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  • il y a 4 mois
Vendredi 26 septembre 2025, retrouvez Clarisse Terrasson (Cofondatrice, Maison Soma) et Rosalie Maurisse (Responsable santé à la Direction innovation, BPIFrance) dans SANTÉ FUTURE, une émission présentée par Alix Nguyen.

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Transcription
00:00Bonjour à toutes et à tous, ravie de vous retrouver.
00:11Bienvenue dans Santé Futur, votre rendez-vous dédié à l'innovation et à l'avenir de la santé.
00:18Pour inaugurer cette saison, focus sur les thérapies de demain,
00:23des traitements capables de guérir certains cancers, d'agir sur le vieillissement
00:27ou encore de réparer l'ADN lui-même,
00:30ses perspectives qui semblaient hier encore relever de la science-fiction
00:34sont aujourd'hui au cœur des laboratoires et des débats.
00:37Pour en parler, j'ai le plaisir d'accueillir Rosalie Maurice,
00:41responsable du domaine santé à la direction innovation de BPI France.
00:46La petite touche pimentée de l'émission est toujours au rendez-vous.
00:50Je parle bien sûr d'Hervé Bonneau et de son édito.
00:52Hervé qui nous embarque au cœur de l'innovation avec un florilège d'avancée médicale
00:58qu'il a sélectionné pour nous.
01:00Et dans la pépite santé, j'accueillerai Clarisse Thérasson,
01:03cofondatrice de Maison Soma, un tiers-lieu dédié aux soins de support
01:08pour les patients atteints de cancer, mais aussi pour leurs proches.
01:12C'est parti pour une nouvelle émission.
01:13Et j'accueille donc notre invité.
01:19Bonjour Rosalie Maurice, bienvenue.
01:21Bonjour.
01:22Merci d'avoir répondu présente.
01:24Et salut Hervé.
01:25Salut Alice.
01:25Tu as passé de bonnes vacances.
01:26Excellent, merci.
01:28Et on ne change pas une équipe qui gagne.
01:29On démarre avec ton édito.
01:31Aujourd'hui, tu nous emmènes au cœur des révolutions médicales
01:34qui s'annoncent et on frôle la science-fiction.
01:37Absolument.
01:38Donc évidemment, je ne vais pas vous parler des révolutions déjà vertigineuses
01:42qu'on nous propose sur le traitement des cancers par des vaccins,
01:47la fin du sida qui est déjà une maladie chronique
01:49et qu'on va pouvoir contrôler avec une seule injection par an d'un antirétroviral,
01:54des greffes de neurones pour traiter la maladie de Parkinson
01:57ou du vaccin contre le mauvais cholestérol.
02:00Il y a une idée encore plus folle qui germe dans les laboratoires actuellement,
02:03c'est de se dire que la vieillesse est une maladie comme les autres.
02:06Et donc une vieillesse qui devient une maladie, c'est une maladie curable.
02:09Donc nous avons des traitements scénolithiques.
02:11Et ça peut paraître un peu dingo, mais oui, on va pouvoir réparer des cellules
02:16et ça marche déjà très bien chez la souris.
02:18On arrive à les faire rajeunir.
02:19Et chez les souris, on arrive à faire disparaître l'arthrose et l'ostéoporose
02:23en réinjectant des cellules.
02:24C'est quand même assez formidable.
02:26Et chez l'homme, on est déjà aux essais sur la DMLA
02:28avec la scénolyse et la réparation de la rétine.
02:34Donc c'est incroyable.
02:35Vieillir va devenir l'histoire ancienne.
02:36Et une idée encore plus folle émerge dans les laboratoires.
02:40Oui, un truc encore génial qui est encore plus génial, la cryonisation.
02:44Et ce n'est pas un fantasme au sens où il y a déjà des centaines de gens
02:48qui en bénéficient.
02:50C'est une pratique expérimentale absolument non validée scientifiquement
02:53et totalement interdite en France.
02:55Là, je mets les bornes.
02:56Merci de préciser.
02:57L'idée, oui, mais ça existe en Espagne, en Suisse, donc on est concerné.
03:03Donc l'idée, c'est qu'à son décès, le corps d'un patient est congelé dans l'azote liquide,
03:08moins 196 degrés, dans l'espoir qu'un jour, dans 50 ans, dans 100 ans,
03:13on puisse guérir les maladies qui ont provoqué le décès.
03:18Donc ce que je disais, c'est que ce n'est pas de la science-fiction.
03:20Ça existe et il y a déjà des centaines de gens qui bénéficient de ça.
03:23et on va donc avoir des footballeurs éternels.
03:26Je trouve que c'est beau, la science.
03:27C'est beau.
03:28Est-ce que tu peux nous donner des noms de sociétés, des exemples de tarifs ?
03:31Oui, donc j'ai regardé.
03:33Donc à Berlin, Tomorrow Bio, cryopréservation du corps entier, 200 000 euros.
03:38Mais il y a l'alternative où on se contente de décapiter le cadavre.
03:41L'option cerveau seul, 75 000 euros.
03:45Étonnant, le corps étant conservé en Suisse.
03:48Et il y a exactement la même offre aux USA et à Valence, en Espagne.
