- il y a 4 mois
- #faceabockcote
Mathieu Bock-Côté propose un décryptage de l’actualité des deux côtés de l’Atlantique dans #FaceABockCote
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00:0119h sur CNews, merci d'être avec nous pour face à Mathieu Bocoté.
00:05Cher Mathieu, bonsoir.
00:06Bonsoir.
00:07Bonsoir Arthur de Vatrigan, ravi de vous retrouver.
00:09Vous avez toujours autant d'amis dans le service public ?
00:11De plus en plus.
00:12De plus en plus, à chaque fois un peu plus d'amis au sein du service public.
00:16Le point sur l'information, c'est avec Simon Guilin qu'on est heureux de retrouver.
00:20Bonjour Simon.
00:21Plaisir à partager, cher Elliot, bonsoir à tous.
00:23La justice administrative ordonne à la mairie de Malakoff de retirer un drapeau palestinien de son fronton.
00:28Cette décision est une première depuis la consigne du ministère de l'Intérieur
00:32qui demande donc au préfet de s'opposer à la pose de ses drapeaux sur les mairies.
00:36Depuis la fête de la pomme dans l'heure, Bruno Retailleau a rappelé sa volonté d'union autour d'un seul drapeau.
00:42Sébastien Lecornu propose une rencontre la semaine prochaine aux huit organisations syndicales.
00:47Elle devrait se tenir mercredi prochain à 10h.
00:49L'intersyndicale a posé un ultimatum au Premier ministre lui demandant de répondre à leurs revendications.
00:55Enfin, plusieurs grands aéroports européens perturbés aujourd'hui par une cyberattaque.
01:00Les aéroports de Bruxelles, Londres ou encore Berlin ont été touchés.
01:03Cette cyberattaque a visé un logiciel pour l'enregistrement des passagers.
01:07Et donc certains ont dû attendre de nombreuses heures avant de pouvoir enregistrer Elliot.
01:11Merci cher Simon pour le point sur l'information.
01:14A la une de face à Mathieu Bocoté, l'affaire Cohen, le grand fédéralier,
01:19les systèmes, le colosse idéologique au pied d'argile, a perdu son calme,
01:24attaque sans trop savoir où il va.
01:27L'interview de Delphine Arnaut, PDG de France Télévisions, en est le parfait exemple.
01:31Alors que se passe-t-il quand le système tremble ?
01:35On en parle dans un instant.
01:36A la une également, vous souhaitez revenir, cher Mathieu,
01:39sur une affaire qui n'a pas été suffisamment mise en lumière, selon vous.
01:43La journaliste du Monde, Ivan Trippenbach,
01:46prise en flagrant délit de mensonge sur les ondes de France Inter.
01:52Explication dans quelques instants.
01:53Enfin, vous recevez ce soir Jean-François Chemin,
01:57historien et auteur de Notre Amie de Gauche,
02:00retour sur l'histoire de cette caste et de la création de ce magistère moral et culturel.
02:06Voilà le programme de Face à Mathieu Bocoté.
02:08Face à Mathieu Bocoté, c'est parti.
02:10Le service public ne cache plus ce qui semble être une crise de panique.
02:15Toute la semaine, la polémique entourant l'affaire de Cohen-le-Grand,
02:19elle n'a fait qu'enfler.
02:20Alors sommes-nous devant un système qui tremble,
02:23incapable, Mathieu, de surmonter ce qu'on pourrait appeler la piqûre de l'incorrect ?
02:28La piqûre de l'incorrect, en fait, c'est une histoire biblique,
02:31mais revisitée aujourd'hui.
02:32Ce n'est plus l'histoire de David contre Goliath,
02:35mais c'est l'histoire d'Arthur contre Goliath.
02:37Arthur qui est notre ami ici présent.
02:40L'incorrect, il faut s'entendre dans le paysage intellectuel et médiatique français,
02:43c'est un mensuel de très grande qualité.
02:46C'est un mensuel tout à fait remarquable par la qualité des entretiens qu'il mène,
02:49par la qualité des analyses et des articles qu'on y lit.
02:51Mais ce n'est pas ce qu'on pourrait appeler une puissance nucléaire dominante.
02:55Dans le paysage médiatique, c'est un peu...
02:57Appelons ça, c'est la puissance militaire de la Bulgarie à l'échelle européenne.
03:01Donc théoriquement, ce n'est pas un journal très puissant.
03:04C'est un journal intelligent, mais qui n'est pas puissant socialement.
03:07Mais qui a eu accès, qui a été capable de dévoiler
03:09une scène de la vie quotidienne du régime qui est le nôtre aujourd'hui,
03:13la collusion des élites, comme on la voit aujourd'hui,
03:16entre le parti dominant, le parti unique qui nous gouverne
03:20dans ses différentes dimensions politiques, médiatiques,
03:23dans une scène qui nous a fait penser au mur des cons il y a quelques années.
03:27Rappelez-vous de ça?
03:28C'est-à-dire, ça faisait longtemps que ce qu'on a vu,
03:31la scène Cohen-le-Grand, les gens dans l'UPS, rien de surprenant.
03:34Personne n'est surpris, mais encore une fois, de temps en temps,
03:37il faut-il avoir la confirmation par l'image, le témoignage involontaire.
03:41Or, le mur des cons nous avait confirmé ce qu'on savait de la magistrature.
03:46Eh bien là, on le voit ici avec le système médiatique et politique.
03:49Donc là, que se passe-t-il? Une grande crise de panique de l'ensemble du système.
03:56Et je précise un système qui est très puissant de son côté,
03:59c'est-à-dire le système, ce que j'appelle moi l'extrême-centre,
04:03donc l'alliance entre l'extrême-centre, la gauche radicale,
04:05qui représente le parti progressiste, qui domine globalement les institutions,
04:09contrôle, nous le savons, le service public.
04:11Je pense qu'il vaut la peine de le redire.
04:13On a souvent cité cette semaine des phrases de Delphine Ernotte
04:15qui nous rappelait la fonction militante du service public pour elle,
04:19qui doit proposer une image de la société non pas telle qu'elle est,
04:23mais telle qu'elle doit être.
04:24Je vais me permettre, c'était aussi Adèle Van Riet,
04:26qui en 2024, à la tête de France Inter,
04:29disait « Les faits, c'est que nous sommes une radio progressiste et nous l'assumons. »
04:34Que se serait-il passé si, à l'époque, quelqu'un avait dit,
04:38un alter-directeur,
04:40« Les faits, c'est que nous sommes une radio conservatrice et nous l'assumons. »
04:43« Les faits, c'est que nous sommes une radio nationaliste et nous l'assumons. »
04:46« Les faits, c'est que nous sommes une radio souverainiste et nous l'assumons. »
04:50Alors, tout le monde aurait crié au scandale.
04:52Mais dans l'esprit de cette caste,
04:53le progressisme, c'est l'autre nom de la recherche de la vérité,
04:56de la science et du bien,
04:58donc ils ne sont même pas conscients de leur propre bien idéologique.
05:01C'est une caste qui contrôle aussi le Conseil constitutionnel,
05:04le Conseil d'État, la Cour des Comptes,
05:06l'Éducation nationale, plusieurs grandes villes.
05:08Donc, c'est une caste, autrement dit,
05:09qui ne doute ni de sa force ni de ses moyens,
05:12qui est sûre d'elle-même.
05:14Alors, que se passe-t-il ?
05:15Les jeunes troubadours de l'incorrecte arrivent.
05:17Les jeunes troubadours décident tout simplement de faire une petite piqûre
05:20et le système est à ce point peu habitué
05:23de se faire dévoiler, de se faire déculotter publiquement,
05:26qu'ils paniquent complètement.
05:28Et là, on a vu la mécanique du déni s'engager.
05:30On a dit, rappelez-vous, moi, j'en parlais cette semaine face à l'info,
05:33mais j'y reviens parce que c'est fascinant.
05:35Premier argument, mais tout ça est normal, cette conversation.
05:38Rien à voir, circuler, il n'y a rien à voir.
05:41Argument 2, bon, c'est peut-être un problème,
05:43mais en fait, c'est un montage.
05:45Donc, s'il y a un montage, ça veut donc dire qu'il y a vraiment un problème.
05:47Troisième argument, il n'y a pas de montage.
05:49Oups, en fait, contre-attaque.
05:51Et c'est à ce moment que Delphine Ernaud décide, cette semaine,
05:54d'aller sur le mode de l'empire contre-attaque,
05:56pour ceux qui connaissent évidemment l'univers de Star Wars.
05:58Contre les jeunes tirailleurs néo-vendéens de l'incorrect et de Batrigan.
06:02Que disent-ils à ce moment-là?
06:04Ils nous disent, nous sommes, nous, le service public,
06:06et notamment France Télévisions,
06:07la véritable, on est la protection, la barrière,
06:11on est la défense contre l'extrême droite.
06:13C'est ce qu'elle nous dit.
06:14Vous êtes une radio, une télé d'extrême droite, c'est nous,
06:15vous dites-elle de nous, d'Europe 1.
06:18Vous êtes d'extrême droite, dit-elle.
06:20Nous, on fait obstacle à ça.
06:23Je pose une question.
06:23À ce que je comprends, la délai présidentielle,
06:26ce que ces gens appellent l'extrême droite,
06:27ce que ces gens appellent l'extrême droite,
06:29a fait 45 % avec Marine Le Pen environ.
06:33Donc, si le service public doit représenter
06:35l'ensemble des sensibilités présentes dans le pays,
06:37dois-je comprendre que le service public
06:39doit s'ouvrir à l'extrême droite
06:40à hauteur de 45 % de ses collaborateurs?
