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Regardez Les auditeurs ont la parole avec Amandine Bégot du 18 février 2026.
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00:0412h30, 14h, RTL midi, les auditeurs ont la parole.
00:07Avec Amandine Bégaud.
00:09Et à la une, la France insoumise plus que jamais sous pression après la mort à Lyon de Quentin de
00:13Ranck.
00:14Le siège du parti a été évacué après une alerte à la bombe.
00:1711 personnes ont par ailleurs été interpellées parmi elles.
00:21L'assistant parlementaire d'un député LFI, soupçonné, et c'est une info RTL, d'avoir porté les coups.
00:28Dans le même temps, François Hollande l'assure, il ne peut y avoir d'alliance avec LFI, y compris au
00:36second tour des municipales.
00:37C'est ce que dit l'ancien président.
00:40Et vous, qu'en pensez-vous ? La gauche doit-elle rompre définitivement avec LFI ?
00:44Dans un instant, vous nous appelez au 32-10.
00:49L'autre grand titre, ce sont bien sûr ses intempéries, avec désormais 4 départements en alerte rouge au cru.
00:55La Gironde, le Lot-et-Garonne, ça fait plusieurs jours, et désormais la Charente-Maritime et le Maine-et-Loire.
01:00Maine-et-Loire, où un homme est porté, disparu depuis hier, après avoir chaviré sur la Loire, sur RTL.
01:08Le maire d'Angers, Christophe Béchut, appelle ses administrés à limiter au maximum les déplacements,
01:14les entreprises, à inciter plus que jamais au télétravail.
01:18La situation, dit-il, sera de plus en plus critique dans les prochaines heures, et notamment à partir de demain
01:25matin.
01:26Et puis, au JO de Milan Cortina, on espérait de nouvelles médailles pour aujourd'hui.
01:31Eh bien, pour l'instant, ce n'est pas terrible.
01:32Au mieux, quatrième en slopestyle.
01:34Et puis, côté ski de fond, pas de médaille.
01:37Après, des bâtons cassés, pas mieux qu'une douzième place.
01:42Ce sera donc peut-être le biathlon, tout à l'heure, dans l'après-midi, qui nous apportera de nouvelles
01:48médailles.
01:49Encore une fois, le biathlon.
01:50La météo avec vous, Peggy.
01:52On va s'arrêter d'abord sur ce qui nous attend pour ce soir, avec cette tempête, Pedro, c'est
01:56ça ?
01:56Oui, qui approche donc, et qui va commencer à approcher par la Bretagne,
02:00et qui va donner donc ce soir de fortes rafales de vent.
02:02Le vent va se renforcer par la côte aquitaine des rafales jusqu'à 120 km heure.
02:06Dans le sud-ouest également, ça peut souffler dans les terres jusqu'à 120 km heure,
02:09avec de fortes pluies toute la soirée et toute la nuit dans le sud-ouest.
02:14Et cette dépression, Pedro, elle va donner un temps agité sur tout le pays demain,
02:19parce que ça va durer jusqu'à demain.
02:21Et on aura des averses sur l'ensemble des régions, un peu moins près de la Méditerranée.
02:25Des averses plus marquées, toujours dans le sud-ouest, localement orageuses,
02:28et ce, toute la journée, avec du vent qui va persister.
02:32Des rafales jusqu'à 110 km heure sur la côte aquitaine tout au long de la journée.
02:35Le vent va se renforcer même dans la journée vers le Roussillon.
02:38Des rafales jusqu'à 120 km heure possibles, 90 sur les côtes varrois, jusqu'à 110 sur la Corse.
02:44Donc vraiment un temps agité sur l'ensemble du pays, avec de fortes rafales de vent sur tout le sud.
02:48De la neige sur les reliefs à basse altitude, en bonne quantité sur les Alpes du Nord.
02:53Donc attention au risque d'avalanche qui reste marqué.
02:56Risque d'avalanche élevé également sur les Vosges et sur le massif central.
03:00Donc demain, journée compliquée, avant une accalmie vendredi.
03:04Les températures, on sera souvent le matin entre 5 et 9 degrés sur la plupart des régions, jusqu'à 11
03:09près de la Méditerranée.
03:10Elle est maximale 9 à 12 degrés quasiment partout, jusqu'à 16 près de la Méditerranée.
03:16Et l'amélioration qui était promise pour la fin de la semaine, elle se confirme ?
03:20Elle se confirme. Demain, vendredi, on aura un temps beaucoup plus calme, avec juste quelques faibles pluies du sud-ouest
03:25au nord-est.
03:26Encore de la neige sur les reliefs.
03:28Samedi, quelques petites averses sur le nord, mais pas grand-chose.
03:32Et dans le sud, on va retrouver un temps sec.
03:34Et ça va se poursuivre comme ça dimanche.
03:36On va retrouver un temps sec quasiment partout.
03:37Ça ne veut pas dire qu'on aura du soleil.
03:39Ce sera bien nuageux au nord, mais ensoleillé au sud.
03:41Et jusqu'à mardi, globalement, pour l'instant, on n'a pas de pluie.
03:44Ce qui va peut-être permettre le début, une amorce en tout cas, d'une décrue bien attendue.
03:50Parce que c'est vrai que la situation est très compliquée depuis plusieurs jours.
03:53Merci beaucoup, Peggy.
03:55On a bien sûr une pensée pour tous ceux qui sont confrontés à ces intempéries.
04:01Ça fait plusieurs jours que ça dure.
04:02Un 35 jours consécutifs de pluie dans notre pays.
04:07Je voudrais également remercier deux auditeurs.
04:10Gisèle, d'abord, qui nous écrit de l'AT.
04:12Vous savez, il y a quelques jours, je lui avais dit qu'on ne reçoit plus de carte postale.
04:15Gisèle, elle nous a envoyé une carte postale de l'AT.
04:18On vous fait un gros bisou.
04:19Et puis, on a un auditeur du Canada.
04:21C'est Olivier.
04:23Il a mis une jolie petite tortue sur sa carte postale.
04:26Merci à tous les deux.
04:27Vous continuez à nous écrire, nous envoyer des cartes.
04:29Ça fait toujours plaisir.
04:31Ça nous aide aussi à voyager un peu partout en France et dans le monde.
04:34Puisqu'Olivier nous écrit du Canada.
04:36Il est 13h05.
04:38Jusqu'à 14h.
04:40Les auditeurs ont la parole.
04:42Amandine Bégaud sur RTL.
04:45Oui, dans ce cas-là, LFI et le député Arnaud ont largement leur part de responsabilité.
04:53Quand on constate que depuis des mois, ce parti n'a su semer que la haine, la violence,
05:02n'a mis en avant que des différences.
05:05Et le dialogue n'est pas possible.
05:08Donc, dans ces conditions-là, LFI est responsable.
05:12Et on évoque une nouvelle fois cette pression qui monte sur la France insoumise après la mort de ce jeune
05:20homme à Lyon.
05:2111 personnes actuellement en garde à vue.
05:23On le disait, de nombreuses réactions politiques.
05:25Ce matin sur RTL, Rachida Dati pointait du doigt la responsabilité de toute la gauche.
05:31François Hollande, de son côté, l'assure.
05:33Il ne peut plus y avoir d'alliance avec la France insoumise, y compris au municipal, dit-il.
05:38Et vous, qu'en pensez-vous ?
05:39La gauche doit-elle ou non définitivement couper les ponts avec la France insoumise ?
05:43On va en débattre avec vous.
05:45Et on commence avec Charles.
05:46Bonjour Charles.
05:47Bonjour Amandine.
05:48Bonjour les auditeurs.
05:49Vous nous appelez d'où Charles ?
05:51De Morange en Moselle.
05:53Et alors, que pensez-vous de tout ça ?
05:56Est-ce que la gauche doit définitivement, j'allais dire, se séparer des LFI ?
06:03Plus d'alliance du tout, comme le disait François Hollande ce matin ?
06:06Oui, bien sûr. Par contre, moi je pense que François Hollande a raison de le dire, mais est-ce qu
06:13'il va le faire ?
06:14Je pense pas trop au municipal, mais plutôt au présidentiel l'année prochaine.
06:23C'est pas certain. Il est capable de réinventer un nouveau front populaire où, en fait, pour être réélu,
06:33il est capable de s'allier avec n'importe qui.