03:54Donc on est quand même cerné.
03:55Et comme quoi il y a un vrai marché, il y a déjà du dumping qui existe.
03:59Il y a une boîte en Russie qui s'appelle Cryorus.
04:02Et tout est vrai dans ce que je vous raconte.
04:03C'est ça qui est beau.
04:05Pour les riches éternels.
04:07Le corps entier, 36 000 dollars.
04:10Le cerveau seul, 15 000 dollars pour les Russes.
04:1218 000 pour les étrangers.
04:14Donc, leur promesse, pour vivre heureux, vivons congelés.
04:17Merci beaucoup Hervé.
04:19Tandis quoi, on commence à négocier avec le diable pour gagner quelques années de plus ?
04:22Absolument.
04:23Je ne sais pas si c'est une bénédiction ou un cauchemar.
04:25Ça me rappelle évidemment le pacte de Faust, Goethe, 1803.
04:30Est-ce qu'on vit plus heureux quand on vit plus longtemps ?
04:32C'est une vraie question.
04:33Et pour finir, Goethe le même disait,
04:36mourir est une distraction.
04:38Si l'on pouvait abolir la mort, on n'aurait plus rien à se dire.
04:41Quelle poète !
04:43Rosalie, je me tourne vers vous.
04:46Ces traitements quasi futuristes, vaccins anti-cancer, lutte contre le vieillissement,
04:52c'est réaliste ou c'est trop spéculatif à ce stade ?
04:57Alors, il y a beaucoup de choses qui sont quand même en marche aujourd'hui dans les thérapies de demain.
05:01Tout ce qui est, par exemple, thérapie génique ou thérapie cellulaire,
05:04ce sont des choses qui existent, où on est capable de modifier le gène qui est défectueux
05:09pour pouvoir le réinjecter et que la cellule travaille dessus.
05:14Donc, c'est des choses qui sont en train de se développer.
05:16Après, on arrive à congeler des ovocytes.
05:22Il y a quand même, à moindre mesure, des choses qui existent.
05:24Après, on n'en est pas là.
05:27À ce niveau de science-fiction.
05:29Merci beaucoup Hervé, à tout à l'heure.
05:31À tout à l'heure.
05:32On passe au Focus invité.
05:34Et c'est le Focus invité.
05:39On a entendu, Rosalie, dans l'édito d'Hervé,
05:43que la médecine prépare des révolutions vertigineuses.
05:47Et vous, vous êtes au cœur de cette transformation, finalement.
05:51Vous pilotez le domaine santé chez BPI France depuis 2011.
05:56Vous accompagnez des biotech, des medtech et des projets e-santé.
06:00Comment est-ce que ça se traduit concrètement, votre mission,
06:03sur le terrain, notamment pour les biothérapies et la bioproduction ?
06:07Au sein de BPI France, je travaille à la direction de l'innovation
06:10où j'accompagne les entreprises pour les financer en subventions et avances récupérables.
06:17C'est-à-dire qu'on regarde les projets,
06:19on sélectionne les projets en fonction du stade de maturité.
06:22Ça peut être très early ou pas.
06:24Pour pouvoir partager le risque avec l'entrepreneur pour des phases très risquées, très amont.
06:33Et ils arrivent en disant, voilà, j'ai un projet de développement de thérapie cellulaire.
06:36Le projet me coûte 5 millions.
06:38Comment on peut partager ?
06:39Comment on peut mettre jusqu'à, par exemple, 2 millions d'euros en subvention ou en avance récupérable ?
06:44Ça veut dire qu'on avance l'argent et on récupère l'argent si le projet est un succès.
06:50Si le projet est un échec, on ne récupère pas l'argent.
06:54On a partagé le risque avec l'entreprise.
06:57Donc, c'est tout un process, j'allais dire, après, pour essayer de savoir...
07:04Un process qui est long ?
07:05Alors, ça dépend des projets.
07:07Plus c'est des projets pas très chers, j'allais dire, plus c'est rapide.
07:11Mais on a des concours à l'innovation, innoves, ou entre le moment où ils déposent des dossiers,
07:17au moment où on envoie le contrat, il y a 6-8 mois.
07:21Et puis, il y a des projets qui peuvent être un peu plus longs.
07:23Et puis, on en reparlera peut-être, il y a les directions régionales qui sont là pour être un peu partout en France.
07:28On a 50 bureaux.
07:29Donc, l'idée, c'est qu'ils soient vraiment très proches des entrepreneurs,
07:32qui leur expliquent comment faire, comment déposer un dossier.
07:34Et là, ça peut être très rapide pour mettre en place une aide dans le mois, très facilement.
07:41Vous, à titre personnel, vous avez une longue expérience dans l'animation des écosystèmes santé
07:46et le montage de projets innovants.
07:49Comment cette expérience vous a-t-elle aujourd'hui ?
07:53Alors, moi, j'ai un background scientifique.
07:55J'ai fait une thèse de science et un post-doc à San Francisco sur de la correction de gènes, d'ailleurs.
