- il y a 3 mois
« Les Experts sans frontières », c’est le rendez-vous qui nous fait sortir de notre bulle. Chaque vendredi de 18h à 19h sur BFM Business, des experts étrangers installés en France analysent les grands débats de la semaine avec un œil neuf, détaché des prismes franco-français. Finances publiques, réformes, réarmement de l’Europe, choix politiques, international… Leur regard extérieur éclaire, questionne et parfois secoue. Un décryptage sans frontières pour mieux comprendre les grands enjeux du moment.
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00:00BFM Business présente
00:02Les Experts Sans Frontières
00:07Mathieu Jolivet
00:09Bonjour et bienvenue, très heureux de vous retrouver dans Les Experts Sans Frontières.
00:15Aujourd'hui ils nous viennent des Etats-Unis, du Portugal, d'Ukraine.
00:20On va voir quel regard ils portent sur ces débats passionnels qui agitent les Français autour du budget,
00:25autour du cap de politique économique à adopter.
00:28Olivier Faure qui veut réintroduire une taxe Zuckman.
00:32Quel rapport à la richesse justement ont les Américains et les Portugais ?
00:36Sébastien Lecornu, lui, a suspendu la réforme des retraites.
00:39Là encore, intéressant d'avoir le regard extérieur de nos experts étrangers qui vivent en France.
00:44Avec eux, on va aussi essayer de comprendre les nombreuses volte-face de Donald Trump
00:48avec Wladimir Zelensky qui est en ce moment à la Maison Blanche.
00:52Les Experts Sans Frontières, c'est parti.
00:55Bienvenue si vous nous retrouvez dans Les Experts Sans Frontières.
00:57Leur regard extérieur est indispensable pour nous aider à prendre un peu de hauteur en France,
01:03notamment pour comprendre cette crise politique aiguë,
01:07ces débats budgétaires incessants qu'on traverse en ce moment.
01:10Autour de moi, pour m'accompagner pendant cette heure,
01:12Violetta Moskalou, franco-ukrainienne, présidente de Global Ukraine,
01:16professeure associée à l'Université de Lorraine,
01:18qui a créé une fintech très active avec la diaspora ukrainienne.
01:22Bonsoir Violetta et bienvenue.
01:23Steven Ekovich, professeur de sciences politiques et d'histoire à l'Université américaine de Paris.
01:28Bonsoir Steven.
01:29Hélène Koons, américaine, spécialiste des Etats-Unis et professeure à l'INSEC Paris.
01:34Bonsoir Hélène.
01:34Bonsoir.
01:34Et puis Anna Navarro, journaliste portugaise basée à Paris.
01:39Bienvenue Anna.
01:40Bonsoir.
01:40Les unes internationales, vraiment, là, on leur a donné beaucoup de boulot à nos confrères étrangers en France.
01:47Ils n'arrêtent pas depuis quelques semaines.
01:49Comme le Spiegel, par exemple, qui titre cette semaine
01:52« Le gouvernement est sauvé, mais Macron est fini ».
01:56On a aussi le site tchèque « Eurospravi », qui, lui, n'y va pas par quatre chemins.
02:03Il titre en une « La pire crise politique des temps modernes continue ».
02:08Steven Heikovitch, vu des Etats-Unis ou avec votre regard américain,
02:13cette crise politique française, pour vous, est-ce qu'elle est…
02:17C'est une crise budgétaire ?
02:19C'est une crise démocratique ?
02:21C'est une crise morale ?
02:23Il y a deux choses.
02:24Premièrement, je ne vais pas vous étonner en vous disant qu'aux Etats-Unis,
02:28on ne suit pas ce qui se passe en France.
02:31Il y a très peu dans les nouvelles américaines qui relèvent de ce qui se passe en France.
02:36Donc, je suis, moi, contraint à donner mon idée en étant américain,
02:43qui vit à Paris, à France, à Paris, pour analyser ce qui se passe.
02:49Tout ce que je peux dire, c'est qu'en étant, comment dire, un politologue,
02:54il n'y a pas beaucoup de lois en sciences politiques,
02:57pour tenter de la rendre scientifique.
02:59Mais il y a des tendances de fond, il y a certaines tendances lourdes.
03:03Une de ces tendances lourdes est que, quand il y a un chaos politique,
03:09il s'avère qu'une population, à ce moment-là, est beaucoup plus tentée d'accepter un régime autoritaire.
03:19Cette fragilité ouvre la porte à des gestes autoritaires.
03:25Donc, on était là aux États-Unis, j'ai peur qu'en France, il y ait cette idée,
03:31cette problématique, que chaos, incertitude,
03:37certains busculements dans les têtes des personnes
03:40peuvent amener à un certain désir d'avoir une présibilité en politique.
03:49Deuxième chose.
03:50Juste une question, c'est le géopolitologue Dominique Moisy
03:55qui posait cette question dans les échos aujourd'hui.
03:59Il nous disait, et si Emmanuel Macron était le Barack Obama français ?
04:04Avec cette idée qu'ils ont été élus sur un programme
04:13où ils embarquaient beaucoup de monde,
04:15avec quelque chose qui a été intellectuellement brillant sur le papier,
04:18mais où petit à petit, les choses se sont délitées pendant leur mandat,
04:22ils se sont éloignés de leur peuple qui s'est retourné contre eux, finalement.
04:25Voilà, c'était...
04:26Voilà, étant donné ce que je voulais dire,
04:28il faut avérer que je suis d'accord avec Dominique Moisy,
04:32étant donné ce que je viens d'analyser.
04:36Donc, il y a cette tendance lourde,
04:40et je crois que peut-être la France est en train de le vivre aussi.
04:44Il y avait une autre étude intéressante,
04:47deux sociologues, deux études sociologiques aux États-Unis,
04:50montrent que dans nos démocraties,
04:53il y a dans ces situations de...
04:57Non, même pas des cas d'une certaine longue durée,
05:00il y a toujours un certain franche de la population
05:02qui est prêt à accepter un régime autoritaire.
05:07Et ils ont affiché un pourcentage.
05:10Quel pourcentage dans nos démocraties,
05:12quel pourcentage des électeurs sont prêts à accepter
05:15éventuellement un régime plutôt autoritaire ?
05:18Peut-être que ça va vous attenuer,
05:20peut-être pas, 30%.
05:21Les deux études sont arrivées à la même conclusion
05:26qu'à peu près 30% de nos populations
05:29en nos démocraties libérales actuelles.
05:31Oui, ça c'est quand c'est l'arrière à eux.
05:34Dans quel pays ?
05:34Non, non, c'est une étude sociologique.
05:37Oui, j'entends bien.
05:38Dans quel pays ?
05:38C'est sous réserve que c'est quelqu'un qui est de leur bord.
05:41C'était dans quel pays, Steven ?
05:44Ça c'était aux Etats-Unis,
05:48mais ils ont élargi aussi cette étude
05:50pour montrer, on peut dire les mêmes choses en Europe,
05:53que ce soit en Allemagne, que ce soit en Royaume-Uni.
05:56Violeta voulait réagir.
05:58Non, non, je ne suis pas sûre.
05:58En fait, c'est super important effectivement de savoir
06:00sur quel échantillon l'étude a été faite
06:02avant de pouvoir généraliser.
06:03Mais je voulais juste rebondir sur votre phrase
06:05que président Emmanuel Macron a été un peu comme le Barack Obama.
06:08Moi, j'ai envie de continuer et de compléter.
06:10Et comme Vladimir Zelensky,
06:12qui a fait exactement les mêmes promesses en Ukraine
06:14quand il a fait sa campagne fin 2018 et 2019,
06:17quand il est devenu président,
06:18sur la vague comme ça de démocratie participative,
06:22distribuée, faire engager tout le monde,
06:25pouvoir faire des propositions,
06:27un peu comme En Marche en fait,
06:28avec ce réseau et tout.
06:30c'était un peu dans l'air du temps à l'époque.
06:32Et les consultants en politique,
06:35les polytechnologues,
06:36on les appelle ça en ukrainien,
06:38les experts en fait qui les ont accompagnés,
06:40ils les ont bien coachés
06:42pour qu'ils fassent,
06:43ils disent ce qu'il fallait faire
06:44à l'époque des réseaux sociaux
06:46et du fait que chaque citoyen aujourd'hui
06:48veut avoir un peu plus de place en fait.
06:51Donc, de plus de dialogue.
06:53On ne veut plus vivre comme à l'époque
06:54de la démocratie représentative seulement
06:56parce qu'aujourd'hui,
06:57les sociétés s'aplatissent.
06:59Et sauf qu'ils ont fait les mêmes promesses,
07:01ils ont emporté,
07:02embarqué avec eux les nouvelles générations,
07:04les gens qui ont cru
07:05et ils ont trahi d'une certaine façon
07:07parce qu'après on a vu quand même
07:08un pouvoir plus proche du monarchique
07:11que de démocratie participative en fait.
07:14Mais c'est un prix en guerre madame.
07:15C'est un prix en guerre.
07:17Même avant la guerre.
