- il y a 4 mois
Regardez Les auditeurs ont la parole avec Amandine Bégot du 30 septembre 2025.
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00:0012h30, 14h, RTL midi, les auditeurs ont la parole, avec Amandine Bégaud.
00:08Et à la une, cette question, le gouvernement va-t-il ou non augmenter les salaires ?
00:13L'idée en tout cas de réduire l'écart entre le salaire brut et le salaire net fait son chemin,
00:19c'est sur la table du Premier ministre, nous le disait tout à l'heure Thomas Després,
00:23reste à savoir comment. On va en débattre dans quelques minutes,
00:26si vous aussi vous êtes surpris à chaque fois que vous regardez votre feuille de paye,
00:31si vous avez la solution, tiens, faut-il toucher à la CSG par exemple, la TVA sociale,
00:36est-ce une bonne piste aussi ? On va en débattre dans un instant au 3210,
00:40vous pouvez aussi nous contacter, je vous le rappelle, via l'application RTL,
00:43vous cliquez sur l'onglet réagir. Dans l'actualité également,
00:47ces manifestations prévues jeudi, deuxième round à l'appel de l'ensemble des syndicats,
00:53on aura les détails ce soir pour les perturbations dans les transports,
00:56mais déjà quelques indications pour l'école, le premier syndicat d'enseignants du primaire
01:01annonce 10% de grévis. La réponse d'Israël après le plan de paix présenté hier soir par Donald Trump
01:06et Benyamin Netanyahou prévient, il n'est pas question d'un État palestinien,
01:10pas du tout, ce n'est pas dans l'accord, explique le Premier ministre.
01:14Et puis du foot, après trois ans d'absence, retour ce soir de la Ligue des Champions à Marseille,
01:17l'OM reçoit l'Ajax Amsterdam, match qui sera à suivre,
01:20comme tous les matchs de Ligue des Champions sur rtl.fr et sur l'application RTL,
01:25en intégralité et en direct.
01:28La météo, Peggy, on disait cet après-midi, c'est plutôt ensoleillé,
01:32des températures de saison, même programme pour demain ?
01:34Exactement le même programme, on va garder une journée bien ensoleillée
01:37après dissipation de quelques grisailles ou bandes brouillardes,
01:39notamment sur l'est du pays.
01:41On aura juste un peu plus de nuages l'après-midi entre la Normandie et les Hauts-de-France
01:45et puis un petit risque d'averse uniquement entre la Provence et la Corse.
01:49Pareil, un demain, on se couvre un demain matin parce qu'on sera souvent sous les 10 degrés.
01:52Sur le nord-est, on peut même atteindre les 3-4 degrés par endroit localement.
01:56Donc ça reste frais, mais les températures vont remonter.
01:58Pareil, 16 à 21 au nord, 21 à 26 au sud.
02:01Puis on va conserver des conditions anticycloniques jeudi.
02:03Pareil, du soleil, toujours ce petit risque d'averse entre la Provence et la Corse.
02:07Les températures, il n'y a pas de changement, mais changement de temps à partir de vendredi
02:11avec l'arrivée d'une nouvelle perturbation.
02:12Ça s'est confirmé.
02:13Sur le nord-ouest, oui, ça se confirme.
02:15Merci Peggy.
02:17Jusqu'à 14h, les auditeurs ont la parole.
02:21La solitude, effectivement, use les vêtres.
02:27C'est trop ostent que la maladie.
02:28Mon père qui avait une maison toute confortable, bien chauffée,
02:31nous disait toujours lorsque le moment fatidique de partir arrivait,
02:34vous avez bien encore 5 minutes.
02:35On essayait de repousser l'échéance, mais on était bien obligé de s'en aller.
02:38Pour tous ces gens qui sont tout seuls, lorsque vous les quittez,
02:41et que vous vous demandez, restez encore 5 minutes, accordez-les l'heure.
02:45Voilà le message de Josie qui réagit à ces chiffres terribles.
02:49750 000 personnes de plus de 60 ans en situation de mort sociale aujourd'hui dans notre pays.
02:55C'est 2 fois et demi plus qu'il y a 8 ans.
02:57Ce sont des personnes qui vivent seules, qui ne sortent pas, ou presque plus,
03:00qui ne parlent à personne, qui n'ont pas de famille ou une famille éloignée.
03:05Et si vous êtes dans ce cas-là, si vous ne voyez presque plus personne,
03:09que vous ne discutez avec personne, n'hésitez pas à nous appeler.
03:13On ne jugera pas. Au contraire, l'idée, c'est d'échanger, de vous aider aussi, peut-être,
03:19et de vous apporter un peu de réconfort.
03:21Vous composez le 3210.
03:23Toute l'équipe des Standardis, qui est extrêmement bienveillante,
03:26vous accueillera avec un immense plaisir.
03:29On va d'abord accueillir Romy. Bonjour Romy.
03:33Bonjour.
03:34Et merci beaucoup de nous appeler.
03:35Vous appelez de la région de Nantes, je crois.
03:38Oui, exactement. Orvaux, plus précisément.
03:40Et vous avez quel âge ?
03:42J'ai 28 ans.
03:43Et vous faites partie, vous, de l'association des petits frères des pauvres,
03:46qui publie ce baromètre qui, je le disais, fait froid dans le dos.
03:51Oui, exactement. Oui, tout à fait, ça fait froid dans le dos.
03:54Et plus précisément, je fais partie d'une branche des petits frères des pauvres,
03:58qui s'appelle Solitude Écoute.
04:00Et c'est un standard d'appel, où des personnes âgées isolées peuvent appeler,
04:06pour juste avoir une discussion, donc des personnes qui sont en situation de mort sociale.