08:00Et j'ai ensuite travaillé chez Médicene, où j'ai appris, finalement, au-delà de la science,
08:06comment monter des projets innovants, comment développer une stratégie financière, une stratégie clinique,
08:12comment développer des partenariats, mettre en place des projets
08:15et bien connaître l'écosystème de la santé en France et l'écosystème de l'innovation
08:20pour, effectivement, arriver à bien connaître l'écosystème, les entreprises, les innovations.
08:28Qu'est-ce qui est le plus innovant ? Qu'est-ce qui est le plus risqué ?
08:31Comment essayer d'anticiper ?
08:33Voilà pourquoi ce projet a plus de risque de se développer ou non.
08:37Donc, c'est un peu bien connaître ce qui se passe
08:40et pouvoir analyser scientifiquement, techniquement,
08:43parce que la santé est quand même très technique et très particulier, le mécanisme.
08:49Donc, analyser techniquement et puis après, j'allais dire,
08:52avoir une analyse plus 360 du projet
08:56pour pouvoir accompagner au mieux ces entrepreneurs.
08:59Oui, vous accompagnez donc ces projets de la recherche et la mise sur le marché.
09:04Quels sont aujourd'hui les principaux défis à relever
09:07pour que ces innovations bénéficient aux patients ?
09:13Alors, il y a pas mal de choses parce que le marché de la santé,
09:17c'est un marché qui est très réglementé et heureusement,
09:20parce que finalement, c'est pour la santé des humains, des patients
09:24et voire demain, des personnes qui ne sont pas encore patients
09:27parce qu'on essaie d'aller vers l'appréhension.
09:29Donc, c'est très réglementé, c'est très long.
09:32Il y a plusieurs étapes.
09:34Donc, développer, par exemple, dans les thérapies un peu de demain
09:37de biothérapie dans la cellule,
09:39puis être sûr que ça marche chez l'humain,
09:41faire des phases cliniques, être sûr que ce n'est pas toxique,
09:44est-ce que c'est efficace, comment c'est efficace, quelle est la dose ?
09:47Donc, il y a des phases cliniques qui sont longues.
09:49Et ça, c'est vrai que c'est des temps de développement qui sont longs,
09:53donc c'est cher.
09:55C'est cher parce qu'il faut s'assurer de toutes les étapes.
09:59Et donc, ça, c'est aussi des défis de pouvoir arriver ensuite jusqu'au patient,
10:03pouvoir être développé, pouvoir être produit.
10:05Il y a le problème de production.
10:08Donc, c'est tout un système qui est assez long.
10:10Et il pourra arriver finalement à avoir des thérapies innovantes,
10:14mais efficaces et puis safe,
10:16c'est-à-dire sans effet secondaire, en tout cas le moins possible,
10:19ou avoir un ratio équilibre risque-safety
10:26qui soit bénéfice pour le patient.
10:28Justement, BPI France soutient la souveraineté sanitaire et industrielle.
10:34Pourquoi cet enjeu, il est tout aussi stratégique que l'innovation en elle-même ?
10:40Alors, les deux sont liés un peu pour moi,
10:43parce que finalement, il faut qu'on finance l'innovation.
10:45Mais on voit qu'il y a des enjeux de souveraineté
10:49et des enjeux sanitaires.
10:53On l'a vu avec la crise Covid sur,
10:55ben voilà, est-ce qu'on a la capacité d'avoir des vaccins
10:57chez nous, j'allais dire,
10:59soit produits en France,
11:01soit avoir la capacité de production
11:03pour pouvoir avoir des médicaments innovants
11:05accessibles aux patients français.
11:07Donc, c'est vrai qu'on travaille sur différents sujets
11:09de faire des essais cliniques en France,
11:12produire en France
11:13et accéder aux marchés français.
11:16Et ce qui sous-entend aussi d'avoir un système de soins
11:18qui est capable de payer aussi ces innovations.
11:22Donc, nous, en tant que banque publique d'investissement,
11:27et en plus, on gère des fonds pour le France 2030,
11:31qui est un plan d'investissement,
11:34c'est développer des entreprises,
11:36mais aussi développer des entreprises
11:38et améliorer le système des Français
11:39pour un système adapté au système de soins français,
11:43sachant que les systèmes de soins
11:44sont un peu différents dans tous les pays.
11:46Et en France, aux États-Unis et aux Chines,
11:48c'est encore plus différent.
11:49Donc, il faut aussi...
11:49Oui, en France, on a les bonnes conditions
11:51pour permettre à ces innovations
11:54de rester sur le territoire.
11:58Alors, en France, on a plein de bonnes idées.
12:01On est très, très bons sur le développement des entreprises.
12:04On a des laboratoires académiques
12:05qui sont très bons.
12:06C'est vrai qu'on a un plan deep tech
12:09chez BPI France
12:09pour accompagner la création d'entreprises
12:11dès les phases très amont.
12:13Et c'est vrai qu'en santé,
12:15la majorité des nouvelles idées,
12:18alors un peu moins en santé numérique,
12:19mais viennent des laboratoires académiques
12:21et des brevets.
12:23Donc, sur cette partie très amont,
12:25on est très bons.
12:26On peut vraiment accompagner les entreprises.
12:28Sur les parties plus avales,
12:30on est moins bons, ça c'est sûr.
12:33Pour produire à grande échelle ?
12:34Alors, produire à grande échelle,
12:36on est de...