06:43Parce que sinon, c'est pas le service public.
06:45Sinon, c'est le service ernotien,
06:47c'est l'expression idéologique d'un régime
06:51qui lutte contre 45 % de sa population.
06:53Alors, si le service public est vraiment ouvert
06:55au pluralisme, comme ils disent,
06:56c'est-à-dire qu'on s'ouvre aussi
06:57à ce qu'ils appellent l'extrême droite,
06:59ou alors ils avouent qu'ils sont en lutte
07:00contre la moitié du pays,
07:02mais alors si c'est l'extrême droite,
07:03si c'est le pluralisme dans ce cas-là,
07:05nous ne les croyons plus.
07:06Et de ce point de vue,
07:07j'y vois une forme de rappel.
07:08Vous savez, dans l'histoire,
07:09quand les systèmes tombent,
07:10quand les empires tombent,
07:12quand les puissants empires tombent,
07:13c'est rarement parce qu'ils ont été en choc
07:15contre un aussi grand empire,
07:16mais c'est parce que de jeunes troubadours
07:18se sont permis pendant un instant
07:19de justement multiplier les piqûres.
07:22La grosse bête se met à paniquer,
07:23elle se met à dire n'importe quoi,
07:25elle se met à multiplier les réactions étranges
07:27et ensuite, il lui arrive de tomber.
07:29Et quelle leçon, Mathieu Bocoté,
07:31tirez-vous donc de cet épisode?
07:33Je pense qu'on sait tous
07:34qu'en Occident aujourd'hui,
07:36nous sommes contemporains
07:36d'une forme de fin de cycle.
07:38Une forme de fin de cycle historique.
07:39Moi, je pense que c'est le cycle de 1989,
07:42lui-même issu des années 60.
07:43Qu'est-ce que c'est le cycle de 1989?
07:45C'était cette idée que nous arrivions
07:47dans un monde justement sans idéologie,
07:50sans conflit,
07:51un monde où la politique allait se dissoudre
07:53dans la gestion, dans l'économie,
07:54dans le droit,
07:55un monde où tout le monde penserait
07:56à peu près la même chose
07:57et les quelques derniers résidus,
07:59les déchets de l'histoire qui pensaient mal,
08:01on les aspirait justement
08:02à extrême droite, populisme,
08:04mais on n'avait pas à leur donner la parole
08:05parce qu'ils étaient des déchets historiques,
08:07peut-être même des déchets humains.
08:09Or, qu'est-ce qu'on voit
08:09tous les systèmes de régulation
08:11qui étaient les nôtres en Occident paniquent?
08:13D'abord, la crise de l'État-providence.
08:15Je le mentionne parce que,
08:17en ce moment,
08:17c'est le grand sujet autour
08:18de la fameuse tax-zukmane.
08:20On a une crise de l'État-providence,
08:22on a une crise des finances publiques,
08:23on a un système qui n'est plus capable
08:25de se financer
08:25parce qu'il est parti sur une dérape,
08:27en quelque sorte,
08:28une dérive telle
08:30qu'il ne peut que dépenser
08:31toujours plus au service
08:33d'une administration
08:33qui vampirise les ressources du pays,
08:36incapable de se réformer
08:37parce qu'il est réformable.
08:39Et là, en ce moment,
08:40comment on cherche
08:40à faire dévier le débat?
08:42On ne pose pas la question
08:43des dépenses publiques
08:44qu'il faudrait couper,
08:45couper, couper les dépenses publiques,
08:47couper les dépenses de l'État,
08:48couper les fameuses dépenses sociales
08:49qui sont, en effet,
08:50très souvent des dépenses
08:51au service d'une caste.
08:53Donc là, on décide
08:53de détourner le débat.
08:55Plus de taxes,
08:56plus de taxes.
08:57Marion Maréchal,
08:58dans son discours aujourd'hui,
08:59dans le cadre d'Identité-liberté,
09:00a eu une formule
09:01que j'ai trouvée amusante.
09:02Elle a parlé
09:03des quimères financiers
09:05et des robespières de l'impôt.
09:06C'est pas mal, quand même,
09:07comme formule.
09:08Donc, qu'est-ce qu'on voit
09:10à travers cela?
09:12On a avec la taxe Zuckman,
09:14entre guillemets,
09:14c'est la marque d'un système
09:16qui refuse de se réformer
09:19et qui décide de se radicaliser.
09:22D'autres ont parlé aussi
09:23d'arnaque Zuckman,
09:25formule que j'utilisais
09:26dans ma chronique du Figaro aujourd'hui,
09:27mais qui est aussi utilisée
09:28par Sarah Knafo,
09:29comme quoi les bonnes formules circulent,
09:31viennent spontanément
09:31aux bons auteurs différemment.
09:34Ensuite,
09:34la crise du vivre-ensemble diversitaire.
09:36On nous a dit partout
09:37qu'il pouvait y avoir
09:38n'importe quelle population
09:39qui s'installe
09:40en n'importe quel pays,
09:41qui aurait une forme
09:42d'interchangeabilité
09:43des populations
09:43à l'échelle du monde.
09:44Ce qu'on constate,
09:45c'est que ça explose partout.
09:46Avec la révolte en Grande-Bretagne
09:48dont on a parlé,
09:49donc une révolte populaire,
09:50avec des révoltes électorales
09:52des populismes,
09:53eh bien,
09:53qu'est-ce qu'on voit?
09:54Nos sociétés sont de moins en moins
09:55capables de vivre ensemble
09:57parce que ce vivre-ensemble
09:58était une illusion technocratique,
10:00c'était une illusion juridique,
10:01c'était une illusion idéologique
10:03et ça se décompose aujourd'hui.
10:05Mais évidemment,
10:05le système cherche à nous dire
10:06non, ça n'a jamais aussi bien été.
10:08Ça n'a jamais aussi...
10:09Donc,
10:09il s'enfonce dans le mensonge.
10:11Crise d'une démocratie libérale
10:13falsifiée.
10:14Parce que moi,
10:14la démocratie libérale,
10:15j'y crois vraiment.
10:16Mais on est dans un régime
10:17aujourd'hui qui cherche
10:18à faire passer
10:18pour démocratie libérale
10:19dans les faits,
10:20la persécution des opposants,
10:22la persécution des partis
10:23d'opposition
10:23qui se permettent
10:25d'annuler les élections,
10:26qui se permettent
10:26de chercher à interdire
10:27des partis,
10:28qui se permettent
10:28de faire des descentes
10:29de police
10:30dans les sièges d'un parti
10:31sur le mode de l'accusation
10:33d'un mauvais compte public.
10:34On est dans un système
10:35qui traite ses ennemis
10:36comme des déchets
10:38qu'on peut éliminer
10:38s'il le faut.
10:39Et on l'a vu
10:40avec l'épisode Charlie Kirk.
10:41Alors moi,
10:41je reviens sur cet épisode.
10:43Évidemment,
10:43c'est un tueur fanatisé.
10:45Mais ce qui me frappe,
10:46moi, au-delà du meurtre,
10:47c'est l'enthousiasme
10:48suscité par le meurtre
10:49ou plus encore,
10:50le déni de ceux
10:51qui les disent
10:51oui, c'est triste.
10:52Ça n'aurait pas dû arriver.
10:53Mais quand même,
10:53ce type était quand même
10:55plus que louche
10:55pour le dire ainsi,
10:56donc sa mort
10:57n'est pas si grave.
10:58Crise de la mondialisation.
10:59Crise de la mondialisation
11:00avec l'émergence
11:00d'un ordre multipolaire.
11:02Crise de l'idéologie diversitaire.
11:04De l'idéologie diversitaire,
11:05donc de l'idéologie post-89
11:07qui cherche à se maintenir
11:08comment?
11:08En interdisant
11:09tous les discours
11:10qui la contredisent.
11:11Donc tous ces gens-là
11:12tendent aujourd'hui
11:13à surréagir.
11:15L'Empire devient fou
11:16parce qu'il veut
11:17se maintenir à tout prix.
11:19Les technocrates
11:20deviennent fous.
11:21Les commissaires politiques
11:22deviennent fous.
11:23La nomenclatura européiste,
11:24la nomenclatura
11:25progressiste,
11:26la nomenclatura
11:26de l'extrême-centre
11:27et de la gauche radicale,
11:28tous ensemble
11:29le rassemblés
11:29dans le parti progressiste,
11:31deviennent fous aujourd'hui.
11:32Et ils se disent
11:32qu'il ne faut pas faire
11:33la même erreur
11:34qu'en 1989
11:35les leaders socialistes
11:37et communistes,
11:38parce qu'à l'époque
11:38c'était dit
11:39glasnost,
11:39perestroïka,
11:40on va ouvrir un peu,
11:41on va réformer
11:42le système de l'intérieur.
11:42Ils comprennent
11:43que la moindre brèche
11:44pourrait les faire tomber,
11:45donc ils se radicalisent,
11:46ils se radicalisent
11:47mais perdent contact
11:47avec la réalité.
11:50Alors,
11:50vous voulez parler
11:51de l'affaire Hidalgo
11:52qui a aussi fait réagir
11:54cette semaine,
11:56faut-il faire un lien
11:56entre cet épisode
11:58quasi comique
11:58et la crise
11:59que vous nous décrivez ?
12:01Mais absolument,
12:01et ce lien est direct
12:02et indirect,
12:03pourquoi ?
