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Christine Kelly et ses chroniqueurs débattent de l'actualité dans #Facealinfo
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00:00:00Avec nos chroniqueurs que je ne manquerai pas de vous présenter, juste après, les infos à retenir d'Isabelle Piboulot.
00:00:06Bonsoir ma chère Isabelle.
00:00:08Bonsoir Nelly, bonsoir à tous.
00:00:09A la une, 5 gendarmes blessés lors d'un refus d'obtempérer à Saint-Paul-de-Léon dans le Finistère.
00:00:15Dans une course folle, une voiture de gendarmerie a été emboutie dans la nuit de samedi à dimanche.
00:00:20Le conducteur du véhicule âgé de 51 ans a été condamné à 4 ans de prison ferme pour violence sur plusieurs gendarmes.
00:00:27Ces passagers, âgés de 21 et 40 ans, ont été condamnés respectivement à 15 mois de prison ferme et 6 mois de prison sous bracelet électronique.
00:00:36Trois jeunes de 19, 20 et 24 ans mis en examen pour tentative de meurtre à Bordeaux.
00:00:41Une fusillade a eu lieu le soir de Noël dans le quartier populaire des Aubiers.
00:00:45Un complice présumé avait été blessé mortellement.
00:00:48Les trois hommes placés en détention provisoire sont suspectés de tentative de meurtre en bande organisée,
00:00:54associations de malfaiteurs et détention d'armes en bande organisée.
00:00:58Enfin, la situation humanitaire à Gaza reste catastrophique.
00:01:02Déplorent dix pays, dont la France et le Royaume-Uni.
00:01:06Leur ministre des Affaires étrangères exhorte les autorités israéliennes à garantir un accès à l'aide.
00:01:12Au total, 1,3 million de personnes ont besoin d'un abri.
00:01:15Israël a annoncé que les ONG travaillant à Gaza et n'ayant pas transmis la liste de leurs employés palestiniens d'ici mercredi,
00:01:23ne pourraient plus y travailler d'ici mars 2026.
00:01:28Merci à vous, chère Isabelle.
00:01:30Allez, c'est parti pour le sommaire de votre émission.
00:01:34Où l'on apprend que des délinquants récidivistes sont français à leur insu,
00:01:38voire même à l'insu des autorités, l'agression au couteau de trois femmes dans le métro parisien au lendemain de Noël par un franco-malien
00:01:45nous éclaire un peu plus sur le côté ubuesque de notre système judiciaire et administratif.
00:01:51Peut-être faudrait-il aussi marquer de manière un peu plus solennelle la procédure de naturalisation
00:01:57plutôt que créer des Français de papier.
00:02:00Ça fera l'objet de l'édito de Paul Sugy ce soir, dans un instant.
00:02:03Ils sont 3300 Français de confession juive à avoir choisi de quitter notre pays pour s'installer en Israël.
00:02:11Un bond de 45% cette année, qui constitue un sévère signal d'alarme.
00:02:17Emmanuel Macron n'a jamais parlé en soutien à ces Français qui ont peur pour leur avenir.
00:02:22Prendra-t-il d'ailleurs jamais la parole, lui qui a décidé de ne même pas prendre part à la marche contre l'antisémitisme,
00:02:27un mois après l'attaque du 7 octobre ?
00:02:30La chronique de Véronique Jacquet à suivre dans Face à l'Info.
00:02:33Emmanuel Macron, qui d'ailleurs prononcera demain ses avant-derniers voeux depuis l'Elysée,
00:02:40l'occasion de regarder dans le rétroviseur et de faire le bilan des promesses,
00:02:45ou plutôt le dépôt de bilan, voire même plus, c'est ce que nous dira Philippe David.
00:02:50Enfin, le chantage mémoriel du régime algérien vis-à-vis de la France
00:02:56se matérialise un peu plus à travers l'adoption d'une loi criminalisant la période de la présence française
00:03:03et exigeant des réparations.
00:03:06Nouvel épisode de provocation à laquelle la France ne répond que faiblement,
00:03:08puisque le Quai d'Orsay se contente de relever, je cite,
00:03:13« une initiative manifestement hostile ».
00:03:16Nicolas Pouvromonti analysera cette particularité algérienne
00:03:20dans ce qui fut l'Empire colonial français,
00:03:24alors que dans les autres pays, cela suscite beaucoup moins de haine
00:03:26assortie d'un désir de vengeance.
00:03:29Allez, c'est parti, une heure pour prendre un peu de hauteur ensemble.
00:03:47Bonsoir à tous, bonsoir Paul Sugy.
00:03:49Je vais commencer avec vous ce soir parce qu'on est vraiment en lien direct avec l'actualité,
00:03:54d'autant qu'on apprend que cette fameuse ligne 3 du métro parisien décidément est maudite.
00:03:58Il y a eu une nouvelle agression au marteau, cette fois, d'une autre femme.
00:04:01Encore une agression d'un homme envers une femme.
00:04:04Mais on va surtout parler de ce qui s'est passé la semaine dernière,
00:04:07de cet homme présenté comme un étranger, un ressortissant malien,
00:04:11dont on disait qu'il était sous OQTF,
00:04:13qui avait donc agressé trois femmes, dont une enceinte d'ailleurs,
00:04:16au couteau dans le métro de Paris.
00:04:18Et finalement, on apprend hier, patatras, qu'il a la nationalité française.
00:04:22On en perd un peu son latin.
00:04:23Oui, alors les férues de théâtre qui connaissent leur classique
00:04:26savent que dans le bourgeois gentilhomme,
00:04:27M. Jourdain fait de la prose, sans le savoir.
00:04:30J'ai découvert, moi, qu'on peut être français sans le savoir.
00:04:34J'avoue que j'en tombe des nus.
00:04:36Ça m'arrive, moi aussi, je le confesse,
00:04:37lorsque je remplis des documents administratifs,
00:04:39de parfois chercher telle ou telle information que l'on me demande.
00:04:42À date de naissance, j'y arrive encore.
00:04:44Mais enfin, la nationalité, je n'ai jamais eu à hésiter un seul instant
00:04:47avant de mentionner la case dans les mentions administratives.
00:04:51Là, donc, manifestement, cette personne qui était présentée au lendemain de l'agression
00:04:56comme un malien en situation irrégulière,
00:04:59visée par une OQTF que la France n'aurait pas réussi à faire exécuter,
00:05:02c'était les propos tenus par le ministre de l'Intérieur, Laurent Nunez,
00:05:04qui renseignait la presse et l'opinion au sujet du profil de cet individu.
00:05:08Eh bien, donc, en définitive, quelques jours plus tard,
00:05:11les services du ministère de l'Intérieur ont découvert qu'en réalité,
00:05:13cet individu était français depuis 2018,
00:05:15soit depuis ses 18 ans,
00:05:17ce qu'il avait tout simplement été nationalisé, naturalisé automatiquement
00:05:22en vertu de sa filiation, puisque, semble-t-il,
00:05:24là, je cite de nouveau le ministre de l'Intérieur,
00:05:26jusqu'à plus ample information,
00:05:27puisque vous voyez bien qu'on est sur des informations chaque fois provisoires,
00:05:30mais qui, ce matin, sur France Inter,
00:05:31expliquait qu'en définitive, cet individu était certes né au Mali,
00:05:34mais d'un père français,
00:05:35et que donc, il avait eu droit à la naturalisation de manière automatique
00:05:39en vertu, donc, du lien du sang.
00:05:41Alors, il est suspecté d'avoir blessé au couteau trois personnes,
00:05:44trois femmes, dont une enceinte, vous l'avez rappelé.
00:05:47À la suite de ça, les enquêteurs ont découvert,
00:05:49mais quelques jours plus tard,
00:05:50qu'il avait donc bien ce passeport français parmi ces documents.
00:05:54Mais ce qui est très étonnant, si vous voulez,
00:05:55c'est qu'il n'avait pas cru utile de mentionner cette nationalité
00:05:59lors de tous les déboires qu'il a eus avec l'administration française,
00:06:02depuis de cela, maintenant, plus de trois ans.
00:06:04Parce que cet individu multirécidiviste,
00:06:06qui avait déjà eu maille à partir avec la justice et les autorités,
00:06:09notamment pour des vols aggravés par des agressions sexuelles par le passé,
00:06:12avait également été placé en centre de rétention administrative,
00:06:17donc à l'endroit où on met les personnes
00:06:18qui n'ont pas de titre de séjour régulier
00:06:20et, a fortiori, qui n'ont pas non plus la nationalité française.
00:06:23Et à ce moment-là, il n'a pas cru utile
00:06:25de mentionner aux policiers, aux personnels administratifs
00:06:28qu'il était donc français et qu'il n'avait rien à faire là.
00:06:30C'est quand même très curieux,
00:06:31cela veut dire qu'au fond, cette personne,
00:06:33alors, même si j'entends que l'enquête, pour l'instant,
00:06:35établit qu'il y a probablement aussi une démence,
00:06:37en tout cas, toutes ces facultés mentales n'étaient pas toutes réunies.
00:06:41Mais, en tout cas, cet individu n'avait pas conscientisé
00:06:43le fait qu'il était français,
00:06:45français comme vous et moi,
00:06:46et comme tout un chacun,
00:06:48et qu'il avait donc, évidemment, des droits,
00:06:50à commencer par celui de ne pas être donc renvoyé
00:06:53vers le pays dans lequel il est né.
00:06:55Moi, ce qui me terrifie,
00:06:56c'est que l'on puisse être français
00:06:57sans même s'en rendre compte,
00:06:59ça veut dire, au fond,
00:07:00que ça ne signifiait rien pour lui
00:07:01et que la manière dont cela lui a été notifié
00:07:04n'a pas été, finalement, très insistante.
00:07:06Bien sûr. Alors, c'est quand même ennuyeux
00:07:08d'avoir des personnes qui ont la nationalité française
00:07:10sans même le savoir.
00:07:12Oui, c'est fâcheux.
00:07:12Alors, d'abord, pour le ministère de l'Intérieur,
00:07:14qui semble finalement aveugle
00:07:15au sujet de sa propre administration.
00:07:17Au fond, on a à Beauvau
00:07:18deux administrations différentes
00:07:20qui n'ont pas réussi à se parler
00:07:21et à partager leurs informations.
00:07:23Vous avez donc les policiers
00:07:25qui ont mené l'enquête,
00:07:26qui ont placé par le passé cet individu
00:07:29dans des centres de rétention administrative.
00:07:31Et puis, vous avez l'administration
00:07:32qui gère l'État civil,
00:07:33qui est censée normalement recenser
00:07:34quiconque à la nationalité.
00:07:37Et ces deux services-là,
00:07:38à l'intérieur de Beauvau,
00:07:38n'arrivaient pas suffisamment à communiquer.
00:07:40Alors, peut-être qu'il faudrait établir
00:07:42plus précisément pourquoi
00:07:43est-ce qu'il y a eu,
00:07:44s'agissant de cet individu,
00:07:45un trou dans la raquette ?
00:07:46Est-ce que c'est un problème
00:07:47de connexion de fichiers ?
00:07:48Est-ce que c'est un problème humain ?
00:07:48Est-ce que c'est une négligence ?
00:07:49Est-ce que c'est tout simplement
00:07:50une bureaucratie qui n'arrive pas
00:07:52à se réguler elle-même ?
00:07:53Mais quoi qu'il arrive,
00:07:54pour le ministre de l'Intérieur,
00:07:55si vous me passez l'expression,
00:07:56ça la fout un peu mal ?
00:07:58Il faut dire aussi,
00:07:59alors ce n'est pas pour excuser
00:08:01Laurent Nunez,
00:08:01mais c'est vrai qu'il hérite
00:08:02d'une politique qui existait
00:08:03déjà avant lui,
00:08:04il faut dire aussi
00:08:04qu'on a tendance en France
00:08:06à naturaliser de façon,
00:08:08comme je l'ai dit,
00:08:09quasi automatique
00:08:09un certain nombre de personnes
00:08:10en fonction de leur lieu de résidence,
00:08:13de leur filiation,
00:08:14et que peut-être
00:08:15que ce processus automatique
00:08:17ne rend pas justice
00:08:19à la valeur de ce que cela représente
00:08:20d'obtenir enfin
00:08:22la nationalité française.
00:08:23L'actualité nous éclaire
00:08:24d'un autre clin d'œil
00:08:25puisque la presse a fait grand bruit
00:08:26de la naturalisation
00:08:27de Georges Clooney et de sa femme
00:08:29qui, aux dernières nouvelles,
00:08:31ont l'air très heureux,
00:08:31eux, d'être français
00:08:32et qui manifestement
00:08:33n'ont pas cherché à le cacher.
00:08:35Mais vous voyez,
00:08:36en dehors de cet exemple anecdotique,
00:08:38on aimerait que
00:08:39lorsque l'on signifie
00:08:40à quelqu'un
00:08:41qui soit en afféloignement,
00:08:42soit en tout cas
00:08:43qui par son profil
00:08:44pouvait prétendre à ce droit,
00:08:46lorsque l'on lui signifie
00:08:47qu'il va devenir français,
00:08:49moi j'aimerais
00:08:49qu'il y ait une manière
00:08:51de matérialiser ceci
00:08:53de façon plus extraordinaire
00:08:55à la manière des Américains d'ailleurs.
00:08:57Oui, alors la manière
00:08:58de beaucoup de pays,
00:08:59la manière aussi
00:09:00dont Bruno Retailleau,
00:09:01souvenez-vous,
00:09:02l'avait suggéré au préfet
00:09:03dans une circulaire
00:09:04au printemps dernier
00:09:04en disant
00:09:05mais faites-en davantage,
00:09:06faites-en davantage
00:09:07parce qu'il faut comprendre
00:09:08que c'est un privilège
00:09:09rare dans le monde
00:09:10que d'être français
00:09:11et que donc
00:09:12ça ne doit pas être quelque chose
00:09:13que l'on peut ignorer,
00:09:15ça ne peut pas être simplement
00:09:16une mention administrative.
00:09:17Oui, alors cette affaire
00:09:18montre des défaillances
00:09:19aussi dans le fonctionnement
00:09:20de l'administration,
00:09:21ça n'est pas tout à fait nouveau,
00:09:23ça avait déjà été relevé
00:09:23dans un rapport il y a quelques années.
00:09:25Oui, c'est un rapport
00:09:26qui a été relevé
00:09:26par mon confrère
00:09:27Jean-Marc Leclerc
00:09:28pour le Figaro,
00:09:29un rapport sur l'administration
00:09:32et en particulier
00:09:33son caractère kafkaïen,
00:09:35un rapport qui avait été présenté
00:09:36par le sénateur
00:09:37Les Républicains du Rhône,
00:09:38François-Noël Buffet
00:09:39en 2022,
00:09:40qui sonnait l'alarme.