12:39On s'est équipés des capacités de production.
12:42J'ai dit, on est meilleurs qu'avant.
12:44Mais c'est des capacités de levée de fonds,
12:46des grosses levées de fonds,
12:47série B, série C,
12:49d'avoir aussi des capacités de phase 3.
12:53Les phases 3, ça coûte très cher,
12:54plusieurs centaines de millions d'euros.
12:56Donc, c'est vrai que ce n'est pas toujours simple
12:57d'arriver à lever tous ces fonds
13:00pour développer ces phases 3.
13:01Souvent, le business model des entreprises,
13:03c'est finalement vendre des molécules
13:05qui sont en phase 2,
13:07ou même avant,
13:08à des grands groupes
13:08qui ont la capacité à mener à bien
13:11et arriver sur le marché.
13:13Donc, il faudrait qu'on arrive à avoir
13:15des capacités de levée de fonds
13:17un peu plus supérieures
13:18pour arriver à avoir des ETI,
13:19des grands groupes
13:20et encore plus d'innovation
13:22sur le territoire français.
13:24Et alors, quelle tendance du secteur ?
13:27Est-ce que vous observez cette année
13:30les tech bio
13:31à la croisée de biologie et du numérique ?
13:35C'est une tendance que vous voyez s'accélérer ?
13:38Alors, clairement, oui.
13:40Tech bio, c'est en fait
13:41comment l'intelligence artificielle,
13:43alors c'est majoritairement l'IA,
13:45il peut y avoir aussi d'autres technologies numériques.
13:49Par exemple, il y a des entreprises
13:51comme à Kenya
13:51qui développent des nouvelles molécules
13:54grâce à l'intelligence artificielle
13:56et de la physique inspirée du quantique
13:58qui permet de développer des molécules
14:00beaucoup plus rapidement
14:01qu'avec des technologies
14:05qu'on avait avant,
14:06par exemple,
14:06toutes les phases d'identification
14:08de lits, de molécules,
14:11de toxicité, d'évaluation.
14:14Et donc, que permet l'IA ?
14:15Et ça compresse complètement les délais,
14:17c'est-à-dire,
14:18il y a eu des publications récemment
14:19où au lieu d'avoir 5 ans
14:21sur ces échelles,
14:23on arrive à 18 mois.
14:24Donc, on réduit complètement les délais
14:26et du coup,
14:27on est encore plus efficace
14:28dans de développer des médicaments
14:30et en plus, ça coûte moins cher.
14:32Donc, on va pouvoir accélérer,
14:34j'allais dire,
14:34la tendance pour développer des molécules
14:36et ce qui est vrai
14:37sur l'amont du développement de médicaments
14:38est aussi vrai sur l'aval
14:40où les essais cliniques sont longs, fastidieux,
14:42il faut trouver les patients.
14:44Donc, on a de l'intelligence artificielle
14:47pour aider à recruter les bons patients
14:49au bon moment,
14:50ceux qui peuvent rentrer
14:50dans ces essais cliniques.
14:51Donc, ça, ça accélère les essais cliniques
14:54et en plus, on peut avoir
14:56ce qu'on appelle des bras synthétiques,
14:59c'est-à-dire faire des essais cliniques
15:00in silico avec des données
15:03et aller encore plus vite.
15:05Donc, sur les phases amonts
15:06et sur les phases avales,
15:08on va gagner beaucoup de temps
15:09grâce à cette intelligence artificielle.
15:11Et il y a d'autres tendances
15:12que vous voyez émerger ?
15:14Alors, l'IA est vraiment clairement partout.
15:17Après, sur les thérapies,
15:18ce qu'on appelle plutôt les biothérapies,
15:20parce que c'est quand même un secteur
15:21qui est en forte croissance,
15:22c'est un enjeu économique
15:23et de souveraineté.
15:24C'est à peu près 25%
15:25en termes de chiffre d'affaires
15:26des médicaments.
15:28on a des thérapies cellulaires,
15:31thérapies géniques
15:31et on a, par exemple,
15:34tout ce qui est des...
15:36ce qu'on appelle des ADC
15:38dans notre jargon,
15:39c'est-à-dire des anticorps
15:40qui sont couplés à des médicaments
15:41qui sont très efficaces
15:42et l'anticorps sert un peu de GPS
15:44pour cibler vers la cellule cancéreuse
15:47pour pouvoir larguer le médicament.
15:50Donc ça, c'est des choses
15:50qui sont en train de se développer
15:51pour avoir encore moins de toxicité,
15:53c'est-à-dire moins d'effets secondaires
15:54et des thérapies très ciblées.
15:57Et ça, quand est-ce qu'on peut espérer
15:59que les patients en bénéficient
16:01à grande échelle ?
16:03Alors, on a des phases cliniques,
16:06des phases 3,
16:06pas forcément en France,
16:07mais en Europe
16:08et on commence à avoir
16:09les premières molécules
16:10des ADC
16:13qui arrivent sur le marché.
16:15Ça, c'est des choses
16:15qui sont, j'allais dire,
16:16assez poussées.
16:17Après, il y a des choses
16:18qui sont un peu plus amont
16:19comme l'ARN.
