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Pascal Praud et ses invités débattent des grands thèmes de l'actualité dans #HDPros

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00:00:00Bonjour à tous et bienvenue à l'heure des pros ce matin sur Europe 1 jusqu'à 10h comme vous le savez et sur CNews jusqu'à 10h30.
00:00:08La bataille culturelle annoncée s'est transformée ces derniers jours, ces dernières heures en une guerre.
00:00:15Une guerre contre CNews, Europe 1, le journal du dimanche ou le JD News.
00:00:19Entreprise de diversion depuis que deux journalistes du service public, Patrick Cohen, Thomas Legrand, ont été pris la main dans le sac, si vous me permettez l'expression.
00:00:28Ces deux attachés de presse de la gauche, ces deux supporters de Raphaël Glucksmann, ces deux détracteurs de Rachida Dati dont ils disent qu'ils vont s'occuper, courent les plateaux de télévision depuis pour se justifier.
00:00:41Et dans le même temps, Vincent Mellet de Radio France cible CNews, le pire de nos adversaires, affirme-t-il, et Delphine Ernotte, PDG de France Télévisions, sort de la neutralité qu'impose sa fonction pour expliquer que CNews est une chaîne d'extrême droite.
00:00:56Ces gens éructent l'anathème, relayés par les officines habituelles du camp du bien, Télérama, Libération, jusqu'à Quotidien et Yann Barthez qui a fait des attaques contre notre chaîne, un fonds de commerce.
00:01:10Au-delà de cette guerre entre médias, c'est autre chose qui se joue.
00:01:15Le monde intellectuel, le monde universitaire, le monde artistique, le monde médiatique penche à gauche voire à l'extrême gauche.
00:01:24« Aucune pensée contraire n'est tolérée ».
00:01:27Entre Delphine Ernotte et la présidente de l'université de Lyon qui accablait M. Balanche, il existe une différence de degré, mais pas de nature.
00:01:36Ce sont les mêmes, la même intolérance, la même morgue, la même inquisition.
00:01:42CNews a les moyens de répondre quand nombre de professeurs, d'écrivains, de comédiens, de journalistes sont contraints au silence sous peine d'excommunication.
00:01:51Voici l'enjeu de cette bataille qui sévit aujourd'hui et qui dépasse largement les attaques du service public contre CNews, Europe 1, Journal du dimanche et le JD News.
00:02:02Vive la liberté d'expression, cette idée que Delphine Ernotte et ses amis détestent, mais qu'il faut chérir selon la célèbre formule de Voltaire qui leur est dit ou pas dit, mais ce n'est pas le sujet.
00:02:13Je ne suis pas d'accord avec ce que vous dites, mais je me battrai jusqu'à la mort pour que vous ayez le droit de le dire.
00:02:22Il est 9h01, Alice Sommerer.
00:02:24Bonjour Pascal, bonjour à tous.
00:02:38500 000 manifestants dont 55 000 à Paris.
00:02:41C'est le bilan de la manifestation d'hier.
00:02:44Selon les autorités, 309 personnes ont été interpellées et 134 ont été placées en garde à vue dont 29 à Paris.
00:02:50Selon le ministre de l'Intérieur, démissionnaire Bruno Retailleau, 26 policiers et gendarmes ont été blessés.
00:02:56Et puis la colère des syndicats de police après la décision de relâcher deux des principaux agresseurs du policier à Tourcoing sur les cinq individus interpellés.
00:03:04Un seul a été placé en centre éducatif renforcé.
00:03:07Alors en soutien à leurs collègues et pour dénoncer cette décision, Alliance et d'autres syndicats policiers se rassembleront aujourd'hui devant le commissariat de Tourcoing.
00:03:14De son côté, le parquet a précisé qu'il comptait faire appel de la décision.
00:03:18Et puis un premier migrant a été renvoyé d'Angleterre vers la France.
00:03:23On en sait plus sur son profil.
00:03:24C'est un Indien arrivé au Royaume-Uni en août.
00:03:26D'autres vols transportant des migrants vers la France sont prévus dans les 15 prochains jours.
00:03:30Dans l'autre sens, de premiers migrants autorisés à venir au Royaume-Uni arriveront également dans les prochains jours depuis la France.
00:03:36Si Alice, nous sommes ce matin avec Rachel Kahn, Joseph Massescaron, Georges Fenech, André Valigny, Thomas Bonnet.
00:03:43Et pour vous donner le climat qui règne aujourd'hui à France Inter et parfois dans les rédactions entre confrères,
00:03:49un éditorialiste qui vient régulièrement ici que je ne citerai pas est allé sur France Inter.
00:03:53Il a été pris à partie par Patrick Cohen d'une manière assez virulente, avec des mots qui ont été échangés assez forts.
00:04:04Et ces mots étaient tellement virulents, tellement forts, que le directeur de la rédaction,
00:04:09M. Philippe Corbet, directeur de France Inter, s'est excusé.
00:04:13Et tous les gens de la radio se sont excusés du comportement de Patrick Cohen.
00:04:17Ça s'est passé cette semaine, dans les couloirs de France Inter, et les excuses de Philippe Corbet, je le répète, directeur de France Inter,
00:04:26ont dit voilà, c'est M. Cohen, c'est pas la radio, d'ailleurs il fait une piste je crois à France Inter.
00:04:32Donc voilà le climat qui règne aujourd'hui de ce monsieur mal élevé, mal embouché, qui parle mal aux uns et aux autres,
00:04:39et qui ne supporte pas qu'on l'atteigne.
00:04:41Ça s'est passé cette semaine.
00:04:42Plus grave, parce que tout ça paraît bien dérisoire, par rapport au sujet que nous allons aborder à l'instant.
00:04:50La maire de Philippine s'est exprimée au micro de Marc-Olivier Fogel, il y a quelques minutes, sur RTL.
00:04:57Samedi 20 septembre, cela fera un an que Philippine, étudiante de 19 ans, a été retrouvée morte dans le bois de Boulogne, à l'ouest de Paris.
00:05:04Il est temps qu'on repense à Philippine, dit-il, pour lui rendre hommage, que je puisse exprimer ma colère et mes remerciements.
00:05:09C'est intéressant d'ailleurs d'écouter cette mère, d'écouter ce qu'elle dit, et je vous propose de l'entendre quelques instants.
00:05:17La souffrance, ça se vit seule.
00:05:22Et ça, c'est encore plus frustrant, parce qu'on ne peut pas tellement aider les autres.
00:05:27Alors, je me souviens qu'au tout début, j'ai demandé à des gens de confiance d'aider mes enfants, d'aider mon mari.
00:05:35Et parce qu'on ne peut pas s'aider quand on est au fond du trou, et surtout quand le trou n'a même pas de fond.
00:05:41Voilà, donc c'est une année, surtout les premiers mois, je n'ai aucun souvenir.
00:05:48Je crois que mon cerveau s'est arrêté pour le sauvegarder.
00:05:54Et donc j'ai été entourée par vraiment des gens bienveillants.
00:05:57Et voilà, j'ai repris petit à petit ma vie de tous les jours, mais qui ne sera plus jamais ma vie de tous les jours.
00:06:04Il y a peu de choses à dire, sinon qu'il y a des responsables, quelque part, indirectement,
00:06:14qui ne rendront jamais de compte, ni à cette maire, ni à toutes les autres victimes.
00:06:19Je pense aux magistrats qui ont relâché, par exemple, l'auteur, en disant bien dans leur décision qu'il était dangereux.
00:06:26Je pense aux législateurs, je pense au Conseil constitutionnel, qui a censuré l'augmentation de la durée de la rétention administrative,
00:06:35alors que tous les pays européens ont des durées bien plus longues que la nôtre.
00:06:39Je pense à tous ces gens-là. Est-ce qu'ils dorment tranquilles quand ils entendent la mer de Philippines ?
00:06:44Justement, puisque vous parlez de l'OQTF et faites référence à ce sujet du Conseil constitutionnel, écoutez ce qu'elle a dit.
00:06:51J'ai essayé d'apprendre à mes enfants que quand on faisait quelque chose, on assumait.
00:06:59Et bien, lui, c'est le contraire.
00:07:01Et je...
00:07:03Voilà, je ne suis pas quelqu'un de brutal,
00:07:08mais ça rajoute à la souffrance.
00:07:12Et puis, même s'il parlait, en fait, est-ce que ça serait vrai ?
00:07:16Est-ce que je connaîtrais, avant ma mort, la vérité ?
00:07:19Moi, j'étais dans mon monde. Comme je lui dis, mon cerveau s'est arrêté.
00:07:23J'étais dans mon monde, mais on ne stigmatise pas les OQTF.
00:07:26Là, c'était lui.
00:07:27Moi, je...
00:07:28Les autres, bon, ils n'ont rien à faire en France par la loi.
00:07:33Mais moi, c'est lui qui n'avait rien à faire là.
00:07:37Ma fille se promenait, rentrait chez elle.
00:07:40Et c'est lui qui ne devait pas être là.
00:07:42Et pour plein de raisons.
00:07:43L'avocate de la famille était également présente sur RTL.
00:07:47Et vous la voyez sans doute à côté.
00:07:50Il reste une zone d'ombre qui est insupportable.
00:07:52Il nous faut des réponses.
00:07:53Le mise en cause ne reconnaît pas ses actes, selon l'avocate.
00:07:56Je vous propose d'écouter un autre passage
00:07:59qui éclaire la souffrance de Blandine, la mère de Philippines.
00:08:03Au départ, je ne voulais pas retourner dans le bois de Boulogne.
00:08:06C'était épouvantable.
00:08:07J'y suis allée deux, trois fois.
00:08:10Et ensuite, avec la famille, on veut...
00:08:15Voilà, c'est la mémoire de Philippines.
00:08:17Et puis, offrir aux gens de bonne volonté
00:08:21un endroit de recueillement où...
00:08:25Voilà.
00:08:26Qu'ils sachent qu'elle était là.
00:08:28Qu'elle a été, en fait, sa première tombe.
00:08:30Puisqu'elle était enterrée là pendant une nuit.
00:08:33Et voilà, qu'ils puissent se recueillir et penser à elle.
00:08:37Et c'était la phrase, voilà, pense à elle et qu'elle vous protège
00:08:40parce que je suis sûre qu'elle est encore active.
00:08:44Il y a le désir, quand même, aujourd'hui, de parler.
00:08:46C'est ça.
00:08:46C'est ça qui est le point commun de ces familles de victimes.
00:08:50On n'est plus, aujourd'hui, sur ce qui s'est passé il y a quelques années
00:08:54où certains ne souhaitaient pas prendre la parole.
00:08:56Il y a un désir de parler.
00:08:58C'est terminé, ça.
00:08:59Cette période-là est terminée.
00:09:01D'ailleurs, il y avait une doxa qui disait aux parents de victimes
00:09:05ce qu'ils devaient dire est absolument terminé.
00:09:09C'est-à-dire qu'ils reprennent la parole.
00:09:12Ce qui me frappe aussi, parce qu'on a parlé des magistrats et tout,
00:09:16c'est que, aussi quand même autrefois, je pense que des politiques manquent également.
00:09:21C'est-à-dire, pour aller les voir, pour les entourer.
00:09:23Pardon, mais ils manquent.
00:09:25Parce que lorsqu'elle dit « je suis seul »,
00:09:26je comprends cette infinie et absolue solitude.
00:09:29Je voudrais dire également que la maire de Blandine, la maire de Philippine,
00:09:35parle, en l'occurrence, vous l'avez entendu, sur RTL.
00:09:38Exactement.
00:09:39Bon.
00:09:40Si elle était venue sur CNews, nous serions accusés d'instrumentaliser cette mort.
00:09:44Oui, et de récupération, bien sûr.
00:09:45Et de récupération.
00:09:46Oui, bien sûr.
00:09:46Je tiens à le dire parce que les attaques sont très très fortes actuellement,
00:09:51mais beaucoup de journalistes aussi ont un traitement équivalent de chaîne à chaîne.
00:09:55Et on voit, hier, par exemple, M. Apathy était au grande gueule sur RMC, pour ne pas les citer.
00:10:02Ce sont des gens qui ont un traitement éditorial qu'on peut comparer à celui de CNews,
00:10:07qui rapporte tout simplement ou qui témoigne de la réalité.
00:10:10Donc, je renvoie à ceux qui font des procès d'instrumentalisation.
00:10:15Si Blandine, la maire de Philippine, parlait sur cette antenne,
00:10:19on m'accuserait, on nous accuserait de récupérer la mort d'un enfant.
00:10:23Mais je crois, Pascal, que c'est pour ça aussi que les victimes parlent directement,
00:10:27que les parents parlent directement.
00:10:28Aujourd'hui, on a eu beaucoup de mamans, malheureusement, de ces drames,
00:10:32qui ont parlé, je pense notamment à la mère d'Ilan.
00:10:34Rachel Kahn.
00:10:35À la mère d'Elias, pardon, qui parlait.
00:10:40Et effectivement, on a le sentiment qu'il y a certaines chaînes
00:10:43qui n'accompagnent pas ces témoignages.
00:10:45Ah ben, c'est-à-dire que vous ne verrez jamais la mère d'Elias,
00:10:48la mère de Philippine, chez Yann Barthez.
00:10:51Ça, vous ne le verrez jamais. Jamais.
00:10:53Parce que ce n'est pas des victimes pour Yann Barthez.
00:10:58Et c'est ça qui est terrible dans notre métier aujourd'hui.
00:11:00Qui peut contester ce que je dis ?
00:11:03Voilà, il suffit d'écouter les antennes des uns et des autres.
00:11:06Normalement, l'intérêt général doit faire qu'on doit accompagner ces victimes.
00:11:09Vous avez raison, il suffirait que ce témoignage soit sur Europe 1
00:11:13pour que tout de suite, ça déclenche les orgues de Staline.
00:11:16Mais bien sûr, c'est des orgues de Staline.
00:11:17Bien sûr, mais on est dans ce climat.
00:11:20On est dans ce climat où un journaliste va sur France Inter,
00:11:22il est agressé par un de ses confrères.
00:11:24Donc, au point où, je le répète, la rédaction s'excuse.
00:11:27Le directeur est obligé de s'excuser.
00:11:29On en est là.
00:11:31On en est là, aujourd'hui.
00:11:33Tout le monde peut venir chez nous.
00:11:35Personne n'agressera dans les couloirs.
00:11:37Je n'éleverai le ton avec personne.
00:11:40Monsieur Cohen, il peut venir, je peux lui parler argument contre argument.
00:11:44Je ne me déchaînerai pas comme ce monsieur s'est déchaîné dans les couloirs
00:11:47avec cet éditorialiste.
00:11:50Mais, je vous dis, tout ça paraît bien dérisoire
00:11:53par rapport à ce que nous entendons à l'instant.
00:11:55Et la mère de Philippine revient sur le moment de la découverte du corps de sa fille.
00:12:01Une première policière nous a dit
00:12:03« Oh, mais ne vous inquiétez pas, on a retrouvé d'abord le téléphone. »
00:12:08Donc, moi, je me suis dépêchée de revenir dans ce coin-là.
00:12:11Et la policière a dit
00:12:13« Non, non, mais arrêtez, on a bien retrouvé quelque chose. »
00:12:16Ah là, les policiers sont arrivés.
00:12:17Parce qu'avant, on n'avait pas vu un.
00:12:20Là, au moment où on a retrouvé, la police est arrivée.
00:12:23Elle a dit « Non, non, mais c'est que des vêtements. »
00:12:25Et là, j'ai compris.
00:12:26Enfin, j'avais déjà compris dans mon cœur.
00:12:28Et c'est la première fois et la dernière fois que j'ai hurlé.
00:12:31Mais hurlé.
00:12:32Et après, on nous a parqués.
00:12:36Et voilà.
00:12:38Et on nous a dit après « Bon, ben maintenant, on va faire deux groupes.
00:12:42Ceux qui ont vu le corps et ceux qui ne l'ont pas vu. »
00:12:45Alors là, on a entendu le mot « corps ».
00:12:47Voilà comment ça nous a été annoncé.
00:12:49Et vous parliez tout à l'heure du Conseil constitutionnel.
00:12:56Effectivement.
00:12:56Et c'est là que les familles prennent aujourd'hui la parole.
00:13:00Et ça a été le cas ce matin avec Blandine.
00:13:02Mon mari et moi, on avait suivi tous les débats.
00:13:09Et on a suivi les votes.
00:13:11Donc, deux tiers quand même pour chaque assemblée.
00:13:15Deux tiers de oui.
00:13:15Donc, je me dis que le dernier tiers, ça doit être question politique.
00:13:19Ils ont posé dire oui.
00:13:22Et quand on m'a appris assez délicatement que le Conseil constitutionnel avait censuré,
00:13:29alors là, moi, je suis retombée.
00:13:32J'étais anéantie.
00:13:33Juste après le vote, c'est une anecdote.
00:13:36On avait mis cinq lisses sur la tombe de Philippine.
00:13:41Parce que ça symbolisait les jeunes filles qui n'allaient pas être tuées.
00:13:47Donc, celles qu'on ne connaîtrait jamais, qui ne sauraient même pas qu'elles auraient pu courir un risque.
00:13:53Voilà.
00:13:54J'étais tellement heureuse.
00:13:55J'ai dit, voilà, Philippine, au moins, je te présente ces cinq lisses.
00:14:00Je ne sais pas combien de jeunes filles que tu as sauvées.
00:14:02Et puis, pouf, début août, c'est fini.
00:14:06Et je ne comprends pas.
00:14:07Je ne comprends pas.
00:14:09On ne comprend pas André Valigny parce qu'en fait, c'est incompréhensible.
00:14:13André Valigny.
00:14:16C'est incompréhensible ce qui se passe en France.
00:14:18C'est incompréhensible.
00:14:21Ce témoignage est bouleversant, c'est sûr.
00:14:27Moi, je suis, comme la plupart d'entre vous, parents.
00:14:29Et j'imagine ce que doit ressentir cette dame.
