- il y a 5 mois
Regardez Les auditeurs ont la parole avec Amandine Bégot du 10 septembre 2025.
Catégorie
🗞
NewsTranscription
00:0012h30, 14h, RTL midi, les auditeurs ont la parole, avec Amandine Bégaud.
00:07Et vous l'avez suivi il y a quelques instants, en direct sur RTL, les tout premiers mots de Sébastien Lecornu, le Premier ministre, c'était lors de la passation de pouvoir avec François Bayrou.
00:17Pas de grand discours, a-t-il dit, il va falloir changer les choses, être plus créatif, changer aussi notre manière de travailler, il va falloir les ruptures, mais on va y arriver.
00:28Voilà le message de celui qui a 39 ans, donc devient le septième Premier ministre d'Emmanuel Macron.
00:35On va échanger, débriefer avec vous et tout le service politique d'RTL ses premiers mots.
00:41Est-ce, d'après vous, la bonne personne au bon endroit ? J'attends vos réactions, bien sûr, au 3210.
00:46Tout ça, cette passation de pouvoir intervient et c'est inédit à un moment de crise, journée de mobilisation.
00:53C'est le mouvement Bloquons-Tout, avec déjà plus de 250 interpellations un peu partout en France.
00:59Des incidents, quelques incidents, notamment à Rennes, où un bus a été incendié, des pompiers pris à partie.
01:07Là encore, toute la rédaction d'RTL est mobilisée en région avec nos correspondants.
01:11Si vous participez à ce mouvement, si vous êtes dans les cortèges, sur les blocages, on attend vos appels.
01:16Si au contraire, vous faites partie des bloqués, ceux qui ne soutiennent pas ce mouvement, là aussi, prenez la parole.
01:22Vous n'hésitez pas, au 3210 ou sur l'application RTL, vous cliquez sur l'onglet Réagir.
01:27Notre météo avec vous, Peggy Bosch.
01:30Et on est tous, à un moment ou un autre, susceptibles d'avoir droit à quelques averses.
01:33Exactement, et des pluies même bien marquées sur l'ouest du pays, cet après-midi, entre la Normandie et l'Aquitaine.
01:39Plus éparses, plus localisées sur les régions centrales, sous un ciel bien couvert entre les Hauts-de-France, Îles-de-France, en allant vers les Pyrénées.
01:46On a des averses également sur le Jura et les Alpes, avec un coup de tonnerre possible sur les Alpes du Sud.
01:52Et là où on a un temps un peu plus sec, avec quelques éclaircies, c'est vraiment entre le Grand Est, le Lyonnais, et même un beau soleil sur la Méditerranée avec du vent.
02:01Et ça reste couvert sur la Corse, avec quelques averses et encore pas mal de vent.
02:04Les températures, un peu faibles, c'est vrai, surtout au Nord, 19 à 22 degrés seulement, jusqu'à 25 au Sud, et 29 degrés près de la Méditerranée.
02:14Merci beaucoup Peggy, à tout à l'heure.
02:17Jusqu'à 14h.
02:19Les auditeurs ont la parole.
02:21Amandine Bégaud sur RTL.
02:24Et on va retrouver Philippe, qui nous appelle de la Meuse, je crois.
02:27Philippe ?
02:28Oui, peut-être, Amandine.
02:29Oui, pardon, vous avez écouté avec nous les premiers mots de Sébastien Lecornu en direct sur RTL.
02:36Discours de passation de pouvoir, c'était il y a quelques minutes.
02:41Bon, vous étiez plutôt sceptique, vous nous disiez Emmanuel Macron n'a rien compris.
02:45Est-ce que ces mots vous ont fait un peu changer d'avis ?
02:50Non, je ne remets pas en doute les propos de Sébastien Lecornu dans son discours.
02:56Je pense que c'est un homme de bonne foi, mais il va finir le programme du président Macron.
03:02Et c'est très difficile pour lui de s'entourer de gens autour de lui.
03:07De toute façon, il y aura une opposition.
03:09Donc, je ne vois pas comment il va pouvoir faire avancer le pays.
03:13Et pourtant, il y a des coups français à faire.
03:15On n'a pas tant de solutions.
03:16Moi, je lui suggérais un homme, à Sébastien Lecornu, je lui suggérais de mettre M. Chanson.
03:26Là, on va rétablir les comptes, déjà, pour commencer.
03:28Et puis, on va remettre la France au travail.
03:30Parce que du télétravail et des semaines à 35 heures, ce n'est pas comme ça qu'on va remonter le pays.
03:34On est au pied du mur.
03:36Une France qui ne produit pas ne crée pas de richesse.
03:38On ne produit plus.
03:39Bon, Philippe, restez avec nous.
03:41Le Premier ministre a dit qu'il va falloir des ruptures.
03:43Restez avec nous, on va continuer à échanger.
03:45Bonjour, Evan.
03:46Bonjour à tous.
03:47Bonjour.
03:48Vous nous appelez d'où ?
03:49Angers.
03:50Angers.
03:51Et alors, vous, en revanche, vous êtes plutôt pro-lecornu, si j'ose dire.
03:55Écoutez, en tout cas, c'est bien de critiquer.
03:59Sans arrêt, on peut critiquer.
04:00Mais là, il faut quand même reconnaître que M. Lecornu, c'est un homme de dialogue.
04:05C'est quelqu'un, je pense, qui va pouvoir établir un certain dialogue avec la gauche.
04:11Avec le RN, il est déjà apprécié pour justement son sens du dialogue.
04:18Donc, je pense qu'à l'instant T, il peut y avoir un espoir.
04:22Maintenant, effectivement, c'est un macroniste de la première heure.
04:25Donc, il est quand même comptable du bilan global, on va dire.
04:29Et notamment, voilà.
04:31Mais de ce qu'il a fait, il a été quand même apprécié au ministère des Armées, aux Outre-mer.
04:38C'est quelqu'un qui est apprécié.
04:40Donc, il faut quand même le noter.
04:42Comme je disais, on peut critiquer.
04:43C'est bien de critiquer.
04:44Mais à un moment donné, il faut aussi reconnaître les bonnes choses.
04:46Et il faut les dire.
04:47Et je pense que...
04:48Evan, Philippe, vous restez avec nous.
04:50On va repartir dans la cour de Matignon.
04:53Thomas Després, vous êtes toujours en direct avec nous pour RTL.
04:57Sébastien Lecornu, qui est en train de saluer les membres du gouvernement,
05:01sortant le gouvernement des missionnaires.
05:05Exactement.
05:05Qui étaient ses collègues.
05:07Exactement.
05:07Il est toujours avec eux, là, en train d'échanger.
05:10Alors que le soleil pointe le bout de son nez, ici, dans la cour de Matignon.
05:13Alors qu'il y a eu quelques nuages tout à l'heure.
05:15Sébastien Lecornu, qui a tenu à raccompagner.
05:17Et c'est assez inédit.
05:19François Bayrou et les membres de son cabinet jusqu'à la porte.
05:23Jusqu'au portail de Matignon au terme d'un discours qui, lui aussi, était assez inédit.
05:30Nouveau sur la forme.
05:31Trois minutes seulement de prise de parole.
05:33C'est probablement le discours de passation le plus court de la Ve République.
05:38Vous avez rappelé ce mot.
05:41Les ruptures.
05:42Il va falloir des ruptures, a dit le nouveau Premier ministre plusieurs fois.
05:47pour combattre cette instabilité politique.
05:51Il n'y a pas de chemin impossible, dit Sébastien Lecornu, en ligne de mire ce décalage, dit-il entre eux.
05:59La situation politique et la vie des Français.
06:02On ne va pas pouvoir continuer avec ce décalage, dit le nouveau Premier ministre.
06:06Il va falloir aussi changer, être sûrement plus créatif, parfois plus technique, plus sérieux dans la manière de travailler avec nos oppositions.
06:13Mais je le dis aussi, il va falloir des ruptures.
06:15Des ruptures sur le fond, pas seulement sur la forme.
06:19Une nouvelle méthode qui a déjà commencé selon les proches de Sébastien Lecornu, puisqu'il a déjà passé des coups de téléphone avec certains responsables de l'opposition ce matin.
06:29Et il va continuer à consulter, cet après-midi, Gabriel Attal, Edouard Philippe, demain matin, la présidente de l'Assemblée, Yael Brande-Pivet,
06:36pour montrer que ce nouveau Premier ministre est déjà en travail pour former un gouvernement et donner un budget à la France.
06:42Merci beaucoup Thomas Despris.
06:44En direct de Matignon pour RTL.