00:09:41La commission des lois du Sénat
00:09:43avait par ce rapport
00:09:44estimé que,
00:09:45je la cite,
00:09:46il faut prendre la mesure
00:09:47du profond désarroi
00:09:49auquel sont confrontés
00:09:50nos agents publics.
00:09:52Les mots sont forts.
00:09:53Profond désarroi
00:09:54auquel ils sont confrontés
00:09:55mais aussi de leur épuisement
00:09:56et de leur sentiment
00:09:56même d'une perte de sens
00:09:58de leur métier.
00:09:59Certaines des personnes
00:09:59auditionnées pour ce rapport
00:10:01donc sur les méandres
00:10:02de la bureaucratie française
00:10:03ayant même expliqué
00:10:05que leur quotidien
00:10:06se comparait parfois
00:10:07à celui des chadocs.
00:10:08C'est dire parfois
00:10:08le côté ridicule,
00:10:10épuisant,
00:10:10démoralisant
00:10:11que peuvent ressentir
00:10:12certains agents
00:10:13de l'administration française.
00:10:14c'est une bureaucratie tentaculaire
00:10:16qui finalement
00:10:17n'arrive même plus
00:10:18à avoir la maîtrise
00:10:19des sujets les plus fondamentaux
00:10:20qu'elle est censée gérer.
00:10:21Je veux dire,
00:10:21l'octroi de la nationalité
00:10:22et la régulation
00:10:23de ceux qui l'ont,
00:10:24ceux qui ne l'ont pas
00:10:25et donc par conséquent
00:10:26de ceux qui sont indésirables
00:10:27également sur le sol
00:10:28ce qui était
00:10:28la situation supputée
00:10:31de cet individu
00:10:32jusqu'à la découverte
00:10:32de son passeport.
00:10:33C'est quand même
00:10:34le fondement
00:10:34de ce qui constitue une nation
00:10:36et c'est assez inquiétant
00:10:37que pour telle ou telle raison
00:10:39on n'arrive pas
00:10:39à faire un recensement précis
00:10:41de qui est français
00:10:42et qui ne l'est pas.
00:10:43Alors le ministère de l'Intérieur
00:10:44explique par la voix
00:10:45de son ministre
00:10:45qu'il y aurait
00:10:46en définitive
00:10:47une amélioration
00:10:48à apporter au système
00:10:49des fichiers
00:10:51qu'il gère.
00:10:52Bon, pourquoi pas ?
00:10:52Peut-être que ces fichiers
00:10:53étaient vêtus
00:10:53et après tout
00:10:54c'est l'avis de chaque administration
00:10:55de se réformer.
00:10:57Mais oui,
00:10:57cette affaire est tout de même
00:10:58embarrassante à plus d'un titre
00:10:59ce qu'elle illustre à la fois
00:11:00une faillite
00:11:01d'un système bureaucratique
00:11:02mais aussi
00:11:03elle montre à nouveau
00:11:04à grands frais
00:11:06l'impuissance au fond
00:11:07de la politique
00:11:08d'assimilation
00:11:08et de naturalisation
00:11:09de la France
00:11:10qui à la fois
00:11:10n'arrive pas
00:11:11à expulser de son sol
00:11:13les personnes
00:11:13qui n'ont pas le droit
00:11:14d'y résider
00:11:15et qui en même temps
00:11:16ne peut pas non plus
00:11:17identifier un certain nombre
00:11:18de Français finalement
00:11:19qui s'ignorent
00:11:20et que l'administration
00:11:20semble oublier.
00:11:21A tout point de vue
00:11:22cette situation
00:11:23est donc embarrassante
00:11:23pour les autorités
00:11:24et je crois qu'elle est
00:11:26moralement gênante
00:11:26pour les raisons
00:11:27que je vous ai précisé
00:11:28c'est-à-dire que
00:11:28encore une fois
00:11:29quand on devient français
00:11:30ça ne doit pas être
00:11:31un dolor
00:11:32ça ne doit pas passer inaperçu.
00:11:33Alors je ne sais pas
00:11:34quelle est la bonne manière
00:11:35j'aimerais bien par exemple
00:11:36que les cérémonies
00:11:36de naturalisation
00:11:40c'est un vrai moment patriote
00:11:41où on peut entendre
00:11:42la Marseillaise
00:11:43où on peut
00:11:44voir le drapeau
00:11:45entendre une parole forte
00:11:46de la part du préfet
00:11:47je ne sais pas
00:11:48pourquoi pas
00:11:49sabrer le champagne
00:11:49c'est une fête
00:11:50de devenir français
00:11:51et que cet individu
00:11:52en 2018
00:11:53n'en ait pas pris la mesure
00:11:54m'inquiète beaucoup
00:11:55et je crois qu'on a
00:11:56un vrai effort là-dessus.
00:11:58Et j'ajouterais
00:11:59ce n'est pas une conclusion
00:12:00c'est plutôt une ouverture
00:12:01à la fin de cette chronique
00:12:02mais parce que
00:12:02le Figaro sort les chiffres
00:12:04depuis quelques heures
00:12:05que puisqu'on parle
00:12:06de Bruno Retailleau
00:12:06et de son bilan
00:12:07à la suite
00:12:08de cette grosse année
00:12:10passée au ministère
00:12:11de l'Intérieur
00:12:12à tout seigneur
00:12:13tout honneur
00:12:13il a quand même réussi
00:12:14à faire baisser
00:12:15ce nombre de naturalisations
00:12:17peut-être aussi
00:12:18qu'il y a une question
00:12:18de nombre
00:12:19peut-être que si on naturalise
00:12:20trop
00:12:20on ne naturalise pas
00:12:21assez bien
00:12:22et que cet effort
00:12:23qui est fait
00:12:23pour essayer de faire
00:12:24diminuer ces naturalisations
00:12:25et surtout celles
00:12:26qui sont encore une fois
00:12:27outroulées de manière
00:12:28automatique
00:12:28peut servir aussi
00:12:29à donner plus de valeur
00:12:30et plus de sens
00:12:31à ceux qui
00:12:32heureux élus
00:12:33bénéficient de cette
00:12:34nationalité française
00:12:35qui encore une fois
00:12:36est une faveur
00:12:37est une grande chance
00:12:38et je crois que
00:12:39tous autour de ce plateau
00:12:40on peut s'accorder
00:12:40à dire qu'on est fier
00:12:42non pas seulement
00:12:43d'avoir des papiers français
00:12:44mais de pouvoir dire
00:12:44qu'on est français
00:12:45ce que manifestement
00:12:46cet individu néo-mali
00:12:48ne savait même pas dire
00:12:49parce qu'il n'a pas été capable
00:12:50de dire une seule fois
00:12:51depuis ces trois dernières années
00:12:52je suis français
00:12:53avec toute la fierté
00:12:55tout le prestige
00:12:56qu'une telle phrase
00:12:56c'est que ça suppose
00:12:57ça suppose
00:12:57oui
00:12:58on rappelle qu'être citoyen
00:13:00c'est effectivement
00:13:02bénéficier de droits
00:13:03mais également
00:13:04assorti de devoirs
00:13:05cette histoire
00:13:06je sais que vous voulez réagir
00:13:07cette histoire
00:13:08elle soulève
00:13:09plusieurs choses
00:13:10d'ailleurs il y a un temps
00:13:11pas si ancien
00:13:12où on voulait faire passer
00:13:15des tests
00:13:15de français
00:13:16il y avait des questions
00:13:17ça a été remis un petit peu
00:13:18sur la table
00:13:18ces derniers temps
00:13:19dans le débat public
00:13:20mais on n'est jamais revenu
00:13:21à ce qu'avait préconisé
00:13:22je crois
00:13:22un bris sorte feu
00:13:24en son temps
00:13:24quand il était à la tête
00:13:25du ministère de l'immigration
00:13:27je ne sais pas
00:13:27vous corrigez moi
00:13:28si je me trompe
00:13:28effectivement
00:13:29ça fait partie des sujets
00:13:30sur lesquels
00:13:31la circulaire de Bruno Retailleau
00:13:32a insisté
00:13:33le niveau de maîtrise du français
00:13:34le niveau d'assimilation
00:13:35c'est ce qui fait
00:13:36que sur les naturalisations
00:13:37par décret
00:13:37il y a eu effectivement
00:13:38on vous apprend le Figaro
00:13:39une baisse de 25%
00:13:40cette année
00:13:40mais je dirais
00:13:42qu'il y a deux grandes questions
00:13:42la question majeure
00:13:44c'est l'ampleur
00:13:45Paul l'a évoqué
00:13:45des acquisitions de nationalité
00:13:47aujourd'hui
00:13:47depuis l'an 2000
00:13:48il y a 3 millions de personnes
00:13:49qui sont devenues françaises
00:13:51pour la moitié d'entre elles
00:13:52c'est naturalisation par décret
00:13:53on a environ
00:13:54600 000 personnes
00:13:55qui le sont devenues
00:13:56par mariage
00:13:57avec des critères facilités
00:13:58et plus de 700 000
00:14:00qui le sont devenues
00:14:01par droit du sol
00:14:01et le droit du sol
00:14:02typiquement
00:14:03c'est un canal
00:14:04d'acquisition de la nationalité
00:14:05qui n'implique
00:14:06aucun contrôle
00:14:07de l'intégration
00:14:08même pas des choses
00:14:09aussi élémentaires
00:14:10que l'absence
00:14:10de condamnation pénale
00:14:11par exemple
00:14:12et ça contribue
00:14:13assez largement
00:14:14à ce sentiment
00:14:15de perte de sens
00:14:16autour de la nationalité
00:14:17Véronique
00:14:18je sais que ça vous fait réagir aussi
00:14:20oui tout à fait
00:14:20parce que
00:14:21je pense que la France
00:14:23quand on veut acquérir
00:14:24la nationalité
00:14:24c'est comme une histoire d'amour
00:14:26en fait
00:14:26il faut quand même des preuves
00:14:27il faut que la France
00:14:28se fasse désirer
00:14:29enfin il faut complètement
00:14:30changer de logiciel
00:14:31pensons à la Suisse
00:14:32la Suisse
00:14:33vous ne devenez pas
00:14:34Suisse comme ça
00:14:35il faut que vous justifiez
00:14:37d'abord
00:14:37vous vous payez des droits
00:14:38des frais de dossier
00:14:39qui sont extrêmement conséquents
00:14:40ensuite
00:14:41il faut 10 ans
00:14:42entre le dépôt du dossier
00:14:44et le fait que vous deveniez
00:14:45véritablement un citoyen suisse
00:14:47il faut justifier
00:14:48d'une résidence
00:14:48il faut justifier
00:14:49d'un métier
00:14:50il faut passer des tests
00:14:51il faut connaître
00:14:51l'histoire du pays
00:14:52il faut connaître la langue
00:14:54suivant les cantons
00:14:55où vous vous trouvez
00:14:55enfin c'est vraiment
00:14:57un parcours du combattant
00:14:58mais c'est presque
00:14:58un parcours amoureux
00:14:59parce que oui
00:15:00envers et contre tout
00:15:02vous voulez devenir Suisse
00:15:03voilà
00:15:04c'est l'antithèse
00:15:05de ce qui se passe
00:15:05avec une nationalité
00:15:07qu'on donne comme ça
00:15:07en étant bradé
00:15:08avec des gens
00:15:08qui ne savent même pas
00:15:09c'est presque une incongruité
00:15:11et c'est triste
00:15:14de ce que ça dit aussi
00:15:15de la symbolique
00:15:15de notre pays
00:15:16qui se brade
00:15:17à longueur de journée
00:15:18et puis il y a un côté
00:15:18quand même
00:15:19qu'on a relevé
00:15:20dans une autre émission
00:15:22cet après-midi
00:15:22quand je faisais
00:15:23180 minutes infos
00:15:24avec d'autres chroniqueurs
00:15:25c'est quand même
00:15:26que cet homme
00:15:28il est fondé
00:15:29à se retourner
00:15:30contre l'état français
00:15:31pour avoir été placé
00:15:32dans un centre
00:15:33de rétention administrative
00:15:33c'est quand même
00:15:34incroyable d'en arriver
00:15:36je parlais du Buesque
00:15:36tout à l'heure
00:15:37ça aussi
00:15:38c'est quand même
00:15:38incroyable
00:15:39d'en arriver
00:15:39à ce genre de situation
00:15:40et je suis sûre
00:15:41qu'une association
00:15:43d'avocats
00:15:44prendra fait et cause
00:15:45pour lui
00:15:45pour tenter
00:15:46de se retourner
00:15:47contre l'état français
00:15:47plusieurs probablement
00:15:48non ce qui est amusant
00:15:49je suis un peu plus basique
00:15:51que Paul Sujit
00:15:52il a commencé
00:15:53en citant Molière
00:15:53moi je vais citer
00:15:54Richard Virenc
00:15:55on peut être français
00:15:56à l'insulte
00:15:57de son plein gré
00:15:57vous voyez lui
00:15:58c'était
00:15:58bon je vois gentilhomme
00:16:00on peut faire de la prose
00:16:01sans le savoir
00:16:02là lui
00:16:03c'est plutôt
00:16:04Richard Virenc
00:16:04on va être un peu plus basique
00:16:06alors vous le disiez
00:16:06très justement
00:16:07Nelly
00:16:07j'ai un de mes amis
00:16:08qui a été naturalisé canadien
00:16:09il a prêté serment
00:16:11parce qu'au Canada
00:16:12on prêtait serment
00:16:13dans une des deux langues
00:16:13officielles du pays
00:16:14et ça ne gêne personne
00:16:15je tiens à rappeler
00:16:16que lorsqu'il y a eu
00:16:17la réforme du code
00:16:18de la nationalité
00:16:19sous la première
00:16:20cohabitation 86-88
00:16:21c'était la commission
00:16:23Marcellon
00:16:23Marcellon avait dit
00:16:25c'était l'ancien patron
00:16:26d'Air France d'ailleurs
00:16:26Marcellon avait dit
00:16:28qu'il faudrait prêter serment
00:16:29pour mettre de la solennité
00:16:30à la cérémonie
00:16:32et Jacques Chirac
00:16:33avait refusé
00:16:33en disant que c'était humiliant
00:16:35pour ceux à qui
00:16:36on demanderait de le faire
00:16:38non non
00:16:38vous pouvez vérifier
00:16:39je vous crois
00:16:40mais ça commençait mal
00:16:41déjà
00:16:41ça commençait mal
00:16:42bon avec Jacques Chirac
00:16:43non ça a mal commencé
00:16:44ça a mal terminé
00:16:45entre la suppression
00:16:48du service militaire
00:16:49le regroupement familial
00:16:50etc
00:16:50c'est dur
00:16:51à part le nom
00:16:52à la guerre en Irak
00:16:52il n'y a pas grand chose
00:16:53à retenir
00:16:54ensuite
00:16:55il y a quand même
00:16:55une chose importante
00:16:57on parlait du Kafka
00:16:58ou du Roi
00:16:59c'est exactement ça
00:17:00mais je vais vous rappeler
00:17:01un cas
00:17:01j'étais passionné de football
00:17:03qui parle
00:17:04il y a quelques années
00:17:04Raymond Domenech
00:17:05appelle un joueur
00:17:06qui s'appelle
00:17:07Gonzalo Higuain
00:17:08qui joue à River Plate
00:17:09club mythique argentin
00:17:10pour jouer en équipe de France
00:17:11pourquoi ?
