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  • il y a 5 mois
Regardez Les auditeurs ont la parole avec Amandine Bégot du 26 septembre 2025.

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00:0012h30, 14h, RTL Midi, les auditeurs ont la parole.
00:05Avec Amandine Bégaud.
00:07Et à la une aujourd'hui, cette journée de mobilisation des agriculteurs à l'appel de la FNSEA.
00:13Pas de route bloquée comme on a pu le connaître ces derniers mois,
00:16mais des actions, des manifestations aussi dans le calme,
00:20actions notamment dans les supermarchés pour dénoncer la concurrence déloyale.
00:25Dans l'actualité, encore et toujours, bien sûr, la condamnation de Nicolas Sarkozy.
00:29Cinq ans de prison, je vous le rappelle.
00:31L'ancien président qui, d'après nos informations, est allé, comme à son habitude,
00:36faire son jogging ce matin parmi ses proches, ses soutiens en tout cas.
00:41Certains en appellent désormais Emmanuel Macron et demandent une grâce présidentielle.
00:46Du foot ce soir avec un Strasbourg OM, ce sera à suivre sur RTL, bien sûr, dès 20h45.
00:53RTL Foot, je vous le rappelle, ça commence à 20h.
00:56La météo avec vous, Valérie Quintin.
00:57Alors bon, on l'a dit, gris et toujours encore bien froid sur une large partie du pays cet après-midi.
01:03Mais, mais, mais, ça va s'arranger.
01:05Oui, alors doucement, on ne s'envale pas.
01:06Demain matin, ce sera encore bien gris sur la moitié nord du pays.
01:09Mais dans l'après-midi, on peut espérer une petite lueur ensoleillée, pas vilaine.
01:13Ce sera juste un tout petit peu plus bouché encore entre la Normandie, la Bretagne et les Pays de Loire.
01:17Pendant ce temps-là, la moitié sud va profiter d'une très belle journée ensoleillée,
01:20avec à peine quelques averses en montagne entre les Alpes et la montagne Corse.
01:24Côté température demain matin, ce n'est pas encore ça.
01:263 à 13 degrés au réveil de Réa Cabastia.
01:28Dans l'après-midi, ça remonte légèrement.
01:3116 à 26 degrés.
01:32Un bon 17, dites donc, à Paris du coup, comme à Mulhouse ou encore au Mans.
01:36Et puis dimanche, un soleil encore un petit peu plus généreux.
01:39Toujours un peu d'instabilité sur le nord-ouest, mais rien de plus.
01:42Les températures, elles s'envolent dimanche.
01:4419 degrés de moyenne pour la moitié nord, 21 pour la moitié sud.
01:48Figurez-vous que toute la semaine prochaine sera plutôt lumineuse,
01:51avec des températures qui oscilleront autour de 20 à 21 degrés sur la moitié nord,
01:5522 à 23 pour la moitié sud.
01:56Et bien voilà, c'est bien.
01:58Merci Valérie.
01:58Vous reconnaissez bien sûr l'hymne des enfoirés.
02:18Robin Colucci, le fils aîné de Coluche, est avec nous.
02:21Alors qu'il y a 40 ans, jour pour jour, Coluche lançait son appel,
02:26sa petite idée, comme il avait dit à l'époque, 40 ans plus tard,
02:30quand on voit ce que c'était.
02:31Quelle belle idée d'avoir lancé ces restos du cœur.
02:36On va échanger, Romain, avec les auditeurs.
02:39Juste un mot des enfoirés.
02:41Ça représente 10%, les ventes de disques, c'est ça, représente 10% à peu près des noms ?
02:45CD, DVD, oui, ça représente un montant extrêmement important.
02:47Je ne l'ai pas en tête, je ne vais pas m'aventurer là-dessus,
02:50mais c'est extrêmement important d'avoir leur soutien,
02:53d'avoir la lumière des artistes pour remercier le travail et le courage fabuleux des bénévoles.
03:00C'est aussi ça.
03:01Il y a évidemment la partie financière qui nous aide beaucoup,
03:05mais il y a la partie morale qui remonte le moral de tous les bénévoles
03:10qui vont venir très très nombreux à Paris cette année voir le spectacle.
03:14Et vous, on a des petites infos sur les nouveautés des nouveaux enfoirés ?
03:18Rien ?
03:18Rien du tout.
03:19Dembélé, on dit, non ?
03:20Je ne peux pas vous dire.
03:20Non, vous n'êtes pas sympa. D'ici la fin de l'émission, vous me direz.
03:23On va accueillir Lydie. Bonjour Lydie.
03:26Bonjour.
03:26Merci beaucoup d'être en ligne avec nous. Vous nous appelez d'où ?
03:31De l'Indre-et-Loire.
03:32De l'Indre-et-Loire. Vous avez bénéficié, vous, de l'aide des Restos du Coeur ?
03:36Oui, il y a de ça 8 ans.
03:40Expliquez-moi.
03:40Eh bien, j'avais un salaire d'environ 1200 euros et deux enfants d'études.
03:47Donc, je n'arrivais plus financièrement à subvenir à l'alimentaire.
03:52Et pourtant, vous aviez un travail.
03:54Oui.
03:55Voilà.
03:56Donc, j'ai été très heureuse de trouver les Restos du Coeur.
04:00Il n'y a pas que le côté alimentaire.
04:02Il y a aussi le côté humain, relationnel, d'avoir des gens qui nous comprennent dans la situation où l'on peut être.
04:12Que malgré un travaillant, si on veut que nos enfants s'en sortent et en payant des études, on n'a pas le choix.
04:18Vous avez hésité à pousser la porte des Restos du Coeur ?
04:22Ah oui. Oui, comme beaucoup de gens.
04:24Parce qu'en plus, à l'époque, j'habitais dans une petite commune.
04:27Donc, tout le monde se connaît.
04:30Donc, il y a le regard.
04:32Et ce n'est pas toujours facile à assumer.
04:35Un sentiment de culpabilité ?
04:37Oui, de ne pas avoir réussi, d'être montrée du doigt, de tout.
04:43Et pourtant, vous n'aviez pas le choix.
04:46Je n'avais pas le choix.
04:47Donc, à un moment, on met tout ça dans le fond du sac, c'est le cas de dire.
04:53Et puis, on passe au-dessus, on se dit qu'il faut y aller, il n'y a pas d'histoire.
04:55Parce que quand les enfants rentrent le week-end, il faut bien les faire manger.
04:59Ça a été quoi, le déclic pour pousser cette porte, Lydie ?
05:02Quand est-ce que vous vous êtes dit, de toute façon, je n'ai pas d'autre choix ?
05:06Quand j'ai vu que les dettes commençaient à s'amonceler.
05:11Parce que, bon, j'essayais de payer mon loyer, comme tout le monde.
05:15L'eau, l'électricité, c'est pas tout ce qui s'ensuit.
05:18Et je tenais à garder un toit au-dessus de ma tête.
05:20Donc, à un moment, on fait un choix, on paye les factures et on va au resto du cœur.
05:26Sans ça, vous n'en seriez pas sorti pour être...
05:29Je vous dis ça assez directement.
05:30Malgré ça, c'était déjà pas facile.