06:46Philippe, Evan, vous êtes toujours avec nous.
06:48Olivier Posté est en studio avec nous, chef du service politique.
06:51Bonjour Olivier.
06:52Bonjour.
06:52Olivier, je voudrais juste qu'on essaye d'être un tout petit peu concret.
06:55On a entendu le Premier ministre, le nouveau Premier ministre, dire qu'il va falloir changer, être plus créatif, changer notre manière de travailler, notamment avec les oppositions.
07:06Ce sont très beaux mots.
07:07Qu'est-ce que ça peut vouloir dire concrètement ?
07:09C'est son défi.
07:10C'est celui d'arriver à convaincre les socialistes de ne pas le renverser, ce qu'ils ont fait avec François Bayrou, ce qu'ils avaient fait avec Michel Barnier,
07:19et arriver à un attelage où il a toujours les Républicains.
07:24On voit que dans l'électorat républicain et chez les élus, c'est divisé la question de la participation au gouvernement, de rester ou pas au gouvernement.
07:33Et il doit arriver à faire adopter un budget à la fin de l'année.
07:36C'est une mission extrêmement difficile.
07:38C'est-à-dire qu'il faut tenir un équilibre que ses deux prédécesseurs ne sont pas arrivés à tenir.
07:44Ça veut dire faire des concessions très...
07:45Alors ça veut dire, moi ce que je retiens c'est le mot rupture.
07:48Parce que je pense qu'il faut l'interpréter comme des ruptures avec la politique menée jusque-là par Emmanuel Macron.
07:55Ce qui permettra de convaincre les socialistes.
07:56Et pourtant c'est l'un des plus fidèles...
07:59Oui, oui, mais il n'y a pas d'autre possibilité.
08:01Pour que les socialistes ne le censurent pas immédiatement, ils demandent très clairement des changements de cap.
08:06Alors après, ça ne veut pas dire qu'il va accorder l'intégralité aux socialistes de ce qu'ils demandent.
08:11Notamment, bien évidemment, sur le plan des finances publiques.
08:13Mais il y aura des concessions.
08:14Ça veut dire qu'il a de la part d'Emmanuel Macron un mandat qui lui permet d'aller négocier ce qu'il a déjà commencé à faire ce matin.
08:21avec notamment les socialistes, c'est les plus importants, et puis le groupe Liot également.
08:25Pour arriver à revoir des politiques qui soient acceptables de ce côté-là de l'échec qui est politique.
08:31Pour pouvoir rester en place et surtout pour avoir un budget pour la France.
08:34Evan, vous êtes avec nous, pardon.
08:37Vous entendez à l'instant Olivier Boff.
08:39Vous pensez qu'il en est capable Sébastien Lecornu ?
08:42Écoutez, comme je disais, effectivement, c'est quelqu'un qui, c'est un bosseur.
08:47Il ne fait pas de vagues.
08:50Ce n'est pas vraiment un politique dans le sens où il n'est pas carriériste.
08:54Oh !
08:55Non, mais c'est vrai qu'il est discret dans les médias.
08:58Il a été élu très très jeune et il n'a fait que de la politique.
09:01C'est un 100% politique.
09:03Il a de l'ambition.
09:04Ce n'est pas un défaut pour moi, mais il a de l'ambition.
09:06Oui, bien sûr.
09:07C'est quelqu'un de discret et qui travaille.
09:09Ça, c'est vrai.
09:09Il culte la discrétion, tout à fait.
09:11Et d'ailleurs, c'est ce qu'apprécie Emmanuel Macron.
09:14Parce que quand il a des discussions avec lui, il n'ébrouille rien.
09:18C'est quelqu'un qui...
09:19Alors, ça va être intéressant d'ailleurs, parce que là, il passe à la lumière.
09:22Donc maintenant, il peut continuer de négocier de manière discrète.
09:26Mais il est quand même en pleine lumière et ça va être plus compliqué.
09:29Et Evan, je peux me permettre de dire votre âge ?
09:31Bien sûr.
09:31Vous avez 32 ans.
09:33Là, c'est un Premier ministre qui est plutôt jeune, 39 ans.
09:37Ça compte aussi.
09:38On l'a vu même dans le discours.
09:40Thomas Després le rappelait.
09:41Trois minutes, on a rarement vu un discours de patiation de pouvoir aussi rapide.
09:45Est-ce que ça, ça peut compter aussi pour les gens de votre génération ?
09:50Écoutez, le discours rapide, effectivement, ça ne fait pas d'esbrouche.
09:55Ça fait le côté un peu, si vous voulez, au travail.
10:00Il faut maintenant, c'est fini vos discours, etc.
10:03On y va, on discute avec les oppositions.
10:05Et puis, on s'y met, quoi.
10:07Fini le...
10:08Voilà.
10:09Philippe, vous n'avez pas changé d'avis ?
10:11Non, non, absolument pas.
10:13Premièrement, ce n'est pas une critique contre Sébastien Lecornu.
10:16C'est juste un constat.
10:17Ce que je constate, c'est que ça va être très, très difficile pour lui.
10:20Il n'était pas nommé Premier ministre que déjà les Insoumis font des menaces.
10:25Alors, ça va être très, très difficile.
10:27Oui, mais les Insoumis, c'est leur mode de fonctionnement, si je peux me permettre.
10:30Avant, ils menaçaient.
10:31Après, ils menacent.
10:32Et après-demain, ils menaceront toujours.
10:33Bien sûr, je suis d'accord avec vous.
10:35Mais ça sera très difficile.
10:37Parce qu'il y a des choses à faire dans le pays.
10:38Il y a des coups de France à faire.
10:40Et est-ce qu'il aura l'audace de le faire ?
10:41Et de s'entourer de bons ministres autour de lui ?
10:43Je pense que...
10:45Il a tout un terrain de ne pas reprendre des membres du gouvernement.
10:48Il faut qu'il y ait une ouverture.
10:50Ah, il faut faire tout le ménage ?
10:51Pas un seul membre ?
10:52Absolument.
10:52Il n'y a pas assez de monde.
10:53Bon, on va poursuivre le débat dans un instant.
10:56Philippe, Evan, on accueillera François et Sébastien.
10:59A tout de suite sur RTL.
11:01Envoyez-nous vos messages sur l'application RTL
11:03ou appelez-nous au 3210.
11:0550 centimes la minute.
11:09Amandine Bégaud.
11:10RTL Midi, les auditeurs ont la parole.
11:13Qu'est-ce qu'on attend du Premier ministre, M. Lecornuche ?
11:16Personnellement, rien du tout.
11:18C'est un macroniste.
11:19Et son discours ressemble à celui que Macron nous avait fait il y a quelques années.
11:24Quoi attendre de ces gens-là, puisque ça fait 7 ans qu'ils détruisent la France.
11:28Donc un Premier ministre macroniste, c'est plutôt une provocation.
11:32Ce message, c'est celui d'Isabelle au 3210.
11:36Vous continuez à réagir, bien sûr, à la nomination de Sébastien Lecornu.
11:39À ses premiers mots aussi, on les a suivis en direct il y a quelques instants sur RTL.
11:44Si vous avez raté ça, on va réécouter un extrait.
11:47Petit passage par vous d'abord, Victor Darkas.
11:49Bonjour, Victor.
11:50Bonjour, Amandine.
11:51Bonjour à tous.
11:51Et on a beaucoup de messages aussi sur les réseaux sociaux.
11:53Et sur notre page Facebook, Léo nous écrit
11:55Je prends cette nomination comme un doigt d'honneur.
11:57Emmanuel Macron n'a pas compris.
11:59Pour Marc et Franck, le compte à rebours est lancé avant une motion de censure.
12:03Et puis on a quand même Jacqueline qui souhaite un bon courage
12:05et Sébastien Lecornu dans cette nouvelle tâche.
12:07Merci beaucoup, Victor.
12:08On continue à échanger avec vous.
12:10Mais d'abord, pour ceux qui l'ont raté,
12:12extrait de ses premiers mots.
12:14Un discours très bref, puisqu'il a duré à peine 3 minutes.
12:18Premier ministre déterminé.
12:20On va y arriver, dit Sébastien Lecornu.
12:22Cette instabilité et la crise politique et parlementaire que nous connaissons
12:26commandent à l'humilité, à la sobriété.
12:30La deuxième des choses, c'est dire aux Françaises et aux Français qu'on va y arriver.
12:33Il n'y a pas de chemin impossible.
12:35Il faut qu'on arrive à mettre fin au fond à ce double décalage.