07:18Ce que j'ai dit c'est que là,
07:19Vladimir Zelensky,
07:20il est dans une situation extraordinaire,
07:23il a quand même le saut de la population
07:25qui lui donne son crédit pour...
07:27Oui, oui, parce que c'est la guerre effectivement,
07:28c'est devenu un chef de guerre
07:30et s'il savait au moment où il a fait campagne
07:32ce qu'il attendait,
07:33on peut s'interroger.
07:34S'il avait vraiment voulu...
07:36Il pouvait imaginer à l'instant
07:37qu'il allait être le président d'un pays en guerre.
07:39Mais sauf qu'aujourd'hui,
07:42en fait, c'était juste pour rebondir
07:43sur la tendance qui explique,
07:45en fait,
07:45c'est quelque chose de sous-jacent,
07:46les crises politiques qu'on a en France
07:48et dans d'autres pays aussi.
07:50C'est que le 18e, 19e siècle,
07:53c'était la monarchie.
07:5320e, on a évolué vers de la république représentative.
07:57Donc, on a lisé quelqu'un pour dire
07:59pendant cinq ans,
08:00il nous représente.
08:01Sauf qu'aujourd'hui,
08:02cette pyramide,
08:03elle s'aplatit encore, en fait.
08:04Donc, on doit être en train de réfléchir.
08:06Et la France,
08:07elle pourrait donner d'exemples,
08:08en fait,
08:09on a été un peu aux origines de la république,
08:11en fait,
08:12qu'on connaît aujourd'hui.
08:14Il faut maintenant aller chercher plus loin
08:16comment ces nouvelles tendances,
08:17les réseaux sociaux,
08:19le fait que l'information,
08:21la communication,
08:21la circulation et tout,
08:23le peuple,
08:24je n'ai pas peur de dire,
08:25attend, en fait.
08:26Les citoyens attendent
08:27un peu autre chose.
08:29Et donc, c'est ça, en fait.
08:30Cette crise,
08:30c'est une crise politique.
08:32Et peut-être une gouvernance
08:33qui soit peut-être
08:35un peu moins top-down,
08:37un peu plus participative.
08:40Est-ce que cette instabilité française,
08:42cette crise politique aiguë
08:43qu'on traverse,
08:44c'est quelque chose
08:44qui est commenté en Ukraine ?
08:47Est-ce que dans un pays
08:48qui est en guerre,
08:49sachant que la France
08:50est aussi un partenaire de l'Ukraine,
08:52la crise politique qu'on traverse,
08:54c'est quelque chose
08:54qui est commenté là-bas ?
08:55Pas du tout.
08:56Le principal regard,
08:58en fait,
08:59passe à travers la crainte
09:01que si les extrêmes
09:02arrivaient à avoir plus de place,
09:05ça pouvait avoir
09:06un effet de ricochet
09:07très fort et très dangereux
09:09pour l'Ukraine, en fait.
09:10Donc, l'analyse
09:11qui est telle qu'elle est aujourd'hui,
09:13c'est plus
09:14est-ce que l'extrême gauche
09:15ou est-ce que l'extrême droite
09:16vont pouvoir se renforcer,
09:19vont sortir renforcées,
09:20en fait,
09:20de cette crise politique intérieure ?
09:22Vous voulez dire
09:22qu'une Europe
09:23qui se trumpise
09:24via la Hongrie,
09:26en gros,
09:26est-ce que ça pourrait
09:27aussi infuser
09:29jusqu'en France ?
09:32Ça, c'est quelque chose
09:34qui...
09:34Ça, c'est une inquiétude
09:35très sérieuse.
09:36Effectivement,
09:36en même temps,
09:37on voit que l'exemple
09:38des élections en Moldavie,
09:39que finalement,
09:40on arrive quand même
09:40à contrer
09:41quand il y a
09:42des tentatives d'ingérence,
09:44comme ça,
09:45trémane frontale,
09:46en fait,
09:46et tout.
09:46Le fait que la Moldavie,
09:47un tout petit pays,
09:48a pu résister
09:49aux millions
09:50des dollars
09:51que les Russes
09:52ont voulu infuser,
09:53en fait,
09:53pour faire ingérence
09:54dans les processus électoraux,
09:55ça, ça vient quand même
09:56un peu mettre en balance
09:57et de dire,
09:58OK, alors sortons
09:59du monde des bisounours
10:00et face à des régimes autoritaires
10:03qui veulent vraiment
10:04faire ingérence,
10:05il faut savoir se défendre.
10:07Hélène Kuhn,
10:08sur cette idée
10:09qu'on a quand même
10:10une doctrine trumpiste
10:11qui peut infuser
10:12via la Hongrie,
10:13etc.,
10:14jusqu'en France,
10:15au moment où il y a
10:16des extrêmes
10:17qui soufflent justement
10:18sur...
10:19qui soufflent en ce moment
10:20sur les braises
10:21et où on voit
10:22que notre système
10:23en ce moment
10:24est malmené en France,
10:25que cette Vème République
10:26est peut-être
10:27un petit peu fragilisée.
10:29Comment vous voyez ça ?
10:30Alors, je ne suis pas
10:31tout à fait d'accord
10:31avec mon compatriote
10:32parce que je pense
10:33tout de même
10:33que les Américains
10:35s'intéressent
10:35à ce qui se passe en France
10:37parce qu'on voit tout de même
10:38que c'est un peu
10:39le berceau de la démocratie
10:41et c'est un pays
10:42qui était un pays
10:44qui nous a beaucoup donné
10:45des textes
10:46au 18e et 19e siècle.
10:48Donc, je pense
10:49qu'on est curieux
10:50de savoir
10:51qu'est-ce qui se passe en France.
10:52Après, on a un pays
10:53qui pèse aujourd'hui
10:53même pas 3%
10:54du PIB mondial
10:56aux Etats-Unis.
10:58Les copains,
10:58c'est ceux
10:59avec qui on fait du business.
11:00J'entends bien
11:00mais je pense
11:01que la portée
11:01de la France...
11:02C'est en temps
11:02dans le New York Times
11:03mais à part ça.
11:04Oui, mais la portée
11:05de la France
11:05est quand même là.
11:06Mais j'entends
11:07cette idée
11:07que peut-être
11:09au niveau de la présidence
11:10c'est un peu
11:11le problème du lame duck.
11:12C'est le Bernard Boiteux
11:13qui a énormément
11:14de difficultés
11:15à agir
11:16et à faire des choses
11:19pour ses engrenages
11:20au niveau du gouvernement.
11:21Anna Navarro
11:23vous, comment est-ce que
11:24vous avez vécu
11:25cette semaine politique
11:27à haut risque
11:28en France
11:28avec un gouvernement
11:30qui a failli
11:31démissionner
11:33avec une censure
11:34qui a été évité
11:35de justesse
11:36à 18 voix
11:37ce qui nous aurait amené
11:38à une dissolution
11:39à une nouvelle période
11:42d'incertitude
11:43vu aussi
11:45j'allais dire
11:45du Portugal
11:46qui a fait
11:48les efforts
11:49que nous ne faisons
11:51peut-être pas encore
11:51maintenant.
11:52Comment vous voyez ça ?
11:53Il y a eu quelque chose
11:55qui s'est passé
11:55chez nous
11:56qui est peut-être
11:56semblable
11:57à ce qui s'est passé
11:58sur les marchés financiers.
11:59Les marchés financiers
12:00avaient anticipé
12:02la crise
12:04et ils ont trouvé
12:05que ce qui se passe
12:06en France
12:07était peut-être
12:07la meilleure des solutions.
12:09Donc ils n'ont pas
12:09ils ne sont pas effondrés
12:11ils n'ont pas mal réagi
12:13vous n'avez pas eu
12:14disons que c'était
12:16c'était plus
12:17la moins pire des solutions.
12:19Oui mais les marchés financiers
12:20ont finalement
12:20trouvé que ça
12:22leur convenait très bien
12:22ce serait
12:23aurait été pire pour eux
12:24s'il y avait eu
12:24une censure du gouvernement
12:27une dissolution
12:28sans savoir
12:29qui viendrait.