04:11Donc, vous échangez avec elles. Comment ça se passe ?
04:15Oui, tout à fait. Alors, c'est une ligne qui est complètement anonyme, des deux côtés.
04:20Et donc, les gens appellent, nous, on répond.
04:23Et le but, c'est de parler de ce que les gens ont envie de parler.
04:27Parfois, c'est de leur détresse, de leur situation.
04:30Et parfois, c'est tout simplement d'avoir une discussion avec eux,
04:33puisque ce sont des gens qui, malheureusement, n'ont plus de discussion,
04:37qui, parfois, vont juste parler à la boulangère, etc.
04:41Mais une discussion simple, ce sont des gens qui n'en ont plus.
04:45Donc, parfois, il s'agit juste de ça, en fait, de parler.
04:48Donc, en général, ce sont des appels qui durent une vingtaine de minutes,
04:52puisqu'on a des règles à suivre.
04:56Mais ça peut durer plus longtemps, en fonction de l'état psychologique de la personne et de sa détresse.
05:02Romy, vous le disiez, vous avez 28 ans, vous êtes toute jeune.
05:05Pourquoi faire ça ?
05:08Pourquoi faire ça ?
05:10C'est plein de raisons, on va dire, des parcours de vie.
05:14Mais on va dire que, dans mon parcours de vie,
05:17j'ai toujours eu à cœur de faire entendre les gens qu'on n'entend jamais.
05:24Et il y a quand même une notion de justice là-dedans,
05:27de se rendre compte que nous, quand on est jeune,
05:29au final, on a tout un tonne de privilèges que ces personnes n'ont pas.
05:33Et puis, surtout qu'un jour, ce sera peut-être notre tour,
05:36puisque ce qu'on fait, justement, dans notre vie en étant jeune,
05:41ça ne nous protège pas, en fait, de cette mort sociale qui peut toucher tout le monde.
05:45Donc, il y a un peu une notion de donner tant qu'on peut, en fait.
05:51Romy, restez avec nous, on va accueillir Isabelle.
05:54Bonjour Isabelle.
05:56Bonjour.
05:57Vous nous appelez d'où, Isabelle ?
05:59De l'Eure-et-Loire.
06:01L'Eure-et-Loire. Et vous avez quel âge ?
06:03J'ai 67 ans.
06:05Vous avez 67 ans.
06:06Vous vous êtes reconnue dans ce qu'on décrivait là,
06:09ces personnes seules qui ne voient plus personne,
06:12qui ne parlent plus à personne.
06:13Oui, c'est la mort sociale, comme vous avez bien trouvé le terme.
06:17C'est la mort sociale.
06:19Je ne vois personne, à part quand je vais faire mes courses.
06:24Je suis pourtant mariée, mais c'est comme s'il n'y avait personne près de moi,
06:28puisque la personne qui est avec moi ne s'occupe pas du tout de mes états d'âme,
06:35de si ça va, si ça ne va pas.
06:38Notre mari ne vous parle plus du tout ?
06:41Pratiquement pas, non.
06:43Quand il est ici, il est dehors.
06:49Moi, je suis tout seul dans la maison.
06:52Je ne veux pas avec lui faire son jardin ni rien.
06:54Ça ne m'intéresse pas, parce que je suis là déjà toute la semaine.
06:58Je m'occupe assez de tout.
07:01Et vous dînez ou déjeuner ensemble, j'imagine, vous ne vous parlez pas ?
07:07Non.
07:10Non, à part des informations d'actualité, à la limite, c'est tout.
07:17Même le soir, il regarde ses programmes sur ma télé,
07:21et moi, je vais lire dans mon lit parce qu'on n'a pas les mêmes goûts ni rien.
07:27Et donc, on ne parle pas.
07:29Et puis, de toute façon, il ne parle pas.
07:31Et vous n'avez pas d'amis, pas de famille ?
07:35Non, non, je n'ai pas de famille.
07:37Mes parents sont décédés.
07:39Je n'ai pas de soeur, je n'ai pas de frère.
07:41Je n'ai plus personne.
07:42Je ne parle à personne.
07:48Sa famille m'a mis de côté.
07:51Je ne sais pas pourquoi, depuis le début, ça fait 20 ans.
07:54Et donc, je n'ai personne à qui parler.
07:58Ça me ferait tellement du bien de pouvoir parler à quelqu'un,
08:05à part la boulangère ou le boucher.
08:08On sent une grande souffrance quand on vous écoute, Isabelle.
08:13Oui, oui.
08:14En grande souffrance, oui.
08:17Oui, oui, oui.
08:18Je suis vraiment au bout du bout.
08:22Oui.
08:24Et si je ne fais pas de bêtises, c'est parce que j'ai un petit chien.
08:29Puis, je ne veux pas le laisser tout seul avec ce bonhomme-là
08:31parce que je ne sais pas ce qu'il deviendrait.
08:33Il ne s'en occuperait pas.
08:35Il s'appelle comment, votre chien ?
08:37Tidou.
08:38Tidou.
08:39C'est quoi comme chien ?
08:40A York.
08:42Et il a quel âge ?
08:43Ça fait longtemps que vous l'avez ?
08:45Non, ça fait trois ans.
08:48Et c'est finalement la seule personne avec qui vous parlez ?
08:51Voilà.
08:52Et je lui parle comme si je parlais à un être humain.
08:55Je lui raconte mes misères comme si je parlais à un être humain.
08:58Je sais bien qu'il ne doit pas tout comprendre,
08:59mais malgré tout, il doit bien comprendre quelques fois.
09:03Mais souvent, les animaux réconfortent parfois mieux que les humains.