12:38Le décalage entre la situation politique
12:41et le décalage avec ce qu'attendent légitimement nos concitoyens et nos concitoyens
12:45pour leur vie quotidienne.
12:47Pour cela, il va falloir aussi changer.
12:50Être sûrement plus créatif.
12:51Parfois plus technique, plus sérieux dans la manière de travailler avec nos oppositions.
12:57Mais je le dis aussi, il va falloir des ruptures.
13:00Dès cet après-midi, je vais recevoir les premières forces politiques.
13:03Dans les tout prochains jours, les forces politiques et les forces syndicales.
13:07J'aurai l'occasion de m'exprimer prochainement devant les Françaises et les Français.
13:10Voilà pour ces premiers mots du nouveau Premier ministre.
13:13Vous avez pu les suivre en direct sur RTL.
13:15On analyse et on commente tout ça avec vous.
13:17Bonjour François.
13:19Oui, bonjour, bonjour.
13:19Vous nous appelez d'où ?
13:21De Honfleur.
13:22Oh, quel temps il fait, tiens, Honfleur ?
13:24Il fait gris.
13:25Il fait gris.
13:25Bon, bah écoutez, c'est le cas un peu partout au jour de nuit.
13:30Comme la politique.
13:31Voilà.
13:31La politique est grise.
13:32Bon, et quand vous avez entendu, tiens, Sébastien Lecornu dire, on va y arriver, vous y croyez, vous ?
13:37Mais pas du tout, mais pas du tout.
13:39Ça, c'est de la politique à spectacle du cinéma.
13:40Il y a un festival à Deauville de cinéma.
13:43Oui.
13:43Il faut mieux engager la politique dedans.
13:45Il finirait peut-être à Capalme-de-Nord.
13:47Il vous plaît pas ce nouveau Premier ministre ?
13:49Non, c'est pas le pire de tous.
13:51Je vous rassure, c'est un libéral.
13:53C'est la politique qu'il faudra un jour ou l'autre mettre en France pour solder la dette de la gauche avec les 35 heures, les RMI, tout le cinéma.
14:01qui l'ont fait la gauche avec l'impôt sur la fortune comme M. Fort voulait mettre.
14:06Vous vous rendez compte ?
14:06S'il aurait passé un tiers des riches en partie payer l'impôt à l'étranger, comme ça, il aurait fini le reste.
14:13Non, mais le problème, c'est que c'est du cinéma.
14:15Il n'y a plus rien qui va en France.
14:17Il oublie le principal, mais il ne pourra jamais faire voter qui que ce soit.
14:21Parce qu'il sera obligé de mettre le 49-3.
14:23Dès qu'il va mettre le 49-3, Mme Le Pen et la bande à Mélenchon, ils vont dissoudre instantanément.
14:29Donc, ça va repartir comme c'est venu.
14:31Sauf si les socialistes sont d'accord pour ne pas le censurer.
14:38S'ils ont tenu des choses dans le budget.
14:40Ils ne veulent pas de politique libérale, les socialistes.
14:42Ils vont dire Amène, simplement pour avoir le budget pour toucher leur salaire à la suite,
14:46comme pour des intérêts pour tous.
14:48Donc, ce qui donne à comprendre, il va falloir faire des élections américaines.
14:51Comme les grandes primaires, gauche, c'est-à-dire la gauche, c'est les sociodémocrates,
14:56et droite, c'est les républicains.
14:58M. Macron, il devrait sortir par la grande porte.
15:00Oui, mais on a trois blocs aujourd'hui, monsieur.
15:02On a trois blocs aujourd'hui.
15:03Aux Etats-Unis, le système est fait pour qu'il n'y en ait que deux.
15:06Oui, c'est pour ça qu'ils ne vont jamais de problèmes comme ça.
15:09Regardez l'Allemagne, elle a les mêmes problèmes que nous.
15:12La Belgique, elle a les mêmes problèmes que nous.
15:14Tout ça, c'est parce qu'ils ne veulent pas dégraisser le mammouth.
15:16Si vous faites des primaires, vous en supprimez la moitié.
15:18L'Allemagne a fait des efforts.
15:19La moitié de la bureaucratie.
15:20Mais François, qu'est-ce que, concrètement, très bien, mais qu'est-ce que vous feriez là, maintenant ?
15:26Moi, je suis à la place du président Macron, il faut respecter.
15:30Je suis à la place du président Macron, je demande à la Chambre constitutionnelle
15:33de prendre un plan pour faire des primaires comme l'Amérique,
15:37pour sortir, parce que dans six mois, un an, on revient en triangulaire.
15:41Alors, on va repartir cinq ans comme ça, mais la France, ça va couler définitivement.
15:45Le FMI va nous prendre en main, les petits retraités vont taper dans leur pension,
15:49ils vont appauvrir tout le monde.
15:50C'est-à-dire que là, il faut réformer ce système qui ne marche pas.
15:54Mais pour réformer le système, pourquoi pas, mais il faut les deux tiers de l'Assemblée ou un référendum.
16:02Oui, on a une Assemblée de briques à braques, alors c'est le moment.
16:05On n'aura pas de majorité pour faire ça.
16:07Oui, mais si, parce qu'il y a quand même des gens là-dedans qui sont d'accord.
16:10Le Sénat, je pense que le Sénat, en grosse partie, serait d'accord.
16:14Mais pas à l'Assemblée.
16:15Il est à droite, il est à droite le Sénat.
16:17Donc, ce qui donne à comprendre que si M. Macron ne fait pas un système comme ça,
16:20il aurait été dix ans inutile.
16:22Tandis que là, il sortirait par la grande porte, faire des grandes primaires,
16:25pour débloquer le pays.
16:26Ce n'est pas pour l'arranger à lui-même, c'est pour débloquer.
16:29Il serait un grand, il serait sorti par la grande porte,
16:32comme le général de Gaulle a débloqué des situations.
16:34Vous avez compris qu'il n'en était pas là.
16:36Olivier, le Président a promis, il l'a redit à plusieurs reprises,
16:42de redonner la parole aux Français.
16:43On avait parlé et évoqué des référendums.
16:45Là, c'est...
16:46Oui, il en a parlé plusieurs fois.
16:48On ne l'a jamais vu, on le verra très probablement pas.
16:50Mais pourquoi pas un référendum là-dessus ?
16:51Je suis d'accord avec vous, je vous l'accord.
16:52Pour faire un référendum, demandez à tous les citoyens français
16:55s'ils veulent changer de mode de scrutin,
16:57parce que ce scrutin-là, ça plombe l'État.
17:00C'est-à-dire qu'on n'aura jamais de majorité de gauche ou de droite
17:04parce qu'il y a trois partis qui sont équivalents.
17:06Vous avez raison aujourd'hui, mais vous parliez tout à l'heure des pays européens.
17:11Les pays européens où il y a des élections à la proportionnelle,
17:15ça impose aux partis politiques de se mettre d'accord pour pouvoir exercer le pouvoir.
17:19C'est ce qui se passe en Espagne.
17:20Et en Espagne, ils ont fait beaucoup d'efforts sur le plan financier.
17:23En Allemagne, ils ont aussi eu des politiques de régler.
17:25Vous avez vu l'Allemagne, comment qu'elle a régressé ?
17:27Elle n'a plus de croissance, elle n'a plus rien.
17:28En plus, elle fait des trucs avec les écolos.
17:30Les écolos taxent tout.
17:31Regardez, les écolos, ils ont tué tous leurs belles automobiles.
17:33Ils vont quand même mieux que nous, si je peux me permettre.
17:35Oui, ils vont un peu mieux que nous, quand même.
17:37C'est normal, ils ont 80 millions d'habitants.
17:39Et en matière de déficit, ils vont beaucoup, beaucoup, beaucoup mieux que nous.
17:42Naturellement, parce qu'ils l'ont déjà réformé avant.
17:44Ils ont fait déjà des réformes de diminution du mammouth.
17:47Tandis que nous, on agrandit le mammouth de plus en plus.
17:51On marche à l'envers.
17:52François, restez avec nous, on va accueillir Sébastien.
17:55Bonjour Sébastien.
17:57Bonjour.
17:57Vous nous appelez d'où, vous ?
17:59Du chénère au concours dans les Yvelines.
18:01Très bien.
18:01Vous êtes satisfait de la nomination de Sébastien Le Cordu ?
18:05Écoutez, on verra à l'usage.
18:07Moi, je suis quand même ravi qu'on ait mis moins de temps que les fois précédentes
18:11à trouver un Premier ministre.
18:13Moi, ce que je regrette, c'est...