00:14:35Il n'y a pas de mots, d'ailleurs.
00:14:36D'ailleurs, pardonnez-moi, on ne peut pas imaginer.
00:14:38On ne peut pas imaginer.
00:14:38Non, c'est ce que je voulais dire.
00:14:39Il n'y a pas de mots parce qu'on ne peut pas imaginer la souffrance, la douleur extrême,
00:14:44indicible que doivent ressentir les parents quand un enfant disparaît.
00:14:48Y compris quand il meurt de maladie, mais a fortiori quand il est tué, massacré comme l'a été Philippine.
00:14:57De là à tirer des conclusions générales sur la législation, à vouloir changer la législation à partir d'un fait divers,
00:15:05il faut toujours se méfier de l'emballement auquel on assiste parfois après ce genre d'atroces fait divers.
00:15:11Mais s'il y a des trous dans la raquette, passez-moi l'expression un peu familière, il faut les resserrer, évidemment.
00:15:17Il faut les resserrer.
00:15:18C'est vrai que les étrangers en situation irrégulière, lorsqu'ils sont jugés dangereux, ne devaient pas être en liberté.
00:15:25Il y a eu une faille, une faille très grave, une faille dont il faut trouver les responsables dans cette affaire.
00:15:31C'est évident.
00:15:32Puisqu'il était considéré comme dangereux, il était en situation irrégulière et se promenait librement sur le sol de France.
00:15:38Ça ne va pas.
00:15:39Il y a quelque chose qui ne va pas.
00:15:41Nous avons vraiment l'exemple flagrant d'une dérive de politisation du Conseil constitutionnel.
00:15:50En quoi le fait d'allonger, souvenez-vous, M. Retailleau avait fait voter l'allongement de 90 jours de rétention administrative à 210 jours.
00:16:00En plus, on a des difficultés pour obtenir des laissés-passés consulaires.
00:16:05210 jours, alors que dans les autres pays, en Italie, en Espagne, c'est au moins 6 mois.
00:16:11Et l'Union européenne fixe un seuil à 18 mois.
00:16:15Donc on était dans la petite...
00:16:16En quoi c'est contraire à la Constitution de 1958 ?
00:16:20On voit bien qu'il y a là une politisation du Conseil constitutionnel.
00:16:24C'est pour ça que toutes les réformes qui seront entreprises en 2027, s'il y a un changement radical de politique, vont se heurter à ce qui est en place.
00:16:32C'est-à-dire une idéologie qui s'est mise en place dans toutes les institutions.
00:16:36Le Conseil constitutionnel, vous le citez souvent, le Conseil d'État, etc.
00:16:39Donc c'est flagrant et les conséquences, on parle de trous dans la raquette.
00:16:43Je n'aime pas ce terme, pardon André.
00:16:45J'ai dit que la mort de Philippine.
00:16:48La nation a été une familière.
00:16:49D'abord, c'est pas, surtout au-delà de la métaphore que vous faites, c'est pas juste comme analyse.
00:16:57C'est que c'est pas juste du tout, il n'y a pas de trous dans la raquette.
00:17:00Pardonnez-moi, c'est une idéologie qu'il faut changer.
00:17:02C'est une idéologie, donc c'est...
00:17:04Non, c'est pas une idéologie.
00:17:05Mais si, les mêmes causes produisent les mêmes effets.
00:17:06Les magistrats qui ont remis en liberté cet individu ont commis une faute, c'est évident.
00:17:13Moi, sur la durée de la rétention, je n'étais pas choqué par l'allongement de la durée de la rétention.
00:17:17Je n'étais pas choqué.
00:17:19Parce qu'on restait dans la moyenne européenne.
00:17:21Je crois que si le Conseil constitutionnel a censuré la loi, c'est parce qu'il trouvait que les critères n'étaient pas assez précis.
00:17:26Oui, off.
00:17:27Mais sur la durée, moi, je n'étais pas choqué.
00:17:31C'est vrai, il a raison en plus.
00:17:33Quelqu'un qui est jugé comme dangereux et qui est étranger, il ne sort jamais en fait.
00:17:40Jamais ?
00:17:40Jamais ?
00:17:41Il ne sort jamais.
00:17:43Non, on le renvoie chez lui.
00:17:44Oui, mais si le pays ne veut pas le reprendre, il ne sort jamais.
00:17:51Voilà, c'est ça le bon sens et la logique.
00:17:53Qui peut contester ce que je dis là ?
00:17:55Vous allez mettre quelqu'un en liberté.
00:17:59Et c'est pour ça qu'il faut changer complètement de logiciel.
00:18:02Puisque ça heurte beaucoup de gens.
00:18:04Et vous ?
00:18:04Par exemple, ça vous heurte ce que je dis.
00:18:06Mais moi, je n'ai pas envie...
00:18:08Il y a aussi un problème qui est fondamental.
00:18:11C'est l'extension de la juridiction du Conseil constitutionnel.
00:18:15Depuis sa création, le Conseil constitutionnel n'a jamais cessé d'étendre son pouvoir et ses compétences.
00:18:22Aucun politique, aucun politique, je dis bien, ne s'est opposé à cela.
00:18:26Ne serait-ce que parce qu'il y a d'anciens présidents qui arrivent au Conseil constitutionnel.
00:18:29Ne serait-ce que parce qu'il y a des politiques qui sont au Conseil constitutionnel.
00:18:32Donc ça, c'est la vérité.
00:18:35C'est-à-dire aller chercher justement le fait que les critères ne sont pas bons.
00:18:38C'est juste pour, encore une fois, augmenter leurs compétences.
00:18:42Voilà.
00:18:43Cette même idéologie, malheureusement, on l'a retrouvée au sein de la magistrature.
00:18:48Qui ne se souvient du mur des cons ?
00:18:51Où on a épinglé deux pères de deux filles assassinées et violées.
00:18:55Bon, c'est pour vous dire à quel point on est défaillant partout, quoi.
00:18:59Oui, mais surtout, moi, pour les victimes, on est dans une société où, en fait, on ne prend pas soin des victimes et des parents.
00:19:05On va avoir des délinquants qui sont soutenus psychologiquement, etc.
00:19:10Et l'accompagnement des victimes, on est dans un manquement total.
00:19:13Bon, voilà ce qu'on pouvait dire sur ce sujet.
00:19:16C'est un sujet gravissime, évidemment, et qui rend les autres sujets, et notamment la guerre qui existe entre le service public et notre chaîne,
00:19:27qui rend tout ça bien dérisoire.
00:19:29Il n'empêche que Delphine Ernotte a dénoncé une campagne de dénigrement.
00:19:33Je voulais quand même vous dire et vous montrer le service public.
00:19:38On parle du service public.
00:19:39Pourquoi ? Parce que le service public, il y a, a priori, une obligation de neutralité.
00:19:46Et pour ça, ce n'est pas du dénigrement.
00:19:48Là, je vais vous montrer simplement la taxe Zuckman.
00:19:52La taxe Zuckman.
00:19:53Bon, je vais vous montrer, je prends les uns et les autres à témoin, la tournée médiatique de M. Zuckman.
00:20:01Bon, jeudi, 8h20 sur France Inter.
00:20:05Dimanche, 18h30 sur ses politiques.
00:20:08Jeudi, 7h45, Télématin.
00:20:12Dimanche, 12h10, dimanche en politique.
00:20:14Et vous allez voir, parce qu'il y en a plus que cela encore.
00:20:19Est-ce qu'on a la suite ?
00:20:20Ah ben non, il n'y a pas que ça, chers amis.
00:20:23Non seulement, il n'y a pas que ça.
00:20:24Donc, je vais aller vous chercher, précisément, toute cette tournée médiatique qui a été faite.
00:20:33Si vous me donnez deux secondes.
00:20:36Vous cherchez, je vais dire que cette tournée, c'est à peu près la même qui a été dévolue à Mme Lucie Castet.
00:20:43C'est vraiment la même.
00:20:45Vous pouvez reprendre, ce sont les mêmes.
00:20:47Donc, M. Zuckman, c'est le Lucie Castet de l'économie.
00:20:49C'est ce que j'ai dit à la fois, mais c'est vrai.
00:20:51Alors, donc, France Inter.
00:20:53Alors, je reprends.
00:20:54France Inter, 8h20, jeudi.
00:20:56France 5, c'est politique, 18h30.
00:20:59France 2, je l'ai dit.
00:21:00France 2, l'invité du 20h.
00:21:02Ça, c'était mardi à 20h35.
00:21:04France Inter, question politique, faut-il exterminer les riches ?
00:21:07C'était dimanche, faut-il exterminer les riches ?
00:21:10Je ne sais pas si ce n'est pas l'intitulé.
00:21:12Je pense qu'il faudrait revérifier l'intitulé.
00:21:14Ah, bon, écoutez, c'est celui que j'ai.
00:21:16Alors, peut-être que, bon.
00:21:17Alors, France Culture, l'invité des matins, lundi à 7h40.
00:21:21Zuckman, 2027.
00:21:22Complément d'enquête, la taxe Zuckman, chance pour la France, jeudi à 23h.
00:21:27France 5, taxe Zuckman, la solution.
00:21:30C'était lundi à 19h.
00:21:31Alors, France Info TV, 8h30, mercredi, 8h30.
00:21:35Vous avez la parole, France 2, jeudi 21h10, c'était ponctuel.
00:21:38Il y a un 19-20, il y a les 4 vérités, le 7-9 de France Inter, c'est dans l'air.
00:21:42Taxe Zuckman a raison, ça c'est sur France 5, mardi à 17h45.
00:21:46L'événement, Sa Majesté Zuckman, etc.
00:21:53Le grand entretien, bon.
00:21:54Voilà, moi, je ne fais que rapporter.
00:21:59Bon, de la même manière.
00:22:00Quand une personne vient porter la contradiction, comme Arthur Mench, patron du Mistral, évidemment, France Télévisions présente cette contradiction comme le fait qu'il soit favorable à la taxe Zuckman.
00:22:14Et hier soir, il y avait un documentaire sur les taxes, sur les taxes, effectivement, ou sur la CITANA.
00:22:21Et la CITANA, c'est les grandes entreprises.
00:22:24Et ce qui n'est jamais arrivé, je vais vous montrer François Hollande.
00:22:27C'est la table pour le CICE.
00:22:29C'est lui-même, qui est quand même un homme de gauche.
00:22:32Vous n'en pouvez tellement plus de se faire attaquer sur cette aide qu'il avait mise en place, qu'il a arrêté l'interview.
00:22:39Et complément d'enquête, hier soir, vous avez peut-être vu cette séquence.
00:22:42C'est la première fois que je vois François Hollande comme ça.
00:22:44Il n'en pouvait plus.
00:22:45Parce qu'il dit, j'ai affaire à des gens qui sont, même lui, il est débordé sur sa gauche.
00:22:49Voyez cet extrait qui en dit beaucoup.
00:22:53C'est-à-dire que vous allez reprocher à François Hollande d'avoir aidé les entreprises.
00:22:55Il dit, mais j'ai aidé les entreprises.
00:22:57Non, vous leur avez fait des cadeaux, etc.
00:22:59Voyez cette séquence que je trouve ahurissante.
00:23:03Le CICE aurait permis de créer 100 000 emplois.
00:23:06Est-ce que c'est ce que vous escomptiez ?
00:23:08Déjà, 100 000 emplois, c'est assez significatif.
00:23:11Mais ça en a créé beaucoup plus.
00:23:13100 000 emplois par rapport à 100 milliards de CICE, vous trouvez que c'est significatif ?
00:23:18Oui, parce que s'il n'y avait pas eu le CICE, non seulement il n'y aurait pas eu les 100 000 emplois qui ont été créés,
00:23:23mais il y aurait eu des pertes d'emplois bien plus considérables.
00:23:26Donc ce qu'il faut essayer de calculer, c'est pas simplement les emplois créés,
00:23:30même si on a des évaluations qui peuvent être différentes, mais c'est ce que...
00:23:34Si c'est la dernière évaluation en date, François TG est un organisme...
00:23:38Oui, mais je ne conteste pas le...
00:23:39Franchement de Matignon, c'est une étude sérieuse.
00:23:41Non, on va arrêter parce que ça n'a pas d'intérêt pour moi.
00:23:45Très franchement...
00:23:46Monsieur Hollande...
00:23:46Non, mais ça n'a aucun intérêt, je ne suis pas là pour répondre à une interrogatoire.
00:23:51On est là pour parler de votre bilan sur le CICE.
00:23:53Non, mais je vous donne ce rapport, vous en ferez le meilleur usage.
00:23:57Mais on peut en parler sereinement sur une chaise.
00:23:59Non, non, on va en rester là parce que là je pense qu'on n'est pas dans le bon dialogue.
00:24:06Même lui, il est insupporté.
00:24:08C'est des interrogatoires.
00:24:09Et tu le vois aussi quand ils interrogent Rachida Dati, quand ils font leur...
00:24:14En fait, c'est insupportable.
00:24:16C'est de l'acquisition.
00:24:17C'est de l'acquisition, comme vous dites.
00:24:21Bon, tout à l'heure, à la tournée médiatique que j'ai donnée, il y avait une part de satire.
00:24:25Il y avait une part de satire, bien évidemment.
00:24:29C'est pour ça qu'il n'y a pas eu une grosse campagne de promotion pour M. Zuckman.
00:24:32Évidemment, il y avait une part de satire qui n'est pas de...
00:24:36Comment dire ?
00:24:36Qu'on ne se méprenne pas.
00:24:38C'était d'abord sur France Inter l'invité de 8h20.
00:24:40C'était ses politiques.
00:24:41C'était les matins.
00:24:42C'était dimanche politique.
00:24:43Après, c'était dans des débats, etc.
00:24:45Mais il y avait une part de satire.
00:24:46Donc ce que je disais, bien évidemment.
00:24:48Vous avez parlé, ils ont fait attention.
00:24:49Et ce matin, c'était Mme Julia Cagé qui était invitée sur France Inter.
00:24:51Histoire de varier un peu les...
00:24:53Mais Julia Cagé qui est professeur à Sciences Po.
00:24:56Mais moi, je ne lui reproche pas d'ailleurs.
00:24:57Qui a établi le programme du Nouveau Fonds Populaire.
00:24:58Je ne sais pas si ça a été précisé à l'antenne.
00:25:00Je n'ai pas écouté.
00:25:00Mais moi, ça ne me dérange pas que Mme Cagé parle.
00:25:04Vraiment, ça ne me dérange pas.
00:25:05Mais ce qui me dérange, c'est qu'il n'y a que Mme Cagé qui parle.
00:25:08Et qu'on ne dise pas qui est Mme Cagé.
00:25:11C'est une économiste de gauche.
00:25:14Très à gauche.
00:25:14Très à gauche avec M. Piketty.
00:25:16Ils ont le droit.
00:25:17On voit les succès que ça a eu lieu dans le monde moderne.
00:25:22À Cuba.
00:25:22À Moscou.
00:25:24Non mais on voit comment ça a marché.
00:25:27Je veux dire, qu'est-ce que vous voulez que je dise ?
00:25:28On voit comment ça a marché.
00:25:29Est-ce que vous pensez que cette attaque de François Hollande soit neutre ?
00:25:33Moi, je ne pense pas.
00:25:35Je ne pense pas.
00:25:35Parce que François Hollande, c'est un obstacle à la présidentielle.
00:25:38Elle a une autre candidature à gauche.
00:25:40Celle de M. Guzman.
00:25:42Voilà.
00:25:42Donc, je ne pense pas que ce soit neutre.
00:25:43Ah oui, vous pensez que France Télévisions fait la campagne de Guzman.
00:25:48Si on en croit la vidéo.
00:25:50En tout cas, que François Hollande lui-même soit énervé, c'est quand même la première fois que je vois ça.
00:25:54À tout de suite.
00:25:56Dingue.
00:25:57Il est 9h31 et Somaïa Labidi est avec nous.
00:26:01Somaïa, bonjour.
00:26:06Bonjour Pascal et bonjour à tous.
00:26:08361 interpellations dans toute la France et 29 mesures de garde à vue à Paris, dont 7 concernant des mineurs dans le cadre de la manifestation qui s'est tenue hier.
00:26:17Des mesures prises en grande partie pour des infractions de participation à un groupement en vue de commettre des infractions ou des violences.
00:26:25Comme un air d'été à l'avant-veille de l'automne, la France touchée par un pic de chaleur avec des températures allant jusqu'à 35 degrés.
00:26:32Un phénomène de plus en plus fréquent au mois de septembre et que les experts imputent au réchauffement climatique.
00:26:37Et puis un deuxième vol vers la France de migrants expulsés du Royaume-Uni après un recours infructueux.
00:26:44Expulsion dans le cadre de l'accord migratoire passé entre Paris et Londres.
00:26:48Accord qui, je vous le rappelle, prévoit le retour en France de migrants arrivés à bord de petites embarcations au Royaume-Uni en échange de l'envoi outre-manche de migrants se trouvant en France.
00:26:58Merci beaucoup Somaïa.
00:26:59Il y a un très bon papier ce matin dans le Figaro de Caroline Salé qui a pu avoir beaucoup de témoignages après les déclarations de Delphine Ernotte.
00:27:08Et on lit notamment, elle met en danger tout le service public.
00:27:11Le paysage audiovisuel français est consterné par la stratégie de Delphine Ernotte.
00:27:14En désignant ces news comme l'ennemi à abattre, elle a définitivement positionné France Télévisions à gauche.
00:27:19Ça bouge beaucoup.
00:27:21Elle a fait une erreur en fait, Madame Ernotte.
00:27:23Elle a fait une erreur parce qu'effectivement, elle a...
00:27:25C'est plus une erreur.
00:27:26Elle est sortie.
00:27:27C'est une violation de ce qu'on appelle dans le service public et la fonction publique de l'obligation de réserve.
00:27:34Le devoir de réserve.
00:27:34Et quelle est l'autorité qui peut sanctionner cette...
00:27:38Vous savez que ça existe quand même.