06:37C'est votre sentiment. Vous êtes un électeur de gauche ou pas Charles ?
06:41Non, moi je suis plutôt de centre droit.
06:43Et je laissais un message ce matin en disant que si j'avais à choisir au présidentiel entre le Rassemblement
06:56national et LFI,
07:00mon choix serait vite fait.
07:02LFI me fait peur, comme a beaucoup de Français.
07:08C'est-à-dire que vous voteriez Rassemblement national ?
07:11Sans hésiter.
07:13S'il y avait un duel entre le RN et LFI à la présidentielle ?
07:20Évidemment. Et tous les gens que je connais, que je fréquente, pensent à peu près comme moi.
07:28Peut-être que je ne fréquente pas les bonnes personnes, mais LFI, c'est peur, vraiment peur à beaucoup, beaucoup
07:34de nous.
07:35Charles, restez avec nous, on va accueillir Nicolas. Bonjour Nicolas.
07:38Bonjour Amandine.
07:39Vous nous appelez d'où Nicolas ?
07:40De Chaumont, en Haute-Marne.
07:43Quel regard vous, vous portez sur tout ça ?
07:46Alors, moi j'assiste à une chasse aux sorcières pour une diabolisation de LFI, comme c'est déjà le cas
07:54depuis plusieurs mois.
07:55Mais là du coup, il y a eu cet événement dramatique qui fait qu'on peut en remettre une couche
08:02à fond.
08:03Vous êtes électeur LFI Nicolas ou pas ?
08:06Alors, pour l'instant, oui, j'ai dû voter une fois LFI. Déjà une fois.
08:10En tout cas, vous votez à gauche ?
08:13Oui, ça dépend. Même pas.
08:14Ah, ça dépend ?
08:16D'accord.
08:16Non, non, avec l'âge, on change d'idée.
08:19Oui, bien sûr. Et puis avec les investisseurs, il ne change pas la vie.
08:22Il y a une époque où j'ai voté Sarkozy.
08:23D'accord. Et à la dernière présidentielle, par exemple, c'est juste pour ?
08:29Alors, du coup, au deuxième tour, j'avais voté pour Emmanuel Macron, pour faire barrage au RN.
08:34Et au premier tour, vous aviez voté Jean-Luc Mélenchon ?
08:36Oui.
08:36Oui.
08:37Donc, vous avez le sentiment qu'on diabolise la France insoumise ?
08:42C'est plus qu'un sentiment, parce qu'il suffit d'entendre les témoignages qu'on entend sur l'antenne
08:47qui sont tout assez sincères.
08:48Mais les chiffres ont été rappelés par Anne-Sophie Lapix, en tout cas dans son émission avant-hier.
08:54Il y a beaucoup plus d'agressions de l'ultra-droite que de l'ultra-gauche.
08:59Mais l'un n'empêche pas l'autre, Nicolas.
09:02Bien sûr.
09:03Ce n'est pas parce qu'on donne ces chiffres, effectivement, qu'on ne peut pas condamner, un, ce qui
09:09s'est passé à Lyon.
09:10Et par ailleurs, à reconnaître ce qui semble évident, c'est qu'il y a quand même un lien.
09:16Alors, je ne dis pas que des élus et les filles ont participé à ce lynchage.
09:21Mais il y a quand même un lien, visiblement, entre ces gens qui ont frappé ce jeune garçon et le
09:29parti.
09:30Oui, comme il y a eu de multiples agressions, voire des crimes d'ultra-droite, forcément en lien avec l
09:37'extrême-droite.
09:38Et on ne condamne pas pour autant l'extrême-droite pour ces faits-là.
09:41Bien sûr, mais encore une fois, je dis...
09:43Voilà, l'un n'empêche pas l'autre.
09:44Mais ça veut dire que, Nicolas, et ce n'est vraiment pas pour critiquer, mais c'est pour comprendre.
09:49Vous, ce qui s'est passé, et encore une fois, il faut attendre, bien sûr, le résultat de l'enquête.
09:55Il y a 11 personnes aujourd'hui qui sont en garde à vue et qui ont droit à la présomption
09:58d'innocence.
09:59Mais si les faits étaient confirmés, et s'il y avait effectivement, par exemple,
10:04l'ancien assistant parlementaire de ce député LFI, Raphaël Arnaud,
10:08qui avait effectivement participé à ce lynchage et porté ses coups,
10:11vous, ça ne vous ferait pas changer d'avis sur LFI ?
10:14Ben, sauf à moins que l'enquête montre que cette personne a été mandatée par LFI
10:22pour aller dans la rue se battre.
10:24Non, parce qu'un employeur n'est pas responsable de ses employés,
10:30de ce qu'ils font en dehors du travail.
10:32Et quand vous entendez François Hollande, ce matin, dire
10:35qu'il ne peut plus y avoir d'alliance avec LFI, y compris au second tour des municipales,
10:40vous avez envie de lui répondre quoi ?
10:42Que le PS fait tout ce qu'il peut pour sauver les meubles.
10:46Et du coup, quitte à se rapprocher un peu plus de la droite, bien évidemment.
10:52Ça vous fait sourire, Charles ?
10:54Oui, oui, oui, ça me fait un peu marrer.
11:00Je laisse l'auditeur continuer.
11:02Non, non, non, mais qu'est-ce qui vous fait rire, Charles ?
11:03Parce que comme on vous entendait, c'est...
11:06Je ne savais pas qu'on m'entendait, pardon.
11:08Mais non, c'est vrai que la gauche va se raccrocher à tout ce qu'elle peut pour sauver les
11:19meubles.
11:20Nicolas, en fait, ce que vous dites, c'est que ce nouveau Front populaire,
11:23quand ça en arrangeait certains, c'était OK.
11:26Et puis maintenant que ça en arrange moins, c'est ça, ce que vous voulez dire ?
11:28Exactement, exactement.
11:30Et d'un autre côté, on ne voit pas ce qui se passe de l'autre côté.
11:33Vous voyez, j'ai une petite anecdote qui n'a pas grand-chose à voir avec le sujet, quoique.
11:37On a donc à Chaumont un candidat RN qui, pour ne pas être content d'un article d'un journal,
11:46a doxé l'adresse personnelle du journaliste.
11:49Donc le candidat Cyril Vedren à Chaumont a affiché sur ses réseaux sociaux l'adresse personnelle d'un journaliste.
11:56C'est extrêmement grave.
11:57Bien sûr.
11:58C'est gravissime.
11:59Et pourtant, on n'en entend pas parler du tout.
12:02Bon, là, on parle de Lyon aussi.
12:04Oui, c'est autre chose.
12:05Mais je veux dire...
12:06Parce que Quentin Déran est décédé suite à ce lynchage.
12:09Il y a aussi ça.
12:10Oui, mais tout ça, ça fait partie de la montée en violence extrême de la politique.
12:15Et ça veut dire que même un truc qui est grave comme ça, ça passe inaperçu.
12:19Tellement il y a des choses encore plus graves qui se passent à cause de la politique.
12:22Et ça, c'est dramatique.
12:23Nicolas et Charles, restez avec nous.
12:24On va poursuivre le débat dans un instant.
12:26A tout de suite.
12:38Et on continue à évoquer cette pression qui s'accentue sur la France insoumise.
12:45Les socialistes ne peuvent plus avoir d'alliance avec LFI, y compris au second tour des municipales.
12:50Ça, c'est la phrase ce matin de François Hollande.
12:52Rachida Dattiel sur RTL pointait du doigt la responsabilité de toute la gauche après ces violences.
13:00Et notamment ce lynchage à Lyon la semaine dernière.
13:0411 personnes, je vous le rappelle, sont toujours en garde à vue.
13:07Bonjour Valérie.
13:08Bonjour Amandine.
13:09Vous nous appelez d'où Valérie ?
13:11Je vous appelle des Alpes-Maritimes d'un petit village qui s'appelle Pémenade.
13:16Bon, est-ce que vous êtes d'accord avec François Hollande ? La gauche doit rompre avec LFI ?
13:20Oui, écoutez, je voulais juste revenir un petit peu sur ce qu'ont dit les deux auditeurs auparavant.
13:26Charles et Nicolas qui sont toujours là.
13:28Voilà, donc déjà à choisir entre Marine Le Pen et LFI, moi je prends mille un, mille autres.
13:35Et ensuite de toujours pointer, enfin d'essayer de mettre à côté l'excuse ou le dédouanement.
