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##LA_FRANCE_DANS_TOUS_SES_ETATS-2025-11-20##

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News
Transcription
00:00:00Midi 14h, Sud Radio, la France dans tous ses états.
00:00:05Et on apprend les amis que vaper devient fumé.
00:00:08Bienvenue chez Club Shop, c'est un magasin de cigarette électronique.
00:00:10Il y a une définition dans l'article 23 du PLF qui explique que les produits du vapotage deviennent maintenant des produits du tabac.
00:00:16On est sur un petit business plan des familles.
00:00:18Ils vont se voir gréver de tous les interdits du tabac.
00:00:20La fermeture pure et simple de tous les sites e-commerce qui vendent de là-bas.
00:00:24On est très inquiets, c'est des annonces qui vont avoir une portée très large sur notre secteur.
00:00:28Une souris sur le gâteau, un changement de statut pour les boutiques spécialisées.
00:00:32Il y a une demande hyper forte.
00:00:33Et nous, on est sur une off-caliche.
00:00:35Je pense qu'il y en a trois dans la même rue.
00:00:38Bonjour chers auditeurs et auditrices de Sud Radio.
00:00:42Nous avons plein de choses à vous dire aujourd'hui pour vous décrire dans quel état est la France.
00:00:47Je vais commencer par vous poser la question, ou on va se poser la question.
00:00:51Nos paysans peuvent-ils encore nourrir la France ?
00:00:53On est en droit justement de se poser cette question parce que les chiffres du commerce extérieur agricole
00:00:58sont tragiques.
00:01:00Ça sera mon humeur.
00:01:01Je commencerai par ça parce que pour moi, c'est une info assez désespérante et assez grave.
00:01:07Un pognon dingue, expression adorée, favorite d'Emmanuel Macron.
00:01:11Ben oui, un pognon dingue.
00:01:12Celui que la France balance par la fenêtre pour financer des projets, on peut dire, absurdes.
00:01:17Comme on l'a dit, lapide l'argent de nos impôts en faisant n'importe quoi.
00:01:20Nous ferons l'inventeur de cette gabegie avec Guillaume Bigot, député Rassemblement National du territoire de Belfort.
00:01:27Il semblerait que l'on veuille aux marchands de cigarettes électroniques.
00:01:33On veut les taxier.
00:01:35Alors, sont-elles vraiment un remède anti-tabac ou un agent nocif ?
00:01:40On fera la part des choses avec un fabricant de cigarettes électroniques qui viendra donner son avis.
00:01:45Qu'est-ce que la fédération française des trucs qui marchent ?
00:01:50On apprend qu'en France, il y aurait des trucs qui marchent.
00:01:53Mais oui, et l'initiative est formidable.
00:01:55Grande nouvelle, vous en saurez plus grâce à Théo Caviezel, qui est un élu du Grand Est,
00:01:59qui va nous dire, c'est quoi les trucs qui marchent ?
00:02:01Vous verrez, c'est des idées formidables.
00:02:03On s'étonnera que l'ERN dénonce la taxe de 2 euros sur les petits colis chinois.
00:02:08On pensait qu'ils étaient, au contraire, soucieux de protéger l'économie française.
00:02:12Et là, ils estiment, sur des arguments un peu démagogiques, que ce n'est pas bien.
00:02:16Ils ont voté contre l'Assemblée nationale.
00:02:19Et si l'intelligence artificielle virait au cauchemar ?
00:02:22C'est toujours un risque.
00:02:23Science sans conscience n'est que ruine de l'âme.
00:02:25C'est en tout cas ce qui est en train de vivre une société bretonne, à côté de Fougères,
00:02:30victime d'un faux démarchage mis en place à son enseigne.
00:02:33On parlera de ce patron qui est au bord vraiment du désespoir.
00:02:37Maud Kloffer nous parlera du courage d'Amin Kézassi,
00:02:40dont le petit frère a été assassiné à Marseille par les narco-trafiquants.
00:02:45Dont les deux frères ont été assassinés.
00:02:46Les deux frères.
00:02:47Il y a eu le grand et maintenant le petit.
00:02:50C'est une tragédie qui est aujourd'hui au cœur de l'actualité.
00:02:53Effectivement, c'est très très très très angoissant.
00:02:56Et puis, et puis, un petit parfum de bonheur avec l'arrivée du Beaujolais Nouveau 2025,
00:03:01jamais aussi floral et goulayant,
00:03:04et qui met la France en état de joie.
00:03:07Je vous dirai tout le bien que je pense non seulement de ce vin, qui est un vrai vin,
00:03:10et de la ferveur que cette fête a suscité au moment où les Françaises et les Français ont besoin d'un peu de joie
00:03:16pour contrer les mauvaises nouvelles de l'actualité.
00:03:19Voilà le menu de ce jour.
00:03:20Sud Radio.
00:03:22La France dans tous ses états.
00:03:24L'humeur de Péricault.
00:03:25Alors, je vous le disais, nos paysans peuvent-ils encore nourrir la France ?
00:03:30On en est au point de se poser la question.
00:03:31Bon, la réponse pour l'instant, oui, en partie.
00:03:35Mais d'égringolade historique pour les exportations agricoles françaises,
00:03:39le solde de notre balance commerciale s'est effondré de 93% en huit mois.
00:03:46Ainsi, pour la première fois depuis 1978,
00:03:50la France va importer plus de produits agricoles qu'elle n'en exporte.
00:03:54Mais c'est totalement aberrant.
00:03:57Pour ce qu'on est en droit de considérer comme la meilleure agriculture du monde,
00:04:01pas par sa puissance, parce qu'il y a d'autres, évidemment, la Russie, les Etats-Unis, le Canada,
00:04:05mais en termes de qualité, de diversité, d'expérience, d'histoire,
00:04:09c'est un trésor, l'agriculture française, qui devrait être une source de richesse.
00:04:13Nos agriculteurs et nos agricultrices, nos paysans,
00:04:15devraient être les gens les plus heureux du monde,
00:04:18tant l'opulence que pourrait engendrer cette qualité agricole
00:04:23devrait les rendre heureux, en tout cas à défaut de riches, en tout cas heureux.
00:04:26Or, depuis l'acte unique européen de 1986,
00:04:29voulu par Jacques Delors, les sociodémocrates qui disaient qu'il faut ouvrir le marché,
00:04:33on jette en pâture notre agriculture sur un marché international
00:04:37où règne un libre-échange sauvage.
00:04:39Ce n'est pas de l'économie de marché, j'allais dire libérale au sens initial du terme,
00:04:45c'est un libre-échange sauvage qui ne profite qu'à ceux qui ne respectent aucune norme, aucune règle.
00:04:52Nos agriculteurs, notre agriculture est donc exposée à une concurrence déloyale,
00:04:58totalement faussée, comme on dit, oui, concurrence loyale, libre et non faussée,
00:05:01dit la Commission européenne.
00:05:03Non, pour le coup, ce n'est pas vrai.
00:05:04Elle est déloyale, elle est faussée, et on impose à nos agriculteurs, à nos agricultrices,
00:05:09à nos exploitants agricoles, des normes de production strictes, nécessaires,
00:05:15qui sont souvent des conquêtes du consommateur, qui sont nécessaires pour l'environnement,
00:05:19nécessaires pour la qualité des aliments.
00:05:21Eh bien, ces normes ne sont pas impliquées à des produits que l'on importe de pays
00:05:25où ces règles n'existent pas.
00:05:27Voilà.
00:05:28Donc, on met sur le marché, on jette en pâture, comme je le disais,
00:05:31sur le marché, une agriculture française de qualité,
00:05:34faite par des paysannes, des paysans consciencieux,
00:05:36qui respectent des normes environnementales,
00:05:38qui respectent des règles commerciales, des règles alimentaires,
00:05:42et on ouvre le marché.
00:05:43Et la preuve du Mercosur, on va en discuter encore longtemps,
00:05:46de ce Mercosur.
00:05:47Et ce matin, nous entendions Annie Gennevard,
00:05:49ministre de l'agriculture, de l'agroalimentaire et de la souveraineté alimentaire,
00:05:51de la souveraineté alimentaire sur France Inter.
00:05:54Elle s'est démenée, la pauvre, face aux questions des journalistes de France Inter,
00:05:59qui lui présentaient l'évidence.
00:06:01Enfin, 93% d'effondrement des exportations,
00:06:06ça veut dire que c'est un échec politique total.
00:06:08La classe politique est totalement responsable,
00:06:10peut-être les syndicats agricoles et la FNSEA,
00:06:12mais en tout cas, la responsabilité politique des différents gouvernements,
00:06:15de gauche et de droite,
00:06:16il n'y a eu que deux ou trois ministres qui ont pris le taureau par les cornes,
00:06:18je pense à Stéphane Le Foll, du temps de François Hollande
00:06:21à Julien Denormandie sous Emmanuel Macron.
00:06:23Pour le reste, les ministères de l'agriculture n'ont pu que constater
00:06:26ou accompagner ou aggraver ce bilan absolument désastreux.
00:06:30L'agriculture française, c'est ce qu'il y a de plus précieux,
00:06:32le général de Gaulle le savait, c'est notre honneur, c'est notre gloire,
00:06:35c'est notre fierté, c'est surtout une source de richesse,
00:06:38une source de bienfait, une source de bien-être.
00:06:39Eh bien, on est en train de la laisser crever,
00:06:41on est en train de la détruire,
00:06:42et je pense que c'est un sujet essentiel
00:06:44qui devrait être au cœur de la prochaine campagne présidentielle de 2026,
00:06:48parce que si on n'a plus de paysanne, si on n'a plus de paysans,
00:06:50c'est la France qui va crever et qui va disparaître.
00:06:52Allez, vous restez bien avec nous.
00:06:54Si vous vapotez, le sujet qui vient vous concerne.
00:06:56On attend vos appels en direct sur Sud Radio au 0826 300 300.
00:07:00A tout de suite.
00:07:04Taxation, interdiction, tutelle, la vape est dans le collimateur du fisc.
00:07:08L'article 23 du projet de loi de finances 2026
00:07:10aligne la cigarette électronique sur le tabac.
00:07:14Même norme, même contrainte, de quoi affoler les vapoteurs,
00:07:16certains élus, certains médecins même,
00:07:18qui militent pour un usage encadré de la cigarette électronique,
00:07:21dans le but de sevrer les consommateurs de tabac.
00:07:23Bref, le bras de fer est lancé,
00:07:25et nous en parlons aujourd'hui avec Hervé Delisle,
00:07:27PDG de Sigousto. Bonjour.
00:07:30Oui, bonjour.
00:07:31Bonjour Hervé Delisle, merci d'être à l'antenne de Sud Radio.
00:07:35Moi, j'avais toujours compris que la vaporette,
00:07:37la cigarette électronique,
00:07:39était un remède pour juguler la consommation de tabac.
00:07:41Il y a l'explosion des prix, évidemment,
00:07:43c'est l'attaque financière.
00:07:45On rend le paquet de cigarettes inaccessible à certains moyens.
00:07:50Et puis, ceux qui veulent prendre volonté,
00:07:52bon, ben, voilà, avaient recours à la cigarette électronique,
00:07:55qui était donc une mesure de santé publique.
00:07:57Et là, tout d'un coup, nous apprenons qu'il y aurait un projet de taxation,
00:08:00d'un projet,
00:08:03de quelque chose qui ferait du bien à la santé.
00:08:04Est-ce que vous pouvez nous expliquer cette contradiction ?
00:08:08Quels sont les arguments qui vous ont été exposés
00:08:11pour suggérer une taxe de la cigarette électronique ?
00:08:16Écoutez, tout d'abord, moi, je pense qu'on peut déjà se féliciter
00:08:19du fait que les députés aient rejeté massifiquement
00:08:21à l'IQ23 hier soir.
00:08:24Ça veut simplement dire que...
00:08:26On a un petit problème de liaison.
00:08:29On va vous rappeler par téléphone.
00:08:32Ça va être plus simple.
00:08:33Vous vapotez, vous, Perico ?
00:08:34Alors, je n'ai jamais fumé.
00:08:36Jamais fumé ?
00:08:36Je n'ai jamais fumé, je n'ai même jamais essayé,
00:08:39je n'ai jamais avalé une fumée.
00:08:41Même d'un petit cigare.
00:08:42Alors, le cigare ne se fume pas, il se déguste,
00:08:44on n'a pas de fumer.
00:08:45Absolument.
00:08:45Voilà, mais je suis totalement ignare, inexpert
00:08:48en cigarette et en tabac.
00:08:49J'ai des parents qui ont fumé.
00:08:51Il y avait un culte du tabac, parce que, bon,
00:08:53c'est quelque chose, c'est toute une époque.
00:08:56Puis, on a connu des hommes politiques,
00:08:57le général de Gaulle, Georges Pompidou,
00:08:59vous aviez des débats télévisés,
00:09:02je me souviens,
00:09:02Droits de Réponse, avec Michel Pollack.
00:09:05Le studio était totalement fumé
00:09:07par la fumée de cigarette.
00:09:09Et puis, on a compris, bon, la nocivité,
00:09:11ensuite, il y a une forme de puritanisme.
00:09:13Non, il ne faut pas rigoler.
00:09:13Le tabac, c'est un poison qui tue énormément
00:09:15avec des cancers du poumon et d'autres cancers.
00:09:17Voilà.
00:09:18Et mes généralistes,
00:09:20mes médecins qui me suivent,
00:09:22me disent,
00:09:23le fait que vous n'ayez pas fumé
00:09:25est un atout énorme.
00:09:27même si, ensuite, on peut avoir des comportements
00:09:29alimentaires ou autres.
00:09:31Voilà.
00:09:31Le fait d'ingérer du tabac en grande quantité
00:09:35est tout à fait nocif.
00:09:37Donc, on avait cette vaporette,
00:09:38un peu énervante, d'ailleurs.
00:09:39Les gens qui sont là peuvent s'attirer dessus.
00:09:41Voilà.
00:09:42Et les abides bornes qui tient sur la vaporette.
00:09:43Ben oui.
00:09:43Alors, on a dit la vaporette.
00:09:45Maintenant, on va la taxer.
00:09:46Alors, vous êtes avec nous, Hervé Delisle ?
00:09:48Oui, je suis là.
00:09:49On vous a retrouvés.
00:09:50Alors, voilà.
00:09:50Reprenez ce que vous étiez en train de nous dire.
00:09:52Ça va l'air très intéressant.
00:09:53Exactement.
00:09:53J'étais en train de dire qu'on peut se féliciter
00:09:55d'avoir eu hier soir,
00:09:56à l'Assemblée nationale,
00:09:57un rejet de l'article 23
00:09:59par une grande majorité de députés.
00:10:02Ça veut dire quoi ?
00:10:03Ça veut dire qu'au-delà du fait
00:10:04que les Français ont bien compris
00:10:05que la vape, c'était la solution
00:10:08pour arrêter de fumer,
00:10:10les députés l'ont compris.
00:10:11Et eux aussi, certains, comme M. Cazeneuve,
00:10:13M. Lecoq également,
00:10:14l'ont largement expliqué
00:10:16sur les bancs de l'Assemblée hier soir.
00:10:19Qui était favorable à la taxation ?
00:10:21Quels étaient les parties favorables à la taxation ?
00:10:23Au départ, c'est le gouvernement ?
00:10:25Au départ, c'est le gouvernement
00:10:26qui a lancé effectivement ce projet.
00:10:28Mais vous savez,
00:10:29ce n'est pas juste une taxe.
00:10:30C'est un truc qui a été fait un peu,
00:10:32je dirais, à la va-vite.
00:10:33On cherche, vous le savez,
00:10:34des taxes un petit peu partout actuellement.
00:10:37Et on regarde les sujets
00:10:40sous l'angle fiscal
00:10:41et pas sous l'angle de la santé publique.
00:10:43Vous l'avez bien expliqué juste avant.
00:10:44Mais en fait,
00:10:45le problème aujourd'hui
00:10:46de cet article 23,
00:10:47au-delà de proposer une taxe,
00:10:49il propose surtout
00:10:50de mettre le secteur du vapotage
00:10:53sous la coupe de l'industrie du tabac.
00:10:56En fait, moi,
00:10:57ce que je dis clairement,
00:10:59c'est que cette réforme,
00:11:00cet article 23,
00:11:01il a été écrit
00:11:01sous la coupe des industriels du tabac,
00:11:04justement pour pouvoir encadrer
00:11:07et récupérer le marché de la vape
00:11:08dans les officiers des buralistes.
00:11:12Voilà, tout simplement.
00:11:14Alors, le risque,
00:11:14c'est quoi finalement ?
00:11:15C'est que si demain,
00:11:17au-delà d'avoir une taxe,
00:11:18les magasins de vapes
00:11:20devaient fonctionner
00:11:21de la même manière
00:11:22que les bureaux de tabac,
00:11:24vous savez que c'est un monopole d'État
00:11:25et que la vape aujourd'hui
00:11:27n'est absolument pas organisée
00:11:28pour travailler
00:11:30comme les bureaux de tabac,
00:11:31eh bien, le risque,
00:11:31c'est 20 000 emplois supprimés
00:11:33dans la filière,
00:11:35filière qui est purement française,
00:11:37indépendante de l'industrie du tabac
00:11:40face à justement cette industrie
00:11:41qui est multinationale.
00:11:44Nous, on est français,
00:11:45on est un petit peu...
00:11:46Hervé Delisle,
00:11:47est-ce que je peux pas mettre une métaphore ?
00:11:50Ce que vous êtes en train
00:11:50de nous expliquer,
00:11:51c'est hallucinant.
00:11:52C'est comme si le lobby
00:11:53Bétravier-Sucrier
00:11:55avait le monopole
00:11:57des médicaments anti-diabète.
00:11:58C'est un petit peu ça,
00:11:59si je comprends bien.
00:12:00C'est exactement ça.
00:12:02En fait, on confond
00:12:03la solution et le problème.
00:12:05La vape et la solution
00:12:06au sevrage tabagique
00:12:08n'est pas le problème.
00:12:09Et nous,
00:12:11nous encadrer via Bercy,
00:12:14les douanes
00:12:15seraient une erreur terrible.
00:12:17Il est évident que la vape
00:12:18est un secteur
00:12:20qui doit être encadré
00:12:21dans le cadre de la santé publique
00:12:22et donc par le ministère de la Santé.
00:12:28Hervé Delisle,
00:12:29pour autant,
00:12:30pour autant,
00:12:31allez, faites-vous un peu
00:12:32l'avocat du diable.
00:12:33Est-ce que la vaporette
00:12:34est 100% sans danger
00:12:35ou il peut y avoir,
00:12:36si on en abuse,
00:12:38un soupçon de nocivité
00:12:39dans un usage excessif ?
00:12:42Non, mais franchement,
00:12:44il faut être tout à fait honnête.
00:12:45La vaporette n'est pas
00:12:46sans danger.
00:12:47Évidemment,
00:12:48elle est bien moins dangereuse
00:12:50que la cigarette.
00:12:5095%.
00:12:51Non, mais ça,
00:12:52on est d'accord.
00:12:53Voilà,
00:12:53mais ce n'est pas 100%.
00:12:54Voilà,
00:12:54c'est ce que je voulais vous dire.
00:12:56Mais ce n'est pas l'argument
00:12:56qu'ils ont usé,
00:12:58d'ailleurs,
00:12:58je crois,
00:12:58pour taxer.
00:12:59Pas du tout.
00:13:00Pas du tout,
00:13:01pas du tout,
00:13:01pas du tout.
00:13:02Non, non,
00:13:02la présence,
00:13:03c'est effectivement l'encadrement.
00:13:04Mais vous savez,
00:13:05moi, je suis plutôt,
00:13:06et la filière,
00:13:06je représente aussi la filière
00:13:08et la FIVAP,
00:13:09qui est l'encadrement
00:13:12même de la filière française
00:13:14de la VAP en France.
00:13:16On est tous pour un encadrement
00:13:17sur les sujets de marketing,
00:13:19de produits.
00:13:20Il n'y a aucun sujet.