09:09Oh absolument, oui.
09:11Isabelle, votre témoignage est extrêmement touchant.
09:16On aimerait tous, quand on vous entend, bien sûr, vous aider.
09:20Ce que je peux vous dire, en tout cas, c'est que vous n'êtes pas seule.
09:23On rappelait ces chiffres, 750 000 personnes qui sont touchées,
09:27qui souffrent aujourd'hui de solitude de plus de 60 ans.
09:30Je voudrais qu'on accueille Nathalie.
09:32Restez avec nous, Isabelle.
09:33Bonjour, Nathalie.
09:33Oui, bonjour.
09:36Vous avez entendu le témoignage d'Isabelle.
09:39Vous nous appelez d'où, vous, Nathalie ?
09:40Oui, j'appelle de Nancy.
09:43Et vous avez quel âge ?
09:44J'ai 57 ans.
09:46Ça fait quelques années que je suis vraiment seule.
09:51Et j'ai entendu ce témoignage qui est poignant,
09:55qui est grave, c'est à prendre en compte.
09:59C'est à prendre en compte dans notre société.
10:00Parce que moi aussi, je souffre de solitude.
10:05Bon, bien sûr, bien sûr.
10:07La semaine, parce que j'ai quand même un caractère qui fait...
10:12La semaine, j'entreprends des cours de piano débutants.
10:17Vous travaillez encore, Nathalie ?
10:18Malheureusement, non.
10:19J'ai fait un burn-out.
10:21Je voulais retravailler.
10:23Ma chef ne m'a jamais voulu me reclasser
10:25alors que le médecin de travail avait dit
10:27qu'il faut la reclasser.
10:29Elle ne m'a jamais reclasser.
10:32Et elle me maintient quelque part en cessation progressive d'activité.
10:39Voilà.
10:39Bon, et donc vous essayez, vous disiez, de faire des cours de piano ?
10:42Bien sûr, c'est un rêve d'enfance.
10:44Donc je fais des cours de piano débutants,
10:47des cours de dessin.
10:49Je fais un peu d'anglais.
10:50Mais le week-end, le week-end, si vous le saviez,
10:54le samedi et le dimanche, quand on a cinquantaine,
10:57et que même à partir de 45 ans,
11:01dès lors que je suis revenue en province,
11:03j'étais obligée de travailler à Paris, ça allait.
11:06J'étais fatiguée de mon travail.
11:07Je rentrais, je voyais des clients toute la journée.
11:10C'était bien, puis je voyais quand même un ami.
11:12Mais là, le samedi et le dimanche,
11:16c'est très, très dur quand on est seul.
11:20Vous n'avez pas de famille, Nathalie ?
11:22J'ai des parents qui sont proches,
11:24mais avec ma mère, le dialogue est très, très, très compliqué.
11:32Et quand j'étais à Paris, quand je l'appelais au téléphone,
11:36ça se passait bien, mais là, c'est trop compliqué.
11:40Alors, Nathalie et Isabelle, vous allez rester avec nous.
11:44On va continuer, bien sûr, à parler de cette solitude,
11:47la mort sociale, plus aucun lien social.
11:51Si vous êtes concernés, vous aussi, comme Isabelle, comme Nathalie,
11:55n'hésitez pas à nous appeler.
11:57Et puis, on va parler aussi d'initiatives positives,
11:59parce qu'il en existe, justement, pour recréer du lien social,
12:03le blabla banc.
12:05Je ne sais pas si vous vous souvenez,
12:06on avait parlé de ce banc assez magique
12:08dans la région de Nantes, à Orvaux.
12:10On sera avec le maire dans un tout petit instant.
12:13Mais appelez-nous, 30 de 10 ou l'application RTL.
12:16Vous cliquez sur le bouton réagir.
12:18A tout de suite.
12:20Envoyez-nous vos messages sur l'application RTL
12:22ou appelez-nous au 30 de 10.
12:2450 centimes la minute.
12:27Amandine Bégaud, RTL Midi, les auditeurs ont la parole.
12:31Et on continue à parler de ces chiffres
12:33qui nous ont fait bondir ce matin.
12:35750 000 personnes de plus de 60 ans
12:37en situation de mort sociale,
12:39des gens qui ne sortent plus,
12:40qui ne parlent plus ou presque à personne.
12:43C'est deux fois et demi de plus
12:45qu'il y a huit ans.
12:46Plus 150% depuis 2017.
12:49Isabelle, vous êtes toujours avec nous.
12:51Oui.
12:52Isabelle, je ne vous cache pas
12:53qu'on est tous bouleversés par votre témoignage.
12:56Vous disiez, je n'ai pas d'amis, pas de famille.
12:59Mon mari ne me parle plus.
13:02Je parle uniquement à mon chien.
13:04Ça fait longtemps que votre mari ne vous parle plus du tout ?
13:07Il ne parle plus.
13:08Il parle un peu.
13:09Attention, il n'est pas le même.
13:10Mais il est complètement égoïste.
13:15Il se moque de ce que je peux ressentir.
13:18Même s'il me voit toute triste et ne dit rien.
13:22Il n'en a rien à faire.
13:24Je suis seule.
13:25Pour moi, je suis seule.
13:27Mariée ou pas,
13:29j'aurais préféré ne pas me marier.
13:32Et au moins, seule,
13:33j'aurais pu sortir.
13:35J'aurais pu voir peut-être des gens.
13:37Il m'a fait éliminer tous mes amis.
13:41Parce que c'est une forme de,
13:44je ne sais pas, de jalousie.
13:46Je ne sais pas comment on peut appeler ça.
13:48Mais j'avais des amis.
13:50J'avais plein d'amis.