12:04Alors,
12:04on a vu,
12:04Mme Hidalgo,
12:05si on comprend bien,
12:06on reviendra,
12:06il y a évidemment
12:07toute l'hypothétique nécessaire,
12:08mais si on comprend bien,
12:09plusieurs dépenses
12:10que l'on pourrait considérer
12:11privées
12:11ont été prises en charge
12:13par, finalement,
12:15les comptes publics.
12:16Donc ça,
12:16c'est ce qu'on en a compris
12:17cette semaine,
12:18on verra la suite,
12:19elle conteste.
12:20Mais pour l'instant,
12:21ce qu'on peut en comprendre,
12:22c'est que ces dépenses
12:22qui relèvent du fast,
12:23ces dépenses qui relèvent
12:24du luxe.
12:25Puis je comprends,
12:25Mme Hidalgo,
12:26d'aimer les belles choses
12:27dans la vie,
12:27il est normal d'aimer
12:28les belles robes,
12:29je devine si on est une femme,
12:30il est normal,
12:30un peu moins si on est un homme,
12:31sauf en Écossais,
12:32on peut aimer les jupes.
12:33Il est normal d'aimer
12:34les beaux costumes
12:35si on est un homme,
12:36il est normal d'aimer
12:36les belles montres,
12:37les belles cravates,
12:38les belles maisons,
12:39les beaux voyages,
12:40il est normal d'aimer tout ça.
12:41Mais normalement,
12:42pour avoir ça,
12:42il faut avoir une carrière
12:43significative dans le domaine privé.
12:45Le public,
12:46c'est la promesse
12:46de ne jamais être riche
12:47contre la certitude
12:48de ne jamais être pauvre.
12:49Le public,
12:50c'est autre chose.
12:51Vous pouvez vous planter,
12:51le privé,
12:53vous pouvez vous planter,
12:53mais vous pouvez aussi
12:54faire de grandes réussites
12:55quelquefois.
12:56Mais on se retrouve
12:57avec une caste,
12:57et là je me détache
12:58de Mme Hidalgo en particulier,
12:59on est avec une caste
13:00qui a envie d'une forme
13:02de vie de luxe
13:02entretenue aux frais
13:04du contribuable,
13:05du commun des mortels,
13:06mais qu'ils n'ont pas
13:06les moyens de se payer eux-mêmes.
13:08Alors qu'est-ce qu'on voit?
13:09Une caste s'est développée
13:10dans nos sociétés
13:11depuis 30 ans,
13:1240 ans,
13:1250 ans,
13:13même plus que ça d'ailleurs,
13:14et qui s'est installée
13:15dans les palais de la République,
13:16qui s'est installée
13:17dans les voitures de la République,
13:18qui s'est installée
13:18dans les palais de l'État
13:20et qui profite de la grande vie.
13:22Ils multiplient toujours
13:23les administrations d'ailleurs,
13:24à l'international,
13:25à l'Europe,
13:25aux nationales,
13:26aux régionales,
13:27où ils peuvent toujours
13:27se recaser pour être certains
13:29de ne jamais avoir de soucis
13:30et continuer de profiter
13:31des avantages institutionnels
13:33de la vie empruntée
13:34qui repose sur le travail
13:35des autres.
13:36Donc ces gens-là
13:36n'ont pas le génie
13:37de la création d'entreprises,
13:38souvent,
13:39mais ils ont le génie
13:39de l'appareil,
13:40de la construction de structures
13:41fondées sur la confiscation
13:43des ressources
13:44des classes productives
13:45pour leur permettre
13:46d'avoir cette existence désirée,
13:47mais qu'ils ne pourraient avoir
13:48par eux-mêmes.
13:50Où pourraient faire carrière
13:52aujourd'hui
13:52les militants
13:54de gauche radicale,
13:55les spécialistes
13:56en sciences sociales
13:57qui ont un doctorat
13:58probablement
13:59sur l'identité de genre
14:00au Paraguay
14:01en 1958 et 1959,
14:03quelque chose comme ça.
14:03Ces gens-là,
14:04normalement,
14:04devraient,
14:05en dernière instance,
14:05à vue de leurs compétences
14:06économiques,
14:07travailler dans des fast-food
14:08américains
14:08et travailler
14:10à l'économie productive
14:11autant qu'ils le peuvent,
14:12mais ils réussissent
14:13avec, autrement dit,
14:15leurs compétences économiques
14:16ne sont pas certifiées.
14:17Mais,
14:18grâce au système
14:18de la technostructure,
14:19il y a toujours un poste
14:20qui les attend,
14:21un poste supérieur,
14:22un poste bien payé,
14:23financé par votre argent,
14:24financé par le nôtre,
14:26et à travers tout ça,
14:26ils nous demandent
14:27de l'applaudir
14:27parce qu'apparemment,
14:28ce serait le bien commun.
14:29Ils nous permettront
14:30d'en rire.
14:30Peut-être même
14:30jusqu'à la Cour des Comptes.
14:32Qui sait ?
14:33Ce pour est-il
14:33qu'ils se nomment entre eux ?
14:34Je n'oserais le dire.
14:36Le troubadour.
14:38Arthur Devatrigan.
14:40Le système panique.
14:41Il ne vous aime pas tellement.
14:43C'est plutôt
14:43une bonne nouvelle.
14:45Mathieu est beaucoup
14:45trop élogieux
14:46parce que si on regarde,
14:47en fait,
14:47tout ça,
14:48c'est un peu
14:48une histoire de hasard.
14:49Je rappelle,
14:50c'est un lecteur
14:51de l'Incorrect
14:52qui se trouve par hasard
14:53dans une brasserie
14:53et qui assiste
14:55à un rendez-vous
14:55de stratège
14:56un peu nul
14:56et très prétentieux
14:57qui confirme
14:59qu'ils utilisent
14:59la radio publique
15:00qui a des fins personnelles.
15:01Alors, évidemment,
15:02au début,
15:02via les techniques totalitaires,
15:03on essaye de zigouiller
15:04le message
15:04pour éliminer le message
15:06mais ça ne rate pas.
15:07Ça ne rate,
15:08ça ne prend pas.
15:08C'est pour une raison
15:08très simple
15:09parce que si ces gens
15:10constituent dans un arc
15:11allant de la gauche
15:13au centre,
15:14ont pris en otage
15:15des instruments
15:16de la démocratie,
15:17sont à des postes
15:18importants dans les institutions,
15:20quantitativement,
15:21ils ne représentent
15:21pas grand monde.
15:22Donc, forcément,
15:23la majorité
15:23qui ne découvre pas grand-chose
15:25est scandalisée.
15:26Et c'est là
15:26que tout déraille
15:27parce que ces gens
15:28ont érigé
15:29la rationalité
15:30comme l'alpha
15:31et l'oméga de tout.
15:32C'est-à-dire que
15:32le hasard
15:32ou la providence,
15:33ça ne peut pas
15:33rentrer en ligne de compte.
15:35Et donc,
15:35ils veulent absolument
15:36obtenir une explication
15:37rationnelle
15:38à la révélation
15:39de ce scandale.
15:40Et là,
15:40c'est le festival
15:41du complotisme.
15:42Et je le rappelle,
15:43ils ont expliqué
15:43qu'on aurait piraté
15:45à distance l'agenda
15:46pour connaître
15:47le lieu et l'horaire
15:47du rendez-vous.
15:48Alors déjà,
15:49je ne sais pas
15:49réinitialiser mon mot de passe
15:50de mon courriel,
15:51pirater un agenda,
15:52je ne sais pas
15:52comment j'aurais fait.
15:53Ensuite,
15:53ils disent que c'est une barbouzerie
15:54avec des hommes de main.
15:55Je rappelle une barbouzerie,
15:57c'est par exemple
15:57l'affaire,
15:58je ne sais pas,
15:58des affaires d'État
15:59où un ministère,
16:00un président engage quelqu'un
16:01pour éliminer quelqu'un.
16:02Donc forcément,
16:03ça implique un ministère,
16:04lequel Beauvau,
16:05celui de Rachid Haddati,
16:07pour vraiment avoir fait
16:08ses gammes à la MJS
16:09pour penser ça.
16:10Ensuite,
16:11ils nous expliquent
16:12pourquoi on a publié
16:13ces vidéos
16:13deux mois après
16:14les avoir reçues.
16:15C'est parce que
16:16je savais
16:16que les vidéos
16:17de caméras de surveillance
16:18étaient supprimées
16:19au bout d'un mois.
16:20C'est ce qu'ils expliquent
16:21clairement.
16:21Donc,
16:22plus ils avancent
16:23dans leur explication moisie,
16:24plus je me sens hyper intelligent.
16:25Enfin,
16:26il y a Thomas Legrand
16:26dans Quotidien Avant-Hier
16:28qui se définit lui-même
16:29comme un cadeau
16:29de journaliste politique.
16:30Ce n'est plus la saison du melon
16:31mais chez France Inter
16:32ça pousse encore.
16:33Il insinue
16:34que c'est une IA.
16:36Donc en fait,
16:36plus ils parlent
16:37et plus ils s'enfoncent
16:38en bégayant
16:38dans leurs mensonges
16:39et leurs complotismes.
16:40Et quand ils ne bégayent pas,
16:41ils insultent.
16:42Comme François Morel
16:43ou comme Patrick Cohen
16:43quand ils croisent
16:44un éditorialiste
16:49qui les défendent.
16:50Et c'est là où c'est intéressant
16:51c'est qu'on peut voir
16:52en fait qui partage
16:53le même bac à sable.
16:54Alors évidemment
16:54que vous avez le bunker
16:55Radio France.