18:14Je ne vais pas faire comme les auditeurs auparavant, faire de la politique fiction.
18:18Moi, je regrette qu'on ait perdu neuf mois.
18:20Tout ça du fait du caprice d'un président de la République qui, sur des élections européennes perdues, a cru bon, a réagi à chaud, de voir dissous de l'Assemblée.
18:31Aujourd'hui, le chaos, c'est lui.
18:33Et où je suis d'accord, c'est que si il avait la grandeur...
18:37Le costume est un peu trop grand pour lui.
18:40La grandeur, il devrait prendre véritablement sa responsabilité.
18:44Cette instabilité politique qui entraîne le pays dans l'abîme, qui crée des tensions économiques, sociétales, environnementales,
18:53qui ait fait la risée du monde entier, eh bien, il devrait remettre sa démission, car c'est seulement lui qui a fait cette situation.
19:00Je rajouterais que les neuf mois de M. Bayrou, qui est du modem, regardez ce qu'est le modem.
19:08C'est quand même pas...
19:09Excusez-moi, le centre, pour moi, n'existe pas en politique.
19:12Et je suis de droite.
19:13Mais ce que je regrette, c'est que M. Bayrou, lui aussi, a fait un caprice.
19:16Il a fait pression, il y a neuf mois, pour avoir ce titre de Premier ministre.
19:21Aujourd'hui, nous sommes dans une impasse totale.
19:24Moi, je souhaite que M. Lecornu, que j'ai eu à l'occasion de rencontrer plusieurs fois quand il était ministre des Armées,
19:30lors de cérémonies ou de conférences qu'il donnait...
19:33Parce que vous êtes vous-même militaire ?
19:35Pas du tout, pas du tout.
19:37Je fais partie de l'association, et notamment, je fais partie de l'association de mémoire.
19:42Il était souvent aux cérémonies de Normandie, pour le département de juin 1944.
19:47La seule chose, c'est qu'aujourd'hui, je lui souhaite du courage.
19:50J'espère qu'il mettra en application, même si c'est quand même...
19:54N'oublions pas, M. Lecornu était à l'UMP, était au LR, et il est passé à Macronie.
19:59C'est vrai que c'est un très fidèle du président Macron.
20:02Mais je pense qu'il a fait chance, en se démarquant, de certaines choses de la Macronie,
20:07qui nous ont entraînés vraiment dans une bêtise totale,
20:13en s'entourant de gens, et notamment de gens dans son administration,
20:17dans son entourage d'équipes, on va dire, de cabinets,
20:21qui sauront faire des choses intelligentes.
20:23Mais vous pensez qu'il faut que la droite travaille avec lui ?
20:25Vous rappeliez, bien sûr, qu'il vient de l'UMP.
20:29Vous nous disiez, je suis de droite.
20:30C'est les Républicains ?
20:32J'étais aux Républicains.
20:34Les Républicains m'ont déçu depuis quelques années.
20:35Je n'ai pas repris ma carte.
20:37Mais je reste quand même de mouvance de droite.
20:40Je suis historiquement, grâce à mon grand-père, un gaulliste dit gaulliste social.
20:45Parce que je veux avant tout les partis politiques,
20:48ce qu'a remis M. Macron, ce que dénonçait le général de Gaulle d'ailleurs.
20:51Il a remis le régime des partis.
20:52Moi, je veux la grandeur de la France.
20:54Et aujourd'hui, on n'a pas d'autre alternative que de travailler tous ensemble.
20:58Faisons une union nationale.
21:00Elle est fille, ce n'est pas la peine.
21:01Moi, je pense qu'il faut tendre la main au RN.
21:03Le RN, aujourd'hui, n'est pas l'extrême droite de M. Le Pen.
21:06Je sais que je vais choquer en disant ça.
21:08Mais je le pense vraiment.
21:09Il faut aller jusqu'au PS ?
21:11Au PS, il faut voir.
21:12Vous savez, moi, j'ai travaillé il y a quelques années avec des gens qui étaient de droite,
21:16qu'on travaillait avec le PS, pour ne pas les nommer.
21:18Notamment M. Jean-Pierre Sasson à Hausser.
21:20Et ça marchait très bien pour la ville d'Hausser.
21:22Vous allez rester avec nous.
21:24On va se retrouver et poursuivre, bien sûr, le débat avec Olivier Bost aussi,
21:27dans un tout petit instant.
21:28Et puis à 14h, comme chaque jour, ce sera l'heure du crime.
21:31Bonjour Jean-Alphonse Richard.
21:32Bonjour Amandine.
21:33Quel est le programme du jour ?
21:34Alors, une affaire inédite.
21:35Un meurtre non résolu, celui au printemps 2007 à Dax, dans les Landes,
21:40d'une kinésithérapeute retraitée, Françoise Lamarck.
21:44Une femme tranquille, sportive, souriante.
21:46On va la retrouver chez elle, baignant dans une mare de sang.
21:50On va penser à un cambriolage.
21:52Mais la police a des doutes parce que le meurtrier, c'est assez rare,
21:56a caché volontairement le visage de sa victime.
21:59Peut-être parce qu'il ne voulait pas la voir, pas affronter son regard.
22:02Alors, est-ce que c'est un familier ? C'est possible.
22:05Le pôle des cold case a repris ce dossier.
22:09Et cette enquête totalement oubliée, que je ne connaissais pas,
22:12qui est totalement inédite, cette enquête oubliée,
22:15est en train de refaire surface.
22:17C'est Françoise Lamarck et le visiteur sans visage,
22:20dans l'heure du crime, 14h.
22:22A tout à l'heure Jean-Alphonse et nous, on se retrouve dans un instant
22:24avec Sébastien, notamment Sébastien,
22:26qui propose une coalition, on dirait,
22:29ou en tout cas quelque chose qui ressemble,
22:31c'est pas tout à fait ça, du PES au Rassemblement National
22:34pour Sébastien Lecornu.
22:36Bonne idée ou pas, vous pouvez continuer à réagir au 3210.
22:38A tout de suite sur RTL.
22:39Vous écoutez, les auditeurs ont la parole,
22:50et cette question aujourd'hui, Sébastien Lecornu,
22:53le nouveau Premier ministre, est-il ou pas l'homme de la situation ?
22:56On en débat dans moins de 50 secondes.
22:58A tout de suite.
22:59A tout de suite.
22:59J'espère qu'il sera vraiment écouté, presque l'ensemble des forces politiques.
23:12Ils ont toutes des idées, elles ne sont pas toutes applicables.
23:14On ne peut pas appliquer toutes les idées du RN,
23:16ni toutes les idées du Parti Socialiste.
23:18mais en prendre un peu de chacun d'entre eux
23:20pour pouvoir trouver une solution qui soit acceptable
23:22et un budget qui permette de commencer à rétropédaler
23:26et réduire la dette.
23:27Je pense que c'est largement jouable.
23:29Le message de Gérard, de Nantes, plutôt optimiste,
23:33donc qui appelle le nouveau Premier ministre à tendre la main.
23:36On poursuit bien sûr le débat après cette passation de pouvoir
23:39qui a eu lieu à Matignon.
23:41Vous avez suivi en direct le discours de Sébastien Lecornu.
23:45On va retrouver Sébastien Duchesnet dans un instant
23:48qui propose une main tendue au Rassemblement National.
23:50Avant cela, on accueille Isabelle.
23:52Bonjour Isabelle.
23:54Oui, bonjour Abandine.
23:55Vous nous appelez d'où ?
23:57D'Angoulême.
23:58Bon, et alors vous, Sébastien Lecornu, pour, contre, bonne idée, pas bonne idée ?
24:02Pas bonne idée, puis contre.
24:05Voilà, c'est un monsieur qui prend surtout la politique macroniste
24:09qui a été désigné par M. Macron deux, trois fois pour un gouvernement.
24:13Là, on le retrouve, ce monsieur.
24:15Je pense que même, il voulait prendre la place de M. Béroud il y a un petit moment.
24:19Il était sur la célèbre déjà quand M. Béroud a été nommé.
24:24Donc, c'est une main tendue à un copain.
24:28Et je ne trouve pas ça bien pour le peuple.
24:31Nous, ceux d'en bas qui déjà souffrons depuis quelques années
24:35avec la politique de M. Macron.
24:37Donc, on va devoir encore supporter des décisions macronistes.
24:42Et ce monsieur, je pense qu'il flaire l'austérité.
24:47Et pour moi, ce n'est pas du tout une bonne idée.
24:49Quand vous dites nous, ceux d'en bas, qu'est-ce que vous voulez dire ?