13:51Avant, je travaillais.
13:52J'avais des amis.
13:54Des copines, copains.
13:56Maintenant, je n'ai plus rien.
13:58Je n'ai plus rien.
13:58Je n'ai plus rien.
13:59Je n'ai plus rien.
14:00Et quand vous allez faire vos courses,
14:04je ne sais pas,
14:05vous vivez dans un petit village ?
14:07Oui, oui.
14:07Oui.
14:08Vous ne croisez pas des gens que vous connaissez
14:10avec qui vous pourriez, je ne sais pas,
14:11boire un café de temps en temps ?
14:13Non, puisque je ne connais plus personne.
14:16Donc, bien sûr, j'ai ma voiture.
14:18Je fais mes courses.
14:19Je fais ce que je veux.
14:20Si je veux, il n'y a pas de souci.
14:23Je peux sortir.
14:24Il n'y a pas de problème.
14:25Mais je ne connais personne.
14:28J'engage des petites conversations
14:30à la caisse du supermarché.
14:32Des trucs comme ça.
14:33Mais ça ne va pas plus loin que ça.
14:34Et pourtant, je suis très sociale.
14:41Isabelle, restez avec nous.
14:43Je le disais, on va bien sûr continuer
14:45à parler de ce sujet,
14:46mais aussi évoquer des initiatives
14:48justement pour recréer du lien social.
14:51Si vous nous écoutez régulièrement,
14:53vous vous souvenez peut-être de ce reportage
14:55qu'on avait fait à Orvaux, près de Nantes.
14:57Le blabla banc.
14:59Écoutez cet extrait.
15:01C'est un reportage de Mathieu Lopineau.
15:03Oui, un banc.
15:04Tout ce qu'il y a de plus classique
15:05avec juste une pancarte
15:06qui indique le principe.
15:08Et au bout de 10 minutes seulement,
15:10Louisette, 85 ans,
15:12et Claudine, 64 ans,
15:14s'assoient à côté de moi
15:15pour échanger quelques mots.
15:16C'est bien.
15:17Si les gens ont envie de discuter.
15:19C'est la première fois que vous vous asseyez ici ?
15:21Ah non, tous les jours.
15:22Ah, vous vous asseyez sur ce banc tous les jours ?
15:24Ah oui ?
15:24Le banc, c'est la convivialité.
15:26On s'installe, on discute.
15:28Franchement, je suis super heureuse.
15:30Je suis seule.
15:31J'ai perdu ma femme, ça ne fait pas longtemps.
15:33Et du coup, vous vous asseyez souvent sur ce banc ?
15:34Ah, souvent.
15:35C'est un banc de rapprochement, de l'amitié.
15:39Isabelle, ça vous plairait ce genre de banc ?
15:41Oui.
15:42Vous trouvez que c'est une bonne idée ?
15:45Oui, pour moi, c'est une très bonne idée, bien sûr.
15:47Bonjour, Jean-Sébastien Guitton.
15:50Bonjour.
15:51Vous êtes le maire écologiste d'Orvaux,
15:53donc en Loire-Atlantique, tout près de Nantes.
15:55C'est vous qui avez eu l'idée de ce banc ?
15:58Alors, plus exactement, ce sont des habitants
16:00qui nous avons proposés de travailler,
16:03des représentants d'associations, d'entreprises,
16:05auxquels nous avons proposé de travailler
16:06sur la question du lien social, de la fraternité.
16:09Et cette idée, elle est venue d'un des groupes
16:12qui travaillait, qui nous a fait cette proposition.
16:15Bon, c'est tout bête, j'allais dire, à mettre en place.
16:19Ce n'est pas compliqué pour une mairie,
16:20ça ne coûte pas d'argent,
16:22de mettre en place un banc, un blabla banc,
16:25comme vous l'avez appelé.
16:27Et j'imagine que ça apporte beaucoup.
16:30Oui, effectivement, d'abord, c'est très simple,
16:33vous avez raison de le rappeler.
16:34Et puis, on a bien l'intention d'en installer
16:36dans d'autres quartiers.
16:37Celui-là, on voulait simplement l'expérimenter.
16:40Et bien, on est nous-mêmes surpris
16:42de l'intérêt que ce banc a suscité.
16:47Et c'est intéressant que vous nous interrogez
16:49à l'occasion de cette thématique
16:51sur la question des personnes isolées,
16:53parce qu'on a eu beaucoup de retours, justement,
16:55de personnes âgées, de personnes isolées,
16:57qui nous ont vraiment dit
16:58que ça leur apportait du sourire
17:02et du positif dans leur journée.
17:04La semaine dernière, on avait un temps de rencontre
17:07avec des habitants dans le quartier
17:09et plusieurs sont venus nous dire vraiment
17:10que c'était une initiative qu'ils saluaient.
17:13Et donc, on est heureux de ça
17:14parce qu'on voit bien que c'est un enjeu majeur
17:17dans la qualité de vie en général,
17:19mais de pouvoir avoir des occasions
17:21de se parler, de s'entraider.
17:23Et finalement, dans le quotidien,
17:25dans la manière dont nos villes et nos vies sont organisées,
17:28finalement, on perd un peu le fil de ce lien.
17:30Et donc, on était très contents
17:32de pouvoir mettre en place cette expérimentation.
17:34Bon, et donc, il va y avoir d'autres blablabans.
17:36Bon, ça, vous nous l'annoncez.
17:38Oui, c'est fait partie.
17:39On a demandé aux habitants des autres quartiers
17:41de nous dire s'ils identifiaient des bancs
17:43qui leur semblaient pertinents pour ça.
17:45Alors, c'est un...
17:46Voilà, ça va venir en complément.
