- il y a 3 mois
Abonnez-vous pour plus de contenus : http://ow.ly/7FZy50G1rry
———————————————————————
▶️ Suivez le direct : https://www.dailymotion.com/video/x75...
🎧 Retrouvez nos podcasts et articles : https://www.sudradio.fr/
———————————————————————
🔴 Nous suivre sur les réseaux sociaux 🔴
▪️ Facebook : www.facebook.com/SudRadioOfficiel?locale=fr_FR
▪️ Instagram : / sudradioofficiel
▪️ Twitter : / sudradio
▪️ TikTok : https://www.tiktok.com/@sudradio?lang=fr
##LA_FRANCE_DANS_TOUS_SES_ETATS-2025-10-22##
Catégorie
🗞
NewsTranscription
00:00:00Sud Radio, la France dans tous ses états, Perico-Legas, Mot de Coffleur.
00:00:09Comment trouver intelligemment et non idéologiquement des fonds pour enflouer les caisses de l'État ?
00:00:16Sincèrement, reste-t-il de l'argent à récupérer quelque part ? Où est-on à l'os ?
00:00:21On va en discuter avec l'économiste Marc Toiti qui va nous dire quelles sont les bonnes solutions
00:00:26et non pas les électoralismes qui s'emparent de la question du budget qui est très importante.
00:00:34Décalage et suspension sont les deux mamelles de la Macronie.
00:00:37On va voir cette petite... Il y a eu un petit décalage justement, verbal, entre le Président de la République et le Président de la République.
00:00:44On va voir lequel fait quoi ? Est-ce que c'est Matignon ou est-ce que c'est l'Élysée qui aura le dernier mot ?
00:00:49Nous avons entendu un prisonnier proférer des menaces dans la prison de la santé contre le Président de la République
00:00:57en disant qu'il va manger Kadhafi. On va comprendre pourquoi.
00:01:00Un agriculteur condamné parce qu'il a donné à manger un peu trop tôt.
00:01:05Il a donné à manger au champ du coq à ses animaux.
00:01:08Alors les voisins se sont plaints.
00:01:11Et puis alors une question cruciale. Est-ce que le saucisson Beaujolais, est-ce que le pâté croûte et le coude rouge de midi sont devenus néofascistes
00:01:21ou à ce point dangereux qu'on doive annuler un banquet ?
00:01:26Et puis à 13h, Éric Nolot, qui est un écrivain polémiste que l'on connaît bien,
00:01:33vient de publier un livre sur Jean-Luc Mélenchon, La République chez lui.
00:01:36Et nous verrons avec Éric Nolot si la gauche, pourquoi la gauche est devenue toxique ?
00:01:42Est-ce qu'elle est devenue très toxique ? Est-ce qu'il y a une chute ?
00:01:45Et nous aborderons, je veux vous dire, des sujets qui fâchent.
00:01:48On ira sur des terrains sensibles avec des terrains glissants.
00:01:52Et comme c'est Éric Nolot, nous ne glisserons pas.
00:01:54Il n'y aura pas d'erreur, mais on mettra les points sur les i, sur ce que la gauche et la droite d'ailleurs,
00:01:58la vie politique française, sur ce qu'elle est devenue.
00:02:01Voilà le menu d'aujourd'hui.
00:02:02Bonjour Marc Toiti.
00:02:10Bonjour à tous et à tous.
00:02:11Bon, on en soupe là du budget.
00:02:14Votre humeur peut-être au Péricot avant.
00:02:16Ah mais mon humeur, excusez-moi, je suis...
00:02:17Mais oui, mais vous avez hâte.
00:02:18Mais quand Marc Toiti rentre dans le bureau...
00:02:21Eh bien, nous avons un cafouillage présidentiel au sommet de l'État.
00:02:34Décalage et suspension sont les deux mamelles de la Macronie.
00:02:36Nous avons un président de la République qui est en Slovénie, qui représente la France à l'étranger,
00:02:40et qui sans doute contacté par des amis qui lui ont dit, tu sais, la réforme des retraites,
00:02:46la suspension, ça passe très très mal dans l'opinion et surtout dans le monde économique.
00:02:52Est-ce que tu ne penses pas que tu pourrais revenir un petit peu dessus ?
00:02:55Je pense que le président de la République entend ses amis lui dire que ça, c'est une concession qu'on ne peut pas faire
00:02:58puisque c'est la réforme de son quinquennat.
00:03:00Et il dit, mais finalement, ce n'est qu'un décalage.
00:03:03Décalage, ça veut dire qu'on arrête deux minutes, mais on la gèle, mais on la reprendra telle qu'elle est à une certaine date.
00:03:08Et là, évidemment, j'allais dire, toute la négociation, toute la conciliation que Sébastien Lecornu a pu obtenir avec la gauche
00:03:15pour éviter la motion de censure et voter le budget tombe à l'eau.
00:03:19Et le Premier ministre est obligé, en pleine séance de l'Assemblée nationale, de rassurer.
00:03:23On voit bien, il rassure, il y a Boris Vallaud qui est là, qui écoute.
00:03:25Mais qu'est-ce qui se passe ? Et qu'il dit, non, non, on s'en tient, il y aura bien une suspension.
00:03:28Et cette retraite, autrement dit, nous allons la repenser et la revoter complètement.
00:03:33Donc c'est la première fois que l'on voit un Premier ministre dans la Sacre République recadrer un Président de la République.
00:03:38Faute de goût du Président de la République, on ne s'exprime pas sur des questions intérieures,
00:03:42surtout si elles sont sujettes à polémiques depuis l'étranger.
00:03:45Et finalement, on a compris, grâce à ce cafouillage, que l'article 20 de la Constitution,
00:03:50qui dit que le gouvernement déterminé conduit la politique de la nation,
00:03:53est strictement impliqué par Sébastien Lecornu.
00:03:54Il a bien la carte blanche et cette négociation sur la réforme de retraite,
00:03:59cette remise en cause, sera bien menée à terme,
00:04:02tel que convenu que le Parti Socialiste, et pas selon les humeurs du Président de la République.
00:04:06C'est quand même, une fois de plus, j'allais dire, après les bijoux du Louvre,
00:04:09encore une mauvaise image de la France.
00:04:11Il serait temps que ces gens-là apprennent à se comporter de façon plus correcte.
00:04:14Allez, restez bien avec nous.
00:04:15Marc Toiti est avec nous, économiste et conseiller Itoro, chaîne YouTube.
00:04:20Marc Toiti TV, c'est ça ?
00:04:21Plus de 3 400 milliards d'euros, c'est le montant record atteint par la dette française fin juin.
00:04:36Alors, je sais que les chiffres sont indigestes, donc je vais faire simple.
00:04:38La France se place aujourd'hui à la troisième place des plus mauvais élèves de l'Union Européenne,
00:04:42après la Grèce et l'Italie.
00:04:43Mais elle détient aussi le record du pire taux de déficit public d'Europe à 5,4%.
00:04:48Et c'est dans ce contexte que l'Assemblée Nationale a débuté l'examen du budget à 2026 lundi.
00:04:53Comment sortir de cette crise ? Peut-on éviter la faillite ?
00:04:56On en parle aujourd'hui avec l'économiste et conseiller Itoro, Marc Toiti. Bonjour.
00:04:59Bonjour Maud, bonjour Aperico, bonjour à toutes et à tous.
00:05:02Voilà, c'est important que vous soyez là aujourd'hui pour décrypter,
00:05:05parce qu'on entend beaucoup d'économistes et d'hommes politiques concernés par le sujet,
00:05:09j'allais dire déblatérer ou faire des considérations.
00:05:13Nous on a besoin d'avoir des informations claires, avoir des repères économiques.
00:05:18D'abord, je vais vous poser une question basique.
00:05:20Il me semble avoir lu dans certains ouvrages que cette dette colossale est physiquement irremboursable,
00:05:28qu'elle ne sera en réalité, et les marchés le savent déjà, jamais remboursé.
00:05:32Par contre, il y a les intérêts de la dette, il faut la réduire au maximum,
00:05:35parce que les intérêts commencent à devenir aussi lourds presque que le remboursement du capital.
00:05:40On se base sur la date à partir de laquelle la France travaille vraiment pour elle.
00:05:43Il y en a qui vous disent c'est juin, c'est juillet, donc genre jusqu'au 30 juillet.
00:05:46On ne travaille que pour rembourser les intérêts de la dette.
00:05:49Voilà, exactement.
00:05:49Et on commence à travailler pour nous.
00:05:51Est-ce que Marc Toiti reste quelque part dans les caisses de l'État français,
00:05:54et même dans le Trésor national,
00:05:57un endroit où on pourrait ponctionner quelque chose pour établir l'économie,
00:06:01ou est-ce qu'on est à l'os ?
00:06:02Le vrai enjeu aujourd'hui, c'est que cette dette, ce qu'on appelle, elle n'est plus soutenable.
00:06:07C'est-à-dire que juste pour rembourser les intérêts de la dette, il faut encore s'endetter.
00:06:11Donc c'est ce qu'on appelle la bulle de la dette.
00:06:13Donc ça s'alimente, ça s'auto-alimente, entre guillemets.
00:06:15C'est la boule de neige.
00:06:16Ça n'est pas viable.
00:06:17Et alors le drame, ce que disait Maud tout à l'heure,
00:06:18c'est qu'effectivement hier on a eu les chiffres d'Eurostat,
00:06:21et la France est le pays de la zone euro où il y a le plus fort déficit public.
00:06:26On est à 5,4% du PIB, c'est-à-dire que tous les pays réduisent leur déficit.
00:06:31L'Italie est à 2% par exemple, ou alors il y a des excédents à Chypre, en Grèce, etc.
00:06:36Et nous on est le seul à continuer de déraper.
00:06:38Donc ça qui ne colle plus, on est vraiment parmi les derniers.
00:06:41Donc le plus fort taux de prélèvement de ce fait.
00:06:46Et parallèlement, ça qui est dramatique, c'est qu'en plus de cela,
00:06:49nous sommes numéro 1 du monde du poids des prélèvements obligatoires,
00:06:52ce qu'on appelle effectivement les impôts et les taxes.
00:06:54Il n'y a pas un pays au monde qui fait pire que nous, j'ai envie de dire.
00:06:58Et que voit-on à l'Assemblée nationale sur le budget 2026 ?
00:07:00C'est le concours l'épine de qui va trouver le meilleur impôt, le nouvel impôt.
00:07:03C'est un véritable scandale.
00:07:05Dans un pays où il y a autant d'impôts, encore une fois numéro 1 du monde,
00:07:09on ne peut pas continuer d'augmenter les impôts.
00:07:11Ça n'a aucun sens.
00:07:12D'ailleurs, c'est ce qu'on apprend aux étudiants en économie en première année,
00:07:15j'ai été prof à la fac, je peux vous le dire.
00:07:17C'est qu'effectivement, quand vous avez surtout en France un poids des impôts énorme,
00:07:20que vous augmentez encore les impôts, qu'est-ce qui va se passer ?
00:07:23Vous allez casser l'activité économique,
00:07:25donc vous allez réduire ce qu'on appelle l'assiette fiscale,
00:07:27donc on va ponctionner plus, mais sur un gâteau plus petit.
00:07:29Donc à la fin, il y aura encore moins de recettes fiscales,
00:07:32donc plus de déficit.
00:07:33Donc c'est bien ça l'enjeu.
00:07:34Non, il ne faut surtout pas augmenter les impôts pour personne, j'ai envie de dire.
00:07:38Moi, j'irai même plus loin, parce que dans ce que je propose,
00:07:40ce que j'appelle la thérapie de choc bienveillante,
00:07:42je demande une baisse des impôts.
00:07:44Il faut baisser les impôts en France.
00:07:45Ça s'appelle le tonneau des lanaïdes, quoi.
00:07:47Plus on remplit, plus ça se vide.
00:07:49Mais surtout, ça ne fonctionne pas.
00:07:50Et encore une fois, tous les pays dans le monde l'ont compris, sauf nous.
00:07:54Donc le drame, il est où ?
00:07:55C'est qu'il faut réduire les dépenses publiques.
00:07:58C'est là où il y a quelque chose à faire.
00:07:59Marc-Totis, je vais vous poser des questions très basiques.
00:08:02Qui a inventé la dette ?
00:08:05Je pense qu'au début, quand les États se sont constitués,
00:08:07il y avait un trésor royal, un trésor national, la Banque de France.
00:08:11Je me souviens un jour, Marcel Dassault expliquant dans son journal,
00:08:14tu ne dois pas, il disait à son petit-fils Olivier,
00:08:17tu ne dois pas dépenser plus que tu ne gagnes.
00:08:19Voilà.
00:08:20Qui a inventé la dette ?
00:08:22Non mais la dette, tout le monde en fait.
00:08:23Non mais qui l'a inventée au départ ?
00:08:25Qui a dit un jour ?
00:08:25Tout simplement, je vais vous dire, c'est très simple.
00:08:26La dette, c'est le cumul des déficits.
00:08:29C'est-à-dire que quand vous avez effectivement,
00:08:30comme vous l'avez bien dit, plus de dépenses que de recettes,
00:08:32ça veut dire que vous avez un déficit.
00:08:34Donc il faut bien le financer, ce déficit.
00:08:35Donc il faut trouver effectivement des créanciers,
00:08:38des personnes qui ont de l'argent,
00:08:38qui vont vous prêter de l'argent.
00:08:40Donc on en prête sur les marchés.
00:08:42Notamment, mais pas seulement.
00:08:44Effectivement, à la base, c'était par exemple ce qu'ont fait les Allemands,
00:08:47mais ce qu'ont fait aussi les Français,
00:08:48c'est ce qu'on appelle, et ce qu'on a fait pendant le Covid,
00:08:50ce qu'on appelle la planche à billets.
00:08:51C'était la fameuse phrase de Macron,
00:08:53voilà l'argent tombe du ciel.
00:08:54Quand on avait sa propre monnaie.
00:08:55Voilà.
00:08:55Mais même avec l'euro, c'est ce qui s'est produit aussi.
00:08:57C'est-à-dire que ce qui s'est passé,
00:08:58c'est que comme on avait une dette énorme
00:09:00et que là, évidemment, personne ne voulait nous prêter,
00:09:01on a dit que ce n'est pas grave.
00:09:02C'est la Banque Centrale Européenne
00:09:04qui va acheter notre dette,
00:09:05ce qu'on appelle la planche à billets.
00:09:06La planche à billets.
00:09:08Oui, ce n'est plus de l'argent,
00:09:09mais c'est de l'achat de dettes.
00:09:10L'argent magique.
00:09:10Sauf que cette dette, elle est toujours là.
00:09:12Moi, j'ai été...
00:09:13C'est vrai qu'effectivement, en mars 2020,
00:09:15on a vu que c'était la fin du monde.
00:09:16Donc, pourquoi pas ?
00:09:17Mais après, en 2021,
00:09:18quand on a vu que ce n'était pas la fin du monde,
00:09:19moi, j'étais parmi les rares à dire,
00:09:20notamment à Bercy,
00:09:21auprès de Bruno Le Maire
00:09:22et tous ses conseillers,
00:09:23je leur dis,
00:09:23il faut arrêter d'augmenter cette dette publique.
00:09:25Qu'est-ce qu'ils m'ont répondu ?
00:09:26Tous les hauts fonctionnaires
00:09:27ou les économistes,
00:09:28voilà, bien pensants, etc.
00:09:29Mais il y a même maintenant des prix Nobel,
00:09:30vous voyez ce que je veux dire ?
00:09:31Donc, ils nous disaient,
00:09:32ben non, mais la dette, on s'en fiche.
00:09:33Ce n'est pas grave.
00:09:34On va la faire rouler
00:09:35et on va la faire financer
00:09:37par la Banque Centrale Européenne.
00:09:38Les taux d'intérêt n'augmenteront jamais.
00:09:40Voilà ce qu'ils me disaient à l'époque.
00:09:41Un manque de discernement incroyable.
00:09:43Alors que, encore une fois,
00:09:43c'est du bon sens.
00:09:44Et c'était des experts.
00:09:45Et c'était des experts.
00:09:46Non, mais c'est ça le drame de la France,
00:09:47c'est que les experts, malheureusement,
00:09:48trop souvent, sont dogmatiques.
00:09:50Donc, ils obéissent à leur dogme.
00:09:51Jean-Pierre Levade donnait une formule
00:09:53l'autre jour sur une chaîne amie,
00:09:55j'allais dire,
00:09:55et une définition de la dette.
00:09:58Le modèle social a fait
00:10:00qu'on a emprunté à l'extérieur de la France
00:10:03des richesses que nous ne produisions plus
00:10:06pour payer le modèle social
00:10:07qui devient un gouffre.
00:10:09Et comme on n'avait plus les fonds sur place,
00:10:11eh ben, on est allé les chercher ailleurs.
00:10:12Lui disait, malgré tout,
00:10:13que c'était quand même la gauche
00:10:14à partir de 1980-1983.
00:10:16Mitterrand a dit,
00:10:17il y a quoi ?
00:10:18Et ça s'appelle quoi ?
00:10:18Les marchés ?
00:10:19On peut aller dans le mur
00:10:21avec la carte de crédit tirée.
00:10:22Mais allons-y.
00:10:23Et puis les générations futures paieront.
00:10:25Effectivement, jusqu'en 1981, à peu près,
00:10:27la dette commençait,
00:10:28mais à l'époque, c'était seulement 20%
00:10:29de notre...
00:10:30On rappelle le dernier budget,
00:10:30il y a l'équilibre.
00:10:311974.
00:10:33Et Raymond Barre rend les caisses à peu près.
00:10:35Il y a de l'inflation,
00:10:36mais c'est à peu près pas.
00:10:37Globalement, si vous voulez,
00:10:38c'est vrai que ça a commencé
00:10:38que le premier et le second choc pétroli,
00:10:40puis après, quand est arrivé
00:10:41Mitterrand et Attali, etc.,
00:10:42des gens qui ont fait monter Macron également,
00:10:44surtout pour Attali,
00:10:45pas pour Mitterrand,
00:10:46parce qu'il était là.
00:10:46Ah bah oui, il a retenu l'alçon.
00:10:47Évidemment, ils ont dit,
00:10:48non, mais on va ouvrir
00:10:48la boîte de Pandore.
00:10:50À l'époque, la dette publique,
00:10:51c'était seulement 20%
00:10:52de notre PIB, de notre richesse.
00:10:53Maintenant, évidemment,
00:10:54on est quasiment à 120%.
00:10:55Et tous les présidents,
00:10:57ensuite, malheureusement,
00:10:57continuent.
00:10:57C'est Open Barre.
00:10:58C'est Open Barre,
00:10:59si je comprends bien.
00:10:59Il n'y a aucun président en France,
00:11:02aucun gouvernement en France
00:11:03depuis, je dirais,
00:11:05les années 80,
00:11:05qui a osé baisser les dépenses publiques.
00:11:07Tous les ans,
00:11:08on augmente les dépenses publiques
00:11:09et donc parallèlement,
00:11:10on augmente cette dette publique.
00:11:11Mais elles peuvent être très bonnes,
00:11:12ces dépenses publiques.
00:11:13Elles peuvent être productrices,
00:11:14constructrices,
00:11:15génératrices de richesses et d'emplois.
00:11:17Exactement.
00:11:17Mais ce n'est pas le cas.
00:11:18Eh bien voilà.
00:11:19C'est-à-dire que la dette en elle-même,
00:11:20ce n'est pas un problème.
00:11:21On s'endette tous.
00:11:22Par exemple, l'entreprise s'endette
00:11:23pour investir,
00:11:24un ménage s'endette
00:11:24pour acheter son bien immobilier,
00:11:26etc.
00:11:26Donc c'est normal.
00:11:27Même l'État, c'est normal.
00:11:28Mais il y a une condition.
00:11:29Il faut que cette dette soit soutenable.
00:11:31Ça veut dire qu'elle produise
00:11:32au moins assez de revenus
00:11:33pour rembourser les intérêts de la dette.
00:11:36C'est logique, vous voyez.
00:11:37C'est ce qu'on demande à tout le monde.
00:11:38Ce n'est plus le cas.
00:11:39C'est plus le cas depuis 2007 en France.
00:11:40Depuis 2007.
00:11:41Vous vous rendez compte,
00:11:42chaque année,
00:11:43juste pour payer les intérêts de la dette,
00:11:45on doit encore s'endetter.
00:11:46Vous voyez, l'année prochaine,
00:11:47les intérêts de la dette...
00:11:48Un hasard, ce soit Sarkozy,
00:11:49où il a contribué un petit peu.
00:11:51Ça a commencé à aller mal.
00:11:53Évidemment, il l'a hérité.
00:11:55Puis après, ça a continué.
00:11:55Il y a eu effectivement la crise des subprimes.
00:11:57Et là, ça s'est aggravé malheureusement.