00:27:40C'est l'ARCOM ?
00:27:41C'est l'ARCOM.
00:27:42Eh bien l'ARCOM que l'ARCOM sanctionne.
00:27:43Qu'est-ce que vous voulez...
00:27:44C'est clair, on sait ce qu'elle pense.
00:27:45Non mais effectivement, elle a positionné le service public sur le camp politique.
00:27:50C'est une erreur de sa part.
00:27:52Voilà.
00:27:52De toute façon, je vais vous dire, on va montrer la séquence à l'Elysée.
00:27:55Parce que la séquence à l'Elysée dit tout de ce qui est cette femme.
00:27:58Elle n'est pas au niveau.
00:28:00C'est ça la réalité.
00:28:01C'est un vrai problème d'ailleurs.
00:28:03Parce qu'elle n'a pas tous les attributs qui permettent de diriger un média comme cela.
00:28:09Donc voyez comment elle se comportait à l'Elysée.
00:28:12C'est une des séquences les plus gênantes que j'ai diffusées depuis des années.
00:28:16Delphine Ernotte.
00:28:16Moi, je ne suis pas timide.
00:28:19Mais il n'y a qu'une personne qui vraiment me met parfois en difficulté.
00:28:26Pour de bonnes raisons.
00:28:27C'est le président de la République.
00:28:29Donc j'ai essayé de conserver...
00:28:33De chasser ma timidité.
00:28:36En dépit de votre présence gracieuse.
00:28:38Comment faire aussi bien qu'être reçu par le président de la République ?
00:28:44Vous vous rendez compte que cette dame dirige l'un des premiers médias de France.
00:28:47Troisième dame.
00:28:48Elle a...
00:28:49Comment dire ?
00:28:50Le concurrent de ces news, directement du service public, c'est France Info.
00:28:54Quatrième chaîne.
00:28:55Oui.
00:28:55Quatrième chaîne.
00:28:56Avec un budget de 40 millions d'euros.
00:28:58J'y peux rien en fait si France Info n'a pas trouvé son public.
00:29:01Parce qu'une fois qu'on a tout dit, c'est le public qui décide.
00:29:03C'est le public notre seul juge de paix.
00:29:06Donc quand vous voyez cette dame qui fait trembler parfois les producteurs,
00:29:11qui a une place effectivement, qui est sans doute un peu trop haute pour elle,
00:29:14et qui est dans cet état-là, et qui nous attaque nous,
00:29:17je l'assure, c'est quand même très compliqué d'entendre ça.
00:29:21On aurait dit une scène du film ridicule.
00:29:22Oui, bien sûr, mais...
00:29:24C'est frappant, hein ?
00:29:25Patrice Lecomte.
00:29:26Alors, c'est des apparatchis qu'ils ne peuvent réussir que dans le service public,
00:29:31que dans le service public.
00:29:32Autrement, vous ne les verrez nulle part ailleurs.
00:29:34Monsieur Apathy était hier chez nos amis de RMC.
00:29:38Écoutez ce qu'il a dit sur CNews.
00:29:40Delphine Ernotte, dans les colonnes du Monde,
00:29:44vient de dire, la patronne de France Télévisions,
00:29:46que CNews était une chaîne d'extrême droite.
00:29:49Est-ce que CNews est une chaîne d'extrême droite ?
00:29:50Oui, ça oui, ça ne me dérange pas de le dire.
00:29:53Bah oui, il faut écouter tous les jours,
00:29:57un fait divers monté en épingle,
00:30:01trop d'immigrés, Pascal Praud qui dit que les punaises de lit,
00:30:03elles arrivent avec les immigrés.
00:30:04Ça fait un moment que l'extrême droite, oui, je ne sais pas.
00:30:07Moi, ça ne me dérange pas de le dire.
00:30:08Ce qui est spectaculaire, c'est l'intervention
00:30:11de la présidente de France Télévisions.
00:30:15D'habitude, les dirigeants de France Télévisions,
00:30:17ils restent plutôt cachés et ils ne mènent pas ce type de conflit.
00:30:21Qu'est-ce que ça veut dire ?
00:30:22Ça veut dire que CNews impose des débats,
00:30:28donne une tonalité au débat public
00:30:30qui fait que déstabiliser le service public.
00:30:33Pardon, pardon, pardon, mais le service public.
00:30:36Est-ce qu'il est de gauche, le service public audiovisuel ?
00:30:38Est-ce que France Inter est une radio de gauche ?
00:30:40Pas que France Inter.
00:30:41De gauche, oui, il doit y avoir une sensibilité
00:30:44plutôt de gauche que de droite,
00:30:45mais c'est assez mou, je trouve, c'est assez mollassant.
00:30:49Pas gauche, mollassant ?
00:30:51Si c'était mollement de gauche,
00:30:53ce ne serait déjà pas aligné sur ce que pensent les Français.
00:30:56Je voudrais savoir, parce que là encore,
00:30:58ce serait intéressant si ces gens venaient sur notre plateau.
00:31:00Mais quels thèmes nous imposons ?
00:31:03Quels thèmes nous imposons ?
00:31:05Moi, je témoigne de la réalité.
00:31:07Quels thèmes on impose ?
00:31:08C'est ça qui est sidérant, je veux dire.
00:31:10Il dit que CNews donne une tonalité.
00:31:13Ce que je sais d'un point de vue personnel,
00:31:15c'est que le service public ne me donne pas la parole, par exemple.
00:31:17Je suis quand même une fille de l'immigration
00:31:20entre l'Afrique, l'Ashkénazie, enfin bon.
00:31:24Bref, et qu'on ne me laisse pas libre.
00:31:27Et c'est ça le service public aujourd'hui.
00:31:29C'est-à-dire qu'en fait, on est censé être dans l'intérêt général,
00:31:32dans la pluralité de tous les citoyens.
00:31:37Et je suis ostracisé du service public.
00:31:39C'est ce que je veux dire.
00:31:40Bon, la bataille culturelle, j'ai dit,
00:31:42elle s'est transformée en guerre culturelle.
00:31:43Alors écoutez, en fait, ils disent n'importe quoi sur les punaises de l'île.
00:31:46Ils disent n'importe quoi.
00:31:47Moi, je peux vous ressortir.
00:31:48Ils disent tout, n'importe quoi.
00:31:50Alors, on t'accuse de choses,
00:31:51ou que tu n'as pas dit, ou que tu n'as pas fait, etc.
00:31:53Et on te dit, t'imposes...
00:31:54Oui, mais c'est pour aller plus vite.
00:31:55Oui, on t'impose des sujets qu'elle...
00:31:57C'est très intéressant, la maire de Blandine,
00:32:01qui tout à l'heure a témoigné.
00:32:02Si elle était ici, M. Apathy dirait,
00:32:06CNews impose le témoignage de la maire de Philippines.
00:32:10Il se trouve qu'elle est sur une autre radio.
00:32:13En fait, l'actualité, on ne l'invente pas.
00:32:15On ne l'invente pas.
00:32:16Écoutez un deuxième passage de M. Apathy.
00:32:18Ils captent quelque chose, un air du temps.
00:32:23Et ils arrivent à le faire,
00:32:24parce que les sujets qu'ils privilégient,
00:32:28systématiquement,
00:32:31aggravent, aiguissent, révèlent,
00:32:33une inquiétude, des peurs.
00:32:35C'est un peu la chaîne de la trouille.
00:32:38Qui était là, qui existait.
00:32:40Mais si les responsables publics ne tempèrent pas,
00:32:44on va très vite à la catastrophe.
00:32:46Attendez, pourquoi vous dites
00:32:47qu'il faut que les responsables publics tempèrent ?
00:32:49Moi, j'ai discuté avec beaucoup de ministres de l'Intérieur.
00:32:51Oui, oui, je vais vous dire.
00:32:52Qui vous racontent très bien
00:32:53comment se passe la journée d'un ministre de l'Intérieur.
00:32:56Elle commence par une liasse
00:32:57de faits divers, de drames, de problèmes
00:33:01qui se sont passés dans la société.
00:33:03Et si vous n'avez pas un peu de recul,
00:33:05si vous n'avez pas un brin de fatalisme,
00:33:10vous pensez que rien ne marche en France.
00:33:12Et ça n'est pas vrai.
00:33:13Ce sont des réalités complexes.
00:33:16CNews ne rend pas compte
00:33:17de la complexité de la société.
00:33:19CNews ne rend pas compte
00:33:21de la complexité de l'immigration.
00:33:23CNews ne rend pas compte
00:33:24de la complexité des relations
00:33:26entre les hommes et les femmes
00:33:27quand on aborde ça
00:33:28que par le filtre des faits divers.
00:33:30Tout va mal.
00:33:31Tout va mal.
00:33:32C'est la catastrophe en France.
00:33:34Et donc, quand vous dites ça
00:33:35à longueur de journée,
00:33:37quelle solution politique vous apportez ?
00:33:39Eh bien, c'est pour ça que je dis
00:33:40que CNews est une chaîne d'extrême droite.
00:33:44Eh bien, d'abord, tout ne va pas mal en France.
00:33:45Et il y a une chose qui va très bien.
00:33:46Ce sont les chefs d'entreprise
00:33:47et c'est le marché qui peut aller très, très bien.
00:33:50Ce qui ne marche pas, en revanche,
00:33:52c'est le service public,
00:33:54que ce soit l'école,
00:33:55que ce soit l'hôpital,
00:33:56que ce soit la justice, etc.
00:33:57Et c'est ça qu'on souligne très souvent.
00:34:00Mais puisque M. Apathy
00:34:01nous donne des leçons de complexité,
00:34:03on va l'écouter sur, par exemple,
00:34:06pourquoi pas ce qu'il disait
00:34:06et le sens de la nuance
00:34:08qu'il disait sur les châteaux de Versailles.
00:34:11Moi, si un jour,
00:34:12je suis élu président de la République,
00:34:14savez-vous quelle est la première mesure
00:34:15que je prendrais ?
00:34:16Je raserais le château de Versailles.
00:34:18Eh bien, dis donc,
00:34:19vous n'êtes pas prêt d'être élu,
00:34:20je peux vous le garantir.
00:34:21Je suis d'accord.
00:34:21Ce serait ma mesure numéro...
00:34:22Vous pouvez être tranquille,
00:34:23vous resterez journaliste.
00:34:24Ce serait ma mesure numéro un
00:34:26pour que nous n'allions pas là-bas,
00:34:27en pèlerinage,
00:34:28cultiver la grandeur de la France,
00:34:31devenant réalistes.
00:34:33Je crois qu'il ne rend pas compte
00:34:34de la complexité de l'histoire de France.
00:34:35Mais en fait,
00:34:37Jean-Michel Apathy,
00:34:38moi je le connais un peu,
00:34:40il est grotesque.
00:34:41Une fois qu'on a tout dit,
00:34:42il est grotesque.
00:34:44Voilà, il amuse.
00:34:46Mais ce qu'il dit est grotesque.
00:34:48Grotesque.
00:34:49Qu'est-ce que vous voulez que je vous dise ?
00:34:50Et enfin, le mot de trouille,
00:34:51moi ce que je remarque,
00:34:51c'est que ces gens-là,
00:34:53on la trouille en fait.
00:34:54Oui, mais...
00:34:54On la trouille de perdre le contrôle
00:34:55du récit médiatique, c'est ça ?
00:34:56Il est...
00:34:57D'abord, il n'est pas trop...
00:34:58Ils l'ont perdu.
00:34:58Ils l'ont perdu.
00:34:59Quand il dit...
00:35:00Ils n'ont pas d'humour en plus.
00:35:01C'est ça qui est...
00:35:03Ce qui me frappe toujours...
00:35:04C'est moi-même en plus.
00:35:05Ce qui me frappe toujours
00:35:06chez ces gens-là,
00:35:07c'est leur absence de dérision,
00:35:09d'humour.
00:35:10Et vraiment,
00:35:10ils sont...
00:35:11Et c'est chacun comme il l'a dit.
00:35:13Oui, monsieur Apathy.
00:35:14Monsieur Apathy.
00:35:15Monsieur Malini !
00:35:16Oh là là !
00:35:17Ça serait bien
00:35:17si vous étiez ministre de la justice.
00:35:19Je ne vais pas défendre
00:35:20Michel Apathy.
00:35:21Mais si, défendez-le,
00:35:22au contraire, c'est bien.
00:35:23Non, j'essaie de comprendre
00:35:24ce qu'il a voulu dire.
00:35:26C'est quoi ?
00:35:27C'est le château de Versailles ?
00:35:30C'est le château de Versailles.
00:35:30C'est pas une chaîne d'extrême droite,
00:35:31sinon je ne serais pas là.
00:35:33Premièrement.
00:35:34D'abord, je n'y viendrai pas
00:35:35et deuxièmement,
00:35:36vous ne m'inviteriez pas.
00:35:39Deuxièmement,
00:35:39vous recevez des gens de gauche.
00:35:41Sonia Mabrouk le matin,
00:35:43Laurence Ferrari sur ses plateaux,
00:35:44vous-même, Pascal.
00:35:46Même si je me sens parfois
00:35:48un peu isolé,
00:35:48il y a des gens de gauche
00:35:49qui viennent sur CNews.
00:35:51Il y a quand même une chose
00:35:52qu'il faut dire,
00:35:52pour être honnête,
00:35:53et il n'y a pas de honte à ça,
00:35:55c'est qu'il y a un axe éditorial,
00:35:57un axe, pas une ligne,
00:35:58un axe éditorial,
00:36:00qui tourne quand même
00:36:01autour de l'insécurité,
00:36:04l'immigration, l'islam,
00:36:05et c'est votre droit.
00:36:06C'est tout à fait votre droit.
00:36:08Vous avez décidé
00:36:08que ce sont des sujets importants
00:36:10qui sont sous-traités,
00:36:11c'est vrai,
00:36:11sur certaines chaînes,
00:36:12notamment sur le service public,
00:36:14c'est vrai,
00:36:14sous-traités, je le dis.
00:36:16BFM, c'est plutôt
00:36:17l'effet divers.
00:36:17LCI, c'est l'international.
00:36:21CNews, c'est la vie politique intérieure
00:36:23avec ces sujets
00:36:23qui sont de vrais sujets,
00:36:25qui sont de vrais sujets,
00:36:27desquels vous parlez beaucoup,
00:36:28vous en parlez beaucoup,
00:36:29c'est vrai.
00:36:30De là à dire
00:36:30que vous êtes ex-en-droite,
00:36:31non.
00:36:32Moi, c'est-à-dire
00:36:34que je réponds toujours
00:36:35la même chose à ça,
00:36:36je ne fais pas l'actualité.
00:36:38Mais il y a une autre actualité,
00:36:40quand ?
00:36:40Il y a une autre actualité,
00:36:41dont vous parlez moins.
00:36:43Mais il y a 50 000 actualités.
00:36:45Bien sûr.
00:36:46Vous avez raison,
00:36:46il y a 50 000 actualités.
00:36:48Mais quand,
00:36:49effectivement,
00:36:50une jeune fille
00:36:52qui s'appelle Philippine
00:36:53meurt dans le bois de Boulogne
00:36:56par un jeune homme
00:36:58au QTF
00:36:59qui ne devrait rien
00:37:00d'avoir sur le sol de France,
00:37:02je considère
00:37:02qu'effectivement,
00:37:03c'est non pas un fait divers,
00:37:05mais un fait de société
00:37:05et que c'est lié à l'immigration.
00:37:08Donc, j'en parle.
00:37:09Nous en parlons.
00:37:10C'est un fait de société
00:37:10s'il y en a plusieurs
00:37:11et c'est le cas
00:37:12qui se produisent.
00:37:13Donc, je considère,
00:37:15nous considérons
00:37:16qu'il faut en parler
00:37:17et qu'il faut en parler
00:37:18fortement.
00:37:19Pourquoi ?
00:37:20Et qu'il ne faut pas relativiser.
00:37:22Pourquoi il faut en parler fortement ?
00:37:23Pour que ça s'arrête.
00:37:25Pour que ça s'arrête.
00:37:28C'est uniquement pour ça
00:37:30qu'il faut en parler.
00:37:31Ce n'est pas le fait d'en parler
00:37:31qui fait que ça s'arrêtera,
00:37:33c'est le fait d'en parler
00:37:34qui peut faire prendre conscience
00:37:35du responsable politique.
00:37:36Il faut changer la législation.
00:37:38Parce que dans la hiérarchie éditoriale,
00:37:42je considère,
00:37:42nous considérons
00:37:43que la mort de cet enfant
00:37:45est un véritable scandale.
00:37:47Mais vous avez le droit, bien sûr.
00:37:48Mais non seulement j'ai le droit,
00:37:49mais j'ai raison, surtout.
00:37:50Oui, enfin,
00:37:51il y a d'autres sujets
00:37:52qui sont très importants.
00:37:53Mais lesquels ?
00:37:53Lesquels sont plus importants
00:37:54que la mort d'un enfant ?
00:37:55Non, mais la mort d'un enfant,
00:37:57pour la famille qui est touchée,
00:37:58il n'y a pas plus d'un enfant.
00:37:58Mais c'est nous,
00:38:00c'est nos enfants.
00:38:01Bien sûr, oui, oui.
00:38:02Je suis d'accord.
00:38:03C'est nos enfants.
00:38:04Ça peut vous arriver à vous.
00:38:05À moi, j'ai des enfants dans Paris.
00:38:09Donc, je considère,
00:38:10nous considérons
00:38:10que c'est un sujet primordial.
00:38:13Oui.
00:38:14Bien sûr.
00:38:16Et ce n'est pas comme ça,
00:38:17à traiter en disant
00:38:18qu'il y a d'autres sujets.
00:38:20Je vous réponds au plus près,
00:38:21comme toujours,
00:38:22de ce que je pense.
00:38:23Vous savez,
00:38:23la vie, elle est très facile pour moi.
00:38:24Je suis toujours au plus près
00:38:25de ce que je pense.
00:38:26Oui, c'est vrai.