16:20L'ARN, on en a parlé
16:21sur les vaccins,
16:23mais c'est des choses
16:24qui sont en train de se développer
16:25aujourd'hui
16:25pour d'autres pathologies
16:28des cancers.
16:29Et ça, c'est pas encore
16:30sur le marché,
16:32mais on y va.
16:34Vous préparez la publication
16:35d'un rapport
16:36sur les biothérapies
16:37et la bioproduction.
16:39Quels grands enjeux
16:40va-t-il mettre en lumière ?
16:43Effectivement,
16:43on sort un rapport
16:44avec notre partenaire,
16:45MapDesign,
16:46qui nous permet un peu
16:48d'avoir une visibilité
16:50de ce qui se passe en France
16:51sur ces biothérapies.
16:54et puis de voir un peu
16:57comment l'écosystème
16:59et les entreprises évoluent.
17:01On voit que c'est un écosystème
17:04qui est de plus en plus mature
17:05parce qu'on voit qu'on finance
17:05de plus en plus de phases avales.
17:08C'est-à-dire qu'avant,
17:09on avait beaucoup de précliniques
17:10phase 1.
17:10Aujourd'hui, l'année dernière,
17:11on avait un tiers
17:12de projets qu'on finançait
17:14qui est en préclinique,
17:15un tiers en phase 1,
17:16un tiers en phase 2.
17:17Donc, ça montre vraiment
17:18qu'on est en train
17:19d'avoir un écosystème
17:21qui est de plus en plus mature.
17:22On voit aussi
17:24que finalement,
17:27les États-Unis et la Chine
17:29sont les premiers
17:30en termes de nombre
17:30de molécules en développement.
17:33Mais la France
17:35est deuxième derrière l'Europe.
17:37Donc, on n'a pas à rougir.
17:38Donc, on n'a pas à rougir,
17:39mais il faut qu'on arrive
17:39à maintenir un peu
17:40cette dynamique
17:41et de maturité
17:42de cet écosystème
17:43des biothérapies.
17:45Rosalie, il y a quelques jours,
17:46vous étiez présente
17:47à l'événement
17:48BIG 2025
17:49de BPI France
17:51à Bercy-Accor Arena.
17:53Quel message
17:54est-ce que vous retenez
17:55de cette édition
17:56pour le secteur de la santé ?
17:58Alors, c'est un super événement,
18:00hyper dynamique.
18:01C'est plein de...
18:03plein d'activités,
18:05j'avais dit,
18:05on avait une bulle
18:06sur tous les ateliers
18:07des thématiques
18:09de la santé
18:10à appréhender
18:12la cybersécurité
18:13justement
18:14sur les nouvelles technologies
18:15de la biologie de synthèse,
18:16par exemple,
18:17sur comment exporter
18:18au Maroc.
18:20Donc, je pense que
18:21ce qui est important
18:22dans ce type d'événement,
18:23c'est de pouvoir
18:24un petit peu
18:25discuter avec tout le monde,
18:28dé-siloter un peu
18:29ce secteur de la santé
18:30entre les médecins,
18:32les start-up,
18:32les grands groupes,
18:33les labos
18:34et justement
18:35de pouvoir discuter,
18:36d'appréhender
18:37des synergies
18:39pour aller encore plus vite
18:41dans le développement
18:41de ces entreprises
18:43et de ces thérapies
18:43pour aller chez le patient
18:44parce que finalement,
18:46c'est compliqué
18:47d'être entrepreneur aujourd'hui
18:49donc on est là aussi
18:50pour les aider,
18:51les accompagner
18:52sur toutes ces problématiques
18:54et c'est vraiment
18:55un événement
18:55qui permet un peu
18:57d'ouvrir les yeux
18:58et de regarder un peu
18:59ce qui se passe
18:59et de sortir
19:00de son usual business
19:02et ça,
19:04je pense que
19:04c'est hyper intéressant
19:05pour les entreprises
19:06du secteur.
19:08Merci beaucoup,
19:08Rosalie,
19:09pour cet échange riche,
19:11Rosalie Maurice,
19:12responsable du domaine santé
19:13chez BPI France.
19:15On passe à la pépite santé.
19:21Et on termine cette émission
19:22avec la pépite santé,
19:24bien sûr,
19:25Hervé Isbach,
19:27re-bienvenue Hervé.
19:28Merci.
19:28Et pour cette première pépite
19:31de la saison,
19:32on accueille
19:32Clarisse Terasson,
19:34cofondatrice de Maison Soma.
19:35Bienvenue Clarisse.
19:36Bonjour.
19:37Ravie de vous recevoir.
19:38Clarisse,
19:39en France,
19:404 millions de personnes
19:41vivent avec un diagnostic
19:42du cancer
19:43et 430 000 nouveaux cas
19:45sont détectés chaque année.
19:46Ce sont vos chiffres.
19:48Maison Soma est un tiers lieu
19:50dédié aux soins oncologiques
19:53de support
19:53pour les patients
19:54et leurs proches.
19:56Pour commencer,
19:57un peu de contexte,
19:58qu'entend-on exactement
20:00par soins-support ?
20:01Deux supports ?