00:12:00Mais surtout, le drame,
00:12:02c'est depuis effectivement 2017
00:12:04et surtout depuis 2020
00:12:05où là, on n'arrête pas.
00:12:06Et encore plus dramatique,
00:12:08à partir de 2022-2023,
00:12:10tous les pays ont commencé à arrêter,
00:12:11à réduire leurs dettes publiques.
00:12:13Nous, on est les seuls à continuer
00:12:14de l'augmenter
00:12:15et surtout sans croissance.
00:12:18C'est ça le problème.
00:12:18Quand vous voyez l'augmentation
00:12:19de la dette publique française
00:12:21depuis les années 2020,
00:12:23ça fait à peu près,
00:12:24pour arrondir,
00:12:241 000 milliards d'euros.
00:12:25C'était une somme énorme.
00:12:27Juste sur quelques années,
00:12:28sur moins de 5 ans.
00:12:29Déjà en France,
00:12:30c'était très lourd.
00:12:31Alors en euros,
00:12:31je ne vous raconte pas.
00:12:32Alors voilà.
00:12:33Et alors, parallèlement,
00:12:34sur la même période,
00:12:35le PIB français n'a augmenté
00:12:37que d'environ 500 milliards.
00:12:38Vous voyez, 550.
00:12:39C'est horrible.
00:12:40Il y a à peu près 500 milliards d'euros
00:12:42qui ont disparu,
00:12:43qui n'ont pas été
00:12:44dans le circuit économique.
00:12:46C'est ça qui est très grave aujourd'hui.
00:12:47C'est ça qui nous coûte très cher.
00:12:48Parce que si je m'en dis,
00:12:49c'est que ça fait de la croissance
00:12:50au diable avarice.
00:12:51Mais ce n'est pas le cas.
00:12:52Donc il faut repenser
00:12:53complètement notre modèle.
00:12:55Mais malheureusement,
00:12:55il n'y a aucun courage.
00:12:56Aucun courage politique.
00:12:57Docteur Touati,
00:12:58la France est malade.
00:12:59Je vous en mets le patient,
00:13:01qui sont les finances de la République,
00:13:02les comptes de l'État.
00:13:05Je ne vais pas vous poser la question bête.
00:13:06Si demain,
00:13:07l'exécutif vous confie,
00:13:08avec la fameuse carte blanche,
00:13:10quelle est la première mesure médicale
00:13:12que vous prendriez,
00:13:13ou les premières mesures,
00:13:14ou en tout cas,
00:13:14quel est le protocole
00:13:15que vous commenceriez
00:13:16à mettre en place
00:13:17s'il n'y a pas de solution miracle
00:13:18à la minute,
00:13:19quelle est la façon
00:13:20de repenser l'économie
00:13:21que vous mettriez tout de suite en place
00:13:22pour qu'on puisse y voir clair ?
00:13:24C'est très simple.
00:13:24Ce que j'appelle
00:13:24cette thérapie de choc bienveillante.
00:13:26Pour ceux qui veulent plus de détails,
00:13:27il y a ma chaîne YouTube, bien sûr.
00:13:28Mais globalement,
00:13:28d'abord, je baisse mes impôts.
00:13:30Je baisse les impôts.
00:13:31On est numéro un du monde des impôts.
00:13:32Il faut baisser les impôts pour tous.
00:13:33Les entreprises, les ménages.
00:13:34On redonne de l'espoir.
00:13:35On redonne une visibilité.
00:13:36Moi, je suis stupéfait de voir,
00:13:38je me balade beaucoup en France
00:13:38sur mes conférences
00:13:39ou même quand on prend un taxi, etc.
00:13:41Le nombre de personnes qui sont...
00:13:42Je suis d'accord avec Charles Melser,
00:13:4396 ans,
00:13:45qui dit qu'il faut baisser les impôts tout de suite.
00:13:47C'est évident.
00:13:47C'est évident, mais surtout,
00:13:48les Français n'en peuvent plus.
00:13:49Ils n'ont plus d'horizon.
00:13:50Ils n'ont plus, je dirais, de chemin.
00:13:53Donc, évidemment,
00:13:53ils sont complètement déconcertés.
00:13:54On va le dire clairement,
00:13:55il faut améliorer le pouvoir.
00:13:56Il faut relancer la consommation
00:13:58par un pouvoir d'achat.
00:13:59Alors, surtout,
00:13:59baisser les impôts
00:14:00pour les entreprises et les ménages.
00:14:01Vous allez faire de la croissance,
00:14:04créer des emplois.
00:14:04On baisse également les charges
00:14:05qui pèsent sur les salaires.
00:14:06Donc, ça augmente les salaires nets.
00:14:07Mais dans le même temps,
00:14:08c'est là que ça ne passe pas.
00:14:09Il faut, bien sûr,
00:14:10baisser les dépenses publiques.
00:14:12Évidemment.
00:14:12Alors, je vais vous donner...
00:14:13Alors, bien sûr,
00:14:13il y a des améliorations
00:14:14sur les dépenses sociales, etc.
00:14:15Est-ce qu'on peut faire
00:14:15des vraies économies ?
00:14:16Bien sûr.
00:14:17Je vais vous donner un truc très simple.
00:14:18Regardez.
00:14:18Depuis 2021,
00:14:20qu'est-ce qu'il y a le plus augmenté
00:14:21dans les dépenses publiques en France ?
00:14:23Les dépenses de fonctionnement.
00:14:24Le fonctionnement.
00:14:26Les salaires,
00:14:27les frais de bouche, etc.
00:14:28Les frais de conseil, etc.
00:14:3122,5% de hausse.
00:14:32Quasiment 100 milliards d'euros
00:14:34d'augmentation depuis 2021.
00:14:36C'est un scandale.
00:14:37Vous comprenez ?
00:14:37Donc, il faut commencer
00:14:38par le commencement.
00:14:39Il faut réduire
00:14:39ces dépenses de fonctionnement.
00:14:40Regardez ce qu'on appelle
00:14:41les ZODAC.
00:14:42Vous savez, les ZODAC,
00:14:42c'est le organisme divers
00:14:44d'administration centrale.
00:14:46Ça dépend donc de l'État.
00:14:46Ça me fait penser à l'hôpital
00:14:47où il y a plus de gestionnaires
00:14:48que de médecins.
00:14:49C'est exactement ça.
00:14:50C'est le symptôme.
00:14:50Exactement.
00:14:51Il y a 700 ZODAC en France.
00:14:53Tenez-vous bien,
00:14:53ça nous coûte chaque année
00:14:54150 milliards d'euros.
00:14:56Alors, je ne dis pas
00:14:57qu'on va tous les supprimer.
00:14:57Il faut en garder, bien entendu.
00:14:58Mais on peut réduire,
00:15:00effectivement, cette gabegie.
00:15:02Et là, on récupère,
00:15:03je dirais, effectivement,
00:15:03des dépenses plus qu'en moins.
00:15:04Et donc, on peut même
00:15:05baisser les impôts
00:15:05et relancer la machine.
00:15:07Il y a trop de services.
00:15:07On a fait le choix du service
00:15:09dans les années 80.
00:15:10Refaisons de la production,
00:15:12de la création,
00:15:12de l'industrialisation.
00:15:14C'est envisageable ou non ?
00:15:15Parce qu'on dit
00:15:15que c'est vrai que ça serait la solution.
00:15:17Ça créerait des risques.
00:15:18Est-ce que la France,
00:15:20aujourd'hui,
00:15:20dans la globalisation
00:15:22et dans le magma européen,
00:15:24peut reprendre une initiative
00:15:25pour recréer des richesses internes ?
00:15:27En bonne intelligence
00:15:28avec les 27 autres.
00:15:29Évidemment,
00:15:29il faut simplement avoir
00:15:30une vraie volonté politique.
00:15:31C'est ce qu'ont fait
00:15:32les Italiens, par exemple.
00:15:33Vous voyez,
00:15:33c'est ce qu'on fait globalement
00:15:34même s'ils ont des difficultés
00:15:35et les Allemands.
00:15:36Mais on voit bien
00:15:37que ce qui se passe aujourd'hui
00:15:38en France sur l'industrie,
00:15:39cette erreur stratégique.
00:15:41Quand on va en Italie,
00:15:42on voit des usines partout.
00:15:43C'est ce que je vous dis,
00:15:44c'est que globalement,
00:15:45mais moi, ça m'amuse,
00:15:46quand on voit le gouvernement,
00:15:47le précédent, celui d'avant,
00:15:48il y en a beaucoup,
00:15:49c'est vrai,
00:15:49c'est le président qui nous disent,
00:15:50ou le président,
00:15:51qui nous disent,
00:15:51oui, on va réindustrialiser.
00:15:52Oui, c'est une bonne idée,
00:15:53mais comment faire ?
00:15:54On augmente les impôts.
00:15:55Si on augmente les impôts,
00:15:56ce n'est pas comme ça
00:15:56qu'on va réindustrialiser.
00:15:57Ça n'a pas de sens.
00:15:58On voit,
00:15:59les formations ne sont pas adéquates.
00:16:01Dans l'industrie,
00:16:01aujourd'hui,
00:16:02il n'y a pas, effectivement,
00:16:03la main d'œuvre adéquate
00:16:04par rapport à ce que veulent
00:16:04les chefs d'entreprise.
00:16:06Et on n'arrête pas
00:16:07de casser nos entreprises,
00:16:08de dire, voilà,
00:16:09on va créer des taxes
00:16:10pour empêcher la réussite,
00:16:11finalement.
00:16:12Oui, Marc Toiti,
00:16:13mais il y a une obsession politique.
00:16:14Le pouvoir d'achat,
00:16:15il faut que les gens
00:16:15à revenu modeste
00:16:16puissent se payer
00:16:17tout ce qu'ils veulent.
00:16:17Donc, on importe
00:16:18des activités économiques
00:16:21qui ruinent les nôtres
00:16:22et on importe.
00:16:23Alors, on enrichit
00:16:24l'importateur et le distributeur,
00:16:25mais on ne recrée pas
00:16:26un réseau de richesses
00:16:28industrielles.
00:16:29Comme on a désindustrialisé
00:16:30la France de façon volontaire,
00:16:31rappelez-vous,
00:16:32dans les années 90-90,
00:16:34il y avait des dirigeants français
00:16:34qui disaient,
00:16:35il faut une économie française
00:16:37sans usine.
00:16:37Vous vous souvenez ?
00:16:38C'est un drame.
00:16:39Le service.
00:16:40Et ça continue aujourd'hui.
00:16:41C'est la gauche
00:16:41qui disait ça aussi.
00:16:42Mais ça continue après,
00:16:43malheureusement.
00:16:43Tout le monde l'a dit.
00:16:45On n'a pas inversé la vapeur.
00:16:46On commence maintenant,
00:16:47mais évidemment,
00:16:48c'est très tard.
00:16:49Et puis surtout,
00:16:49il faut se donner les moyens
00:16:50de le faire.
00:16:50Donc, c'est encore possible.
00:16:51Le problème,
00:16:51c'est qu'il n'y a aucune
00:16:52volonté politique.
00:16:53Il ne s'est même pas du courage.
00:16:54Simplement, une volonté,
00:16:56aujourd'hui,
00:16:56de baisser ses dépenses publiques,
00:16:57de baisser les impôts,
00:16:58de relancer, effectivement,
00:17:00la machine.
00:17:00Et là, on en est très très loin.
00:17:02Donc, moi, c'est ça
00:17:02qui aujourd'hui m'inquiète.
00:17:03C'est qu'on n'a pas d'horizon.
00:17:05Et le chômage est en train
00:17:06d'augmenter.
00:17:06Rendez-vous compte
00:17:07qu'aujourd'hui, en France,
00:17:08on atteint des sommets historiques
00:17:10de défaillance d'entreprise,
00:17:12de faillite d'entreprise.
00:17:13On n'a jamais vu ça.
00:17:14Même si on enlève
00:17:15les micro-entreprises
00:17:15où il y a eu beaucoup
00:17:16de créations, etc.,
00:17:17on est sur 16% au-dessus
00:17:19des sommets.
00:17:19Je suis implanté en Indre-et-Loire
00:17:20et hier, j'ai vu la chambre
00:17:21de commerce.
00:17:2156 sociétés viennent
00:17:23de fermer leurs portes.
00:17:24Ça n'arrête pas.
00:17:26Évidemment, quand les entreprises
00:17:27font faillite,
00:17:28derrière, il y a du chômage
00:17:29qui augmente.
00:17:30C'est ça l'enjeu.
00:17:30La collatérale est énorme.
00:17:31Et donc, bien entendu,
00:17:33ce qui aussi ne colle pas,
00:17:34vous l'avez bien dit,
00:17:35c'est que si on soutient
00:17:35que la consommation,
00:17:37comme il y a la moitié
00:17:37des produits consommés
00:17:38qui sont des produits importés,
00:17:39on la perd là aussi
00:17:40en dix-cits du commerce sectarien.
00:17:42Le serpent non-monétaire
00:17:43se mord la queue.
00:17:43Voilà.
00:17:43Et donc, c'est pourquoi
00:17:44il faut avoir une politique
00:17:46d'ensemble.
00:17:47D'où ma thérapie de choc
00:17:48bienveillante.
00:17:49C'est-à-dire qu'il ne faut pas
00:17:50donner du paracétamol.
00:17:51C'est parce qu'on a mal à la tête.
00:17:53Mais si on a une vraie maladie,
00:17:54malheureusement,
00:17:54comme la France,
00:17:55il faut une vraie thérapie de choc.
00:17:56Et c'est ce que, malheureusement,
00:17:58nos dirigeants n'ont pas
00:17:59le courage de faire
00:17:59et surtout n'ont pas la volonté.
00:18:01Moi, ce qui m'effraie,
00:18:02c'est quand on voit
00:18:02les magouilles politiciennes
00:18:04à la Sous-et-Nationale
00:18:04pour éviter,
00:18:07pour garder sa place,
00:18:07pour éviter la motion de change,
00:18:08etc.
00:18:09Voilà le cafouillage
00:18:10entre le président,
00:18:11le Premier ministre.
00:18:11Enfin, ça ne fait pas sérieux.
00:18:12C'est-à-dire que,
00:18:13quand on voit
00:18:13tous les dirigeants
00:18:14d'entreprises,
00:18:16les Français,
00:18:17qui ont du mal
00:18:17à joindre les deux bouts,
00:18:19les particuliers,
00:18:20les épargnants,
00:18:20ils ont du mal à épargner.
00:18:22On leur dit
00:18:22on va vous taxer encore
00:18:23votre épargne.
00:18:24Et qu'on voit
00:18:24ces magouilles politiciennes,
00:18:26franchement,
00:18:26ce n'est pas de nature
00:18:27améliorer, je dirais,
00:18:28l'image de nos dirigeants.
00:18:30Donc, on peut encore
00:18:30sauver la France,
00:18:31mais là, il faut se réveiller maintenant.
00:18:33Sinon, là...
00:18:33Merci pour ce témoignage
00:18:35qui nous a éclairés.
00:18:36Vous allez évidemment
00:18:36revenir très bientôt
00:18:37parce que je pense
00:18:38que la série n'est pas terminée
00:18:39et qu'on aura besoin
00:18:40de vos lumières
00:18:40pour décrypter cette situation.
00:18:42A très bientôt.
00:18:43Bientôt.
00:18:44Sud Radio.
00:18:45Sud Radio.
00:18:45Parlons vrai.
00:18:46Sud Radio.
00:18:48Parlons vrai.
00:18:50Pourquoi la MAF ?
00:18:51Parce que c'est 100 euros.
00:18:53Sud Radio.
00:18:55La France dans tous ses états.
00:18:57Les perles du jour.
00:18:59Maud, vous allez nous parler
00:19:00d'un paysan
00:19:01qui a pris une amende,
00:19:02qui a été condamné
00:19:03pour une sombre histoire
00:19:04de voisinage.
00:19:05Oui, vous avez déjà eu
00:19:05des problèmes de voisinage
00:19:06Perico, ça arrive à tout le monde.
00:19:07Oui, ça arrive.
00:19:08Oui, un coup de perceuse
00:19:09le dimanche,
00:19:09une fête trop bruyante
00:19:10en règle générale.
00:19:11La tondeuse, la françonneuse.
00:19:12Ah, vous connaissez.
00:19:14Enfin, moi,
00:19:14où je suis victime moi-même
00:19:16mais moi, je dis bien.
00:19:18Eh bien, en règle générale,
00:19:19on discute,
00:19:20on se met d'accord
00:19:20et ça s'arrange.
00:19:21Eh bien là,
00:19:22ça ne s'est pas exactement
00:19:22passé comme ça.
00:19:23Dans la Somme,
00:19:24un agriculteur de 58 ans
00:19:26a été attaqué
00:19:26par ses voisins
00:19:27et condamné
00:19:28à une amende
00:19:29de 450 euros
00:19:30pour, tenez-vous bien,
00:19:31avoir nourri
00:19:32ses bêtes trop tôt.
00:19:33Attaqué en justice,
00:19:34on est d'accord.
00:19:34Attaqué en justice,
00:19:35évidemment.
00:19:35Oui, oui,
00:19:36avec la fourche.
00:19:36Oui, bien sûr.
00:19:37Je vous raconte.
00:19:38Au début, tout allait bien.
00:19:39L'agriculteur raconte
00:19:40avoir aidé la famille parisienne
00:19:41à s'intégrer dans son village
00:19:42il y a 20 ans.
00:19:43À l'époque,
00:19:43les enfants venaient jouer
00:19:44à la ferme,
00:19:45voir les vaches à lait.
00:19:46Puis l'éleveur
00:19:46a changé d'activité.
00:19:47Les vaches à lait
00:19:48ont été remplacées
00:19:49par des vaches à viande,
00:19:50ce qui n'a pas semblé
00:19:51leur plaire.
00:19:52C'est à ce moment-là
00:19:53que les relations
00:19:54de bon voisinage
00:19:55se sont crispées,
00:19:56si je comprends bien.
00:19:56Oui, au départ,
00:19:57la voisine lui reproche
00:19:58de parler trop fort le matin,
00:19:59puis d'allumer son tracteur
00:20:00trop tôt
00:20:01pour apporter le bétail
00:20:02aux animaux.
00:20:02L'agriculteur aménage
00:20:03ses horaires
00:20:04pour éviter le conflit,
00:20:05mais rien n'y fait.
00:20:06Et c'est au mois d'octobre 2024
00:20:07que tout bascule.
00:20:09Olivier et ses fils
00:20:09démarrent les machines
00:20:10à 6h du matin.
00:20:12La voisine excédée
00:20:13file chez les gendarmes.
00:20:14La plainte est déposée.
00:20:15L'agriculteur est condamné
00:20:16pour tapage injurieux.
00:20:18Son avocat a demandé
00:20:18la relaxe, évidemment.
00:20:20La décision des juges
00:20:21sera connue
00:20:21le mardi 25 novembre prochain.
00:20:24Une affaire sidérante
00:20:25qui a fait bondir
00:20:25les agriculteurs
00:20:26de la FNSE
00:20:27a venu en nombre
00:20:27pour soutenir
00:20:28leurs collègues
00:20:28à l'audience.
00:20:29Et nous sommes en ligne
00:20:31avec un autre agriculteur,
00:20:33normalement,
00:20:33Philippe,
00:20:34qui nous appelle du Lot
00:20:35pour réagir à cette affaire.
00:20:36Philippe,
00:20:36ça vous a sidéré,
00:20:38cette histoire ?
00:20:39Oui, bonjour.
00:20:39Bonjour Sud Radio.
00:20:40Bonjour M. Péricos.
00:20:42Merci de donner la parole
00:20:43à la France
00:20:44et à la campagne profonde.
00:20:46On est là pour ça.
00:20:48Voilà.
00:20:48Bon, mais tout ça,
00:20:50tout ça,
00:20:50c'est encore,
00:20:51c'est des gouttes d'eau
00:20:52qui font des bordades, quoi.
00:20:53C'est dommageable
00:20:54d'entendre des choses pareilles, quoi.
00:20:56C'est quelque chose,
00:20:57c'est une catastrophe.
00:20:58Et c'est pour l'agriculteur
00:20:59qui fait juste son travail
00:21:00et qui accueille les gens.
00:21:01Il ne faut quand même
00:21:02pas oublier
00:21:02que le monde agricole
00:21:04accueille les gens
00:21:04dans les campagnes.
00:21:0690-18%
00:21:07ça se passait bien.
00:21:08Mais on est en train
00:21:09de parler des 1 ou 2%
00:21:11que ça se passe mal, quoi.
00:21:12Voilà.
00:21:13Et par contre,
00:21:14moi je voudrais souligner
00:21:16qu'aujourd'hui,
00:21:16il y a des règles.