00:38:27Donc, il n'y a pas de filtre.
00:38:30Mais c'est ça le problème.
00:38:31C'est-à-dire qu'il n'y a pas de filtre
00:38:32entre ce que je dis à l'extérieur,
00:38:34ce que je dis sur ce plateau.
00:38:35Je pense,
00:38:36je suis au plus près.
00:38:37Il y a plein de choses.
00:38:38Quand on dit extrême droite,
00:38:39moi, sur tous les sujets,
00:38:41comment dire,
00:38:42de droits classiques,
00:38:44parfois conservateurs,
00:38:45je ne les partage pas.
00:38:45Je ne suis pas un conservateur.
00:38:46On en a souvent parlé ensemble,
00:38:47la PMA, la GPA, etc.
00:38:49Donc, ça m'amuse.
00:38:51Mais en revanche,
00:38:52ces sujets-là,
00:38:53effectivement,
00:38:54nous devons les traiter
00:38:54parce qu'ils mettent en danger
00:38:55les Français et les Français.
00:38:57C'est tout.
00:38:57Et la sécurité est au cœur.
00:38:59C'est un sujet très, très important.
00:39:01C'est du brainwashing.
00:39:02Je ne pense pas
00:39:04que ce soit une question
00:39:05de droite et de gauche.
00:39:06Ce qui dérange aujourd'hui
00:39:07de Pierre-Noël,
00:39:07c'est une question de liberté.
00:39:09C'est la liberté des intervenants.
00:39:12Et par ailleurs,
00:39:13il y a quand même un sujet,
00:39:14là, depuis deux ans,
00:39:15par rapport à la lutte
00:39:17contre l'antisémitisme,
00:39:18la haine du juif,
00:39:19quand ce sujet est traité
00:39:21à France Inter,
00:39:24ou à l'AFP,
00:39:24ou à France Info.
00:39:26il y a quand même
00:39:27un vrai problème
00:39:28qui met en danger
00:39:29les Français,
00:39:30encore une fois.
00:39:30Là encore,
00:39:31moi, j'attends que monsieur,
00:39:33je veux dire,
00:39:33que France Inter
00:39:34accueille effectivement
00:39:35d'autres voix,
00:39:38pourquoi pas des parents,
00:39:39Harmonie Commine,
00:39:41qui était donc
00:39:42la femme du gendarme.
00:39:43La sœur de l'analymie
00:39:45avec le...
00:39:46Et ces témoignages
00:39:47n'arrivent pas.
00:39:48C'est tout.
00:39:48C'est comme ça.
00:39:49Il y a eu deux secousses
00:39:50telluriques en France.
00:39:51La première,
00:39:52c'est les attentats
00:39:53de Charlie en 2015.
00:39:54Dix ans après,
00:39:56voilà,
00:39:56il y a la réaction
00:39:58avec le pogrom
00:39:59du 7 octobre.
00:40:00Ce sont deux séquences
00:40:01telluriques.
00:40:02Tous les Français
00:40:03et les Français
00:40:04l'ont compris,
00:40:05sauf,
00:40:05sauf,
00:40:06une grande partie
00:40:07des médias du 7 octobre.
00:40:08Bon, le 18 septembre,
00:40:09et on va écouter
00:40:10ce qui s'est passé
00:40:11dans les manifestations
00:40:14hier,
00:40:14parce que beaucoup
00:40:15de gens ont été
00:40:17agressés
00:40:18de chez nous.
00:40:18Vous allez voir
00:40:19d'ailleurs
00:40:20une image
00:40:21très très forte.
00:40:22Ça, c'est la conséquence.
00:40:23Oui.
00:40:24Ça, c'est la conséquence.
00:40:25Oui, alors,
00:40:25je ne dirais pas
00:40:27que ce qui s'est passé
00:40:28hier sur le terrain
00:40:28est lié au propos
00:40:30de Mme Ernot.
00:40:31Je n'irais pas lui dire.
00:40:32C'est ma liberté
00:40:33parce que je suis
00:40:34intolérance zéro.
00:40:35Pas tolérance zéro,
00:40:35mais intolérance zéro.
00:40:36Donc, c'est ma liberté
00:40:37de dire
00:40:37quand vous accrochez
00:40:38évidemment la cible
00:40:39sur le dos de personnes,
00:40:42évidemment,
00:40:42ça arrive.
00:40:43Ça, c'est clair.
00:40:44Bon, on peut voir
00:40:44déjà cette image
00:40:45très forte hier.
00:40:47Alors, vous vous rendez compte
00:40:48qu'on en est rendu
00:40:49à ne pas donner
00:40:49le nom des journalistes
00:40:51pour les protéger.
00:40:52et vous entendrez
00:40:53tout à l'heure
00:40:53un journaliste
00:40:54qui témoigne
00:40:54et je ne donnerai pas
00:40:55son nom
00:40:56pour également le protéger.
00:40:57Donc, ça,
00:40:58la première image
00:40:58que je vous montre,
00:40:59ça s'est passé
00:40:59dans Paris hier
00:41:00avec des gens
00:41:02qui étaient à la chasse
00:41:03de CNews.
00:41:13Alors CNews,
00:41:13c'est comment CNews ?
00:41:15Je voulais vous faire écouter
00:41:29des journalistes,
00:41:30donc je ne donnerai pas
00:41:31leur nom
00:41:31qui étaient sur le terrain
00:41:32hier parce que
00:41:33quand on traite
00:41:34effectivement une chaîne
00:41:35d'extrême droite,
00:41:35on l'a dit déjà hier,
00:41:36mais il y a réalisateurs
00:41:38qui sont ici,
00:41:38il y a des preneurs de son,
00:41:39il y a des gens
00:41:40qui sont techniciens,
00:41:42il y a 180 personnes
00:41:44dans la maison CNews.
00:41:46Donc, c'est des gens
00:41:47sur lesquels effectivement
00:41:48tu pointes quand même,
00:41:49tu leur dis
00:41:49vous êtes sur une chaîne
00:41:50d'extrême droite.
00:41:52Écoutez les journalistes
00:41:54sur place
00:41:54les difficultés
00:41:55qu'ils ont eues hier.
00:41:58Début du cortège
00:41:58qui commence à s'élancer
00:42:00dans les rues de Rennes.
00:42:02Et alors, pour vous dire,
00:42:02ça a été déjà compliqué
00:42:03pour nous
00:42:04parce qu'on a vu
00:42:04des jeunes,
00:42:06un petit groupe
00:42:06d'une cinquantaine,
00:42:07maintenant je dirais
00:42:08une petite centaine
00:42:08de personnes
00:42:09qui nous ont directement
00:42:10avec Thivé.
00:42:11en nous reconnaissant
00:42:12et en disant
00:42:13CNews dégage,
00:42:15la manif n'est pas à toi.
00:42:16Donc, on n'a pas pu
00:42:17s'approcher en fait
00:42:18des manifestants.
00:42:19Donc, c'est vrai
00:42:20que ça va être
00:42:20un petit peu compliqué
00:42:21de travailler aujourd'hui.
00:42:22Donc, on a choisi
00:42:23de rester un petit peu
00:42:24à l'écart
00:42:24pour éviter
00:42:25tout débordement
00:42:26à notre rencontre.
00:42:28Il était très compliqué
00:42:29de travailler
00:42:29sur cette manifestation.
00:42:30Aujourd'hui,
00:42:31dès le début
00:42:31de la manifestation,
00:42:33nous avons été repérés
00:42:34comme appartenant
00:42:35à CNews,
00:42:36comme étant journaliste
00:42:37de CNews.
00:42:38Et dès lors,
00:42:39ça a été plusieurs menaces
00:42:40nous demandant de partir.
00:42:41Nous avons alors fait
00:42:42le choix
00:42:42pour notre sécurité
00:42:43de nous placer
00:42:44à l'arrière du cortège
00:42:46afin d'échapper
00:42:48à ces éléments
00:42:49menaçants.
00:42:49Je voulais vous montrer
00:42:50les images de la guillotine.
00:42:52Parce que la gauche française
00:42:53maintenant
00:42:53défile avec la guillotine.
00:42:55Je pensais à Robert Badinter.
00:42:57Robert Badinter
00:42:57qui avait dit
00:42:58aux juifs
00:43:00qui accueillaient
00:43:01une fois François Mitterrand
00:43:02vous m'avez fait honte
00:43:03parce qu'ils avaient
00:43:03sifflé François Mitterrand.
00:43:05Je pense qu'ils diraient
00:43:05la même chose
00:43:06à la gauche française.
00:43:07Vous m'avez fait honte.
00:43:09C'est-à-dire que c'est incroyable.
00:43:10La gauche française
00:43:11qui défile André Valigny
00:43:12maintenant
00:43:13avec une guillotine.
00:43:15C'est des gens
00:43:15des gauches
00:43:16et d'extrême gauche.
00:43:17C'est la gauche robespierriste.
00:43:19On en est là.
00:43:21On en est là, hélas.
00:43:22Moi, hier soir
00:43:23quand j'ai vu ces images
00:43:24vers 22h30
00:43:25quand je suis rentré
00:43:26j'ai vu une guillotine
00:43:28dans la manifestation.
00:43:29J'ai dit
00:43:29mais c'est pas possible.
00:43:29Moi, je me suis engagé à gauche
00:43:31notamment parce que
00:43:32Mitterrand avait promis
00:43:33d'abolir la peine de mort.
00:43:35J'étais proche
00:43:36de Robert Badinter
00:43:37jusqu'à la fin de sa vie.
00:43:39J'allais le voir régulièrement.
00:43:40Pour moi,
00:43:41c'est un des plus grands républicains
00:43:42de l'histoire
00:43:43avec Victor Hugo
00:43:44et quelques autres.
00:43:45On va dans deux semaines
00:43:47le faire entrer au Panthéon
00:43:48et la gauche
00:43:50ou plutôt l'extrême gauche
00:43:51va dans une manifestation
00:43:52avec une guillotine.
00:43:54Il n'y a pas de mots
00:43:55pour dire.
00:43:56Moi, je suis totalement
00:43:57écoeuré par ça.
00:43:59Écoeuré et révolté.
00:44:00Mais vous savez,
00:44:00j'avais déjà été choqué
00:44:01par la tête de Marie-Antoinette
00:44:03sur ses genoux
00:44:04lors de la cérémonie
00:44:05d'ouverture des Jeux Olympiques.
00:44:07J'avais trouvé ça
00:44:07d'un mauvais goût extrême.
00:44:09On pouvait célébrer
00:44:09la Révolution française
00:44:10sans rappeler
00:44:11qu'on a martyrisé
00:44:12cette pauvre Raide
00:44:13et montrer cette image horrible
00:44:16de cette tête dégoulinante
00:44:17sur ses genoux.
00:44:18Voilà,
00:44:19donc je suis écoeuré par ça.
00:44:20Faites attention
00:44:21avec les gens de gauche
00:44:22que vous allez croiser là
00:44:23parce qu'ils vont dire
00:44:25que vous avez été influencé
00:44:26en menant sur cette chaîne.
00:44:27Ils me le disent déjà.
00:44:28Ils me le disent déjà
00:44:29mais peu importe.
00:44:30Moi, je sais pourquoi
00:44:30je suis de gauche.
00:44:31Je sais ce qui fait
00:44:32que je suis de gauche
00:44:33et je ne changerai pas.
00:44:34Je reviens d'un mot sur...
00:44:35En fait, vous êtes de gauche.
00:44:36Vous n'avez rien de gauche.
00:44:37Ah, non, Pascal.
00:44:38Mais vous n'avez rien de gauche.
00:44:39Vous êtes tolérant.
00:44:41Oui.
00:44:42Alors que généralement,
00:44:43la gauche,
00:44:43elle est intolérante.
00:44:44Ben si,
00:44:45je ne peux pas vous dire autre chose.
00:44:46En fait,
00:44:47c'est comme François Mitterrand,
00:44:48il n'avait rien de gauche.
00:44:49Mais non,
00:44:49mais pourquoi vous dites ça ?
00:44:50Parce que je le pense.
00:44:51Je suis foncement de gauche.
00:44:53Je le pense.
00:44:54De l'émancipation.
00:44:55Oui,
00:44:55et alors l'émancipation,
00:44:57c'est...
00:44:57De la justice sociale.
00:44:57Parce que l'émancipation,
00:44:59c'est un truc de gauche.
00:45:00C'est plutôt de gauche
00:45:01que de droite.
00:45:01L'émancipation,
00:45:02la justice sociale,
00:45:03la justice sociale,
00:45:04l'égalité républicaine.
00:45:06Et ça,
00:45:06c'est de gauche ?
00:45:08Plutôt,
00:45:08oui,
00:45:08dans l'histoire,
00:45:09oui,
00:45:09c'est la gauche
00:45:10qui a défendu ça,
00:45:11bien sûr.
00:45:12Oui,
00:45:12oui.
00:45:13Je reviens sur l'extrême droite
00:45:14tout à l'heure.
00:45:15Les sujets dont vous avez décidé
00:45:17de faire une priorité,
00:45:18c'est bien votre droit
00:45:19parce que ce sont des sujets
00:45:20qui existent,
00:45:20qui bouleversent la vie
00:45:21de certaines familles
00:45:22et qui émeuvent considérablement
00:45:24la population islam,
00:45:25immigration et sécurité.
00:45:26L'islam,
00:45:27c'est pas la même chose ?
00:45:31Il y a beaucoup d'islam
00:45:32quand même
00:45:33dans ce que vous traitez.
00:45:36Donnez-moi un exemple.
00:45:37Écoutez,
00:45:37il suffit de regarder
00:45:38votre chaîne de télévision.
00:45:40Je veux dire que
00:45:41ces sujets-là
00:45:42sont des sujets
00:45:43de prédilection
00:45:44de l'extrême droite.
00:45:45C'est pour ça que certains...
00:45:46Mais c'est des sujets
00:45:47de tout le monde.
00:45:48Mais Gabriel Attal,
00:45:49quand il fait la baïa,
00:45:50il est d'extrême droite ?
00:45:50Non,
00:45:51mais ce sont des sujets
00:45:51qui sont quand même
00:45:52les sujets de prédilection
00:45:53de l'extrême droite.
00:45:54Mais on ne peut pas voir.
00:45:55C'est pas un islamisme.
00:45:56En fait,
00:45:56vous me fascinez.
00:45:58Non,
00:45:58mais l'islam,
00:45:59vous me dites
00:46:00que l'islamisme
00:46:01est un sujet
00:46:01de prédilection
00:46:02de l'extrême droite ?
00:46:03L'islam,
00:46:03l'immigration,
00:46:04l'insécurité,
00:46:05oui.
00:46:06Mais c'est Georges Marchais
00:46:07qui parlait
00:46:08en 1981,
00:46:10qui expliquait
00:46:11qu'il ne fallait
00:46:11aucun immigré en France.
00:46:12De quoi on parle ?
00:46:14C'était Georges Marchais.
00:46:15Je suis à eu tort
00:46:16de dire qu'il ne fallait
00:46:16aucun immigré en France.
00:46:17Mais pourquoi vous dites
00:46:18que c'était...
00:46:19Il a dit qu'il fallait
00:46:20réguler l'immigration.
00:46:21Non.
00:46:22Je demande à Marine Lançon
00:46:23de sortir.
00:46:24Marchais,
00:46:24immigration,
00:46:25etc.
00:46:26Georges Marchais
00:46:26envoyait des bulldozers.
00:46:27Oui.
00:46:28Bon.
00:46:29Non,
00:46:30c'est pas lui.
00:46:30En fait,
00:46:30il n'y a pas...
00:46:31Non,
00:46:31c'est pas lui.
00:46:32En tout cas,
00:46:32il a défendu.
00:46:33Il a défendu.
00:46:34André,
00:46:36il n'y a pas de thème
00:46:37d'extrême droite.
00:46:38Il n'y a pas de thème.
00:46:39Il y a des thèmes
00:46:39qui sont dans la société.
00:46:40Point.
00:46:41Il y a des thèmes
00:46:41beaucoup utilisés
00:46:42par l'extrême droite
00:46:43dans le débat.
00:46:44C'est évident.
00:46:45Aussi bien
00:46:46que c'est quoi ?
00:46:46Marie Zemmour,
00:46:47Sarah Knafo,
00:46:48Jordan Bardella,
00:46:49Marine Le Pen
00:46:49sont souvent sur les sujets
00:46:51immigration,
00:46:52insécurité,
00:46:52islam.
00:46:53C'est vrai.
00:46:53Pour un homme de gauche,
00:46:55je ne vous laissez pas trop
00:46:55la parole.
00:46:56Moi,
00:46:56je vous le dis.
00:46:57Allez-y,
00:46:58parlez.
00:46:58Merci beaucoup.
00:46:59Alors voilà.
00:47:01Non,
00:47:02non.
00:47:02Mais déjà,
00:47:02pour revenir aux violences.
00:47:05C'est moi qui a interrogé André.
00:47:07Là,
00:47:07pour le coup,
00:47:08je le défends
00:47:08parce qu'André,
00:47:10c'est moi qui le posais.
00:47:11J'étais à gauche,
00:47:14mais quand je vois
00:47:14l'assignation identitaire
00:47:16quand vous avez
00:47:16une certaine couleur de peau,
00:47:18d'être obligé
00:47:18de penser d'une certaine manière,
00:47:20c'est assez intolérable.
00:47:22Bon,
00:47:22je suis obligé
00:47:23de vous interrompre
00:47:24parce qu'il y a
00:47:24notre ami Thomas Hill
00:47:26qui est là
00:47:27et ce cher Thomas.
00:47:29Bonjour Pascal.
00:47:29C'est vendredi.
00:47:31Est-ce que vous allez
00:47:31à la journée du patrimoine ?
00:47:33Tiens.
00:47:33Ah non.
00:47:34Ah non,
00:47:34alors ça oui,
00:47:35c'est vrai.
00:47:35J'avais même pas...
00:47:36J'avais amené vos enfants
00:47:37à la journée du patrimoine ?