20:02Les soins oncologiques
20:03de support,
20:04aujourd'hui,
20:05c'est tous les soins
20:07paramédicaux
20:08et de bien-être
20:09qui permettent
20:10à la fois
20:11de diminuer
20:12les effets secondaires
20:13liés au traitement
20:13contre le cancer
20:14et d'améliorer
20:16la qualité de vie
20:17et l'état de santé
20:18des patients.
20:19Est-ce que vous avez
20:19des exemples ?
20:19Bien sûr.
20:21Concrètement,
20:21ça relève
20:22d'une réalité hyper large.
20:23Ça peut être
20:24à la fois
20:24le support psychologique,
20:26un soutien diététique,
20:27l'activité physique,
20:28mais ça peut être aussi
20:29des soins de socio-esthétique
20:30pour prendre en charge
20:31des toxicités cutanées,
20:33par exemple,
20:33qui peuvent être
20:34liées au traitement.
20:36Qu'est-ce qui vous a amené
20:38à imaginer Maison Soma ?
20:39Ça part de quel constat ?
20:41Alors, Maison Soma,
20:42on l'a imaginé à deux
20:43avec mon associé.
20:45Au départ,
20:46on n'est pas du tout professionnel.
20:46Vous vous mentionnez ?
20:47Comment s'appelle-t-elle ?
20:48Julie.
20:48Julie comment ?
20:49Dolé.
20:50Voilà.
20:50On n'est pas professionnel
20:52de santé au départ
20:54et à vrai dire,
20:55il n'y avait pas grand-chose
20:56qui nous prédestinait
20:57à devenir entrepreneur,
20:58en tout cas sur le papier.
20:59On arrive sur ce sujet
21:00de la santé et du concert
21:01spécifiquement pour
21:03tout un tas de raisons
21:04personnelles pour avoir
21:05été touchées dans notre
21:06entourage proche
21:07par des personnes malades
21:08et aussi spécifiquement
21:10pour Julie,
21:11avec un passé d'aidante
21:13pendant plusieurs
21:14dizaines d'années
21:15qui l'ont sensibilisé
21:18à l'importance
21:19de l'extracuratif
21:20dans la prise en charge
21:21des patients.
21:22Donc avec Julie,
21:23on s'est rencontrés
21:23dans notre ancienne entreprise,
21:24on était consultantes
21:25dans un gros cabinet
21:26de conseil
21:27et quand on commence
21:28à réfléchir à cette
21:29problématique du cancer
21:30et des soins de support,
21:32le premier réflexe
21:32qu'on a,
21:33c'est évidemment
21:33d'aller interroger
21:34les patients
21:35et c'est ce qu'on fait
21:36il y a deux ans
21:37maintenant.
21:38On va faire un panel
21:39défini.
21:40On va les chercher
21:40sur Instagram,
21:42sur Facebook,
21:44dans notre entourage
21:45et on va les interviewer
21:46pour comprendre
21:47quelle a été
21:48leur perception
21:50des soins de support,
21:51de quoi ils avaient besoin,
21:53de quoi ils ont manqué
21:53et si on devait imaginer
21:55un lieu différent,
21:56à quoi ils ressembleraient
21:57et en fait,
21:57c'est eux qui nous aident
21:58à construire Maison Soma,
22:00en tout cas la façon
22:00dont elle existe aujourd'hui.
22:02Et donc,
22:02qu'est-ce qui ressort,
22:02qu'est-ce qui devrait être
22:03amélioré en priorité,
22:05la toute priorité ?
22:05Alors,
22:06la priorité,
22:07c'est évidemment
22:07l'accès aux soins
22:09de support.
22:10Ça devrait être obligatoire.
22:11Donc,
22:12les médecins le disent,
22:13l'Incal dit,
22:14en fait,
22:14il faudrait aujourd'hui
22:15un parcours de soins de support
22:16par patient touché.
22:18Et on est bien en dessous
22:19aujourd'hui en France.
22:20Donc,
22:20il y a un vrai sujet
22:21d'accessibilité.
22:22Aujourd'hui,
22:22les patients,
22:23quand ils ont envie
22:24de faire des soins de support,
22:25en fait,
22:25ils n'ont pas énormément le choix.
22:27Majoritairement,
22:27ils vont à l'hôpital,
22:28mais on connaît aujourd'hui,
22:30on est sur un système
22:31de santé qui est en tension,
22:32donc il y a beaucoup de délais
22:33pour avoir accès
22:34aux professionnels.
22:35Ou sinon,
22:36ils se tournent
22:39et elles, du coup,
22:39en ville,
22:40sont aussi surchargées
22:41face aux flux importants
22:44de patients
22:44qui ont besoin
22:45d'être suivies
22:46sur les soins de support.
22:47L'idée,
22:48c'est du coup
22:49d'imaginer un lieu différent
22:51qui soit pluridisciplinaire
22:53où toutes les personnes
22:54qui soient touchées
22:54par le cancer,
22:55qu'elles soient patientes
22:56ou aidantes,
22:57hommes et femmes,
22:58puissent retrouver
22:59l'éventail le plus large
23:00de soins de support
23:01pour pouvoir tout faire
23:03au sein d'un même lieu.
