00:02:57Eh bien, pour Éric Nolot, c'est Jean-Luc Mélenchon.
00:03:01Très bel ouvrage, sorti chez Fayard.
00:03:05Alors, c'est un costard taillé sur mesure.
00:03:08C'est de la haute couture.
00:03:09Je ne savais pas que Nolot avait ses talents de couturier
00:03:12qui habille le patron, le chef de la France Insoumise, Paul Hiver.
00:03:17Voilà quel est le menu de cette France dans tous ses états du 29 octobre 2025.
00:03:24Sud Radio, la France dans tous ses états, l'humeur de Péricot.
00:03:30Alors, on a des fachos, fachos de gauche, fachos de droite, on les a classés d'ultra-gauche.
00:03:35Ces fachos qui arrêtent le train, qui ont saboté des voies ferrées,
00:03:39qui ont mis le feu à un transformateur électrique incendie sur la ligne TGV Paris-Marseille
00:03:48qui a provoqué une panne de circulation des trains entre Avignon et Marseille, 8 heures.
00:03:55Et des gens sont restés bloqués comme ça dans leurs trains pendant 8 heures
00:03:59parce que des crétins, des crétins.
00:04:01Mais j'appelle ça des fachos parce que je fais allusion justement à ces pratiques.
00:04:06Quand on a un acte des anarchistes, des nihilistes,
00:04:10souvent ce sont des cibles qui représentent l'État,
00:04:12qui représentent l'autorité, qui représentent l'armée, la police, la banque.
00:04:15Bon, tout ça est condamnable.
00:04:17Mais là, la cible, c'est le service public.
00:04:19Ce sont les moyens par lesquels les gens se déplacent, les gens voyagent.
00:04:24Et je rappelle que des méthodes fascistes, des méthodes fachos,
00:04:27beaucoup plus que de gauchos, je rappelle des attentats dans le passé.
00:04:31Le 4 août 1974, le train Italicus Express en Italie,
00:04:3612 morts revendiqués par l'extrême droite italienne, par les fachos.
00:04:40La gare de Bologne, l'attentat de la gare de Bologne le 2 août 1980, 85 morts.
00:04:44Et puis, sur une autre forme de terrorisme fasciste,
00:04:47ceux des islamistes qui ont mis des bombes dans les gares de Madrid,
00:04:51le 11 mars 2004, avec 191 morts.
00:04:53Voilà ce que c'est que le vrai fascisme,
00:04:56pas celui qu'on dénonce à tout bout de champ dans le débat électoral.
00:04:59Le fascisme, c'est ça.
00:05:00Et on s'en prend au service public.
00:05:02Ma question est la suivante.
00:05:04Si demain, il n'y a pas eu de mort dans l'incendie du transformateur de la SNCF,
00:05:09mais si demain, le peuple français envoie une majorité à l'Assemblée nationale
00:05:14ou élit un chef d'État qui n'est pas conforme aux opinions politiques de certains,
00:05:19ça sera quoi la consigne pour ces gens-là, ces gens de l'ultra-gauche ?
00:05:22Parce que vous avez vu, comme on a de l'extrême droite et de l'extrême gauche
00:05:26à tout bout de champ dans le paysage politique français,
00:05:27on est obligé de trouver un nouveau terme.
00:05:29Ah, c'est ultra-gauche.
00:05:30Alors, est-ce que ces gens de l'ultra-gauche,
00:05:32quand il y aura un changement démocratique dans ce pays,
00:05:35s'en prendront au service public,
00:05:37s'en prendront aux fonctionnaires et aux institutions de la République
00:05:40qui, à leurs yeux, représenteront un régime indigne
00:05:44dont il faut se débarrasser ?
00:05:46Voilà la question que je me pose.
00:05:47On commence par brûler des transformateurs.
00:05:49Ça finit où et pour quelles raisons ?
00:05:50Eh bien oui, effectivement, je pense qu'on se pose la question
00:05:53et qu'on peut avoir peur demain
00:05:55s'il y a une évolution politique de ce pays,
00:05:57de ces gens irresponsables, ces fachos,
00:05:59qui haïssent la démocratie,
00:06:01qui haïssent le peuple
00:06:01et qui sont prêts à commettre les pires forfaitures
00:06:04pour assouvir leurs fantasmes les plus ignobles.
00:06:06On est ensemble jusqu'à 14h.
00:06:08Réagissez au 0826 300 300.
00:06:11A tout de suite.
00:06:12Le fait du jour.
00:06:13Une folie fiscale.
00:06:15Ce sont les mots de l'ancien ministre de l'Intérieur, Bruno Retailleau,
00:06:17alors que l'Assemblée nationale poursuit ce mercredi
00:06:20l'examen du budget pour 2026.
00:06:22Un examen particulièrement lent
00:06:23puisqu'il reste encore 200 amendements à étudier
00:06:26avant que les députés abordent l'article 3,
00:06:28ce fameux article qui met en place
00:06:30une taxe sur le patrimoine financier
00:06:32des holdings patrimoniales.
00:06:34Le gouvernement s'y oppose,
00:06:35mais l'économiste Gabriel Zuckman
00:06:37défend ardemment son projet
00:06:38en rappelant par exemple ce matin sur BFM TV,
00:06:41je cite,
00:06:41qu'au cours des 30 dernières années,
00:06:43la fortune des 500 plus hauts patrimoines français
00:06:45a augmenté de 10% par an en moyenne
00:06:47et de conclure,
00:06:48il n'y a pas de droit quand on est milliardaire
00:06:50à payer zéro.
00:06:51Pas sûr que ça mette tout le monde d'accord,
00:06:53on en parle aujourd'hui avec
00:06:54l'avocat honoraire et président
00:06:56de l'Institut de Recherche Économique et Fiscale,
00:06:58Jean-Philippe Delsol.
00:07:00Bonjour Jean-Philippe Delsol.
00:07:02Bonjour à vous, merci.
00:07:05La question se pose depuis longtemps en France,
00:07:07est-ce que les plus riches doivent payer un peu plus,
00:07:11contribuer un peu plus aux finances de la République ?
00:07:15Là c'est la taxe Zuckman qui est au-devant de la scène,
00:07:19portée par le Parti Socialiste,
00:07:21parce qu'on se rend compte finalement
00:07:22que M. Zuckman est l'économiste en chef du Parti Socialiste.
00:07:25La question qu'on vous pose,
00:07:27un, sur le principe,
00:07:28est-ce qu'à un moment donné il y a un seuil de richesse
00:07:31qui justifierait que la contribution soit augmentée,
00:07:34ça a été l'impôt sur la fortune,
00:07:36ça a été une taxe de 2% sur le revenu les plus important,
00:07:39est-ce que sur le principe fiscal,
00:07:40sur le principe républicain,
00:07:42il est normal qu'on considère que dans une fiscalité,
00:07:45j'allais dire normalisée,
00:07:46tout le monde paye en fonction de ses revenus,
00:07:48eh bien on peut considérer que certains revenus,
00:07:50au-delà d'un certain seuil,
00:07:51alors un seuil énorme,
00:07:53eh bien il faut rajouter,
00:07:54voilà, quelques deniers au bassinet de la nation.
00:07:58Est-ce que c'est un principe philosophique
00:08:00admissible dans une fiscalité républicaine ?
00:08:03Alors c'est un principe qui est défendable en soi,
00:08:05ça s'appelle la progressivité de l'impôt,
00:08:07mais ceci dit,
00:08:08elle est déjà appliquée de manière extrêmement forte en France.
00:08:12En France, par exemple,
00:08:13ce que l'on ne sait pas suffisamment,
00:08:16c'est que les revenus du patrimoine
00:08:19payent déjà beaucoup plus d'impôts
00:08:22que les revenus d'activité.
00:08:24Les revenus du patrimoine,
00:08:27en réalité,
00:08:28payent en France
00:08:28quatre fois plus d'impôts
00:08:30que les revenus de l'activité ou de remplacement.
00:08:33C'est donc qu'en réalité,
00:08:35les plus riches,
00:08:35qui sont ceux qui détiennent majoritairement
00:08:37du patrimoine,
00:08:39payent déjà beaucoup plus d'impôts.
00:08:42Donc l'impôt,
00:08:44en réalité,
00:08:45il est déjà réparti
00:08:46de manière
00:08:47très différente
00:08:49entre
00:08:50ceux qui ont le moins
00:08:51et ceux qui ont le plus.
00:08:53Mais en réalité,
00:08:54ce qui a été ouvert en France,
00:08:56notamment la nuit dernière,
00:08:58mais depuis déjà longtemps,
00:09:00ce n'est pas un concours lépine,
00:09:01parce qu'un concours lépine,
00:09:03ça cherche
00:09:04la récompense,
00:09:06l'innovation,
00:09:08des petits trucs intelligents,
00:09:10même si c'est souvent
00:09:11de manière superficielle ou annexe.
00:09:14Tandis que là,
00:09:15ce n'est pas un concours lépine,
00:09:17c'est une chasse aux riches.
00:09:18En réalité,
00:09:20Zuckman a gagné
00:09:21parce que Zuckman
00:09:22a introduit l'idée
00:09:24qu'il fallait que les rives payent.
00:09:27Alors,
00:09:27depuis quelques semaines,
00:09:29c'est absolument extraordinaire.
00:09:31C'est la course
00:09:32à celui qui va
00:09:33trouver le meilleur truc
00:09:34pour faire payer
00:09:35encore plus les riches.
00:09:36On invente
00:09:37toutes les solutions possibles.
00:09:39Alors,
00:09:39on a déjà augmenté
00:09:40en commission
00:09:41les contraintes
00:09:43contre les riches.
00:09:45On a une taxe
00:09:46Zuckman,
00:09:47dont le projet est toujours là,
00:09:48maintenu
00:09:49sous la pression
00:09:50de cette cause.
00:09:52Alors,
00:09:52Jean-Philippe Delsol,
00:09:53pardonnez-moi de vous interrompre,
00:09:54on va passer par téléphone
00:09:56parce qu'on vous reçoit mal.
00:09:59Donc,
00:09:59en attendant de retrouver
00:10:00Jean-Philippe Delsol,
00:10:01il est important
00:10:02de rappeler à nos auditeurs
00:10:03que le budget
00:10:04est donc débattu
00:10:05aujourd'hui.
00:10:07Il s'agit du troisième jour
00:10:08de débat,
00:10:09si je ne me trompe pas.
00:10:10Il reste 200 amendements
00:10:11avant de passer
00:10:12à l'article 3.
00:10:13Et en fait,
00:10:14ce que disent
00:10:14à la fois les parlementaires
00:10:16et les journalistes,
00:10:17les spécialistes,
00:10:18c'est que ça avance
00:10:19très lentement.
00:10:20ça arrive très lentement
00:10:21parce qu'en fait,
00:10:23le but n'est pas tellement,
00:10:24j'allais dire,
00:10:25de trouver une juste position
00:10:27sur la fiscalité française,
00:10:28mais de trouver un accord
00:10:30parlementaire
00:10:31par lequel
00:10:32les députés socialistes
00:10:34pourraient s'engager
00:10:35à ne pas voter la censure.
00:10:36On est dans du marchandage
00:10:37politicien
00:10:38à l'intérieur
00:10:39du débat parlementaire
00:10:40et le but,
00:10:41c'est de garder
00:10:42une majorité suffisante
00:10:43pour que,
00:10:44ou une stabilité suffisante
00:10:45pour que le gouvernement
00:10:47de Sébastien Lecornu
00:10:48puisse ne pas être renversé.
00:10:49Voilà, on en est.
00:10:50Donc, on est dans un marchandage.
00:10:52Je ne vais pas utiliser
00:10:52le terme de marchand de tapis,
00:10:53mais on y est presque.
00:10:54Jean-Philippe Delsol,
00:10:55vous êtes toujours là ?
00:10:56On vous a retrouvé ?
00:10:57Je suis là.
00:10:58Oui, je suis là.
00:10:59Alors, est-ce que pour autant,
00:11:00on comprend très bien
00:11:01ce que vous avez dit,
00:11:01effectivement,
00:11:02ce que vous dites est pertinent,
00:11:03pour autant,
00:11:04est-ce qu'il faut admettre
00:11:05qu'aujourd'hui,
00:11:06les nouvelles normes
00:11:08économiques
00:11:09consécutives
00:11:10à la globalisation
00:11:11font qu'il y a
00:11:13des richesses
00:11:14qui peuvent décupler,
00:11:16des fortunes
00:11:17qui peuvent se multiplier
00:11:18par 10 ou par 100,
00:11:19avec des possibilités
00:11:21d'optimisation fiscale,
00:11:22d'échapper au fisc,
00:11:23à l'impôt,
00:11:24qui ferait qu'il faudrait
00:11:25être vigilant,
00:11:26sans tomber dans une chasse aux riches
00:11:27qui est évidente
00:11:28pour certains idéologues,
00:11:30c'est acquis.
00:11:30Est-ce que pour autant,
00:11:32un État démocratique
00:11:33avec une fiscalité,
00:11:34surtout quand on est
00:11:35avec un déficit budgétaire
00:11:36aussi énorme,
00:11:38est-ce qu'il y a des moyens,
00:11:39j'allais dire légaux,
00:11:40cohérents et rationnels,
00:11:42de faire en sorte
00:11:43que ceux qui gagnent le plus
00:11:44payent vraiment
00:11:45ce qu'ils doivent
00:11:46à l'État,
00:11:47sans avoir des subterfuges
00:11:48qui leur permettent
00:11:49de contourner la loi ?
00:11:50Voilà,
00:11:50c'était ça la question.
00:11:52Écoutez,
00:11:53ceux qui gagnent le plus
00:11:55sont ceux qui arrivent
00:11:55à proposer
00:11:56aux consommateurs
00:11:58des produits
00:11:59ou des services
00:12:00que les consommateurs
00:12:01achètent librement.
00:12:03Donc,
00:12:03en fait,
00:12:04s'ils gagnent leur vie
00:12:06honnêtement
00:12:06en satisfaisant
00:12:07la demande
00:12:08des consommateurs,
00:12:09je ne vois pas pourquoi
00:12:10on pourrait leur reprocher
00:12:11de s'enrichir.
00:12:12Parce qu'ils peuvent optimiser,
00:12:13parce que certains
00:12:14arrivent à optimiser,
00:12:15c'est ça le problème.
00:12:16Alors,
00:12:16ce qui optimise,
00:12:17alors,
00:12:18et qu'il y ait une lutte
00:12:19contre,
00:12:19non pas l'optimisation,
00:12:21mais la fraude fiscale,
00:12:22l'optimisation,
00:12:23ça veut dire,
00:12:23c'est le devoir
00:12:24de chaque entrepreneur
00:12:25On est d'accord
00:12:27avec le terme de fraude,
00:12:28on appelle un chat un chat,
00:12:29on parle de fraude.
00:12:30Par contre,
00:12:30il faut appeler un chat un chat,
00:12:32lutter contre la fraude,
00:12:33c'est évidemment nécessaire.
00:12:34Et la fraude est intolérable
00:12:36parce qu'en fait,
00:12:37c'est toujours au détriment
00:12:38des autres contribuables
00:12:39qu'elle se fait.
00:12:40Donc,
00:12:42on a déjà tous les moyens.
00:12:43Alors,
00:12:44je prends l'exemple
00:12:45de la mesure
00:12:46qui a été votée
00:12:47la nuit dernière,
00:12:48qui est une mesure
00:12:49d'une stupidité
00:12:49inégalée jusque-là.
00:12:52Je crois que là,
00:12:53vous parliez tout à l'heure
00:12:54des extrêmes
00:12:56de gauche et de droite
00:12:56qui se réunissaient
00:12:58pour aller détruire
00:13:00les transformateurs
00:13:01des réseaux de transport.
00:13:02Eh bien là,
00:13:03les extrêmes
00:13:04de gauche et de droite
00:13:04se sont réunis
00:13:05pour tuer
00:13:06les moteurs
00:13:07de l'économie française
00:13:08en essayant de taxer
00:13:10les firmes étrangères
00:13:13qui venaient
00:13:14en fait
00:13:14vendre des produits
00:13:16ou des services
00:13:17en France.
00:13:17Ça veut dire
00:13:18qu'ils veulent
00:13:19en fait
00:13:19renfermer
00:13:20l'économie française,
00:13:23bâtir une sorte
00:13:24de muraille de Chine
00:13:25pour que les étrangers
00:13:27ne puissent plus
00:13:27venir chez nous.
00:13:28Eh bien,
00:13:29c'est une stupidité
00:13:30inégalée encore
00:13:31parce qu'en réalité,
00:13:33s'il y a des firmes
00:13:34étrangères
00:13:35qui font des profits
00:13:36en France
00:13:37pas taxés,
00:13:37c'est en ayant
00:13:40des prix
00:13:41entre sociétés
00:13:43dans le groupe
00:13:43de sociétés
00:13:44qui vend en France
00:13:45qui ne sont pas
00:13:46à des prix normaux
00:13:47et ça,
00:13:48ça se contrôle
00:13:48très bien.
00:13:49Il y a en France
00:13:50des dispositions légales
00:13:52qui permettent
00:13:53aux impôts,
00:13:54à la direction
00:13:55des impôts,
00:13:56de contrôler
00:13:57les prix de vente
00:13:58intergroupes
00:13:59et qui permettent
00:14:00donc de faire en sorte
00:14:01que les bénéfices
00:14:03faits en France
00:14:04soient taxés en France.
00:14:05Et donc,
00:14:06l'idée
00:14:07qui a été
00:14:08mise au point
00:14:09cette nuit
00:14:10dans un amendement
00:14:11voté
00:14:12sur la proposition
00:14:13du rapport
00:14:14du président
00:14:15de la commission
00:14:16des finances
00:14:16M. Coquerel,
00:14:17LFI,
00:14:18c'est une stupidité rare.
00:14:20Ça voudrait dire
00:14:20si vous voulez que
00:14:21en fait,
00:14:23prenons l'exemple
00:14:23à l'inverse
00:14:25d'un producteur français
00:14:26qui aurait à subir
00:14:27cette disposition légale
00:14:29aux Etats-Unis.
00:14:31Eh bien,
00:14:31ça veut dire que Renault
00:14:32par exemple
00:14:32qui fabrique,
00:14:33imaginons,
00:14:34ses véhicules en France
00:14:35comme elle le fait
00:14:37en grande partie
00:14:37et qui irait vendre
00:14:3910% de ses véhicules
00:14:40aux Etats-Unis,
00:14:41verrait 10%
00:14:42de son chiffre d'affaires
00:14:45réalisé aux Etats-Unis
00:14:46et donc
00:14:47paierait 10%
00:14:48de ses impôts
00:14:49aux Etats-Unis.
00:14:50Ça n'a pas de sens
00:14:50puisque les véhicules
00:14:51seraient produits
00:14:52en France
00:14:53et que seulement
00:14:54la vente
00:14:55serait faite
00:14:55aux Etats-Unis.
00:14:56Donc,
00:14:57les frais de vente
00:14:59ne représentent pas
00:15:00la totalité du profit.
00:15:01Heureusement que Renault
00:15:02pourrait payer
00:15:04en France
00:15:05ses bénéfices
00:15:06sur ses produits,
00:15:07sur sa fabrication.
00:15:09Donc,
00:15:09en réalité,
00:15:10cette disposition fiscale
00:15:12est idiote
00:15:12parce qu'elle fixe
00:15:14de manière arbitraire
00:15:16l'imposition en France
00:15:19des firmes étrangères.
00:15:20Et donc,
00:15:20en réalité,
00:15:21elle va les faire fuir
00:15:22et faire fuir
00:15:23les firmes étrangères
00:15:25de France,
00:15:26c'est supprimer
00:15:26la concurrence en France
00:15:27et c'est donc
00:15:28renchérir
00:15:29le prix des produits français.
00:15:30Est-ce qu'on pourrait avoir,
00:15:31Jean-Philippe Delsol,
00:15:32une coordination,
00:15:33une meilleure coordination
00:15:34fiscale au niveau
00:15:35de l'Union européenne
00:15:36pour qu'il y ait
00:15:37justement cette protection
00:15:38que l'Europe,
00:15:39aujourd'hui,
00:15:40est une fiscalité
00:15:41qui permette
00:15:42de faire fonctionner
00:15:42l'économie
00:15:43et l'entreprise
00:15:44sans dissuader
00:15:45les investisseurs étrangers ?
