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Pascal Praud et ses invités débattent des grands thèmes de l'actualité dans #HDPros

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00:00:00Bonjour à tous et bienvenue à l'heure des pros ce matin sur Europe 1 jusqu'à 10h et sur CNews jusqu'à 10h30.
00:00:08J'ai toujours l'impression quand j'écoute le président qu'il joue à être président.
00:00:14Ce que je dis là est évidemment parfaitement subjectif et qu'il me pardonne sans doute mais je n'y crois pas ou je n'y crois plus.
00:00:19J'écoutais hier soir le ton, le rythme, les silences.
00:00:23C'est vrai qu'il y a un côté un peu acteur, il y a un côté Jean Dujardin dans OSS 117 entre parodie et pastiche.
00:00:28Alors sur le fond, sans doute le discours était-il bien écrit.
00:00:33On remarquera néanmoins qu'Emmanuel Macron est un homme seul.
00:00:36Les français selon les sondages ne sont pas d'accord avec cette reconnaissance.
00:00:40Le parlement n'aurait trouvé aucune majorité pour voter pareille décision.
00:00:45Bruno Retailleau et d'autres ministres sont en désaccord avec la parole présidentielle.
00:00:50Emmanuel Macron comme toujours fait fi des avis, des institutions, de l'opinion.
00:00:54Et c'est vers la psychologie, davantage que vers la politique, qu'il faut trouver une explication à cette reconnaissance.
00:01:01Qu'il voulait il y a quelques semaines soumise à certaines conditions et qu'hier il déclara sans exigence.
00:01:08Le président a joué au président.
00:01:10Et cette mise en scène, servie par sa communication, ses images dans l'avion, ses photos en noir et blanc,
00:01:16tout ça agace plus que ça convainc.
00:01:19Mais on n'a pas découvert hier Emmanuel Macron, bien sûr.
00:01:22Et il est ainsi, il ne changera pas durant les 18 ou 19 mois qui restent de son mandat.
00:01:28Il est 9h01, Alice Sommerer.
00:01:30Bonjour Pascal, bonjour à tous.
00:01:46Le temps est venu de libérer les otages détenus par le Hamas.
00:01:50C'est ce qu'a déclaré Emmanuel Macron à la tribune de l'ONU hier à New York,
00:01:53le président de la République qui a donc reconnu l'état de Palestine
00:01:56pour la paix entre le peuple israélien et le peuple palestinien.
00:01:59Donald Trump s'exprimera aujourd'hui à la tribune des Nations Unies.
00:02:03Une prise de parole attendue au cours de laquelle il reviendra sur la reconnaissance de l'état de Palestine par la France.
00:02:09Il en profitera pour exposer sa vision simple et constructive pour le monde, a déclaré sa porte-parole.
00:02:15Et puis au premier jour de son procès pour meurtre,
00:02:17Cédric Jubilard a réaffirmé hier qu'il n'était pas impliqué dans la disparition de son épouse Delphine.
00:02:23« Je conteste toujours les faits qui me sont reprochés », a-t-il dit.
00:02:26Aujourd'hui, ce sont les premiers enquêteurs qui vont être entendus.
00:02:29Merci Alice.
00:02:31Nous sommes ce matin avec Charlotte Dornelas, avec Gérard Caro, avec Julien Drey,
00:02:35qui sera tout à l'heure avec nous, avec Joseph Massescaron, Thomas Bonnet et Vincent Arouet, bien évidemment.
00:02:40Donc c'est vrai que là, je parlais de la mise en scène du président de la République,
00:02:44ces images que vous allez découvrir, et puis sa prise de parole hier.
00:02:48Au-delà du fond, cette forme-là, cette manière de...
00:02:52On connaît le président depuis bien longtemps, mais je trouve que ça manque d'incarnation, de souffle, de ce que j'ai entendu hier.
00:02:59Ce n'est même pas sur le fond. Je parle vraiment de la forme.
00:03:03Après, il y a toujours une part de subjectivité dans ce que je dis là, Vincent Arouet.
00:03:06Vous préfériez Villepin en 2003 ?
00:03:09Villepin, je vais vous dire quelque chose.
00:03:11Villepin, il était invité hier soir de France Télévisions.
00:03:13Je voudrais savoir à quel titre.
00:03:14Il représente qui, Villepin ?
00:03:16C'est extraordinaire.
00:03:17Vous avez le service public, hier, qui invite une seule personne.
00:03:23C'est ça, en fait, les choix.
00:03:24C'est-à-dire que tu n'as qu'un homme politique en direct qui répond, en l'occurrence à Léa Salamé,
00:03:29et c'est Dominique de Villepin.
00:03:30Il est ministre ? Non.
00:03:31Il est député ? Non.
00:03:32Il est sénateur ? Non.
00:03:34Il a été élu quelque part ? Non.
00:03:36Il n'est rien.
00:03:38Sauf la voix de l'espace médiatique.
00:03:42Et il est invité pour ça.
00:03:44Il est l'incarnation vivante de la politique arabe de la France.
00:03:47Oui, oui.
00:03:47Ce qu'il est censé être.
00:03:49Écoutez, arrêtez.
00:03:50C'est sur quoi Emmanuel Macron, d'ailleurs, lui fait concurrence désormais.
00:03:53Oui.
00:03:54J'ai appuyé sur le bouton, je ne pensais pas que vous en arriverez hier.
00:03:56Mais non, mais écoutez, moi, j'essaye simplement de décoder.
00:04:00Comment dire ?
00:04:01Ce que je dis, c'est fait.
00:04:02Mais ne faites pas trop.
00:04:02Ce que je dis, c'est factuel.
00:04:05À quel titre, Julien Drey arrive, à quel titre hier, Dominique de Villepin est-il
00:04:10invité sur le service public, dans le journal numéro 1 du service public, pour parler de
00:04:15ce qui s'est passé ? À quel titre ?
00:04:17Ce n'est pas une mauvaise question.
00:04:18C'est pas une mauvaise question que je pose là.
00:04:24Julien Drey, bonjour.
00:04:25Bonjour.
00:04:26Comment allez-vous ?
00:04:27Je vous écoute.
00:04:28À quel titre ?
00:04:29Ça me réveille.
00:04:30J'espère.
00:04:30Mais non, mais on parle du service public.
00:04:32J'ai fait un tweet hier soir là-dessus.
00:04:34Et qu'est-ce que vous avez dit dans votre tweet ?
00:04:35À quel titre il était invité ?
00:04:36Ah bah tiens, vous avez pensé comme moi alors.
00:04:38Peut-être, je me suis posé la question de savoir comment représentons du Qatar, peut-être.
00:04:43Non ?
00:04:43Écoutez, je ne sais pas, j'ai posé la question, vous avez le droit d'y répondre.
00:04:47Moi, j'ai donné une réponse, oui.
00:04:49Bon, vous...
00:04:50Vous m'avez répondu.
00:04:51Voyons en tout cas le sujet.
00:04:53Comment vous avez trouvé le président de la République hier soir ?
00:04:56Vous savez, hier soir, pour moi, qui ne suis pas religieux, c'était quand même
00:05:00un jour important.
00:05:01Donc j'ai préféré être avec ma famille pour fêter le Nouveau Land Juif que d'écouter
00:05:06Emmanuel Macron.
00:05:06Alors je l'ai écouté a posteriori.
00:05:08C'était donc un discours, comme on dit, du en même temps.
00:05:11Et pendant qu'il parlait, moi, j'avais la photo des otages qui me revenaient.
00:05:16Et après, quand j'ai vu ce public se lever et applaudir, j'ai dit, quelle curieuse compagnie
00:05:20que d'avoir que des dictatures qui vous applaudissent.
00:05:23En tous les cas, pas que, mais beaucoup de dictatures.
00:05:26Voilà.
00:05:27Et donc je suis d'accord avec les...
00:05:29Je crois, c'est 4...
00:05:30Vous allez me dire, je crois, 80% des Anglais qui sont contre la reconnaissance
00:05:33d'un État palestinien aujourd'hui, 72% des Français, c'est-à-dire que les peuples
00:05:38donnent une réponse et les dirigeants font autre chose.
00:05:40Mais vous me direz, ça devient une tradition.
00:05:41C'est la première fois, oui.
00:05:42Bon, je voudrais qu'on voit le sujet, peut-être.
00:05:47Emmanuel Macron, alors, il décide tout seul, c'est le roi du monde, il fait ce qu'il veut,
00:05:50le Parlement, il s'en fiche, les corps intermédiaires, il s'en fiche, les Français, il s'en fiche,
00:05:55il pense ça tout seul et puis ça passe.
00:05:57Mais d'ailleurs, une fois que c'est reconnu, on ne peut pas faire marche arrière.
00:06:01Donc il a engagé toute la France.
00:06:03Non, il s'est infusé à un coup.
00:06:04C'est ce que vous disiez hier.
00:06:06Donc voilà, c'est-à-dire que...
00:06:07Il a été très applaudi.
00:06:08Il a été très applaudi.
00:06:09La salle était acquise, c'est vrai.
00:06:11Mais on a même entendu bravo.
00:06:12Les Etats-Unis n'étaient pas là, Israël n'était pas là.
00:06:14Le parallèle avec Dominique de Villepin est intéressant parce que c'est assez rare
00:06:17que finalement, dans l'ensemble des Nations Unies, il y ait tant d'applaudissements.
00:06:20Et puis, comme à l'opéra, les gens ont crié bravo à la fin de l'envoi, bravo.
00:06:25Et moi, ça m'a rappelé effectivement 2003 et ce grand moment...
00:06:28Oui, mais le discours de Villepin, il était intéressant de ce point de vue-là.
00:06:31Pardon ?
00:06:31Le discours de Villepin en 2003 était plutôt intéressant pour le coup.
00:06:34Oui, mais ce qui est intéressant, si on regarde les choses, c'est pas...
00:06:37Il y a le verbe, il y a ce grand moment d'émotion qu'on fait partager.
00:06:43Puis après, il y a le résultat politique.
00:06:44Qu'est-ce qui s'est passé après ?
00:06:46Il y a quand même eu la guerre en Irak.
00:06:48Et après, qu'est-ce qui s'est passé ?
00:06:49La France a couru après les Etats-Unis pour essayer de se réconcilier avec eux.
00:06:54Et si vous faites le bilan, en réalité, ça a été assez désastreux.
00:06:57Mais personne ne fait jamais le bilan d'ailleurs, c'est ça qui est drôle.
00:06:59Là, ce qui s'est passé hier, on pouvait entendre les applaudissements.
00:07:03On pouvait apprécier en même temps la stance, là, il est temps, il est temps, etc.
00:07:08C'est plus le maître des horloges, c'est carrément le prophète.
00:07:11Mais en réalité, ce que vous pouvez remarquer aussi, c'est les absences.
00:07:17Les absences.
00:07:17L'absence d'Israël, évidemment.
00:07:19L'absence des Etats-Unis, plus embêtant.
00:07:21Parce qu'est-ce que vous voulez faire aux Proches-Orient, ce sont les Américains.
00:07:24Et puis, l'absence des Européens.
00:07:27De l'Italie.
00:07:27La plupart des pays européens n'ont pas reconnu.
00:07:30Il y a plus de 150 pays qui ont reconnu la Palestine.
00:07:33Pas les pays...
00:07:33Si vous enlevez en plus les pays de l'Est qui l'ont reconnu,
00:07:37c'est les anciennes colonies soviétiques.
00:07:38C'était avant la chute du mur.
00:07:40Donc, les Anglais ont reconnu, mais avant que les Français
00:07:45ne pourront pas être associés justement à la démarche française
00:07:47et à ce qu'ils considèrent comme une sorte de jusqu'au-boutisme français.
00:07:50Il y avait l'absence surtout du Séoudien qui co-présidait.
00:07:54Le prince est resté chez lui, dans son palais climatisé.
00:07:58Il n'a pas franchi le Rubicon, il n'a pas franchi l'Atlantique.
00:08:01Il est resté à la maison.
00:08:03Et il n'a pas reconnu Israël.
00:08:06Parce que c'est ça quand même la grande idée.
00:08:08La France reconnaît l'État de Palestine
00:08:10et en échange, les Arabes reconnaissent Israël.
00:08:14Terminé.
00:08:15On verra un jour.
00:08:16Et le dernier point qui me paraît important.
00:08:18On a vu Mahmoud Abbas, Abou Mazen, le président de l'autorité palestinienne,
00:08:24non ingénieur, totalement corrompu, etc., qui est apparu en vidéoconférence
00:08:28parce que les Américains ne lui avaient pas donné de visa.
00:08:30Parce que pour les Américains, il incarne vraiment le potentat oriental
00:08:34dans tout ce qu'il a de plus détestable.
00:08:35Mahmoud Abbas, qu'est-ce qu'il a dit ?
00:08:37Il a condamné clairement ce qui s'était passé le 7 octobre.
00:08:46Et ça, c'est formidable parce qu'il ne l'avait pas fait.
00:08:48Donc il lui a fallu deux ans pleins, à une semaine près,
00:08:53pour condamner les massacres du 7 octobre.
00:08:57Et si vous voulez, quand vous réalisez ce que ça veut dire,
00:09:00vous comprenez que le catalogue de projets depuis la démilitarisation de la Palestine,
00:09:08l'élimination du Hamas, la réforme de l'autorité,
00:09:11toutes les étapes qu'annonce Emmanuel Macron dans son discours,
00:09:15c'est un rêve éveillé, c'est une utopie,
00:09:19on entend chanter les anges,
00:09:21mais à chaque étape sera un casse-tête quasi insoluble.
00:09:24Ça, c'est la réalité.
00:09:26Abou Mazen a condamné hier, le 7 octobre.
00:09:29– S'il vous plaît, me permettez, puisqu'on a parlé de M. de Villepin,
00:09:32parce que dimanche soir, j'ai posé des questions auxquelles j'attends des réponses.
00:09:35Le discours qu'il prononce à l'ONU, ce n'est pas lui qui l'a écrit.
00:09:38– Moi, jamais.
00:09:39– Non, non, c'était un discours qui a été écrit par Jacques Chirac.
00:09:42Et Jacques Chirac lui avait donné mandat
00:09:44de ne pas changer un mot au discours qui avait été écrit.
00:09:47Juste pour la précision historique, vous pourrez vérifier cela.
00:09:51J'ai vérifié, cher versant.
00:09:52– Moi aussi.
00:09:53– Donc si je me permets de dire ça, c'est que je sais de quoi j'ai dit.
00:09:55– Je crois qu'il y a un homme qui s'appelle Vimont,
00:09:57et il y a un homme qui s'appelle Lemaire, qui a été un ministre.
00:10:02– Non, il y avait un homme qui a écrit le discours qui s'appelait M. Salabarou,
00:10:04qui sait très bien ce qu'il a écrit.
00:10:05Mais ça, c'est autre chose.
00:10:06La vraie question qui est posée à M. de Villepin,
00:10:08mais qui ne sera pas posée quand il vient,
00:10:10c'est que M. de Villepin a joué un rôle très particulier.
00:10:14Parce qu'en octobre 2000, il reçoit Yasser Arafat,
00:10:18qui revient de Camp David,
00:10:20où normalement il a signé un préaccord qu'on appelle les accords de tabac
00:10:24et qui vise la création d'un État d'Israël.
00:10:26Et pendant 45 minutes, dans son bureau,
00:10:30M. de Villepin dit à Yasser Arafat,
00:10:31il ne faut pas signer cet accord.
00:10:33Ce n'est pas un bon accord.
00:10:34Nous, vous allez voir, et moi notamment, on va vous obtenir plus.
00:10:37Résultat, ces accords n'ont jamais été signés.
00:10:40– Création de l'État de Palestine.
00:10:41– Création de l'État palestinien, oui.
00:10:43– Création d'Israël.
00:10:43– Pardon, excusez-moi, création d'État,
00:10:45avec Jérusalemès comme capitale.
00:10:47C'était le meilleur accord possible.
00:10:48D'ailleurs, ce que je vous dis a été confirmé il y a quelques semaines
00:10:50par Bill Clinton.
00:10:52C'est-à-dire que M. de Villepin, dans cette affaire-là,
00:10:53n'a pas joué un petit rôle.
00:10:56– Et en 2000, il était secrétaire général de l'Élysée.
00:10:58– Bon, on n'a pas vu le sujet de Mathilde Ibanez
00:11:02qui retrace les grands moments,
00:11:05les grandes lignes de l'intervention d'Emmanuel Macron hier.
00:11:07Écoutons.
00:11:08– Le temps est venu.
00:11:13C'est pourquoi je déclare que la France reconnaît aujourd'hui
00:11:18l'État de Palestine.
00:11:20– D'un ton grave et solennel, Emmanuel Macron reconnaît l'État de Palestine
00:11:26sous les applaudissements des dirigeants du monde entier.
00:11:30Un moment marqué aussi par l'absence du gouvernement israélien.
00:11:34Le président de la République a insisté sur l'urgence absolue
00:11:38de mettre fin à la guerre entre les deux pays.
00:11:40– Rien, rien ne justifie plus la poursuite de la guerre à Gaza.
00:11:46Rien, tout commande au contraire d'y mettre un terme définitif maintenant
00:11:52à défaut de l'avoir fait plus tôt.
00:11:54– Dans son discours, le chef du gouvernement français a notamment évoqué
00:11:58la responsabilité de l'Occident dans ce conflit.
00:12:00– Nous portons la responsabilité collective d'avoir failli jusqu'ici
00:12:05abattir une paix juste et durable au Proche-Orient.
00:12:09– Emmanuel Macron envisage d'implanter une ambassade française
00:12:12sur le territoire palestinien à deux conditions.
00:12:15– Je pourrais décider d'établir une ambassade auprès de l'État de Palestine
00:12:19dès lors que tous les otages détenus à Gaza auront été libérés
00:12:22et qu'un cessez-le-feu aura été établi.
00:12:25– Désormais, au moins 146 sur 193 États membres de l'ONU
00:12:29ont reconnu l'État palestinien.
00:12:32– Ce qui est aussi agaçant, Charlotte Dornelas,
00:12:34quand j'entends le président de la République,
00:12:35c'est que le pays est par terre, il n'intervient jamais sur le pays.
00:12:40T'as envie de lui dire, mais qui s'occupe d'abord de la France ?
00:12:42De dire simplement ça, c'est-à-dire qu'on sort de deux mois
00:12:45où je regardais les tweets du président, il y a eu quand même beaucoup de choses,
00:12:49il ne parle plus jamais de la France.
00:12:51La France ne l'intéresse plus.