16:56Par exemple,
16:56j'ai découvert la nouvelle émission
16:57La Fabrique de l'Information
16:59sur France Culture
17:00pour qu'on pourrait
17:01rebaptiser facilement
17:02La Fabrique des Mythomanes.
17:03Ce qu'on y voit notamment
17:04un historien
17:04qui s'appelle Alexis Livrier
17:06qui explique
17:07qu'il y a peut-être
17:07toute sa suffisance
17:08et sa prétention
17:09que la vidéo était manipulée,
17:11bidonnée,
17:11qu'il n'y aura pas de feuilletonnage
17:12et qu'on ne diffusera pas les rushs.
17:14Rater mon pote.
17:15Ensuite,
17:15il y a Caroline Forest
17:16et ses francs tireurs
17:17qui ne sont pas épargnés
17:18pourtant dans le fameux
17:19petit déjeuner
17:20mais passons.
17:20Ils ont publié
17:21une grande enquête
17:21écrite à trois.
17:23Il faut au moins trois
17:23pour faire une enquête pareille.
17:25C'est le minimum
17:25qu'on peut faire
17:25des grosses révélations.
17:27Et là,
17:27que découvre-t-on ?
17:28Accrochez-vous
17:28l'incorrect des conservateurs.
17:30La vache le scoop.
17:32Bon,
17:32ils ne s'arrêtent pas là.
17:33Ils donnent leur point de vue
17:33sur la méthode.
17:34Je les cite.
17:35Ces méthodes sont réservées
17:36à dévoiler le double discours
17:37des gens dangereux.
17:45Pour eux,
17:45ce n'était pas une question
17:46de stratégie.
17:46C'est une raison
17:46beaucoup plus noble.
17:48Et je vais les citer
17:49parce que vous n'allez pas
17:49me croire.
17:50Ils disent
17:51ce café,
17:52c'était pour s'obliger
17:52à penser contre eux-mêmes.
17:54À quel moment,
17:55en fait,
17:55on peut penser ça sincèrement ?
17:56Donc,
17:56tout ceci serait fureusement drôle
17:58si on ne parlait pas
17:59d'utilisation
18:00d'un bien commun
18:02des fins personnelles.
18:03Alors,
18:03comme le mot
18:04voler,
18:04vol,
18:05c'est le mot
18:05qui est le plus utilisé
18:06c'est dernier temps.
18:06Moi,
18:06j'ai une question.
18:07Entre une rédaction
18:08qui révèle un scandale
18:09médiatico-politique
18:10et des gens
18:11qui détournent
18:12ou qui utilisent
18:13l'argent public
18:13à des fins politiques
18:14personnelles,
18:15c'est qui le voleur
18:16dans l'histoire ?
18:17Vraie question.
18:18Vraie question.
18:20L'affaire Trippenbach.
18:21Personne n'en a parlé
18:22ou très peu,
18:23Mathieu Pogté.
18:25Vous souhaitez revenir
18:25pour votre second édite
18:26sur l'affaire Trippenbach
18:28dont on n'a pas suffisamment
18:31parlé selon vous
18:32et je ne suis pas sûr
18:32que les téléspectateurs
18:33soient au courant
18:34de cette affaire-là.
18:35Et pourtant,
18:36depuis des années,
18:37on nous dit,
18:38on nous dit,
18:38il faut,
18:39mener une guerre
18:40contre la post-vérité.
18:42Quelle est la vertu
18:43du service public ?
18:44C'est le service
18:45de la rigueur intellectuelle,
18:46la rigueur des faits.
18:48Là, on est devant
18:48des gens que l'on peut croire
18:50lorsqu'ils parlent
18:50parce qu'apparemment,
18:51ils n'ont pas d'opinion,
18:53nous disent-ils.
18:54Il y a la nécessité
18:55d'une information certifiée.
18:56C'est pour ça
18:57qu'on doit défendre
18:57le service public
18:58en toutes circonstances.
18:59Or,
19:00Ivan Trippenbach,
19:01qui est journaliste au Monde
19:03et qui fait partie
19:04de la catégorie
19:04des spécialistes
19:05de l'extrême droite,
19:06extrême droite,
19:07extrême droite,
19:07qui est spécialiste de ça,
19:09qui est invitée
19:10sur France Inter
19:11et qui commente
19:13la mort,
19:13l'assassinat
19:14de Charlie Kirk.
19:16Alors,
19:16elle s'en désole,
19:17ne nous trompons pas,
19:18elle dit
19:18c'est tragique,
19:19on ne contestera pas,
19:20mais
19:21elle prétend présenter
19:23ses positions.
19:24Elle prétend présenter
19:25les positions
19:25parce que je ne sais pas
19:26si vous avez vu
19:27à quel point
19:27l'industrie de la désinformation
19:29a produit des phrases,
19:31on a prêté des phrases
19:32à Charlie Kirk
19:33qu'il n'a jamais prononcées,
19:35ou on les a décontextualisées,
19:36ou on les a tournées
19:38de telle manière
19:38qu'ils disent
19:39le contraire
19:39de ce qu'ils voulaient dire.
19:40Quoi qu'il en soit,
19:41elle prétend présenter
19:42ses propos.
19:44Et elle nous dit
19:45à propos de Charlie Kirk
19:46qu'il affirmerait
19:48qu'il affirmerait
19:48que les femmes noires
19:50ne sont pas capables,
19:52ne sont pas dignes
19:53d'obtenir certains emplois.
19:56Les femmes noires,
19:57en général,
19:57seraient des incapables
19:58par rapport,
19:59comme catégorie.
20:01Et là,
20:02que se passe-t-il?
20:03Eh bien,
20:03elle dit ça
20:04comme si c'était une banalité.
20:04D'ailleurs,
20:05on l'a entendu toute la semaine.
20:06Charlie Kirk pense
20:06que les femmes noires
20:07sont inférieures.
20:08Charlie Kirk pense
20:08que les femmes noires
20:09sont incapables
20:09d'avoir tel ou tel poste.
20:11Mais là,
20:11oups,
20:12petit problème.
20:13Juste à côté d'elle,
20:14il y a Yasha Munk
20:15qui est l'invité.
20:16Elle ne s'attendait pas à ça.
20:17Yasha Munk,
20:17pour ceux qui ne le connaissent pas,
20:18c'est un universitaire américain,
20:21on pourrait dire
20:22vraiment de centre-gauche,
20:23centriste,
20:24et qui la reprend directement
20:25en disant
20:25ce que vous dites est faux.
20:26Il n'a jamais dit ça.
20:29Ce qu'il disait,
20:29Charlie Kirk,
20:30c'est qu'il remettait en question
20:32la compétence
20:33de celles
20:34qui ont obtenu
20:35un emploi
20:35grâce à la discrimination positive.
20:38Autrement dit,
20:38grâce au quota,
20:39grâce au passe-droit.
20:41Il ne disait pas
20:41cette femme-là,
20:42les femmes noires en général.
20:44Il dit
20:44cette femme en particulier,
20:46puis ensuite,
20:46on pourrait dire
20:46toutes les personnes
20:47qui ont profité
20:48de la discrimination positive,
20:49quelle que soit la raison,
20:50ce sont des gens
20:51dont on peut douter
20:52des compétences individuelles
20:53parce qu'ils n'ont pas été promus
20:55sur une base individuelle,
20:56mais parce qu'ils ont été promus
20:57en tant que quota
20:58ou en tant que catégorie.
21:00Il lui fait remarquer ça.
21:02Et là,
21:02on se rend compte
21:03qu'Yvonne Trippenbach
21:04est au courant de la chose.
21:05Elle le sait.
21:06Elle dit
21:06oui, oui,
21:06la discrimination positive.
21:08Mais que dit-elle ensuite
21:09pour s'en sauver?
21:10Elle dit
21:11oui, oui, oui,
21:11j'ai dit ça,
21:12mais pour aller rapidement.
21:13Pour aller rapidement.
21:14Autrement dit,
21:16elle tronque
21:16l'idée de Charlie Kirk,
21:19elle déforme sa pensée,
21:20elle lui fait dire
21:21ce qu'il n'a pas dit
21:22pour aller rapidement.
21:24Alors moi,
21:25la question que je me pose
21:26devant cela,
21:27c'est
21:27à quelle...
21:28Est-ce que Mme Trippenbach
21:30a souvent décidé
21:31d'aller plus rapidement?
21:33Est-ce qu'il y a
21:33d'autres déclarations
21:34qu'il nous aura apportées
21:35d'une personne
21:35ou d'une autre
21:36pour aller plus rapidement?
21:38Est-ce qu'il lui arrive
21:39souvent de déformer,
21:40ce sont des questions,
21:41les propos d'une personne
21:42pour aller plus rapidement?
21:44Et au terme de la controverse,
21:46elle s'en va sur Twitter,
21:48donc le 17 décembre,
21:50où elle dit,
21:52parce qu'elle se victimise,
21:53elle dit
21:53« Pour avoir rappelé
21:54les positions de Charlie Kirk
21:55tout en condamnant
21:56son assassinat,
21:57je suis pour la énième fois
21:58ciblé par la Twitter
21:59d'extrême droite,
22:00encouragée par ses leaders,
22:02les mêmes qui invoquent
22:03la liberté d'expression
22:03voudraient faire taire
22:04les journalistes. »
22:05Non, Mme Trippenbach,
22:06ce qu'on vous reproche
22:07dans les circonstances,
22:08c'est d'avoir falsifié
22:10la réalité,
22:10c'est d'avoir prêté
22:11à quelqu'un des idées
22:12un propos
22:13qui n'était pas le sien.