00:15:48Mais,
00:15:48cette coordination existe.
00:15:50Les dispositions européennes
00:15:52sont extrêmement nombreuses
00:15:53pour permettre
00:15:55que le marché intérieur
00:15:56soit fluide
00:15:57mais que la concurrence étrangère
00:15:59soit respectueuse
00:16:01d'un certain nombre
00:16:01de critères
00:16:02qui sont ceux
00:16:02de la production européenne.
00:16:05Et donc,
00:16:06si vous voulez,
00:16:07je ne dis pas
00:16:08qu'on ne peut pas
00:16:08améliorer les choses,
00:16:09on peut toujours
00:16:10les améliorer,
00:16:11d'autant que
00:16:12il y a toujours
00:16:15des dispositifs nouveaux
00:16:16qui sont inventés
00:16:17par ceux qui cherchent
00:16:17à frauder
00:16:18et sur lesquels
00:16:19il faut veiller.
00:16:20Mais,
00:16:20ceci étant,
00:16:21on ne fabrique pas
00:16:22une loi
00:16:23anti-concurrence
00:16:25et anti-fraude
00:16:28dans l'instant
00:16:29d'un amendement
00:16:29au creux de la nuit
00:16:31alors que,
00:16:32en fait,
00:16:33ce type de disposition
00:16:34pourrait détruire
00:16:35véritablement
00:16:36notre économie.
00:16:37Là,
00:16:38ce sont des saboteurs
00:16:39qui sont à l'œuvre.
00:16:40Je crois qu'il faut
00:16:41bien le comprendre.
00:16:42Ce sont des gens
00:16:43qui sont en train
00:16:43de détruire notre économie
00:16:45et ils croient
00:16:46obtenir ainsi
00:16:4726 milliards,
00:16:49c'est un chiffre
00:16:49qui a été énoncé,
00:16:50ce n'est pas sûr
00:16:51que ce soit le bon,
00:16:52mais 26 milliards
00:16:53de ressources nouvelles,
00:16:54en réalité,
00:16:55ils vont appauvrir
00:16:56la France.
00:16:57Merci Jean-Philippe
00:16:58Delsol
00:16:58pour votre témoignage.
00:16:59En toute cette concurrence,
00:17:00on appauvrit la France.
00:17:01Merci.
00:17:02Le message est passé
00:17:03mais je pense
00:17:03que le débat
00:17:04n'est pas clou.
00:17:06Ils ont osé douter
00:17:07de l'identité sexuelle
00:17:09de Brigitte Macron.
00:17:10De quoi parle-t-on ?
00:17:10De qui parle-t-on ?
00:17:11Ils étaient jugés
00:17:12hier pour cyberharcèlement.
00:17:14On en parle dans un instant
00:17:14avec Amory Buco
00:17:15et si ça vous fait réagir,
00:17:16ça vous fait forcément réagir
00:17:17puisque ça a fait le tour
00:17:18des réseaux.
00:17:180 826 300 300.
00:17:20A tout de suite.
00:17:21Elle a donné
00:17:21tout son courage
00:17:22le 16 octobre dernier
00:17:24dans le RERC
00:17:26dans le Val-de-Marne.
00:17:27Marguerite,
00:17:28une citoyenne française,
00:17:29s'est interposée
00:17:30contre un homme
00:17:32qui voulait porter atteinte
00:17:34à une jeune brésilienne
00:17:35de Vienne,
00:17:356 ans.
00:17:36On était dans la préparation
00:17:37d'un viol
00:17:38et Marguerite,
00:17:39courageusement,
00:17:40j'allais dire,
00:17:41elle a fait rempart
00:17:41de son corps
00:17:42avec son énergie.
00:17:44Elle a filmé
00:17:44le délinquant,
00:17:46l'agresseur
00:17:47qui a pris la fuite.
00:17:49Elle a continué
00:17:49à le filmer.
00:17:50Pendant ce temps-là,
00:17:50la jeune brésilienne
00:17:51a pu s'enfuir.
00:17:52On aimerait bien que...
00:17:54Alors,
00:17:54je sais que ce n'est pas facile
00:17:55à faire,
00:17:55c'est très facile à dire,
00:17:57que l'on s'interpose
00:17:57plus souvent.
00:17:58On sait que c'est très risqué.
00:17:59On peut tomber sur des gens
00:18:00qui sont extrêmement dangereux,
00:18:01qui sont armés,
00:18:02qui n'hésitent pas
00:18:03quelquefois même
00:18:03à porter atteinte
00:18:05à la vie,
00:18:06à tuer.
00:18:08Pour autant,
00:18:09c'est par ce geste
00:18:10de courage
00:18:11que les agresseurs
00:18:13seront dissuadés
00:18:13de passer à l'acte.
00:18:15Et c'est une jeune femme.
00:18:17Voilà.
00:18:17Merci pour son tempérament.
00:18:19Elle a sauvé,
00:18:20à un moment donné,
00:18:21un peu d'honneur
00:18:21de la citoyenneté
00:18:22parce qu'aujourd'hui,
00:18:23on est dans la résignation.
00:18:24Bien sûr,
00:18:25on sait le risque
00:18:26que ça court.
00:18:27Donc,
00:18:27merci à Marguerite
00:18:28d'avoir donné son cœur
00:18:29et son courage
00:18:30pour empêcher
00:18:31le viol
00:18:32dans ce RERC.
00:18:37Un vif échange
00:18:38a eu lieu,
00:18:39Maud,
00:18:40sur le réseau social
00:18:41X cette semaine,
00:18:42opposant
00:18:43et député
00:18:44de la France Insoumise
00:18:45au père d'une victime
00:18:46du Bataclan.
00:18:46Que s'est-il passé exactement ?
00:18:48Eh bien,
00:18:48le nom de Patrick Jardin
00:18:49vous est forcément familier.
00:18:50Déjà,
00:18:51Patrick Jardin
00:18:51a perdu sa fille Nathalie
00:18:52dans l'attentat du Bataclan
00:18:53en 2015.
00:18:54Il s'est engagé plus tard
00:18:55en politique
00:18:55aux législatives de 2022
00:18:57sous la bannière
00:18:57de reconquête
00:18:58le parti d'Éric Zemmour.
00:19:00Et tandis que les commémorations
00:19:01approchent,
00:19:02Patrick Jardin
00:19:02s'est exprimé sur X
00:19:03lundi,
00:19:04accusant
00:19:04les responsables politiques
00:19:06de l'époque,
00:19:06François Hollande,
00:19:07Manuel Valls
00:19:08ou encore Bernard Cazeneuve
00:19:09d'être responsable
00:19:10de la mort de sa fille.
00:19:12Il écrit,
00:19:12je cite,
00:19:16une réaction
00:19:26plutôt compréhensible
00:19:27voire normale
00:19:28pour un père en colère
00:19:28qui a été victime
00:19:30de la mort de sa fille.
00:19:31Eh bien,
00:19:31justement,
00:19:32pas pour tout le monde
00:19:33et c'est le député LFI
00:19:34Raphaël Arnaud
00:19:34qui se définit
00:19:35comme un militant antifasciste.
00:19:37Je rappelle qu'il a fondé
00:19:37la Jeune Garde,
00:19:38un groupuscule adepte
00:19:39des actions violentes
00:19:40qui a été dissous
00:19:40par le gouvernement Angelin.
00:19:42Raphaël Arnaud
00:19:42n'a rien trouvé de mieux
00:19:43que de lui répondre
00:19:44en distinguant
00:19:45deux types de réactions.
00:19:46Celle des antifascistes
00:19:47partis en Syrie
00:19:48pour combattre Daech
00:19:49et celle des fascistes
00:19:50qui ont œuvré
00:19:51pour faire monter
00:19:52le racisme islamophobe
00:19:53en France.
00:19:54Fin de citation.
00:19:55C'est gigantesque.
00:19:56C'est même très grossier
00:19:57et déplacé comme comparaison.
00:19:58Et Patrick Jardin
00:19:59n'en est pas à sa première altercation.
00:20:01Il faut dire que ces mots
00:20:01sont parfois crus,
00:20:02jugés excessifs.
00:20:03Il s'exprime régulièrement
00:20:04sur X depuis la mort de sa fille
00:20:05avec dans sa ligne de mire
00:20:07la communauté musulmane
00:20:08et les immigrés.
00:20:09Mais je voudrais rappeler
00:20:10quand même ces mots
00:20:10lors du procès
00:20:11des attentats du Bataclan.
00:20:12Je le cite,
00:20:12« N'avoir ni amour ni haine
00:20:14c'est être indifférent
00:20:15et comment peut-on être indifférent
00:20:16à l'assassinat de sa fille ? »
00:20:18Sur X,
00:20:18Éric Zemmour a naturellement
00:20:19défendu Patrick Jardin
00:20:20avant d'être accusé
00:20:21par Raphaël Arnaud
00:20:22d'avoir, je cite,
00:20:23« Servi la soupe à Daesh »
00:20:24avant d'ajouter
00:20:25« Suprémaciste religieux
00:20:26ou nationaliste,
00:20:27on va tous vous dézinguer. »
00:20:29De quoi indigner
00:20:30la porte-parole
00:20:30des députés
00:20:31du Rassemblement National,
00:20:32Laure Lavallette,
00:20:33qui a annoncé
00:20:33une saisine de la justice
00:20:34pour appel à la violence physique.
00:20:36C'est quand même gigantesque
00:20:37sur la fragilité du Bataclan
00:20:38et on comprend
00:20:40le désarroi d'un père.
00:20:41Oui, il y a eu
00:20:42des responsabilités
00:20:43et il était trop tard
00:20:44quand on s'en est rendu compte.
00:20:49Allez, après Chine,
00:20:50ça dépend comment on le dit,
00:20:51Chine, Chine,
00:20:52cette plateforme
00:20:53de e-commerce chinoise
00:20:55très contestée
00:20:55dont on avait annoncé
00:20:56l'arrivée au BHV Paris.
00:20:58Une nouvelle plateforme
00:20:59fait son apparition
00:21:00pour concurrencer Amazon.
00:21:02Ah oui, on peut parler
00:21:02de deuxième là.
00:21:03Vous savez, il y avait
00:21:03un adjoint communiste
00:21:04à la mairie de Paris
00:21:05qui dénonçait
00:21:07le passage d'institutions
00:21:08comme le bazar
00:21:09d'hôtel de ville
00:21:10à Chine
00:21:11qui va déverser
00:21:11ses produits chinois.
00:21:13Eh bien, écoutez,
00:21:13on n'était pas au bout
00:21:14de nos peines
00:21:14puisque nous avons maintenant
00:21:16Joy Buy,
00:21:17Joy comme un jouet
00:21:19buy comme acheté,
00:21:20nouvelle plateforme chinoise
00:21:22qui débarque
00:21:23sur le marché européen
00:21:24et français.
00:21:25Alors là, c'est extraordinaire
00:21:26quand vous allez sur la page,
00:21:27vous allez au moins chez
00:21:28Hine, c'est plutôt
00:21:29l'investimentaire
00:21:29et là, sur Joy Buy,
00:21:31vous allez sur la page
00:21:32et vous avez côte à côte
00:21:33de la hi-fi,
00:21:34un paquet de cacahuètes,
00:21:36des outils de cuisine,
00:21:38de la technique,
00:21:39du tourisme,
00:21:41des vêtements
00:21:41et puis des chips,
00:21:43de l'alimentaire,
00:21:44tout est mélangé
00:21:44à des prix défiants,
00:21:45toute concurrence.
00:21:46Alors là,
00:21:47c'est absolument calamiteux
00:21:49pour notre économie,
00:21:50pour l'économie européenne
00:21:51et pour notamment
00:21:52les produits de bien
00:21:53consommation français.
00:21:54Jean-Philippe Delsol
00:21:55disait tout à l'heure
00:21:56on a de quoi se protéger
00:21:57contre l'intrusion
00:21:58de produits étrangers
00:22:00qui ne respectent pas
00:22:01nos normes
00:22:01et nos fiscalités.
00:22:02Eh bien,
00:22:02pas forcément
00:22:03et là, en tout cas,
00:22:04c'est absolument calamiteux.
00:22:06Alors, je ne sais pas
00:22:07quelle est l'arme
00:22:07qu'on va pouvoir brandir
00:22:09au niveau de l'Union Européenne
00:22:10qui est une passoire absolue.
00:22:12L'acte unique de 1986
00:22:14permet la libre concurrence
00:22:15des personnes
00:22:16et des marchandises
00:22:17en se disant
00:22:18bon, on ne fait pas d'un autre
00:22:19sans casser les oeufs.
00:22:20Aujourd'hui,
00:22:20la situation est dramatique.
00:22:21On n'a pas compté
00:22:2270 000 dépôts de bilan,
00:22:2570 000 faillites
00:22:26dans l'économie française
00:22:27de petites sociétés
00:22:27qui justement fournissent
00:22:28ces produits
00:22:29et là,
00:22:29on ouvre une porte supplémentaire.
00:22:31On avait fait rentrer
00:22:32le renard dans la bergerie
00:22:33et maintenant,
00:22:34ou le renard dans le poulailler,
00:22:35et maintenant,
00:22:35on fait rentrer le loup
00:22:36dans la bergerie.
00:22:37Voilà, on est estomaqués.
00:22:39Espérons que,
00:22:40alors qu'on décide
00:22:41du budget de la taxe Zuckmann,
00:22:43on fera en sorte
00:22:44que ces produits
00:22:45qui viennent inonder,
00:22:46qui sont souvent produits
00:22:47ou fabriqués
00:22:48dans des conditions ignobles
00:22:49avec des conditions sociales
00:22:50insupportables
00:22:51et qui viennent ici
00:22:52séduire,
00:22:53j'allais dire,
00:22:54un appétit de consommation
00:22:56qui n'est pas forcément utile
00:22:57mais en tout cas
00:22:58qui est nocif,
00:22:59profondément toxique
00:23:00pour notre économie.
00:23:01Je pense qu'il est très temps
00:23:02que la classe politique
00:23:03et que les instances européennes
00:23:04s'arment des moyens nécessaires
00:23:06pour juguler
00:23:07cette invasion.
00:23:09Là, vraiment,
00:23:09on est dans un grand
00:23:10emplacement économique
00:23:11mais les conséquences
00:23:11sont immédiates.
00:23:12C'est d'ores et déjà
00:23:13des centaines
00:23:14ou des dizaines
00:23:14de milliers d'emplois
00:23:15qui vont disparaître.
00:23:16Et face au e-commerce chinois
00:23:17ou américain,
00:23:18Perry Collegas,
00:23:19est-ce qu'il ne faudrait pas
00:23:20justement mettre,
00:23:22donner plus de pouvoir,
00:23:23peut-être plus de moyens
00:23:24aux plateformes françaises ?
00:23:25Non, mais quand le traité de Rome
00:23:27fut signé en 1957,
00:23:29il y avait un élément fondamental
00:23:32qui s'appelle
00:23:32la préférence communautaire.
00:23:34On se servait d'abord
00:23:35dans le marché européen
00:23:36et si on ne trouvait pas,
00:23:38j'allais dire,
00:23:38le même rapport qualité-prix
00:23:39à ces tarifs-là,
00:23:40on pouvait éventuellement
00:23:42aller à l'extérieur
00:23:43des frontières de l'Europe
00:23:44pour se fournir
00:23:45en biens de consommation.
00:23:46Aujourd'hui,
00:23:46c'est une passeur,
00:23:47ça va dans tous les sens.
00:23:48On signe des traités
00:23:49comme le Mercosur,
00:23:50on fait introduire,
00:23:51on introduit en France,
00:23:52en Europe,
00:23:53des produits
00:23:54dont les ingrédients
00:23:55sont interdits,
00:23:56dont la méthode de fabrication
00:23:57est interdite
00:23:58en Europe et en France.
00:23:59On laisse cette invasion
00:24:01de produits
00:24:01qui sont non-respect
00:24:03de la concurrence,
00:24:04non-respect du libéralisme.
00:24:05Le libéralisme,
00:24:06c'est une concurrence
00:24:07libre et non faussée.
00:24:08Et bien là,
00:24:08elle est violée,
00:24:09elle est trahie
00:24:10et effectivement,
00:24:11aujourd'hui,
00:24:11il n'y a pas aujourd'hui
00:24:12d'arsenal,
00:24:13contrairement à ce qu'on dit,
00:24:14peut-être sur le papier,
00:24:15mais en tout cas,
00:24:15aucun gouvernement,
00:24:16aucune instance européenne
00:24:17n'a eu le courage
00:24:18de mettre en place
00:24:19des dispositions fiscales,
00:24:21légales,
00:24:21économiques qui protègent
00:24:22nos entreprises européennes
00:24:23et françaises
00:24:24contre l'invasion
00:24:26de produits
00:24:26qui n'ont rien à faire
00:24:27sur le marché,
00:24:29qui ne font pas du bien
00:24:29à ceux qui les produisent
00:24:31et qui font beaucoup de mal
00:24:32à ceux qui les achètent.
00:24:33Et la transition
00:24:33est toute trouvée
00:24:34pour annoncer à nos auditeurs
00:24:34que le 7 novembre,
00:24:36novembre, pardon,
00:24:37nous serons en direct
00:24:37du salon du Made in France.
00:24:39Le salon du Made in France,
00:24:40voilà,
00:24:40pour défendre le Made in France.
00:24:41C'est héros de la France,
00:24:43ces entrepreneurs
00:24:43à toute échelle
00:24:44qui font dans des conditions
00:24:46tout à fait normales,
00:24:47il n'y a pas de cocardier
00:24:49que de chauvinisme
00:24:49qui produisent
00:24:50des produits français
00:24:51de qualité
00:24:51et qui sortissent
00:24:52parfaitement les consommateurs
00:24:54à des tarifs
00:24:54tout à fait acceptables.
00:24:55Vendredi 7 novembre
00:24:56de midi à 14h.
00:24:58Sud Radio,
00:24:59la France dans tous ses états,
00:25:02ne lâchons rien.
00:25:03En partenariat
00:25:04avec les chambres de commerce
00:25:05et d'industrie,
00:25:06les réussites du quotidien.
00:25:08Et nous sommes
00:25:09avec Charlotte Godin,
00:25:11fondatrice de AML Factory.
00:25:13Bonjour Charlotte Godin.
00:25:14Bonjour Charlotte Godin.
00:25:15Alors vous non plus,
00:25:15vous ne lâchez rien
00:25:16si je comprends bien.
00:25:17Jamais.
00:25:18Alors,
00:25:19en quoi consiste l'activité
00:25:20de AML Factory ?
00:25:23Alors,
00:25:23AML Factory,
00:25:24on est une REC Tech,
00:25:25donc technologie au service
00:25:26de la réglementation
00:25:27et on traite des problématiques
00:25:29de lutte contre le blanchiment
00:25:31de capitaux
00:25:31et le financement
00:25:32du terrorisme.
00:25:33On est en plein
00:25:34dans l'actualité,
00:25:35dites-moi.
00:25:35Je ne sais pas si
00:25:36M. Zuckman vous a appelé
00:25:37ou si M. Lecornu
00:25:39vous a appelé
00:25:39dans sa préparation
00:25:41du budget,
00:25:41mais c'est sûr
00:25:42qu'on touche
00:25:42à un secteur très important.
00:25:44Est-ce qu'on peut faire
00:25:45aujourd'hui du commerce ?
00:25:47Est-ce qu'on peut avoir
00:25:47une activité économique
00:25:48en respectant les normes,
00:25:50en respectant les codes
00:25:51avec une fiscalité
00:25:52qui est juste ?
00:25:53Quels sont les moyens
00:25:54dont vous disposez
00:25:55pour, en fait,
00:25:56vous orienter ?
00:25:57Vous donnez des conseils,
00:25:58je pense,
00:25:58de gestion,
00:25:59à mon avis.
00:26:00Alors, non,
00:26:01c'est un logiciel.
00:26:02Donc, pour le coup,
00:26:03on met toute l'expertise
00:26:04réglementaire
00:26:05et le conseil
00:26:06directement
00:26:06dans la plateforme.
