- il y a 11 mois
Retrouvez Le 18/19 d'Hedwige Chevrillon en replay.
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00:00BFM Business et la Tribune présente
00:02Le 18-19 d'Edwis Chevrillon
00:07Bonsoir à tous, bienvenue dans ce 18-19, un 18-19 avec de nombreux sujets.
00:14On parlera d'abord avec Olivier Salron qui est pris dans la Fédération Française du Bâtiment des Incertitudes Politiques.
00:22Est-ce que pour lui c'est ce qui explique les mauvais résultats du BTP ?
00:25Et je demanderai s'il est prêt à manifester et que pense-t-il de la taxe sur les riches ?
00:30J'en parlerai justement avec Philippe Corot, le président fondateur du Miracle.
00:33Il vient de publier une tribune dans les Echos.
00:36Pour lui la taxe Zuckmann c'est un piège mortel pour la tech.
00:40Et puis ensuite un débat qui s'annonce explosif.
00:43Les patrons sont-ils à droite voire à l'extrême droite ?
00:47On en parlera avec Laurent Mauduit, journaliste.
00:50Il publie collaboration, enquête sur l'extrême droite et les milieux d'affaires.
00:54Face à lui Vincent Beaufis, directeur de la publication de Challenge, auteur de Les Patrons sont-ils des monstres ?
00:59Mais alors là c'est plutôt sur l'aspect financier et justement l'aspect de richesse.
01:04Et puis il y aura Mathieu Pechberti qui essaiera de mettre un petit peu de calme dans tout ça.
01:08Grand reporter à BFM Business.
01:09Mais tout de suite le journal de Stéphanie Collot.
01:11Votre rendez-vous avec le Mazda CX-30.
01:16Mazda, l'excellence du savoir-faire japonais.
01:20Le journal.
01:23Bonsoir Stéphanie.
01:24Bonsoir Edwige.
01:25Et on commence par cette mobilisation sociale.
01:27C'est jeudi et elle s'annonce très très suivie.
01:30La mobilisation pourrait s'apparenter à celle contre la réforme des retraites en 2023.
01:36Jusqu'à un million de personnes sont attendues.
01:38Conséquence, la journée s'annonce très compliquée dans les transports.
01:42Le trafic sera perturbé, voire très perturbé dans le métro parisien et les trains d'Île-de-France.
01:47Ailleurs, 3 TER sur 5 circuleront.
01:50Et 90% des TGV vont circuler avec des perturbations à prévoir.
01:55En attendant, Sébastien Lecornu termine ses consultations sociales avec Michel Picon, le président de l'UDEP.
02:00Les entreprises de proximité estiment que le Premier ministre partage ses doutes sur la taxe Zuckman.
02:06Taxer l'outil de travail est une folie, a-t-il déclaré au sortir de Matignon.
02:10Le rapport Draghi sur la compétitivité européenne fait ses un an.
02:14Et depuis le décrochage du continent se poursuit.
02:17L'ancien président de la BCE a dressé un premier bilan sévère.
02:20L'inaction menace non seulement notre compétitivité, mais également notre souveraineté, a-t-il prévenu.
02:26Il regrette par ailleurs que les gouvernements n'aient pas conscience de la gravité de la situation.
02:31Emmanuel Macron reçoit le président polonais à l'Elysée.
02:34Au cœur des discussions, l'accord commercial entre l'Union européenne et les pays du Mercosur,
02:40que la Pologne rejette en bloc, mais aussi les questions de sécurité et de défense,
02:45quelques jours après l'incursion de drones russes sur le territoire polonais.
02:49Donald Trump, lui, est en vol vers le Royaume-Uni.
02:52Le président américain entame une visite d'État de deux jours.
02:54Il va rencontrer Charles III, mais aussi le Premier ministre britannique,
02:58au menu des discussions avec Keir Starmer, les échanges commerciaux, les droits de douane et la guerre en Ukraine.
03:05L'actalis investit un milliard d'euros en cinq ans.
03:08L'annonce a été faite par une partie de l'État-major à l'occasion de la visite d'une letterie en Bretagne.
03:13L'objectif est de moderniser les 69 letteries du pays.
03:17Et puis, Kuiper, l'Internet par satellite, développé par Amazon, sera accessible en France en début d'année prochaine.
03:24Le service sera aussi disponible aux États-Unis, en Allemagne, au Royaume-Uni et au Canada.
03:29Dans son viseur, son concurrent Starlink, appartenant à Elon Musk,
03:33qui dispose de plus de 7000 satellites en orbite contre 200 pour Kuiper.
03:40À 18h03 sur BFM Business, les marchés.
03:42Les marchés avec Aude Kersulek. Bonsoir, Aude.
03:49Et le CAC termine en baisse ce soir.
03:51Fin d'une belle série de 6 hausses, moins 1%, tout juste pour le CAC 40.
03:54On baisse donc avec la manière 7 818 points.
03:57C'est le premier jour de la réunion de la réserve fédérale.
04:01Beaucoup de prudence parce que, oui, la baisse de taux, elle est attendue,
04:04mais elle est quasiment tellement anticipée qu'on ne s'en réjouit plus.
04:07Mais la réserve fédérale qui est quand même dans une situation inconfortable,
04:10challenger des deux côtés, l'inflation qui remonte et l'emploi qui se dégrade.
04:15Et en attendant, même la publication des ventes au détail,
04:17meilleure qu'attendue aux États-Unis, n'a pas suffi.
04:20Les investisseurs y sont restés aveugles.
04:23Ce qui a pesé dans la balance sur les marchés européens,
04:25c'est le déclin des banques.
04:28Société Générale perd 3,5%.
04:29Commerce Bank, moins 4%.
04:31Donc en amont de cette baisse de taux aux États-Unis.
04:35Sur le marché parisien, Kering continue sur sa belle lancée.
04:38L'effet d'Emeo qui se poursuit pour le géant du luxe.
04:42Et puis sur les marchés américains, la volatilité tout de même
04:44qui remonte au-dessus de 16 points.
04:47Les valeurs refuge en profitent.
04:49On a ce nouveau record pour l'or, 3 720 dollars l'once.
04:53Les valeurs refuge n'en met pas le dollar,
04:55puisque l'euro est en revanche un plus haut de 4 ans.
04:57L'euro-dollar est maintenant au-dessus de 1,1830.
05:02Merci beaucoup, merci Aude, merci Stéphanie.
05:04On vous retrouve bien sûr à 19h.
05:05Tout de suite, Olivier Salron,
05:07président de la Fédération française du bâtiment.
05:09Et ensuite, Philippe Corot, le président fondateur de Miracle.
05:12Rendez-vous sur BFM Business.
05:14Iconique Business, le luxe par BFM.
05:16Business toujours plus exclusif, intemporel, mythique, responsable
05:20et déculpabilisé du savoir-faire, de la transmission,
05:24de l'histoire du luxe.
05:25C'est à découvrir sur le site également.
05:28Et sur l'émission Iconique Business,
05:30vivez l'expérience du luxe sur BFM Business.
05:32Iconique Business avec Audrey Maubert,
05:35tous les vendredis à 21h sur BFM Business.
05:38Ce programme est à retrouver à la demande en podcast
05:41sur l'appli BFM Business et sur les plateformes de streaming.
05:45BFM Business et la Tribune présente
05:47Le 18-19 d'Edwis Chevrillon
05:52Notre invité ce soir d'abord, Olivier Salron, président de la Fédération française du bâtiment.
05:59Bonsoir Olivier Salron, beaucoup de questions à vous poser.
06:02Évidemment, on va revenir sur la conjoncture qui n'est pas terrible.
06:05Forcément, vous l'avez dit la semaine dernière.
06:09Mais je voudrais d'abord deux, trois questions à vous poser.
06:12Est-ce que pour vous, vous êtes prêt à manifester,
06:14comme l'a dit Patrick Martin,
06:17lorsqu'on voit qu'il va y avoir une manifestation
06:19qui s'annonce extrêmement importante jeudi ?
06:23Est-ce que pour vous, vous les patrons, est-ce que vous êtes en colère ?
06:25Non, non, je n'ai pas.
06:26Alors, moi, je n'ai pas entendu Patrick Martin,
06:28je ne l'ai pas lu, qu'il voulait manifester.
06:31En tout cas, voilà, qu'il y ait peut-être un mouvement, je veux dire...
06:34Il y a un mouvement de colère des patrons quand même.
06:37Une réunion spécifique des patrons pour dire à tout le monde
06:40qu'ils peuvent être mécontents par rapport à ce qui va se passer.
