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  • il y a 4 mois
Ce mercredi 17 septembre, Quentin Ruffat, porte-parole de Shein France, est passé dans l'émission Good Morning Business sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.

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Transcription
00:01Good morning business, la matinale de l'économie.
00:04Quant à Ruffa, bonjour, vous êtes le porte-parole de Chine France.
00:08Merci d'être avec nous ce matin dans la matinale de l'économie.
00:12Hier, à la lecture de cette information, Chine offre ses services à Pimki.
00:16Il a fallu quand même relire à deux fois parce que le même jour,
00:19les fédérations de commerce étaient à Bruxelles pour demander des mesures encore
00:23pour se protéger de l'ultra fast fashion.
00:25Et on apprend donc que Pimki, qui est une entreprise en difficulté,
00:28qui sort d'une procédure de sauvegarde,
00:30notamment à cause du succès de la fast fashion chez les consommateurs français,
00:34annonce un partenariat avec Chine.
00:37Alors là, on en perd son latin.
00:38Qu'est-ce que vous allez faire avec Pimki ?
00:40Effectivement, hier, nous avons annoncé le lancement de notre programme Chine Accélérator
00:44avec comme première étape un partenariat stratégique avec la marque Pimki,
00:49mais aussi, et beaucoup l'oublie, avec la jeune créatrice Mathilde Lhomme
00:52qui va lancer sa marque Overblush et que nous accompagnerons.
00:57Ce programme Chine Accélérator, il a deux jambes.
01:00Premièrement, accompagner les marques françaises établies dans leur digitalisation,
01:05dans leur internationalisation.
01:06Je rappelle que nous vendons dans 160 pays,
01:08donc grâce à ce partenariat, Pimki va pouvoir désormais être distribué dans 160 pays,
01:13mais aussi en leur mettant à disposition un ensemble de services sur mesure
01:17comme nos services logistiques, notre production à la demande,
01:20nos gestions de commandes en ligne et tous nos outils marketing.
01:24Donc ça, c'est pour l'aspect positif, mais Pimki et Consor,
01:28c'est vous qui les avez tués, je ne parle pas de vous personnellement,
01:30mais c'est la fast fashion qui ont mis à mal l'ensemble de ces boîtes.
01:34Alors, quel est le... c'est le baiser de la mort ?
01:38C'est-à-dire qu'après, il n'y aura plus rien ?
01:39C'est quoi l'idée ?
01:40Laissez-moi déjà aller au bout de ce que je voulais dire,
01:42c'est que la deuxième jambe de ce programme,
01:43c'est aussi accompagner les créatrices et les créateurs indépendants
01:46qui souhaitent lancer leur première marque.
01:48Qui, aujourd'hui, les accompagne là-dessus ?
01:49Nous, on va leur permettre de surmonter tout l'ensemble des défis structurels
01:53pour lancer une marque.
01:55Ce qu'on fait avec Mathilde Lhomme et sa marque Overblush,
01:58elle aurait mis des années à le faire.
01:59Grâce à Xing, il y a un vrai accélérateur là-dessus.
02:02Je vous ai entendu commencer par le fait que Pimki allait mal.
02:04Pimki, ça fait deux ans qu'ils ont été redressés par M. Salih Alassi,
02:08le patron de Pimki.
02:09Effectivement, il y a deux ans, un plan de sauvegarde de l'emploi.
02:12Pimki, aujourd'hui, sera à l'équilibre à la fin de l'année.
02:15Pimki, aujourd'hui, vient d'ouvrir une vingtaine de magasins en plus.
02:19Il y a 200 magasins, désormais physiques, partout en France, chez Pimki.
02:23Vous n'allez pas me dire que Pimki n'est pas challengé par la fast fashion ?
02:25Pimki, aujourd'hui, est une entreprise, est une marque qui fonctionne,
02:28qui a ses clients et qui souhaite juste s'internationaliser.
02:31Aujourd'hui, Pimki ne vend qu'en France, à travers son site internet,
02:35uniquement 5% de son chiffre d'affaires,
02:36et à travers son réseau physique.
02:38On propose aujourd'hui à Pimki et à l'ensemble des marques françaises
02:41qui souhaitent rejoindre cet accélérateur
02:43de s'internationaliser, d'accélérer leur digitalisation
02:46et de bénéficier de services qui font le succès de Chine.
02:50Je vous entends opposer nos deux modèles.