13:44Mais il y a eu des faits très graves déjà, des gens qui ont été tués par des gens d
13:52'extrême droite
13:52pour excuser ce qui s'est passé au niveau de l'extrême gauche.
13:57Moi je trouve ça assez abject, c'est assez écœurant.
14:00Donc pour revenir à votre question, oui, la gauche doit rompre complètement avec LFI.
14:08Bien que je suis très sceptique parce qu'effectivement pour les municipales,
14:14je pense qu'au second tour il va y avoir des accords contre nature qui vont être passés.
14:20Et écoutez M. Hollande faire sa déclaration ce matin, mais j'ai ri.
14:28Mais écoutez, mais qui s'est associé à la NUPES quand elle a été formée ?
14:35Qui c'est qui s'est mis dedans pour pouvoir avoir son siège ?
14:40Essayer de rester député, essayer de rester en politique, de sauver les meubles, c'est bien les socialistes.
14:46Alors maintenant, nous faire des grands discours sur la démocratie, sur la gauche républicaine,
14:52moi ça me fait hurler de rire.
14:54Donc finalement vous êtes plutôt sur la ligne de Rachida Dati qui ce matin sur RTL dit
14:58c'est la responsabilité de toute la gauche, de tous ceux qui ont fait ce nouveau Front Populaire.
15:03Mais la gauche a une énorme, bien sûr, la gauche a une énorme responsabilité dans ce qui s'est passé.
15:08Maintenant remarquez, quand on voit les réactions de la droite, du centre MOU,
15:12je me demande au niveau des politiques qui là-dedans peut arriver à s'en sortir et à avoir une
15:20attitude noble.
15:21Parce que tout le monde s'est mis là-dedans, tout le monde a voté en défi du bon sens
15:25le dernier budget.
15:29Donc bon, moi je suis assez écœurée du comportement des politiques.
15:33Et là, je crois qu'on atteint un paroxysme au niveau de la médiocrité,
15:38mais au niveau aussi de la violence verbale, de la violence dans les actes.
15:45Cette espèce de haine, cette espèce de climat d'agressivité qui a quand même été bien montée en épingle par
15:52les filles.
15:53Il ne faut quand même pas déloigner les filles.
15:55Je trouve ça vraiment minable et on a atteint un niveau au niveau de la politique en France qui est
16:04écœurant, qui donne la nausée.
16:06Et je vous remercie tous d'ailleurs d'évoquer ce sujet de façon apaisée.
16:11Vous n'êtes pas tous d'accord, les uns défendent les uns, les autres les autres.
16:15Vous avez un regard parfois sévère, à juste titre ou pas, sur cette classe politique.
16:21Mais ça se fait la plupart du temps de façon apaisée et un grand merci à tous pour ça.
16:26Valérie, restez avec nous, on va accueillir Jean-Michel. Bonjour Jean-Michel.
16:30Bonjour Madame Bégaud.
16:31Vous nous appelez de Nantes, je crois.
16:33Je vous appelle de Nantes, j'ai 71 ans et je voulais vous dire un certain nombre de choses
16:39et tout de suite répondre à la dame précédente, à ce qu'elle disait à propos de la violence des
16:47paroles, etc.
16:49Je vais juste lui poser la question de savoir si elle a entendu une fois dans sa vie
16:53un discours d'Émile Zola ou de Victor Hugo à l'Assemblée Nationale.
16:58Je peux lui affirmer que ces gens-là ne parlaient pas avec des fleurs.
17:02Et pourtant c'était Hugo et Zola.
17:05Donc s'il vous plaît, Madame Bégaud, c'est un peu d'un ton.
17:08Non, Valérie a dit de passer tout à fait posé.
17:11Justement Jean-Michel, j'ai dit qu'on faisait ça de façon apaisée.
17:15Oui, oui, tout à fait, oui.
17:17N'adressez pas Valérie en lui disant...
17:19Non, je n'adresse pas.
17:21Elle parle de la violence, du ton, etc.
17:24Mais c'est le débat.
17:27Et c'est une raison pour continuer.
17:29Et c'est une raison pour continuer à être violent.
17:32C'est une raison pour ne pas opposer ses idées de fond, son programme,
17:36et continuer à être violent.
17:37C'est une raison.
17:38Bien sûr que j'ai déjà entendu Hugo, monsieur.
17:40Je ne suis pas complètement une imbécile.
17:42Je lis, je m'instruis, j'essaye.
17:45Et ce n'est pas parce que les choses ont été violentes avant
17:47qu'il faut les reproduire et qu'il faut continuer.
17:50C'est ça que je voulais dire.
17:51Très bien.
17:51Alors, vous me tendez la perche pour quelque chose
17:55que je m'apprêtais à vous dire, aux auditeurs tout simplement.
18:00C'est qu'un peuple sans mémoire est condamné à revivre le passé.
18:05Et moi, je voudrais dire que, d'une part, je recommande à LFI
18:11de rester ferme sur ses positions.
18:13Vous êtes électeur LFI, Jean-Michel ?
18:15Oui, tout à fait.
18:16Oui, je ne veux pas en faire mystère.
18:19Et de rester ferme sur leur position parce que je constate
18:23qu'ils constituent le dernier rempart contre l'extrême droite.
18:29Toutes les autres digues ont lâché.
18:31Toute la gauche s'est complètement débandée.
18:34Et je trouve ça absolument regrettable.
18:38Comme Nicolas, en fait, vous dites, on diabolise la France insoumise.
18:44Complètement.
18:45Complètement.
18:46Et oui, oui, on le voit.
18:49Enfin, il suffit d'écouter.
18:51Vous savez, Brassens parlait de la déesse au sang-bouche
18:56en parlant des médias.
18:58Là, en l'occurrence, je fais référence à CNews.
19:01Ce n'est pas la déesse au sang-bouche.
19:02C'est la déesse au sang-bouche des goûts.
19:04Là, on n'est pas sur CNews.
19:06Non, non, mais...
19:07Et vous avez tous la parole.
19:09Voilà.
19:10Et je dois dire simplement que dans ces temps troublés,
19:12moi, j'ai un motif de satisfaction.
19:15Et il ne reste plus un seul survivant parmi les héros
19:19de la résistance française contre le fascisme.
19:22Il aura donc été épargné la honte de voir l'Assemblée nationale
19:26observer une minute de silence à la mémoire d'un néo-fasciste,
19:29mort après avoir tenté d'agresser une conférence dans une université.
19:33Ça vous a choqué, cette minute de silence, Jean-Michel ?
19:36Ah ben, complètement, oui.
19:38Complètement.
19:38Écoutez, dans un pays où, il y a quelques mois,
19:42on mettait au Panthéon Missac Manoukian
19:45ou Gisèle Halimi,
19:50aujourd'hui, on va observer une minute de silence à la mémoire d'un néo-fasciste.
19:54Mais alors, Jean-Michel, j'allais dire,
19:57c'est un jeune homme de 23 ans qui a été tué, lynché dans la rue.
20:00Oui, madame, oui, madame, et je trouve que c'est regrettable ce qui s'est passé.
20:04Je dis bien regrettable, je présente mes condoléances à la famille.
20:08Mais il ne faut quand même pas oublier ce qui se passe.
20:10On voit des gens, des bandes, se trimballer dans les rues,
20:14notamment de Lyon.
20:15Non mais, attendez, Lyon, c'était la ville du premier antifasciste
20:20qui s'appelait Jean Moulin.
20:22Oui, mais personne ne peut, n'a le droit de mourir à cause de ces idées.
20:26On est d'accord, Jean-Michel ?
20:28Je suis bien d'accord et je viens de vous dire que c'est regrettable.
20:32Voilà.
20:33Mais il n'empêche que ces bandes circulent dans les rues,
20:38matraquent à la main comme aux belles heures de la milice pétainiste.
20:43et dans ces rues-là, il ne fait pas bon se promener le soir
20:47quand on n'a pas la bonne couleur ou les bons vêtements ou le bon fassier.
20:52Jean-Michel, là, vous portez des accusations assez graves.
20:55On ne sait pas exactement, et l'enquête est encore en cours.
20:59Madame, je ne vous parle pas de ce fait précis.
21:01D'accord.
21:02C'est important de le dire, Jean-Michel.