12:30Et le Portugal
12:31c'était un petit peu pareil
12:32il faut dire
12:32qu'on était très distrait
12:33par nos propres élections
12:34municipales
12:35chez nous
12:35et donc
12:37vous savez bien
12:37que Charité
12:38est bien organisée
12:38commence par soi-même
12:39et donc
12:41on a peut-être
12:41regardé
12:42avec un peu plus de distance
12:43ce qui nous étonne toujours
12:45c'est cette incapacité française
12:46de trouver un compromis
12:48on connaît bien
12:49on connaît bien
12:50la constitution française
12:52en tant plus
12:52qu'un ancien
12:53premier ministre portugais
12:55Mario Soares
12:56le mythique socialiste
12:57devenu président
12:58quand il était
12:59premier ministre
13:00il voulait une constitution
13:01qui n'en n'est plus
13:02un pouvoir parlementaire
13:03et législatif
13:05et l'exécutif
13:07mais quand il est devenu président
13:09il a fait changer
13:09la constitution
13:10pour la faire
13:11un petit peu évoluer
13:13dans le sens
13:13de la constitution française
13:14donc on a un système
13:15hybride
13:16un peu
13:16qui marche
13:17qui marche assez bien
13:19mais qui est un peu hybride
13:20mais il reste quand même
13:22un système parlementaire
13:23une culture quand même
13:25du compromis
13:26Antonio Costa
13:28en 2015
13:29il a mis en place
13:30ce contrat parlementaire
13:32et d'ailleurs je crois
13:33qu'aucune opposition
13:34n'a intégré son gouvernement
13:35en revanche
13:36il y a du deal
13:37entre le gouvernement
13:38et le parlement
13:41et ça
13:42les budgets
13:43vous en avez adopté
13:45pendant 10 ans
13:46comme ça
13:46avec ce contrat parlementaire
13:47il y avait
13:48presque 10 ans
13:49il y avait un programme commun
13:50si vous voulez
13:51il y avait un dénominateur commun
13:52qui était accepté
13:53par tout le monde
13:54et tout le monde
13:55a dû mettre de l'eau
13:55dans son vin
13:56et voilà
13:57le Portugal s'est sorti
13:58en plus de cette phase
13:59terrible d'asphyxie économique
14:01d'asphyxie sociétale
14:03grâce à cela
14:04mais est-ce que vous avez
14:06à ce moment-là
14:06au moment où il y avait
14:07des efforts très importants
14:09à demander aux portugais
14:10est-ce que vous avez eu
14:11des périodes
14:12comme celles qu'on traverse
14:12maintenant
14:13où on sent que finalement
14:14c'est tout un système
14:15qui est suspendu
14:16à par exemple
14:18une taxe Zuckman
14:19que veut absolument la gauche
14:20pour taper
14:21les hauts patrimoines
14:22et on sent qu'il y a
14:23des lignes rouges
14:24du gouvernement
14:24et d'un parti
14:25qui peut le faire tomber
14:26c'est quoi votre truc
14:30au Portugal
14:30pour surmonter
14:31les lignes rouges ?
14:32jusqu'en 2015
14:34on était sous la coupe réglée
14:36du mémorandum
14:38établi par
14:39le FMI
14:40international
14:40l'Union Européenne
14:42et la Banque Centrale Européenne
14:43et on ne pouvait pas
14:44en sortir
14:45et c'était terrible
14:46parce qu'on disait au Portugal
14:47on ne sent plus en démocratie
14:48parce qu'on peut voter
14:49on peut s'exprimer
14:51et contester
14:52les manifestations
14:54étaient violemment réprimées
14:55mais on ne peut pas
14:57on peut voter
14:57mais on ne peut pas choisir
14:58quelque chose de différent
14:59quel que soit le parti élu
15:01il va appliquer
15:02ce programme-là
15:03qui nous a été imposé
15:06en échange
15:06d'un prêt international
15:07de 78 milliards d'euros
15:10et donc
15:10oui
15:11on ne se sentait
15:11pas en démocratie
15:13il y a eu
15:14un certain éloignement
15:15du cœur
15:16de l'Union Européenne
15:17le Portugal reste très européen
15:18ne me méprenez pas
15:20mais il y a eu
15:20un certain éloignement
15:21du cœur
15:22de l'Union Européenne
15:23il y a peut-être
15:24venu plus la raison
15:25que le cœur
15:26par rapport à l'Europe
15:27et on a compris
15:29très vite
15:30que les institutions
15:30sont fragiles
15:31et qu'il suffit
15:32d'un programme
15:33qu'il suffit parfois
15:33des hommes
15:34qui occupent
15:34les postes clés
15:35dans les institutions
15:36pour que les démocraties
15:37puissent entrer en déclin
15:39si vous permettez
15:40très rapidement
15:41un regard franco-français
15:43sur ce qui se passe
15:43petite ironie de l'histoire
15:45on se rappelle
15:46Emmanuel Macron
15:47a commencé son parcours politique
15:49dans quel camp
15:50en fait
15:50il était au Parti Socialiste
15:52et après il a commencé
15:53aux côtés de François Hollande
15:54et je me disais
15:55que c'est très ironie
15:56vraiment de l'histoire
15:57que de le voir
15:58qu'au final
15:58à la fin de son deuxième mandat
16:00c'est un peu
16:01parforcé
16:02qu'il revienne
16:03un peu vers ses
16:03premiers amours oubliés
16:05et que de facto
16:06c'est une alliance
16:07un peu
16:07avec le groupe
16:08il était au Parti Socialiste
16:10et à la Banque Rothschild
16:11tout en rejoignant
16:12un président
16:13qui disait
16:14mon ennemi
16:14c'est la finance
16:15voilà
16:16il y avait un côté
16:17peut-être un peu schizophrénique
16:18il s'est beaucoup cherché
16:19mais sinon
16:20pour revenir sur
16:21un registre
16:22un peu plus sérieux
16:23à mon avis
16:24il y a quand même
16:25un problème
16:25de partage de la valeur
16:26qu'on ne peut pas ignorer
16:27et peu importe
16:28qu'on soit plutôt
16:29au centre droite
16:30ou au centre gauche
16:30il y a quand même
16:31presque 10 millions
16:32de personnes en France
16:33qui sont en dessous
16:34de ceux de la pauvreté
16:35donc il y a un problème
16:36de pouvoir d'achat
16:37et c'est grave quand même
16:38pour des gens qui travaillent
16:39et qui le disent du mois
16:40ont du mal à finir le mois
16:41en fait
16:42et je pense qu'on ne peut pas
16:43d'ailleurs on a le nouveau ministre
16:44des PME Serge Papin
16:45qui dégaine aujourd'hui
16:46une idée d'un nouvel intéressement
16:48voilà exactement
16:49un intéressement
16:50nouvelle formule
16:51très facile
16:52je pense que ça serait
16:53vraiment dans l'intérêt
16:54et de la droite
16:55et de la gauche
16:55et du patronat
16:56et des travailleurs
16:57de se mettre autour d'une table
16:58de faire une grande conférence
17:00aussi autour de
17:00partage de la valeur
17:01pour trouver un peu
17:02des principes
17:03quand les entreprises
17:04font beaucoup de bénéfices
17:05qu'il y ait plus de participation
17:07qu'il y ait plus d'actionnariat salarié
17:08j'ai travaillé
17:09il y a une dizaine d'années
17:10pendant ma thèse de doctorat
17:12là-dessus
17:12on a même pu démontrer
17:14qu'il y a une meilleure rentabilité
17:15et plus de performance
17:16dans les entreprises
17:16du SBF 250
17:17qui font de l'actionnariat salarié
17:20comparé
17:20c'est Thérèse Paribus
17:21toutes choses égales
17:22par ailleurs
17:22à celles qui ne le font pas
17:23et à mon avis
17:24on a quand même encore
17:25des clés
17:26de solutions alternatives
17:27qui n'ont pas encore
17:28été vraiment mises
17:29au cœur
17:29des discussions
17:30et des débats
17:31donc tant mieux
17:32si Sébastien Le Corun
17:33il peut y arriver
17:34une meilleure redistribution
17:36des richesses
17:37est-ce qu'aux Etats-Unis
17:39vous avez
17:39des débats passionnels
17:41autour du juste partage
17:42de la valeur
17:43et oui
17:44ça existe
17:45aujourd'hui
17:46parce que c'est clair
17:47que
17:47les élites économiques
17:50de très haut
17:51niveau
17:51sont privilégiées
17:52dans cette présidence
17:53Trump
17:54en fait
17:55on voit aux Etats-Unis