23:04Et justement,
23:04à ce jour,
23:05il existe un établissement
23:06ouvert en mai 2025
23:08concrètement,
23:10ça ressemble à quoi
23:11la Maison Soma ?
23:12Alors,
23:13la Maison Soma,
23:14déjà,
23:14c'est un lieu en ville
23:15très central
23:17et très accessible.
23:18Et ça,
23:18c'est ce que nous ont
23:18évidemment demandé
23:19les patients,
23:20c'est s'il vous plaît,
23:21si vous devez faire
23:22un lieu qui ne soit pas
23:23dans l'hôpital,
23:25ne faites pas un lieu
23:25qui ressemble à l'hôpital.
23:26En fait,
23:27c'est trop compliqué
23:28à porter.
23:29Donc,
23:29Maison Soma,
23:30c'est dans le 9e arrondissement,
23:32c'est 200 mètres carrés,
23:337 salles de consultation
23:34et c'est construit
23:35ni comme un hôpital
23:36ni comme un cabinet médical.
23:37Pas de lumière blanche,
23:38pas de lumière blanche,
23:39pas de lignes au sol,
23:41pas de bureau
23:41au milieu des salons
23:43de consultation
23:43avec le professionnel
23:45d'un côté
23:45et le patient de l'autre.
23:48On est sur des formats
23:48de salon
23:49avec des canapés
23:50et des fauteuils,
23:51on a une cuisine.
23:52Tout est fait
23:53pour qu'en fait,
23:53les patients,
23:54quand ils passent la porte,
23:55ils se sentent
23:55véritablement chez eux,
23:56ils ont envie de rester.
23:57Mais donc,
23:57les patients,
23:58ils séjournent,
23:59c'est à la carte,
23:59on vient pour une heure,
24:00ça se passe comment ?
24:01Personne ne dort sur place,
24:03ce n'est pas un lieu
24:03où les gens dorment.
24:04Après,
24:04les gens font comme ils veulent.
24:06C'est-à-dire qu'il y a des gens,
24:06nous aujourd'hui,
24:07on a des patients
24:07qui viennent
24:08et qui vont faire
24:09par exemple
24:09leur consultation de psy.
24:10Ils vont venir
24:11pour leur consultation,
24:12ils vont prendre un café
24:13et puis ils vont repartir.
24:14Et puis après,
24:15on a des patients
24:15qui viennent
24:16et qui enchaînent,
24:17qui vont voir le psychologue,
24:19qui vont faire un cours de sport,
24:20qui derrière
24:20vont potentiellement
24:21continuer avec de la sophrologie
24:23ou un atelier collectif.
24:25Et eux,
24:25ils peuvent rester
24:26plusieurs heures
24:26dans la maison Soma.
24:27Et vous intégrez
24:28des innovations technologiques ?
24:31Alors,
24:31on n'intègre pas
24:32spécifiquement
24:33d'innovations technologiques.
24:34On travaille vraiment
24:35sur une prise en charge
24:37personnalisée des patients.
24:39Et donc ça,
24:39ça vient aussi
24:40de notre expérience professionnelle
24:41auparavant.
24:43C'est de se dire,
24:44si on transpose
24:45toutes les problématiques
24:46par exemple du retail
24:47et de l'expérience client
24:48comme on entend beaucoup
24:49à la santé,
24:50comment on fait
24:51pour mieux prendre en charge
24:53les patients
24:54quand ils ont des besoins spécifiques ?
24:55Donc ça veut dire
24:56les connaître,
24:57ça veut dire
24:57avoir leurs données de santé,
24:59savoir de quoi ils ont besoin.
25:00connaître leurs aidants
25:03et pouvoir leur proposer
25:04s'ils en ont besoin
25:05un parcours à la carte.
25:06Et justement,
25:07en parlant des aidants,
25:08vous accueillez aussi
25:09les proches et les aidants.
25:10Vous le mentionniez,
25:12c'était un point important
25:13pour votre confondatrice.
25:15Pourquoi c'est déterminant
25:17justement
25:17dans le parcours
25:18de patients ?
25:19Alors aujourd'hui,
25:20ce qu'on sait,
25:21c'est que derrière chaque patient,
25:22il y a un,
25:23deux,
25:23trois aidants.
25:24Donc parfois,
25:24c'est les enfants,
25:25parfois c'est les conjoints,
25:26parfois c'est les parents,
25:27etc.
25:27C'est des gens aujourd'hui
25:30qui sont beaucoup oubliés,
25:33alors même que la maladie
25:34de leurs proches
25:34a un impact extrêmement important
25:36sur leur vie au quotidien,
25:37que ce soit sur leur vie professionnelle
25:39ou sur leur vie personnelle.
25:41Et c'est des personnes
25:41qui ont des besoins spécifiques.
25:43En fait,
25:43il faut les accompagner.
25:45Et c'est aussi la vocation de Soma,
25:47c'est de se dire,
25:48en fait,
25:48l'aidant est un patient
25:49comme un autre.
25:50Et il faut pouvoir
25:51lui proposer un parcours.
25:52Et puis,
25:53il faut pouvoir
25:53l'aider
25:55au fur et à mesure
25:56quand il en a besoin.