05:33Parce que j'avais deux enfants aux études.
05:35Donc, c'est pas facile.
05:37Parce que le plus important se dit qu'il faut que nos enfants réussissent.
05:41Mais, je vous dis, on n'a pas le choix.
05:45On a déjà... Comment dire ?
05:48Il faut passer au-dessus de tout ça et se dire...
05:50On a eu la chance que Coluche ait compris.
05:54Voilà.
05:55Vous vous souvenez de la première fois où vous y êtes allée ?
05:58Oui.
06:01Eh bien, c'est très difficile.
06:02Vous faites la queue, vous attendez automatiquement.
06:05En plus, tout s'était situé.
06:06Il y avait des voitures qui passent.
06:08Vous voyez des gens que vous connaissez qui passent.
06:11Et c'est difficile.
06:13On a un peu la tête dans le sac.
06:15Et vous disiez, j'y ai aussi trouvé, certes, de l'aide alimentaire.
06:19Mais aussi de l'humain.
06:22Oui, parce que quand vous discutez avec les bénévoles,
06:25vous vous rendez compte que vous n'êtes pas la seule
06:29et que vous faites ce que vous pouvez pour vous en sortir.
06:32Et ils vous remontent le moral.
06:34Ils ont toujours le petit mot gentil.
06:36Voilà.
06:38C'est un accompagnement.
06:40Il n'y a pas que l'alimentaire.
06:41C'est aussi un accompagnement, je dirais.
06:44C'est un tout.
06:45Romain Colucci, vous entendez le témoignage de Lydie.
06:47N'hésitez pas, Lydie, à échanger avec Romain.
06:52C'est extrêmement touchant.
06:54Oui, merci Lydie pour ce témoignage.
06:58Mais c'est l'exact reflet de la réalité.
07:02Des cas comme Lydie, une femme seule avec deux enfants
07:06et qui travaille et qui ne s'en sort pas.
07:10Il y en a de plus en plus.
07:12Est-ce que c'est normal ?
07:14Non.
07:16On est d'accord.
07:17On est d'accord.
07:17Ce n'est pas normal.
07:19Mais je pense qu'on est dans une société
07:20qui est de plus en plus difficile.
07:22Et je pense qu'il y a aussi...
07:28Ça devient tellement difficile pour tout le monde
07:30que c'est le chacun pour soi.
07:33Voilà.
07:34Moi, j'ai un peu ressenti ça.
07:36J'ai un peu ressenti ça au début.
07:37Et puis, vous n'osez pas non plus en parler à tout le monde
07:39de vos problèmes.
07:40Et c'est un peu le serpent qui se ment à la queue.
07:46C'est-à-dire que vous n'osez pas en parler,
07:49même à vos proches.
07:50Et du coup, c'est de pire en pire.
07:53Oui, c'est de pire en pire.
07:54Et puis, il y a une honte qui s'installe.
07:57Il y a tout un processus qui s'installe en fait.
07:59Il y a cette honte parce qu'on n'a pas réussi.
08:08On regarde les autres.
08:10Moi, j'ai un peu ce problème du regard des autres à l'époque.
08:13Maintenant, ça m'est bien passé au-dessus.
08:16Quelque temps, on comprend.
08:19Mais à l'époque, j'avais le problème du regard des autres.
08:21Je me disais, si je vais au resto du cœur,
08:25c'est que tu n'es pas assez courageuse.
08:26C'est tout l'inverse, pardon Lydie,
08:32mais élever deux enfants seuls,
08:37c'est courageux.
08:39Oui, mais on ne le voit pas comme ça.
08:43Voilà.
08:44Et il y a votre éducation qui fait les choses aussi.
08:47Et quand vous êtes toujours débrouillé,
08:49vous avez toujours réussi à avancer,
08:51c'est quand même très difficile.
08:56C'est pour ça que moi, je ne juge pas les gens qui vont,
08:59que ce soit les restos du cœur ou autres organismes.
09:02Je ne juge pas.
09:03Et quand je...
09:04Maintenant, ça va mieux financièrement.
09:08Quand il y a la colette, je donne toujours quelque chose.
09:11Parce que je dis toujours, il ne faut pas que tu oublies
09:13que tu as eu besoin un jour.
09:16Voilà.
09:17Et j'ai des sœurs qui font comme moi,
09:18qui donnent même si elles n'ayent pas eu droit.
09:20La bonne nouvelle, Lydie, c'est qu'on peut s'en sortir.
09:23C'est aussi ce message d'espoir que vous nous donnez.
09:25Restez avec nous et on va continuer à dialoguer.
09:28Romain, vous vouliez ajouter quelque chose ?
09:30D'abord, merci.
09:31Merci, Lydie, pour ce témoignage très touchant.
09:34Et effectivement, il y a de plus en plus de gens
09:37qui ont besoin temporairement des restos du cœur.
09:39Voilà.
09:40Dans des carrières qui sont moins longues,
09:43moins stables.
09:44Parfois hachées avec des hauts débats.
09:45En dents de scie, qui sont plus compliquées.
09:48Et quand il y a des moments où il y a des fortes augmentations du prix,
09:51que ce soit le gaz, l'électricité ou les produits alimentaires,
09:55il ne faut pas attendre que les placards soient vides.
09:57Venez au resto du cœur.
09:58Effectivement, Lydie l'a très bien dit.
10:00On est là pour vous aider, pour vous recevoir, pour vous parler.
10:03Et ça fait du bien.
10:05Et ça fait du bien, pas seulement de repartir avec un panier
10:08et de savoir qu'on va nourrir ses enfants.
10:10Bien sûr, c'est la priorité.
10:11Mais avec aussi un peu d'écoute et de soutien.
10:13Mais voilà, de se rendre compte, comme elle l'a dit,
10:14qu'on n'est pas seul.
10:16Qu'on n'est pas seul au monde à pédaler dans la smoule
10:18et qu'on n'y arrive pas.
10:19Et qu'il y a de l'aide.
10:20Et que cette aide, elle existe.
10:22Il y a pratiquement 2500 centres des restos du cœur dans tout le pays.
10:25Donc, il y en a forcément un à côté de chez vous.
10:28Voilà.
10:28Et faites comme Lydie.
10:29Si vous voyez les gens des restos du cœur à la collecte,
10:32donnez-leur un petit quelque chose.
10:33Ça leur fera plaisir.
10:34Romain Colucci, on vous garde encore quelques minutes.
10:36Lydie, vous restez aussi avec nous.
10:39Appelez-nous au 3210.
10:41On continue à échanger.
10:41A tout de suite.
10:42envoyez-nous vos messages sur l'application RTL
10:45ou appelez-nous au 3210.
10:4750 centimes la minute.
10:50Amandine Bégaud.
10:52RTL Midi.
10:53Les auditeurs ont la parole.
10:55Oui, bonjour.
10:56Je serai intéressée pour faire du bénévole au resto du cœur
11:00car je suis à la retraite et j'aimerais aider tous ces gens.
11:05Voilà pour ce message qu'on vient de recevoir à l'instant au 3210.
11:09Romain Colucci, le fils séné de Coluche, est toujours avec nous pour échanger avec vous aujourd'hui.