00:21:17Il y a des règles
00:21:18qu'on ne peut pas empêcher
00:21:19aujourd'hui de travailler les gens,
00:21:20que ce soit un artisan,
00:21:21un commerçant,
00:21:22un agriculteur.
00:21:23Mais cet agriculteur-là,
00:21:24quand ce bâtiment,
00:21:26cette maison,
00:21:26c'est vendu,
00:21:28il faut passer
00:21:30chez un notaire
00:21:31et demander
00:21:32un droit de passage,
00:21:33ça s'appelle.
00:21:34Oui, oui.
00:21:35Les gens qui achètent
00:21:36ne pourront pas porter
00:21:38préjudice à l'agriculteur.
00:21:39Alors le droit de passage,
00:21:41je crois qu'il est inaliénable
00:21:43dans la loi française.
00:21:44Ça s'appelle
00:21:45droit de dépendance
00:21:46ou de servitude.
00:21:47Là, ce qui est étonnant,
00:21:48ce qui est étonnant,
00:21:49c'est que ces gens-là
00:21:50étaient installés.
00:21:51Ils connaissaient
00:21:51l'activité agricole
00:21:52de leurs voisins.
00:21:53Ils avaient même établi
00:21:53de bons rapports,
00:21:54des rapports amicaux,
00:21:55les enfants y allaient.
00:21:56Pourquoi tout d'un coup,
00:21:57au bout d'un moment,
00:21:58on ne supporte plus
00:21:59l'activité agricole
00:22:00qu'on a supportée jusque-là ?
00:22:01Il y a peut-être
00:22:01une tension personnelle.
00:22:03Le problème,
00:22:04c'est que ces gens
00:22:05viennent de la ville.
00:22:06Ils viennent à la campagne.
00:22:07Quand on vient à la campagne,
00:22:09c'est pour accepter
00:22:10la vie de la campagne.
00:22:11C'est pour s'imprégner
00:22:12de cette ruralité
00:22:13et de comprendre
00:22:14qu'il y a des odeurs,
00:22:16des bruits.
00:22:17Mais c'est le paysage sonore,
00:22:18c'est le paysage social.
00:22:19Et tout d'un coup,
00:22:20on décide qu'on a
00:22:21son confort urbain
00:22:22qui doit passer avant
00:22:23et on ne supporte plus rien.
00:22:24C'est ça qui est insupportable.
00:22:25Je ne sais pas
00:22:26si vous êtes d'accord avec moi.
00:22:27Oui,
00:22:28je suis tout à fait d'accord
00:22:30parce qu'à la campagne,
00:22:31il faut savoir
00:22:31qu'il y a des odeurs,
00:22:32il y a du bruit.
00:22:33L'hiver,
00:22:34il y a du brouillard
00:22:34selon où on se trouve.
00:22:36La Wi-Fi,
00:22:37le réseau,
00:22:37ils ne passent pas toujours.
00:22:38On a une qualité de vie
00:22:41au niveau paysage
00:22:42mais il y a des inconvénients
00:22:44et donc il faut s'adapter
00:22:45là où on est
00:22:46et respecter les gens
00:22:47qui nourrissent le monde.
00:22:49C'est les gens
00:22:49qui nourrissent le monde.
00:22:50C'est le brouillard le matin
00:22:51et c'est ça
00:22:52qu'il faut quand même appuyer.
00:22:53Les gens qui travaillent
00:22:54du lundi au dimanche
00:22:55et qui ont des animaux
00:22:56et qui respectent les animaux
00:22:58et qu'il faut respecter
00:22:59la campagne et la nature
00:23:01et respecter les gens
00:23:02qui travaillent sur tout ça.
00:23:03C'est quand même important.
00:23:04Merci beaucoup Philippe.
00:23:06Merci de nous avoir appelés
00:23:07pour commenter cette affaire
00:23:09et j'ajoute
00:23:09et vous aviez raison de le dire
00:23:10c'est vrai que
00:23:11tous les parisiens
00:23:12tous les citadins
00:23:13ne sont pas des emmerdeurs
00:23:14et s'adaptent aussi
00:23:15à la campagne
00:23:16dans des villages
00:23:17où ils arrivent
00:23:17y compris pendant la période sanitaire
00:23:20on en parlait entre nous
00:23:21Péricault.
00:23:22Il y a aussi des gens
00:23:23qui se comportent bien.
00:23:24Heureusement
00:23:24majoritairement
00:23:26mais ceux qui se comportent mal
00:23:27le font souvent
00:23:27pour de très mauvaises raisons.
00:23:30Nicolas Sarkozy
00:23:31a été incarcéré hier
00:23:33ça ne nous a pas échappé
00:23:33à la prison de la santé
00:23:34dans une cellule
00:23:35de 9 mètres carrés
00:23:36et les autres détenus
00:23:37lui ont souhaité
00:23:38bien sûr
00:23:38une bienvenue
00:23:39à leur manière.
00:23:40Écoutez.
00:23:41Il est juste là
00:23:41le quartier isolé
00:23:42il est tout seul en cellule
00:23:43il vient d'arriver
00:23:44mardi 20 octobre 2025
00:23:47il va passer
00:23:48une mauvaise attention
00:23:49juste à côté
00:23:50il y a le mitard
00:23:51en dessous c'est le mitard
00:23:52lui il est juste au dessus
00:23:52la France a peur
00:23:56il y avait une suite
00:23:57normalement
00:23:58il hurle
00:23:59le prisonnier en question hurle
00:24:00et il dit
00:24:01on va venger Kadhafi
00:24:02non mais
00:24:03la France a peur
00:24:05pourquoi la France a peur
00:24:06parce que les prisons
00:24:07ne sont plus sûres
00:24:08la preuve
00:24:08il faut que le président
00:24:09de la république
00:24:10soit accompagné
00:24:11de ces deux officiers
00:24:12de sécurité
00:24:13donc on est dans
00:24:14une situation
00:24:14US
00:24:15l'ancien prison de la république
00:24:16est incarcéré
00:24:17dans une prison
00:24:18avec des gardiens de prison
00:24:19il est censé être
00:24:19entre guillemets
00:24:20protégé
00:24:21et il faut qu'il soit
00:24:22quand même escorté
00:24:23par ces deux officiers
00:24:24de sécurité
00:24:24parce qu'il n'est pas
00:24:25il n'est pas en sécurité
00:24:26c'est une situation
00:24:27surréaliste
00:24:28donc à cause
00:24:29de l'incarcération
00:24:30de Nicolas Sarkozy
00:24:31il y a deux flics
00:24:32qui se retrouvent en taule
00:24:33parce que évidemment
00:24:34ils vont passer la nuit
00:24:35en cellule
00:24:35c'est la cellule d'à côté
00:24:36ça je veux dire
00:24:37c'est quand même
00:24:38c'est quand même
00:24:38des jamais vu
00:24:39très étonnant quand même
00:24:40que cette disposition
00:24:42alors je crois que
00:24:43le ministre de l'intérieur
00:24:44a dû demander
00:24:45au ministre de la justice
00:24:47l'autorisation
00:24:48de faire entrer
00:24:49d'installer
00:24:49ces deux policiers
00:24:50dans la cellule
00:24:51contiguent à celle
00:24:52de l'ancien président
00:24:52de la République
00:24:53et qu'évidemment
00:24:54les poux
00:24:54ils ne vont pas passer
00:24:55la durée d'incarcération
00:24:58il y a évidemment
00:24:58un roulement
00:25:00un roulement
00:25:01entre fonctionnaires
00:25:01mais il faut protéger
00:25:03le président de la République
00:25:03donc on le suit
00:25:04pendant sa promenade
00:25:06voilà
00:25:06enfin on le surveille
00:25:07d'abord ça veut dire quoi
00:25:09ça veut dire que
00:25:10les gardiens de prison
00:25:10le personnel pénitentiaire
00:25:12n'est pas habilité
00:25:13ou n'a pas la compétence
00:25:14alors on sait
00:25:15qu'ils ne sont pas armés
00:25:15les deux autres sont armés
00:25:17enfin voilà
00:25:18on découvre une fois de plus
00:25:20un dysfonctionnel
00:25:21alors c'est vrai que
00:25:21c'est pas tous les jours
00:25:22qu'un ancien président
00:25:23de la République
00:25:24va en prison
00:25:24mais là on le flanque
00:25:26quand même de son service
00:25:26de sécurité
00:25:27oui bon bah écoutez
00:25:29alors il a un peu de lecture
00:25:30et puis il aura quand même
00:25:32ses deux policiers
00:25:32pour discuter le coup
00:25:34alors pour la menace
00:25:35de la menace
00:25:36qui lui est faite
00:25:36on va venger Kadhafi
00:25:38on n'y comprend pas grand chose
00:25:40parce qu'une des raisons
00:25:41pour lesquelles
00:25:42le président de la République
00:25:43est en détention
00:25:45on peut dire provisoire
00:25:46puisqu'il y a une exécution
00:25:47immédiate
00:25:48c'est qu'il aurait
00:25:49accepté
00:25:52de faire financer
00:25:53sa campagne
00:25:54par des fonds
00:25:55du président
00:25:57du colonel Kadhafi
00:25:58et là on a le président
00:25:59qui dit
00:25:59on va venger Kadhafi
00:26:00ça veut dire
00:26:01qu'on soupçonnerait
00:26:03Nicolas Sarkozy
00:26:04d'être lié
00:26:05à la mort
00:26:06à l'assassinat
00:26:07au moment de
00:26:08quand la Libye
00:26:09a vécu sa révolution
00:26:10Nicolas Sarkozy
00:26:13serait lié
00:26:14à l'assassinat
00:26:15de Mohamed Kadhafi
00:26:16alors qu'il lui a prêté
00:26:17de l'argent
00:26:17on est largué
00:26:20je pense qu'on aura
00:26:20l'occasion de revenir
00:26:21sur cet épisode là
00:26:24enfin bon écoutez
00:26:25pour l'instant
00:26:26on sait que le président
00:26:26de la République
00:26:27est gardé
00:26:28et comme le garde des Sceaux
00:26:29va venir le voir
00:26:30j'espère que le garde des Sceaux
00:26:32viendra aussi
00:26:32avec ses policiers
00:26:33parce que si les prisons
00:26:34ne sont pas sûrs
00:26:35il n'est pas raison
00:26:35il n'est pas question
00:26:36qu'on fasse du mal
00:26:37à Gérald Darmanin
00:26:38Sud Radio
00:26:40la France dans tous ses états
00:26:42ne lâchons rien
00:26:44en partenariat
00:26:45avec les chambres de commerce
00:26:46et d'industrie
00:26:47les réussites du quotidien
00:26:49nous sommes avec
00:26:50Eric Biot
00:26:50patron de la maison
00:26:51de la presse à Garlin
00:26:53bonjour
00:26:53bonjour Eric Biot
00:26:55alors on ne lâche rien
00:26:56je sais que vous ne lâchez rien
00:26:57maison de la presse
00:26:59je peux vous dire
00:26:59j'en vois fermé
00:27:00tout le temps
00:27:01en France
00:27:01parce que les gens
00:27:02ne lisent plus de journaux
00:27:03la librairie
00:27:04je ne les compte plus
00:27:05et c'était si important
00:27:06dans une bourgade
00:27:07dans un village
00:27:07d'avoir une maison de la France
00:27:09vous êtes à Garlin
00:27:09c'est dans le Béarn
00:27:10je crois à Garlin
00:27:11c'est ça
00:27:12nord-est du Béarn
00:27:13à la limite des Landes
00:27:15du Gers et des Hautes-Pyrénées
00:27:17il y a l'accent
00:27:18il y a l'accent
00:27:18territoire alimentaire
00:27:21et gastronomique
00:27:21la garbure et le foie gras
00:27:23et pourtant
00:27:23il faut bien vendre des journaux
00:27:24alors vous avez comment fait
00:27:26vous avez survécu
00:27:27ou vous êtes en difficulté
00:27:28ou au contraire
00:27:29vous ne lâchez rien
00:27:30et vous vous battez
00:27:31non
00:27:32je dirais plutôt
00:27:34que je ne lâche rien
00:27:35que je me bats
00:27:35donc avec une offre
00:27:38de maison de la presse classique
00:27:40la presse
00:27:41mais aussi
00:27:41buraliste
00:27:42la librairie
00:27:43qui pèse une part importante
00:27:45aujourd'hui
00:27:46de mon chiffre d'affaires
00:27:47comme quoi
00:27:48on peut apporter
00:27:48une offre culturelle
00:27:49en milieu très rural
00:27:50puisqu'on est dans une petite commune
00:27:52de 1400 habitants
00:27:54alors vous êtes victime
00:27:56de deux choses
00:27:56les gens qui lisent moins la presse
00:27:58avec une multiplication de titres
00:28:00vos collègues
00:28:01de maison de la presse
00:28:02me disaient
00:28:02on a des mises en place
00:28:04de journaux
00:28:05à mettre sur les étalages
00:28:06ça n'en finit pas
00:28:07et que les invendus
00:28:08à renvoyer
00:28:08et en librairie
00:28:09la même chose
00:28:10il faut avoir des livres
00:28:11une période où les gens
00:28:12lisent moins
00:28:12il faut renvoyer les invendus
00:28:14c'est galère
00:28:15cette fonction
00:28:16c'est exact
00:28:18mais c'est
00:28:19bon
00:28:19c'est le passage obligé
00:28:20si on n'a pas cette offre
00:28:22les gens ne viennent pas
00:28:23nous voir
00:28:24donc
00:28:24c'est inévitable
00:28:26pour autant
00:28:27vous restez un lieu
00:28:28vous restez alors
00:28:29dans un commerce de proximité
00:28:30vous êtes en plein bourg
00:28:31ou non à Garland
00:28:31vous êtes au centre du village
00:28:33oui
00:28:34vous avez de la fréquentation
00:28:37régulière
00:28:37des clients habitués
00:28:39où vous sentez aussi
00:28:40que vous êtes un peu victime
00:28:41du système Amazon
00:28:43qui fait qu'on commande
00:28:43ses livres en ligne
00:28:44sur internet
00:28:45et on ne va plus
00:28:46chez le libraire
00:28:47vous avez quand même
00:28:48de la clientèle
00:28:48j'ai quand même
00:28:50de la clientèle
00:28:51une bonne clientèle
00:28:52assez fidèle
00:28:53j'ai une clientèle
00:28:55essentiellement
00:28:56d'habitués
00:28:56effectivement
00:28:58on se heurte
00:29:00quand même
00:29:00à la concurrence
00:29:01notamment des plateformes
00:29:02des ventes en ligne
00:29:03ça c'est une certitude
00:29:04qui sont vos clients ?
00:29:06c'est des gens du quartier
00:29:07c'est une certaine génération
00:29:08c'est plutôt au milieu scolaire
00:29:10qui vient vous acheter des livres ?
00:29:12alors ce sera essentiellement
00:29:15des gens de notre ancien canton
00:29:17donc c'est un milieu très rural
00:29:18et c'est vraiment un commerce
00:29:20un vrai commerce de proximité
00:29:22vous avez des salariés ?
00:29:25oui
00:29:25j'ai deux salariés
00:29:27d'ailleurs je signale
00:29:29on parle souvent
00:29:30des problèmes de recrutement
00:29:31je signale
00:29:32que les deux sont arrivés
00:29:34en stage de découverte
00:29:36chez moi
00:29:36et qu'ils ont fait
00:29:37leur apprentissage
00:29:38chez moi
00:29:38donc il y a quand même
00:29:39c'est pour souligner
00:29:41les choses positives
00:29:42c'est pour souligner
00:29:43les choses positives
00:29:43voilà
00:29:44et bien écoutez
00:29:45ce message est encourageant
00:29:46mais on l'appresse à Garland
00:29:48et on encourage
00:29:49tous les auditeurs
00:29:50de Sud Radio
00:29:50d'aller venir vous voir
00:29:51pour acheter
00:29:52des journaux
00:29:53et des livres
00:29:54pour s'instruire
00:29:55et s'informer correctement
00:29:56merci
00:29:56merci Eric Biot
00:29:58restez bien avec nous
00:29:59on est ensemble
00:29:59jusqu'à 14h
00:30:00et dans un petit instant
00:30:01on parlera du canon français
00:30:03ça vous dit peut-être
00:30:03quelque chose
00:30:04il y a une polémique
00:30:05en ce moment
00:30:05sur ces banquets
00:30:06organisés un petit peu
00:30:07partout en France
00:30:08on les accuse
00:30:09d'être des radicalisés
00:30:11d'extrême droite
00:30:12allez on va dire
00:30:13des choses comme ça
00:30:13si ça vous fait bondir
00:30:15réagissez
00:30:15si vous êtes d'accord
00:30:16réagissez aussi
00:30:170826 300 300
00:30:18à tout de suite
00:30:19le son peut-être
00:30:21prononcé le sujet
00:30:23ça va bien se passer
00:30:24ça s'appelle un faux départ
00:30:35mais ça sent bon la France
00:30:36les chansons
00:30:36ce sont les jeux du direct
00:30:37mais oui
00:30:38les verts qui cognent
00:30:39et la bonne barbacke grillée
00:30:40ça vous parle ça Perico
00:30:41et bien ne vous enthousiasmez
00:30:42pas trop
00:30:42parce que
00:30:43ce que vous entendez là
00:30:44pour certains
00:30:45s'apparente carrément
00:30:46au bruit des bottes
00:30:47on vous explique tout ça
00:30:47avec le cofondateur
00:30:48du canon français
00:30:49Géraud de Latour
00:30:50bonjour
00:30:50bonjour Géraud de Latour
00:30:52bonjour à tous
00:30:52alors le canon français
00:30:54je rassure nos auditeurs
00:30:55nous n'allons pas parler
00:30:56d'artillerie
00:30:56vous savez que ça me fait
00:30:57penser à cette scène
00:30:58des tontons flingueurs
00:31:00quand ils sont dans la cuisine
00:31:01et il lui dit
00:31:02il avait décimé
00:31:02toute une division de Panzer
00:31:04ah bon ?
00:31:05il faisait dans l'artillerie ?
00:31:06non !
00:31:06dans la limonade
00:31:07soit ce qu'on me dit
00:31:08donc le canon français
00:31:09il s'agit bien du verre de vin
00:31:10et de ce rituel
00:31:11le canon
00:31:12donnez-moi un canon
00:31:13en général c'est accompagné
00:31:14d'une salaison
00:31:15d'un peu de pâté
00:31:16ou d'un peu de saucisson
00:31:18rassurez-moi
00:31:19le canon français
00:31:20c'est pour être heureux
00:31:22et se partager
00:31:22c'est pas pour faire de l'idéologie
00:31:24Géraud de Latour
00:31:25exactement
00:31:25nous on est juste là
00:31:28pour organiser des fêtes
00:31:29donc c'est des grandes fêtes
00:31:30ça fait plus de 4 ans
00:31:31qu'on fait ça
00:31:32on a rassemblé déjà
00:31:33plus de 80 000 personnes
00:31:34à travers tout le pays
00:31:35et donc ce sont des grands
00:31:36banquets festifs
00:31:37où les gens se retrouvent
00:31:38à la même table
00:31:39partagent des plats
00:31:39rigolent
00:31:40chantent
00:31:40et s'amusent
00:31:42voilà
00:31:43donc évidemment
00:31:44c'est pour donner de la joie
00:31:45du bonheur aux gens
00:31:46nous c'est notre métier
00:31:48c'est ce qu'on fait tous les jours
00:31:49on voit bien
00:31:49on voit bien les images
00:31:50vous êtes avec
00:31:51alors il y en a qui ont débéré
00:31:52c'est à la bonne franquette
00:31:54c'est un peu le banquet républicain
00:31:55j'allais vous dire
00:31:56mais surtout c'est un banquet
00:31:57un banquet populaire
00:31:58où on partage
00:31:59dans la convivialité
00:32:00et l'amitié parfois
00:32:02on partage les bienfaits
00:32:04de cette terre
00:32:04on partage les produits de la terre
00:32:06quelques plats classiques
00:32:08de terroir
00:32:09et puis on déguste
00:32:10les vins de l'endroit
00:32:11les crus
00:32:12les crus de la région
00:32:12ou autre chose
00:32:13c'est pour partager
00:32:14j'allais dire dans une époque
00:32:15où on est un petit peu dans le stress
00:32:16arriver à rassembler des gens
00:32:18non pas pour une manifestation
00:32:20ou une contestation
00:32:21ou pour témoigner d'un malaise
00:32:23mais de dire voilà
00:32:24on est heureux d'être ensemble
00:32:25c'est pas un repas de luxe
00:32:26c'est pas du caviar
00:32:27avec du
00:32:28il peut peut-être y avoir du foie gras
00:32:29enfin c'est pas un repas de luxe
00:32:30ce sont des choses simples
00:32:31et le simple fait de se réunir
00:32:33suscite chez certains observateurs
00:32:35une interprétation
00:32:37comme quoi ça serait
00:32:38un retour quoi
00:32:39ça serait un retour à la terre
00:32:41elle ne ment pas
00:32:41ça serait pétiniste
00:32:43ça serait réactionnaire
00:32:45de se réunir
00:32:45pour boire un coup de rouge
00:32:47et manger du saucisson
00:32:48je ne sais pas ça
00:32:50il faut que vous leur demandiez
00:32:51à eux
00:32:52tout simplement
00:32:53parce que nous
00:32:54nos événements sont publics
00:32:55on les partage tous les jours
00:32:57à nos plus de 700 000 followers
00:32:58sur les réseaux sociaux
00:32:59et n'importe qui
00:33:00peut venir s'inscrire
00:33:01donc ils viennent voir
00:33:02et ils verront bien
00:33:03ce que c'est
00:33:04et à part nous voir
00:33:05danser sur la Golfa
00:33:06en tirant au canon à fumer
00:33:07je pense qu'ils vont être
00:33:08assez déçus
00:33:09s'ils s'imaginent
00:33:10certaines choses
00:33:10on s'en doute
00:33:11comment est cette initiative
00:33:12cette très belle initiative
00:33:13Jérôme Latour
00:33:14c'est une histoire de copains
00:33:16à la base
00:33:16de très bons amis
00:33:17nous on aime faire ça
00:33:18entre amis
00:33:19se retrouver à table
00:33:20manger des produits
00:33:21de perroirs
00:33:21de petits producteurs locaux
00:33:23chanter à table
00:33:25s'amuser
00:33:26c'est un peu le repas du dimanche
00:33:27en fait
00:33:27qui traîne un peu en longueur
00:33:29et donc on a décidé
00:33:31d'entreprendre là-dessus
00:33:33au début c'était vraiment
00:33:34une idée de copain
00:33:35et ça a pris une ampleur folle
00:33:36et donc on est rentré
00:33:39en plein dedans
00:33:39et on a décidé de faire ça
00:33:41avec des centaines
00:33:42et des centaines de personnes
00:33:43et ça a pris
00:33:44ça fait 3 ans
00:33:453-4 ans
00:33:45qu'on fait ça
00:33:46il y a eu beaucoup de monde
00:33:47comment se passe
00:33:48de faire ça
00:33:48d'abord c'est sur tout
00:33:49le territoire français
00:33:50aujourd'hui ou non
00:33:51c'est parti d'où
00:33:52le premier canon français
00:33:54est parti d'où ?