00:12:52Donc quand on entend un président de la République
00:12:54qui ne parle qu'à l'étranger, que sur des sujets étrangers
00:12:57et qu'on voit l'État dans lequel est ce pays et qu'il n'intervient jamais,
00:13:01t'as une remarque effectivement de bon sens,
00:13:02dire mais occupez-vous de nous, occupez-vous de vous aussi.
00:13:07– Mais je ne suis pas d'accord tout à fait là.
00:13:09Parce qu'il s'est occupé de la France.
00:13:11– Non, non, mais pardon Charlotte.
00:13:13– Mais il s'est occupé de la France.
00:13:14Il s'est occupé de la France, à sa manière, en donnant un booster, comme on dit maintenant,
00:13:23un booster à l'antisémitisme en France.
00:13:25En donnant un coup de poignard aux Juifs de France.
00:13:31C'est ça l'effet de politique intérieure de ce discours.
00:13:37Pour le reste, pour l'extérieur, c'est comme dirait Shakespeare,
00:13:40« Much ado about nothing », beaucoup de bruit pour rien.
00:13:43– Charlotte Dordenas.
00:13:45– Par ailleurs, il y a une infinité d'autres sujets, en effet, en France,
00:13:48et d'inquiétudes qui s'ajoutent à celles-ci en France,
00:13:53et depuis bien longtemps, que le président, en effet,
00:13:55n'a plus l'air de prendre en considération.
00:13:58Franchement, parfois, quand on l'écoute, quand on voit, en effet,
00:14:00ces déclarations, qu'elles soient par écrit ou par oral, ici et là,
00:14:04et ces préoccupations, on a presque envie de s'excuser d'exister.
00:14:08Non, mais vraiment, désolé, ça doit parfois vous prendre un peu de temps.
00:14:11Ça, c'est absolument vrai, c'est que Emmanuel Macron nous prend en compte.
00:14:17– Il n'y a plus de gouvernement, ça ne vous a pas échappé.
00:14:20– C'est au-delà du gouvernement.
00:14:21– Il y a toutes les grandes décisions que prend le président,
00:14:23qui ont vraiment des conséquences, qui se veulent historiques.
00:14:26L'été dernier, c'était la reconnaissance de la marocanité du Sahara occidental,
00:14:30qui a provoqué en conséquence toute la crise avec l'Algérie, les OQTF, etc.
00:14:34Là, il était sans gouvernement, il a décidé tout seul,
00:14:37dans une lettre envoyée au roi, c'était le fait du prince absolu.
00:14:40La lettre au roi, c'était le fait du prince.
00:14:43Là, il n'y a plus de gouvernement non plus, il n'y a plus de conseillers,
00:14:45il y a une conception du domaine réservé qui est extensible à l'infini, c'est vrai.
00:14:49Et c'est la France, pourquoi est-ce qu'il donne l'impression d'être un peu en décalé ?
00:14:53Parce que c'est la France en tant que grande nation,
00:14:56c'est la France qui tutoie l'histoire,
00:14:58c'est la France qui est à la fois fondatrice des Nations Unies,
00:15:01qui est à l'origine de l'Union Européenne,
00:15:04et qui est le tuteur de l'Afrique, du Maghreb,
00:15:07tout ça disparaît en réalité.
00:15:10Nations Unies...
00:15:10Mais quand il dit rien, je pose la question à Julien Drey,
00:15:14quand il dit rien ne justifie que la guerre continue,
00:15:17si, les otages...
00:15:19Vous avez la réponse, oui.
00:15:21Les otages ?
00:15:21Comment peut-on dire...
00:15:22Ils ont de savoir à quel moment, d'après lui, il aurait fallu arrêter la guerre ?
00:15:25Mais c'est ça qui me...
00:15:26Je vous assure, on aimerait, mais l'avoir en face de nous,
00:15:29la guerre continue parce qu'il y a des otages.
00:15:31Vous ne l'aurez pas en face de vous parce que vous ne faites pas partie de la cour
00:15:34qui est invitée régulièrement à l'Elysée pour écouter sa bonne parole,
00:15:38si j'ai bien compris ce que je dis dans les gazettes.
00:15:41Alors, il y a eu l'autre jour, il n'y avait pas que la bonne parole
00:15:43parce que l'autre jour, il y a eu un dîner à l'Elysée
00:15:45où beaucoup de Français juifs étaient présents, d'intellectuels, d'artistes, etc.
00:15:51Il y avait Bernard-Henri Lévy, il y avait Anna Finkielkraut...
00:15:54Il a oublié de m'inviter.
00:15:55C'est dommage, hein ?
00:15:57Je lui dis toujours, je l'ai dit déjà dimanche,
00:16:00quand il veut mon téléphone est ouvert, j'ai quelques explications à lui donner.
00:16:03Comme je l'ai connu quand il était jeune, très jeune, il apprenait,
00:16:07j'ai des choses à lui raconter, à lui expliquer.
00:16:08Oui, mais ces gens-là, ils ne veulent pas entendre.
00:16:11Ils ne veulent autour d'eux que des gens qui leur disent ce qu'ils veulent entendre.
00:16:16D'où les conneries qui découlent après.
00:16:18Oui, alors il y avait BHL quand même qui a pris la parole.
00:16:20Oui, oui, mais je ne proteste pas.
00:16:21Et BHL, il est dans les 20 qui ont, Bernard-Henri Lévy,
00:16:24qui ont dans les 20 la lettre hier où il y a Charlotte Gainsbourg,
00:16:28il y a quelques personnalités.
00:16:30Il est cher, Charlotte Gainsbourg, les réseaux sociaux.
00:16:32Oui, bien sûr, évidemment.
00:16:33Notamment Akrimahasson, déterminement de haine contre elle.
00:16:36Mais on en est là.
00:16:37Donc, je voulais qu'on écoute Paul Amard, hier soir,
00:16:41qui était très virulent, Paul Amard.
00:16:43Moi, ce qui me frappe, Gérard Carreau, c'est quelqu'un de modéré.
00:16:47On le connaît dans la...
00:16:48En vieillissant, il est venu un peu contestataire.
00:16:49Non, mais il est dans l'espace politique, médiatique.
00:16:52La virulence, aujourd'hui, de ce que dit Gérard,
00:16:56de la même manière, quand j'entends Paul Amard,
00:16:58ce sont des journalistes politiques, éditorialistes,
00:17:01et je peux mettre Vincent, évidemment, dans cette case,
00:17:05des gens qui étaient plutôt modérés, quand même.
00:17:07Et qui ont un jugement extrêmement rude.
00:17:10Non, mais qui ont un jugement extrêmement rude
00:17:12sur l'action du président de la République.
00:17:14Donc, je propose d'écouter ce que disait Paul Amard, hier soir.
00:17:17Je l'ai trouvé pathétique.
00:17:21C'est un homme en situation d'échec
00:17:23qui vient de parler à la tribune de l'ONU.
00:17:26Pourquoi je dis cela ?
00:17:28C'est parce qu'en juillet,
00:17:29il avait assuré devant une commission sénatoriale
00:17:32qu'il allait vraiment exiger les fameuses quatre conditions.
00:17:35Il allait vraiment exiger la libération des otages.
00:17:38J'en prends deux.
00:17:39Et la reconnaissance de l'État d'Israël par les pays arabes.
00:17:42Eh bien, l'Arabie Saoudite et les autres pays arabes
00:17:44l'ont tout simplement remballé.
00:17:46Il aurait dû tout simplement reporter ce discours
00:17:49parce qu'il n'a rien obtenu du monde arabe.
00:17:52Julien Drey, cette phrase que je trouve folle,
00:17:54rien ne justifie que la guerre continue.
00:17:57Je disais tout à l'heure, les otages, ça peut être une raison.
00:18:00La deuxième chose, c'est la non-reconnaissance d'Israël.
00:18:03C'est-à-dire que la Palestine ne reconnaît pas
00:18:05ou le Hamas ne reconnaîtra jamais Israël.
00:18:07Donc ça, ça peut être une raison de continuer une guerre.
00:18:09Je ne dis pas...
00:18:10Je sais bien ce qui se passe à Gaza.
00:18:12Je vois bien le drame qui se joue.
00:18:14Tout cela est absolument vrai.
00:18:16Tout cela est absolument vrai.
00:18:18Et effectivement, cette guerre paraît sans fin.
00:18:20On peut critiquer d'ailleurs Netanyahou.
00:18:22Et on peut le critiquer et on a le droit.
00:18:25Et c'est souvent légitime d'ailleurs de le critiquer.
00:18:28D'abord, on peut le critiquer, y compris parce que, pour une part,
00:18:30il avait quand même complètement sous-estimé la réalité de ce qu'était le Hamas
00:18:33et de ce qui lui préparait.
00:18:35Il croyait qu'il avait trouvé une forme d'accord.
00:18:37Maintenant, la guerre, elle continue aussi.
00:18:39Alors, il faut le dire.
00:18:40Une guerre est terrible.
00:18:41Mais aussi parce que l'armée israélienne ne fait pas une guerre conventionnelle.
00:18:45Elle ne fait pas une guerre conventionnelle.
00:18:47Quand j'entends les mots génocide, etc., ça, on peut avoir le débat.
00:18:51Elle prend sans arrêt le temps, justement à cause de l'opinion publique,
00:18:54de prévenir, de déplacer les populations, d'éviter tant qu'elle le peut.
00:19:00Ça ne veut pas dire qu'elle y arrive.
00:19:01C'est pour ça que, dans le déroulement des événements,
00:19:07ils étaient peu rentrés dans Gaza City.
00:19:10Ils étaient peu rentrés dans Gaza City parce que Gaza City était très dense
00:19:13et qu'ils savaient que les dégâts collatéraux allaient être très importants s'y rentrer.
00:19:17C'est ça que l'armée israélienne, au début, ne voulait pas rentrer.
00:19:19Là, ils sont obligés parce que les derniers bastions sont là
00:19:21et que les tunnels qui sont sous les immeubles habités par la population servent de protection.
00:19:26Et ça paraît une guerre sans fin.
00:19:27Et ça paraît une guerre sans fin.
00:19:28Une guerre sans fin, et effectivement, on ne voit pas d'issue.
00:19:33Non, surtout, connaissant un peu la société israélienne,
00:19:36et je dirais, connaissant aussi tout ça,
00:19:39ce qui est en train d'être fait ne pousse qu'à la radicalisation.
00:19:42Ne pousse qu'à la radicalisation parce que si vous êtes un citoyen israélien
00:19:45et que vous voyez le monde entier comme ça se mobiliser contre vous
00:19:48et qu'envoyez les grandes démocraties qui viennent vous donner des leçons,
00:19:51vous voyez ce que je veux dire, vous radicalisez.
00:19:52Moi, je suis un enfant de la guerre d'Algérie.
00:19:55Et mon père me disait toujours, le terrorisme aveugle
00:19:58ne fait que produire radicalisation.
00:20:00C'est quand on met des grenades dans des cafés où il y a des gens modestes,
00:20:03qui sont des petits pieds noirs, qui sont tués, qui après vont lyncher.
00:20:06Ça, c'est un cycle terrible.
00:20:08Et d'ailleurs, le terrorisme aveugle a pour but de radicaliser.
00:20:11Et ce qui est en train de se passer,
00:20:12c'est que ça va radicaliser encore plus la société israélienne.
00:20:15Parce que les suprémacistes et tout vont dire,
00:20:18vous voyez, le monde est contre nous.
00:20:19Donc, prenons la Cisjordanie.
00:20:22Il y a quand même une...
00:20:24Pardon.
00:20:25En dehors de la philosophie sur le terrorisme,
00:20:28que par ailleurs, les Français d'ailleurs,
00:20:30les autorités françaises acceptent assez volontiers
00:20:33quand ils regardent l'histoire,
00:20:34quand on voit le ministre de la Justice se rendre en Algérie
00:20:37et s'incliner devant le monument au martyr,
00:20:39qui, ça vous reste là,
00:20:41quand on a un peu de souvenirs de ce qui s'est passé
00:20:43à l'époque de la guerre d'indépendance.
00:20:45Mais il y a un point de vue militaire.
00:20:49C'est une guerre asymétrique.
00:20:51Et ça, les Israéliens le savaient parfaitement.
00:20:53L'état-majoré israélien le savait parfaitement
00:20:54où il mettait les pieds quand il a commencé l'offensive sur Gaza,
00:20:58l'offensive terrestre.
00:21:00C'est une guerre asymétrique.
00:21:01C'est donc une guerre extrêmement difficile à gagner.
00:21:04C'est une guerre qui est très meurtrière.
00:21:06C'est une guerre qui allait être très difficile.
00:21:07Le problème, c'est qu'aujourd'hui,
00:21:08les experts militaires semblent tous d'accord pour dire
00:21:12que l'essentiel a été fait à partir du moment
00:21:14où le Hamas a été décapité.
00:21:16Mais non, il n'est pas irradique.
00:21:18Pardonnez-moi, laisse-moi finir.
00:21:19Le Hamas a été décapité.
00:21:21Son commandement a été pratiquement entièrement liquidé.
00:21:25Même les commandants subalternes.
00:21:27Que 15 000 types ont été envoyés au tapis
00:21:29et que c'étaient des vrais combattants.
00:21:31Il y en a 3 000, paraît-il, à Gaza.
00:21:33Mais ce sont des bleubites.
00:21:34Ce sont des combattants qui n'ont aucune expérience du feu.
00:21:37Et donc, l'idée française n'est pas totalement folle
00:21:42de dire que l'essentiel a été fait.
00:21:45C'est une sale guerre.
00:21:46C'est une guerre qui était sans doute impossible à gagner.
00:21:49Qui salit la réputation d'Israël
00:21:51d'une manière sans doute très injuste.
00:21:53Mais c'est un fait.
00:21:54Et que cette guerre, telle qu'elle se déroule aujourd'hui,
00:21:58il faut trouver un moyen d'en sortir.
00:22:00Et ça, si vous voulez,
00:22:01ce n'est pas un point de vue moral.
00:22:03Ce n'est même pas un point de vue politique.
00:22:04C'est un point de vue militaire.
00:22:05Mais vous partez du postulat que le Hamas est éradiqué.
00:22:10Non, il n'est pas éradiqué.
00:22:11Vous faites des élections aujourd'hui dans Jordanie.
00:22:13Le Hamas écrase le Fatah.
00:22:16C'est une catastrophe.
00:22:17Dans les esprits, c'est une catastrophe.
00:22:18Non, mais l'erreur qu'il a commise, d'après moi, Netanyahou,
00:22:20c'est justement de prononcer ce mot éradiqué.
00:22:23Parce qu'évidemment, il n'éradiquera pas le Hamas, la vérité.
00:22:28Donc, il aurait dit, nous allons leur faire comprendre
00:22:30le coût que représente cette attaque, etc.
00:22:33Il pourrait s'arrêter plus facilement qu'aujourd'hui.
00:22:35Aujourd'hui, comme il a dit, il faut éradiquer,
00:22:37il est pris par sa propre logique.
00:22:38Je l'ai dit, sur le plan militaire, si vous me permettez,
00:22:40je ne suis pas un expert,
00:22:42mais j'ai quand même quelques amis qui sont sur le terrain,
00:22:44qui me disent qu'il y a encore des choses à régler.
00:22:47Et ils espèrent régler ces choses-là assez vite,
00:22:49parce qu'il y a encore des noyaux durs.
00:22:50Parce que tout le problème qu'ils ont,
00:22:53c'est qu'une partie de la population palestinienne
00:22:58se lève maintenant contre l'homme.
00:23:01Ça commence, mais ce n'est pas assez.
00:23:02On marque une pause.
00:23:03On vous remercie, on doit vous laisser,
00:23:06cher Vincent Herouet,
00:23:07parce que je sais que vous êtes appelé à d'autres antennes.
00:23:10Peut-être, et je remercie évidemment toujours
00:23:12de la qualité de votre expertise.
00:23:16Non, c'est vrai, c'est des sujets
00:23:17qui sont extrêmement importants,
00:23:19que vous maîtrisez depuis de nombreuses années,
00:23:21et qui nous permettent d'être éclairés
00:23:22de ce qui se passe dans cette région du monde.
00:23:27Mais j'apprends des tas de choses.
00:23:28Non, c'est nous qui avons...
00:23:29Étonné que le président Chirac ait écrit un seul discours.
00:23:32Parce que vous le prenez pour un imbécile ou quoi ?
00:23:34Pardon ?
00:23:35Parce que vous le prenez pour un imbécile ?
00:23:37Jacques Chirac ?
00:23:37Oui.
00:23:38Ah, jamais de la vie, pas du tout.
00:23:39Moi, je peux vous dire que c'est un homme extrêmement cultivé
00:23:40et qui était capable d'écrire des discours.
00:23:42Et pourtant, je l'ai combattu.
00:23:43Non mais attendez, non seulement il était très cultivé,
00:23:45mais il était même absolument déconcertant,
00:23:48incroyablement expert sur des questions
00:23:52qui voulaient ses pantoires.
00:23:54Moi, je me rappelle le président Chirac,
00:23:56dans son bureau, en train de faire la carte du Sud-Liban,
00:23:58en nommant des villages que je ne connaissais pas,
00:24:00alors que j'ai un peu habité là-bas.
00:24:02Et il connaissait les blés le long du litani
00:24:06mieux que n'importe quel français, franco-libanais.
00:24:11C'était absolument, il était absolument saisissant.
00:24:13Alors, c'est vrai qu'il a écrit des discours.
00:24:15Je ne crois pas qu'il ait jamais écrit le discours.
00:24:17Vous m'avez appris quelque chose.
00:24:19Il est 9h24, on marque une pause.
00:24:21Et nous revenons dans une seconde.
00:24:25Julien Drey est là,
00:24:27il nous avouait combien il regrette d'avoir créé SOS.
00:24:30Mais oui, c'est ça.
00:24:30Ça, c'est...
00:24:33Vous avez fait un cauchemar cette nuit.
00:24:35Et combien il devait qu'il s'est trompé.
00:24:38Parfois, comment dire, de bonne foi,
00:24:41pour des bonnes raisons, pour un bon idéal.
00:24:43Mais effectivement, 40 ans plus tard,
00:24:45on veille l'enfer et pavé de bonnes intentions.
00:24:48Je vais vous faire une confidence.
00:24:48Je suis en train d'écrire justement un peu le bilan de tout ça.
00:24:51Donc, on fera une émission sur ça.
00:24:54Moi, vous m'inviterez,
00:24:55parce que le service public ne m'invite plus.
00:24:56Peut-être qu'on s'est tous trompés collectivement.
00:24:58On pourrait faire un effort.