24:53Qu'est-ce qui a changé dans votre vie depuis ces dernières années ?
24:58Mon pouvoir d'achat, que je trouve de plus en plus diminué.
25:01Et puis, aujourd'hui, ça m'inquiète et ça me stresse.
25:04Parce que je me dis, je suis acheteuse d'une maison récemment.
25:08Et je me dis, est-ce que je vais pouvoir payer mes mensualités ?
25:12Donc, si je les paye au vu de tout ce qui est augmenté,
25:15il va falloir que je réduise mes petits plaisirs.
25:18Enfin, des petits, oui, des petits plaisirs.
25:19Qu'est-ce que vous faites comme métier, Isabelle ?
25:22Moi, je suis comptable dans une entreprise privée.
25:24Et tu peux me permettre de vous demander votre salaire ?
25:27Oui, oui, je suis à 1900 euros par mois.
25:29Et donc, une fois que vous avez remboursé votre crédit,
25:35est-ce qu'il faut payer ?
25:36Oui, bien sûr.
25:37Plus l'EDF, plus l'eau, etc.
25:40Je sors en charge fixe 1000 euros par mois.
25:441000 euros par mois ?
25:45Donc, il vous en reste 900 pour vivre, c'est-à-dire pour manger ?
25:48Oui, j'ai un fils à charge.
25:52Donc, il faut payer l'essence en plus.
25:54Donc, c'est des frais à côté.
25:55Et puis, entretenir les voitures, entretenir l'extérieur ou la maison.
26:02Mais, enfin, pour moi, je suis très inquiète.
26:04Qu'est-ce qu'il faudrait pour vous ?
26:06Qu'est-ce que vous souhaiteriez pour que les choses changent ?
26:11Eh bien, écoutez, qu'il fasse une politique pour le peuple,
26:15c'est-à-dire arrêter les augmentations de prix.
26:19Quand on voit les augmentations dans les grands magasins,
26:22pourquoi ça flambe encore ?
26:23Pourquoi on en est arrivé là ?
26:25Et puis, M. Le Cornu était ministre des Armées.
26:29Donc, ce n'est pas le sujet.
26:30Mais tout l'argent que l'on peut donner à d'autres pays pour les aider,
26:34plus les aides sociales ici en France,
26:37eh bien, moi, je me retrouve à me dire,
26:39moi, je suis en train de crever petit à petit,
26:41alors que d'autres s'en sortent bien.
26:43Isabelle, on est avec Sébastien aussi,
26:46qui, juste avant qu'on fasse une toute petite pause,
26:48nous disait qu'il faut tendre la main au Rassemblement National.
26:51Est-ce que ce serait une bonne chose, d'après vous ?
26:53Je pense que oui,
26:55parce que moi, je suis ancienne électrice.
26:57Aujourd'hui, je me pose la question,
26:59parce que quand je vois le Rassemblement National,
27:01ils sont très gourmands de venir au pouvoir,
27:03j'espère quand même qu'en étant gourmands,
27:06ils puissent trouver des bonnes solutions.
27:09Parce qu'on est dans un tel État,
27:11je ne sais pas qui pourrait nous sortir de là,
27:14à part, comme disait un des intervenants,
27:18une coalition, mais intelligente.
27:20Il ne faut pas tirer tout le temps la couverture à soi.
27:23Sébastien, quand vous disiez,
27:25il faut tendre la main au RN,
27:27juste très concrètement, ça veut dire quoi ?
27:28Des ministres RN dans le gouvernement ?
27:30Et pourquoi pas ?
27:31Pourquoi pas ?
27:32Regardez aujourd'hui quand même,
27:33je ne parle pas des sondages,
27:35regardez les résultats des dernières élections.
27:37Je vais vous prendre un exemple.
27:38Moi, je suis propriétaire d'une maison dans Lyon.
27:40Trois circonscriptions.
27:42Il y avait deux circonscriptions en droite,
27:43une pour Renaissance.
27:45Aux dernières législatives,
27:46les trois sont passées RN.
27:48Donc, il y a un véritable problème,
27:50notamment dans les cantos ruraux,
27:52enfin en province.
27:53Les choses n'ont rien changé
27:54depuis les gilets jaunes
27:55et les promesses de M. Macron.
27:57Aujourd'hui, nous avons quand même,
27:58et je le répète,
28:00le Front National était l'extrême droite
28:03avec M. Le Pen.
28:05Le RN avec, notamment,
28:06je pense à Sébastien Chenu,
28:08je pense à Julien Audoul,
28:10je pense à, bien sûr,
28:11à Jordan Bardella.
28:12Tous ces gens-là,
28:13regardez leurs discours,
28:15regardez les discours du RPR
28:17ou du Parti républicain
28:18de François Léotard
28:19et d'Alain Madeleine
28:20dans les années 90.
28:22Il n'y a pas beaucoup de frontières.
28:24Et moi, je pense qu'à un moment,
28:25il faut, comme on le dit,
28:27poser...
28:27On est dans une situation
28:29qui est inédite
28:30depuis la création
28:31de la Ve République.
28:33Jamais on n'a connu ça.
28:35Donc, il faut peut-être ouvrir.
28:37Olivier Bost,
28:37le chef du service politique
28:38est avec nous.
28:39Olivier,
28:40des ministres et reines
28:41dans ce gouvernement Le Cornu,
28:42ça paraît quelque chose
28:43d'envisageable ou pas ?
28:44Non, ce n'est pas du tout l'idée.
28:45On pourrait penser
28:46parce que Sébastien Le Cornu,
28:48le nouveau Premier ministre,
28:49c'est l'une de ses qualités.
28:50On le sait,
28:51il parle avec tout le monde.
28:52Il a notamment dîné
28:54plusieurs fois
28:55avec Marine Le Pen,
28:56avec Jordan Bardella.
28:57Donc, il n'y a pas de sectarisme
28:59de sa part.
29:00Il discute vraiment
29:01avec tout le monde.
29:02Mais Emmanuel Macron,
29:04hier soir,
29:05après avoir pris la décision
29:06de nommer Sébastien Le Cornu
29:08Premier ministre,
29:09c'est entretenu avec
29:10quelques journalistes.
29:11Alors, je n'étais pas
29:12à l'Élysée,
29:12mais j'ai le compte-rendu
29:14de ce qui s'y est dit.
29:15Et ce n'est pas du tout
29:16l'idée d'Emmanuel Macron
29:17d'aller chercher
29:18des ministres
29:20rassemblement national.
29:21Il a dit très clairement
29:22Marine Le Pen,
29:24elle veut nous dégager.
29:25Donc, il faut la démasquer.
29:26Ils ne sont pas devenus républicains.
29:28Ça, c'est notamment
29:29par rapport au message
29:30que pouvait porter
29:31Nicolas Sarkozy
29:32la semaine dernière.
29:33Il faut les démasquer.
29:34C'est ce qu'a dit
29:35Emmanuel Macron,
29:36hier soir.
29:38Aucune alliance passée
29:39avec l'ERN.
29:40Ça n'existe pas politiquement.
29:41Donc, ce n'est pas du tout
29:42dans la mission
29:43qui est donnée
29:44à Sébastien Le Cornu
29:45d'aller chercher
29:46des accords
29:47ou même
29:48une indulgence
29:49de la part
29:49du Rassemblement national.
29:50Kader Dali, bonjour.
29:53Allô ?
29:54Kader Dali ?
29:57Alors, on a un petit souci
29:58visiblement.
29:59On va essayer de...
29:59Sébastien, je peux faire
30:00une intervention très rapide.
30:01Allez-y Sébastien, bien sûr.
30:03Alors, Sébastien Darmot
30:04et après Kader Dali.
30:05Voilà, je conclurai par ceci
30:07et je vous remercie
30:08de m'avoir donné la parole.
30:09Une fois de plus,
30:10M. Macron n'a rien compris.
30:12Il s'enferme
30:12dans cette tour d'ivoire
30:13pour les deux ans qui restent.
30:15C'est lui qui va continuer
30:16l'instabilité politique.
30:17Il n'est pas sûr
30:18que d'ailleurs,
30:19il y a eu des différents...
30:20D'ailleurs, il y a quelque temps,
30:21il y a eu des différents
30:22points de vue
30:23avec M. Lecornu.
30:24Je regrette
30:25qu'il n'y a pas
30:26d'ouverture possible
30:27pour qu'on puisse
30:28dégager ce pays
30:29de cette situation.
30:31Eh bien, moi,
30:31je n'ai qu'une seule solution,
30:33que M. Macron
30:33prenne ses responsabilités
30:34et qu'il quitte
30:35l'Elysée au plus vite.