17:47C'est vrai que les blablabans, encore une fois,
17:49ce n'était pas ciblé d'abord vers les personnes âgées.
17:51On a un dispositif de mobilité solidaire,
17:54à la fois avec des bénévoles
17:55et avec un petit bus municipal.
17:57On livre des livres de la médiathèque à domicile.
18:00Donc, on a des dispositifs qui sont vraiment centrés
18:02sur les seniors et les seniors isolés.
18:05Mais celui-là, il s'adresse à toutes,
18:07à toutes les générations.
18:08Et d'ailleurs, c'est aussi ça qui est intéressant.
18:09C'est que même si les témoignages
18:11que vous avez recueillis,
18:12effectivement, les personnes qui sont venues
18:13spontanément m'en parler
18:14sont plutôt des personnes âgées.
18:16En fait, on constate aussi
18:17qu'il y a des plus jeunes
18:18qui, volontiers, s'assoient
18:21pour solliciter un échange.
18:23Merci beaucoup, M. le maire,
18:24d'avoir été en direct avec nous sur RTL.
18:26Tiens, et si vous habitez hors Vaud,
18:28que vous nous écoutez
18:28et que vous avez déjà utilisé ce banc
18:30qui vous a peut-être sauvé de l'isolement,
18:33en tout cas au moins le temps d'une après-midi,
18:35n'hésitez pas à nous appeler au 3210.
18:38Bonjour André.
18:42André ?
18:43Oui, bonjour.
18:43Oui, bonjour.
18:44Vous nous appelez d'où ?
18:46Saint-Hilaire-de-Riez.
18:47Très bien.
18:48Vous avez quel âge ?
18:4977 ans.
18:51Et vous vivez seul, vous ?
18:53Bon, depuis six mois, oui.
18:54Mais bon, ça plaît aussi
18:59parce que l'association dont je suis président,
19:03ça fait cinq ans que je suis président.
19:06Et justement, notre vocation,
19:08c'est d'accueillir les nouvelles personnes
19:12qui viennent dans cette ville,
19:15justement, qui sont essentiellement des retraités.
19:18Les plus jeunes de l'association ont 62 ans,
19:23si ça vous dit quelque chose.
19:25Oui, oui.
19:26Donc, le problème, c'est que tous les ans,
19:30on accueille des nouveaux.
19:32Et puis, moi, j'ai fait l'association à 300 personnes.
19:35On en est cet instant, aujourd'hui.
19:37Mais les structures, je dirais, municipales,
19:42vis-à-vis des personnes âgées,
19:44n'ont pratiquement pas bougé.
19:46Donc, pour vous donner l'heure d'idée,
19:48si je veux faire une assemble générale,
19:50je n'ai pas une salle assez grande
19:52dans la municipalité pour faire cette assemble.
19:56Vous trouvez qu'on a tendance à écarter les seniors ?
19:59Ah, ce n'est pas ce que je trouve.
20:00C'est une ence qui tue.
20:01Aujourd'hui, les seniors,
20:04on est des...
20:06Et d'ailleurs, on l'entend à travers
20:07même vos reportages sur RTL,
20:09que j'écoute toute la journée.
20:10On a un peu l'impression
20:11qu'on est devenu des bouffeurs de pognon,
20:16qu'on empêche des jeunes de vivre,
20:19presque, parce qu'on n'a pas, disons,
20:21des revenus importants.
20:25Mais nous, on demande, voyez,
20:28on demande 25 euros par personne par an.
20:31On arrive à occuper tout le monde
20:34avec 15 activités
20:36toutes les semaines,
20:38plus des sorties, des voyages.
20:41Bon, ça, les voyages sortis,
20:43il y a des participations.
20:44Mais c'est un moyen de lutter contre la solitude.
20:46Et vous, André,
20:47vous ne vous sentez pas seul ?
20:50En ce moment, si.
20:51Mais justement, grâce à cette association,
20:56je voyais,
20:58maintenant, presque toutes les semaines,
21:00demain, j'ai le modélisme,
21:02enfin, le modélisme ferroviaire, par exemple.
21:03Demain, après, demain,
21:06j'ai une visite d'une fromagerie.
21:11Donc, à travers cette association,
21:14tous les jours,
21:14on a quelque chose qui font
21:16qu'on se déplace en bus,
21:18en culture,
21:18et que les gens ne sont pas seuls.
21:22Isabelle, il n'y a pas d'association
21:24comme ça vers chez vous ?
21:26Pas du tout.
21:27Je suis vraiment en pleine campagne.
21:30Là, comme c'est un regroupement de communes.
21:34Re-dites-moi,
21:34à côté de quelle ville vous êtes ?
21:37Trembler les villages,
21:39ça ne va rien vous dire.
21:39Non.
21:41Non, mais c'est pour les auditeurs
21:42qui éventuellement nous écouteraient.
21:43Entre Chartres et Dreux.
21:45Entre Chartres et Dreux.
21:46Si vous êtes...
21:47C'est un peu loin pour nous, là.
21:49Oui, pour vous, André,
21:50ça fait un peu loin.
21:50Mais si vous êtes dans le coin,
21:52n'hésitez pas à nous appeler.
21:53Et puis, on vous mettra en contact, Isabelle,
21:56s'il y a des associations dans le coin,
21:58puisque vous nous disiez que vous aviez une voiture.
22:00Je vous laisse juste entendre Valérie.
22:02Deux petites secondes.
22:02Bonjour, Valérie.
22:04Oui, bonjour.
22:05Surtout que vous patientez depuis très longtemps.
22:07Vous êtes-vous bénévole dans l'association
22:09Les Blouses Roses,
22:10et vous allez notamment dans les EHPAD
22:11pour visiter des gens seuls.