25:58Et spécifiquement,
25:59on a,
26:00donc le 6 octobre prochain,
26:02c'est lundi 6 octobre,
26:02c'est la journée mondiale
26:03des aidants.
26:04On organise
26:05une soirée gratuite
26:07à destination des aidants
26:08où on organise
26:09des ateliers,
26:10un groupe de parole spécifique,
26:12justement,
26:12pour qu'ils puissent
26:13se retrouver entre eux
26:14et puis libérer
26:15un peu la parole.
26:16C'est une offre
26:16très qualitative
26:17qui a un coût,
26:18j'imagine.
26:19Dans quelle mesure
26:20est-ce que c'est accessible
26:21aux patients ?
26:22Alors,
26:22aujourd'hui,
26:23les soins qui sont proposés
26:24chez Soma,
26:25ils sont payants
26:25au même titre
26:27que si vous alliez voir
26:28un professionnel paramédical
26:30en libéral en ville.
26:31Aujourd'hui,
26:32les prix,
26:32ils sont dans la moyenne
26:34de ce que vous pourriez trouver.
26:35Donc,
26:35concrètement,
26:36ça veut dire qu'avec Julie,
26:37on est allé regarder
26:38sur Doctolime,
26:39on a pris 50 psychologues
26:41dans le 9e,
26:41on a regardé
26:42à combien était la consultation
26:43et on s'est mis
26:44pile-poil sur la moyenne.
26:46Après,
26:46il y a évidemment
26:46un sujet de reste à charge
26:47pour les patients
26:48parce qu'on sait
26:48que le cancer,
26:49c'est une maladie
26:49qui appauvrit.
26:51Et donc,
26:51l'objectif,
26:51c'est de pouvoir aussi
26:52les accompagner
26:53quand ils en ont besoin
26:54pour qu'ils puissent
26:55se faire rembourser
26:56leurs soins
26:57par leur mutuelle
26:58dans le cadre
26:59des packages
26:59de médecine douce
27:00qui sont proposés.
27:01Hervé,
27:02la dernière question
27:02te revient.
27:04Merci pour tout ça.
27:06Imaginons que je sois
27:06un investisseur
27:07parce que je trouve
27:07votre projet
27:08tout à fait formidable.
27:09Je sais que vous avez
27:10des concurrents,
27:11ça existe,
27:11des structures
27:11plus ou moins comparables.
27:13J'aurais une grande question,
27:14c'est quoi votre valeur ajoutée
27:16énorme,
27:17ce qui fait que votre off
27:18est unique en son genre ?
27:20Et ma deuxième question,
27:20c'est Paris,
27:21c'est beau,
27:21et après,
27:22la province ?
27:24Alors déjà,
27:25on n'a pas énormément
27:26de concurrence,
27:27c'est-à-dire qu'aujourd'hui,
27:28nos concurrents,
27:28c'est les hôpitaux
27:29dans la limite
27:30de ce qu'ils peuvent
27:31offrir aux patients
27:31et les associations
27:33avec exactement
27:34les mêmes contraintes
27:35financières.
27:36Les structures
27:36comme les nôtres
27:37dédiées 100%
27:38aux soins de support
27:38avec des professionnels
27:39qui soient tous spécialisés
27:40en oncologie,
27:41aujourd'hui,
27:42ça n'existe pas.
27:43Donc déjà,
27:43on est les premiers.
27:46Ensuite,
27:46les chiffres du cancer
27:48en France,
27:48on les connaît,
27:49je pense que la presse
27:51en parle suffisamment,
27:52c'est 430 000 nouveaux cas
27:53par an,
27:53c'est 4 millions de personnes
27:54en France qui vivent
27:55avec un diagnostic de cancer
27:56et on sait qu'en plus,
27:58malheureusement,
27:59dans les 10 prochaines années,
28:00le chiffre ne va faire
28:01qu'augmenter
28:02et qu'empirer.
28:03Donc,
28:04le besoin des patients
28:04aussi va augmenter.
28:06et ça,
28:06c'est la première chose.
28:08Le deuxième point,
28:09c'est comment on se développe.
28:11Évidemment,
28:11Paris,
28:12c'était la ville
28:14qui,
28:15pour nous,
28:15paraissait la plus évidente
28:16parce qu'on est
28:17toutes les deux parisiennes.
28:18Après,
28:18derrière,
28:18c'est d'aller se développer
28:19en province,
28:20évidemment.
28:21On compte en France
28:2218 centres de lutte
28:23contre le cancer
28:24et donc,
28:25à minima,
28:26de pouvoir s'installer
28:27dans chaque ville
28:28où il y a un de ces centres
28:29de lutte
28:29parce que si le besoin
28:30en soins de support,
28:31il est évidemment
28:31très important à Paris,
28:33il est au moins
28:33aussi important en province.
28:34Merci.
28:36Merci Hervé.
28:37Merci Clarisse.
28:38Clarisse Thérasson,
28:39cofondatrice de Maisons Soma.
28:41Bonne chance à vous.
28:43C'était la pépite sans paix.
28:44Santé.
28:45À très bientôt
28:46pour une nouvelle édition
28:47de Santé Futur.
28:48Sous-titrage Société Radio-Canada
28:59Sous-titrage Société Radio-Canada
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