00:17:12parce qu'il est français
00:17:13il est né pendant que son père
00:17:15jouait à Brest
00:17:15il a joué un ou deux ans
00:17:16à Brest
00:17:17et donc il avait la nationalité française
00:17:19mais il n'avait
00:17:19jamais vécu en France
00:17:21et il avait répondu
00:17:22moi je suis argentin
00:17:24si l'argentine m'appelle
00:17:25je vais jouer pour l'argentine
00:17:27mais il dit
00:17:27moi je me sens pas français
00:17:29ce que je comprends tout à fait
00:17:30alors il y a eu le cas inverse
00:17:32un très aigué
00:17:32son père avait joué à Rouen
00:17:34il a choisi l'équipe de France
00:17:35pour notre plus grand bonheur
00:17:36merci pour son but en or
00:17:38contre l'Italie en 2000
00:17:39qu'on n'a pas oublié
00:17:40mais Gonzalo Higuain
00:17:41il était français
00:17:42s'il le voulait
00:17:43mais il ne parlait pas
00:17:44un mot de français
00:17:45ce qui a quand même
00:17:46de complètement fou
00:17:47enfin c'est ce que je pense
00:17:48et d'ailleurs
00:17:48il a porté brillamment
00:17:50le maillot de l'équipe d'Argentine
00:17:51il a même été finaliste
00:17:52de la coupe du monde
00:17:53avec eux
00:17:53très aigué
00:17:54c'est aussi le pénalty manqué
00:17:55au tour but
00:17:56évitons de parler
00:17:57des sujets qui fachent
00:17:58il veut vraiment me gâcher
00:17:59mon réveillon de demain soir
00:18:00moi j'étais à 2000
00:18:01il m'amène en 2000
00:18:02ça me fait penser
00:18:03à un des fils d'Idan
00:18:04qui lui voudrait jouer pour
00:18:05qui a signé pour l'Algérie
00:18:06mais alors là c'est simple
00:18:07c'est parce qu'il n'avait pas
00:18:08le niveau pour jouer
00:18:09en équipe de France
00:18:09bon d'accord
00:18:10donc ça n'a rien à voir là
00:18:11du coup avec le choix
00:18:12de la légende
00:18:13c'est parce qu'il a porté
00:18:14un maillot d'équipe nationale
00:18:14mais il n'avait pas le niveau
00:18:15pour aller jouer chez les bleus
00:18:16vous voulez rajouter
00:18:17quelque chose rapidement ?
00:18:18oui juste un point
00:18:19dans ce qui commence
00:18:21à se dessiner
00:18:21dans ce qu'on apprend
00:18:22de la façon dont cette personne
00:18:23est devenue française
00:18:24en fait il a eu un père français
00:18:27s'il l'a reconnu
00:18:28à l'âge de 9 ans
00:18:29ce qui est quand même
00:18:30un peu singulier
00:18:31et en vérité
00:18:32ça me fait penser
00:18:32à des choses
00:18:33qu'on voit beaucoup à Mayotte
00:18:33c'est-à-dire des reconnaissances
00:18:35de complaisance
00:18:36des gens qui reconnaissent
00:18:37un enfant qui n'est pas le leur
00:18:38pour qu'il puisse devenir français
00:18:39il y aura sans doute
00:18:40des choses à creuser
00:18:41en la matière
00:18:41mais c'est quelque chose
00:18:42qu'on voit aussi
00:18:43et peut-être que c'est le cas
00:18:44dans ce cas précis
00:18:45parce qu'encore une fois
00:18:45une reconnaissance à l'âge de 9 ans
00:18:46il n'y a pas qu'il y ait mariage blanc
00:18:47c'est quand même assez rare
00:18:48pour tenter de se soustraire aux règles
00:18:50ma chère Véronique
00:18:52on va parler
00:18:53vous avez fait un choix
00:18:54très consciencieux
00:18:56c'est-à-dire qu'on a eu
00:18:57de nouvelles statistiques
00:18:58sur l'immigration juive
00:19:00depuis la France pour Israël
00:19:01évidemment ça vous a alerté
00:19:03parce qu'on se rend compte
00:19:04que cette immigration
00:19:05a bondi de plus de 45% en 2025
00:19:07je crois que c'est la plus forte
00:19:08en 10 ans
00:19:10en pratiquement 10 ans
00:19:12le ministère israélien de l'immigration
00:19:14explique le phénomène
00:19:15évidemment par la hausse
00:19:16de l'antisémitisme
00:19:17dans l'hexagone
00:19:18c'est vraiment un signal d'alarme
00:19:20aujourd'hui qu'il faut tirer
00:19:21alors écoutez
00:19:23il y a un proverbe
00:19:23du 19ème siècle
00:19:25qui dit
00:19:25heureux comme un juif en France
00:19:27c'est un dérivé
00:19:28d'une expression
00:19:29d'admiration
00:19:30que les juifs d'Europe centrale
00:19:31avaient pour notre pays
00:19:32au 19ème siècle
00:19:33donc en disant
00:19:34heureux comme Dieu en France
00:19:35donc heureux comme un juif en France
00:19:37c'est dire
00:19:37comment on se sentait bien
00:19:39quand on était juif en France
00:19:40et bien évidemment
00:19:41c'est plus du tout le cas
00:19:42sur les 21 900 nouveaux arrivants
00:19:45arrivés en Israël
00:19:46sur 100 nationalités
00:19:48la France arrive en 3ème position
00:19:50derrière la Russie
00:19:51et les Etats-Unis
00:19:52donc 3ème position
00:19:53avec 3300 personnes
00:19:55en 2025
00:19:56ils étaient 2228 en 2024
00:19:59d'où cette fameuse hausse
00:20:00de 45%
00:20:02alors on peut juger
00:20:02que 3300 personnes
00:20:04sur une population
00:20:06de 500 000 juifs
00:20:07vivant dans notre pays
00:20:08c'est à dire un peu moins
00:20:09d'un pour cent de la population
00:20:10ce n'est pas beaucoup
00:20:11mais c'est évidemment
00:20:12toujours trop
00:20:13et ce sera toujours trop
00:20:15il faut remonter à 2015
00:20:17pour connaître un niveau élevé
00:20:18de ce qu'on appelle l'ALIA
00:20:197900 départs
00:20:21dans le contexte
00:20:22des attentats djihadistes
00:20:232015
00:20:24Charlie Hebdo
00:20:25l'hypercachère
00:20:26le Bataclan
00:20:26et alors le chiffre
00:20:27de cette année
00:20:283300 personnes
00:20:29est directement imputable
00:20:31aux conséquences
00:20:32dans notre pays
00:20:33du massacre
00:20:34du 7 octobre 2023
00:20:36c'est à dire évidemment
00:20:37l'augmentation
00:20:37des actes antisémites
00:20:40pourquoi ?
00:20:40parce qu'on sait
00:20:41qu'il faut plusieurs mois
00:20:42pour faire son ALIA
00:20:44c'est à dire
00:20:44on commence par déposer
00:20:45un dossier
00:20:46à l'agence juive
00:20:47qui s'occupe de cela
00:20:48et ensuite
00:20:49il faut évidemment
00:20:50attendre le feu vert
00:20:51alors oui
00:20:51ce bond de 45%
00:20:53c'est un signal d'alarme
00:20:54parce qu'en plus
00:20:55il y a 8000 personnes
00:20:57de confession juive
00:20:58qui ont déposé
00:20:59un dossier
00:21:00à cette fameuse
00:21:01agence juive
00:21:02donc qui sont en attente
00:21:03de partir
00:21:04dans les prochains mois
00:21:05donc ça fait vraiment beaucoup
00:21:06et l'ALIA
00:21:07en hébreu
00:21:08ça signifie
00:21:08la montée
00:21:09l'élévation
00:21:09donc en principe
00:21:10c'est un mot
00:21:11qui accompagne
00:21:11une démarche spirituelle
00:21:12celle d'un retour
00:21:14sur une terre sainte
00:21:15et bien désormais
00:21:16l'ALIA
00:21:16pour les juifs de France
00:21:18ça a tout d'une fuite
00:21:19et une fuite en plus
00:21:20pour un pays
00:21:21qui est en guerre
00:21:22ça en dit vraiment long
00:21:23sur leur détermination
00:21:24alors évidemment
00:21:25on va insister
00:21:26sur la montée
00:21:27de l'antisémitisme
00:21:28dans notre pays
00:21:29qui est directement lié
00:21:30à cette fuite
00:21:32à cet exode
00:21:33finalement
00:21:33Nelly
00:21:34écoutez c'est affreux
00:21:35tous les clignotants
00:21:35sont au rouge
00:21:36on tue des juifs
00:21:37en France
00:21:38il faut se souvenir
00:21:39de Mireille Knoll
00:21:40il faut se souvenir
00:21:40de Sarah Halimi
00:21:41de Jonathan Sanders
00:21:43de ses deux petits enfants
00:21:44et d'une petite fille
00:21:45tuée devant l'école juive
00:21:47de Toulouse
00:21:48en 2012
00:21:49tuerie
00:21:49perpétrée par
00:21:50Mohamed Merah
00:21:51on viole des juifs
00:21:52dans notre pays
00:21:53je pense à cette fillette
00:21:55de 12 ans
00:21:55viol collectif
00:21:56à Courbevoie
00:21:57en juin 2024
00:21:58alors la justice
00:22:00elle est pour le moins
00:22:01très très difficile
00:22:02à suivre
00:22:02si on prend
00:22:03les dernières affaires
00:22:04qui datent d'il y a
00:22:05à peine quelques semaines
00:22:06un maire socialiste
00:22:07de Dordogne
00:22:08qui déclare que la France
00:22:09est trop youpine
00:22:10pour boycotter Israël
00:22:11et il n'est pas poursuivi
00:22:12alors certes
00:22:13il est exclu du parti socialiste
00:22:15enfin ça paraît
00:22:15juste la moindre des choses
00:22:16on attend pour autant
00:22:17des suites judiciaires
00:22:18et il y a aussi
00:22:19une nounou
00:22:20qui a empoisonné
00:22:21sciemment une famille juive
00:22:22en préparant un repas
00:22:23elle a été condamnée
00:22:24mais le caractère antisémite
00:22:26n'a pas été retenu
00:22:27donc c'est totalement ubuesque
00:22:28et puis alors évidemment
00:22:29à l'Assemblée nationale
00:22:30ça c'était un véritable sujet politique
00:22:32nous avons un parti
00:22:33la France Insoumise
00:22:34qui estime que le Hamas
00:22:35est un mouvement de résistance
00:22:37et qui ne se cache pas du tout
00:22:38pour conflictualiser
00:22:40et flatter un électorat
00:22:41en se montrant
00:22:42ouvertement antisémite
00:22:43pensons évidemment
00:22:45d'une façon extrêmement symbolique
00:22:46à l'arbre planté
00:22:47en mémoire de Hélène Halimi
00:22:48qui a été absolument saccagé
00:22:50alors non seulement
00:22:51il y a factuellement
00:22:52une montée de l'antisémitisme
00:22:54en France
00:22:541670 actes recensés
00:22:57en 2003-2024
00:22:58contre 400 l'année précédente
00:23:00souvent des agressions
00:23:01on en a parlé
00:23:02souvent sur CNews
00:23:03des agressions de rabbins
00:23:04notamment
00:23:04mais nous assistons
00:23:06à un moment de bascule
00:23:08l'antisémitisme
00:23:09s'est banalisé
00:23:10on le voit désormais
00:23:12dans l'hémicycle
00:23:13de l'Assemblée nationale
00:23:14à travers donc
00:23:15la stratégie du LFI
00:23:17à travers aussi
00:23:18le Front Républicain
00:23:19ça ça fait frémir
00:23:20la communauté juive
00:23:21de France
00:23:22tout de même
00:23:22le Front Républicain
00:23:24où on met un bulletin
00:23:25dans l'urne
00:23:25en sachant que LFI
00:23:26est notoirement antisémite
00:23:28mais banalisation
00:23:29également dans les cours
00:23:30d'école et de collège
00:23:30des enfants
00:23:31des adolescents
00:23:32en tout cas
00:23:33des personnes
00:23:33de plus en plus jeunes
00:23:34tiennent un discours antisémite
00:23:36de plus en plus décomplexé
00:23:37et puis à la fac
00:23:38on a maintenant
00:23:38des étudiants juifs
00:23:39qui ne sont plus
00:23:40les bienvenus
00:23:40symboles des symboles
00:23:42nous avons désormais
00:23:43des hommes armés
00:23:44des militaires
00:23:45devant des écoles juives
00:23:47qui voudrait de cela
00:23:48pour ces enfants
00:23:49alors Emmanuel Macron
00:23:51le rappelle
00:23:51c'était pas rendu
00:23:52à la marche
00:23:52contre l'antisémitisme
00:23:54à Paris
00:23:55est-ce qu'il peut encore
00:23:56faire quelque chose
00:23:57pour attraper le tir
00:23:58si je puis dire
00:23:59alors les juifs de France
00:24:00se sentent mal
00:24:01dans leur pays
00:24:02et dans leur vie
00:24:03et leur vie en France
00:24:04devient insupportable
00:24:05car le soutien
00:24:05d'Emmanuel Macron
00:24:06évidemment fait défaut
00:24:07mais il voudrait
00:24:09il voudrait surtout
00:24:10un soutien
00:24:11de toute la société
00:24:12une solidarité
00:24:13de toute la population française
00:24:14car s'ils sont poussés
00:24:16à partir
00:24:17c'est aussi parce qu'ils se sentent
00:24:18de plus en plus
00:24:18terriblement isolés
00:24:20alors faire de l'antisémitisme
00:24:22une grande cause nationale
00:24:23pourquoi pas
00:24:24c'est mieux que rien
00:24:25mais ça a un côté marketing
00:24:26ça veut dire quoi
00:24:27ça veut dire qu'on dit
00:24:28stop à l'antisémitisme
00:24:30pendant un an
00:24:30deux ans
00:24:31et puis après