00:47:38La journée du patrimoine,
00:47:39ah non, non, non.
00:47:39C'est ce week-end.
00:47:40C'est ce week-end.
00:47:41Mais c'est génial.
00:47:42Comme le château de Versailles
00:47:43n'a pas été encore rasé
00:47:44parce que M. Apathy
00:47:46n'est toujours pas
00:47:47président de la République,
00:47:48eh bien,
00:47:48vous pouvez aller
00:47:49au château de Versailles.
00:47:50Vous êtes allé au château de Versailles
00:47:51avec vos enfants ?
00:47:51Bien sûr, bien sûr.
00:47:52Non, mais c'est vrai ?
00:47:53Ah bah bien sûr
00:47:54parce que je suis très ami
00:47:55avec Alain Baraton
00:47:56qui s'occupe du jardin
00:47:57du château de Versailles.
00:47:58Ah.
00:47:59Et donc,
00:47:59on a eu la chance
00:48:00d'aller visiter le château
00:48:01avec les enfants.
00:48:01Bon, bah là,
00:48:02vous pouvez...
00:48:03Magnifique.
00:48:03C'est incroyable.
00:48:04Il y a plein d'autres monuments
00:48:11Est-ce que vous-même,
00:48:12vous allez être visité ?
00:48:15Est-ce que je vais être visité ?
00:48:16Est-ce que ma maison
00:48:17va partir au patrimoine français ?
00:48:18Non.
00:48:19Pas encore.
00:48:19Votre patrimoine est colossal.
00:48:20Je ne doute pas que bientôt,
00:48:22si vous voulez,
00:48:23on mettra une plaque ici
00:48:24avec eux,
00:48:24mais pour le moment, non.
00:48:25Non, pas de ne pas.
00:48:27On va recevoir Gérard Darmon
00:48:28ce matin.
00:48:29Je sais que vous avez vu
00:48:29la pièce que vous avez aimée.
00:48:31Et comment vous avez trouvé
00:48:32la pièce où ?
00:48:33Ah, génial.
00:48:34Oui.
00:48:34Ah oui.
00:48:35Et surtout grâce à Gérard Darmon,
00:48:37je trouve.
00:48:38Ah non,
00:48:38Isabelle Gélina,
00:48:39c'est formidable aussi.
00:48:40Oui, oui, oui.
00:48:41Oui, oui, elle est très bien.
00:48:42Et puis le comédien également.
00:48:44Et puis l'écriture.
00:48:46Non, ça c'est réduire.
00:48:47Ah non, vous êtes dure.
00:48:48La pièce,
00:48:48elle est très bien écrite.
00:48:50Très bien écrite.
00:48:50Très surprenante.
00:48:52Oui.
00:48:52Je me suis fait avoir.
00:48:53Il est là Gérard,
00:48:53avec vous déjà ?
00:48:54Non, pas encore.
00:48:55Il arrive tout à l'heure.
00:48:55J'ai d'abord Maryse,
00:48:56Maryse Gildas.
00:48:57Maryse est avec vous ?
00:48:59Qui sera avec moi dans un...
00:49:00Elle est dans le studio là ?
00:49:01Oui.
00:49:01Elle est juste à côté.
00:49:02Bon, attendez,
00:49:03mais on veut voir Maryse.
00:49:05Maryse,
00:49:06Maryse.
00:49:06Ah non, mais Maryse,
00:49:09c'est une légende, Maryse.
00:49:11Maryse, Maryse,
00:49:12Maryse Gildas.
00:49:14Maryse.
00:49:15Venez, Maryse.
00:49:16Quel bonheur, Maryse.
00:49:18Alors là, je prolonge.
00:49:18Pascal, voilà, il est là.
00:49:20Maryse.
00:49:21Parce qu'on n'a qu'un seul plan de caméra,
00:49:24donc voilà.
00:49:25Voilà, venez.
00:49:26Un petit peu, Maryse.
00:49:27Maryse, quel bonheur, Maryse.
00:49:31D'abord, quel bonheur de vous voir.
00:49:33On qui pense bête de temps en temps.
00:49:35Non, non, mais ne prenez pas votre pense bête,
00:49:36mettez-vous juste le micro
00:49:37pour dire bonjour à Pascal Praud.
00:49:39Quel bonheur.
00:49:40Ah oui, Pascal,
00:49:41comme il est charmant.
00:49:42Oui.
00:49:43C'est une marie dure.
00:49:44Oui, oui, mais je l'écoute beaucoup,
00:49:46je le regarde beaucoup le matin.
00:49:48Je n'écoute plus la radio,
00:49:49je le regarde et j'écoute un petit peu
00:49:52Europe quand c'est lui, mais voilà.
00:49:54En tout cas,
00:49:55on est heureux de saluer votre élégance,
00:49:57votre charme intacte
00:50:00et de saluer à travers vous
00:50:02celui qui reste pour moi
00:50:04une des références absolues de ce métier
00:50:06dans l'encormane,
00:50:10c'est-à-dire être capable de parler à tous
00:50:12et de pouvoir parler avec un président de la République
00:50:16comme avec un chanteur
00:50:18qui était Philippe Gildas,
00:50:19qui est sûrement sur les 50 dernières années
00:50:21un des ceux qui m'a d'abord donné envie
00:50:25de faire ce métier
00:50:25et un des hommes les plus complets
00:50:27et puis qui était en plus bienveillant.
00:50:29Moi, j'étais jeune journaliste à l'époque
00:50:31et qui était sympathique
00:50:32et c'est bien d'évoquer sa mémoire,
00:50:35chère Maryse.
00:50:36Eh bien, écoutez,
00:50:37qu'est-ce que je peux dire derrière ça ?
00:50:38Je suis entièrement d'accord avec vous.
00:50:42Merci, c'est trop gentil.
00:50:43Merci.
00:50:43Bon, on va vous écouter en tout cas
00:50:45sur Europe, Maryse,
00:50:46avec Thomas Hill.
00:50:48Merci vraiment d'être avec nous.
00:50:49Vous êtes une légende d'Europe 1.
00:50:51Il est 9h56,
00:50:52on marque une pause.
00:50:52Ah oui, à mon âge...
00:50:54L'horizon des possibles
00:50:58avec Philippe Dessertine.
00:51:00Vous êtes, comment je peux dire,
00:51:02vous êtes économiste,
00:51:03professeur d'économie ?
00:51:04Je suis professeur
00:51:05à l'université de la Sorbonne.
00:51:06Oui, voilà, c'est ça.
00:51:07Bon, vous allez nous dire
00:51:08donc notre avenir
00:51:09et si on peut la dette
00:51:11payer ou pas cette dette
00:51:13et si elle nous met en danger
00:51:14comme je le lis ici
00:51:16où la Somaïa d'Abidi
00:51:18rappelle des titres.
00:51:19Sébastien Lecornu l'assure.
00:51:24Les revendications
00:51:24relayées par les manifestants
00:51:26dans les cortèges
00:51:26sont au cœur des consultations
00:51:28qu'il mène
00:51:29et réaffirme dans un message
00:51:30posté sur X
00:51:31son engagement
00:51:32à poursuivre le dialogue
00:51:33avec l'ensemble
00:51:34des partenaires sociaux
00:51:35qu'il recevra
00:51:36dans les jours qui viennent.
00:51:38Les policiers en colère.
00:51:39Le syndicat de police Alliance
00:51:41organise une mobilisation
00:51:42devant le commissariat
00:51:43de Tourpoint dans le Nord.
00:51:45Mobilisation en réaction
00:51:47à la remise en liberté
00:51:48des agresseurs
00:51:48d'un policier
00:51:49passait à tabac
00:51:50le 11 septembre dernier.
00:51:52Et puis le président
00:51:53de la République
00:51:53Emmanuel Macron
00:51:54va inaugurer
00:51:55dans quelques minutes
00:51:56les tours rénovées
00:51:57de la cathédrale
00:51:58Notre-Dame de Paris.
00:52:00Tours qui accueilleront
00:52:00à nouveau du public
00:52:01dès demain
00:52:02à l'occasion
00:52:02des Journées Européennes
00:52:03du Patrimoine 2025.
00:52:05Merci Somaïa.
00:52:06On parlera effectivement
00:52:07de Tourcoing.
00:52:08On écoutera le président Macron
00:52:09qui a parlé d'Israël.
00:52:11Mais Philippe de Certine,
00:52:12vous dites
00:52:12la monnaie c'est la dette.
00:52:13Pour en donner
00:52:14une définition simple,
00:52:15la monnaie c'est la dette.
00:52:17Déjà cette phrase,
00:52:17je ne suis pas sûr que le monde
00:52:18la comprenne.
00:52:19La monnaie c'est la dette.
00:52:20La dette résulte
00:52:21de l'échange.
00:52:22Autant de valeurs d'échange
00:52:23que d'émissions monétaires
00:52:24en principe.
00:52:25En conséquence,
00:52:26estimer qu'une monnaie
00:52:27a été dévaluée
00:52:27parce que l'autorité monétaire
00:52:29en a trop émis,
00:52:30c'est estimer que trop
00:52:31d'émissions de dettes
00:52:32ont été permises.
00:52:34Il y a beaucoup de gens
00:52:34que j'ai perdues là.
00:52:35Je vous les rattrape.
00:52:36Pour éviter cet écueil,
00:52:41les banques ont pour mission
00:52:42de s'assurer
00:52:43quand elles vont émettre
00:52:43de la dette,
00:52:44c'est-à-dire de la monnaie
00:52:45complémentaire
00:52:45qui leur a mis en face
00:52:46une réalité économique
00:52:48à venir.
00:52:50Est-ce que par exemple
00:52:51on pourrait très bien vivre
00:52:52avec cette dette
00:52:53et on s'en fiche,
00:52:54dire on s'en fout ?
00:52:55C'est-à-dire,
00:52:57oui, on s'en fout,
00:52:58ça veut dire normalement
00:52:59concrètement,
00:53:00si vous êtes tout seul,
00:53:00que la valeur de votre monnaie
00:53:02va s'effondrer.
00:53:03Alors, vous dites
00:53:04si j'en ai pas besoin,
00:53:04c'est pas grave.
00:53:05Si vous importez beaucoup,
00:53:07ça veut dire que vous allez
00:53:07communiquer en fait
00:53:08par votre excès de monnaie
00:53:10la perte de pouvoir d'achat
00:53:11à toute votre population.
00:53:12La Turquie par exemple,
00:53:13il y a quelques années
00:53:15vient d'éprouver cela.
00:53:16C'est-à-dire que vous émettez
00:53:17de la monnaie en disant
00:53:17on s'en fiche.
00:53:18Donc vous émettez de la dette.
00:53:19Alors je sais bien,
00:53:20vous avez dit
00:53:20mais la monnaie c'est la dette,
00:53:21je comprends pas.
00:53:22Vous allez chez le boulanger,
00:53:24vous allez acheter
00:53:24une chocolatine,
00:53:25excusez-moi,
00:53:26ça c'est du langage bordelais,
00:53:27mais enfin,
00:53:27vous avez du pain au chocolat,
00:53:28vous êtes à Nantes,
00:53:29bon, on dit encore pain au chocolat.
00:53:31Le boulanger vous donne
00:53:33un pain au chocolat,
00:53:33vous lui donnez un bout de fer,
00:53:35un bout de papier,
00:53:36voire même vous passez
00:53:36votre téléphone.
00:53:37En clair,
00:53:38il vous a donné quelque chose
00:53:39de vrai,
00:53:40vous ne lui avez rien donné
00:53:41en retour.
00:53:41En fait, vous avez fait quoi ?
00:53:42Vous avez fait
00:53:42une reconnaissance de dette.
00:53:45Il vous a donné quelque chose
00:53:45et vous,
00:53:46vous n'avez rien donné
00:53:47en échange,
00:53:48vous avez reconnu
00:53:48votre dette.
00:53:49La monnaie,
00:53:49c'est ça,
00:53:50c'est reconnaître une dette
00:53:51et lui,
00:53:51quand il va vouloir
00:53:51aller acheter son blé
00:53:52pour créer sa chocolatine,
00:53:55le boulanger lui peut lui dire
00:53:56donne-moi une chocolatine.
00:53:57L'autre lui dit
00:53:57non, je ne peux pas,
00:53:58il faut que tu me donnes le blé.
00:53:59Donc, il lui dit
00:54:00écoute,
00:54:00je vais te transférer
00:54:01la reconnaissance de dette
00:54:02de mon client.
00:54:03En fait,
00:54:03c'est ça la monnaie.
00:54:04Vous voyez,
00:54:04on se transfère,
00:54:05il y a quelqu'un
00:54:06qui crée de la richesse.
00:54:08Vous voyez,
00:54:08c'est intéressant,
00:54:08c'est-à-dire que
00:54:09quand vous êtes embauché,
00:54:10on ne vous donne pas
00:54:11de l'argent au début.
00:54:12On vous dit,
00:54:12tu bosses
00:54:13et à la fin du premier mois,
00:54:15on va dire,
00:54:16en fait,
00:54:16on a une dette vis-à-vis de toi.
00:54:17Donc,
00:54:17on te donne
00:54:18la reconnaissance de dette,
00:54:19tu as travaillé,
00:54:20tu as créé de la richesse
00:54:20et voilà,
00:54:21maintenant,
00:54:22tu vas pouvoir transférer
00:54:23ta reconnaissance de dette
00:54:24ou acheter ce que tu veux.
00:54:25C'est vraiment l'idée simple.
00:54:27La dette,
00:54:27en fait,
00:54:28et la monnaie,
00:54:28c'est exactement la même chose.
00:54:30C'est plus clair.
00:54:31Peut-être,
00:54:31j'aurais dû mettre
00:54:31la chocolatine dans le livre,
00:54:32je suis d'accord.
00:54:33J'aurais dû surtout
00:54:33vous avoir comme prof
00:54:34d'économie.
00:54:37C'est surtout ça.
00:54:38C'est pas perdu,
00:54:39c'est plus possible.
00:54:40C'est surtout ça.
00:54:41J'aurais dû vous avoir
00:54:42en prof d'économie.
00:54:43Et donc,
00:54:43oui,
00:54:43alors quand vous émettez
00:54:44trop de dettes,
00:54:45et là,
00:54:45c'est intéressant
00:54:45d'en parler en ce moment
00:54:46parce que justement,
00:54:47on a un président américain
00:54:48qui est en train de dire,
00:54:49il n'y a pas cette croissance,
00:54:50je sens bien qu'il y a un souci,
00:54:52donc je vais demander
00:54:53à mon banquier central
00:54:54d'émettre de la dette.
00:54:54Et là,
00:54:55vous avez un banquier central
00:54:56qui est venu en cours
00:54:57à la Sorbonne,
00:54:57enfin pas celui-là.
00:54:59Donc,
00:54:59il est en train de dire,
00:55:01écoutez président,
00:55:01moi je ne peux pas émettre
00:55:02de la dette,
00:55:02il n'y a pas de richesse en face.
00:55:04Et l'autre lui dit,
00:55:04ah oui,
00:55:04non mais là,
00:55:05moi j'ai besoin
00:55:06que vous émettiez
00:55:06plein de monnaie
00:55:07pour que les gens
00:55:07soient en pleine forme
00:55:08et qu'ils aient envie
00:55:09de dépenser.
00:55:10Ça veut dire quoi ?
00:55:11Ça veut dire que vous émettez
00:55:12de la dette,
00:55:13de la monnaie,
00:55:14sans contrepartie.
00:55:15Vous dites,
00:55:16ce n'est pas possible ça.
00:55:17Vous savez comment ça s'appelle
00:55:18en France ?
00:55:18Ça, ça s'appelle
00:55:19quoi qu'il en coûte.
00:55:20Vous voyez,
00:55:20quand on a dit,
00:55:21on émet de la monnaie
00:55:22alors que vous êtes en train
00:55:23de regarder CNews
00:55:24ou Canal
00:55:25ou je ne veux pas faire
00:55:27Netflix quoi,
00:55:28vous voyez,
00:55:28parce qu'on vous dit,
00:55:29il y a une maladie,
00:55:30vous ne bougez pas
00:55:31et qu'on vous dit,
00:55:32on vous envoie de l'argent.
00:55:33En clair,
00:55:34c'est de l'argent
00:55:34où il n'y a pas de contrepartie.
00:55:36Alors les gens disent,
00:55:36vous voyez qu'on peut trouver
00:55:37de l'argent,
00:55:38mais aucun problème,
00:55:39tu joues au Monopoly,
00:55:40on va te dire à chaque case
00:55:41où tu as un billet de 10 000.
00:55:42Il n'y a plus de jeu,
00:55:43ce n'est pas drôle quoi ?
00:55:43C'est exactement
00:55:44ce que nous avons dit
00:55:45sur ce plateau.
00:55:46C'est-à-dire que,
00:55:47moi,
00:55:47j'avais trouvé la formule
00:55:49de l'argent magique,
00:55:50on a dit aux gens,
00:55:50il y a de l'argent magique,
00:55:51maintenant,
00:55:51on leur dit,
00:55:52il n'y a plus d'argent,
00:55:53c'est incompréhensible pour eux
00:55:54puisqu'il y en avait,
00:55:55donc quoi qu'il en coûte,
00:55:56a été une erreur.
00:55:57C'est-à-dire,
00:55:58le problème,
00:55:59c'est d'expliquer au moment
00:55:59de quoi qu'il en coûte,
00:56:00en fait,
00:56:00parce qu'entre économistes,
00:56:01on avait parlé des solutions.
00:56:03Disons,
00:56:03quand tu ne produis plus de richesses,
00:56:04comment on va faire ?
00:56:05Comment on va faire
00:56:06juste pour aller payer
00:56:07la boulangerie
00:56:08et acheter sa chocolatine
00:56:09si jamais il y a une pandémie ?
00:56:10Première solution,
00:56:11c'est de dire,
00:56:11on va donner des tickets.