11:14Romain, tiens, comment on devient bénévole comme le demandait à l'instant cette auditrice ?
11:21Il faut contacter le centre des restos du cœur qui est le plus proche de chez vous.
11:24Je ne sais pas où habite cette dame, elle n'a pas précisé.
11:26Mais il faut taper sur internet le resto du cœur
11:29et ça vous affiche rapidement les centres autour de chez vous.
11:33Et il faut trouver celui où vous serez le mieux.
11:36Celui où l'équipe vous plaira le plus, on va dire.
11:38Il n'y a pas besoin de compétences particulières ?
11:40Non, il n'y a pas besoin de compétences particulières.
11:42Il faut être capable d'écouter les gens.
11:44Il faut avoir de l'empathie.
11:45Il faut vouloir les aider.
11:46Il faut un peu de courage.
11:47En fait, il faut deux bras, deux jambes, un cœur et un cerveau qui fonctionne normalement.
11:52Mais j'ai déjà vu des aveugles ou des handicapés faire du bénévolat très très bien.
11:56Donc non, il n'y a pas de compétences particulières à avoir.
11:59Il faut être régulier par contre.
12:03Il faut du temps.
12:04Il faut du temps et puis quand on s'engage, il faut être régulier.
12:09C'est une ou deux fois par semaine.
12:12Mais ça se fait facilement.
12:13Et en fait, c'est une école de la vie qui est formidable.
12:17et que beaucoup, beaucoup de gens devraient faire.
12:19Et je lance un appel à toutes les femmes et les hommes politiques de ce pays.
12:23Si vous voulez faire du bénévolat, faites-le.
12:25Nous, on ne fait pas de politique.
12:26Mais ça ne veut pas dire que vous, vous ne pouvez pas faire de bénévolat.
12:28Ça vous apprendrait plein de choses.
12:30Ça leur apprendrait quoi à nos politiques ?
12:33Quand on a distribué les patates et les carottes et qu'on a vu les gens dans la misère,
12:37on ne les considère plus comme des chiffres.
12:39On les considère comme des gens.
12:40Ça vous inquiète l'instabilité politique actuelle ?
12:43Oui, parce que ce qui nous inquiète, ce n'est pas l'instabilité politique directement.
12:48C'est quand on cherche à faire des économies sur tout
12:50et qu'on commence à en chercher là où il ne faut pas en faire.
12:54Et les Restos du Coeur, ça ne coûte pas cher à l'État.
12:58Il faut rappeler ça.
13:00C'est très important.
13:00Ce sont des dons.
13:01Ce sont des dons.
13:02Donc la loi Coluche, il ne faut pas qu'elle disparaisse.
13:04C'est hyper, hyper important.
13:06Le président des Restos du Coeur a été assez clair là-dessus.
13:09On va accueillir Julie.
13:10Bonjour Julie.
13:12Bonjour.
13:12Vous êtes justement bénévole au Restos du Coeur à Paris, je crois ?
13:16C'est ça, tout à fait à Paris.
13:17Vous avez quel âge ?
13:18J'ai 29 ans.
13:1929 ans.
13:20Et ça fait longtemps que vous êtes bénévole au Restos ?
13:22Je suis bénévole depuis 5 ans.
13:23Très bien.
13:24Et comment ça vous est venu ?
13:26Romain Coluche fait bravo avec les pouces.
13:29Oui.
13:29Ça m'est venu juste après le Covid.
13:32Donc en septembre 2020, j'avais envie de me rendre utile suite à la crise sanitaire
13:36que nous avons tous subie.
13:39Donc j'ai écrit au Restos du Coeur et on m'a rappelé une semaine après.
13:43Et j'étais après sur une mission dès la semaine suivante.
13:47Bon, et vous y allez plusieurs fois par semaine, une fois par semaine ?
13:50Enfin, expliquez-nous.
13:51J'y vais plusieurs jours par semaine.
13:54Le samedi et le dimanche matin, où je suis responsable d'un centre étudiant le samedi
14:00matin et responsable des maraudes petit-déjeuner le dimanche matin.
14:04Vous parlez d'un centre étudiant.
14:06Il y a de plus en plus d'étudiants aujourd'hui qui ont recours au Restos du Coeur.
14:10Oui.
14:10Malheureusement, à Paris, on a trois centres étudiants aujourd'hui, où on reçoit à
14:15peu près 200 personnes par semaine.
14:17Et ça ne fait qu'augmenter.
14:19Et en cinq ans, vous avez vu les choses évoluer, changer ?
14:22Oui, on voit surtout un rajeunissement des personnes que l'on accueille, notamment
14:28avec les étudiants.
14:29Mais c'est vrai qu'aujourd'hui, on accueille de plus en plus des personnes qui sont jeunes,
14:33qui n'étaient pas forcément là avant.
14:37Lydie était avec nous.
14:38On va aussi accueillir Claudine.
14:39Bonjour, Claudine.
14:41Bonjour, Amandine.
14:42Vous restez avec nous, Julie.
14:44Oui.
14:45Claudine, vous nous appelez d'où ?
14:48De l'Allier.
14:49De l'Allier.
14:49Et vous aussi, comme Lydie, qui est toujours en ligne avec nous également, vous avez bénéficié
14:54des restos.
14:55Oui, j'ai bénéficié des restos.
14:57Et je ne pensais pas que 40 ans après, ça existerait encore.
15:02Vous en avez bénéficié pendant combien de temps ?
15:04À quelle époque ? Expliquez-nous.
15:06Pendant dix ans.
15:07Mes enfants avaient à l'époque 11 et 15 ans.
15:11Donc, scolarisés.
15:12Ce n'était pas facile tous les jours, puisque la pension alimentaire n'était pas payée
15:17régulièrement.
15:19Et un jour, j'ai rencontré une bénévole des restos qui m'a dit qu'il ne faut pas
15:23avoir honte de pousser la porte.
15:26La honte, c'est quelque chose dont Lydie nous parlait aussi.
15:29Oui.
15:30Vous ne l'auriez pas fait si vous n'aviez pas rencontré cette dame ?
15:34Je ne pense pas que je l'aurais fait, non.
15:39Vous aviez honte de quoi, Claudine ?
15:42Comme Lydie, du regard des autres.
15:46Le regard, c'était extrêmement important.
15:51Et puis, quand on a poussé la porte, qu'on se rend compte qu'on n'est pas seul, qu'il
15:56y a des bénévoles qui sont bienveillants, qui ne nous jugent pas, on accepte.
16:02On vous sent encore extrêmement émue, Claudine.
16:07Oui.
16:08Oui, on accepte.
16:09Excusez-moi.
16:10Mais je vous en prie.
16:11Et pour le coup...
16:12On accepte la main tendue.
16:18Merci, Claudine, pour ce témoignage.
16:21Parce que c'est vrai, c'est exactement ça qu'on fait.
16:25On aide les gens à sortir du trou dans lequel ils sont tombés temporairement.
16:30J'ai beaucoup aimé votre pointe d'humour sur les hommes politiques, ils devraient faire
16:34du bénévolat.
16:36Puis, on devrait échanger nos salaires aussi.
16:39Ça leur rend...