22:15Ça, je pense
22:16qu'on peut le reprocher
22:17et je pense qu'on peut
22:18le reprocher plus souvent.
22:19Par ailleurs,
22:19je serai de ceux
22:20qui disent
22:20« Ceux qui en politique
22:22et dans les médias
22:23utilisent le terme
22:24extrême droite
22:24sans jamais utiliser
22:25de guillemets,
22:25ces gens-là mentent. »
22:28Pendant ce temps,
22:29pardonnez-moi,
22:30aux États-Unis,
22:30l'affaire Jimmy Kimmel
22:31déchire la vie publique,
22:34Mathieu Bocotet.
22:35Je résume ça
22:35très simplement.
22:36Jimmy Kimmel,
22:37c'est un animateur
22:38de ce qu'on appelle
22:39aux États-Unis
22:39les « late shows »,
22:40les émissions
22:40de fin de soirée.
22:42Or, Jimmy Kimmel
22:43au moment de l'affaire
22:44Charlie Kirk,
22:45il a dit
22:46« Kirk a été tué
22:46par un type d'extrême droite,
22:50et ainsi de suite. »
22:51C'était faux.
22:52Il y a une polémique
22:54qui fait en sorte
22:54que la chaîne
22:55décide de ne pas
22:56reconduire son émission.
22:57Il est licencié,
22:58il est suspendu
22:59de manière définie,
23:00il est suspendu,
23:01il est licencié.
23:03Réaction assez vive,
23:04plusieurs disent
23:04« Mais là,
23:05on est devant un cas
23:05de censure,
23:06il faut défendre
23:07la liberté d'expression. »
23:08Et je suis d'accord.
23:09Un tel propos
23:09ne méritait pas
23:10que Jimmy Kimmel
23:11soit licencié.
23:12Ça va, tu vois,
23:13c'est une mauvaise blague,
23:14c'est un propos imbécile,
23:15c'était faux,
23:16mais il ne méritait pas
23:16d'être licencié pour ça,
23:17il ne méritait pas
23:18d'être censuré
23:18pour ça.
23:19Mais tous ceux
23:20qui aujourd'hui
23:20prétendent défendre
23:21la liberté d'expression
23:22de Jimmy Kimmel
23:22pendant 10 ans,
23:2315 ans, 20 ans
23:24ont légitimé la censure,
23:26ont multiplié les censures,
23:27ont légitimé toutes les censures
23:28lorsqu'il s'agissait
23:29de méchants conservateurs,
23:30mais quand ça frappe
23:31le camp progressiste
23:32sur le mode boomerang,
23:33soudainement il pleure.
23:34Moi, je suis pour la liberté
23:35d'expression de Jimmy Kimmel,
23:36mais de tous ceux
23:36qui ont été censurés
23:37avec les applaudissements
23:38des progressistes.
23:39Arthur Devatrigan
23:40sur l'affaire Tripp & Back,
23:41quel regard vous portez ?
23:42Parce qu'elle a fait
23:43un reportage de 2-3 jours
23:44aux Etats-Unis,
23:44elle est devenue
23:45la spécialiste de Charlie Kirk.
23:46Et depuis sa mort,
23:47elle a son rond de serviette
23:48sur le service public
23:49où elle affirme partout
23:50que Charlie Kirk
23:51était raciste et homophobe,
23:52chose qu'elle n'affirme
23:54absolument pas
23:54dans le papier
23:55de son reportage.
23:56Bon, forcément,
23:56en deux jours,
23:57on ne devient pas expert
23:58du sujet.
23:59Alors, Tripp & Back
23:59se met à regarder des vidéos
24:00pour parfaire son expertise
24:02et sa source,
24:03elle s'appelle YouTube.
24:04Le manque de pot,
24:05c'est aussi la source
24:05de tout le monde.
24:06Donc, pour montrer
24:06qu'elle manque
24:07comme un arracheur de dents,
24:07ce n'est pas compliqué.
24:09Et donc, en effet,
24:09son dernier excuse,
24:10elle se fait prendre
24:10en flagrant de rédition
24:11France Inter,
24:12c'est-à-dire,
24:13c'est pour aller plus vite,
24:14comme si les auditeurs
24:15de France Inter
24:15étaient des veaux
24:16et qu'il fallait leur
24:17prémâcher la vérité
24:18avec une bonne dose
24:19de propagande.
24:20Et peut-être que c'est devenu
24:21ça le service public
24:21aujourd'hui.
24:22On revient dans un instant.
24:24Une dernière seconde,
24:25je vous vole.
24:26J'ai cru comprendre,
24:26on m'a rapporté
24:27que M. Cohen,
24:28Patrick Cohen et Thomas Le Grand,
24:29mais Patrick Cohen notamment,
24:30se désolait de ne pas
24:31être invité sur CNews
24:33au moment d'avoir engueulé,
24:34si je l'ai compris,
24:35un de nos collègues.
24:36Alors, j'aimerais
24:36lancer l'invitation.
24:37M. Cohen,
24:39M. Le Grand,
24:40vous êtes les bienvenus
24:40à cette émission
24:41la semaine prochaine,
24:41si vous le souhaitez,
24:42pour parler justement
24:43de votre rapport
24:44à l'information
24:44et l'orientation
24:45du service public.
24:46Vous êtes le bienvenu,
24:47si vous le souhaitez,
24:47vous êtes invité formellement
24:49sur CNews.
24:51Je pense qu'il y a eu
24:51177 propositions en direct.
24:53Oui, mais vous allez me dire
24:54pourquoi tout ça ?
24:55Si on presse parait franchement,
24:57entre personnes
24:58je rêverais
25:01d'assister à cet échange
25:03qui sera bien évidemment
25:04courtois et intelligent.
25:05A tout de suite.
25:1019h30 sur CNews,
25:11on poursuit face à Mathieu Bocoté,
25:13toujours avec Mathieu bien sûr
25:14et Arthur Devatrigan.
25:15Elle nous a rejoints
25:16sur le plateau.
25:16Jean-François Chemin,
25:17merci d'être présent.
25:18Vous êtes historien,
25:19vous êtes auteur également.
25:21Vous avez écrit
25:21Notre ami de gauche.
25:23Notre ami la gauche.
25:24Notre ami la gauche,
25:25pardon.
25:25Notre ami la gauche.
25:27Notre ami la gauche.
25:28Alors justement...
25:28Avec une très belle préface.
25:30Oui, je précise ce que j'ai dit.
25:31C'est une préface
25:32que j'ai écrite avec bonheur
25:33et bien évidemment,
25:34bénévolement je l'entends
25:35parce qu'évidemment
25:35je n'inviterais pas
25:36si j'avais des intérêts financiers
25:37à quoi que ce soit.
25:38Ça va de soi.
25:39Ben évidemment.
25:40Donc, alors,
25:42pourquoi cette invitation ?
25:43Parce qu'on a parlé en fait
25:44de la gauche,
25:44vous le noterez,
25:45toute la semaine.
25:46Bon, le 10 la semaine dernière
25:47qui veut tout bloquer
25:48avec l'ultra-gauche.
25:49Cette semaine avec
25:51une mouvance syndicale
25:53qui pensait encore une fois
25:54bloquer le pays
25:54à sa manière.
25:55Donc, on dit la gauche,
25:56la gauche, la gauche.
25:57On dit la gauche sans arrêt.
25:58Mais qu'est-ce que la gauche ?
25:59Est-ce que c'est une famille
25:59politique sur deux
26:00ou est-ce que c'est autre chose ?
26:02Pour en parler,
26:02donc, notre historien,
26:03notre évité,
26:04Jean-François Chamin.
26:05Bonsoir.
26:05Bonsoir.
26:06Alors, notre ami la gauche.
26:07Je devine qu'il y a là-dedans
26:08peut-être un sourire moqueur.
26:10Mais d'abord et en tout,
26:11est-ce que la gauche,
26:12c'est une famille politique sur deux ?
26:13Il y a la gauche,
26:13il y a la droite,
26:14il y a peut-être le centre,
26:15ça en fait trois
26:15ou est-ce que c'est autre chose ?
26:25Et je pense que la gauche
26:26n'est pas,
26:26c'est un peu l'objet de mon livre,
26:28n'est pas seulement
26:28une famille politique.
26:30C'est une sorte de mixte
26:34entre politique et religieux.
26:36La gauche a, selon moi,
26:38une nature essentiellement religieuse
26:41et c'est ce que j'essaye
26:42de démontrer.
26:43Alors, si c'est une religion,
26:44quelle est la révélation
26:45pour la gauche ?
26:46Je dirais que c'est un avatar
26:48du christianisme.
26:49C'est une hérésie chrétienne.
26:52Mais si vous me laissez deux minutes
26:53pour développer une image
26:54qui est venue récemment à l'esprit
26:55à travers un film
26:56qu'un de mes fils
26:57m'a permis de découvrir hier
26:58qui s'appelle La Mouche.
26:59Je ne sais pas si vous connaissez
27:00ce film d'horreur.
27:01Il s'agit de l'histoire
27:02d'un homme qui a inventé
27:05une machine pour se télétransporter.
27:07Donc, il se désintègre
27:08et il se réintègre ailleurs.
27:10Et puis, un jour,
27:10dans la machine,
27:11il rentre une mouche
27:12et il se réintègre,
27:14mi-homme, mi-mouche.
27:16Et le film,
27:17c'est la lente évolution
27:18de cet homme
27:18qui devient cet être.