06:44Vous voyez, il y a beaucoup de scies, donc non.
06:46Et puis, on ne va pas aller casser les vitrines.
06:48Non, ça c'est sûr.
06:49Est-ce que vous êtes en colère, Olivier Salron, ou pas ?
06:51En colère contre toutes ces incertitudes politiques,
06:53contre ce budget 2026 qui verra peut-être le jour,
06:57on ne sait pas très bien comment,
06:58alors que le budget 2025, il y avait des bonnes mesures,
07:00justement pour booster le logement et donc le bâtiment.
07:04Est-ce que vous dites, non mais attendez, ça suffit ?
07:06Non, je ne suis pas en colère.
07:06Je dis, ça suffit de l'instabilité.
07:08Je ne suis pas en colère parce que dans ce pré-budget 2026
07:10qui a été préparé par le gouvernement des missionnaires,
07:13eh bien, il y avait des choses positives.
07:15Le fameux statut du bailleur privé, vous savez,
07:17c'est l'investisseur privé.
07:19Donc, nos particuliers, d'ailleurs,
07:20qui ont placé aujourd'hui une épargne incroyable,
07:23on est champions du monde de tout ça, de l'épargne,
07:25pour acheter des logements, pour pouvoir louer
07:27à nos concitoyens qui manquent cruellement de logements.
07:30Ça, pour moi, c'est encore aujourd'hui d'actualité.
07:33Et je ne suis pas en colère.
07:34Je suis très impatient de savoir
07:36qui va être nos ministres de tutelle,
07:38la ministre, je l'espère, du logement ou autre.
07:41Est-ce que vous espérez qu'elle reste ?
07:42Parce qu'en sable Valérie Lettard, il y avait beaucoup de...
07:44Ça serait du travail à moins faire.
07:45Ça serait quelqu'un qui, en toute mesure,
07:49souffre de logement,
07:50en passant par les étudiants et les familles monoparentales,
07:53et surtout les plus modestes,
07:54qui cherchent à se loger,
07:56à peut-être devenir propriétaire d'un petit bout de quelque chose.
07:59Et puis, ceux qui attendent le logement,
08:01le logement social,
08:02c'est une urgence absolue.
08:03Ça fait deux ans que j'en entends parler.
08:05Il faut y aller.
08:06Il faut y aller, maintenant.
08:07Oui, il faut y aller.
08:08Le problème, c'est qu'ils n'y vont pas.
08:09Du moins, pour l'instant,
08:10vous êtes d'accord avec moi ?
08:11Vous êtes dans le bleu.
08:13On n'a pas de gouvernement.
08:14On attend de savoir qu'est-ce qui va se passer.
08:16Oui, et nous, comme vous le disiez à l'instant,
08:18on va arriver à notre deuxième année de récession.
08:22On va perdre 15 milliards d'euros de chiffres sur l'ensemble,
08:25et surtout les plus petits,
08:26avec ces internoiements sur la construction neuve.
08:29Il nous faut ce statut absolument.
08:31Le prêt à taux zéro a montré son efficacité,
08:34mais aussi, et alors là, c'est le scandale absolu,
08:36sur MaPrimeRénov',
08:37il faut qu'on ait un plan sur plusieurs années.
08:40Sinon, c'est les petits qui crèvent, je vous le dis,
08:42c'est les petites entreprises qui sont en train de crever.
08:45En même temps, reconnaissez que c'était absolument incompréhensible.
08:47MaPrimeRénov', elle a tellement été faite
08:49qu'on finit par plus savoir si on rentre dans les clous ou pas.
08:51Et puis, ensuite, il y a quand même eu des abus.
08:54Il y a des abus, il faut quand même...
08:55Il y a des abus à quelques pourcents.
08:57Il y a pas mal de moutons noirs dans votre profession.
08:59À force de changer les règles du jeu MaPrimeRénov',
09:03moi, ça fait 5 ans et demi que je suis en place,
09:04ça fait 14 fois que ça change.
09:06Comment voulez-vous que les clients,
09:07comment voulez-vous que les entrepreneurs
09:09et les fabricants aussi s'y retrouvent ?
09:11Mais personne ne s'y retrouve.
09:12Alors, revenons à quelque chose de plus simple.
09:14À chaque fois, là, oui, je suis en colère,
09:16on ne nous écoute pas.
09:17On n'écoute pas les professionnels,
09:18on n'écoute pas le terrain.
09:19Alors, je le dis,
09:20il y a des gens très intelligents dans les ministères,
09:22on connaît ce que je dis d'habitude.
09:24Aujourd'hui, il faut faire confiance aux professionnels
09:26et aussi aux désirs des Français, tout simplement.
09:29Est-ce qu'il n'y a pas, dans le bâtiment, justement,
09:31c'est peut-être pour ça, quand même,
09:33que vous êtes écoutés,
09:35mais pas forcément entendus ?
09:37Parce qu'on se dit,
09:39le bâtiment,
09:40il y a toujours un peu de travail au noir,
09:42il y a toujours des...
09:44Ils nous font des factures
09:45qui sont très, très élevées,
09:47enfin, des devues très élevées.
09:48Vous voyez, je veux dire,
09:49une petite tam-tam, quand même,
09:50autour de ça, Olivier Salron.
09:51Oui, il y en a marre de cette caricature,
09:53le bâtiment a changé,
09:54le bâtiment, aujourd'hui,
09:56c'est des nouvelles générations qui sont là,
09:57c'est des jeunes qui en veulent,
09:58c'est la technologie,
09:59c'est l'intelligence artificielle.
10:01Tiens, d'ailleurs,
10:01on vient d'être sélectionné par le ministère,
10:03la FFB,
10:04pour ses travaux sur l'intelligence artificielle
10:05dans le bâtiment.
10:06C'est les grandes entreprises,
10:07mais c'est aussi des toutes petites
10:09qui sont totalement numérisées.
10:11J'ai croisé l'autre jour,
10:12à notre congrès de la maçonnerie du Grosse Oeuvre,
10:15des entreprises de moins de 10 salariés
10:17qui travaillent toutes en intelligence artificielle
10:19qui sont du bâtiment.
10:20Et après, je veux dire,
10:21les gars, au niveau social,
10:23sont de mieux en mieux traités.
10:25Les salaires dans le bâtiment
10:26ne sont plus tels qu'on les imaginait
10:28il y a 40 ans.
10:29Aujourd'hui, on est supérieur de 5 à 10 %,
10:31souvent plus par rapport aux grilles
10:33des autres secteurs.
10:34Oui, ce n'est pas un métier super facile,
10:37mais c'est un métier qui change.
10:38Après, vous montrez des images derrière moi
10:40qui sont quelquefois un petit peu limites,
10:43montrez des innovations dans le bâtiment.
10:44C'est des drones,
10:45c'est l'intelligence,
10:46c'est plein de choses,
10:47c'est du numérique,
10:48c'est aussi des engins qui sont modernes.
10:52Voilà, voilà ce que c'est le bâtiment.
10:53Donc c'est ça qui motive votre santé,
10:54moi, ma passion.
10:55Oui, là, pour le coup,
10:56vous êtes en colère,
10:57stop aux caricatures,
10:58c'est ça que vous nous dites.
10:58Mais bien sûr,
10:59arrêtez de voir ce secteur poussiéreux,
11:03c'est terminé.
11:04Aujourd'hui, en revanche,
11:05ce secteur est prêt,
11:07moi j'ai dit quand je suis arrivé
11:07il y a plus de 5 ans,
11:09est prêt à loger d'une façon durable,
11:12confortable et environnementale.
11:14Nos Français,
11:14on n'est pas les plus idiots,
11:16la preuve,
11:16le secteur du bâtiment
11:17et le secteur,
11:18donc,
11:19au monde
11:19qui construit
11:21avec une obligation,
11:22la fameuse RE-2020.
11:23Oui,
11:24c'est des normes,
11:24oui,
11:25ça se fuit embêtant quelquefois,
11:26mais en tout cas,
11:27avec des défis environnementaux
11:29qui sont les plus hauts au monde.
11:30Soyons fiers de ça.
11:31Est-ce que vous faites partie
11:32de ceux qui disent,
11:33parce que dans le BTP,
11:34il y a des géants,
11:35bien sûr,
11:36il y a des Vinci,
11:36il y a des Bouygues
11:37et d'autres,
11:38mais il y a aussi beaucoup
11:39de TPE et de PME
11:41et vous-même,
11:42vous en dirigez une.
11:43Est-ce que vous êtes un peu
11:44comme un Michel Picon
11:46de l'UE2P ?