00:33:56de chez nous
00:33:56en Touraine
00:33:57nous on habite
00:33:58en Touraine
00:33:58à Tours
00:33:59dans le 37
00:33:59très bien
00:34:00donc c'est parti
00:34:01il y avait 80 personnes
00:34:02à notre premier événement
00:34:04et en fait avec le temps
00:34:06maintenant on en fait
00:34:06évidemment partout en France
00:34:08le week-end dernier
00:34:09on était à la polé
00:34:09de la côte chalonaise
00:34:10en Bourgogne
00:34:10avec 3000 convives
00:34:12ce week-end
00:34:13on est de retour à Tours
00:34:14après il y a la Bretagne
00:34:16ensuite les Vosges
00:34:17on va vraiment partout
00:34:18Marseille
00:34:19le Nord
00:34:20le but c'est vraiment
00:34:21d'aller partout
00:34:22sur le territoire
00:34:23comme une troupe de cirque
00:34:24en fait
00:34:24qui tourne un peu
00:34:25et voilà
00:34:26donc c'est bien
00:34:27l'Andouillette
00:34:28le Rillon
00:34:29et la Rillette
00:34:30avec un peu de Chinon
00:34:31et du Vouvray
00:34:32modérément
00:34:33qui est à l'origine
00:34:34qui fut le premier banquier
00:34:35de Canons français
00:34:36puis ensuite on fait un tour
00:34:37du terroir français
00:34:39avec les spécialités locales
00:34:40qui prépare les plats
00:34:41qui est d'abord
00:34:41qui fait la cuisine ?
00:34:43Alors nous
00:34:44pour les menus
00:34:45ce qu'on fait
00:34:45c'est que sur chaque région
00:34:46on va aller
00:34:47on va chercher
00:34:48chez un fromager local
00:34:50un charcutier local
00:34:52donc des producteurs
00:34:53voilà
00:34:53vous allez voir les producteurs
00:34:54c'est ça exactement
00:34:56qui vont nous préparer
00:34:57les plateaux
00:34:57et ensuite nous après
00:34:58on a 4 traiteurs
00:34:59on a divisé la France en 4
00:35:00qui s'occupent de tout
00:35:01ce qui va être service
00:35:02cuisson
00:35:02mais à chaque fois
00:35:04on essaye d'aller chercher
00:35:05au plus proche
00:35:05donc vraiment
00:35:07la fromagerie
00:35:08on appelle
00:35:09on prospecte
00:35:09un peu à droite à gauche
00:35:10il y a beaucoup
00:35:10évidemment d'artisans
00:35:11qui nous contactent directement
00:35:12on a beaucoup d'appels entrants
00:35:13mais voilà
00:35:14à chaque fois
00:35:14on essaye de faire
00:35:15le plus local possible
00:35:17et de faire travailler
00:35:17des petites boutiques
00:35:19des petits artisans
00:35:20on s'inscrit comment
00:35:21sur internet
00:35:22il y a un site
00:35:22sur internet
00:35:24exactement
00:35:24on a un site internet
00:35:25ou alors via nos réseaux sociaux
00:35:27on met tous les liens
00:35:27de nos billetteries
00:35:28et on communique
00:35:29uniquement via nos réseaux sociaux
00:35:31en fait
00:35:31en faisant des vidéos
00:35:32de promotion
00:35:33via les événements précédents
00:35:36et on annonce
00:35:38ces événements
00:35:38donc n'importe qui
00:35:39peut aller se rendre
00:35:39sur la billetterie
00:35:40et prendre une place
00:35:41je pense que ça a un coût
00:35:43qu'est-ce que ça coûte
00:35:44de venir partager
00:35:45de s'asseoir à la table
00:35:46du canon français
00:35:46alors ça coûte 80 euros
00:35:49par personne
00:35:49parce que dedans
00:35:50vous avez tout compris
00:35:51donc entrée, plat, fromage, dessert
00:35:53avec de quantités très généreuses
00:35:55plus toutes les boissons
00:35:56vous n'avez rien à dépenser
00:35:57sur place
00:35:57et ensuite de ça
00:35:59nous il y a une vraie
00:36:00production musicale
00:36:01donc on a des concerts
00:36:01on a de la scénographie
00:36:05il y a beaucoup d'animation
00:36:06il y a aussi une partie
00:36:06une partie spectacle
00:36:07je comprends pour le prix
00:36:08ça dure combien de temps
00:36:10ça dure
00:36:10c'est la journée complète
00:36:11ou une demi-journée
00:36:12non
00:36:13c'est un déjeuner
00:36:14alors je trouve
00:36:15quand on les fait les soirs
00:36:16mais de manière générale
00:36:16nous c'est des déjeuners
00:36:17ça dure de midi à des 7 heures
00:36:18donc c'est un déjeuner
00:36:19de 5 heures on va dire
00:36:20qui voyez-vous venir ?
00:36:22alors justement
00:36:22c'est là où on va mettre
00:36:23les pieds dans le plat
00:36:24c'est que là de dire
00:36:24est-ce que c'est des gens
00:36:26d'un certain niveau social
00:36:27d'une certaine idéologie
00:36:29c'est des jeunes
00:36:30c'est des gens
00:36:31j'allais dire
00:36:31c'est des citoyennes
00:36:32et des citoyens français
00:36:33comme les autres
00:36:33qui viennent
00:36:34il n'y a pas de préjugés
00:36:36il me semble
00:36:36tout le monde qui vient
00:36:38nous de toute façon
00:36:39on ne demande pas
00:36:39aux personnes qui viennent
00:36:41pour qui ils votent etc
00:36:41donc ça je ne saurais pas vous dire
00:36:43mais ce qui est certain
00:36:43c'est qu'il y a de tout
00:36:45on a beaucoup de français
00:36:47qui viennent de la ruralité
00:36:50mais on a aussi des citadins
00:36:51au début on avait évidemment
00:36:52beaucoup plus de jeunes
00:36:53puisqu'on communiquait
00:36:54essentiellement
00:36:54via les réseaux sociaux
00:36:55mais avec le bouche à oreille
00:36:57les gens ont commencé
00:36:57à amener leurs parents
00:36:58leurs grands-parents
00:36:59ils viennent en famille
00:37:00donc maintenant
00:37:00on a de tous les âges
00:37:01ça va de 0 à 80 ans
00:37:03la fréquence peut être quoi ?
00:37:05c'est une fois par mois
00:37:06ou ça dépend de l'endroit
00:37:07où vous vous réunissez ?
00:37:09ou ça pourrait être plus fréquent
00:37:10si l'idée progressait ?
00:37:15en général nous là
00:37:16on fête chaque année
00:37:17on fait de plus en plus de monde
00:37:19en fait
00:37:20et on est entre 3 et 4 événements
00:37:21par mois
00:37:22ça va dépendre
00:37:23quand les gens viennent
00:37:24ils se tiennent bien
00:37:26même si on boit
00:37:27un coup de thé à canon
00:37:28comme c'est le cas de le dire
00:37:29on goûte des vins
00:37:30on goûte des plats
00:37:31bon il y a de la bonne humeur
00:37:32il y a de la chanson
00:37:33en fin de repas
00:37:33on est un petit peu plus guillé
00:37:35qu'au début
00:37:36mais il n'y a jamais eu
00:37:37de dérive de comportement
00:37:38et il n'y a jamais eu
00:37:39vous savez
00:37:40il peut toujours y avoir
00:37:40quelqu'un qui fait une déclaration
00:37:42qui fait une saillie
00:37:44avec une connotation
00:37:45politique, idéologique
00:37:46alors
00:37:47ou vous avez un code
00:37:49là-dessus justement
00:37:49nous à notre connaissance
00:37:52on n'en a pas vu
00:37:53en tout cas
00:37:54après on brasse
00:37:54beaucoup de monde
00:37:55mais de toute façon
00:37:56nous on a une charte
00:37:57de bonne conduite
00:37:58que les participants
00:37:59doivent lire
00:38:00en fait
00:38:00avant de s'inscrire
00:38:01voilà
00:38:01c'est ce que je voulais savoir
00:38:02voilà
00:38:02exactement
00:38:04donc évidemment
00:38:05tout ce qui va être idéologique
00:38:06partisan ou autre
00:38:08c'est interdit
00:38:08parce que c'est la fête
00:38:09mais même aussi
00:38:10il faut bien se tenir
00:38:11respecter le lieu
00:38:12respecter les autres
00:38:13etc
00:38:14et nous on est assez
00:38:15assez bluffé
00:38:16de voir que ça se passe
00:38:17extrêmement bien
00:38:18du coup
00:38:18d'ailleurs beaucoup de Béry
00:38:19nous disent que
00:38:20c'est pour ça qu'ils aiment
00:38:21quand on vient
00:38:21alors je vais vous poser
00:38:22la question
00:38:23est-ce que les municipalités
00:38:24qui vous reçoivent
00:38:24vous reçoivent
00:38:25et vous disent éventuellement
00:38:26ça s'est bien passé
00:38:27pour nous c'est une activité sociale
00:38:29qu'on ne peut pas mettre en place
00:38:30revenez quand vous voulez
00:38:31oui c'est déjà le cas
00:38:33par exemple là je vous parlais
00:38:34du week-end dernier
00:38:35parce que c'est le plus proche
00:38:35avec la mairie de Châlons-sur-Saône
00:38:37c'est la deuxième année consécutive
00:38:38qu'on vient
00:38:39l'année dernière
00:38:40on avait rassemblé
00:38:401800 personnes au repas
00:38:41le soir
00:38:42le maire nous a dit
00:38:43le week-end dernier
00:38:44zéro incident
00:38:45à la sortie dans la ville
00:38:47etc
00:38:47donc là ils sont ravis
00:38:48c'est eux qui nous ont rappelé
00:38:49pour qu'on revienne
00:38:50et ça c'est un exemple
00:38:51parmi d'autres
00:38:51parce qu'à côté de ça
00:38:53nous on va rassembler
00:38:54évidemment des gens locaux
00:38:55il y a des gens qui viennent de loin
00:38:56de Belgique, de Suisse
00:38:57on a même eu des Espagnols
00:38:58qui sont venus
00:38:59des Anglais même une fois
00:39:00donc ça va rassembler du monde
00:39:02donc évidemment
00:39:02pour les villes
00:39:03c'est super sympa
00:39:04parce que ça permet
00:39:04de faire découvrir la ville
00:39:05de remplir les hôtels
00:39:06les restaurants etc
00:39:07donc aucun fondement
00:39:10à retenir
00:39:11sur une dérive
00:39:12une interprétation
00:39:13politique
00:39:14de ce rassemblement
00:39:15c'est venu d'où
00:39:16est-ce que vous avez été
00:39:18déjà contacté
00:39:18interpellé directement
00:39:19par des responsables
00:39:20qui vous ont dit
00:39:21oui mais ce genre de fait
00:39:23ce genre de fait
00:39:25a quand même
00:39:25une couleur politique
00:39:26est-ce que le fait
00:39:27que vous auriez pu être
00:39:28je crois financé
00:39:29par Pierre-Edouard Sterrain
00:39:29a pu semer la confusion
00:39:31qui en soit
00:39:32n'est absolument pas un problème
00:39:33non parce que
00:39:35ce genre d'attaque
00:39:36alors c'est vrai
00:39:37qu'elles sont plus virulentes
00:39:37alors monsieur Pierre-Edouard Sterrain
00:39:39on ne l'a jamais rencontré
00:39:40on a en effet le traité
00:39:41avec un de ses fonds d'investissement
00:39:42mais pour des raisons
00:39:42purement entrepreneuriales
00:39:44et je crois qu'on est
00:39:45dans un pays libre
00:39:46et de toute façon
00:39:47on peut faire des affaires
00:39:48avec qui on veut
00:39:48mais nous on se faisait déjà
00:39:50attaquer même avant cette histoire
00:39:51sur le principe même
00:39:53de ce qu'on était
00:39:53attaqué par qui ?
00:39:57on sait des gens
00:39:58on a eu des mauvais articles
00:40:01on a eu Charlie Hebdo
00:40:02qui n'a pas été très sympa
00:40:03avec nous
00:40:03mais sans raison
00:40:04d'accord
00:40:04on a eu
00:40:06mais là c'est comme
00:40:07ce qui s'est passé en Bretagne
00:40:08c'est souvent des anomalies
00:40:09donc finalement
00:40:09on ne sait pas ce que c'est
00:40:10à part que ce sont
00:40:11sûrement des groupes de fascistes
00:40:13qui veulent interdire
00:40:14à part Charlie Hebdo
00:40:15c'est étonnant
00:40:15parce qu'eux-mêmes
00:40:16ont été souvent attaqués
00:40:18du côté de leur gauche
00:40:19parce qu'ils n'étaient pas
00:40:21assez ceci ou pas assez cela
00:40:22que là
00:40:23et à part Charlie Hebdo
00:40:25il y a eu d'autres médias
00:40:25qui vous ont montré du doigt
00:40:27ou d'autres instances ?
00:40:29non pas vraiment
00:40:30enfin là je n'ai pas en tête
00:40:31etc
00:40:32mais voilà
00:40:32on subissait déjà des critiques
00:40:34sur ce qu'on était
00:40:35avec beaucoup de diffamation
00:40:36sur ce qui se passait
00:40:38sur nos événements
00:40:39alors nous ce qu'on dit toujours
00:40:40mais venez
00:40:41vous allez voir
00:40:41vous allez vous amuser
00:40:42et vous verrez que
00:40:43tout ce que vous dites
00:40:44est faux
00:40:44est purement faux
00:40:45donc voilà
00:40:46mais vous savez
00:40:48nous on a le cuir sous ligne
00:40:49on est juste là
00:40:50pour donner du bonheur aux gens
00:40:51les gens nous soutiennent
00:40:52nos événements
00:40:53sont pratiquement tous sold out
00:40:54là on a déjà vendu
00:40:55des milliers de places
00:40:56même jusqu'à mars 2026
00:40:58donc finalement
00:40:59nous on avance
00:41:00on fait la fête
00:41:00on rigole
00:41:01et on fait travailler
00:41:01les petits producteurs
00:41:02bon le canon français
00:41:04restera français bien sûr
00:41:06et ça ne veut pas dire
00:41:06d'ailleurs vous n'ayez pas
00:41:07éventuellement un jour
00:41:08une spécialité
00:41:09ou fassiez
00:41:09de la paella ou du couscous
00:41:10je suis sûr que ça pourrait
00:41:11tout à fait être faisable
00:41:12et le canon français
00:41:13restera républicain
00:41:14il restera citoyen
00:41:15ouvert à tous
00:41:16voilà
00:41:16sans discrimination
00:41:17comme la France
00:41:18a toujours su célébrer
00:41:20ces festins populaires
00:41:21et les instants de table
00:41:23qui font qu'on est fier
00:41:24et heureux d'être français
00:41:25parce que nous avons
00:41:25des produits agricoles
00:41:27à mettre en valeur
00:41:27et c'est une raison
00:41:28pour laquelle il faut se battre
00:41:30pour ces gens là
00:41:30merci Géraud Latour
00:41:32d'avoir témoigné
00:41:32on aura certainement
00:41:33l'occasion de se retrouver
00:41:34une prochaine fois
00:41:35à bientôt
00:41:35oui je peux juste ajouter
00:41:39je voulais juste ajouter
00:41:40que le banquier breton
00:41:41qui a donc été annulé
00:41:42suite à cette pression anonyme
00:41:44sera bien maintenu
00:41:46parce que nous
00:41:46c'est pas nous
00:41:47qui avons décidé d'annuler
00:41:48c'est le propriétaire
00:41:50à qui on louait le lieu
00:41:51parce qu'il subissait des pressions
00:41:52a priori
00:41:53il y a des employés
00:41:54qui se faisaient prendre à partie
00:41:55nous on se trouve ça
00:41:56extrêmement grave
00:41:57parce que si on laisse
00:41:58des petites minorités anonymes
00:42:00empêcher des gens
00:42:01de travailler
00:42:02d'entreprendre
00:42:02surtout à l'époque
00:42:03où on a quand même
00:42:04une économie en berne
00:42:05nous il y a beaucoup
00:42:06beaucoup de gens
00:42:06qui travaillent
00:42:06autour de nos événements
00:42:07il y avait des tonnes
00:42:08de nourriture commandée
00:42:09de chez des petits producteurs
00:42:11on parle de très grosses quantités
00:42:12parce qu'on a plus de 2000 convives
00:42:13donc c'est très grave
00:42:14donc on a décidé
00:42:15nous de maintenir l'événement
00:42:16et on a déjà des solutions
00:42:18et on les publiera
00:42:20on ne lâche rien
00:42:22c'est un leitmotiv
00:42:23qui est très à la mode
00:42:24en ce moment
00:42:24merci Géraud Latou
00:42:25restez bien avec nous
00:42:26dans un instant
00:42:27Eric Nolo
00:42:27est notre invité
00:42:28auteur de La République
00:42:29c'est lui
00:42:30paru aux éditions
00:42:31FAYA
00:42:31vous voyez à qui fait référence
00:42:33à témoigner 0826 300 300
00:42:36à tout de suite
00:42:36l'actualité est très fournie
00:42:38en ce moment
00:42:38il se passe beaucoup de choses
00:42:39ça va dans tous les sens
00:42:40je crois que les gens
00:42:41ils nous appellent
00:42:42pour nous dire
00:42:43on voudrait du décryptage
00:42:44on voudrait comprendre
00:42:45dans le détail
00:42:46tel phénomène politique
00:42:47tel phénomène économique
00:42:48pourquoi il y a des crises
00:42:49pourquoi on en est là
00:42:50ce qu'on voudrait
00:42:51c'est que les auditeurs
00:42:52de Sud Radio nous appellent
00:42:53on leur donne la parole
00:42:54là pendant une heure
00:42:56on a besoin d'eux
00:42:56de leur témoignage
00:42:57qui nous pose toutes les questions
00:42:58on y répondra
00:42:59et on va reprendre un petit peu
00:43:01les thèmes de la récente actualité
00:43:02on a un président de la république
00:43:04qui est en prison
00:43:04on a un agriculteur
00:43:06qui s'est fait
00:43:06qui a perdu son procès
00:43:07parce qu'il fait son boulot
00:43:08de paysans à côté
00:43:10de gens de la ville
00:43:10qui ne supportent pas
00:43:11la situation
00:43:12on a un président de la république
00:43:14alors en exercice
00:43:15lui qui depuis la Slovénie
00:43:16explique
00:43:17ah bah non
00:43:17la réforme des retraites
00:43:18c'est pas une suspension
00:43:20c'est un décalage
00:43:21et puis on a des prisonniers
00:43:23qui menacent
00:43:23le président de la république
00:43:24qui est incarcéré de mort
00:43:25et puis bon
00:43:26on a eu le canon français
00:43:28on a des gens
00:43:29qui se réunissent
00:43:29autour de la table
00:43:30pour boire un coup de rouge
00:43:31manger du saucisson
00:43:32et ils se font traiter de fachos
00:43:33bon alors nous on est là
00:43:34on n'est pas là pour aggraver
00:43:35la situation
00:43:36on est là pour décrypter
00:43:36on est là pour apaiser
00:43:38on voudrait vraiment
00:43:39que vous nous appeliez
00:43:40de toute la France
00:43:40Sud Radio est écoutée partout
00:43:42alors en Youtube
00:43:43au nord de la Loire
00:43:44en direct au sud de la Loire
00:43:45le Béarnes
00:43:47la Provence
00:43:48l'Occitanie
00:43:49qu'est-ce que j'allais dire encore
00:43:51la Gascogne
00:43:52l'Auvergne
00:43:53le Gévaudan
00:43:55enfin tous ces territoires
00:43:56que j'aime
00:43:57et qu'on aime tous
00:43:58voilà on a besoin
00:43:59que vous nous appeliez
00:44:00pour vous donner notre impression
00:44:02là aujourd'hui
00:44:03le sujet vraiment
00:44:04qui a le plus interpellé
00:44:05les Françaises et les Français
00:44:07c'était pas de la politique
00:44:08c'était pas de l'économie
00:44:10c'était pas le président
00:44:10de la République
00:44:11en taule
00:44:11c'était pas le budget
00:44:12c'est est-ce que nos musées
00:44:14sont protégés
00:44:16les musées c'est quand même
00:44:17il y en a dans toute la France
00:44:17alors il y a les grands musées
00:44:18célèbres
00:44:19il y a les stars
00:44:20voilà il y a Versailles
00:44:21il y a le Louvre
00:44:22qui sont les gloires de la France
00:44:23vous savez sur le fronton
00:44:24du château de Versailles
00:44:26quand Louis-Philippe Ier
00:44:28a fait don du château
00:44:29qui symbolisait la monarchie
00:44:31il en a fait don
00:44:32il en a fait un bien national
00:44:33il était roi des Français
00:44:35il a fait graver sur le fronton
00:44:36à toutes les gloires
00:44:38de la France
00:44:39voilà
00:44:39et Versailles
00:44:41qui était le symbole
00:44:41de la monarchie absolue
00:44:43où Louis XIV avait
00:44:44conduit le pays
00:44:46à ce qui va devenir la révolution
00:44:47devient l'endroit
00:44:48où tous les Français
00:44:49se retrouvent
00:44:50pour célébrer ensemble
00:44:51les trésors de la France
00:44:53l'art
00:44:54l'histoire
00:44:55et aujourd'hui on apprend
00:44:56que ces endroits-là
00:44:57peuvent être menacés
00:44:58alors il y a des musées partout
00:44:59moi je connais
00:45:00j'en connais dans toutes les préfectures
00:45:02il y en a à Troyes
00:45:03il y en a à Castes
00:45:04quand on les découvre
00:45:05on est émerveillé
00:45:06par les richesses
00:45:07qu'il y a inconnues
00:45:08des choses mais impensables
00:45:10où les gens d'ailleurs
00:45:11vont très très peu
00:45:11est-ce qu'on peut aujourd'hui
00:45:13s'assurer
00:45:13que
00:45:14eh bien
00:45:15ces endroits de culte
00:45:17ces endroits de mémoire
00:45:18ces endroits de patrimoine
00:45:19sont protégés
00:45:21il y a un numéro sacré
00:45:22pour vous
00:45:23vous qui n'avez pas la parole
00:45:25vous qui vous sentez
00:45:26quelquefois exclu
00:45:27ou excentré
00:45:29le 026 300 300
00:45:31c'est la voix de la France
00:45:330826 300 300
00:45:35vous nous appelez
00:45:36vous avez la parole
00:45:36on vous écoute
00:45:38on vous répond
00:45:38on discute avec vous
00:45:40vous avez le droit
00:45:40de nous engueuler
00:45:41vous avez le droit
00:45:42de dire que vous n'êtes pas d'accord
00:45:43vous avez le droit
00:45:44de partager notre opinion
00:45:45et nous notre bonheur
00:45:46parce qu'on fait un boulot
00:45:47difficile de journaliste
00:45:48c'est de prendre la température
00:45:49de la société française
00:45:50et les seuls qui peuvent
00:45:51nous l'apporter
00:45:52les seuls qui peuvent
00:45:53nous témoigner
00:45:53de ce qui se passe
00:45:54dans ce pays
00:45:54ce sont vous
00:45:55quand vous nous appelez
00:45:56citoyennes et citoyens
00:45:57vous avez la parole
00:45:58sur Sud Radio
00:45:59Sud Radio
00:46:00nous sommes en ligne
00:46:01avec Richard
00:46:02bonjour Richard
00:46:02vous nous appelez d'où Richard ?