00:13:22Il faut qu'on se mette
00:13:22autour d'une table,
00:13:23qu'on puisse discuter
00:13:25et qu'on mette en pause
00:13:26l'article 23
00:13:28que le gouvernement
00:13:28accepte de mettre
00:13:29en pause cet article 23
00:13:31et de le Sénat également
00:13:32qui va être dédié
00:13:32du sujet dans les jours
00:13:33qui viennent.
00:13:35En fait,
00:13:36ce que je veux vous dire,
00:13:38c'est qu'on n'a absolument
00:13:39pas été consulté
00:13:40au préalable.
00:13:42Oui, ça,
00:13:42on s'en doute.
00:13:42Ça, on s'en doute.
00:13:43C'est observé.
00:13:44C'est l'article 23
00:13:44sur les banques d'Assemblée.
00:13:47Hervé,
00:13:47on a en ligne
00:13:49Anthony,
00:13:49qui est vendeur
00:13:51de cigarettes électroniques
00:13:52à Castes,
00:13:52qui voudrait donner son avis.
00:13:53On vous écoute, Anthony.
00:13:55Bonjour, Péricault.
00:13:56Bonjour, Hervé.
00:13:57Bonjour.
00:13:58Voilà, donc,
00:13:59moi,
00:14:00j'ai un réseau
00:14:00de huit boutiques,
00:14:01effectivement.
00:14:02Oui.
00:14:02C'est ce qui s'appelle
00:14:03la VAP.
00:14:05Du coup,
00:14:06moi,
00:14:06je voulais réagir,
00:14:07effectivement,
00:14:07pour le moment,
00:14:09temporairement,
00:14:09on est un peu soulagé.
00:14:11Et ce que je voulais dire,
00:14:12c'est que le sujet
00:14:14de santé publique,
00:14:16qu'est le sevrage tabagique,
00:14:17mérite un vrai débat
00:14:19et pas,
00:14:21comme a dit Hervé,
00:14:21sans être consulté.
00:14:22ça nous est tombé dessus
00:14:24comme ça
00:14:24et juste sur le biais
00:14:27de la taxe.
00:14:28Je pense que
00:14:29de l'encadrement
00:14:29de la VAP,
00:14:30on est tous
00:14:30plus ou moins d'accord.
00:14:33Mais,
00:14:34voilà,
00:14:35là,
00:14:35on a vraiment l'impression
00:14:36qu'on a fait un PLF,
00:14:38on a fait un article
00:14:38parce qu'on avait
00:14:39des sous à récupérer
00:14:40et puis pour la santé publique,
00:14:41on verra plus tard.
00:14:43Anthony,
00:14:44vous choisissez
00:14:44vos modèles,
00:14:45j'y connais pas grand-chose,
00:14:46vous choisissez
00:14:46vos modèles de vaporettes,
00:14:48il y en a qui sont
00:14:48de meilleure
00:14:48ou moins bonne qualité,
00:14:49il y a des prix différents.
00:14:52Alors,
00:14:53nous,
00:14:53ce qu'on choisit,
00:14:54généralement,
00:14:55ça va être plutôt
00:14:56sur les grandes marques
00:14:56pour que nos clients
00:14:57puissent retrouver
00:14:58des éléments
00:14:59quand ils sont en mobilité,
00:15:02enfin,
00:15:02on a quand même
00:15:034-5 grandes marques
00:15:04mais il n'y a pas vraiment
00:15:05de marques
00:15:05qui seraient nocives
00:15:06ou pas nocives,
00:15:07ça n'a rien à voir.
00:15:09Je voulais apporter,
00:15:11par rapport à tout à l'heure,
00:15:12vous disiez
00:15:12est-ce que c'est nocif
00:15:13ou pas nocif,
00:15:14il y a un débat
00:15:14qui se clôt très vite
00:15:16quand on dit
00:15:16qu'est-ce qu'il tue
00:15:17dans la cigarette,
00:15:18c'est le moxyde de carbone
00:15:19et le goudron
00:15:19et dans la vaporette,
00:15:21il y a ni le moxyde de carbone
00:15:23et ni le goudron.
00:15:24Voilà,
00:15:24il n'y a pas ce qui est
00:15:25le plus dangereux,
00:15:25le plus nocif,
00:15:26ça c'est clair,
00:15:27même si peut-être
00:15:27que l'abus de la vaporette
00:15:29peut engendre
00:15:29pour des raisons différentes,
00:15:30peut-être quelquefois
00:15:31à certains problèmes
00:15:32sur ce long de l'État.
00:15:33Hervé,
00:15:34vous êtes...
00:15:34C'est un point important
00:15:35quand même à rajouter,
00:15:36je crois que nous commercialisons
00:15:38des produits français,
00:15:39100% français,
00:15:40on est une filière
00:15:41d'excellence française
00:15:42et on parle beaucoup
00:15:44d'encadrement
00:15:44et encore une fois,
00:15:45on est d'accord
00:15:46pour qu'un encadrement
00:15:47se mette en place.
00:15:48Mais il existe déjà,
00:15:49il existe déjà
00:15:50parce que les produits
00:15:51sont mis sur le marché
00:15:526 mois après avoir déposé
00:15:56auprès de l'ANSES
00:15:56la recette
00:15:57et après qu'elle soit validée
00:16:00pour une mise sur le marché.
00:16:00Donc vous êtes sous contrôle
00:16:02d'organismes publics
00:16:05qui s'assurent que...
00:16:07Voilà,
00:16:07comme on sait le faire en France
00:16:09avec la DGCCRF,
00:16:10avec les normes sanitaires,
00:16:11vous n'êtes pas jetés
00:16:12comme ça en libre circulation
00:16:14sans qu'il y ait de...
00:16:16Pour autant,
00:16:17pour autant,
00:16:18vous seriez une source
00:16:19d'enrichissement fiscal.
00:16:21Donc c'est ce qu'on dit,
00:16:22en fait,
00:16:22s'il y avait une démarche,
00:16:23j'allais dire,
00:16:24vraiment politicienne,
00:16:26et c'est un petit peu le cas,
00:16:27c'est ça qui crème à l'aise,
00:16:29si c'était juste pour justifier
00:16:30parce que c'est important
00:16:31pour la santé
00:16:32ou pour l'économie,
00:16:33non,
00:16:33c'est histoire de renflouer,
00:16:35de renflouer les trous
00:16:36dans les caisses de l'État.
00:16:38C'est ça qui vous agace.
00:16:40La taxe qui est prévisionnelle
00:16:41reste relativement faible.
00:16:43Mais vous savez qu'on est encadré
00:16:45par l'Europe
00:16:45et qu'en 2028,
00:16:47l'Europe prévoit une taxe
00:16:48sur la filière de la vape
00:16:49assez importante
00:16:51et que, évidemment,
00:16:53les politiques français
00:16:54se sont dit
00:16:55on va commencer avant l'Europe.
00:16:57Bah oui,
00:16:57gagner de l'argent
00:16:58un peu plus tôt.
00:16:59C'est toujours mieux.
00:17:00C'est toujours mieux.
00:17:01Mais, vous savez,
00:17:02on a...
00:17:03Oui, je voulais vous dire,
00:17:04Hervé,
00:17:04est-ce que vous avez bien senti
00:17:06que la surtaxation
00:17:07des paquets de cigarettes
00:17:09vous a quand même envoyé
00:17:10de la clientèle ?
00:17:11Il y a des gens
00:17:11qui ont opté
00:17:12pour la vaporette.
00:17:13Il y en a peut-être
00:17:14certains qui ont complètement
00:17:15arrêté de fumer.
00:17:16Et vous,
00:17:16vous avez senti
00:17:17qu'il y avait quand même...
00:17:18Disons que c'est une étape
00:17:19pour le désapprentissage
00:17:21ou la désintoxication
00:17:22du tabac.
00:17:24Sur les dernières années,
00:17:25on observe que le tabac
00:17:26c'est 4 millions
00:17:27de fumeurs de moins
00:17:28et la vape,
00:17:294 millions de vapoteurs de plus.
00:17:31Alors,
00:17:31j'ai une relation
00:17:33de cause et effet.
00:17:34Donc, c'est une manne.
00:17:35C'est une manne.
00:17:36C'est une manne importante
00:17:38pour tout le monde
00:17:39et surtout pour le tabac.
00:17:40Et on a lancé
00:17:41si douce tôt
00:17:42avec IFOP
00:17:43une grande enquête
00:17:44justement pour démonter
00:17:46les idées
00:17:47qui pouvaient exister
00:17:48et qui consistaient
00:17:50à dire que la vape
00:17:51était une porte d'entrée
00:17:52pour les jeunes
00:17:53et ou pour le tabac.
00:17:54C'est complètement faux.
00:17:56Je vous donne
00:17:56quelques chiffres.
00:17:57IFOP,
00:17:58en tête de la semaine dernière,
00:18:00nous dit clairement
00:18:01que 96% des vapoteurs
00:18:04sont d'anciens fumeurs.
00:18:06Expliquez-moi
00:18:06où est la porte d'entrée
00:18:08vers le tabac
00:18:09que 91%
00:18:12des vapoteurs
00:18:13ont réduit
00:18:15ou arrêté de fumer
00:18:16et que 42%
00:18:17des vapoteurs
00:18:18ont complètement arrêté
00:18:18de fumer.
00:18:18On a bien compris.
00:18:20En fait,
00:18:20le gouvernement
00:18:21a essayé de faire en sorte
00:18:22de réorienter
00:18:24les profits
00:18:25que peuvent engendrer
00:18:26la vaporette
00:18:26vers le lobby
00:18:28du tabac.
00:18:29C'est extraordinaire.
00:18:29C'est donc celui
00:18:30qui, entre guillemets,
00:18:33a introduit
00:18:33une mauvaise hygiène
00:18:35de vie
00:18:36qui devrait récupérer
00:18:37les fonds
00:18:38de ce qui, au contraire,
00:18:39tend à résoudre ce problème.
00:18:40Merci Hervé Delisle
00:18:41pour votre témoignage
00:18:42et puis on suit le dossier.
00:18:43On n'hésitera pas
00:18:44à vous recontacter
00:18:45pour en savoir davantage.
00:18:46A très bientôt.
00:18:47Allez-vous,
00:18:47restez bien avec nous
00:18:48et vous n'hésitez pas
00:18:49à nous appeler
00:18:49au 0826 300 300
00:18:51sur Sud Radio.
00:18:52A tout de suite.
00:18:52Perle du jour.
00:18:53L'Assemblée nationale
00:18:54a approuvé hier
00:18:55la mise en place
00:18:55d'une taxe de 2 euros
00:18:57ciblant les petits colis,
00:18:58Perico.
00:18:58Eh bien oui,
00:18:59la taxe a été approuvée
00:19:01avec le vote
00:19:01contre
00:19:02des députés
00:19:04du Rassemblement national.
00:19:05Je n'ai pas bien compris.
00:19:07On écoute
00:19:07les explications
00:19:08de Jean-Philippe Tanguy.
00:19:09Oui, on est contre
00:19:10cette taxe
00:19:11sur les petits colis.
00:19:11Depuis le début,
00:19:12on n'a pas changé d'avis.
00:19:13Au début,
00:19:13on s'est fait assassiner
00:19:15par le consensus médiatique.
00:19:16On explique
00:19:16qu'on était irresponsable.
00:19:17Déjà, cette taxe,
00:19:18ce n'est pas pour lutter
00:19:19contre la concurrence déloyale,
00:19:20c'est juste pour taxer
00:19:21les Français.
00:19:21C'est 600 millions d'euros
00:19:22sur leurs pommes.
00:19:24Oui, d'accord,
00:19:25Jean-Philippe Tanguy.
00:19:26Non,
00:19:27il n'y a pas
00:19:28de consensus médiatique.
00:19:29Il y a une protection
00:19:30du petit commerce
00:19:31de proximité
00:19:32de nos industries.
00:19:34Le Rassemblement national
00:19:35a été le premier parti
00:19:36à dénoncer
00:19:36à juste titre
00:19:37cette concurrence déloyale,
00:19:38cette invasion
00:19:39de produits asiatiques
00:19:40importée par la grande distribution
00:19:41qui ruine
00:19:42non seulement
00:19:43notre commerce
00:19:44de proximité,
00:19:45mais y compris
00:19:46certaines petites industries
00:19:47qui produisaient
00:19:48ces biens de consommation.
00:19:50C'est importé
00:19:50dans des conditions
00:19:51épouvantables.
00:19:52On sait,
00:19:53le Rassemblement national
00:19:54est au courant de tout,
00:19:55c'est lui qui a porté
00:19:56ce combat si longtemps.
00:19:57On s'est fabriqué en Chine,
00:19:58dans des pays du sud-est asiatique
00:20:00et dans des conditions
00:20:00abominables
00:20:01avec des enfants
00:20:02qui sont exploités.
00:20:03C'est des produits
00:20:03dont on sait souvent
00:20:04qu'ils ne sont pas sains.
00:20:05Il y a eu la polémique chine.
00:20:07Là-dessus,
00:20:08les petits colis
00:20:08qui arrivent,
00:20:09c'est un cauchemar économique,
00:20:11c'est un fléau.
00:20:12Alors, évidemment,
00:20:13ils ont le droit de dire
00:20:14d'accord, le gouvernement,
00:20:15et c'était comme tout à l'heure
00:20:16avec la vaporette,
00:20:17le prétexte,
00:20:17c'est de renflouer
00:20:18les trous qui sont
00:20:19dans les caisses de l'État.
00:20:20Mais enfin,
00:20:20si cette taxe
00:20:22est bénéficiaire
00:20:22à notre économie,
00:20:23qu'elle permet
00:20:24aux consommateurs
00:20:25de ne pas,
00:20:26ou de les dissuader,
00:20:28de se fournir
00:20:29chez ces pays-là,
00:20:31et si ça permet,
00:20:32justement,
00:20:33aux consommateurs
00:20:34de prendre conscience
00:20:34qu'ils ne peuvent pas
00:20:35tout acheter
00:20:36dans des conditions.
00:20:37Quelquefois,
00:20:37ça détruit même
00:20:38les filières économiques
00:20:39dans lesquelles
00:20:40ils ont travaillé
00:20:41ou des gens proches d'eux.
00:20:42Enfin,
00:20:43c'est une conscience nationale,
00:20:44c'est quelque chose
00:20:45de salutaire
00:20:46de taxer ces petits colis.
00:20:48Et je ne comprends pas
00:20:49comment le Rassemblement National
00:20:50a pu,
00:20:51alors est-ce que c'est de la,
00:20:52ça semblerait de la démagogie,
00:20:54c'est-à-dire qu'on va
00:20:54dans le sens,
00:20:55oui,
00:20:55comme vous êtes pauvres,
00:20:56vous avez le droit
00:20:57d'acheter des produits
00:20:58qui ne sont pas bons pour vous,
00:20:59pas bons pour l'économie,
00:21:00pas bons pour la France,
00:21:02mais on défend,
00:21:02on défend le pouvoir
00:21:03d'achat des petits.
00:21:05Il y a quand même
00:21:05une petite,
00:21:06une connotation électoraliste
00:21:08et ça m'étonne,
00:21:08surtout Jean-Philippe Tanguy
00:21:09qui est un homme politique
00:21:10en général avisé,
00:21:11précis et assez courageux.
00:21:13Là,
00:21:13je n'ai pas compris
00:21:14l'argumentation,
00:21:14j'ai l'impression
00:21:15qu'il n'en pense rien,
00:21:16mais que pour des raisons
00:21:17d'opportunisme politique
00:21:19électoral,
00:21:19eh bien,
00:21:20ils ont voté
00:21:20contre cet axe
00:21:22qui fort heureusement
00:21:23a été voté.
00:21:24Je trouve que 2 euros,
00:21:25ce n'est pas assez.
00:21:27Je crois qu'Olivier Grégoire
00:21:27proposait 25 euros.
00:21:30Là, 2 euros,
00:21:30ça ne dissuadra,
00:21:31ça dissuadra
00:21:32les revues vraiment
00:21:33les plus faibles,
00:21:34mais ça dissuadra.
00:21:35Ce n'est pas ça
00:21:35qui empêchera
00:21:36l'invasion de la France,
00:21:38de notre marché
00:21:39avec les petits colis
00:21:40contenant des produits
00:21:41dangereux,
00:21:42nocifs et en tout cas
00:21:43ruineux pour notre économie.
00:21:46Une entreprise française
00:21:47subit une usurpation
00:21:48d'identité depuis 3 semaines
00:21:50et impossible de savoir
00:21:51qui en est à l'origine.
00:21:52Oui,
00:21:53alors cette société
00:21:54s'appelle Nova Energy,
00:21:56elle est dirigée
00:21:57par Mel Guibert,
00:21:58elle est près de Fougère
00:21:59et alors il y a un truc
00:22:00hallucinant,
00:22:01comme quoi l'intelligence
00:22:02artificielle,
00:22:03je dis science
00:22:04sans conscience
00:22:04n'est que ruine de l'âme
00:22:06et là on a une technologie
00:22:07de performance,
00:22:08de l'avenir,
00:22:09on nous explique
00:22:09que ça va révolutionner
00:22:10effectivement la civilisation,
00:22:12sauf que dans les mains
00:22:12de gens mal intentionnés
00:22:13ça va devenir
00:22:14une arme absolument
00:22:15terrifiante.
00:22:16Donc l'intelligence
00:22:17artificielle envoie
00:22:18au nom de cette société
00:22:20Nova Energy
00:22:20des messages
00:22:21du démarchage téléphonique,
00:22:23alors vous Maud
00:22:24vous en avez reçu aussi,
00:22:25moi j'en ai,
00:22:26et c'est tellement bien fait
00:22:27qu'on a l'impression
00:22:27que vous avez une personne
00:22:28qui vous parle
00:22:29au bout du téléphone.
00:22:30Il fait la conversation.
00:22:31Mais la preuve c'est
00:22:31quand on dit non
00:22:32il y a un blanc,
00:22:32elle a l'air de vous répondre
00:22:33et ensuite on comprend très vite
00:22:34que c'est une image
00:22:34vous parlez,
00:22:35un robot.
00:22:36Mais enfin c'est quand même
00:22:36terrifiant.
00:22:37Et donc la Nova Energy,
00:22:38et bien il y a un démarchage
00:22:39dans son nom
00:22:39qui est fait de façon absolument
00:22:40brutale et sauvage partout
00:22:42et qu'est-ce qui se passe ?
00:22:43Et bien les gens
00:22:43qui sont harcelés
00:22:45par ce démarchage
00:22:47appellent Nova Energy,
00:22:49envoient des mails,
00:22:50envoient des messages
00:22:50de contestation,
00:22:52pas d'insultes,
00:22:53mais presse,
00:22:53voilà.
00:22:54Donc Maëlle Guibert
00:22:56a consulté à Rennes
00:22:57le centre de l'organisme
00:22:59qui contrôle
00:23:00la cybercriminalité
00:23:00et la deuxième grande
00:23:03et terrible mauvaise nouvelle,
00:23:05on ne peut rien faire,
00:23:06ça utilise des numéros
00:23:07qu'on ne peut pas contrôler,
00:23:09des numéros qui existent
00:23:10et donc il n'y a pas
00:23:11de remède,
00:23:12j'allais dire policier,
00:23:13juridique,
00:23:14technologique
00:23:15pour enrayer
00:23:17une intelligence artificielle
00:23:18aux mains
00:23:19de malfaiteurs
00:23:20ou de gens mal intentionnés
00:23:21qui portent préjudice.
00:23:22Maëlle Guibert
00:23:23est dans un état
00:23:24de dépression absolue
00:23:25parce que là
00:23:26ça fait trois semaines
00:23:26que ça dure
00:23:27et on l'écoutait ce matin,
00:23:28il me semble que c'était
00:23:29sur France Inter,
00:23:30il disait
00:23:30bon ben il ne dormait plus,
00:23:31il ne mangeait plus
00:23:32et surtout le plus grave,
00:23:33si ça continue comme ça,
00:23:35vu les réactions
00:23:35des clients
00:23:36qui ne comprennent pas,
00:23:37ça risque de mettre
00:23:37l'avenir de son entreprise
00:23:38en danger,
00:23:39voilà,
00:23:40donc on attend
00:23:40des pouvoirs publics
00:23:41et de nos gros
00:23:43gros techniciens
00:23:44une solution immédiate
00:23:45parce que ça
00:23:46c'est qu'un début,
00:23:46on n'est qu'au début
00:23:47de l'IA,
00:23:48qu'est-ce que ça sera,
00:23:48ça va être quoi
00:23:49les prochaines étapes ?