00:56:13Pendant la guerre,
00:56:14quand vous n'avez plus
00:56:15de richesses produites,
00:56:16on dit,
00:56:16on ne va pas émettre de la monnaie,
00:56:17ça ne veut rien dire,
00:56:18on ne produit pas de richesses.
00:56:19Donc,
00:56:19on te donne des tickets.
00:56:20Le problème,
00:56:21c'est quand tu arrêtes la guerre.
00:56:23C'est-à-dire que les gens vont dire,
00:56:24il me reste des tickets,
00:56:25je peux les échanger contre...
00:56:26Ah ben non,
00:56:26c'est compliqué.
00:56:28C'est pour ça qu'on n'a pas fait ça.
00:56:29On avait pensé même
00:56:30des applis en disant,
00:56:31on va avoir une sorte de ticket
00:56:32expliquant aux gens,
00:56:33en fait,
00:56:33l'économie est à l'arrêt,
00:56:34tout est à l'arrêt.
00:56:35Donc,
00:56:36on leur dit,
00:56:36non,
00:56:36ce n'est pas la bonne solution,
00:56:37donc on va émettre de la monnaie
00:56:39en disant,
00:56:40quoi qu'il en coûte,
00:56:40le quoi qu'il en coûte,
00:56:41c'est-à-dire,
00:56:42quoi que coûte,
00:56:43la perte de confiance
00:56:44dans la monnaie
00:56:44qu'on risque d'avoir,
00:56:45on va faire comme si.
00:56:47Et le problème,
00:56:47effectivement,
00:56:48en France,
00:56:48c'est qu'on a oublié
00:56:49le comme si.
00:56:50On a dit,
00:56:51ah ben oui,
00:56:51donc tu vois qu'il y a de l'argent,
00:56:52en fait,
00:56:53non mais pas de problème,
00:56:54je t'en imprime autant que tu veux,
00:56:55si vraiment t'en veux beaucoup.
00:56:56Mais ton argent vaut rien.
00:56:58Et vous voyez,
00:56:58quand vous êtes en train de dire,
00:56:59est-ce qu'on peut ne pas rembourser la dette,
00:57:01est-ce qu'on peut faire défaut,
00:57:02est-ce qu'on peut dire...
00:57:03Mais oui,
00:57:03à ce moment-là,
00:57:03ça veut dire que ta monnaie vaut rien.
00:57:05Il y a plein de pays
00:57:05qui ont éprouvé ça.
00:57:06C'est une catastrophe
00:57:07parce que vous faites perdre confiance.
00:57:09La monnaie,
00:57:09vous voyez,
00:57:09la dette,
00:57:10quand vous acceptez une dette,
00:57:12c'est en fait,
00:57:12que vous avez confiance en l'avenir.
00:57:13D'accord.
00:57:14J'ai compris.
00:57:17Admettons que j'ai compris.
00:57:19C'est vrai ?
00:57:19Non.
00:57:19Admettons.
00:57:20Bon, d'accord.
00:57:20J'ai dit que j'ai compris.
00:57:22C'est juste une hypothèse.
00:57:22Admettons.
00:57:23Bon, maintenant,
00:57:24si vous êtes président
00:57:25ou ministre de l'Économie et d'État,
00:57:28est-ce que vous pensez
00:57:29qu'en prenant
00:57:30les 3, 4, 5 mesures essentielles,
00:57:35on repart sur de bons rails
00:57:38et à ce moment-là,
00:57:39que faut-il faire ?
00:57:40J'ai une économie de 44 milliards,
00:57:42disait François Bayrou, etc.
00:57:43Qu'est-ce qu'il faut faire
00:57:44en priorité
00:57:45pour retrouver
00:57:46des finances saines ?
00:57:47Voilà une question simple.
00:57:48Une question simple.
00:57:49Je vous rappelle,
00:57:5044 milliards par an.
00:57:51C'était le début.
00:57:52Donc, a priori,
00:57:52on ne va pas commencer.
00:57:53Qu'est-ce qu'il faut faire
00:57:54pour retrouver
00:57:54des finances saines ?
00:57:56Vous voyez,
00:57:57deux choses.
00:57:58En même temps,
00:57:59en même temps,
00:57:59c'est simultanément,
00:58:00deux choses simultanément
00:58:01qu'il va falloir faire.
00:58:03Un,
00:58:04remettre à plat
00:58:04toutes nos finances publiques.
00:58:06Ça ne veut pas dire
00:58:07on fait une économie avec certains,
00:58:08on fait un impôt sur certains.
00:58:09Ça veut dire quoi,
00:58:10remettre à plat ?
00:58:10Ça veut dire que vous remettez à plat
00:58:11tous vos dépens.
00:58:12Ça veut dire quoi ?
00:58:13Claire, l'État,
00:58:14les collectivités locales,
00:58:16l'hôpital, la santé.
00:58:17C'est les trois grands postes de dépense.
00:58:18Si vous voulez,
00:58:19la fonction publique,
00:58:20c'est ces trois.
00:58:20Mais concrètement,
00:58:20ça veut dire quoi ?
00:58:21Parce qu'à l'APHP,
00:58:22il y a 40% d'administratifs.
00:58:24Donc, ça veut dire que vous remettez...
00:58:25Donc, vous remettez en cause
00:58:26ce qui est plus d'administratifs
00:58:27à l'APHP,
00:58:28c'est ça que ça veut dire ?
00:58:29Exactement, et partout.
00:58:30Et vous êtes en train de dire
00:58:31le système ne fonctionne pas.
00:58:33D'accord.
00:58:33Donc, on vire les gens.
00:58:34C'est 1958.
00:58:36D'accord.
00:58:36Donc, on vire les gens.
00:58:37Par exemple, à l'APHP,
00:58:38je prends un exemple
00:58:38parce qu'il faut toujours
00:58:39prendre un exemple.
00:58:40L'APHP, c'est le premier employeur
00:58:41de Paris, de France,
00:58:42de région,
00:58:43de la région parisienne.
00:58:44Premier.
00:58:45Il y a 40% d'administratifs.
00:58:46C'est pas rien à l'hôpital.
00:58:47Il y a 40% d'administratifs,
00:58:48des gens qui ne voient jamais
00:58:49un médecin.
00:58:49Tout le monde est d'accord
00:58:50pour dire que c'est trop.
00:58:51Il y a trop d'administratifs.
00:58:52Donc, qu'est-ce que vous faites
00:58:53de ces gens-là ?
00:58:54Donc, quand vous avez un statut
00:58:55où ils ne peuvent pas
00:58:56être licenciés,
00:58:58vous notez que l'État,
00:58:58de plus en plus,
00:59:00va avoir des gens
00:59:00avec lesquels vous n'avez pas
00:59:02le statut public,
00:59:03justement.
00:59:04On sent bien que peut-être
00:59:06à des moments,
00:59:06il faudra changer.
00:59:07Évidemment, vous allez dire
00:59:08comment on va faire ?
00:59:09On va utiliser
00:59:10cette fonction publique.
00:59:12La fonction publique,
00:59:12c'est indispensable.
00:59:13C'est quelque chose
00:59:14de très important.
00:59:15N'oublions pas le deuxième volet
00:59:16parce que là,
00:59:16vous voyez,
00:59:17on est à fond sur le premier.
00:59:18Je veux comprendre.
00:59:20Non, mais moi,
00:59:20si vous voulez comprendre,
00:59:21il faut avoir les deux volets.
00:59:22Donc là, vous m'avez coupé
00:59:23juste après le premier.
00:59:25On est d'accord,
00:59:25on restructure.
00:59:26C'est l'intens 58.
00:59:28Moi, je dis toujours,
00:59:28si vous voulez,
00:59:29on a eu exactement
00:59:29cette situation en 1958.
00:59:31Oui, mais on avait De Gaulle.
00:59:32Non, mais il n'était pas là en 58.
00:59:34On l'a appelé
00:59:34quand on a dit,
00:59:35en fait, on ne s'en sort pas.
00:59:36C'est-à-dire, vous étiez...
00:59:37Donc, si on remet à place
00:59:38les finances publiques,
00:59:39on comprend.
00:59:40Et vous restructurez tout.
00:59:41Et c'est quoi le deuxième truc ?
00:59:43Le deuxième truc,
00:59:43c'est que vous dites
00:59:44on crée de la richesse nouvelle.
00:59:46C'est-à-dire que
00:59:46l'élément absolument central,
00:59:48à mon sens,
00:59:48ce qui manquait absolument
00:59:50au discours de François Bayrou,
00:59:51par exemple,
00:59:52comme même à celui
00:59:53de Michel Barnier,
00:59:54c'est en disant
00:59:54pourquoi on fait ça ?
00:59:55Non, non.
00:59:56Le but, ce n'est pas
00:59:56d'avoir des bons ratios.
00:59:57Le but, ce n'est pas
00:59:58de dire à 3 %,
00:59:58parce que les gens disent
00:59:59mais attends,
01:00:00qu'est-ce qu'on s'en fiche ?
01:00:01C'est dire,
01:00:01il faut concentrer notre effort
01:00:03sur une nouvelle création
01:00:05de valeur.
01:00:05C'est-à-dire,
01:00:06quand vous avez
01:00:063300 milliards de dettes,
01:00:08ce qui est notre cas,
01:00:09vous n'avez pas d'autre espoir
01:00:10que de rééquilibrer le système
01:00:11en disant
01:00:12il va falloir qu'on crée
01:00:18pour créer de la valeur ?
01:00:20Vous avez un truc incroyable
01:00:21qui se passe aujourd'hui,
01:00:22cette chance inouïe
01:00:23que nous avons de sortir
01:00:24par le haut,
01:00:25c'est que vous avez
01:00:25une révolution scientifique,
01:00:28vous avez des choses
01:00:28incroyables qui se passent
01:00:30dans la science
01:00:30et dans l'économie,
01:00:31c'est là qu'il faut
01:00:32qu'on soit.
01:00:33Vous aviez une entreprise
01:00:34il y a 10 ans
01:00:35qui valait 10 milliards
01:00:36qui s'appelait Renault.
01:00:37Vous aviez une entreprise
01:00:38il y a 10 ans
01:00:38qui valait 10 milliards
01:00:39qui s'appelait Nvidia,
01:00:41une entreprise
01:00:41qu'on dit américaine
01:00:42qui est en fait
01:00:42fortement taïwanaise.
01:00:44Renault aujourd'hui
01:00:45vaut 10 milliards.
01:00:46Nvidia c'est l'entreprise
01:00:48qui vaut la plus chère du monde
01:00:48elle vaut 4 000 milliards.
01:00:50Si vous avez une dette
01:00:51de 3 000 milliards
01:00:52avec Renault en face
01:00:52vous avez toujours 10 milliards.
01:00:54Si vous aviez eu Nvidia
01:00:55vous avez 4 000 milliards
01:00:56vous vous dites
01:00:57en fait ma dette relativement
01:00:58en fait c'est moins grave.
01:00:59Et vous savez le pire
01:01:00Pascal Praud
01:01:01vous savez le pire
01:01:03c'est que toutes ces entreprises
01:01:04qui valent de plus en plus cher
01:01:05il y a plein d'Européens
01:01:06il y a même des Français dedans.
01:01:08C'est-à-dire notre problème
01:01:08c'est que nous avons la capacité
01:01:10c'est-à-dire vous voyez
01:01:11je vous dirais
01:01:11il faut qu'on aille
01:01:12vers cette nouvelle création
01:01:14de valeur incroyable
01:01:15qui commence
01:01:16mais malheureusement
01:01:17c'est pas faire
01:01:17vous me direz
01:01:18vous êtes gentil
01:01:18mais ça va être compliqué.
01:01:20Et c'est pour ça
01:01:20qu'il y a des choses
01:01:21je passe mon temps à dire
01:01:21tout va bien en France
01:01:23dans l'économie
01:01:24avec les chefs d'entreprise.
01:01:25Et même au-delà
01:01:26dans la science
01:01:27dans la façon dont on pense
01:01:28etc.
01:01:28Et c'est eux
01:01:28qu'il faut mettre en avant
01:01:29mais t'es dans un monde
01:01:31intellectuel, artistique
01:01:33médiatique etc.
01:01:34qui t'explique
01:01:35qu'il faut faire des impôts
01:01:36donc en fait
01:01:37cette révolution libérale
01:01:39dans les esprits
01:01:40dans les esprits
01:01:41il faut la mener.
01:01:42Je me méfie même du terme
01:01:43libéral
01:01:44parce que pour moi
01:01:44on n'est pas en économie libérale
01:01:46quand vous avez
01:01:46les grands états
01:01:47qui produisent de la monnaie
01:01:48n'importe comment.
01:01:49Nous on a fait du quoi
01:01:49qu'il en coûte
01:01:50mais là vous êtes en train
01:01:50de changer le banquier central
01:01:51pour qu'il vous émet de la monnaie.
01:01:53C'est-à-dire
01:01:53vous n'êtes pas libéral en fait
01:01:54vous êtes avec une logique
01:01:55vous êtes en train
01:01:57d'essayer d'orienter
01:01:58une économie
01:01:59avec de la monnaie.
01:02:00Donc ça on a vu déjà.
01:02:01On crée de la valeur
01:02:01dans le privé.
01:02:02On est d'accord
01:02:03c'est pas le public
01:02:03qui crée de la valeur.
01:02:04D'ailleurs même
01:02:05c'est le principe logiquement
01:02:06voyez le public
01:02:07ça doit être l'élément
01:02:08dans lequel on dit
01:02:08la question de la valeur
01:02:10expliquez ça aux gens de gauche
01:02:11expliquez ça aux gens de gauche
01:02:12gens de gauche
01:02:13gens de droite
01:02:14parce qu'en France
01:02:15je veux dire
01:02:16il n'y a pas que
01:02:17on est vraiment tous
01:02:18en train de dire
01:02:18ouais mais alors
01:02:19donc là
01:02:20il n'y a plus d'argent public
01:02:21il faut aller chercher
01:02:21de l'argent privé.
01:02:22Vous avez je crois
01:02:2386% des français
01:02:24qui disent
01:02:24il faut taxer les très riches
01:02:25parce que ça fait 1800 personnes
01:02:27évidemment ça fait très très peu de monde
01:02:29donc on dit
01:02:29je suis d'accord
01:02:29on va taxer les 1800
01:02:30parce que j'en fais pas partie.
01:02:32Mais voyez l'idée
01:02:33c'est de dire
01:02:34il faut que tu ailles chercher
01:02:35l'argent privé
01:02:36c'est à dire
01:02:37la création de richesses privées
01:02:38mais l'intérêt
01:02:39si tu vas la chercher
01:02:40et que tu l'injectes
01:02:41dans l'économie
01:02:42c'est qu'elle va créer de la valeur
01:02:43l'énorme danger
01:02:44bien sûr
01:02:45si vous commencez
01:02:46à capter de la taxe
01:02:48c'est que l'État
01:02:48effectivement son boulot
01:02:49c'est pas créer de la valeur
01:02:50et même à la limite
01:02:51quand on est dans un moment
01:02:52de grande rupture scientifique
01:02:54comme on connait aujourd'hui
01:02:55l'État en fait
01:02:55il ne sait pas faire
01:02:56parce que l'État il continue
01:02:57on est un moment de rupture
01:02:59un moment où en fait
01:03:00vous ne pouvez pas avoir
01:03:01des financements publics là-dedans
01:03:02pourquoi ?