11:47Alors, lui,
11:48il dit qu'il a rencontré
11:49tout à l'heure,
11:50justement,
11:51Sébastien Lecornu,
11:52le Premier ministre,
11:53pas vous,
11:54puisque vous,
11:54évidemment,
11:55vous dépendez du MEDEF.
11:56Et de la CPME,
11:58et de la CPME,
11:59absolument,
11:59vous avez raison.
12:00Sur la taxe Zuckman,
12:03vous savez qu'en disant
12:04qu'il faut absolument
12:05taxer les riches,
12:05on voit bien,
12:06j'ai eu une discussion
12:06un peu homérique
12:07avec Eric Coquerel,
12:09président de la Commission
12:09des Finances
12:10à l'Assemblée Nationale,
12:11président à LFI,
12:13qui a fait,
12:13le moins qu'on puisse dire,
12:14le buzz.
12:16Est-ce que vous,
12:16premièrement,
12:17vous vous dites,
12:19est-ce qu'il faut taxer
12:19les riches ?
12:20Est-ce que vous trouvez
12:20qu'il y a des abus ?
12:21Parce que ça ne vous concerne
12:23pas du tout,
12:23c'est 100 millions,
12:25au-dessus de 100 millions
12:25de patrimoines.
12:28c'est qu'il faut absolument
12:28plus de justice fiscale.
12:30Ma première question,
12:31ensuite,
12:31vous direz la deuxième question.
12:32Non, mais la taxe Zuckman,
12:33bien sûr que ça concerne
12:35certaines entreprises
12:36du bâtiment,
12:37puisque nous,
12:37vous le savez,
12:38les deux tiers
12:38de nos entreprises
12:39ont moins de 10 salariés.
12:41Donc, c'est les TPE
12:42plus les PME.
12:43Donc, ça,
12:43ça ne les concerne pas.
12:44Mais nous avons
12:44des belles ETI
12:45et nous avons aussi
12:46dans nos rangs
12:46ce qu'on appelle
12:47les majors,
12:48que l'on connaît tous.
12:51Normalement,
12:51et en général,
12:53les revenus
12:54que peuvent se faire
12:56les personnes
12:57les plus riches,
12:58investissent toujours
12:59dans leurs entreprises.
13:00Dans le bâtiment,
13:01c'est encore plus vrai
13:01qu'ailleurs.
13:02Vous n'allez pas
13:02nous faire pleurer
13:03sur Martin Bouygues.
13:03Non, mais les excès.
13:05Alors après...
13:06Non, mais il ne dit pas
13:06qu'il y a des excès.
13:07Mais enfin,
13:07bon, Martin Bouygues,
13:08quand même,
13:09à notre moine,
13:09c'est substantiel.
13:11Je pense que quand on regarde
13:12justement les résultats
13:13de ces grandes entreprises,
13:15quelquefois,
13:15peut-être que leur marche
13:16se fait sur d'autres marchés
13:18que le BTP.
13:19Qu'est-ce que vous nous dites,
13:20Olivier Salron ?
13:21Vous dites,
13:21on n'a pas besoin
13:22de taxer les riches.
13:24Mais non,
13:24mais il n'y a pas d'excès.
13:25Les riches,
13:26de toute manière,
13:26je veux dire,
13:27ça ne veut rien dire,
13:28les riches.
13:29Ça veut dire
13:29que des entreprises
13:30performantes
13:30font travailler qui,
13:31à votre avis ?
13:32Les sous-traitants.
13:33Donc,
13:33les PME,
13:34les TPE,
13:35moi,
13:36ma petite entreprise
13:37du Périgord,
13:38comme vous dites,
13:39eh bien,
13:39je travaille,
13:40quelquefois,
13:40en sous-traitance,
13:42tout à fait logique,
13:43pour des très grandes sociétés.
13:43Il n'y a pas de l'injustice
13:45fiscale.
13:45C'est aucune injustice
13:46fiscale.
13:47Moi,
13:47je fais la question.
13:48Moi,
13:49je pense,
13:49et je parle pour mon secteur,
13:51qui est le bâtiment,
13:52il n'y a pas d'injustice,
13:53il n'y a pas de surgain,
13:55tout est équilibré,
13:57et surtout dans des périodes
13:58ultra compliquées
14:00que l'on vient de connaître,
14:01et depuis le Covid,
14:02et là,
14:02on est en train de couler,
14:03vous le savez,
14:04moins 5,5% de volume,
14:05moins 3,5% cette année,
14:07c'est 15 milliards de moins,
14:09c'est 10 milliards de moins cette année.
14:10Oui,
14:10on souffre,
14:11la preuve,
14:11il y a des licenciements,
14:12il y a 30 000 salariés
14:13qui vont rester sur le carreau.
14:14Donc,
14:15attention aux raccourcis,
14:17moi,
14:17là,
14:18oui,
14:18là,
14:18je suis en colère.
14:20Le nombre de faillites
14:22en 2025 ?
14:24Malheureusement,
14:24les faillites 2024 et 2025
14:26ont rebattu des records
14:28comme des années très sombres,
14:30et malheureusement,
14:33une faillite,
14:34c'est toujours incroyablement
14:36destructrice,
14:38mais ça touche
14:39les plus petites sociétés.
14:41Pourquoi ?
14:41de 1 à 5 salariés,
14:43de 5 à 10 salariés.
14:44C'est ce problème
14:45de la non-construction
14:47de logements individuels
14:48qui sont souvent faites
14:49par les petites entreprises.
14:52Nous avons eu le PTZ
14:53au 1er avril,
14:54maintenons-le
14:55dans le PLF 2026,
14:56ça c'est une demande claire,
14:58normalement,
14:58c'est maintenu un an de plus,
14:59maintenons-le
15:00et regardons beaucoup plus loin.
15:02Et puis aussi,
15:02c'est la rénovation énergétique,
15:03les petites sociétés moyennes
15:05font beaucoup
15:06de rénovation énergétique
15:07et ces stop-and-go,
15:08leur mettent aujourd'hui
15:10deux genoux à terre.
15:11C'est des dizaines
15:12de milliers d'entreprises
15:12qui vont disparaître.
15:13Sur la question
15:14des aides aux entreprises
15:15et des exonérations
15:16de cotisations salariales,
15:18notamment au niveau du SMIC,
15:19est-ce qu'il faut
15:19les supprimer,
15:21les alléger ?
15:22Parce qu'au total,
15:23c'est 80 milliards d'euros,
15:24donc c'est quand même
15:25beaucoup d'argent.
15:26Est-ce que pour vous,
15:26c'est essentiel,
15:27sachant que vous avez
15:28des TPE et des PME
15:30et que souvent,
15:31dans le bâtiment,
15:32c'est vrai que les rémunérations
15:33ne sont pas très élevées ?
15:35Ça, c'est une erreur aussi.
15:36C'est une erreur.
15:37Oui, c'est exactement
15:37ce qu'on disait.
15:38C'est quoi le salaire moyen ?
15:39Le salaire moyen,
15:41c'est un peu plus
15:42de 2 000 euros brut par mois
15:43pour l'ouvrier
15:45qui commence
15:47au bout de quelques années.
15:48Mais les techniciens
15:49et nos bons ouvriers,
15:50nos techniciens,
15:51nos techniciens aussi
15:52de bureaux ou de chantiers
15:53sont payés beaucoup plus que ça.
15:55Et quand je dis ça,
15:55c'est un salaire,
15:56on va dire,
15:56plutôt provincial.
15:58Mais ça monte très vite,
15:59évidemment,
16:00sur tout le reste.
16:01Donc, il ne faut pas non plus
16:02tout mélanger.
16:03Les allègements de charges,
16:05pourquoi il y a
16:06des allègements de charges ?
16:06Est-ce que vous vous dites
16:08patouche ?
16:08Vous voyez un petit peu
16:11les gens que l'on peut insérer
16:13s'il n'y a plus le bâtiment,
16:14s'il n'y a plus
16:15quelques secteurs comme ça
16:16qui sont capables
16:17d'insérer
16:18beaucoup de personnes
16:19qui sont sur le bord du terrain,
16:21le bord de la route
16:21et qui sont chez eux
16:23aujourd'hui au chômage,
16:24au RSA.
16:25Nous avons besoin
16:26de recruter,
16:26malgré le fait qu'on perde
16:27des équivalents de temps plein,
16:28on a besoin de 60 000 personnes
16:30chaque année
16:30pour au moins espérer
16:32reformer les gars,
16:34reformer les filles
16:35en technicien
16:35parce que nous espérons
16:37évidemment que ça reparte
16:38dans les années suivantes.