02:52Arrêtons de les opposer.
02:54Prenons le meilleur des deux mondes.
02:55On est à leur disposition.
02:57On a envie de travailler avec eux.
02:58Nous voulons échanger avec eux.
03:00Parlons.
03:01Ayez l'audace de venir travailler avec nous.
03:03C'est ce que Pimki et Salih Alassi ont pu faire.
03:05C'est ce que Mathilde Lhomme, dans le lancement d'Overblush, a pu faire.
03:08Et nous en sommes ravis.
03:09Mais ce n'est pas une question d'opposition de modèles.
03:11C'est-à-dire que quand c'est la course au prix bas,
03:13à un moment donné, ça tue la concurrence.
03:15Ce n'est pas une question d'opposition de modèles.
03:18C'est que le consommateur, lui, considère qu'une culotte,
03:20ça vaut 6 centimes et point.
03:22C'est ça, le modèle.
03:23Aujourd'hui, c'est la guerre des prix.
03:25Je vous lis juste.
03:26La Fédération française du prêt-à-porter féminin,
03:28elle dit que Chine n'est pas l'avenir de la mode.
03:30Au contraire, c'est son pire ennemi.
03:32Alors peut-être que Pimki pense le contraire,
03:34mais qu'est-ce que vous répondez à Yann Riveau-Allan ?
03:36Yann Riveau-Allan.
03:38Chine, aujourd'hui, c'est des millions de clients en France,
03:43des dizaines de millions en Europe,
03:44des centaines de millions dans le monde.
03:46Il faut surtout se poser la question,
03:47pourquoi nos clients viennent chez nous ?
03:49C'est parce que nous avons compris leurs besoins,
03:51nous avons compris leurs aspirations.
03:52Si nos prix sont aussi bas,
03:53c'est uniquement grâce à notre modèle économique
03:56de production à la demande,
03:57qui nous permet de limiter les invendus,
03:59de limiter le stock,
04:00et donc de le répercuter sur le prix final de nos produits.
04:03On est en moyenne entre 20 et 40 % moins cher que la concurrence,
04:06tout simplement parce que la concurrence
04:08intègre le risque d'invendus,
04:10qui est entre 20 et 40 % pour le reste du secteur,
04:13sur leurs produits finales.
04:14C'est ce qui fait le succès de Chine.
04:16Plus de 70 % de la production du textile français,
04:20des marques de mode après-taporté français,
04:22se font en Chine,
04:23chez les mêmes fournisseurs que nous.
04:25Mais en jeu, c'est le commerce.
04:26Nous partageons avec Pinky
04:32un grand nombre de fournisseurs.
04:33Quand nous avons commencé les négociations,
04:34nous nous en sommes rendus compte.
04:36L'idée, et si in fine,
04:38en partageant le même nombre de fournisseurs,
04:40il y a une différence de prix,
04:41c'est uniquement grâce à notre modèle économique.
04:44C'est aussi parce qu'il n'y a pas beaucoup de barrières à l'entrée.
04:46Vous n'êtes pas sur les mêmes barrières à l'entrée.
04:48Notre modèle économique ne repose pas là-dessus.
04:50Alors du coup, si on augmente les prix,
04:51si on augmente le prix des colis,
04:53si on met une taxe sur Chine,
04:54ça ne posera aucun problème.
04:55Notre modèle économique,
04:56si aujourd'hui nous sommes aussi abordables,
04:58est uniquement le fait de cette production à la demande.
05:01Si je vous rajoute 2 euros par colis, par exemple,
05:03est-ce que ça met à mal le modèle économique ?
05:05Ça ne met pas à mal le modèle économique,
05:07puisque notre modèle économique est la production à la demande.
05:08S'il y a 2 euros en plus,
05:10on respecte l'ensemble des règles dans les pays dans lesquels on opère.
05:14Notre modèle économique et notre agilité reposent sur la production à la demande
05:17et c'est ce que nous voulons proposer aux marques qui rejoignent cet accélérateur.
05:21Sur la plateforme, il y aura peut-être d'autres marques,
05:23d'autres marques françaises, européennes qui rejoindront,
05:25à propos de qui ?
05:26Vous avez des discussions ?
05:27Ce programme, il a une vocation à être mondiale,
05:31à intégrer l'ensemble des marques internationales
05:34dans les pays dans lesquels on opère.
05:35Mais en France, est-ce que vous avez des discussions avec d'autres marques ?