00:46:04je suis d'Anne-Marne
00:46:05ah mais dans l'abri
00:46:07du côté de Fontainebleau
00:46:08du côté de Melun
00:46:09du côté de Provins
00:46:11du côté de Provins
00:46:12terre royale
00:46:13ville magnifique
00:46:15ville magnifique
00:46:16j'encourage nos auditeurs
00:46:18à aller voir
00:46:18avec les fortifications
00:46:19qui sont restées en l'état
00:46:20à l'intérieur
00:46:21c'est un véritable
00:46:22alors voilà une ville musée
00:46:23on parle des musées en ce moment
00:46:24Richard qu'est-ce que vous avez envie
00:46:26de quoi avez-vous envie de parler ?
00:46:28déjà je voulais vous souhaiter
00:46:31bonne chance
00:46:31dans votre nouvelle aventure
00:46:33j'en ai besoin
00:46:33j'en ai bien besoin
00:46:34je voulais dire aussi
00:46:38que je suis un grand fan d'Eric
00:46:39voilà moi ce que je voulais dire
00:46:41c'est qu'à quand on va arrêter
00:46:43d'avoir peur de l'extrême gauche
00:46:45de l'humanité
00:46:46de Libération
00:46:47de Cohen et ses copines
00:46:50de France Inter
00:46:51de France Télévisions
00:46:52qui nous dit
00:46:54ce qu'on doit dire
00:46:54et pas dire
00:46:55qu'est-ce qui est bien
00:46:55alors que c'est une minorité
00:46:57d'accord ?
00:46:58alors à quand
00:46:58aujourd'hui avec tous les médias
00:47:00qu'on a entre guillemets
00:47:01de droite
00:47:01d'accord il y a
00:47:02bon je pense que vous êtes
00:47:04un peu plus comme
00:47:05Bercoff de droite
00:47:06si j'ose m'exprimer ainsi
00:47:08je crois aussi
00:47:10qu'il y a
00:47:10on a Europas
00:47:11on a Cénouse
00:47:13on a le JDD
00:47:14on a valeurs actuelles
00:47:16frontières
00:47:16et pourquoi qu'on devrait avoir peur
00:47:18d'aller manifester
00:47:19dans la rue
00:47:20pour protéger nos enfants
00:47:21parce qu'on a vu
00:47:22qu'est-ce qui s'est passé
00:47:23hier je crois
00:47:24ou avant-hier en Irlande
00:47:25et pourquoi qu'on aurait peur ?
00:47:27c'est ça que je comprends pas
00:47:28alors Richard
00:47:29d'abord on est républicain
00:47:30on a tous un bulletin de vote
00:47:32on s'exprime
00:47:33moi je suis d'abord républicain
00:47:35et tous les journalistes
00:47:36de tous les médias
00:47:37ont une sensibilité politique
00:47:38le but ici
00:47:39c'est d'ouvrir le dialogue
00:47:40le débat
00:47:41et de donner de l'information
00:47:43je réponds à ce que vous avez dit
00:47:44vous avez dit l'extrême gauche
00:47:45vous avez parlé
00:47:47de l'humanité
00:47:48de libération
00:47:49de Patrick Cohen
00:47:50alors c'est pas l'extrême gauche
00:47:52d'ailleurs l'extrême gauche
00:47:53je serais pas très content
00:47:53de savoir que
00:47:54l'humanité c'est le parti communiste
00:47:56vous savez qu'ils ont des problèmes
00:47:57avec la France insoumise
00:47:58Fabien Roussel est un leader indépendant
00:48:01qui n'a pas d'envie
00:48:01de subir la pression
00:48:03de la France insoumise
00:48:04et qui tient un discours
00:48:06assez critique
00:48:06vis-à-vis du discours
00:48:08de Jean-Luc Mélenchon
00:48:09il a le courage
00:48:09et pourtant il sait
00:48:10qu'il dépend de ses voix
00:48:11libération c'est une autre tendance
00:48:13c'est la gauche
00:48:14c'est tout ce qui reste
00:48:15Richard
00:48:15de la gauche sociale-démocrate
00:48:17voilà
00:48:18de cette vision
00:48:19un petit peu rose
00:48:20de l'économie française
00:48:22cette gauche libérale
00:48:23qui s'est mariée un peu
00:48:24avec l'argent
00:48:25et ils ont fait
00:48:261,7
00:48:27j'allais dire
00:48:29l'électorat
00:48:30qui correspond au
00:48:31lectorat de libération
00:48:32dont on se réjouit
00:48:34qu'ils survivent
00:48:34parce qu'ils ont
00:48:34un tout petit tirage
00:48:35la presse aujourd'hui
00:48:36est malade
00:48:37et bien ils ont fait
00:48:381,7%
00:48:39aux élections
00:48:40et puis Patrick Cohen
00:48:41c'est un journaliste
00:48:43de service public
00:48:43il y a eu une polémique
00:48:44avec lui
00:48:45parce qu'on l'a entendu
00:48:47dans un échange
00:48:48dans un bar
00:48:48dans un restaurant
00:48:49avec des responsables
00:48:50du parti socialiste
00:48:51parler de la situation politique
00:48:53bon écoutez
00:48:54les journalistes
00:48:55ont le droit
00:48:55d'avoir leur opinion
00:48:56alors si c'est
00:48:56le service public
00:48:57c'est plus compliqué
00:48:58l'important
00:48:59c'est que les journalistes
00:48:59vous disent
00:49:00d'où ils parlent
00:49:01ce qu'ils sont
00:49:02leur sensibilité
00:49:02on a le droit
00:49:03d'avoir toutes les opinions
00:49:04vous savez
00:49:04autrefois
00:49:05avant la guerre
00:49:06la presse
00:49:07il y avait la presse
00:49:08de droite
00:49:08d'extrême droite
00:49:09de gauche
00:49:10les gens s'insultaient
00:49:11s'invectivaient
00:49:11au parlement
00:49:12c'était des empoignades
00:49:13mais épouvantables
00:49:15donc l'important
00:49:16c'est que le débat
00:49:17reste républicain
00:49:18respectueux
00:49:19convivial
00:49:20qu'on partage des opinions
00:49:21qu'on ne s'insulte pas
00:49:22pas de dénigrement
00:49:23depuis les guerres
00:49:24de religion en France
00:49:25l'autre est un salaud
00:49:27alors que dans d'autres
00:49:28démocraties
00:49:28il y a les travaillistes
00:49:29il y a les conservateurs
00:49:30il y a des alternances
00:49:31on se succède
00:49:32on fait des coalitions
00:49:33on s'entend
00:49:34un coup on peut être
00:49:35avec la gauche
00:49:35un coup un peu avec la droite
00:49:36en France on a ce climat
00:49:37de guerre civile
00:49:38épouvantable
00:49:39je vous dis
00:49:40on a l'impression
00:49:40que ça vient des guerres
00:49:41de religion
00:49:41celui qui pense différemment
00:49:43est dans le camp du mal
00:49:43et il y a le camp du bien
00:49:44qui décide qu'il a
00:49:45le seul la parole
00:49:46sur Sud Radio
00:49:46ce n'est pas le cas
00:49:47Sud Radio
00:49:48c'est une radio
00:49:49où nous écoutons
00:49:50tout le monde
00:49:51nous recevons tout le monde
00:49:52pour peu évidemment
00:49:53que le propos soit correct
00:49:54et pour peu
00:49:54qu'on respecte l'adversaire
00:49:55et que dans la confrontation
00:49:57ce soit un échange
00:49:58ce soit un dialogue
00:49:59et non pas une série d'insultes
00:50:00voilà ce que je pouvais vous dire
00:50:01votre inquiétude est légitime
00:50:02alors oui
00:50:03on va s'émanciper
00:50:04tout est manière dans les urnes
00:50:05vous voyez bien
00:50:06que les français
00:50:07savent ce qu'ils veulent
00:50:08et savent ce qu'ils disent
00:50:09le grand danger
00:50:10aujourd'hui Richard
00:50:10c'est l'abstention
00:50:12qui est le premier parti de France
00:50:13parce qu'il y a des citoyennes
00:50:14et des citoyens français
00:50:15qui ne croient plus
00:50:16dans nos institutions
00:50:17qui ne croient plus
00:50:18dans le discours politique
00:50:19qui ne vont plus voter
00:50:20et bien ne plus aller voter
00:50:22faire de l'abstention
00:50:23c'est donner plus de pouvoir
00:50:25et bien aux extrêmes
00:50:26aux gens qui veulent
00:50:27tout casser
00:50:27aux gens qui veulent le désordre
00:50:29aux gens qui veulent
00:50:29déstabiliser la république
00:50:31donc deux consignes
00:50:32écoutez la radio
00:50:33lisez
00:50:34échangez
00:50:35et allez voter
00:50:36voilà ce qu'on peut vous dire
00:50:37sur Sud Radio
00:50:38merci d'être
00:50:39merci d'être intervenu
00:50:40je prends Dominique
00:50:44non Lionel
00:50:47pardon
00:50:47Lionel
00:50:48vous appelez de Grasse
00:50:49vous appelez de
00:50:51vous habitez depuis
00:50:52combien de temps à Grasse
00:50:53ça fait 20 ans
00:50:5625 ans
00:50:57j'ai grandi
00:50:57vous voyez le quartier Saint-Claude
00:50:59en bas
00:50:59les quatre chemins
00:51:01oui très bien
00:51:01j'ai grandi
00:51:02la maison s'appelait
00:51:03Limicoucoulis
00:51:03dans les années 60
00:51:04vous imaginez que c'était
00:51:05presque un village provençal
00:51:06on montait dans la vieille ville
00:51:07la place aux airs est toujours là
00:51:08ou non
00:51:08Grasse pour moi
00:51:12c'est une ville
00:51:13c'est une ville emblématique
00:51:15j'ai connu des maires
00:51:17j'ai connu des maires communistes
00:51:18ils s'appelaient
00:51:19ils s'appelaient
00:51:19Vassalo
00:51:20et puis ensuite ça a évolué
00:51:21et ça reste quand même
00:51:22un territoire
00:51:23voilà
00:51:24c'est l'ancienne Provence
00:51:25c'est une sous-préfecture
00:51:26vous savez qu'autrefois
00:51:27c'était dans
00:51:29c'était dans
00:51:29dans le Var
00:51:30et c'est devenu
00:51:31les Alpes-Maritimes
00:51:32ensuite il y a eu
00:51:32un changement
00:51:33de nom territorial
00:51:34Lionel
00:51:35de quoi avez-vous envie
00:51:36de nous parler
00:51:37le déficit de la France
00:51:40et en fait
00:51:40pour rebondir sur les propos
00:51:41du président Peter
00:51:43de Richard
00:51:44pourquoi est-ce qu'on avait peur
00:51:44de l'extrême gauche
00:51:45de Richard
00:51:45en fait
00:51:46c'est pas une peur
00:51:47de l'extrême gauche
00:51:48c'est moi
00:51:49je dresse le malheureux constat
00:51:51que la France
00:51:53est en déclin
00:51:54malheureusement
00:51:55moi j'essaye d'occulter
00:51:57toutes ces
00:51:58toutes ces batailles politiques
00:51:59et toutes ces
00:52:00toutes ces
00:52:01qui n'ont vraiment
00:52:02aucun sens
00:52:03vous avez dit
00:52:04que en fait
00:52:05les gens se détournent
00:52:06des politiques détournent
00:52:07ils ne vont plus voter
00:52:08ils n'y croient plus
00:52:08vous voyez
00:52:09oui ils n'y croient plus
00:52:10mais moi j'en suis le premier
00:52:12j'en suis le premier malheureux
00:52:13parce qu'au final
00:52:13j'ai ma société
00:52:15j'ai une société principale
00:52:16qui tourne très bien
00:52:16j'ai deux autres boîtes
00:52:18à côté
00:52:19des boîtes immobilières
00:52:20je travaille
00:52:22entre 70 et 90 heures
00:52:24semaine
00:52:24depuis
00:52:25ma société
00:52:26depuis 7 ans
00:52:27donc ça tourne
00:52:28vraiment
00:52:29embaucher quelqu'un
00:52:30honnêtement aujourd'hui
00:52:31c'est extrêmement complexe
00:52:32les gens n'ont plus envie
00:52:32de bosser
00:52:33le mal de ce pays
00:52:34c'est que
00:52:35depuis le Covid
00:52:36ça a commencé
00:52:38avec les 35 heures
00:52:39et maintenant
00:52:40avec le Covid
00:52:41qui a vraiment
00:52:42flingué
00:52:43l'énergie de travail
00:52:44des gens
00:52:45qui pensent plus
00:52:46à finalement
00:52:47profiter de la vie
00:52:47c'est vrai qu'il y a eu
00:52:48un dégât collatéral
00:52:49le télétravail
00:52:50le quoi qu'il en coûte
00:52:51ça a peut-être démobilisé le pays
00:52:52oui
00:52:53mais les gens
00:52:54ne se rendent pas compte
00:52:55mais en fait
00:52:55c'est vraiment colossal
00:52:57les jeunes
00:52:58aujourd'hui
00:52:58qui ont vraiment envie
00:52:59de travailler
00:53:00et quand je veux dire
00:53:00travailler
00:53:01c'est pas bossouiller
00:53:03c'est pas être derrière
00:53:05un ordinateur
00:53:06vite fait
00:53:06faire ses 30 heures
00:53:07avec 8 pauses café
00:53:09et puis rentrer chez soi
00:53:10vraiment bosser
00:53:11essayer de produire
00:53:12essayer d'être
00:53:13plus grand
00:53:15finalement
00:53:15que nos voisins
00:53:17parce que
00:53:18mais il y a encore une France
00:53:19Lionel
00:53:20Lionel
00:53:21il y a encore une France
00:53:22qui travaille
00:53:22et vous en êtes la preuve
00:53:23et je pense qu'elle est majoritaire
00:53:25il y a encore une France
00:53:25qui bosse
00:53:26mais je ne suis pas persuadé
00:53:28qu'elle est majoritaire
00:53:28malheureusement
00:53:30on en arrive
00:53:32à ce que les gens
00:53:33tu sais moi
00:53:34j'ai 47 ans
00:53:35quand
00:53:36donc moi je travaille
00:53:38depuis que j'ai 15 ans
00:53:39je travaille
00:53:39pendant que j'ai travaillé
00:53:40dans toutes mes vacances scolaires
00:53:41jusqu'à mon BTS
00:53:42et vraiment
00:53:44l'entièreté des vacances
00:53:45pour trouver un job
00:53:46il fallait que je m'y prenne
00:53:48en janvier
00:53:48pour avoir vraiment
00:53:49un job d'été
00:53:49aujourd'hui
00:53:50tu peux t'y prendre
00:53:52le 1er juillet
00:53:52tu vas taper à n'importe quelle porte
00:53:54les gens cherchent du monde
00:53:55plus personne
00:53:55veut se donner du mal
00:53:57mais en fait
00:53:57il faut qu'ils arrivent
00:53:58à comprendre
00:53:58qui ont s'épanoui
00:53:59dans le travail
00:54:00Lionel
00:54:00je comprends
00:54:02tu me parles d'un problème
00:54:03de valeur
00:54:03tu me parles d'un problème
00:54:04de principe
00:54:05tout ça
00:54:05ça s'apprend à l'école
00:54:06et si l'école
00:54:07ne fait plus son boulot
00:54:08et bien ce que tu dénonces
00:54:10aujourd'hui
00:54:10ne fera que s'aggraver
00:54:11c'est au niveau de l'école
00:54:12de l'instruction publique
00:54:13ne confondant pas
00:54:14éducation familiale
00:54:15les familles ont à éduquer
00:54:16et comme quelquefois
00:54:17ils ne le font pas
00:54:18on confie
00:54:19on confie au prof
00:54:20le soin de faire l'éducation
00:54:22il faut de l'instruction
00:54:23et s'il y a de l'instruction
00:54:24et qu'on met du plomb
00:54:28que ce que tu dénonces
00:54:29pourra petit à petit
00:54:30se résoudre
00:54:31et qu'on pourra fier
00:54:31d'être français
00:54:33voilà
00:54:33Lionel merci pour ton témoignage
00:54:36tu connais le numéro
00:54:37de téléphone
00:54:38de Sud Radio
00:54:39027 26 300 300
00:54:41et j'espère que
00:54:42dans une prochaine émission
00:54:43selon les thèmes
00:54:44que l'on abrodera
00:54:44parce que je crois
00:54:45que tu es quelqu'un
00:54:45de très sensible
00:54:46à cette thématique
00:54:47on pourra compter sur toi
00:54:48pour donner ton avis
00:54:48et je te dis à très bientôt
00:54:49merci
00:54:50vous l'avez compris
00:54:52Eric Nolo
00:54:52n'est pas des nôtres
00:54:53mais il reviendra
00:54:55à notre antenne
00:54:55en revanche
00:54:56en revanche
00:54:57Didier Rickner
00:54:58est avec nous
00:54:58et on le remercie
00:54:59très chaleureusement
00:55:00Didier Rickner
00:55:00directeur de la Tribune de l'Art
00:55:02on l'accueille
00:55:03dans un tout petit instant
00:55:04après cette petite pause
00:55:05et puis pour réagir
00:55:06toujours le 0826 300 300
00:55:09à tout de suite
00:55:09Midi 14
00:55:11Sud Radio
00:55:12la France dans tous ses états
00:55:15Didier Rickner
00:55:17bonjour
00:55:17bonjour
00:55:18à Sud Radio
00:55:19on croit en la Providence
00:55:20aujourd'hui elle s'appelle
00:55:20Didier Rickner
00:55:21vous passez par là
00:55:22vous avez vu de la lumière
00:55:22et en plus
00:55:23vous vous occupez
00:55:24vous traitez d'un sujet essentiel
00:55:25qui est
00:55:26nos musées
00:55:27et la sécurité dans les musées
00:55:28vous avez répondu récemment
00:55:30à plusieurs médias
00:55:31et vous connaissez bien
00:55:32le dossier
00:55:33de cette
00:55:33est-ce que c'est une anecdote
00:55:35ce qui s'est passé
00:55:36c'est pas une anecdote
00:55:37la présidente du Louvre
00:55:38quand elle a parlé à ses troupes
00:55:40lundi
00:55:41elle appelle ça
00:55:41un incident
00:55:42un incident
00:55:42c'est une chose sans importance
00:55:44très important au contraire
00:55:45ce qui s'est passé
00:55:46un incident
00:55:47c'est ce que dit le Louvre
00:55:49à propos de ce vol
00:55:50ce qui est un drame
00:55:51c'est tout juste
00:55:52si on n'a pas parlé
00:55:52de points de détail
00:55:54alors
00:55:55j'ai appris
00:55:56qu'on a la somme
00:55:5888 millions
00:55:59d'euros
00:56:00ça pourrait être
00:56:0156 ou 200
00:56:02vous êtes d'accord
00:56:03on parle
00:56:06d'oeuvres inestimables
00:56:08elles sont totalement estimables
00:56:09parce qu'elles ont été achetées
00:56:10il n'y a pas si longtemps que ça
00:56:11sur les 40 dernières années
00:56:12il y en a 7 sur 8
00:56:13qui ont été achetées par le Louvre
00:56:13donc on pourrait
