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Eliot Deval et ses invités débattent des grands thèmes de l'actualité dans #HDPros2WE à 20h du vendredi au dimanche

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Transcription
00:00Sarah Salman, Jean-Sébastien, Ferjou, Sébastien Ligné et Henri Guénaud.
00:05Bonsoir à tous les quatre.
00:06Ravis de vous retrouver pour l'heure des pros 2.
00:09Vous tapez un policier, c'est direction prison.
00:12Voilà ce que les Français veulent.
00:13Vous tapez un policier, vous êtes dehors, sous contrôle judiciaire, au pire.
00:18Voilà ce qui se passe en France.
00:19Les policiers ont manifesté ce vendredi à Tourcoing,
00:23une semaine après l'agression lâche et ultra-violente d'un policier de la BAC.
00:26Sur place pour CNews, Régine Delfour, Laurence et Larrier.
00:29Le récit est signé Vincent Fandès.
00:32Ils étaient plusieurs dizaines de policiers réunis devant le commissariat de Tourcoing.
00:37Ils sont entre autres venus apporter leur soutien à un collègue passé à tabac la semaine dernière,
00:42comme l'explique Fabien Vanemelrich, secrétaire général Alliance Police Nationale.
00:46C'est évidemment un soutien auprès de notre collègue, mais auprès de tous les collègues.
00:49Il ne faut pas oublier qu'il y en a 15 par jour, malheureusement, qui sont agressés, blessés par un tiers.
00:54Donc c'est pour l'ensemble du territoire que nous sommes là.
00:56Ils sont également venus manifester leur colère, car les suspects de l'agression du policier ont été libérés sous contrôle judiciaire.
01:04Parce que ça fait plusieurs années qu'on dénonce les violences faites envers les forces de l'ordre, et aujourd'hui ça ne peut plus durer en fait.
01:09C'est pas simple tous les jours, les collègues restent tous très vigilants lors de leurs interventions, même en rentrant chez eux.
01:17C'est déjà arrivé même dans le passé, que certains soient suivis à leur domicile et que des drames se produisent.
01:20Ça fait des années qu'on dénonce un laxisme de la justice, une impunité grandissante,
01:24et on s'aperçoit qu'aujourd'hui on se permet d'agresser des policiers, les blesser gravement,
01:28et au final ressortir de prison ou de détention 48 heures après.
01:31Ces policiers réclament l'instauration de peines spécifiques.
01:33Nous ce qu'on a demandé c'est des peines fermes, immédiates et minimales, tout simplement.
01:39On n'est pas satisfait du coup de la réponse pénale qui a été donnée.
01:43Nous ce qu'on veut c'est qu'il y ait des peines minimales, c'est-à-dire une peine minimale pour tout policier
01:48ou personne dépositaire de l'autorité publique qui serait agressé.
01:52Ils en appellent désormais à Sébastien Lecornu pour prendre des mesures immédiates.
01:57Et l'excellent William Molinier d'Europe 1 disait et sortait cette information,
02:01« Tous les deux jours, un policier en civil est agressé en France ».
02:05Fabien Van Damerlich, qu'on a reçu cet après-midi, expliquait qu'il avait pu échanger avec le policier lynché
02:10et quand il a vu qu'ils étaient dehors, il se disait écœuré.
02:13Mais Henri Guénaud, ce ne sont pas seulement les policiers qui sont écœurés,
02:17ce sont les Français qui sont écœurés en voyant qu'il n'y en a pas un qui est derrière les barreaux en attendant le procès.
02:25Alors d'abord je comprends la colère des policiers, mais effectivement ils ne sont pas les seuls en cause.
02:30En fait c'est la société qui est en cause.
02:32C'est-à-dire qu'on est vraiment là au cœur du désordre social dans lequel nous vivons.
02:38Ça n'est pas tolérable.
02:40Ça n'est pas tolérable, or on le tolère.
02:44Ça fait longtemps que ça dure.
02:45Évidemment ce n'est pas le seul à avoir été agressé dans les semaines passées.
02:53Mais là on le voit.
02:55Cette image elle est terrible pour la société.
02:58Vous vous rendez compte que effectivement les auteurs sont relâchés.
03:04Ils sont en liberté en attendant leur jugement.
03:07Mais ce n'est pas tout.
03:10On va mesurer la gravité de cet acte au nombre de jours d'ITT que le policier aura subi.
03:18C'est quand même délirant.
03:20Or ce qui se passe c'est un crime contre la société, contre la vie en société.
03:23C'est-à-dire que si on tolère ça, on va à la catastrophe.
03:28Moi je trouve que là on a franchi depuis longtemps.
03:31Mais là ça nous saute à la figure.
03:35Ce n'est pas possible.
03:36On n'en prend pas.
03:37Alors il y a la justice évidemment responsable.
03:40Mais pas que la justice.
03:41Il y a aussi nos lois qui sont responsables.
03:43La question que je me pose en voyant les images c'est
03:45Et pourquoi le policier n'a pas sorti son arme ?
03:48Alors est-ce qu'il n'a pas pu ?
03:50Ou est-ce qu'il n'a pas voulu ?
03:52Sachant qu'il allait se retrouver dans une situation ensuite...
03:55C'est lui qui allait devenir l'agressant.
03:58Oui, le policier dans l'affaire Naïl a fait 4 mois et demi de détention provisoire.
04:02Et là il va probablement aller devant une cour d'assises.
04:04Donc c'est sûr que ça fait hésiter.
04:06Oui, mais là c'est quand même une question qu'on peut se poser.
04:09C'est-à-dire que ça n'est pas...
04:10Encore une fois, ça n'est pas tolérable.
04:13Moi je pense qu'il faut complètement refonder le code pénal.
04:18En particulier sur ce genre d'affaires.
04:20Alors la peine automatique, d'accord.
04:22Mais elle ne peut pas être totalement automatique, la peine.
04:24Parce qu'il y a toujours des circonstances dont il faut tenir compte.
04:28Après vous pouvez aller dans le détail du détail.
04:31Simplement, un Français aujourd'hui, 8 Français sur 10,
04:34qui veulent une chose, c'est casse-prison pour toute personne qui frappe.
04:39C'est combien de temps ?
04:39Ah bah le temps fonctionne.
04:41Vous avez raison.
04:42Ce sont des crimes contre la société.
04:45C'est une expression extrêmement forte.
04:46Si on veut les arrêter, si on veut arrêter cet engrenage,
04:51si on veut mettre dans la tête d'un certain nombre de gens
04:53que c'est extrêmement grave et dangereux de frapper un policier,
04:57il faut aller très loin.
04:58C'est-à-dire que moi, je me demande vers l'avocat,
05:00ces gens, il leur faut 20 ans.
05:02Eh bah c'est ce que j'allais dire.
05:03Si c'est un crime, c'est déjà plus de 10 ans.
05:04Vous êtes d'accord maître ?
05:05Oui, la détention provisoire, c'est l'exception juridiquement.
05:08Donc dans ce cas-là, il faut refonder le code de procédure pénale parce que l'article 144 prévoit les conditions dans lesquelles on peut être en détention provisoire.
05:15Il y en a, voilà, je ne vais pas toutes les lister, mais il faudrait refonder le code de procédure pénale.
05:20Parce que là, on choisit la mesure la moins attentatoire aux libertés, donc en l'espèce un contrôle judiciaire avec des interdictions et des obligations.
05:27La formule d'Henri, elle est parfaite.
05:30Bien sûr.
05:31Parfaite.
05:31C'est un crime contre la société.
05:33Donc soit vous traitez pénalement les images qu'on vient de voir, et Benjamin Nau à juste titre, il me dit,
05:39c'est tellement violent que je n'ai pas envie de les mettre en boucle.
05:41Il a entièrement raison.
05:42Mais aussi, il faut les montrer.
05:44Il faut les montrer parce que tout le monde les a vus.
05:46Parce que ces racailles, ces criminels contre la société, c'est l'expression que vous employez,
05:51ils l'ont diffusé sur les réseaux sociaux.
05:54Ils n'ont pas peur de tabasser un policier, et ils n'ont pas peur non plus de relayer sur les réseaux sociaux.
05:58C'est un trophée.
05:58Ça dit tout.
05:59C'est un trophée.
06:00C'est un trophée de trophée les policiers.
06:02Ça dit tout.
06:02Ce sont des gens qui n'ont aucun repère, qui n'ont intériorisé aucune norme.
06:07Et si vous voulez faire rentrer les repères et les normes dans la tête de tous ceux qui leur ressemblent,
06:12eh bien il faut être d'une sévérité absolue.
06:14Total.
06:15Alors à ce moment-là, ils n'ont rien à faire dehors.
06:17Mais justement, il y a quelque chose, moi je retiens autre chose dans ce que vous avez dit, Henri Guénon,
06:20qui était le mot délirant.
06:21Parce qu'effectivement, du point de vue des Français, c'est délirant.
06:23Ça l'est évidemment du point de vue des policiers.
06:26C'est choquant, c'est inadmissible.
06:27Pas du juge de liberté, pardonnez-moi.
06:29Mais justement, ce que je ne comprends pas, Elliot, d'un point de vue démocratique,
06:32c'est qu'on a quand même un ministre de l'Intérieur qui dit que ce genre de fait,
06:35ce n'est pas malheureusement la première fois que ça se produit,
06:37ils doivent être punis extrêmement sévèrement.