05:36En France, on a des discussions avec d'autres marques.
05:38On leur montre, on leur parle d'un exemple assez fort.
05:41On ne s'est pas réveillé un matin en se disant
05:43« Tiens, on va lancer un programme d'accélération ».
05:45Ça fait 2 ans qu'on travaille dessus.
05:472 ans que nous avons lancé un pilote.
05:49On a intégré une vingtaine de marques mondiales il y a 2 ans.
05:53Aujourd'hui, en cumulé, ces 20 marques font 340 millions d'euros de chiffre d'affaires.
05:56Elles ont fait plus de 190% de croissance dès la première année.
06:00Vous leur proposez la digitalisation comme Amazon l'a fait
06:02avec un certain nombre de libraires et ça fonctionne.
06:04Plus que ça, il n'y a pas uniquement l'intégration à la marketplace,
06:07c'est à notre plateforme.
06:08C'est la gestion des stocks aussi.
06:10La gestion des stocks, la production à la demande,
06:13nos outils logistiques.
06:15On accompagne les marques.
06:17Elles conservent leur liberté créative,
06:20elles concernent leur propriété intellectuelle,
06:22elles concernent leur réseau de magasins.
06:23Et ce n'est pas moi qui le dis, c'est Sadie Alassi.
06:25Grâce à ce partenariat, il est persuadé de pouvoir continuer à employer,
06:30puisqu'il va déjà employer une cinquantaine de nouveaux designers,
06:32mais aussi à augmenter sa présence physique au territoire français.
06:35Sur les produits directement en Pimki,
06:37est-ce que ce sont les mêmes ?
06:38Est-ce que ce sont d'autres produits ?
06:39Est-ce que ça sera la même gamme de prix ?
06:40Est-ce que vous poussez justement pour descendre encore plus bas le prix ?
06:43C'est une très bonne question.
06:43On a créé une JV, une John Venture avec Pimki,
06:48pour toute la partie en ligne que nous allons distribuer dans les 160 pays dans lesquels on opère.
06:53N'oubliez pas que ce partenariat est un partenariat international.
06:56Il ne va absolument pas concerner uniquement le marché français.
06:59Il y aura une production spécialement pour Chine ?
07:01Il y aura une production spécialement Pimki, pour Chine,
07:05utilisant nos services logistiques,
07:07utilisant nos services de production à la demande,
07:09et qui sera distribué dans les 160 pays dans lesquels on opère.
07:12À côté, il y aura effectivement une production qui sera dédiée au magasin physique de Pimki,
07:17et au site Pimki.fr.
07:19L'idée est vraiment d'accompagner Pimki et toutes les marques qui souhaitent nous retrouver,
07:23et nous rejoindre dans leur internationalisation, et les distribuer.
07:26Et c'est pour ça que je parle aussi d'accompagner le prêt-à-porter français.
07:28Mais vous comprenez bien qu'ils le prennent comme une provocation.
07:32Quand vous, porte-parole de Chine, vous venez de dire
07:33on va accompagner le prêt-à-porter français,
07:35ils disent vous vous foutez de nous.
07:37Moi je leur réponds juste,
07:38quels sont les problèmes du prêt-à-porter français aujourd'hui ?
07:40Chine ?
07:41Non, absolument pas.
07:42Le problème du prêt-à-porter français,
07:43c'est qu'il y a eu une difficulté dans la réflexion
07:48sur les nouveaux modes de consommation, sur la digitalisation.
07:50Quand 5% du chiffre d'affaires des marques de prêt-à-porter français
07:53concerne le digital, c'est qu'il faut avancer.
07:58Utilisez-nous.
07:59Donc leur difficulté, c'est qu'ils ne sont pas digitalisés.
08:01Vous dites en fait le problème du prêt-à-porter français,
08:03il est français, il est interne.
08:05Je ne suis pas là pour juger les problèmes du prêt-à-porter français,
08:07mais juste là pour leur proposer des solutions.
08:10Il y a un chiffre qui est là,
08:115% de leurs ventes se font sur le digital.
08:13Nous sommes là pour vous aider.
08:15Prenez le meilleur de ce que nous savons faire,
08:17utilisez-nous,
08:18et vous verrez que les résultats seront probants.
08:21Quentin Ruffin, merci d'être venu ce matin
08:22dans la matinale de l'économie porte-parole
08:24de Chine en France.
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