17:56un transfert
17:57de
17:58de
17:59de
17:59de finances
18:01d'avoir
18:02de
18:03propriété
18:04des pauvres
18:05aux riches
18:05rarement
18:07dans l'histoire
18:07des Etats-Unis
18:08il y avait
18:08un tel déséquilibre
18:10arrêtez-moi
18:12si je dis une bêtise
18:13mais j'avais l'impression
18:13qu'il y avait quand même
18:14toute une partie
18:15de son électorat
18:16populaire
18:16qui lui
18:18achète totalement
18:19la politique
18:20de Trump
18:20il n'y a pas de contradiction
18:22ils votent
18:23contre leurs propres intérêts
18:24parce qu'ils votent
18:25pour d'autres raisons
18:26ils ne voient pas
18:27leurs intérêts propres
18:29ils votent
18:30par
18:30Trump leur a promis
18:32du sang et des larmes
18:33avec effectivement
18:35une inflation
18:35qui arrivera
18:36dans un premier temps
18:37ils ont dit
18:37allez
18:37on te suit
18:39ok on va se taper
18:40l'inflation
18:40et après on retrouvera
18:41notre grandeur
18:42ils ont acheté
18:43ce plan
18:44ils n'ont pas vu
18:46oui ils ont voté
18:47pour ça
18:47sans connaissance
18:49de cause
18:50il faut le dire
18:51parce que c'est
18:52une
18:52logique
18:56de culte
18:56il faut
18:57aussi l'avouer
18:59on détourne
19:00l'attention aussi
19:01en pointant
19:02du droit à l'étranger
19:02les immigrants
19:03et tout ça
19:04on détourne un peu
19:05le débat aussi
19:06d'une certaine façon
19:06surtout dans tout plein d'états
19:08où il y a très peu
19:09d'immigrés
19:09alors je rejoins
19:11ce que tu viens de dire
19:12et très clairement
19:13avec le shutdown
19:15le fameux shutdown
19:16là pour l'instant
19:16le gouvernement fédéral
19:17aux Etats-Unis
19:18ne tourne plus
19:19et aux Etats-Unis
19:20le salaire est versé
19:21deux fois par mois
19:22pas à la fin du mois
19:23deux fois
19:23donc un peu autour du 15
19:25et puis à la fin du mois
19:25donc là il y a tout plein de gens
19:27surtout les électeurs de Trump
19:29que tu cites
19:30qui sont
19:31mises en difficulté
19:33et c'est peut-être
19:34juste là
19:34tout de suite
19:35carrément aujourd'hui
19:36où ils voient que
19:37le choix
19:38de ne pas
19:39faire un budget
19:40qui comprenait
19:42tout de même
19:42juste un tout petit peu
19:43partie de
19:44santé dedans
19:46les affecte
19:48et surtout
19:49il commence à voir aussi
19:50l'impact de la guerre tarifaire
19:51sur la hausse des prix
19:53on a les premiers effets
19:54de l'inflation
19:54qui arrivaient nous
19:55sur BFM Business
19:56de nombreuses entreprises
19:57exportatrices
19:58viennent chez nous
19:59ceux qui ont des pièces
20:00à très forte valeur ajoutée
20:01nous disent
20:02nous c'est pas un problème
20:02que ce soit taxé
20:04du jour au lendemain
20:04à 40%
20:05parce qu'on répercute
20:06sur nos clients américains
20:08qui ont besoin
20:09de nos produits
20:09donc au final
20:10qui va payer
20:11c'est le consommateur
20:12on va continuer
20:13rester avec nous
20:14dans les experts sans frontières
20:15on fait une courte pause
20:16et ensuite
20:16j'aimerais bien vous demander
20:17un peu à avoir votre avis
20:18votre regard sur
20:19le rapport
20:20c'est exactement
20:21sur cette même thématique
20:21mais le rapport
20:22à la richesse
20:23qu'on a en France
20:24et à la valeur travail
20:25à tout de suite
20:26BFM Business
20:27présente
20:28Les experts sans frontières
20:33Mathieu Jolivet
20:36Bienvenue
20:38si vous nous retrouvez
20:39dans les experts sans frontières
20:40aujourd'hui
20:41ils nous viennent
20:41des Etats-Unis
20:42d'Ukraine
20:42du Portugal
20:43des regards extérieurs
20:45qui sont très importants
20:46pour nous
20:46qui nous aident
20:47à essayer de prendre
20:47un peu de hauteur
20:48pour comprendre un peu
20:49cette crise
20:50qu'on traverse en France
20:51dans le débat budgétaire
20:53qui vient de commencer
20:54il va y avoir
20:54l'examen
20:55en commission des finances
20:57à partir de lundi
20:58de ce budget
20:58là une petite anecdote
21:00mais on voit
21:01que cette semaine
21:02on a la fortune
21:03de Bernard Arnault
21:04qui est forcément
21:05indexé à l'action
21:06de LVMH
21:07qui a bondi
21:08cette semaine
21:09donc forcément
21:10sa fortune a bondi
21:11de 16 milliards
21:12de dollars
21:13sur le papier
21:13de quoi porter sa richesse
21:15à 192 milliards
21:17de dollars
21:17dès qu'on l'a appris
21:18ça a fait réagir
21:19tout de suite
21:20sur les réseaux sociaux
21:21le chef de file
21:23des députés
21:24le chef de file
21:25des socialistes
21:25Olivier Faure
21:26qui a mis un poste
21:28en disant
21:29excellente entrée
21:30en matière
21:31ces 16 milliards
21:32de bons
21:33de la richesse
21:34de Bernard Arnault
21:34excellente entrée
21:36en matière
21:36avant le débat
21:37sur la taxe Zuckman
21:38dans les prochains jours
21:40ça en dit long
21:41Anna Navarro
21:42sur le rapport
21:44à la richesse
21:44qu'on peut avoir
21:45en France
21:46c'est peut-être aussi
21:46culturel
21:47chez nous
21:48vous c'est quoi
21:48ce rapport à la richesse
21:49au Portugal
21:50et comment vous voyez
21:51ce débat en France
21:52il y a quelque chose
21:53il y a une base catholique
21:54dans le rapport
21:56à la richesse
21:56dans nos deux pays
21:57cacher cette richesse
21:59que je ne saurais voir
21:59il y a des similitudes
22:01culturelles
22:02et culturelles
22:03dans cette approche
22:05elle est aussi
22:07un peu plus bling
22:08qu'en France
22:09mais
22:10un juin
22:11plus bling
22:13qu'en France
22:13mais assez réservée
22:15et puis
22:16un peu de discrétion
22:17aussi
22:18quant à une grande fortune
22:19on est quand même
22:20assez discret
22:20comme en France
22:21la question
22:23qui se pose
22:23au Portugal
22:24comme en France
22:24c'est
22:25le partage
22:26ou la
22:28répartition
22:30des richesses
22:30produites
22:31dans le pays
22:32et effectivement
22:32comme aux Etats-Unis
22:33comme dans tout le monde
22:34occidental
22:34les richesses produites
22:36aujourd'hui
22:36elles sont aspirées
22:37par le sommet
22:39de la pyramide
22:39que ce soit
22:40le 1%
22:40les 10% aussi
22:42effectivement
22:43c'est une réalité
22:43et le reste
22:44de la pyramide
22:45reste avec
22:45juste le nez dehors
22:46juste ric-rac
22:48pour finir le mois
22:49et encore
22:50elles se vont
22:50et ça commence à causer
22:52énormément de contrariétés
22:54de contestations
22:55de protestations
22:58parce qu'on sent bien
22:59que
22:59pour autant qu'on travaille
23:01qu'on ne va jamais
23:02s'en sortir
23:03comme nos parents
23:04nos grands-parents
23:04je peux
23:05si vous avez en deux seconds
23:06donné un exemple
23:07d'un Français rencontré
23:08avec les Gilets jaunes
23:08il avait 25 ans
23:10il avait étudié
23:10il était là
23:11bon en teint
23:12mais au chômage
23:13il me disait
23:13dans ma famille
23:14chez mes parents
23:14on n'a jamais eu
23:16quelques euros
23:17d'avance
23:18on ne nous a rien manqué
23:19avec nos parents
23:20on n'a jamais pu aller
23:21à un restaurant
23:21on n'a jamais pu aller
23:24à un cinéma
23:24suivi d'une pizza
23:26ensuite
23:26et on a connu
23:27les vacances
23:28chez les grands-parents
23:29et les grands-parents
23:29qui étaient ouvriers
23:30ils avaient un petit pavillon
23:31ils avaient pu partir
23:33en vacances à l'étranger
23:34ils avaient pu acheter
23:34une voiture
23:37et ils allaient au restaurant
23:38quand ça leur chantait
23:39donc voilà
23:40c'est cette différence
23:41que les gens ressentent
23:42dans leur quotidien