00:24:31tout cela va s'évanouir
00:24:33et puis ça ne va pas améliorer
00:24:34le sort de nos compatriotes juifs
00:24:37non en fait
00:24:37il faut vraiment
00:24:38mener la guerre
00:24:39à ce qui est à l'origine
00:24:40de la montée
00:24:41de l'antisémitisme
00:24:42le cancer de l'islamisme
00:24:44qui a bien métastasé
00:24:45dans notre pays
00:24:46s'attaquer aussi
00:24:47à l'antisémitisme
00:24:48d'importation
00:24:49liée à l'immigration
00:24:51et ça c'est encore
00:24:52un sacré tabou
00:24:53ne pas soutenir
00:24:54les juifs de France
00:24:55c'est une faute morale
00:24:57pour notre république
00:24:58qu'est-ce que ça dit
00:24:59franchement
00:25:00de notre nation
00:25:01lorsque les juifs
00:25:02sont pris pour cible
00:25:03c'est le signe
00:25:04avant-coureur
00:25:05d'un effondrement
00:25:06qui menace l'identité
00:25:07d'un pays
00:25:07le nôtre
00:25:08c'est évidemment
00:25:08le signe
00:25:09d'une décomposition
00:25:10on a quand même
00:25:11cette année
00:25:12un ministre de l'intérieur
00:25:13Laurent Nunez
00:25:14qui nous dit
00:25:14qu'il faut sécuriser
00:25:16les marchés de Noël
00:25:17on s'est malheureusement
00:25:19habitué depuis quelques années
00:25:20à avoir des policiers
00:25:21pour sécuriser
00:25:22les messes de minuit
00:25:23on a déjà oublié
00:25:24l'égorgement
00:25:25du père Hamel
00:25:26pendant une messe
00:25:26en 2016
00:25:27et ça c'est toujours
00:25:29la faute au cancer
00:25:30qu'est l'islamisme
00:25:31il n'y a quasiment plus
00:25:32de juifs
00:25:32dans les pays du Maghreb
00:25:34alors qu'ils avaient
00:25:34historiquement une place
00:25:36jusqu'aux années 60
00:25:37en 2004
00:25:39l'inspecteur Jean-Pierre Robin
00:25:40documentait l'exode
00:25:42des juifs
00:25:42des écoles publiques
00:25:43des quartiers islamisés
00:25:44encouragés
00:25:45par la passivité
00:25:46de l'éducation nationale
00:25:482004
00:25:49vous vous rendez compte
00:25:50ça fait 20 ans
00:25:5120 ans que cet exode
00:25:53à bas bruit
00:25:53s'est mis en place
00:25:54notamment en Seine-Saint-Denis
00:25:56est-ce qu'on a véritablement
00:25:58envie que la France
00:25:59devienne la Seine-Saint-Denis
00:26:01voilà la question
00:26:02est posée à tous les français
00:26:04merci beaucoup Véronique
00:26:05ça va beaucoup faire réagir
00:26:07bien sûr
00:26:07à commencer par vous
00:26:09autour de cette table
00:26:10le problème c'est que
00:26:10ce phénomène
00:26:12il n'est pas prêt
00:26:13d'être endigué
00:26:13parce que vous me dites
00:26:14il y a déjà
00:26:14ce couloir d'attente
00:26:16pour obtenir l'alia
00:26:18parce qu'il y en a 8000
00:26:19donc il va y avoir
00:26:21dans les mois qui viennent
00:26:23une accentuation
00:26:24il y a une vraie désespérance
00:26:25et puis on ne voit pas
00:26:25l'antisémitisme
00:26:26refluer de sitôt non plus
00:26:28donc ça n'a de faire
00:26:29que s'accroître
00:26:29je vais faire très court
00:26:30j'ai pas mal d'amis juifs
00:26:32et tous me disent
00:26:32qu'ils se posent la question
00:26:33de faire leur alia
00:26:34parce que certains ont peur
00:26:35en France
00:26:36je vais juste leur passer un message
00:26:37comme je sais qu'ils nous regardent
00:26:38probablement
00:26:39restez ici
00:26:40c'est votre pays
00:26:41ici c'est chez vous
00:26:42et on vous aime
00:26:43mais il faudrait aussi
00:26:44qu'on puisse assurer
00:26:45leur sécurité du quotidien
00:26:46mais vous voyez où on en est
00:26:48on parle d'assurer
00:26:50la sécurité du quotidien
00:26:51alors que ça ne devrait même pas
00:26:53être un sujet
00:26:54qu'il y ait un renforcement
00:26:55de la sécurité
00:26:56autour de ces concitoyens
00:26:58Paul
00:26:58est-ce que ça vous appelle ?
00:26:59Non de façon très simple
00:27:00en réfléchissant
00:27:01à ce que disait Véronique
00:27:02à l'aune de ce qu'on s'était dit
00:27:03aussi sur cet individu
00:27:05franco-malien
00:27:06c'est quand même
00:27:07d'une tristesse effarante
00:27:08de voir qu'il y a des personnes
00:27:10qui se sentent françaises
00:27:11en France
00:27:11fières et heureuses
00:27:12d'être françaises
00:27:13et qui considèrent
00:27:14que leur place
00:27:15n'est plus en France
00:27:16compte tenu du climat
00:27:17d'insécurité
00:27:17qui règne pour eux
00:27:18et pour leur famille
00:27:19et qui sont contraints
00:27:20au départ
00:27:20et qu'à côté de ça
00:27:21les personnes qui vivent
00:27:22en France
00:27:22parfois donc en ayant même
00:27:23la nationalité française
00:27:25ne se sentent pas
00:27:25le moins du monde
00:27:26investies d'une fierté
00:27:28voire d'une joie
00:27:29à cette seule idée
00:27:30j'ai quand même le sentiment
00:27:31qu'il y a quelque chose
00:27:32qui cloche
00:27:32quand on y réfléchit
00:27:33On marche sur la tête
00:27:34pour reprendre le nom
00:27:35d'une ancienne émission
00:27:37Bon on va devoir marquer
00:27:39une petite pause
00:27:40mais on revient très vite
00:27:42avec d'autres bilans
00:27:43vous avez un petit peu
00:27:44rhabillé Jacques Chirac
00:27:46pour l'hiver
00:27:47si je puis dire
00:27:47il y en a un autre
00:27:48qui ne trouve pas trop
00:27:49grâce à vos yeux
00:27:49c'est Emmanuel Macron
00:27:51Mais là ça va être plus long
00:27:52Bon ça va être un peu plus long
00:27:53Bon ça c'est dit
00:27:55Bah oui
00:27:56Il y a eu deux mandats aussi
00:27:57mais un peu plus courts
00:27:58mais bon quand même
00:27:59Quoique
00:27:59Pourquoi quand c'est court
00:28:01c'est pas plus mal
00:28:02Vous avez
00:28:02Le meilleur pour la suite
00:28:05A tout de suite
00:28:05J'avais une mauvaise blague
00:28:07Nous revoici
00:28:11pour la suite
00:28:12de Face à l'info
00:28:13On poursuit
00:28:13avec nos chroniqueurs
00:28:15mousquetaires
00:28:15de cette semaine
00:28:16d'entre-deux-fêtes
00:28:17Bonsoir
00:28:18Philippe David
00:28:18Alors vous
00:28:19vous avez choisi
00:28:20de nous parler
00:28:20des avant-derniers vœux
00:28:21d'Emmanuel Macron
00:28:22mais qui seront
00:28:23finalement
00:28:24les derniers vœux
00:28:25précédant une année
00:28:26calendaire complète
00:28:27Absolument Nelly
00:28:28Des vœux
00:28:28qui risquent d'être
00:28:29un nouveau fiasco
00:28:30pour le chef de l'État
00:28:31puisque si 9,7 millions
00:28:33de personnes
00:28:34l'avaient regardé
00:28:35l'an passé
00:28:36ils étaient
00:28:37500 000 de plus
00:28:39l'année précédente
00:28:40Alors il faut dire
00:28:41que les vœux
00:28:41sont systématiquement
00:28:42des phrases creuses
00:28:43et des promesses
00:28:44qui n'engagent que
00:28:45ceux qui les reçoivent
00:28:46comme disait Charles Pasqua
00:28:47En 2024
00:28:49il avait promis
00:28:50un millésime français
00:28:51Vous pouvez imaginer
00:28:52un grand cru
00:28:53mais quand on voit
00:28:54les conséquences
00:28:55de la dissolution
00:28:56de 2024
00:28:56le millésime
00:28:58dont il parlait
00:28:58s'est transformé
00:28:59en piquette
00:29:00tout juste bonne
00:29:00à faire un vinaigre
00:29:01bas de gamme
00:29:02L'an passé
00:29:03il avait souhaité
00:29:04que les français
00:29:05tranchent des sujets
00:29:06déterminants
00:29:07dans les 12 mois
00:29:07qui suivraient
00:29:08notamment via le référendum
00:29:10Avez-vous vu
00:29:11le moindre référendum
00:29:13en 2025 ?
00:29:14Tout au plus
00:29:15tout au plus
00:29:16une évocation
00:29:17d'un référendum
00:29:18sur les rythmes scolaires
00:29:19qui prête à sourire
00:29:20tant le référendum est
00:29:21selon l'esprit
00:29:22originel
00:29:23de la 5ème République
00:29:24réservé aux questions clés
00:29:26qui engagent la nation
00:29:27Bref
00:29:28en voyant
00:29:28ce qu'il reste
00:29:29des vœux
00:29:29des deux dernières années
00:29:30les français vont probablement
00:29:32être encore plus nombreux
00:29:34cette année
00:29:35à regarder les bulles
00:29:36dans leur flûte
00:29:37plutôt qu'à écouter
00:29:38le concert de flûte
00:29:39à la télévision
00:29:40ou à la radio
00:29:41mais c'est maintenant
00:29:42qu'il est temps
00:29:43de faire le bilan
00:29:44du macronisme
00:29:44puisque 2026 marquera
00:29:46outre sa dernière année
00:29:48complète à l'Elysée
00:29:49pour ceux qui croient
00:29:50dans sa démission
00:29:51ne prenez surtout pas
00:29:52vos rêves pour des réalités
00:29:53et surtout
00:29:54que 2026 marquera
00:29:56un double anniversaire
00:29:57le 7 janvier
00:29:58le dépôt d'En Marche
00:30:00comme nom de domaine
00:30:01et le 6 avril
00:30:03la naissance d'En Marche
00:30:04comme parti politique
00:30:05Oui
00:30:05on sait ce qu'il en reste
00:30:06parce que les troupes
00:30:07ont un peu déserté
00:30:08entre temps
00:30:08C'est le moins qu'on puisse dire
00:30:10et en ce qui concerne
00:30:11le bilan
00:30:11Alors sur le bilan maintenant
00:30:13qu'est-ce que vous en tirez ?
00:30:14On va le faire point par point
00:30:15mais il a été très bien résumé
00:30:17dans le livre
00:30:17d'un chroniqueur de CNews
00:30:19qui s'appelle Éric Revelle
00:30:20dans son livre
00:30:21C'est Mozart qu'on assassine
00:30:22Commençons par son bilan politique
00:30:24Même dans son propre camp
00:30:26plus personne
00:30:26ne se réclame de lui
00:30:28Gabriel Attal
00:30:29quand vous lui parlez
00:30:30d'Emmanuel Macron
00:30:31a la posture des Gaulois
00:30:32du village d'Astérix
00:30:33quand on leur parle d'Alésia
00:30:35Vous voyez ça peut Alésia
00:30:36mais c'est où Alésia ?
00:30:37Jamais entendu parler d'Alésia
00:30:39Là c'est la même chose
00:30:40mais pour Emmanuel Macron
00:30:41Pourtant
00:30:42il est un des successeurs
00:30:43d'Emmanuel Macron
00:30:44à la tête du parti présidentiel
00:30:46Edouard Philippe
00:30:47le premier
00:30:48Premier ministre
00:30:49d'Emmanuel Macron
00:30:49n'a pas de mots
00:30:51assez durs
00:30:51pour celui
00:30:52qu'il a fait viceroi
00:30:53puis qu'il ne doit rien
00:30:55à Emmanuel Macron
00:30:56je cite à Emmanuel Macron
00:30:57qui pense
00:30:58qu'il a fumé
00:30:59les vapeurs
00:30:59du port du Havre
00:31:00Qui encore
00:31:01il dit qu'il aurait dû démissionner
00:31:02Absolument
00:31:02et qui dit qu'il aurait dû démissionner
00:31:04en plus
00:31:04Bref l'ambiance
00:31:05au sein de la Macronie
00:31:07c'est un peu
00:31:07comme dans une équipe de football
00:31:09où tout le monde
00:31:09se tape dessus
00:31:10après l'entraînement
00:31:12vous trouverez toujours
00:31:13quelqu'un
00:31:14qui sera là pour dire
00:31:15ne vous inquiétez pas
00:31:16le groupe vit bien
00:31:17un groupe qui vit si bien
00:31:19qu'Edouard Philippe
00:31:20est fortement menacé
00:31:21de ne pas atteindre
00:31:22le second tour
00:31:22de la prochaine présidentielle
00:31:24tandis que Gabriel Attal
00:31:26peine à atteindre
00:31:26les 10% dans les sondages
00:31:28Alors
00:31:28on a compris
00:31:29que ça n'allait pas très bien
00:31:30sur le plan politique
00:31:31qu'en est-il
00:31:32du bilan économique ?
00:31:33Bon ben là
00:31:33on va quitter Mozart
00:31:34pour passer à la marche funèbre
00:31:36de Chopin
00:31:36La France est au bord
00:31:38du gouffre financièrement
00:31:39un gouffre
00:31:40au bord duquel
00:31:41Emmanuel Macron
00:31:41nous a amenés
00:31:42avec ses amis
00:31:43mais gaiement
00:31:44tout en disant
00:31:45comme d'habitude
00:31:46comme dirait la chanson
00:31:47que rien n'est de leur faute
00:31:48pourtant
00:31:49qui a augmenté
00:31:50de 1200 milliards
00:31:51la dette
00:31:52entre 2017
00:31:53et aujourd'hui
00:31:53Emmanuel Macron
00:31:55et ses amis
00:31:55Quelles sont
00:31:56les réformes de fonds
00:31:57faites par Emmanuel Macron
00:31:58depuis 2017 ?