06:39On a un ministre de la Justice qui répète la même chose.
06:41Et ça n'est pas nouveau.
06:42Alors admettons que certains des prédécesseurs de Gérald Darmanin
06:44aient été sur des lignes moins ou plus tolérantes vis-à-vis des criminels.
06:49Mais quand même, comment expliquer, alors même que plus au sommet de l'État,
06:54ça fait longtemps que nous avons des responsables politiques
06:55qui disent que ça n'est pas acceptable, ça le soit toujours de facto.
06:59Il y a quand même quelque chose qui dysfonctionne profondément dans la démocratie.
07:02Il y a des juges.
07:03Il y a des juges qui vous disent, je suis désolé.
07:05Il n'y a pas que des juges, il y a aussi des lois.
07:07Il y a des lois.
07:08Et si, il y a des lois.
07:10C'est-à-dire que nous n'avons pas pris,
07:11le personnel politique, le législateur et même les juges,
07:15n'ont pas pris la mesure de cette violence, de son intensité et de sa nature.
07:20Ils ont un train de retendre à la société.
07:24Nicolas Sarkozy avait un story, les peines planchers.
07:26Les peines planchers, aussitôt arrivait,
07:28le gouvernement de François Hollande a supprimé les peines planchers.
07:34On avait fait des...
07:36Moi, j'y reviens sans arrêt parce que c'est la loi anti-casseurs en 70-71,
07:41je ne sais plus, 70-71, signée par des fascistes bien connus
07:46qui s'appelaient Charles-Jaban Delmas et René Pleven,
07:50qui était un sous-démocrate chrétien.
07:53Dès que la gauche est arrivée au pouvoir en 82,
07:55elle a abrogé cette loi.
07:56On en a fait une autre qui porte le même nom il y a quelques années,
07:59mais qui n'a aucun rapport avec...
08:00Il y a une responsabilité collective aussi,
08:03c'est-à-dire quand 4 personnes ou 5 ou 10 s'attaquent,
08:06parce qu'il y a aussi les attaques en bande contre 7 policiers,
08:09il y a...
08:09À Reims !
08:10À Reims, je veux dire, c'est tous ils sont coupables.
08:13Il y a tous, le type qui a filmé, il est aussi coupable que celui qui tape.
08:16Entièrement d'accord avec vous, et les Français,
08:188 Français sur 10 sont entièrement d'accord avec vous, Henri Guedon ?
08:20Il y a deux choses qui peuvent aller ensemble,
08:22c'est-à-dire que la loi soit insuffisante, on est tous d'accord.
08:25Mais il ne faut pas non plus oublier ceux qui l'interprètent.
08:28Et l'interprétation de la loi, aujourd'hui,
08:30elle a une part énorme dans le laxisme judiciaire qu'on constate en France.
08:34Pardonnez-moi, mais quand on voit la place prépondérante
08:37qu'a pris le syndicat de la magistrature,
08:39qui est un syndicat d'extrême-gauche,
08:40qui appelle à rentrer en résistance contre le RN,
08:42qui a pris totalement la main de l'école nationale de la magistrature,
08:46c'est-à-dire qu'aujourd'hui,
08:47ce sont des professeurs affiliés au syndicat de la magistrature
08:50qui forment les futurs magistrats.
08:52Et donc, ce sont à eux, in fine,
08:54de décider ou non, notamment, de la détention provisoire.
08:58Parce qu'il y aura toujours une part d'interprétation.
09:01Et c'est cette part d'interprétation-là
09:02qu'il faut museler au minimum.
09:04Quand Gérald Darmanin vous explique
09:06qu'il faut des peines minimums,
09:07c'est aussi, justement, pour limiter au maximum
09:10l'interprétation du juge.
09:12Parce que c'est un problème.
09:13Pardonnez-moi, vous avez des juges rouges, aujourd'hui, en France.
09:15Quand vous avez des juges, notamment,
09:18qui vous expliquent à des procureurs
09:19« Moi, je déteste la prison, avec moi, tout le monde dehors. »
09:22Voilà, c'est une logique, c'est une idéologie
09:25qui gangrène les palais de justice, aujourd'hui,
09:28de la part de magistrats qui considèrent
09:29que la prison doit être la solution de dernier recours
09:33et qu'il faudrait l'éviter à tous.
09:34Pourquoi vous n'êtes pas d'accord avec ça, Henri ?
09:36Je ne suis pas d'accord parce que ce n'est pas qu'un problème de politisation.
09:38Si c'était que ça, ce serait plus facile à régler.
09:41Il n'y a pas que les juges rouges, ce n'est pas vrai.
09:43D'abord, il y a un sentiment d'ivresse de la toute-puissance
09:47dans une partie de la magistrature
09:49qui n'a rien à voir avec la politique,
09:51qui est le fait que, quand un pouvoir s'affaiblit,
09:52un autre pouvoir prend le dessus.
09:54La justice, dans son ensemble,
09:56même s'il y a des gens qui font très bien leur travail,
09:58elle prend le dessus.
09:59Alors, en plus, on lui laisse une marge d'interprétation.
10:01Il faut regarder comment les textes sont écrits.
10:04Donc, on a toujours, on a accepté,
10:05j'ai écrit une page dans le Figaro
10:07après le procès de Mme Le Pen et de Nicolas Sarkozy,
10:10il y a quelques mois,
10:10c'est que la subjectivité, elle est évidemment irréductible.
10:14Forcément, une part de subjectivité
10:15puisque ce sont des êtres humains qui rendent la justice.
10:18Néanmoins, là, elle a dépassé toutes les limites.
10:22Mais si vous voulez contraindre ces limites,
10:24si vous voulez les restreindre,
10:26il faut aussi s'occuper des lois.
10:28C'est-à-dire qu'il faut que le Code pénal soit rédigé autrement
10:31pour tenir compte, encore une fois,
10:33de la nature de la violence à laquelle nous sommes confrontés,
10:35ce qui n'a rien à voir avec ce que nous avons vécu
10:38dans les années 50, 60, 70.
10:41Et c'est ce que disait Fabien Van Damerlich en mai 2021,
10:45responsable syndicale Alliance,
10:47qui s'était fait attaquer politiquement, médiatiquement
10:50parce qu'il y avait eu le malheur d'avoir cette phrase,
10:53le problème de la police, c'est la justice,
10:55lors d'une manifestation qui avait rensemblé 35 000 personnes
10:58au pied de l'Assemblée nationale.
10:59Écoutez, quatre ans plus tard, on refait les mêmes débats.
11:02Donc, il y a de la lâcheté chez les politiques,
11:03il y a de l'incompétence chez les politiques,
11:06il y a de l'irresponsabilité chez les politiques,
11:08c'est un mélange de tout.
11:09Mais en revanche, je suis désolé,
11:10vous pouvez faire toutes les politiques pénales que vous voulez.
11:12Sébastien Ligné, il a peut-être en partie raison
11:14sur le fait qu'il y ait une minorité bruyante et active
11:18du côté des magistrats.
11:20Ce n'est pas que ça.
11:20Ce n'est pas que ça, je vous ai dit, c'est un doublon.
11:22On écoute Fabien Van Damerlich.
11:24Ce n'est pas qu'un problème de politisation.
11:25On l'écoute.
11:27Le problème de la police, c'est la justice !
11:33La justice, la justice doit rendre des comptes.
11:42Elle doit rendre des comptes sur des décisions et sur ses actes.
11:46Le citoyen, le citoyen est en droit de savoir comment fonctionne sa justice.
11:51Le citoyen est en droit de savoir comment elle punit les criminels
11:55et les délinquants dans son pays.
11:57Le citoyen est en droit de savoir pourquoi toutes ces crapules
12:02n'ont plus peur des forces de l'ordre.
12:04Et Marine Le Pen a réagi aujourd'hui.
12:06J'apporte mon soutien total aux policiers qui manifestent aujourd'hui
12:09leur ras-le-bol face au laxisme judiciaire,
12:11à la culture de l'excuse, au sentiment d'impunité.
12:14C'est là l'échec patent et l'impuissance dramatique
12:16des gouvernements successifs qui ont laissé se multiplier
12:18les zones de non-droit gangrénées par l'ultra-violence.
12:22L'instauration de la présomption de légitime défense
12:24pour les forces de l'ordre dans l'exercice de leur mission
12:26est une urgence nationale et une priorité absolue.
12:30Jean-Sébastien Ferjoux, qu'est-ce qu'on pourrait dire de nouveau
12:32qu'on n'ait pas dit ces trois, quatre dernières années ?
12:36Mais c'est un peu ce que je voulais vous dire tout à l'heure.
12:38C'est ça qui est délirant et qui est grave
12:40d'un point de vue démocratique.
12:41C'est alors même que la société toute entière
12:43se rend compte que ça n'est plus tenable,
12:45alors même qu'on se rend bien compte qu'il y a une décivilisation
12:48ou un ensauvagement, ou bref, on emploie les mots qu'on veut,
12:51il n'y a pas de réaction en face.
12:53Mais ça renvoie aussi à une responsabilité collective des Français,
12:55peut-être, à un moment, il faudra bien qu'ils votent
12:58pour une majorité susceptible de mettre en place,
13:02justement, de réécrire les lois,
13:04de reprendre la main sur la formation des magistrats,
13:06parce qu'il y a un vrai problème avec la manière
13:08dont fonctionne l'école nationale de la magistrature.