00:23:50Non mais attendez,
00:23:52Maud,
00:23:52ça vous inquiète pas ?
00:23:53J'aurais peut-être
00:23:53une IA à votre place
00:23:54en fait ?
00:23:54Bon,
00:23:55Maud,
00:23:57on va parler
00:23:57d'un autre sujet
00:23:58un peu plus tragique
00:24:01évidemment
00:24:01et infiniment plus doureux,
00:24:04je suppose
00:24:04vous avez lu comment
00:24:05la tribune d'Amin Kessassi
00:24:06dans Le Monde,
00:24:07quel courage !
00:24:08Et tout le monde
00:24:08devrait la lire
00:24:09à commencer par
00:24:09les responsables politiques
00:24:10ne serait-ce que
00:24:11pour s'inspirer
00:24:12du courage
00:24:12de ce jeune homme.
00:24:13Amine a perdu
00:24:14ses deux frères,
00:24:15l'un en 2020
00:24:15qu'elle s'y naît
00:24:16dans une voiture,
00:24:17il était impliqué
00:24:17dans le trafic de drogue,
00:24:18l'autre jeudi dernier
00:24:19alors qu'il avait choisi
00:24:20lui de lutter
00:24:21contre le narcotrafic
00:24:22aux côtés d'Amin,
00:24:23il a été abattu
00:24:24par balle
00:24:25au volant de sa voiture.
00:24:27Une vengeance
00:24:28liée à son engagement
00:24:29contre le narcotrafic
00:24:31et oui très certainement
00:24:32on a tué le grand frère
00:24:32et il l'a dit
00:24:35ce matin
00:24:35on a tué mon petit frère
00:24:36pour rien.
00:24:38Mehdi,
00:24:38le second frère
00:24:39était membre
00:24:39de l'association
00:24:40Conscience
00:24:41fondée par Amine
00:24:42après l'assassinat
00:24:42de leur aîné Brahim
00:24:43en 2020,
00:24:44une association
00:24:44qui vise à soutenir
00:24:45les autres familles
00:24:46de victimes
00:24:46et à interpeller
00:24:47les pouvoirs publics
00:24:48et Amine
00:24:49n'y va pas de main morte,
00:24:50il s'est même présenté
00:24:51aux élections européennes
00:24:52puis aux législatives
00:24:53aux côtés du nouveau Front Populaire
00:24:54alors si le choix
00:24:55du mouvement politique
00:24:56est discutable,
00:24:57le sens de son engagement
00:24:58lui est salutaire
00:24:59loin du calcul
00:25:00et du clientélisme
00:25:01ce qui est une denrée rare
00:25:03de ce côté
00:25:03de l'échiquier politique.
00:25:04Que dit-il précisément
00:25:06dans cette tribune
00:25:06du Monde
00:25:07publiée hier ?
00:25:08Amine y dénonce
00:25:09la lâcheté des commanditaires
00:25:11et exhorte l'Etat
00:25:11à comprendre
00:25:12qu'une lutte à mort
00:25:13est engagée,
00:25:14c'est autre chose
00:25:14que les discours politiques
00:25:15habituels,
00:25:16il écrit qu'il est temps
00:25:17je cite
00:25:18de faire revenir
00:25:18les services publics
00:25:19dans les quartiers,
00:25:20de lutter contre
00:25:21l'échec scolaire
00:25:22qui fournit aux trafiquants
00:25:23une main d'oeuvre soumise
00:25:24de doter les enquêteurs
00:25:25et les forces de police
00:25:26des moyens
00:25:27dont ils ont besoin
00:25:28de renforcer,
00:25:29de soutenir réellement
00:25:29les familles de victimes
00:25:30du narcotrafic
00:25:31fin de citation.
00:25:33Son combat est loin
00:25:33d'être fini
00:25:34mais pourvu que son appel
00:25:35soit entendu
00:25:36et que ces mots
00:25:36ne deviennent pas
00:25:37un prétexte pour certains
00:25:38de se dédouaner
00:25:39de leurs responsabilités
00:25:40c'est toute la nuance
00:25:41entre ce qu'on appelle
00:25:42la récupération politique
00:25:43et ce vers quoi
00:25:45cette récupération
00:25:46devrait tendre
00:25:47à la responsabilisation politique.
00:25:48Je pense que
00:25:50j'allais dire
00:25:51la classe politique
00:25:52nos gouvernants
00:25:53ont pris la dimension
00:25:54de cette tragédie
00:25:55parce que là
00:25:55on a franchi
00:25:56le maire de Marseille
00:25:56l'a dit
00:25:57M. Payan
00:25:58on a franchi
00:25:59un seuil
00:26:00totalement
00:26:00terrifiant
00:26:01j'allais dire
00:26:04on ne voit pas
00:26:04vraiment les moyens
00:26:05d'empêcher
00:26:05puisque c'est une forme
00:26:07de terrorisme
00:26:07ça peut tirer partout
00:26:08ou n'importe où
00:26:10Il y a des initiatives
00:26:11Plasnet XXL
00:26:12lancée par Gérald Darmanin
00:26:15Bruno Retailleau
00:26:15a aussi bien sûr
00:26:16tenté d'enrayer
00:26:19ce phénomène
00:26:20Des cris d'alarme
00:26:21ne manquent pas
00:26:23vous disiez
00:26:23c'est peut-être pas
00:26:24un bon choix
00:26:24la France insoumise
00:26:25si la France insoumise
00:26:26veut bien s'emparer
00:26:27de ce dossier
00:26:28de le faire
00:26:28avec l'énergie
00:26:29qu'on leur connaît
00:26:29pour certaines choses
00:26:31ils ont une énergie
00:26:32réputable
00:26:32et en plus
00:26:34ça touche
00:26:34à leur
00:26:35c'est vraiment
00:26:35une partie de la population
00:26:37c'est leur clientèle
00:26:38c'est vrai qu'on dit aussi
00:26:40il y a des hommes politiques
00:26:41qui disent
00:26:42c'est la bourgeoisie
00:26:43mais du bon côté
00:26:43du mauvais côté
00:26:44c'est ça qui va impliquer
00:26:45pour la France insoumise
00:26:45c'est les consommateurs
00:26:47qui sont un peu complices
00:26:49du maintien
00:26:50de cette rafrique
00:26:51et en parlant
00:26:51des bourgeois de centre-ville
00:26:52des bourgeois de centre-ville
00:26:53en tout cas
00:26:55Amin Kézassi
00:26:59courage
00:27:00pugnacité
00:27:01il ne lâchera pas le morceau
00:27:03et bien évidemment
00:27:04on est de tout coeur
00:27:05avec lui
00:27:05on termine avec une note
00:27:08positive
00:27:10le Beaujolais Nouveau
00:27:12est arrivé
00:27:12oui
00:27:20dans cette actualité
00:27:22tragique et douloureuse
00:27:23je tenais
00:27:24je tenais
00:27:25à faire un petit clin d'oeil
00:27:27au lancement
00:27:27du Beaujolais Nouveau
00:27:282025
00:27:29rituel
00:27:30vraiment populaire
00:27:32ancien
00:27:32qui a une vraie histoire
00:27:33qui a été décrié
00:27:35parce que le Beaujolais Nouveau
00:27:37voilà
00:27:37a été quelquefois
00:27:38détourné
00:27:39de sa vocation
00:27:40de vin de plaisir
00:27:41en vin
00:27:42pour faire du fric
00:27:43et à l'exportation
00:27:45pour autant
00:27:45ce rituel subsiste
00:27:47et je rejoignais hier
00:27:48des amis vignerons
00:27:49du Beaujolais
00:27:50qui célébraient ça
00:27:50dans une très jolie
00:27:52brasserie parisienne
00:27:53qui est la petite Périgourdine
00:27:54je la cite
00:27:54parce que c'est un endroit
00:27:55où il fait bon vivre
00:27:57et je suis arrivé
00:27:59vous et moi
00:28:01Maude
00:28:02on est sur Sud Radio
00:28:03on voit
00:28:03j'allais dire
00:28:05nous défrayons
00:28:06des chroniques douloureuses
00:28:07on donne des actuelles
00:28:08pas toujours réjouissantes
00:28:09et j'ai vu
00:28:10dans cette brasserie
00:28:12dans ce bistrot parisien
00:28:13alors
00:28:14je crois qu'il y avait
00:28:15toute catégorie sociale
00:28:16confondue
00:28:16toute obédience
00:28:17idéologique
00:28:18et confessionnelle
00:28:19et il y avait une ferveur
00:28:21une joie
00:28:22le Beaujolais 2025
00:28:23il est délicieux
00:28:24moi j'adore
00:28:26le Beaujolais nouveau
00:28:26je dis que c'est le seul
00:28:27vrai vin
00:28:28parce qu'après
00:28:29les vins vont être élevés
00:28:30vinifiés
00:28:31éduqués
00:28:32peut-être modifiés
00:28:33vous êtes un puriste en fait
00:28:34alors voilà
00:28:35le Beaujolais nouveau
00:28:36tant décrié
00:28:37c'est du vrai vin
00:28:38c'est le raisin
00:28:39pressé dans la cuve
00:28:40au moment de sa naissance
00:28:41et d'ailleurs
00:28:42c'est le seul vrai vin
00:28:42que les hommes ont bu
00:28:43frais
00:28:44puisqu'après
00:28:44pour des raisons
00:28:45que l'on sait biologiques
00:28:46le vin peut piquer
00:28:47s'il n'y a pas de soufre
00:28:48donc voilà
00:28:49c'est un vin de bonheur
00:28:50c'est un vin de soif
00:28:50c'est un vin de joie
00:28:51celui-là était particulièrement
00:28:53goulayant
00:28:53je ne veux
00:28:54avec modération
00:28:55je ne veux surtout pas
00:28:56faire l'apologie
00:28:56de l'alcoolisme
00:28:57je m'en défends
00:28:58parce que le monde vigneron
00:28:59est un monde
00:29:00qui combat l'alcoolisme
00:29:01voilà
00:29:01mais en tout cas
00:29:02il y avait surtout
00:29:02c'était l'esprit
00:29:03c'était l'ambiance
00:29:04qu'il y avait dans ce bistrot
00:29:05il y en avait d'autres en France
00:29:06j'ai eu des copains
00:29:07qui m'ont appelé de Lyon
00:29:08d'autres à Bordeaux
00:29:09le rituel n'est plus
00:29:10ce qu'il a été
00:29:11dans les années 50-60
00:29:12où c'était quasiment
00:29:13une fête nationale du vin
00:29:14bon mais là
00:29:14il y avait une ferveur
00:29:15et la clameur
00:29:17qu'il y avait
00:29:17j'allais dire la joie
00:29:18on sentait que
00:29:19si je peux m'exprimer ainsi
00:29:21le peuple français
00:29:22avait un peu envie
00:29:23de vers la fête
00:29:24des femmes, des hommes
00:29:25qui s'étaient rassemblées
00:29:25pour passer du bon temps
00:29:26partager
00:29:27dans la convivialité
00:29:29et la bonne humeur
00:29:30et bien les joies
00:29:31de célébrer les bonheurs
00:29:32et les plaisirs de la France
00:29:33voilà
00:29:33ils n'ont rien fait de mal
00:29:34et on voit bien
00:29:35que c'est un pays
00:29:36qui est en souffrance
00:29:36il y a des fraatures sociales
00:29:38il y a des gens
00:29:38qui n'ont pas pu accéder
00:29:39on pense à ce moment là
00:29:40aux gens qui sont dans des EHPAD
00:29:41qui sont malades
00:29:42des gens qui ont des difficultés
00:29:44pour finir le mois
00:29:45il ne s'agit pas de dire
00:29:45qu'on est en fête
00:29:46mais voilà
00:29:47mais cette fête populaire
00:29:48autour d'un vin
00:29:48de paysans
00:29:49du Beaujolais
00:29:50qui est le symbole de la France
00:29:51avec le camembert
00:29:52la baguette de pain
00:29:53et le béret basque
00:29:54bon ben il était à l'honneur
00:29:55et on voit que dans ce pays
00:29:57il y a encore de l'énergie
00:29:58il y a encore des gens
00:29:59qui veulent se faire plaisir
00:30:00partager
00:30:00et dire surtout
00:30:02qu'on a l'espoir
00:30:02un jour
00:30:03que l'on puisse tous
00:30:04célébrer ensemble
00:30:05que ce que l'on veut
00:30:06le saucisson
00:30:07la choucroute
00:30:08la rillette
00:30:09voilà
00:30:09tous les bienfaits
00:30:10du terroir français
00:30:11sont là pour assembler
00:30:12les français
00:30:12on accueille le monde entier
00:30:14et le monde entier
00:30:15vient en France
00:30:15pour justement célébrer
00:30:17et partager
00:30:17cette joie de vivre
00:30:18à la française
00:30:19midi 14h
00:30:21Sud Radio
00:30:23la France dans tous ses états
00:30:25c'est la fédération française
00:30:27des trucs qui marchent
00:30:29parce que ça va
00:30:30la fédération française
00:30:32des trucs qui marchent
00:30:33ça existe
00:30:33le nom est plutôt cocasse
00:30:34mais cette fédération
00:30:35je vous assure
00:30:36est d'utilité publique
00:30:37il faut que vous en parliez
00:30:38à vos élus locaux
00:30:39puisque son but
00:30:40est de promouvoir
00:30:40des initiatives locales
00:30:42pour inspirer
00:30:42d'autres communes
00:30:43d'autres élus
00:30:44c'est du concret
00:30:45et on est ravis
00:30:46d'en parler aujourd'hui
00:30:46avec Théo Caviezel
00:30:47et Raphaël Ruyguer
00:30:48bonjour messieurs
00:30:49bonjour
00:30:49alors la fédération française
00:30:51des trucs qui marchent
00:30:52moi j'y croyais plus
00:30:53qu'il y avait des trucs
00:30:54qui marchent dans ce pays
00:30:54mais surtout que des élus
00:30:55des hommes
00:30:56des femmes se rassemblent
00:30:57pour promouvoir
00:30:59cette façon heureuse
00:31:01d'être français
00:31:01et surtout aller voir
00:31:02dans nos territoires
00:31:03c'est ce que vous avez fait
00:31:03on va en parler
00:31:04il y a partout
00:31:05dans les communes de France
00:31:06dans les moindres contrées
00:31:07dans nos villages
00:31:08dans nos vallées
00:31:09des hommes et des femmes
00:31:10qui se rassemblent
00:31:11pour trouver ici
00:31:11une initiative
00:31:12un projet
00:31:13une idée
00:31:13des jeunes
00:31:14ces scolaires
00:31:15j'ai regardé sur votre site
00:31:16c'est fabuleux
00:31:16ça va dans tous les sens
00:31:17voilà
00:31:18c'est la France qui gagne quoi
00:31:19on nous dit que ça va mal
00:31:20mais non
00:31:20on a envie que vous ayez
00:31:21le pouvoir
00:31:21tout simplement
00:31:22vous êtes bien placé
00:31:24pour emploi
00:31:25vous êtes vous même élu
00:31:26dans une super commune
00:31:26vous êtes dans le
00:31:27Névis-sur-Baronjon
00:31:29c'est la Belle-Soloigne
00:31:31c'est le département du Cher
00:31:32c'est le Béry
00:31:32mais il se passe des choses
00:31:33il y a du gibier
00:31:34il y a plein de choses
00:31:35à Névis-sur-Baronjon
00:31:35j'adore cette commune
00:31:36je connais bien le secteur
00:31:37et vous vous arrivez de langue
00:31:38il y a un fromage merveilleux
00:31:39à langue
00:31:39merveilleux des remparts
00:31:40d'hydroles et lumières
00:31:42et les sources de la Seine
00:31:43donc vous êtes dans la Haute-Marne
00:31:44dans la Champagne
00:31:45un peu pouilleuse
00:31:45voilà différente
00:31:46et puis votre troisième acolyte
00:31:47comment il s'appelle ?
00:31:49Christophe Arnoux
00:31:50qui est du pays basque
00:31:52Cibourg
00:31:53qui est ma commune
00:31:54non mais je crois rêver
00:31:55enfin voilà
00:31:55bon
00:31:56et Grégoire Bourgeois
00:31:57aussi cofondateur
00:31:58de la Fédération
00:31:58je commence par
00:31:59Théo Caviezel
00:32:00hein
00:32:01allez en deux mots
00:32:03comment est née cette idée
00:32:04puis ensuite
00:32:05Raphaël donnera aussi
00:32:06son point de vue
00:32:07comment est née cette idée
00:32:07si on parle de la Genèse
00:32:09c'est Raphaël
00:32:10allez Raphaël
00:32:10voyez Théo vous donne la parole
00:32:12comment surgit cette idée
00:32:14tout d'un coup
00:32:14c'est une idée de Grégoire Bourgeois
00:32:16qui est un passionné
00:32:18il est d'où Grégoire Bourgeois ?
00:32:19Grégoire Bourgeois
00:32:20il est de Versailles
00:32:21il a longtemps travaillé
00:32:24en politique
00:32:24d'abord en collectivité
00:32:26à la mairie des Lancours
00:32:27il a travaillé aussi
00:32:28à l'Assemblée Nationale
00:32:29puis à Bercy
00:32:30donc il a connu
00:32:31tous les échelons
00:32:31de la politique
00:32:32en France
00:32:33et il y a quelques années
00:32:35j'étais donc stagiaire
00:32:36au sein du cabinet
00:32:37qu'il a créé
00:32:37le cabinet Evidence
00:32:38et je venais d'être jeune
00:32:40élu à Neuvis-sur-Barrangeon
00:32:41je lui ai raconté
00:32:42la vie locale
00:32:44et un jour il me dit
00:32:45mais tu sais
00:32:46j'ai une vieille idée
00:32:47et j'en rêve
00:32:48c'est la Fédération Française
00:32:49des trucs qui marchent
00:32:50allez découvrir
00:32:51des initiatives
00:32:52qui sont portées par les communes
00:32:53qui ont fait leur preuve
00:32:54et qui sont duplicables
00:32:55ailleurs en France
00:32:56quand Maud m'a parlé de ça hier
00:32:57j'ai dit
00:32:57tu racontes
00:32:58des trucs qui marchent
00:32:59mais si mais si
00:33:00tu peux voir c'est formidable
00:33:01et voilà
00:33:01vous êtes là tous les deux
00:33:02et effectivement
00:33:03ah non non
00:33:03elle est très précieuse
00:33:05c'est vrai que l'intitulé
00:33:06est assez insolite
00:33:07truc qui marche
00:33:07voilà on dirait presque
00:33:08une blague
00:33:08et non c'est très sérieux
00:33:10le nom est assez cocasse
00:33:13mais la mission
00:33:15en est néanmoins
00:33:16très très très sérieuse
00:33:17puisque depuis 4 ans
00:33:18nous sillonnons
00:33:19les routes de France
00:33:19nous avons rencontré
00:33:20près de 400 élus
00:33:21directement dans leur commune
00:33:23et identifié
00:33:2370 trucs qui marchent
00:33:25qui sont des initiatives
00:33:26clés en main
00:33:27pour les élus
00:33:28mais aussi pour les candidats
00:33:29puisque le 15 mars
00:33:30nous irons voter
00:33:31encore me direz-vous
00:33:32mais cette fois-ci
00:33:32pour 500 000
00:33:33françaises et français
00:33:34élus dans nos communes
00:33:35alors ça transcende
00:33:36un peu les sensibilités politiques
00:33:37vous êtes plutôt
00:33:38d'une côté de l'échiquier
00:33:39voilà
00:33:40il n'y a peut-être pas
00:33:41les deux extrêmes
00:33:41aussi quand même
00:33:42il y a aussi des maires
00:33:43insoumis
00:33:44ou RN
00:33:44c'est pas le sujet
00:33:45c'est pas le sujet
00:33:46ils sont élus démocratiquement
00:33:48ils nous appellent
00:33:49écoutez j'ai un truc
00:33:49qui marche à vous présenter
00:33:50on va les voir
00:33:51en tout cas
00:33:52c'est une réponse
00:33:53à cette phrase
00:33:53très très utilité
00:33:54en France aujourd'hui
00:33:55il n'y a rien qui marche
00:33:56il n'y a plus rien qui marche
00:33:57ben si
00:33:58la preuve par les trucs
00:33:59qui marchent
00:33:59exactement
00:34:00alors donnez-nous
00:34:01des exemples
00:34:01Théo Caviezel
00:34:02et bien Mütterholz
00:34:03un maire
00:34:04ancien enseignant
00:34:05qui après 30 ans
00:34:06ailleurs de sa commune
00:34:08revient
00:34:09et voit que les enfants
00:34:10ne vont plus à pied
00:34:10ni à vélo
00:34:11à l'école
00:34:11alors qu'avant
00:34:12c'était évidemment le cas
00:34:13et bien il a reconquéris
00:34:15des petits chemins
00:34:16entre les maisons
00:34:16pour que les parents
00:34:18puissent laisser leurs enfants
00:34:19aller à pied
00:34:20ou à vélo à l'école
00:34:21et donc ça leur permet
00:34:24d'aller à l'école
00:34:24avec un itinéraire
00:34:27et des exemples comme ça
00:34:28vous en avez plein
00:34:28vous êtes même venu
00:34:29avec la boîte à trucs
00:34:30Théo
00:34:31exactement
00:34:31alors je ne sais pas
00:34:32où c'est
00:34:32la boîte à trucs
00:34:33donnez-la moi
00:34:35que je la montre
00:34:35pour ceux qui le regardent
00:34:3870 initiatives
00:34:38a dupliqué très largement
00:34:40parce qu'il y a
00:34:40les élections municipales
00:34:41en mars 2026
00:34:42et voici 70 idées
00:34:44pour transformer le pays
00:34:45vous savez la boîte à outils
00:34:46de François Hollande
00:34:46il parlait de boîte à outils
00:34:47je ne sais pas ce qu'il y avait dedans
00:34:48enfin pas grand chose
00:34:48parce qu'il ne s'est même pas présenté
00:34:50là c'est concret
00:34:51ah c'est très concret
00:34:52alors il y a quoi ?