22:13Quand vous entendez le témoignage,
22:16par exemple, d'Isabelle ?
22:19Ça me fait beaucoup de peine
22:21de voir qu'une personne est toute seule.
22:26Et c'est vrai que c'est compliqué
22:28de trouver des personnes autour de soi
22:32quand on est dans un endroit
22:33où on ne connaît vraiment personne.
22:35Ça, c'est sûr.
22:36Mais bon, moi,
22:37les bénévoles des boulons,
22:39nous, on est dans des structures.
22:41On va dans des structures.
22:43Voilà, on est dans des structures.
22:44Mais de gens qui, parfois,
22:45sont aussi extrêmement seuls.
22:48Extrêmement seuls.
22:49Il y a des personnes, en fait,
22:50qui ne voient que des soignants.
22:53Et que la famille ne vient jamais voir.
22:56C'est que peut-être qu'il n'y a plus de famille
22:57ou peut-être que les familles sont loin.
23:00Peut-être...
23:00Enfin, voilà, on ne peut pas...
23:02Je pense que certaines familles sont au maximum.
23:04Mais c'est compliqué d'avoir une personne en EHPAD
23:07et de se dire...
23:09Il faut y aller ou je ne sais pas.
23:11Enfin, oui, c'est compliqué pour eux.
23:12Donc, on est là pour, comment dire,
23:16pour écouter ces gens,
23:18pour parler avec eux.
23:21Pour voir leur sourire illumine ma journée.
23:24C'est ce que vous avez dit tout à l'heure au Standard.
23:27Merci en tout cas beaucoup à vous, Valérie,
23:29et à tous ces bénévoles dans les associations
23:32qui viennent en aide aux personnes âgées.
23:36Bravo aussi à toutes ces associations
23:37qui luttent contre la solitude.
23:38Isabelle, je vous promets que si on a des messages
23:40de gens dans votre région, on vous mettra en contact.
23:43On vous souhaite bon courage.
23:45N'hésitez pas à nous rappeler parce que vous êtes la bienvenue ici sur RTL.
23:49On peut discuter de tout.
23:50Merci aussi à vous, Nathalie.
23:54Il est bientôt 13h28.
23:56À 14h...
23:57Je raccroche ?
23:58Oui, André, merci.
24:01À 14h, vous aurez rendez-vous avec Jean-Alphonse Richard,
24:04l'heure du crime.
24:05Bonjour Jean-Alphonse.
24:06Bonjour Amandine Bégaud.
24:07Au programme aujourd'hui.
24:08Alors, écoutez, aujourd'hui, 31 ans,
24:1031 ans, c'est le temps qu'a attendu la famille Desnois
24:14pour voir juger et condamner le meurtrier de Nadège Desnois.
24:17Elle avait 17 ans.
24:19Elle était lycéenne à Château-Thierry,
24:20poignardée et en partie étranglée.
24:23Son bourreau désigné, il s'appelle Pascal Lafolie.
24:26Il a 58 ans.
24:27Aujourd'hui, il est en prison, évidemment.
24:29Il avait déjà violé par le passé.
24:31Il a la réputation d'être un homme extrêmement violent.
24:33Et pourtant, il était passé entre les gouttes de cette enquête
24:35pendant, encore une fois, 31 ans.
24:38C'est énorme.
24:39Il a été déclaré coupable pour la mort de Nadège Desnois.
24:41Et aujourd'hui, la justice se demande
24:45s'il n'aurait pas tué une autre étudiante.
24:47C'est une affaire à tiroir et qui n'est pas terminée.
24:51Une autre étudiante à la même époque.
24:54C'est dire que ce profil criminel pose beaucoup de questions.
24:58Nadège Desnois est le chasseur de l'ombre.
25:0114h, l'heure du crime.
25:03A tout à l'heure.
25:04Tout à l'heure, on sera bien sûr fidèles au rendez-vous, Jean-Alphonse.
25:07Dans un instant, on va parler salaire.
25:09Faut-il réduire l'écart entre le salaire brut et le salaire net ?
25:14On en débat dans un instant.
25:15A tout de suite sur RTL.
25:16Amandine Bégaud.
25:18RTL Midi.
25:18Les auditeurs ont la parole.
25:21Et on va à présent parler salaire.
25:31Vous avez peut-être déjà découvert votre fiche de paye pour le mois de septembre.
25:36Et puis, on était étonné une nouvelle fois de l'écart entre le montant qui s'affiche en haut, le salaire brut, et celui qui est en bas, le salaire net.
25:46Faut-il réduire cet écart ?
25:47Le gouvernement, en tout cas, il songe.
25:50C'est ce qu'a confié hier Sébastien Lecornu lors d'un déjeuner de la majorité.
25:55Il évoque la baisse de certains impôts en faveur du travail.
26:01Ce qui laisse penser à certains que des mesures autour du salaire net et brut pourraient être prises.
26:07Reste à savoir comment.
26:08Et ça, c'est la grande question, si j'ose dire.
26:10On va en parler avec vous, Jean-Michel.
26:11Bonjour, Jean-Michel.
26:13Oui, bonjour.
26:13Bonjour, Amandine.
26:14Vous vous appelez d'où ?
26:16Alors là, je suis en train de plonger un chauffage écologique et économique à bois sur le château de Bourneau, à côté de Fontenay-le-Comte.
26:23Très bien.
26:25Et alors, cette affaire de...
26:26Vous êtes chef d'entreprise, c'est ça ?