00:26:07Donnez-moi un exemple.
00:26:09Je suis jeune entrepreneur,
00:26:10je viens de créer
00:26:11ma société,
00:26:12je veux développer
00:26:12un marché à l'étranger
00:26:13ou importer
00:26:14des produits de l'étranger.
00:26:17Est-ce qu'en vous consultant
00:26:18sur AML Factory,
00:26:20je peux avoir les codes
00:26:20qui me permettent
00:26:21d'avoir une bonne gestion
00:26:22de mon entreprise ?
00:26:23Alors,
00:26:24il faudrait que vous soyez
00:26:25dans un secteur d'activité
00:26:27qui est soumis
00:26:27à cette réglementation,
00:26:29par exemple,
00:26:30dans la crypto,
00:26:30dans la banque,
00:26:31dans le paiement,
00:26:31dans l'immobilier,
00:26:32ce genre de choses.
00:26:34Et ce que nous,
00:26:34on va vous faire,
00:26:35c'est qu'on va vous permettre
00:26:36de respecter les règles,
00:26:38même si vous ne les connaissez pas.
00:26:40Vous avez une expérience
00:26:41antérieure à AML Factory.
00:26:43Qu'est-ce que vous faisiez
00:26:43juste avant ?
00:26:45Avant,
00:26:45j'avais un cabinet de conseil
00:26:46que j'avais monté
00:26:47sur le sujet
00:26:47de la conformité aussi.
00:26:49La conformité à quoi ?
00:26:50Aux lois ?
00:26:52Oui,
00:26:52dans le secteur bancaire
00:26:53et financier,
00:26:54sur les problématiques
00:26:55de l'utentiel blanchiment aussi.
00:26:56Alors aujourd'hui,
00:26:57quelles sont les entreprises
00:26:58qui viennent vous trouver ?
00:26:59Quel genre d'entreprise
00:27:00comme activité ?
00:27:01On va avoir des banques,
00:27:03des assurances,
00:27:04des mutuelles,
00:27:05des entreprises
00:27:06du monde du paiement,
00:27:07de la cryptographie,
00:27:08de la domiciliation,
00:27:09du secteur du jeu,
00:27:11ce genre de choses.
00:27:12Quel est le risque pour eux ?
00:27:13S'ils ne vous consultent pas
00:27:14et qu'ils se lancent
00:27:15comme ça dans l'aventure,
00:27:16quel est le premier écueil
00:27:17auquel ils peuvent être confrontés
00:27:19s'ils ne font pas attention
00:27:20à leur gestion ?
00:27:22Le premier écueil,
00:27:23c'est un risque de sanction
00:27:24de la part des autorités
00:27:25qui peut soit être constitutif
00:27:28d'un risque de réputation
00:27:29s'ils se prennent un blâme,
00:27:30ou un risque financier
00:27:32s'ils se prennent une amende.
00:27:32Rappelez-vous,
00:27:34BNP a pris 7 milliards
00:27:35en 2016 ou en 2015,
00:27:37je ne sais plus.
00:27:38La Banque Postale
00:27:38a pris 50 millions.
00:27:40Régulièrement,
00:27:40en fait,
00:27:41les entreprises
00:27:41qui ne respectent pas
00:27:42cette réglementation
00:27:43se font sanctionner
00:27:44très lourdement.
00:27:45Attention,
00:27:46ça c'était de l'extraterritorialisation
00:27:47de la justice américaine.
00:27:50Voilà.
00:27:51Vous les prévenez aussi
00:27:51contre ça ?
00:27:52Vous donnez également
00:27:53des informations
00:27:53qui leur permettent
00:27:54de se protéger ?
00:27:55Oui.
00:27:56Et en France,
00:27:57les pouvoirs publics,
00:27:58l'administration fiscale
00:27:59ne fournit pas
00:28:00ce genre de renseignements
00:28:01aux entreprises ?
00:28:02Des gardes-fous,
00:28:02des codes,
00:28:04des bords à ne pas dépasser
00:28:05pour ne pas prendre de risques,
00:28:06pour que vous ayez besoin
00:28:07d'exister ?
00:28:08Alors,
00:28:09si,
00:28:10parce que la réglementation
00:28:11détaille ce qu'il faut faire
00:28:12et ce qu'il ne faut pas faire.
00:28:14Mais,
00:28:14si vous prenez
00:28:15dans mon secteur d'activité,
00:28:17il y a à peu près
00:28:17un millier de textes
00:28:18applicables en France.
00:28:19Donc,
00:28:19pour connaître
00:28:20ce millier de textes,
00:28:21déjà sur le bout des doigts,
00:28:22c'est compliqué.
00:28:23Et comme ce millier de textes
00:28:24change régulièrement,
00:28:26c'est dur à suivre.
00:28:27Quand on dit
00:28:27que vous ne lâchez rien,
00:28:28ça veut dire
00:28:28que ça n'a pas été évident
00:28:29à mettre en place ?
00:28:30C'est un logiciel,
00:28:32en fait.
00:28:33Exactement.
00:28:34Oui.
00:28:35Ça a été périlleux
00:28:36à installer
00:28:36parce que vous avez eu
00:28:37des gens que ça n'intéresse pas
00:28:38ou les pouvoirs publics
00:28:40n'étaient pas tout à fait favorables ?
00:28:42Non,
00:28:42les pouvoirs publics
00:28:43nous aiment plutôt bien.
00:28:45Vous les aidez,
00:28:45en fait.
00:28:47Vous les aidez
00:28:47à ce que ça se passe bien.
00:28:49Exactement.
00:28:50Non,
00:28:50ce qui est plutôt compliqué,
00:28:50c'est le contexte économique
00:28:51qu'on vit depuis 5 ans,
00:28:52en fait.
00:28:54Le Covid sur 2 années,
00:28:56la guerre en Ukraine,
00:28:57la montée des taux,
00:28:58la dissolution
00:28:59et de nombreux gouvernements
00:29:01qui...
00:29:02Les écueils ne manquent pas.
00:29:04Vous êtes installé où,
00:29:05Charlotte Godin ?
00:29:05Vous êtes installé où,
00:29:06géographiquement ?
00:29:07À Vincennes.
00:29:08À Vincennes,
00:29:09donc en région parisienne.
00:29:10Voilà.
00:29:10Donc,
00:29:12à Vincennes non plus,
00:29:12on ne lâche rien.
00:29:14Et donc,
00:29:14allez voir ML Factory
00:29:15pour assurer
00:29:16d'une bonne gestion
00:29:18de votre activité économique.
00:29:19Merci,
00:29:20Charlotte Godin,
00:29:21et bravo.
00:29:21Je vous en parlais
00:29:22tout à l'heure.
00:29:23Brigitte Macron,
00:29:23victime de désinformation
00:29:24et de cyberharcèlement.
00:29:26On en parle tout de suite
00:29:26avec Amory Bucco
00:29:27et on attend vos appels
00:29:29au 0826 300 300.
00:29:31À tout de suite.
00:29:31Les collègues Gass,
00:29:33mot de coffleur.
00:29:34Ils ont osé douter
00:29:35de l'identité sexuelle
00:29:36de Brigitte Macron.
00:29:37Ils l'ont écrit,
00:29:38ils l'ont clamé
00:29:38sur les réseaux sociaux
00:29:39et ils ont été jugés
00:29:40à la 10e chambre correctionnelle
00:29:41du tribunal de Paris hier,
00:29:43coupables de cyberharcèlement,
00:29:45accusés de complotisme.
00:29:46Qui sont ces Français
00:29:47condamnés pour avoir alimenté
00:29:48la théorie dite complotiste,
00:29:50prétendant que l'épouse
00:29:51du chef de l'État
00:29:52est une femme transgenre ?
00:29:53Le journaliste Amory Bucco
00:29:54a suivi ce procès.
00:29:55Il est avec nous aujourd'hui.
00:29:56Bonjour Amory Bucco.
00:29:58Bonjour Amory Bucco.
00:29:59Bonjour Amory Bucco.
00:30:01Vous êtes journaliste
00:30:01pour les justices
00:30:02à Valeurs Actuelles.
00:30:04Question préalable.
00:30:05Est-ce que finalement
00:30:06il était bien
00:30:07qu'Emmanuel Macron
00:30:09et Brigitte Macron
00:30:10portent cette affaire
00:30:11devant la justice
00:30:12où ils auraient pu,
00:30:13on leur a dit non,
00:30:14ne descendez pas
00:30:15dans l'arène judiciaire ?
00:30:17Est-ce que finalement
00:30:17ça a permis d'éclaircir
00:30:18un petit peu
00:30:19cette scabreuse affaire ?
00:30:21Écoutez, là pour l'instant
00:30:23on n'a pas les condamnations.
00:30:24On a seulement
00:30:24les réquisitions du parquet.
00:30:26Donc j'allais dire
00:30:26que ça va dépendre
00:30:27du résultat judiciaire.
00:30:28S'il y a des condamnations
00:30:30on pourra dire
00:30:31qu'ils ont atteint leur but.
00:30:32Là il faut bien comprendre
00:30:33que le procès
00:30:35qui s'est déroulé
00:30:36hier et avant-hier
00:30:38ne portait pas
00:30:39sur le fond d'affaires.
00:30:40C'est-à-dire
00:30:41ne porte pas sur
00:30:42est-ce que Brigitte Macron
00:30:44est un transsexuel
00:30:45ou est-ce que c'est un pédocule ?
00:30:46La question qui a été posée
00:30:47c'est la question de l'amour.
00:30:49C'est-à-dire le cyber harcèlement.
00:30:51Je suis désolée
00:30:52d'un micro dans le...
00:30:54Oui on va...
00:30:55Amory Bucco
00:30:55on a des problèmes
00:30:56de réception
00:30:57on vous appelle par téléphone.
00:30:59On vous appelle dans l'endroit
00:30:59restez à l'écoute.
00:31:01Alors ce qu'il faut savoir
00:31:01hier Perico
00:31:02c'est que la fille
00:31:03de Brigitte Macron
00:31:04a bien sûr témoigné
00:31:05à la barre
00:31:05du tribunal correctionnel de Paris.
00:31:07Elle a dénoncé
00:31:08une dégradation
00:31:09des conditions de santé
00:31:10de sa mère
00:31:11à cause précisément
00:31:12de ce cyber harcèlement.
00:31:14Apparemment
00:31:14Brigitte Macron
00:31:14est vraiment sensible
00:31:15et a été assez impactée
00:31:17par ce cyber harcèlement.
00:31:19on parle d'une petite dizaine
00:31:21de personnes
00:31:22qui ont relayé
00:31:23ces intox
00:31:24on peut les appeler comme ça
00:31:25sur l'identité sexuelle
00:31:27de Brigitte Macron.
00:31:28Oui justement
00:31:29l'enjeu c'est de savoir
00:31:29c'est la question que je posais
00:31:30à Amory Bucco
00:31:31qui commençait à nous répondre
00:31:32voilà
00:31:33est-ce qu'il fallait
00:31:34ou pas
00:31:35aller sur le terrain
00:31:37de la justice
00:31:37à Amory Bucco
00:31:38au niveau d'information
00:31:40pour le grand public
00:31:41ça permet quand même
00:31:42d'éclaircir les choses
00:31:44de préciser
00:31:45les points
00:31:46les plus litigieux
00:31:47les points les plus scandaleux
00:31:48parce que
00:31:49vous savez
00:31:50ça s'est installé
00:31:51comme une rumeur
00:31:51comme une calomnie
00:31:53et puis bon
00:31:53vous avez vu l'ampleur
00:31:55sur les réseaux sociaux
00:31:55des gens qui continuent
00:31:56à y croire
00:31:57et à dire que c'est pas vrai
00:31:58est-ce que le fait
00:31:58de passer par un tribunal
00:31:59quel que soit le résultat
00:32:00mais on sait bien
00:32:01que le résultat
00:32:02sera quand même
00:32:02quelque chose d'assez clair
00:32:03est-ce que quand même
00:32:04ça a permis à l'opinion publique
00:32:05de se faire une idée
00:32:06plus précise
00:32:07de l'ignominie du procédé ?
00:32:10Je vais lui dire
00:32:12non
00:32:13comme d'être
00:32:13c'est pas un procès
00:32:14en déchimation
00:32:14c'est un procès
00:32:15en cyber harcèlement
00:32:16en revanche
00:32:18évidemment
00:32:18s'il y a des condamnations
00:32:20les personnes
00:32:20qui tombent derrière leur écran
00:32:21et qui tweet
00:32:22parce qu'en fait
00:32:23il y avait deux catégories
00:32:24de personnes
00:32:25qui étaient jugées
00:32:26parmi ces dix personnes
00:32:27qui passaient devant la justice
00:32:28le parquet a un peu pris
00:32:30il y a des personnes
00:32:30qui ont été choisies au hasard
00:32:31j'allais dire
00:32:32pas de chance
00:32:32c'est tombé pour eux
00:32:33alors qu'ils ont des tout petits comptes
00:32:34qui n'ont fait que quelques tweets
00:32:36en rentrant chez eux le soir
00:32:37un peu comme un exutoire
00:32:39et à l'inverse
00:32:40il y a des très gros comptes influents
00:32:42comme le détenteur du compte
00:32:44Zoé Sagan
00:32:45qui eux sont des véritables
00:32:46influenceurs
00:32:47sur les réseaux sociaux
00:32:48et qui ont
00:32:48j'allais dire
00:32:49nourri vraiment
00:32:51énormément
00:32:52cette rumeur
00:32:53et qui ont
00:32:54eux évidemment
00:32:55une responsabilité
00:32:56beaucoup plus grande
00:32:56d'ailleurs les réquisitions
00:32:57à leur rencontre
00:32:58sont beaucoup plus importantes
00:32:59donc votre question
00:33:02qui est de savoir
00:33:02est-ce que ça va marcher
00:33:03je pense que quand même
00:33:04maintenant
00:33:04les personnes
00:33:05qui vont vouloir dire
00:33:07que Brigitte Macron
00:33:08est un homme
00:33:09etc
00:33:10vont y réfléchir
00:33:10à deux fois
00:33:11sur les réseaux sociaux
00:33:12mais je pense que
00:33:14la rumeur
00:33:15et c'est le principe
00:33:17des réseaux sociaux
00:33:17je pense qu'on ne l'arrêtera pas
00:33:19je pense que c'est impossible
00:33:20je comprends que
00:33:22le couple Macron
00:33:23ait envie
00:33:23de stopper ça
00:33:24parce que ce qu'a expliqué
00:33:25Tiffany Osier
00:33:26hier à l'audience
00:33:27puisque Brigitte Macron
00:33:27ne s'est pas déplacée
00:33:28mais c'est sa fille
00:33:29qui a parlé en son nom
00:33:30c'est que ça a des répercussions
00:33:32mondiales
00:33:33c'est que
00:33:33dans tous ses déplacements
00:33:35dans toutes les tenues
00:33:36qu'elle adopte
00:33:36les poses
00:33:37qu'elle prend
00:33:37Brigitte Macron
00:33:38sait qu'elle est épiée
00:33:40dans les moindres recoins
00:33:42de son existence
00:33:42et même
00:33:43ces petits-enfants
00:33:44qui sont au collège
00:33:46entendent des bruits
00:33:47dans la cour de récréation
00:33:48où on leur explique
00:33:48que leur grand-mère
00:33:49finalement n'est peut-être pas
00:33:50une femme
00:33:51donc ça a d'énormes
00:33:52répercussions pour eux
00:33:53je pense que même
00:33:54ça a des répercussions
00:33:54pour l'image de la France
00:33:55puisqu'on a l'impression
00:33:57que du coup
00:33:58on peut avoir l'impression
00:33:58qu'on a un couple décadent
00:34:00à la tête de l'État
00:34:01un homme avec un autre homme
00:34:02qui serait pédophile
00:34:03vous voyez ce que ça renvoie
00:34:04comme image de la France
00:34:05donc je pense
00:34:06je comprends moi
00:34:07en tous les cas
00:34:08cette démarche
00:34:09je pense que
00:34:09s'il y a des condamnations
00:34:10ça va freiner la rumeur
00:34:12mais ça ne l'arrêtera pas
00:34:13et je pense que
00:34:14même si
00:34:15Brigitte Macron
00:34:16donnait des preuves
00:34:17irréfutables
00:34:18de sa qualité de femme
00:34:19je pense que même ça
00:34:21les gens qui veulent croire
00:34:22en cette théorie
00:34:23c'est pour moi
00:34:23un peu comme une religion
00:34:24continueront à y croire
00:34:26et diront que les preuves
00:34:27qu'on leur apporte
00:34:28sont fausses
00:34:28On peut considérer
00:34:29que c'est un des scandales
00:34:30les plus abjects
00:34:31de la 5ème République
00:34:32le précédent
00:34:33vous n'étiez pas né
00:34:34à Burebucco
00:34:35vous étiez très jeune
00:34:35c'est l'affaire Markovic
00:34:36à savoir qu'on soupçonnait
00:34:38Claude Pompidou
00:34:38épouse du président
00:34:39de la République
00:34:40Georges Pompidou
00:34:41de faire des partifides
00:34:41avec des photomontages
00:34:42qui ont circulé
00:34:43et à l'époque
00:34:44il n'y avait pas
00:34:44les réseaux sociaux
00:34:45il n'y avait pas internet
00:34:46ça a fait le tour
00:34:47vraiment de France
00:34:49et d'Europe
00:34:49ça a influé
00:34:50quelque part
00:34:51sur la campagne présidentielle
00:34:52de 1969
00:34:53parce que Georges Pompidou
00:34:54s'était senti lâché
00:34:56par la mouvance gaulliste
00:34:58il s'était trouvé seul
00:34:59et c'était une véritable calomnie
00:35:01et aujourd'hui
00:35:02on retrouve
00:35:03sur une autre échelle
00:35:04c'est pas une histoire
00:35:04de partifides
00:35:05mais une histoire
00:35:06de transgenres
00:35:06sauf que c'est avec l'ampleur
00:35:08j'allais dire technologique
00:35:09des moyens médiatiques actuels
00:35:10et de cette
00:35:12j'allais dire
00:35:12cette espèce de
00:35:14complotisme ambiant
00:35:15dans les consciences
00:35:16on se dit
00:35:16mais si
00:35:17il n'y a pas de fumée sans feu
00:35:18il y a forcément quelque chose
00:35:19c'est totalement ignoble
00:35:21comment arrêter
00:35:21définitivement
00:35:23ce genre de rumeur
00:35:24où pour vous
00:35:24c'est terminé
00:35:25c'est irréversible
00:35:26il y aura toujours
00:35:26quelque chose qui traînera
00:35:27je crois que c'est irréversible
00:35:29mais s'il faut comprendre
00:35:30c'est la ratine
00:35:31c'est que
00:35:32à mon sens
00:35:33ça intervient
00:35:33après la vague gilet jaune
00:35:35il y a une détestation
00:35:36énorme d'Emmanuel Macron
00:35:38du couple
00:35:38qui forme
00:35:39avec Brésil Macron
00:35:40et qui l'a mis en avant
00:35:41qui a été mis en avant
00:35:43dans la presse people
00:35:44un peu comme un argument
00:35:45enfin voilà
00:35:46l'idée c'était de montrer
00:35:48que Emmanuel Macron
00:35:49était un type bien
00:35:49équilibré
00:35:50qu'il y avait une vie
00:35:51de famille épanouie
00:35:51etc
00:35:51et donc ça
00:35:53ça s'est retourné
00:35:54contre Emmanuel Macron
00:35:55et je pense
00:35:55que
00:35:56donc c'est une détestation
00:35:58à la fois
00:35:58d'Emmanuel Macron
00:35:59sur le plan politique
00:36:00mais qui s'est transformée
00:36:01en attaque personnelle
00:36:02et puis une défiance généralisée
00:36:05des élites
00:36:07et quand je dis élite
00:36:09c'est au sens extrêmement large
00:36:10du terme
00:36:10ça vaut pour tous les journalistes
00:36:13quel que soit le bord
00:36:14et c'est l'idée de se dire
00:36:15les journalistes
00:36:16n'ont pas la vérité
00:36:16au fond
00:36:17ils font partie du système
00:36:18ils protègent
00:36:19Brésil Macron
00:36:19ils protègent le couple Macron
00:36:21il y avait des gens
00:36:22de nombreuses personnes
00:36:23qui étaient présentes
00:36:24à l'audience
00:36:24et qui d'ailleurs
00:36:25applaudissaient etc
00:36:26et qu'on sentait un peu
00:36:27habité par ces idées là
00:36:29vous voyez
00:36:30c'est vraiment
00:36:31une détestation de fond
00:36:32et je pense même que
00:36:33pour faire un parallèle historique
00:36:35peut-être un peu osé
00:36:36mais à l'époque
00:36:37Marie-Antoinette
00:36:38quand elle s'était retrouvée
00:36:39dans les geôles
00:36:40puis décapitée
00:36:41on l'avait accusée
00:36:42d'inceste
00:36:43envers son fils
00:36:43qu'elle avait évidemment
00:36:44très mal pris pour une mère
00:36:45et je dirais
00:36:46qu'il y a un peu
00:36:47un peu dans ça
00:36:48l'idée de se dire
00:36:49que voilà
00:36:49les élites sont totalement
00:36:51décadentes