00:24:59Peut-être qu'on s'est tous trompés collectivement.
00:25:01D'abord, tout le monde a fait...
00:25:02C'est le premier qui n'a pas fait de...
00:25:03C'est comme ça.
00:25:04C'est celui qui n'a pas pêché.
00:25:06Il commence par jeter la pierre, c'est ça ?
00:25:07Absolument.
00:25:09Somaïa Labidi nous rappelle les titres.
00:25:11Bonjour Somaïa.
00:25:11Bonjour Pascal et bonjour à tous.
00:25:17On commence par les images de l'arrivée de Cédric Jubilard au deuxième jour de son procès devant les Assises du Tarn pour le meurtre de sa femme Delphine.
00:25:25Au programme de cette journée, déposition d'un expert psychologue dans la matinée puis audition des premiers enquêteurs,
00:25:31soit les six gendarmes qui se sont penchés sur la disparition de l'infirmière de 33 ans en décembre 2020.
00:25:36Il était temps. Il aura fallu 700 jours de génocide, 700 jours de destruction quotidienne de la bande de Gaza
00:25:43avant que la France ne rejoigne les 150 États qui reconnaissent déjà l'État de Palestine.
00:25:49Réaction ce matin de l'eurodéputé Léfi Manon Aubry au micro de Romain Desarbres
00:25:53au lendemain de la déclaration historique d'Emmanuel Macron à la tribune de l'ONU.
00:25:58Et puis deux jeunes de 16 et 18 ans mis en examen et incarcérés pour le meurtre d'un marchand de légumes de Marseille
00:26:05en juin dernier qui voulait lui dérober sa recette de la semaine.
00:26:08L'exécution par balle de ce père de famille bien connu dans le monde des maraîchers avait suscité une immense émotion.
00:26:15Merci beaucoup. On va parler évidemment d'Emmanuel Macron et revenir évidemment sur cette édition.
00:26:19Juste un mot et on aurait pu ajouter cela dans le rappel des titres.
00:26:23Martine Vassal, vous savez qui est Martine Vassal ?
00:26:26Elle est donc présidente du conseil départemental de la métropole.
00:26:32Et elle est candidate à la ville de Marseille le 13 septembre.
00:26:37Elle s'est portée candidate.
00:26:38Et bien depuis qu'elle s'est portée candidate, c'était le 13 septembre, hier, boum !
00:26:42Pour les judiciaires qui perquisitionnent le conseil métro-départemental, la métropole ainsi que les domiciles de Martine Vassal,
00:26:49de son directeur de cabinet Marc Jolibois et d'Erwan Davout, ancien agent du département,
00:26:53visé par l'enquête pour chantage.
00:26:55Des investigations portent sur des possibles détournements de fonds dénoncés par M. Davout.
00:27:00Je ne sais pas s'il y a un rapport entre le fait qu'elle se présente à droite et le fait que le PNF soit intervenu hier.
00:27:07Je remarque toujours que c'est toujours du même côté, en fait.
00:27:10C'est toujours à droite.
00:27:12Madame Hidalgo, aucune enquête.
00:27:14Les notes de Madame Hidalgo, rien, ni dans le monde, ni dans la libération.
00:27:19Rien sur Tahiti, rien sur la Tour Triangle, rien de rien.
00:27:24Rien de rien.
00:27:25Et comme par hasard, Martine Vassal...
00:27:27Et frottement, parce que son cabinet dit que tout était fait en totale transparence,
00:27:31c'était tellement transparent qu'il a fallu un juge pour leur tourner le bras et les obliger à publier.
00:27:35Et Martine Vassal, qui se présente donc le 13 septembre à la mairie de Marseille,
00:27:40le 22 septembre, perquisition judiciaire.
00:27:43Bon, je répète, je ne sais pas s'il y a un rapport de cause à effet, Julien Drey.
00:27:50Je ne sais pas.
00:27:51Je ne savais pas que j'étais...
00:27:53Si vous me permettez, j'ai une remarque personnelle.
00:27:55Ce n'est pas toujours à droite.
00:27:56J'en suis la preuve.
00:27:58Oui, j'entends.
00:28:01Mais sur le PNF, ces dernières années...
00:28:05Bon, donc affaire à suivre, évidemment.
00:28:09Je voulais vous montrer les images.
00:28:11Tout à l'heure, je disais Jean Dujardin au SS117.
00:28:15Je ne veux pas être désobligeant, mais...
00:28:18Je ne veux pas être désobligeant.
00:28:20C'est sympathique d'être comparé à Jean Dujardin.
00:28:22Moi, je trouve ça plutôt l'audace.
00:28:23En fait, c'est toujours pareil.
00:28:24Quand tu écoutes les autres présidents s'exprimer, il y a autre chose.
00:28:28Quand tu écoutes, par exemple, vous parlez de Mitterrand à la Knesset,
00:28:30quand vous parlez de Mitterrand devant le Parlement, il y a autre chose.
00:28:33Et là, on a quelque chose qui, effectivement, est peut-être...
00:28:38On regardait ces images dans l'avion.
00:28:40Je salue quand même, parce que je ne lui ai même pas dit bonjour.
00:28:42Je suis vraiment très mal élevé.
00:28:43Marc Serrano, qui est là sur ce plateau.
00:28:46Bonjour.
00:28:47Qui est matador.
00:28:48Et il est là pourquoi ?
00:28:50Parce que c'était dimanche.
00:28:53Quand est-ce que ça s'est passé, Jerem Star ?
00:28:55Ça s'est passé vendredi dernier.
00:28:56Vendredi.
00:28:57Jerem Star.
00:28:58Vous connaissez Jerem Star ?
00:28:59C'est le type qui est venu sur la corrida.
00:29:01Voilà, c'est un influenceur.
00:29:02Le taureau s'est occupé de lui, non, un peu, non ?
00:29:04Non, le taureau, non, mais on en parlera tout à l'heure.
00:29:07Il était courageux, mais pas téméraire.
00:29:08Voilà, on en parlera tout à l'heure, parce que c'était vous qui étiez...
00:29:11Alors, ce n'était pas moi, j'étais présent, mais...
00:29:12Vous étiez présent, et vous nous raconterez, voilà, alors qu'il a fait son...
00:29:17Bon, il a eu son moment, sinon, de gloire, mais on en parlera tout à l'heure.
00:29:21Mais voyons les images du président de la République dans l'avion qui...
00:29:23Moi, je trouve que ça m'agace, mais bon, c'est personnel.
00:29:26Regardez ces images qui sont là.
00:29:30Voilà.
00:29:30Donc, voilà, donc...
00:29:33Bon.
00:29:35Donc, ça, on met en scène.
00:29:36Alors, on l'a vu écrire tout seul dans son...
00:29:39Dans son...
00:29:41Dans son...
00:29:42C'est le bruit des...
00:29:43C'est le bruit du moteur, ça fait énormément...
00:29:45Donc, après, on le...
00:29:47Donc, ça, c'est...
00:29:48Que dites-vous, Charlotte ?
00:29:50La musique est bonne, non ?
00:29:51Oui, alors, voilà, on le voit écrire son discours tout seul, voilà.
00:29:55Donc, et puis, bon...
00:29:56Bon, je trouve ça un peu agaçant, mais je vois pas l'intérêt de mettre toutes ces images-là.
00:30:00Mais ça m'est personnel, sans doute.
00:30:03Bon.
00:30:04Le tweet de Rima Hassan, d'ailleurs, qui est très intéressant, parce que vous avez vu ce qui s'est passé à Milan.
00:30:10Il y a eu beaucoup d'incidents.
00:30:12Très intéressant.
00:30:12Très intéressant.
00:30:13Mais non, moi, j'ai été surpris, pour le coup, de cette virulence.
00:30:16C'est peut-être, d'ailleurs, le président de la République a peut-être peur de ça.
00:30:19Et c'est peut-être pour ça qu'il a reconnu...
00:30:20Mélonie ne fléchit pas.
00:30:22Oui.
00:30:23Elle, elle reste, pardon.
00:30:24Elle reste pour aller voir debout.
00:30:25Alors, possible.
00:30:26Est-ce qu'on peut le voir, le tweet, juste, de Rima Hassan ?
00:30:29Et puis, après, on parlera de...
00:30:31Comment dire ?
00:30:33Des réactions, des drapeaux.
00:30:35Voilà, ça, c'est...
00:30:36Donc, les Italiens ont lancé une grève nationale de 24 heures,
00:30:39paralysant les gens...
00:30:40Les gares, pardon, les autoroutes, les écoles, les ports
00:30:43et autres infrastructures essentielles
00:30:44en soutiennent la Palestine.
00:30:46Et Rima Hassan a dit qu'on est trop gentil en France.
00:30:48Alors, c'est aussi, il faut dire, c'est aussi,
00:30:50après avoir retweeté des morceaux des passages
00:30:53où l'on voit des affrontements en Italie extrêmement violents.
00:30:56C'est à la suite de ça qu'il y a fait.
00:30:58Mais derrière ça, il y a, à mon sens, la vraie question.
00:31:02La vraie question qui est celle du jour d'après.
00:31:04Qu'est-ce qui se passe après ?
00:31:06Ça, c'est la vraie question.
00:31:07C'est-à-dire, qu'est-ce qui se passe après
00:31:08pour les Français juifs ?
00:31:10Ici.
00:31:11Qu'est-ce qui se passe après ?
00:31:12C'est-à-dire, est-ce qu'on considère véritablement,
00:31:14c'est ce que Gérard a d'ailleurs rappelé,
00:31:15est-ce qu'on considère vraiment
00:31:16que ceci est neutre
00:31:18par rapport à la condition des Juifs en France ?
00:31:21Non, on est devenu une cible.
00:31:23Évidemment.
00:31:23Julien Drayen.
00:31:24Bien sûr.
00:31:25On est devenu une cible, on est des génocidaires.
00:31:26Mais oui.
00:31:27Il n'y a plus de distinction, d'ailleurs.
00:31:28Vous ne pouvez même plus discuter.
00:31:29Si vous rencontrez quelqu'un,
00:31:31vous êtes un génocidaire
00:31:32qui tue des enfants.
00:31:33D'ailleurs, comme au début du siècle,
00:31:36quand on commençait les premiers programmes,
00:31:38puisque les premiers programmes,
00:31:39on accusait les Juifs d'avoir tous les enfants.
00:31:40Les petits-enfants.
00:31:41C'est la même chose, on ne peut plus discuter.
00:31:43Bon, alors, est-ce qu'on peut quand même
00:31:45mettre en critique Netanyahou ?
00:31:50Évidemment.
00:31:51Est-ce que les Français juifs
00:31:53et les éditorialistes juifs,
00:31:56mais pas que d'ailleurs, bien sûr,
00:31:58peuvent souligner la part de responsabilité
00:32:00que peut avoir Netanyahou
00:32:01dans ce qu'est devenu Israël aujourd'hui ?
00:32:05Je vous fais une confidence.
00:32:06Cette question, je me la pose tous les jours.
00:32:07Oui, j'imagine.
00:32:09Je me la pose tous les jours
00:32:09parce que je ne suis pas d'accord
00:32:12avec bien des décisions,
00:32:13et puis ce n'est pas à mon camp politique.
00:32:15Mais en même temps,
00:32:16je vais être honnête avec vous,
00:32:17je me dis, mais si je commence à faire ça,
00:32:20tout ce que je vais dire
00:32:21va être utilisé contre Israël
00:32:22et contre les Juifs.
00:32:25Malheureusement.
00:32:25C'est-à-dire que ma nuance
00:32:27ne servira que d'instrument
00:32:29pour amplifier la polémique.
00:32:31Et donc, je garde pour l'instant
00:32:32mes critiques pour moi.
00:32:34Charlotte Dornelage,
00:32:34j'ai l'impression que ça vous fait réagir.
00:32:36Oui, je trouve ça étonnant
00:32:37comme défense
00:32:38parce que s'il y a des décisions
00:32:40de Netanyahou
00:32:41qui ont été prises d'ailleurs
00:32:41avant le 7 octobre
00:32:43et bien avant le 7 octobre
00:32:44dans la progression du Hamas.
00:32:46Et notamment,
00:32:46vous l'évoquiez tout à l'heure,
00:32:48cet accord qui avait été passé
00:32:49avec le Qatar
00:32:50pour tenter de contenir,
00:32:53on va dire,
00:32:54la Palestine
00:32:55via le Hamas.
00:32:57Dans la guerre,
00:32:57il y a forcément des décisions
00:32:58qui sont critiquables.
00:32:59Et je trouve étonnant
00:33:00que vous ne preniez pas la liberté
00:33:01malgré les critiques.
00:33:02Les critiques appartiennent
00:33:03à ceux qui les formulent
00:33:04et vous pouvez y répondre.
00:33:05il y a des critiques
00:33:06nécessairement à faire
00:33:07au gouvernement
00:33:08et aux décisions
00:33:09qui sont prises
00:33:09sur le temps long.
00:33:11Sur le plan des principes,
00:33:12Charlotte,
00:33:12vous avez raison.
00:33:14Sur le plan personnel,
00:33:15j'ai rien.
00:33:16Ah oui,
00:33:16ça, ça veut dire partie.
00:33:17Mais Julien Drey,
00:33:18la difficulté aujourd'hui
00:33:20quand vous parliez
00:33:20du jour d'après,
00:33:22c'est un acteur
00:33:23qui ne peut plus tourner en France
00:33:24parce qu'il est juif.
00:33:25C'est un réalisateur
00:33:26qui ne peut plus demander
00:33:27aujourd'hui
00:33:28parce qu'il est juif.
00:33:29Absolument.
00:33:29C'est un chef d'orchestre
00:33:30qu'on enlève
00:33:31pourquoi pas d'un opéra
00:33:32parce qu'il est juif.
00:33:33Je parlais du sport.
00:33:35Vous imaginez aujourd'hui
00:33:36s'il y avait par exemple
00:33:36un club de football
00:33:37qui imaginait simplement
00:33:38recruter un joueur israélien.
00:33:39C'est juste impossible.
00:33:41C'est un écrivain
00:33:42qui ne peut pas signer
00:33:44dans une librairie.
00:33:45Vous avez Eric Cantona
00:33:47qui a demandé
00:33:47qu'Israël soit sorti
00:33:50de l'UFA
00:33:51et de la FIFA.
00:33:53Donc,
00:33:53vous avez le monde
00:33:54aujourd'hui juif
00:33:55qui est ciblé
00:33:56effectivement
00:33:57et forcément
00:33:57la question c'est
00:33:58est-ce qu'il y a une part
00:33:59de responsabilité
00:34:00de Netanyahou
00:34:02dans cette période-là
00:34:04dans cette séquence-là
00:34:05et ça c'est une question
00:34:06qu'on peut poser
00:34:07légitimement.
00:34:08Mais on doit se la poser
00:34:08d'ailleurs les Israéliens
00:34:09même sur la pôle
00:34:10les manifestations
00:34:11sont monstres en Israël.
00:34:12S'il y avait des élections
00:34:13je ne suis pas sûr
00:34:13qu'ils les gagneraient
00:34:14maintenant.
00:34:15Vous êtes sûr de ça ?
00:34:16C'est ça que justement
00:34:16j'avais ce débat ?
00:34:17Alors après c'est un débat
00:34:18parce qu'il faut être honnête
00:34:20c'est un politicien retort
00:34:21qui est malin.
00:34:23Les derniers sondages
00:34:24montrent que la coalition
00:34:25qui est en train
00:34:25de se bâtir
00:34:26contre lui
00:34:27est en avance.
00:34:28Après il va y avoir
00:34:29les campes électorales
00:34:30mais il y aura
00:34:31de toute manière
00:34:32alors il y a l'histoire
00:34:33mais il y aura
00:34:33de toute manière
00:34:34forcément à un moment donné
00:34:35ou à un autre
00:34:35une commission d'enquête
00:34:36sur l'avant 7 octobre
00:34:38sur ce qui s'est massé
00:34:38sur la préparation
00:34:40et il sera amené
00:34:41forcément à se justifier.
00:34:43Voilà c'est sûr.
00:34:43Gérard Carrero ?
00:34:44Oui la question d'après
00:34:45vous avez raison de la poser
00:34:46moi j'ai essayé
00:34:47de l'esquisser tout à l'heure
00:34:49la question d'après
00:34:50c'est
00:34:50elle est commencée
00:34:51il suffisait d'écouter
00:34:53Manon Aubry
00:34:54représentante éminente
00:34:56de la France Insoumise
00:34:58et des Mélenchonistes
00:34:59dire ce matin
00:34:59au fond ils ont encaissé
00:35:02l'état palestinien
00:35:03c'est fait
00:35:04et qu'est-ce qu'ils font maintenant
00:35:05ils demandent déjà
00:35:06les sanctions
00:35:08bien sûr
00:35:08et il y a une série
00:35:10de sanctions
00:35:11l'embargo
00:35:12etc.