21:04Je vous parle de ces bandes qui circulent,
21:07de ces bandes d'extrême droite, de néo-nazis.
21:10On les a vues dans les rues de Paris,
21:11Crier Paris est nazi, Lyon est nazi, Rennes est nazi.
21:14Et un certain nombre de ces groupes, puisqu'ils ont été dissous.
21:17Jean-Michel, restez avec nous, on va accueillir Eric.
21:19Bonjour Eric.
21:20Oui, bonjour Artel.
21:20Je suis assez affligé par ce que j'entends en ce moment-là.
21:23J'ai affligé et pas affligé en même temps.
21:26J'avoue retrouver dans le discours de mon prédécesseur
21:28ce qu'on entend chez LFI depuis quelques mois.
21:32On entend à la fois le discours d'apaisement
21:34et en même temps infuser doucement la violence
21:37et la provoquer, voire même l'inviter à la pratiquer.
21:41Alors écoutez, pourtant moi je vous appelais plutôt assagi et calme,
21:47mais ce genre de discours évidemment,
21:49j'ai l'impression d'entendre M. Bompard il y a quelques instants
21:51qui à la fois a dit que ce n'est pas de sa faute,
21:53que ce n'est pas de sa faute ce qui vient de se passer à Lyon.
21:56Et puis dans le même temps, on comprend que politiquement,
21:59LFI est très engagé.
22:00Alors moi ce n'était pas sur ce terrain-là que je voulais venir.
22:02On avait plutôt évoqué avec votre collaborateur
22:06les propos de François Hollande.
22:08Oui, tout est lié.
22:10Et encore une fois, Eric, et je voudrais vraiment insister sur ce point,
22:13c'est ce que je disais à Jean-Michel,
22:15c'est important d'entendre tous les avis.
22:18Vous êtes tous les bienvenus,
22:19mais on peut échanger, comme je le disais,
22:21de façon apaisée.
22:23Donc c'est important.
22:23Oui, oui, tout à fait.
22:24C'est ce que j'espérais faire.
22:26Bon, mais vous êtes au bon endroit.
22:28Donc sur François Hollande,
22:30qui dit que la gauche ne peut pas,
22:32qu'il ne doit plus y avoir d'alliance avec LFI.
22:35Vous en pensez quoi de ces propos-là ?
22:36Écoutez, moi je suis toujours pour le discours de la sagesse.
22:40Ce que dit M. Hollande tombe sous le sens.
22:42Ça reste un républicain profond, M. Hollande,
22:45malgré le fait que son audience est beaucoup baissée.
22:49Elle avait déjà baissé pendant l'exercice de son pouvoir.
22:51Je pense qu'aujourd'hui, au sein de l'opinion publique,
22:54elle est très faible.
22:55Au sein de la gauche,
22:56j'aurais bien du mal à l'évaluer.
22:58Je pense qu'il y a quand même une petite infusion
23:01des idées de M. Hollande.
23:02Je ne suis pas sûr que la portée de ses propos,
23:04qui sont très raisonnables,
23:06ait une influence très forte aujourd'hui à l'Assemblée nationale.
23:08Moi, je pense que ça va se radicaliser à droite et à gauche.
23:10On est à un mois maintenant des élections municipales
23:14du premier tour, un peu moins d'un mois même.
23:16Est-ce que vous pensez que ça peut peser sur ces municipales,
23:19d'après vous ?
23:21Je pense que ça peut peser sur les municipales,
23:23défavorablement à l'EFI,
23:24parce que tout ça est très frais.
23:26Et je pense que la peur,
23:27la peur qui est née de tout ça,
23:29parce que je pense qu'il y a une vraie peur chez les Français.
23:32Il y a la peur du lendemain,
23:33il y a une vraie peur politique.
23:34La peur politique a toujours existé au sein du peuple français.
23:37Dès qu'il a eu un bulletin de vote,
23:38il a exprimé à la fois des opinions politiques,
23:40puis il a voulu faire reculer ses peurs.
23:42Moi, je pense que c'est un peu ça.
23:43Et je pense que là, c'est trop frais,
23:45et l'EFI va en souffrir.
23:45Par contre, je pense qu'il y a une vraie stratégie de M. Mélenchon,
23:48sur le plus ou moyen long terme,
23:50jusqu'au présidentiel,
23:52avoir plutôt tiré un bénéfice de ce qui vient de se passer.
23:54Alors évidemment, je ne vois pas forcément chez lui
23:56quelque chose de machiavélique,
23:58mais je pense que stratégiquement,
24:00il y a quelque chose à en tirer,
24:02je pense, sur le moyen long terme.
24:04Valérie, vous êtes d'accord avec ce que dit Éric ?
24:06Oui, oui, pardon, excusez-moi.
24:08Non, je vous en prie.
24:09Oui, oui, complètement, complètement.
24:13Et bon, pour revenir sur les propos du monsieur tout à l'heure,
24:16vous voyez, c'est ça que je reprocherai un petit peu à l'EFI, justement.
24:20C'est tout de suite, on ne va pas sur un débat d'idées de fond,
24:24c'est tout de suite dans l'agressivité,
24:26c'est tout de suite chercher à montrer les choses.
24:29Donc, on peut quand même parler d'une manière apaisée.
24:33Et je pense effectivement que ça risque de nuire à l'EFI
24:39pour les prochaines élections municipales.
24:42Bon, on aura l'occasion, bien sûr, d'y revenir.
24:45Merci à vous, Éric, Jean-Michel, Valérie, Charles et Nicolas,
24:48d'avoir échangé de manière la plus apaisée sur ce sujet,
24:53ô combien inflammable.
24:55À 14h, comme chaque jour, l'heure du crime avec vous, Jean-Alphonse.
24:58Bonjour, Jean-Alphonse.
24:58Bonjour, Amandine.
24:59Un ministère criminel aujourd'hui aux Etats-Unis
25:02avec l'histoire d'une femme retrouvée morte au pied d'un escalier.
25:04Oui, c'est l'affaire extraordinaire.
25:06Vous allez voir l'affaire Michael Peterson.
25:07C'est un journaliste, un écrivain américain.
25:10Sa femme Kathleen, c'est une femme riche,
25:12est retrouvée morte au pied d'un escalier
25:14dans leur très belle maison en Caroline du Nord.
25:17Sauf qu'il y a beaucoup trop de sang au pied de cet escalier
25:19pour qu'on pense à un accident.
25:22Michael Peterson, il est donc inculpé d'assassinat.
25:25Ça va très, très vite.
25:26Mais vous allez voir que rien n'est simple dans cette histoire.
25:28Parce que les blessures occasionnées sur Kathleen, sur l'épouse,
25:32elles ne correspondent pas du tout en tabassage.
25:34On se demande même d'où elles viennent.
25:36Elle est tombée d'un escalier, mais elle n'a pas le crâne fracassé.
25:39On va se poser plein de questions.
25:40Les experts vont s'affronter pendant des années autour de ce cas.
25:44Et si un oiseau de nuit, je dis bien un oiseau de nuit, une chouette,
25:48avait attaqué cette femme et avait causé ces scarifications sur le crâne de la victime,
25:55figurez-vous que ça va être étudié aussi lors de cette très longue enquête.
25:59Alors, le mari a-t-il tué sa femme à coup de tisonniers, comme le pensent les enquêteurs ?
26:04Est-ce qu'une chouette a fait tomber la femme dans l'escalier ?
26:08Et est-ce que les experts n'auraient pas tout faux dans cette histoire ?
26:11Mais alors, quelle est la vérité ?
26:12Je vous le dis tout, dans l'heure du crime.
26:14L'affaire Michael Peterson, l'escalier ensanglanté, 14h dans l'heure du crime.
26:18A tout à l'heure.
26:19A tout à l'heure, Jean-Alphonse.
26:20Nous, dans un instant, on monte en voiture, 80-90 km heure.
26:24Le débat est encore relancé.
26:26Et à tout de suite.
26:27Amandine Bégaud.
26:28RTL midi, les auditeurs ont la parole.
26:3412h30, 14h.
26:35RTL midi, les auditeurs ont la parole.
26:37Avec Amandine Bégaud.
26:39On vous appelle concernant la limitation que M. Edouard Philippe nous a fait de 90 à 80.
26:45Une fois de plus, quand on donne le technique à des politiques, c'est du grand n'importe quoi.
26:49On roule à la même vitesse que les poids lourds, ce qui est hyper dangereux.