00:36:51sont devenues folles
00:36:53et donc
00:36:54il y a un peu
00:36:55un esprit révolutionnaire
00:36:56de se dire
00:36:56mais finalement
00:36:57on est des élites
00:36:58qu'il faut absolument dégager
00:36:59parce que ce sont
00:37:00des dégénérés
00:37:01qu'il faut à tout prix
00:37:04les chasser du pauvre
00:37:05la reine Marie-Antoinette
00:37:07en plein procès
00:37:08devant l'abjection
00:37:10de cette accusation
00:37:10on l'accusait effectivement
00:37:12d'avoir eu
00:37:12des comportements sexuels
00:37:14avec son fils
00:37:15le dauphin
00:37:15celui qui aurait dû être
00:37:17Louis XVII
00:37:18elle en appelle
00:37:19elle se tourne vers le public
00:37:21elle se tourne vers les femmes
00:37:23les révolutionnaires
00:37:24qui étaient là
00:37:24qui étaient venus
00:37:25pour la condamner
00:37:26j'en appelle à toutes les mères
00:37:27et ça avait eu de l'effet
00:37:28l'opinion s'était retournée
00:37:30en disant non
00:37:30ça on ne peut pas accuser
00:37:31cette femme
00:37:31d'avoir eu ce comportement
00:37:33avec son fils
00:37:33comme quoi il faut toujours
00:37:34faire appel quelquefois
00:37:35à l'opinion publique
00:37:36mais là ce que vous dites
00:37:36Amoribucco
00:37:37c'est que
00:37:38la détestation
00:37:39suscitée
00:37:40par le comportement
00:37:42ou l'attitude
00:37:42du président de la république
00:37:43quelquefois dans certaines situations
00:37:45on ne va pas rentrer
00:37:45dans un débat politique
00:37:46n'empêche que
00:37:47vous laissez la possibilité
00:37:49à ce qu'il y ait eu
00:37:49une collusion
00:37:50entre cette impopularité
00:37:52et le fait
00:37:53qu'on nourrisse
00:37:54un petit peu
00:37:55ce scandale
00:37:56absolument ignoble
00:37:57absolument ignoble
00:37:58donc la politique
00:37:59a déteint un petit peu
00:38:00sur le fait divers
00:38:01totalement
00:38:03en fait
00:38:03moi je pense
00:38:04qu'il n'y a qu'un petit noyau
00:38:05de personnes
00:38:06ultra militantes
00:38:07sur cette question
00:38:08de la transsexualité
00:38:09de Brigitte Macron
00:38:10c'est un petit noyau
00:38:11je pense que ce n'est absolument
00:38:12pas le reflet
00:38:13de la société en général
00:38:13mais qui est extrêmement actif
00:38:15sur les réseaux sociaux
00:38:15puisque tout
00:38:16part des réseaux sociaux
00:38:17et de cette
00:38:18frange militante là
00:38:20mais en revanche
00:38:21ça a contaminé
00:38:22évidemment tout le reste
00:38:23de la population
00:38:24puisque aujourd'hui
00:38:25c'est devenu presque
00:38:27une blague potache
00:38:28de parler du sexe
00:38:29de Brigitte Macron
00:38:29je veux dire
00:38:30dans tous les milieux
00:38:31ça fait rire
00:38:32même si on n'y croit pas
00:38:33ça fait rire
00:38:34il est vrai que même
00:38:35vous avez raison
00:38:35Amory
00:38:36là on n'y croit pas
00:38:37on fait quand même
00:38:38des plaisanteries grivoises
00:38:39bon comme on peut faire
00:38:40sur tout type de malheur
00:38:42qui arrive à un gouvernement
00:38:43et c'est vrai que c'est installé
00:38:45dans les discours humoristiques
00:38:46les plus courants
00:38:47exactement
00:38:48donc après la question
00:38:49c'est de savoir
00:38:51si on peut dire
00:38:52n'importe quoi
00:38:53sur la femme du président
00:38:54de la république
00:38:55et en fait
00:38:56qui est très difficile
00:38:57il faut bien comprendre
00:38:58que là on peut se demander
00:39:00mais pourquoi
00:39:00c'est un procès
00:39:01en cyberharcèlement
00:39:02et pas en diffamation
00:39:02c'est à dire
00:39:03le fond de l'affaire
00:39:04mais si vous voulez
00:39:05en France
00:39:05la diffamation
00:39:07c'est le droit de la presse
00:39:08on ne va pas juger
00:39:10le fond de l'affaire
00:39:11pour savoir
00:39:11si vraiment
00:39:12Brigitte Macron
00:39:14est un homme ou pas
00:39:15en fait ce que juge
00:39:16quand il y a un procès
00:39:17en diffamation
00:39:17ce qu'on juge
00:39:18c'est de savoir
00:39:18si les personnes
00:39:19qui prétendent ça
00:39:20le disent de bonne foi
00:39:22on ne juge pas
00:39:22la véracité
00:39:23d'une information
00:39:24les tribunaux
00:39:25ne sont pas là
00:39:25pour dire
00:39:26quelle est la vérité
00:39:27ou pas
00:39:27ils sont là seulement
00:39:28pour dire
00:39:29est-ce que les personnes
00:39:29qui le disent
00:39:30sont de bonne foi
00:39:31et donc d'ailleurs
00:39:31une des personnes
00:39:32qui a été jugée
00:39:33hier au tribunal
00:39:34qui appelle
00:39:34Natacha Rey
00:39:35qui est un des relais
00:39:37très influents
00:39:38de cette théorie
00:39:39est en bisbille
00:39:42avec Brigitte Macron
00:39:43pour un procès
00:39:44en diffamation
00:39:44elle a perdu
00:39:45en première instance
00:39:46mais la cour d'appel
00:39:47l'a finalement
00:39:49blanchi en deuxième instance
00:39:51la cour d'appel
00:39:51ce qui ne veut pas dire
00:39:52que ce qu'elle dit
00:39:53est vrai
00:39:53ce qu'il veut dire
00:39:54c'est que ce que disent
00:39:55les tribunaux
00:39:55c'est qu'elle peut
00:39:57prétendre ça
00:39:57de bonne foi
00:39:58et donc que ça ne peut
00:39:59pas forcément donner lieu
00:40:00à une condamnation judiciaire
00:40:01c'est pour ça
00:40:02que c'est très difficile
00:40:03d'arrêter ce genre de rumeurs
00:40:04parce qu'il y a la liberté
00:40:05d'expression en France
00:40:06on a le droit de dire
00:40:07plein de choses en France
00:40:08si on les dit de bonne foi
00:40:09et donc pour moi
00:40:11il n'y a pas de moyen
00:40:12enfin il n'y a pas aucun moyen
00:40:13à part de tout d'un coup
00:40:14arrêter les réseaux sociaux
00:40:16ce qui paraît impossible
00:40:17d'arrêter ce genre de rumeurs
00:40:19qui à mon avis
00:40:19vont se répliquer
00:40:20dans plein d'autres formats
00:40:21à l'avenir
00:40:22Est-ce que le mouvement féministe
00:40:24et la prise de conscience
00:40:26du droit des femmes
00:40:26qui aujourd'hui est au cœur
00:40:27de notre débat politique
00:40:29et social
00:40:29est-ce qu'il y a eu quand même
00:40:30une prise de position
00:40:31en général du féminisme français
00:40:33pour prendre la défense
00:40:35de Brigitte Macron
00:40:35ou est-ce qu'on l'a laissé
00:40:36se débrouiller seule
00:40:37sous prétexte
00:40:38qu'elle est la femme
00:40:38du président de la République ?
00:40:40Pour moi
00:40:41il n'y a pas tellement
00:40:41le féminisme
00:40:43c'est la question
00:40:44de la transphobie
00:40:45qui pour moi
00:40:46n'est pas vraiment
00:40:47le même sujet
00:40:47mais c'est de dire
00:40:48au fond
00:40:48ces accusations
00:40:49ce sont des accusations
00:40:51transphobes
00:40:52qui aujourd'hui
00:40:53j'allais dire
00:40:53le nouveau thème un peu
00:40:54qui arrive dans le débat public
00:40:56puisque maintenant
00:40:57de plus en plus
00:40:58il y a de revendications
00:40:59de dire
00:40:59je peux être un homme
00:41:00je peux être une femme
00:41:01il faut changer le sexe
00:41:01sur les termes d'entité
00:41:02donc c'est plus sur ce terrain-là
00:41:04que ça se joue
00:41:06et effectivement
00:41:08on voit
00:41:08alors je ne suis pas là
00:41:09pour dire
00:41:10que les personnes
00:41:10qui s'étendent
00:41:11que Brigitte Macron
00:41:12est un homme
00:41:12sont transphobes ou pas
00:41:13mais en revanche
00:41:15on sent effectivement
00:41:16que le fait de dire
00:41:17qu'elle a changé de texte
00:41:18et qu'elle a rencontré
00:41:19Emmanuel Macron
00:41:19quand il était mineur
00:41:20c'est une manière de dire
00:41:21que nos élites sont dégénérées
00:41:23qu'on est dirigé
00:41:24par un couple de dégénérés
00:41:25et que ce n'est pas possible
00:41:27pour une puissance
00:41:27comme la France
00:41:28ça a été dit hier au tribunal
00:41:29il est vrai que la façon
00:41:32dont ils ont géré
00:41:32l'affaire Benalla
00:41:33n'a pas été peut-être
00:41:35la plus pertinente
00:41:36et la plus à droite
00:41:36et que voilà
00:41:37ça a pu ensuite
00:41:38constituer un dégât
00:41:39collatéral
00:41:41pour qu'il y ait
00:41:41cette confusion
00:41:42en tout cas
00:41:42il faut être bien clair
00:41:44là-dessus
00:41:45c'est une saloperie
00:41:46il faut la dénoncer
00:41:47et il faut prendre
00:41:48la défense de Brigitte Macron
00:41:49que l'on apprécie
00:41:51ou pas la politique
00:41:51de son mari
00:41:52je pense que
00:41:53en termes de droit d'homme
00:41:54c'est un scandale absolu
00:41:55merci à Maury
00:41:56beaucoup pour votre témoignage
00:41:57et nous savons que vous suivez cette affaire de près
00:41:59on aura certainement l'occasion
00:42:01de vous rappeler
00:42:02pour avoir la suite
00:42:02la suite de cette affaire
00:42:04et vous restez avec nous
00:42:05parce que nous recevons
00:42:07Eric Nolot
00:42:08Eric Nolot est devenu une institution
00:42:10et il a fait
00:42:12il a fait un
00:42:13un réquisitoire
00:42:14en bonne et due forme
00:42:15je disais tout à l'heure
00:42:16qu'il avait taillé un costard
00:42:18à Jean-Luc Mélenchon
00:42:18on va convenir
00:42:19on va discuter avec lui
00:42:20des dessous
00:42:21de la personnalité
00:42:23et quelque part
00:42:24de la situation
00:42:25dans laquelle la gauche
00:42:25se trouve aujourd'hui
00:42:26à cause de la personnalité
00:42:27de Jean-Luc Mélenchon
00:42:28Sud Radio
00:42:29la France dans tous ses états
00:42:31l'éducation positive
00:42:32c'est de s'intéresser à l'enfant
00:42:34bonsoir Jean-Luc Mélenchon
00:42:35tu fermes ta petite bouche
00:42:37on a une super relation
00:42:37c'est génial
00:42:38je suis toujours trahi
00:42:40j'ai de la peste
00:42:42je suis prêt à me foutre
00:42:43de votre gueule
00:42:43pendant des heures
00:42:44bienvenue dans la tête d'un gentil
00:42:45la république c'est lui
00:42:49ah bah quand on finit
00:42:50j'ai mangé mes spaghettis
00:42:51tranquillement jusqu'au bout
00:42:52je m'en tape de ça
00:42:53vous voyez qu'il n'y a plus
00:42:54désagréable que moi
00:42:55ça m'a compris là
00:42:55bah oui
00:42:56il n'y a qu'une autre part
00:42:57le plat préféré des français
00:42:58c'est le couscous
00:42:59vous applaudissez ça
00:43:02vive la république
00:43:03la république
00:43:04c'est moi
00:43:04tous les hommes sont des menteurs
00:43:05et toutes les femmes sont détendues
00:43:07je les invite à s'inspirer
00:43:08de l'exemple de mon existence
00:43:10pour être un peu moins con
00:43:11la république c'est lui
00:43:14ah bah quand on finit votre livre
00:43:16Eric Nolo
00:43:16on n'est pas sûr que ça soit
00:43:17une si bonne idée
00:43:18que ça soit lui la république
00:43:19et pourtant il prétend
00:43:20il prétend l'être
00:43:21c'est le titre de votre ouvrage
00:43:23dans la collection
00:43:24libre pour penser libre
00:43:25chez Fayard
00:43:26alors on a dit
00:43:28c'est un réquisitoire
00:43:29c'est pas qu'un réquisitoire
00:43:30je dirais plutôt
00:43:31que c'est un inventaire
00:43:32de faits précis
00:43:33de propos tenus
00:43:34par Jean-Luc Mélenchon
00:43:35et qui constitue la base
00:43:37pour moi vous avez fait
00:43:37une enquête tout simplement
00:43:38ensuite elle est réalisée
00:43:40bien sûr
00:43:40sur ce qu'est devenu
00:43:42Jean-Luc Mélenchon
00:43:42sur ce qu'est devenu
00:43:43la gauche
00:43:43alors c'est aussi un portrait
00:43:45alors il n'est pas au vitriol
00:43:47il est au noliol
00:43:47qui est une nouvelle substance
00:43:48le noliol
00:43:49alors j'espère ne pas tomber
00:43:50dedans un jour
00:43:50voilà
00:43:51en tout cas
00:43:52c'est un travail
00:43:53très précis effectivement
00:43:55et qui pose énormément
00:43:56de questions
00:43:57on sort quand même mal à l'aise
00:43:59on sort mal à l'aise
00:44:00parce que
00:44:00comme vous
00:44:01comme vous
00:44:02à un moment donné
00:44:02j'ai cru peut-être
00:44:04en Jean-Luc Mélenchon
00:44:04pas idéologiquement
00:44:06en disant
00:44:06il est une alternative
00:44:07à la gauche française
00:44:08qui est en train de mourir
00:44:09il était républicain
00:44:10il était laïc
00:44:10il défendait des valeurs
00:44:11que tous les français
00:44:12peuvent défendre
00:44:12de droite et de gauche
00:44:13et tout d'un coup
00:44:14il y a cette évolution
00:44:14terrible
00:44:15pour des raisons
00:44:16que vous expliquez
00:44:17de l'électoralisme
00:44:18qu'est-ce qui peut quand même
00:44:19se passer dans la tête
00:44:20d'un homme
00:44:21avec des compétences
00:44:22intellectuelles avérées
00:44:23une rigueur morale
00:44:24qu'on pouvait penser
00:44:25intègre
00:44:26une idée très précise
00:44:27de ce qu'il voulait
00:44:28et des convictions fortes
00:44:29comment est-ce qu'on peut
00:44:30on voit bien ce qu'il a déclaré
00:44:32on va revenir
00:44:32les revirements qu'il a eus
00:44:33comment un tel cortex
00:44:35un tel cerveau
00:44:36peut opérer
00:44:36une telle reconversion
00:44:38c'est pas très compliqué
00:44:39en réalité
00:44:41il y a une phrase
00:44:42très célèbre
00:44:43de Jules César
00:44:43qui
00:44:44Jules César aurait dit
00:44:46je préfère être le premier
00:44:47dans mon village
00:44:48que le deuxième à Rome
00:44:48et un jour
00:44:49Mélenchon s'est réveillé
00:44:50il a dit
00:44:51je préfère être le premier
00:44:51dans mon parti
00:44:52que dans le trentième
00:44:53à Solferino
00:44:54donc il a
00:44:55renié tout ce
00:44:56en quoi il croyait
00:44:57tout ce qu'il avait déclaré
00:44:58c'est quand même
00:44:59quelqu'un
00:44:59qui invitait à voter
00:45:01pour Maastricht
00:45:02par exemple
00:45:02en disant
00:45:02ceux qui ne votent pas
00:45:03pour Maastricht
00:45:03n'ont rien compris
00:45:04à l'histoire
00:45:04et tout d'un coup
00:45:06celui qu'on qualifiait
00:45:07comme un laïcar
00:45:08je suis bien placé
00:45:08pour vous en parler
00:45:09parce que
00:45:09j'étais chroniqueur
00:45:10on n'est pas couché
00:45:12c'était en 2010
00:45:13je crois
00:45:14quand il s'est livré
00:45:15à une attaque
00:45:16en règle
00:45:17contre l'islam
00:45:17en disant
00:45:18le voile est un scandale
00:45:20il n'y aurait qu'une femme
00:45:21voilée en France
00:45:21ce serait inadmissible
00:45:23etc
00:45:23et il a entièrement
00:45:25tourné le dos à tout ça
00:45:26il a trahi la laïcité
00:45:27la république
00:45:28et là il est dans une
00:45:29dérive idéologique
00:45:30électoraliste
00:45:31où il faut plaire
00:45:31à un certain électorat
00:45:33alors
00:45:34pour moi ce n'est pas la gauche
00:45:35j'appelle ça la gauche
00:45:37avec un haut accent
00:45:38sur le conflit
00:45:38c'est l'extrême gauche
00:45:40qui au fond
00:45:40historiquement
00:45:40a toujours été un peu
00:45:41en opposition avec la gauche
00:45:42mais qui là
00:45:43selon une formule célèbre
00:45:44est devenue
00:45:45une gauche inconciliable
00:45:46avec la mienne en tout cas
00:45:47l'un des précédents portraits
00:45:49de Jean-Luc Mélenchon
00:45:49est celui
00:45:50de son ami
00:45:52et camarade
00:45:53Julien Dré
00:45:53alors là il parle
00:45:55à l'intérieur
00:45:55en tant que trotskiste
00:45:56et Julien Dré conclut
00:45:57que le trotskisme
00:45:59est une forme
00:46:00de j'allais dire
00:46:00de comportement mental
00:46:01d'attitude
00:46:02et que finalement
00:46:03Mélenchon est un vrai trotskiste
00:46:05qui a une finalité
00:46:06et que peu importe
00:46:08les moyens
00:46:08par lesquels on y arrivera
00:46:09cette finalité
00:46:10c'est d'arriver au pouvoir
00:46:11mais au pouvoir
00:46:12pourquoi faire finalement
00:46:13si demain
00:46:14Jean-Luc Mélenchon
00:46:15était président de la république
00:46:16quel type de république
00:46:17quel type de gouvernance
00:46:18il mettrait en place
00:46:19de ce que l'on peut savoir
00:46:20aujourd'hui
00:46:21je répondrai en deux temps
00:46:21c'est d'autant plus vrai
00:46:22que tous les moyens
00:46:24sont bons
00:46:25que là à mon avis
00:46:26on n'a encore rien vu
00:46:27parce que comme a priori
00:46:28c'est le dernier tour de piste
00:46:29en 2027
00:46:29pour Jean-Luc Mélenchon
00:46:31il va lâcher les chevaux
00:46:33donc là
00:46:34ce qu'on a vu
00:46:35qui va très très loin
00:46:36dans l'indignité
00:46:37à mon avis
00:46:37nous en serons nostalgiques
00:46:39dans quelques mois
00:46:39parce que là
00:46:40il va aller très très loin
00:46:40je pense pas
00:46:42qu'il veuille arriver au pouvoir
00:46:43je pense que
00:46:44Jean-Luc Mélenchon
00:46:45est l'héritier
00:46:46d'un fantasme révolutionnaire
00:46:47c'est à dire
00:46:48qu'au fond
00:46:49c'est une mentalité
00:46:49insurrectionnelle
00:46:51et que vraiment
00:46:51l'idéal pour lui
00:46:52ce serait que
00:46:53le rassemblement national
00:46:54arrive au pouvoir
00:46:55et que toute
00:46:56la journée
00:46:57jour et nuit
00:46:58même
00:46:58il puisse faire
00:46:59ce que
00:47:00Lionel Josselin
00:47:01qui s'y connaissait
00:47:01appelait le théâtre
00:47:02antifasciste
00:47:03c'est à dire
00:47:03jour et nuit
00:47:04le fascisme est passé
00:47:05il faut
00:47:05y reprendre le pouvoir
00:47:07je pense que c'est ça
00:47:08parce que le pouvoir
00:47:08c'est quand même
00:47:09beaucoup d'emmerdements
00:47:10tandis que l'insurrection
00:47:11il y a quand même
00:47:12le charme
00:47:13de se croire
00:47:13l'héritier
00:47:14de Robespierre
00:47:15ou des sud-américains
00:47:16qu'il aime tant
00:47:17Chavez
00:47:17qui a ruiné son pays
00:47:18qui roulait pourtant
00:47:19sur l'or
00:47:19etc
00:47:20donc le pouvoir
00:47:21non
00:47:21mais en tout cas