23:43Violetta
23:44j'aimerais savoir aussi
23:45en Ukraine
23:45aujourd'hui
23:46c'est quoi le rapport
23:47des Ukrainiens
23:48dans un pays en guerre
23:49avec ceux qui ont
23:51les plus grandes fortunes
23:53d'abord
23:54mon regard personnel
23:55et je reviens après
23:56de façon un peu plus large
23:57en Ukraine
23:58je travaille pendant
23:59une quinzaine d'années
24:00dans les pays
24:00de ce qu'on appelle
24:01l'ACP
24:01l'Afrique-Caraïque-Pacifique
24:02en Haïti
24:03en Afrique
24:04en Mali
24:04Guinée-Conakry
24:06et autres
24:06et c'est vrai que ça marque
24:08quand même
24:08au niveau global
24:09avec un regard
24:10très très macro
24:11de voir qu'il y a
24:12des grandes richesses
24:13comme ça
24:13des fortunes
24:14qui équivalent
24:16en fait
24:16du même niveau
24:17que le PIB
24:18d'un pays
24:19en fait
24:19un africain
24:20par exemple
24:20et moi ça me fait mal
24:22ça me faisait vraiment
24:23beaucoup de peine
24:23de voir des gamins
24:24qui souffraient de la faim
24:27qui ne pouvaient pas
24:27faire des études
24:28et je me disais
24:29mais c'est juste
24:29pas normal
24:30il y a quand même
24:31quelque chose
24:31dans ce monde
24:32qui ne tourne pas rond
24:32maintenant
24:34je pense qu'effectivement
24:36sur ces grandes fortunes
24:37mais après on peut regarder
24:38aussi Amazon
24:38et autres
24:39en fait
24:39pour ne pas parler qu'en France
24:40de l'autre côté
24:41de l'Atlantique
24:42ils ne sentiraient pas
24:44la différence
24:44en fait
24:44avec une taxe
24:45de 2%
24:46ils ne sentiraient pas
24:48du tout la différence
24:49dans leur quotidien
24:49maintenant pour l'Ukraine
24:50l'Ukraine
24:51depuis la révolution
24:53Euromaïdan
24:53donc depuis 2013
24:54elle est à fond
24:55sur les problématiques
24:57qui ont été créées
24:58dans ce pays
24:58après l'indépendance
25:00après le crash
25:00de l'ex-URSS
25:01depuis 1991
25:03de notamment
25:03ce déséquilibre
25:04dans la façon
25:05dont la privatisation
25:07s'est faite
25:08au détriment
25:11des classes moyennes
25:12on va dire
25:13et au profit
25:13de quelques clans
25:15qui sont devenus
25:16des clans oligarchiques
25:17qui ont mis la main
25:18sur des ressources
25:20premières
25:21qui ont créé
25:22ensuite
25:22des partis politiques
25:23et des groupes médiatiques
25:25et qui du coup
25:25avaient une influence
25:26extrêmement importante
25:28et qui ont mené
25:30le pays
25:30à ce qui est devenu
25:31aujourd'hui
25:31et qui a eu ce contexte
25:32qui a été propice
25:34à une invasion
25:34par la Russie
25:37et dernier élément
25:38il y a des économistes
25:39en fait
25:40je ne trouverai pas
25:41les noms maintenant
25:42mais au niveau
25:43de la Banque mondiale
25:43qui ont mis en avant
25:44des éléments
25:45un peu comme
25:46une malédiction
25:47des pays
25:47qui sont riches
25:48en richesses naturelles
25:49et qui n'arrivent pas
25:50à construire
25:51des systèmes
25:52d'institutions
25:52de bonne gouvernance
25:53notamment à cause
25:54des logiques
25:55de pouvoir prédatrices
25:56quand il y a
25:57des clans oligarchiques
25:58qui accaparent
26:00l'accès aux ressources
26:01premières
26:02et ne mettent pas
26:03en place
26:03des systèmes
26:04pour développer
26:05l'économie
26:05développer
26:06de la fabrication
26:08de la production
26:09en fait
26:10dans le pays
26:11mais qui misent tout
26:12sur l'exportation
26:13des matières premières
26:13et là
26:14pour comparer
26:15des pays
26:15en Afrique
26:16ou en Ukraine
26:16ou dans d'autres
26:17pays post-soviétiques
26:18ou Haïti
26:19encore
26:19ça devient une malédiction
26:22Juste un mot
26:24rapidement aussi
26:24aux Etats-Unis
26:25ce rapport
26:25à la richesse
26:26c'est aussi
26:27culturellement
26:28vous êtes un des pays
26:30les plus philanthropes
26:31au monde
26:31aux Etats-Unis
26:32vous arrivez parfois
26:33même en pole position
26:34simplement
26:34c'est un rapport
26:35à l'argent
26:36à la richesse
26:36qui n'a rien à voir
26:37avec nous
26:37Oui mais là
26:39pour le coup
26:39dans l'ère Trump
26:40l'intention
26:41a tout de même changé
26:42et on est dans
26:43un autre type
26:44de somme
26:44d'argent
26:45je rappelle souvent
26:46aux étudiants
26:47le milliardaire
26:48est mille fois plus riche
26:49que le millionnaire
26:50déjà
26:50et on a notre
26:52Elon Musk
26:53qui a très envie
26:55de devenir
26:55le premier
26:56trilliardaire
26:57vous voyez
26:57ce sont quand même
26:58des sommes
26:59indécents
26:59pour
27:00à la fois
27:02pour une personne
27:04donc je pense
27:04que c'est plutôt là
27:05où il y a un peu
27:06de détresse
27:06dans les sociétés
27:07avec
27:08aux Etats-Unis
27:09ce sont nos tech pros
27:10de Silicon Valley
27:11revenons d'un pays
27:13catholique
27:14ou d'un pays
27:14ex-communiste
27:15et venons
27:16d'un pays
27:17protestant
27:18la longue tradition
27:19américaine
27:20protestante
27:21il n'y a pas un gêne
27:22de gagner de l'argent
27:23c'est juste qu'il ne fallait
27:24pas afficher
27:25trop
27:26mais on a perdu
27:27d'une certaine façon
27:29pas tout à fait
27:30parce que chaque fois
27:31c'est une énorme fortune
27:33que c'était
27:33à la fin du 19e siècle
27:35ou au 20e
27:37ou aujourd'hui
27:38il y a quand même
27:39une révolte
27:40ça heurte
27:41cette tradition
27:42qu'il y a
27:44quelques très riches
27:46qui ne respectent pas
27:48cette tradition
27:49donc ça perdure
27:51d'une certaine façon
27:52et on le voit
27:52que cette tradition
27:54perdue
27:54justement
27:55quand il y a
27:55cette révolte
27:56contre cette richesse
27:57mais l'argent
27:58ne gêne pas
27:59d'une façon
28:00générale
28:00voilà
28:01j'aimerais vous faire
28:02écouter
28:03Philippe Aguillon
28:04c'est notre
28:05Nobel d'économie
28:06parce que dans tout
28:06ce marasme politique
28:08qu'on traverse
28:08en même temps
28:09il faut quand même
28:09des bonnes nouvelles
28:10un français a eu
28:11le Nobel d'économie
28:13il s'appelle
28:13Philippe Aguillon
28:14il fait des travaux
28:15sur l'innovation
28:15sur la croissance
28:16il était ce matin
28:17sur BFM Business
28:18écoutez
28:19sur la question
28:21des retraites
28:21il défend
28:22un système
28:23de retraite
28:23à point
28:24c'est l'âge pivot
28:26qui a tout orpillé
28:27c'est psychologique
28:28vous me direz
28:29ils sont comme ça
28:29les français
28:30ils veulent sentir
28:30qu'ils ont la liberté
28:31voilà
28:32ils ne veulent pas
28:32qu'on leur mette
28:33le couteau
28:33sous la gorge
28:33tout de suite
28:34il ressemble
28:34à un âge pivot
28:35ça ne passe pas
28:37chez nous
28:37donc il faut trouver
28:38un autre moyen
28:39donc
28:40et l'avantage
28:41de la retraite à point
28:41c'est qu'elle vous donne
28:42cette flexibilité là
28:43et je pense
28:44que c'est le bon
28:45la CFDT était quand même
28:46partante
28:47et je pense
28:48qu'on peut rendre ça
28:49voilà
28:49donc il faudra reprendre
28:50le chantier des retraites
28:51mais à mon avis
28:52en partant du chapitre
28:54Blanchard-Tirol
28:55Anna Navarro
28:56un commentaire
28:57vous comprenez déjà
28:58la retraite à point
29:00chez nous
29:00j'ajoute même
29:02que Philippe Aguillon
29:03a dit récemment
29:04que peut-être
29:05le président Macron
29:06allait réfléchisser
29:08à l'idée
29:09d'un référendum
29:10sur la retraite à point
29:11que Philippe Aguillon
29:13défend
29:13donc ça nous promet
29:15mais il n'y a pas un côté
29:15un peu désespérant
29:16là c'est retour
29:17à la case départ