00:35:13c'est-à-dire que déjà
00:35:15ce qui prouve bien
00:35:16que la reconnaissance
00:35:17était une erreur politique
00:35:19au sens où c'était
00:35:20un atout
00:35:20pour le
00:35:2186 drapeaux
00:35:22sur 86 mairies
00:35:23comme par hasard
00:35:24c'est des mairies
00:35:25d'ultra gauche
00:35:26c'est le cas de Nantes
00:35:28c'est le cas de Rennes
00:35:29c'est le cas de Saint-Denis
00:35:29et il y a évidemment
00:35:31une volonté électorale
00:35:32parce que ce qu'on cible
00:35:33c'est
00:35:33un nouvel électorat
00:35:36qui pourrait être sensible
00:35:37à ce drapeau palestinien
00:35:38et qui pourrait venir
00:35:39voter
00:35:40durant les municipales
00:35:41voilà
00:35:42c'est aussi la concurrence
00:35:43avec LFI
00:35:44c'est également ça
00:35:47en tout cas
00:35:48LFI
00:35:49à part une
00:35:49qui est fâche
00:35:50menil dans le nord
00:35:50mais sinon c'est vrai
00:35:51que ce sont des maires
00:35:52c'est la concurrence
00:35:52c'est qu'il y a des maires
00:35:54qui ont fait des choses
00:35:55tout à l'heure
00:35:56les nouveaux
00:35:57le maire de Saint-Ouen
00:35:59M. Boamram
00:36:00est contre l'avis
00:36:02de tout le monde
00:36:02et est courageux
00:36:03les nouveaux antisémites
00:36:04Nora Bussigny
00:36:06vous restez avec nous
00:36:07évidemment Julien
00:36:08d'abord vous êtes levé tôt
00:36:09ce qui est très rare
00:36:10d'habitude
00:36:11là je ne sais pas
00:36:12comment vous avez fait
00:36:12parce que vous
00:36:13la première chose
00:36:15que m'a dit Julien
00:36:16il m'a dit
00:36:16à quelle heure
00:36:17tu te couches le soir
00:36:17je me couche pour me lever
00:36:19à quelle heure tu te lèves
00:36:20parce que j'ai fait moi
00:36:20pendant des années
00:36:21ce que vous faisiez
00:36:22j'étais porte-parole
00:36:23je me levais
00:36:23je faisais matinale
00:36:24mais depuis que je suis parti
00:36:26à la retraite
00:36:26je me suis autorisé
00:36:27à moins me lever le matin
00:36:28parce que je travaille
00:36:29tard le soir
00:36:29moi j'ai toujours travaillé
00:36:30très tard le soir
00:36:31et j'ai lu votre livre
00:36:34cette nuit
00:36:35ce livre que vous montez
00:36:36on va en parler tout à l'heure
00:36:37oui parce que c'est pas le mien
00:36:37mais on va en parler
00:36:39tout à l'heure
00:36:39mais alors évidemment
00:36:41on change complètement
00:36:42d'univers
00:36:43on parlait de quelque chose
00:36:45qui a des conséquences
00:36:46sur le monde
00:36:47et là quelque chose
00:36:48d'infiniment plus
00:36:49léger
00:36:50quoique
00:36:51donc Jérôme Starr
00:36:52qui est Jérôme Starr
00:36:53c'est visiblement
00:36:54un influenceur
00:36:55et anti-corrida
00:36:57et il est venu
00:36:59ça s'est passé vendredi
00:37:02aux arènes de Nîmes
00:37:03voilà
00:37:04aux arènes de Nîmes
00:37:05et vous allez voir
00:37:06lorsqu'il est entré
00:37:07comment on dit
00:37:08la piste
00:37:08pour la corrida
00:37:09la piste
00:37:09bon
00:37:10donc c'était vendredi
00:37:12sur la piste
00:37:13des arènes de Nîmes
00:37:14avec une pancarte
00:37:14anti-toromachie
00:37:15en pleine corrida
00:37:16d'ouverture
00:37:16de la feria
00:37:17des vendants
00:37:18Jérôme Starr
00:37:19c'est un influenceur
00:37:20aux 24 millions d'abonnés
00:37:21quand même
00:37:21sur Instagram
00:37:222 millions sur Snapchat
00:37:23il s'est fait connaître
00:37:24dans les années 2010
00:37:25grâce à ses interviews
00:37:26baignoires
00:37:27j'ai jamais vu ça
00:37:28mais peu importe
00:37:28des entretiens décalés
00:37:29avec des candidats
00:37:30de télé-réalité
00:37:31réalisés dans sa salle de bain
00:37:32c'est vraiment
00:37:33on vit une époque formidable
00:37:34il serait sûr
00:37:35sur les réseaux
00:37:35Jérôme Starr
00:37:36a été chroniqueur
00:37:37dans l'émission
00:37:38L'Éthérien du dimanche
00:37:39sur C8
00:37:39entre 2017 et 2018
00:37:41c'est une action
00:37:42savamment préparée
00:37:43par l'association
00:37:44PETA France
00:37:45association pour les animaux
00:37:46alors voyons cette séquence
00:37:47et vous allez me dire
00:37:48ce que vous en pensez
00:37:50Alors il a été maîtrisé
00:38:09comme vous voyez
00:38:09par des agents de sécurité
00:38:10puis traîné au sol
00:38:11jusqu'à la sortie des arènes
00:38:13il a ensuite été placé
00:38:13en garde à vue
00:38:14accompagné de deux autres activistes
00:38:16il avait parcouru
00:38:16une courrouloire circulaire
00:38:18le Caléron
00:38:19ou Caléjon
00:38:20je ne sais pas comment on dit
00:38:21autour des arènes
00:38:21vêtu d'un t-shirt
00:38:22flanqué du mot Corrida
00:38:24barré de rouge
00:38:26près de deux jours
00:38:26après son arrestation
00:38:27l'influenceur est sorti
00:38:28de garde à vie
00:38:29ce dimanche 21 septembre
00:38:30annoncé le parquet
00:38:31de Nîmes
00:38:33la Corrida
00:38:35de bienfaisance
00:38:36de Marc Serrano
00:38:37aura d'ailleurs lieu
00:38:38le 19 octobre
00:38:40dans les arènes
00:38:40de Méjane
00:38:41c'est 6 euros
00:38:42qui seront offerts
00:38:43par 6 euros français
00:38:44je le dis
00:38:45parce que
00:38:46voilà
00:38:46il y a des Corrida
00:38:47de bienfaisance
00:38:48les 6 toreros
00:38:49viendront torrer
00:38:50gratuitement
00:38:51bon
00:38:52alors on est tous
00:38:53moi je pense que la Corrida
00:38:55c'est comme
00:38:55hélas ou pas
00:38:56ces jours sont comptés
00:38:58comme sans doute
00:38:59les cirques des animaux
00:39:00moi quand j'étais enfant
00:39:01j'allais voir les chenions
00:39:02je trouvais ça très bien
00:39:03bon aujourd'hui
00:39:03on m'a expliqué
00:39:04qu'un lion ne doit pas être
00:39:05dans une cage
00:39:05ce qui est sans doute vrai
00:39:07c'est pas sa vie
00:39:08à être dans une cage
00:39:09donc on n'est pas
00:39:10en fait sur ces sujets là
00:39:11on est partagé
00:39:11entre la culture
00:39:12la tradition
00:39:13le passé
00:39:14je vous dis vraiment
00:39:14ce que je pense
00:39:15moi j'adore
00:39:16comment il s'appelle
00:39:18chez Pinder
00:39:19le fameux
00:39:20qu'on a reçu
00:39:21de nombreuses fois
00:39:23qui était le
00:39:24le dompteur
00:39:25bon je l'adore
00:39:27et mes enfants
00:39:28ont même fait des photos
00:39:29avec ces petits tigres
00:39:30etc
00:39:30je suis rentré dans la cage
00:39:32et j'en suis ressorti
00:39:33bon mais
00:39:34manifestement
00:39:35le monde ne veut plus de ça
00:39:37donc je ne sais pas
00:39:39je suis très ennuyeux
00:39:40sur ce sujet là
00:39:40Marc Serrano
00:39:41alors je ne partage pas
00:39:43votre point de vue
00:39:44mais je l'entends
00:39:44bien évidemment
00:39:45je ne crois pas
00:39:46que le monde ne veut plus de ça
00:39:47puisque dernièrement
00:39:48grâce à
00:39:49les jeunes
00:39:49ils ne veulent plus de ça
00:39:50ah ben je ne suis pas sûr
00:39:51parce que venez aux arènes
00:39:53d'ailleurs
00:39:53je vous invite
00:39:54vous avez déjà vu une corrida
00:39:55monsieur
00:39:56non c'est pas mon monde
00:39:57c'est pas ma culture
00:39:58mais justement
00:39:58il n'y a pas de corrida
00:39:59à la boule
00:40:00je comprends
00:40:01je n'étais pas dans la région
00:40:02je comprends qu'on puisse
00:40:04ne pas aimer
00:40:05c'est pas que je n'aime pas
00:40:06en plus je vous assure
00:40:07alors vraiment
00:40:07je suis complètement
00:40:09même pas avoir d'opinion
00:40:10sur la chose
00:40:11puisqu'on ne le connait pas
00:40:12donc j'ai assez
00:40:13une preuve d'intelligence
00:40:14de ne pas avoir d'opinion
00:40:14quand on ne le connait pas
00:40:15ce qui n'est pas le cas
00:40:17de tout le monde
00:40:17mais moi je vous propose
00:40:21déjà de découvrir
00:40:22et comme je le dis toujours
00:40:23pour découvrir la corrida
00:40:24il faut d'abord
00:40:25découvrir cet animal
00:40:25c'est un animal très particulier
00:40:27c'est un animal sauvage
00:40:28on l'a dit beaucoup de fois
00:40:29on ne va pas le comparer
00:40:31avec un animal domestique
00:40:33c'est un animal
00:40:34qui ne vit
00:40:35que parce qu'il y a la corrida
00:40:37sinon demain il disparaîtrait
00:40:38donc faire disparaître la corrida
00:40:39c'est faire disparaître cet animal
00:40:41sa personne
00:40:42tous les gens
00:40:42qui soi-disant
00:40:43sont des amis de la nature
00:40:45ne se posent pas la question aussi
00:40:47on pourrait en dire
00:40:49beaucoup de choses
00:40:49c'est une culture
00:40:51qu'est-ce qui s'est passé ?
00:40:51vous étiez présent
00:40:53c'est Frédéric Edelstein
00:40:54qu'on a reçu
00:40:55qui est le dompteur
00:40:56dont je parlais
00:40:57Frédéric Edelstein
00:40:58hélas d'ailleurs
00:40:58lui il est au chômage d'aujourd'hui
00:40:59il ne peut plus travailler le pauvre
00:41:00puisqu'on n'a plus le droit
00:41:02d'avoir des animaux dans les cirques
00:41:04vous avez
00:41:04mais bon
00:41:05au jour d'aujourd'hui
00:41:05pour répondre brièvement
00:41:07à ce paru
00:41:07à votre
00:41:09votre question
00:41:12au jour d'aujourd'hui
00:41:12je ne pense pas
00:41:13que la corrida se porte mal
00:41:14d'ailleurs on voit sur les images
00:41:15que les arènes étaient pleines
00:41:15il y a de plus en plus
00:41:17de jeunes qui y vont
00:41:18donc oui
00:41:19comme toute culture
00:41:20comme tout art
00:41:21elle a ses hauts et ses bas
00:41:22mais tant qu'il y aura des gens
00:41:23qui se passionneront pour elle
00:41:24elle existera
00:41:25ça c'est mon opinion
00:41:26pour en venir à ce monsieur
00:41:27Jérôme Stark
00:41:28comme vous
00:41:29je l'ai découvert
00:41:30et celui-là
00:41:30il vient de faire sa pub
00:41:31à bon compte
00:41:32je suis d'accord avec vous
00:41:33je n'ai pas un souci
00:41:34mais en plus
00:41:34ce n'est pas quelque chose
00:41:36de nouveau
00:41:36je veux dire
00:41:37dans les années précédentes
00:41:38il y avait un Hollandais
00:41:39qui était payé
00:41:40par des associations
00:41:41anti-taurines
00:41:42qui se jetait
00:41:43de temps en temps
00:41:44dans les grandes arènes
00:41:45alors il a levé son t-shirt
00:41:46il était bas déjeuné
00:41:47ce monsieur
00:41:48il est sorti avec son
00:41:49il s'est fait un petit coup de pub
00:41:51il va faire quelques télés
00:41:52à travers ça
00:41:53mais ça ne gênera pas
00:41:55la corrida
00:41:55c'est tout simplement
00:41:56c'est tout simplement
00:41:57non ligand
00:41:58Charlotte
00:41:58est-ce que par exemple
00:42:00est-ce que c'est un débat
00:42:02d'abord qui vous intéresse
00:42:03ou est-ce que
00:42:04c'est une tradition
00:42:06une culture
00:42:06opposée à une demande
00:42:08aujourd'hui
00:42:08la demande aujourd'hui
00:42:10elle est de prendre en compte
00:42:11la souffrance des animaux
00:42:12c'est si simple que ça
00:42:13vous avez raison
00:42:14mais il y a deux mouvements parallèles
00:42:17celui-ci
00:42:18qu'en effet
00:42:18on connaît mieux
00:42:19mais en effet
00:42:19moi je l'avais lu l'année dernière
00:42:21dans un article
00:42:21qui a été publié
00:42:22dans le JDD
00:42:23figurez-vous
00:42:23disant qu'il y avait
00:42:26une augmentation
00:42:27de la fréquentation
00:42:27des arènes
00:42:28et notamment
00:42:30par la jeune génération
00:42:31donc il y a deux mouvements
00:42:32qui sont parallèles
00:42:32il y en a un
00:42:33qu'on connaît moins que l'autre
00:42:34moi ce que j'ai trouvé
00:42:35étonnant
00:42:36je ne sais pas répondre
00:42:37je vais être parfaitement honnête
00:42:38je ne sais pas répondre
00:42:39à votre question
00:42:39et je ne connais pas bien
00:42:40non plus
00:42:41la corrida
00:42:43voire pas du tout
00:42:44ce monde-là
00:42:45en revanche je trouve
00:42:46intéressante l'évolution
00:42:47pour répondre à votre question
00:42:48est-ce que ce débat vous intéresse
00:42:49j'ai trouvé intéressante
00:42:50l'évolution
00:42:50puisque dans les siècles
00:42:51qui ont précédé
00:42:52la condamnation de la corrida
00:42:53c'était la mise
00:42:54en danger de la vie
00:42:56du matador
00:42:57c'est ça que condamnaient
00:42:59les personnes
00:43:00qui étaient opposées
00:43:00et aujourd'hui
00:43:01c'est celle du taureau
00:43:01je trouve cette évolution
00:43:02puisque vous me posiez la question
00:43:04intéressante sur le plan
00:43:05de civilisation
00:43:06la vraie question
00:43:08sur laquelle on ne sera jamais d'accord
00:43:09c'est justement
00:43:09vous l'avez dit
00:43:10sur la notion de souffrance
00:43:11car pour vous
00:43:12l'animal souffre
00:43:12pour nous non
00:43:13c'est difficile de dire
00:43:15que quand vous lui piquez
00:43:19il ne souffre pas
00:43:19moi je vais vous donner
00:43:21deux exemples
00:43:23moi j'ai reçu
00:43:246 ou 7 coups de corne
00:43:25vous avez souffert ?
00:43:27non
00:43:27mais non
00:43:28c'est là qu'on n'est pas d'accord
00:43:30moi je l'ai vécu
00:43:31j'ai pris des coups de corne
00:43:32pendant
00:43:33il y a une grande différence
00:43:34entre la souffrance
00:43:35et la douleur
00:43:36la souffrance
00:43:36c'est lié avec un état de stress
00:43:38donc il y a eu des études faites
00:43:40le taureau est en état de stress
00:43:42le moment qu'il est transporté
00:43:44une fois qu'il est en piste
00:43:45c'est un combattant
00:43:47c'est des animaux
00:43:48non mais je vous assure
00:43:49je suis ennuyé
00:43:50parce que
00:43:50je vais vous dire
00:43:51je vous aime beaucoup
00:43:52c'est très gentil
00:43:53moi aussi
00:43:54je ne vous connais pas beaucoup
00:43:56mais ce que je veux dire
00:43:56c'est quand je dis
00:43:57je vous aime beaucoup
00:43:57j'aime beaucoup le représentant
00:43:59de la culture
00:43:59que vous défendez
00:44:01et je pourrais dire la même chose
00:44:02à Frédéric Edelstein
00:44:03etc
00:44:03j'ai souvent eu ces discussions
00:44:05avec des directeurs de cirque
00:44:06des dompteurs
00:44:07parce que vous aimez vos animaux
00:44:09c'est incontestable
00:44:10je m'aperçois
00:44:11que le moment aujourd'hui
00:44:13le monde change
00:44:15et que
00:44:16c'est moins
00:44:17venez voir
00:44:18vous verrez
00:44:18dans les cirques
00:44:19il n'y a plus d'animaux
00:44:21dans les cirques
00:44:21et c'est vrai qu'un lion
00:44:22ne s'est pas fait
00:44:22pour être en cage
00:44:23enfin j'ai vu des corridas
00:44:25pardon
00:44:25parce que je pense que là
00:44:26vous n'avez pas vu
00:44:27bon moi j'en ai vu
00:44:28j'en ai vu
00:44:29j'en ai vu
00:44:29j'en ai vu
00:44:30j'en ai vu
00:44:31au Portugal
00:44:32près de Coimbra
00:44:32et j'en ai vu plusieurs
00:44:34à Madrid
00:44:34pardon
00:44:35celles qui se sont passées
00:44:36j'en ai vu trois à Madrid
00:44:37c'était une boucherie
00:44:38innommable
00:44:39innommable
00:44:41et d'ailleurs
00:44:41il y a un moment donné
00:44:42où les spectateurs
00:44:43en sont sortis
00:44:44c'était une boucherie
00:44:45innommable
00:44:46alors je veux bien
00:44:46que l'on dise
00:44:47que l'animal
00:44:48ne souffre pas
00:44:49qu'il est en état de stress
00:44:51mais pardonnez-moi
00:44:52le spectateur lui-même
00:44:53est en état de stress
00:44:54parce que c'est une boucherie
00:44:56innommable
00:44:56mais joseph
00:44:57s'ils ont quitté l'arène
00:44:58c'est que ça s'était mal passé
00:44:59et qu'eux-mêmes
00:44:59condamnaient la manière
00:45:00mais trois fois de suite
00:45:01à Madrid
00:45:03c'est ce qu'on me dit à chaque fois
00:45:05bon revenez
00:45:06vous n'avez pas de chance
00:45:06France Télévisions
00:45:07est dans une situation critique
00:45:09selon la Cour des Comptes
00:45:10ça vient de tomber
00:45:119h45
00:45:12France Télévisions
00:45:14est dans une situation critique
00:45:15selon la Cour des Comptes
00:45:17et c'est sûr
00:45:18qu'au prix où ils facturent
00:45:19leurs émissions
00:45:19ça c'est sûr
00:45:20que ça doit être cher
00:45:21pour faire moins d'audience
00:45:22par voix
00:45:22c'est la mouletta là
00:45:23bon
00:45:24écoutez
00:45:26merci d'être venu nous voir
00:45:27alors je rappelle
00:45:28c'est important
00:45:29parce que
00:45:29voilà
00:45:30c'est important
00:45:30il y a une
00:45:31comment dire
00:45:33il y a une
00:45:33comment ça s'appelle
00:45:35une corrida
00:45:36de la bienfaisance
00:45:37le 19 octobre
00:45:38dans les arènes de Méjane
00:45:406 taureaux seront offerts
00:45:41par 6 éleveurs
00:45:42français différents
00:45:42le parrain
00:45:43le chef étoilé
00:45:44Pierre Gagnère
00:45:45l'artiste
00:45:46peintre
00:45:47Lilian Eusebi
00:45:48qui a fait l'affiche
00:45:49il faudrait que vous nous fassiez
00:45:50un jour comme ça
00:45:51un cours de mouletta
00:45:52avec un plaisir
00:45:53mais si on va dans l'arène
00:45:56si on va dans l'arène
00:45:57avec vous
00:45:58ils nous foncent dessus
00:45:59le taureau
00:45:59on vous donnera
00:46:01des cours avant
00:46:01pour essayer
00:46:02j'ai deux ou trois personnes
00:46:03que je peux
00:46:03mettre dans l'arène
00:46:04si vous voulez
00:46:05je vous invite
00:46:06d'ailleurs à tous sur le plateau
00:46:07particulièrement
00:46:08monsieur Proulx
00:46:09je ne suis pas très courageux
00:46:11non mais à venir
00:46:11non mais pas aller dans l'arène
00:46:12vous prenez un train
00:46:16Paris-Nîmes
00:46:193h
00:46:203h Paris-Nîmes
00:46:22aujourd'hui
00:46:23vous pouvez faire
00:46:23les retours de la journée
00:46:24il y a l'hôtel à Nîmes
00:46:25qui s'appelle
00:46:26l'impérateur
00:46:27ou je ne sais pas quoi
00:46:27où les matadors
00:46:28maison Albar
00:46:29comment ?