00:34:53il y a des idées
00:34:53il y a des projets
00:34:54il y a des suggestions
00:34:55Raphaël
00:34:55ce sont 70 initiatives
00:34:57prêtes à l'emploi
00:34:58pour les programmes des candidats
00:34:59quelle que soit leur étiquette
00:35:01pour inspirer leur programme
00:35:02et puis surtout
00:35:03il y a un enjeu vital
00:35:04pour la fédération
00:35:05c'est que tous ces trucs
00:35:05qui marchent
00:35:06se dupliquent massivement
00:35:07parce que ces initiatives
00:35:09ont fait leur preuve
00:35:12on imagine qu'elles soient dupliquées
00:35:14dans des centaines
00:35:14voire des milliers de communes
00:35:15on aura contribué
00:35:16à notre échelle
00:35:17avec tous ces maires formidables
00:35:19à transformer un petit peu le pays
00:35:20si je comprends bien
00:35:21on monte une liste
00:35:22on n'a pas forcément d'idées
00:35:23comme programme électoral
00:35:24à proposer à nos concitoyens
00:35:27on va là-dedans
00:35:27on peut trouver un projet
00:35:29complètement
00:35:30en fait il y a trois trucs
00:35:31il y a tout d'abord le livre
00:35:33qu'il faut absolument acheter
00:35:35pour Noël
00:35:37qui relate
00:35:384 années d'aventure
00:35:38sur les routes de France
00:35:39et qui décrit
00:35:40toutes ces initiatives
00:35:41à découvrir
00:35:41ensuite il y a
00:35:42la boîte à trucs
00:35:43la boîte à trucs
00:35:44ce sont 70 fiches pratiques
00:35:46sur 70 trucs qui marchent
00:35:47qui peuvent animer
00:35:49des discussions
00:35:49au sein des listes
00:35:51ou en associant aussi
00:35:51des habitants
00:35:52qui ne sont pas forcément
00:35:53sur la liste
00:35:54mais qui peuvent participer
00:35:55à ces ateliers
00:35:57et enfin
00:35:57en début d'année prochaine
00:35:58il y aura la machine à trucs
00:36:00un générateur de programmes
00:36:01en ligne
00:36:02pour trouver des trucs
00:36:03qui marchent
00:36:04pour sa commune
00:36:05selon une thématique
00:36:05selon le nombre d'habitants
00:36:07de sa commune
00:36:07dites-moi
00:36:08je vous suggère comme ça
00:36:09la chose très très simplement
00:36:11vous ne pourriez pas en faire une
00:36:12pour Sébastien Lecornu
00:36:13ou Emmanuel Macron
00:36:14un petit truc qui marche
00:36:15ils ont bien besoin aussi
00:36:16de transpirer
00:36:17mais en fait nous
00:36:18on le met à disposition
00:36:19de toutes les françaises
00:36:21tous les français
00:36:22et on est ravis
00:36:23de voir que cette initiative
00:36:25ces trucs qui marchent
00:36:26inspire même
00:36:26au plus haut niveau
00:36:28de l'état
00:36:28on a organisé
00:36:29une soirée
00:36:30à la veille du salon des maires
00:36:31on était 1600
00:36:32la ministre Françoise Gattel
00:36:33qui vient chaque année
00:36:35très bonne ministre
00:36:35elle est formidable
00:36:36elle vient chaque année
00:36:37depuis l'année 1
00:36:38et elle était là
00:36:39l'année dernière
00:36:40en tant que ministre
00:36:40de la ruralité
00:36:41cette année encore
00:36:42en tant que ministre
00:36:43plusieurs conseillers
00:36:45de partis
00:36:45de ministères
00:36:46et même de l'Elysée
00:36:47étaient là
00:36:48et c'est très bien
00:36:48nous ces trucs qui marchent
00:36:49ils sont pour la France
00:36:50donc ils sont pour tout le monde
00:36:51en ce moment a lieu
00:36:52le salon des maires
00:36:53et vous vous y êtes
00:36:54vous êtes dans les allées
00:36:54on peut vous y trouver
00:36:55vous rencontrez
00:36:56les maires de France
00:36:57ça se passe comment ?
00:36:58ils étaient au courant ?
00:36:59ils vous connaissaient ?
00:37:00ils connaissaient la fédération française
00:37:01des trucs qui marchent ?
00:37:02alors de plus en plus
00:37:03et notamment on vous remercie
00:37:04c'est notamment grâce à vous
00:37:05qu'on est de plus en plus connus
00:37:07il y en a encore
00:37:08qui ne nous connaissent pas
00:37:09mais oui ça commence
00:37:10et on rencontre
00:37:11des vieux amis
00:37:12parce que c'est une grande famille
00:37:13la FFTM
00:37:14on a rencontré
00:37:15Eugénie Pontier
00:37:18d'Épinay-sur-Seigne hier
00:37:19elle nous a sauté dans les bras
00:37:20parce qu'effectivement
00:37:20ça devient une grande famille
00:37:22cette histoire des trucs qui marchent
00:37:23c'est une association
00:37:23au niveau structurant ?
00:37:24exactement
00:37:24le 1901
00:37:25mais vous allez être connus
00:37:26d'utilité publique
00:37:27je pense qu'on l'est déjà
00:37:29comme les eaux minérales
00:37:30qui font du bien
00:37:31comment ça se passe ?
00:37:33l'idée fait son chemin
00:37:33quand même ou non ?
00:37:35oui oui bien sûr
00:37:35on a ce momentum
00:37:36des élections municipales
00:37:38et on sent effectivement
00:37:38que là
00:37:39les candidats
00:37:41ou les élus
00:37:42de nouveaux candidats
00:37:42s'emparent des trucs qui marchent
00:37:44alors je suppose
00:37:44qu'il doit y avoir de temps
00:37:45il y a des idées
00:37:46que vous suggérez vous-même
00:37:47mais je pense que
00:37:48vous aussi découvrir
00:37:49dans des territoires
00:37:50ou dans des villes
00:37:50des choses qui existent déjà
00:37:51mais qui ne sont pas perçues
00:37:52comme des trucs qui marchent
00:37:53qui sont des fonctionnements
00:37:54opportuns
00:37:55ou intelligents
00:37:55je me rappelle
00:37:56être allé dans des communes
00:37:57et la maire me dit
00:37:58écoutez mon voisin m'a dit
00:38:00d'absolument vous accueillir
00:38:01mais je ne sais pas trop
00:38:02quoi vous présenter
00:38:02et on tire le fil
00:38:04et en fait
00:38:04ah bah oui
00:38:04un truc qui marche
00:38:05deux trucs qui marchent
00:38:06trois trucs qui marchent
00:38:06parce que les maires
00:38:07ils ont les deux mains
00:38:08dans le cambouis
00:38:09ils n'ont pas le temps
00:38:09de prendre du recul
00:38:10sur leur politique
00:38:11et ils ne se rendent même plus compte
00:38:12de tout ce qu'ils font de bien
00:38:13c'est comme monsieur Jourdain
00:38:14qui faisait de la proust
00:38:15sans savoir
00:38:15là vous avez des maires
00:38:16qui ont des trucs qui marchent
00:38:16ils ne savent pas
00:38:17qui les ont sous la main
00:38:18et c'est vous
00:38:18qui les aidez
00:38:19à le comprendre
00:38:20et à le développer
00:38:21oui on leur donne une bouffée
00:38:22d'oxygène
00:38:23de positifs
00:38:23on leur dit bravo
00:38:24merci
00:38:25continuez
00:38:25bien souvent d'ailleurs
00:38:27ce sont des élus locaux
00:38:28qui ne sont pas souvent invités
00:38:30sur les plateaux télé
00:38:31ou les plateaux de radio
00:38:32et qui ont énormément d'humilité
00:38:35et de modestie
00:38:35et il faut les pousser
00:38:37à ce qu'ils nous racontent
00:38:38ce dont ils sont fiers
00:38:39et ils font des choses formidables
00:38:40alors j'ai vu sur votre site
00:38:41je les ai pris au hasard
00:38:42parce qu'ils m'ont pas intrigué
00:38:43il y a la carte unique
00:38:44du service public à 7
00:38:45ça consiste en quoi ça
00:38:46un groupe de 7
00:38:47au lieu de se dire
00:38:48que chacun a son logo
00:38:49chacun a sa carte
00:38:50chacun a son fonctionnement
00:38:51le service public
00:38:52est là pour faciliter
00:38:53la vie des habitants
00:38:54et donc sur une seule carte
00:38:55on va à la bibliothèque
00:38:56on va à la piscine
00:38:57on va à la déchetterie
00:38:58ça change concrètement la vie
00:38:59C'est une petite maison France
00:39:00quelque part
00:39:01c'est un peu l'idée de ça
00:39:02qui renseigne immédiatement
00:39:03planter une pépinière communale
00:39:04c'est formidable ça
00:39:05Ah oui alors on en a deux
00:39:07d'ailleurs
00:39:07il y en a une chez moi
00:39:08dans le Cher
00:39:08à Saint-Vite
00:39:09où sur un ancien terrain agricole
00:39:13en mono-exploitation céréalière
00:39:15le maire a eu cette idée
00:39:16de faire un immense verger municipal
00:39:19afin de produire des fruits
00:39:21pour tous les habitants
00:39:22tous les visiteurs
00:39:22et aujourd'hui
00:39:23c'est un petit peu
00:39:23la nouvelle place
00:39:25de la commune
00:39:25mais on a eu aussi le cas
00:39:26à La Possession
00:39:27qui a une pépinière municipale
00:39:29pour avoir toutes les fleurs
00:39:33toutes les plantes
00:39:34à la fois pour les espaces publics
00:39:35mais aussi pour faire
00:39:36de la reforestation
00:39:37sur le territoire
00:39:38Des kits pour économiser l'eau ?
00:39:40Ah Courbevoie
00:39:41bien sûr
00:39:42avec Stéphanie Soires
00:39:44qui est formidable
00:39:45élu très engagé
00:39:46dans sa commune
00:39:47et qui a imaginé
00:39:49avec son équipe
00:39:50des kits
00:39:51à offrir aux habitants
00:39:52avec des petits clips
00:39:54à mettre sur les pommeaux de douche
00:39:56sur les pommeaux de robinet
00:39:57pour économiser l'eau
00:39:58avec des résultats
00:39:59qui sont chiffrés
00:40:00qui sont tout bonnement fantastiques
00:40:01Et alors le pompon pour moi
00:40:02parce que j'ai vu ça à Vichy
00:40:03cet été en passant
00:40:04le retour d'été dansant
00:40:05mais c'est un succès fou
00:40:06et les gens se remettent à danser
00:40:08à Quimper
00:40:09à Quimper
00:40:09et partout ailleurs en France
00:40:10Les gens sont autour du square
00:40:13enfin du kiosque
00:40:15et ils se mettent à danser
00:40:16Ben oui
00:40:16c'est pas révolutionnaire
00:40:18mais en fait la municipalité
00:40:19elle vient quand même
00:40:19donner un petit coup d'accélérateur
00:40:21mettre tous les acteurs ensemble
00:40:22et de se dire
00:40:23vous le faisiez dans votre coin
00:40:24on va en faire une véritable politique publique
00:40:26et ça cartonne
00:40:27Bon donc il n'y a pas que le Beaujolais nouveau
00:40:28qui donne du bonheur
00:40:29et de la ferveur aux français
00:40:30Non ceci étant dit
00:40:31on comprend que ce soit dans l'actualité
00:40:32Ils sont sérieux comme vous
00:40:33je peux vous dire
00:40:33ils sont nippés comme des princes
00:40:35avec des cravates et tout
00:40:36comme des lord anglais
00:40:36et vous êtes là
00:40:37et je vous sens très impliqué
00:40:38dans ce combat
00:40:39Bon je ne voulais pas vous dire
00:40:41française, français
00:40:42que la France est sauvée
00:40:43mais quand on a des gaillards
00:40:44comme ça
00:40:44qui sont prêts
00:40:45avec les projets qui sont là
00:40:47je dis quand même
00:40:47que tout n'est pas foutu
00:40:48et qu'on a de bonnes raisons d'espérer
00:40:49Merci d'être venus à tous les deux
00:40:51et puis on se tient au courant
00:40:52parce que je pense
00:40:52que j'aurai besoin de vous revoir
00:40:54quand je n'aurai pas le moral
00:40:54Pour retrouver
00:40:56toutes ces belles initiatives
00:40:57trucquimarche.fr
00:40:59truc au pluriel
00:41:00Merci messieurs
00:41:00d'être venus jusqu'à nous
00:41:02Hervé Raphaël
00:41:03Dans un instant
00:41:03on parlera des trucs qui marchent
00:41:05et des trucs qui marchent
00:41:05peut-être un peu moins bien
00:41:06avec Guillaume Bigot
00:41:08député du territoire de Belfort
00:41:10N'hésitez pas à nous appeler
00:41:100826 300 300
00:41:12A tout de suite
00:41:12Midi 14h
00:41:15Sud Radio
00:41:16La France dans tous ses états
00:41:17Le face à face
00:41:20C'est chic le fric
00:41:27Guillaume Bigot
00:41:29merci d'être sur Sud Radio
00:41:30Aujourd'hui je ne pense pas
00:41:31que ça vous fasse violent
00:41:31Comment ? Bien sûr
00:41:33Bien sûr
00:41:33Et je vous ai invité
00:41:36parce que vous avez
00:41:37on va l'écouter tout à l'heure
00:41:38une superbe tirade
00:41:39sur les gaspillages
00:41:42de sommes publiques
00:41:43j'allais dire conséquentes
00:41:45pour des projets
00:41:46qui sont quelquefois
00:41:48hallucinants
00:41:48d'absurdité
00:41:50Tout d'abord
00:41:51Guillaume Bigot
00:41:52je vous dis
00:41:52merci d'être là
00:41:53Merci pour votre invitation
00:41:54nous nous connaissons
00:41:56je vous ai connu vierge
00:41:57de tout engagement politique
00:41:58vous étiez au côté
00:42:00d'une personne
00:42:00que nous vénérions
00:42:01qui était Jean-Claude Barraud
00:42:02à l'université
00:42:03au Paul-Léonard de Vinci
00:42:04à Nanterre
00:42:06Jean-Claude Barraud
00:42:07qui avait été
00:42:08prêtre
00:42:08prêtre ouvrier
00:42:09qui ensuite
00:42:10a fait de la réinsertion
00:42:12de jeunes drogués
00:42:13et délinquants
00:42:14introduits à l'Elysée
00:42:15avec son épouse
00:42:16Ségolène
00:42:16pas royal
00:42:17Ségolène Barraud
00:42:18donc un homme
00:42:19un saint homme
00:42:20si je puis dire
00:42:20qui nous a quitté
00:42:21l'an dernier
00:42:21dont vous étiez très proche
00:42:23est-ce qu'on peut dire
00:42:23un petit mot
00:42:24de Jean-Claude Barraud ?