16:39Mais attention,
16:40je vous parlais du statut
16:41de bailleur privé,
16:42si, et nous l'espérons
16:43et nous allons forcer là-dessus
16:44et de toute manière
16:45c'est un besoin d'urgence
16:47nationale de logement,
16:48il faut qu'il passe
16:48au 1er janvier
16:49mais nous les effets
16:50on ne l'aura qu'en 2027-2028.
16:53Attention, danger
16:53avec, allez,
16:56cette colère
16:57dans la rue qui monte.
16:58Attention,
16:59c'est le pouvoir d'achat,
17:00vous le savez bien,
17:00le logement,
17:01c'est 30-35%
17:02du pouvoir d'achat
17:03de chaque Français.
17:05Quand on leur donne...
17:05C'est ce qui plombe
17:06le pouvoir d'achat des Français.
17:07Mais quand on les interroge,
17:08ils disent oui,
17:08pouvoir d'achat,
17:09santé, sécurité
17:10et puis le chômage d'ailleurs
17:11c'est à 12-13 places.
17:13Quand on leur donne un QCM,
17:14la première des choses,
17:1558%,
17:16l'IFOP,
17:17c'est le logement,
17:20les problèmes de logement.
17:21Oui, c'est clair.
17:21On ne peut pas en acheter,
17:22on ne peut pas se loger
17:23et on ne peut pas se loger
17:24dans un logement social.
17:26Ça aussi c'est important.
17:27Aujourd'hui on est en pleine crise.
17:29Réagissez.
17:30Nous, ça y est,
17:31on est prêts.
17:32On a déjà réagi.
17:34Olivier Salron,
17:35vous avez dit
17:3530 000 emplois
17:36qui sont menacés
17:37dont 22 000 salariés
17:39qui ont été détruits
17:40dans le bâtiment.
17:41Ça c'était il y a un an.
17:42Est-ce que les trois prochains mois,
17:45parce qu'on attend
17:46le gouvernement,
17:46on attend
17:47de voir ce qui va se passer,
17:49s'il va y avoir
17:49une nouvelle dissolution,
17:50on est quand même
17:50dans la grande incertitude.
17:52Est-ce que vous redoutez
17:53ces trois prochains mois ?
17:55Est-ce que vous pensez
17:55que ça va encore aggraver
17:57la situation ?
17:58Votre situation,
17:59quand je dis votre évidemment,
18:00c'est au niveau
18:01de la présidence
18:02de la Fédération bancaire.
18:03Bien sûr,
18:03il y a une semaine,
18:05on a appris encore
18:06que MaPrimeRénov'
18:06a enlevé
18:08l'isolation des murs
18:09pour aider
18:11nos concitoyens
18:12à rénover leur logement.
18:13Vous imaginez ?
18:14Il n'y a plus
18:14de rénovation énergétique
18:16en France,
18:16il faut le dire.
18:17Donc dans les trois mois
18:17qui viennent,
18:18nos artisans,
18:19nos entrepreneurs
18:20qui avaient quelques mois
18:21d'avance,
18:22aujourd'hui,
18:22plus aucun client
18:23d'origine modeste
18:25ou moyen,
18:26le français moyen
18:27ne pourra évidemment
18:28s'offrir
18:29une rénovation énergétique
18:30et donc économiser
18:31de l'énergie.
18:32Aujourd'hui,
18:32c'est un drame.
18:34Après la fenêtre,
18:35maintenant l'isolation,
18:36les chaudières,
18:37les chaudières bois,
18:37aujourd'hui,
18:38ça y est,
18:38elles sont poussées
18:41sur le bord,
18:41mais c'est totalement
18:42scandaleux
18:43par rapport à
18:44l'évolution de la planète,
18:46l'avenir de nos enfants
18:47et puis les politiques,
18:48la politique
18:49qui était prônée
18:50il y a encore
18:50quelques mois
18:50et quelques années.
18:51Non,
18:52je le dis,
18:53la rénovation énergétique,
18:54aujourd'hui,
18:55si elle ne s'est pas modifiée
18:57dans quelques mois,
18:58moi je dis à mes entrepreneurs
19:00et à mes artisans,
19:01c'est terminé.
19:02Alors oui,
19:02les riches,
19:03ils vont,
19:03comme vous disiez tout à l'heure,
19:04certaines personnes
19:05avec des revenus
19:06beaucoup plus aisés,
19:07mais c'est une fracture sociale,
19:09c'est une fracture sociétale.
19:11Oui,
19:11ceux qui ont les moyens
19:12pourront rénover,
19:12pourront économiser,
19:14mais les Français moyens
19:15modestes et très modestes,
19:16c'est fini.
19:17Ça,
19:18c'est un véritable...
19:18Donc la rénovation énergétique,
19:19ça sera pour les riches ?
19:20C'est ça que vous nous dites ?
19:21Eh bien,
19:22j'espère que non.
19:22Oui,
19:23il y a beaucoup d'inquiétude.
19:25Un euro investi
19:26dans le bâtiment,
19:27dans la pierre,
19:2920 milliards d'euros,
19:30c'est 93 milliards d'euros
19:31de...
19:32Ce n'est pas mes chiffres,
19:33c'est le ministère de l'économie
19:35et du logement qui le disent.
19:37Donc,
19:37c'est de l'investissement durable.
19:40C'est comme construire neuf.
19:41Voilà.
19:42Il faut loger les Français,
19:43aujourd'hui,
19:44parce que la colère monte
19:45et l'économie...
19:47Vous savez,
19:47nous,
19:47on adaptera la voilure.
19:49si jamais
19:50le prochain gouvernement
19:53nous donne...
19:53Ils n'ont pas compris,
19:54mais c'est sûr que sur le logement,
19:55c'est un échec total.
19:56Mais qui va réagir
19:58à un moment donné ?
19:58Qui va taper
19:59dans la fourmilière
20:00ou ailleurs ?
20:01Moi, peut-être.
20:02Je vais taper fort.
20:03Eh bien voilà,
20:03très bien.
20:04C'est ce qu'il faut sans doute.
20:05Il faut secouer un peu
20:06le cocotier quand même,
20:07sinon on n'y arrivera pas.
20:08Merci Olivier,
20:09ça va avoir été avec nous.
20:10Donc,
20:10le président de la Fédération
20:11française du bâtiment
20:12qui s'inquiète beaucoup
20:14sur toute la rénovation énergétique
20:16qui pourrait être
20:16réservée que pour les riches,
20:18parce que si jamais
20:18on n'y arrive pas.
20:19Tout de suite,
20:20justement,
20:20c'est là aussi
20:21on va parler
20:21de la taxe Zuckman
20:22avec Philippe Corot
20:23qui est le président
20:24fondateur du Miracle.
20:25Lui, il dit
20:25c'est simple,
20:26c'est un piège mortel
20:27pour la tech
20:28voire pour l'économie française.
20:29À suivre.
20:30C'est la tribune présente
20:32le 18-19
20:35d'Edwish Chevrillon.
20:39Et l'on va reparler
20:41de la taxe Zuckman.
20:42Beaucoup de réactions
20:43à l'interview
20:44qu'on avait fait
20:45avec Eric Coquerel
20:46jeudi dernier.
20:47Une tribune de Philippe
20:48dans le Miracle
20:48où il dit
20:49que la taxe Zuckman
20:50c'est un piège mortel
20:52pour la tech.
20:53Bonsoir Philippe Corot.
20:54Bonsoir Adwish.
20:55Merci d'être avec nous.
20:57Vous dites même
20:58que ça risque
20:58de détruire
20:59la French Tech
21:00et son 1,3 million
21:02d'emplois.
21:03Est-ce que vous
21:04n'exagérez pas
21:05à votre tour ?
21:06Non, pas du tout
21:07parce qu'en fait
21:07la taxe Zuckman
21:09les entreprises
21:11de la French Tech
21:11sont le révélateur
21:12de l'absurdité
21:13de la taxe Zuckman.
21:14Pourquoi ?
21:15D'abord parce que
21:16dans la French Tech
21:17dans la technologie
21:18d'une manière générale
21:18les valorisations
21:20sont souvent décorrélées
21:21avec les revenus
21:22puisque ce sont
21:22des valorisations
21:23qui sont beaucoup basées
21:25sur la croissance
21:25et sur les revenus futurs.
21:27Ensuite
21:28les entrepreneurs
21:29de la technologie
21:31sont souvent
21:32des entrepreneurs
21:34dont l'essentiel du patrimoine
21:35est composé
21:36de leur entreprise.