27:20Et c'est exactement
27:21ce qui s'est passé
27:22à la naissance de la gauche,
27:23c'est-à-dire sous la Révolution française,
27:24la fusion entre un courant politique
27:26absolutiste
27:28et même au-delà,
27:30despotique éclairé,
27:31de gens qui voulaient
27:31un État tout puissant
27:33et l'Église catholique
27:36puisque, en tout cas,
27:37une partie de l'Église catholique
27:38puisqu'effectivement,
27:39la Révolution a très largement
27:40été faite par des religieux,
27:41des prêtres,
27:42Sieyès, Taléant, etc.
27:44Et puis, tous les clergés
27:44qui ont prêté,
27:45toute la partie du clergé
27:46qui a prêté serment de fidélité
27:47à la Constitution.
27:49Et donc, il en est ressorti la gauche.
27:51Il en est ressorti la gauche
27:52qui est politiquement
27:54une volonté absolutiste
27:56et, sur le fond,
27:58la volonté de mettre en œuvre
27:59de manière politique
28:00ici et maintenant
28:01le message évangélique.
28:02Donc, l'égalité absolue,
28:04c'est le message évangélique.
28:04Moi, je le comprends
28:05de manière religieuse.
28:06Politiquement,
28:07comment elle la comprend ?
28:07Eh bien, les trois missions
28:09de l'Église sont,
28:10c'est ce qu'on appelle
28:11les triamuneras,
28:12c'est enseigner,
28:13gouverner, sanctifier.
28:14Donc, pendant des siècles,
28:15l'Église a participé
28:16au gouvernement,
28:17riche lieu, etc.
28:18Donc, la gauche,
28:19et c'est normal,
28:20entend que l'État
28:21est le monopole
28:22du gouvernement.
28:24Pendant des siècles,
28:25l'Église a eu
28:26le monopole de l'enseignement
28:28et la gauche entend
28:28que désormais,
28:29ce soit l'État
28:30qui est le monopole
28:30de l'enseignement.
28:31Mais surtout,
28:32l'Église a eu pendant des siècles
28:33le monopole de notre sanctification.
28:36Et la gauche s'est aujourd'hui
28:37emparée du sujet
28:38de notre sanctification.
28:39Et je dirais même
28:40qu'il n'y a plus que ça
28:40qui l'intéresse.
28:41Plus on va vers...
28:42Elle a abandonné
28:43les régaliens.
28:44Elle a abandonné
28:44très largement,
28:46faute de moyens,
28:46la possibilité
28:47de structurer
28:48le territoire.
28:51Elle a de moins en moins
28:52de moyens pour le social.
28:53Maintenant,
28:53tout ce qui l'intéresse,
28:54c'est notre sanctification.
28:56Rentrer dans nos reins
28:57et nos cœurs
28:58pour réglementer
28:59tous les aspects
29:00de notre vie.
29:02On en est aujourd'hui
29:03à juger
29:04ce qu'on mange,
29:06le barbecue,
29:07le partage
29:08des tâches ménagères.
29:12Aujourd'hui,
29:12la gauche
29:13a vraiment pris
29:13la place de Dieu
29:14et de l'Église.
29:16C'est une sorte d'Église
29:17mais sans Dieu
29:18et contre l'Église
29:19et encore une fois
29:20qui résulte
29:21de la fusion
29:21entre un État
29:23à prétention
29:24absolutiste
29:25et la religion chrétienne.
29:28Alors ça,
29:28c'est une définition
29:29presque philosophique
29:30de la gauche.
29:31Ensuite,
29:31quand je transpose
29:32votre analyse
29:33dans ce qu'est
29:33la France d'aujourd'hui,
29:35la gauche,
29:35c'est Olivier Faure.
29:36La gauche,
29:37c'est Jean-Luc Mélenchon,
29:39mais la gauche,
29:39c'est aussi Manuel Valls
29:40et la gauche,
29:42je préfère
29:42la longtemps,
29:43c'est Gabriel Attal.
29:45Qu'est-ce que ces gens
29:46ont en commun finalement
29:47au-delà de leur divergence
29:48de parti ou de méthode ?
29:50Ils participent
29:51à ce même imaginaire ?
29:52Alors tout à fait,
29:53ils participent
29:53au même imaginaire
29:54mais je pense que
29:54ce n'est pas tant
29:55une question d'imaginaire
29:56qu'une question de caste,
29:57une question de corporation.
29:59Vous avez cité tout à l'heure
30:00en début d'émission
30:01un certain nombre
30:01de professions
30:02qui sont investies
30:04par la gauche.
30:05Vous avez parlé
30:05de l'enseignement,
30:06vous avez parlé
30:06de la presse.
30:07Je crois que la gauche
30:08de son origine cléricale
30:11est en fait une caste
30:13héritière du clergé
30:14d'Ancien Régime
30:14qui réunit
30:15tout un tas
30:17de professions
30:17qui prétendent
30:18à un magistère
30:19intellectuel et moral.
30:20Donc on va y retrouver
30:21des universitaires,
30:23des profs,
30:23des journalistes,
30:24des gens de culture,
30:26des gens de la justice,
30:29la magistrature,
30:29le politique,
30:30l'essentiel du politique aussi.
30:31Je crois que ce qui les caractérise
30:33tous,
30:34c'est cette prétention
30:35non pas d'écouter le peuple
30:36mais de l'éduquer,
30:37de le rééduquer
30:38et éventuellement
30:39de le punir.
30:39Et tous les gens
30:40que vous avez cités,
30:41à des degrés divers,
30:42bien sûr,
30:42ça va du rouge très vif
30:43au rosé,
30:45mais ont tous cette prétention
30:46de se placer au-dessus du peuple
30:48pour lui faire la leçon
30:49et en aucun cas l'écouter.
30:51On nous parle de démocratie,
30:52ces gens-là
30:52ne sont absolument pas là
30:54pour écouter le peuple.
30:54Je dirais même
30:55qu'ils se fichent
30:55complètement,
30:57on pourrait même reprendre
30:59l'expression
30:59d'une politicienne
31:00assez récemment
31:01en parlant des revenus
31:02des paysans.
31:02Ils se tapent
31:03effectivement
31:04de ce que pensent
31:05le peuple
31:05et des problèmes du peuple.
31:07Ce qui les intéresse,
31:07c'est leur jeu de rôle,
31:09c'est-à-dire leur entre-soi
31:11clérical
31:11qui les place
31:12en permanence
31:14au-dessus du peuple
31:15avec encore une fois
31:16un magistère intellectuel
31:17et moral.
31:17Arthur Le Matrigan.
31:18Vous avez donc défini
31:19la gauche
31:20d'un point de vue
31:20suprapolitique,
31:22anthropologique,
31:22philosophique et théologique.
31:24Mais la question,
31:25c'est comment expliquer
31:25cette hégémonie ?
31:26Parce qu'ils ont pris
31:27en otage
31:28donc les différentes institutions
31:30mais comment ils ont réussi
31:31cette prise d'otage
31:32et quelle est la responsabilité
31:33des autres,
31:34c'est-à-dire de ceux
31:35qui ne rentrent pas
31:35dans notre catégorie de gauche ?
31:37Je crois qu'il n'y a pas
31:38une prise de pouvoir
31:39à un certain moment.
31:40Je crois que c'est
31:41dans notre anthropologie,
31:43dans notre civilisation.
31:44Nous sommes une civilisation
31:45qui connaît un clergé.
31:47Je vous rappelle,
31:47d'ailleurs,
31:48on n'est pas les seuls,
31:48rappelez-vous les trois catégories,
31:50les trois ordres
31:51de la société d'ancien régime
31:53ou les trois ordres
31:54des sociétés européennes
31:55telles que Dumézil
31:56ou Benveniste les ont définis.
31:58Il y a ceux qui prient,
31:59il y a ceux qui combattent
32:00et il y a ceux qui produisent.
32:02Et dans ceux qui prient,
32:03c'est-à-dire le premier ordre
32:04de la société
32:04qui correspond par exemple
32:06chez les hindouistes
32:06aux brahmanes,
32:07le monde politique
32:09est intrinsèquement mêlé
32:10au monde religieux.
32:12Donc,
32:13ces gens-là
32:13n'ont pas pris le pouvoir.
32:15Ils sont structurellement,
32:16dans notre manière
32:16de voir les choses,
32:17civilisationnelle,
32:18ils sont au sommet.
32:19Donc,
32:20au départ,
32:20effectivement,
32:21sous l'ancien régime,
32:23c'était les clergés.
32:24Ça s'est élargi
32:25à la fin du Moyen-Âge.
32:26Les clercs,
32:27la fonction de clercs
32:28s'est élargi aux universitaires,
32:30c'est élargi aux juristes,
32:31etc.
32:32Et aujourd'hui,
32:32il y a toute cette cléricature
32:33qui,
32:34tout naturellement,
32:35ça ne s'est pas fait
32:36du jour au lendemain,
32:36tout naturellement,
32:37a pris la place du clergé.
32:40Et c'est pour ça
32:40que c'est très difficile
32:41de les attaquer
32:42parce que c'est quelque chose,
32:43encore une fois,
32:44qui est naturel
32:44et c'est pour ça aussi
32:45qu'ils ont une totale incapacité
32:47à se remettre en question
32:48parce qu'ils sont dedans
32:49et ils trouvent que c'est normal.
32:50Alors,
32:51renversons la perspective.
32:53La gauche a la tentation
32:54d'avoir le monopole
32:55du bien,
32:56du juste et du vrai.
32:57À droite,
32:57on pourrait dire
32:58qu'il y a une conscience
32:58de l'imperfection humaine,
32:59une conscience du péché originel.