16:42Ils auraient peut-être un peu plus ses pieds sur terre.
16:46Vous en avez bénéficié pendant dix ans, Claudine ?
16:49Oui.
16:50Ça veut dire que ça allait mieux après ?
16:53Ça allait mieux du fait que mes enfants ont pris leur envol.
16:57Donc, beaucoup moins de charges, évidemment.
17:00J'ai réduit la taille du logement aussi, ce qui m'a fait un loyer moins important.
17:07Et puis, grâce au resto, j'ai appris à gérer mon budget correctement.
17:12Oui, parce qu'il y a cet accompagnement-là aussi.
17:15Oui.
17:16Oui, oui.
17:16Il y a beaucoup d'humanité, comme disait Lydie, à part l'alimentaire, il y a énormément
17:21d'humanité.
17:24Oui, c'est ça.
17:25Le repas, c'est la porte d'entrée vers la personne accueillie.
17:28Mais une fois qu'on n'a franchi le pas, la porte des restos, pour remplir le cabas
17:33au départ, il y a toutes les lames du couteau suisse qui vont s'ouvrir pour venir aider
17:39les personnes.
17:40Donc, effectivement, de l'aide pour gérer son crédit, ça fait partie des compétences
17:44des bénévoles des Restos du Coeur.
17:46Et ça marche.
17:48Il y a des gens, on fait aussi du micro-crédit, de l'aide à la recherche d'emploi.
17:51De l'aide pour les devoirs des enfants.
17:53De l'aide pour les devoirs des enfants.
17:54Les bébés, pour sa partage de prendre soin.
17:56Les bébés, c'est très important.
17:57Il y a 120 000 bébés maintenant au Restos du Coeur.
17:59Avec des relais bébés.
18:00Oui.
18:01Il y a aussi, il ne faut pas l'oublier aussi, l'arbre de Noël.
18:05Enfin, nous, chez nous, les bénévoles organisent un arbre de Noël avec des jouets pour
18:11les enfants.
18:13Claudine, merci beaucoup pour votre témoignage.
18:15Restez avec nous.
18:15On va accueillir Marie-Claude.
18:16Bonjour Marie-Claude.
18:18Bonjour.
18:18Voilà, au départ, des Restos du Coeur, j'ai bénéficié parce que je travaillais
18:23il y a mi-temps.
18:24Donc, j'avais un fort loyer.
18:28Après, bon, ça a été.
18:30Et là, actuellement, je ne peux pas bénéficier des Restos du Coeur.
18:32Parce que quand il compte tout ce qui est positif, il compte l'APL.
18:41Donc, je gagne de trop.
18:43Et vous en auriez besoin ? Ça vous aiderait ?
18:45Oui, là, parce que, intimement, c'est mes amis qui m'aident à manger.
18:49Vous ne vous en sortez pas sans ça ?
18:51Non, parce que j'ai déménagé et j'attends parce que le Conseil Général a été piraté
18:57et mon dossier, il traîne.
18:59L'administration.
19:01Oui, l'administration.
19:03Romain Colucci, il y a effectivement des critères et on ne peut pas accueillir tout le monde.
19:08Non.
19:08Et ça fait mal au cœur quand on entend ce débat.
19:10Ça fait terriblement mal au cœur parce qu'on sait qu'il y a des gens qui viennent
19:13jusqu'au Restos du Coeur qui font cette démarche de venir pousser la porte, qu'on accueille
19:18parce qu'on accueille absolument tout le monde, mais on n'arrive plus à nourrir la
19:23totalité des 10 millions de Français qui vivent sous le seuil de pauvreté.
19:2710 millions ?
19:289 millions 800 000, je crois, au dernier chiffre INSEE.
19:32Donc oui, on peut dire 10 millions, là, on y est, pratiquement.
19:35Et ça, c'est terrible, quoi, voilà, d'entendre quelqu'un qui dit, moi, j'ai besoin d'aide
19:40et je ne peux pas la trouver.
19:44On ne sait pas quoi dire.
19:47Voilà, heureusement qu'elle a des amis.
19:49Merci à eux et merci à elle pour son témoignage.
19:51Merci beaucoup, Marie-Claude.
19:53De rien, ce n'est pas grave.
19:54Mais grâce à vous, j'ai quand même bénéficié de vacances que j'ai gagnées sur votre
19:59radio et j'en ai profité une semaine.
20:01J'en ai bien profité.
20:02Eh bien, écoutez, si on peut aussi être là pour ça, c'est important.
20:06Merci beaucoup, Marie-Claude, on vous souhaite plein de courage.
20:08Merci aussi à Claudine et à Lydie.
20:10Je sais que c'était difficile de témoigner, mais vous avez peut-être, mesdames, aidé
20:15des gens aussi qui, en vous entendant, se disent, tiens, moi aussi, je vais pousser la
20:19porte des restos.
20:20Et bravo à vous, Julie.
20:21Bénévole au resto depuis cinq ans.
20:23Continuez et on embrasse au passage tous les bénévoles sans qui cette association
20:27ne tournerait plus.
20:28Romain Colucci, je voudrais juste signaler ce week-end, Radio Resto, sixième édition
20:33et un accent qui est mis pour recueillir des dons pour les bébés, des couches, des
20:37petits pots, du lait.
20:38Oui.
20:38Comment on peut faire, nous, pour aider ?
20:41Vous pouvez vous connecter sur Radio Resto pour écouter cette web radio.
20:44Vous pourrez l'écouter sur certaines radios, dont Fun Radio du groupe RTL, de 10 à
20:4911h demain, samedi.
20:52Et puis, vous pouvez faire un don directement, vous tapez Resto du Coeur, vous arrivez sur
20:56le site des Restos du Coeur et il y a le bouton qui peut sauver le monde, ça s'appelle
20:59faire un don.
21:01Voilà, ça peut changer le monde, ce petit bouton.
21:02Appuyez-le.
21:03Le bouton qui peut sauver le monde.
21:05Votre papa doit être sacrément fier de vous.
21:08Non, de tous les bénévoles, je pense.
21:09Merci beaucoup, Romain Colucci, d'avoir été avec nous sur RTL.
21:13Dans un instant, on va bien sûr continuer à échanger avec vous.
21:16On va parler de la condamnation de Nicolas Sarkozy, tout autre sujet.
21:20Et puis, à 14h, comme chaque jour, l'heure du crime avec vous, Jean-Alphonse Richard.
21:23Bonjour, Jean-Alphonse.
21:24Bonjour, Amandine.
21:25Alors, aujourd'hui, dans l'heure du crime, je vous propose l'itinéraire sombre et
21:28criminel d'un enfant gâté.
21:30C'est l'histoire de Charlie Cohen, à 23 ans, cet étudiant qui aime la musique punk.
21:35C'est comme ça, c'est sa passion absolue.
21:37Ça arrive.
21:38Et qui ne manque de rien, il faut bien le préciser.
21:40Et surtout pas d'affection de la part de ses parents.
21:42Et surtout pas d'argent.
21:43Oui, ça arrive.
21:44C'est vraiment un enfant gâté.
21:45Il va devenir l'homme le plus recherché d'Amérique.