00:47:22le pouvoir de nuisance
00:47:24oui
00:47:24alors ce revirement
00:47:25il l'a pas forcément inventé
00:47:27on se souvient du projet
00:47:28Terra Nova
00:47:28qu'on aurait pu qualifier
00:47:30de tournant hystérique
00:47:31du parti socialiste
00:47:31qui propose
00:47:32de remplacer le prolétariat populaire
00:47:34le peuple
00:47:35passer électoralement à droite
00:47:37puisqu'il vote
00:47:38pour des partis
00:47:38qui sont censés à droite
00:47:40et on le remplace
00:47:40par un nouveau prolétariat
00:47:41des minorités communautarisées
00:47:43immigrés
00:47:44marginaux
00:47:45LGTB
00:47:46dont il faut s'attirer
00:47:47la sympathie
00:47:48en reniant
00:47:50certaines valeurs fondamentales
00:47:52de la République
00:47:52c'est à ce prix
00:47:53que l'on peut reconstruire
00:47:55une nouvelle gauche
00:47:56avec un nouveau prolétariat
00:47:57en tout cas
00:47:57c'est le projet de Mélenchon
00:47:58oui
00:47:58en effet
00:47:59la note de Terra Nova
00:48:01est très importante
00:48:01Alain de Terra Nova
00:48:02dit avec un cynisme
00:48:04d'ailleurs assez déconcertant
00:48:05dit écoutez
00:48:06le peuple vote mal
00:48:07il vote à l'extrême droite
00:48:09donc on va changer de peuple
00:48:10donc en effet
00:48:11on se fout de savoir pourquoi
00:48:12on constate qu'il vote mal
00:48:13ça vote mal
00:48:14donc le prolo
00:48:14existe
00:48:15l'ouvrier existe
00:48:16on prend les minorités sexuelles
00:48:18les minorités progressistes
00:48:19les féministes
00:48:20etc
00:48:21on fait un nouveau peuple
00:48:22donc il part de là
00:48:23Mélenchon
00:48:24mais comme d'habitude
00:48:25il a poussé ça très très loin
00:48:26dans le sens de la radicalité
00:48:27parce que maintenant
00:48:28c'est plus ça
00:48:28c'est qu'il faut remplacer
00:48:30le français de souche
00:48:31par le français créolisé
00:48:32mais c'est dit
00:48:33dans ces termes là
00:48:34c'est à dire que
00:48:34le grand remplacement
00:48:35qui est une expression interdite
00:48:38si c'est quelqu'un de droite
00:48:39qui l'utilise
00:48:40lui l'utilise très tranquillement
00:48:41en disant
00:48:41le problème de la France d'aujourd'hui
00:48:43c'est le français de souche
00:48:45et les traditions françaises
00:48:47ont quelque chose
00:48:48d'un peu rance
00:48:49d'un peu fétide
00:48:50il faut en finir avec ce pays
00:48:51l'homme nouveau doit émerger
00:48:52ce qui est d'ailleurs
00:48:53l'objectif de toutes les dictatures
00:48:55du stalinisme au maoïsme
00:48:56en passant par le nazisme
00:48:57il faut un homme nouveau
00:48:58et ce sera l'homme créolisé
00:48:59on va entendre
00:49:00Jean-Luc Mélenchon
00:49:01pendant l'hommage
00:49:02rendu aux obsèques
00:49:04de Charbes
00:49:04Charbes
00:49:05tu as été assassiné
00:49:07comme tu le pressentais
00:49:09par nos plus anciens
00:49:10nos plus cruels
00:49:10nos plus constants
00:49:11nos plus bornés ennemis
00:49:14les fanatiques religieux
00:49:16crétins sanglants
00:49:18qui vocifèrent de tout temps
00:49:19à bas l'intelligence
00:49:20vivent la mort
00:49:21Charlie vivra
00:49:23le délit de blasphème
00:49:24sera abrogé
00:49:25dans la France concordataire
00:49:26la laïcité brocardée
00:49:29et les laïcars moqués
00:49:30ont la preuve par Charbes
00:49:32de leur sens complet
00:49:34la troupe des têtes dures
00:49:36qui pleurent aujourd'hui
00:49:37son héros
00:49:38a le coeur gonflé d'orgueil
00:49:40grâce à lui
00:49:41en pensant à lui
00:49:43Talleyrand disait
00:49:45la trahison n'est jamais
00:49:47qu'une histoire de date
00:49:48là quand on entend
00:49:50ces mots très forts
00:49:51prononcés avec
00:49:52j'allais dire
00:49:53une ferveur
00:49:53une sincérité
00:49:54on le sent
00:49:55qu'il est éprouvé
00:49:55et par rapport
00:49:57à ce qu'on entend
00:49:58aujourd'hui
00:49:58on est au-delà
00:49:59du revirement
00:50:00on est dans le reniement
00:50:02moi ça me fait très mal
00:50:03d'entendre ça
00:50:04parce que
00:50:04bon je ne veux pas
00:50:05juger de la sincérité
00:50:06admettons qu'il ait été
00:50:07sincère à l'époque
00:50:08faisant lui ce crédit
00:50:09il se trouve que
00:50:10quelques temps plus tard
00:50:11il a défilé
00:50:12avec les gens qui ont assassiné
00:50:13ou en tout cas
00:50:14qui soutenaient
00:50:15intellectuellement
00:50:16les assassins de Charlie
00:50:17la marche contre l'islamophobie
00:50:19monsieur Mélenchon
00:50:20et ses amis
00:50:21ont défilé
00:50:23avec des imams intégristes
00:50:24qui ont pendant des années
00:50:26entretenu la haine
00:50:27qui a abouti
00:50:28au massacre de Charlie
00:50:30moi c'est
00:50:31c'est pas très original
00:50:32c'est une blessure
00:50:33que partagent des millions
00:50:34de français
00:50:34mais ce qui s'est passé
00:50:35à Charlie
00:50:35d'abord j'avais des amis
00:50:36dans la place
00:50:36et puis
00:50:36je suis toujours très attaché
00:50:39à ce journal
00:50:40et d'entendre
00:50:41que cet homme
00:50:42est capable de pleurer
00:50:43sur la mort de Charb
00:50:44et ensuite de s'allier
00:50:45avec ceux qui ont armé
00:50:46intellectuellement
00:50:47ces assassins
00:50:48moi ça me donne envie
00:50:50de vomir
00:50:50je vous le dis franchement
00:50:51vous vous souvenez
00:50:52Eric Tolo
00:50:52qu'à l'époque
00:50:52certains éditorialistes
00:50:54avaient dit bien sûr
00:50:54c'est épouvantable
00:50:55le massacre de Charlie Hebdo
00:50:57mais pour autant
00:50:58ils l'ont un peu cherché
00:50:59ils ont mis le pied
00:51:00sur des endroits
00:51:01le terrain miné
00:51:02de l'islamisme
00:51:03des caricatures
00:51:04comment il y a pu avoir
00:51:06dans le débat
00:51:06dans le débat démocratique français
00:51:08des gens qui considéraient
00:51:09que quelque part
00:51:10les journalistes
00:51:11que Charb
00:51:12et ses amis
00:51:12avaient pris un risque
00:51:13en faisant tout simplement
00:51:15leur devoir
00:51:15de journaliste
00:51:17et de caricaturiste
00:51:18pour ma part
00:51:19quand je parle
00:51:20de Charlie
00:51:21il n'y a pas de mais
00:51:21il n'y a pas de mais
00:51:22on est d'accord
00:51:23c'est non négociable
00:51:24alors quand il y a des mais
00:51:24pourquoi ?
00:51:25parce qu'on considère
00:51:27que par définition
00:51:28il y a des bonnes victimes
00:51:31et des mauvaises victimes
00:51:32il y a des bons bourreaux
00:51:33et des mauvais bourreaux
00:51:34les assassins de Charlie
00:51:35sont musulmans
00:51:36je vous fais le syllogisme
00:51:38progressissant
00:51:38les assassins de Charlie
00:51:40sont musulmans
00:51:41donc ce sont les damnés
00:51:42de la terre
00:51:43ce sont des opprimés
00:51:44ils subissent une domination
00:51:45donc ils ne peuvent pas
00:51:46être coupables
00:51:47ou s'ils sont coupables
00:51:47ils ont des circonstances
00:51:48atténuantes
00:51:49il y avait quand même
00:51:50un papier inouï
00:51:51de madame Virginie Despentes
00:51:53je fais allusion à ça
00:51:54qui disait
00:51:55qu'elle avait été prise
00:51:56dans le même rayon d'amour
00:51:57pour les victimes de Charlie
00:51:58et pour les frères Kouachi
00:51:59et madame Virginie Despentes
00:52:01s'est ensuite retrouvée
00:52:02au jury Goncourt
00:52:03fabuleux
00:52:03imaginez quelqu'un
00:52:04qui dit moi
00:52:05vraiment
00:52:06j'ai été pris
00:52:08dans un rayon d'amour
00:52:09pour les juifs d'Auschwitz
00:52:10et pour Adolf Hitler
00:52:11et qui se retrouve
00:52:12au jury Goncourt
00:52:14et personne n'a protesté
00:52:15personne
00:52:15voilà
00:52:16j'étais un des rares
00:52:16à vraiment m'indigner
00:52:18de cette tribune
00:52:19on s'en souvient
00:52:20donc il y a
00:52:21cette vieille grille
00:52:23de lecture
00:52:23des damnés de la terre
00:52:25des opprimés
00:52:26et des oppresseurs
00:52:26et même
00:52:27quand l'opprimé
00:52:28s'arme d'une kalachnikov
00:52:30pour descendre
00:52:31à bout portant
00:52:31des hommes sans défense
00:52:32il reste un opprimé
00:52:33et les autres
00:52:34restent des oppresseurs
00:52:35on en est là
00:52:36dans une certaine gauche française
00:52:37vous voulez dire
00:52:38qu'il y a de la circonstance
00:52:39atténuante
00:52:39pour des gens
00:52:40qui commettent des crimes
00:52:41abominables
00:52:41parce qu'il y aurait
00:52:42politiquement une légitimation
00:52:44à leur détresse
00:52:44à leur colère
00:52:45à leur haine
00:52:45écoutez je le dis
00:52:47d'autant plus
00:52:47qu'on vient d'en avoir
00:52:48si j'ose dire
00:52:49il n'y a pas si longtemps
00:52:49une nouvelle illustration
00:52:50avec ce qui s'est passé
00:52:51dans le sud d'Israël
00:52:53le Hamas s'est livré
00:52:55à des horreurs
00:52:56à des pogroms
00:52:56mais
00:52:57ce sont quand même
00:52:58des opprimés
00:52:59et les gens
00:53:00qu'ils ont massacrés
00:53:01étaient quand même
00:53:02des oppresseurs
00:53:02et vous avez vu
00:53:03que ce qui a succédé
00:53:05à ces pogroms
00:53:05c'est une vague
00:53:06d'antisémitisme
00:53:07on va revenir
00:53:08sur l'hésitation
00:53:09que la France Insoumise
00:53:10a eue
00:53:10avant de dessigner
00:53:11vraiment les terroristes
00:53:12et les coupables
00:53:13vous restez avec nous
00:53:13on est avec Eric Nolo
00:53:15vous nous appelez
00:53:15au 0826 300 300
00:53:18il faut absolument
00:53:19chers auditeurs
00:53:19parce qu'il y a ce débat
00:53:20essentiel
00:53:21pour l'avenir de la France
00:53:22face à face
00:53:24nous sommes avec
00:53:25Eric Nolo
00:53:26auteur de la République
00:53:27c'est lui
00:53:28un décryptage
00:53:28sans concession
00:53:29des évolutions
00:53:30on va les appeler comme ça
00:53:31de Jean-Luc Mélenchon
00:53:32édité chez Fayard
00:53:34Eric Nolo
00:53:35vous dites
00:53:35c'est le docteur Jekyll
00:53:37de la République
00:53:37alors le docteur Jekyll
00:53:39de la République
00:53:39s'est donc transformé
00:53:40en Mr. Hein
00:53:41de l'islamo-gauchiste
00:53:43d'où la nécessité
00:53:44de faire oublier
00:53:44tout ce qui a précédé
00:53:46par l'affichage
00:53:46toujours plus ostentatoire
00:53:48de convictions
00:53:48toujours plus radicales
00:53:50de la même manière
00:53:51que nul ne se montre
00:53:52plus sourcilleuse
00:53:54soucieuse
00:53:54de la vertu
00:53:55qu'une ancienne putain
00:53:57passée au bord du bordel
00:53:58au couvent
00:53:59dites-moi
00:53:59vous n'allez pas
00:54:00dans la dentelle
00:54:01avec
00:54:01ça me semble factuel
00:54:03vous avez sans doute
00:54:04remarqué
00:54:05qu'il y a des femmes
00:54:05qui ont mené
00:54:06une vie un peu dissolue
00:54:07et qui sur le tard
00:54:08deviennent
00:54:08des gardiennes
00:54:09vraiment très sourcilleuses
00:54:11de la vertu
00:54:12etc
00:54:12et là en effet
00:54:13M. Mélenchon
00:54:15a été un social-démocrate
00:54:16bon teint
00:54:17qui était mastrichien
00:54:18qui était bien
00:54:19dans la ligne
00:54:20qui comme les autres
00:54:22fait des génuflexions
00:54:23devant François Mitterrand
00:54:24donc là
00:54:25comme il doit changer
00:54:26de personnalité
00:54:27il faut vraiment
00:54:27mettre le paquet
00:54:28c'est-à-dire que
00:54:28jour après jour
00:54:29il trouve une outrance
00:54:30de ce point de vue-là
00:54:31il est assez bon
00:54:32quand même
00:54:32c'est un très bon animal
00:54:34politique
00:54:34mais quel était le vrai
00:54:35ou il était vrai
00:54:36à chaque fois
00:54:36il y a un côté caméléon
00:54:37ça c'est la vraie question
00:54:38je pense que
00:54:39ni l'un ni l'autre
00:54:40je pense que
00:54:41le Mélenchon numéro 1
00:54:44le docteur Jekyll
00:54:45lui a permis
00:54:46une première carrière
00:54:47et le Mr Hyde
00:54:48lui a permis
00:54:48une deuxième carrière
00:54:49je pense que c'est un carriériste
00:54:50une notabilité
00:54:51après d'un point de vue
00:54:52psychologique
00:54:53et même psychiatrique
00:54:54est-ce qu'à force
00:54:55de répéter des choses
00:54:55on ne finit pas
00:54:56par y croire
00:54:57en plus il y a la question
00:54:58de l'entourage aussi
00:54:59est-ce que vraiment
00:55:00maintenant
00:55:00il ne finit pas
00:55:01par un peu croire
00:55:02ce qu'il raconte
00:55:03en tout cas c'était
00:55:04à l'origine non
00:55:05vous ne changez pas d'avis
00:55:06sur des choses aussi essentielles
00:55:07en 24 heures
00:55:08et c'est pourtant
00:55:08ce qui s'est passé
00:55:09vous faites le décompte
00:55:10de ces mandats
00:55:11le calcul de ces mandats
00:55:13politiques et électoraux
00:55:14c'est un homme du système
00:55:16il a l'intériorité
00:55:17il tente la conquête
00:55:19du poste de premier secrétaire
00:55:20du parti socialiste
00:55:21il est battu
00:55:21à plate couture
00:55:22par François Hollande
00:55:24il conteste d'ailleurs
00:55:24les chiffres
00:55:25il était convenu
00:55:26qu'on arrangerait
00:55:26un petit peu les chiffres
00:55:27donc c'est un homme d'appareil
00:55:28ça c'est indéniable
00:55:29et aujourd'hui
00:55:31à la France Insoumise
00:55:32vous pointez bien
00:55:33le processus interne
00:55:35à ce parti
00:55:36personne n'est désigné
00:55:37de façon démocratique
00:55:38c'est désigné
00:55:39au droit
00:55:39sur un système
00:55:40extrêmement
00:55:41alors on peut dire
00:55:42c'est à dire
00:55:42je ne vois pas d'autres termes
00:55:44parce que vous avez cité
00:55:46deux fonctionnements
00:55:47qui sont intéressants
00:55:48en effet
00:55:49mais avec une grande
00:55:50tranquillité d'esprit
00:55:51c'est le centralisme
00:55:52très très peu démocratique
00:55:53vous êtes d'accord
00:55:53je reviens au tout début
00:55:54de votre question
00:55:56en effet à un moment
00:55:57Mélenchon
00:55:58reproche mais officiellement
00:56:00à François Hollande
00:56:00de ne pas avoir
00:56:02trafiqué
00:56:02amélioré le score
00:56:03de ne pas avoir trafiqué
00:56:04les comptes
00:56:04comme il s'était entendu
00:56:05pour le faire
00:56:06c'est à dire
00:56:06il lui a accordé
00:56:08un tel pourcentage
00:56:09et il en voulait plus
00:56:09donc on s'aperçoit
00:56:11qu'au PS
00:56:11tout était bidonné
00:56:12alors là il a résolu
00:56:13le problème
00:56:14puisqu'il n'y a pas
00:56:14d'adhérent
00:56:15à la France Insoumise
00:56:16il n'y a pas de vote
00:56:17donc en fait
00:56:17tout se passe
00:56:18dans la cuisine
00:56:19de M. Mélenchon
00:56:19avec Sophia Chikirou
00:56:21sa compagne
00:56:22Bonpart
00:56:22et peut-être un autre
00:56:23donc en fait
00:56:24il décide de tout
00:56:25sans en référer à personne
00:56:27donc ça c'est
00:56:27une vision de la démocratie
00:56:29un peu particulière
00:56:30un peu restrictive
00:56:30à mon goût
00:56:31C'est souvent elle d'ailleurs
00:56:31qui répond à François Ruffin
00:56:33c'est quand il dit
00:56:34la France Insoumise
00:56:35c'est le prolétariat
00:56:36c'est la gauche
00:56:36c'est la république
00:56:37c'est la laïcité
00:56:37hop elle ne dit pas du tout
00:56:39déviance
00:56:39et alors malheur
00:56:41aux frondeurs
00:56:43aux contestataires
00:56:43même s'ils le font
00:56:44que ce soit Alexis Corbière
00:56:46ou Garido
00:56:46qui étaient quand même
00:56:47des fans absolus
00:56:48ils ont osé émettre
00:56:49une petite réticence
00:56:50sans doute
00:56:50est-ce qu'on est sur la bonne voie
00:56:51dégagé immédiatement
00:56:53Bah écoutez moi
00:56:54ça me fait un peu rire
00:56:55parce que j'ai subi
00:56:56Mme Garido
00:56:57qui était chroniqueuse
00:56:59dans une émission
00:56:59que j'animais
00:57:00On rencontre un très bel épisode
00:57:00historique
00:57:01chez Hanouna
00:57:02Et en effet
00:57:04On sent que vous avez été
00:57:05quand même éprouvés
00:57:05ce jour-là
00:57:06C'était un peu pénible
00:57:08mais c'est surtout
00:57:08le karma
00:57:10qui me fait un peu rire
00:57:10parce que vous avez
00:57:11M. Corbière
00:57:12et Mme Garido
00:57:12qui se prosternent
00:57:14qui baissent les babouches
00:57:15de M. Mélenchon
00:57:16qui donne tous les signes
00:57:17de soumission
00:57:17et qui se font épurer
00:57:19puisque c'est ça
00:57:19c'est l'épuration
00:57:21Il est trop de skis
00:57:21mais il est aussi stalinien
00:57:22M. Mélenchon
00:57:24et ça me fait rire
00:57:25que les courtisans d'hier
00:57:26se retrouvent
00:57:26le nez dans le caniveau
00:57:28si vous voulez
00:57:28j'ai mauvais esprit
00:57:29Écoutez
00:57:30ils vérifient
00:57:31ils vérifient
00:57:31ce qu'on a
00:57:32ce qu'on a
00:57:32ce qu'on est
00:57:33tout simplement
00:57:33Maud
00:57:34Éric Nolot
00:57:35ça tape fort
00:57:35sur la France insoumise
00:57:36et sur Jean-Luc Mélenchon
00:57:37en particulier
00:57:37depuis quelques mois
00:57:38entre la meute
00:57:39de Charlotte Belaïch
00:57:40et Olivier Perrou
00:57:40cette enquête
00:57:41qui a révélé
00:57:41ou du moins confirmé
00:57:42les méthodes totalitaires
00:57:43dont vous venez de parler
00:57:44avec lesquelles Mélenchon
00:57:45gouverne son parti
00:57:45les complices du mal
00:57:46d'Homère Youssef Souleymane
00:57:48sur le rapport
00:57:48entre la France insoumise
00:57:49et l'islam radical
00:57:50Mélenchon
00:57:51le bruit
00:57:51la fureur
00:57:52de Rodolphe Karte
00:57:53et votre livre
00:57:54La République
00:57:54c'est lui
00:57:55parus d'édition Fayard
00:57:56qui agite le pavillon
00:57:56du chaos
00:57:57voulu selon vous
00:57:58par Jean-Luc Mélenchon
00:57:59et ça m'amène
00:58:00à vous poser cette question
00:58:01Jean-Luc Mélenchon
00:58:02est-il un danger
00:58:03pour la République ?