00:32:00Une seule
00:32:00à compter
00:32:01la réforme des retraites
00:32:02qui était d'ailleurs
00:32:03très insuffisante
00:32:04une réforme pourtant
00:32:05si importante
00:32:06qu'elle était passée
00:32:07à la hussarde
00:32:08via le 49-3
00:32:09avant d'être passée
00:32:10par pertes et profits
00:32:12pour acheter
00:32:12la non-censure du PS
00:32:14pour le reste
00:32:15aucune réforme de fonds
00:32:17la réindustrialisation
00:32:18promise suite au Covid
00:32:19l'industrie représente
00:32:21aujourd'hui 9%
00:32:22du PIB en France
00:32:23tiens
00:32:23c'est le même niveau
00:32:24de la Grèce
00:32:25un autre pays en faillite
00:32:26l'agriculture
00:32:28le nombre de suicides
00:32:29des agriculteurs
00:32:30prouve son état
00:32:31des agriculteurs
00:32:32qui peuvent se préparer
00:32:33à être à nouveau trahis
00:32:34avec la signature
00:32:35du Mercosur
00:32:36dans quelques jours
00:32:37puisque l'Italie
00:32:38va se rallier à l'Allemagne
00:32:40c'est bien
00:32:40ça permettra de dire
00:32:41que c'est pas de notre faute
00:32:42chose cocasse
00:32:43quand on voit
00:32:44l'absence de réforme
00:32:45de l'état
00:32:45vis-à-vis des agriculteurs
00:32:47si en 40 ans
00:32:48le nombre d'agriculteurs
00:32:49a été divisé par 4
00:32:51passant de 1 600 000
00:32:53à un peu moins de 400 000
00:32:54on a doublé
00:32:55le nombre de fonctionnaires
00:32:56au ministère de l'agriculture
00:32:58passant de 18 000
00:32:59à 36 000
00:33:00sans oublier
00:33:01les agences d'état
00:33:02dédiées aux agriculteurs
00:33:03il y en a 9
00:33:04d'après le site
00:33:05gouvernemental
00:33:05que j'ai été voir
00:33:06qu'a fait Emmanuel Macron
00:33:08pour rééquilibrer les choses
00:33:09rien
00:33:10en 2017
00:33:11on nous avait promis
00:33:13la start-up nation
00:33:14il y avait juste eu
00:33:15une méprise
00:33:16sur le terme anglophone
00:33:17puisque nous vivons
00:33:18aujourd'hui
00:33:18dans la fall-down nation
00:33:20la nation qui s'effondre
00:33:21qui s'effondre
00:33:22vous iriez quand même
00:33:23un peu fort non ?
00:33:23non non
00:33:24je suis juste réaliste
00:33:25regardez la politique
00:33:26internationale
00:33:28la France ne pèse
00:33:29plus rien
00:33:29nous avons été
00:33:31virés
00:33:31de notre précaré africain
00:33:33sous quel président ?
00:33:34Emmanuel Macron
00:33:35le président français
00:33:36est moqué
00:33:37en public
00:33:38à Charmelchech
00:33:39par le président des USA
00:33:41qui déclare
00:33:41je cite
00:33:42Emmanuel
00:33:43j'imaginais
00:33:44qu'il était
00:33:44quelque part
00:33:45derrière moi
00:33:45où est-il ?
00:33:46je n'arrive pas
00:33:47à y croire
00:33:47tu te fais discret
00:33:48aujourd'hui
00:33:49sous les rires
00:33:50des autres dirigeants
00:33:51avant d'ajouter
00:33:52aujourd'hui
00:33:53il est mon ami
00:33:54c'est super
00:33:55bon travail
00:33:55merci beaucoup
00:33:56Emmanuel
00:33:57preuve que Trump
00:33:58peut se comporter
00:33:59comme un buteur
00:34:00tout en faisant preuve
00:34:01d'éducation
00:34:02mais jamais
00:34:03jamais
00:34:04un président français
00:34:05n'avait subi
00:34:06une telle humiliation
00:34:06en public
00:34:07l'Europe
00:34:08son cheval de bataille
00:34:09alors ça
00:34:10la France s'est dépassée
00:34:11maintenant on est à l'Europe
00:34:12lors de la mise en place
00:34:14des droits de douane américains
00:34:15la présidente de la commission
00:34:17a validé
00:34:17les 15% de droits de douane
00:34:20sur les produits européens
00:34:21sans aucune mesure de rétention
00:34:23et surtout
00:34:24sans avoir consulté Paris
00:34:26ce qui prouve
00:34:27aujourd'hui
00:34:28notre poids
00:34:29au sein des institutions européennes
00:34:30la France
00:34:31ça se situe quelque part
00:34:32parmi les pays
00:34:33qui ne comptent pas beaucoup
00:34:34je ne dirais pas
00:34:35entre Chypre et Malte
00:34:36mais quelque part
00:34:37au milieu du néant
00:34:38si vous ajoutez cela
00:34:40les humiliations quasi quotidiennes
00:34:42venues d'Alger
00:34:43la reconnaissance
00:34:44d'un état palestinien
00:34:45sans définir
00:34:46ni ses frontières
00:34:46ni ses dirigeants
00:34:48ou encore le faible rôle
00:34:49joué dans le conflit
00:34:50Russie-Ukraine
00:34:50on ne peut pas dire
00:34:52que la politique étrangère
00:34:53rattrape la politique intérieure
00:34:54Et dans la vie des français
00:34:56est-ce qu'il y a des choses
00:34:58qui ont changé en bien ?
00:34:59Pour ne pas être trop long
00:35:00je ne veux pas monopoliser la parole
00:35:02je ne parlerai que d'insécurité
00:35:04qui est un désastre
00:35:05puisqu'il y a en France
00:35:06en 2025
00:35:07un meurtre
00:35:08toutes les 7 heures
00:35:09avec 1268 homicides
00:35:12sur une année fluctuante
00:35:13les chiffres sont terrifiants
00:35:15des quartiers entiers
00:35:16sont sous le contrôle
00:35:17des narcotrafiquants
00:35:18on a vu les rafales
00:35:19de Kalachnikov
00:35:20à Vénitieux
00:35:20pas plus tard
00:35:21que ce week-end
00:35:22pour les refus d'obtempérer
00:35:23s'éteint toutes les 20 minutes
00:35:25les forces de l'ordre
00:35:26ne comptant plus
00:35:26leurs blessés
00:35:27comme à Saint-Paul-de-Léon
00:35:29ou à Roubaix
00:35:29ces dernières heures
00:35:30où 7 gendarmes
00:35:31et 3 policiers
00:35:32ont été blessés
00:35:33l'an dernier
00:35:3410 397
00:35:37causés blessures volontaires
00:35:38avec des armes blanches
00:35:39ont eu lieu
00:35:40on imagine le nombre
00:35:41en comptabilisant
00:35:43ceux qui n'ont pas
00:35:44causé de blessures
00:35:46et ceux qui ont préféré
00:35:47sachant que la plainte
00:35:48sera classée sans suite
00:35:50dans 95% des cas
00:35:51ne pas porter plainte
00:35:53bref
00:35:53la France est devenue
00:35:54un coupe-gorge
00:35:55le prix du en même temps
00:35:56quand on passe
00:35:57de Nicole Belloubet
00:35:58et Eric Dupond-Moretti
00:35:59à Gérald Darmanin
00:36:00qui rame
00:36:01pour rattraper
00:36:02les politiques
00:36:03de ses prédécesseurs
00:36:04globalement négatif
00:36:06donc pour reprendre
00:36:06les termes
00:36:07d'un ancien politique
00:36:08oui alors moi
00:36:09je ne vais pas faire
00:36:09du Georges Marchais
00:36:10sur les pays d'Est
00:36:11ma chère Nelly
00:36:11je ne dirais pas
00:36:12que c'est globalement positif
00:36:13pour le bilan
00:36:14c'est trop tard
00:36:15puisque nous avons même
00:36:16déjà passé le stade
00:36:17du dépôt de bilan
00:36:18pour être en liquidation
00:36:19judiciaire
00:36:20d'ailleurs même certains
00:36:21de ses admirateurs
00:36:22les plus dithyrambiques
00:36:23de la première heure
00:36:24le disent
00:36:25puisqu'Alain Minc
00:36:26dit et répète
00:36:27qu'il est le
00:36:27pire président
00:36:28de la 5ème république
00:36:29et reprend les gens
00:36:31en disant
00:36:31ah bon vous en doutez
00:36:32tellement ça paraît évident
00:36:34tandis que
00:36:35Maurice Safran
00:36:36et Nicolas Doménac
00:36:37qui étaient aussi admiratifs
00:36:38d'Emmanuel Macron
00:36:39que l'humanité
00:36:40de Joseph Staline
00:36:41dans les années 50
00:36:42viennent de sortir
00:36:43un livre intitulé
00:36:44Néron à l'Elysée
00:36:46comment il a tout gâché
00:36:47dont t'actes
00:36:48et bien dites moi
00:36:50alors regardez
00:36:50parce que puisqu'on parle
00:36:51de ça
00:36:52Emmanuel Macron
00:36:52qui a peut-être peur
00:36:54qu'il y ait encore
00:36:54une déperdition
00:36:55sur l'auditoire
00:36:56demain lors de ses voeux
00:36:57et bien il s'est fendu
00:36:58d'une petite communication
00:36:59pour faire le teasing
00:37:02comme on dit
00:37:02la préchauffe de demain
00:37:03avec ce tweet
00:37:04joie et peine
00:37:05réussite et défis
00:37:06espoir
00:37:06retour sur 2025
00:37:08en France
00:37:08et dans le monde
00:37:09garantie
00:37:10sans réalité immersive
00:37:11accompagnée
00:37:12d'un petit sim
00:37:13de petites images
00:37:14qu'on va voir dérouler
00:37:17peut-être
00:37:17voilà
00:37:18où on le voit
00:37:18effectivement
00:37:19avec un casque
00:37:21à réalité augmentée
00:37:23comme on dit
00:37:23et puis donc
00:37:24tout ce qui lui
00:37:25l'a marqué visiblement
00:37:26sur la scène internationale
00:37:28le succès du PSG
00:37:28je ne sais pas vraiment
00:37:29s'il peut en tirer
00:37:30un quelconque bénéfice
00:37:32surtout
00:37:33qu'il se montre
00:37:34des plus portaires de l'OM
00:37:35oui en plus
00:37:35donc c'est quand même
00:37:37un peu fort de café
00:37:38évidemment
00:37:39la panthéanisation
00:37:40de Robert Badinter
00:37:42le retour du service national
00:37:44sur une base volontaire
00:37:46mais on va plus loin
00:37:47que le SNU
00:37:48qui a été un échec patent
00:37:49là aussi
00:37:49on aurait pu
00:37:49revenir
00:37:51je ne voulais pas
00:37:51monopoliser la parole
00:37:52ce bilan
00:37:54il aurait pu
00:37:54effectivement durer
00:37:55jusqu'à
00:37:55j'aurais pu faire
00:37:56la labellisation
00:37:57des journalistes
00:37:58et tout y compte
00:37:58justement
00:37:59je vais vous sonder
00:37:59les uns les autres
00:38:00Paul
00:38:02est-ce que vous êtes
00:38:02aussi sévère
00:38:03dans votre constat
00:38:04dans votre bilan
00:38:05de presque fin de quinquennat
00:38:07de double quinquennat
00:38:09que Philippe David
00:38:09c'est difficile
00:38:10de faire plus sévère
00:38:11que Philippe
00:38:12mais qui impute aussi
00:38:13beaucoup de choses
00:38:13qui tendent
00:38:14à la situation générale
00:38:15du pays
00:38:16dont Emmanuel Macron
00:38:16on est fort heureusement
00:38:18pour lui
00:38:18pas seul compta
00:38:19mais j'aimerais
00:38:19qu'on s'arrête
00:38:20un peu plus
00:38:20sur la vidéo
00:38:21que vous relayez
00:38:22donc ce qu'Emmanuel Macron
00:38:23a partagé
00:38:24un peu à la façon
00:38:25dont les gens
00:38:26maintenant sur Instagram
00:38:27partagent des rétrospectives
00:38:28de leur année
00:38:29c'est à la mode
00:38:30Emmanuel Macron
00:38:31je crois se distingue
00:38:33y compris
00:38:33de ses prédécesseurs
00:38:34par son goût
00:38:35pour l'auto-agéographie
00:38:38en continu
00:38:39c'est-à-dire
00:38:39qu'à mesure
00:38:40qu'il gouverne
00:38:41il fait le récit
00:38:42de son gouvernement
00:38:44ça avait été frappant
00:38:45pendant la campagne
00:38:46en 2022
00:38:47où il faisait publier
00:38:50par ses équipes
00:38:50de très longues vidéos
00:38:51qu'il le montrait
00:38:52en train de faire
00:38:53notamment
00:38:53on était en plein début
00:38:54du conflit en Ukraine
00:38:55en train de parler
00:38:57Vladimir Poutine
00:38:58ça lui avait
00:38:58alors qu'il a pratiquement
00:38:59pas mené campagne
00:39:00cette année-là
00:39:01on se souvient
00:39:01qu'il était entré
00:39:02très très tard
00:39:02dans la campagne
00:39:02c'était une campagne
00:39:03qui ne disait pas son nom
00:39:04parce que c'était
00:39:05par des équipes
00:39:05de communication
00:39:06d'ailleurs au passage
00:39:07on ne savait pas de rien
00:39:07si c'était les communicants
00:39:08de l'Elysée
00:39:09ou du candidat
00:39:10à sa propre succession
00:39:13mais peu importe
00:39:14mais au passage
00:39:15on voyait qu'en tout cas
00:39:16Emmanuel Macron
00:39:17aimait faire
00:39:18ou faire faire
00:39:19le récit en mouvement
00:39:21de son propre
00:39:22exercice de la présidence
00:39:24une autre preuve de ça
00:39:27c'est vous savez
00:39:27la photographe officielle
00:39:29de l'Elysée
00:39:29Sosique de la Moissonnaire
00:39:31qui publie régulièrement
00:39:32sur Instagram
00:39:33des photos du chef de l'Etat
00:39:34très belles photos
00:39:35par ailleurs
00:39:35des très belles photos
00:39:36c'est pas évidemment la question
00:39:37mais qui sont
00:39:38des photos qui sont
00:39:39au service de la communication
00:39:40du président de la République
00:39:41de toute évidence
00:39:43validées par le service
00:39:44de communication de l'Elysée
00:39:45mais qui montrent
00:39:46Emmanuel Macron
00:39:47se faisant lui-même
00:39:48et je crois que
00:39:49ce nouvel exercice
00:39:49participe de cela
00:39:50la tradition était plutôt
00:39:53que passer l'exercice
00:39:54du pouvoir
00:39:55et passer même
00:39:56souvent un temps de recul
00:39:57avec lequel on prenait
00:39:59un peu de discernement
00:40:00sur ce qui avait été fait
00:40:01on écrivait ses mémoires
00:40:02vous voyez
00:40:02je ne sais pas si Emmanuel Macron
00:40:03écrira un jour ses mémoires
00:40:04il a encore le temps pour le faire
00:40:05mais vous voyez
00:40:06on a l'impression
00:40:06qu'il écrit ses mémoires
00:40:07au présent
00:40:08avec une forme d'auto-satisfaction
00:40:09au fil de l'eau
00:40:11et qui je crois
00:40:12vraiment relève
00:40:12d'une nouvelle manière
00:40:15de communiquer
00:40:16c'est pratiquement
00:40:16de la téléréalité présidentielle
00:40:18Arnaud Benetti
00:40:19que j'aime bien
00:40:20et qui est un des meilleurs
00:40:20pour décrypter
00:40:21la communication politique
00:40:22parlait du coup de com' permanent
00:40:24c'est un peu ça Emmanuel Macron
00:40:25alors la com'
00:40:26ce n'est pas interdit
00:40:27de fait tout le monde en fait
00:40:28et tout le monde en fait
00:40:29de plus en plus
00:40:29c'est dans l'air du temps
00:40:30mais c'est vrai que la façon
00:40:31dont Emmanuel Macron le fait
00:40:32avec une auto-satisfaction
00:40:33qui tranche
00:40:34avec le bilan un peu piteux
00:40:35par ailleurs
00:40:36que sa propre politique
00:40:37peut établir
00:40:38ça dérange un petit peu