21:38Vous, est-ce que c'est le cas ?
21:40Oui, moi c'est le cas.
21:41C'est-à-dire
21:41qu'en fait
21:42du Miracle
21:42est valorisé
21:43combien à peu près ?
21:44C'est vous
21:44qui l'avez fondée.
21:46Aujourd'hui
21:46il n'y a pas
21:47à chaque fois
21:48on revient sur ce sujet-là
21:49c'est quelque chose
21:49la dernière
21:50excusez-moi
21:52mais c'est le cœur du sujet.
21:53Bien sûr
21:53la dernière valorisation
21:54en 2021
21:54de Miracle
21:55c'était 3 milliards
21:56et l'autre point
21:58qui est absurde
21:59dans cette taxe
22:01c'est que
22:02notre patrimoine
22:05n'est pas liquide
22:05si vous voulez.
22:07Donc c'est une taxe
22:08sur de la plus-value
22:08latente
22:09très hypothétique
22:13et en plus
22:15qui n'est pas liquide
22:16c'est-à-dire
22:16je ne peux pas
22:17rentrer chez moi
22:19et vendre mes actions
22:20Miracle
22:20pour aller payer
22:21mes impôts.
22:21Vous n'avez pas
22:22le patrimoine à côté
22:22est-ce que vous vous versez
22:24un salaire ?
22:25Oui je me verse un salaire
22:26mais qui est un salaire
22:27qui est un salaire
22:28on va dire
22:29de cadre dirigeant
22:30classique.
22:31Est-ce que Miracle
22:32gagne de l'argent ?
22:33Miracle n'est pas profitable
22:34on investit beaucoup
22:35dans notre technologie
22:36mais c'est un bon point
22:40parce que par exemple
22:40si on rapporte
22:41on parle souvent
22:43de Mistral
22:43Mistral
22:44sa valorisation
22:44de 14 milliards
22:45si les fondateurs
22:47de Mistral
22:48devaient payer
22:48cette taxe
22:50j'ai lu tout à l'heure
22:51que c'était
22:5160 millions d'euros
22:52à sortir tous les ans
22:53vous voyez bien
22:54que c'est aberrant
22:55si vous voulez
22:55c'est une entreprise
22:56je pense que ça doit être
22:5860 millions
23:01donc ça veut dire
23:05qu'il faudrait
23:05200 millions
23:06c'est à 100%
23:06du chiffre d'affaires
23:07de l'entreprise
23:08c'est consacré
23:09à payer la tasse
23:09Zuckman
23:09mais est-ce que ça serait
23:11le cas pour vous
23:11parce que vous
23:12vous n'êtes pas valorisé
23:1314 milliards
23:13mais enfin vous êtes valorisé
23:14quand même
23:15plusieurs milliards
23:17si on essaye
23:18de prendre un cas concret
23:19on peut parler de mon cas
23:20concret
23:20moi personnellement
23:22je n'aurais pas
23:23les moyens
23:24avec mes revenus
23:25de payer une taxe
23:27sur le patrimoine
23:28sur mon patrimoine
23:29qui est essentiellement
23:30composé
23:31de mes actions Miracle
23:33moi concrètement
23:34soit je vends
23:36petit à petit
23:38c'est ça
23:39un des scénarios
23:40ensuite de Gabriel Zuckman
23:42on cède le contrôle
23:42petit à petit
23:43de son entreprise
23:44Gabriel Zuckman
23:45on paye la taxe
23:46pour revenir à mon point
23:48j'ai deux options
23:49soit je vends
23:49soit je me délocalise
23:51moi je n'ai pas envie
23:52de me délocaliser du tout
23:53et je n'ai pas envie
23:53de vendre non plus
23:54donc le dilemme
23:55si vous voulez
23:55il est inextricable
23:56après Zuckman
23:57il dit
23:57payons
23:59cette taxe
24:01en titre
24:03on voit bien
24:04que c'est complètement aberrant
24:05on voit bien
24:06la méconnaissance
24:07que ces gens
24:08ont de l'entreprise
24:09de la réalité
24:10d'une gouvernance
24:11de l'entreprise
24:12et puis ce n'est pas
24:13avec des titres Miracle
24:14que vous allez
24:15payer les retraites
24:16les retraites des français
24:17je vois bien
24:18que c'est complètement aberrant
24:18regardez Miracle
24:19ça existe depuis 15 ans
24:20si j'avais dit
24:21de donner 2% par an
24:22à l'Etat
24:23aujourd'hui
24:23l'Etat sera
24:24le premier actionnaire
24:25de Miracle
24:25et dans 10 ans
24:26Miracle est nationalisé
24:28vous voyez bien
24:28que ça n'a aucun sens
24:29c'est absurde
24:31l'absurdité totale
24:32oui vous parlez
24:33de suicide économique
24:34c'est pour ça que c'est
24:35même en termes
24:37je ne parle même pas
24:38en termes d'image
24:39pour le monde
24:40et l'attractivité
24:41des investisseurs
24:41alors qu'est-ce qu'on fait
24:43nous ?
24:43on se délocalise
24:44ou on brade
24:45nos entreprises
24:45qui va les acheter ?
24:47des étrangers
24:47qui eux ne sont pas soumis
24:48à cette taxe
24:49et si on se délocalise
24:50on va aller où ?
24:51on va aller dans des pays
24:52qui sont favorables
24:52aux entrepreneurs
24:53en Angleterre
24:54aux Etats-Unis
24:55mais nous on est français
24:55on veut créer des emplois
24:57en France
24:57vous savez quand
24:58on dit
24:58les entrepreneurs
25:01je ne sais pas qu'on ne veut pas payer d'impôts
25:02je ne sais pas quoi
25:03mais quand on crée une entreprise
25:05on crée une machine
25:06à payer de l'impôt
25:07on crée une machine
25:08qui va verser des salaires
25:10sur lesquels
25:11vont être payés
25:12de l'impôt sur le revenu
25:13sur lesquels vont être payés
25:14des charges sociales
25:14des charges patronales
25:15c'est la tribune présente
25:18le 18-19
25:21d'Edwish Chevrillon
25:23c'est l'heure du débat des experts
25:27on va essayer de voir
25:27si le patronat
25:29est prêt à voter RN
25:31où il y a un côté
25:32tout sauf LFI
25:33est-ce que le barrage républicain
25:35a encore un sens ?