21:48Tout simplement parce qu'il a massacré ses parents.
21:50Et il ne va pas s'arrêter en si bon chemin, entre guillemets.
21:54Une cavale sanglante dans tout le pays.
21:56Avec cette question, Charlie Cohen est-il fou ?
21:58Possible, après ses actes.
22:00Ou bien, au contraire, est-il le plus lucide des assassins ?
22:02On va se poser beaucoup de questions là-dessus.
22:05C'est l'heure du crime, Charlie Cohen.
22:06Le punk sanguinaire, 14h dans l'heure du crime.
22:09A tout à l'heure.
22:09A tout à l'heure.
22:10Jean-Alphonse, vous restez avec nous.
22:12Nicolas Sarkozy, donc bientôt en prison.
22:15Cinq ans de prison.
22:17Faut-il réclamer une grâce présidentielle ?
22:19Comme le demandent certains de ses soutiens.
22:21On va en débattre dans un instant.
22:23A tout de suite sur RTL.
22:23N'oublions pas qu'il est avocat, président de la République et ministre, mais je suis 100% avec lui.
22:43Toute erreur est humaine.
22:45J'entends depuis ce matin un éloge de M. Sarkozy.
22:50Oh, quel homme extraordinaire.
22:52Patati patata.
22:53Comment que ça se fait qu'il va aller au placard ?
22:55Mais M. Sarkozy est coupable.
22:57CQFD.
22:58Bonne journée RTL.
23:00Et vous êtes très nombreux à réagir encore aujourd'hui, 24 heures après la condamnation de Nicolas Sarkozy,
23:09l'ancien président condamné, je vous le rappelle, à 5 ans de prison.
23:12Il sera convoqué le 13 octobre prochain pour les détails en vue de son incarcération.
23:19Et ce matin sur RTL, plusieurs de ses proches, on l'entendait de ses soutiens en tout cas,
23:26ont évoqué l'hypothèse d'une grâce présidentielle.
23:29On le disait en droit, c'est extrêmement compliqué a priori.
23:32C'est ce que nous disait Anne-Charlène Bézina tout à l'heure dans le journal.
23:36On va en débattre en tout cas avec vous.
23:38Bonjour Nicolas.
23:39Oui, bonjour Amandine.
23:41Vous nous appelez d'où s'il vous plaît ?
23:42Alors je vous appelle du nord, juste à côté de l'île.
23:46Juste à côté de l'île, très bien.
23:47Je peux me permettre de vous demander votre âge ?
23:49Moi j'ai 39 ans.
23:5039 ans, très bien.
23:52Et alors, cette condamnation de Nicolas Sarkozy, elle vous a choqué ou pas ?
23:55Je vais dire depuis le début, depuis hier, on a à peu près 50% des auditeurs qui sont choqués,
24:0050% qui ne le sont pas.
24:02Vous êtes dans quel camp ?
24:03C'est-à-dire que je vous dirais que je suis un petit peu entre deux os.
24:07D'un côté, effectivement, je suis surpris parce qu'effectivement,
24:12il y a une décision du CIS qui a été prise, certes, par rapport à des faits.
24:19Néanmoins, ce qui me gêne, c'est qu'aujourd'hui, il y a un décalage entre cette justice un peu à deux vitesses,
24:25finalement, qui est un peu politisée, parfois.
24:28Justement, on a d'autres élus, d'autres personnalités politiques qui ont été condamnées,
24:33et pour qui, parfois, on leur dit, non, dans ces cas-là, il y a effectivement un délai entre le moment où il y a le jugement et l'appel.
24:41C'est l'exécution provisoire.
24:43C'est comme ça qu'on appelle ça.
24:44C'est ça qui vous gêne.
24:47C'est le fait qu'il aille en prison, même s'il y a appel.
24:50C'est-à-dire qu'aujourd'hui, si on le fait, on le fait pour l'ensemble des élus de la classe politique,
24:55ce qui permettrait de faire un peu le ménage, excusez-moi de le dire comme ça.
24:58Mais aujourd'hui, évidemment, moi, je suis étonné parce que, symboliquement,
25:04et je crois que c'est Isabelle Saporta qui le disait ce matin,
25:07on met effectivement un ancien président en prison,
25:11et on continue à, aujourd'hui, laisser un certain nombre de délinquants,
25:16ou en tout cas de personnes qui ont commis des crimes et des délits, en liberté.
25:19Et donc, c'est ce décalage-là, moi, qui me choque.
25:23Nicolas, ne bougez pas, on va accueillir un autre Nicolas.
25:26Bonjour.
25:26Bonjour, Amandine.
25:29Vous nous appelez d'où, vous ?
25:31À côté de Chaumont, dans Haute-Marne.
25:33À côté de Chaumont, très bien.
25:35Et alors, est-ce que vous êtes d'accord avec l'autre Nicolas ?
25:38Alors, pas vraiment.
25:40Parce que, déjà, M. Sarkozy a déjà été condamné,
25:43donc ce n'est pas sa première condamnation.
25:46Donc, il y a un moment...
25:49Il ne m'a pas excusé, mais faire des remises de peine,
25:52des aménagements de peine, ça va bien cinq minutes.
25:54Mais pour les autres délinquants, OK, on fait des aménagements de peine pour la première peine.
25:59Et après, s'il y a d'autres récidives, ou en tout cas d'autres condamnations, on agit.
26:05Et il faut savoir quand même que l'exécution provisoire, dans le droit français, c'est la règle.
26:10Ce n'est pas l'exception.
26:11C'est ce que nous disait un magistrat ce matin, il y a une majorité, effectivement, de peine.
26:19Et surtout, moi, ce qui m'étonne, Nicolas, est-ce qu'il pourrait me dire pourquoi M. Sarkozy a été condamné cette fois-ci ?
26:27Est-ce qu'il connaît l'histoire ?
26:28Oui, alors je connais...
26:29Non, mais alors, effectivement, je connais bien l'histoire, parce que j'ai suivi un petit peu l'actualité.
26:38Je suis quelqu'un d'assez engagé aussi, voilà, sur ce plan-là.
26:41Maintenant, aujourd'hui, là où le...
26:44Ce qui me gêne, moi, très concrètement, c'est qu'aujourd'hui, lorsqu'on a des victimes, j'allais dire,
26:50et de vraies personnes, aujourd'hui, qui ont subi, finalement, des délits ou des crimes de part d'autres personnes,
26:58ces personnes-là, parfois, on peut faire des aménagements de peine.
27:00Là, aujourd'hui, dans ce cas de figure, évidemment que c'est condamnable ce qui s'est fait, ce qui s'est passé.
27:05Je ne reviens pas là-dessus.
27:06Il y a un jugement, il y a des faits, peut-être pas d'ailleurs...
27:10Il y aurait peut-être des choses à dire aussi là-dessus.
27:12Mais aujourd'hui, on n'est pas face à un criminel dangereux.
27:16On parle quand même d'un ancien président.
27:18Je ne dis pas qu'il faut forcément tomber dans une logique de grâce présidentielle.
27:23Néanmoins, ça pose la question de l'impartialité ou de la partialité de notre justice en France.
27:29Mais c'est vrai, Nicolas.