29:17je vous rappelle
29:18que je couvrais à l'époque
29:20la campagne présidentielle
29:21d'Emmanuel Macron
29:22en 2017
29:23il s'est fait lire
29:24sur un euro cotisé
29:25par tous
29:26donne les mêmes droits
29:27pour tous
29:27retour à la case départ
29:29au Portugal
29:32on travaille
29:32jusqu'à quel âge
29:33maintenant 66 ans
29:35et 8 mois
29:36ça dépend
29:36je l'ai déjà dit
29:37des tables de mortalité
29:38du taux de mortalité
29:39et donc
29:41maintenant
29:43jusqu'à ce moment-là
29:43jusqu'à cet âge-là
29:45on a commencé à introduire
29:46une retraite privée
29:47petit à petit
29:48volontaire
29:49très contrôlée
29:51par l'État
29:51parce que vous savez
29:52vous pouvez tout perdre
29:53sur le marché
29:53une retraite par capitalisation
29:55pardon
29:55et donc vous pouvez tout perdre
29:57dans une retraite par capitalisation
29:58du jour au lendemain
29:59c'est déjà arrivé
30:00à des gens
30:00qui avaient des plans épargne
30:01auprès des compagnies
30:03d'assurance américaine
30:04qui ont fait faillite
30:052008-2010
30:07et tout perdu
30:08donc
30:09il existe là
30:11la retraite à point
30:12n'est pas encore
30:13mais pourquoi
30:13elle peut venir
30:14mais on n'a pas
30:15le même rapport
30:17au travail
30:17que les français
30:18les français
30:19ont une véritable souffrance
30:20au travail
30:20ils aiment le travail
30:22bien fait
30:22ils sont très impliqués
30:24dans leur travail
30:24en règle générale
30:26il y a aussi
30:28une structure
30:29peut-être
30:29de commandement
30:30une chaîne verticale
30:31de commandement
30:32dans les entreprises françaises
30:33qui est peut-être
30:34un peu vieillotte
30:34très autoritaire
30:35et qui ajoute
30:37à cette souffrance
30:37au travail
30:38et donc
30:38ils attendent qu'une chose
30:39c'est d'en avoir fini
30:40pour pouvoir profiter
30:42un peu de la vie
30:43et on n'a pas
30:45la même culture
30:46chez nous
30:46et vous Hélène
30:47Steven
30:47avec vos lunettes américaines
30:49quel regard
30:51vous portez
30:51sur la valeur
30:52des travails
30:53des français
30:53c'est une longue tradition
30:55américaine
30:55on valorise le travail
30:57et d'ailleurs
30:58c'est un problème
30:59quand il y a un taux
30:59de chômage
31:00assez élevé
31:00parce que ça
31:02ça buscule
31:03cette tradition
31:04qu'il faut travailler
31:05d'ailleurs
31:05c'est aussi
31:06une vieille tradition
31:07protestante
31:08on est appelé
31:10par Dieu
31:10à faire son métier
31:11sur terre
31:12il faut le faire bien
31:13pour s'enrichir
31:15mais avec cette richesse
31:16il faut redonner
31:17à la société
31:18donc vous avez déjà
31:20soulevé le sujet
31:21de philanthropie
31:23aux Etats-Unis
31:23c'est très fort
31:24les américains
31:25donnent beaucoup
31:27d'une façon privée
31:29c'était une chose
31:30qui m'a marqué aussi
31:31en France
31:32où les français
31:33dans le secteur privé
31:36dans la philanthropie
31:37donnent beaucoup
31:38moins d'argent
31:38que les américains
31:40donc il y a cette tradition
31:41aussi
31:41de redonner
31:42l'idée c'était
31:43si vous avez gagné
31:45beaucoup d'argent
31:46grâce au système
31:47vous devez quelque chose
31:48au système
31:49c'est pourquoi
31:50les riches
31:51dans le temps
31:51et même aujourd'hui
31:52sont obligés
31:54d'une façon culturelle
31:55de redonner
31:56dans la société
31:57souvent si c'est
31:59pour les hôpitaux
32:01les universités
32:02les universités
32:03sont très riches
32:04parce que
32:05si votre université
32:07vous a donné la chance
32:09de gagner beaucoup
32:09de gens
32:10vous devez quelque chose
32:11à cette université
32:12c'est pourquoi
32:12par exemple
32:13l'université de Harvard
32:14est plus riche
32:15que les trois quarts
32:16des pays de ce monde
32:17est-ce que c'est
32:19même
32:20c'est un peu
32:21des rouges fiscales
32:22aussi
32:23des fondations
32:24c'est incité
32:27avant de parler
32:28de la philanthropie
32:29est-ce qu'on ne pourrait
32:29pas poser la question
32:30de payer mieux
32:31les salariés
32:31je pense à Amazon
32:32encore une fois
32:33à Bezos
32:33c'est la façon
32:34dont sont mal traités
32:36les salariés
32:36sur Amazon
32:37comment ils sont
32:38sous-payés
32:39au ras des rares
32:39le SMIC est bloqué
32:40depuis que je suis
32:42toute petite
32:42en tout cas
32:43en vous écoutant
32:44tous
32:44c'est vraiment passionnant
32:45de voir
32:46ce rapport
32:47au travail
32:48avec cet héritage
32:50culturel
32:51catholique
32:51et protestant
32:52des différents pays
32:53qui font qu'aujourd'hui
32:54on a un rapport
32:55particulier au travail
32:56on marque une courte pause
32:57et après j'aimerais bien
32:58entendre vos avis
32:59sur l'Europe
33:00de la défense
33:01à tout de suite
33:02BFM Business
33:04présente
33:05Les experts sans frontières
33:11Mathieu Jolivet
33:13Bienvenue
33:15si vous nous retrouvez
33:16dans les experts sans frontières
33:17mes invités aujourd'hui
33:18viennent des Etats-Unis
33:19du Portugal
33:20d'Ukraine
33:20leur regard extérieur
33:22est important pour nous
33:23pour nous aider à comprendre
33:24cette crise qu'on traverse
33:25aujourd'hui
33:26on va parler d'Europe
33:28de la défense ensemble
33:29si vous le voulez bien
33:29puisque cette semaine
33:31c'était mercredi
33:31les ministres de la défense
33:32de l'OTAN
33:33étaient réunis à Bruxelles
33:34jeudi
33:35la commission européenne
33:36a proposé
33:37de bâtir
33:38un mur
33:39anti-drone
33:40sachant que vous avez
33:41quand même
33:42de plus en plus
33:43de drones russes
33:44qui percent
33:44le front oriental
33:46et qui vont
33:46de plus en plus loin
33:47en Europe
33:48Violetta Moskalou
33:50ce mur
33:52anti-drone
33:53est-ce que c'est
33:54quelque chose
33:55qui est vraiment
33:56attendu
33:56par les Ukrainiens ?
33:59Mais votard que jamais
34:00j'ai envie de dire
34:01mais sauf que
34:02le problème
34:03c'est à quelle frontière
34:03ce mur anti-drone
34:05parce que si c'est
34:06à la frontière polonaise
34:07les Ukrainiens
34:07ils se sentent
34:08très peu concernés
34:09il faut quand même rappeler
34:11que le président Zelensky
34:12tous les Ukrainiens
34:13depuis 2022
34:14n'ont pas cessé
34:16de demander
34:16la protection aérienne
34:18pour protéger
34:19les civils
34:19qui se font massacrer
34:21tous les jours
34:23toutes les nuits
34:23toutes les semaines
34:24depuis presque 4 ans
34:26maintenant en fait
34:26donc je pense que
34:27ça aurait été
34:29beaucoup plus honnête
34:30intellectuellement
34:31et moralement
34:32de poser la question
34:33qu'est-ce qui nous empêche
34:35de mettre en place
34:36en fait ce sky shield
34:37en fait cette protection
34:37aérienne
34:39pour protéger
34:40les civils en Ukraine
34:40parce que c'est aussi
34:41en même temps
34:42une protection européenne
34:43en fait
34:43Après il faut aussi
34:45qu'il soit efficace
34:46ce mur anti-drone
34:47d'ailleurs il y a
34:47beaucoup de presse
34:48internationale
34:49qui s'interrogeaient
34:50cette semaine
34:51sur cette efficacité
34:52si vous prenez
34:53le média suisse
34:54Neu Yotso Richard Zeitung
34:56qui lui titrait
34:57sur l'Europe
34:58qui est engagée
34:59dans une guerre hybride
35:01avec la Russie
35:02ou encore
35:03l'Union Européenne
35:04qui souhaite développer
35:05son mur anti-drone
35:05dans toute l'Europe
35:07là c'est le média finlandais
35:08qui s'inquiète
35:09que ce soit dans toute l'Europe
35:10il s'appelle Il
35:11pourquoi ?