26:52Il fallait peut-être aussi consulter les constructeurs, parce qu'eux ont créé des véhicules.
26:56Avec des moteurs qui sont étudiés pour 90 km heure et pas 80.
27:00Donc derrière, ça a engendré de la pollution, de l'usure frématurée des moteurs.
27:04Et puis le changement des panneaux qui nous a coûté une blinde.
27:07Et vous êtes nombreux à réagir à l'image de cet auditeur qui vient nous laisser un message au 3210
27:11sur ce sujet.
27:12Au combien symbolique et polémique le passage aux 80 km heure sur les routes départementales.
27:18La mesure, et l'auditeur le rappelait, avait été prise en 2018 par Edouard Philippe.
27:23Ça avait attisé, on s'en souvient entre autres, la colère des Gilets jaunes.
27:25Et bien, huit ans plus tard, la moitié des départements ont fait machine arrière.
27:2952 précisément.
27:31On en parle avec vous Damien.
27:33Bonjour Damien.
27:34Bonjour.
27:35Vous nous appelez d'où Damien ?
27:36Du côté de Mulhouse.
27:38Et vous faites partie des départements où les règles ont changé ?
27:42Non, on ne fait pas partie des 52 départements.
27:45Pour le moment, c'est toujours 80 km heure.
27:47C'est toujours 80 km heure.
27:49Vous en pensez quoi vous Damien ?
27:51Je trouve que personnellement, rester aux 80 km heure, ça ne me dérange absolument pas.
27:56Je ne vois pas ce qu'on va gagner en temps, personnellement, de passer de nouveau de 80 à 90
28:03km heure.
28:04Surtout quand on prend le volant au quotidien.
28:08Je trouve que vis-à-vis de la sécurité, ce n'est pas une mauvaise chose.
28:11Si c'est pour gagner 2-3 minutes sur un trajet, personnellement, ce n'est pas l'intérêt.
28:15Surtout que c'est un coût énorme si on doit de nouveau changer les panneaux et tout ce qui s
28:19'en suit.
28:20J'ai l'impression qu'en France, on ne sait que faire ça.
28:22Pas en avant, pas en arrière, mais jamais aller dans le bon sens.
28:26Et sur ces départements qui renoncent à ces 80 km heure, vous dites que c'est idiot.
28:33Oui, je trouve ça complètement idiot.
28:34D'autant plus qu'on nous parle d'économie de carburant, d'énergie.
28:37Déjà, plus on va rouler vite, plus on va consommer.
28:40Et sans compter les distances de freinage quand on prend le volant.
28:44Déjà, on n'est pas suffisamment attentif.
28:46On voit de plus en plus de personnes.
28:47Ça, c'est un autre débat avec les smartphones et ainsi de suite au volant.
28:50Donc, plus ils vont rouler vite, moins il y aura de vigilance.
28:53Je ne sais pas.
28:55Daniel, restez avec nous.
28:56On est avec Marco également.
28:57Bonjour, Marco.
28:59Oui, bonjour, Amandine.
29:01Voilà, je suis pour les 80 km heure.
29:04Moi, qui fais de la sécurité routière,
29:07qui a été victime à 35 ans d'un accident de la circulation
29:10qui a coûté la ville, ma fiancée et l'usage de mes jambes
29:13et je vais être footballeur professionnel.
29:15Je pense qu'il faut d'abord regarder,
29:19il faut mettre les pourcentages de morts qu'on peut éviter en rouler à 80
29:24plutôt que de rouler à 90.
29:27De toute façon, comme disait Damien,
29:31qu'est-ce qu'on va gagner en temps de 80 à 90 ?
29:34Oui, c'est sous à quelques minutes.
29:36Mais même pas, mais même pas, mais même pas quelques minutes.
29:39C'est quelques secondes, c'est quelques secondes.
29:41Mais dans une vie, ça coûte quoi ?
29:43Ça coûte quoi de perdre quelques secondes ?
29:46Quelques secondes pour garder des vies,
29:48pour garder des gens en vie.
29:50C'est en vie ou qu'ils ne soient pas handicapés.
29:53Voilà, moi je suis handicapé, je sais ce que c'est.
29:55Je sais ce que c'est, je fais de la sécurité routière tous les jours,
29:59tous les jours, tous les jeunes,
30:00à qui je peux dire, quand tu as bu,
30:03tu remontes dans ta voiture, tu dors dans ta voiture
30:05avant de reprendre le volant.
30:07Ton alcool et le miel diminuent et ta fatigue aussi.
30:10Vous voyez, c'est tout plein de choses comme ça.
30:12Et les 80 km heure, pour moi, c'est une très bonne chose.
30:14C'est une très bonne chose.
30:16Alors, c'est sûr et certain qu'il y en a toujours
30:19qui vont trouver, oui, mais non, ça attise la pollution, tout ça.
30:24Mais plus vous voulez vite, plus vous polluez,
30:26plus vous consommez de carburant,
30:28et forcément, plus vous polluez, non ?
30:30Non, vous n'êtes pas d'accord avec moi, je pense ?
30:32Si, si, mais après, j'étais en train de réfléchir,
30:35il y a aussi un certain nombre de routes et de départements
30:37où la vitesse change sans arrêt.
30:40On est un coup à la limitation,
30:42un coup à 90, un coup à 80,
30:44ça passe à 70 et à 90.
30:46On s'y perd, et ça aussi, c'est dangereux, Marco.
30:49Vous êtes d'accord ?
30:49Ah non, mais je suis entièrement d'accord.
30:51Et les GPS ?
30:53Et les GPS ?
30:54Ils ne savent plus où donner de la tête.
30:55Exactement, ils ne vous indiquent parfois pas la bonne limitation.
30:58Et à cause de ça, on est pris au radar
31:00ou on est pris aux jumelles.
31:02C'est un truc de dingue.
31:04Mais ça, mais ça, excusez-moi,
31:06excusez-moi, je vais mettre un peu,
31:09une pointe de politique.
31:11Une pointe de politique.
31:12C'est tout simplement un problème,
31:15pas du gouvernement, mais de gouvernance.
31:17Tout le monde fait tout et n'importe quoi.
31:20Et on ne fait jamais les choses à fond.
31:22Là, on a décidé 80.
31:23Moi aussi, au départ, moi aussi, au départ,
31:25j'étais un peu contre.
31:27Et puis après, et puis après,
31:29en faisant la sécurité routière
31:31avec un ancien commissaire divisionnaire,
31:34il m'a expliqué, il m'a fait voir des chiffres.
31:36J'ai dit oui, effectivement, effectivement.
31:38Si, pour garder des gens en vie,
31:41pour garder des gens valides
31:43et qu'ils ne soient pas handicapés,
31:45s'il faut diminuer 10 km heure,
31:47mais bien sûr, mais bien sûr,
31:49mais même quand on est pressé 10 km heure,
31:52on ne va pas gagner, on ne va pas gagner,
31:54on ne va pas gagner des heures.
31:56Il ne faut pas rêver.
31:57On va gagner quelques secondes sur un long trajet.
32:00Ça ne sert à rien.
32:01Donc, 80 km heure, c'est très bien.
32:03Marco, David est également avec nous.
32:06Bonjour, David.
32:07Bonjour.
32:08Vous nous appelez d'où, vous ?
32:09Actuellement, je vous appelle du département 44.
32:13Je roule pas mal.
32:15Oui, c'est ça, actuellement.
32:16Une petite précision.
32:18J'ai entendu les auditeurs précédents.
32:20Je leur rappelle qu'aujourd'hui,
32:22on a quand même des voitures
32:23qui nous permettent d'être très confortables
32:25et de conduire hautement en sécurité.
32:27On ne roule plus en dedoche ou en traction.
32:29Alors, bien sûr, l'accident qui est arrivé...
32:30Mais là, c'est pardon, David.
32:33Les chiffres de la sécurité routière
32:34ne sont pas bons.
32:36Ils sont repartis à l'art.
32:36À quel niveau, madame ?
32:37Le nombre de morts l'année dernière
32:39a à nouveau progressé sur les routes.
32:42Oui.
32:42Et à cause de quoi ?
32:43La vitesse ?
32:44La vitesse, entre autres.
32:45Ça fait partie des...
32:46Non, pas du tout.
32:47Ah bon ?
32:48La vitesse reste la première cause de mortalité.