13:10Aller beaucoup plus loin dans la diversification
13:12du profil sociologique des magistrats,
13:14on a un peu ouvert la profession.
13:15Il faut faire venir des policiers,
13:17il faut que ce soit comme aux Etats-Unis,
13:18comme dans d'autres pays,
13:18il peut y avoir des avocats qui sont aussi magistrats,
13:21il peut y avoir des policiers, des commissaires de police.
13:23C'est pour ça que j'ai dit,
13:25aller plus loin dans ce qu'on a commencé à faire,
13:27parce que ça reste assez timide.
13:29On pourrait aussi élire nos juges,
13:30comme dans certains pays démocratiques.
13:32Ça vous êtes contre.
13:33Jamais de la vie, alors vous dites Henri Guéno.
13:35Bon, voilà ce qu'on pourrait dire.
13:36C'est vrai, ça, imaginez juste ce que les juges pourraient être.
13:39Regardez ce qui se passe au Royaume-Uni,
13:40dans certains endroits où ils ont élu des mères islamistes,
13:42vous pouvez avoir la même mécanique
13:43avec une police qui serait sous compte.
13:45La différence que je vois entre 2021...
13:47Même aux Etats-Unis, on élit d'abord que les juges des Etats fédérés,
13:50pas les juges fédéraux,
13:51mais quand les juges des Etats fédérés,
13:54regardez ce qui se passe,
13:55regardez ce qui est arrivé à M. Trump à New York
13:57quand il est jugé par un juge démocrate.
13:59Donc ne reproduisons pas ça,
14:01mais en revanche, il faut un principe de responsabilité.
14:04Il faut changer le mode de recrutement.
14:06Ça, c'est certain, parce que c'est un échec.
14:08Il y a des exemples.
14:09L'exemple anglais est d'ailleurs très intéressant,
14:11on pourrait s'y référer.
14:13Et il faut refonder le code pénal.
14:15Le problème que j'ai, moi, devant cet état de fait,
14:18pour répondre à votre question,
14:19mais pourquoi on ne fait rien ?
14:20Parce qu'aucun parti politique aujourd'hui,
14:24même ceux qui vont plutôt dans le bon sens,
14:26n'a réfléchi suffisamment à cette question
14:29de la réforme de la justice,
14:31de la réforme du code pénal,
14:32de la réforme des moyens de la police.
14:36Il y a peut-être aussi notre réalité.
14:38Vous évoquez la tribune que vous avez écrite
14:40dans le Figaro concernant M. Sarkozy et Mme Le Pen.
14:42Il se trouve aussi que les hommes politiques
14:44prennent un risque, en général,
14:46à réformer la justice ou, à contraire,
14:48il y a des magistrats.
14:49Bonne information aussi.
14:49C'est vrai.
14:50Bonne information.
14:50On va voir le syndicat de la magistrature
14:52réagir à M. Darman.
14:54La dernière chose qui me marque,
14:55c'est qu'il y a quatre ans,
14:57vous n'aviez pas les chaînes d'information
14:58qui allaient sur ce terrain
15:00en donnant la parole aux policiers,
15:02en expliquant que les Français
15:03voulaient plus de fermeté,
15:04et qu'aujourd'hui, peut-être,
15:05dans le système médiatique,
15:07ça tangue un peu plus,
15:08et quand on est frappé par le réel,
15:10finalement, on évite
15:11et on enlève les deuxières.
15:13Parlons de Philippine à présent.
15:14C'est pas juste un peu plus de fermeté.
15:15C'est pas juste un peu plus de fermeté.
15:16Non, j'ai pas dit que c'était que ça.
15:17Il faut changer la nature.
15:18J'ai compris.
15:19Henri, je n'ai pas dit ça.
15:20Je n'ai pas dit ça.
15:21De nos peines,
15:22de notre code pénal,
15:23notre façon de fonctionner,
15:24la justice,
15:25et d'appréhender cette violence.
15:26Henri, Philippine,
15:27parlons du témoignage bouleversant
15:29à présent de sa maman.
15:30Le drame avait touché la France entière,
15:32il y a bientôt un an.
15:33Le corps de Philippine
15:34était retrouvé dans le bois de Boulogne.
15:35Son meurtrier présumé était, lui,
15:37arrêté quelques jours plus tard en Suisse.
15:39L'enquête a mis en lumière
15:40des dysfonctionnements de l'État.
15:42Elle a le courage de prendre la parole
15:43et à travers son témoignage,
15:44c'est aussi le témoignage
15:45de la maman d'Elias,
15:46de la famille de Lola.
15:48C'est aussi d'avoir une pensée
15:49pour les parents d'eux
15:50et les proches de Thomas.
15:51Et malheureusement,
15:52ces prénoms,
15:53cette liste non exhaustive,
15:55elle s'allonge de semaine en semaine.
15:56Voyons le sujet
15:57de Vincent Farandège
15:58et de Barbara Delade.
16:01Un an après le drame,
16:03la mère de Philippine
16:04sort du silence.
16:05Elle partage notamment
16:06la nécessité pour elle
16:07d'avoir inauguré une stèle
16:09en hommage à sa fille
16:10dans le bois de Boulogne,
16:12là où elle a été tuée.
16:13Donc au départ,
16:14je ne voulais pas retourner
16:15dans le bois de Boulogne.
16:16C'était épouvantable.
16:17En fait, c'est sa première tombe
16:19puisqu'elle était enterrée là
16:20pendant une nuit.
16:22Et voilà,
16:22qu'ils puissent se recueillir
16:23et penser à elle.
16:26Et voilà,
16:26c'était la phrase, voilà,
16:27pensez à elle
16:28et qu'elle vous protège
16:29parce que je suis sûre
16:31qu'elle est encore active.
16:32La mère de famille
16:33fait également part de sa colère
16:35et pointe selon elle
16:36des défaillances de l'État.
16:38Le fait que son meurtrier présumé,
16:40visé par une obligation
16:41de quitter le territoire,
16:42ait été relâché
16:43d'un centre
16:44de rétention administrative.
16:46On ne stigmatise pas
16:46les OQTF,
16:47là c'était lui.
16:49Moi,
16:50les autres,
16:51bon,
16:51ils n'ont rien à faire
16:52en France
16:53par la loi.
16:55Mais moi,
16:56c'est lui
16:56qui n'avait rien à faire là.
16:58ma fille se promenait,
17:00rentrait chez elle
17:01et c'est lui
17:02qui ne devait pas être là
17:03et pour plein de raisons.
17:05Se rajoute
17:06à la douleur de la famille
17:07l'attitude du meurtrier présumé.
17:09Il dit ne rien se souvenir
17:10de son passage à l'acte.
17:12J'ai essayé d'apprendre
17:13à mes enfants
17:14que quand on sait
17:15quelque chose,
17:15on assumait.
17:17Et bien,
17:18lui,
17:18c'est le contraire.
17:19Même s'il parlait,
17:21en fait,
17:21est-ce que ça serait vrai ?
17:23Est-ce que je connaîtrais
17:24avant ma mort
17:24la vérité ?
17:26A ce jour,
17:28aucune date de procès
17:29n'a été fixée.
17:31Et quand j'entends
17:31le témoignage
17:32de cette femme
17:33d'un courage absolu
17:34et de son père
17:35dans les colonnes du Figaro
17:35que j'ai lue cette semaine,
17:37j'ai une pensée
17:38pour le Conseil constitutionnel.
17:39Je rappelle que début août,
17:40le Conseil constitutionnel
17:42a retoqué l'allongement
17:43de la rétention
17:43des étrangers
17:44jugés dangereux.
17:45Certains y ont vu
17:46un camouflet
17:47pour Bruno Retailleau.
17:49Pourtant,
17:50les députés
17:50l'avaient voté
17:51à l'Assemblée nationale.
17:52C'était une prolongation
17:54de 80 à 210 jours
17:56pour les éléments dangereux.
17:57Les fameux sages.
17:59Les fameux sages
17:59qu'ils aillent le dire
18:01devant la maman
18:02de Philippines.
18:03D'abord,
18:05c'est une décision
18:06assez difficilement
18:06compréhensible.
18:08En l'occurrence,
18:09la loi n'était même pas
18:10contraire au droit européen.
18:12Il y a d'autres pays
18:13qui l'appliquent
18:14et 210.
18:14Donc,
18:16ça,
18:17ce sont les dérives
18:18de nos institutions
18:21et en particulier
18:22de la façon
18:24dont on traite
18:25le pouvoir législatif.
18:26C'est-à-dire que,
18:27bon,
18:27il va bien falloir
18:28réfléchir
18:29à partir du moment
18:30à ce qu'on va faire
18:32parce qu'à partir du moment
18:33où le Conseil constitutionnel
18:34s'est emparé,
18:35on l'a laissé faire,
18:36il a été félicité
18:37par tout le monde,
18:38s'est emparé
18:39du préambule
18:39de la Constitution.
18:40Il interprète à sa guise
18:42comme dans une Cour suprême
18:43comme aux Etats-Unis,
18:44les principes...
18:45Et donc,
18:45à Fouera,
18:46à Fouera,
18:46le Conseil constitutionnel.