27:30Ce que dit Nicolas, c'est qu'effectivement, il ne présentait peut-être pas un danger pour la société.
27:37Alors, il faut quand même rappeler, c'est quand même un minimum.
27:39Il a quand même négocié avec Abdallah Senoussi.
27:42C'est-à-dire que c'est un terroriste qui a été condamné à perpétuité pour avoir abattu le DC-10 du TA et qui a fait 54 morts.
27:49Il est condamné pour association de malfaiteurs, c'est-à-dire parce que certains de ses collaborateurs ont envisagé effectivement de faire financer la campagne présidentielle par des fonds libyens.
28:14Sauf que, et là je m'arrête sur le jugement, le financement illégal de la campagne, il n'est pas reconnu.
28:20Il a été relaxé pour ça.
28:21La corruption, il n'est pas, pareil, relaxe.
28:24Et il n'y a pas d'enrichissement professionnel.
28:26En fait, il n'y a pas de preuve.
28:27C'est pour ça qu'il n'a pas été condamné pour ces faits-là.
28:29Bien sûr, mais c'est l'intention qui compte.
28:33Et le fait qu'il y ait eu des négociations avec un terroriste qui a tué 54 rancés, cela c'est factuel.
28:39Et c'est ce que va dire, bon, il y a 400 pages de rapports du tribunal, donc personne n'a encore lu tous les attendus.
28:46Personne n'a encore lu toutes les pièces du dossier.
28:48Mais tout ce que je vois, c'est quand même qu'il a été négocié avec un terroriste.
28:54On parle d'un terroriste.
28:55Imaginez demain, Mélenchon va négocier avec un chef du Hamas pour lui proposer un arrangement pour alléger des peines, etc.
29:02Mais imaginez comment on réagirait.
29:04Et à raison, à raison.
29:06Oui, mais aujourd'hui, vous voyez par exemple le sujet des assistants parlementaires de Mme Le Pen, c'est factuel.
29:11Et pourtant, aujourd'hui, de la même manière, on se dit qu'on va essayer de tout ça.
29:17Parce qu'effectivement, potentiellement candidat en 2027.
29:20Non, moi je suis désolé.
29:21Aujourd'hui, il y a finalement, de la part de certains vues, en fait, une vraie problématique aujourd'hui dans notre pays.
29:30Et c'est pour ça, aujourd'hui, qu'il y a ce sentiment d'impunité dans notre société.
29:33Vous pensez qu'il y a une justice politique, en quelque sorte, qu'on règle ses comptes, Nicolas ?
29:36Que certains, en tout cas, règlent leurs comptes, c'est ça ?
29:39Ça a été assumé par certains magistrats du syndicat de la magistrature.
29:42De toute façon, ils le disent.
29:44Alors peut-être pas ouvertement, mais il y a des choses, effectivement, qui ont filtré.
29:46Mais depuis des années, sur les choix politiques des uns et des autres, c'est pas une surprise.
29:52Enfin, on ne le découvre pas aujourd'hui.
29:54Et c'est ça, aujourd'hui, qui fait que, justement, finalement, on va avoir cette forme d'exemplarité.
29:59Dans ce cas précis, on devrait l'avoir au quotidien.
30:02Merci beaucoup, Nicolas, pour vos appels à tous les deux.
30:07Et on va poursuivre, bien sûr, le débat.
30:09Je vous le disais, beaucoup de réactions au 3210.
30:11Continuez à nous appeler.
30:12Vous pouvez aussi nous contacter via l'application RTL.
30:16Vous cliquez sur l'onglet « Réagir ».
30:17On se retrouve dans un tout petit instant.
30:19A tout de suite.
30:19Je m'étonne de toutes ces demandes concernant notre vénérable président condamné.
30:42Et parce que c'est si des différentes condamnations qu'il a déjà eues, ça fait, là, en quelques années, trois condamnations pour le même homme.
30:50Ça fait un peu beaucoup.
30:51Quand j'entends nos braves amis demander sa grâce, je suis un peu étonné.
30:55J'ai confiance en la justice.
30:57Le message que vient de nous laisser Philippe au 3210.
31:00Vous le disiez depuis hier, vous êtes très, très nombreux à réagir à cette condamnation.
31:04On a aussi beaucoup de messages, Victor, sur les réseaux sociaux et sur l'application.
31:08Exactement.
31:09Bonjour Amandine.
31:09Bonjour à tous.
31:10Bonjour Victor.
31:10Pierre compare l'affaire du financement libyen à l'affaire Dreyfus.
31:13Pour lui, l'État ne se grandit pas, nous dit-il.
31:16Magali, ce qui est surtout choquant, c'est l'exécution provisoire.
31:20Et puis Franck, plein de mesures, comme toujours.
31:23Pas de grâce présidentielle.
31:24Drôle d'idée.
31:25L'image de la fonction présidentielle en pâtirait au lendemain de cette condamnation.
31:29J'ai peur pour notre démocratie.
31:31Tous pourris.
31:32Les Français n'iront plus voter, nous dit-il.
31:34Merci beaucoup, Victor.
31:36Et vous continuez, bien sûr, à nous appeler au 3210.
31:38Toute l'équipe est là pour vous répondre.
31:41Bonjour Stéphane.
31:43Bonjour Amandine.
31:44Vous nous appelez d'où ?
31:46De Mont-Solémine, en Seine-et-Loire.
31:48Bon.
31:48Et alors vous, quel regard vous portez sur cette condamnation de Nicolas Sarkozy ?
31:53Pour moi, je me demande pourquoi autant de politiciens se permettent de...
32:00Excusez-moi, je suis un peu ému.
32:01C'est la première fois que je passe à l'antenne.
32:03Vous inquiétez pas, vous êtes à la maison.
32:06Pourquoi ils se permettent de commenter autant les décisions judiciaires ?
32:12Quand c'est quelqu'un d'anonyme, je pense pas qu'il y ait autant de retentissement dans les médias.
32:22Bon, après c'est la première fois qu'on a un ancien président de la République qui va aller en prison.
32:27Oui, mais pour moi, nul n'est au-dessus des lois, en fait.
32:32Il est là le problème, c'est que peut-être que certains de ses soutiens de M. Sarkozy
32:37tremblent aussi pour leur propre aligner judiciaire.
32:42Et ce qui vous choque, en fait, c'est qu'il commande cette décision
32:45et que toute la classe politique commande cette décision ?
32:48Pour moi, la justice est une rare institution qui fonctionne encore correctement.
32:56On voit bien actuellement comment nos politiciens mènent notre pays.
33:00Je comprends pas comment un pays qui est aussi taxé peut être aussi endetté.
33:07Et donc, je m'éloigne un peu du sujet, mais pour moi, en fait, on devrait pas commenter les décisions de justice.
33:19Mais ça peut dire que vous trouvez que Nicolas Sarkozy a eu tort de prendre la parole,
33:23par exemple, hier à la sortie de l'audience, quand il a protesté contre cette peine,
33:28mais qu'il a dit qu'il se battrait jusqu'au bout, qu'il est innocent
33:30et que s'il devait aller en prison, oui, il dormirait en prison.
33:33Ça vous a choqué, ça aussi, Stéphane ?