32:50Je vais vérifier en même temps
32:51que vous nous l'expliquez.
32:52Mais si vous voulez, madame,
32:53on peut vérifier.
32:54À La Rochelle, aujourd'hui, en été,
32:55on n'a pas des morts dues à la vitesse
32:57ou dues à la voiture.
32:57On a des morts dues à la trottinette électrique
32:59et au vélo.
33:00Et ces mêmes morts sont rentrées
33:01dans les statistiques
33:02que vous venez de m'annoncer.
33:05D'accord.
33:05Je regarde juste au niveau national.
33:07Si vous voulez, regardez, madame.
33:09Allez-y, allez-y.
33:10Continuez.
33:11Donc vous, vous êtes plutôt défavorable
33:13aux 80 km heure ?
33:14Non, je ne suis ni défavorable
33:15aux 80 ou aux 90 km heure.
33:18Comme l'a dit le monsieur précédemment,
33:19ça ne change rien.
33:21Par contre,
33:22quelle a été la notion de sécurité
33:24au niveau du changement
33:25de cette limitation de vitesse ?
33:29Rouler avec des voitures
33:30à 80 km heure,
33:32c'est rouler à la même vitesse
33:33que les camions.
33:34Il est où, la notion de sécurité ?
33:36Aujourd'hui, les professionnels
33:37comme moi de la route,
33:38ceux qui pratiquent
33:39entre 5 et 10 000 km par mois,
33:41c'est nous que nous devons écouter.
33:43Ce n'est pas la personne
33:44avec sa caravane
33:45qui va sortir du 93
33:46pour aller en vacances
33:47à l'île de Ré.
33:48Cette personne-là,
33:49elle ne pratique pas la route.
33:50Nous la pratiquons, la route.
33:52Nous voyons l'état de la route
33:54progresser.
33:55On n'a plus des routes aujourd'hui,
33:57on a des chemins.
33:58Il va bientôt falloir
33:59des Hummers ou des 4x4
34:00pour pouvoir rouler
34:01en tranquillité.
34:02Alors David,
34:03j'ai vérifié ce que je vous disais
34:04quand même,
34:05et le site de la sécurité routière
34:07est formel,
34:08c'est un site du ministère
34:08de l'Intérieur,
34:09donc avec les chiffres.
34:10La vitesse reste la première cause
34:12de mortalité sur les routes
34:13en France.
34:14Elle constitue à la fois
34:15un facteur déclencheur
34:16et aggravant de l'accident.
34:19Donc ça reste,
34:20vous nous citiez d'autres exemples
34:22et effectivement,
34:22le nombre de morts,
34:23notamment en trottinette,
34:24en deux roues,
34:25progresse,
34:26mais la vitesse reste
34:28la première cause
34:29de mortalité aujourd'hui
34:30sur les routes en France.
34:31Je suis d'accord avec vous,
34:33madame.
34:33À partir du moment
34:34où vous montez
34:34dans un véhicule motorisé,
34:37vous êtes en vitesse.
34:3810, 50, 100 ou 150 km heure.
34:42Vous êtes en vitesse.
34:43Donc la problématique
34:44du fait qu'aujourd'hui,
34:46les personnes qui prennent un véhicule
34:47ne maîtrisent pas la vitesse,
34:49peu importe la vitesse,
34:50elle vient d'où, madame ?
34:52C'est une problématique
34:53de ne pas maîtriser sa vitesse.
34:54Elle vient d'où ?
34:55La problématique
34:56de ne pas maîtriser sa vitesse.
34:57Je ne comprends pas par contre.
34:58Eh bien, la problématique,
35:00vous montez dans un véhicule
35:03et vous ne maîtrisez pas
35:04le véhicule
35:05sur lequel vous vous engagez
35:07sur la route.
35:09Elle vient d'où,
35:10la problématique ?
35:11Du véhicule ?
35:12De la vitesse ?
35:12Ou de la personne
35:13derrière le volant ?
35:14De la personne,
35:15mais on ne va pas attribuer
35:15dans ces cas-là.
35:17On attribue comment
35:18un permis de conduire ?
35:19Cette personne,
35:19elle a bien un permis.
35:20Vous me posez la question,
35:22mais avant,
35:22vous me posez la question
35:23en répondant à la question
35:24que je vous ai posée.
35:25C'est justement là,
35:27c'est la formation de base
35:28qu'il faudrait peut-être voir.
35:29C'est la formation de base
35:31qu'il faudrait peut-être
35:31finissueux à revoir.
35:33David, restez avec nous,
35:34on va poursuivre la discussion
35:35dans un tout petit instant.
35:36A tout de suite.
35:37Contactez-nous gratuitement
35:38via l'appli RTL
35:40ou au 3210.
35:4150 centimes la minute.
35:45Amandine Bégaud.
35:46RTL midi,
35:47les auditeurs ont la parole.
35:49Et on continue d'évoquer
35:51ces 80 km heure.
35:53Vous le savez,
35:53la mesure avait été mise en place
35:55en 2018.
35:57Huit ans plus tard,
35:58la moitié des départements
36:00français en sont revenus,
36:02sont repassés aux 90 km heure
36:04sur les routes départementales.
36:06On en parle avec vous,
36:07Michel.
36:08Bonjour, Michel.
36:09Oui, bonjour.
36:11Ça vous agace, vous ?
36:13Ah oui, non,
36:14ce qui m'agace,
36:14c'est l'alternance.
36:16C'est un coup 80,
36:18un coup 90.
36:19On ne sait plus
36:20vous donner de la tête.
36:21Le pire,
36:22c'est les routes à trois voies
36:25qui...
36:27quand les routes à trois voies
36:29sont en alternance
36:31une fois deux voies,
36:32une fois une voie.
36:34Et quand c'est une voie,
36:35c'est 80.
36:36Quand c'est deux voies,
36:37c'est 90.
36:39On est constamment
36:40en train de vérifier
36:42la vitesse.
36:43Oui,
36:43et on ne regarde plus
36:44vraiment la route.
36:46Oui,
36:46et quand on change
36:47le département,
36:48c'est pareil.
36:49On a la surprise
36:50de changer de département
36:52un coup 90.
36:56C'est ça qui est agaçant.
36:59J'ai 75 ans,
37:00j'ai connu les routes
37:02sans limitation.
37:05Bon,
37:05bref,
37:06c'est peut-être
37:08pas une bonne solution.
37:10Oui,
37:11il vaut mieux en mettre
37:11des limitations,
37:12vous êtes d'accord ?
37:13Oui,
37:14il n'y avait qu'en ville
37:15où c'était limité à 60.
37:17Oui,
37:17ça sauve quand même des vies,
37:18vous pensez,
37:19ces limitations ?
37:20Oui,
37:21oui,
37:22oui,
37:22bien sûr.
37:24Ce qui vous agace,
37:25c'est le changement
37:26effectivement perpétuel
37:27sur les routes.
37:28Michel,
37:30restez avec nous,
37:31on va accueillir Bruno.
37:32Bonjour Bruno.
37:33Bonjour.
37:35Alors,
37:35vous,
37:36vous nous appelez d'où ?
37:37Alors,
37:37je suis de Chartres,
37:38moi.
37:39Bon,
37:39qu'est-ce que vous en pensez ?
37:41Alors,
37:42moi,
37:42je pense que c'est une discussion
37:45purement clientélisme politique.
37:47De revenir au 90
37:49ou la décision de départ ?
37:50Oui,
37:50de revenir au 90.
37:51Oui,
37:52tout à fait.
37:53Alors après,
37:5380,
37:5490,
37:54à l'époque,
37:55c'est vrai que j'ai peut-être grogné,
37:56j'étais plus jeune.
37:59Maintenant,
38:00aujourd'hui,
38:00je suis à 80.
38:02Franchement,
38:03comme les deux premiers auditeurs,
38:06je rejoins leurs propos,
38:08on ne gagne rien,
38:09de toute manière.
38:09on fait des économies sur le carburant,
38:13ça nusse pas le moteur,
38:14tout ça,
38:15c'est des bêtises.
38:18Et puis,
38:19de toute manière,
38:20il faut adapter les constructeurs,
38:21donc adapter les véhicules
38:22aux vitesses souhaitées.
38:25Et comme ça,
38:26il n'y aura pas d'usure.