18:47Donc,
18:47il faut changer,
18:48il faut impérativement
18:50réfléchir à des règles
18:51qui permettent
18:52ou au peuple
18:53ou au Parlement
18:53d'avoir le dernier mot
18:54quand il s'agit du préambule.
18:56Qu'ils aillent se justifier
18:57à chaque fois
18:59devant les familles
18:59des victimes.
19:00Je pense qu'ils
19:00s'interrogeront.
19:01Oui,
19:01mais ils comprendront
19:02beaucoup.
19:03S'interroger sur la composition.
19:04Moi,
19:04j'aimerais bien avoir
19:05M. Ferrand.
19:06M. Richard Ferrand.
19:07Richard Ferrand,
19:07le grand ami
19:08d'Emmanuel Macron
19:08qui est aujourd'hui
19:09président du Conseil...
19:10Non,
19:11mais c'est pas le problème,
19:11c'est le président.
19:12Pardonnez-moi.
19:12Je vais s'interroger sur la...
19:13Je suis bien d'accord avec vous
19:14qui décide...
19:14François Bayrou
19:15regrettait justement
19:16dans une de ses interventions
19:18de son interminable
19:19tournée d'adieu
19:20que précisément
19:21on ne puisse pas
19:22expulser les OQTF.
19:23Mais que n'en a-t-il parlé
19:24à Jacqueline Gourault
19:25qui est membre
19:26du Conseil constitutionnel
19:27et qui a fait
19:27toute sa carrière
19:28aux côtés de François Bayrou ?
19:29Parce que moi,
19:29je pense qu'avant
19:30de remettre en cause
19:30le principe
19:37et pourquoi la droite aussi
19:38n'a-t-elle jamais assumé
19:39des nominations
19:40plus courageuses
19:41alors que la gauche
19:42n'hésite jamais,
19:43elle,
19:44à faire une sorte
19:44d'entrisme
19:45dans ces institutions-là
19:46parce que moi,
19:46il y a autre chose
19:47qui m'a choqué.
19:48Je trouve le témoignage
19:48de la Maman de Philippine
19:49extrêmement bouleversant,
19:50évidemment,
19:51c'est qu'elle est presque
19:52obligée de se justifier.
19:53Elle a dit
19:54mais moi,
19:54je ne cherche pas
19:55à stigmatiser.
19:56Mais pourquoi
19:56aurait-elle à se justifier ?
19:58Pardonnez-moi,
19:58c'est la question qui...
19:59Alors,
19:59je vais écouter la séquence.
20:00Pourquoi aurait-elle à se justifier ?
20:01Moi,
20:01je ne veux pas rentrer
20:01dans les polémiques
20:02mais vous dites
20:03qu'elle a eu presque besoin
20:04de se justifier.
20:05C'est la question
20:05qui lui est posée.
20:06Mais bien sûr.
20:06La question qui lui est posée,
20:07c'est sur les affiches
20:08et les OQTF.
20:09Voyons la séquence.
20:10Voyons la séquence.
20:16Est-ce qu'on peut regarder
20:16la séquence ?
20:17Je demande en régie.
20:20Oui,
20:20s'il vous plaît.
20:22On se souvient
20:23des affiches
20:23de Philippine,
20:25son visage,
20:25Philippine,
20:2619 ans,
20:26tuée par un migrant marocain
20:27sous OQTF,
20:28déjà condamné pour viol.
20:30Ces affiches,
20:30elles ont fait débat
20:31parce qu'évidemment,
20:32elles étaient très polémiques.
20:33Vous,
20:34comment vous les avez reçues ?
20:35Vous les compreniez,
20:36ces affiches
20:36qui finalement
20:37stigmatisaient aussi
20:38les OQTF ?
20:39Comment vous les avez vécues ?
20:41Moi,
20:42j'ai été dans mon monde.
20:44Comme je dis,
20:45mon cerveau s'est arrêté.
20:46J'étais dans mon monde
20:47mais on ne stigmatise pas
20:49les OQTF.
20:50Là,
20:50c'était lui.
20:51Moi,
20:52les autres,
20:53ils n'ont rien à faire
20:54en France
20:55par la loi.
20:57Mais moi,
20:58c'est lui
20:58qui n'avait rien à faire.
21:00Erla ?
21:01Il y a un climat,
21:03pardonnez-moi de le dire ainsi.
21:04C'est-à-dire que moi,
21:05je n'ai pas envie
21:05de rentrer dans la polémique.
21:06Mais la question qui est posée
21:07peut surprendre.
21:09C'est-à-dire quoi ?
21:09C'est-à-dire que les affiches,
21:11ça voudrait dire
21:11stigmatiser quoi ?
21:12Des OQTF ?
21:13On rentre dans la récupération aussi
21:16et c'est de la faute
21:16de l'extrême droite
21:17pendant qu'on y est
21:18qu'on dit que cet homme
21:18n'avait rien à faire
21:19sur notre sol,
21:20qui était déjà dangereux,
21:21que tout le monde savait
21:22que c'était un danger public.
21:23Et il parle à la mère
21:24de cette petite fille-là
21:25qui a déjà fait
21:26un effort surhumain
21:27pour exprimer sa peine
21:29devant des micros.
21:30Et donc, oui,
21:31il y a quelque chose
21:32d'extrêmement dramatique
21:35dans ce qu'elle dit
21:36de notre récit médiatique.
21:38C'est-à-dire tout de suite
21:38poser cette question-là.
21:39Surtout,
21:40ce qui est extraordinaire,
21:41c'est que cette mère-là,
21:43elle incarne pour moi
21:43un courage français incroyable.
21:45Vous avez cité
21:45toutes les autres familles
21:46de victimes.
21:47Pas toutes, malheureusement.
21:48Oui, mais il y a dix ans,
21:49les familles de victimes,
21:50elles ne parlaient pas.
21:51Aujourd'hui, enfin,
21:52elles osent s'exprimer
21:53publiquement.
21:54Et ça change tout.
21:55Parce que la parole
21:55d'une mère ou d'un père
21:57de famille d'une victime,
21:59ça vaut mille fois plus
22:00que n'importe quelle.
22:01Mais surtout,
22:01on ne sait plus
22:02les faire taire
22:02en leur rein,
22:03en joignant de se montrer dignes,
22:05comme si la dignité
22:06n'était que de dire
22:07vous n'aurez pas ma haine.
22:08Et un ministre de l'Intérieur
22:09ou un ministre de la Justice,
22:10quand un père ou une mère
22:12de famille d'une victime parle,
22:13il ne peut pas parler
22:14de récupération politique.
22:15Il doit se taire
22:16et écouter.
22:16Et je pense que M. Fogel,
22:17il aurait juste dû
22:18se taire et écouter.
22:19Pour le coup,
22:20la famille de Philippines
22:21a été suivie.
22:22En tous les cas,
22:23je crois que c'était
22:24Beauvau et Vendôme
22:26ont été très présents
22:27tout au long, justement,
22:28de la loi Marlex,
22:29paix à son âme,
22:31qui voulait étendre
22:32les jours de rétention.
22:34La publicité,
22:35s'il vous plaît,
22:36c'est ma faute.
22:37C'est moi qui suis trop long.
22:38Et ensuite,
22:38on parlera de la manifestation
22:40du 18 septembre
22:41et de la menace,
22:42l'ultimatum
22:43lancée par les syndicats,
22:45à la colère sociale.
22:46C'est dans un instant,
22:46dans l'heure des pros.
22:47A tout de suite.
22:5220h30 sur CNews,
22:53on poursuit l'heure des pros 2,
22:54mais avant cela,
22:54c'est le point sur l'information
22:56avec Margot Siffer
22:57qu'on salue pour la première fois
22:59dans l'heure des pros.
23:00Bonsoir Margot.
23:00Bonsoir Elliot,
23:05bonsoir à tous.
23:06La France condamne
23:07avec la plus grande fermeté
23:08le survol de l'Estonie
23:10par trois avions russes
23:11de combat.
23:12Une incursion dangereuse
23:13et irresponsable
23:14pour le ministère français
23:15et des affaires étrangères.
23:17Une nouvelle provocation
23:18de la part de Moscou
23:19pour la chef
23:20de la diplomatie européenne.
23:23À l'approche lundi
23:24du nouvel an juif,
23:26Gérald Darmanin
23:26appelle à la fermeté.
23:28Il demande au procureur
23:29en cas d'acte
23:30ou de discours antisémite
23:31de reconnaître
23:32la circonstance aggravante.
23:34Il demande aussi
23:34au préfet
23:35d'ouvrir systématiquement
23:37des enquêtes.
23:38Je rappelle
23:38que c'est également lundi
23:40que la France
23:40va reconnaître
23:41avec neuf autres
23:42pays occidentaux,
23:43l'État palestinien.
23:46Et puis Nordal Lelandé
23:47est à nouveau condamné
23:48ce vendredi,
23:48cette fois-ci
23:49à un an de prison.
23:51Il est accusé
23:51de violences conjugales
23:53commises lors d'un parloir
23:54devant son bébé
23:55de 19 mois.
23:57Le tribunal correctionnel
23:58de Colmar
23:58le prive
23:59de son autorité parentale.
24:01Interdiction également
24:02de tout contact
24:03avec son fils
24:04pendant trois ans.