00:42:25Oui, on peut lui dire un mot
00:42:26je pense que c'est
00:42:26je peux le reconnaître
00:42:28comme un maître
00:42:29lui-même avait des maîtres
00:42:31et il l'admettait volontiers
00:42:34donc il y a
00:42:35chez Jean-Claude Barraud
00:42:35le plus intéressant
00:42:37le plus attachant
00:42:37c'est la notion de transmission
00:42:38et Jean-Claude Barraud
00:42:41toute sa vie
00:42:42vous l'avez rappelé
00:42:43Péricault Légas
00:42:43dans des milieux sociologiques
00:42:45complètement différents
00:42:46a eu à cœur
00:42:47de transmettre
00:42:48transmettre d'abord
00:42:48une culture immense
00:42:49l'un de ses maîtres
00:42:51n'était autre
00:42:52que Fernand Braudel
00:42:52donc ça a situé
00:42:53un peu le niveau
00:42:54du personnage
00:42:55et il était
00:42:56aussi cultivé
00:42:59aussi fin
00:42:59et aussi intelligent
00:43:00qu'il était capable
00:43:01de parler absolument
00:43:03à tous les publics
00:43:04de manière extrêmement simple
00:43:05mais pas
00:43:06comme aujourd'hui
00:43:07le font certains politiques
00:43:08c'est-à-dire en parlant
00:43:09aux vrais gens
00:43:09avec des éléments de langage
00:43:10pas du tout
00:43:11il avait d'ailleurs à cœur
00:43:12de ne jamais caricaturer
00:43:15de ne jamais
00:43:16il adorait
00:43:16disons
00:43:17la vulgarisation
00:43:19mais c'était une vulgarisation
00:43:21exigeante
00:43:22et on a commis d'ailleurs
00:43:23avec les deux bouquins
00:43:23qui s'appelle
00:43:24toute l'histoire du monde
00:43:24et toute la géographie du monde
00:43:25je l'ai dit d'autant plus facilement
00:43:26que j'ai tenu une petite plume
00:43:28et c'est lui qui a tenu
00:43:29la grande plume
00:43:30donc c'est vraiment un hommage
00:43:31que je lui rends aussi
00:43:32de conseiller à tous nos auditeurs
00:43:33ses livres
00:43:34parce qu'il en a eu
00:43:35il en a conçu l'idée
00:43:37et je pense qu'ils sont
00:43:38ils sont à son image
00:43:39c'est-à-dire très fort
00:43:40c'était un immense pédagogue
00:43:42et il avait l'air
00:43:43il avait l'art
00:43:44il avait l'art
00:43:45j'allais dire
00:43:46de démocratiser
00:43:47de vulgariser
00:43:48des théories un peu complexes
00:43:49et quand on l'appelait
00:43:50quand il y avait un enjeu
00:43:52de politique internationale
00:43:53de géopolitique
00:43:53il connaissait ces dossiers par cœur
00:43:55il faisait une synthèse
00:43:55très pertinente
00:43:56très brillante
00:43:57synthèse remarquable
00:43:57et il avait cette idée
00:43:59me semble-t-il
00:43:59qui a été perdue
00:44:00c'est-à-dire
00:44:00avant de juger
00:44:01il faut comprendre
00:44:02avant de juger
00:44:04c'était aussi
00:44:05ça a l'air d'être un truisme
00:44:07mais à l'époque du clash
00:44:09il était quand même assez fort
00:44:11en matière de synthèse
00:44:14et même de synthèse
00:44:14très frappante
00:44:15il avait des saillies
00:44:16parfois extraordinaires
00:44:17mais ça s'appuyait
00:44:18sur une longue réflexion
00:44:19et puis un front chrétien
00:44:20toujours dans la compassion
00:44:21dans l'écoute de l'autre
00:44:22et dans la tolérance
00:44:23alors Guillaume Bigot
00:44:24vous êtes un républicain
00:44:28un patriote
00:44:28c'est indéniable
00:44:29j'allais dire
00:44:30quasiment fondamentaliste
00:44:32de la république
00:44:32il en reste quelques-uns encore
00:44:34voilà tout à fait
00:44:34engagé
00:44:36dans le monde universitaire
00:44:38avec des ouvrages
00:44:39mais Robespierre disait
00:44:40au début de la révolution
00:44:40il n'y avait pas deux républicains
00:44:41à Paris
00:44:42donc je pense qu'on est encore
00:44:42un peu plus nombreux que deux
00:44:43Péricault
00:44:44donc à mon avis
00:44:45tous les espoirs sont permis
00:44:46pour la suite
00:44:47pour autant
00:44:47vous avez choisi
00:44:49on peut dire courageusement
00:44:50même si vous vous exposez
00:44:52évidemment à la critique
00:44:52vous avez choisi
00:44:53de franchir le rubicon
00:44:54de l'engagement politique
00:44:55et vous êtes aujourd'hui
00:44:57élu du rassemblement national
00:44:59sur le territoire de Belfort
00:45:00je vous rappelle
00:45:00c'est le territoire
00:45:01de Jean-Pierre Chevènement
00:45:03c'est un passage à l'acte
00:45:05conséquent quand même
00:45:06c'est très net
00:45:07parce que le rassemblement national
00:45:08voilà
00:45:09on connaît la polémique
00:45:11qui est autour de la naissance
00:45:12de ce parti
00:45:12aujourd'hui c'est un parti
00:45:13qui est dans l'arc républicain
00:45:14je pense que c'est même pas la peine
00:45:15une découverte
00:45:16vous avez trouvé
00:45:17vous avez trouvé
00:45:18des codes communs
00:45:20et des valeurs à partager
00:45:22avec le rassemblement national
00:45:24d'aujourd'hui
00:45:24je dis bien
00:45:25on pense à monsieur Chenu
00:45:27à monsieur Tanguy
00:45:27non non
00:45:28je n'aurais jamais mis les pieds
00:45:29d'ailleurs
00:45:30je n'ai aucune gêne à le dire
00:45:31je n'aurais jamais mis les pieds
00:45:33au Front National
00:45:33je n'aurais jamais
00:45:34mis les pieds
00:45:35dans un parti
00:45:37dans lequel
00:45:37non seulement
00:45:38je ne me reconnaissais pas
00:45:39mais dans lequel
00:45:40il y avait des choses
00:45:40qui ne me convenaient pas
00:45:42du tout
00:45:42du tout
00:45:42et voilà
00:45:43dans le rassemblement national
00:45:44si j'ai une pointe
00:45:46d'immodestie
00:45:47c'est que
00:45:47si je n'ai pas changé
00:45:49c'est le rassemblement national
00:45:51qui a opéré
00:45:51une mue
00:45:52absolue
00:45:53totale
00:45:53et désormais
00:45:55il faut être d'une mauvaise foi
00:45:56totale
00:45:57pour ne pas reconnaître
00:45:58qu'il est sur des positions
00:45:59gaulo-bonapartiste
00:46:00républicaine
00:46:01clémenciste
00:46:02ou gaulliste
00:46:03enfin
00:46:03appelons ça comme on veut
00:46:04c'est-à-dire un état régalien
00:46:06fort somme toute en France
00:46:07évidemment le contrôle des frontières
00:46:08le contrôle des frontières
00:46:09pour l'immigration
00:46:10mais aussi le contrôle des frontières
00:46:11pour les produits
00:46:11produits à bas coût
00:46:13par exemple
00:46:13et aussi
00:46:15une politique de justice sociale
00:46:17et de justice fiscale
00:46:18c'est
00:46:19voilà
00:46:19grosso modo
00:46:20le gaulo
00:46:21l'alliance entre les gaullistes
00:46:22et les communistes
00:46:22qui est à l'origine de la sécu
00:46:23mais c'est aussi finalement
00:46:25le problème de Napoléon III
00:46:26c'était aussi le problème
00:46:26de Bonaparte
00:46:27etc
00:46:27il y a quelque chose
00:46:28dans l'histoire de France
00:46:29qui court
00:46:29une longue tradition
00:46:30qui court
00:46:31avec l'idée que
00:46:32le pouvoir étatique
00:46:34doit être fort
00:46:35le souverain doit s'appuyer
00:46:36sur le peuple
00:46:36un peu pour faire courber
00:46:37la tête des élites
00:46:38en tout cas nous constatons
00:46:39que des millions de françaises
00:46:40et de français en conviennent
00:46:41se reconnaissent
00:46:43et votent librement
00:46:44pour ce parti
00:46:45et il faut en tirer
00:46:46les conclusions
00:46:47et les conséquences
00:46:48qui est critiquable
00:46:48les positions sont évidemment
00:46:50critiquables dans le débat démocratique
00:46:51mais le qualifier
00:46:52me semble-t-il
00:46:53d'extrémiste
00:46:54c'est totalement de mauvaise foi
00:46:55vous restez pour ce temps
00:46:56un espé libre
00:46:57peut-être même quelquefois
00:46:58un emmerdeur
00:46:59un empêcheur de tourner en rond
00:47:00je ne suis pas sûr
00:47:01d'ailleurs qu'au réel
00:47:02ils sont toujours
00:47:02toujours satisfait
00:47:03de vos prises de position
00:47:04parce que
00:47:04il faut leur poser la question
00:47:05mais j'allais dire
00:47:07c'est leur problème
00:47:07et c'est le vôtre
00:47:08et là vous vous êtes parti
00:47:09en guerre récemment
00:47:11mais on ne sait pas
00:47:11une secte
00:47:11c'est pas une église
00:47:13et c'est pas une caserne
00:47:14non plus
00:47:15c'est intéressant de le constater
00:47:16c'est-à-dire que dans un parti
00:47:17comme le Rassemblement National
00:47:18et un parti de gouvernement
00:47:19qu'est-ce que c'est
00:47:20qu'un parti de gouvernement ?
00:47:21je pense que c'est un parti
00:47:21qui reflète la société
00:47:22qui est plus large sociologiquement
00:47:24et c'est un parti aussi
00:47:26dans lequel
00:47:26parce qu'on a à cœur
00:47:28nous si vous voulez
00:47:29d'avoir suffisamment critiqué
00:47:31une ligne directrice
00:47:31c'est-à-dire on vote
00:47:32et une fois que c'est voté
00:47:33on tient la ligne évidemment
00:47:34mais d'un autre côté
00:47:35il y a des sensibilités
00:47:36très différentes
00:47:37et Marine Le Pen
00:47:38a cette force
00:47:39de nous laisser libre
00:47:40par exemple
00:47:41elle laisse libre
00:47:42ses députés
00:47:42sur des sujets aussi graves
00:47:43que le vote
00:47:45sur la fin de vie
00:47:46en vous âme et conscience
00:47:48trancher
00:47:48vous voyez
00:47:49et ça c'est pas courant
00:47:50dans tous les partis
00:47:50alors vous dites
00:47:51c'est pas une secte
00:47:52pas plus que dans d'autres partis
00:47:54non mais il y a un sectarisme
00:47:55qui est propre
00:47:56aux partis politiques
00:47:57tous les partis politiques
00:47:58ont cette pente
00:47:59Guillaume
00:47:59on en a connu
00:48:00même au PS
00:48:01même à la France Insoumise
00:48:06évidemment
00:48:07non mais voilà
00:48:09le sectarisme
00:48:10fait partie
00:48:11j'allais dire
00:48:11de l'agériment politique
00:48:12il y en a qui le vivent
00:48:13de façon un peu sectaire
00:48:13un peu dogmatique
00:48:14un peu idéologique
00:48:15et puis d'autres
00:48:15de façon plus ou plus
00:48:16qui font du sectarisme
00:48:17un fonds de commerce
00:48:18et le RN
00:48:18n'échappe pas
00:48:20à cette règle
00:48:21à cette règle démocratique
00:48:22il y en a qui après
00:48:23avoir effectivement
00:48:24cassé du curé
00:48:25maintenant lèche
00:48:25les babouches
00:48:26des imams
00:48:26Guillaume Bigot
00:48:27on va vous entendre
00:48:29on va vous entendre
00:48:30dans une quirade
00:48:31un peu celle
00:48:32vous savez
00:48:32celle de Hollande
00:48:33pendant le discours
00:48:33moi président
00:48:35moi président
00:48:35là c'est pas moi président
00:48:36là c'est un inventaire
00:48:38alors pas à l'après-vert
00:48:39de sommes publiques
00:48:41quand un journaliste
00:48:41fait des voloanges
00:48:42en 13 voloanges
00:48:43c'est inquiétant
00:48:43la suite des événements
00:48:44est inquiétante
00:48:44on a donné
00:48:47de nos impôts
00:48:48510 000 euros
00:48:49depuis 2020
00:48:50à des béninois
00:48:51pour leur apprendre
00:48:52à faire caca correctement
00:48:53deuxième exemple
00:48:541,5 million d'euros
00:48:56depuis 2019
00:48:57pour améliorer
00:48:58la compétitivité
00:48:59de la filièreté
00:49:00dans le nord du Laos
00:49:01troisième exemple
00:49:022 millions d'euros
00:49:04ont été généreusement
00:49:05versés par la France
00:49:06à des pays
00:49:07d'Afrique subsaharienne
00:49:08consacrée à des recherches
00:49:10sur la prolifération
00:49:11du criquet pèlerin
00:49:11bon on arrête là
00:49:13il y en a 10 comme ça
00:49:14il y en a beaucoup plus
00:49:16et c'est la deuxième année
00:49:17que je fais ça
00:49:18donc je peux faire
00:49:19un classement
00:49:19des 10 dépenses
00:49:21les plus foutraques
00:49:21on finance des skateparks
00:49:23on finance des vélos
00:49:24décathlon
00:49:25pour équiper la police
00:49:26dans des pays d'Afrique
00:49:28on finance
00:49:28mais ça peut être
00:49:30plus gros ou plus petit
00:49:31alors le total
00:49:33le grand total
00:49:34si vous voulez
00:49:34c'est 13 milliards d'euros
00:49:36de l'aide publique
00:49:37au développement
00:49:37ça comprend
00:49:38beaucoup de choses
00:49:39ça comprend
00:49:40par exemple
00:49:41la première année
00:49:42de séjour
00:49:43des gens qui demandent
00:49:44le droit d'asile
00:49:44c'est curieux
00:49:45mais c'est comme ça
00:49:46ça comprend des frais
00:49:46d'écollage
00:49:47pour des gens
00:49:47qui profitent de bourse
00:49:49donc en fait
00:49:49le cœur du sujet
00:49:51c'est environ 4 milliards
00:49:53ça a déjà été réduit
00:49:54à peu près 4 milliards
00:49:54sous forme de dons
00:49:56sous forme de prêts
00:49:56et on trouve des sommes
00:49:57absolument énormes
00:49:58des milliards et des milliards
00:49:59dans des fonds multilatéraux
00:50:01pour replanter
00:50:02la forêt en Amazonie
00:50:04etc
00:50:04mais on trouve aussi
00:50:05des petites sommes
00:50:06que ce soit du macro
00:50:07ou du micro
00:50:08c'est édifiant
00:50:08par exemple
00:50:09on a trouvé des trucs
00:50:1050 000 euros
00:50:11ont été payés
00:50:12par exemple
00:50:13pour faire 4 pages de PDF
00:50:154 pages de PDF
00:50:1650 000 euros
00:50:16c'est cher la page
00:50:17sur le genre
00:50:18et le climat
00:50:19et quand on creuse
00:50:20vous vous rendez compte
00:50:20c'est des petits cabinets
00:50:21de bobos
00:50:21d'arrives gauche
00:50:22des copains
00:50:23des dirigeants
00:50:23de l'agence française
00:50:24de développement
00:50:25qui ont fait ça
00:50:26donc en fait
00:50:27il y a un gâchis
00:50:28gigantesque
00:50:29d'argent public
00:50:30on cherche de l'argent public
00:50:31partout
00:50:31et on finance
00:50:32et on finance directement
00:50:33on finance indirectement aussi
00:50:35parce qu'on finance
00:50:37non seulement
00:50:37cette aide publique
00:50:38au développement
00:50:38j'ai parlé d'une mission
00:50:39moi je suis le rapporteur
00:50:40pour l'Assemblée Nationale
00:50:41de ce budget là
00:50:41donc je dois produire
00:50:42un rapport
00:50:43donc vous avez des éléments précis
00:50:44pour pouvoir chiffrer
00:50:45je peux les convoquer
00:50:46je les auditionne
00:50:48je leur demande de me parler
00:50:48etc
00:50:49ils peuvent pas
00:50:49alors parfois
00:50:50ils m'opposent
00:50:50le secret bancaire
00:50:51enfin
00:50:52assez rarement
00:50:53et je dois dire
00:50:54à qui posez-vous la question
00:50:55par exemple
00:50:55à quel organisme
00:50:56aux gens
00:50:57au ministère des affaires étrangères
00:50:58qui ont la tutelle de ça
00:50:59normalement
00:50:59à Bercy
00:51:00à la direction du Trésor
00:51:02je pose la question aussi
00:51:03à la cellule de crise
00:51:04du Quai d'Orsay
00:51:04qui gère des fonds humanitaires
00:51:06je pose la question
00:51:06au directeur général
00:51:08de l'Agence Française de Développement
00:51:08peut-être en préambule
00:51:10dire un mot sur
00:51:11la qualité humaine
00:51:13et la qualité professionnelle
00:51:14de tous ces hauts fonctionnaires
00:51:16ces fonctionnaires
00:51:17ou même certains
00:51:18ont des contrats de droit privé
00:51:19dont c'est beaucoup le cas
00:51:20à l'Agence Française de Développement
00:51:21il faut pas tomber
00:51:22dans la caricature
00:51:23c'est-à-dire que
00:51:23l'aide publique au développement
00:51:24ça peut être un levier intéressant
00:51:25pour un pays
00:51:26c'est bien utilisé
00:51:27l'aide publique au développement
00:51:28et les pays
00:51:28en ont réellement besoin
00:51:29et il y a des projets
00:51:30qui fonctionnent effectivement
00:51:31le problème de cette aide publique
00:51:33au développement
00:51:34j'essaie de lister les problèmes
00:51:35c'est qu'en fait
00:51:37il y a un saupoudrage gigantesque
00:51:39pour que la France
00:51:40tienne son rang
00:51:41en quelque sorte
00:51:42pour faire simple
00:51:43lorsqu'Emmanuel Macron
00:51:43est arrivé en 2017
00:51:44aux affaires
00:51:45il a eu une idée
00:51:45plutôt juste
00:51:46il a dit écoutez
00:51:47on va pas s'éparpiller
00:51:48on va se concentrer
00:51:49sur les pays les plus pauvres
00:51:49les pays du Sahel
00:51:50qui sont des pays francophones
00:51:51Mali, Niger, Burkina Faso
00:51:53etc
00:51:53deuxièmement
00:51:54on va articuler
00:51:56ce qu'ils appelaient
00:51:57les 3D
00:51:57c'est-à-dire défense
00:51:58développement
00:51:59et aussi
00:52:00la diplomatie
00:52:02et on va mettre
00:52:02puisqu'on déployait
00:52:03des troupes sur place
00:52:04dans le cadre de Barkhane
00:52:05on va essayer
00:52:05de faire quelque chose
00:52:06de cohérent
00:52:06se concentrer
00:52:07sur la distribution d'eau
00:52:08sur les routes
00:52:08etc
00:52:09le résultat
00:52:10a été cataclysmique
00:52:11puisqu'en fait
00:52:12on a été chassé
00:52:12par ces pays
00:52:13et que ça n'a produit
00:52:15que des effets
00:52:16contre-productifs
00:52:17là Bamako
00:52:17est en train de tomber
00:52:18et donc
00:52:19le président Macron
00:52:19au lieu de tirer
00:52:20des conséquences
00:52:21de l'aide massive
00:52:22parce qu'il avait augmenté
00:52:22cette aide
00:52:23dans des proportions
00:52:23hallucinantes
00:52:24au lieu d'en tirer
00:52:25des conséquences
00:52:25et donc ça ne marche pas
00:52:26qu'est-ce qu'il a fait ?