33:35Alors, qu'il veuille faire appel, ça ne me choque pas.
33:39Mais qu'il dise qu'il va aller en prison, la tête haute, je vois pas quel intérêt il a de dire à ça.
33:48Il va aller en prison et c'est parce qu'il a été condamné.
33:52Alors, il a fait appel de cette décision et c'est vrai que parfois l'appel est suspensif.
33:56C'est-à-dire que ça empêche le temps qu'il y ait un procès en appel,
33:59les gens ne vont pas forcément, l'appel n'est pas exécuté et les gens ne vont pas forcément en prison.
34:03Concernant la grâce présidentielle, c'est un sujet qu'on a abordé ce matin sur RTL.
34:09Je ne sais pas si vous l'avez entendu, Stéphane-Henri Guénaud,
34:11qui est un très proche de Nicolas Sarkozy, qui a été son conseiller pendant des années,
34:17disait qu'il aurait aimé une grâce, au moins justement sur cette partie d'exécution de la peine.
34:25Qu'est-ce que vous en pensez ?
34:27Pour moi, Nicolas Sarkozy est un justiciable comme les autres, c'est un citoyen français
34:32et la décision des juges doit être appliquée.
34:36Qu'il fasse appel, d'accord, mais la peine doit être appliquée pour l'ensemble des Français.
34:43Donc, il n'y a pas à avoir de grâce ?
34:45Pour moi, non.
34:47Stéphane, restez avec nous, on va accueillir Michel. Bonjour Michel.
34:50Bonjour.
34:50Vous nous appelez d'où ?
34:52Saint-Malo.
34:53Saint-Malo, très bien. Et alors, est-ce que vous êtes d'accord avec Stéphane ?
34:57En partie, mais seulement pour la grâce présidentielle.
35:02Je trouve ça pas normal qu'on mette un ancien président de la République en prison, quoi.
35:06Bon, il a quand même pris la suite de M. Chirac, c'est ça.
35:11Il n'a pas eu la vie facile, il n'a pas eu la vie facile.
35:13Donc, je pense que, quand même, je pense que M. Macron pourrait étudier la question pour le gracier, quoi.
35:20Ça vous choque qu'il aille en prison ?
35:22Oui, parce que ça a été un président qui nous a été utile sur beaucoup de choses, sur beaucoup de choses, y compris l'agriculture, tout ce qui s'en suit, et l'immigration.
35:38D'ailleurs, Mme Le Pen a parlé ce matin, elle me semble, elle a appelé. J'ai cru la voir.
35:43Oui, oui. Elle dénonçait comme lui, en fait, cet aspect de peine exécutée, alors même qu'ils font la peine.
35:53Quand la justice est contre vous, on ne va pas vous lâcher.
35:56Oui, mais je pense que mettre un ancien président de la République en prison, je ne trouve pas...
36:01Moi, je trouve que M. Sarkozy, je l'ai aperçu lorsqu'il s'est présenté au présidentiel, quand il est venu à Cancale, à Cancale d'ailleurs.
36:11Il est venu à Cancale, il se présentait à la présidente de la République après Chirac, quoi.
36:17J'ai discuté avec lui. Après, ce qu'il a fait, on ne sait pas le fond de la chose, en fait, avec M. Galafi, on ne sait pas tout.
36:28Pour moi, mettre un ancien président de la République en prison, je trouve ça, non. Il a quand même été président.
36:35Vous avez voté pour lui, Michel, à l'époque ?
36:37Comment ? Vous aviez voté pour lui ?
36:39À l'époque, j'ai voté pour lui. Après, j'ai retourné. Après, c'était M. Le Pen qui s'est porté.
36:44Après, je dis franchement, on dit que les gens ne vont plus voter.
36:51Après, on est quand même chez des discours sans arrêt, quoi. Je veux dire, sans arrêt, on n'avance pas dans ce pays.
36:56Mais Michel, vous entendiez Stéphane. D'ailleurs, Stéphane, vous êtes toujours avec nous.
37:00Stéphane, vous disiez que la justice, ça doit être la même pour tout le monde.
37:03Oui, c'est ça, exactement.
37:04M. Dupont ou M. Sarkozy ? Vous n'êtes pas d'accord avec ça, Michel ?
37:07Ah si, si, si. Mais je trouve ça un petit peu... Après, on en a toujours d'après les mêmes, quoi.
37:14M. Sarkozy et Mme Le Pen.
37:17Je ne remets pas en cause le travail que M. Sarkozy a fait pendant son mandat.
37:23C'est toutes les magouilles qu'il a faites pour arriver au pouvoir.
37:27Et en fait, on a mis quand même presque 20 ans à le juger pendant ce temps.
37:33C'est 13 ans, effectivement, l'instruction et jusqu'au procès pour cette affaire libyenne.
37:38C'est donc qu'il doit répondre de ses actes pour moi.
37:41Bon, après, c'est pareil pour Mme Le Pen.
37:45Je suis d'accord avec vous.
37:47Mme Le Pen, ça va être pareil pour elle.
37:50On ne veut pas du rassemblement national au pouvoir.
37:56On ne veut pas du rassemblement national.
37:57Pour moi, en fait, la politique n'a rien à faire là-dedans.
38:01C'est des décisions politiques.
38:03Et chaque Français doit se soumettre à la justice.
38:08De toute manière, il est frappant.
38:09Et chacun, je ne sais pas comment il a fait appel.
38:10Ben oui, mais sauf qu'il va aller en prison, Michel.
38:14Le 13 octobre, il est convoqué, je le rappelle, par un juge d'instruction
38:17qui va justement évoquer les modalités de son incarcération.
38:21Et a priori, factuellement, il va y aller quoi qu'il arrive malgré cet appel.
38:28Ben oui.
38:28Ben non, mais écoutez, c'est dommage pour lui.
38:31Parce que moi, je ne trouve pas ça normal qu'on mette un ancien président de la République en prison.
38:38C'est tout.
38:39C'est ma façon de voir.
38:42Je ne sais pas.
38:42C'est...
38:43Après, c'est vrai qu'on parle de magouille.
38:48Mais est-ce que ça a été prouvé au fond, quoi ?
38:50Ben, c'est une décision de justice.
38:52Après, Michel, effectivement, il y a un magistrat, des magistrats,
38:55qui ont instruit ce dossier.
38:57Et a ensuite mené ce procès.
38:59On va continuer le débat dans un tout petit instant.
39:01A tout de suite sur RTL.
39:03Contactez-nous gratuitement via l'appli RTL ou au 3210.
39:0650 centimes la minute.
39:10Amandine Bégaud.
39:11RTL midi.
39:12Les auditeurs ont la parole.
39:14Je suis un petit peu écurée par cette justice spectacle,
39:18par tous ces juges qui veulent se payer la tête d'un président de la République
39:21ou bien d'un homme politique.
39:23Tout ce que j'ai à dire, c'est que je ne risque pas de me prendre un coup de couteau
39:25par M. Sarkozy, ni de me faire agresser sexuellement.
39:29Il n'y a aucun danger là-dessus.
39:30Moi, cette justice-là, j'en suis écurée.
39:33Voilà pour ce message qu'on vient de recevoir au 3210.