30:37Et vous remercie...
30:37Kader Dali, juste...
30:39Bonjour.
30:39Vous entendez ?
30:40Oui, je vous entends.
30:41Vous nous appelez Nancy.
30:42Bonjour tout le monde.
30:42Oui, tout à fait.
30:43On vous écoute.
30:44Écoutez, dans cet océan
30:45de mauvaises nouvelles,
30:47la seule bonne nouvelle
30:48qu'on puisse avoir
30:48déjà dans un premier temps,
30:50c'est qu'il n'y a pas eu
30:50de flottement.
30:51On a eu une nomination
30:52en 48 heures.
30:53Moi, je trouve que c'est déjà
30:54une bonne nouvelle
30:55de ne pas laisser
30:55dans le flou
30:57les Français.
30:59Au-delà de ça,
31:01tout le monde le remarque,
31:02on est passé
31:03de la Vème République
31:04à la IVème République
31:05avec ses trois blocs.
31:06C'est très compliqué.
31:08On a quand même
31:08les deux extrêmes
31:09qui se crêpent le chignon
31:10entre l'extrême gauche
31:13qui, pour eux,
31:14tout est dû aux riches
31:15et l'extrême droite,
31:16tout est dû aux immigrés.
31:18On a l'avantage
31:19de le corps nu
31:20qui fait preuve
31:20d'une certaine sagesse,
31:22je trouve,
31:23et qui, j'espère,
31:25parce qu'au-delà des partis,
31:27je répète les formules
31:29d'un élu de Cerné
31:30que je salue d'ailleurs,
31:31M. Émile,
31:31qui disait
31:32qu'entre les partis,
31:33il faut choisir la patrie.
31:35À un moment donné,
31:35il faudrait voir
31:36l'intérêt de toute la France
31:37et pas l'intérêt des partis
31:38parce qu'il n'y a que
31:39des jeux de partis là-dedans
31:40et trouver un consensus
31:42pour aller jusqu'à
31:43l'élection présidentielle
31:45parce que la Vème République,
31:47elle n'a rien prévu
31:48pour faire partir
31:50un président de la République
31:51à part la haute trahison,
31:53ce qui n'est pas le cas,
31:54bien sûr.
31:55Mais je pense
31:56qu'il faudra accompagner
31:58notre président de la République
31:59qui, pour lui,
32:01est occupé à 100%
32:02sur la Russie
32:03et j'ai l'impression
32:04qu'il a complètement oublié
32:05les affaires intérieures.
32:06Merci beaucoup,
32:07Kader Dali.
32:08Je suis désolée
32:09de vous couper.
32:10Je vous promets
32:11qu'on vous reprendra
32:13ces prochains jours
32:14sur ce sujet
32:15et sur un autre.
32:15Olivier Bois,
32:16vous vouliez juste ajouter
32:16un petit mot ?
32:17Non, juste pour conclure,
32:18c'est exactement la mission
32:19de Sébastien Lecornu
32:21de trouver du compromis.
32:22Bon, trouver du compromis,
32:23on va surveiller bien sûr
32:24tout ça.
32:25Cette nomination
32:26et cette arrivée
32:26à Matignon
32:27de Sébastien Lecornu,
32:29elle intervient
32:30dans un contexte particulier,
32:31inédit,
32:32ce mouvement bloquant tout.
32:33Est-ce que vous manifestez
32:34là en ce moment même
32:35ou au contraire,
32:36est-ce que vous êtes gêné,
32:38bloqué,
32:38au moins 295 interpellations
32:42à 13h40 ?
32:42On y revient
32:43dans un instant.
32:4312h30, 14h,
32:47les auditeurs ont la parole
32:48avec Amandine Bégaud.
32:53Jusqu'à 14h,
32:56les auditeurs ont la parole
32:57Amandine Bégaud sur RTL.
33:00Nous, nous sommes bloqués
33:01par rapport aux manifestations.
33:03À Cannes,
33:05c'est la galère totale,
33:06franchement,
33:07impossible de circuler,
33:09les bouchons sur bouchons,
33:10c'est la grosse merde.
33:11Ce message,
33:12c'est celui de Yacine
33:13qui nous appelait de Cannes.
33:14Yacine,
33:15qu'on va retrouver
33:15dans un tout petit instant.
33:16Avant cela,
33:17je vous propose
33:18d'aller faire un détour
33:19par Paris.
33:21L'ENA Ménager,
33:21on vous retrouve.
33:23Vous étiez tout à l'heure
33:24aux côtés de ces manifestants
33:25qui faisaient face
33:26aux forces de l'ordre
33:27Gare du Nord à Paris.
33:29Où est-ce que vous en êtes ?
33:31Alors, Amandine,
33:32impossible de rentrer
33:32dans la Gare du Nord.
33:33Donc,
33:33les manifestants
33:34se sont engrouffrés
33:35dans le métro
33:36avec un mot d'ordre
33:37direction la place du Châtelet
33:38au cœur de Paris.
33:39Alors, je les ai suivis.
33:40Là-bas,
33:41beaucoup de jeunes,
33:42d'étudiants,
33:42mégaphones à la main.
33:44Déjà,
33:44quelques pancartes aussi
33:45pour le départ
33:46de Sébastien Lecornu,
33:47le nouveau Premier ministre.
33:48Et puis,
33:49le ballon rouge
33:49de la CGT
33:50qui flotte au milieu
33:51de la place.
33:52Des camions de CRS
33:53attendaient les manifestants.
33:54Ils encadrent toute la zone
33:56qui reste pour le moment
33:57assez calme.
33:59Et une manifestation
34:00qui doit partir
34:00à la fois du Châtelet
34:01et de la place
34:02de la République
34:03dans les prochaines minutes.
34:06Le départ,
34:07a priori,
34:08était prévu
34:08pour 14 heures.
34:10Merci beaucoup,
34:10Léna Ménager.
34:11Vous revenez vers nous
34:12s'il y a du nouveau.
34:13Bien sûr,
34:14on va retrouver Yacine.
34:15Bonjour, Yacine.
34:16Bonjour, bonjour.
34:17On a entendu votre message
34:19que vous nous avez laissé.
34:21Du coup,
34:21on a décidé de vous appeler.
34:22Vous nous appeliez de Cannes.
34:24Vous étiez coincé
34:25dans les embouteillages,
34:26je crois,
34:26à cause des manifestations.
34:27C'est toujours le cas ?
34:29Non, là,
34:29je viens juste de réussir
34:30de m'en sortir.
34:31J'ai été bloqué
34:32pendant à peu près 45 minutes.
34:33C'était la galère totale.
34:35Vous êtes plombier,
34:36c'est ça ?
34:37C'est ça.
34:37Vous avez dû repousser,
34:39décaler certains rendez-vous ?
34:41Plusieurs fois, oui.
34:43Au moins,
34:43quatre ou cinq rendez-vous.
34:45Du coup,
34:45je ne sais pas
34:46combien j'en ai
34:47pour l'instant.
34:49Vous les comprenez,
34:50ces manifestants ?
34:52Je ne comprends pas
34:53pourquoi autant
34:54d'acharnements
34:55comme ça
34:55sur les automobilistes.
34:57à bloquer les routes.
34:59Moi, je suis là
35:00pour travailler.
35:02Et bon,
35:03j'ai des galères
35:04et ils m'empêchent
35:04d'aller travailler.
35:07Ça veut dire
35:07que vous avez perdu
35:09de l'argent aujourd'hui
35:09à cause de ce mouvement ?
35:13Oui,
35:14à peu près 25%
35:14de ma journée
35:15est foutue.
35:18Oui,
35:18ce n'est pas rien.
35:19Vous êtes
35:19dans quel état d'esprit ?
35:22Très frustré.
35:25Ça me fait chier
35:26quand même
35:27d'avoir perdu
35:28autant de temps
35:28pour un rien.
35:31On sait très bien
35:32qu'entre nous,
35:33ça ne va pas bouger,
35:34que ça ne va rien changer.
35:35Yacine,
35:36je vous propose
35:36d'écouter
35:37et de rester avec nous
35:38si vous avez
35:38un tout petit instant.
35:39Patrick,
35:40bonjour Patrick.
35:41Bonjour.
35:42Vous nous appelez d'où ?
35:43Moi, je suis de Vannes.
35:44Il y a un chien derrière.
35:46Oui.
35:46Il s'appelle comment ?
35:48Uji.
35:49Uji,
35:49c'est quoi comme chien ?