00:40:40la dernière chose
00:40:41c'est qu'au milieu
00:40:43de ce récit de soi
00:40:44il y a
00:40:45cette espèce d'optimisme
00:40:46autoproclamé
00:40:47qui finalement
00:40:47avec un peu de recul
00:40:48maintenant sur les choses
00:40:49me paraît être
00:40:50l'une des marques
00:40:51du macronisme
00:40:52le macronisme est un objet politique
00:40:53un peu indéfini
00:40:54le macronisme n'a pas inventé
00:40:56le centrisme
00:40:56mais il s'en est réclamé
00:40:58mais qu'est-ce que c'est au fond
00:40:59le macroniste
00:41:00on le reconnaît
00:41:02dans les dîners de famille
00:41:02s'il vous reste des macronistes
00:41:04à table
00:41:04ou dans la rue
00:41:06le macroniste
00:41:07c'est le gars
00:41:08qui est toujours très content
00:41:09et qui même si ça ne va pas
00:41:10très bien
00:41:10c'est la méthode coué permanente
00:41:12ça pourrait être pire
00:41:13ou ça ira mieux demain
00:41:14et de fait Emmanuel Macron
00:41:15après on ne peut pas
00:41:15lui enlever ça
00:41:16c'est quand même une qualité
00:41:17pour un homme d'état
00:41:18mais il semble toujours
00:41:18très optimiste
00:41:19en tout cas plus que nous
00:41:20et la façon aussi
00:41:21dont il veut semble-t-il
00:41:22marquer l'exercice présidentiel
00:41:24des voeux
00:41:24de cette nouvelle année
00:41:26on verra demain soir
00:41:27avec quel mot
00:41:28mais vous voyez
00:41:29c'est à nouveau
00:41:30cet excès d'optimisme
00:41:31qui par ailleurs
00:41:32tranche beaucoup
00:41:33avec le contenu probable
00:41:35de l'intervention télévisée
00:41:36de demain
00:41:37et qui notamment
00:41:39consistera
00:41:40dans le fait
00:41:41de se réjouir
00:41:41qu'on va voter une loi
00:41:42facilitant le suicide
00:41:43assisté à l'euthanasie
00:41:45bon j'ai l'impression
00:41:46qu'il y a des nouvelles
00:41:47plus réjouissantes
00:41:48que de légaliser l'euthanasie
00:41:49alors gère chacun
00:41:50son opinion
00:41:51sur l'euthanasie
00:41:52par ailleurs
00:41:52et si le chef de l'état
00:41:53pense qu'il faut le faire
00:41:54il a le droit
00:41:54de le défendre
00:41:55mais vous voyez
00:41:56cet optimisme présidentiel
00:41:58et en même temps
00:41:58cette annonce morbide
00:41:59me semble
00:41:59en même temps
00:42:00il ne lui reste plus que ça
00:42:00parce que sa réforme
00:42:01des retraites
00:42:01elle aussi
00:42:02pour reprendre un terme
00:42:03un peu morbide
00:42:03a été bel et bien enterrée
00:42:04donc il ne peut plus
00:42:06s'appuyer sur cela
00:42:07je trouve l'analyse
00:42:08très intéressante
00:42:09un coup de com'
00:42:10qui frise un peu
00:42:11la mégalomanie
00:42:12dans cette satisfaction
00:42:13et cette mise en scène
00:42:14de sa propre personne
00:42:16vous êtes d'accord ?
00:42:18il y a des choses
00:42:18qu'il trouve un peu grâce
00:42:19à vos yeux
00:42:19parce que là
00:42:20on est très très sévère
00:42:22enfin bon
00:42:22peut-être à juste titre
00:42:23mais est-ce qu'il y a
00:42:23deux trois choses
00:42:24la parole est à la défense
00:42:25une chose
00:42:27à Emmanuel Macron
00:42:29c'est qu'il a tenu
00:42:30ses engagements
00:42:30pour la reconstruction
00:42:32la renaissance
00:42:33de Notre-Dame de Paris
00:42:34quand il avait dit
00:42:35en cinq ans
00:42:36voilà
00:42:37on aura Notre-Dame de Paris
00:42:38on pourra
00:42:38entrer de nouveau
00:42:40on pourra
00:42:40voilà
00:42:41ça c'est à mettre
00:42:42à son crédit
00:42:43voilà
00:42:44on a vu une France
00:42:46se remettre en marche
00:42:47des tailleurs de pierre
00:42:48montrer le meilleur
00:42:49d'eux-mêmes
00:42:49alors je vois que
00:42:51Philippe David
00:42:52dans la France
00:42:53se remettre en marche
00:42:53j'ai trouvé que le jeu
00:42:54de mots était excellent
00:42:55on peut
00:42:56voilà
00:42:56on peut lui
00:42:57lui être
00:42:58voilà
00:42:58lui être reconnaissant
00:42:59quand même
00:43:00ça fait un bilan
00:43:01un peu maigre
00:43:01quand même
00:43:01à l'échelle de
00:43:02je suis d'accord
00:43:03que le bilan
00:43:03est très maigre
00:43:04je rejoins
00:43:05Paul Chouji
00:43:06sur le côté
00:43:07mortifère
00:43:08de sa politique
00:43:09concernant évidemment
00:43:10la fin de vie
00:43:11qu'on va
00:43:12nous resservir
00:43:14sur un plateau d'argent
00:43:15comme si c'était
00:43:15une urgence
00:43:16de 2000
00:43:17alors que la France
00:43:18se casse complètement
00:43:19la figure
00:43:19et que les français
00:43:20ne sont absolument
00:43:21en attente
00:43:22de ce genre
00:43:22de loi sociétale
00:43:23idem pour la
00:43:24constitutionnalisation
00:43:25de l'IVG
00:43:26comme si en France
00:43:27c'était absolument
00:43:29catastrophique
00:43:30comme au fin fond
00:43:31de pays du tiers monde
00:43:33pour mettre un enfant
00:43:34au monde
00:43:34et le porter
00:43:35comme on le souhaite
00:43:36enfin voilà
00:43:36donc il y a un effet
00:43:38quand même un petit peu
00:43:38manipulation aussi
00:43:39dans le macronisme
00:43:41et puis moi
00:43:42ce que je reproche
00:43:43le plus finalement
00:43:44à Emmanuel Macron
00:43:44c'est qu'il a blessé
00:43:46les français
00:43:47dans le rapport
00:43:48qu'ils ont
00:43:49à la politique
00:43:49et aux hommes politiques
00:43:50et qu'il les a blessés
00:43:52durablement
00:43:53en touchant
00:43:54au fonctionnement
00:43:55de la constitution
00:43:56de la Vème République
00:43:57en désacralisant
00:43:59finalement
00:43:59le fonctionnement
00:44:00des institutions
00:44:01et en fâchant
00:44:02durablement
00:44:03les français
00:44:04avec leur politique
00:44:05parce que le coup
00:44:05comme permanent
00:44:06le comédien permanent
00:44:08le théâtre permanent
00:44:09non seulement
00:44:10ça inquiète les français
00:44:11ça les lasse
00:44:12mais ils ne comprennent plus
00:44:13à quoi sert la politique
00:44:15alors qu'on a eu
00:44:16quand même
00:44:16de grands hommes
00:44:17dans notre pays
00:44:18qui ont construit
00:44:19un pays
00:44:19qui parfois l'ont refait
00:44:20après la seconde guerre mondiale
00:44:22et c'est presque
00:44:23une injure
00:44:23faite à ces hommes-là
00:44:24de ne plus se souvenir
00:44:26de ce qu'on a été
00:44:27capable de faire
00:44:28Nicolas Pouvromonti
00:44:29qu'est-ce que vous retenez
00:44:31vous à titre personnel
00:44:31on parlera beaucoup
00:44:32de l'Algérie tout à l'heure
00:44:33donc ça c'est quand même
00:44:34un gros dossier
00:44:35on va peut-être pas
00:44:35le dévoiler tout de suite
00:44:37mais il y a d'autres choses
00:44:38mais en tout cas
00:44:39par déformation professionnelle
00:44:40au-delà de la seule question
00:44:41de l'Algérie
00:44:42ce qui me marque
00:44:43c'est l'angle mort gigantesque
00:44:45qu'a été
00:44:46durant les deux quinquennats
00:44:47d'Emmanuel Macron
00:44:48la question de l'immigration
00:44:49c'est-à-dire que c'est
00:44:49sous Emmanuel Macron
00:44:50qu'on a atteint
00:44:51le sommet
00:44:52de la tension démocratique
00:44:53qui veut que
00:44:54d'une part
00:44:55les français
00:44:55n'ont jamais été
00:44:56aussi opposés
00:44:57à l'immigration
00:44:58dans son ampleur
00:44:59et sa nature contemporaine
00:45:00quand vous voyez
00:45:00les enquêtes d'opinion
00:45:01il y a toujours
00:45:01entre deux tiers
00:45:02et les trois quarts
00:45:02des sondés
00:45:03qui estiment
00:45:04qu'il y a aujourd'hui
00:45:04trop d'immigration en France
00:45:05mais d'autre part
00:45:07il n'y a jamais eu
00:45:08autant d'immigration
00:45:09en France
00:45:09que sous Emmanuel Macron
00:45:10et ça c'est vrai
00:45:11quels que soient
00:45:11les indicateurs
00:45:12que vous preniez
00:45:13l'immigration légale
00:45:14l'immigration clandestine
00:45:15les demandes d'asile
00:45:15on en parlait hier
00:45:16et donc Emmanuel Macron
00:45:17va laisser à son successeur
00:45:19quel qu'il soit
00:45:20le soin de traiter
00:45:21cette question
00:45:22qui est maintenant
00:45:23très en haut
00:45:23des préoccupations
00:45:24des français
00:45:24et qui sera
00:45:25on peut sans doute
00:45:26l'escompter
00:45:27l'une des questions
00:45:28si ce n'est la question
00:45:29principale
00:45:29de la prochaine élection
00:45:30présidentielle
00:45:31Un dernier mot peut-être Paul
00:45:31Oui un mot très court
00:45:32pour dire qu'il y avait
00:45:34une promesse
00:45:34qui pour ce qui la concerne
00:45:36n'a pas été tenue
00:45:37qui avait été portée
00:45:38dans les voeux présidentiels
00:45:39l'an passé
00:45:39c'était celle de rendre
00:45:40la parole aux français
00:45:41ce que beaucoup de commentateurs
00:45:42avaient interprété
00:45:43comme une promesse
00:45:43de référendum
00:45:44il est plus que probable
00:45:46quand on regarde
00:45:47Au sens du Covid
00:45:48on avait parlé
00:45:48de référendum
00:45:50d'initiative partagée
00:45:52Oui partagée
00:45:52Alors ça c'était
00:45:53la revendication
00:45:53aussi des gilets jaunes
00:45:54mais Emmanuel Macron
00:45:55n'avait pas donné
00:45:56beaucoup plus d'attention
00:45:57à cela
00:45:57mais par contre l'an dernier
00:45:58il avait vraiment promis
00:45:59des consultations
00:45:59l'Elysée a tablé
00:46:01a travaillé
00:46:02sur des projets précis
00:46:03alors avec parfois
00:46:04des thèmes
00:46:05même un peu dérisoires
00:46:06est-ce que ça aurait été
00:46:06sur le téléphone portable
00:46:07ou les écrans
00:46:08pour les enfants
00:46:09enfin en tous les cas
00:46:10on arrive
00:46:10on est le 30 décembre
00:46:11et il est bientôt 20h
00:46:13et on n'a toujours pas eu
00:46:14cette consultation
00:46:15promise par le président
00:46:16de la République
00:46:17Peut-être qu'il va l'annoncer
00:46:17hier demain
00:46:17Est-ce qu'elle aura lieu demain
00:46:18ça me paraît un peu court
00:46:19et vous voyez
00:46:20c'est cette promesse non tenue
00:46:22qui fait écho
00:46:23à ce que vous disiez Nicolas
00:46:24sur la question
00:46:25de la tension démocratique
00:46:26sur l'immigration
00:46:27c'est-à-dire qu'effectivement
00:46:28le président de la République
00:46:29malgré sa promesse
00:46:30s'est enfermé
00:46:32dans une volonté
00:46:33de ne suivre que son cap
00:46:35qui continue de penser
00:46:36être bon pour la France
00:46:37tant mieux
00:46:37l'inverse serait inquiétant
00:46:39mais sans écouter les français
00:46:40et je crois que c'est vraiment
00:46:41ce qui marque
00:46:42en cette fin de quinquennat difficile
00:46:44c'est cette façon
00:46:46dont l'Elysée finalement
00:46:47a coupé les radars
00:46:50et s'est déconnecté
00:46:51des priorités exprimées
00:46:53par les français
00:46:53et en leur refusant même
00:46:54jusqu'à la possibilité
00:46:55de l'exercice référendaire
00:46:56qui au moins aurait permis
00:46:58de sauver la face
00:46:58beaucoup de sujets
00:46:59qui sont très concernants
00:47:00et pour le coup
00:47:01qui pourraient changer les choses
00:47:02doivent passer par une réforme
00:47:03de la constitution
00:47:04donc on s'est beaucoup
00:47:05appuyé là-dessus aussi
00:47:06pour dire que ce n'est pas possible
00:47:07parce qu'en l'état
00:47:08avec le parlement qu'on a
00:47:09ce ne serait pas possible
00:47:11ce n'est pas si vrai
00:47:11les propositions portées
00:47:12par les républicains au Sénat
00:47:14l'ont montré
00:47:15il y a des possibilités
00:47:16de consultation
00:47:16sur des thématiques précises
00:47:17ce n'est pas pour contre l'immigration
00:47:19mais il y a des questions
00:47:19plus intelligentes
00:47:20et plus nuancées que cela
00:47:21qui auraient pu être posées
00:47:22aux français
00:47:22puisqu'on parle de cette thématique-là
00:47:24et je constate
00:47:25que ça n'a pas été demandé
00:47:26J'espère mon cher Paul
00:47:27que vous n'avez pas cru
00:47:28la promesse de l'an dernier
00:47:29qu'il aurait été un référendum
00:47:30je pense qu'Emmanuel Macron
00:47:31ne peut pas faire de référendum
00:47:33c'est sa psyché
00:47:34qui lui interdit
00:47:34puisqu'il est la synthèse
00:47:36de la droite orléaniste
00:47:37et de la gauche caviar
00:47:38la droite orléaniste
00:47:39et la gauche caviar
00:47:40méprisant le peuple
00:47:41et détestant le référendum
00:47:42je pense que
00:47:43c'est à peu près
00:47:44aussi risqué
00:47:45que de voir
00:47:45je ne sais pas moi
00:47:46Nathalie Arthaud
00:47:47et Arlette Laguillet
00:47:48aller chanter
00:47:49« Vive le capitalisme »
00:47:50au palais Brognard
00:47:50c'est quelque chose
00:47:51qui dans leur psyché
00:47:52leur est interdit également
00:47:54Je reviens vers vous
00:47:55mon cher Nicolas
00:47:56donc on va en revenir
00:47:58vous avez souhaité
00:47:59nous éclairer
00:48:00sur l'adoption
00:48:00la semaine passée
00:48:02par le Parlement algérien
00:48:03d'une loi
00:48:04qui criminalise
00:48:05la période de la présence
00:48:06française en Algérie
00:48:07et qui mieux encore
00:48:08exige
00:48:09des réparations
00:48:10de la France
00:48:11alors vous estimez
00:48:12que ce vote
00:48:12n'est qu'un nouvel épisode
00:48:13évidemment dans la stratégie
00:48:14de ce qu'on appelle
00:48:15le chantage mémoriel
00:48:17déployé depuis
00:48:18de longues années
00:48:18maintenant par Alger
00:48:20pourtant d'autres immigrations
00:48:22issues de territoires
00:48:24qui ont aussi appartenu
00:48:26je le disais tout à l'heure
00:48:26dans le sommaire
00:48:27le préambule
00:48:28à l'empire colonial français
00:48:30rencontrent beaucoup moins
00:48:32de difficultés
00:48:33que l'immigration algérienne
00:48:35alors pourquoi
00:48:35cette spécificité au fond ?