25:36on va rebondir sur l'enquête
25:37qu'a conduit
25:38mon confrère
25:39Laurent Mauduit
25:40collaboration enquête
25:41sur l'extrême droite
25:42et les milieux d'affaires
25:43bonsoir Laurent Mauduit
25:44merci d'être là
25:46et c'est publié
25:46aux éditions La Découverte
25:48face avec
25:49à vos côtés
25:50comme vous voulez
25:51Vincent Boffis
25:52que vous connaissez
25:52bien directeur
25:53de la publication
25:54de Challenge
25:54auteur Les Patrons
25:56sont-ils des monstres
25:57aux éditions de l'Observatoire
25:59bonsoir Vincent
26:00bonsoir Edwish
26:00et puis Mathieu Pechberti
26:02grand reporter
26:03à BFM Business
26:04qui a lu
26:05décortiqué
26:05vos livres
26:07Laurent Mauduit
26:08on va peut-être pas
26:10parce que c'est très intéressant
26:11votre livre
26:11vous remontez
26:12très loin évidemment
26:13à la deuxième guerre
26:14mondiale
26:14même encore avant
26:15moi ce qui m'intéresse
26:16un peu aujourd'hui
26:17c'est de voir
26:18quand est-ce que
26:19vous vous dites
26:20il y a eu des fissures
26:21dans le barrage républicain
26:22qu'aujourd'hui
26:23il y a un tel mouvement
26:26contre LFI
26:27tout sauf LFI
26:29que du coup
26:30on peut se demander
26:31jusqu'où ils sont prêts
26:33à aller
26:33le patronat
26:35n'est pas un clan homogène
26:36il y a des gens
26:38qui sont proches
26:38de l'extrême droite
26:39on les connaît
26:39Vincent Bolloré
26:40Pierre-Edouard Sterrain
26:42le groupe d'assaut
26:43et puis
26:44il y a des gens
26:45qui soutiennent
26:46mais sans s'afficher
26:47comme tel
26:48et puis
26:48ce qui soudent
26:50tout le monde
26:50quand même
26:51c'est
26:52la crainte
26:55l'appréhension
26:56ou la haine
26:57contre la gauche
26:58pas seulement LFI
26:59contre le programme
27:00du nouveau front populaire
27:02quand même
27:02il n'était pas
27:03beaucoup plus
27:04il n'était pas aussi radical
27:05que l'était le programme de 81
27:07voilà
27:08donc
27:08l'un des symptômes
27:10du fait que le patronat
27:11dans son ensemble
27:12a baissé la garde
27:13c'est évidemment
27:14la position
27:14qui s'est manifestée
27:16par le MEDEF
27:17au soir du premier tour
27:19des législatives
27:19en 2024
27:20après la dissolution
27:22c'est
27:22pas de barrage républicain
27:24vous vous souvenez que
27:252002
27:26Jean-Marie Le Pen
27:27versus Chirac
27:28le patronat
27:30dans son ensemble
27:31prend position
27:32prend position
27:33et les grands patrons
27:34de l'époque
27:34Michel Pébreau
27:35au BNP Paribas
27:36Maurice Lévy
27:37publiciste
27:38disent
27:38vote Chirac
27:39contre Jean-Marie Le Pen
27:40Laurence Parizeau
27:42en 2012
27:43président du MEDEF
27:44maintient la position
27:45elle écrit un petit livre
27:46qui avait fait du bruit
27:47à l'époque
27:48où elle critique
27:49pour des raisons
27:49non pas économiques
27:51mais démocratiques
27:52et politiques
27:52en disant
27:53le RN
27:54c'est en fait
27:55c'est une imposture
27:56la dédiabolisation
27:58or
27:58ce qui a changé
27:59c'est
28:00progressivement
28:02le seul motif
28:02d'opposition au RN
28:03c'était le programme économique
28:05ce qui est assez curieux
28:07si les grands patrons
28:08admettent avoir
28:09une responsabilité
28:11sociale et environnementale
28:13mais plus démocratique
28:14et puis là
28:152024
28:16plus de barrage
28:17du tout
28:18et on a bien senti
28:19et j'en termine là
28:19dans le propos
28:21notamment de Patrick Martin
28:22président du MEDEF
28:23que ce qu'ils inquiétaient
28:25c'était beaucoup plus
28:26le programme
28:27du nouveau Front Populaire
28:28que celui du RN
28:29le RN est devenu
28:30accommodant
28:31et les dernières déclarations
28:32de Patrick Martin
28:33il y a 15 jours
28:34c'est dans l'interview
28:34au Figaro
28:35qu'il avait dit
28:36cette phrase
28:36dans laquelle il dit
28:37oui mais il faut dire
28:40que le programme économique
28:41du RN
28:42était un peu n'importe quoi
28:44notamment
28:44on se souvient du Brexit
28:46on s'en souvient
28:46l'euro
28:47et que depuis
28:48ils ont amendé
28:49beaucoup leur programme
28:50et qu'aujourd'hui
28:51notamment Jordan de Bardella
28:52fait tout un peu
28:53pour séduire
28:54les petites entreprises
28:54ils ont compris
28:55qu'il fallait qu'il marche
28:57sur les brisés de Zemmour
28:58il pouvait être
29:00xénophobe
29:01mais il fallait
29:02qu'il cesse
29:03d'être souverainiste
29:04étatiste
29:05qu'il devienne
29:06comme dit le patronat
29:07pro-business
29:08et pro-Europe
29:09alors Vincent Baufis
29:10est-ce que vous êtes d'accord
29:11avec ce que vient de dire
29:12Laurent Mauduit
29:13je suis d'accord
29:14sur juste le dernier point
29:16c'est que dès lors
29:16qu'effectivement
29:17le Front National
29:19a abandonné
29:20son idée folle
29:22de quitter l'euro
29:23on pouvait parler
29:25avec eux
29:26et ça
29:27là il y a eu vraiment
29:27il y a eu des vraies rencontres
29:28vous qui rencontrez
29:29beaucoup des grands patrons
29:30mais
29:31quand j'écris
29:32les patrons sont-ils des monstres
29:34dans tous les chapitres
29:35que j'écris
29:36il n'y en a pas
29:37un
29:37mais je suis peut-être aveugle
29:39où le sujet
29:40c'est effectivement
29:41l'alliance avec le Front National
29:43et là où je suis
29:44mais absolument pas d'accord
29:45avec Laurent
29:46c'est quand il lance son livre
29:48en disant
29:49ce jour
29:50actuellement
29:50le dernier acte d'une pièce
29:52qui a vu le patronat
29:53basculer progressivement
29:54au point de se faire
29:56aujourd'hui
29:56son plus efficace
29:57marche-pied vers le pouvoir
29:58je trouve que cette
29:59cette phrase-là
30:00elle est à la fois fausse
30:02et cher Laurent
30:04il n'y a que très peu
30:05d'éléments
30:06dans votre livre
30:07pour le prouver
30:08et c'est vrai
30:10c'est vrai que
30:11Bolloré existe
30:11c'est vrai que
30:12Sterin existe
30:13mais il y a en face
30:14des Maurice Lévy
30:16le président de Safran
30:18Ross McInnes
30:19vous ok
30:20et donc
30:20le patronat
30:22n'est pas uni
30:23et quand vous dites
30:24la preuve en est
30:25c'est que
30:26la FEP
30:27cette organisation
30:28qui représente
30:29le lobby des grandes entreprises
30:30ne dit rien
30:31se fait discrète
30:32mais la FEP
30:33elle a toujours été discrète
30:34elle n'a toujours rien dit
30:35elle n'a jamais rien dit
30:37et donc
30:37y compris pour nous
30:39voilà
30:39pardonnez-moi
30:40c'est pas une nouveauté ça
30:41bon alors
30:41vous répondrez après
30:42Laurent
30:43Mathieu Pechberti
30:44alors votre livre
30:46est très intéressant
30:46parce qu'il constate
30:48quand même
30:48une réalité
30:50qui s'est effectivement
30:51passée après
30:51cette dissolution
30:52en 2024
30:53mais comme
30:53quand deux personnes
30:55se rapprochent
30:55c'est une sorte de tango
30:56et moi la question
30:57que je voulais vous poser
30:58c'est
30:59est-ce que c'est vraiment
31:00les patrons
31:00qui basculent
31:01vers le RN
31:02sont-ils pour autant
31:04racistes
31:04moi j'en suis pas certain
31:05ou est-ce que
31:06et moi c'est ça
31:07qui m'étonne le plus
31:08c'est pas le RN
31:10qui a fortement amendé
31:11comme l'a dit Edwige
31:11sa politique économique
31:13en passant
31:14d'un programme
31:14dont les patrons
31:16expliquaient
31:16qu'il était social
31:17aux marxistes
31:17dixit leur mot
31:19à un programme
31:20qui est très libéral
31:21et qui fait
31:23vraiment
31:23pour séduire
31:26les patrons
31:26Patrick Martin
31:27juste pour terminer
31:28à la dernière
31:28université du MEDEF
31:30comparer finalement
31:31un petit peu
31:32enfin appeler la France
31:33à faire comme
31:34comme ce qui se passe
31:35en Italie
31:35à être main dans la main
31:36avec le gouvernement
31:37et les patrons
31:39est-ce que c'est pas vraiment
31:40plus le RN
31:41qui est en train
31:41de draguer quoi
31:43alors convenant tout de même
31:45on sera d'accord
31:46c'est que le patronat
31:48le MEDEF en l'occurrence
31:49a une position singulière
31:51il considère comme fréquentable
31:53des gens
31:54qu'en Allemagne
31:55par exemple
31:56le patronat allemand
31:57considère infréquentable
31:58je veux dire
31:58vous vous souvenez
31:59que l'an dernier
32:00en 2024
32:01plus de 25 grands
32:04quasiment tous
32:06les grands patrons allemands
32:07ont pris une position
32:08contre l'AFD
32:09dans un texte
32:10contre l'AFD
32:10alors je suis pas naïf
32:12je sais bien qu'il y a
32:12des raisons à cela
32:13c'est que le patronat
32:14avait appuyé
32:15manquant de main d'oeuvre
32:16la politique
32:18pro-immigration
32:19de Merkel
32:19on n'a pas le même historique
32:21voilà
32:21d'accord
32:22cela dit
32:23votre marque est justifiée
32:25et ne contredit pas
32:26ce que j'écris
32:26il y a un mouvement
32:27de jonction
32:28progressif
32:30qui est en train
32:30de s'opérer
32:31et donc
32:32le RN
32:34je l'ai dit
32:35a changé
32:36de politique économique
32:37il a cessé
32:38d'avoir une politique
32:39souverainiste
32:40et étatiste
32:40pour devenir plus néolibérale
32:42il écoute un peu
32:43ce qui se passe
32:44aux Etats-Unis
32:44avec le capitalisme
32:45oui parce que
32:46comme vous dites vous-même
32:46il y a un tourbillon mondial
32:48on voit ce qui se passe
32:49avec Donald Trump
32:51avec la réélection
32:52de Donald Trump
32:53avec le mouvement
32:53aussi
32:54de toute la tech américaine
32:57on veut dire
32:57qui l'a soutenu
32:58alors qu'ils étaient opposés
32:59à Donald Trump
33:00lors de son premier mandat
33:02c'est très intéressant
33:03ce que vous racontez
33:03du reste
33:03le patronat bouge aussi
33:05et ce qui contribue
33:06à ce rapprochement
33:07c'est ce que dit
33:08Edwige à l'instant
33:09c'est le mouvement
33:11des plaques tectoniques
33:12au sein du capitalisme mondial
33:14l'épreuve du changement
33:16ça a été Bolsonaro
33:17au Brésil
33:19ça a été ensuite
33:19Milley
33:20Gabriel Milley
33:21la tronçonneuse
33:21et c'est Trump
33:23mais il faut bien
33:24se comprendre
33:24ce qu'est Trump
33:25quels sont les hommes
33:26d'affaires
33:27derrière lui
33:27donc Peter Thiel
33:29il faut penser
33:30que Peter Thiel
33:30fondateur de Bébal
33:31écrit il y a 20 ans
33:33j'en suis arrivé
33:34à la conviction
33:35que la liberté
33:36est incompatible
33:36avec la démocratie
33:37la liberté au sens
33:38où l'on entend
33:39la liberté du commerce
33:40d'accumuler du capital
33:42un de ses inspirateurs
33:44blogueurs
33:46Curtis Yarvin
33:47dit à la même époque
33:49mais que reproche-t-on
33:50donc aux nazis ?