00:52:27il a redistribué
00:52:28cet argent
00:52:29à des fonds
00:52:30multilatéraux
00:52:31notamment des fonds
00:52:32des Nations Unies
00:52:32et là je peux vous dire
00:52:33il y a une gabegie
00:52:34stupéfiante
00:52:35Guillaume Bigot
00:52:36est-ce que vous êtes d'accord
00:52:37pour que les auditeurs
00:52:38de Sud Radio
00:52:40vous appellent
00:52:40vous posent des questions
00:52:41quelquefois dérangeantes
00:52:42alors vous nous appelez
00:52:43au 0 826 300 300
00:52:45Guillaume Bigot
00:52:46et moi-même
00:52:46attendons vos questions
00:52:47voilà
00:52:48et puis
00:52:49on continue à réfléchir
00:52:50on se retrouve
00:52:51on se retrouve
00:52:51dans un petit moment
00:52:52Sud Radio
00:52:54Sud Radio
00:52:54midi 14h
00:52:57Sud Radio
00:52:58la France
00:52:59dans tous ses états
00:53:01nous sommes avec
00:53:01Guillaume Bigot
00:53:02député rassent national
00:53:04du territoire
00:53:05de Belfort
00:53:05Lyon de Belfort
00:53:06on rappellera
00:53:06ce territoire historique
00:53:08et nous faisons
00:53:09nous faisons l'inventaire
00:53:10des gabegies
00:53:11de dépenses publiques
00:53:12vers des projets
00:53:14qui sont un petit peu
00:53:15quand même aléatoires
00:53:15vous vous souvenez
00:53:16de Jacques Marseille
00:53:17ce journaliste
00:53:18économiste du coin
00:53:19qui faisait lui aussi
00:53:20un inventaire
00:53:21alors lui il parlait bien
00:53:22de gaspillage
00:53:23là ce que vous êtes
00:53:24en train de dire
00:53:24voilà
00:53:2520%
00:53:26des dépenses publiques
00:53:28sont gaspillées
00:53:29là c'est pas
00:53:30c'est pas que du gaspillage
00:53:31c'est qu'on peut aussi
00:53:33investir dans des produits
00:53:34qui n'ont aucun sens
00:53:35voire qui peuvent être
00:53:36à un moment donné
00:53:37contraires aux intérêts
00:53:38de la France
00:53:38totalement contraires
00:53:40aux intérêts de la France
00:53:40d'abord en général
00:53:41lorsqu'on aide
00:53:42on ne le fait pas savoir
00:53:44on s'excuse
00:53:45qu'on a peur d'être accusé
00:53:46de colonialisme
00:53:46on met à peine
00:53:47non pas le drapeau français
00:53:48mais un petit drapeau
00:53:49de l'organisation
00:53:49qui s'appelle
00:53:50Agence Française de Développement
00:53:51avec un petit logo
00:53:52et le drapeau du pays
00:53:53voilà
00:53:53ça je l'ai vu
00:53:54au commun par exemple
00:53:56ça donne bonne conscience
00:53:58évidemment
00:53:58parfois
00:53:59ce qu'on fait
00:54:01c'est que
00:54:02on laisse des entreprises chinoises
00:54:04gagner des appels d'offres
00:54:06par exemple
00:54:06c'est 200 millions
00:54:07200 millions d'argent public
00:54:09qui ont été dépensés
00:54:09au profit des entreprises chinoises
00:54:10lorsque j'ai visité
00:54:11un des rares projets
00:54:12qui fonctionnait
00:54:13plutôt pas mal
00:54:13au Comores
00:54:15il faut rappeler
00:54:15que les Comores
00:54:16c'est dans l'océan Indien
00:54:17juste à côté de Mayotte
00:54:18et qu'ils envahissent
00:54:19Mayotte littéralement
00:54:20en envoyant des bateaux
00:54:21pour submerger Mayotte
00:54:22puisque l'arche
00:54:22des Comores
00:54:23revendique Mayotte
00:54:24département français
00:54:25donc ce ne sont pas du tout
00:54:26nos amis
00:54:26ils sont même proches
00:54:27des chinois et des russes
00:54:28mais il n'empêche
00:54:29qu'on les aide
00:54:29et alors avec cet argent
00:54:31ils le donnent
00:54:31aux entreprises chinoises
00:54:32qui construisent des routes
00:54:33donc notre argent
00:54:34permet de construire
00:54:36des routes
00:54:36fabriquées par les entreprises chinoises
00:54:38alors pas par des gens du coin
00:54:39les chinois font venir
00:54:40des ouvriers chinois sur place
00:54:42alors croyez-moi
00:54:42les chinois
00:54:43avec l'argent
00:54:43qu'on leur donne
00:54:44eux
00:54:44ils mettent le drapeau chinois
00:54:46en gros
00:54:46parce que c'est nous qui payons
00:54:48c'est surréaliste
00:54:49c'est surréaliste
00:54:49dans l'histoire des petits collés
00:54:51on va en venir
00:54:51puisque
00:54:52l'exemple des Comores
00:54:54outre le fait que je l'ai vu
00:54:55de mes propres yeux
00:54:56est édifiant
00:54:57parce que
00:54:57on est dans un cadre
00:54:59où on contrôle mieux
00:54:59c'est ce qu'on appelle
00:55:00l'aide bilatérale
00:55:01c'est la France qui donne
00:55:02directement de l'argent
00:55:02à notre pays
00:55:03les Comores
00:55:03et pas ces fameux
00:55:04fonds multilatéraux
00:55:05sur lesquels on reviendra
00:55:06ou alors l'Union Européenne
00:55:07parce que l'Union Européenne
00:55:08c'est du doux délire
00:55:09l'Union Européenne
00:55:10ça nous coûte déjà
00:55:10presque 10 milliards d'euros par an
00:55:11là il y a des milliards
00:55:12qui partent en aide
00:55:13de développement européenne
00:55:14alors un
00:55:14ça dilue notre propre aide
00:55:16c'est-à-dire
00:55:16c'est pas l'aide reçue par la France
00:55:18c'est de l'aide
00:55:18que la France donne
00:55:20à l'Union Européenne
00:55:20et l'Union Européenne
00:55:21se fait plaisir elle-même
00:55:22en donnant cette aide
00:55:22mais
00:55:23c'est pas moi qui parle
00:55:25c'est la Cour des Comptes européenne
00:55:27qui a déjà épinglé
00:55:27à deux reprises
00:55:29cette aide publique
00:55:29au développement européen
00:55:30en disant
00:55:31que c'est du doux délire
00:55:33on prend un exemple
00:55:34ils ont été capables
00:55:36de financer
00:55:36pour lutter
00:55:37contre le djihadisme
00:55:38en Mauritanie
00:55:38250 chameaux
00:55:40pour 13,5 millions d'euros
00:55:42donc ça fait cher le chameau
00:55:42250 chameaux
00:55:44dans un pays
00:55:44tenez-vous bien
00:55:45Perico
00:55:45qui a déjà
00:55:453 millions de chameaux
00:55:47donc ils ont été acheter
00:55:48des chameaux
00:55:49dans le golfe Persique
00:55:50et ils ont emmené en avion
00:55:51dans un pays
00:55:52qui est bourré de chameaux
00:55:53non mais c'est de la
00:55:54folie furieuse
00:55:55c'est hubuesque
00:55:56ce que vous racontez
00:55:57vous êtes sûr
00:55:58de votre information
00:55:58certains
00:55:59ils ont payé
00:56:00des mixeurs électriques
00:56:02pour aider
00:56:03les jeunes éthiopiens
00:56:04à se former à la cuisine
00:56:05et ils ont diffusé
00:56:06ces mixeurs électriques
00:56:07dans toutes les écoles d'Ethiopie
00:56:09le problème c'est qu'il n'y a pas
00:56:10d'électricité
00:56:10dans les écoles
00:56:11je reviens au chameau
00:56:11quel est l'argument
00:56:12justifiant
00:56:14peut-être que l'un des hauts fonctionnaires
00:56:16de l'Union Européenne
00:56:16avait lu
00:56:17les 7 pieds de la sagesse
00:56:18et s'est dit
00:56:18tiens on va refaire le coup
00:56:19des méharistes
00:56:21on va faire une armée
00:56:21de Mauritaniens
00:56:22à dos de chameaux
00:56:25qui vont lutter
00:56:25contre les djihadistes
00:56:26voilà
00:56:26contre les pick-up
00:56:27alors je ne sais pas
00:56:28s'il y a des chameaux
00:56:29mauritaniens en Corse
00:56:30mais nous avons Chantal
00:56:31qui nous appelle de Bastia
00:56:32Chantal on est avec Guillaume Bigot
00:56:34vous avez certainement
00:56:35une question à lui poser
00:56:36bonjour madame
00:56:37exactement
00:56:38bonjour
00:56:38alors déjà c'est un éditoraliste
00:56:40que j'appréciais particulièrement
00:56:42voilà
00:56:42merci
00:56:43il était toujours très pertinent
00:56:45dans ses interventions
00:56:47il est encore
00:56:48on essaye
00:56:49oui tout à fait
00:56:50tout à fait
00:56:50bon je ne porterai aucun jugement
00:56:52sur le fait
00:56:53qu'il soit au RN
00:56:54parce que je n'ai pas à le faire
00:56:55et qu'il représente des électeurs
00:56:57donc pour ça
00:56:58je respecte n'importe quel député
00:57:00et pardon madame
00:57:00même ceux qui n'ont pas voté pour moi d'ailleurs
00:57:03oui exactement
00:57:04c'est pour ça que je dis
00:57:05n'importe quel député
00:57:06vous avez raison madame
00:57:07je respecte absolument
00:57:09et quand je vois que
00:57:09certains ne serrent pas la main
00:57:11à des députés RN
00:57:12alors qu'ils représentent
00:57:13des millions d'électeurs
00:57:15ça me choque un peu
00:57:16bon bref
00:57:16alors moi j'ai une question
00:57:18à vous poser
00:57:18parce que moi j'habite dans une île
00:57:20une belle île
00:57:22une belle île
00:57:23très belle
00:57:23Calisté
00:57:24Calisté
00:57:25oui
00:57:25merci
00:57:26les grecs
00:57:27de nous avoir appelés comme ça
00:57:29alors moi je voulais dire une chose
00:57:31alors l'aide au développement
00:57:32je ne suis pas contre
00:57:33que si on doit aller chercher de l'eau
00:57:34et comme vous disiez
00:57:35très justement
00:57:36bon entre l'Union Européenne
00:57:38d'ailleurs entre parenthèses
00:57:39730 milliards
00:57:41on disparaît
00:57:42on ne sait même pas où ils sont
00:57:43il y a quand même
00:57:44l'île de la Réunion
00:57:45où il y a certains endroits
00:57:46où ils n'ont même pas d'eau potable
00:57:47il y a quand même
00:57:49Mayotte
00:57:49qui est en grande difficulté
00:57:51la Guyane
00:57:53enfin on a quand même des îles
00:57:55qu'on veut garder
00:57:56franglaises
00:57:57donc je pense
00:57:58qu'il serait quand même
00:57:59un peu judicieux
00:58:00de penser à eux d'abord
00:58:02et on n'en fait pas assez
00:58:04moi je trouve ça scandaleux
00:58:05qu'il n'y ait pas
00:58:05d'électricité
00:58:06et d'eau potable
00:58:07dans les dom-toms
00:58:09voilà
00:58:11et je trouve que
00:58:12plutôt que de donner de l'argent
00:58:13à l'Union Européenne
00:58:14on ferait mieux d'en sortir
00:58:15voilà
00:58:16Citoyen Bigot
00:58:17Réponse
00:58:18Non mais c'est du bon sens
00:58:20c'est-à-dire qu'on a
00:58:21Ce que dit Chantal
00:58:21effectivement c'est concret
00:58:22Voilà
00:58:23Charité bien ordonnée
00:58:24commence par soi-même
00:58:25et on parlait de Jean-Claude Barraud
00:58:26qui citait fréquemment
00:58:27les écritures
00:58:28que celui qui dit
00:58:29qu'il aime Dieu
00:58:30qu'il ne voit pas
00:58:31et qui prétend aimer
00:58:32son frère qu'il voit
00:58:33celui-là est un menteur
00:58:34donc on ne peut pas
00:58:35prétendre
00:58:36aimer son prochain
00:58:37alors qu'on n'aide pas
00:58:38son prochain
00:58:39c'est-à-dire les gens
00:58:39dans les dom-toms
00:58:40qui sont nos concitoyens
00:58:41ou même les gens
00:58:42dans le territoire de Belfort
00:58:42il y a un taux de pauvreté
00:58:43de 40%
00:58:44dans certaines zones
00:58:46du département
00:58:47il y a des classes
00:58:48qui ferment
00:58:49il y a des bureaux de poste
00:58:50qui ferment
00:58:51mais on rénove
00:58:52le centre-ville de Yaoundé
00:58:53à hauteur de 60 millions d'euros
00:58:54aucune priorité respectée
00:58:55si je comprends bien
00:58:56aucun sens
00:58:56donc pourquoi pas aider
00:58:58mais encore faut-il
00:58:58en avoir les moyens
00:58:59dans un pays qui emprunte
00:59:00donc là ce qui est fou
00:59:02c'est qu'on emprunte très cher
00:59:03et qu'on prête
00:59:04à des organismes
00:59:04qui peuvent emprunter
00:59:05eux moins cher
00:59:06avec cet argent
00:59:07qu'on donne à des fonds
00:59:08les fonds vont le reverser
00:59:09à des pays
00:59:10ces pays vont acheter
00:59:11par exemple
00:59:11les entreprises chinoises
00:59:12donc creuser
00:59:13leur propre déficit
00:59:14et creuser notre déficit
00:59:16en plus
00:59:16donc on sponsorise
00:59:18finalement
00:59:18des concurrents
00:59:19ou des pays hostiles
00:59:20on est dans un phénomène
00:59:22de sadomasochisme
00:59:23je vois pas
00:59:23les historiens de l'avenir
00:59:25vont se pencher là-dessus
00:59:25quand même
00:59:26c'est stupéfiant
00:59:27quels sont les individus
00:59:29ou les organismes
00:59:30qui engendrent ces mécanismes
00:59:31qui proposent ces dépenses
00:59:33qui proposent ces attributions
00:59:34ce sont des organismes
00:59:35politiques
00:59:36publics
00:59:37ça peut être des associations
00:59:38est-ce qu'il peut y avoir
00:59:39un lobby justement
00:59:40de la subvention bidon
00:59:42pour aller dans un sens
00:59:43ou dans un autre
00:59:44alors comment ça fonctionne
00:59:45en fait
00:59:46d'abord ça fonctionne
00:59:48au chantage moral
00:59:49et à une espèce
00:59:50de phénomène
00:59:51de religiosité
00:59:53c'est-à-dire que
00:59:53si vous donnez
00:59:54certains mots
00:59:54comme dans une prière
00:59:57vous prononcez
00:59:57certains mots
00:59:58par exemple
00:59:58vous prononcez
00:59:59développement durable
01:00:00vous prononcez
01:00:01égalité de genre
01:00:02vous prononcez
01:00:03égalité de genre
01:00:04et développement durable
01:00:05vous dites que
01:00:05je sais pas
01:00:06des gens
01:00:07qui ont changé de sexe
01:00:08vont replanter
01:00:09des arbres en Amazonie
01:00:09alors là
01:00:10tout de suite
01:00:10il y a un phénomène religieux
01:00:11on ne peut plus discuter
01:00:13ça devient
01:00:13formule sacrée
01:00:14incontestable
01:00:15vous avez prononcé
01:00:16les mots sacrés
01:00:16parole d'évangile
01:00:17ça s'appelle
01:00:18les ODD
01:00:19les objectifs
01:00:20du développement durable
01:00:21des Nations Unies
01:00:21donc tout part de là
01:00:23c'est repris par tout le monde
01:00:24et on est dans un phénomène
01:00:25qui a bien décrit Albert Cohen
01:00:26dans la SDN
01:00:27c'est la bureaucratie internationale
01:00:29qui se paye de mots
01:00:30ces gens-là se gobergent
01:00:32alors ils luttent
01:00:32contre le CO2
01:00:33mais ils se déplacent en avion
01:00:34ils font énormément de CO2
01:00:35etc.
01:00:35et ils luttent contre la pauvreté
01:00:37évidemment en mangeant du caviar
01:00:38et en buvant du champagne
01:00:39et tous ces gens-là
01:00:40ils se connaissent entre eux
01:00:42là c'est vraiment
01:00:42le top niveau
01:00:43la couche supérieure
01:00:45ça se passe à New York
01:00:46c'est une caste
01:00:46c'est une caste
01:00:48au-dessous de ça
01:00:49vous avez alors
01:00:49dans le G7
01:00:50gravite des grandes entreprises
01:00:51on peut penser par exemple
01:00:52à Microsoft
01:00:54avec la fondation
01:00:55Bill et Melinda Gates
01:00:56moi ça me fait furieusement
01:00:57penser
01:00:58aux dames patronesses
01:00:59du 19ème siècle
01:01:00ils faisaient travailler
01:01:00les enfants de nuit
01:01:01et puis
01:01:02de temps en temps
01:01:03les mères de famille
01:01:05convoquaient les enfants
01:01:07ou leur donnaient
01:01:08un petit peu de brioche
01:01:09avec du chocolat
01:01:09etc.
01:01:10mais en attendant
01:01:11vous continuez
01:01:11à aller travailler la nuit
01:01:12là c'est pareil
01:01:13donc Microsoft
01:01:14à mon avis
01:01:16leur bilan carbone
01:01:16n'est pas vraiment fameux
01:01:17mais c'est pas très grave
01:01:18en tout cas
01:01:18ils se donnent bonne conscience
01:01:19et Bill et Melinda Gates
01:01:21ont donné par exemple
01:01:22en fabriquer un fonds
01:01:24pour l'inclusion financière
01:01:25des femmes en Afrique
01:01:27alors vous avez tout
01:01:27les femmes, Afrique
01:01:28inclusion
01:01:29la finance
01:01:30donc tout est coché
01:01:31tout est coché
01:01:33voilà
01:01:33et alors ça ne marche pas
01:01:34donc c'est pas moi qui le dis
01:01:35c'est la cour des comptes
01:01:3639 millions d'euros
01:01:37par la France
01:01:38comme si on avait déjà
01:01:39assez d'argent
01:01:40a été versé
01:01:41je répète
01:01:42on ferme des classes
01:01:42dans le territoire de Belfort
01:01:43si on n'a pas assez d'argent
01:01:43mais on donne 39 millions
01:01:44on donne 39 millions
01:01:45à qui ?
01:01:46à ce fonds de dames patronesses
01:01:47propriété de Bill et Melinda Gates
01:01:49peut-être parce que le président
01:01:50veut se faire bien voir
01:01:51de Bill et Melinda Gates
01:01:52c'est très chic en fait
01:01:53c'est l'argent de nos impôts
01:01:54on est bien d'accord
01:01:55c'est so chic
01:01:55si vous voulez
01:01:56c'est pas possible
01:01:56les femmes, l'inclusion
01:01:58l'Afrique
01:01:58Bill et Melinda Gates
01:01:59la photo
01:02:00vous imaginez en termes de communication
01:02:01on fait coeur coeur
01:02:02c'est formidable quoi
01:02:03donc ça c'est le problème
01:02:04ça ne marche pas
01:02:05mais on remet cette année
01:02:062 millions d'euros là-dedans
01:02:07or j'ai vérifié
01:02:09le bénéfice de Microsoft
01:02:10du groupe Microsoft
01:02:11c'est 88 milliards de dollars
01:02:14pas d'euros
01:02:14mais enfin c'est quand même
01:02:15considérable en 2024
01:02:16donc en fait
01:02:17ils ont parfaitement
01:02:18les moyens de financer
01:02:18tout ce qu'ils veulent
01:02:19mais ils vont quand même
01:02:20tendre la sébie
01:02:21et nous on est assez bêtes
01:02:22pour financer ça
01:02:23on poursuit ce tableau
01:02:26tragique
01:02:27édifiant
01:02:27dans quelques instants
01:02:30et on demande
01:02:31à nos auditeurs
01:02:32de nous appeler
01:02:32au 0826 300 300
01:02:34qu'ils n'hésitent pas
01:02:35comment l'argent
01:02:43de nos impôts
01:02:44est balancé
01:02:44par la fenêtre
01:02:45comment la république
01:02:47dépense des sommes
01:02:47considérables
01:02:48sur des projets
01:02:49qui n'ont ni queue ni tête
01:02:51on en discute
01:02:51avec Guillaume Bigot
01:02:52qui nous fait
01:02:53un décrypage
01:02:53apocalypté
01:02:54de cette situation
01:02:55Guillaume Bigot
01:02:57vous êtes allé vérifier
01:02:58sur le terrain
01:02:59j'allais dire
01:03:01cette aberration
01:03:01vous avez vu
01:03:02que l'argent
01:03:02n'arrivait pas
01:03:03où il fallait
01:03:05et que ça n'aboutissait
01:03:06à rien
01:03:06tout simplement
01:03:07pour bien comprendre
01:03:08il faut imaginer
01:03:09qu'on paye parfois
01:03:10des guirlandes de Noël
01:03:11ou des boules de Noël
01:03:12pour un sapin
01:03:13qui n'existe pas
01:03:14où il n'y a pas de branche
01:03:14comme il n'y a pas d'état
01:03:15comme il n'y a pas d'administration
01:03:17dans la plupart de ces pays
01:03:18vous financez des choses
01:03:19qui par définition
01:03:20ne peuvent pas exister
01:03:22ne peuvent pas fonctionner
01:03:23par ailleurs
01:03:23il arrive de financer
01:03:24des choses
01:03:25qui fonctionnent aussi
01:03:26il faut le dire
01:03:27mais assez rarement
01:03:29et en fait
01:03:29ce que j'ai vu
01:03:30je vais prendre
01:03:31quelques exemples
01:03:32on peut se dire
01:03:33moi j'estime
01:03:34à partir de ces enquêtes
01:03:36ces deux années d'enquête
01:03:36que j'ai fait
01:03:37que le bilatéral
01:03:38je répète
01:03:39de ce que la France finance
01:03:40en direct
01:03:40avec certains pays
01:03:41c'est plus facile
01:03:42à contrôler par définition
01:03:43que quand vous mettez au pot
01:03:44dans des grands organismes internationaux
01:03:45où là ça disparaît
01:03:46et vous ne contrôlez pas
01:03:47mais le bilatéral
01:03:48pour des choses par exemple
01:03:49comme rénover des écoles
01:03:50en Comores
01:03:51c'est très pauvre
01:03:52donc c'est assez intéressant
01:03:53de rénover des écoles
01:03:53ça peut être intéressant
01:03:54d'investir dans l'éducation
01:03:55ou ça peut être intéressant
01:03:57de réhabiliter
01:03:58ou d'installer des hôpitaux
01:03:59de brousse
01:04:00parce qu'il y a par exemple
01:04:02des cas de choléra
01:04:03vous n'avez pas de très bonne mine
01:04:04quand vous avez le choléra
01:04:05et en plus ça peut se diffuser
01:04:06à Mayotte à côté
01:04:06donc tout ça peut avoir un sens
01:04:08quand vous allez sur place
01:04:09vous vous rendez compte
01:04:10que par exemple
01:04:11l'hôpital a été rénové
01:04:13il y a du matériel
01:04:14il est dans un état
01:04:15de crasse absolument hallucinant
01:04:17et il n'y a surtout
01:04:18pas de médecins
01:04:18pas d'infirmières
01:04:19on vous dit
01:04:19mais alors où sont les médecins
01:04:20ils sont les infirmières
01:04:21mais il est 11h
01:04:22ils se vont arriver
01:04:23etc etc
01:04:24et puis vous avez un gars
01:04:26que vous avez vu avant
01:04:26qui fait machine arrière
01:04:28qui met une blouse blanche
01:04:29et qui dit
01:04:29c'est moi le docteur
01:04:31c'est moi le médecin
01:04:32donc en fait
01:04:33on se fout de votre gueule
01:04:35ça vous le signalez
01:04:37quand vous revenez à Paris
01:04:38vous transmettez
01:04:39il le sait bien
01:04:40de toute façon
01:04:40les autorités le savent
01:04:41alors attention
01:04:42c'est un exemple
01:04:43je ne vais pas le généraliser
01:04:44c'est un pays très dégradé
01:04:47particulièrement dégradé
01:04:48donc ça n'existe pas
01:04:49dans tous les pays
01:04:50mais ça peut exister
01:04:50je l'ai vu
01:04:51et alors là
01:04:52le diagnostic
01:04:52qu'est-ce que c'est ?