24:05Merci chère Margot
24:06pour le point
24:07sur l'information
24:08et on aura le plaisir
24:09de vous retrouver
24:09tout le week-end
24:10sur CNews
24:11mais également sur Europe.
24:13On poursuit les discussions,
24:14on va parler
24:14de la mobilisation
24:15du 18 septembre
24:16à l'appel
24:17des principaux syndicats
24:19qui posent
24:20un ultimatum
24:21au Premier ministre
24:22avant le 24 septembre.
24:24Il va falloir trouver
24:24une solution sinon
24:25on se retrouve dans la rue.
24:27500 000 manifestants
24:28dans toute la France
24:29hier
24:29et une trentaine
24:30de policiers blessés.
24:32Alors il faut faire attention
24:33encore une fois,
24:33moi je suis toujours
24:34très prudent
24:35avec les chiffres
24:35et très prudent
24:36de la couverture médiatique
24:38qui en est faite.
24:38500 000 manifestants
24:40dans toute la France
24:40c'est beaucoup
24:41mais quand on voit
24:42les précédentes
24:43grandes mobilisations
24:44par exemple
24:44mobilisation contre
24:45la réforme des retraites
24:46c'est plus de deux fois moins.
24:48Il y avait 1 200 000 personnes
24:50je prends les chiffres
24:51du ministère de l'Intérieur
24:51à chaque fois
24:52d'accord
24:53mais c'est le 7 mars 2023
24:55par exemple
24:55pour la réforme des retraites
24:561 200 000
24:58le 1er mai 2023
24:59il y en avait 782 000
25:00moins de personnes
25:01pour mai 2024
25:02moins de personnes
25:03pour le 1er mai 2025
25:04et donc le 18 septembre
25:07506 000 manifestants
25:09on écoute
25:09Thomas Vacheron
25:11de la CGT
25:12puisqu'il pose
25:13cet ultimatum
25:14à monsieur Lecornu
25:15qui n'a toujours pas
25:16de nouveau gouvernement
25:16Ah toujours pas ?
25:17Non mais parce que
25:18comme on ne les connait pas
25:18les ministres
25:19peut-être qu'ils ont été
25:19annoncés
25:20Ah non vous n'inquiétez pas
25:21Il n'y a toujours pas
25:22de nouveau gouvernement
25:23Les organisations syndicales
25:27avec les travailleuses
25:28et travailleurs
25:28exigent
25:29l'abandon
25:31de l'ensemble
25:31du projet de budget
25:32et notamment
25:33le doublement
25:34des franchises médicales
25:36l'année blanche
25:36la désindexation
25:38des pensions
25:38des prestations sociales
25:39des salaires
25:41des agents
25:41de la fonction publique
25:42et du budget
25:43des services publics
25:45la suppression
25:46de 3000 postes
25:47de fonctionnaires
25:48et la réforme
25:50de l'assurance chômage
25:51La balle
25:52est maintenant
25:52dans le camp
25:53du Premier ministre
25:53Si d'ici
25:55le 24 septembre
25:57il n'a pas répondu
25:59à leurs revendications
26:00les organisations syndicales
26:02se retrouveront
26:03pour décider
26:04très rapidement
26:04d'une nouvelle journée
26:06de grève
26:06et de manifestation
26:08Alors
26:09est-ce qu'il faut y croire
26:10oui ou non ?
26:11Henri Guenot
26:11je vous donne la parole
26:12mais après vous la laissez
26:13aux autres un peu
26:13parce que je reçois des messages
26:15Henri ?
26:17Alors premièrement
26:18sur l'histoire des chiffres
26:21d'abord
26:22chiffres de la police
26:23c'est toujours
26:23moi je pense
26:24qu'on devrait arrêter
26:24de faire compter la police
26:26parce que
26:26vous faites compter la CGT ?
26:28Il faut ce qu'ils veulent
26:29je veux dire
26:29mais il y a toujours
26:31un doute
26:31il y a toujours un doute
26:32le doute que le pouvoir
26:33manipule les chiffres
26:33donc pas la peine
26:34de discréditer la police
26:36avec ces histoires de comptage
26:37c'est pas son métier
26:38voilà
26:38je ferme cette parenthèse
26:40alors on dit
26:40c'est peu
26:41mais
26:41c'était pas une
26:42c'était pas une manifestation
26:44contre une mesure
26:45ou contre une loi
26:46les manifestations
26:47qui mobilisent beaucoup
26:48c'est celles
26:49qui sont dirigées
26:50contre une mesure
26:51contre une loi
26:52contre une réforme
26:53jurisprudence
26:53CPE
26:54réforme de la crête
26:55la sécurité globale
26:56donc on sait pas
26:56quand le responsable
26:58de la CGT
26:59égrène les mesures
27:00ce sont les mesures
27:01du plan Bérou
27:02personne ne sait
27:03si elles sont encore
27:04valables
27:04pas valables
27:05si Bérou avait maintenu
27:06été resté
27:07qui avait maintenu
27:07son projet de budget
27:08on pouvait faire
27:09à mon avis
27:10défiler
27:11beaucoup plus de gens
27:12pour l'abrogation
27:13de son projet de budget
27:15et tout ce qu'elle graine
27:17le responsable
27:18de la CGT
27:19vous trouvez
27:19je pense
27:20une majorité
27:22écrasante de français
27:23vous regardez
27:23toutes les enquêtes
27:24d'opinion
27:25qu'il y a eu
27:25depuis l'annonce
27:26du 15 juillet
27:27de François Bérou
27:28contre cet ensemble
27:30de mesures
27:32donc bon
27:32voilà
27:33et il faut pas
27:35il faut pas se dire
27:36que parce qu'il y avait
27:37que 500 000
27:38alors qu'on en avait
27:39annoncé 800 000
27:40cette manifestation
27:42ne veut rien dire
27:43j'ai pas dit ça
27:44j'ai dit je suis toujours
27:45très prudent sur les chiffres
27:46parce que d'autres médias
27:48le vendent comme
27:48la mobilisation de l'histoire
27:49je pose la question
27:50est-ce que c'est un échec
27:50c'est pas le problème
27:51le problème n'est pas
27:52de savoir si c'est un échec
27:53ou pas un échec
27:53la question est
27:54est-ce que derrière tout ça
27:56il y a une question sociale
27:57explosive
27:57oui ou non
27:58et ma réponse
27:59oui vous avez raison
28:00mais je pense qu'il y a
28:01des millions de français
28:01qui n'ont pas envie
28:02de manifester avec ces gens-là
28:03quand c'est ces gens-là
28:04je vous propose deux images
28:06là il n'y avait pas
28:06que les violents
28:07attendez il y a deux images
28:08quand même qui vous marquent
28:09quand vous êtes en colère
28:10que vous êtes français
28:11que vous êtes bosseur
28:12que vous êtes la France
28:12vous savez c'est la formule
28:14la France bien élevée
28:14mais qui se tait à chaque fois
28:17est-ce que vous avez
28:17envie de manifester
28:18on va voir ces deux images
28:19avec une guillotine à droite
28:21place de la Bastille
28:24pardon
28:24ou alors à gauche
28:26ce sont des hommages
28:28à la gloire
28:29du porte-parole du Hamas
28:30en fait vous n'avez pas
28:31envie de manifester avec
28:32mais au-delà de ça
28:33il y a un autre point
28:34c'est que oui
28:35il y a sans doute
28:35une colère sociale
28:36mais pardon
28:37qui a élu ce monsieur de la CGT
28:39à part les adhérents de la CGT
28:41qui sont bien moins nombreux
28:42qu'avant
28:42non mais moi
28:43je voudrais que
28:43beaucoup plus en gros
28:44que les partis
28:44oui mais le projet
28:45de loi de finances
28:46pardon
28:46c'est au parlement
28:47de se décider
28:47lui il prend le gouvernement
28:48en otage
28:49il dit j'exige je ne sais quoi
28:50d'ici le 24 septembre
28:51mais pardon
28:51moi je ne veux pas
28:52d'attaque Zuckman
28:52moi je pense que
28:53dans le budget Bayedrou
28:54il y avait quand même
28:54des mesures qui allaient
28:55dans le bon sens
28:56et j'espère bien
28:57qu'au parlement
28:57il y a des forces politiques
28:58qui pourront représenter
28:59les gens qui pensent
29:00la même chose que moi
29:00c'est au parlement
29:01dans une démocratie
29:02que ça doit jouer
29:03pas dans la rue
29:03le responsable de la CGT
29:05il est aussi connu
29:06que les trois quarts
29:07des ministres
29:07démissionnaires aujourd'hui
29:09et peut-être même plus légitime