33:01Mais retournons à la question.
33:02Sachant que la droite,
33:03c'est que personne
33:03n'a le monopole du vrai,
33:05du bien et du juste,
33:05en quoi,
33:06d'un point de vue
33:06d'un homme de droite,
33:07je suppose,
33:08ou à tout le moins
33:08qu'il n'est pas de gauche,
33:08en quoi la gauche
33:09a-t-elle néanmoins raison
33:10sur certains points ?
33:11En quoi ne se trompe-t-elle
33:12pas intégralement ?
33:13Je pense que sur certains points précis,
33:16la gauche peut avoir raison.
33:17Le problème de la gauche,
33:18c'est que bien souvent,
33:19elle est dans une forme
33:20d'idéalisme
33:21et qu'elle se fait gloire
33:24de nier les faits,
33:26que les faits sont fascistes,
33:28que la réalité est fasciste.
33:30Donc, bien souvent,
33:30la gauche est dans
33:31le déni des faits
33:33tels que les gens normaux,
33:35comme vous et moi,
33:35peuvent les observer
33:36et chercher des solutions
33:38qui soient des solutions raisonnables.
33:41La gauche va nous expliquer
33:42qu'encore une fois,
33:45cette réalité n'existe pas.
33:46Par exemple,
33:46il n'y a pas de violence,
33:47il n'y a qu'un sentiment
33:48de violence,
33:50il n'y a pas de lien
33:50entre certaines catégories
33:52de la population
33:52et la violence.
33:53Là encore,
33:54elle va chercher
33:55des arrières-pensées.
33:56Donc, ils peuvent ponctuellement,
33:57je ne dis pas le contraire,
33:58avoir raison sur certains points,
33:59mais pour en fréquenter beaucoup
34:01et surtout les écouter
34:03et les voir à la télévision,
34:04notamment,
34:05ou dans les journaux,
34:06je m'aperçois que clairement,
34:07la réalité,
34:08ce n'est pas ce qui les intéresse.
34:09Alors,
34:10je joue le rôle
34:11de l'avocat du diable,
34:13pourrait-on dire,
34:14la réalité à droite,
34:15c'est souvent,
34:16nous nous dirons
34:16assez pessimiste de la réalité,
34:17nous n'y parviendrons pas
34:18à une forme de conscience,
34:19d'une forme de pessimisme
34:20anthropologique.
34:21Est-ce qu'il n'y a pas
34:21dans la réalité
34:22aussi une part d'idéal ?
34:24Est-ce qu'il n'y a pas
34:24dans la réalité du cœur humain
34:26un désir d'utopie ?
34:27Est-ce qu'il n'y a pas
34:27dans la réalité du cœur humain
34:28un désir d'idéal
34:29de transformer en profondeur
34:30la société ?
34:31Est-ce que,
34:31de ce point de vue,
34:32dans la réalité,
34:33il n'y a pas de forme
34:33de tentation naturelle
34:34à aller vers ce que
34:35vous appelez la gauche ?
34:36Pas forcément
34:37d'aller vers ce qu'on appelle
34:38la gauche,
34:38c'est-à-dire que je pense,
34:40et là aussi,
34:40vous parliez tout à l'heure
34:41de nos racines chrétiennes,
34:44vous parliez d'effectivement
34:45la foi chrétienne
34:47qui est la nôtre,
34:49en tout cas qui est la mienne,
34:50voilà,
34:50ne me dit pas
34:52qu'il faut être pessimiste
34:53et qu'on ne va pas progresser.
34:56Elle me fait aspirer
34:58à un mieux,
34:59elle me fait aspirer
34:59à un mieux
35:00tout en prenant conscience
35:01des limites de ce mieux.
35:02On n'arrivera jamais
35:03à une société parfaite
35:05composée de gens
35:06qui soient moralement parfaits.
35:09C'est comme ça.
35:09Et c'est ce que nous dit l'Église.
35:10Et c'est pour ça d'ailleurs
35:11que la gauche déteste l'Église
35:13puisque la gauche,
35:16elle, estime
35:16qu'on peut arriver,
35:17et c'est une question de volonté,
35:19éventuellement même
35:20de coercition
35:21à mettre en place
35:21un monde parfait.
35:23Donc, je ne crois pas...
35:24Cela a décroché
35:24le paradis du ciel
35:25pour le planter sur terre.
35:26Voilà.
35:26Je ne crois pas
35:27à un monde parfait
35:27mais je crois
35:28à un monde
35:28qui est améliorable
35:29dans une certaine limite
35:30et on n'arrivera jamais
35:33à la perfection.
35:33Et en tout cas,
35:34tous les moyens
35:34ne sont pas bons
35:35à mettre en œuvre
35:35pour arriver
35:36à une perfection
35:37qui n'est pas de ce monde.
35:39Arthur de Vatrigan.
35:40Alors, je dois vous parler
35:40de tous les moyens
35:41qui peuvent être mis en œuvre.
35:43Quel est le rapport
35:43de la gauche à la violence ?
35:44Par exemple,
35:45si on prend le cas
35:46qui fait parler,
35:48ce cas tragique
35:49de Charlie Kerr,
35:49qu'est-ce que c'est le cas
35:50isolé d'un militant
35:52ou est-ce,
35:52au contraire,
35:53endémique
35:54à ce qu'est la gauche
35:55et dans ces cas-là,
35:56est-ce que c'est quelque chose
35:56qui peut arriver en France ?
35:58Alors, un,
35:58c'est structurel à la gauche.
36:00Je vous renvoie
36:00à un très bon livre
36:01que je cite d'ailleurs
36:03en exergue du mien
36:05qui est
36:05Les dieux ont soif
36:06d'Anatole France
36:07qui parle de l'épisode
36:08de la terreur.
36:10Dans l'ADN de la gauche,
36:11il y a une violence
36:12mais qu'elle perçoit
36:13comme une violence,
36:14d'abord une violence
36:15à grande échelle,
36:16mais qu'elle perçoit
36:16comme une violence légitime
36:17puisqu'il s'agit en fait,
36:19le jeu en vaut la chandelle,
36:20de mettre en place
36:21un monde parfait
36:21et donc d'éliminer
36:23ceux qui font obstacle
36:25à la perfection,
36:26c'est-à-dire
36:26soit les gens
36:28qui n'y croient pas assez
36:29parce qu'en héritier
36:30du christianisme,
36:31ils pensent que c'est
36:31une question de foi,
36:32donc soit les gens
36:33qui n'y croient pas assez,
36:34soit même les gens
36:35qui carrément n'en veulent pas.
36:36Donc la gauche,
36:38prenez les discours
36:38sur la Révolution,
36:39moi je suis lyonnais,
36:41il y a eu un grand massacre
36:42de lyonnais
36:43sous la Révolution
36:43et les autorités
36:45avaient décidé
36:45qu'il fallait
36:46ne pas hésiter
36:47à massacrer
36:48trois quarts des lyonnais
36:49pour ne laisser
36:50qu'un quart de gens
36:51qui puissent faire
36:52de bons citoyens.
36:53Et encore une fois,
36:53la gauche n'a jamais
36:54lésiné devant
36:56les grands massacres,
36:57sauf qu'encore une fois,
36:59d'abord,
36:59elle les escamote,
37:02elle les minimise,
37:03elle les nie
37:03ou elle les justifie.
37:04Regardez,
37:06il y a
37:06une ou deux municipalités
37:07qui ont voulu mettre
37:08en place
37:10un monument
37:10aux victimes
37:11du communisme,
37:12vous avez quand même
37:14l'humanité
37:15et un élu parisien
37:17qui,
37:17si j'ai bonne mémoire,
37:18est normalien à égréger,
37:19donc pas un idiot,
37:20qui disent que ceux
37:21qui veulent faire
37:23des monuments
37:23aux victimes
37:24du communisme,
37:25ce sont des faussaires
37:28de l'histoire,
37:28enfin je ne sais plus
37:29exactement le terme
37:30qui a été utilisé.
37:31Bien,
37:32le communisme,
37:33rappelons-le,
37:33c'est les 100 millions
37:34de morts de Staline,
37:35c'est les 20 millions
37:37de morts de Staline,
37:38c'est les 3 millions
37:40de morts de Pol Pot
37:41en l'espace de 4 ans,
37:43enfin c'est des millions
37:43de morts partout,
37:45les morts de la Révolution
37:46française,
37:46partout le communisme
37:48et la gauche
37:49s'est manifesté
37:50par des morts
37:51en masse.
37:54Je voudrais quand même
37:54donner un chiffre intéressant
37:55si vous me permettez,
37:56c'est très important.
37:57Le grand méchant
37:58du 20ème siècle,
37:59deuxième moitié
38:00du 20ème siècle,
38:01c'est Pinochet.
38:02Pinochet,
38:03j'ai vérifié les chiffres
38:04avant de venir,
38:05on lui reproche
38:063 500 morts.
38:08À la même période,
38:09Pol Pot,
38:10j'ai mis 3 millions
38:10dans mon livre,
38:11j'ai vérifié les chiffres,
38:12c'est plutôt 2 millions,
38:133 500 morts d'un côté,
38:152 millions de l'autre
38:16et pourtant les 2 millions
38:17de morts de Pol Pot
38:18pèseront toujours moins lourd
38:20que les 3 500 morts
38:21de Pinochet.
38:22Alors,
38:23vous dites qu'il y a la gauche,
38:24est-ce que,
38:24inversement,
38:25il y a la droite
38:25ou est-ce que la droite
38:26c'est finalement
38:27un rassemblement
38:27de tous ceux
38:28dont la gauche
38:29ne veut pas
38:29ou ne veut plus ?