38:28En fait,
38:29ça crée des dépenses supplémentaires
38:31pour le remplacement des panneaux.
38:33Et puis,
38:34on s'aperçoit
38:34qu'écologiquement parlant,
38:35il ne faut pas aller vers le plus,
38:37il faut aller vers le moins,
38:38de toute manière.
38:39Donc,
38:40on est aujourd'hui à 80.
38:41Moi,
38:41aujourd'hui,
38:42je suis en petite électrique,
38:42je roule à 70.
38:44J'embête du monde.
38:46Je l'appelle ça
38:47les tarés du matin.
38:48Les tarés du matin
38:49qui vous collent aux fesses.
38:52Et en fait,
38:53j'ai l'impression
38:53que je risque ma vie
38:54tous les jours
38:54sur la route.
38:57Parce que,
38:58voilà,
38:58j'ai des fous furieux
38:59qui me collent au train.
39:00Alors,
39:01qui double,
39:02puis voilà,
39:02ils s'en vont
39:03mais qu'ils arrêtent
39:05de faire subir la pression
39:06sur les automobilistes
39:08qu'ils essayent de respecter
39:09et voire
39:11d'aller un peu moins vite.
39:12Parce que,
39:12moi,
39:13sur la route,
39:14j'arrive à m'arrêter
39:14quand un lapin traverse,
39:15par exemple,
39:16ou un chat.
39:18Voilà.
39:19C'est des exemples comme ça.
39:20Donc,
39:21il faut arrêter.
39:21La vitesse,
39:22ça tue de toute manière.
39:25Entre 80 et 90,
39:27je crois que c'est 27 mètres secondes,
39:29il me semble.
39:30Donc,
39:31si on ne voit pas la différence,
39:33avec des chiffres,
39:34on comprend mieux.
39:35Le corps humain,
39:36à l'impact,
39:37c'est 67 km heure.
39:39Donc,
39:39voilà,
39:41c'est plein de paramètres
39:42comme ça.
39:42Il faut être raisonnable.
39:43Il y a des règles à fixer,
39:45c'est 80,
39:45voilà.
39:47je voudrais qu'on entende
39:48David,
39:49non,
39:50pas David,
39:50pardon,
39:51Christian également.
39:52Bonjour Christian.
39:54Vous êtes routier,
39:55vous.
39:55Oui.
39:58Oui.
39:58On vous entend,
39:59Christian.
40:01Et les 80 km heure,
40:02moi,
40:02ça m'agace.
40:03Pourquoi ça vous agace ?
40:04Parce qu'en fait,
40:05moi,
40:05je suis chauffeur routier
40:07depuis 2013.
40:08Oui.
40:10Et en fait,
40:11avant le passage aux 80,
40:13et avant,
40:14en poids lourd,
40:15on ne doublait jamais de voiture.
40:16Ça n'arrivait jamais.
40:17Aujourd'hui,
40:19on se retrouve dans des situations
40:20où on est,
40:23parce que nous,
40:23on est soumis
40:24à des délais de livraison,
40:26pour les respecter,
40:27on se retrouve à doubler des voitures.
40:28Et ça,
40:29c'est quand même dangereux.
40:30Mais en roulant à combien,
40:31Christian ?
40:31À 80 km heure.
40:33Ah,
40:33parce que les gens...
40:34Mais les gens roulent moins vite
40:36que les 80.
40:37Et nous,
40:37en camion,
40:38on est limité à 80 km heure
40:39de quoi qu'il arrive,
40:40de toute façon,
40:40sur les routes limitées à 90.
40:42Et en fait,
40:43les gens roulent moins vite.
40:44Et donc,
40:44du coup,
40:45c'est dangereux
40:45parce que vous êtes obligé
40:46de les doubler en camion.
40:47C'est ça.
40:48Et les routes ne sont pas forcément adaptées
40:49pour que nous,
40:49on réalise des déplacements
40:51sur ces routes-là.
40:52Donc,
40:52des fois,
40:52on perd du temps,
40:53on arrive en retard
40:53chez les clients.
40:54C'est des délais de livraison
40:56qui s'allongent.
40:57Et sincèrement,
40:58Christian,
40:59vous,
41:00entre 90 et 80,
41:02vous ne gagnez pas,
41:03enfin,
41:04vous ne perdez pas
41:0510 minutes par...
41:06Ce n'est pas forcément
41:07une question de temps gagné,
41:09en fait.
41:09Ça,
41:09je suis d'accord
41:10qu'en voiture,
41:10vous ne gagnez pas forcément.
41:12Moi,
41:12je le vois.
41:12En camion,
41:14je réalise des trajets
41:16Poitiers-La Rochelle.
41:17C'est quasiment
41:17que de l'autoroute.
41:19Moi,
41:20je suis en ADR
41:21entre un camion
41:21qui roule à 80
41:22et un camion
41:23qui roule à 90
41:23parce que sur l'autoroute,
41:24c'est 90.
41:25En ADR,
41:26on est limité
41:26à 80 km heure
41:27sur les autoroutes.
41:29L'écart,
41:29pour aller au même endroit,
41:30elle est exactement
41:31de 7 minutes.
41:32Donc,
41:32je suis d'accord
41:33qu'en gain de temps,
41:34on ne gagne rien.
41:35Par contre,
41:36sur une route départementale,
41:38quand vous tombez
41:38à 70 km heure
41:40à la place
41:40de 80,
41:43là,
41:43la différence,
41:44elle est plus énorme
41:45parce qu'en fait,
41:46les gens...
41:47Et encore,
41:47quand c'est 70,
41:48il y a des endroits,
41:49c'est 65.
41:50Et quand vous ne pouvez pas doubler,
41:51vous la suivez sur 10,
41:5215 bornes,
41:53vous avez 15 km heure
41:54d'écart,
41:55c'est long.
41:56Et en fait,
41:57quand c'est qu'une voiture,
41:59on se dit,
41:59c'est pas grave,
42:00mais en fait,
42:00quand vous en enchaînez
42:01plusieurs comme ça,
42:02sur un trajet,
42:02vous perdez un quart d'heure,
42:0320 minutes,
42:04et en fait,
42:04des fois,
42:04à un quart d'heure,
42:0520 minutes près,
42:06multiplié par le nombre
42:08de fois où ça vous pénalise
42:10dans la journée,
42:10vous ne réussissez pas
42:12à faire votre journée.
42:13Et en plus,
42:15c'est plus dangereux
42:16de se retrouver
42:18avec des poids lourds
42:18qui doublent
42:19des véhicules légers
42:21plutôt que des véhicules légers
42:22qui roulent
42:23à 10 km heure de plus.
42:24C'est ça le problème,
42:25en fait.
42:26C'est pas un problème
42:26de gain de temps,
42:27c'est un problème
42:28de sécurité.
42:29Sur ces routes-là,
42:30effectivement,
42:30aussi,
42:31c'est pas forcément
42:33adapté,
42:33en effet,
42:34Christian.
42:34Je voulais juste
42:35vous faire entendre
42:35le message de Bernadette,
42:37qui nous a laissé
42:38un message au 3210.
42:40Moi, je dis que le 80 à l'heure
42:43sur les routes nationales,
42:44dites nationales,
42:46c'est vraiment d'un ridicule,
42:48un non-sens.
42:49Si j'ai à Coriaque,
42:50je suis à 80 à l'heure
42:52alors que la route est magnifique,
42:54quand j'arrive à Coriaque,
42:55j'ai sommeil.
42:56Tellement c'est chiant.
42:57Ils ne savent pas évaluer
42:59les routes
43:01et mettre la distance.
43:03Voilà pour le message
43:04de Bernadette.
43:05Et on le rappelle,
43:06la vitesse,
43:07je le disais tout à l'heure,
43:08reste la première cause
43:09de mortalité sur les routes.
43:12Soyez prudents.
43:12Donc,
43:13on change le sujet
43:14dans un instant.
43:15Les œufs,
43:16cette pénurie d'œufs,
43:17est-ce qu'elle vous empoisonne
43:18la vie ?
43:31Et on évoque à présent
43:33cette pénurie d'œufs,
43:34ça fait des semaines,
43:35des mois même
43:36que cela dure.
43:37Alors tout à l'heure,
43:38Johanna Chabas nous a expliqué
43:39que l'une des explications,
43:41il y en a deux principalement,
43:42qu'on consomme de plus en plus d'œufs
43:44par Français
43:45chaque année en France.