01:03:03parce que vous allez avoir
01:03:04plein d'échecs
01:03:04l'État ne peut pas supporter
01:03:06l'échec
01:03:06c'est normal
01:03:07alors j'envoie à ce bouquin
01:03:08l'horizon qui est possible
01:03:09en tout cas c'est passionnant
01:03:10de vous écouter
01:03:11parce que vous vulgarisez
01:03:14ces sujets-là
01:03:14ils ne sont jamais simples
01:03:15je voudrais quand même
01:03:16qu'on écoute Emmanuel Macron
01:03:17parce qu'il a donné
01:03:18une interview vraiment
01:03:19passionnante
01:03:20parce que là
01:03:21on est dans des choses
01:03:22de nuances
01:03:23qu'on peut entendre
01:03:24d'ailleurs
01:03:24on peut entendre le président
01:03:25sur ces sujets-là
01:03:27puisque d'abord il parle
01:03:28ce qui est intéressant
01:03:29et il explique
01:03:31ce qu'il veut
01:03:32ou ce qu'il a voulu faire
01:03:33d'abord
01:03:33sur la condamnation
01:03:35du Hamas
01:03:35c'était donc hier
01:03:36sur une chaîne israélienne
01:03:38il a estimé
01:03:40que l'État hébreu
01:03:40détruit sa crédibilité
01:03:42par son action
01:03:44depuis le 7 octobre
01:03:45écoutez le président
01:03:46de la république
01:03:47nous condamnons
01:03:51l'attaque terroriste
01:03:52du Hamas
01:03:52notre priorité
01:03:54demeure
01:03:54la libération
01:03:55de tous les otages
01:03:56nous reconnaissons
01:03:58le droit d'Israël
01:03:59à se défendre
01:04:01mais
01:04:01quand Israël
01:04:03a commencé
01:04:04à mener
01:04:04une sorte de guerre
01:04:05permanente
01:04:06à Gaza
01:04:06nous avons exprimé
01:04:07notre désaccord
01:04:08de façon très respectueuse
01:04:09mais claire
01:04:10Israël
01:04:12a obtenu
01:04:13des résultats
01:04:14sécuritaires
01:04:15uniques
01:04:15et a restauré
01:04:16sa crédibilité
01:04:17dans la région
01:04:17contre le Hamas
01:04:18le Hezbollah
01:04:19des acteurs
01:04:20terroristes
01:04:21clés
01:04:21de la région
01:04:22cependant
01:04:25le fait
01:04:26de mener
01:04:28ce type
01:04:28d'opérations
01:04:29à Gaza
01:04:29est totalement
01:04:31contre-productif
01:04:32c'est un échec
01:04:36je dois le dire
01:04:36je dois aussi dire
01:04:38que
01:04:38vous avez causé
01:04:40tellement de victimes
01:04:41civiles
01:04:42que vous avez
01:04:43détruit
01:04:44l'image
01:04:45et la crédibilité
01:04:45d'Israël
01:04:46pas seulement
01:04:46dans la région
01:04:47mais dans le monde
01:04:47c'est évidemment
01:04:51très contestable
01:04:51ce qu'il dit
01:04:51parce que c'est la guerre
01:04:52et une guerre
01:04:53bien sûr
01:04:54ce qui se passe
01:04:54est abominable
01:04:55la mort d'un homme
01:04:56est toujours abominable
01:04:57la mort d'un enfant
01:04:57est toujours abominable
01:04:58mais c'est vrai
01:04:59que chaque guerre
01:05:00hélas
01:05:01hélas
01:05:02j'espère qu'il a parlé
01:05:03des otages
01:05:04oui
01:05:05mais alors
01:05:06parce que être le Mozart
01:05:07de la géopolitique
01:05:08c'est bien
01:05:09mais j'espère qu'il a parlé
01:05:10des otages
01:05:11il y a aussi des otages
01:05:13permanents
01:05:14mais oui il y a des otages
01:05:15permanents
01:05:15je veux dire
01:05:15non mais lorsqu'il dit
01:05:17cette phrase
01:05:18qui est quand même
01:05:19sur laquelle on peut discuter
01:05:20la mort de civils
01:05:22a enlevé la crédibilité
01:05:23de l'état hébreu
01:05:25c'est une question intéressante
01:05:27si j'ose dire
01:05:28d'ailleurs
01:05:28qu'est-ce qu'on a fait
01:05:29en Irak
01:05:29en Syrie
01:05:30la France
01:05:30quand on a bombardé
01:05:32pardon mais
01:05:33Israël est en train
01:05:34d'être attaqué
01:05:35sur sept fronts
01:05:35Israël mène une guerre
01:05:36existentielle
01:05:37moi je suis allée voir
01:05:38les familles
01:05:39ceux qui ont été
01:05:39en première ligne
01:05:41à Nahalos
01:05:42quand les terroristes
01:05:43sont arrivés
01:05:43comment ils vivent
01:05:44aujourd'hui
01:05:45sous les roquettes
01:05:46sous les bombes
01:05:46sous les alarmes
01:05:47etc
01:05:47il faut voir comment
01:05:48vivent les Israéliens
01:05:49aujourd'hui
01:05:50donc les civils
01:05:51ils sont des deux côtés
01:05:51pardon
01:05:52et par ailleurs
01:05:53donner une interview
01:05:54hier
01:05:55le jour de la mobilisation
01:05:57de la manifestation
01:05:58où il y a eu
01:05:59des policiers
01:06:00qui ont été mis en danger
01:06:01où nous n'avons pas
01:06:02de gouvernement
01:06:03je ne sais pas
01:06:03si c'est la meilleure personne
01:06:04pour donner des leçons
01:06:05à un autre état
01:06:07moi j'ai l'impression
01:06:08que cette intervention là
01:06:09c'est juste pour exister
01:06:10politiquement
01:06:11pourquoi ils ne parlent pas
01:06:13de ce qui se passe
01:06:14au Soudan
01:06:14au Congo
01:06:15en Haïti
01:06:16là il y a des situations
01:06:17de catastrophes
01:06:18avec des civils
01:06:19qui sont éperdument
01:06:20plus effroyables
01:06:21et Rachel tout le monde
01:06:22sait qu'il a en perspective
01:06:24pardon
01:06:24la plupart des observateurs
01:06:26le savent
01:06:26il a en perspective
01:06:27le fait de se représenter
01:06:28à la présidentielle
01:06:29donc pas celle-ci
01:06:30mais la précédente
01:06:32écoutons la reconnaissance
01:06:33il oublie
01:06:34pardonnez-moi
01:06:34qu'il oublie
01:06:35que lui-même avait parlé
01:06:37des conditions nécessaires
01:06:38à la reconnaissance
01:06:39de l'état palestinien
01:06:40ça il n'en parle plus
01:06:41la reconnaissance
01:06:42de l'état palestinien
01:06:43le fait de reconnaître
01:06:48un état palestinien
01:06:50revient simplement
01:06:52à dire
01:06:54qu'une perspective
01:06:55légitime
01:06:56pour le peuple
01:06:57palestinien
01:06:57n'a rien à voir
01:06:59avec le Hamas
01:06:59pour moi
01:07:00la reconnaissance
01:07:01est un processus
01:07:03ce que nous voulons faire
01:07:04c'est d'introduire
01:07:06de nouveaux comportements
01:07:07voilà pourquoi
01:07:08le 9 juin
01:07:08nous avons eu
01:07:09cette lettre
01:07:10de Mahmoud Hamas
01:07:11qui pour la première fois
01:07:11a condamné
01:07:12l'attaque terroriste
01:07:14en la qualifiant
01:07:15de telle
01:07:16il a condamné
01:07:17le Hamas
01:07:17à demander
01:07:18la démilitarisation
01:07:19et le démantèlement
01:07:20du Hamas
01:07:20avec des engagements
01:07:23très concrets
01:07:24pour réformer
01:07:25l'autorité palestinienne
01:07:26il l'a fait
01:07:27avec le vice-président
01:07:28et commencé
01:07:29à restaurer
01:07:31à changer
01:07:33le leadership
01:07:33il a également
01:07:34pris des engagements
01:07:35en termes d'éducation
01:07:36d'éradicalisation
01:07:37et ainsi de suite
01:07:38nous avons entendu
01:07:39ces promesses
01:07:40depuis 1993
01:07:41oui
01:07:42mais nous n'avons
01:07:43jamais réussi
01:07:44collectivement
01:07:45lorsqu'on n'ouvre pas
01:07:48une politique perspective
01:07:49on laisse la place
01:07:51à ceux qui prônent
01:07:52une approche terroriste
01:07:52pour moi
01:07:53la perspective
01:07:54ne revient pas seulement
01:07:55à reconnaître
01:07:55je veux simplement dire
01:07:58que la reconnaissance
01:07:59d'un état palestinien
01:08:00est la meilleure façon
01:08:01d'isoler le Hamas
01:08:02mais le Hamas
01:08:04a salué
01:08:06votre décision
01:08:07mais c'est du cynisme
01:08:08je ne veux pas
01:08:09leur laisser le monopole
01:08:10car ce n'est pas vrai
01:08:12ils veulent eux
01:08:13détruire
01:08:13mais si l'on considère
01:08:15qu'un état palestinien
01:08:16aura toujours
01:08:16l'objectif
01:08:17de détruire Israël
01:08:18on n'arrivera pas
01:08:20à bâtir
01:08:20un avenir durable
01:08:21il n'y a aucune façon
01:08:22de le faire
01:08:24c'est pourtant la réalité
01:08:25c'est ça
01:08:27c'est pourtant la réalité
01:08:30et c'est pour ça
01:08:30qu'il n'y a pas de discussion
01:08:31possible depuis 50 ans
01:08:33parce qu'à chaque fois
01:08:33il y a eu possibilité
01:08:35lorsqu'il y a eu possibilité
01:08:37où on a imaginé
01:08:38de construire deux états
01:08:39à chaque fois
01:08:39s'appuyer sur Marmoud Abbas
01:08:42pour s'appuyer sur
01:08:43la légitimité
01:08:44la légitimité de Marmoud Abbas
01:08:45c'est incroyable
01:08:46c'est
01:08:47le temps d'énergie
01:08:47déployée pour un dossier
01:08:49et Emmanuel Macron
01:08:50on ne l'entend plus
01:08:50parler de la France
01:08:51vous avez remarqué
01:08:51est-ce que vous avez
01:08:52souvenir la dernière fois
01:08:53qu'Emmanuel Macron
01:08:54a parlé de la situation française
01:08:55on a quand même
01:08:56perdu un premier ministre
01:08:57enfin fait shooter
01:08:57un premier ministre
01:08:58et on a nommé un autre
01:08:59dans la foulée
01:09:00sans jamais s'expliquer
01:09:01sans jamais prendre la parole
01:09:02expliquer aux français
01:09:02jamais
01:09:03erreur de Netanyahou
01:09:04dit-il
01:09:05écoutez le président
01:09:06de la république
01:09:06je pense que c'est une
01:09:10grande erreur
01:09:11de la part de votre
01:09:12premier ministre
01:09:13il donne une justification
01:09:14à l'antisémitisme
01:09:15il me rejette la faute
01:09:19car c'était probablement
01:09:20son objectif
01:09:21mais
01:09:21il n'y a aucune justification
01:09:23à l'antisémitisme
01:09:24ni la reconnaissance
01:09:27ni rien d'autre
01:09:28d'ailleurs
01:09:28on peut être en désaccord
01:09:30avec
01:09:30certaines personnes
01:09:32notamment par rapport
01:09:35à ce qui se passe
01:09:35à Gaza
01:09:36mais là c'est un désaccord
01:09:37démocratique
01:09:38dans des sociétés ouvertes
01:09:39rien ne justifie
01:09:40le rejet
01:09:41d'autrui
01:09:42les paroles de haine
01:09:44et le fait d'être agressif
01:09:45envers autrui
01:09:46notamment en raison
01:09:48de sa judéité
01:09:48je pense parce qu'effectivement
01:09:51la même phrase
01:09:51ils disent tous au contraire
01:09:52notez que dans la même phrase
01:09:53il dit que
01:09:54Netanyahou
01:09:55justifie l'antisémitisme
01:09:57ce qui est une phrase incroyable
01:09:57c'est incroyable
01:09:59et d'un autre côté
01:10:00et d'un autre côté
01:10:01deux secondes après
01:10:02il dit qu'il n'y a aucune justification
01:10:03à l'antisémitisme
01:10:04dans une même phrase
01:10:05il dit tout
01:10:05et son contraire
01:10:06dire Netanyahou
01:10:08justifie l'antisémitisme
01:10:10c'est une phrase
01:10:11mais
01:10:11il lâche les chiens là
01:10:12mais qu'est incroyable
01:10:13André Valini
01:10:14je ne veux pas polémiquer
01:10:17avec le président de la république
01:10:18c'est toujours délicat
01:10:20d'attaquer frontalement
01:10:22je crois qu'il s'en est rendu compte
01:10:23parce qu'il ajoute
01:10:24quelques secondes après
01:10:25comme le dit Joseph
01:10:26qu'il n'y a aucune justification
01:10:28à l'antisémitisme
01:10:29il a dû se rendre compte
01:10:31parce qu'il a un cerveau
01:10:32qui fonctionne vite
01:10:32qu'il avait dit une bêtise
01:10:34moi je n'ai pas compris
01:10:35sa décision
01:10:36enfin je n'ai pas compris
01:10:37le moment
01:10:38qu'il avait choisi
01:10:39pour prendre cette décision
01:10:40de reconnaître
01:10:41l'état de Palestine
01:10:42tout le monde
01:10:42enfin beaucoup de gens
01:10:43sont d'accord pour le faire
01:10:44on en parle depuis des années
01:10:46mais le faire maintenant
01:10:47vous que je me suis interrogé
01:10:48j'espère que ce qu'il dit
01:10:50et l'espoir qu'il a
01:10:51se vérifieront
01:10:52c'est à dire que
01:10:53ça isolera le Hamas
01:10:54et ça donnera un peu d'espoir
01:10:56aux palestiniens
01:10:57qui souffrent beaucoup
01:10:58actuellement
01:10:58le Hamas a félicité
01:11:00le président de la république
01:11:01pour cette décision
01:11:02il y a des taux
01:11:03de haine
01:11:04contre les juifs
01:11:05en France
01:11:05qui sont vertigineux
01:11:07pour moi
01:11:07ce président de la république
01:11:08c'est le président
01:11:09de la république
01:11:10de l'Alia
01:11:10voilà
01:11:11vous connaissez
01:11:12le président de la république
01:11:13Philippe de Certines
01:11:14vous l'avez rencontré
01:11:15j'ai dû le rencontrer
01:11:16avant qu'il soit président
01:11:17et vous trouvez
01:11:18que c'est un bon économiste
01:11:20un économiste
01:11:21non
01:11:21je pense qu'il ne se prétend
01:11:22pas économiste
01:11:23d'ailleurs
01:11:23entre parenthèses
01:11:23il se prétend tout
01:11:25écoutez
01:11:25donc
01:11:26il se prétend
01:11:28chef de tout
01:11:29non non
01:11:29non mais
01:11:30monard
01:11:31visiblement
01:11:32c'est pas la même chose
01:11:33quand vous avez été
01:11:33dans une banque
01:11:34c'est pas pour autant
01:11:35que vous êtes économiste
01:11:36je ne crois pas
01:11:36à ma connaissance
01:11:38je ne crois pas
01:11:38qu'il se déclare économiste
01:11:40et je pense
01:11:41qu'il y a des économistes
01:11:41autour de lui
01:11:42qui ont ses conseils
01:11:43c'est plutôt cela
01:11:43et vous trouvez
01:11:44qu'il a fait une bonne
01:11:44politique économique
01:11:45je pense qu'il y a eu
01:11:47du point de vue
01:11:48de ce qu'on évoquait
01:11:48justement
01:11:49une vraie question
01:11:50alors il y a
01:11:51un certain nombre
01:11:51de points sur lesquels
01:11:52il a été élu
01:11:53sur lesquels il a commencé
01:11:54sur lesquels il y a eu
01:11:55des vraies retombées
01:11:55économiques fortes
01:11:56en France
01:11:56après on a
01:11:58cette vraie question
01:11:59en fait qui s'est posée
01:12:00dès la phase
01:12:01des gilets jaunes
01:12:01le ruissellement
01:12:03en fait ça ne marche pas
01:12:04et je crois que ça
01:12:05c'est vraiment quelque chose
01:12:06qui est absolument essentiel
01:12:07dans lequel on doit
01:12:07quand vous évoquiez
01:12:08la solution pour la France
01:12:09c'est de dire
01:12:10la solution elle va venir
01:12:11de la base
01:12:12de nous
01:12:12les citoyens
01:12:13les personnes
01:12:14les individus
01:12:15c'est à dire
01:12:16vous devez créer
01:12:17une dimension
01:12:18qui va être une dimension
01:12:19optimiste positive
01:12:20y compris avec des gens
01:12:22qui aujourd'hui souffrent
01:12:23et la question
01:12:24de la souffrance sociale
01:12:25n'est pas du tout
01:12:25quelque chose
01:12:26qu'on doit élus
01:12:26je pose des questions
01:12:27est-ce qu'il faut
01:12:28travailler plus ?
01:12:29je pense que la question
01:12:30ne se pose pas
01:12:31de la sorte
01:12:32par rapport aux gens
01:12:32qui travaillent
01:12:34par rapport aux gens
01:12:34qui travaillent
01:12:34est-ce qu'il faut
01:12:35qu'on soit plus nombreux
01:12:36à travailler ?
01:12:38le problème de la cloche
01:12:39oui tout à fait
01:12:40la cloche française
01:12:41le problème c'est que
01:12:42vous rentrez trop tard
01:12:42sur le marché du travail
01:12:43vous en sortez trop tôt
01:12:44d'accord
01:12:44c'est à dire au milieu
01:12:46on travaille comme les autres
01:12:47c'est sur les côtés
01:12:47qu'on travaille plus
01:12:48il faut qu'on soit plus
01:12:49à travailler
01:12:50c'est ça que je suis
01:12:51en train de vous dire
01:12:51c'est à dire
01:12:52vous devez avoir
01:12:53la jeunesse qui rentre plus tôt
01:12:54et la vieillesse qui sort plus tard
01:12:56donc si je puis dire
01:12:57c'est à dire
01:12:58c'est bien
01:12:59c'est bien l'approche
01:13:01quand vous êtes en train
01:13:02de comparer la France
01:13:02aux autres pays
01:13:03le problème il est là
01:13:04donc la retraite
01:13:05il faut qu'elle aille plus loin
01:13:06la retraite
01:13:07il faut qu'elle aille plus loin
01:13:08on est d'accord
01:13:09c'est à dire que
01:13:09vous devez avoir
01:13:10c'est comme ça
01:13:13que vous pouvez le traduire
01:13:13ce que vous pouvez traduire
01:13:14c'est dire que
01:13:15notre approche de la retraite
01:13:16est probablement mauvaise
01:13:17à tout point de vue
01:13:18c'est à dire qu'en France
01:13:19la retraite c'est
01:13:19vous travaillez à fond
01:13:20et bam
01:13:21d'un seul coup d'un seul
01:13:22vous arrêtez
01:13:22d'ailleurs avec parfois
01:13:23des conséquences
01:13:24pour les personnes
01:13:25c'est à dire
01:13:25c'est brutal
01:13:26d'un seul coup d'un seul
01:13:27dire le téléphone ne sonne plus
01:13:28ce que vous racontent les gens
01:13:29d'un seul coup d'un seul
01:13:30vous n'êtes plus là
01:13:30dans tous les autres pays
01:13:32on est dans des logiques
01:13:33dans lesquelles on part
01:13:34à la retraite plus tard
01:13:35dans lesquelles vous allez avoir
01:13:37on va dire
01:13:37une sortie progressive
01:13:39du monde du travail
01:13:39ah bon ?
01:13:40bien sûr
01:13:40vous allez avoir
01:13:41du temps partiel
01:13:43vous avez une partie
01:13:44qui est payée par votre retraite
01:13:46et l'autre qui continue
01:13:47à être payée par votre création
01:13:48de valeur
01:13:48même vous pouvez avoir
01:13:49des logiques de transmission
01:13:50c'est à dire vous avez
01:13:51par exemple un métier pénible
01:13:52évidemment vous n'allez pas
01:13:53faire le métier pénible
01:13:54jusqu'au bout
01:13:54vous allez avoir
01:13:55une logique par exemple
01:13:56de transmission
01:13:57qui doit se faire
01:13:58ça c'est vraiment
01:13:58les choses auxquelles
01:13:59on doit penser
01:13:59c'est comme d'ailleurs
01:14:00au départ
01:14:01quand on était sur la logique
01:14:02de dire on va prendre
01:14:03beaucoup d'apprentissage
01:14:04pour les jeunes
01:14:05l'idée c'est que
01:14:06peu à peu
01:14:06ils créent de la valeur
01:14:07ils ne sont pas complètement
01:14:09encore dans le monde du travail
01:14:09mais ils y sont déjà
01:14:10vendredi Vendroux
01:14:12il est 10h26
01:14:13on est un peu en retard
01:14:14Monsieur Vendroux
01:14:31vous êtes quoi ?