29:11il n'est pas plus légitime
29:14que les élections
29:16je vous parle des ministres
29:18démissionnaires
29:18qu'on peut manifester
29:21dans la rue
29:21c'est une partie
29:22je refuse pas
29:23je ne lui conteste
29:24pas le droit
29:25à manifester
29:26je dis juste
29:26que les syndicats français
29:27se sont beaucoup abîmés
29:29à se surpolitiser
29:30plutôt qu'à se concentrer
29:31sur la défense
29:32des salariés
29:32à autre sujet
29:33très important
29:33et très intéressant
29:34parce que
29:35vous l'avez entendu
29:36lundi
29:36Emmanuel Macron
29:37sera donc
29:38à l'ONU
29:39pour reconnaître
29:40l'état de Palestine
29:41on voit à quel point
29:43il est intéressé
29:43par la question française
29:45en ce moment
29:45Emmanuel Macron
29:46et il y a une tribune
29:47qui a été signée
29:48par 20 artistes
29:50intellectuels
29:5020 personnalités
29:51c'est courageux de leur part
29:52parce que c'est une vision
29:54qui est partagée
29:55par une grande majorité
29:56de français
29:56c'est de dire
29:57que le timing
29:58n'est pas bon
29:58et qu'il faut
29:59que ça soit une reconnaissance
30:00sous condition
30:00de ne pas le faire
30:01dans cette
30:02alors qu'est-ce qu'ils disent
30:04monsieur le président
30:04vous ne pouvez pas
30:05reconnaître un état palestinien
30:06sans condition préalable
30:08qui a signé
30:09Philippe Toretton
30:10Johan Spahr
30:11Arthur
30:12Charlotte Gainsbourg
30:12qui demandent
30:13de conditionner
30:14dans les colonnes du Figaro
30:15la reconnaissance
30:16d'un état palestinien
30:17à la libération
30:18des otages
30:19et au démantèlement
30:20du Hamas
30:22et vous avez
30:227 français
30:23encore une fois sur 10
30:24qui sont favorables
30:25moi ce qui m'intéresse
30:25c'est qu'ils ont
30:26le courage
30:27d'avancer
30:28publiquement
30:29vous avez raison
30:31de le dire
30:31et ils sont confrontés
30:32dans les prochaines heures
30:33j'en suis certain
30:33à des insultes
30:35à des menaces
30:36à avoir leur activité
30:37parfois personnelle
30:39professionnelle
30:40restreinte
30:43parce qu'ils prennent
30:44cette position
30:44après le reconnaître
30:46lundi
30:46lundi je précise
30:47le 22
30:48c'est le jour
30:48de Rosh Hashanah
30:49c'est le nouvel ange juif
30:49c'est un jour
30:50qui est extrêmement important
30:51pour la communauté juive
30:52donc moi je trouve
30:53que c'est une provocation
30:54de le reconnaître
30:55le 22
30:56et les conditions
30:58pour moi ça devrait être
30:59la priorité
31:00enfin je veux dire
31:00la libération des otages
31:01je ne comprends même pas
31:02qu'on puisse reconnaître
31:03un état palestinien
31:04sans qu'il y ait
31:05la libération des otages
31:07à moins qu'ils soient libérés
31:07lundi
31:08je n'y crois pas
31:09malheureusement je n'y crois pas
31:10mais c'est vraiment
31:11une forme de provocation
31:12oui
31:12surtout que
31:13évidemment
31:14surtout que ces conditions
31:15que ces personnalités évoquent
31:17étaient dans le premier projet
31:19d'Emmanuel Macron
31:19souvenez-vous
31:20en juin dernier
31:21avant que
31:22sa première reconnaissance
31:23sa première reconnaissance
31:24française intervienne
31:25elle avait été cassée
31:27par le déclenchement
31:28du conflit
31:29entre l'Iran et Israël
31:30et en juin dernier
31:31et en juin
31:32Emmanuel Macron
31:32avait fixé déjà
31:33ces conditions
31:34il y en avait 4
31:35que ces personnalités
31:36reprennent aujourd'hui
31:37donc il faut m'expliquer
31:37ce qui a changé
31:38entre le mois de juin
31:39il nous explique
31:40qu'il y aura forcément
31:40des conditions préalables
31:42à une reconnaissance
31:43d'un état palestinien
31:44et aujourd'hui
31:455 mois plus tard
31:46on lui explique
31:46qu'il n'y aura pas de conditions
31:47qu'est-ce qui a changé
31:47à part le fait
31:48qu'Emmanuel Macron
31:49se souhaite se donner
31:50un espèce de rôle
31:53international
31:53il sait qu'il a perdu
31:54la bataille au niveau national
31:56et donc il essaie
31:57de se donner un rôle
31:57à l'international
31:58il y a une autre grille
31:58de lecture potentielle
31:59de chef de la diplomatie
32:01alors que personne le respecte
32:02alors sur les finances
32:03il a raté Mozart
32:04mais peut-être qu'il est
32:05quand même fin mathématicien
32:06vous avez 450 000
32:08français de confession juive
32:09vous avez 20 artistes
32:11qui ont le courage
32:11de prendre la parole
32:12et à l'inverse
32:14c'est quoi ?
32:16en face c'est quoi ?
32:17bah c'est...
32:18voilà
32:18ça genre tout le monde
32:20ne fonctionne pas forcément
32:21par bloc
32:22je vous parle
32:22je suis d'accord
32:23il y a un calcul électoraliste
32:24voilà
32:25je vous parle du monde médiatique
32:27je vous parle du monde médiatique
32:28il préfère parler
32:29à Chloé de Zagazan
32:30plutôt qu'aux 20 personnalités
32:32Zao
32:33on est d'accord
32:34mais il l'avait montré
32:35en refusant d'aller à la marche
32:36contre l'antisémitisme
32:39mais juste
32:40je pense qu'il est dans
32:41une erreur stratégique majeure
32:43c'est qu'il pense
32:43que ça aide à la paix
32:44et ça fonctionne exactement
32:45dans l'autre sens
32:45il y a deux guerres
32:46qui sont menées en même temps
32:47il y a une guerre
32:48politico-médiatique
32:49et morale presque
32:51vis-à-vis d'Israël
32:51et il y a une guerre militaire
32:52Israël le sait
32:54Benjamin Netanyahou a compris
32:55ils ont perdu la guerre
32:56psychologique
32:57ils ont perdu la guerre
32:59de l'image
32:59partout dans le monde
33:00ils ne peuvent pas
33:01en plus se permettre
33:02de perdre la guerre militaire
33:03et donc
33:03en réalité
33:04en poussant à ça
33:06ça contraint
33:07les Israéliens
33:08à essayer d'arracher
33:09le Hamas militairement
33:10je vais prendre juste un exemple
33:12Gilles William Golnadel
33:13par exemple
33:13c'était le premier
33:14qui publiquement disait
33:15mais moi
33:15la solution à deux états
33:16évidemment qu'il la faut
33:18mais là
33:18aujourd'hui
33:19dans les conditions
33:20après le 7 octobre
33:21après la puissance
33:22et la présence
33:22du Hamas
33:23ça veut dire
33:24l'état de Palestine
33:25demain c'est quoi ?
33:25d'abord cette décision
33:27de reconnaître aujourd'hui
33:29l'état palestinien
33:30ne fait pas avancer
33:31la cause des deux états
33:32au contraire
33:33elle vient faire obstacle
33:35à un progrès quelconque
33:39vers cette issue
33:41qui est en réalité
33:42la seule pensable
33:43parce que si
33:44à la fin des fins
33:46on n'arrive pas
33:47à deux états
33:48ça veut dire
33:48que l'une des parties
33:50aura massacré l'autre
33:51donc ça
33:52on ne peut pas s'y résoudre
33:53en tout cas
33:54moi je ne m'y résous pas
33:55deuxièmement
33:56indépendamment
33:57les conditions
33:58ça suffit
33:58c'est même pas le sujet
33:59pour reconnaître
34:00un état palestinien
34:01il faut qu'il y ait
34:02un état palestinien
34:02vous reconnaissez un état
34:03quand l'état existe
34:04là il n'existe pas
34:06alors qui vous reconnaissez
34:07effectivement
34:07le Hamas
34:08qui est la seule réalité politique
34:09de Gaza
34:10ou bien
34:11l'autorité palestinienne
34:12qui a perdu toute autorité
34:13même en Cisjordanie
34:14donc voilà
34:15ça n'a aucun sens
34:18ça n'a aucun sens
34:19et je ne suis pas certain
34:20que ce soit un calcul électoral
34:22dans la tête du président
34:23de la république
34:23ah bon ?