38:30Je crois que très peu
38:31de gens se définissent
38:32véritablement comme de droite
38:33et je pense qu'on se définit
38:36comme de gauche
38:37mais la gauche,
38:38enfin,
38:38comment dire ?
38:39La gauche est très heureuse
38:40d'être de gauche.
38:41La gauche est très heureuse
38:42d'être de gauche,
38:42elle l'affirme.
38:43Je pense qu'on nomme de droite
38:45tout ce qui n'est pas de gauche
38:46qui sont bien souvent
38:47des gens réalistes,
38:48des gens pragmatiques,
38:49des gens qui font ce qu'ils peuvent
38:50sans se prendre pour des seins.
38:53Sachant que la gauche,
38:54d'ailleurs,
38:54ne connaît jamais la droite,
38:55elle ne connaît que l'extrême droite.
38:57Elle ne veut connaître
38:58que l'extrême droite.
38:58Donc si on n'est pas de gauche,
39:00c'est-à-dire si on ne fait pas partie
39:01du camp des gens intelligents
39:04et bons,
39:05si on ne fait pas partie
39:05des gens qui sont supérieurs
39:07intellectuellement et moralement,
39:08on ne peut être donc
39:09bêté-méchant.
39:12Et donc la gauche ne veut connaître
39:13que des gens qui sont bêtés-méchants.
39:15Elle ne parle donc pas de la droite,
39:16elle parle toujours
39:16de l'extrême droite
39:17ou bien la droite
39:18et l'extrême droite.
39:19La droite n'est donc
39:19qu'une sorte d'antichambre
39:21vers l'extrême droite.
39:23Donc encore une fois,
39:23puisqu'elle est le bien,
39:24elle ne veut connaître
39:25que le mal.
39:26Et la gauche,
39:26de son caractère religieux
39:28d'hérésie chrétienne,
39:30ne raisonne d'ailleurs jamais
39:31sur le plan du débat politique,
39:33mais elle nous place toujours
39:33soit sur le plan du péché,
39:36et à ce moment-là,
39:36on s'en sort bien,
39:38soit sur le plan de l'hérésie
39:39si on est un intellectuel.
39:41Donc,
39:41soit on est quelqu'un
39:42qui fait le mal
39:43par choix
39:45ou parce qu'il ne peut pas
39:45faire autrement,
39:46mais à ce moment-là,
39:47on mérite d'être éduqué,
39:48rééduqué, puni.
39:49Soit on est un intellectuel
39:50qui pense différemment
39:51de la gauche
39:52et à ce moment-là,
39:52on mérite d'être éliminé.
39:54Alors, invisibilisé,
39:55aujourd'hui,
39:55par tous les moyens,
39:57et pourquoi pas
39:58de main éliminée.
39:59Moi, je pense que la gauche,
40:00elle peut nous faire rigoler.
40:02Simplement,
40:02l'histoire montre
40:03qu'il y a un moment
40:04où ça ne rigole plus
40:05et ça ne rigole plus
40:06à grande échelle
40:07et ça nous est arrivé
40:08dans notre propre histoire.
40:10J'ai vu des images
40:11de gens qui baladaient
40:12des guillotines
40:13dans les manifestations
40:13avec des noms dessus.
40:16Intéressant d'ailleurs,
40:17si vous allez vous promener
40:18au musée Carnavalet,
40:19vous allez dans la salle
40:20de la Révolution française,
40:21je n'y ai pas vu,
40:22moi j'y suis allé
40:22avec des élèves
40:23il y a quelques années,
40:23je n'ai pas vu de guillotine
40:24dans la salle
40:25de la Révolution française.
40:26En revanche,
40:26j'ai vu un gourdin
40:27avec lequel
40:28les muscadins
40:31tapaient sur la tête,
40:32après la chute
40:34de Robespierre,
40:35tapaient sur la tête
40:35des...
40:36sans culotte,
40:39des jacobins.
40:40Donc,
40:40dans ce musée public
40:42à Paris,
40:42la violence,
40:43c'est les gens
40:45qui, avec un gourdin,
40:46tapaient sur les révolutionnaires.
40:47Ce n'est absolument
40:48pas la guillotine.
40:49Cette guillotine
40:50ne lui pose aucun problème,
40:51bien au contraire,
40:52elle la revendique.
40:53– Alors,
40:53vous avez peu de tendresse
40:54pour la gauche,
40:55donc la question,
40:56c'est que veut dire
40:56combattre la gauche pour vous ?
40:58Est-ce que ça veut dire
40:59le fameux débat métapolitique ?
41:00Est-ce que ça veut dire
41:01définancer les institutions
41:02qui l'apportent,
41:03déconstruire la cléricature ?
41:04Qu'est-ce que ça veut dire
41:05pour vous,
41:05combattre la gauche alors ?
41:06– Je crois,
41:07alors on va peut-être
41:07me trouver un peu pessimiste,
41:09mais pour le coup,
41:10je pense que c'est très difficile
41:11de combattre la gauche
41:12parce que structurellement,
41:13elle fait partie
41:13de l'ADN de notre société.
41:15Alors,
41:15vous avez parlé justement,
41:16effectivement,
41:17on peut essayer
41:17de couper les cordons
41:20de la bourse
41:20à un certain nombre
41:21d'institutions
41:21qu'elle a totalement phagocytées,
41:24cesser de subventionner
41:25la presse
41:26ou supprimer
41:28cet audiovisuel public
41:30qui finalement,
41:31vous le disiez,
41:32dans la première partie
41:32de l'émission
41:33est totalement politisé.
41:35Les tribunaux,
41:36dont on voit bien quand même
41:37les deux poids,
41:38deux mesures,
41:38il y a tout un tas
41:39de tribunaux
41:39qui aujourd'hui fonctionnent
41:40sans juge professionnel,
41:41les tribunaux de prud'homme,
41:43les tribunaux de commerce,
41:45les cours décises,
41:46déprofessionnalisons
41:50la justice
41:51et mettons en place
41:53une justice populaire.
41:56Maintenant,
41:56j'y crois moyennement
41:57parce qu'on voit bien
41:58par exemple aux Etats-Unis
41:59que même des universités
42:00totalement privées
42:01sont aujourd'hui
42:02noyautées par des wokistes.
42:05Donc,
42:05j'oppose dans mon livre,
42:06en fait,
42:06non pas une contre-idéologie
42:07ou des grandes actions politiques,
42:09mais plutôt une attitude.
42:10L'attitude personnelle
42:12qu'on peut opposer à la gauche,
42:13j'en ai trouvé deux,
42:14c'est le héros.
42:15Et on peut effectivement,
42:16je cite le colonel Beltrame,
42:18quand le colonel Beltrame
42:19a donné sa vie,
42:21il ne s'est pas posé la question
42:22de savoir s'il était de gauche,
42:23s'il était de droite,
42:24il n'a pas fait des discours,
42:25il ne s'est pas posé en modèle,
42:26il n'a pas dit
42:27qu'il fallait lui ressembler,
42:28il a donné sa vie
42:29et il a fait bouger les lignes.
42:31Et deuxième modèle,
42:32le saint,
42:33le saint,
42:33notre histoire est pleine
42:34de saints
42:35et de saintes,
42:36qui là aussi sont des gens
42:37qui sont capables
42:38d'aller jusqu'au bout
42:38de leur idée,
42:39jusqu'au bout de leur foi,
42:40jusqu'au martyr,
42:41sans encore une fois
42:42se prendre eux-mêmes
42:42pour des modèles.
42:43J'ajouterai aussi
42:44l'honnêteté de l'homme ordinaire,
42:46mais ce sera l'occasion
42:46d'un autre débat.
42:47Une dernière question
42:47pour Arthur Lavatrigan.
42:48Justement, en effet,
42:49vous concluez votre livre là-dessus,
42:50mais je me rappelle
42:51d'une plaque
42:52assez effarante de bêtises
42:54de la mairie de Paris
42:55sur Arnaud Beltrame,
42:56Arnaud Beltrame,
42:57victime de son héroïsme.
43:00Qu'est-ce que ça révèle en fait ?
43:01Est-ce que la société,
43:02le culte de la victime
43:03a remplacé le culte des héros
43:05et comment rechanger cela ?
43:07Effectivement,
43:08on constate que le culte
43:09de la victime
43:10a remplacé le culte du héros.
43:12Comment le rechanger ?
43:13J'en sais rien,
43:14sinon peut-être soi-même,
43:15alors peut-être à son petit niveau.
43:16Il ne s'agit pas d'être
43:16un grand héros,
43:17mais être un petit héros.
43:19Je dis dans mon livre
43:20qu'un prof qui tient ses classes
43:21agitées jour après jour,
43:22c'est ce que j'ai fait
43:23pendant dix ans
43:23dans une banlieue
43:25très chaude de Lyon,
43:27un prof qui tient ses élèves
43:29jour après jour,
43:30c'est un héros.
43:31Et donc soyons héroïques
43:32là où le destin nous a placés
43:35et laissons le chien
43:36de la gauche aboyer
43:37et soyons la caravane
43:38qui passe.
43:39Eh bien merci Jean-François Chemin.
43:41Je rappelle votre livre
43:41mais on pouvait le découvrir
43:43à l'instant,
43:44notre ami la gauche.
43:46Merci Mathieu Bocoté,
43:47merci Arthur Devatrigan.
43:48On se retrouve dans un instant
43:49chers téléspectateurs
43:50pour l'heure des pros 2.
43:51A tout de suite.
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