01:04:53c'est qu'en fait
01:04:53le système de santé
01:04:54aux Comores
01:04:55parce que la corruption
01:04:56est telle
01:04:57que le système de santé
01:04:58est très dégradé
01:04:59quand vous avez une maladie
01:05:00si vous allez à l'hôpital
01:05:02des Comores
01:05:02c'est tellement pourri
01:05:03que vous ressortez
01:05:04de l'hôpital plus malade
01:05:05que vous n'y êtes rentré
01:05:06c'est pour ça
01:05:06que les gens n'y vont pas
01:05:07alors on a payé
01:05:08par exemple
01:05:08une pièce
01:05:09j'ai vu la pièce
01:05:10avec l'ordinateur
01:05:11qui n'a jamais été branchée
01:05:11pour que les femmes
01:05:18un système de contrôle social
01:05:19de village
01:05:20vous imaginez que les femmes battues
01:05:21vont aller comme ça
01:05:22au vieux au sud
01:05:22tout le monde
01:05:23évidemment l'ordinateur
01:05:23n'est pas branché
01:05:24deuxième exemple
01:05:25les écoles
01:05:25on a rénové des écoles
01:05:26fort bien
01:05:26alors je dis
01:05:27je veux visiter
01:05:28alors on m'a donné
01:05:28une école témoin
01:05:29et déjà très peu d'élèves
01:05:30ça m'a paru bizarre
01:05:30je dis je veux aller
01:05:31dans une autre école
01:05:32alors on me dit
01:05:32non c'est loin
01:05:33je dis non non
01:05:34c'est pas loin
01:05:34on regarde sur la carte
01:05:35c'est à côté
01:05:35évidemment le convoi
01:05:37ils sont obligés
01:05:38m'amènent dans l'autre école
01:05:39l'autre école est vide
01:05:39j'ai dit mais où sont
01:05:41les élèves
01:05:41où sont les professeurs
01:05:42explication
01:05:43dont là aussi
01:05:44culturellement aux Comores
01:05:45l'éducation publique
01:05:46des Comores qu'on finance
01:05:47elle est de mauvaise qualité
01:05:49donc les Comoriens
01:05:50n'y vont pas
01:05:50et les fonctionnaires
01:05:52des Comores
01:05:52dont 20% sont des faux fonctionnaires
01:05:54n'existent pas où sont morts
01:05:55les profs qui existent
01:05:57quand même aux Comores public
01:05:57ouvrent des cours privés
01:05:59à côté
01:05:59donc on rénove
01:06:01des écoles qui sont vides
01:06:02c'est un cauchemar
01:06:03ce que vous racontez
01:06:03mais ça c'est aussi
01:06:05une réalité
01:06:05de l'aide publique au développement
01:06:06et ça évidemment
01:06:07on ne peut pas le questionner
01:06:08parce que le questionner
01:06:10c'est questionner finalement
01:06:11une idéologie
01:06:12l'idéologie mondialiste
01:06:14elle est très différente
01:06:14de l'internationalisme
01:06:16l'internationalisme
01:06:17c'est ce que portait
01:06:18Jean Jaurès
01:06:18c'est-à-dire le fait que
01:06:19les pays doivent être solidaires
01:06:21les uns avec les autres
01:06:22mais imaginez qu'un médecin
01:06:23par exemple
01:06:24parce qu'on finance
01:06:25la formation de certains médecins
01:06:25pour le coup aux Comores
01:06:26on prend soin
01:06:27que les médecins
01:06:29restent aux Comores
01:06:29heureusement
01:06:30mais dans certains pays
01:06:31on finance la formation de médecins
01:06:32qui viennent tout de suite en France
01:06:33bon
01:06:33mais Jean Jaurès aurait mis
01:06:34un coup de pied dans le derrière
01:06:35à ses médecins
01:06:36en disant
01:06:36mais allez développer votre pays
01:06:37ne venez pas en France
01:06:39ça n'a aucun sens
01:06:40même si on en a besoin
01:06:40par ailleurs
01:06:41on a besoin de médecins
01:06:41donc vous voyez
01:06:42le problème c'est qu'en fait
01:06:43on ne contrôle pas jusqu'au bout
01:06:46ou plutôt
01:06:46on n'a pas intérêt
01:06:47à contrôler jusqu'au bout
01:06:48parce qu'il y a une idéologie
01:06:49de la bonne conscience
01:06:50de la repentance
01:06:51de la culpabilité
01:06:52et en même temps
01:06:53ça justifie la mondialisation
01:06:55les flux de mondialisation
01:06:56dernier exemple
01:06:57qui me paraît très choquant
01:06:58on parle de Schein
01:06:59vous voyez
01:06:59l'opérateur chinois
01:07:00Schein
01:07:01on a levé ce lièvre
01:07:02en fait
01:07:03l'union postale universelle
01:07:04il y a un accord
01:07:05qui lie la France
01:07:06et d'autres pays
01:07:07avec l'union postale universelle
01:07:07qui permet à la Chine
01:07:09soi-disant payé
01:07:10en voie de développement
01:07:10de ne quasiment pas
01:07:12payer des frais postaux
01:07:12et donc nous finançons
01:07:14les frais postaux
01:07:14de la Chine
01:07:15donc les produits
01:07:16qui viennent nous inonder
01:07:17et qui ferment
01:07:18les commerces en France
01:07:19et bien grâce
01:07:20à un accord international
01:07:21la solidarité internationale
01:07:23fait que les opérateurs chinois
01:07:24ne payent quasiment rien
01:07:26on a fini par apprendre
01:07:27tout ça finalement
01:07:27Guillaume Bigot
01:07:28il y a Dianata
01:07:29qui nous appelle
01:07:29de Gradignan
01:07:31bonjour Dianata
01:07:32oui bonjour
01:07:34on vous écoute
01:07:35bonjour voilà
01:07:36et bien écoutez
01:07:37moi je me demande
01:07:38depuis longtemps
01:07:40pourquoi la France
01:07:40semble avoir
01:07:41des pudeurs de gazelle
01:07:42pour ne pas diminuer
01:07:43de façon conséquente
01:07:44l'aide française
01:07:45au développement
01:07:46qui est quand même
01:07:47actuellement
01:07:47de 14 milliards
01:07:48il me semble
01:07:49parce que
01:07:50les pays africains
01:07:51disposent
01:07:52d'une grande banque
01:07:52africaine
01:07:53c'est la BAD
01:07:54la banque africaine
01:07:54de développement
01:07:55dont le siège
01:07:56est en Côte d'Ivoire
01:07:57et qui finance
01:07:59des projets
01:08:00dans les pays africains
01:08:02comme le Maroc
01:08:02l'Algérie
01:08:03le Congo
01:08:04la Côte d'Ivoire
01:08:06enfin dans
01:08:06énormément d'autres pays
01:08:08donc pour moi
01:08:09le fait que la France
01:08:10donne en plus
01:08:12par ailleurs
01:08:13de l'aide
01:08:13via l'aide française
01:08:15au développement
01:08:16pour moi
01:08:16ça fait un petit peu
01:08:17double doublon
01:08:18et alors
01:08:18en diminuant
01:08:19cette aide
01:08:20à cette cotisation
01:08:22de 14 milliards
01:08:23à l'aide française
01:08:24au développement
01:08:24cela permettrait
01:08:25d'aider nos dottes hommes
01:08:27pour rebondir
01:08:28sur ce qu'a dit
01:08:29l'auditrice précédente
01:08:30Guillaume Bigot
01:08:32Diana Tam
01:08:32met le doigt
01:08:33sur quelque chose
01:08:33d'évident là
01:08:35c'est une évidence
01:08:36il faut peut-être
01:08:36apporter une précision aussi
01:08:37pour des raisons historiques
01:08:38et à mon avis
01:08:39ça me paraît assez choquant
01:08:40parce qu'on a fait
01:08:40des propositions
01:08:41pour réorganiser
01:08:42l'aide publique
01:08:42au développement
01:08:42une partie
01:08:44de financement
01:08:44de projet
01:08:45de financement
01:08:46de projet
01:08:46dans les départements
01:08:47et les territoires
01:08:48d'outre-mer
01:08:48passe aussi
01:08:48par cette ligne budgétaire
01:08:49de l'aide publique
01:08:50au développement
01:08:50donc voilà
01:08:51précision faite
01:08:54pour dire que
01:08:56cette aide
01:08:58en fait
01:08:58elle devrait être
01:08:59évidemment conditionnée
01:09:00il y a une aide
01:09:01qui peut être intéressante
01:09:02à condition
01:09:02je pense minimum
01:09:03que ça profite
01:09:05aux entreprises françaises
01:09:05quand on finance
01:09:06que ça profite
01:09:07évidemment à la réputation
01:09:08de la France
01:09:08donc que ça soit
01:09:09identifié par les bénéficiaires
01:09:10comme étant financé
01:09:11par les français
01:09:12ce que font les chinois
01:09:13ce que font les américains
01:09:14enfin ce que font les pays sérieux
01:09:15ce qu'on fait de moins
01:09:16ce qu'on fait pas
01:09:16et ensuite
01:09:18que ce soit
01:09:19conditionné aussi
01:09:20à des comportements
01:09:21respectueux
01:09:22à l'égard
01:09:23de la puissance aidante
01:09:24le minimum
01:09:25c'est de ne pas verser
01:09:26d'argent
01:09:26par exemple
01:09:27à des pays
01:09:28qui reprennent pas
01:09:29les fameuses OQTF
01:09:30alors pour revenir
01:09:30à cette banque africaine
01:09:31de développement
01:09:32oui elle existe
01:09:33on a reconstitué
01:09:34son capital
01:09:34donc on a levé
01:09:35plusieurs milliards
01:09:36et le contre-éval français
01:09:37a été mis à contribution
01:09:38pour reconstituer
01:09:39le capital de cette banque
01:09:40mais on finance aussi
01:09:41des prêts
01:09:42c'est-à-dire des prêts bonifiés
01:09:43c'est-à-dire des prêts
01:09:44qui sont plus intéressants
01:09:45que le marché
01:09:46on paye la différence
01:09:46de taux d'intérêt
01:09:47et surtout
01:09:48ce qui est intéressant
01:09:49là c'était pas
01:09:50la banque africaine
01:09:50de développement
01:09:51c'est le fonds africain
01:09:51de développement
01:09:52et l'agence internationale
01:09:54du développement
01:09:54parce qu'il y a
01:09:55il faut dire
01:09:55des centaines
01:09:57et des centaines
01:09:57d'agences
01:09:58de fonds
01:09:58de banques
01:09:59etc
01:09:59ça pullule
01:10:00et il y a beaucoup
01:10:01si vous voulez
01:10:02de doublons là-dedans
01:10:03de doublons
01:10:03de triplons
01:10:04etc
01:10:04l'AID ou le FAD
01:10:06c'est deux fonds
01:10:07non seulement
01:10:08on les finance en direct
01:10:09et en plus
01:10:11quand les pays
01:10:12qui ont contracté
01:10:12des dettes
01:10:13auprès de
01:10:13par exemple
01:10:14du fonds africain
01:10:15de développement
01:10:15ne peuvent pas rembourser
01:10:16et bien
01:10:17on va donner de l'argent
01:10:18au FAD
01:10:18pour qu'il annule
01:10:19les dettes
01:10:20donc on paye
01:10:20deux fois
01:10:21AID, FAD
01:10:22précisez-nous
01:10:22AID, agence internationale
01:10:24de développement
01:10:24FAD, fonds africain
01:10:25de développement
01:10:26et là où ça devient
01:10:27scandaleux
01:10:28c'est que certains
01:10:28de ces pays
01:10:29sont des pays
01:10:29avec lesquels
01:10:29nous n'avons plus
01:10:30de relations diplomatiques
01:10:31avec lesquels
01:10:31officiellement
01:10:32nous n'est donc plus
01:10:33alors on n'aide plus
01:10:33directement
01:10:34le Burekina Faso
01:10:36mais on peut aider
01:10:36le FAD
01:10:38qui lui
01:10:38va financer
01:10:39des projets
01:10:40avec des concurrents
01:10:41de la France
01:10:41évidemment
01:10:41le terme de gabegi
01:10:43n'est pas usurpé
01:10:44c'est une gabegi
01:10:44caractérisée
01:10:45alors quand même
01:10:46sans contrôle démocratique
01:10:47c'est ça
01:10:48qui est plus important
01:10:48c'est là où j'y viens
01:10:50justement
01:10:50vous-même
01:10:51et au groupe
01:10:51de l'Assemblée nationale
01:10:52et certainement
01:10:53dans notre groupe
01:10:53de l'Assemblée nationale
01:10:54vous n'avez pas
01:10:56le monopole
01:10:56de cette dénonciation
01:10:57mais vous le faites
01:10:57de façon très efficace
01:10:58quelle est la réponse
01:10:59des autorités compétentes
01:11:01des autorités gouvernementales
01:11:02des pouvoirs publics
01:11:03des organismes concernés
01:11:04on vous apporte bien
01:11:05des réponses
01:11:05qui justifient ces dépenses
01:11:06quand vous arrivez
01:11:07avec ces faits
01:11:08qui sont accablants
01:11:09qui sont terrifiants
01:11:10il y a une réponse politique
01:11:11quand même
01:11:12ou on essaie d'esquiver ?
01:11:14La réponse
01:11:15elle est que
01:11:15les contrôles sont opérés
01:11:18en vérité
01:11:19parfois
01:11:19et à juste titre
01:11:21d'ailleurs
01:11:21aussi surprenant
01:11:21que ça puisse paraître
01:11:22je l'ai dit
01:11:23nos personnels
01:11:24d'excellente qualité
01:11:25se plaignent
01:11:26du trop de contrôles
01:11:28les représentants français
01:11:29les diplomates
01:11:29qui représentent
01:11:30la France
01:11:30dans ses fonds
01:11:31se disent
01:11:31qu'ils passent
01:11:32leur temps
01:11:32finalement
01:11:32à remplir
01:11:33des tableurs Excel
01:11:33et à faire du contrôle
01:11:34le problème
01:11:35de ce contrôle
01:11:35c'est le contrôle
01:11:36des Shadok
01:11:36ce n'est pas un contrôle
01:11:37dans la réalité
01:11:38c'est un contrôle
01:11:38a priori
01:11:39donc il n'y a pas
01:11:40contrôle
01:11:40d'efficacité
01:11:42ou de pertinence
01:11:43sur le terrain
01:11:43et ensuite
01:11:45ils l'avouent
01:11:45ils disent par exemple
01:11:46les diplomates
01:11:48du Quai d'Orsay
01:11:48par exemple
01:11:49les gens
01:11:49qui sont des très
01:11:50grands professionnels
01:11:51de la cellule
01:11:51de crise
01:11:52du Quai d'Orsay
01:11:52nous disent
01:11:53qu'effectivement
01:11:54quand la France
01:11:55aide
01:11:55quand la France
01:11:56finance
01:11:57des opérations
01:11:57humanitaires
01:11:58les frais de structure
01:12:00c'est 30%
01:12:00qui débloque
01:12:01les fronts
01:12:02qui débloque
01:12:02les fonds
01:12:02quel organisme
01:12:03qui débloque
01:12:03les fronts
01:12:04le ministère
01:12:04des affaires étrangères
01:12:05bien sûr
01:12:06qui répond
01:12:06aux ordres
01:12:07du gouvernement
01:12:07du Premier ministre
01:12:08et du Président
01:12:08de la République
01:12:09donc Bercy
01:12:09en dernier lieu
01:12:10forcément
01:12:10l'argent sort
01:12:11de Bercy
01:12:11du ministère
01:12:12des Finances
01:12:13tout cet être
01:12:13public au développement
01:12:13est théoriquement
01:12:14sous placé
01:12:15sous une double tutelle
01:12:16d'un côté
01:12:16le ministère
01:12:17des finances
01:12:17avec la direction
01:12:18du Trésor
01:12:18qui assure la tutelle
01:12:19et de l'autre côté
01:12:20du ministère
01:12:20des affaires étrangères
01:12:21que la direction
01:12:22de la mondialisation
01:12:22du Quai d'Orsay
01:12:23ça c'est les tutelles
01:12:24politiques
01:12:24normalement il y a
01:12:25des ministres
01:12:25au-dessus
01:12:26parce que je parle
01:12:26de tutelle administrative
01:12:27et puis normalement
01:12:29cet argent
01:12:29il est autorisé
01:12:30par le Parlement
01:12:31donc il est voté
01:12:32donc les députés
01:12:33ont à un moment donné
01:12:34un droit de regard
01:12:35sur ses dépenses
01:12:36bien sûr
01:12:36et comment ça se passe là ?