00:56:14j'ai pas eu le temps de le faire
00:56:15on pourrait regarder
00:56:16les prix de vente
00:56:17etc
00:56:17donc oui
00:56:18ça va être 88 millions
00:56:18mais ce qui est inestimable
00:56:20c'est l'intérêt artistique
00:56:22il y a Rikner
00:56:23il y a la valeur
00:56:24j'allais dire en joaillerie
00:56:25la valeur marchande commerciale
00:56:27est estimable
00:56:27il y a la valeur historique
00:56:29ça n'a pas de prix
00:56:29je vous demande
00:56:31là
00:56:31donnez-moi le prix de la joconde
00:56:32j'en discutais avec un ami
00:56:36qui est marchand de dessin
00:56:37qui est très bon
00:56:38il me disait
00:56:39je lui disais
00:56:39c'est exagéré
00:56:40il disait
00:56:41ça pourrait valoir plusieurs milliards
00:56:42parce qu'en fait
00:56:43c'est comme si
00:56:43d'euros ou de dollars
00:56:44de dollars
00:56:44c'est pareil
00:56:46parce que moi je lui dis
00:56:47ça me paraît quand même excessif
00:56:48il y a un tableau
00:56:49de Léonard Vinci
00:56:50il y a un petit bout
00:56:50de Léonard Vinci
00:56:51qui s'est vendu
00:56:51500 millions je crois
00:56:53et il dit
00:56:54si la joconde se vendait
00:56:55c'est un tel
00:56:56il y a quand même
00:56:58beaucoup de gens
00:56:58qui ont plus de 100 milliards
00:56:59se rend compte
00:57:00s'ils décidaient de l'acheter
00:57:02pourquoi pas
00:57:02500 milliards
00:57:03ça me paraît quand même beaucoup
00:57:04de toute façon
00:57:04la joconde n'est pas à vendre
00:57:05je vous rassure
00:57:06alors imaginez
00:57:06qu'un gouvernement
00:57:07que la France soit aux abois financiers
00:57:09non c'est impossible
00:57:09alors c'est inaliénable
00:57:11je pense
00:57:11c'est comme le domaine du territoire
00:57:13mais imaginez
00:57:14que le Parlement se réunisse
00:57:15en congrès
00:57:16et dise
00:57:16on est ruiné
00:57:17on va se séparer
00:57:18de ce bien inestimable
00:57:20qu'est la joconde
00:57:21ça aurait quand même une valeur
00:57:22on pourrait le calculer ou non
00:57:23on le mettrait en vente
00:57:25et on le vendrait
00:57:26tout est estimable
00:57:28on pourrait l'estimé
00:57:29et puis ça serait vendu
00:57:29est-ce que si on le met aux enchères
00:57:32à Londres ou à Paris
00:57:32peu importe
00:57:33est-ce que ça peut monter
00:57:34monter monter
00:57:35à tel point
00:57:36que quelqu'un nous l'achète
00:57:383300-400 milliards
00:57:39et on résout
00:57:40et on résout le budget
00:57:41et en une minute
00:57:42en vendant la joconde
00:57:44moi je suggère ça
00:57:45mais enfin bon
00:57:45c'est impossible
00:57:46de toute façon je m'y imposerais
00:57:47entendu
00:57:48bon
00:57:49ce qui s'est passé
00:57:49on va parler
00:57:50très précisément
00:57:51de cette galerie d'Apollon
00:57:54j'adore le loup
00:57:55je le connais bien
00:57:55je montre à mes enfants
00:57:57on est bien d'accord
00:57:57c'est l'aile François 1er
00:57:59ou l'aile Henri IV
00:57:59ce petit couloir
00:58:00non non c'est une aile
00:58:00qui a été construite
00:58:01enfin ça a été construit
00:58:02sous Louis XIV en fait
00:58:02donc c'est encore
00:58:03la partie de Louis XIV
00:58:04c'est Louis XIV
00:58:05c'est une aile
00:58:05qui est perpendiculaire
00:58:07à la Seine
00:58:07qui est décorée par Lebrun
00:58:09et puis après
00:58:09c'était retravaillé
00:58:10il y a une peinture
00:58:11de la croix au milieu
00:58:12et c'est en grande partie
00:58:13du XIXe également
00:58:14parce qu'elle dénote
00:58:15un peu de la façade
00:58:16bien sûr
00:58:17qui est Napoléon III
00:58:18ou Napoléon Ier
00:58:18je connais bien
00:58:20l'histoire de Louvre
00:58:20pourtant là
00:58:21j'ai un petit doute
00:58:21sur la façade
00:58:22mais la façade
00:58:23elle est plus ancienne
00:58:24que cela
00:58:24elle est du XVIe
00:58:25alors il y a une aile
00:58:26Henri IV
00:58:27une aile François Ier
00:58:28et cette galerie Apollon
00:58:29c'est Louis XIV
00:58:30elle est terminagée
00:58:31sous Louis XIV
00:58:32parce que le Louvre
00:58:33entre le donjon du Moyen-Âge
00:58:34et les tuileries
00:58:35qui n'existent plus
00:58:36qui fermaient tout
00:58:37il y a eu 5 ou 6 étapes
00:58:38de construction
00:58:38il y a eu du XVIIe
00:58:39du XVIIIe
00:58:40du XVIe
00:58:40la galerie Apollon
00:58:42on entend des spécialistes
00:58:44dire
00:58:44c'est quand même
00:58:44une concentration de trésors
00:58:46dans l'histoire de France
00:58:47assez inestimable
00:58:48oui
00:58:49qu'est-ce qu'il y a en part
00:58:50qu'est-ce qu'ils auraient pu voler d'autre ?
00:58:52ils auraient pu voler le Réjean
00:58:53qui est le plus gros diamant du monde
00:58:56il y a le Sensi
00:58:57il y a le
00:58:58j'ai pas tous les détails
00:58:59mais il y a énormément
00:59:01il y a la couronne
00:59:02de Louis XV
00:59:05il y a beaucoup d'oeuvres
00:59:08ils auraient eu le temps
00:59:09imaginez qu'ils soient venus de nuit
00:59:10ils auraient eu le temps
00:59:11de faire plus de dégâts
00:59:12que ce qu'ils ont fait là
00:59:13en 7 minutes
00:59:13je ne sais pas faire
00:59:14de la perspective criminelle
00:59:17tout ça est dans la même pièce
00:59:18ils ont pris un
00:59:19en fait ils se sont fixés
00:59:20un temps record
00:59:21et c'est là où on voit
00:59:22leur habileté
00:59:22mais imaginez qu'ils aient eu
00:59:24plus de marge
00:59:24ils auraient pu se servir
00:59:25sans doute
00:59:26ils ont choisi un moment
00:59:28au moment où les gens rentraient
00:59:30donc il y avait un petit peu
00:59:31de
00:59:31ça bouge beaucoup au lourd
00:59:33est-ce qu'ils savent seulement
00:59:34ce qu'ils ont choisi
00:59:35Marie-Amélie
00:59:36la reine de la fin
00:59:37je ne sais pas
00:59:38est-ce qu'ils savaient
00:59:39est-ce qu'ils sont des experts
00:59:40voilà ce que je veux dire
00:59:41et là le risque
00:59:42c'est que ça parte
00:59:44alors on ne les retrouve pas
00:59:44je crois qu'on n'a pas retrouvé
00:59:45d'autres bijoux
00:59:46et là c'est que ça parte en pièce
00:59:47on défait le collier
00:59:48l'aventure
00:59:49c'est un des risques
00:59:52il faut savoir qu'il y a d'autres
00:59:54il y a eu un vol
00:59:55il y a quelques années
00:59:56à Dresde
00:59:57d'objets comparables
00:59:59et on les a retrouvés
00:59:59donc les pierres
01:00:01ne sont pas si précieuses
01:00:02que ça
01:00:02c'est l'ensemble qui est précieux
01:00:03les diamants sont petits
01:00:05le cours du diamant
01:00:05est au plus bas
01:00:06certains saphirs
01:00:07alors il y a les saphirs
01:00:08le saphir de Ceylan
01:00:08qui sont de très belles qualités
01:00:09les autres sont d'un peu moins
01:00:11ce qui est important
01:00:11pour les bijoux royaux
01:00:12c'est qu'on les voit de loin
01:00:13donc ils ne prenaient pas forcément
01:00:15les plus belles pierres
01:00:15parce qu'elles sont les plus chères
01:00:16donc là c'est l'oeuvre
01:00:17en elle-même
01:00:18l'oeuvre historique
01:00:19le témoignage du passé
01:00:20ça a accompagné
01:00:21l'histoire de France
01:00:22et puis évidemment
01:00:23la formation artistique
01:00:24on voit que ce sont
01:00:25de très belles pièces
01:00:26j'ai appris
01:00:27c'est pour ça que je vous disais
01:00:27la somme 80 millions
01:00:28l'Etat ne s'assure pas
01:00:30il s'assure lui-même
01:00:31il n'y a pas de compagnie d'assurance
01:00:33on l'a vu pour Notre-Dame
01:00:34Notre-Dame n'était pas assurée
01:00:35bien sûr
01:00:35et c'est l'Etat qui s'est assurée
01:00:36mais ce n'est pas l'Etat qui a payé
01:00:37c'est les donateurs
01:00:39l'Etat a gagné de l'argent
01:00:40sur la somme de Notre-Dame
01:00:41mais oui
01:00:41l'Etat ne s'assure pas
01:00:42c'est son propre assureur
01:00:43mais de toute façon
01:00:44admettons qu'on ait assuré
01:00:46ses bijoux
01:00:47donc on aurait recueilli
01:00:4980 millions d'euros
01:00:49mais de toute façon
01:00:50c'est de l'argent
01:00:50qu'on ne peut pas dépenser
01:00:51parce que le jour
01:00:51qu'on les retrouve
01:00:52ils sont inaliénables
01:00:53donc on ne va pas garder
01:00:54l'argent et les bijoux
01:00:55donc non mais c'est absurde
01:00:57vous voulez dire
01:00:57que ça n'aurait pas de sens
01:00:58que l'Etat s'assure
01:00:59alors si on s'assure
01:01:00quand il y a un voyage
01:01:01un transfert
01:01:02d'une oeuvre d'art
01:01:03sûrement dans un autre
01:01:04bien étranger par exemple
01:01:05mais encore une fois
01:01:05si on s'assure
01:01:07et qu'on touche l'argent
01:01:08comme les oeuvres d'art
01:01:09des musées français
01:01:10sont inaliénables
01:01:10si on les retrouve
01:01:11on doit les récupérer
01:01:12donc l'argent
01:01:12on doit le rendre
01:01:13c'est compliqué
01:01:15on a beaucoup discuté
01:01:16parce qu'on aime bien
01:01:17aujourd'hui en France
01:01:18trouver des responsables
01:01:19il faut trouver des gens
01:01:20à qui on peut se demander
01:01:21des comptes
01:01:22est-ce qu'il y a
01:01:22une responsabilité précise
01:01:24ou c'est un ensemble
01:01:25un cumul de négligence
01:01:27d'insouciance
01:01:28de retard budgétaire
01:01:29voilà
01:01:30de légèreté quelque part
01:01:32par rapport à ça
01:01:33alors le Louvre
01:01:34est un établissement public
01:01:35un établissement public
01:01:36qui est relativement indépendant
01:01:37relativement
01:01:38je dis bien
01:01:39parce que son président
01:01:40est nommé par le président
01:01:41de la République
01:01:41sur proposition
01:01:42de la ministre de la Culture
01:01:43dites-moi ce qu'est
01:01:44un établissement public
01:01:45est-ce que Versailles
01:01:45est un établissement public
01:01:47un établissement public
01:01:48c'est un établissement
01:01:49qui a une autonomie
01:01:50qui a une personnalité morale
01:01:52je crois d'ailleurs
01:01:52et qui a une certaine
01:01:55indépendance vis-à-vis
01:01:55qui a un budget
01:01:56qui a des ressources
01:01:58comme une entreprise
01:02:00c'est dirigé par qui ?
01:02:01par le président
01:02:02le président
01:02:02de l'établissement public
01:02:03qui est nommé par qui ?
01:02:04qui est nommé par le président
01:02:05de la République
01:02:06en conseil des ministres
01:02:07en conseil des ministres
01:02:07oui
01:02:08et sur proposition
01:02:09du ministre de la Culture
01:02:09donc c'est quand même
01:02:11une responsabilité totale
01:02:12de l'État
01:02:12même si l'organisme
01:02:13lui-même
01:02:14a une forme d'autonomie
01:02:15bien sûr
01:02:15c'est-à-dire qu'il y a
01:02:16quand même une responsabilité
01:02:17forte
01:02:18je pense
01:02:19de la présidente du Louvre
01:02:21parce qu'elle a un budget
01:02:21elle doit gérer ce budget
01:02:24et qu'elle n'a pas
01:02:25un budget nul
01:02:25elle a un budget
01:02:27qui est déjà conséquent
01:02:28chaque année
01:02:29et surtout
01:02:29elle a de l'argent
01:02:31qui est venu
01:02:31du contrat d'Abu Dhabi
01:02:33vous savez
01:02:34avec le Louvre Abu Dhabi
01:02:36et
01:02:36on va en parler
01:02:36le rôle du mécénat
01:02:38est gigantiste
01:02:39dans la sauvegarde
01:02:40du patrimoine
01:02:40culturel
01:02:41alors le Louvre Abu Dhabi
01:02:42c'est pas du mécénat
01:02:42c'est de la location d'oeuvres
01:02:43je m'étais posé en comptant
01:02:44mais je veux dire
01:02:44il y a des donateurs aussi
01:02:45au Louvre
01:02:46forcément
01:02:46bien sûr
01:02:46il y a des donateurs
01:02:47mais enfin là
01:02:47on parle plutôt
01:02:48d'un budget de fonctionnement
01:02:49donc on ne pourra parler
01:02:51des donateurs
01:02:51pour le projet
01:02:52Renaissance du Louvre
01:02:52là vous faites aller jouer
01:02:53à Abu Dhabi
01:02:53parce qu'il y a
01:02:54une antenne du Louvre
01:02:55à Abu Dhabi
01:02:56oui tout à fait
01:02:56Abu Dhabi loue des oeuvres
01:02:58et loue le savoir-faire français
01:03:00mais il loue surtout
01:03:00des oeuvres là-bas
01:03:01donc elle a un budget
01:03:04mais elle a dépensé
01:03:05beaucoup
01:03:05elle a depuis 4 ans
01:03:06elle a fait des travaux
01:03:07dont certains étaient
01:03:09totalement inutiles
01:03:10je n'hésite pas à le dire
01:03:11par exemple on a refait
01:03:12le département des antiquités islamiques
01:03:13qui avait été fait
01:03:14il y a moins de 15 ans
01:03:15c'était pas nécessaire
01:03:16mais comment ça s'explique
01:03:17ça ce choix
01:03:18de faire des travaux
01:03:19dans cette partie là
01:03:20alors qu'il n'y a pas
01:03:21d'urgence
01:03:23elle décide seule
01:03:23ou elle a un programme
01:03:24quand elle arrive
01:03:25non elle décide
01:03:25elle n'est pas seule
01:03:26il y a un conseil d'administration
01:03:27mais enfin quand le président
01:03:28du Louvre veut faire quelque chose
01:03:29en général il y arrive
01:03:30elle a également fait
01:03:31ce qui est beaucoup plus
01:03:32alors là vraiment
01:03:33elle a fait vous le savez
01:03:34le canard en Genève
01:03:35est sorti l'information
01:03:36j'avais l'information avant
01:03:37mais je n'avais pas pu la traiter
01:03:38je l'ai traité après
01:03:39elle a fait pour presque
01:03:41500 000 euros
01:03:42une salle à manger privée
01:03:43donc ils disent que ça servira
01:03:44non
01:03:45c'était vraiment
01:03:46une salle à manger privée
01:03:47pour son fonctionnement
01:03:49pour son fonctionnement
01:03:49oui je comprends
01:03:50pour 500 000 euros
01:03:52pour la réception
01:03:53pour la réception qu'elle fait
01:03:53pour la réception
01:03:54mais beaucoup
01:03:55enfin voilà
01:03:55vous regarderez l'article
01:03:57éventuellement
01:03:58ce n'est pas du tout
01:03:59quelque chose dont on avait besoin
01:04:00elle a fait des choses
01:04:01plutôt pas mal
01:04:02au pavillon de l'horloge
01:04:03elle avait d'ailleurs
01:04:04à l'époque dit
01:04:04que c'était bien de le faire
01:04:05elle était revenue
01:04:06sur des choses
01:04:06qu'avait fait son prédécesseur
01:04:07c'était bien
01:04:08mais c'était coûteux
01:04:09et quand on découvre finalement
01:04:10qu'on n'a pas suffisamment
01:04:11de sécurité
01:04:12pas suffisamment
01:04:13de caméras de surveillance
01:04:14je disais à l'époque
01:04:15que c'était bien
01:04:16sauf que non
01:04:16la priorité
01:04:17ce n'est pas ça
01:04:18donc voilà
01:04:19il y a des questions de priorité
01:04:20il y a de l'argent
01:04:20alors elle nous dit maintenant
01:04:21elle dit que
01:04:22depuis 4 ans
01:04:23elle préparez tout ça
01:04:23non mais on se fiche du monde
01:04:25on se fiche du monde
01:04:26elle avait bien été alertée
01:04:28par les syndicats
01:04:29sur le manque d'effectifs
01:04:30sur des postes
01:04:30qu'aurait-il à pouvoir
01:04:31le manque d'effectifs
01:04:32tout le monde peut vous le dire
01:04:33puisque quand on va au Louvre
01:04:34la plupart du temps
01:04:35une grande partie du Louvre
01:04:36est fermée
01:04:36faute d'effectifs
01:04:37puis des fois
01:04:38on ferme des salles
01:04:39et on vous dit
01:04:39sur les salles
01:04:40on arrive
01:04:40le Louvre
01:04:41pour mieux vous accueillir
01:04:42fait des travaux
01:04:42mais je peux vous dire
01:04:43que dans ces salles
01:04:43il n'y a pas de travaux
01:04:44c'est uniquement parce qu'il n'y a pas
01:04:45assez de personnel
01:04:46on n'hésite pas à mentir aux visiteurs
01:04:47en disant qu'il y a des travaux
01:04:48et donc que c'est fermé
01:04:49alors que c'est fermé
01:04:50parce qu'il n'y a pas de visiteurs
01:04:51et quand on pose la question
01:04:52aux gardiens
01:04:52des fois ils disent
01:04:53bah oui oui
01:04:53ils n'ont pas la consigne
01:04:56ils ont la consigne de dire
01:04:57évidemment c'est des travaux
01:04:57mais ce n'est pas des travaux
01:04:58je peux vous le dire
01:04:58puisque la salle
01:04:59on y est allée la veille
01:05:00et on y ira peut-être le lendemain
01:05:01et un jour c'est fermé
01:05:02à cause de travaux
01:05:03non il n'y a pas suffisamment
01:05:04pas de travaux
01:05:05le Louvre fonctionne comment ?