00:46:30maison Albar
00:46:30il s'appelait comme ça
00:46:32où les grands matadors
00:46:33tout à fait
00:46:34et quand j'étais enfant
00:46:35justement
00:46:35il y avait un ascenseur
00:46:37très particulier
00:46:38tout à fait
00:46:38quand j'avais 5-6 ans
00:46:39parce qu'Eugène Saccomano
00:46:42était Nîmes
00:46:43et je me souviens
00:46:44être allé à Nîmes
00:46:44avec lui
00:46:45merci en tout cas
00:46:46merci à vous
00:46:47je vous dis au 19 octobre
00:46:48avec plaisir
00:46:50nous sommes avec
00:46:51Thomas Hill
00:46:52alors Thomas Hill
00:46:54vous n'êtes plus jamais là
00:46:56le matin quand je passe
00:46:57ça il faut le dire
00:46:58aux téléspectateurs
00:46:59avant on avait
00:47:01un petit échange
00:47:01je passais à 8h
00:47:02échanger
00:47:03mais vous arrivez
00:47:05à quelle heure maintenant ?
00:47:06mais en fait
00:47:06j'ai été décalé
00:47:07parce qu'il y a un gars
00:47:08avant moi
00:47:08qui prend de plus en plus
00:47:10de place
00:47:10mon émission est décalée
00:47:11de plus en plus tard
00:47:12vous arrivez au dernier moment
00:47:13pour préparer votre émission
00:47:14alors que tout votre service
00:47:15est là je vous signale
00:47:16les jeunes femmes sont là
00:47:18et vous vous arrivez
00:47:19comme un seigneur
00:47:20à la fin
00:47:20les autres boss
00:47:21franchement
00:47:21c'est ce que ça veut dire
00:47:22pas du tout
00:47:23moi je ne suis pas
00:47:24sur l'actualité chaude
00:47:25je lis des livres
00:47:26et les jeunes femmes
00:47:27qui travaillent dans le service
00:47:28que je vois
00:47:28qui sont déjà là
00:47:29et qui vous attendent
00:47:30c'est leur rythme de travail
00:47:31on a chacun
00:47:32votre rythme
00:47:33c'est doucement le matin
00:47:34tranquille l'après-midi
00:47:35je vous assure
00:47:36que je travaille
00:47:36franchement
00:47:36je travaille beaucoup
00:47:38Pascal je vous assure
00:47:38il est désagréable
00:47:40dès le matin
00:47:40il est désagréable
00:47:41vous voyez
00:47:43dès le matin
00:47:43il est 9h54
00:47:44c'est bien ce que je dis
00:47:46à quelle heure
00:47:48qu'est-ce que vous faites
00:47:48aujourd'hui ?
00:47:49on va parler ce matin
00:47:50de l'excellent livre
00:47:52de Natacha Apana
00:47:53qui s'appelle
00:47:53La nuit au coeur
00:47:54qui sera peut-être
00:47:55pris Goncourt
00:47:56cette année
00:47:56en tout cas
00:47:57elle est dans la liste
00:47:58des derniers sélectionnés
00:48:00et puis on sera aussi
00:48:01avec Marine Lorphelin
00:48:02l'ancienne Miss France
00:48:03enfin je dirais
00:48:04on sera
00:48:04j'en suis pas sûr
00:48:05parce qu'elle vient d'arriver
00:48:06Gare de Lyon
00:48:06donc je suis pas sûr
00:48:07qu'elle sera
00:48:08elle est arrivée
00:48:08Gare de Lyon
00:48:09à 9h54
00:48:10et vous voulez l'avoir
00:48:11dans le 15ème arrondissement
00:48:12avant 11h ?
00:48:13ça va être compliqué
00:48:13à mon avis
00:48:14il faut partir de la veille
00:48:15lorsqu'on est Gare de Lyon
00:48:16parce que c'est
00:48:17c'est pas gagné l'histoire
00:48:19bon merci en tout cas
00:48:21à Toumaï
00:48:21et Toumaï
00:48:22vous faites une émission
00:48:23évidemment remarquable
00:48:24avec beaucoup de
00:48:26comment dire
00:48:28d'humeur
00:48:28oui
00:48:29je sais pas si vous l'écoutez
00:48:31cette émission
00:48:31c'est formidable
00:48:32il est 9h54
00:48:35on va donc recevoir
00:48:36Nora Bussini
00:48:37parce que ça
00:48:38c'est un sujet
00:48:38vraiment
00:48:39son livre est passionnant
00:48:40vraiment
00:48:41je sais pas si vous l'avez lu
00:48:42dites-vous cette nuit
00:48:43son livre est vraiment
00:48:44passionnant
00:48:45je vais vous dire après
00:48:45ce que j'en pense
00:48:46oui
00:48:47non non mais parce que
00:48:48je vais être honnête avec vous
00:48:49au début je me suis dit
00:48:50je vais survoler
00:48:51et en fait j'étais jusqu'au bout
00:48:53parce que
00:48:53c'est un univers
00:48:55terrorisant
00:48:56mais c'est terrorisant
00:48:57je l'assure
00:48:58elle a infiltré
00:48:59l'ultra gauche
00:49:01ce monde là
00:49:02mais je vous assure
00:49:03on est
00:49:04on est très
00:49:05on est très en difficulté
00:49:07le livre est passionnant
00:49:08à tout de suite
00:49:10c'est dingue
00:49:11il est 10h02
00:49:14Somaya Labidi
00:49:16nous rappelle les titres
00:49:17Somaya
00:49:17l'homme qui a déclaré
00:49:22être l'auteur de l'incendie
00:49:23ayant causé un décès
00:49:24samedi à Strasbourg
00:49:26a été mis en examen
00:49:27et placé sous contrôle judiciaire
00:49:29cet homme de 50 ans
00:49:30et habitant de l'immeuble
00:49:31aurait mis le feu
00:49:32à un matelas
00:49:33avec une bougie
00:49:34provoquant donc
00:49:35la mort d'une personne
00:49:36et l'hospitalisation
00:49:37de 8 autres
00:49:38dont un bébé
00:49:39Sébastien Lecornu
00:49:41poursuit ses consultations
00:49:42et reçoit cet après-midi
00:49:43les deux auteurs
00:49:44d'un rapport
00:49:45sur le dispositif
00:49:46de l'aide médicale d'état
00:49:47pour je cite
00:49:48dépassionner le débat
00:49:50rapport publié en 2023
00:49:51par Patrick Stefanini
00:49:52et Claude Evain
00:49:53qui préconise
00:49:54des adaptations
00:49:55de ce mécanisme
00:49:56et puis Donald Trump
00:49:58a signé hier
00:49:59un décret
00:49:59désignant le mouvement
00:50:00Antifa
00:50:00comme organisation terroriste
00:50:02décret qui intervient
00:50:03après que le président américain
00:50:05a promis
00:50:06de prendre des mesures
00:50:07contre les groupes
00:50:07de la gauche radicale
00:50:08à la suite de l'assassinat
00:50:09de Charlie Kirk
00:50:10Laura Bussini est avec nous
00:50:12les nouveaux antisémites
00:50:13en quête d'une infiltrée
00:50:15dans les rangs
00:50:15de l'ultra-gauche
00:50:16vraiment lisez ce livre
00:50:17lisez ce livre
00:50:19s'il y a un livre
00:50:20à découvrir
00:50:21en cette rentrée
00:50:22ce que vous
00:50:23c'est terrifiant
00:50:24ce que vous a raconté
00:50:25est terrifiant
00:50:26et on va en parler ensemble
00:50:27mais
00:50:28dans la série
00:50:29rigolez pas
00:50:30c'est votre argent
00:50:31France Télévisions
00:50:33est dans une situation
00:50:34financière critique
00:50:35selon la Cour des Comptes
00:50:379h52
00:50:39dépêche de l'AFP
00:50:40le groupe public
00:50:41France Télévisions
00:50:42est dans une situation
00:50:43financière critique
00:50:44qui impose sans délai
00:50:45des réformes structurelles
00:50:47jusqu'ici ajournées
00:50:48avertit la Cour des Comptes
00:50:49dans un rapport publié
00:50:50ce mardi
00:50:50la dynamique des charges
00:50:52de personnel et de fonctionnement
00:50:53ainsi que le poids
00:50:54des investissements
00:50:55nécessaires
00:50:56notamment dans le numérique
00:50:57rendent aujourd'hui
00:50:58inéluctables
00:50:59des changements
00:50:59dans le groupe
00:51:00présidé par Delphine Ernot
00:51:01le meilleur changement
00:51:03pourrait-elle
00:51:03qu'elle parte en fait
00:51:05elle ne pointe pas
00:51:06pas de responsabilité
00:51:08directe de la situation
00:51:09mais demande que l'Etat
00:51:10fixe à l'entreprise
00:51:11une trajectoire financière
00:51:12réaliste
00:51:12après des orientations
00:51:13contradictoires
00:51:14en 2023 et 2024
00:51:16etc
00:51:16en fait c'est toujours
00:51:17la même chose
00:51:18c'est à dire que
00:51:19dès qu'il y a de l'argent
00:51:20public
00:51:21c'est n'importe quoi
00:51:22à grand trait
00:51:23je le dis
00:51:24à grand trait
00:51:24c'est à dire que
00:51:25dans le privé
00:51:26tu sais gérer
00:51:27et dans le public
00:51:28comme c'est l'argent
00:51:29des citoyens
00:51:30tu fais à peu près
00:51:31n'importe quoi
00:51:32on savait que
00:51:33ce rapport allait sortir
00:51:34c'est à dire que
00:51:35vraisemblablement
00:51:36aussi
00:51:37sa sortie dans le monde
00:51:39son interview
00:51:40qui a surpris tout le monde
00:51:41était dû
00:51:41c'était vraiment
00:51:42elle ferait mieux
00:51:43de s'occuper elle aussi
00:51:43de ses comptes
00:51:44plutôt que de s'occuper
00:51:45de ses news
00:51:46voilà
00:51:47elle ferait mieux
00:51:47de balayer devant sa porte
00:51:49parce que c'est de l'argent
00:51:50des français
00:51:51madame
00:51:51hermotte
00:51:52donc
00:51:53elle était
00:51:55elle était
00:51:56présidente
00:51:57elle est devenue militante
00:51:58ça vous choque
00:51:58Julien Drey
00:51:59vous qui avez été
00:52:00un homme politique
00:52:00le service public
00:52:02aujourd'hui
00:52:02c'est vrai
00:52:05c'est quand même
00:52:07là aussi
00:52:07je pense qu'il y a eu
00:52:09des bons gestionnaires
00:52:09et qu'il y a eu
00:52:10des mauvais gestionnaires
00:52:10il y a des gens
00:52:11qui ont géré
00:52:12des entreprises
00:52:12et Duhamel
00:52:13Patrick Duhamel
00:52:13était un excellent
00:52:14gestionnaire
00:52:15bon alors après
00:52:16il y a le poids des traditions
00:52:18moi j'ai dit
00:52:19ce que j'avais à dire
00:52:20sur madame hermotte
00:52:20dimanche
00:52:21je pense qu'elle a le droit
00:52:22d'avoir des opinions
00:52:23mais que taxer une autre chaîne
00:52:24d'extrême droite
00:52:25comme elle l'a fait
00:52:26c'est une erreur
00:52:27une erreur quand on est
00:52:28dirigeant du service public
00:52:29mais c'est pas vrai
00:52:30surtout
00:52:30vous vous êtes
00:52:31sur cette chaîne
00:52:33vous ne diriez pas
00:52:34tout le monde pense
00:52:35que je suis d'extrême droite
00:52:35maintenant
00:52:36donc c'est pas grave
00:52:36à partir
00:52:38l'extrême droite
00:52:39commence
00:52:40juste à la droite
00:52:42de Jean-Luc Mélenchon
00:52:43j'ai bien compris
00:52:44bon
00:52:45Charlotte Dornelas
00:52:46attendez
00:52:47laissez-moi me remettre
00:52:48Julien Drey
00:52:49c'est un extrait noir
00:52:50je vais mettre
00:52:50quelques jours
00:52:51peut-être même à moi
00:52:53mais Julien Drey
00:52:54je vais vous dire quelque chose
00:52:55vous êtes plus proche
00:52:56moi je vous connais maintenant
00:52:57vous êtes plus proche
00:52:59de Charlotte Dornelas
00:53:00ah oui je suis proche d'elle
00:53:01c'est clair
00:53:01vous êtes plus proche
00:53:02de Charlotte Dornelas
00:53:04que d'Olivier Fort
00:53:05ça ne doit pas être
00:53:07très difficile
00:53:07ça ne doit pas être très difficile
00:53:09parce que moi vous savez
00:53:09avec Olivier Fort
00:53:11maintenant j'ai un contentieux
00:53:12qui devient de plus en plus lourd
00:53:12donc avec Charlotte
00:53:14je peux peut-être arriver
00:53:15à trouver des temps
00:53:15mais je sais
00:53:16mais c'est ça le paradoxe
00:53:17je pense que je ne peux plus
00:53:18vous ne pourrez pas
00:53:18je suis d'accord avec vous
00:53:20c'est ça le paradoxe
00:53:21je vais faire un acte militant
00:53:22je vais reprendre ma carte
00:53:23pour essayer d'aller donner
00:53:24une nouvelle chance
00:53:25aux partialistes
00:53:25et je ne suis pas arrivé
00:53:26le matin en le voyant
00:53:29je me disais
00:53:29non c'est trop dur pour moi
00:53:30mais je dis la même chose
00:53:31à André Valigny
00:53:32c'est-à-dire qu'André Valigny
00:53:34tous ceux qui sont comme vous
00:53:37attachés à une certaine idée
00:53:40de la France
00:53:40votre gauche
00:53:42vous c'était une gauche
00:53:42j'allais dire un peu romantique
00:53:44qui était
00:53:45les enfants de Victor Hugo
00:53:47il y avait cette volonté là
00:53:49bien évidemment
00:53:50de prendre en compte
00:53:51de prendre en compte
00:53:53le social
00:53:53de l'émancipation
00:53:56de pouvoir effectivement
00:53:58s'élever dans la société
00:53:59au mérite
00:54:00il y avait toutes ces idées là
00:54:02de l'école
00:54:02mais tout ça à la gauche
00:54:03il y a bien longtemps
00:54:04qu'elle a tourné le dos
00:54:05c'est-à-dire quand vous lisez
00:54:06le livre de la dame
00:54:07qui est là
00:54:08parce que moi
00:54:10je vais vous faire un confident
00:54:11donc je vous l'ai dit tout à l'heure
00:54:12j'ai commencé à le lire
00:54:13en disant
00:54:13je vais te survoler
00:54:14et vous m'avez fait passer
00:54:15une nuit blanche
00:54:15bon c'est pas grave
00:54:17et ça se revendique de la gauche
00:54:19pour une grande part
00:54:20les gens dont vous parlez
00:54:21oui enfin plutôt
00:54:22de l'extrême gauche
00:54:23oui de l'extrême gauche
00:54:23enfin de la gauche en général
00:54:25et de l'extrême gauche
00:54:26j'étais terrorisé
00:54:27c'est-à-dire je ne sais pas
00:54:29si on va en parler tout à l'heure
00:54:29ah bah on en parle
00:54:30qu'est-ce qui vous a terrorisé
00:54:32dans le livre de Nora Bussini
00:54:33par exemple
00:54:33alors je fais quand même le pitch
00:54:35Nora
00:54:36vous êtes journaliste écrivain
00:54:38c'est ça
00:54:39vous avez infiltré
00:54:40vous n'avez pas dit
00:54:41qui vous étiez
00:54:41parce qu'autrement
00:54:42évidemment les gens
00:54:43n'auraient pas parlé
00:54:43donc vous avez procédé
00:54:45et vous êtes allé
00:54:46dans des
00:54:48comment dire
00:54:49des boucles
00:54:50comme on dit
00:54:51télégramme
00:54:52parfois vous avez infiltré
00:54:53pour savoir
00:54:54ce que disent
00:54:54les militants d'ultra-gauche
00:54:56notamment sur l'antisémitisme
00:54:57effectivement
00:54:58j'ai fait des boucles télégramme
00:54:59notamment dans une organisation
00:55:00qui est reconnue comme terroriste
00:55:01dans de nombreux pays
00:55:02les Etats-Unis
00:55:03les Pays-Bas
00:55:04l'Allemagne
00:55:04etc
00:55:05Samidoun
00:55:05Samidoun
00:55:07je le dis
00:55:07c'est important de le dire
00:55:08j'ai aussi fait
00:55:09également des groupes de parole
00:55:10je suis allée dans des squats
00:55:11j'ai fait des manifestations
00:55:13des actions
00:55:14voilà
00:55:14j'ai fait aussi
00:55:15beaucoup de terrain
00:55:16c'est du
00:55:17et de l'écrit
00:55:18mais et de l'oral
00:55:19donc la sociologie
00:55:20de ces gens-là
00:55:21d'où viennent-ils
00:55:22qui sont-ils
00:55:23que font-ils
00:55:24alors c'est déjà
00:55:25en grande partie
00:55:26une génération Z
00:55:26je le rappelle
00:55:27pour sa majorité
00:55:29va être primo-votante
00:55:29en 2020
00:55:30donc génération Z
00:55:31c'est ceux qui sont nés
00:55:32entre 1990
00:55:33et 2005
00:55:34c'est ça
00:55:35c'est aujourd'hui
00:55:35ils peuvent avoir
00:55:36entre 13 et 30 ans
00:55:37donc c'est pour ça
00:55:37que certains
00:55:38en tout cas
00:55:39sont nés après 95
00:55:40moi c'est mon cas
00:55:40je suis née en 1995
00:55:41et justement
00:55:43moi c'est sur ce
00:55:44sur quoi je voulais conclure
00:55:45c'est qu'ils vont être
00:55:46primo-votants
00:55:47pour des municipales
00:55:48et aussi pour des présidentielles
00:55:49pour une majorité
00:55:50de cette génération-là
00:55:52et c'est ça
00:55:52qui était le plus inquiétant
00:55:53mais quand je dis sociologie
00:55:54ce sont des jeunes gens
00:55:55cultivés
00:55:56formés
00:55:57qui vont à l'université
00:55:59d'où viennent-ils ?