00:58:05C'est pas seulement
00:58:05alors d'abord
00:58:06je reviens sur
00:58:06la meute
00:58:08que vous avez mentionné
00:58:10c'est très drôle
00:58:11parce que moi
00:58:11quand je me battais
00:58:13sur les plateaux
00:58:13ou via d'autres textes
00:58:15contre la France insoumise
00:58:16j'étais vraiment
00:58:16un vilain fasciste
00:58:17mais là
00:58:18comme ce sont des journalistes
00:58:19plutôt classés à gauche
00:58:20alors là tout d'un coup
00:58:21ça nous a ouvert les yeux
00:58:23et en effet
00:58:24la meute
00:58:25et ces gens-là
00:58:25sont vraiment impossibles
00:58:27donc en fait
00:58:27c'est pas le message
00:58:29qui compte
00:58:30c'est le messager
00:58:30est-ce que le messager
00:58:31est autorisé ou pas ?
00:58:32Moi je n'étais pas autorisé
00:58:33la meute
00:58:34tant mieux pour eux
00:58:34sont autorisés
00:58:35ensuite
00:58:35la France insoumise
00:58:37n'est pas seulement
00:58:38un danger pour la République
00:58:39la France insoumise
00:58:40a un triple but
00:58:41c'est
00:58:42abattre la République
00:58:43abattre la France
00:58:45abattre notre civilisation
00:58:46abattre la République carrément
00:58:47la cinquième ou abattre la République ?
00:58:49la République en général
00:58:50ils ne sont pas du tout
00:58:51toutes leurs références
00:58:52c'est des régimes totalitaires
00:58:54ils sont amoureux
00:58:55de toutes les dictatures du monde
00:58:56pourvu qu'elles soient de gauche
00:58:57évidemment
00:58:58abattre la France
00:58:59parce que
00:59:00M. Mélenchon nous a expliqué
00:59:01la France d'avant
00:59:02c'est fini
00:59:03c'est la France-Rance
00:59:04maintenant
00:59:05le français doit disparaître
00:59:06vive l'homme créolisé
00:59:07le français n'existe plus
00:59:09il faut parler de langue
00:59:10commune
00:59:11s'il vous plaît
00:59:11etc
00:59:12et un des journalistes
00:59:14qui relais souvent
00:59:16la pensée de la France insoumise
00:59:18M. Apathy
00:59:19a dit que s'il était au gouvernement
00:59:20sa première mesure
00:59:21serait de raser le château de Versailles
00:59:22donc écoutez
00:59:23c'est pas plus clair
00:59:23et la civilisation
00:59:25écoutez oui
00:59:25puisque la civilisation occidentale
00:59:27est honnue
00:59:28c'est celle du patriarcat
00:59:29c'est celle du colonialisme
00:59:30tout doit disparaître
00:59:32comme on dit
00:59:32dans certaines campagnes publicitaires
00:59:34et ce qui doit le remplacer
00:59:35c'est
00:59:36c'est un état
00:59:38totalitaire
00:59:39avec une mentalité
00:59:39totalitaire
00:59:40pour moi
00:59:41la France insoumise
00:59:42ce ne sont pas des adversaires
00:59:43ce sont des ennemis
00:59:44qui veulent détruire
00:59:45tout ce à quoi je suis attaché
00:59:47et à quoi des millions de français
00:59:48sont attachés
00:59:49à ce propos vous écrivez
00:59:50tendance lourde
00:59:51très lourde
00:59:52de ce côté de l'échiquier politique
00:59:53où les pires de magasins Nike
00:59:55sont requalifiés
00:59:56en militant de la cause des banlieues
00:59:58où un voleur de voiture
00:59:59qui refuse d'obtempérer
01:00:00un contrôle de police
01:00:01accède au statut
01:00:02de petit ange
01:00:03parti trop tôt
01:00:04où les éventreurs du Hamas
01:00:05sont présentés
01:00:06comme les héritiers
01:00:07de Jean Moulin
01:00:07où le député
01:00:08la France insoumise
01:00:09Louis Boyard vote les lois
01:00:11à l'Assemblée Nationale
01:00:12sans perdre l'occasion
01:00:13de rappeler fièrement
01:00:14son passé de dealer
01:00:15la description est sans appel
01:00:16c'est factuel
01:00:17c'est factuel à nouveau
01:00:18après ce qui est
01:00:20tout à fait frappant
01:00:21c'est la manipulation
01:00:22du langage
01:00:23c'est à dire
01:00:23vous savez Magritte
01:00:24disait ceci n'est pas une pipe
01:00:26et en fait
01:00:26les insoumis
01:00:27vous expliquent
01:00:28que ce que vous voyez
01:00:29vous ne le voyez pas
01:00:30j'ai entendu
01:00:32une interview
01:00:32de monsieur Coquerel
01:00:33à propos de
01:00:34de la victoire
01:00:35de Ravier Milei
01:00:36en Argentine
01:00:37non
01:00:37on lui dit
01:00:38mais le taux de pauvreté
01:00:40a baissé
01:00:40non
01:00:41monsieur Milei
01:00:41a remporté les élections
01:00:42non
01:00:43vos députés
01:00:44ont essayé
01:00:44de rencontrer
01:00:45Nicolas Sarkozy
01:00:45en prison
01:00:46non
01:00:46etc
01:00:47donc en fait
01:00:48ce qui est
01:00:50vraiment sidérant
01:00:52c'est d'abord
01:00:53la vulgarité
01:00:54la simplicité
01:00:55de ces procédés
01:00:56mais le fait
01:00:57que ça marche
01:00:57et là j'en viens
01:00:58à quelque chose
01:00:58qui me tient vraiment à coeur
01:00:59je crois que le succès
01:01:01relatif
01:01:01de la France insoumise
01:01:03s'explique
01:01:03par un fait principal
01:01:04c'est l'effondrement
01:01:05du niveau scolaire
01:01:06et intellectuel
01:01:07je crois que ça prospère
01:01:09sur cet effondrement
01:01:10intellectuel
01:01:11parce que pour croire
01:01:12pour avaler
01:01:13des couleuvres
01:01:14de la taille
01:01:14de celles que propose
01:01:15la France insoumise
01:01:16il faut quand même
01:01:17pas être très très équipé
01:01:18intellectuellement
01:01:18c'est vrai pour tous les extrêmes
01:01:19pour tous les vôtres extrêmes
01:01:20c'est la facilité
01:01:21donc quoi
01:01:22l'école ne remplit plus
01:01:23sa fonction
01:01:23de culturer les esprits
01:01:25d'éveiller l'éveil
01:01:26le bon sens
01:01:27le discernement
01:01:27et donc on va au discours
01:01:29le plus facile
01:01:29et puis c'est de visant
01:01:31l'éducation nationale
01:01:32apparemment
01:01:33pense qu'il est moins urgent
01:01:35de transmettre
01:01:36les savoirs fondamentaux
01:01:37que d'initier
01:01:38les têtes blondes
01:01:38au monde merveilleux
01:01:39des drag queens
01:01:40moi je pense qu'on n'ira
01:01:41jamais très très loin
01:01:42ça donnera des générations
01:01:44au TikTok
01:01:44voilà
01:01:45pour moi l'école
01:01:46ce n'est pas ça
01:01:47d'ailleurs c'est pire
01:01:48parce que ce que je dis
01:01:49est faux
01:01:49c'est juste l'éducation nationale
01:01:51bien sûr
01:01:51vous inquiétez pas
01:01:52qu'une partie des élites
01:01:53met ses bambins
01:01:54dans l'école privée
01:01:55à l'école alsacienne
01:01:56ou ailleurs
01:01:56et eux ils sont protégés
01:01:57du massacre
01:01:58et ce sont souvent
01:01:59des élites de gauche
01:02:00cette hypocrisie
01:02:00est vraiment révoltante
01:02:01faites ce que je fais
01:02:02ne faites surtout pas
01:02:03ce que...
01:02:04M. Papendiaï
01:02:05a inventé récemment
01:02:06a fait l'éloge
01:02:07de la mixité sociale
01:02:08dans l'école publique
01:02:09en ayant mis
01:02:09tous ses enfants
01:02:10à l'école alsacienne
01:02:11si vous mettez ça
01:02:12dans un roman
01:02:12on va vous dire
01:02:13non mais écoutez
01:02:13un peu de subtilité
01:02:14vous êtes dans la caricature
01:02:16non
01:02:16la caricature
01:02:17c'est la réalité
01:02:18et pourtant
01:02:19eux ont été formés
01:02:20à l'école de la république
01:02:20comme les frères Kouachi
01:02:21comme Mohamed Bérin
01:02:22c'est ça le paradoxe
01:02:24bien sûr
01:02:24on va revenir
01:02:25avec Nolo
01:02:26sur la façon
01:02:27dont la France insoumise
01:02:29et Jean-Luc Mélenchon
01:02:29de façon dialectique
01:02:31ont traité la tragédie
01:02:33ont traité la tragédie
01:02:34de Gaza
01:02:35c'est là aussi
01:02:36c'est quand même
01:02:36c'est quand même
01:02:37suspéfiant
01:02:37et l'aplomb
01:02:38avec lequel ils assument
01:02:40cette analyse
01:02:40très très particulière
01:02:41à tout de suite
01:02:42Jean-Luc Mélenchon
01:02:42la république
01:02:43est-ce vraiment lui ?
01:02:44Dites-nous ce que vous en pensez
01:02:45au 0 826 300 300
01:02:46et n'hésitez pas
01:02:47à interpeller notre invité
01:02:48Eric Nolo
01:02:49à tout de suite
01:02:49sur Sud Radio
01:02:49Midi 14h
01:02:51Sud Radio
01:02:52la France
01:02:54dans tous ses états
01:02:55Eric Nolo
01:02:56dans la république
01:02:57c'est lui
01:02:58portrait au Noliol
01:03:00je disais
01:03:00de Jean-Luc Mélenchon
01:03:01vous mettez le doigt
01:03:02sur quelque chose
01:03:03d'édifiant
01:03:04je n'ai que 66 ans
01:03:06vous avez connu
01:03:08comme moi
01:03:08l'histoire de France
01:03:09le deuxième conflit mondial
01:03:12et la Shoah
01:03:13et l'Holocauste
01:03:13ne sont pas si lointains
01:03:14nous vivons avec des gens
01:03:16qui l'ont connu
01:03:16l'antisémitisme
01:03:18est un fléau ancien
01:03:20structurel
01:03:21j'allais dire
01:03:22de l'histoire de France
01:03:23et là
01:03:24vous mettez le doigt
01:03:25sur quelque chose
01:03:25de fantastique
01:03:27c'est le grand remplacement
01:03:29alors pas celui de Camus
01:03:31on pourra en parler
01:03:32une autre fois
01:03:32si vous revenez
01:03:33l'antisémitisme de droite
01:03:35historique
01:03:36celui qui était dans le musée
01:03:37installé
01:03:37qui a été à l'origine
01:03:39de la tragédie
01:03:39de 40
01:03:40de cette confusion
01:03:41et des césures
01:03:42l'affaire Réfus
01:03:43voilà
01:03:43il est remplacé
01:03:44mais alors tranquillement
01:03:45de façon magistrale
01:03:47notoire
01:03:48et j'allais dire
01:03:49plus ou moins accepté
01:03:50par l'antisémitisme
01:03:51de gauche
01:03:51comment cette métamorphose
01:03:54cette épouvantable métamorphose
01:03:55avec ce que l'on sait aujourd'hui
01:03:57avec les images de Gaza
01:03:58on les a
01:03:59a pu s'installer
01:04:00dans certaines consciences françaises
01:04:02avec la bénédiction de gens
01:04:03qui sont des gens de gauche
01:04:04des républicains
01:04:05défenseurs de la liberté
01:04:07et de la justice
01:04:07expliquez-moi ce miracle
01:04:09parce que c'est un miracle
01:04:10d'abord il faut rappeler
01:04:11qu'en effet
01:04:12que si l'antisémitisme
01:04:13a été longtemps de droite
01:04:14et d'extrême droite
01:04:15il était quand même
01:04:16très vivace à gauche
01:04:17la gauche a réussi
01:04:19à effacer
01:04:19des épisodes un peu fâcheux
01:04:21parmi les antisémites
01:04:22assez notoires
01:04:22il y a eu Jaurès
01:04:23quand même
01:04:23voilà Jaurès
01:04:25qui après
01:04:25c'est un peu
01:04:26recentré
01:04:28et qui a essayé
01:04:29de faire oublier ça
01:04:29mais Jaurès
01:04:30a même été suspendu
01:04:31de l'Assemblée nationale
01:04:31pour propos antisémites
01:04:32tout à fait
01:04:33et nous avons
01:04:34deux grands leaders
01:04:35de la collaboration de Vichy
01:04:36D.A. et Doriot
01:04:37socialiste, communiste
01:04:38Pierre Laval aussi
01:04:40et ils venaient de la gauche
01:04:41ils venaient pas de la droite
01:04:42vous avez aussi
01:04:43des propos antisémites
01:04:44assez virulents
01:04:45du côté de Marx
01:04:46donc en fait
01:04:46bon
01:04:47maintenant ce qui se passe
01:04:48c'est qu'en effet
01:04:49c'est le même
01:04:49en fait le même processus
01:04:52que celui
01:04:52qu'on a évoqué tout à l'heure
01:04:54c'est que
01:04:55l'Israélien
01:04:56le juif
01:04:57est considéré
01:04:58comme un occidental
01:04:59et l'occidental
01:05:00est par définition
01:05:01coupable
01:05:01il opprime
01:05:02les orientaux
01:05:03ou alors les gens du sud
01:05:05ça dépend comment
01:05:05on divise le monde
01:05:07c'est un nom blanc
01:05:07de 50 ans
01:05:08lui aussi
01:05:08donc vous avez
01:05:09ces scènes absolument
01:05:11inouïes
01:05:11dans Paris
01:05:12où vous avez
01:05:13des petites femmes
01:05:14très propres sur elles
01:05:16qui roulent la bicyclette
01:05:17qui descendent de la bicyclette
01:05:18pour racheter
01:05:19les affiches
01:05:20des otages
01:05:21retenus
01:05:22qui étaient retenus
01:05:23à Gaza
01:05:24parmi lesquels
01:05:24des enfants
01:05:25d'un an
01:05:26et voilà
01:05:27pourquoi ?
01:05:28parce qu'elles ont
01:05:29elles se disent
01:05:30du fond de leur
01:05:31bêtise
01:05:32et de leur
01:05:33comportement abject
01:05:34qu'en fait
01:05:35elles prennent le parti
01:05:36des opprimés
01:05:36contre les oppresseurs
01:05:37le juif
01:05:38même
01:05:39quand il est
01:05:40victime d'un pogrom
01:05:41il reste un oppresseur
01:05:42et d'ailleurs
01:05:43ce qui est particulièrement frappant
01:05:44c'est le point de vue
01:05:45des féministes
01:05:46une femme violée
01:05:46si elle est juive
01:05:47elle n'est pas vraiment violée
01:05:48en réalité
01:05:49c'est pas la bonne victime
01:05:51alors on va tomber
01:05:52dans la nuance
01:05:52et vous êtes comme vous êtes
01:05:53je vous considère
01:05:54comme philosophe
01:05:55de la politique française
01:05:56et de cette sociologie politique
01:05:58est-ce qu'il faut faire
01:05:59la nuance
01:06:00entre dans l'esprit
01:06:01des gens qui sont
01:06:02dans l'ignardise
01:06:02ils sont antisémites
01:06:04rachiaux
01:06:05est-ce qu'ils sont
01:06:05antisionistes
01:06:06est-ce qu'ils sont
01:06:07anti-israéliens
01:06:08est-ce qu'on part du principe
01:06:09que tout juge français
01:06:10qui dénonce le 7 octobre
01:06:12est finalement
01:06:13un militant israélien
01:06:15pour Netanyahou
01:06:15est-ce que la confusion
01:06:16elle est à ce niveau-là
01:06:18ou elle est portée
01:06:19à ce niveau-là
01:06:19oui je pense qu'elle est portée
01:06:21à ce niveau-là
01:06:22d'ailleurs vous avez vu
01:06:22qu'on s'en prend
01:06:23aux juifs français
01:06:24de manière indistincte
01:06:25avant de s'en prendre
01:06:26à des juifs français
01:06:26on ne leur demande pas
01:06:27si vous êtes
01:06:27êtes-vous pro-Netanyahou
01:06:29ou anti-Netanyahou
01:06:29qu'est-ce que vous pensez
01:06:30du 7 octobre
01:06:30vous êtes juif
01:06:31vous êtes coupable
01:06:32d'ailleurs c'est si vrai
01:06:33que moi j'habite dans un quartier
01:06:35où il y a depuis très longtemps
01:06:36une communauté juive importante
01:06:37chaque fois qu'un français juif
01:06:38s'adresse à moi
01:06:39c'est pour me dire
01:06:39à chaque fois la même chose
01:06:40j'ai peur
01:06:41je me sens menacé
01:06:43ils sont menacés
01:06:44en tant que juif
01:06:44on ne leur demande pas
01:06:45ce qu'ils pensent
01:06:45c'est le fait d'être juif
01:06:47qui leur vaut ces menaces
01:06:48pour autant
01:06:49est-ce qu'on peut considérer
01:06:50que certains de nos compatriotes
01:06:51français juifs
01:06:53ont commis l'erreur
01:06:55parce que le 7 octobre
01:06:56était la pire abomination
01:06:57depuis la Shoah
01:06:58de défendre aveuglement
01:06:59le gouvernement Netanyahou
01:07:00et les méthodes de Tzal
01:07:01dans la bande de Gaza
01:07:02parce que l'éradication du Yama
01:07:03c'est une priorité
01:07:04sauf que ce qui s'est passé ensuite
01:07:06ce drame humain
01:07:07de l'éradication
01:07:08des palestiniens à Gaza
01:07:09a engendré une solidarité aveugle
01:07:12de certains juifs de France
01:07:13avec le gouvernement Netanyahou
01:07:14c'est ça qui a pu créer
01:07:15une confusion aussi
01:07:16est-ce qu'ils ont une maladresse
01:07:17de leur part ?