01:05:08il y a des administrateurs
01:05:09par secteur
01:05:10par salle
01:05:12par pièce
01:05:13vous voyez
01:05:13l'organisation est comment ?
01:05:15il y a des départements je veux dire
01:05:16oui il y a des départements
01:05:17alors il y a neuf départements
01:05:18peinture, dessin, sculpture etc
01:05:21donc les oeuvres sont réparties
01:05:23dans le département
01:05:23ensuite après
01:05:24il y a la présidente du Louvre
01:05:26il y a l'administrateur
01:05:27qui est le numéro 2
01:05:28et puis il y a un certain nombre
01:05:30à mon avis trop de conseillers
01:05:31il y a un cabinet
01:05:33enfin moi ça me retrouve
01:05:34un cabinet chargé
01:05:35des affaires étrangères
01:05:37il y a un cabinet chargé
01:05:38des relations avec les musées territoriaux
01:05:40il y a un conseiller
01:05:42en charge d'écrire les discours
01:05:43de la présidente
01:05:44moi j'ai un peu de mal
01:05:45à comprendre tout ça
01:05:46un ministère
01:05:46c'est une pièce de petit ministère
01:05:48oui mais c'est vrai
01:05:49que ces postes là
01:05:50sont des préfectures
01:05:52il y a peut-être des économies
01:05:53à faire là
01:05:53quand il n'y a pas de gardien à côté
01:05:54et il n'y a pas un directeur
01:05:56de la sécurité
01:05:56si si bien sûr
01:05:57il y a une directrice de la sécurité
01:05:58qui a été à côté il y a deux ans
01:06:00et qui disait
01:06:01il y a un an
01:06:01alors qu'il y avait eu un
01:06:02c'est un peu cruel ce que je vais dire
01:06:03mais c'est vrai
01:06:04c'est la vérité
01:06:04dans une interview au Monde
01:06:06enfin dans un article du Monde
01:06:07qui parlait d'elle
01:06:08elle disait
01:06:09il y a eu un vol
01:06:11au musée Cognac-Ger
01:06:12un petit peu la même chose
01:06:12ils sont rentrés
01:06:13on a retrouvé d'ailleurs
01:06:14il y a très peu de temps
01:06:15une grande partie du vol
01:06:16c'était sa matière
01:06:17elle disait
01:06:18alors ça ça ne peut pas arriver au Louvre
01:06:19ça n'est pas possible
01:06:19elle avait dit ça ?
01:06:21ah oui
01:06:21ah c'est dur
01:06:21c'est dur oui
01:06:22c'est dur
01:06:22la Cour des Comptes a publié
01:06:24un rapport très tardivement
01:06:25justement sur l'état
01:06:27de la sécurité
01:06:28mais il était à tout court
01:06:28en fait du Louvre
01:06:29il fallait absolument
01:06:30y mettre un nouveau budget
01:06:32alors Laurence Descartes
01:06:34a pris en compte
01:06:35un peu tardivement
01:06:36ce rapport
01:06:38qui est sorti lui-même tardivement
01:06:39elle a remis sa démission
01:06:41à Emmanuel Macron
01:06:41qui l'a refusé
01:06:42quel signal est envoyé
01:06:43par ce refus
01:06:44et vous
01:06:45que dites-vous
01:06:46de ce rapport
01:06:47qu'on a eu partiellement je crois ?
01:06:48alors en fait
01:06:48le rapport n'est pas paru
01:06:49en fait
01:06:49on est en train précisément
01:06:50du pré-rapport
01:06:51vous savez il y a un pré-rapport
01:06:51on va répondre etc
01:06:52mais on m'a dit
01:06:54je ne sais pas si c'est vrai
01:06:55mais je suis probable
01:06:55après le vol
01:06:56la Cour des Comptes
01:06:57elle-même
01:06:57aurait fait fuiter
01:07:00la partie relative
01:07:01à la sécurité
01:07:02donc en fait
01:07:02il n'est pas encore paru
01:07:04il paraîtra normalement
01:07:04début novembre
01:07:05il devait paraître
01:07:06il a été retardé
01:07:07c'est ce qu'on lit
01:07:09dans certains papiers
01:07:10j'ai été interrogé
01:07:11par la Cour des Comptes
01:07:12ils reçoivent beaucoup de monde
01:07:14donc j'ai été interrogé
01:07:15c'était toujours prévu
01:07:15pour la fin de l'année normalement
01:07:16et donc ça a été en revanche
01:07:18là maintenant
01:07:18c'est en début novembre
01:07:20je ne le connais pas
01:07:21malheureusement
01:07:21je n'ai pas eu le rapport
01:07:22je n'ai pas eu les fuites
01:07:24mais on a vu en revanche
01:07:24ce qu'il disait sur la sécurité
01:07:25alors sur sa démission
01:07:26excusez-moi mais ça me fait rire
01:07:27en 1911
01:07:29quand le directeur
01:07:30du directeur des musées nationaux
01:07:31qui était directeur du Louvre
01:07:32au moment du vol de la Joconde
01:07:34a été volé
01:07:34il a démissionné
01:07:35et puis il a démissionné
01:07:36il est parti
01:07:36là
01:07:37elle ne reconnaît
01:07:39aucune faute
01:07:40je peux vous dire
01:07:41aucune faute
01:07:41donc elle aurait donné
01:07:42sa démission
01:07:43au président de la République
01:07:44qui l'a refusé
01:07:45moi je crois que c'est un
01:07:46voilà
01:07:46ils sont complètement derrière elle
01:07:49aussi bien la ministre de la Culture
01:07:50que le président de la République
01:07:52alors qu'il y a
01:07:53dans n'importe quelle
01:07:54démocratie normale
01:07:55elle ne serait plus
01:07:58le président du Louvre
01:07:59mais on n'est pas
01:08:00dans une démocratie normale
01:08:01manifestement
01:08:01je peux vous dire
01:08:02que le directeur du Prado
01:08:04ou du British Museum
01:08:04il arrive ça
01:08:05et d'ailleurs
01:08:06il démissionne de lui-même
01:08:07et refuse de demander
01:08:08qu'on sauve ça
01:08:09au British Museum
01:08:09récemment
01:08:10on a découvert des vols
01:08:11dans les collections
01:08:12le directeur est parti
01:08:13alors Didier Rickner
01:08:16est-ce que la solution
01:08:17à un moment donné
01:08:18vous allez être horrifié
01:08:20par ce que je vais vous suggérer
01:08:21est-ce qu'il y a certaines oeuvres
01:08:22ou certaines pièces
01:08:23dont on pourrait faire une copie
01:08:25conforme
01:08:25vous voulez qu'on voit l'original
01:08:27certains disent
01:08:28et même quelques amis
01:08:29qui aiment les oeuvres
01:08:30disent
01:08:30oui oui
01:08:31un musée
01:08:32c'est pour les originaux
01:08:33sinon ça n'a pas de sens
01:08:35alors soit on ne le dit pas
01:08:36et c'est un mensonge
01:08:37soit on ne le dit pas
01:08:38c'est un mensonge
01:08:38soit on le dit
01:08:39pour moi ça n'a plus d'intérêt
01:08:40il y a des musées
01:08:44qui montrent des copies
01:08:46vers ça ils montrent des copies
01:08:47ils ne le disent pas suffisamment
01:08:48d'ailleurs
01:08:49genre la galerie des batailles
01:08:51tout ça c'est des oeuvres
01:08:52non la galerie des batailles
01:08:53ce sont des oeuvres originales
01:08:54mais la galerie des glaces
01:08:55vous avez les girandoles
01:08:56oui
01:08:56qui sont
01:08:57il y en a deux d'original
01:08:58et tous les autres
01:08:59sont des copies
01:08:59et ce n'est pas suffisamment dit
01:09:00et pour moi c'est
01:09:02alors
01:09:02quand on a une pièce décorée
01:09:05avec des boiseries
01:09:06et qu'il y a une partie
01:09:07des boiseries qui manque
01:09:07on peut restaurer
01:09:09c'est la restauration
01:09:09mais faire un meuble
01:09:10là ils sont en train de faire
01:09:11un meuble
01:09:11le lit de je ne sais plus qui
01:09:13d'ailleurs
01:09:13un des meubles qui était fait
01:09:15au départ le sculpteur
01:09:16c'était celui qui avait fait
01:09:16les faux meubles de Versailles
01:09:17et qui travaillait lui-même
01:09:19pour Versailles
01:09:20pour faire un faux meuble
01:09:20mais un faux meuble officiel
01:09:21et bien moi je ne comprends pas
01:09:23qu'on fasse des meubles comme ça
01:09:24qui sont faux
01:09:25et qu'on les montre au public
01:09:25pour moi un musée
01:09:27doit montrer des originaux
01:09:28c'est ce qui attire évidemment
01:09:30la curiosité des visiteurs
01:09:31c'est d'avoir la sensation
01:09:33de voir les oeuvres originales
01:09:34je suis allé
01:09:35vous êtes allé vous aussi
01:09:36je suppose à Chantilly
01:09:37voir les très rigueurs
01:09:38du Duc de Berry
01:09:38quelle merveille
01:09:39rien de plus facile à copier
01:09:41et l'émotion
01:09:42c'était d'avoir les gravures
01:09:43des Ferlingbourg
01:09:44dans leur version originale
01:09:45oui de voir les originaux
01:09:46alors il paraît
01:09:48alors ça j'ai appris ça
01:09:49très récemment
01:09:49je ne sais pas si c'est toujours
01:09:50le cas mais qu'à un moment donné
01:09:51quand on présentait
01:09:52le livre fermé
01:09:53c'était un factimilé
01:09:55voilà
01:09:56mais ça je veux bien
01:09:57on a vu là
01:09:57c'est fermé
01:09:58c'est pas très grave
01:09:59et quand on voit
01:10:00les oeuvres elles-mêmes
01:10:01il faut voir les originaux
01:10:01bien sûr
01:10:02et quand on les voit
01:10:02d'abord elles sont
01:10:03de plus petite taille
01:10:04on pensait que c'était énorme
01:10:05ce sont des pages
01:10:05oui ce sont des enluminures
01:10:07voilà avec une précision
01:10:08mais le fait de voir l'original
01:10:09ça vous fait
01:10:11mais si vous voyez une copie
01:10:11une copie ça n'a pas de sens
01:10:13on parle d'histoire de l'art
01:10:14on parle d'art
01:10:14et on doit voir les originaux
01:10:15c'est comme ça
01:10:16qu'on se forme l'oeil
01:10:17en plus
01:10:17si on voit une copie
01:10:19on peut dire que c'est une copie
01:10:21il y a par exemple
01:10:22au musée des monuments français
01:10:23et dans la chapelle
01:10:25de l'école des beaux-arts
01:10:26des plâtres
01:10:27d'après les originaux
01:10:28des sculptures de Michel-Ange
01:10:30très bien
01:10:31mais ça ça a été fait
01:10:31au XIXe siècle
01:10:32des fois ça devient des originaux
01:10:33parce que les autres oeuvres
01:10:35sont détruites
01:10:35ou sont abîmées
01:10:37mais il est clair
01:10:38qu'on peut le faire
01:10:39mais il faut savoir
01:10:39de ce qu'on regarde
01:10:40oui c'est une facilité
01:10:42et le musée français
01:10:43est un musée de copie
01:10:44donc très bien
01:10:45on le sait
01:10:45au Victorien Albert Museum
01:10:46vous avez les oeuvres
01:10:48et puis vous avez
01:10:48toute une section
01:10:49qui sont comme le musée
01:10:50mais c'est une section à part
01:10:52et ça permet de présenter
01:10:53des sculptures
01:10:54et des architectures
01:10:55qu'on n'a pas sur place
01:10:56donc là c'est bien
01:10:57mais en règle à 95%
01:10:59dans les musées
01:11:00vous avez des originaux
01:11:01et il faut rester comme ça
01:11:01il y a quand même
01:11:03des oeuvres
01:11:05j'allais dire
01:11:05dont la copie ne pose pas
01:11:06la victoire de Samothrace
01:11:07ça serait une copie
01:11:09c'est tellement énorme
01:11:10ça ne poserait pas de problème
01:11:11ou si même à cette échelle-là
01:11:12c'est important
01:11:12non mais
01:11:13par exemple
01:11:13vous avez des copies dans Paris
01:11:14vous avez les chevaux de Marly
01:11:16sur la place de la Concorde
01:11:17ce sont des copies
01:11:17parce qu'autrement
01:11:17ils s'abîment
01:11:18ce sont des copies
01:11:19bien sûr
01:11:19les originaux sont rentrés au Louvre
01:11:21donc quand les oeuvres
01:11:22s'abîment par exemple
01:11:23à l'extérieur
01:11:23et qu'on ne peut pas
01:11:24les laisser à la pollution
01:11:25dans le parc de Versailles
01:11:27ça je suis d'accord avec ça
01:11:28il faut faire des copies
01:11:29et puis on rentre les originaux
01:11:30des fois on n'a pas le choix
01:11:31mais là c'est un risque d'usure
01:11:32par les intempéries
01:11:33bien sûr
01:11:33voilà c'est un risque d'usure
01:11:34par les intempéries
01:11:34là on n'a pas le choix
01:11:35donc voilà
01:11:35mais là on peut protéger
01:11:37normalement on doit pouvoir
01:11:38protéger des voleurs
01:11:39et dans un musée
01:11:40on doit montrer les originaux
01:11:42Nidier Rikner
01:11:43on se retrouve dans quelques instants
01:11:44on poursuivra notre visite
01:11:45dans les musées de France
01:11:46pour savoir comment préserver
01:11:47ce patrimoine
01:11:47à tout de suite
01:11:48merci
01:11:48tous ces états
01:11:50Nidier Rikner
01:11:51vous n'imaginez pas
01:11:52le bonheur que j'ai de vous avoir
01:11:53parce que je vous connais
01:11:54je connais votre revue
01:11:55La Tribune de l'Art
01:11:56et vous êtes top
01:11:57qui tombe à pic
01:11:58puisqu'on a une qualité
01:11:59très forte
01:12:00sur ce patrimoine des musées
01:12:01moi je suis un journaliste
01:12:03de terroir
01:12:03j'aime les paysages
01:12:04j'aime les préfectures
01:12:06et les sous-préfectures
01:12:07et j'ai découvert
01:12:08au fur et à mesure
01:12:09de mes pèlerinages gastronomiques
01:12:10qu'il y avait un patrimoine
01:12:12de musées formidable
01:12:12en France
01:12:13j'ai cité tout à l'heure
01:12:14Troyes ou Castres
01:12:15est-ce que dans
01:12:16est-ce que dans chaque préfecture
01:12:17on peut trouver
01:12:18un musée de beaux-arts
01:12:20à des échelons différents
01:12:21mais où il y a des choses
01:12:22très belles à voir
01:12:22parfois même pas
01:12:24dans des sous-préfectures
01:12:25parfois dans des villes
01:12:25qui ne sont ni préfectures
01:12:26ni sous-préfectures
01:12:27oui vous avez beaucoup
01:12:28de musées en France
01:12:29beaucoup
01:12:30vous avez beaucoup
01:12:31de musées de beaux-arts
01:12:31et puis des fois
01:12:32des musées un peu mixtes
01:12:33mais oui oui
01:12:34il y en a beaucoup
01:12:34et avec des oeuvres magnifiques
01:12:35alors on va dire
01:12:37qu'en Antib
01:12:37il y a le musée Picasso
01:12:38par exemple
01:12:38qui est une célébrité
01:12:40celui de Troyes
01:12:41m'avait beaucoup marqué
01:12:41parce que Troyes
01:12:42on se dit
01:12:43c'est une préfecture
01:12:43de l'aube
01:12:44un peu excentrée comme ça
01:12:45oui alors le musée de Troyes
01:12:46par exemple
01:12:46c'est intéressant
01:12:47les églises de Troyes
01:12:48par exemple
01:12:49sont ouvertes
01:12:50beaucoup
01:12:50parce qu'on met
01:12:50des gardiens dedans
01:12:51donc ça c'est bien
01:12:52de la part de la municipalité
01:12:52le problème du musée de Troyes
01:12:56c'est que
01:12:56alors ça a l'air
01:12:57de bouger un petit peu
01:12:58il y a des projets
01:12:59mais par exemple
01:13:00toute la partie du XIXe siècle
01:13:01était en réserve
01:13:02il n'y avait que la partie ancienne
01:13:03donc l'important
01:13:04dans ces musées
01:13:05il faut aussi
01:13:05montrer les collections
01:13:06et ça dépend
01:13:07il y a des endroits
01:13:08où à Orléans
01:13:09par exemple
01:13:10on montre un maximum
01:13:11de collections
01:13:11c'est très actif
01:13:12il y a des expositions
01:13:13à Rennes
01:13:14il y a un conservateur formidable
01:13:15il y a des expositions
01:13:17il y a des acquisitions
01:13:18à Roubaix
01:13:19le conservateur est parti maintenant
01:13:21mais j'espère que ça va continuer
01:13:23à Roubaix
01:13:23il y avait un musée
01:13:24Roubaix qui est une des villes
01:13:25les plus pauvres de France
01:13:26bien sûr
01:13:27on dit toujours
01:13:29on n'a pas l'argent
01:13:29à Roubaix
01:13:30ils ont fait jusqu'à présent
01:13:32des choses extraordinaires
01:13:33le musée de la piscine
01:13:33vous le savez
01:13:34à Roubaix
01:13:34Montpellier
01:13:35donc le conservateur
01:13:36également changé
01:13:37mais c'est une ville
01:13:38qui est très active
01:13:39sur les acquisitions
01:13:40les expositions
01:13:40donc il y a beaucoup
01:13:41mais il y a certains
01:13:43musées qui sont plus actifs
01:13:44que d'autres
01:13:45je suppose qu'il doit y avoir
01:13:46en France
01:13:46des échelons de responsabilité
01:13:48territoriaux
01:13:49donc il y a des musées
01:13:50nationaux
01:13:51bien sûr
01:13:51c'est l'Etat qui les gère
01:13:52il y a des musées départementaux
01:13:53et des musées communaux
01:13:54municipaux
01:13:55surtout
01:13:55en province
01:13:56et surtout
01:13:57je dis province
01:13:58pour moi c'est un très beau terme
01:13:59évidemment
01:13:59beaucoup de gens
01:14:00les régions
01:14:02les territoires
01:14:02ici on dit province
01:14:03on l'assume
01:14:04on est très fiers
01:14:04donc les musées de province
01:14:06sont pour la plupart
01:14:08des musées municipaux
01:14:10certains sont départementaux
01:14:12il y en a quelques-uns quand même
01:14:13bien sûr
01:14:13il y a des musées
01:14:15qui ont un statut différent
01:14:16à Chantilly par exemple
01:14:17c'est l'institut
01:14:17voilà
01:14:18donc il y a
01:14:19mais c'est beaucoup
01:14:19les musées municipaux
01:14:20l'institut de France
01:14:20je préside par Xavier d'Arcos
01:14:22donc voilà
01:14:23mais c'est vrai que c'est assez
01:14:25c'est surtout
01:14:25les musées
01:14:26Chantilly c'est monumental
01:14:27Chantilly c'est un des plus
01:14:28meaux musées
01:14:28je n'ose même pas dire
01:14:29un petit Versailles
01:14:30c'est un grand musée français
01:14:31c'est un petit Versailles
01:14:33mais c'est aussi par exemple
01:14:34un West Collection
01:14:34de la West Collection à Londres
01:14:36enfin c'est un musée
01:14:37le musée Condé
01:14:38avec Mathieu Deldick
01:14:39qui est quelqu'un de formidable
01:14:42donc non
01:14:43il y a un musée très actif
01:14:44avec beaucoup
01:14:45de plus en plus de visiteurs