00:55:59oui alors justement
00:56:00l'université
00:56:01c'est un enjeu très important
00:56:02de mon livre
00:56:02j'ai repensé beaucoup de campus
00:56:04en France
00:56:05mais aussi en Belgique
00:56:06et sur le campus de Columbia
00:56:07aux Etats-Unis
00:56:08qui est l'épicentre
00:56:08des manifestations
00:56:09qu'on a ressenti en France
00:56:11et vous avez idée
00:56:12de ce que représente
00:56:13le nombre
00:56:14de ces jeunes gens
00:56:15est-ce qu'ils sont importants
00:56:16ou est-ce que c'est une minorité
00:56:17purement active ?
00:56:18c'est une minorité
00:56:19qui radicalise
00:56:19une minorité
00:56:20qui va être absout
00:56:22par une majorité silencieuse
00:56:24c'est le problème
00:56:25c'est qu'il va y avoir
00:56:26une majorité
00:56:27une sorte de ventre mou
00:56:28qui ne va pas oser contester
00:56:30voire qui peut même
00:56:31trouver respectable
00:56:33le combat des plus radicaux
00:56:34et c'est ça qui est inquiétant
00:56:35alors ça c'est ce qui se passe
00:56:36dans l'espace médiatique
00:56:37où il y a une forme d'indulgence
00:56:38moi je traduis ça
00:56:39en disant
00:56:39il y a une indulgence
00:56:40Mélenchon peut dire
00:56:41ce qu'il veut
00:56:42à droite
00:56:44quelqu'un dirait
00:56:45la même chose que lui
00:56:45il serait épinglé
00:56:46mais tout est possible
00:56:48tout est permis à gauche
00:56:49je ne sais pas si tout est permis
00:56:50en tout cas
00:56:51nous on essaye
00:56:51que ce ne soit pas le cas
00:56:52moi ce livre
00:56:53j'ai essayé de faire en sorte
00:56:54qu'il soit apolitique
00:56:55d'ailleurs j'ai même
00:56:56cette enquête
00:56:57elle a aussi pu se faire
00:56:58grâce à des gens de gauche
00:57:00des anciens notamment
00:57:01et même des actuels
00:57:02du parti socialiste
00:57:03mais pas que
00:57:04qui ont pu me donner
00:57:05des informations
00:57:05qui m'ont fait venir
00:57:06au niveau local en tout cas
00:57:07mais pas que
00:57:09et en tout cas
00:57:09c'est ce qui permet
00:57:10d'avoir tous ces témoignages
00:57:11alors on essaye de voir
00:57:11comment ça se passe
00:57:12les réseaux sociaux
00:57:13par exemple on prend
00:57:14Rima Hassan
00:57:15il y a des plateformes
00:57:18bon et puis
00:57:18il y a un mouvement
00:57:20qui s'appelle
00:57:20Block Out
00:57:21qui est lié
00:57:22au mouvement
00:57:23de boycott BDS
00:57:24BDS
00:57:25donc c'est quoi ça ?
00:57:26alors c'est important
00:57:27le mouvement
00:57:27Boycott des investissements
00:57:28est un mouvement
00:57:29qui se veut pacifique
00:57:30et qui appelle
00:57:31à boycotter
00:57:31tout ce qu'il y a
00:57:32de près ou de loin
00:57:33à Israël
00:57:34même des personnalités
00:57:35par exemple
00:57:35qui sont simplement israéliennes
00:57:36mais qui seraient contre
00:57:37le gouvernement de Netanyahou
00:57:39et en l'occurrence
00:57:39le mouvement Block Out
00:57:40il est primordial
00:57:41parce que quand on se demande
00:57:42aujourd'hui
00:57:42mais pourquoi
00:57:43autant d'influenceurs
00:57:44de youtubeurs
00:57:45de personnalités
00:57:45ont pris fait et cause
00:57:47pour la cause palestinienne
00:57:48une empathie
00:57:49que je peux tout à fait entendre
00:57:51mais pas que
00:57:51puisqu'il a été annoncé
00:57:53par ce mouvement Block Out
00:57:54d'exiger
00:57:54que les abonnés
00:57:55des réseaux sociaux
00:57:56manifestent leur mécontentement
00:57:59et exigent
00:58:00que des influenceurs
00:58:01prennent fait et cause
00:58:02en employant des termes
00:58:03comme génocide
00:58:04antisionisme
00:58:05etc
00:58:05et si c'était pas le cas
00:58:06ils devaient être bloqués
00:58:07sauf que quand on bloque
00:58:08des influenceurs
00:58:08on touche au portefeuille
00:58:09parce qu'ils perdent en visibilité
00:58:11et donc ils perdent des contrats
00:58:12qui peuvent être très onéreux
00:58:13avec des marques
00:58:13Qu'est-ce qui vous a terrifié
00:58:15à Julien Drey
00:58:16lorsque vous l'avez lu cette nuit ?
00:58:17D'abord la violence
00:58:18parce que les comportements
00:58:20internes
00:58:21que vous décrivez
00:58:21sont d'une violence terrible
00:58:23il y a des boycottes
00:58:24des menaces
00:58:24s'ils pouvaient liquider physiquement
00:58:26ils le feraient
00:58:27il y a des violences physiques
00:58:28la violence
00:58:29l'inculture de tous ces gens-là
00:58:32c'est-à-dire
00:58:32ils ne connaissent rien
00:58:34ils parlent de choses
00:58:34dont ils ne connaissent pas
00:58:35deuxièmement
00:58:36et alors après surtout
00:58:37la banalisation
00:58:38par exemple ce que vous racontez
00:58:40c'est-à-dire le 7 octobre
00:58:41pour eux
00:58:41c'est une glorification
00:58:42c'est une glorification totale
00:58:44j'avais même sous-estimé
00:58:45cette glorification
00:58:47cette reconnaissance
00:58:48voilà
00:58:49et alors quand vous évoquez
00:58:51moi ce qui me terrifie
00:58:52c'est qu'il y a une partie
00:58:53de la gauche qui effectivement
00:58:54ne se rend pas compte
00:58:55de ce que c'est
00:58:55parce qu'il y a un côté stalinien
00:58:57secte stalinien
00:58:58c'est-à-dire des procès permanents
00:59:00de tous ceux
00:59:01qui ne sont pas d'accord
00:59:02exclus, terrorisés
00:59:03etc.
00:59:04donc il y a ce côté
00:59:05je trouve
00:59:05de secte stalinienne
00:59:07et en même temps
00:59:08cette violence
00:59:08qui est terrible
00:59:09honnêtement
00:59:09ces gens-là
00:59:11ce sont des gens
00:59:11il ne faut pas acquiser
00:59:12un gramme de pouvoir
00:59:13oui c'est très dangereux
00:59:14de toute manière
00:59:15eux ce qu'ils appellent
00:59:15c'est plutôt chaos
00:59:16le pouvoir par le chaos
00:59:18c'est ce que
00:59:18c'est ce qui représente
00:59:19tout à fait
00:59:20et c'est surtout
00:59:21une violence
00:59:22qui s'exerce
00:59:22moi j'ai fait témoigner
00:59:23beaucoup de militantes féministes
00:59:24des militants LGBT
00:59:26beaucoup de militants
00:59:27de gauche
00:59:28mais pas que
00:59:29et j'ai récupéré
00:59:30des messages
00:59:31j'ai infiltré aussi
00:59:31des boucles télégrammes
00:59:32notamment à Sciences Po
00:59:33qui sont terrifiantes
00:59:34mais dans énormément
00:59:35de campus aussi
00:59:35où quand même
00:59:36on nous encourageait
00:59:37à faire des listes
00:59:38de professeurs
00:59:39et d'étudiants
00:59:40et à les renseigner
00:59:40pour dénoncer
00:59:42ceux qui niraient
00:59:43ou mésestimeraient
00:59:45l'expérience
00:59:46et la souffrance palestinienne
00:59:47et ça
00:59:47un Google Doc
00:59:48qui demande de renseigner
00:59:49des listes de profs
00:59:50et d'étudiants
00:59:50moi c'est ce qui m'a
00:59:51vraiment particulièrement
00:59:52et on fait des listes
00:59:52c'est la révolution française
00:59:54c'est 93
00:59:54on fait des listes
00:59:56voilà
00:59:57et puis on envoie
00:59:58les gens à la guillotine
00:59:59mais vous avez
01:00:00une belle phrase
01:00:00dans votre livre
01:00:01vous dites
01:00:02c'est la convergence
01:00:02des statuts
01:00:03et pas la convergence
01:00:04des luttes
01:00:04et je trouvais
01:00:06que cette phrase
01:00:07elle était très pertinente
01:00:08parce qu'on voit bien
01:00:08que ce sont tous des gens
01:00:09qui s'attribuent un statut
01:00:10le statut de racisé
01:00:12ça me énerve d'ailleurs
01:00:13ce terme
01:00:13je refuse ce terme
01:00:14moi aussi
01:00:15je suis d'accord avec vous
01:00:16voilà
01:00:16et donc c'est la convergence
01:00:17de tous ces statuts
01:00:18qui considèrent que
01:00:19par le statut
01:00:20qu'ils acquièrent
01:00:20ils sont devenus
01:00:21les opprimés de la terre
01:00:23et qu'ils doivent tous
01:00:24être solidaires
01:00:25les uns des autres
01:00:25et ce qui est plus grave
01:00:26c'est que dans le cas
01:00:27de cette convergence
01:00:27c'est l'ennemi commun
01:00:28on le sait
01:00:29l'ennemi commun fédère
01:00:30et moi je l'ai constaté
01:00:31puisque je me suis dit
01:00:31comment est-ce possible
01:00:32que des militants LGBT
01:00:33arrivent à marcher main
01:00:34dans la main
01:00:35à côté de militants islamistes
01:00:36mais assumés
01:00:37quand je dis islamistes
01:00:38c'est des cas de figure
01:00:39que j'ai décortiqués
01:00:40dans mon livre
01:00:40avec des faits
01:00:41je ne qualifie pas
01:00:41n'importe qui d'islamiste
01:00:42en l'occurrence
01:00:43et en fait
01:00:43ce qui s'appelle
01:00:45la convergence des luttes
01:00:46elle tourne autour
01:00:46d'un ennemi commun
01:00:47qui est le juif
01:00:48ou plutôt le sioniste
01:00:48et qui permet
01:00:49de fédérer tout le monde
01:00:50et d'agréger
01:00:51autour d'une haine
01:00:52et le juif
01:00:53Gérald
01:00:55Gilles-William-Goldanel
01:00:56sera là sur le plateau
01:00:57il dit
01:00:58il dirait
01:00:58le juif c'est aussi le blanc
01:00:59c'est une de ses thèses
01:01:03c'est vrai que c'est une de ses thèses
01:01:05mais c'est vrai
01:01:06que quand on lit votre livre
01:01:07cette notion de blanc
01:01:09c'est-à-dire
01:01:10cette culpabilité du blanc
01:01:11et donc la désignation du blanc
01:01:13elle revient systématiquement
01:01:14c'est pour ça qu'aussi
01:01:17ce sujet nous intéresse
01:01:20ce qui m'a frappé
01:01:21dans votre livre aussi
01:01:21et là où votre livre est éclairant
01:01:23c'est que ça démonte
01:01:25il y a un mécanisme
01:01:27qui se met en place à chaque fois
01:01:28et vous expliquez à chaque fois
01:01:30comment il se met en place
01:01:31par exemple
01:01:32le fait dans des manifestations
01:01:34ou des colloques
01:01:35d'appeler à la non-mixité
01:01:36qui peut paraître
01:01:38comme quelque chose d'anodin
01:01:39mais même si ça ne l'est pas
01:01:40qui est d'ailleurs parfois
01:01:42encouragé par une municipalité
01:01:43de gauche
01:01:45parce qu'il y a aussi
01:01:46une porosité totale
01:01:48entre l'extrême gauche
01:01:49et la gauche
01:01:49entre une partie
01:01:50du parti socialiste
01:01:51et surtout des verts
01:01:52les verts c'est très important
01:01:54surtout pour les municipales
01:01:56vous parlez de Lyon
01:01:57notamment
01:01:57j'ai parlé de Strasbourg aussi
01:01:58et vous parlez de Strasbourg
01:01:59bien sûr
01:02:00et alors moi
01:02:01c'est quelque chose
01:02:02qui me frappe
01:02:03et ce qui me frappe
01:02:04évidemment
01:02:04j'ai lu un peu
01:02:05en particulier
01:02:06plusieurs fois
01:02:07parce qu'il y a des personnages
01:02:08que j'ai reconnus
01:02:08sur l'LGBTQ
01:02:11Azerti
01:02:12oui
01:02:12enfin voilà
01:02:13plus plus plus
01:02:13ce qui est vraiment frappant
01:02:15c'est l'extraordinaire
01:02:17violence
01:02:18et il est dit
01:02:20il est dit
01:02:21très clairement
01:02:22il faut vous citer
01:02:23à un moment donné
01:02:24il faut introduire
01:02:26la peur
01:02:27dans leur esprit
01:02:28et dans leur corps
01:02:28c'est ce que vous citez
01:02:29mais il y a un autre élément
01:02:31si vous me permettez
01:02:32et c'est un conseil
01:02:33que je donne à beaucoup
01:02:34d'amis qui sont élus
01:02:35c'est qu'en lisant votre livre
01:02:37j'ai découvert
01:02:37qu'il y avait un certain nombre
01:02:38de collectivités
01:02:39qui finançaient
01:02:39tous ces mouvements
01:02:40pour des sommes
01:02:41pas ridicules
01:02:42et je me dis
01:02:43mais alors ça veut dire
01:02:43que les contrôles
01:02:44ne sont pas faits
01:02:45c'est compliqué
01:02:46parce qu'effectivement
01:02:46moi le début du boulot
01:02:48je l'ai fait par des réseaux sociaux
01:02:49une veille permanente
01:02:51avec des faux comptes
01:02:51quand on fait de l'investigation
01:02:52j'ai des faux comptes
01:02:53très actifs
01:02:54qui donnent l'impression
01:02:55d'un CV militant
01:02:56de longue date
01:02:56ce qui permet de pouvoir
01:02:57aller à des rendez-vous
01:02:58à des rencontres
01:02:59c'est de voir
01:02:59juste une simple veille
01:03:01sur les réseaux sociaux
01:03:01pour voir qui fait
01:03:02de l'apologie du terrorisme
01:03:03parce qu'il y a une confusion
01:03:04permanente
01:03:04qu'entretiennent
01:03:05beaucoup de militants
01:03:05qui va être de dire
01:03:06mais nous on est simplement
01:03:07des militants
01:03:08qui exerçons de l'empathie
01:03:10pour ce qui se passe
01:03:10en Palestine
01:03:10alors je rappelle
01:03:12les nouveaux antisémites
01:03:13Nora Bussini
01:03:14c'est chez Alba Michel
01:03:15vraiment je recommande
01:03:16de lire ce livre
01:03:17parce qu'il est tout à fait
01:03:18remarquable
01:03:19pour les raisons que nous disons
01:03:20vous écrivez en France
01:03:21depuis le 7 octobre 2023
01:03:22les luttes féministes
01:03:23déjà fragilisées
01:03:24par la cohabitation
01:03:25entre différents courants
01:03:26ont explosé
01:03:27en plein vol
01:03:28certaines de leurs figures
01:03:29comme Élise Goldfarb
01:03:31ou encore Rebecca Hamselem
01:03:33ont décidé de prendre
01:03:34la parole
01:03:34sur les réseaux sociaux
01:03:35respectifs
01:03:35chacune effarée
01:03:37de constater
01:03:38le manque de solidarité
01:03:40envers les femmes
01:03:41israéliennes
01:03:42victimes du Hamas
01:03:43la première
01:03:44quelques jours
01:03:44après le pogrom
01:03:45poste sur son compte Instagram
01:03:46j'étais à toutes les manifs
01:03:49contre les violences
01:03:49faites aux femmes
01:03:50j'ai coupé mes cheveux
01:03:51pour l'Iran
01:03:52pourtant ce soir
01:03:53aucun de mes amis
01:03:54non juifs
01:03:55n'était là
01:03:56pour lutter avec moi
01:03:57contre le terrorisme islamiste
01:03:58et le massacre
01:03:59de civils innocents
01:04:00le massacre de mon
01:04:01peuple à moi
01:04:02c'est ce que vous disiez
01:04:03tout à l'heure
01:04:03assumez on marche
01:04:05parce qu'on a mis
01:04:06comment
01:04:07oui tout à fait
01:04:08les enjeux
01:04:08les témoignages féministes
01:04:10que j'ai recueillis
01:04:10notamment de personnes
01:04:11qui appartenaient à des
01:04:12trégots collectifs
01:04:13comme nous toutes
01:04:13sont alarmants
01:04:14parce que là
01:04:15on se rend compte
01:04:15même des personnes
01:04:16qui sont non juives
01:04:17et qui disent
01:04:17mais on voit
01:04:18une porosité
01:04:19une récupération
01:04:20de l'ultra gauche
01:04:21dans des mouvements
01:04:22féministes plutôt
01:04:23alors certes intersectionnels
01:04:24mais plutôt modérés
01:04:25initialement
01:04:25qui sont complètement
01:04:26radicalisés
01:04:27et mon livre
01:04:27ce livre là
01:04:28j'ai choisi de le faire
01:04:29pourquoi parce que
01:04:30mon précédent ouvrage
01:04:30des nouveaux inquisiteurs
01:04:31qui était une enquête
01:04:32aussi d'infiltration
01:04:34dans les milieux
01:04:34de l'ultra gauche militant
01:04:35la plupart des collectifs
01:04:37et des militants
01:04:37que j'avais côtoyés
01:04:38s'abraient le champagne
01:04:39le 7 octobre
01:04:39et pourtant ils sont
01:04:40féministes
01:04:41et engagés
01:04:42pour les causes LGBT
01:04:42ils disaient
01:04:43c'est magnifique
01:04:44enfin l'opprimé
01:04:45se rebelle
01:04:46contre l'oppresseur
01:04:47alors comment vous interprétez
01:04:49hier par exemple
01:04:49les drapeaux palestiniens
01:04:50sur les mairies
01:04:52parce que vous parlez
01:04:52beaucoup des élections
01:04:53municipales qui arrivent
01:04:55qui vont être un enjeu
01:04:56parce que pour la première fois
01:04:57ces jeunes gens
01:04:58vont peut-être voter
01:04:58oui effectivement
01:04:59je voulais conclure
01:05:00dans mon livre
01:05:00sur ces municipales
01:05:01parce qu'on ne se rend
01:05:03vraiment pas compte
01:05:04de l'impact
01:05:05qu'il y a chez les jeunes
01:05:06les primo-votants
01:05:07pour moi
01:05:08c'est ce qui est primordial
01:05:09on se rend compte
01:05:09je vous assure
01:05:10moi je m'en rend compte
01:05:10je le vois
01:05:11je le vois dans des villes
01:05:12comme Nantes
01:05:13comme Rennes
01:05:14je le vois dans les facs
01:05:15etc
01:05:15je le vois
01:05:17oui j'ai fait plusieurs villes
01:05:18de France
01:05:18j'ai fait Toulouse
01:05:19j'ai fait Bordeaux
01:05:20Angers
01:05:21Strasbourg
01:05:22Strasbourg c'était vraiment
01:05:23pour moi la manifestation
01:05:24qui a été la plus difficile
01:05:25c'est la seule manifestation
01:05:27où je n'ai pas pu la terminer
01:05:28honnêtement
01:05:29parce qu'en plus
01:05:30tout ce livre
01:05:31je l'ai réalisé
01:05:32et après tout ce que j'observais
01:05:33se produisait
01:05:34par exemple à Strasbourg
01:05:35c'était saisissant
01:05:36puisqu'on avait
01:05:38une mère
01:05:39Jeanne Barzéguian
01:05:39mère Europe Écologie Les Verts
01:05:41à qui on mettait
01:05:42une pression hebdomadaire
01:05:43pour qu'elle suspende
01:05:44le jumelage historique
01:05:45entre la ville de Ramadgan
01:05:46en Israël
01:05:47et la ville de Strasbourg
01:05:48moi j'ai participé
01:05:49sous couverture
01:05:50à ces pressions
01:05:51qui étaient mises à la mer
01:05:51et elles sont terribles
01:05:53Et alors comment
01:05:54vous faites pression ?