00:48:37Écoutez c'est certain
00:48:38que la loi
00:48:38qui a été adoptée
00:48:39la semaine dernière
00:48:40et qui porte criminalisation
00:48:41de la présence française
00:48:42en Algérie
00:48:42ne marque pas
00:48:44une rupture fondamentale
00:48:45il n'y a rien de très nouveau
00:48:45sous le soleil algérois
00:48:46il y a de ça trois ans
00:48:48le président algérien
00:48:50Abdelmagid Teboun
00:48:51avait déclaré
00:48:52dans le Figaro
00:48:52je cite que
00:48:53les algériens
00:48:54devraient avoir
00:48:55des visas
00:48:56d'une durée
00:48:56de 132 ans
00:48:57en France
00:48:58alors 132 ans
00:48:59évidemment ça fait référence
00:49:00à la durée
00:49:00de la présence française
00:49:01en Algérie
00:49:02et cette déclaration
00:49:03là de son aspect
00:49:04un peu provocateur
00:49:05elle donne une idée
00:49:06assez claire
00:49:07de la façon
00:49:08dont notre relation migratoire
00:49:10est conçue
00:49:11est envisagée
00:49:12par le régime algérien
00:49:13c'est à dire que
00:49:13l'immigration des algériens
00:49:15vers la France
00:49:15est perçue
00:49:16comme une sorte de dû
00:49:17une contrepartie
00:49:19compensatoire
00:49:19de la colonisation
00:49:20qui est donc
00:49:21considérée comme un crime
00:49:22compensation
00:49:23qui n'appelle donc
00:49:24aucune forme
00:49:25de réciprocité
00:49:26dans les efforts
00:49:27qui seraient consentis
00:49:27pourtant si on refait
00:49:30un tout petit peu
00:49:30d'histoire
00:49:31avant de revenir
00:49:31aujourd'hui
00:49:32quelques mois
00:49:33avant la fin
00:49:33de la guerre d'Algérie
00:49:34avant le début
00:49:35plutôt de la guerre d'Algérie
00:49:36en 1954
00:49:37prenait fin
00:49:38à une autre guerre
00:49:39terrible
00:49:40de décolonisation
00:49:40qui a fait
00:49:42beaucoup plus de morts
00:49:43sans doute
00:49:43deux fois plus de morts
00:49:44disent les historiens
00:49:45que la guerre d'Algérie
00:49:46et qui a été
00:49:46la guerre d'Indochine
00:49:47or dans les décennies
00:49:49qui ont suivi
00:49:50la France a aussi
00:49:51accueilli
00:49:51une immigration
00:49:52nombreuse
00:49:53en provenance
00:49:54du Vietnam
00:49:54du Cambodge
00:49:55du Laos
00:49:55qui étaient donc
00:49:56les trois pays
00:49:57issus de l'Indochine
00:49:58française
00:49:59alors évidemment
00:49:59aujourd'hui
00:50:00ces deux diasporas
00:50:01n'ont pas du tout
00:50:02la même taille
00:50:02la même ampleur
00:50:03en France
00:50:03les Algériens
00:50:05restent
00:50:05la principale nationalité
00:50:07bénéficiaire
00:50:08des types de séjours
00:50:08en cours de validité
00:50:09sur le territoire
00:50:10d'ailleurs la moitié
00:50:11des immigrés algériens
00:50:12qui vivent aujourd'hui
00:50:13en France
00:50:13ils sont arrivés
00:50:14après l'an 2000
00:50:15si on prend l'ensemble
00:50:17de la population
00:50:17d'origine algérienne
00:50:19sur deux générations
00:50:20on est au-delà
00:50:21de 2 millions de personnes
00:50:22jusqu'à 2,7
00:50:242,8 millions
00:50:25si on choisit
00:50:25d'inclure
00:50:26la troisième génération
00:50:27dans le calcul
00:50:27évidemment
00:50:28on parle de populations
00:50:30beaucoup plus restreintes
00:50:31en volume
00:50:31du côté de l'ex-Indochine
00:50:33on estime
00:50:33qu'il y a environ
00:50:34350 000 personnes
00:50:35en France
00:50:36qui sont soit
00:50:37des immigrés
00:50:37soit des descendants
00:50:38d'immigrés
00:50:39vietnamiens
00:50:39cambodgiens
00:50:40mais au-delà
00:50:42de ces différences
00:50:42quantitatives
00:50:43de dimensions
00:50:44ce qui frappe
00:50:45quand on s'intéresse
00:50:46dans le détail
00:50:46à ces deux immigrations
00:50:47ce sont les très fortes
00:50:49différences en matière
00:50:50d'intégration
00:50:51c'est-à-dire que
00:50:52quels que soient
00:50:52les indicateurs
00:50:53que vous prenez
00:50:54les indicateurs économiques
00:50:56sociaux
00:50:57culturels
00:50:57et éducatifs
00:50:58vous vous rendez compte
00:50:59de deux choses
00:51:00d'une part
00:51:01cette immigration
00:51:02vietnamienne
00:51:03ou cambodgienne
00:51:03apparaît surperformée
00:51:05dans à peu près
00:51:05tous les domaines
00:51:06et dans le même temps
00:51:07à l'inverse
00:51:08l'immigration algérienne
00:51:09semble en être venue
00:51:10à incarner à elle seule
00:51:12une large part
00:51:13des difficultés
00:51:14plus générales
00:51:15qu'on rencontre aujourd'hui
00:51:15avec notre politique
00:51:16d'immigration
00:51:16Est-ce qu'on a des éléments
00:51:17concrets pour étayer
00:51:18votre propos ?
00:51:18Je veux dire que
00:51:19l'interdiction
00:51:20des statistiques
00:51:21ethniques en France
00:51:22empêche forcément
00:51:24ce genre d'analyse
00:51:26c'est ce qu'on pourra
00:51:26vous rétorquer
00:51:27mais vous dites
00:51:28quand même
00:51:28il y a des données
00:51:29fiables qui existent
00:51:30Oui tout à fait
00:51:30c'est à dire que
00:51:31contrairement à ce qu'on
00:51:32pense souvent
00:51:32et de manière
00:51:32compréhensible
00:51:33l'INSEE entretient
00:51:35tout un appareil
00:51:36immigratoire
00:51:37sur les immigrés
00:51:39et les descendants
00:51:39d'immigrés
00:51:40sur plusieurs générations
00:51:41c'est ce qui nous
00:51:42permettait de dire
00:51:43juste avant
00:51:43que la population
00:51:44d'origine algérienne
00:51:45en France
00:51:46est six fois plus élevée
00:51:46que celle originaire
00:51:50de l'ex-Indochine
00:51:51et ces données
00:51:52issues de l'INSEE
00:51:52elles dressent
00:51:53des constats
00:51:53très généraux
00:51:54sur notre politique
00:51:55d'immigration
00:51:55et ses difficultés
00:51:56mais elles permettent aussi
00:51:57de voir quelque chose
00:51:58qui est assez factuel
00:51:59c'est qu'il y a
00:52:00des immigrations
00:52:01en France
00:52:02qui produisent en vérité
00:52:03des résultats
00:52:04des profils
00:52:06d'intégration
00:52:06très différents
00:52:07si on prend simplement
00:52:08les immigrés
00:52:09au sens strict
00:52:09ce qu'on appelle
00:52:10la première génération
00:52:11les personnes
00:52:12qui sont nées
00:52:13étrangères à l'étranger
00:52:14puis qui sont ensuite
00:52:14venues s'installer
00:52:15en France
00:52:16on voit que le niveau
00:52:18de qualification scolaire
00:52:19est globalement
00:52:20très faible
00:52:20chez les immigrés
00:52:21vietnamiens
00:52:22et cambodgiens
00:52:22comme chez les immigrés
00:52:23algériens
00:52:24on a 32% des immigrés
00:52:26qui viennent d'Asie
00:52:26du Sud-Est
00:52:27qui n'ont pas dépassé
00:52:27le niveau collège
00:52:28comme 37%
00:52:29des immigrés algériens
00:52:30mais pourtant
00:52:31dès cette première génération
00:52:32on constate
00:52:33des écarts
00:52:34tout à fait spectaculaires
00:52:35dans l'insertion
00:52:36sur le marché du travail
00:52:37c'est-à-dire que
00:52:38le taux de chômage
00:52:39des immigrés algériens
00:52:39en France
00:52:40il est trois fois plus élevé
00:52:42que celui des immigrés
00:52:43vietnamiens
00:52:44ou cambodgiens
00:52:44et ce taux de chômage
00:52:45des immigrés
00:52:46d'Asie du Sud-Est
00:52:47il est même moins élevé
00:52:48que celui des Français
00:52:50qui ne sont ni immigrés
00:52:51ni enfants d'immigrés
00:52:52et on peut prendre
00:52:53le problème à l'inverse
00:52:54si on regarde
00:52:56le taux d'emploi
00:52:56c'est-à-dire la part
00:52:57des personnes
00:52:58en âge actif
00:52:59qui occupent vraiment
00:52:59un emploi
00:53:00le taux d'emploi
00:53:01des immigrés vietnamiens
00:53:02ou cambodgiens
00:53:03il est supérieur
00:53:03de 15 points
00:53:04à celui des immigrés algériens
00:53:06et on l'a dit
00:53:07c'est d'autant plus remarquable
00:53:08que cette immigration
00:53:10vietnamienne ou cambodgienne
00:53:11elle est marquée
00:53:12par un niveau
00:53:12de qualification faible
00:53:13et notamment
00:53:14par un niveau
00:53:15de maîtrise du français
00:53:16à l'arrivée en France
00:53:16qui est très faible
00:53:17c'est-à-dire que
00:53:18la moitié de ces immigrés
00:53:19n'avait aucune compréhension
00:53:20du français
00:53:21à l'arrivée en France
00:53:22la moitié n'avait aucune
00:53:23compétence d'expression orale
00:53:24on avait aussi une moitié
00:53:25qui n'avait aucune compétence
00:53:27en matière de lecture
00:53:28et pourtant
00:53:29on en vient à la deuxième génération
00:53:30en l'espace
00:53:31d'une seule génération
00:53:32cette population
00:53:33d'origine vietnamienne
00:53:35ou cambodgienne
00:53:35elle passe des indicateurs
00:53:37de qualification
00:53:37les plus faibles
00:53:38aux indicateurs
00:53:39de qualification
00:53:40les plus élevés
00:53:41malgré un contexte familial
00:53:42qui est celui
00:53:43qu'on a décrit
00:53:43faible maîtrise du français
00:53:45faible niveau de qualification
00:53:46on voit par exemple
00:53:47que 40%
00:53:48de cette deuxième génération
00:53:50d'origine vietnamienne
00:53:51ou cambodgienne
00:53:51a un diplôme supérieur
00:53:53à Bac plus 2
00:53:5440%
00:53:55c'est 15 points de plus
00:53:57que la moyenne
00:53:57des descendants d'immigrés
00:53:58et là
00:53:59on ne peut pas faire
00:54:00le même genre de constat
00:54:01chez les descendants
00:54:02d'immigrés algériens
00:54:03on a à peine 19%
00:54:04de ces descendants d'algériens
00:54:05qui ont un niveau
00:54:07supérieur à Bac plus 2
00:54:08donc c'est deux fois moins
00:54:08que la diaspora
00:54:09vietnamienne ou cambodgienne
00:54:10et si on prend
00:54:11l'angle inverse
00:54:12c'est-à-dire
00:54:12la part des personnes
00:54:14qui n'ont pas de diplôme
00:54:15ou qui n'ont pas dépassé
00:54:16le niveau collège
00:54:16c'est le cas de plus d'un quart
00:54:18des descendants d'immigrés algériens
00:54:19c'est cinq fois plus
00:54:20que parmi les descendants
00:54:22d'immigrés vietnamiens
00:54:23ou cambodgiens
00:54:23on pourrait multiplier
00:54:25les comparaisons
00:54:25du même ordre
00:54:26sur la présence
00:54:27en logement social
00:54:28sur le niveau
00:54:29d'endogamie
00:54:29c'est-à-dire
00:54:30la propension
00:54:31à choisir un conjoint
00:54:32de la même origine
00:54:32migratoire que soi
00:54:33sur les liens
00:54:34avec le pays d'origine
00:54:35les constats
00:54:36seraient globalement
00:54:37le même
00:54:37et ils sont
00:54:38de manière assez frappante
00:54:39assez symétriquement
00:54:40opposés
00:54:41dans à peu près
00:54:41tous les domaines
00:54:42une fois qu'on a dit ça
00:54:43et qu'on a donc posé
00:54:44solidement le constat
00:54:45quelles conclusions politiques
00:54:47peut-on réellement en tirer ?