01:14:46donc voilà un musée
01:14:47qui est un musée
01:14:48qui dépend de l'institut
01:14:48alors est-ce qu'il y a aussi
01:14:49des musées j'allais dire
01:14:50en oubli
01:14:50en déperdition
01:14:52malheureusement
01:14:52il y a des musées fermés
01:14:53ou des musées
01:14:54dont on ne sait pas
01:14:56quand ils vont rouvrir
01:14:57alors il y a un musée
01:14:58récemment qui vient de fermer
01:14:59et alors sous prétexte
01:15:00que
01:15:01alors c'est un musée
01:15:01c'est le musée de Brest
01:15:02qui est dans un
01:15:03à Brest
01:15:03oui à Brest
01:15:04musée des Beaux-Arts à Brest
01:15:05il y a un très beau musée
01:15:09et a été racheté après la guerre
01:15:11avec les démarches de guerre
01:15:12et malheureusement
01:15:14ce musée
01:15:15le maire s'en fiche complètement
01:15:16il est ravi de fermer son musée
01:15:17c'est un musée
01:15:18qui est dans un bâtiment
01:15:19qui n'est pas aux normes
01:15:20ça c'est clair
01:15:20et alors on nous a dit récemment
01:15:22il ferme
01:15:23il y avait des moisissures
01:15:24donc ok
01:15:25ça se règle
01:15:26c'est la deuxième fois
01:15:27d'ailleurs qu'il y a ça
01:15:27mais en fait
01:15:28il y a des conditions climatiques
01:15:29et on nous dit
01:15:30c'est la faute
01:15:30du réchauffement climatique
01:15:31c'est absurde
01:15:32c'est absurde
01:15:33c'est la faute du bâtiment
01:15:35et c'est la faute de la mairie
01:15:37qui ne fait pas ce qu'il faut
01:15:38alors là elle vient de fermer
01:15:38alors maintenant il nous dit
01:15:39qu'il reviendra le musée
01:15:40dans 2035
01:15:41ou quelque chose comme ça
01:15:42enfin c'est
01:15:43bon j'ai pas eu le temps
01:15:43de m'attacher à ce
01:15:44j'ai pas beaucoup étudié
01:15:46je voudrais faire un article dessus
01:15:47mais il y a beaucoup
01:15:48de musées fermés
01:15:48malheureusement en France
01:15:49beaucoup trop
01:15:50je pensais François Cuyandre
01:15:52maire de Brest
01:15:53plus soucieux
01:15:54de son patrimoine
01:15:55artistique et culturé
01:15:56pour ce que
01:15:58je ne le connais pas
01:15:58parce que la culture
01:15:59c'est une valeur de gauche
01:16:00je suis désolé
01:16:01c'est pas réservé
01:16:01même pas que le maire de Brest
01:16:03c'est de gauche
01:16:03mais voilà
01:16:07la meilleure mise de la culture
01:16:07pour le patrimoine
01:16:08c'était Jack Lang quand même
01:16:09soit en clair
01:16:10très décrié
01:16:11mais vous dites que là dessus
01:16:12il a fait un groupe formidable
01:16:13on peut décrier sur plein de choses
01:16:14mais sur le patrimoine
01:16:16il a augmenté
01:16:17la protection du patrimoine
01:16:18comme jamais
01:16:19il y avait de l'argent à l'époque
01:16:20donc oui oui
01:16:21c'est clair
01:16:22donc moi je ne fais pas de politique
01:16:24gauche à droite
01:16:25je tape partout
01:16:26où je dis du bien de tout le monde
01:16:27il y a un ministère de la culture
01:16:29en France
01:16:29qui est très important
01:16:30dont André Malraux
01:16:31le premier
01:16:32fut la figure
01:16:34emblématique
01:16:35est-ce que la France
01:16:38consacre quand même
01:16:39beaucoup de fonds publics
01:16:40à son patrimoine de musée
01:16:42ou quand même
01:16:43ou à votre avis pas assez
01:16:44pas suffisamment
01:16:45prenons un exemple
01:16:46sur les acquisitions des musées
01:16:47c'est important
01:16:47en 2011
01:16:49François Hollande
01:16:50il y avait 20 millions d'euros
01:16:51par an
01:16:52pour acheter des oeuvres
01:16:53un peu importantes
01:16:53pour aider les musées
01:16:54partout
01:16:55de province aussi
01:16:55de province d'ailleurs surtout
01:16:5620 millions d'euros
01:16:57en 2011
01:16:58on divise par 2
01:16:5910 millions d'euros
01:17:00et depuis
01:17:01tous les ans
01:17:01c'est 10 millions d'euros
01:17:02c'est-à-dire
01:17:02ça n'a même pas été augmenté
01:17:03de l'inflation
01:17:04c'est-à-dire qu'on a perdu
01:17:05depuis 2011
01:17:07on a perdu 150 millions d'euros
01:17:08au moins
01:17:09et c'est cet argent
01:17:10on aurait pu le prendre
01:17:11pour acquérir des trésors nationaux
01:17:13qui s'en vont
01:17:13donc
01:17:14oui il y a un problème
01:17:15de passer l'argent
01:17:16il y a des solutions
01:17:17pour trouver de l'argent
01:17:18pour les musées
01:17:19pour le patrimoine en général
01:17:19je le dis souvent
01:17:21et je profite toujours
01:17:22d'un micro pour le dire
01:17:23donc si vous me permettez
01:17:24beaucoup pour le patrimoine
01:17:26mais ça pourrait servir
01:17:27aussi au musée
01:17:27et ça rapporterait quasiment
01:17:281 milliard d'euros par an
01:17:29on vous écoute
01:17:30alors première solution
01:17:31sur toutes les mises
01:17:32de la française des jeux
01:17:33vous avez 1,8% pour le sport
01:17:34je ne dis pas qu'il faut le renlever
01:17:36mais si on mettait
01:17:37sur toutes les mises
01:17:37de la française des jeux
01:17:381,8%
01:17:39pour le patrimoine
01:17:41sur le loto par exemple
01:17:42sur toutes les mises
01:17:43l'oto et tous les jeux
01:17:441,8%
01:17:45et ça ne serait pas gagné
01:17:47sur ce que gagne
01:17:47la française des jeux
01:17:48elle ne voulait pas
01:17:48sur ce que gagne l'Etat
01:17:49évidemment elle ne voulait pas
01:17:50on n'a pas d'argent
01:17:50mais sur les gros lots redistribués
01:17:53il y aura toujours des gros lots
01:17:54ça serait à la marge
01:17:55vous voyez
01:17:55peut-être un jour
01:17:56vous verrez un gros lot
01:17:57à 15 millions
01:17:57au lieu de 20 millions
01:17:58on a entendu des sommes fabuleuses
01:17:59dernièrement
01:18:00donc vous auriez toujours
01:18:01des gros lots
01:18:02personne ne s'en apercevrait
01:18:03et vous rajoutez à ça
01:18:04la taxe de séjour
01:18:06plus faible en France
01:18:07qu'ailleurs
01:18:07vous rajoutez 1 euro
01:18:09sur une nuitée
01:18:10c'est-à-dire que quelqu'un
01:18:11qui va en vacances
01:18:11en France
01:18:12souvent pour visiter les monuments
01:18:13pendant 2 semaines
01:18:14c'est 15 euros en plus
01:18:16sur tout son voyage
01:18:16c'est-à-dire rien
01:18:17donc ça c'est une micro-taxe
01:18:19plus ça
01:18:20ça ferait
01:18:20les deux ensemble
01:18:22ça fera pratiquement
01:18:221 milliard d'euros
01:18:23en plus par an
01:18:23vous imaginez ce que ça donnerait ?
01:18:251 milliard d'euros
01:18:26pratiquement 800 millions
01:18:26entre 800 millions
01:18:27vous nous annoncez
01:18:28que s'il y avait
01:18:28cette disposition
01:18:29cette mise en place
01:18:30cette disposition
01:18:31taxe locale
01:18:32800 millions
01:18:33c'est énorme
01:18:35pour un musée
01:18:36mais pour le patrimoine français
01:18:38le patrimoine
01:18:39il touche à peu près
01:18:40alors ça a été augmenté
01:18:40ces dernières années
01:18:41mais on doit être
01:18:42à 450 millions d'euros
01:18:43par an de l'état
01:18:43donc vous imaginez
01:18:45vous êtes en train
01:18:46de m'expliquer
01:18:47on n'a pas de problème
01:18:48d'argent
01:18:48Lydia Rickner
01:18:49vous êtes en train
01:18:49de m'expliquer
01:18:50que si on avait pris
01:18:51cette mesure
01:18:51qui n'est pas très compliquée
01:18:52à mettre en place
01:18:53peut-être que
01:18:54les bijoux qui ont été volés
01:18:56on aurait eu du personnel
01:18:57en plus aux loups
01:18:57je ne suis pas sûr
01:18:58parce qu'on avait l'argent
01:18:59encore une fois aux loups
01:18:59on avait l'argent
01:19:00c'est presque une question
01:19:00de choix
01:19:01votre témoignage est accablant
01:19:02quand même
01:19:03c'est la vérité
01:19:04ce sont les faits
01:19:05que vous racontez
01:19:06alors il y a quand même
01:19:07un autre aspect
01:19:08et heureusement
01:19:09on s'en réjouit
01:19:10j'y fais allusion tout à l'heure
01:19:11parce que vous parliez
01:19:11d'Abu Dhabi
01:19:12en fait Abu Dhabi
01:19:12c'est une situation de livre
01:19:13mais on sait que les émirats
01:19:15ont aussi été généreux
01:19:16souvent avec le patrimoine français
01:19:17c'est le mécénat
01:19:18et à Versailles
01:19:19alors le mécénat est très important
01:19:20très important
01:19:21Abu Dhabi
01:19:22encore une fois je le répète
01:19:23ça n'est pas du mécénat
01:19:24ça n'est pas du mécénat
01:19:25c'est un échange
01:19:26de location d'oeuvre
01:19:29etc
01:19:29peut-être qu'on leur facture cher
01:19:31peut-être qu'un peu plus
01:19:31on facture cher
01:19:32oui bien sûr
01:19:33mais voilà
01:19:33ils sont très contents d'en avoir
01:19:35mais il y a du mécénat en France
01:19:36oui bien sûr
01:19:36et puis il y a des dispositifs
01:19:38très intéressants pour le mécénat
01:19:40avec des fois
01:19:41il faut se méfier un peu aussi
01:19:42parce que
01:19:43il faut savoir que par exemple
01:19:44il y a autre chose
01:19:45qui est scandaleux
01:19:46pour le patrimoine français
01:19:46vous avez des promoteurs
01:19:49qui prennent des châteaux
01:19:51qui sont en partie
01:19:52monuments historiques
01:19:52qui les découpent
01:19:54en appartements
01:19:54donc qui bousillent l'intérieur
01:19:56et qui peuvent déduire fiscalement
01:19:57on cherche des niches fiscales
01:19:58celle-ci devrait être
01:19:59l'association
01:20:01aussi des monuments
01:20:01se bat pour ça
01:20:02et moi aussi
01:20:02je ne comprends pas pourquoi
01:20:04vous voulez dire
01:20:04que l'abattement
01:20:05qui est accordé justement
01:20:06pour les monuments
01:20:07pour la restauration
01:20:07en fait sert à détruire
01:20:08même si on en fait
01:20:09quelque chose de commercial
01:20:10on a droit à cette
01:20:11bien sûr
01:20:11parce qu'ils considèrent
01:20:12que c'est la restauration
01:20:13de monuments
01:20:13pas du tout
01:20:14avant il devait avoir
01:20:17pour faire cela
01:20:18il devait avoir
01:20:18l'agrément du ministère
01:20:19de la culture
01:20:19c'est possible
01:20:20dans certains monuments
01:20:20par exemple des abbayes
01:20:22où on peut transformer ça
01:20:24en appartement
01:20:25pourquoi pas
01:20:25mais il fallait un agrément
01:20:26l'agrément a disparu
01:20:27donc dès qu'un château
01:20:29est classé
01:20:29on peut l'acheter
01:20:30et puis après
01:20:31on le découpe en appartement
01:20:32mais c'est complètement dingue
01:20:33avec des déductions fiscales
01:20:35alors je pousse
01:20:35un petit peu plus loin
01:20:37ma question
01:20:37et on va mettre le pied
01:20:39dans la question budgétaire
01:20:40si on taxait
01:20:41les oeuvres d'art
01:20:41en France
01:20:42je pense que ça serait
01:20:43très compliqué
01:20:43ça serait une catastrophe
01:20:44une catastrophe ?
01:20:45alors qu'est-ce que vous en pensez ?
01:20:46je me suis battu
01:20:46sur la taxe
01:20:47contre l'impôt sur la fortune
01:20:49heureusement
01:20:49on n'en parle plus trop là
01:20:50pour les oeuvres d'art
01:20:52on décide demain
01:20:53de taxer ?
01:20:53les oeuvres partent
01:20:55les donateurs ne donnent plus
01:20:56parce qu'il faut savoir
01:20:56que les musées sont
01:20:57essentiellement faits
01:20:58de donateurs
01:20:58qui ont collectionné
01:20:59donc taxer les oeuvres d'art
01:21:01sur la fortune
01:21:01j'ai beaucoup écrit
01:21:02sur ce sujet
01:21:03ça serait une catastrophe
01:21:04non il ne faut surtout pas faire ça
01:21:05ça c'est la plus mauvaise idée
01:21:06comme c'était Fabius
01:21:07qui était ministre
01:21:08et que sa famille
01:21:09avait une antiquité
01:21:10on a dit
01:21:10oui c'est pour protéger
01:21:11je peux vous dire
01:21:11ce qui s'est passé à l'époque
01:21:12Fabius justement
01:21:13n'est pas intervenu à l'époque
01:21:14parce qu'il ne voulait pas
01:21:14être accusé
01:21:15ce sont les communistes
01:21:16qui sont souvent
01:21:17très protecteurs du patrimoine
01:21:18c'est Jacques Ralix
01:21:20qui est intervenu
01:21:23contre la taxation
01:21:26qui a dit à Mitterrand
01:21:27c'est pas possible de faire ça
01:21:27et c'est pour ça
01:21:28que ça n'a pas été fait
01:21:29donc on a aussi
01:21:31des gens de gauche
01:21:32qui sont très responsables
01:21:33J'ai une petite question
01:21:34Didier Hickner
01:21:35est-ce que vous avez le sentiment
01:21:36avec ce qui s'est passé
01:21:36au musée du Louvre
01:21:37avec ce que l'on sait
01:21:38de l'état
01:21:38dans lequel se trouve
01:21:39la tour Eiffel
01:21:40on a eu un rapport récent
01:21:41sur l'état de la tour Eiffel
01:21:43sur la mise en péril
01:21:45de la tapisserie de Bayeux
01:21:46il me semble que vous étiez
01:21:47et voilà absolument
01:21:49que l'état abandonne
01:21:51son patrimoine
01:21:51et son art
01:21:52alors la tour Eiffel
01:21:53c'est la ville de Paris
01:21:54oui
01:21:55alors que la ville de Paris
01:21:57abandonne son patrimoine
01:21:57il suffit de se balader
01:21:58dans les rues
01:21:58pour le voir
01:21:59je parle aussi beaucoup de cela
01:22:01même si elle a fait un effort
01:22:03sur les décors d'église
01:22:04c'est jamais que de ferraille
01:22:05je vous dis sans provoquant
01:22:06mais l'état ne fait pas suffisamment
01:22:09oui
01:22:09et tout n'est pas dans l'argent
01:22:11alors l'argent
01:22:11je vous ai dit
01:22:12comment on pourrait le faire
01:22:12bien sûr
01:22:13on ne le fait pas
01:22:14et il y a aussi
01:22:15la protection du patrimoine
01:22:16or je disais que Jacqueline
01:22:18a augmenté la protection du patrimoine
01:22:19en créant par exemple
01:22:20pas des secteurs sauvegardés
01:22:21il avait fait des sous-secteurs sauvegardés
01:22:23mais pour des choses
01:22:23un peu moins importantes
01:22:24mais c'était un plus
01:22:26depuis qu'Emmanuel Macron est là
01:22:28alors c'est vrai que
01:22:29François Hollande
01:22:29et Nicolas Sarkozy
01:22:30en avaient rêvé
01:22:31et Emmanuel Macron l'a fait
01:22:32on diminue le pouvoir
01:22:33des architectes des bâtiments de France
01:22:34et on diminue la loi sur le patrimoine
01:22:36par exemple
01:22:36maintenant on a fait la loi Elan
01:22:38c'était il y a quelques années
01:22:39maintenant dans un secteur sauvegardé
01:22:40si on dit qu'un bâtiment est en péril
01:22:43on peut le détruire
01:22:44alors que l'architecte des bâtiments de France
01:22:45dira non
01:22:46et qu'est-ce qu'on fait pour dire
01:22:46que le bâtiment était en péril
01:22:47on demande à un copain
01:22:48qui signe que c'est en péril
01:22:51et donc on a détruit des choses
01:22:52non non
01:22:53il y a vraiment
01:22:54sous Emmanuel Macron
01:22:55ça je tiens à le dire
01:22:55c'est un ennemi du patrimoine
01:22:57Emmanuel Macron
01:22:57ah oui carrément
01:22:58ah oui oui
01:22:59il a laissé se développer les éoliennes
01:23:01d'une manière effroyable
01:23:02or les éoliennes c'est prouvé
01:23:04c'est prouvé
01:23:05mais tout le monde le sait
01:23:06c'est inefficace
01:23:07ça détruit le patrimoine
01:23:08et ça détruit l'écologie
01:23:09en plus ça tue les oiseaux
01:23:10ça met des tonnes de béton
01:23:11ça coûte
01:23:12on cherche des économies
01:23:14mais
01:23:14on subventionne cela
01:23:16alors qu'en France
01:23:17on a l'énergie la plus décarbonée
01:23:19c'est dramatique
01:23:20il n'avait pas besoin de ça
01:23:21on va se séparer bientôt
01:23:22Didier Higner
01:23:23merci d'avoir été là
01:23:24juste un mot
01:23:24donnez-nous une suggestion
01:23:26d'un beau musée
01:23:27un peu inconnu
01:23:27que vous connaissez en province
01:23:29ou vous recommandez aux auditeurs
01:23:30de Sud Radio
01:23:31d'aller faire un tour
01:23:32le musée de Semur en Auxois
01:23:33magnifique
01:23:35ville fortifiée
01:23:36Semur en Auxois
01:23:37où il y a un musée
01:23:38qui est dans son jus
01:23:39du 19ème siècle
01:23:40avec des tableaux
01:23:40un peu partout
01:23:41avec des sculptures
01:23:42et c'est un très beau musée
01:23:43très peu connu
01:23:44je vous le conseille
01:23:45de la visite
01:23:46et en plus on peut déguster
01:23:47du persil et du morvan
01:23:48puisqu'il y a près du morvan
01:23:49et un fromage aussi
01:23:51très bon juste à côté
01:23:52les poisses
01:23:52mais vous ne pensez qu'à manger
01:23:53de les poisses
01:23:54voyez culture et gastronomie
01:23:55grâce à vous Didier Higner
01:23:56on a passé un instant
01:23:58merveilleux
01:23:58à la gloire de la France
01:24:00merci d'être venu
01:24:01merci
01:24:01et on vous rappellera
01:24:02parce que je pense
01:24:03que l'actualité n'est pas terminée
01:24:04sur notre tribune
01:24:05à très bientôt
01:24:05pour réécouter cette émission
01:24:07rendez-vous sur nos plateformes
01:24:08Youtube
01:24:08Spotify
01:24:09Deezer
01:24:10et le site internet
01:24:11sudradio.fr
01:24:13merci à tous
01:24:14et à demain
01:24:14Perico
01:24:15voilà et on retrouve maintenant
01:24:16Madame Laïe
01:24:17qui est notre trésor national
01:24:18qui est notre trésor national
Écris le tout premier commentaire