01:05:55Alors là c'était saisissant
01:05:56puisque donc c'est des manifestations
01:05:57moi je suis arrivée à Strasbourg
01:05:58déjà il y a quand même
01:05:59un camion floqué
01:06:00en gloire à la résistance palestinienne
01:06:02qui nous attend
01:06:02un très beau camion
01:06:03flambe en oeuf
01:06:04et ensuite
01:06:04c'est des manifestations
01:06:06dans toute la ville
01:06:06et là où ça a été le plus dur
01:06:08pour moi
01:06:08c'était pour les enfants
01:06:09puisque déjà les enfants
01:06:10est un enjeu majeur
01:06:11de la cause
01:06:11notamment Samy Doule
01:06:12l'organisation terroriste
01:06:13dont je vous parle
01:06:14en tout cas qui est reconnue
01:06:15comme terroriste
01:06:15en plusieurs pays
01:06:16elle vise les enfants
01:06:17et là c'était de se rendre
01:06:19devant le McDonald's
01:06:20de la ville
01:06:20d'hurler aux enfants
01:06:22qui mangeaient leur Happy Meal
01:06:23vous mangez la chair
01:06:24des enfants palestiniens
01:06:25donc c'était terrible
01:06:26les enfants étaient terrorisés
01:06:27ils se sont réfugiés
01:06:27dans le McDonald's
01:06:28et après c'était
01:06:29vous vous rendez compte
01:06:29Très organisé
01:06:30mais ces jeunes gens
01:06:31ils font quoi ?
01:06:31Ils sont étudiants
01:06:33pour beaucoup étudiants
01:06:34et quand vous parliez
01:06:35d'un camion flambe en oeuf
01:06:36qui paye ?
01:06:37Ah bah bonne question
01:06:38qui paye ?
01:06:39En tout cas la question
01:06:40la question se pose
01:06:41Georges Choros
01:06:42est par exemple
01:06:43dans le tour de table
01:06:44de temps en temps ?
01:06:45Je ne l'ai pas à son nom
01:06:46n'est pas ressorti
01:06:46dans les enquêtes
01:06:47que j'ai menées
01:06:47toutefois il y a quand même
01:06:48beaucoup de cagnottes
01:06:49qui sont organisées
01:06:50donc là il y a
01:06:51le gouvernement
01:06:52qui s'occupait
01:06:52de certaines cagnottes
01:06:53moi j'ai beaucoup travaillé
01:06:54sur un agent d'influence
01:06:56lié à la République islamique d'Iran
01:06:57on a travaillé dessus
01:06:58avec Emmanuel Razavi
01:06:59qui est grand reporter
01:07:00spécialiste du Moyen-Orient
01:07:01cet agent d'influence
01:07:02qui est quand même liké
01:07:02par Rima Hassan
01:07:03Shaheen Azami
01:07:04qui va être jugé en 2026
01:07:05lui c'est un demi-million
01:07:07d'abonnés
01:07:07sur tous les réseaux sociaux
01:07:08confondus
01:07:09il est extrêmement dangereux
01:07:10et pourtant
01:07:10lui il faisait des cagnottes
01:07:12très régulières
01:07:12pour que les gens
01:07:13le financent
01:07:14et le soutiennent
01:07:14Vous avez parlé d'étudiants
01:07:17mais parfois
01:07:17certains d'ailleurs
01:07:18sont pensionnaires
01:07:19à la Villa Médicis
01:07:19C'est très important
01:07:20le spécifique
01:07:21Louis Ayusfi
01:07:22c'est très dangereux
01:07:23Parce que c'est
01:07:23la Villa Médicis
01:07:24par rapport à ce que ça a été
01:07:26Je l'assure
01:07:26Pardonnez-moi
01:07:27la Villa Médicis
01:07:27c'est quand même
01:07:28la vitrine
01:07:29Mais pourquoi
01:07:29c'est très dangereux ?
01:07:31Je ne vous cache pas
01:07:31que j'ai été complètement saisie
01:07:32Moi j'ai contacté
01:07:33la Villa Médicis
01:07:34j'ai contacté
01:07:34le ministère de la Culture
01:07:35parce que Louis Ayusfi
01:07:36elle faisait de l'apologie
01:07:37du terrorisme
01:07:37en direct à la Villa Médicis
01:07:38puisqu'elle
01:07:39elle était malheureusement
01:07:42très triste
01:07:43en voyant le décès
01:07:44d'un des chefs du Hamas
01:07:45et surtout
01:07:46elle a pu faire profiter
01:07:47Auria Boutelja
01:07:48qu'elle a amené avec elle
01:07:49en Italie
01:07:49où elles ont fait un petit peu
01:07:50le tour
01:07:50Quelle est votre responsabilité
01:07:52Julien Drey
01:07:53et de la gauche française
01:07:54sur ce qui se passe aujourd'hui ?
01:07:56Alors je pense
01:07:57que la responsabilité
01:07:57de la gauche française
01:07:58c'est d'abord
01:07:59de ne pas connaître
01:07:59la réalité
01:08:00Je parle des années 80
01:08:01Quel est le lien
01:08:03que vous faites
01:08:04entre Mitterrand
01:08:06SOS Racisme
01:08:07et ce qui arrive aujourd'hui
01:08:08est-ce qu'il y en a un ?
01:08:09Je cherche
01:08:09mais moi je n'avais pas ça
01:08:10en face de moi
01:08:11je vous le dis honnêtement
01:08:11on avait des radicaux
01:08:12etc. et tout
01:08:13on avait ce qu'on appelait
01:08:14les autonomes etc.
01:08:15Mais là c'est autre chose
01:08:15c'est un autre monde
01:08:16une violence
01:08:17d'un secte terrible
01:08:18si j'avais ce qu'on appelait
01:08:19les staliniens
01:08:19J'entends bien
01:08:20mais est-ce qu'il y a un lien
01:08:22entre ce qui a germé
01:08:23dans les années 80
01:08:24selon vous
01:08:24et ce qui se passe aujourd'hui ?
01:08:25Est-ce qu'il y a des choses
01:08:26que la gauche a faites
01:08:28dans cette période-là
01:08:29qui ont des conséquences
01:08:32aujourd'hui ?
01:08:32Oui, c'est une bonne question
01:08:33Il y a des liens
01:08:34parce que
01:08:35on a
01:08:36d'après moi
01:08:37pas cassé
01:08:39ce qu'on a appelé
01:08:40la ghettoïsation
01:08:40de la société française
01:08:41Il y a peut-être
01:08:42En clair, est-ce que
01:08:43l'immigration par exemple
01:08:44est-ce que l'immigration massive
01:08:46est-ce que vous mettez
01:08:47un lien
01:08:47entre ce qui se passe là
01:08:49et l'immigration massive ?
01:08:50Alors dans le livre
01:08:51c'est pas
01:08:51la plupart des gens
01:08:53qui sont cités
01:08:54c'est pas des immigrés
01:08:54attention
01:08:55Non, non, non
01:08:56Il n'y a pas de lien direct
01:08:57c'est des français
01:08:58c'est des français
01:08:59c'est souvent d'ailleurs
01:09:01des étudiants déclassés
01:09:02C'est beaucoup d'étudiants
01:09:02qui sont en situation d'échec
01:09:04Oui, mais
01:09:04en situation d'échec
01:09:06J'entends bien
01:09:07mais par exemple
01:09:07le drapeau de la Palestine
01:09:09est-ce que vous mettez
01:09:09un lien entre l'immigration
01:09:11parce que moi j'en mets un
01:09:12puisqu'on va chercher
01:09:13des nouveaux électeurs
01:09:15et que je fais ce lien-là
01:09:17mais s'il existe ou pas
01:09:18Les électeurs c'est pas des immigrés
01:09:18parce qu'ils ne peuvent pas voter
01:09:19Non, mais des électeurs
01:09:21sensibles à ces sujets-là
01:09:22parce qu'eux-mêmes
01:09:23sont des enfants peut-être
01:09:24d'immigrés
01:09:25Est-ce que ce lien-là
01:09:27existe ou pas ?
01:09:28Il y en a un
01:09:28fortement
01:09:29mais ce que je regarde
01:09:30c'est les générations
01:09:31c'est-à-dire
01:09:31il y a une première génération
01:09:32qui est celle des travailleurs
01:09:34après il y a les enfants de travailleurs
01:09:35ça c'est la génération
01:09:36de SOS Racine
01:09:37mais après il y a une troisième
01:09:37qui finalement était sur une voie
01:09:39d'intégration et d'assimilation
01:09:41et tout d'un coup
01:09:42il y a une rupture
01:09:42Oui
01:09:43Et ce qui m'intéresse
01:09:44c'est de savoir
01:09:44qu'est-ce qui a conduit
01:09:45à cette rupture
01:09:46C'est-à-dire que le phénomène
01:09:47d'intégration
01:09:48qui doit conduire à l'assimilation
01:09:50c'est bloqué
01:09:51et maintenant
01:09:51ces gens-là
01:09:52ont une haine
01:09:53de leurs propres parents
01:09:54C'est ça qui est terrible
01:09:55en leur disant
01:09:55vous êtes des colonisés
01:09:56vous êtes
01:09:57voilà
01:09:57Alors la rupture
01:09:59elle est sociale
01:09:59pour une part
01:10:00parce que dans ces gens-là
01:10:01il y a beaucoup de gens
01:10:01qui sont déclassés
01:10:02qui n'ont plus de perspective
01:10:03qui ont l'impression
01:10:05que tout ça
01:10:05c'est ce que ça
01:10:07est unique
01:10:07C'est le tiers état
01:10:10intellectuel
01:10:11On parle toujours
01:10:13c'est le tiers état intellectuel
01:10:14c'est toujours les
01:10:14voilà
01:10:15c'est effectivement
01:10:16ces jeunes gens
01:10:17toutes les professions
01:10:18intellectuelles en France
01:10:19on les retrouve chez les profs
01:10:20chez les journalistes
01:10:21chez les artistes
01:10:22etc
01:10:22Et phénomène de déclassement
01:10:24parce que tous ces gens-là
01:10:25effectivement gagnent très mal leur vie
01:10:27et nourrissent une forme de rancœur
01:10:29de ressentiment
01:10:29Enfin ils gagnent très mal leur vie
01:10:30mais d'un certain point de vue
01:10:31ils s'enferment aussi dans leur statut
01:10:32parce qu'il y a aussi
01:10:33des tas de jeunes dans les cités
01:10:34qui n'ont rien à voir
01:10:35avec ces gens-là
01:10:35Oui ils n'ont rien à voir
01:10:36que vous retrouvez aujourd'hui
01:10:37dans les entreprises
01:10:38Mais bien sûr
01:10:39mais là on ne parle pas des mêmes
01:10:40Non c'est pour ça
01:10:41c'est des
01:10:42entre guillemets
01:10:43des petits blancs
01:10:44qui sont dans les facs
01:10:46et extrême gauche
01:10:47entre guillemets bien sûr
01:10:48Charlotte Dornelas
01:10:49Je crois que l'analyse sociale
01:10:51ça ça pourrait être
01:10:53une piste de réflexion
01:10:54je pense sur le problème
01:10:55de la gauche
01:10:55à ses limites
01:10:57parce que le mouvement
01:10:58antifa
01:10:59qui de loin ressemble
01:11:00évidemment à celui
01:11:01de l'extrême gauche
01:11:02que vous décrivez
01:11:03il recrute aux deux extrémités sociales
01:11:05il y a à la fois
01:11:06des gens très bien intégrés
01:11:07socialement
01:11:08qui sont
01:11:09plutôt de la bourgeoisie
01:11:11des enfants
01:11:12de ce milieu-là
01:11:14et des déclassés
01:11:15qui en effet sont réceptifs
01:11:16on va dire
01:11:16au discours
01:11:18par le biais
01:11:18de la vengeance
01:11:19alors c'est vrai
01:11:19beaucoup sur le mouvement
01:11:20antifa
01:11:20sur lequel beaucoup
01:11:21ont travaillé
01:11:22aux Etats-Unis
01:11:22cette fois-ci
01:11:24je pense que
01:11:25la responsabilité
01:11:26culturelle
01:11:27intellectuelle
01:11:28qu'on peut situer
01:11:29à gauche
01:11:30dans ces années-là
01:11:31c'est un
01:11:32le mouvement
01:11:33de déconstruction
01:11:34puisque là
01:11:34on arrive au bout
01:11:35du bout
01:11:35du mouvement
01:11:35de déconstruction
01:11:36et des opprimés
01:11:38contre le modèle
01:11:40on va dire
01:11:40normatif occidental
01:11:42c'est le bout
01:11:43du bout
01:11:43alors évidemment
01:11:44ils sont plus radicaux
01:11:44puisqu'ils vont au bout
01:11:45de l'idée
01:11:46qui était initialement
01:11:47défendue par les modérés
01:11:48comme on dit désormais
01:11:49c'est la case de l'école
01:11:51parce que vous avez
01:11:52des intelligences
01:11:53incapables d'esprit critique
01:11:54par rapport à ce qu'elles entendent
01:11:56je pense que vous décrivez
01:11:57je veux dire
01:11:58dessous d'esprit critique
01:12:00normalement font prendre
01:12:01de la distance
01:12:01par rapport à ce qu'on entend
01:12:02donc la case de l'école
01:12:04c'est le drame
01:12:05absolu
01:12:05évidemment
01:12:06et puis la dernière responsabilité
01:12:08là elle est plus politique
01:12:10c'est d'avoir
01:12:11tellement fantasmé
01:12:12un ennemi à droite
01:12:13que vous avez refusé
01:12:14de le voir à gauche
01:12:15ça on en discutera
01:12:17il y a des gens
01:12:18qui ont vu ça
01:12:18qui ont vu venir ça
01:12:20depuis très longtemps
01:12:20la case de l'école
01:12:20c'est évident
01:12:22la dernière phrase
01:12:23mérite la réflexion
01:12:25et je sais
01:12:25que je connais
01:12:26votre honnêteté intellectuelle
01:12:27et que selon l'expression
01:12:29la phrase de Charlotte est exacte
01:12:30à force d'avoir voulu chercher
01:12:32le fascisme
01:12:33vous n'avez pas vu
01:12:33le totalitarisme qui vient
01:12:35la phrase de Charlotte
01:12:36est juste
01:12:37je pense qu'il y a une sous-estimation
01:12:41il y a une non prise en considération
01:12:42de ce que j'appelle
01:12:43l'islamisme radical
01:12:44et que le grand
01:12:45la grande question
01:12:46qui est posée à la gauche
01:12:46c'est que tant qu'elle
01:12:47n'abordera pas franchement
01:12:49cette question de l'islamisme radical
01:12:50parce qu'elle considère
01:12:52que l'islamisme radical
01:12:53c'est critiquer les musulmans
01:12:54c'est le terme d'islamophobie
01:12:55la service
01:12:56que vous racontez
01:12:57que moi aussi je te conteste
01:12:59ce qui a servi de véhicule
01:13:00etc
01:13:00là il y a une vraie question
01:13:01qui est posée
01:13:02mais pas que l'islamisme radical
01:13:03la radicalité n'est pas qu'il y a
01:13:04il y a surtout une interconnexion
01:13:05parce que par exemple
01:13:06moi je consacre mon dernier chapitre
01:13:07à Rima Hassan
01:13:08sur laquelle j'ai enquêté
01:13:09je suis allée à New York
01:13:10j'ai retrouvé des proches à elle
01:13:11j'ai pu révéler notamment
01:13:12sa surappétence
01:13:14pour la question juive
01:13:15l'amour qu'elle entretenait
01:13:16avec un jeune homme juif
01:13:18qu'elle cachait
01:13:19à sa famille
01:13:20parce qu'il était juif
01:13:22et elle sa famille
01:13:22est de confession musulmane
01:13:24et surtout je raconte
01:13:25comment elle prenait
01:13:25des bruits en secret
01:13:27etc
01:13:27et à quel point
01:13:28elle rêvait
01:13:29et elle faisait tout
01:13:30pour pouvoir aller un jour
01:13:31en Israël
01:13:32mais Rima Hassan
01:13:332014
01:13:33ce qu'il a fait rompre
01:13:34avec ses liens
01:13:35c'est quand elle va retweeter
01:13:36Alain Soral
01:13:36notamment après
01:13:37elle va retweeter
01:13:38Dieudonné etc
01:13:39donc on voit quand même
01:13:40des convergences
01:13:41certaines
01:13:42dans des discours
01:13:43ultra radicaux
01:13:44Gérard Carreau
01:13:46qui écoute cela
01:13:46avec intérêt
01:13:48et inquiétude
01:13:49Malheureusement
01:13:50je ne l'ai pas encore lu
01:13:51mais je vais le lire
01:13:52non je vais le lire
01:13:53parce que ça m'intéresse
01:13:55énormément
01:13:56mais c'est surtout
01:13:57le côté
01:13:58moi ce qui m'a frappé
01:13:59bon on l'avait dit
01:14:00beaucoup au moment
01:14:01de la première élection
01:14:02de Trump
01:14:03c'est le déclassement
01:14:04d'une partie de la société
01:14:05et le déclassement
01:14:06vous venez de le dire
01:14:08et c'est vrai
01:14:08moi je vois aujourd'hui
01:14:11c'est pour ça
01:14:11que je dis souvent
01:14:12à des camarades
01:14:13qui sont comme moi