39:36On poursuit le débat.
39:38Thomas Proutot, bonjour.
39:39Bonjour.
39:39Chef du service police-justice de RTL nous a rejoints.
39:42On va accueillir Bruno.
39:43Bonjour Bruno.
39:44Oui, bonjour Amandine, bonjour à tous.
39:46Vous nous appelez d'où ?
39:48En pleuvent et je suis dans l'église, j'ai attendu le monde parce que ce soir, on a un concert.
39:52Comment ça, vous êtes dans l'église ?
39:54Oui, parce que je suis sacristain à l'église, j'ai attendu le monde.
39:59Ce soir, on a un concert.
40:01Très bien.
40:02Alors, on ne va pas vous embêter trop, trop, trop longtemps.
40:05Ah oui, vous ne me dérangez pas.
40:06D'accord, bon ben ça va.
40:07Vous entendiez cette auditrice qui disait qu'elle était écœurée par ce jugement.
40:11Et vous, vous en pensez quoi ?
40:12Ah oui, ben moi aussi.
40:13Parce que le président Sarkozy, d'abord, tout ce qu'il a fait, on ne sait pas bien ou mal.
40:21Mais on lui aurait remis à aller un petit brassé au pied en disant, voilà, pendant deux ans,
40:29vous êtes coincé dans votre logement, vous ne bougez plus.
40:33Vous êtes en prison chez vous, vous ne bougez plus.
40:36Point et tout.
40:37Voilà, c'est ça.
40:38Ce qui vous choque, c'est qu'il aille en prison.
40:40Oui, oui.
40:41Alors qu'il y en a d'autres qui auraient mérité d'y aller.
40:43Parce que, comme j'ai dit tout à l'heure à la personne qui m'a reçue,
40:48quand on regarde dans l'histoire de France depuis 20, 30 ans, 40 ans,
40:54il y en a un ou deux qui auraient mérité d'y aller en prison.
40:58Oui, mais à ce rythme-là, Bruno, on ne condamne plus personne.
41:02On ne condamne plus personne ou alors on condamne tout le monde.
41:04Il y en a qui ont passé à la trappe, il y en a qui ont passé à la trappe et certains prédécesseurs n'ont pas, ne sont pas allés.
41:16Donc, ont été même graciés.
41:17Donc, enfin, graciés.
41:18Non, pas graciés.
41:20Relaxés.
41:21Exempté peut-être.
41:22Oui, exempté peut-être.
41:23Bruno, il y a Thomas Proutot du service police-justice qui connaît parfaitement ce dossier qui est avec nous,
41:28le chef de ce service, comme glisse Brice à l'instant.
41:34Je viens de l'écouter quand il parle.
41:35Eh bien, on va l'écouter.
41:37Non, non, non, Brice, n'importe quoi.
41:39Thomas, il n'y a pas rien dans ce dossier, dans ce jugement.
41:43Oui, c'est ça, il y a une confusion un peu depuis hier du fait qu'il y avait quatre chefs d'accusation
41:46et qu'il était relaxé sur trois des chefs, dont celui qui était le plus dangereux pour lui, c'est le chef de corruption.
41:51Donc, il a été relaxé de ça, c'est que le tribunal ne le condamne pas pour ça.
41:54Moi, j'ai quand même parcouru une bonne partie du jugement, ce qu'on appelle les motivations du jugement.
41:59Les 400 pages dont parlait Nicolas.
42:0070, je crois, qui ont été transmises hier soir, qu'on a pu consulter.
42:05Et en fait, le piège, c'est de penser qu'il n'y a pas du tout de corruption, qu'il n'y a absolument aucune preuve.
42:11Et ce n'est pas du tout comme ça que ça s'organise, en fait.
42:13Le tribunal, il a repris toute l'enquête, évidemment, qui a été conduite par le juge d'instruction.
42:18Et il a tout un faisceau d'éléments factuels qui montrent qu'un pacte de corruption a été préparé.
42:29C'est-à-dire que Nicolas Sarkozy a commis des actes positifs en vue de préparer un possible échange de bons services, on va dire,
42:37entre la dictature libyenne et lui-même candidat à la présidence de la République.
42:43Mais l'échange de bons services n'a pas eu lieu, c'est ça ou pas ?
42:45L'échange de bons services n'a pas eu lieu parce que, d'un côté, ce que Kadhafi voulait,
42:49c'était la levée du mandat d'arrêt international sur Abdallah Senoussi,
42:54donc organisateur présumé condamné pour cela de l'attentat du décédit 189,
42:58où 170 personnes sont mortes, dont 54 Français,
43:01contre un financement occulte de sa campagne électorale,
43:05donc plus de millions pour pouvoir faire plus de meetings, plus de choses.
43:08Donc ça, ça n'a pas eu lieu.
43:10En revanche, il est établi, selon le tribunal, que Nicolas Sarkozy a préparé cela,
43:14avec sa garde rapprochée.
43:16Et martériellement, si vous voulez, l'indice le plus la preuve,
43:21qui est la plus retenue, ce sont ces deux rendez-vous secrets
43:24entre Brice Hortefeux et Claude Guéant,
43:27avec ce Abdallah Senoussi, qui est donc un paria au niveau international,
43:31au cours duquel ont été échangés des points de vue sur comment est-ce qu'on pourrait faire.
43:34Donc ça, ça, en tant qu'un candidat à la présidence de la République,
43:38qui est par ailleurs ministre de l'Intérieur à l'époque,
43:41le tribunal considère que ce sont des faits gravissimes, gravissimes,
43:45et que leur auteur doit passer par la casse-prison au moins quelques semaines,
43:49ou quelques mois, en raison de leur jugement.
43:53Bruno, ça vous fait changer d'avis ou pas du tout ?
43:56Non, non, mais attendez, oui, j'ai bien écouté.
44:00Oui, effectivement, si on prend le fait que moi, je prépare quelque chose,
44:06mais ça n'aboutit pas, mais je l'ai préparé, et je n'y suis pas allé au bout,
44:10je suis responsable de ce que j'ai préparé.
44:13Ça, c'est une chose, c'est certain.
44:14Maintenant, si le président Sarkozy doit partir à la santé,
44:21qu'il y fasse quelques jours, quelques semaines,
44:23et puis on verra comment ça va se passer après.
44:25Voilà, mais si on a eu sur nos mains les mains sales, évidemment.
44:34Oui, en fait, ce qui vous gêne, c'est qu'il aille en prison avant même l'appel.
44:38C'est ça, et puis...
44:39Cette exécution provisoire, qui est pour le coup au centre des débats,
44:43Thomas, vous me le confirmez, je vous donne un mot,
44:44ça fait partie des points les plus polémiques, entre guillemets.
44:47Oui, j'ai mis par contre une petite précision, on dit qu'elle est très récente.
44:50En fait, le mandat de dépôt, ça a au moins 30 ans, je crois, 31 ans,
44:54et encore plus, il y a une confusion avec l'exécution provisoire
44:57de l'inligibilité de Marine Le Pen, mais on a le temps d'y revenir aussi,
45:01mais ce n'est pas la même chose.
45:01Merci beaucoup Thomas, merci Bruno.
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