43:47Et puis,
43:48que les poulaillers
43:48sont en train de s'adapter
43:50pour ne plus vendre d'œufs
43:54faits par des poules en cage.
43:56Bonjour Gilles.
43:58Bonjour.
43:59Vous nous appelez d'où Gilles ?
44:00Moi, je suis dans Moselle,
44:02dans un tout petit village
44:03qui s'appelle Tonville.
44:04Très bien.
44:05Et alors,
44:05vous avez trois poules, vous ?
44:07Ah ouais,
44:07moi j'ai trois poules à la coque,
44:08mon Bibi.
44:10Mon Bibi ?
44:11Vous l'appelez Bibi ?
44:12Ils l'appellent Bibi,
44:13il a des pattes d'œufs,
44:14il a un look vintage.
44:17Et alors,
44:18comment elles vont vos poules ?
44:19Elles sont élevées en méga plein air
44:21puisqu'on est dans un tout petit village
44:23de 50 habitants.
44:24Moi, j'ai ma maison qui est à l'écart.
44:25Donc, je joue les portes du poulailler le matin
44:28et elles se promènent dans la rue.
44:30Et cette pénurie d'œufs ?
44:32Qu'est-ce que vous en pensez ?
44:34Moi, j'en pense que mes poules
44:35pondent moins d'œufs en hiver.
44:37Ah oui ?
44:38Oui.
44:39Mais j'imagine que c'est qu'à tous les hivers,
44:41ça Gilles.
44:42Ah bah ouais,
44:43c'est pour ça.
44:43En fait, moi j'ai l'impression
44:44d'entendre chaque année
44:45pénurie d'œufs, pénurie d'œufs en hiver.
44:47Et moi, j'ai toujours entendu dire
44:49que les poules pondent moins en hiver
44:51et depuis que j'en ai,
44:53bah oui, en hiver,
44:54elles pondent moins.
44:55Et donc, l'été,
44:56vous utilisez vos œufs
44:57et l'hiver, vous en achetez ?
44:59Alors, l'hiver, ouais,
45:00j'ai la chance.
45:01On est dans un petit village à côté,
45:03il y a un producteur
45:05de poules en plein air
45:06et il met un automate.
45:07Donc, quand j'en ai pas,
45:08je vais à l'automate.
45:09Très bien.
45:10Voilà.
45:11Donc, vous, il n'y a pas de pénurie ?
45:13Ah non, moi, je n'en ai pas.
45:15J'en ai trois en été,
45:17malgré que trois poules.
45:19Pourtant, je mange,
45:20on m'accompagne et moi,
45:21on en mange tous les jours
45:22un ou petit déjeuner en été.
45:24On n'en achète pas, quoi.
45:25Oui.
45:26Mais là, on en a, ouais,
45:29janvier, il faisait très froid.
45:30On en avait des fois pas,
45:32des fois un.
45:34Là, il a fait un peu mieux.
45:35On arrive à en avoir
45:36de nouveau deux.
45:38Puis là, il fait froid.
45:39Je pense qu'on en aura
45:40de nouveau plus ou un, quoi.
45:42Bon, je ne savais pas
45:43que les poules pondaient moins
45:44en hiver.
45:45Vous nous aurez appris
45:46quelque chose, Gilles.
45:47Merci.
45:48Oui.
45:49On va accueillir Bruno.
45:51Bonjour, Bruno.
45:52Oui, bonjour, Amandine.
45:53Bonjour à tous.
45:54Bon, et vous confirmez, vous,
45:56les poules pondent moins
45:57en hiver ?
45:58Oui, tout à fait, oui.
46:00Mais bon, tout dépend
46:02du volume que vous avez
46:04en volaille.
46:05Après, par chez nous,
46:07à la campagne,
46:07sur Templeuve,
46:08en Pével,
46:09on a la chance
46:10d'avoir des fermes
46:11de proximité.
46:12Et donc,
46:13quand j'entends
46:14un auditeur
46:15qui dit
46:16« Je ne trouve pas d'oeufs
46:18dans mon supermarché,
46:19je n'ai pas d'alternative.
46:21Je ne sais pas
46:22où il habite
46:24et je ne comprends pas. »
46:26Donc, si on s'éloigne
46:27un petit peu
46:27de son centre-ville,
46:28on va trouver
46:29des fermes
46:30qui proposent
46:31des oeufs,
46:33de la volaille,
46:34du lapin
46:35et des légumes.
46:36Vous habitez où, Bruno ?
46:38Templeuve en Pével.
46:39C'est à côté de quoi ?
46:40Pardon ?
46:41Alors, je suis entre Lille
46:42et Valenciennes.
46:43Parce que moi,
46:44à Paris, sincèrement,
46:45avant de trouver une ferme
46:45qui me vend des oeufs,
46:46et ce n'est pas assez facile.
46:48J'allais en venir.
46:50Alors, ce n'est pas facile
46:51pour les citadins,
46:53évidemment,
46:53et je le comprends très bien.
46:55Moi, j'ai même été
46:56militaire à Paris.
46:58On ne peut pas trouver
46:59ce que l'on veut,
46:59ce que l'on nous trouve
47:01chez nous.
47:02Par conséquent,
47:03s'il y avait des filières
47:05un peu plus améliorées,
47:07intra-françaises,
47:09avec un consensus
47:11entre des exploitants agricoles
47:13qui ont des belles exploitations
47:15où on produit
47:16des bons oeufs fermiers,
47:18on pourrait arriver
47:19à livrer.
47:20On sait bien faire un ringis.
47:22Oui, vous avez raison.
47:23Pourquoi on ne ferait pas
47:24un petit ringis
47:25des oeufs
47:25et de la volaille ?
47:28Attendez,
47:28pourquoi ?
47:29Je ne comprends pas.
47:30Il y a quelque chose,
47:31on n'a peut-être
47:33un petit manque
47:35d'opportunité là-dessus.
47:37Oui, et juste,
47:38je voudrais donner la parole
47:38à Alexandre
47:39avant la fin de l'émission.
47:40Bruno,
47:41Alexandre, bonjour.
47:42Bonjour, Amandine.
47:43On a entendu tout à l'heure
47:45le message
47:45que vous nous aviez laissé.
47:46Vous avez du mal
47:47à trouver des oeufs
47:48et vous êtes
47:49un gros consommateur d'oeufs.
47:51Exactement.
47:51Vous dites,
47:52au marché,
47:52on en trouve
47:53plus que en grande surface,
47:55c'est ça ?
47:55Alors oui,
47:56c'est ça.
47:56Je me suis surpris
47:57à aller en marché
47:58en pleine ville
47:59pour justement acheter
48:00des bons oeufs frais bio.
48:02Alors,
48:02on en trouve plus facilement
48:03mais par contre,
48:04le prix est un petit peu
48:05plus élevé.
48:05Et au vu de la consommation
48:06d'oeufs que j'ai
48:07tous les jours,
48:09c'est vrai que ça peut
48:10faire un peu
48:11augmenter le budget, oui.
48:12Vous en mangez combien
48:13par jour ?
48:14On va dire que je suis
48:15en moyenne à 4-5 par jour.
48:16Ah oui, quand même ?
48:17Oui,
48:18parce que je fais
48:18beaucoup de sport
48:19donc on va dire
48:19que c'est un bon aliment
48:21en termes de protéines
48:23donc je me dois
48:24de manger des oeufs
48:25tous les jours, oui.
48:26Vous pourriez modifier
48:27et manger des sardines ?
48:29C'est aussi plein de protéines.
48:30Alors oui,
48:30des sardines,
48:31du poulet,
48:31c'est ce que je fais également
48:32donc justement,
48:32je suis obligé
48:33d'essayer de varier
48:34parce que je trouve
48:36de moins en moins
48:37d'oeufs tous les jours
48:38donc je me surprends
48:39à aller au marché
48:40ou à aller voir
48:40des agriculteurs, oui.
48:41Bon bah écoutez,
48:42au moins ça vous permet
48:43aussi de changer
48:44vos habitudes.
48:45Merci beaucoup Alexandre,
48:45merci aussi à vous Bruno.
48:47Dans un instant,
48:48Jean-Alphonse Richard
48:48est l'heure du crime.
48:50Jean-Alphonse,
48:50on part aujourd'hui
48:51aux Etats-Unis.
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