01:14:32c'est un scooter ?
01:14:33une moto ?
01:14:33un trial ?
01:14:35un trial
01:14:35une malagouti ?
01:14:37Pascal ?
01:14:38oui ?
01:14:39je suis à Tronc
01:14:40dans l'Aube
01:14:41je suis au stade
01:14:43Gaston Armoire
01:14:45à côté du stade de l'Aube
01:14:46on joue 3 en Ligue 2
01:14:47je suis ici Pascal
01:14:49parce que
01:14:49je veux vous présenter
01:14:51le meilleur club
01:14:52de motoball
01:14:53du monde
01:14:54le SUMA
01:14:55ils viennent de gagner
01:14:57la Coupe de France
01:14:58merci au président
01:14:59Georges et Ivan
01:15:01voilà un petit coup de moto
01:15:02pour faire court
01:15:04on joue au foot
01:15:05sur une moto
01:15:0680 licenciés au club
01:15:08700 licenciés
01:15:10dans toute la France
01:15:11le sport
01:15:13motoball appartient
01:15:14entre guillemets
01:15:15à la fédération française
01:15:17de moto
01:15:18le premier match
01:15:19de motoball
01:15:20Pascal
01:15:20en 1923
01:15:23on vous entend pas très bien
01:15:26donc on voudrait voir des images
01:15:27parce que la liaison
01:15:28est pas terrible
01:15:29pour tout vous dire
01:15:29mais est-ce qu'on peut voir
01:15:31des gens jouer ?
01:15:33mais ça y est
01:15:33allez-y messieurs
01:15:34allez-y qu'on vous voit là
01:15:35parce que c'est vrai
01:15:36que la liaison
01:15:37n'est pas extraordinaire
01:15:38malheureusement
01:15:39mais je voudrais voir
01:15:39voilà c'est ça qui nous intéresse
01:15:41disons ça c'est quand même
01:15:42tout à fait
01:15:42oui ça c'est quand même
01:15:44faut être quand même
01:15:44complètement
01:15:45je sais pas qui a inventé ça
01:15:47je veux dire
01:15:48faut quand même avoir
01:15:49une imagination fertile
01:15:52c'est génial remarque
01:15:53c'est génial
01:15:54mais alors
01:15:54il y a combien
01:15:55il y en a
01:15:55oui alors tu remontes plus vite
01:15:56le terrain en moto
01:15:57les contre-attaques
01:15:59c'est assez rapide
01:16:00les contre-attaques
01:16:01non mais vous saviez
01:16:02que ça existait ?
01:16:03non
01:16:03mais alors on joue
01:16:04il y a eu un but
01:16:06but du motoball
01:16:07mais c'est vraiment
01:16:08tout à fait étonnant
01:16:09c'est dommage la liaison
01:16:10il y a des petits scratch
01:16:11mais c'est absolument incroyable
01:16:12le ballon
01:16:13vous vous rendez compte
01:16:14l'adresse ?
01:16:15ça se joue à combien ?
01:16:16ça se joue à combien
01:16:17Jacques
01:16:18le motoball ?
01:16:197 contre 7
01:16:21non mais c'est génial
01:16:23alors ça c'est une bonne idée
01:16:24le gardien de but
01:16:26n'a pas le droit
01:16:26de sortir de sa zone
01:16:27voilà
01:16:28ah bah oui
01:16:29et la contre-attaque
01:16:30est rapide
01:16:30vous avez vu
01:16:31est-ce que ça crée ?
01:16:32ah bah oui
01:16:32bon
01:16:34on vient vous voir
01:16:35tout à l'heure
01:16:35on va essayer de rétablir
01:16:36quand même la liaison
01:16:38parce que ça crache un peu
01:16:39et c'est dommage
01:16:40je sais que
01:16:42bonjour docteur Millot
01:16:43demain c'est quoi
01:16:44bonjour docteur Millot
01:16:46je vais vous dire
01:16:46c'est la vieillesse
01:16:48c'est un sujet qui ne nous concerne pas
01:16:50puisque nous avons décidé d'arrêter de vieillir
01:16:54est-ce que vous sentez
01:16:56à quel âge est-on vieux ?
01:16:57est-ce que vous vous sentez vieux par exemple ?
01:16:59à moi vous posez la question
01:17:00non
01:17:00mais pas du tout
01:17:03est-ce que vous vous sentez vieux ?
01:17:05André
01:17:05André est-ce que vous vous sentez vieux ?
01:17:07est-ce que vous vous sentez vieux ?
01:17:09c'est vrai ?
01:17:09ah oui
01:17:09oui
01:17:11et monsieur Dessertine
01:17:13vous vous sentez vieux ?
01:17:14non je ne me sens pas vieux
01:17:15mais je pense que
01:17:16je ne suis plus complètement jeune quand même
01:17:17vous voyez
01:17:18vous êtes au milieu
01:17:19vous êtes plus qu'au milieu
01:17:21si vous me brvetez
01:17:22on est sur le toboggan tous les deux
01:17:23parce que là
01:17:24je suis âgé
01:17:25je ne suis pas vieux
01:17:26non
01:17:26mais vous n'êtes pas âgé
01:17:27regardez
01:17:28vous êtes bel homme
01:17:29vous êtes sublime
01:17:30arrêtez
01:17:31arrêtez
01:17:31regardez
01:17:32et puis cette couleur
01:17:32vous va merveilleusement
01:17:33vous êtes couleur de peau
01:17:38ah ouais ouais ouais
01:17:40bon
01:17:41écoutez Brigitte Millot
01:17:43les conseils pour ne pas vieillir
01:17:45mais regarde
01:17:47ce qui est intéressant
01:17:48c'est de voir
01:17:49qu'une personne en rouge
01:17:50donc ce sont les âges chronologiques
01:17:52et en bleu
01:17:53les âges ressentis
01:17:54ah oui
01:17:54il y a quand même
01:17:55une grosse différence
01:17:56c'est passionnant
01:17:57de voir qu'à 65 ans
01:17:58tu as l'impression
01:17:59d'en avoir 49
01:18:00en vieillissant
01:18:01tu deviens un peu plus raisonnable
01:18:02c'est juste 8 ans de moins
01:18:04mais à 65 ans
01:18:05c'est quand même 16 ans de moins
01:18:06du coup tu n'as quand même
01:18:07toujours pas répondu
01:18:08à ma question
01:18:09qui était à partir de quel âge
01:18:10on est considéré comme vieux
01:18:12oui mais c'est important
01:18:13parce que tu vois
01:18:14l'âge ressenti
01:18:14je t'ai dit que ça avait
01:18:15des effets sur la santé
01:18:16on s'est aperçu
01:18:17que plus tu te sentais jeune
01:18:19dans ta tête
01:18:20moins tu prenais le médicament
01:18:22moins tu avais
01:18:24d'hospitalisation
01:18:25et l'espérance de vie
01:18:26et l'espérance de vie
01:18:28était plus longue
01:18:28donc tu vois
01:18:29ça a quand même des effets
01:18:30c'est toute la vie
01:18:32avec le même âge
01:18:33c'est Claude Lelouch
01:18:34qui dit ça
01:18:35donc vous avez quel âge
01:18:37par exemple
01:18:37dans votre tête
01:18:38Joseph
01:18:39alors là c'est vraiment
01:18:41une question
01:18:41quel âge
01:18:42vous trouvez que vous avez 15 ans
01:18:44que vous avez 25 ans
01:18:46que vous avez 40 ans
01:18:48ou que vous êtes 65 ans
01:18:50au fond
01:18:50au fond
01:18:51j'ai 9 ans
01:18:52oh non
01:18:53ah si
01:18:539 ans
01:18:55ah oui oui tout à fait
01:18:569 ans
01:18:57ah bah si si si
01:18:58c'est l'élément
01:18:59qui était l'élément
01:19:00constitutif
01:19:02voilà
01:19:02oui mais à 9 ans
01:19:03on est
01:19:04moi j'aimais bien voir 9 ans
01:19:05mais on n'est pas
01:19:06très raisonnable
01:19:07c'est pas que très raisonnable
01:19:08si c'est un âge
01:19:10si c'est un âge
01:19:10
01:19:11qui est constitutif
01:19:13de votre personnalité
01:19:14vous êtes entouré d'amour
01:19:15c'est l'élément
01:19:16le plus important
01:19:17vous collectionnez
01:19:18les cartes Pokémon
01:19:19oui
01:19:20est-ce qu'à 9 ans
01:19:22ou 10 ans
01:19:23pardon mais à l'époque
01:19:23il n'y avait pas encore
01:19:24de Pokémon
01:19:25à mon époque
01:19:26c'était l'ORTF
01:19:26à 9 ans ou 10 ans
01:19:27est-ce que vous aviez
01:19:28est-ce que vous pensez
01:19:29que vous pensiez
01:19:29tout ce que vous pensez
01:19:30déjà aujourd'hui
01:19:31à 9 ans
01:19:33je rêvais d'écrire
01:19:34déjà
01:19:35voilà
01:19:36et la télévision
01:19:38me fascinait
01:19:39oui tout à fait
01:19:39il y en a un
01:19:40qui chantait
01:19:40j'ai 10 ans
01:19:41oui mais c'est pareil
01:19:42tu ne me crois pas
01:19:44bon
01:19:45Sommayal Abidi
01:19:45nous rappelle les titres
01:19:50on n'en sait plus
01:19:51sur le profil
01:19:52de l'homme menaçant
01:19:53et armé d'une machette
01:19:54abattu hier
01:19:55près d'une école
01:19:55dans le Var
01:19:56l'individu d'origine soudanaise
01:19:58était connu
01:19:58dans le quartier
01:19:59de la cité Berthe
01:20:00il squattait une maison
01:20:01abandonnée
01:20:02entre le collège
01:20:03et l'école maternelle
01:20:04et avait été condamné
01:20:05à 5 ans d'interdiction
01:20:06de port d'armes
01:20:07en juin dernier
01:20:08le ministère de l'intérieur
01:20:10demande au préfet
01:20:11de s'opposer au déploiement
01:20:12de drapeaux palestiniens
01:20:13sur les mairies
01:20:14le 22 septembre
01:20:15initiative proposée
01:20:17par le premier secrétaire
01:20:18du parti socialiste
01:20:19Olivier Faure
01:20:20pour acter la reconnaissance
01:20:21officielle de l'état palestinien
01:20:23par la France
01:20:23prévu lundi
01:20:24et puis il n'a pas mâché
01:20:26ses mots
01:20:27Emmanuel Macron
01:20:28a affirmé
01:20:28qu'Israël était en train
01:20:29de détruire totalement
01:20:30son image
01:20:31et sa crédibilité
01:20:32dans l'opinion publique mondiale
01:20:33en raison du nombre
01:20:35de victimes civiles
01:20:36provoquées par la guerre
01:20:36menées depuis près de deux ans
01:20:38dans la bande de Gaza
01:20:39on va dire bonjour
01:20:41merci Somaïa
01:20:41et bon week-end à vous
01:20:43on va dire au revoir
01:20:44à Jacques Vandrou
01:20:45Jacques est formidable
01:20:46parce que Jacques
01:20:47chaque semaine
01:20:48il trouve
01:20:49quelque chose
01:20:50d'original
01:20:51à nous présenter
01:20:52un sport souvent original
01:20:53et là effectivement
01:20:54c'était du motoball
01:20:55je ne suis pas sûr
01:20:56que
01:20:57comment ?
01:20:58il mousse sa chemise
01:20:58oui je ne suis pas sûr
01:20:59qu'on ait envie
01:21:00est-ce qu'on peut
01:21:02est-ce que vous
01:21:02on peut revoir
01:21:03Georges Fenech
01:21:04s'il vous plaît
01:21:04regardez
01:21:05regardez comme vous êtes beau
01:21:07regardez vous êtes
01:21:08au sommet
01:21:09de votre
01:21:09de votre
01:21:10de votre puissance
01:21:11non
01:21:12faisons un gros plan
01:21:13sur Jacques
01:21:14je regarde la caméra
01:21:15regardez
01:21:16voilà
01:21:16je pense qu'il y a
01:21:17chez vous
01:21:17quasiment une possibilité
01:21:20d'avoir une fonction
01:21:20importante ces prochaines années
01:21:22regardez ce sourire
01:21:23et tout
01:21:23c'est le temps
01:21:24qui n'a pas de prise
01:21:26n'a pas de prise
01:21:28sur vous
01:21:28et puis cette élégance
01:21:29oui merci
01:21:30je vous en prie
01:21:31l'horizon des possibles
01:21:32Philippe de Certines
01:21:33bon j'ai un peu compris
01:21:34j'ai bien
01:21:37non mais vous êtes sympathique
01:21:38et pédago
01:21:39voilà vous êtes
01:21:40un job
01:21:41mais oui
01:21:41mais alors vous êtes
01:21:42toujours en cours
01:21:43aujourd'hui
01:21:43ils ne vous ont pas viré
01:21:45à l'université
01:21:46non pour le moment
01:21:47non non
01:21:47non mais parce que
01:21:48parfois dans l'université
01:21:49les voix
01:21:50c'est dur l'université
01:21:52l'université
01:21:53c'est un monde magnifique
01:21:54de liberté
01:21:55la liberté
01:21:55c'est le truc extraordinaire
01:21:56vous pouvez penser
01:21:57et bien je suis content
01:21:58de l'entendre
01:21:59Jean-Marc Moronini
01:22:00c'est à vous
01:22:01vous avez vu
01:22:01on a donné une information
01:22:02j'ai vu que c'est
01:22:03à la une de votre
01:22:03site parce que votre site
01:22:05est très intéressant
01:22:06c'est gentil
01:22:07merci beaucoup
01:22:07effectivement c'est l'info
01:22:08que vous avez donnée
01:22:09concernant France Inter
01:22:09ce qui s'est passé
01:22:10dans les couloirs de France Inter
01:22:11évidemment
01:22:12il y a un journaliste
01:22:12qui a été alpagué
01:22:13et la direction
01:22:14a été obligée de
01:22:15c'est monsieur Philippe Corbet
01:22:17qui a été obligé
01:22:17de s'excuser
01:22:18par Cohen
01:22:20par Patrick Cohen
01:22:21effectivement
01:22:22je vous dis ce qu'on va faire
01:22:23on va être en direct
01:22:24bien évidemment de Tourcoing
01:22:25où les policiers
01:22:26vont manifester
01:22:27on va être également
01:22:28en direct de la Seine-sur-Mer
01:22:29et puis dès le début
01:22:30de l'émission
01:22:30on sera en direct
01:22:31de Notre-Dame de Paris
01:22:31parce que vous savez
01:22:32qu'il réouvre les deux tours
01:22:33aujourd'hui
01:22:33de Notre-Dame de Paris
01:22:35oui
01:22:36ça vous laisse en voix
01:22:37oui
01:22:37je vous dirai pourquoi
01:22:39hors antenne
01:22:40ah d'accord
01:22:40mais évidemment
01:22:42effectivement
01:22:42vous avez raison
01:22:43il rouvre
01:22:43il rouvre
01:22:44les deux
01:22:46Notre-Dame de Paris
01:22:48vous avez complètement
01:22:48raison
01:22:49du verbe ouvrir
01:22:51donc
01:22:53Jacques
01:22:56salut Jacques
01:22:57je dis
01:22:59oh Jacques
01:23:02vous êtes magnifique
01:23:02je dis
01:23:03non non
01:23:05je souriais
01:23:06parce qu'effectivement
01:23:07je vous en prie
01:23:09c'est fini
01:23:09c'est fini
01:23:10on n'entend pas
01:23:10et puis ça
01:23:11non
01:23:11j'ai tiqué
01:23:12parce que
01:23:12beaucoup de gens
01:23:13confondent le verbe
01:23:14réouvrir
01:23:15n'existe pas
01:23:15c'est le mot
01:23:16d'accord
01:23:16je crois que c'était
01:23:17l'ouverture
01:23:19elle-même
01:23:19qui vous laissait sans voix
01:23:20mais c'est le français
01:23:21on dit réouverture
01:23:22et on dit rouvrir
01:23:23donc allez comprendre
01:23:25parfois
01:23:25tout ça n'est pas toujours
01:23:26très logique
01:23:27bon merci en tout cas
01:23:29chers amis
01:23:30c'était un bonheur
01:23:31d'être avec vous
01:23:32Pauline Trevzer
01:23:33Mathieu était à la réalisation
01:23:34Robin Desbois
01:23:36était à la vision
01:23:37Jean-François Couvlard
01:23:38était au son
01:23:39Marine Lançon
01:23:40Pauline Trevzer
01:23:41toute la programmation
01:23:42Magdalena Dervich
01:23:43Nicolas Nissim
01:23:44bien sûr
01:23:44toutes ces émissions
01:23:45sont retrouvées sur CNews
01:23:46et chez Robert Laffont
01:23:48économie, innovation, écologie
01:23:49construire le siècle qui vient
01:23:51l'horizon des possibles
01:23:52Philippe de Certin
01:23:53lisez
01:23:54parce que c'est d'abord
01:23:55très intéressant
01:23:56très très précis
01:23:57et c'est accessible
01:23:59il y a un effort de pédagogie
01:24:01donc c'est ça qui est formidable
01:24:02vous pourrez briller
01:24:03dans les dîners
01:24:04après
01:24:04bon week-end à tous
01:24:06Sous-titrage Société Radio-Canada
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