26:28Moi, je suis chef d'entreprise, ça fait des années que je crie sur votre antenne, avec Pascal Praud, Eric ou vous-même,
26:33que tant qu'on aura un tel écart entre le brut et le net, ça ne pourra pas fonctionner, qu'on ne sera pas compétitif au niveau mondial.
26:41Et là, c'est enfin une bonne idée du gouvernement, c'est à croire qu'ils écoutent RTL.
26:45Parce que là, du coup, effectivement, si un SMIC est augmenté de 200 euros ou plus, c'est absolument miraculeux.
26:53Et on va pouvoir redonner enfin aux gens l'envie de travailler et de gagner de l'argent.
26:58Il faut qu'il y ait une vraie différence entre ce que touchent les gens à la France Travaille
27:02et ce que toucheront les gens en travaillant vraiment pour que ça fonctionne.
27:06Et là, c'est une très bonne idée.
27:08Sauf que, Jean-Michel, la différence entre le salaire net et le salaire brut, ce sont des cotisations.
27:13Et on cotise pour un certain nombre de choses, pour le chômage, pour notre santé, en cas de grossesse.
27:20Enfin, il y a tout un tas de cotisations qui sont utiles.
27:24On est d'accord.
27:25Mais vous serez d'accord avec moi de dire que les 5 millions de euros morts nous coûtent aujourd'hui, je crois, 30 ou 35 milliards d'euros par an.
27:3435 milliards d'euros par an.
27:35Oui, mais ce n'est pas le sujet, là, Jean-Michel.
27:37Bah si, puisque vous cotisez, ces gens sont payés par l'État.
27:41Les gens qui sont à France Travaille sont payés par l'État.
27:43Ce sont des gens qui ont cotisé aussi à un moment ou à un autre.
27:45On est d'accord.
27:46Mais vous les remettez dans le système du travail, ils ne seront plus payés par l'État, mais ils seront payés par l'entreprise.
27:51Je crois que le gouvernement cherche 40 milliards d'euros.
27:54Donc en fait, vous, vous voulez financer le rapprochement, la réduction de l'écart entre le salaire brut et le salaire net.
28:01Net, voilà.
28:02En mettant les chômeurs au travail.
28:04Exactement.
28:05Mais pardon, il ne suffit pas de le décréter, Jean-Michel.
28:08Il y a par ailleurs tout un tas de personnes qui sont au chômage et qui ne l'ont pas choisi.
28:11Mais si vous augmentez le salaire net de 22% de quelqu'un qui est potentiellement intéressé pour travailler, vous allez forcément lui donner l'envie de travailler.
28:22Oui, mais là, vous partez du principe que tous les chômeurs sont au chômage parce qu'ils n'ont rien envie de...
28:26Enfin, parce que finalement, ils touchent de l'argent sans rien faire.
28:29Il y a malheureusement des dommages collatéraux qui font qu'aujourd'hui, quelqu'un qui ne travaille pas a le droit à énormément d'aide de l'État, APL, etc., etc.,
28:38qui font que pour 600 ou 700 euros de plus, ils n'ont plus envie d'aller retourner travailler.
28:43Et là, je pense qu'en faisant une vraie différence, on va redonner la motivation à ces gens-là.
28:47Bon, et alors, vous n'avez pas répondu à ma question, vous financez comment votre affaire ?
28:52Eh bien, je finance, justement, ce n'est plus l'État qui finance.
28:55Donc à partir de là, c'est les sociétés qui financent.
28:57Je pense que c'est la vraie bonne idée de l'histoire.
29:00Et à partir du moment où ça déleste le gouvernement de cette charge importante, 35 milliards d'euros, c'est énorme.
29:06Oui, mais encore une fois, tous les chômeurs, Jean-Michel, je pense qu'il y a sans doute certains qui abusent, mais pas tous les chômeurs.
29:13On fera toujours du social, c'est clair.
29:15Donc vous n'aurez pas vos 35 milliards ?
29:17Mais d'accord, on n'aura pas la totalité, mais derrière, il y a quand même une vraie enveloppe à récupérer sur cette chose-là.
29:25Et là, simplement, si vous remettez 2 millions ou 1,5 million de chômeurs au travail, en justement leur donnant plus d'argent,
29:31ou à ceux qui sont simplement au SMIC en augmentant leur salaire de 22%, vous allez forcément leur donner du pouvoir d'achat.
29:37Pour acheter une maison, pour acheter une télé, pour aller au restaurant, pour faire plein de choses qu'ils ne font plus, parce qu'ils n'ont plus les moyens.
29:42Parce qu'ils sont juste, juste, chaque mois, même le 15 du mois, comme disait Colus, les 15 derniers jours sont difficiles.
29:47Mais parfois, des 10 pour un certain nombre.
29:51Jean-Michel, restez avec nous, on va accueillir Franck. Bonjour Franck.
29:54Oui, bonjour.
29:55Vous nous appelez d'où ?
29:56De Versailles.
29:57De Versailles, et vous avez quel âge ?
29:5962 ans.
30:00Très bien, vous faites quoi dans la vie ?
30:02J'attends la retraite dans 5 mois.
30:04D'accord.
30:05Et vous attendez la retraite, et vous faites quoi comme métier ?
30:10J'ai un cadre dans une entreprise.
30:12D'accord.
30:13Une entreprise de quoi, juste le domaine ?
30:16Dans l'industrie électrique, on va dire ça comme ça.
30:20D'accord.
30:21Et alors vous, qu'est-ce que vous en pensez de cet écart entre le salaire brut et le salaire net ?
30:26Est-ce qu'il faut réduire ? Comment ?
30:28Et puis vous avez peut-être entendu les propos de Jean-Michel à l'instant.
30:31Oui, alors moi je voulais dire que simplement, ce n'est pas à l'État d'augmenter les salaires, c'est à l'entreprise.