01:12:38alors ça se passe
01:12:38comme je vous le disais
01:12:39avec un chantage moral
01:12:40de Benny Oui Oui
01:12:41c'est-à-dire que dès lors
01:12:41que vous donnez quelques mots
01:12:42qui sont des mots clés
01:12:43ou des mots sacrés
01:12:44de toute façon
01:12:45plus personne ne va chercher
01:12:46à savoir ce qui se passe
01:12:47puisqu'on a l'impression
01:12:48que cette aide publique
01:12:48au développement
01:12:49on ne comprend pas
01:12:50que ça peut être financer
01:12:51la filière du thé
01:12:51dans un pays qui n'est pas pauvre
01:12:52où il n'y a pas de famine
01:12:53par exemple
01:12:54ou financer un skatepark
01:12:55dans un pays
01:12:56qui est en train
01:12:57de décoller économiquement
01:12:58donc on a l'impression
01:12:59dans l'esprit du public
01:13:00et aussi dans l'esprit
01:13:00des parlementaires
01:13:01que l'aide publique
01:13:02au développement
01:13:02c'est aider des gens
01:13:03qui sont en train
01:13:04de mourir de faim
01:13:04l'aide humanitaire
01:13:05c'est 8%
01:13:06de l'aide publique
01:13:07au développement
01:13:07donc c'est peanuts
01:13:08en quelque sorte
01:13:09et cette aide humanitaire
01:13:10en plus
01:13:11elle-même
01:13:12donc quand vous posez
01:13:13la question
01:13:13est-ce qu'ils vous répondent
01:13:14c'est aux fonctionnaires
01:13:14oui ils vous répondent
01:13:15mais ils vous répondent
01:13:17qu'ils ont eux
01:13:17des instructions gouvernementales
01:13:19ils ont des instructions
01:13:20surtout du conseil présidentiel
01:13:23du développement
01:13:23présidé par Emmanuel Macron
01:13:25Emmanuel Macron a tendance
01:13:26à se balader
01:13:26avec son chéquier
01:13:27enfin notre chéquier
01:13:28et à faire des chèques
01:13:29comme ça
01:13:29pour se faire bien voir
01:13:30en marge de sommet
01:13:31donc quand il dit
01:13:32un milliard de plus
01:13:33pour tel fond
01:13:33et bien voilà
01:13:34ça va être exécuté
01:13:35alors en fin de course
01:13:36en théorie
01:13:37le parlementaire
01:13:38pourrait dire non
01:13:38alors nous on dit non
01:13:39par exemple
01:13:39parce qu'on le documente
01:13:40on dit stop
01:13:40il n'a pas qualité
01:13:41pour faire ça
01:13:41en plus des dépenses
01:13:43ça passe forcément
01:13:44par le budget de l'état
01:13:45mais on a cette idée
01:13:46vous comprenez
01:13:47la réputation de la France
01:13:48vous comprenez
01:13:48les gens souffrent
01:13:50n'ont pas d'argent
01:13:50ont faim etc
01:13:51notamment
01:13:52je ne veux pas taper sur eux
01:13:53c'est trop facile
01:13:54parce qu'il y a des gens
01:13:55de qualité dans cette équipe
01:13:56mais LFI
01:13:57c'est en permanence
01:13:58le chantage
01:13:59à la mauvaise conscience
01:14:00coloniale
01:14:01il vous ramène toujours
01:14:02à cette idée
01:14:03mais alors vous êtes
01:14:04nostalgique du temps des colonies
01:14:05là où c'est formidable
01:14:06c'est que justement
01:14:07des pays africains
01:14:08nous disent
01:14:09quand on les rencontre
01:14:09ça suffit de nous traiter
01:14:11comme des sous-développés
01:14:12on n'en veut plus
01:14:13ce pognon dingue
01:14:15que l'on balance
01:14:15par la fenêtre
01:14:16pour des projets
01:14:17ridicules
01:14:17ou scandaleux
01:14:18voilà
01:14:19on est en train
01:14:20de les décrypter
01:14:20avec Guillaume Bigot
01:14:22vous nous appelez
01:14:22au 0820
01:14:23midi 14h
01:14:25Sud Radio
01:14:26la France
01:14:27dans tous ses états
01:14:29nous sommes avec
01:14:30Guillaume Bigot
01:14:30député
01:14:31et Rassemblement National
01:14:31du territoire
01:14:32de Belfort
01:14:33et nous faisons
01:14:33cet inventaire
01:14:34mais terrifiant
01:14:35Guillaume Bigot
01:14:36des dépenses publiques
01:14:37voilà
01:14:38destinées à des projets
01:14:39à la mort
01:14:40moins le nœud
01:14:41voilà
01:14:41honteux
01:14:42sans contrôle
01:14:43sans réaction
01:14:44et puis finalement
01:14:44même vous avez beau
01:14:45taper sur la table
01:14:45vous avez beau
01:14:46les signaler
01:14:46vous avez fait un travail
01:14:47de comptabilité admirable
01:14:49c'est public
01:14:49vous l'avez dénoncé
01:14:50et ça continue
01:14:51à fonctionner comme ça
01:14:52oui mais est-ce que c'est
01:14:55spécifique au fonctionnement
01:14:57de la république française
01:14:57ou est-ce qu'il y a
01:14:59une chape de plomb morale
01:15:00comme vous disiez
01:15:01d'espèce d'expiation
01:15:02de repentance
01:15:03qui fait qu'on est obligé
01:15:04de dilapider ses fonds
01:15:05vers des pays
01:15:06qui n'en ont pas besoin
01:15:07ou qui n'en verront pas
01:15:07la couleur éventuellement
01:15:08oui et surtout
01:15:09qui n'en verront pas la couleur
01:15:09ce n'est pas les populations
01:15:10locales souvent
01:15:11en vérité c'est exactement ça
01:15:13c'est à dire qu'il y a
01:15:14des sujets qui sont
01:15:15il y a des totems et tabous
01:15:17alors les totems et tabous
01:15:18alors on a parlé
01:15:19des publics au développement
01:15:19mais on pourrait faire
01:15:20une émission exactement la même
01:15:21peut-être cette fois-ci
01:15:23non pas en milliards
01:15:23mais en centaines de milliards
01:15:25d'euros sur le Green Deal
01:15:27par exemple
01:15:27qui vient à peu près
01:15:28de tomber au Parlement européen
01:15:29mais ça c'est une folie furieuse
01:15:31moi j'ai auditionné
01:15:31dans un autre rapport là-dessus
01:15:33absolument
01:15:33le commissaire européen
01:15:35en charge du Green Deal
01:15:36et je lui ai dit
01:15:37mais enfin écoutez
01:15:38on a tous les graphiques
01:15:39j'ai interrogé des physiciens
01:15:40du MIT
01:15:40regardez le graphique
01:15:42plus on a de Green Deal
01:15:43d'accord
01:15:44et plus on a d'émissions de CO2
01:15:45à l'échelle de la Terre
01:15:46et pour une raison simple
01:15:47c'est que dans votre propre
01:15:48documentation de l'Union Européenne
01:15:49vous documentez ça
01:15:50vous appelez ça
01:15:50des fuites de carbone
01:15:51c'est-à-dire qu'en fait
01:15:51plus vous tapez sur la tête
01:15:53des entreprises européennes
01:15:54et des industries européennes
01:15:54faiblement émettrices de carbone
01:15:56plus elles vont délocaliser
01:15:58dans des pays massivement
01:15:59émetteurs de carbone
01:15:59donc plus vous faites ça
01:16:00plus ça émet du carbone
01:16:01le gars me dit
01:16:02ah mais vous savez
01:16:03monsieur le député
01:16:04on n'est pas là
01:16:05pour sauver la planète
01:16:05on est là
01:16:07alors j'ai dit
01:16:07mais pourquoi vous êtes là
01:16:08et pourquoi vous nous
01:16:09vous nous tapez dessus
01:16:10en permanence
01:16:10et pourquoi vous vous faites
01:16:11vous accélérez
01:16:12l'appauvrissement
01:16:12et la délocalisation
01:16:13au profit de la Chine
01:16:19plutôt rouge que mort
01:16:20oui
01:16:20voilà
01:16:20là on sera vert et mort
01:16:22ou mort et vert
01:16:23dites-moi Guillaume Bigot
01:16:24entre le cumul
01:16:26le calcul de ces sommes
01:16:28on arrive à près de 13 milliards
01:16:29si on va regarder
01:16:31ensuite du côté
01:16:32des dépenses
01:16:32de l'assistanat social
01:16:33à justifier
01:16:34des investissements
01:16:36industriels bidons
01:16:37on les a les 45 milliards
01:16:39finalement
01:16:39ah mais à l'aise
01:16:40si on les cherche bien
01:16:41on peut pas le faire
01:16:43comme ça
01:16:44d'un trait de plume
01:16:45ou avec
01:16:45la tronçonneuse
01:16:46c'est d'adémago
01:16:47non mais si on se met
01:16:48tous ensemble
01:16:48si c'est pensé
01:16:50de manière intelligente
01:16:51préparé
01:16:51et on bosse
01:16:52pour le préparer
01:16:53et pour savoir
01:16:53ce qui doit être coupé
01:16:55ce qui doit être rebasculé
01:16:56quand et comment
01:16:57oui bien évidemment
01:16:58bien évidemment
01:16:59et je pense qu'une grosse partie
01:17:00de ce qu'on appelle
01:17:01le système
01:17:01parce qu'en vérité
01:17:02si nous accédons aux affaires
01:17:03ça sera la première
01:17:05la première alternance
01:17:06depuis 1981
01:17:06en vérité
01:17:07parce que
01:17:08depuis qu'il y a eu
01:17:08cette trajectoire de Maastricht
01:17:09on n'a pas bougé le cap
01:17:11et comme il y a un GPS
01:17:13depuis Bruxelles
01:17:13vous essayez de tourner
01:17:14le volant à droite
01:17:14tourner le volant à gauche
01:17:15on prétend qu'il y a une alternance
01:17:17c'est toujours
01:17:17dans la même direction qu'on va
01:17:18avec une inertie
01:17:19qu'on décrit là
01:17:19sur l'aide publique au développement
01:17:21mais c'est une inertie
01:17:22en matière d'immigration
01:17:22mais c'est une inertie
01:17:23en matière
01:17:24de transition écologique
01:17:27mais c'est une inertie
01:17:28en matière de
01:17:29libre-échange
01:17:30je pense aux françaises
01:17:31aux français qui payent
01:17:32des impôts
01:17:32il y en a qui payent
01:17:33des impôts
01:17:34alors il y en a qui peuvent
01:17:34les payer
01:17:35en fait on peut changer
01:17:36bien sûr qu'on peut changer
01:17:37et je pense à ces contribuables
01:17:38alors il y a ceux
01:17:39qui peuvent payer
01:17:39même si c'est lourd
01:17:40ils peuvent payer
01:17:41il y a ceux qui se serrent
01:17:42la ceinture
01:17:43pour payer les impôts
01:17:44et ceux qui vous disent
01:17:45mais avec cet argent
01:17:45je pourrais faire
01:17:46mille autres choses
01:17:47voilà
01:17:47ces gens-là
01:17:48mais ils payent très cher
01:17:49et ils ne voient pas
01:17:50la couleur de ce qu'ils payent
01:17:51puisqu'en vérité
01:17:51ils voient que les villes d'hôpitaux
01:17:53ce qui est le cas
01:17:54dans le territoire de Belfort
01:17:55ferment
01:17:55ils voient que les classes
01:17:56ferment
01:17:57ils voient que les services publics
01:17:58se dégradent
01:17:58et ils payent toujours plus
01:17:59et on voit un budget
01:18:00qui cumule les taxes
01:18:02par-ci par-là
01:18:02alors pour autant
01:18:03je suis content de vous avoir
01:18:04sous la main
01:18:04parce que tout à l'heure
01:18:05dans mes pères
01:18:05je m'indignais
01:18:07en m'étonnant gentiment
01:18:08du refus de cette taxe
01:18:10de 2 euros
01:18:11sur les petits colis
01:18:11qui viennent d'Asie
01:18:13et on a Jean-Philippe Tanguy
01:18:14qui prend la parole
01:18:15et c'était sur Radio Monte Carlo
01:18:17et ensuite
01:18:18on l'entend ensuite
01:18:19au Parlement
01:18:20mais j'étais hier soir
01:18:21dans l'hémicycle
01:18:21donc je l'ai entendu
01:18:22mais oui
01:18:22là je ne comprends pas
01:18:25alors lui dit
01:18:26on pénalise
01:18:27une fois de plus
01:18:28les petits revenus
01:18:29parce que ce sont gens-là
01:18:30mais enfin on sait bien
01:18:30que ces petits colis
01:18:31sont nocifs pour l'économie
01:18:33ils contiennent des produits
01:18:34qui ne sont pas bons
01:18:34ils ruinent
01:18:36le commerce de proximité
01:18:38comment le Rassemblement National
01:18:39qui est
01:18:40partant d'un patriotisme
01:18:42protecteur de l'économie française
01:18:44sur des bases
01:18:44et des arguments légitimes
01:18:46a-t-il pu refuser
01:18:47de voter cette taxe
01:18:48de 2 euros ?
01:18:49Mais bon tout simplement
01:18:50parce que c'est une cotère
01:18:51sur une jambe de bois
01:18:51parce qu'en vérité
01:18:52on nous a
01:18:53on nous a traité d'épouvantables
01:18:55souvenez-vous
01:18:56parce que nous étions ensemble
01:18:57on nous a traité d'épouvantables
01:18:58protectionnistes
01:18:58à chaque fois
01:18:59qu'on voulait rétablir
01:19:00des frontières économiques
01:19:01vous avez dit
01:19:01vous êtes des protectionnistes
01:19:03on va arriver aux heures
01:19:04les plus sombres
01:19:04c'est ça qui a précipité
01:19:05la montée
01:19:06de la seconde guerre mondiale
01:19:07etc
01:19:08en vérité aujourd'hui
01:19:09tout le monde s'accorde
01:19:10à dire qu'il faut du protectionnisme
01:19:11mais ils veulent du protectionnisme
01:19:12européen d'une part
01:19:13et d'autre part
01:19:14ils veulent des mesures
01:19:15qui sont inapplicables
01:19:16pourquoi ?
01:19:16alors d'abord la Roumanie
01:19:17a fait la même chose
01:19:18d'accord ?
01:19:19une fois que vous prenez
01:19:20une taxe de 2 euros
01:19:21un
01:19:21ça va non seulement être interdit
01:19:23par l'Union Européenne
01:19:24mais surtout le mieux
01:19:24c'est qu'il vous n'avez
01:19:25absolument pas
01:19:27les moyens
01:19:27de contrôler ces colis
01:19:29donc vous vous faites plaisir
01:19:30vous dépensez
01:19:31vous dépensez de l'argent
01:19:33pour mettre en place
01:19:34un système
01:19:34qui ne fonctionnera pas
01:19:36dans la réalité
01:19:36les Roumains ont déjà payé
01:19:38pour nous
01:19:38ils ont arrêté
01:19:39ça ne fonctionne pas
01:19:39parce qu'en fait
01:19:40la quantité de ces colis
01:19:41est telle
01:19:42que ça ne marche pas
01:19:42alors qu'est-ce qu'il faut faire ?
01:19:44plutôt que faire le tri
01:19:45dans des colis
01:19:45ce qui est chercher une aiguille
01:19:46dans une meule de foin
01:19:47il faut juste interdire
01:19:49ces colis de Chine
01:19:50mais comme ils ne le veulent pas
01:19:51comme ils ne veulent pas traiter
01:19:52ils veulent mettre un sparadrap
01:19:54et ce sont les spécialistes
01:19:55qui disent
01:19:55regardez
01:19:56ils refusent
01:19:57ils refusent
01:19:57de mettre un sparadrap
01:19:58sur leur vente de bois
01:19:59sur le Mercosur
01:20:00est-ce que l'Union Européenne
01:20:02prévoit des clauses
01:20:04qui permettent
01:20:04à des états de l'Union
01:20:05de dire non
01:20:06à des traités
01:20:07qui vous nuisent ?
01:20:09est-ce que le droit de réserve existe ?
01:20:11est-ce qu'aujourd'hui la France
01:20:12on en est
01:20:12madame Gennevar
01:20:13qui a expliqué ce matin
01:20:14on peut ou on peut pas
01:20:14on va essayer
01:20:15le président de la République
01:20:16qui dit
01:20:16mais c'est pas si mal
01:20:17mais finalement
01:20:17je vais refuser
01:20:18est-ce que la France
01:20:19peut demain
01:20:20dans le cadre
01:20:20des règlements européens
01:20:22dire
01:20:22je ne signe pas
01:20:23le Mercosur ?
01:20:24Mercosur ou mondialisation
01:20:26ou favoriser
01:20:27ces grandes plateformes
01:20:29anglo-saxonnes
01:20:29souvent américaines
01:20:30qui font venir
01:20:31des petits colis
01:20:32par millions
01:20:32c'est toujours la même chose
01:20:35c'est-à-dire qu'ils sont favorables
01:20:36les gens qui nous dirigent
01:20:37je répète
01:20:38depuis 1992
01:20:39sont favorables à ça
01:20:40c'est pas ma question
01:20:41est-ce que nous avons
01:20:42les moyens politiques
01:20:43si le gouvernement français
01:20:44dit
01:20:44je ne signe pas le Mercosur
01:20:45est-ce qu'il peut
01:20:46ne pas le signe ?
01:20:47j'y viens
01:20:47j'y viens
01:20:47patience
01:20:47en fait
01:20:48ils ne sont pas pour
01:20:49mais le problème
01:20:50et c'est là où le bâb lèse
01:20:51c'est qu'ils prétendent
01:20:53être d'accord
01:20:53pour stopper
01:20:55ces marchandises
01:20:56ils le disent
01:20:56ils le disent
01:20:57et ils disent
01:20:59que dans le Mercosur
01:21:00il y aura
01:21:00des droits de réserve
01:21:01etc
01:21:02en vérité
01:21:02ils veulent le Mercosur
01:21:04ils veulent le libre-échange
01:21:05ils pensent que c'est une bonne idée
01:21:06ils ont le droit de le penser
01:21:06moi je pense que c'est pas une bonne idée
01:21:08et là où ça pose problème
01:21:09c'est qu'ils mentent à la population
01:21:10en disant
01:21:11non non non
01:21:12on va vous protéger
01:21:13il y a un droit de réserve
01:21:14en fait ce n'est pas vrai
01:21:15ce n'est pas vrai
01:21:16il faut bien comprendre
01:21:17que dans le cadre actuel
01:21:19du fonctionnement de l'Union Européenne
01:21:20tout ce qui relève
01:21:20de la concurrence
01:21:21du droit à la concurrence
01:21:22c'est quelque chose
01:21:23qui est du monopole
01:21:24redit tout ce que le droit de réserve
01:21:26ça permet à un membre
01:21:27de l'Union Européenne
01:21:28de dire
01:21:28ce traité commercial
01:21:29est contraire à mes intérêts économiques
01:21:31par conséquent
01:21:32je me réserve le droit
01:21:33de ne pas le signer
01:21:33dans des conditions très spécifiques
01:21:35il faut que ça atteigne
01:21:37vraiment à des notions
01:21:39de sécurité
01:21:39d'ordre public
01:21:40etc
01:21:41que ça mette en cause
01:21:41vraiment la fragilité
01:21:43le poulet ukrainien
01:21:43on avait dit
01:21:44on aurait pu mettre le droit de réserve
01:21:45il envahit le marché français
01:21:47alors qu'on est une filière avicole
01:21:48en danger
01:21:48on l'a pas fait
01:21:49on l'a pas fait
01:21:50et on aurait pu le faire
01:21:50et on m'a dit
01:21:51on aurait pu le faire
01:21:51mais parce qu'en fait
01:21:53en réalité
01:21:53c'est là où est le problème
01:21:55moi ça me dérangerait pas
01:21:56que les macronistes
01:21:57ou le PS c'est la même chose
01:21:58ou LR c'est la même chose
01:21:59et même déclinaison
01:22:00disent finalement
01:22:01nous sommes pour le poulet ukrainien
01:22:03c'est plus clair
01:22:03nous sommes pour la mondialisation
01:22:05nous sommes pour l'OMC
01:22:06nous sommes pour le Mercosur
01:22:07on pense qu'il y aura
01:22:08des victimes de ça
01:22:09on pense qu'il y aura des gagnants
01:22:10et nous la balance
01:22:11c'est finalement
01:22:11on les préfère ça
01:22:12ça c'est clair au moins
01:22:13c'est indicible
01:22:14mais ils ne veulent pas dire ça
01:22:15le problème c'est qu'ils veulent
01:22:16continuer à gouverner
01:22:17en faisant le contraire
01:22:18de ce que la majorité
01:22:19de la population française
01:22:20c'est ça qui est problème
01:22:21mais ça se sait déjà
01:22:23ça se sait déjà
01:22:23là on parle du libre-échange
01:22:25mais c'est la même chose
01:22:25sur l'immigration
01:22:26les sondages montrent
01:22:28que l'électorat
01:22:29et les filles lui-même
01:22:30je m'en suis rendu compte
01:22:30d'ailleurs pendant
01:22:31la campagne électorale
01:22:32l'électorat et les filles lui-même
01:22:34en a assez de l'immigration
01:22:35vous vous rendez compte
01:22:36Guillaume
01:22:38vous reviendrez pour parler de ça
01:22:39parce que c'est un autre sujet
01:22:40et voilà
01:22:41vous êtes extrêmement éclairant
01:22:42très pédagogue
01:22:43et on était ravis de vous avoir
01:22:44là on va voir Brigitte Laé
01:22:45alors pas de droits de réserve
01:22:47pour l'amour
01:22:47et les bons sentiments
01:22:48avec Brigitte Laé
01:22:49et vous l'appelez au 0826 300 300
01:22:53merci Guillaume Bigot
01:22:54à très bientôt
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