34:24narcissique
34:24non non
34:24c'est beaucoup plus ça
34:26et quand il ne marche pas
34:27pour l'antisémitisme
34:28parce qu'on lui dit
34:28que ça pourrait mettre
34:29le flot au banlieue
34:30oui mais il veut être
34:30au centre de tout
34:32là il est content
34:33parce qu'il y a un tas
34:34de pays qui ont dit
34:35bon on va faire pareil
34:36voilà je pense que
34:37c'est comme pour l'Ukraine
34:39c'est à la fois
34:40le chef de guerre
34:40le chef du monde
34:41le chef de toute l'année
34:42le chef de paix
34:42vous verrez lundi
34:44à la tribune de l'ONU
34:44il va être ravi
34:45il va se prendre
34:47pour l'Azarabi
34:47c'est à dire que c'est
34:48mais oui mais évidemment
34:49c'est le chef des rebelles
34:51qui emmène tous les peuples
34:52et il est persuadé
34:54que ça marche
34:54en plus il est persuadé
34:55que dans le monde entier
34:55les gens voient Emmanuel Macron
34:57comme une espèce de figure
34:58à suivre
34:59Moïse
35:00mais pas du tout
35:00on aimerait bien
35:01la paix sociale en France
35:02et puis ensuite
35:03qu'il ramène la paix sociale
35:04en France
35:05qu'il ramène un peu
35:06de sécurité en France
35:06qu'il réponde aux familles
35:08des victimes
35:08actualité judiciaire les amis
35:09judiciaire et politique
35:11ça c'est intéressant
35:11alors quand personne n'en parle
35:13ça me donne envie d'en parler
35:14c'est à dire qu'il y a un loup
35:16donc après les révélations
35:18sur les notes de Fréan Hidalgo
35:19porte plainte
35:20porte plainte
35:21pour dénonciation calomnieuse
35:23elle a été mise en cause
35:24par plusieurs médias
35:26dont Mediapart
35:27pour l'utilisation controversée
35:28de son enveloppe
35:29de frais de représentation
35:30la maire de Paris
35:31a décidé de déposer une plainte
35:33pour dénonciation calomnieuse
35:34alors vous allez peut-être
35:35découvrir cette affaire
35:37évidemment
35:38elle conteste
35:40toutes ces révélations
35:41et pourquoi
35:42ne pas croire
35:43à Hidalgo
35:44bien sûr
35:44mais voyons le sujet
35:45de François Tiskevitch
35:47Je ne sais pas où on va
35:49Deux robes
35:50pour un montant
35:50de 6 320 euros
35:52un manteau
35:52à plus de 3000 euros
35:54ce sont quelques achats
35:55de grandes marques
35:56effectués par Hidalgo
35:57avec son enveloppe
35:58de frais de représentation
35:59de 20 000 euros par an
36:00De nouvelles factures
36:02révélées par l'association
36:03Transparence Citoyenne
36:04font état d'achat
36:05de vêtements de luxe
36:06parfois de tailles différentes
36:08Au total
36:09entre 2020 et 2024
36:10ce sont plus de 84 000 euros
36:12de frais de représentation
36:13qu'aurait dépensé
36:14la maire de Paris
36:15Après ces révélations
36:16Anne Hidalgo
36:17porte plainte contre X
36:18pour dénonciation calomnieuse
36:20Depuis plusieurs jours
36:22une campagne médiatique
36:23calomnieuse
36:24vise la maire de Paris
36:25quant à l'utilisation
36:26et à l'interprétation
36:27qui en est faite
36:28de ces frais de représentation
36:29L'enquête
36:30permettra d'identifier
36:31les personnes physiques
36:32ou morales
36:33auteurs de ce délit pénal
36:35Des vêtements
36:36mais aussi des frais
36:37de déplacement
36:37environ 125 000 euros
36:39entre juillet 2020
36:40et décembre 2023
36:41Son voyage de plusieurs semaines
36:43à Tahiti
36:43en octobre 2023
36:44pour un coût total
36:45de 60 000 euros
36:46avait déjà suscité
36:47la polémique
36:48Une visite officielle
36:49motivée selon l'entourage
36:50de la maire de Paris
36:51par les Jeux Olympiques
36:52de 2024
36:53avec la visite
36:54du site olympique
36:55de surf
36:55Hasard aux coïncidences
36:57Anne Hidalgo
36:58avait prolongé
36:58son déplacement
36:59pour rendre visite
37:00à sa fille
37:00installée depuis peu
37:01sur l'île
37:02Une enquête
37:03avait été ouverte
37:04portant sur ce voyage
37:05pour prise illégale
37:06d'intérêts
37:06et détournement
37:07de fonds publics
37:08La mairie de Paris
37:09avait été perquisitionnée
37:10par le parquet
37:11national financier
37:12L'instruction
37:13est toujours en cours
37:14Et c'est ça
37:16qui m'intéresse le plus
37:17le parquet
37:18national financier
37:19Ah il rigole pas
37:20le parquet national financier
37:20Oui c'est moi
37:21qui vous l'ai dit
37:21Ah bah oui
37:22mais il rigole pas
37:22quand ça s'appelle
37:23François Fillon
37:24Là je peux vous dire
37:25que très rapidement
37:26ça y va
37:26Boum
37:26On y va
37:27Je suis pas sûr
37:27que c'était d'ailleurs
37:28le PNF pour François Fillon
37:29Je me trompe
37:30Mais en tous les cas
37:31quand c'est des personnalités
37:32de droit
37:32Non il rigole pas le PNF
37:33On y va
37:33François Fillon c'était le PNF
37:34C'était le PNF
37:35J'ai pas dit une bêtise
37:36Mais je pensais
37:37Vous savez parfois
37:38j'ai les gens
37:38On est plusieurs dans ma tête
37:39On est notamment
37:40ministre de l'industrie
37:41Non mais c'est vrai
37:44que c'est très injuste
37:45Anne Hidalgo a fait don
37:46de sa silhouette
37:46et de sa personne
37:47à la ville de Paris
37:48Pourquoi lui reprocher
37:49Il y a les révélations
37:53Allo le PNF
37:54Parce qu'elle refuse
37:55de donner ses notes
37:55Non mais ce que je trouve
37:56délirant dans l'histoire
37:57c'est qu'elle porte plein
37:58de contriques
37:58Ce n'est pas X
37:59C'est une association
38:00qui s'appelle
38:00Transparence Citoyenne
38:01Une association de courrage
38:03connue
38:04Cette association
38:04Transparence Citoyenne
38:05Certains lui reprochent
38:07d'avoir bénéficié
38:08de financement
38:08de Pierre-Edouard
38:09Mais on s'en fiche
38:10C'est une association
38:10qui s'appelle
38:11Transparence Citoyenne
38:12Si c'était une association
38:12de gauche
38:13Comment s'appelle
38:14cette association
38:15mince
38:16qui lutte contre la corruption
38:18mais uniquement
38:19contre la corruption
38:20de droite
38:21et qui avait perdu
38:22son agrément
38:23J'ai oublié son nom
38:23Mais bref
38:24Vous voyez bien
38:25Là c'est une association
38:26citoyenne
38:27qui a eu des décisions
38:28de justice
38:29qui ont imposé
38:30à la mairie de Paris
38:31et à madame Hidalgo
38:32de révéler
38:32ses notes de frais
38:33puisque ça fait partie
38:34des choses
38:35et la CADA
38:35la commission d'accès
38:36aux documents administratifs
38:37l'a confirmé
38:38Il a fallu des années
38:40pour qu'elle communique
38:41ses notes de frais
38:41Donc pourquoi porte-t-elle
38:42plein de contriques ?
38:43Est-ce que les citoyens
38:44français sont X ?
38:46J'ai une question aussi
38:47C'est pourquoi elle achète
38:48des vêtements de taille différente
38:49Notamment le 26 octobre 2021
38:51Anne Hidalgo a acheté
38:52chez Apostrophe
38:53une robe taille 36
38:55et une autre taille 40
38:56Alors je veux bien
38:56Donnez trois marques
38:57vous qui êtes une femme
38:57qui connaissez la mode
38:58Apostrophe, Christian Dior, Alaya, Louis Vuitton
39:00Donc elle achète deux robes
39:03en taille différente
39:04Donc soit c'est pour les variations
39:05de poids
39:05soit c'est pour quelqu'un d'autre
39:07En tous les cas
39:08Elle est présumée innocente
39:09et elle pourra s'en expliquer
39:10De toute façon quand elle fait
39:11du hors forfait téléphonique
39:13à hauteur de 30 000 euros
39:14quand elle est à Tahiti
39:15pour vérifier les installations
39:17des épreuves de surf
39:18pour les Jeux Olympiques de Paris
39:19Et elle est assistée
39:20au mariage de sa fille
39:21Et en plus accessoirement
39:22Non mais 30 000 euros
39:23de dépenses téléphoniques
39:24Elle faisait des appels à qui ?