01:14:14anciens ou actuels
01:14:15journalistes politiques
01:14:16malheureusement
01:14:18je crains que Mélenchon
01:14:19et LFI
01:14:20fassent beaucoup plus
01:14:21aux élections
01:14:22que ce que leur donnent
01:14:23aujourd'hui les sondages
01:14:24parce que
01:14:25je crois fondamentalement
01:14:27que cette jeunesse
01:14:28dont vous décrivez
01:14:30que vous décrivez
01:14:30dans le livre
01:14:31que je vais lire
01:14:31se retrouve énormément
01:14:34et que tous ces gens là
01:14:35vont voter du même côté
01:14:36et ils voteront
01:14:37enfin ceux qui voteront
01:14:38vous me direz
01:14:39il y en a peut-être
01:14:39je ne sais pas
01:14:40si vous avez enquêté
01:14:41sur leur appétence
01:14:42pour le vote
01:14:42mais ceux qui voteront
01:14:44voteront tous
01:14:45comme un seul homme
01:14:46pour effectivement
01:14:47LFI
01:14:48Mélenchon
01:14:49et cette radicalisation
01:14:51de la gauche
01:14:52tout en étant extrêmement lucide
01:14:54parce que par exemple
01:14:54à la fin du livre
01:14:55beaucoup de militants disent
01:14:56on sait que
01:14:57Jean-Luc Mélenchon
01:14:58est islamophobe
01:14:59je cite pour le terme
01:15:00islamophobe
01:15:01et je cite islamophobe
01:15:02mais ce n'est pas grave
01:15:03c'est notre cheval de bataille
01:15:04c'est ce qu'explique
01:15:04Auréa Bouteljac
01:15:05je cite
01:15:05dans un entretien assez confidentiel
01:15:07elle n'est pas la seule
01:15:07Elias Imzalen en parle aussi
01:15:09et je le cite à la fin
01:15:10de ce chapitre
01:15:10on va avoir vraiment
01:15:11une polarisation de toute manière
01:15:13aujourd'hui sur les réseaux sociaux
01:15:14on le voit
01:15:14sur Instagram
01:15:15les deux figures politiques
01:15:16les plus suivies
01:15:17Rima Hassan
01:15:18Jordan Bardella
01:15:18pour les jeunes
01:15:19que ce soit sur TikTok
01:15:20ou que ce soit aussi
01:15:21sur Instagram
01:15:22Thomas Bonnet
01:15:22Rima Hassan
01:15:23c'est vraiment l'incarnation
01:15:24de quelque chose de nouveau
01:15:25qui est en train de se passer
01:15:25à la France Insoumise
01:15:26il y avait eu cette scène
01:15:27je ne sais pas si vous vous rappelez
01:15:28à Ville 9 Saint-Georges
01:15:29avec Mathilde Panot
01:15:30justement Rima Hassan
01:15:31avait tout un discours
01:15:32elle disait
01:15:32il va falloir à un moment
01:15:33que la représentation politique
01:15:34de notre mouvement
01:15:35soit adaptée à l'électorat
01:15:37en clair
01:15:38qui est le nôtre
01:15:38c'était le premier signal
01:15:40il y en aura de moteur
01:15:40mais Mathilde Panot
01:15:42elle est en danger
01:15:43laissez-nous la place
01:15:44mais tout comme
01:15:45Rima Hassan
01:15:47s'est acharnée
01:15:48sur Rima Hassan
01:15:49enlassablement
01:15:50dans son interview
01:15:50notamment sur Thinkerview
01:15:51elle l'avait déjà fait
01:15:53dans des tweets
01:15:53l'année dernière
01:15:54de toute manière
01:15:55elle-même
01:15:56elle l'a bien compris
01:15:56plus elle est radicale
01:15:57et je le raconte
01:15:57c'est pour ça que j'ai tenu
01:15:58à décrypter sa personnalité
01:15:59parce que c'est une militante
01:16:00elle est repérée
01:16:01par la France Insoumise
01:16:02dès le 10 octobre
01:16:03parce que justement
01:16:04elle a tenu des propos
01:16:04tellement radicaux
01:16:05le 7 octobre
01:16:06même contre Europe
01:16:07Écologie des Verts
01:16:08même contre François Ruffin
01:16:09qui condamnait
01:16:10très justement
01:16:10ce qui s'est passé
01:16:11j'entends tout ça
01:16:12mais ce que je trouve
01:16:14incroyable
01:16:14c'est l'indulgence
01:16:16de l'espace médiatique
01:16:17c'est-à-dire que
01:16:18quand elle est reçue
01:16:19elle est reçue parfois
01:16:20en majesté
01:16:21c'est ça que je souligne
01:16:23c'est-à-dire qu'il y a
01:16:23des émissions
01:16:24du service public
01:16:25et pas seulement
01:16:26du service public
01:16:27qui ne mettent pas
01:16:28en perspective
01:16:29tout ça Julien André
01:16:30c'est ça quand même
01:16:31qui est effrayant
01:16:32dans la période
01:16:34que nous vivons
01:16:35alors il y a
01:16:36l'indulgence médiatique
01:16:37dans sa société
01:16:38mais je voudrais revenir
01:16:38sur le plan électoral
01:16:40moi je pense qu'il y aura
01:16:41un pôle de radicalité
01:16:43dans les municipalités
01:16:44qui va exister
01:16:45que d'ailleurs
01:16:46beaucoup vont venir
01:16:46faire des listes
01:16:47parce que c'est ça
01:16:48qu'ils discutent aujourd'hui
01:16:49de s'inscrire
01:16:49ils mènent des campagnes
01:16:50maintenant pour s'inscrire
01:16:51ils mènent des campagnes
01:16:52pour faire des listes
01:16:53et il y a une partie
01:16:54de la gauche
01:16:54qui va avoir peur
01:16:55et qui va essayer
01:16:56de négocier avec eux
01:16:57au deuxième tour
01:16:58vous allez voir
01:16:59que la société profonde
01:17:01va se réveiller
01:17:01se réveiller
01:17:02et tous ces gens-là
01:17:03vont être battus
01:17:03je pense que
01:17:04toute une partie des maires
01:17:05qui ont mis
01:17:07des drapeaux palestiniens
01:17:08pensant qu'ils aient
01:17:08à la fois un acte militant
01:17:10et puis un acte électoral
01:17:11vont avoir un réveil difficile
01:17:12sur le plan électoral
01:17:13je pense que Nantes et Rennes
01:17:15les deux maires de Nantes et Rennes
01:17:17Johanna Roland
01:17:18et Madame Aperer
01:17:19elles seront réélues les deux
01:17:20parce que la sociologie
01:17:22des deux villes
01:17:22a changé aujourd'hui
01:17:23alors oui c'est vrai
01:17:24que sur la sociologie
01:17:25a changé
01:17:26mais sur Rennes
01:17:28vous avez peut-être raison
01:17:29sur Nantes
01:17:30ça va être beaucoup plus difficile
01:17:31le clientélisme électoral
01:17:32elle a tout dérouillé
01:17:35elle a tout dérouillé
01:17:36non qu'il n'y a qu'une possibilité
01:17:37c'est si LR
01:17:39s'allie avec Renaissance
01:17:41voilà
01:17:42c'est si Madame
01:17:43elle
01:17:43à l'Aéry
01:17:45salue avec
01:17:46M. Foulk
01:17:47Chambard
01:17:49de l'eau
01:17:49mais vous verrez
01:17:51que Renaissance
01:17:52le problème
01:17:53c'est qu'avec des positions
01:17:54comme
01:17:54Attal
01:17:55la dernière fois
01:17:56qui préfère
01:17:57à Lyon
01:17:58il s'allie avec LR
01:17:59oui
01:18:00là ça va être investi
01:18:01par René
01:18:02en train de bouger
01:18:05parce qu'en fait
01:18:06le danger
01:18:06c'est la phrase de Charlotte
01:18:07c'est Charlotte
01:18:08qui dit tout
01:18:09elle a raison
01:18:10c'est Charlotte
01:18:10la plus intelligente
01:18:12de nous tous
01:18:12Charlotte a dit
01:18:14voilà
01:18:14le vrai danger
01:18:16il n'est pas à droite
01:18:16il n'y en a pas beaucoup
01:18:17il est dans cette violence
01:18:18d'extrême gauche
01:18:20aujourd'hui
01:18:21c'est ce totalitarisme
01:18:23parce que là
01:18:23on est chez Paul Pot
01:18:24vous l'avez dit vous-même
01:18:25c'est pas moi
01:18:26c'est Paul Pot
01:18:27c'est la révolution
01:18:28mais il n'y a pas d'ultra-droite
01:18:32de la même manière
01:18:32aujourd'hui
01:18:33quand même
01:18:34là pour le coup
01:18:35il y en a
01:18:35mais oui
01:18:36la différence majeure
01:18:40c'est qu'ils sont condamnés
01:18:41par tout le spectre
01:18:41politique de droite
01:18:42oui mais ce qui n'est pas
01:18:44le cas à gauche
01:18:44oui mais il n'y a pas
01:18:45de porosité
01:18:46entre le rassemblement
01:18:48national
01:18:48et l'ultra-droite
01:18:49alors qu'il y a
01:18:50une porosité
01:18:51entre la France insoumise
01:18:53et l'ultra-gauche
01:18:53est-ce que ce que je dis
01:18:55est vrai ou faux ?
01:18:57je ne préfère pas
01:18:57le commenter
01:18:58en tout cas ce que je peux dire
01:18:59c'est qu'aux législatives
01:18:59c'est une question importante
01:19:00quand même
01:19:01aux législatives anticipées
01:19:02moi j'étais effarée
01:19:03de voir les profils
01:19:03qui avaient été choisis
01:19:04par le rassemblement national
01:19:06quand même
01:19:06l'antisémitisme de profil
01:19:08était celui que je retrouvais
01:19:10exactement là
01:19:11et quand je parle
01:19:11d'une Rima Hassan
01:19:12qui retweet à l'ence orale
01:19:13c'est pas pour rien
01:19:14en tout cas
01:19:14elle l'a retweetée en 2014
01:19:15écoutez c'est bien
01:19:16de toute façon
01:19:17qu'on ait cet échange
01:19:18contradictoire
01:19:18moi je n'ai pas le sentiment
01:19:20mais c'est bien
01:19:21que vous apportiez
01:19:21la contradiction
01:19:23et puisque vous avez enquêté
01:19:25je vous crois
01:19:26surtout moi j'enquête
01:19:27sur l'ultra-gauche
01:19:27c'est ma spécialisation
01:19:28et c'est ce que je crois
01:19:30il est 10h32
01:19:30ce Maya
01:19:31le rappel des titres
01:19:33la cour des comptes
01:19:37tire la sonnette d'alarme
01:19:38le groupe public
01:19:39France Télévisions
01:19:40est dans une situation
01:19:41financière critique
01:19:42qui impose
01:19:43sans délai
01:19:44des réformes structurelles
01:19:45jusqu'ici à journée
01:19:46c'est ce que révèle
01:19:47un rapport publié aujourd'hui
01:19:49presque deux ans
01:19:51après la mort
01:19:51de Thomas Obaldotton
01:19:52de la commune de Crépol
01:19:54la reconstitution
01:19:55de son meurtre
01:19:55a démarré hier matin
01:19:57reconstitution numérique
01:19:58à huis clos
01:19:59durant une dizaine de jours
01:20:00au tribunal de Valence
01:20:02en présence des 14 mises
01:20:03en examen
01:20:04pour tenter de trouver
01:20:05l'auteur du coup mortel
01:20:07et puis Hong Kong
01:20:08et la Chine
01:20:09se préparent
01:20:09à l'arrivée imminente
01:20:10du super tifon Ragaza
01:20:12une tempête
01:20:13d'une intensité comparable
01:20:14au tifon
01:20:15les plus dévastateurs
01:20:16de la région
01:20:16conséquence
01:20:17400 000 personnes
01:20:18évacuées à Shenzhen
01:20:20suspension du travail
01:20:21de l'école
01:20:22et des transports
01:20:23de même que dans
01:20:24une dizaine d'autres
01:20:25grandes villes
01:20:25du sud de la Chine
01:20:27merci beaucoup Somaïa
01:20:28vous voyez
01:20:29j'aime pas me justifier
01:20:30mais on vient de faire
01:20:31une émission encore différente
01:20:32de celle qu'on a fait
01:20:34hier
01:20:35et puis de celle
01:20:35qu'on fera demain
01:20:36et quand je vois
01:20:37parfois les critiques
01:20:38que nous recevons
01:20:39alors que
01:20:40notamment du service public
01:20:41est-ce qu'on a fait
01:20:42une émission d'extrême droite
01:20:43ce matin
01:20:43je vous assure
01:20:44j'aime pas me justifier
01:20:45mais quand
01:20:46parce que
01:20:47never explain
01:20:48never complain
01:20:49c'est la meilleure
01:20:49mais
01:20:51voilà
01:20:52c'était intéressant
01:20:53d'écouter
01:20:54évidemment
01:20:54Nora Bussini
01:20:56c'était intéressant
01:20:57d'écouter
01:20:57Julien Drey
01:20:58vous devriez vous lever
01:20:59beaucoup plus tôt
01:21:00et régulièrement
01:21:00franchement
01:21:02non mais vous êtes
01:21:03franchement
01:21:04vous êtes bon
01:21:04vous viendriez plus souvent
01:21:06bon
01:21:06Charlotte
01:21:07et Charlotte
01:21:08a toujours raison
01:21:09de dire Florian Bachelier
01:21:10ce qui est vrai
01:21:12bon
01:21:12donc c'est
01:21:13voilà
01:21:13c'est une émission
01:21:14je trouve intéressante
01:21:15où il se dit des choses
01:21:16contradictoires
01:21:18je l'espère
01:21:19en tout cas
01:21:21et voilà
01:21:23donc c'est ce que nous faisons
01:21:25chaque matin
01:21:25et que Jean-Marc Moronini
01:21:27va faire également
01:21:28Jean-Marc bonjour
01:21:29bonjour
01:21:29on va continuer
01:21:30avec tous les avis
01:21:31qui s'expriment
01:21:31puisqu'on va parler
01:21:32de la soirée spéciale
01:21:33OQTF ce soir
01:21:34sur CNews
01:21:34on va recevoir
01:21:35Ed Bell
01:21:36qui défend justement
01:21:37les migrants
01:21:38donc elle va venir
01:21:38nous expliquer
01:21:39pourquoi et comment
01:21:40et en particulier
01:21:40ceux qui sont sous OQTF
01:21:42et puis on va s'interroger
01:21:43sur le pardon
01:21:43c'est intéressant
01:21:44le pardon
01:21:44parce qu'hier
01:21:45il y avait la maman de Philippines
01:21:46sur CNews
01:21:47chez Christine Kelly
01:21:48qui disait
01:21:48je ne pardonne pas
01:21:49et 24 heures avant
01:21:52il y avait la femme
01:21:53de Charlie Kerr
01:21:53qui disait
01:21:54je pardonne
01:21:55donc on va s'intéresser
01:21:56sur cette notion
01:21:56de pardon
01:21:57qui est passionnante
01:21:58bon
01:21:58oui moi
01:21:59en même temps
01:22:00dans ma vie
01:22:01j'ai personne
01:22:01qui m'a fait suffisamment
01:22:03de mal
01:22:03pour que je
01:22:04lui pardonner
01:22:05parce que le pardon
01:22:06voilà
01:22:06demander pardon
01:22:07ou donner son pardon
01:22:08même dans les petites choses
01:22:09est parfois très difficile
01:22:10oui mais
01:22:11toutes les affaires de famille
01:22:12reposent là dessus
01:22:13par exemple
01:22:13oui mais
01:22:14comment dire
01:22:15restez pour l'émission
01:22:16si vous voulez
01:22:17si vous voulez
01:22:18mais est-ce que vous avez
01:22:20par exemple
01:22:20est-ce que des gens
01:22:21vous ont fait du mal
01:22:21Charlotte
01:22:22au point
01:22:22que vous ayez
01:22:25qu'il soit utile
01:22:26que vous leur pardonniez
01:22:27je n'ai pas les deux exemples
01:22:28je n'ai pas à souffrir
01:22:29ce genre de situation
01:22:30en revanche
01:22:32demander pardon
01:22:33est parfois très difficile
01:22:34même sans arriver
01:22:35à ses extrémités
01:22:36ça c'est si on a fait
01:22:37quelque chose
01:22:38je te demande pardon
01:22:38si je t'ai fait souffrir
01:22:40je te demande pardon
01:22:41c'est bien de dire ça
01:22:42à quelqu'un
01:22:42c'est magnifique
01:22:43et accorder son pardon
01:22:44est parfois difficile
01:22:45même sans ces situations dramatiques
01:22:49et bien écoutez
01:22:50si parfois
01:22:50si je demande pardon
01:22:52quand on dit pardonne moi
01:22:53tellement c'est difficile
01:22:54si parfois
01:22:54j'ai rendu en retard
01:22:56je vous demande pardon
01:22:57Jean-Marc Morandini
01:22:59et si parfois
01:23:00je vous ai interrompu
01:23:01les uns les autres
01:23:02trop souvent
01:23:03je vous demande pardon
01:23:04je vous accorde mon pardon
01:23:05à tout de suite
01:23:06avec Jean-Marc Morandini
01:23:08je vous remercie
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