01:07:17D'abord d'après ce que je vois
01:07:18d'après mes conversations
01:07:19c'est très clivé
01:07:20comme c'est clivé en Israël
01:07:22où la politique de Netanyahou
01:07:23y compris à Gaza
01:07:24fait l'objet de manifestations
01:07:26de contestations
01:07:27d'oppositions politiques
01:07:28il faut le dire
01:07:28moi je vous dirais que
01:07:29la grande faute des juifs français
01:07:31pour moi c'est pas celle-là
01:07:32la grande faute des juifs français
01:07:34c'est d'avoir soutenu
01:07:35au nom de l'antiracisme
01:07:37des gens qui ne rêvaient
01:07:38que de les égorger
01:07:39en réalité
01:07:40voilà le résultat
01:07:41d'ailleurs
01:07:41il commence à en prendre conscience
01:07:44moi j'étais très frappé
01:07:45par une tribune d'Ariane Nouchtine
01:07:46donc représentante
01:07:48vraiment d'une grande femme
01:07:50de théâtre etc
01:07:51qui publie une tribune
01:07:52en disant
01:07:52on s'est peut-être trompé
01:07:53en fait
01:07:54à force de dire aux gens
01:07:55qu'ils ne subissaient pas
01:07:56ce qu'ils subissaient
01:07:57qu'ils ne voyaient pas
01:07:57ce qu'ils ne voyaient pas
01:07:58nous avons fait le jeu
01:07:59de nos ennemis
01:08:00bah oui vous avez soutenu
01:08:01mesdames et messieurs
01:08:02des gens qui ne rêvent
01:08:03que de vous égorger
01:08:03c'est le moment de vous poser
01:08:04des questions
01:08:05avec ce gigantesque paradoxe
01:08:06Eric Nolo
01:08:07couvour du ciel
01:08:08extrêmement française
01:08:08qui défend
01:08:10j'allais dire la cause
01:08:10des juifs de France
01:08:11et d'Israël
01:08:12et que c'est la gauche
01:08:13qui au contraire
01:08:14les condamne
01:08:15voilà
01:08:15et bien j'en viens
01:08:16à la troisième chose
01:08:16que me disent
01:08:17ces français juifs
01:08:17de mon quartier
01:08:18la troisième chose
01:08:19qu'ils me disent
01:08:19c'est soit ils votent
01:08:20RN soit ils votent Zemmour
01:08:21ce qui pour des gens
01:08:22de notre génération
01:08:23on a presque le même âge
01:08:24est absolument insensé
01:08:25il y a 30 ans
01:08:26c'était inimaginable
01:08:27il y a 30 ans
01:08:28le synonyme exact
01:08:30d'antisémite
01:08:31c'était Le Pen
01:08:31c'est simple
01:08:32maintenant le synonyme
01:08:33d'antisémite
01:08:34c'est Mélenchon
01:08:35et la France insoumise
01:08:36qui ont fait
01:08:36de l'antisémitisme
01:08:37l'outil de conquête
01:08:38du pouvoir
01:08:39extraordinaire
01:08:39en l'espace d'une génération
01:08:42on a Sophie
01:08:43qui nous appelle
01:08:43de Biarritz
01:08:44Sophie vous êtes en ligne
01:08:45avec nous
01:08:45vous avez une question
01:08:47à poser à Eric Nolot
01:08:48on vous écoute Sophie
01:08:48bonjour bonjour
01:08:50avant de poser ma question
01:08:51je voudrais remercier
01:08:52Eric Nolot
01:08:53parce qu'il est pour moi
01:08:54l'intellectuel
01:08:55l'honnête homme intellectuel
01:08:56tel que je le conçois
01:08:58et que je l'aime
01:08:59et son émission
01:09:00avec Eric Gémour
01:09:01en face de qui
01:09:02il n'avait absolument
01:09:04au début
01:09:05aucun atome crochu
01:09:06et aucun point commun
01:09:07était une émission
01:09:09qui ouvrait les esprits
01:09:10et je le remercie pour ça
01:09:11merci chère Sophie
01:09:12voilà
01:09:13alors maintenant ma question
01:09:14c'est
01:09:15vous l'avez un petit peu
01:09:16égauchée tout à l'heure
01:09:17si Mélenchon passe
01:09:19moi je m'en vais
01:09:19je quitterai la France
01:09:21donc
01:09:22ça fait beaucoup de monde
01:09:23qui s'en va
01:09:24dans le cas
01:09:25de différentes victoires
01:09:26de Le Pen
01:09:26Bardala ou Mélenchon
01:09:27il ne va plus rester
01:09:28beaucoup de Français
01:09:29non non mais
01:09:29votre question est légitime
01:09:30tout à fait
01:09:31juste un mot
01:09:32juste un mot
01:09:32moi je suis une Française
01:09:33Reims
01:09:34j'ai la France collée
01:09:35à mes semelles
01:09:36mais là
01:09:36trop c'est trop
01:09:37vous faites allusion
01:09:38à une déclaration
01:09:39du grand ami
01:09:39d'Éric Tolo
01:09:40qui était Philippe Solers
01:09:41qui parlait de la France France
01:09:42bien entendu
01:09:43au contraire
01:09:43Philippe Solers
01:09:44l'a dénoncé
01:09:45donc vous assumez
01:09:46cette rancitude
01:09:48de la France
01:09:48merci beaucoup à Éric
01:09:52d'être ce qu'il est
01:09:53voilà
01:09:53Éric Tolo
01:09:54d'abord chère Sophie
01:09:55vous ne devriez pas
01:09:56quitter Biarritz
01:09:57parce que moi
01:09:58ça a été un déchirement
01:09:59pour moi
01:10:00de quitter Biarritz
01:10:00où j'ai passé mon enfance
01:10:02et mon adolescence
01:10:02donc rester à Biarritz
01:10:03quel que soit le résultat
01:10:04d'ailleurs c'est une région
01:10:09qui est un peu épargnée
01:10:10par les mots
01:10:10dont nous parlons
01:10:11pas entièrement
01:10:11mais un peu
01:10:12parce qu'il y a des valeurs
01:10:13parce que les bases
01:10:14ont des valeurs
01:10:14et des principes
01:10:15après
01:10:16moi je comprends
01:10:17votre tentation
01:10:18parce que c'est la tentation
01:10:19de millions de français
01:10:19le problème
01:10:21c'est que
01:10:22j'ai l'impression
01:10:22que
01:10:23nous sommes beaucoup
01:10:24à très mal vivre
01:10:26cette période
01:10:27mais pour l'instant
01:10:27le premier réflexe
01:10:28c'est d'essayer
01:10:29de se sauver
01:10:30et de sauver
01:10:30ses enfants en gros
01:10:31soit en partant
01:10:33soit en trouvant
01:10:34un arrière-pays
01:10:35ça peut être
01:10:35le Pays Basque
01:10:36ça peut être
01:10:37la Corse
01:10:37des régions
01:10:38un petit peu épargnées
01:10:40moi j'occupe
01:10:40entre les deux
01:10:41entre le découragement
01:10:42vous savez
01:10:42j'ai fondé un parti pour rire
01:10:44qui s'appelle
01:10:44le parti foutuiste
01:10:45dont la devise
01:10:46et ses foutus
01:10:47et puis je reste
01:10:48quand même offensif
01:10:49je me bats
01:10:50parce que
01:10:51je suis comme vous
01:10:51la France c'est pas rien
01:10:53c'est un grand pays
01:10:53c'est une grande civilisation
01:10:55nous sommes comptables
01:10:56de ce qui nous a précédés
01:10:58et moi je ne veux pas
01:10:59laisser les clés de la France
01:11:00à quelqu'un
01:11:00qui veut détruire
01:11:01tout ce qui nous est cher
01:11:02voilà je me battrai quand même
01:11:04bravo
01:11:05je pense comme vous
01:11:06bien sûr
01:11:07merci Sophie
01:11:08merci Sophie
01:11:09Eric Nolot
01:11:10aujourd'hui
01:11:12Mélenchon
01:11:13représente quand même
01:11:14un espoir
01:11:15pour
01:11:15j'allais dire
01:11:17ce qui reste de la gauche
01:11:18le leur du Front Populaire
01:11:20et du Front Républicain
01:11:22qui a créé
01:11:23n'oublions pas que
01:11:24le drame de la dissolution
01:11:25c'est pas la dissolution en soi
01:11:26la dissolution en soi
01:11:27qui était illégitime
01:11:28qui avait une creusette
01:11:29c'est le Front Républicain
01:11:31qui en a résulté
01:11:31puisque M. Attal
01:11:33on suppose que le Président de la République
01:11:35vous comptez sur une majorité
01:11:36RN à l'Assemblée Nationale
01:11:37et leur filer le bébé
01:11:38ou la patate chaude
01:11:39Gabriel Attal
01:11:41en décide autrement
01:11:42Mélenchon
01:11:42monte dans le train
01:11:44et on a aujourd'hui
01:11:45une Assemblée Nationale
01:11:46ingouvernable
01:11:47inconciliable
01:11:48et je pense que c'est irréversible
01:11:50est-ce qu'il y a un espoir
01:11:51à gauche
01:11:52aujourd'hui
01:11:52qui subsiste
01:11:54dans le paysage
01:11:54politique français ?
01:11:56je parle à l'homme de gauche
01:11:58que vous êtes
01:11:58parce que je crois
01:11:59que vous l'assumez
01:12:00que vous l'êtes
01:12:00oui moi je l'assume
01:12:02je crois à certaines
01:12:03grandes idées
01:12:04qui sont plutôt classées à gauche
01:12:05la laïcité
01:12:06la République
01:12:06etc
01:12:06mais sur des idées
01:12:08auxquelles peuvent adhérer
01:12:09des tas de gens
01:12:09de gauche
01:12:10de droite
01:12:11ou sans étiquette
01:12:12ça me paraît être des valeurs
01:12:13quand même très importantes
01:12:15après
01:12:16ce sera très long
01:12:17parce que pour l'instant
01:12:18la gauche que je représente
01:12:19disons la gauche républicaine
01:12:20elle est sous l'été noir
01:12:21après
01:12:21il n'y a pas vraiment d'incarnation
01:12:23c'est un peu ça notre problème
01:12:24moi je crois plutôt
01:12:25à un réarmement intellectuel
01:12:27spirituel et philosophique
01:12:29je me sens très proche
01:12:29de la pensée de Michel Onfray
01:12:31par exemple
01:12:31je pense qu'il est en train
01:12:33de frayer une voix
01:12:34qui va permettre
01:12:36à des gens de gauche
01:12:36raisonnables
01:12:37c'est à dire pas la gauche
01:12:38la gauche
01:12:38comme je l'appelle
01:12:39déraisonnable
01:12:40on pourra peut-être
01:12:41leur damer le pion
01:12:42mais c'est un travail
01:12:43il a pris des risques
01:12:43il a pris des coups
01:12:44pour ça
01:12:45beaucoup
01:12:45beaucoup de coups
01:12:46nous prenons tous
01:12:47beaucoup de coups
01:12:48parce que nous sommes
01:12:48qualifiés de fascistes
01:12:50de sociotraite
01:12:51pour les plus aimables
01:12:52mais de fascistes
01:12:52maintenant fascistes un peu usés
01:12:54maintenant nous sommes carrément
01:12:55des nazis
01:12:55oui c'est par opposant
01:12:56d'être un opposant
01:12:59de la France insoumise
01:12:59mais écoutez
01:13:00il n'y a pas d'autre solution
01:13:01il y a quelque chose
01:13:01de plus grand que nous
01:13:02qui s'appelle la France
01:13:03ça vaut la peine
01:13:04la France vaut la peine
01:13:05de prendre des coups
01:13:06donc vous n'attendez rien
01:13:07de Rima Hassan
01:13:07ni de Mathilde Panot
01:13:08je pense que c'est même pas la peine
01:13:09oui j'attends le pire
01:13:10avec elle le pire
01:13:12est toujours certain
01:13:13nous passons
01:13:14nous passons
01:13:15de Biarritz à Bastia
01:13:16on passe du Pays Basque
01:13:18au riz de la Médierite
01:13:19dans la Calisté
01:13:20la Belle Corse
01:13:21c'est Chantal
01:13:22qui nous appelle de Bastia
01:13:23Chantal vous voulez poser
01:13:24une question à Eric Nolot
01:13:25bonjour Eric Nolot
01:13:27bonjour Madame
01:13:28alors moi je me pose
01:13:32la question
01:13:32parce que
01:13:33moi la France insoumise
01:13:35j'étais allé voir
01:13:35Mélenchon
01:13:36en 2012 en meeting
01:13:38parce que je suis une femme curieuse
01:13:40je suis rentré dans son meeting
01:13:41je ne connaissais pas son programme
01:13:43je suis sorti
01:13:43je ne connaissais
01:13:44toujours pas son programme
01:13:45bon
01:13:46donc j'ai compris
01:13:48si c'était pour taper
01:13:49sur les uns et les autres
01:13:50et qu'on ne proposait rien
01:13:51je me suis dit
01:13:52tu parles bien
01:13:53mais tu ne m'apportes rien
01:13:55ça c'est un premier point
01:13:56deuxième point
01:13:57bon
01:13:58j'ai vu comment ça a évolué
01:13:59bon
01:14:00je n'ai jamais voté pour Mélenchon
01:14:01encore moins
01:14:02je vais voter aujourd'hui pour lui
01:14:03en revanche
01:14:05parce que
01:14:05ce qui me déplait surtout
01:14:07c'est que la Palestine
01:14:08il la connait depuis le 7 octobre
01:14:12parce que moi je n'ai jamais entendu Mélenchon
01:14:14parler de la Palestine avant
01:14:15après je voudrais poser une question
01:14:17à monsieur Nolo
01:14:18est-ce que
01:14:21défendre la Palestine
01:14:23comme a fait le président
01:14:24ou veut naître un pays palestinien
01:14:26ça fait de nous des antisémites
01:14:29parce que
01:14:31c'est vrai que dès qu'on parle de la Palestine
01:14:33on est ou pour
01:14:34ou contre les Israéliens
01:14:36et c'est tout à fait vrai
01:14:38ce que vous avez dit tout à l'heure
01:14:39monsieur Nolo
01:14:39il y a quand même
01:14:40beaucoup d'Israéliens
01:14:42qui manifestent
01:14:43contre monsieur Netanyahou
01:14:44et il ne faudrait pas
01:14:45confondre monsieur Netanyahou
01:14:47avec tous les juifs du monde
01:14:48et avec tous les Israéliens
01:14:50on vous a compris
01:14:51comment ne pas tomber dans le piège
01:14:52Eric Nolo
01:14:53c'est la question que vous pose
01:14:54Tantale
01:14:54d'abord à propos du meeting
01:14:55de Jean-Luc Mélenchon
01:14:56il y a tout de même un programme
01:14:57chez Jean-Luc Mélenchon
01:14:58très clair
01:14:58c'est le programme de destruction
01:14:59il faut détruire la France
01:15:01la République
01:15:01la civilisation
01:15:02c'est ambitieux
01:15:02évidemment ça ne mène nulle part
01:15:04mais enfin
01:15:04c'est quand même très ambitieux
01:15:06ensuite
01:15:06d'autres n'auraient pas osé
01:15:08d'autres dans l'histoire
01:15:09n'auraient pas osé
01:15:09aller jusque là
01:15:10non mais en effet
01:15:11mais écoutez
01:15:11il a trouvé un créneau
01:15:12ils ont rêvé peut-être
01:15:13mais ils n'ont pas formulé
01:15:13oui il a trouvé un créneau
01:15:14bon écoutez
01:15:15c'est pas le mien
01:15:15mais comme on l'aura compris
01:15:17après en effet
01:15:18écoutez
01:15:18sur cette histoire
01:15:19de guerre immémoriale
01:15:21entre palestiniens
01:15:23et israéliens
01:15:24il faut avoir le courage
01:15:24de dire la vérité
01:15:26il faut avoir le courage
01:15:27de dire que les pogroms
01:15:28ont été des actes
01:15:29les plus abominables
01:15:30commis depuis très longtemps
01:15:32et que de l'autre côté
01:15:33le sort de la population
01:15:34palestinienne
01:15:34était absolument effroyable
01:15:36c'est à dire
01:15:37ce qui subit
01:15:37la population civile
01:15:39de Gaza
01:15:39est absolument effroyable
01:15:40moi j'ai pas de mal
01:15:41à dire les deux choses
01:15:42vous êtes pour les deux états
01:15:43ou non ?
01:15:43oui je suis pour les deux états
01:15:44je pense que
01:15:45on peut considérer
01:15:46je pense que c'est très mal parti
01:15:47cette solution
01:15:47là oui
01:15:48bien sûr
01:15:48c'est très très mal parti
01:15:49ensuite
01:15:50je crois qu'il faut arrêter
01:15:52d'être dans cette
01:15:53position hémiplégique
01:15:55où les uns sont les victimes
01:15:57et pas les autres
01:15:57il y a des victimes
01:15:58du côté israélien
01:16:00du côté palestinien
01:16:01mais moi j'estime
01:16:02que dans les deux cas
01:16:02le responsable est le Hamas
01:16:04le Hamas a pris en otage
01:16:05la population civile de Gaza
01:16:06et s'en sert comme
01:16:07comme un bouclier humain
01:16:08et les premières victimes
01:16:10du Hamas
01:16:11ce sont les palestiniens eux-mêmes
01:16:12mais évidemment
01:16:13vous avez vu comment
01:16:14ils procèdent à l'épuration
01:16:15alors là
01:16:16la justice est expéditive
01:16:17ils vont les sortir
01:16:18et ils les fusillent
01:16:20une balle dans la nuque
01:16:21en place publique
01:16:22et on jette les homosexuels
01:16:24ce sont des gens épouvantables
01:16:25alors après
01:16:26il y a quand même autre chose
01:16:28c'est que maintenant
01:16:28on l'a bien vu
01:16:29lors des dernières élections européennes
01:16:31avec l'irruption de Rima Hassan
01:16:33là plus rien ne compte
01:16:34la France ne compte pas
01:16:35l'Europe ne compte pas
01:16:36c'est que la Palestine
01:16:36Rima Hassan ne vous parle que de la Palestine
01:16:38elle ne connait rien à la France
01:16:39vous l'interrogez sur des sujets
01:16:40extrêmement primaires
01:16:42elle ne peut pas vous répondre
01:16:44donc en fait
01:16:45de manière littérale
01:16:46même sans charge polémique
01:16:48la France insoumise
01:16:49est devenue un parti de l'étranger
01:16:50voilà il faut le dire
01:16:51c'est un parti de l'étranger
01:16:52en continuant à parler avec vous
01:16:53dans quelques instants
01:16:54et n'hésitez pas à nous appeler au 0826 300 300
01:16:57on est ensemble jusqu'à 14h
01:16:58à tout de suite
01:16:59Radio
01:16:59la France dans tous ses états
01:17:02nous sommes avec Eric Nolo
01:17:03auteur de La République
01:17:04c'est lui édité chez Fayard
01:17:05alors je parlais de Noliol
01:17:07parce que
01:17:07ce brûlot mon cher
01:17:09ce requisitoire
01:17:10cet inventaire
01:17:10des évolutions
01:17:11voilà
01:17:12et ce portrait
01:17:13cette enquête
01:17:13ce que vous voulez
01:17:14il est quand même
01:17:15très bien écrit
01:17:16avec les mots qu'il faut
01:17:17on sent quand même
01:17:18que vous êtes éprouvé
01:17:19blessé indigné
01:17:20surtout par certaines choses
01:17:21parce qu'à un moment donné
01:17:22on sent
01:17:23vous avez partagé des valeurs
01:17:24avec Jean-Luc Mélenchon
01:17:25que pour vous
01:17:26c'est plus qu'un revirement
01:17:27c'est un réuniment
01:17:28c'est une trahison
01:17:28il y a des formules délicieuses
01:17:30alors au parfum de la rose
01:17:31cette gauche là
01:17:32préfère les pestilences
01:17:34mêlées du mégot
01:17:35d'un vieux cigare cubain
01:17:36des remugles inavouables
01:17:38des vespasiennes
01:17:40et l'opium
01:17:41en suspension
01:17:41du nouveau peuple
01:17:42c'est délicieux
01:17:43ça résume exactement
01:17:44ce qui se passe actuellement
01:17:46pour autant
01:17:47cher Eric Nolo
01:17:49il faut prévoir l'avenir
01:17:51exit Mélenchon
01:17:53le front populaire
01:17:54qui fut un rêve
01:17:55qui était une tactique électoraliste
01:17:57pour sauver des sièges
01:17:59et les français ont été choqués
01:18:00parce que quand on fait
01:18:01un pacte électoral
01:18:01ensuite on a un pacte de gouvernance
01:18:03on a vu que c'était
01:18:04juste on range les couteaux
01:18:05pour dégager le Bérède
01:18:06mais on les ressort tout de suite
01:18:07pour s'étrangler
01:18:08des minutes après
01:18:09les options qui se présentent
01:18:11aujourd'hui
01:18:11à la république française
01:18:12à la société française
01:18:14dans le paysage actuel
01:18:15il n'est pas brillant
01:18:16il est difficile
01:18:16les deux extrêmes
01:18:18c'est Le Pen et Mélenchon
01:18:20Le Pen ou Bardella
01:18:21Edouard Philippe
01:18:23ou Olivier Faure
01:18:24Gluck, Spann ou Bardella
01:18:26je ne pense pas
01:18:27alors je fais appel
01:18:28un jeu simple
01:18:30à l'électeur Eric Nolo
01:18:31c'est un choix
01:18:33qui vous inspire
01:18:34qui ne vous inspire pas du tout
01:18:35Le Pen ni Mélenchon
01:18:37qu'est-ce que vous faites ?