39:25A Thomas Pesquet
39:26Mais Whatsapp ça existe
39:27Sans déconner
39:28C'est hallucinant
39:29Je suis désolé
39:30C'est une flambeuse
39:31Tout le monde le sait
39:32C'est une flambeuse
39:33Le problème c'est qu'elle le fait
39:34avec nos parents
39:34C'est incroyable
39:34parce que ça a été révélé
39:36aussi par Mediapart
39:38Et je vois par exemple
39:39dans un article de France Info
39:40que des politiques de droite
39:41et d'extrême droite
39:42bien sûr
39:43critiquent l'ampleur de ses dépenses
39:44Mais du côté du centre
39:46et de la gauche
39:46on ne dit rien visiblement
39:47Affaire à suivre
39:48On verra
39:48On va suivre attentivement
39:49ce qui va se passer
39:50et découvrir les prochaines déclarations
39:52Vous avez entièrement raison
39:53Présumé
39:55Elle peut produire
39:55Mise en examen pour l'intérieur
39:57Oui juste
39:57Donc pour l'instant
39:59c'est une affaire
40:00qui est entre les mains
40:01du parquet national financier
40:02qui est en train de faire
40:03une petite sieste
40:04en parlant d'Anne Hidalgo
40:05Autre sujet
40:06Il nous reste 4 minutes
40:08Je voudrais qu'on revienne
40:08sur les déclarations
40:10de Delphine Ernot
40:11Alors ce qui est intéressant
40:12après les attaques
40:13de Delphine Ernot
40:14contre Europe 1
40:15et contre CNews
40:16c'est qu'au sein
40:17de la maison France TV
40:18elle ne fait pas
40:19l'unanimité
40:20Visiblement
40:22il y a un article passionnant
40:22dans les colonnes du Figaro
40:23Delphine Ernot
40:25met en danger
40:26tout le service public
40:27c'est entre guillemets
40:27comment la présidente
40:28de France TV électrise
40:30le paysage audiovisuel
40:31en découvrant les propos
40:32peut-on lire
40:33dans les colonnes du Fig
40:34de la présidente
40:35de France TV
40:35beaucoup sont tombés par terre
40:38relate une source en interne
40:39alors évidemment
40:40c'est anonyme
40:41vous imaginez bien
40:41bien sûr
40:42elle a dû perdre ses nerfs
40:44c'est la seule explication
40:46persifle un autre
40:47il lui suffisait juste
40:48de défendre Patrick Cohen
40:49et Thomas Legrand
40:50au lieu de ça
40:51elle a positionné
40:52elle-même
40:52en creux l'audiovisuel public
40:53sur l'échiquier politique
40:54s'étrangle un journaliste
40:55de Radio France
40:56et puis stigmatiser
40:57les téléspectateurs
40:58qui regardent ces news
40:59c'est prendre le risque
41:00de renforcer leur conviction
41:01que décidément
41:03nous sommes
41:04des donneurs
41:05de leçons
41:06il y a des fins analystes
41:07à France Télévisions
41:08et je n'en doute
41:09absolument pas
41:10Sarah Knafo
41:11qui a réagi
41:13aujourd'hui
41:13chez nos confrères
41:14d'RMC
41:15voilà ce qu'elle dit
41:16j'observe une forme
41:17de radicalisation
41:18chez Delphine Ernot
41:19on aimerait plutôt
41:20qu'elle s'occupe
41:20de ces journalistes militants
41:21qui complotent
41:22avec le PS
41:23dans ces cafés
41:24du 7ème arrondissement
41:24plutôt que d'insulter
41:25des millions de français
41:26qui regardent ces news
41:27parce qu'ils en ont assez
41:28de se faire matraquer
41:29par la propagande
41:30du service public
41:31la solution
41:31c'est de privatiser
41:33le service public
41:35Henri Guénaud
41:36oui
41:38quel regard vous portez
41:40sur cette attaque
41:41de Mme Ernot
41:43alors si vous voulez
41:44moi je ne suis pas favorable
41:45à la privatisation
41:46du service public
41:47c'est pas la question
41:47que je vous ai posée
41:48moi c'est ma première réponse
41:50ma deuxième réponse
41:51c'est que
41:52quand on dirige
41:54un service public
41:54ou quand on est
41:56employé d'un service public
41:57on a un devoir
41:59de neutralité
42:00a fortiori
42:01quand il s'agit
42:02de médias
42:03et que là
42:05elle sort
42:05complètement
42:07de son rôle
42:08alors les journalistes
42:09qui sont visés aussi
42:11mais
42:11voilà
42:12ce qui me frappe
42:13dans cette affaire
42:14c'est qu'on a créé
42:15un système
42:15dans lequel
42:16il n'y a plus
42:18de contrôle
42:19sérieux
42:20de la neutralité
42:21du service public
42:22s'agissant du service public
42:23de l'audiovisuel
42:25ou de la radio
42:26voilà
42:26et ça c'est pas tenable
42:27voilà
42:28ça n'est pas tenable
42:29alors soit effectivement
42:30on le privatise
42:30mais je ne suis pas favorable
42:32à cette décision
42:33soit on arrive
42:33c'est à dire que
42:34malheureusement
42:35avec ces dérives
42:36les français
42:36vous leur demandez
42:38de vous serrer la ceinture
42:39ils se rendent compte
42:40qu'il y a probablement
42:42des défaillances
42:42du moins
42:43des équilibres
42:44qu'ils ne se retrouvent pas
42:45dans la proposition
42:47qui est faite
42:47par le service public
42:49l'audiovisuel public
42:50et ils disent
42:50à Fouera
42:51vous n'allez pas me demander
42:52de payer plus d'impôts
42:534 milliards d'euros
42:54c'est toujours le problème
42:58de l'interprétation
43:01de l'indépendance
43:01c'est comme pour la justice
43:03c'est pareil
43:04on dit
43:05il faut qu'ils soient indépendants
43:06très bien
43:07mais s'ils sont indépendants
43:09ils doivent s'imposer
43:09eux-mêmes des limites
43:10et des règles de déontologie
43:12très strictes
43:13sinon il faut pouvoir
43:14les leur imposer
43:14mais parce qu'il y a justement
43:15il y a très peu de principes
43:16de responsabilité en France
43:18qu'on n'est pas sérieux
43:19dans la manière
43:20qu'on a de nommer les gens
43:21il y a aussi une responsabilité
43:22des politiques
43:23elle ne s'est pas autonomée
43:24madame Ernot
43:24écoutez
43:25je constate
43:28c'est l'Arcom qui décide
43:30et ensuite c'est le Parlement
43:31vous croyez vraiment
43:31que ce président de la République
43:32n'a pas son droit
43:33je constate
43:33en tous les cas
43:34que Jean-Michel Apathy
43:36a récupéré son costume
43:38de chevalier blanc
43:39pour défendre
43:40madame Delphine Ernot
43:41d'un certain point de vue
43:42CNews est insultant
43:42depuis des mois et des années
43:43vis-à-vis des services publics
43:45Delphine Ernot
43:46réplique
43:47parce que les attaques
43:47systématiques
43:48deviennent
43:48à un moment insupportables
43:51c'est encore une fois
43:52l'inversion des valeurs
43:53écoutez
43:54Jean-Michel Apathy
43:55le juge de paix
43:57c'est toujours
43:57les téléspectateurs
43:58et dans cette séquence
43:59d'une violence
44:00et d'une violence absolue
44:01je remercie les téléspectateurs
44:03qui sont tous les jours
44:03un peu plus nombreux
44:04et qui nous suivent
44:05et c'est un bonheur
44:06de pouvoir échanger
44:07avec vous
44:07et ça fait
44:08évidemment
44:09les gens enragent
44:11ils ne comprennent pas
44:12le système médiatique
44:13ne comprend pas
44:14pourquoi ça fonctionne
44:15donc Jean-Michel Apathy
44:16il était de 19h à 20h
44:17sur BFM
44:18cet après-midi
44:19je suis curieux
44:20de savoir
44:21quelle sera l'audience
44:22de Jean-Michel Apathy
44:22face à Philippe Devilliers
44:24par exemple
44:25Monsieur de Caronfleck
44:26comment ça va ?
44:28vous avez une travate ?
44:29c'est intimidant
44:30d'être autour de votre plateau
44:31figurez-vous
44:32ah bah oui
44:32je vous le dis
44:33on est amis
44:34bien sûr
44:34visiblement pas
44:36je me trouve rarement
44:37rarement à cette place
44:38vous voulez qu'on échange ?
44:39je trouve ça intimidant
44:40tout à l'heure
44:40je vous laisse votre place
44:41bon alors
44:42quel est le programme
44:42de 100% politique ?
44:43la justice
44:44était le problème de la police
44:46bien évidemment
44:46on va s'interroger
44:47après ce qui s'est passé
44:48à Tourcoing
44:49on reviendra aussi
44:50sur le drapeau palestinien
44:51de quoi est-il le symbole ?
44:53on a une petite idée
44:54mais on va creuser tout cela
44:55j'ai vu qu'il y avait un maire
44:56à Corbet-Essen
44:57il va donner 1000 drapeaux
44:59alors ça aurait été intéressant
45:00d'échanger avec lui
45:02mais sauf qu'il refuse
45:02de parler à CNews
45:04c'est une folie
45:06d'importer ce conflit
45:08voilà
45:08avec quel argent
45:09on a payé les 1000 drapeaux ?
45:10la question que j'aimerais lui poser
45:11déjà la première question
45:12c'est est-ce que déjà
45:13pourquoi vous n'avez pas
45:14donné deux drapeaux
45:15drapeaux palestiniens
45:16drapeaux israéliens
45:17et puis deuxième question
45:18est-ce que vous avez déjà
45:18distribué un millier
45:20de drapeaux français
45:21dans votre ville ?
45:22pour le 14 juillet par exemple
45:23est-ce que vous l'avez fait ?
45:25mais il refuse de nous répondre
45:26donc on le salue
45:27évidemment chaleureusement
45:28ce maire de Corbet-Essen
45:30et nous y reviendrons largement
45:32100% politique
45:33avec Olivier de Caranflex
45:34maintenant je suis intimidé
45:35que vous soyez intimidé
45:37alors que vous êtes le bienvenu
45:38et la maison
45:39qu'est-ce que vous poussez ?
45:39j'ai pas l'air
45:40je suis intimidé
45:40vous poussez ?
45:41pardon
45:41j'ai un peu poussez
45:42vous poussez ?
45:43parce que vous n'êtes pas du tout intimidé
45:45vous n'êtes pas intimidé
45:46ça y est
45:47je me présente mes excuses
45:49on est très en retard
45:50je vous embrasse très fort
45:51dans un instant
45:51c'est Olivier de Caranflex
45:52pour 100% politique
45:53et nous on se retrouve
45:55demain matin
45:56pour l'heure des pros week-end
45:58à 9h bien sûr
45:59merci à Benjamin Aneau
45:59qui a préparé cette émission
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