33:52il faut comprendre
33:52la gravité
33:53de ces évolutions
33:54je termine juste
33:56terminez Laurent
33:57rapidement
33:57et après Vincent
33:58l'aspiration
33:59de cette forme
34:01de capitalisme
34:01c'est un capitalisme
34:03sans la démocratie
34:04ou un anarcho-capitalisme
34:06et donc ceci consolide
34:08les émotions
34:08libertariens
34:09comme vous dites
34:09Vincent Beaufils
34:10moi je ne peux pas
34:11accepter la comparaison
34:13et accepter
34:14le fait
34:15que ce qui se passe
34:15actuellement
34:16en France
34:17est comparable
34:17à ce qui s'est passé
34:18en 1933
34:20en Allemagne
34:21avec Hitler
34:21ou avec Vichy
34:22c'est vraiment
34:23une volonté
34:24de poursuivre un fil
34:26qu'on ne peut pas accepter
34:27et même
34:28dans un propos
34:29un peu moins extrémiste
34:31qu'est le vôtre
34:32je suis en total désaccord
34:33quand vous dites
34:33la question démocratique
34:35diffère les patrons français
34:36je ne suis pas du tout
34:38d'accord avec vous
34:38dans mon livre
34:41il y a un sujet
34:41moi qui m'inquiète
34:42c'est que
34:43ce qui indiffère
34:45pour les patrons français
34:47c'est de plus en plus
34:48le sujet France
34:49mais ce n'est pas
34:50la question démocratique
34:51il trouve qu'effectivement
34:53comme ils sont maintenant
34:53les grands patrons
34:54à la tête de multinationales
34:56sur lesquelles la France
34:57fait moins de 5%
34:58de leur chiffre d'affaires
34:59la France est considérée
35:00comme une business unit
35:01un lieu de production
35:02et de consommation
35:03et ils s'intéressent moins
35:05à la vie politique
35:07mais pas parce que
35:09ils sont moins impliqués
35:09dans la vie politique
35:10mais pas parce que
35:11mais pas parce qu'ils considèrent
35:12que les hommes politiques
35:13sont sans intérêt
35:14c'est parce que la France
35:15a pris moins de poids
35:17dans leur ensemble
35:17ça je suis d'accord
35:18mais dire
35:19sur les deux
35:20sur la comparaison
35:21alors on me dit
35:21après
35:22après Mathieu Pêche-Bercy
35:24avec les années 30
35:25je prends deux illustrations
35:27pour montrer que la comparaison
35:28elle est difficile
35:30la comparaison quand même
35:31Laurent
35:31très forte pertinence
35:33la dynamique
35:34qui se joue
35:35au sein du patronat
35:37à partir du Front Populaire
35:38c'est pas
35:39l'adhésion spontanée
35:41à l'extrême droite
35:41et aux ligues
35:42d'extrême droite
35:43qui existent à l'époque
35:43ça a d'abord été
35:44la terreur
35:46qui a inspiré au patronat
35:47les grèves
35:48de mai-juin 1936
35:49c'est une détestation
35:51de la gauche
35:52qui va conduire progressivement
35:53les grandes fractions
35:55du patronat
35:55sauf François de Vindel
35:56vers la droite
35:57et finalement vers Vichy
35:58seconde comparaison
35:59et là je trouve
36:00qu'elle est pertinente
36:01c'est la situation
36:02de la presse
36:03on est exactement
36:04dans la situation
36:04d'un François Cotil
36:06partenaire fasciste
36:07qui rachète le Figaro
36:09en 1922
36:09pour mettre le journal
36:11au service
36:12des causes
36:12des lits
36:13on en est loin
36:14quand même
36:14aujourd'hui
36:14est-ce qu'il faut
36:17je vous ai ressorti
36:18D1
36:19qui a fait
36:19challenge
36:20en 2024
36:21pardon
36:22trois semaines
36:23pour battre
36:24Marine Le Pen
36:252022
36:26Le Pen
36:27danger
36:27Bardel a parlé
36:28la presse
36:30les folies
36:30du programme
36:31du Front National
36:31l'émergence d'un groupe
36:32comme le groupe
36:33Bolloré
36:33menant des campagnes
36:36xénophobes
36:36d'extrême droite
36:37mettant son jour
36:38ces médias
36:39au service
36:40de l'extrême droite
36:41c'est le seul précédent
36:43je l'ai dit
36:44c'est l'entre-deux-guerres
36:45c'est le seul
36:45Alors
36:46Mathieu Pêche-Berti
36:48il y a une question
36:49on reviendra peut-être
36:50sur le patronat
36:50peut-être
36:51les chefs d'entreprise
36:52moi les patrons de presse
36:54même si derrière
36:55vous avez raison
36:55ce sont des chefs d'entreprise
36:57il y a une question
36:58que j'aimerais me poser
36:59à tous les deux
37:00parce que
37:00vous ne l'abordez pas
37:01dans votre livre
37:02mais pour moi
37:02elles sont assez essentielles
37:03c'est les différentes lignes
37:05qu'il y a
37:05au ressemblement national
37:06vous parliez tout à l'heure
37:07que le RN
37:08avait abandonné
37:09sa ligne étatiste
37:10souverainiste
37:11et moi je pense
37:12mais du coup
37:13c'est une question
37:13que je vous pose à tous les deux
37:14que Marine Le Pen
37:15elle n'a pas abandonné
37:16cette ligne
37:16absolument pas
37:17et on voit qu'elle a d'ailleurs
37:18du mal
37:18à accéder
37:20à adhérer
37:20à l'image
37:22plutôt très libérale
37:24que Jordan Bardella
37:25pour le coup
37:25adopte
37:26poussée d'ailleurs
37:27et là vous le racontez
37:28très bien dans votre livre
37:29comme il est
37:30plutôt mauvais en économie
37:32pour ne pas dire autre chose
37:32poussée par notamment
37:34Pierre-Edouard Sterrain
37:36et François Durville
37:37et on va dire
37:37les têtes pensantes
37:38et de la politique économique
37:40du RN
37:40est-ce qu'il n'y a pas
37:42deux jambes au RN
37:43peut-être plus que deux
37:44enfin
37:45est-ce que ça ne risque pas
37:46de les faire tomber d'ailleurs
37:47je pense que les effets de vitrine
37:48il faut s'en méfier beaucoup
37:49et donc je suis d'accord
37:51à penser comme vous
37:52et je pense par exemple
37:54qu'un Bardella
37:55est attentif
37:56à ce qui se passe
37:57aux Etats-Unis
37:57si je dis ça
37:58c'est que
37:59l'une des secousses
38:02ou des ondes de choc
38:03de ce qui se passe
38:03aux Etats-Unis
38:04on le sent
38:05dans la tech française
38:06qui était très pro-Macron
38:07dans les années 97
38:09et qui a commencé
38:10à avoir
38:11des figures
38:12qui sont devenues
38:13proches de l'extrême droite
38:13avec des réunions publiques
38:15avec Jordan Bardella
38:16vous faites allusion
38:17à qui là ?