01:18:37Vous allez à la pêche ?
01:18:38Vous votez ?
01:18:38Vous votez pas ?
01:18:39Est-ce que malgré tout
01:18:40il faut se prononcer ?
01:18:40Vous n'êtes pas obligé
01:18:42de répondre Citoyen Nolo
01:18:43Moi ce que j'attends
01:18:44c'est que quelqu'un
01:18:46place la France
01:18:47au-dessus de toute autre considération
01:18:49c'est-à-dire que là
01:18:50vous avez bien résumé
01:18:51la gamelle
01:18:52bon etc
01:18:53J'en ai gardé une en réserve
01:18:54pour vous
01:18:55Oui je me doute
01:18:55à laquelle vous allez peut-être
01:18:56me répondre
01:18:56Je me doute un peu
01:18:57je vois venir ça
01:19:00Répondez d'abord aux trois options
01:19:01Le Pen Mélenchon
01:19:02Édouard Philippe
01:19:03Olivier Faure
01:19:03Glucksmann Bardella
01:19:04Est-ce qu'il y a
01:19:053-4 figures
01:19:06où vous allez à la pêche
01:19:08où vous allez manger
01:19:09de vos croûtes ?
01:19:10Édouard Philippe
01:19:11l'avantage c'est que
01:19:13c'est comme un épisode
01:19:14de Derrick
01:19:14on sait par avance
01:19:15qu'il ne va rien se passer
01:19:16donc ça c'est déjà ça
01:19:17En plus
01:19:18M. Philippe vous explique
01:19:19que lui
01:19:20il est très copain
01:19:21avec les communistes
01:19:21100 millions de morts
01:19:22il y a un parti
01:19:23qui porte encore le nom
01:19:24de 100 millions de morts
01:19:25bon ben il trouve ça
01:19:26très bien
01:19:26donc il n'y a rien à attendre
01:19:28Alors face à Olivier Faure
01:19:29Face à Olivier Faure
01:19:30Franchement
01:19:32Ecoutez
01:19:33cet homme
01:19:34en fait
01:19:35n'a qu'une seule boussole
01:19:36c'est la gamelle
01:19:36enfin la sienne
01:19:37Dès qu'il sent
01:19:39ce qu'il est un peu chaud
01:19:40Le siège et la gamelle
01:19:41Vous pourriez faire un roman
01:19:42d'ailleurs
01:19:42Le siège et la gamelle
01:19:43C'est ça
01:19:44En fait c'est ça
01:19:45En fait si
01:19:46le siège de M. Faure
01:19:49ne tenait pas si fort
01:19:50au soutien de la France insoumise
01:19:52l'histoire serait différente
01:19:53mais il veut absolument
01:19:54il ne sait rien faire d'autre
01:19:55M. Faure
01:19:55Donc si vous lui enlevez
01:19:56son siège de député
01:19:57il va faire une dépression
01:19:58Donc non j'attends rien
01:20:00Il tient le gouvernement
01:20:01en la laine
01:20:01Vous vous rendez compte
01:20:02qu'il a la survie
01:20:03du gouvernement
01:20:03entre ses mains
01:20:04Ça c'est extraordinaire
01:20:05Ah non mais là
01:20:05il y a une forme de génie
01:20:06C'est la première fois
01:20:07qu'un parti
01:20:08gouverne la France
01:20:09sans soutien
01:20:10ni participation
01:20:11Il y a une forme de génie
01:20:12un peu involontaire
01:20:13mais une forme de génie
01:20:14Avec 1,7%
01:20:16à la présidentielle
01:20:16cette table
01:20:17Extraordinaire
01:20:18M. Gluckman
01:20:19Alors Gluckman Bardella
01:20:20Face à face
01:20:21à Gluckman Bardella
01:20:21Je ne sais pas ce que pense
01:20:22M. Gluckman
01:20:23Bon
01:20:24À un moment
01:20:25il était allié
01:20:25avec M. Mélenchon
01:20:27qui lui
01:20:27est le soutien
01:20:28de toutes les dictatures
01:20:29alors que M. Gluckman
01:20:30est un militant
01:20:30Je vous ai soupçonné
01:20:32à un moment donné
01:20:32de vous dire par dépit
01:20:34c'est peut-être finalement
01:20:34si avec ça
01:20:35j'irais peut-être
01:20:36chez Gluckman
01:20:36mais vous avez l'air
01:20:37de dire que
01:20:38Non
01:20:38Je ne sens pas
01:20:41et j'attends
01:20:42de sentir une fibre
01:20:43existentielle
01:20:45et surtout je crois
01:20:46vraiment profondément
01:20:47mais c'est quelque chose
01:20:48qui monte en France
01:20:49beaucoup
01:20:50c'est qu'on ne sortira pas
01:20:51de ce marasme
01:20:52par des mesurettes
01:20:54par
01:20:54vous savez ce qui se passe
01:20:55dans le budget
01:20:56alors on va augmenter ça
01:20:57de 0,3%
01:20:58puis ça on va le baisser
01:20:59de 0,2%
01:20:59on sent bien
01:21:00qu'il faut une rupture
01:21:01il faut quelque chose
01:21:03repartir sur des bases
01:21:04complètement différentes
01:21:05et je ne le
01:21:06parmi les noms
01:21:07que vous avez cités
01:21:07je ne vois pas
01:21:08cette tentative de rupture
01:21:09Ça c'était la partie facile
01:21:10de cet interrogatoire
01:21:11Donc là maintenant
01:21:12on va parler de
01:21:12Maintenant je vais faire appel
01:21:13à Aragon
01:21:14je vais vous faire un interrogatoire
01:21:16à la Rose et le Rézéda
01:21:17je vais vous parler
01:21:18de celui qui croyait au ciel
01:21:19et celui qui n'y croyait pas
01:21:20au deurant merveilleux poème
01:21:22Éric Nolot
01:21:22c'est de profonde actualité
01:21:24alors je vous crée le scénario
01:21:26deuxième tour de la présidentielle
01:21:27François Ruffin
01:21:28Éric Zemmour
01:21:29alors celui
01:21:30avec lequel vous êtes ami
01:21:32vous la suivez
01:21:32avec un courage
01:21:33une dignité exceptionnelle
01:21:34est celui qui pourrait
01:21:35plutôt correspondre
01:21:36à votre sensibilité politique
01:21:37qu'est-ce que vous faites
01:21:38ce jour-là au deuxième tour
01:21:39Mais non mais là
01:21:40je n'hésite pas une seconde
01:21:41je vote Zemmour
01:21:41Face à Ruffin
01:21:43Évidemment
01:21:43Écoutez Ruffin
01:21:44Donc même lui qui s'est battu
01:21:45contre qui essaie de limiter
01:21:46les dégâts de la Mélenchouni
01:21:48Vous n'y croyez pas vous-même
01:21:49mon cher Perico
01:21:49Vous avez vu ce qu'il a dit
01:21:51Laissez-moi
01:21:51Vous avez le droit de jouer
01:21:53je comprends
01:21:54mais simplement
01:21:55vous avez vu ce qui s'était passé
01:21:56quand Ruffin a dit
01:21:57oui enfin
01:21:58toutes ces questions sociétales
01:22:00ce n'est pas trop notre ADN
01:22:01il faudrait plutôt
01:22:02s'occuper des prolos
01:22:02Le lendemain
01:22:03Mme Sicuro a sorti le martinet
01:22:06lui a mis deux petits coups
01:22:07et il est revenu
01:22:08non je me suis trompé
01:22:09je ne connaissais pas assez
01:22:10mes dossiers
01:22:10c'est avec ça
01:22:11vous voulez redresser la France ?
01:22:12Vous êtes en train
01:22:13Éric Nolot
01:22:14pauvre Jean-Paul Sartre
01:22:15qui est dans sa tombe
01:22:15en train de faire le ventilateur
01:22:16vous êtes en train de désespérer
01:22:17Bianco
01:22:18vous ne me laissez plus
01:22:18aucune option
01:22:19et donc votre seule possibilité
01:22:21c'est de voter Éric Zemmour
01:22:22Contre Ruffin
01:22:23oui je vote Zemmour
01:22:24Oui contre Ruffin
01:22:25D'abord parce que
01:22:27mes liens d'amitié avec Zemmour
01:22:28je n'en ai jamais fait mystère
01:22:30et ensuite parce que
01:22:32M. Ruffin
01:22:32s'est quand même mis dans la roue
01:22:34de M. Mélenchon
01:22:34pendant des années
01:22:36alors maintenant
01:22:36il estime que c'est peut-être
01:22:37plus payant pour lui
01:22:38de sortir un peu de sa roue
01:22:39moi ça ne m'intéresse pas
01:22:40ces jeux politiciens
01:22:41ne m'intéressent pas
01:22:42la politique agrie
01:22:43ne m'intéresse pas
01:22:43Il est insupportable
01:22:44Éric Zemmour
01:22:45vous l'avez vu hier soir
01:22:46quand on l'écoute
01:22:48on dit mais c'est frappé
01:22:49au coin du bon sens
01:22:50alors malgré tout
01:22:50ensuite ces fins de phrase
01:22:51sur ses positions
01:22:52sur la religion
01:22:53sur l'Occident
01:22:54voilà
01:22:55elles peuvent être contestables
01:22:56elles sont sujets
01:22:56à un débat politique très beau
01:22:57évidemment
01:22:58mais en même temps
01:22:59alors je lui applique totalement
01:23:01la phrase de Fabius
01:23:02sur Le Pen
01:23:03il pose de très bonnes questions
01:23:05et votre problème
01:23:06c'est que vous êtes en train
01:23:06de me dire
01:23:07oui mais il apporte aussi
01:23:08de très bonnes réponses
01:23:08non mais c'est pas ça
01:23:10c'est qu'au moins
01:23:10il pose le débat
01:23:11à la bonne hauteur
01:23:12je pense qu'il pose le débat
01:23:13à la hauteur existentielle
01:23:15on va le recevoir
01:23:15on va le recevoir ici
01:23:16j'espère en avoir
01:23:17je vais le questionner
01:23:18vous allez passer un bon moment
01:23:19demandez-lui
01:23:20si au deuxième tour
01:23:21entre Ruffin et Nolo
01:23:22il vote pour Nolo
01:23:23Éric Zemmour est l'invité
01:23:24de Sud Radio lundi
01:23:25je précise dans la matinale
01:23:26non mais simplement
01:23:27il pose ça à la bonne hauteur
01:23:28son dernier livre
01:23:29La messe n'est pas dite
01:23:30est remarquable
01:23:31de ce point de vue là
01:23:32parce que c'est un livre radical
01:23:33au sens littéral de radical
01:23:35c'est-à-dire qu'il va
01:23:35aux racines du mal
01:23:36et du malaise français
01:23:38moi je ne peux plus entendre
01:23:40les gens qui vous proposent
01:23:42de tout changer
01:23:43sans rien changer
01:23:43lui au moins
01:23:44il y a une approche radicale
01:23:45je ne vous dis pas
01:23:45qu'il a toutes les bonnes solutions
01:23:47je vous dis simplement
01:23:47qu'en tout cas
01:23:48il pose le débat
01:23:50à son bon niveau
01:23:50et je crois que c'est le seul
01:23:52aujourd'hui
01:23:52je vais vous poser
01:23:53une question plus personnelle
01:23:54c'est mal que je vous taquine
01:23:54un petit peu
01:23:55on a parlé de choses
01:23:56qui sont très graves
01:23:57et très sérieuses
01:23:57on n'est pas là pour plaisanter
01:23:59je me souviens
01:24:00d'Éric Nolo
01:24:00du temps de Pierre Jourde
01:24:02moi j'étais admiratif
01:24:03vous défendiez la langue française
01:24:05toujours
01:24:06vous renvoyez dos à dos
01:24:07les solaires
01:24:08et puis bon
01:24:09ces intellectuels
01:24:10qu'est devenu cet Éric Nolo
01:24:12je vous sens éprouver aujourd'hui
01:24:13comme si vous aviez détourné
01:24:15ce combat
01:24:16pour vous occuper de choses
01:24:17dont vous n'avez pas forcément
01:24:18envie de vous occuper
01:24:19mais que vous êtes obligé
01:24:20de dénoncer
01:24:21il y a un peu de ça
01:24:22mais enfin vous savez
01:24:22je continue
01:24:24mon travail de critique littéraire
01:24:26dans le JDD
01:24:26là je vais vous quitter
01:24:28à regret évidemment
01:24:28mais je vais m'enfermer
01:24:30avec un livre et mes chats
01:24:31bien sûr
01:24:31ce qui est ma véritable vocation
01:24:33moi je suis un homme à chats
01:24:34et à livres
01:24:36simplement
01:24:36il y a quelque chose
01:24:37qui s'appelle la France
01:24:38moi ça me tient à coeur
01:24:39je suis l'héritier
01:24:40de siècles
01:24:42de civilisations
01:24:43qu'un certain parti
01:24:44veut détruire
01:24:45si vous ne vous levez pas pour ça
01:24:47si vous ne quittez pas vos chats
01:24:48et vos livres
01:24:48quelques heures par jour
01:24:49pour ça
01:24:50c'est un peu à désespérer
01:24:51est-ce que je peux vous dire
01:24:52avec beaucoup d'affection
01:24:52il y a un peu d'Yves Duteil
01:24:53en vous dans sa chanson
01:24:54la langue de chez nous
01:24:55la langue française
01:24:56je sais que vous êtes un amoureux
01:24:57de la langue française
01:24:58est-ce que l'espoir
01:24:59que nous avons aujourd'hui
01:25:00dans ce maras
01:25:00dans ce merdier épouvantable
01:25:02avec des
01:25:02vous êtes pessimiste
01:25:04ça j'ai compris
01:25:04je voudrais vous redonner du coeur
01:25:06est-ce que
01:25:06est-ce que de la langue française
01:25:08le peuple français
01:25:09et ceux qui aiment la France
01:25:10vont pouvoir trouver
01:25:11une énergie
01:25:12un espoir
01:25:14un rêve
01:25:14qui nous dit
01:25:15non la France continuera à vivre
01:25:16parce qu'elle a sa langue
01:25:17j'aimerais le croire
01:25:19après quand
01:25:20lors de la cérémonie
01:25:22d'ouverture des Jeux Olympiques
01:25:24vous mettez en exemple
01:25:25de langue française
01:25:25Aya Nakamura
01:25:26qui chante en volapuc
01:25:28c'est la diversité
01:25:29le volapuc
01:25:31c'est pas la diversité
01:25:31et quand vous la faites danser
01:25:33devant l'académie française
01:25:34pour bien montrer
01:25:35que maintenant
01:25:36c'est le volapuc
01:25:37qui doit s'imposer
01:25:39comme langue universelle
01:25:40et non pas le français
01:25:40écoutez
01:25:41je trouve le symbole
01:25:43un peu fâcheux
01:25:44non
01:25:44la seule chose
01:25:46ce qui me désespère le plus
01:25:48c'est que j'ai l'impression
01:25:49que dans une partie des français
01:25:51il y a une forme
01:25:52d'acquiescement collectif
01:25:54à notre déclin
01:25:55c'est à dire
01:25:55on voit une langue admirable
01:25:57être maltraité
01:25:58on voit un pays admirable
01:25:59ce qui ne veut pas dire
01:26:00irréprochable
01:26:00il y a des zones d'ombre
01:26:01évidemment
01:26:01être maltraité
01:26:03et je pense que nous ne le défendons pas
01:26:05à la hauteur de la perte
01:26:07que ça représente
01:26:07Alors Eric Nolo
01:26:08nous allons prendre le maquis ensemble
01:26:09ça serait quoi aujourd'hui
01:26:10prendre le maquis
01:26:11pour sauver la république
01:26:12le maquis
01:26:15c'est un peu ce qu'ont fait
01:26:17par exemple des moines
01:26:18pendant les grandes périodes
01:26:19de régression
01:26:20ils se sont enfermés
01:26:21avec les livres
01:26:22ils ont gardé en dépôt
01:26:24la civilisation
01:26:25en attendant des jours meilleurs
01:26:26quand les jours meilleurs
01:26:26sont arrivés
01:26:27ils avaient conservé
01:26:28la civilisation
01:26:29moi je veille sur ma bibliothèque
01:26:30à l'aide de mes deux chats fidèles
01:26:31et j'attends les jours meilleurs
01:26:33mais je suis
01:26:33en tout cas
01:26:34pour l'avenir proche
01:26:36et même le moyen terme
01:26:36je suis extrêmement pessimiste
01:26:38on est
01:26:38un déclin
01:26:40qui pour l'instant
01:26:40me paraît irréversible
01:26:41je suis désolé
01:26:41j'aimerais terminer
01:26:43par une note optimiste
01:26:44mais ce serait
01:26:44ce serait trahir ma pensée
01:26:46on va garder de l'aragon
01:26:47donc aux jours d'orage
01:26:48succéderont les jours orange
01:26:50et puis on gardera l'espoir
01:26:52voilà
01:26:52bon mais on en est là
01:26:53Eric Nolo
01:26:54vous êtes le témoin
01:26:55d'une époque
01:26:56un témoin sans concession
01:26:58votre ouvrage
01:26:59La République
01:26:59c'est lui
01:27:00portrait au noliol
01:27:01de Jean-Luc Tenenchon
01:27:03j'espère qu'il le lira
01:27:05parce que je suis sûr
01:27:06qu'il va trouver des moments
01:27:06où il va se dire
01:27:07mais qu'est-ce qu'il est génial
01:27:08cet Eric Nolo
01:27:09comment il sait tout ça
01:27:11qui n'hésite pas à l'exprimer publiquement
01:27:12merci d'être venu
01:27:13et on aura l'occasion
01:27:14de faire appel à votre connaissance
01:27:16pour décrypter l'actualité
01:27:17de ce pays que nous aimons tant
01:27:18et pour lequel nous donnerons notre vie
01:27:20parce que nous sommes valterriens
01:27:21malgré tout
01:27:21au départ
01:27:21merci
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