35:12parce que la Finlande
35:13elle préférait
35:14que ce soit
35:14concentré
35:15sur le front oriental
35:17et en même temps
35:18on commence à entendre
35:19une petite musique
35:19qui monte
35:20de France et d'Allemagne
35:21des industriels
35:22qui disent
35:22attendez
35:23nous on n'est pas prêts
35:24à coopérer
35:24pour coordonner
35:27nos activités
35:28pour les aider
35:28à faire ce mur
35:29ça Steven Ekovitch
35:30c'est des questions
35:30vous avez été
35:31je crois un temps
35:31même conseiller
35:32au ministère de la Défense
35:33c'est des questions
35:34que vous connaissez bien
35:35est-ce que vous croyez
35:36à une alliance industrielle
35:37rapide dans l'urgence européenne
35:39qui permettrait
35:40de se protéger
35:41comme il le faut
35:42sur le front Est
35:42vous avez touché le fond
35:43pour parler d'une Europe
35:45de défense
35:46il faut parler
35:46d'une industrie
35:48de défense européenne
35:50ça c'est les défis
35:51oui on est en guerre hybride
35:54avec Poutine
35:54depuis un certain temps
35:56Poutine teste les franges
35:58les limites
35:58il grignote
35:59pour voir jusqu'où
36:01il peut aller
36:01donc évidemment
36:02il faut au minimum
36:03déclarer
36:05qu'il y a
36:06une défense
36:07anti-drone
36:08juste pour montrer
36:09pour afficher
36:11vis-à-vis de Poutine
36:12que les Européens
36:13sont prêts
36:13à la faire
36:14bien évidemment
36:15toujours
36:16c'est difficile
36:17pour les Européens
36:18de se coordonner
36:18sur tous les plans
36:19mais là
36:20c'est une question
36:21quand même
36:21qui devient
36:22presque existentielle
36:24donc dans ces cas-là
36:26on se met ensemble
36:28l'Europe n'a pas de choix
36:30surtout parce que
36:31les Etats-Unis
36:32se déjant
36:33engagent
36:33d'une certaine façon
36:34donc l'Europe
36:36a besoin
36:36avec l'Ukraine
36:38l'Ukraine
36:39a déjà créé
36:40son propre
36:41industrie de défense
36:42l'Ukraine
36:43était le cœur
36:44de l'industrie
36:45de la France
36:45Surtout qu'il n'y a pas
36:47de temps à perdre
36:47là-dessus
36:48Donald Trump
36:49a été extrêmement clair
36:50il compte se désengager
36:52à vitesse grand V
36:53de l'Europe
36:53aujourd'hui
36:54sa priorité
36:55c'est l'Indo-Pacifique
36:56c'est l'Arctique
36:58c'est pas l'Europe
36:59et ça n'aide pas
37:00que notre
37:01ministre de la Défense
37:03le fameux
37:05de la guerre
37:07secrétaire à la guerre
37:07secrétaire à la guerre
37:09c'est un petit nom ça
37:10parce que ça n'a pas été
37:11validé par le Congrès
37:12mais lui
37:13il aime bien
37:13employer ce terme
37:14département de guerre
37:16mais c'est terrible
37:17au vu de ses compétences
37:18et au vu de ses rapports
37:20avec
37:21et les troupes
37:21et les généraux
37:22et sa capacité
37:24à gérer
37:24un budget
37:25d'un triard
37:26encore le triard
37:27de dollars
37:28la guerre
37:29elle est aussi
37:31commerciale
37:32menée
37:32tambour battant
37:34par
37:34Donald Trump
37:35depuis son nouveau
37:37mandat
37:38là vous avez
37:39la planète business
37:40qui retient son souffle
37:41depuis vendredi dernier
37:42depuis que
37:43le président chinois
37:44Xi Jinping
37:45a annoncé un nouveau contrôle
37:47sur une partie
37:48de ses terres rares
37:50regardez pareil
37:51dans la presse internationale
37:53ça vraiment
37:53ça a affolé tout le monde
37:54c'était sur tous les titres
37:56en une
37:56comme ce site chinois
37:57du New York Times
37:59qui nous dit
37:59contrôle des terres rares
38:00par la Chine
38:01un retour de bâton
38:03pour les Etats-Unis
38:04ou encore le site
38:05le site panaméen
38:07Panama de Bloomberg
38:08qui titre
38:09l'initiative de Xi Jinping
38:11sur les terres rares
38:12offre à Donald Trump
38:13un moyen de rallier
38:15ses alliés
38:16en tout cas
38:17on sent que vous avez
38:18les Etats-Unis
38:19qui gonflent les muscles
38:20le secrétaire
38:21au Trésor des Etats-Unis
38:22Scott Besant
38:23affirme de son côté
38:24que les Etats-Unis
38:25ne se laisseront pas faire
38:27écoutez-le
38:28ah bah écoutez
38:32en tout cas
38:32c'est Scott Besant
38:34qui lui disait
38:35vous y trompez pas
38:37c'est la Chine
38:38contre le reste du monde
38:39soyez avec moi
38:41soyez avec nous
38:42est-ce que
38:43ah bah écoutez
38:44on va écouter Scott Benson
38:45allez-y
38:45et ne vous y trompez pas
38:49c'est la Chine
38:49contre le reste du monde
38:50ils ont imposé
38:51ces contrôles d'exportation
38:52inacceptables
38:53à l'ensemble du monde
38:54la Chine est une économie
38:55de commandement
38:56et de contrôle
38:56et nous ainsi que nos alliés
38:58ne seront ni commandés
38:59ni contrôlés
38:59et nous n'allons pas laisser
39:01un groupe de bureaucrates
39:02à Pékin
39:02tenter de contrôler
39:03les chaînes de production mondiale
39:05voilà Hélène Kuhn
39:07avec ces terres rares
39:08on sent que là
39:09la Chine a un moyen
39:10de pression énorme
39:11sur le monde entier
39:12et en premier
39:12sur les Etats-Unis
39:13tout à fait
39:14mais le temps
39:15n'est pas très bon là
39:17il n'est pas dans la coopération
39:18Scott Benson
39:19et il est plutôt malmené
39:21en interne
39:22donc il est plutôt affaibli
39:23il pourrait prendre
39:25une autre façon
39:26de faire
39:27et effectivement
39:29la guerre tarifaire
39:30ne joue pas du tout
39:31dans sa faveur
39:32donc il essaie
39:33de prendre une position
39:34où il est l'homme fort
39:36de la situation
39:36alors qu'on sent tout de même
39:38qu'il y a une réelle faiblesse
39:39de prendre la Chine
39:41de haut
39:41ainsi
39:42et d'essayer
39:43de s'imposer
39:43de cette manière-là
39:44Anna Navarro
39:45dans ce déclin
39:46de l'Empire américain
39:47qui a commencé
39:48va-t-il aller jusqu'au bout
39:49ou pas
39:49on verra
39:50c'est une
39:52c'est une
39:53un mouvement
39:54majeur
39:55de la part de la Chine
39:56parce qu'il a montré
39:57la Chine vient de montrer
39:58sa puissance
40:00et son
40:01leverage
40:02sa puissance
40:03de levier
40:04sur l'économie mondiale
40:05et sur les Etats-Unis
40:06avec l'affaire
40:06des terres rares
40:07la question qui se pose
40:08c'est ces terres rares
40:09qui entrent pratiquement
40:11dans toute la fabrication
40:11de tous les éléments
40:12électroniques
40:13est-ce que
40:14après on est obligé
40:16de demander l'autorisation
40:17à la Chine
40:17pour en exporter
40:18pour l'envoyer
40:19dans d'autres pays
40:19ou pour des utilisations
40:21militaires
40:21ou pas
40:22la question n'est pas
40:23encore tranchée
40:23la Chine dit
40:24au pays du sud global
40:25non
40:25vous pouvez le faire
40:26elle dit
40:27pour les Etats-Unis
40:28c'est une autre question
40:29et là on voit
40:30un clash de puissance
40:31dont les Etats-Unis
40:32n'ont pas l'habitude
40:33et qui est en train
40:35de les ébranler
40:35alors ils se donnent
40:36encore des grands airs
40:37en disant
40:37mais c'est pas
40:38des vannupiers
40:39quasiment
40:40une poignée de bureaucrates
40:42à Pékin
40:43qui vont nous donner
40:44dicter leurs lois
40:45bah oui
40:46sauf que les terres rares
40:46sont chinoises
40:47et cette clash de puissance
40:50il va falloir
40:51le surveiller de très près
40:52alors j'aimerais bien
40:55vous faire écouter aussi
40:56ça c'est
40:57il y a eu une conférence
40:58de haut niveau
40:59qui a eu lieu
41:00la semaine dernière
41:01à Singapour
41:01et en fait
41:03vous avez un ancien
41:04ministre
41:05singapourien
41:06qui est un
41:08un diplomate
41:09chevronné
41:09un excellent diplomate
41:11voilà
41:12et qui est une voix
41:13très influente
41:14dans tout
41:16l'Indo-Pacifique
41:17il s'appelle
41:18Kishore Mahobani
41:19écoutez ce qu'il dit
41:21par rapport
41:22à l'Europe
41:23aujourd'hui
41:23et à l'éveil
41:24des consciences
41:25européennes
41:25écoutez-le
41:26en une génération
41:32l'Union Européenne
41:33passe de 10 fois
41:33la Chine
41:34à la moitié
41:34de la Chine
41:35c'est un changement
41:37structurel majeur
41:38or les Européens
41:40n'ont pas encore
41:41réalisé où ils en sont
41:42ils sont en vacances
41:44voilà
41:47les Européens
41:48sont en vacances
41:49disait-il
41:50je vous dis
41:51un chiffre
41:51en 1980
41:53la Chine
41:54ne pesait qu'un dixième
41:55de l'Europe
41:56en poids économique
41:57aujourd'hui
41:58c'est le même poids
41:59que l'Europe
41:59et les projections
41:59en 2050
42:00nous montreront
42:01que l'Europe
42:02aura fondu
42:03de moitié
42:04Steven Eikovic
42:05l'Europe
42:05elle est en vacances ?