00:54:49écoutez
00:54:49deux choses
00:54:50d'abord un constat
00:54:51dans notre rapport
00:54:51avec l'Algérie
00:54:52on a là
00:54:53face à nous
00:54:54deux immigrations
00:54:55qu'on peut qualifier
00:54:55de post-coloniales
00:54:57et les trajectoires
00:54:57très différentes
00:54:58qu'on vient d'évoquer
00:54:59montrent que
00:55:00l'histoire coloniale
00:55:01ça n'est pas
00:55:01un déterminant absolu
00:55:02ça n'est pas
00:55:03un déterminant indépassable
00:55:04et donc son évocation
00:55:06un peu constante
00:55:07par le régime algérien
00:55:08et par une partie
00:55:09de la diaspora
00:55:10pour justifier
00:55:11une logique
00:55:12d'ayant droit
00:55:12en matière migratoire
00:55:13évidemment
00:55:14elle n'est pas
00:55:15acceptable rationnellement
00:55:16ni par l'opinion
00:55:17ni même
00:55:18on pourrait l'espérer
00:55:19par les dirigeants français
00:55:20mais le deuxième constat
00:55:22qui est sans doute
00:55:22le plus important
00:55:23pour l'avenir
00:55:23c'est que
00:55:25au regard de tout ça
00:55:26la France gagnerait
00:55:27sans doute
00:55:28à retrouver
00:55:29le contrôle
00:55:29d'une part plus large
00:55:30de sa politique d'immigration
00:55:31pour pouvoir mieux la choisir
00:55:33y compris mieux la choisir
00:55:35selon les origines géographiques
00:55:37parce que
00:55:37on vient de l'évoquer
00:55:38différentes immigrations
00:55:39produisent différents résultats
00:55:42la logique demain
00:55:43ce serait qu'on puisse
00:55:43imaginer une politique
00:55:45d'immigration
00:55:45qui fonctionne
00:55:46comme fonctionnent
00:55:47toutes les politiques publiques
00:55:47c'est-à-dire
00:55:48en cherchant
00:55:49à minimiser les coûts
00:55:50à maximiser les bénéfices
00:55:51pour la société française
00:55:52pour l'économie française
00:55:53et là
00:55:54sur les tout derniers mois
00:55:55les toutes dernières années
00:55:56ça n'est vraiment pas
00:55:57le chemin qu'on prend
00:55:58aujourd'hui encore
00:55:59la France à elle seule
00:56:00accorde les deux tiers
00:56:02des nouveaux titres de séjour
00:56:03qui sont donnés
00:56:04à des Algériens
00:56:05dans l'ensemble
00:56:05de l'Union Européenne
00:56:06et à l'inverse
00:56:07on ne donne que 7%
00:56:09des nouveaux permis de séjour
00:56:10qui vont à des Vietnamiens
00:56:11des Cambodgiens
00:56:12ou des Laotiens
00:56:13c'est-à-dire que
00:56:13l'Allemagne
00:56:14qui n'a aucun lien historique
00:56:15avec ces pays
00:56:16en accorde trois fois plus que nous
00:56:18la Hongrie à elle seule
00:56:19en accorde quatre fois plus que nous
00:56:21et donc on peut espérer
00:56:22que ce constat
00:56:23du fait qu'il y ait
00:56:24des immigrations
00:56:25et qu'il faut en tirer
00:56:26des leçons politiques
00:56:26puisse monter
00:56:28dans l'année 2026
00:56:29qui vient
00:56:29parce que j'y reviens
00:56:30l'immigration en tant que telle
00:56:31sera sans doute
00:56:32la grande conversation
00:56:33de la prochaine présidentielle
00:56:34Oui
00:56:34alors on va peut-être
00:56:35s'arrêter sur ça
00:56:37précisément
00:56:38Paul Sugy
00:56:38est-ce qu'en 2026
00:56:40il va se passer
00:56:41quoi que ce soit
00:56:42sur ce plan
00:56:42sachant qu'on est
00:56:43dans une année
00:56:44de pré-présidentielle
00:56:45et où chacun partira
00:56:47en campagne
00:56:48On n'arrive pas
00:56:49à faire voter
00:56:50un budget
00:56:50Comment est-ce que vous voulez
00:56:52qu'on fasse voter
00:56:53une loi substantielle
00:56:54en matière d'immigration
00:56:54par ailleurs
00:56:55je note que
00:56:55pour ce qui est
00:56:56du domaine réglementaire
00:56:57on a remplacé
00:56:58un ministre
00:56:59plutôt très offensif
00:57:01on a eu l'occasion
00:57:01de parler tout à l'heure
00:57:02du bilan
00:57:02de Bruno Retailleau
00:57:03par un ministre
00:57:04beaucoup plus conciliant
00:57:05avec l'Algérie
00:57:06et beaucoup moins déterminé
00:57:07dans son discours
00:57:08à identifier l'immigration
00:57:09comme une des causes
00:57:11aujourd'hui
00:57:11ou un des facteurs
00:57:13aggravants
00:57:13de la situation
00:57:14du pays
00:57:14puisque Laurent Nunez
00:57:16notamment se refuse
00:57:17à établir le lien
00:57:17qui pourtant
00:57:19l'actualité démontre
00:57:20un peu plus
00:57:20jour après jour
00:57:21entre l'immigration
00:57:22et la délinquance
00:57:22donc partant de ça
00:57:23c'est-à-dire absence
00:57:24de volonté
00:57:25à la tête de l'exécutif
00:57:26et absence
00:57:26de soutien parlementaire
00:57:28à toute initiative
00:57:28qui viserait
00:57:29un temps soit peu
00:57:30à vouloir changer les règles
00:57:31je ne suis pas certain
00:57:32qu'il faille attendre
00:57:33grand chose
00:57:33de 2026
00:57:34de ce point de vue-là
00:57:35Il a surpris d'ailleurs
00:57:36Laurent Nunez
00:57:36à cet égard
00:57:37ça se demandait
00:57:37s'il était vraiment
00:57:38en phase
00:57:38avec son ministre
00:57:40de l'Intérieur
00:57:40à l'époque
00:57:41où il était encore
00:57:41préfet
00:57:42Oui c'est certain
00:57:44et au-delà de cette seule
00:57:46question algérienne
00:57:46on voit que Laurent Nunez
00:57:47semble avoir abandonné
00:57:49la logique d'initiative
00:57:50réglementaire
00:57:51qu'évoquait Paul
00:57:51c'est-à-dire
00:57:52le fait pour un ministre
00:57:53de l'Intérieur
00:57:54qui n'a pas de majorité
00:57:54à l'Assemblée
00:57:55d'essayer quand même
00:57:56d'agir là où il le peut
00:57:57Bruno Retailleau
00:57:58l'a fait avec la circulaire
00:57:59sur les régularisations
00:58:00qui a produit des effets
00:58:01on sait que sur les 9
00:58:02premiers mois de l'année
00:58:03les régularisations
00:58:04sont en baisse de 42%
00:58:05circulaire sur les naturalisations
00:58:07on l'a évoqué
00:58:07qui produit aussi des résultats
00:58:09et donc c'est certain
00:58:10que 2026 ne verra pas
00:58:11de grandes lois
00:58:11parce qu'il n'y a pas
00:58:12de majorité pour ça
00:58:13à l'Assemblée
00:58:13c'est quand même problématique
00:58:15parce que les inquiétudes
00:58:17envers l'immigration
00:58:18que j'évoquais
00:58:19et qui sont tracées
00:58:19dans les enquêtes d'opinion
00:58:20elles sont très transverselles
00:58:22aux différents électorats
00:58:22donc il devrait y avoir
00:58:23des majorités
00:58:24clairement ça ne sera pas
00:58:25le cas dans les prochains mois
00:58:26mais on peut au moins
00:58:27espérer que le débat public
00:58:28avance un peu
00:58:29sur ce sujet en 2026
00:58:30parce que le moment
00:58:31où cette question sera tranchée
00:58:32c'est évidemment
00:58:33le cycle électoral de 2027
00:58:35une présidentielle
00:58:36et une législative
00:58:39avec des députés
00:58:40qui prennent des décisions
00:58:41Philippe et Véronique
00:58:41vous avez une minute
00:58:42bon alors je vais faire très court
00:58:44c'est bien
00:58:44l'Alger demande des réparations
00:58:47à Paris pour la colonisation
00:58:48mais j'attends
00:58:48qu'il demande des réparations
00:58:49à l'Empire Ottoman
00:58:50qui a colonisé l'Algérie
00:58:51et évidemment aux Arabes
00:58:53qui ont colonisé l'Algérie
00:58:54en chassant
00:58:54et en convertissant de force
00:58:56les berbères
00:58:56au Yémen quoi
00:58:57l'Erasia venait du Yémen
00:58:59et puis il y a d'autres choses aussi
00:59:00tiens nous
00:59:00le sud de la France
00:59:01a été occupé de 719 à 759
00:59:04pourquoi ne pas demander
00:59:05des réparations
00:59:05je connais bien l'Espagne
00:59:07ils ont été occupés
00:59:08et colonisés 7 siècles
00:59:09personne ne demande de réparation
00:59:10alors le trésor public
00:59:12a besoin d'argent
00:59:12je me dis que
00:59:13les romains nous ont envahis
00:59:15en 52 avant Jésus-Christ
00:59:16ça s'est terminé en 476
00:59:18il va falloir aller taper
00:59:19à la porte de Georgia Mélonie
00:59:20de Georgia Mélonie
00:59:21pour 5 siècles
00:59:22de colonisation française
00:59:23c'est grâce à eux
00:59:24que nous sommes d'ailleurs
00:59:24devenus des galors
00:59:25on a eu l'intelligence
00:59:26de reconnaître aussi
00:59:26tout ce qu'il nous avait apporté
00:59:27ah ben oui
00:59:28c'est vrai
00:59:29en termes de technologie
00:59:31et de
00:59:31non mais c'est vrai
00:59:33et de savoir culinaire
00:59:34de savoir culinaire aussi
00:59:35oui bon ça c'est venu
00:59:36dans un second temps
00:59:37je parle des romains
00:59:38de l'époque de Jules César
00:59:40si on revonte à Alésia
00:59:41et aux gaulois
00:59:43ma chère Véronique
00:59:44un mot de conclusion
00:59:45peut-être sur ce que
00:59:46vous avez entendu
00:59:46et sur la capacité
00:59:47de la France
00:59:48à reprendre le contrôle
00:59:49de ce qu'on appelle
00:59:50une immigration choisie
00:59:51et qui est un gros mot
00:59:52un tabou dans notre pays
00:59:53non mais ça va être
00:59:54l'un des enjeux
00:59:54de la prochaine présidentielle
00:59:56mais ce n'est pas
00:59:57la première fois
00:59:57que c'est un enjeu
00:59:58et qu'on met cet enjeu
01:00:00comme la poussière
01:00:01sous le tapis
01:00:01sur l'aspect algérien
01:00:04on a vu combien
01:00:04on avait été faible
01:00:05par rapport à la gestion
01:00:06du dossier
01:00:07Boilem Sansal
01:00:08rappelons qu'on a
01:00:10quand même plus
01:00:10un otage
01:00:11Christophe Gleize
01:00:12et que là
01:00:12c'est effectivement
01:00:13silence absolu
01:00:14du côté du ministère
01:00:15de l'Intérieur
01:00:15pour savoir
01:00:16comment s'en dépatouiller
01:00:18et c'est quand même
01:00:19la France
01:00:20qui a fait de l'Algérie
01:00:21enfin qui a posé
01:00:22les bases d'une nation
01:00:23parce que je le rappelle
01:00:24avant l'arrivée de la France
01:00:26l'Algérie
01:00:26ce n'était pas grand chose
01:00:28mais ça les Algériens
01:00:28n'aiment pas l'entendre
01:00:29enfin en tout cas
01:00:30le régime algérien
01:00:31Merci à tous
01:00:32c'est déjà la fin
01:00:33de cette émission
01:00:33j'ai été ravie
01:00:34de vous avoir
01:00:35à mes côtés
01:00:36ce soir
01:00:37dans un instant
01:00:37évidemment
01:00:38l'heure des pros
01:00:40du soir
01:00:40l'heure des pros 2
01:00:41et on se retrouve
01:00:42alors pas demain
01:00:43ben non
01:00:44c'est la fête demain
01:00:45voilà
01:00:45demain on fait la fête
01:00:46et on reviendra
01:00:47en grande forme
01:00:48le 1er janvier
01:00:49ne buvez pas trop
01:00:51attention
01:00:51excellente soirée
01:00:53sur notre entame
01:00:531er janvier
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