35:50C'est un petit labrador.
35:52Un petit labrador,
35:53très bien.
35:53Vous allez manifester
35:55cet après-midi
35:55avec votre chien ou pas ?
35:57Ah ben non,
35:57j'en m'aime pas le chien
35:58mais j'y vais, oui.
35:59Bon, expliquez-nous
36:00pourquoi vous allez manifester
36:01cet après-midi ?
36:03Écoutez,
36:04moi je vais répondre
36:05justement à ce monsieur
36:06et si vous voulez,
36:08il ne s'agit pas de café,
36:09il ne s'agit pas de ceci,
36:11de cela.
36:11à la base,
36:12le mouvement,
36:13c'est un mouvement citoyen,
36:15Yacine.
36:15Alors,
36:16à moins que lui
36:16soit très content
36:18de ce qui se passe,
36:19à moins que lui
36:20fasse partie
36:21du grand macroniste,
36:22je pense qu'il est
36:23comme tout le monde,
36:25on bosse,
36:26on se lève
36:27et à la fin du mois,
36:29on a du mal
36:29à y arriver.
36:30Donc,
36:31au bout d'un moment,
36:32si vous voulez,
36:32il faut savoir montrer
36:33l'écrou
36:33et l'écrou,
36:35c'est de bloquer le pays
36:36parce que là,
36:37forcément,
36:38c'est des charges
36:39qui ne rentrent pas,
36:40c'est de la TVA
36:41qui ne rentre pas
36:41dans les caisses
36:42et c'est un message
36:44à faire,
36:45c'est-à-dire,
36:46au jour d'aujourd'hui,
36:47les citoyens
36:48veulent reprendre
36:50la main
36:50sur la politique,
36:52donc pas de CGT,
36:54pas de FO,
36:54pas de LFI,
36:56non,
36:56tout cela,
36:56on s'en fout,
36:57on n'en a pas besoin.
36:58C'est le peuple
36:58qui parle
36:59et le peuple,
36:59il dit,
37:00dans sa immense majorité,
37:03M. Macron,
37:04va-t'en.
37:05C'est aussi simple
37:06que ça
37:06et c'est un cri
37:07à pousser
37:08et j'invite
37:10plutôt Yacine
37:10et tous ceux
37:11qui m'écoutent
37:12à nous rejoindre
37:13même pour une heure,
37:13même pour deux heures,
37:14ce n'est pas grave,
37:15c'est pour montrer
37:16la quantité de personnes
37:18qui en ont marre.
37:19Yacine,
37:19répondez à Patrick.
37:21Attention,
37:21je n'ai pas dit
37:21que j'étais contre
37:22les manifestations,
37:24j'ai dit que j'étais
37:24contre les personnes
37:25qui bloquaient
37:26les automobilistes,
37:27c'est-à-dire
37:28qui empêchaient
37:29les gens
37:29d'aller travailler.
37:30Si,
37:31Yacine,
37:32comment vous voulez faire ?
37:33Mais Yacine,
37:34comment on sait d'autres ?
37:35Puisque vous ne le faites pas
37:36de manière spontanée,
37:37il faut bien vous pousser
37:38un peu à le faire,
37:39à nous rejoindre.
37:41Voilà,
37:41et puis 45 minutes,
37:42ce n'est pas la mort.
37:43Je suis obligé,
37:44je suis obligé,
37:45j'ai des charges à payer,
37:47j'ai des factures à payer,
37:48j'ai des familles.
37:48Mais bien sûr,
37:49c'est là-dessus
37:50que le gouvernement,
37:50il tient,
37:51c'est parce qu'il sait
37:52qu'ils vous tiennent
37:52tous à la gorge.
37:54Mais vous croyez
37:54qu'en 68,
37:55vos parents,
37:56ils n'avaient pas
37:56des factures à payer
37:57et pourtant,
37:58qu'est-ce qu'ils ont fait ?
37:59Eh bien,
37:59ils sont descendus.
38:01Eh bien, voilà.
38:02C'est la même chose.
38:03Laissez Yacine répondre.
38:05Je suis tout à fait
38:06d'accord avec vous,
38:07sauf qu'on a changé,
38:09ce n'est plus
38:09la même génération.
38:11Les prix ont augmenté,
38:14on ne sait plus
38:15quoi faire en fait.
38:16Donc,
38:17on est obligé
38:17d'aller travailler
38:18d'un moment ou l'autre.
38:19C'est une journée perdue
38:21quasiment pour plusieurs personnes,
38:23pour rien,
38:24parce qu'on sait très bien
38:25que le gouvernement
38:26ne va rien changer.
38:28Ah ben,
38:28vous êtes tranquille,
38:29c'est sûr,
38:30sans bouger,
38:30vous êtes sûr
38:31que ça ne fera rien.
38:32Commencez déjà
38:33par bouger,
38:34commencez par montrer
38:35votre désaccord
38:35et après,
38:37on pourra dire
38:37ah,
38:38ça n'a pas bougé
38:38ou ça va bouger.
38:40Parce que,
38:40dites-vous bien une chose,
38:41Yacine,
38:41au jour d'aujourd'hui,
38:43la France n'est plus gouvernée,
38:45n'est plus gouvernable
38:46et dites-vous une chose,
38:47c'est la première fois,
38:48moi,
38:49j'ai plus de 65 ans,
38:51c'est la première fois
38:51que je vois
38:52des grands chefs
38:53d'entreprise
38:54qui se mettent
38:55du côté
38:55du patronat,
38:57qui se mettent
38:58du côté des salariés
38:59et des manifestants
39:03en disant
39:03qu'ils ont raison.
39:05Oui,
39:05mais vous entendez
39:05Yacine qui dit
39:06j'ai besoin aussi
39:07de payer mes factures
39:08à la fin du mois.
39:09Mais bien sûr,
39:10mais moi aussi,
39:11mais tout le monde a besoin.
39:12Mais c'est pas,
39:13donner deux heures
39:14ou même donner une journée,
39:14ça ne l'empêchera pas
39:15de pouvoir payer ses factures.
39:17Mais ça fera voir
39:17au gouvernement
39:18qu'il faut qu'il arrête
39:19et surtout que M. Macron
39:20s'en aille.
39:20Yacine,
39:21on vous laisse repartir travailler.
39:23Merci beaucoup
39:24de nous avoir appelés,
39:25d'avoir donné
39:25votre témoignage
39:26sur RTL.
39:27Patrick,
39:28si vous le voulez,
39:29vous pouvez rester avec nous.
39:30On va accueillir
39:30Stéphane, Serge et Margot
39:32dans un tout petit instant.
39:33A tout de suite sur RTL.
39:34Contactez-nous gratuitement
39:36via l'appli RTL
39:37ou au 30 de 10.
39:3850 centimes la minute.
39:41Jusqu'à 14 heures.
39:43Les auditeurs ont la parole.
39:45Amandine Bégaud sur RTL.
39:48Je ne fais pas la grève.
39:50Je crois que je ne l'ai d'ailleurs
39:51jamais faite.
39:52Ça ne veut pas dire
39:52que je ne soutiens pas.
39:54Mais un,
39:55j'ai besoin de sous.
39:56Deux,
39:56je suis intermittente
39:57du spectacle
39:58et donc la grève.
39:59Il faut vraiment bien
39:59s'organiser.
40:00On perd forcément des sous.
40:01Je sais que les autres aussi.
40:03Mais là,
40:03de toute façon,
40:04peu importe qui on met,
40:05on n'y arrive jamais.
40:06Ce n'est pas pour ça
40:07que je ne vote pas.
40:08Au contraire.
40:09Le message de Cécile
40:10qui nous appelait
40:11de Bourg-en-Bresse.
40:12On continue bien sûr
40:13à évoquer ce mouvement
40:14bloquant tout
40:15pour ou contre.
40:16Est-ce que vous serez
40:16dans la rue
40:17cet après-midi ?
40:18On accueille Serge.
40:19Bonjour Serge.
40:20Bonjour.
40:20Comment allez-vous ?
40:21Ça va très bien et vous ?
40:23Ça va.
40:24Vous nous appelez d'où ?
40:25De Nemours.
40:26Bon.
40:26Est-ce que vous irez manifester
40:27à Nemours aujourd'hui ?
40:29Pas du tout.
40:30Il n'y a rien chez nous
40:30de toute façon.
40:31Je n'irai pas manifester
40:32et franchement,
40:33le discours de Patrick
40:34tout à l'heure,
40:35ça me fait doucement rire.
40:36Je suis des révolutionnaires,
40:37des boomers.