38:18à Bardella
38:20il y a certaines figures
38:21je ne sais pas
38:22qui signent des blocs
38:23connus sous le nom
38:24de tech souverain
38:25par exemple
38:25oui c'est des tout
38:26tout doux
38:27et c'est des petits
38:27non mais c'est pas
38:28ce qu'on reçoit
38:28c'est pas ce qu'on reçoit
38:29c'est tout petit
38:31il n'y a aucun dirigeant
38:33de licorne
38:34parmi ces gens-là
38:34donc c'est vraiment
38:35et même dans la French Tech
38:36on va appeler ça
38:37la sous-tech
38:38d'accord
38:39mais c'est à mon avis
38:40je ne vais pas tirer
38:41les portes sur la comète
38:42mais ce sera
38:42comme la vague néolibérale
38:44ça met du temps
38:45venant des Etats-Unis
38:46et la Grande-Bretagne
38:47à arriver
38:47dans l'Europe continentale
38:50et je pense que ce que l'on risque
38:51de vivre
38:52c'est la même vague
38:53avec un temps différé
38:55Vincent
38:56moi je voudrais faire
38:56la comparaison
38:58avec ce qui se passe
38:59en Italie
38:59qu'est-ce qui a fait
39:00que Mélanie est devenue
39:01fréquentable
39:01c'est qu'à un moment donné
39:03il y a un Mario Draghi
39:04qui est allé la voir
39:05et qui lui a dit
39:06bon on voit que vous
39:07commencez à être puissante
39:08si vous voulez être accepté
39:11il faut accepter l'Europe
39:13il faut accepter également
39:15d'avoir un budget primaire
39:16à l'équilibre
39:17et moi d'une certaine façon
39:19mon inquiétude
39:20c'est est-ce qu'il y aurait
39:21en France
39:22justement quelqu'un
39:24qui se sentirait
39:25proche des idées
39:26du Front National
39:27et qui aurait
39:28la même démarche
39:29et qui aurait
39:29le même poids
39:30qu'un Mario Draghi
39:31hors ça
39:32cher Laurent
39:33je ne le vois absolument pas
39:35je ne vois pas
39:35un seul pas de voie
39:36c'est pas Bolloré
39:37qui va aller expliquer
39:38l'économie
39:39à Jordan Bardella
39:40donc cette inquiétude
39:43de mélonisation
39:44du Front National
39:46je n'y crois pas
39:48une seconde
39:49un mot
39:50Mathieu
39:50c'est vrai que
39:53l'une des objections
39:54qu'on peut me faire
39:55c'est de regarder
39:56ce qui s'est passé
39:56en Italie
39:57il n'y a pas eu
39:58la catastrophe démocratique
39:59qui a pu être annoncée
40:01mais à mon avis
40:02il faut bien mesurer
40:03les différences très fortes
40:04entre l'Italie
40:05et la France
40:06l'Italie
40:06était un régime
40:07parlementaire
40:08avec un pouvoir
40:09et des contre-pouvoirs
40:11la France
40:11c'est le pouvoir
40:12du coup d'état permanent
40:14comme disait en d'autres temps
40:15François Mitterrand
40:16c'est un homme seul
40:17qui décide
40:17avec des contre-pouvoirs
40:18très faibles
40:19et donc une extrême droite
40:21dont on peut légitimement
40:23penser
40:23que la dédiabolisation
40:25ne s'est pas opérée
40:28avec des tels instruments
40:29de pouvoir
40:30là il y a un danger démocratique
40:32qui est sans doute
40:32moi ce que je reproche
40:34à votre livre
40:34Laurence
40:35c'est qu'il ne respecte pas
40:36ce que vous nous avez dit
40:37au début de cet entretien
40:39en quoi les attitudes
40:40des patrons
40:41ne sont pas homogènes
40:42et effectivement
40:44Bolloré et Sterrin existent
40:46mais à côté de ça
40:47vous avez quantité de patrons
40:48et pas simplement
40:49ceux que vous a cités
40:50pour lesquels
40:51la question de la démocratie
40:54les importe
40:55vous pouvez me citer
40:57un patron
40:58qui dans le débat public
40:59en 2024
41:00a pris position
41:01il y en a un
41:02France Macquiness
41:03Maurice Lévy
41:05Maurice Lévy
41:05non
41:06il fait
41:07Maurice Lévy en 2002
41:08prend position
41:09pour le vote Chirac
41:10en 2024
41:11il fait une tribune
41:12dans le monde
41:13qui est contre LFI
41:15oui
41:15mais en même temps
41:16LFI
41:16excusez-moi
41:17regardez avec les deux vagues
41:18taxe du Khmad
41:18malheureusement
41:19on s'est terminé
41:20il faudrait qu'on prolonge
41:21que la taxe du Khmad
41:22vous voyez bien
41:22vous comprenez bien
41:23que tous les grands patrons
41:24enfin tous les patrons
41:24de la tech
41:25ils trouvent que c'est de la folie furieuse
41:27parce que pour eux
41:28c'est pas possible
41:29c'est la mort de leur entreprise
41:30et ça ne veut pas dire
41:31qu'on est en 1930
41:32c'est un épouvantail
41:32c'est un épouvantail
41:33c'est vous qui
41:35Edwige
41:36c'est vous qui le dites
41:36c'est la mort de leur entreprise
41:37c'est eux qui le disent
41:39c'est le reclus
41:41de tout système
41:42de partage
41:43voilà
41:43et donc pour eux
41:44la revendication
41:45d'égalité sociale
41:46ou d'égalité de face à l'impôt
41:48l'emporte
41:49sur la crainte
41:50d'un séisme démocratique
41:51voilà
41:52c'est le constat que je fais
41:53parce que
41:53parce qu'ils cherchent
41:54à défendre leur entreprise
41:55et il faut le dire
41:56haut et clair
41:57la taxe du Khmad
41:58est un vrai
41:59un vrai risque
42:00pour les entreprises
42:00il y a quand même davantage
42:01un vote pour le portefeuille
42:02plutôt que pour la démocratie
42:04mais ça je pense que
42:05c'est la petite naïveté
42:06qui fait que
42:06vous connaissez bien
42:08les patrons
42:09Marx disait
42:09pardon de le citer
42:10le capital nous a tout chose
42:12dans les eaux glacées
42:13du calcul égoïste
42:14nous y sommes
42:15à suivre
42:17pas forcément d'accord
42:18avec vous
42:19mais je pense qu'on va
42:19pas refaire le débat
42:20et puis on va peut-être
42:21inviter Karl Marx
42:22à nous rejoindre
42:22merci beaucoup
42:23merci beaucoup
42:24Laurent Mauduit
42:24en tous les cas
42:25on apprend plein de choses
42:26et puis vous n'étiez pas
42:27vous le citez
42:27il y a beaucoup de non cités
42:29Laurent Mauduit
42:30collaboration enquête
42:31sur l'extrême droite
42:32et les milieux d'affaires
42:32aux émissions
42:33La Découverte
42:34et puis Vincent Beaufils
42:35les patrons sont-ils des monstres
42:37et vous vous étiez
42:38venu nous voir
42:38ici aux éditions
42:39l'Observatoire
42:40prochaine fois
42:41je vous pose une question
42:41tiens peut-être rajouter
42:42un chapitre sur l'Ocadémio
42:44chez Kering
42:44ça aussi
42:45j'y suis prêt
42:45quand vous voulez
42:46l'attitude de mercenaire
42:48la plus typique
42:49et la plus scandaleuse
42:50que j'ai jamais vue récemment
42:51et bien voilà
42:52merci aussi
42:52Mathieu Pechberti
42:53qu'on trouve tous les jours
42:54sur BFM Business
42:55c'est la fin du 18-19
42:57on se retrouve demain
42:59et demain
43:00ça sera
43:00le patron de Force Ouvrière
43:02qui sera avec nous
43:04tout de suite
43:04vous retrouvez
43:05Stéphanie Collot
43:05Merci
43:08le 18-19
43:10d'Edwige Chevrillon
43:10sur BFM Business
43:12Sous-titrage Société Radio-Canada
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