42:06je ne crois pas
42:07tout à fait
42:08cette richesse
42:09de la Chine
42:09de toute façon
42:10est très très mal distribuée
42:11en Chine
42:12comme ailleurs
42:12il y a des élites
42:14qui sont très très bien placées
42:15des élites
42:16du Parti communiste
42:17autour de Xi Jinping
42:18donc ça
42:20c'est une faiblesse aussi
42:21chinoise
42:22mais puisque c'est une chaîne
42:24pour les hommes
42:25et les femmes d'affaires
42:26il faut peut-être
42:27aller au fond des choses
42:28ces métaux rares
42:29sont très très importants
42:30dans les appareils
42:31qui vont être
42:32le fondement
42:35de l'intelligence artificielle
42:37là où
42:39on n'applique pas
42:40des tarifs
42:42toinières
42:43c'est justement
42:43dans ce secteur-ci
42:45encore une fois
42:46c'est Trump
42:47qui veut privilégier
42:48ceux qui peuvent
42:50aider
42:51Trump
42:51donc
42:53c'est
42:55de toute façon
42:56dans les mesures
42:57où c'est essentiel
42:59on est dans une bulle
43:01économique
43:02d'intelligence artificielle
43:05dans les mesures
43:06où
43:06ce secteur
43:08est menacé
43:09par la Chine
43:10il y aura
43:11quelque chose
43:11on ne va pas laisser faire
43:13il y aura quelque chose
43:13mais de toute façon
43:14c'est
43:15qu'est-ce que
43:16Trump pensait
43:17chaque fois
43:18dans l'histoire
43:19on a tenté
43:21de manipuler
43:22les tarifs
43:23il y avait toujours
43:24une guerre
43:25tarifaire
43:26c'était
43:26prévisible
43:27et là
43:28il paie les conséquences
43:29de sa bêtise
43:30l'histoire
43:31l'histoire se répète
43:32on va terminer
43:33les experts sans frontières
43:34par un tour de table
43:35comme chaque semaine
43:36avec des articles locaux
43:37de vos pays respectifs
43:39que vous avez choisi
43:40que vous pourrez nous commenter
43:41je vais commencer avec vous
43:42Anna Navarro
43:43c'est un article du média
43:44portugais
43:45expresso
43:46que vous avez choisi
43:47avec une histoire
43:48d'oeuvres d'art
43:49retrouvées
43:50une histoire mystérieuse
43:52alors je voulais
43:52quelque chose de léger
43:53un banquier portugais
43:55condamné
43:56en 2021
43:57de la prison
43:58pour avoir mis
43:59sa banque en faillite
44:00frauduleuse
44:01fuit
44:02d'une façon
44:02rocambolesque
44:03la justice portugaise
44:04est
44:04complètement ridiculisée
44:07on le retrouve
44:07quelques mois plus tard
44:08à Durban
44:09en Afrique du Sud
44:10il est arrêté
44:11il va en prison
44:12à Durban
44:13et il va finir
44:13par se pendre
44:14quelques mois plus tard
44:15dans sa cellule de prison
44:16entre temps
44:18ses biens
44:18sont confisqués
44:19mais il y a des tableaux
44:21il a une fabuleuse collection
44:22d'oeuvres d'art
44:23et on ne sait pas
44:24où elle est
44:24il n'a pas d'héritier
44:25il n'a pas d'enfant
44:26il n'a pas de neveu
44:27de nièce
44:27et on ne sait pas
44:29où ça passe
44:30et là
44:31le ministère public
44:32portugais
44:33vient de trouver à Paris
44:34avec l'aide
44:35des autorités françaises
44:36dans une maison
44:37nous dit-on
44:38une maison d'enchaire
44:39internationale
44:41donc c'est déjà
44:41un grand niveau
44:42quatre de ses oeuvres
44:44les quatre
44:44a évalué environ
44:45à 700 000 euros
44:46il les a saisies
44:48on ne sait pas
44:49on ne sait pas
44:50qui les a mises en vente
44:51comment ces maisons
44:53cette grande maison
44:54les a eues
44:54et puis on continue
44:56à la recherche
44:56du reste de sa fortune
44:57et c'est une petite partie
44:59c'est une petite partie
45:00de sa collection
45:00une énorme chasse au trésor
45:02vous nous tiendrez au courant
45:03c'est à le temps
45:04Hélène Koontz
45:05vous vous avez choisi
45:06une vidéo
45:07sur le média américain
45:09ZTO
45:09c'est un best-of
45:10du débat entre les candidats
45:11à la mairie de New York
45:12oui alors dans trois semaines
45:14il y aura un nouveau maire
45:15de la ville de New York
45:16l'une des villes
45:17les plus internationales
45:18n'est-ce pas
45:19avec Paris
45:20et donc
45:20on a des candidats
45:22surprises
45:22surtout
45:23l'office
45:25de l'ancien
45:26gouverneur
45:26Andrew Cuomo
45:27d'un côté
45:28et puis
45:29un jeune
45:30qui sort un peu
45:31de nulle part
45:3133 ans
45:32démocrate
45:34Zoran Mamdani
45:35et son plateforme
45:36c'est ce que vous avez évoqué
45:37tout à l'heure
45:38c'est le coup de la vie
45:39à New York
45:40et c'est une réelle préoccupation
45:42mais ce qui est intéressant
45:43dans cette histoire
45:44c'est
45:44comment il a été choisi
45:46il y a une autre façon
45:47de mener
45:47une primaire
45:49qui s'appelle
45:49Ranked Choice Voting
45:51j'ai essayé de faire
45:52une petite traduction
45:53c'est
45:54d'ordonner
45:55le choix
45:56sur un bulletin
45:57pas juste choisir
45:58un candidat
45:58et donc
46:00on va voir
46:00si M. Mondani
46:01devient à 33 ans
46:03vous nous tiendrez
46:04au courant
46:04de cette campagne
46:05ça aussi
46:05ça va être haletant
46:06Violetta Moskalou
46:07vous avez choisi
46:08un article
46:08du Kif Post
46:09sur le marché
46:09des cryptos
46:10en Ukraine
46:10et notamment
46:11sur l'ambition
46:13de l'Ukraine
46:13de devenir
46:14un hub
46:15crypto
46:15en Europe
46:16avec un projet
46:17de loi
46:18qui a été adopté
46:18en première lecture
46:19et qui apporte
46:21des modifications
46:21au code des impôts
46:22et d'autres textes
46:23législatifs
46:23afin de réglementer
46:25la circulation
46:25des actifs virtuels
46:26en Ukraine
46:27avec un point intéressant
46:28qui va surtout
46:29plaire en France
46:30et dans d'autres pays
46:31au sein de l'Union Européenne
46:33avec la possibilité
46:34de taxation
46:35des plus-values
46:36crypto
46:36à 5%
46:38vous viendrez en parler
46:39dans notre émission
46:39BFM crypto
46:40qu'anime Sandra Gondouin
46:41sur BFM Business
46:42en plus vous étiez
46:43un forum IT
46:44en Ukraine
46:44il n'y a pas longtemps
46:45on va passer plus de temps
46:46pour vous raconter
46:47ce que vous avez entendu
46:48là-bas
46:48Steven Ekovitch
46:49on termine avec vous
46:50un article de fortune
46:51que vous avez choisi
46:52sur la Cour suprême
46:53qui pourrait choisir
46:55de maintenir
46:56les tarifs de Donald Trump
46:57là c'est la planète business
46:58qui retient son souffle
46:59là où on peut trouver
47:01un accord
47:02entre républicain
47:03et démocrate
47:03républicaine à l'ancienne
47:04c'est sur cette question
47:07de qui
47:07on sait
47:09qui a la responsabilité
47:11d'établir les tarifs
47:12c'est la législative
47:13c'est le congrès
47:14au fur et à mesure
47:15dans l'histoire récente
47:17le congrès a cédé
47:18de plus en plus
47:20cette droit
47:21à l'exécutif
47:23mais c'est clair
47:24que Trump
47:25n'a pas le droit
47:26constitutionnel
47:27de lui-même
47:28tout seul
47:28établir les tarifs
47:30donc le Cour suprême
47:31va décider
47:32dans quelques mois
47:33et d'ailleurs
47:34pour votre public
47:37d'affaires
47:38aux Etats-Unis
47:39il y a beaucoup de monde
47:41dans les affaires
47:41qui sait
47:42qui sait pertinemment
47:44que le Cour suprême
47:44va décider
47:45contre Trump
47:46mais dans quelle mesure
47:47donc ils attendent
47:48ils attendent
47:49et c'est pourquoi
47:50d'une certaine façon
47:51la bourse
47:53se tient un petit peu
47:53de coup
47:54parce qu'on sait
47:55ce qui va arriver
47:56on va surveiller ça
47:57de très près
47:58évidemment
47:58cette décision
47:59de la Cour suprême
48:00que la planète business
48:01attend
48:01merci beaucoup
48:02à tous nos experts
48:03sans frontières
48:03d'être venus
48:04avec nous
48:04Violetta Moskalou
48:05franco-ukrainienne
48:06présidente de Global Ukraine
48:07Steven Ekovich
48:08professeur de sciences politiques
48:09et d'histoire
48:10à l'université américaine
48:12de Paris
48:12Hélène Kuhns
48:13américaine spécialiste
48:14des Etats-Unis
48:14professeure à l'INSEC Paris
48:16et puis Anna Navarro
48:18journaliste portugaise
48:19basée à Paris
48:20les experts sans frontières
48:21c'est terminé
48:22je vous souhaite
48:22un très bon week-end
48:23à tous
48:24sur BFM Business
48:25tout de suite
48:26les informations
48:27avec Stéphanie Kolo
48:28les experts sans frontières
48:32sur BFM Business
48:33Sous-titrage Société Radio-Canada
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