40:38Moi, je suis boomer.
40:39Vous avez quel âge ?
40:4065 ans.
40:41Mais c'est un révolutionnaire,
40:42boomer,
40:43qui a bénéficié
40:44pas mal de choses comme moi,
40:45du plein emploi,
40:47de plein de choses.
40:48Moi, je pense qu'aujourd'hui,
40:51LFC,
40:52parce que c'est LFC qui s'agit,
40:54soutient ce mouvement
40:55parce qu'il sait très bien
40:56qu'il n'aura pas le pouvoir
40:57par les urnes.
40:58Il essaye de l'avoir
40:59par la rue comme d'habitude.
41:01Et je pense que c'est
41:02un échec total
41:03parce que franchement,
41:05ça serait bien
41:05que certains Français,
41:06comme Patrick par exemple
41:07et d'autres,
41:08aillent à l'étranger,
41:10voyagent
41:10et après reviennent en France.
41:12Et vous verrez que
41:13moi, j'ai voyagé.
41:14J'ai beaucoup voyagé
41:15dans ma vie.
41:16Et je peux vous assurer
41:16qu'on est pourrigapés.
41:19Alors tiens,
41:19justement, Serge,
41:20ça tombe bien
41:21ce que vous nous dites
41:22parce qu'on a Margot
41:23qui a 28 ans
41:24et qui vient de nous appeler
41:25des Pays-Bas.
41:27On va échanger avec elle.
41:28Vous restez avec nous.
41:29Bonjour, Margot.
41:30Bonjour.
41:31Vous êtes installée
41:31à Rotterdam, c'est ça ?
41:33C'est ça.
41:34Depuis 10 ans.
41:35J'ai 38 ans,
41:36pas 28,
41:36mais je vis aux Pays-Bas
41:37depuis 10 ans.
41:39Donc, je suis bien installée
41:40à l'étranger
41:40et je revois complètement
41:43l'auditeur précédent
41:44et je suis ravie
41:44de l'entendre
41:45qu'en effet,
41:46le français est pourrigaté.
41:48Qu'est-ce qu'il y a en France
41:49que vous n'avez pas
41:50aux Pays-Bas ?
41:50La sécurité sociale,
41:53numéro un.
41:55Le système de retraite,
41:57comme ça, général.
41:58Nous, tout passe
41:59par des fonds de pension privés.
42:04Le taux de taxe aussi
42:06sur lequel moi,
42:07je suis imposée
42:08est beaucoup plus élevé
42:09aux Pays-Bas qu'en France.
42:11C'est-à-dire,
42:12juste pour avoir une idée,
42:13parce qu'on dit toujours
42:14que nous,
42:14on a beaucoup,
42:15beaucoup d'impôts
42:15et qu'on est le pays
42:16qui en a le plus,
42:17ce qui est vrai ?
42:17Alors,
42:18je gagne très bien ma vie.
42:20Je suis imposée
42:21à 50%.
42:22Sinon,
42:23le taux imposable
42:24pour la plupart
42:25des salariés
42:27qui gagnent
42:28en dessous
42:29de 6 000 euros
42:30par mois
42:31est de 36%.
42:32Donc,
42:33quand on gagne
42:34moins de 6 000 euros,
42:34c'est 36%
42:35pour tout le monde.
42:36Mais même si on gagne
42:372 000 euros ?
42:38Alors,
42:392 000 euros,
42:39pareil.
42:41Le CIMIC
42:41est à 2 500 euros
42:43chez Nouveaux Pays-Bas.
42:44Ce qui est quand même
42:45très différent
42:45par rapport à ici.
42:47Voilà.
42:48Mais c'est vrai
42:48que depuis
42:50l'étranger,
42:50quand je vois
42:51tout ce que j'ai perdu,
42:52entre guillemets,
42:53c'est vrai que
42:54ça me révolte
42:56de voir que le français
42:57ne veut pas s'adapter.
42:58Ici,
42:58moi,
42:58je serai en retraite
42:59si je reste ici
43:00jusqu'à la fin
43:01de ma carrière,
43:01je serai en retraite
43:02à 68 ans.
43:05Donc,
43:05je trouve que c'est normal.
43:07On vit plus longtemps,
43:08on commence à travailler
43:10aussi plus tard,
43:13on fait moins d'enfants.
43:14Donc,
43:14à un moment donné,
43:15le système
43:15à partir en retraite
43:17à 62,
43:1864 ans,
43:18ce n'est pas viable.
43:20J'imagine qu'aux Pays-Bas,
43:21les médias parlent
43:21de ce qui se passe
43:22en France
43:23ou ils en parlent comment ?
43:25C'est très,
43:25très négatif
43:26parce que,
43:28voilà,
43:28le français
43:29est comme d'habitude
43:30vu comme quelqu'un
43:31d'éternellement insatisfait,
43:34de ne jamais content
43:36et de,
43:36voilà,
43:37le français
43:38vit en France.
43:39Comme le disait
43:40l'auditeur précédent,
43:41le français
43:41devrait partir
43:42à l'étranger
43:44et voir comment
43:45ça se passe
43:45en fait
43:46parce que,
43:47voilà,
43:50le français a tout
43:51et malheureusement,
43:52la société évolue
43:54et le français
43:55refuse d'évoluer.
43:57Les Néerlandais aussi
43:58ont dû s'adapter
43:59où l'âge
44:01de départ
44:01à la retraite
44:02est passé aussi
44:03en quelques années
44:04après 3-4 ans
44:05mais le Néerlandais
44:06sait très bien
44:07que de toute façon
44:08on n'a pas le choix
44:09si on veut avoir
44:09des retraites
44:10à un niveau suffisant
44:12on doit continuer
44:13à travailler plus longtemps.
44:14Merci beaucoup Margot
44:15pour votre témoignage.
44:17Stéphane,
44:18bonjour.
44:19Bonjour Marie.
44:20Il nous reste
44:20un tout petit peu de temps
44:21mais je vais vous laisser
44:22conclure ce débat.
44:25Vous avez entendu
44:25Margot d'un côté
44:27et Serge
44:27qui disent
44:28on est un peu pourri-gâté.
44:30Patrick,
44:30lui qui appelle
44:31les gens à descendre
44:31dans la rue.
44:32Alors,
44:33pourri-gâté,
44:34Margot,
44:35sincèrement,
44:36cette année,
44:36ça fait 26 ans
44:37que je conduis un camion.
44:39Je vais avoir 44 ans,
44:41je suis en train
44:41de tirer
44:42tous les avantages
44:43de congés
44:44et de sains d'activités.
44:46Je ne me vois pas
44:46en train de faire mon métier
44:47jusqu'à 64 ans.
44:49Je le dis,
44:50je le répète.
44:51Avant de venir taper
44:52les travailleurs,
44:53il faut aller taper
44:53les costards-cravates.
44:55Tous ces politiciens,
44:57pensez-vous que Bérou
44:57va partir
44:58en laissant le solde
44:59de tout compte
45:00sur le bureau de Manu ?
45:01Non.
45:02Pourquoi ils ne participent
45:03pas à la dette publique
45:04en arrêtant
45:06de se prendre
45:08de l'argent ?
45:09Parce que tout ça,
45:09c'est nous
45:10qui prenons l'argent.
45:11Moi, vous voyez,
45:12à midi,
45:13je ne mange pas
45:14parce que je suis
45:15bombardé
45:16de charges
45:17et de surcharges
45:18de mon salaire.
45:20Je ne vis plus.
45:22Là,
45:22comme maintenant,
45:23j'ai pu
45:23un rond.
45:24Alors,
45:25Margot,
45:26vous êtes bien gentil,
45:27Serge,
45:27vous êtes bien gentil.
45:28Moi, le premier,
45:29je dis,
45:29le mouvement,
45:29il ne sert à rien.
45:30Pourquoi il ne sert à rien ?
45:31Parce que demain,
45:32tout le monde travaille.
45:33il aurait fallu intervenir
45:34au mois de juillet
45:35quand ils nous ont menacés
45:37en disant
45:37on va vous foutre la réforme
45:39et on se tait.
45:40Stéphane,
45:41on est précieux par l'heure.
45:44Vous êtes chauffeur routier.
45:45Je vous propose
45:46qu'on se rappelle demain
45:47et qu'on évoque tout ça ensemble
45:50parce que vous avez
45:50plein de choses à nous dire
45:51et moi,
45:52j'ai plein de questions
45:52à vous poser.
45:53Merci beaucoup
45:54de nous avoir appelés.
45:55Merci aussi à Patrick.
Commentaires