30:37Aujourd'hui, l'entreprise a touché 240 milliards d'aides.
30:44Il faut quand même relativiser les choses.
30:46On a versé 240 milliards d'aides à l'entreprise, sans contrepartie de salaire ni d'emploi aujourd'hui.
30:53Oui, alors là, ce ne sont pas toutes les entreprises, Franck, qui ont touché ça.
30:56Non, mais il y a énormément d'entreprises.
30:59Et augmenter le salaire par la baisse des cotisations, c'est augmenter la dette, parce qu'il va falloir le financer.
31:06Et c'est un cadeau indirect à l'entreprise.
31:09C'est-à-dire que l'entreprise ne paiera pas son travail plus cher, alors que l'État compensera les augmentations de salaire qui n'ont pas eu lieu dans l'entreprise.
31:19Franck, en gros, combien vous gagnez aujourd'hui ?
31:23Moi, plus de 3 000 euros.
31:25Net ?
31:25Attendez, pardon, pardon.
31:27Et vous savez combien ça coûte à votre entreprise ou pas ?
31:30Oui, le double, 6 000 euros.
31:32Oui, oui.
31:32Oui, oui, grosso modo, 6 000 euros.
31:34Donc, vous augmentez, je ne sais pas, aller comme ça de 1 000 euros, ça lui en coûte 2 000.
31:39Je ne parle pas forcément de moins, je parle des petits salaires.
31:43Voilà.
31:43Il est bien évident qu'il ne faut pas augmenter des gens qui gagnent, comme moi, très bien leur vie, par rapport à des gens qui sont au SMIG.
31:52Par contre, le problème, c'est que ce n'est pas à l'État de payer le travail.
31:58C'est à l'entreprise de payer le travail.
32:00Jean-Michel, qu'est-ce que vous répondez à Franck ?
32:02Le travail est une marchandise.
32:03Oui, alors personnellement, monsieur dit que les entreprises ont touché de l'argent.
32:06Moi, je n'ai pas touché 1 euro de l'État.
32:07Pas 1 euro, ni pour le Covid, ni pour quoi que ce soit.
32:10Donc, aujourd'hui, j'estime que si, effectivement, le salaire, la masse globale d'un salarié, ça ne me coûte pas plus cher,
32:17oui, effectivement, je vais préférer lui donner 300 euros de plus que de faire quoi que ce soit.
32:22Sans que ça vous coûte plus cher, c'est-à-dire sans charge patronale.
32:25Exactement. Il ne faut pas que le social tue le social.
32:29On en a trop fait. Il y a trop de charges sociales sur les salaires.
32:32C'est impossible qu'on retrouve de la compétitivité, parce qu'il faut absolument penser à ça.
32:37La compétitivité mondiale. On est à la rue. On est les champions du monde de l'impôt, de la taxe, etc.
32:42Donc, c'est exactement pareil sur les salariés.
32:44Aujourd'hui, il faudrait que le brut ne dépasse pas une fois et demi le net pour qu'on s'en sorte.
32:50Jean-Michel Franck, restez avec nous. On va accueillir Nathalie, qui est aussi chef d'entreprise, dans un tout petit instant.
32:56Et on poursuit le débat tout de suite sur RTL.
32:57Moi, ça m'offusque. Alors, je suis enseignant. Je trouve ça complètement aberrant de dire qu'on va baisser les cotisations,
33:15parce que ça veut dire que toute l'éducation va devenir payante, que tous les services hospitaliers vont devenir payants.
33:20Donc, en fait, c'est une hausse déguisée des salaires, puisque pourquoi on cotise aujourd'hui va devenir payant après.
33:26Donc, en fait, c'est une fausse bonne mesure.
33:28Voilà. Faut-il réduire l'écart entre salaire brut et salaire net ?
33:31Ça vous fait beaucoup réagir et on continue à en parler avec vous, Nathalie. Bonjour.
33:36Bonjour, Amandine.
33:37Vous nous appelez d'où ?
33:39De Saint-Jos, dans le Pas-de-Calais.
33:41Très bien. C'est à côté de...
33:43Du Touquet.
33:44Du Touquet. Très bien. Et vous êtes chef d'entreprise, c'est ça ?
33:47Oui. Moi, je suis chef d'une très petite entreprise, donc un parc d'attractions.
33:51On est trois salariés permanents à l'année et on monte à une trentaine de saisonniers sur la saison d'ouverture du parc.
34:01D'accord. Et alors, cette idée d'essayer de réduire l'écart entre salaire brut et salaire net, qu'est-ce que ça vous inspire ?
34:09Alors, moi, j'y suis tout à fait favorable. J'ai ressorti des chiffres de l'année dernière pour avoir une année complète, en fait, juste pour que les gens se rendent compte un peu du coût pour une entreprise des salaires.
34:25Moi, ma masse salariale en 2024 en est à payer, donc ce que les salariés ont touché.
34:30Ça m'a coûté 187 653 euros.
34:36Donc, ça, c'est ce qu'ils ont touché ?
34:37C'est eux ce qu'ils ont touché.
34:39Et combien ça vous a coûté à vous, entreprise ?
34:41Voilà, pour mon entreprise, 274 008 euros.
34:47Donc, soit 46% de plus.
34:50Donc, il est clair qu'on a un souci entre le net et le brut.
34:56Moi, je l'explique, comme j'embauche beaucoup de saisonniers des jeunes,
35:00je l'explique le plus possible aux jeunes quand je leur donne leur première fiche de paye
35:04que pourquoi il y a un tel écart entre le net et le brut.
35:08Parce que le travail finance les allocations familiales, la vie, la retraite, le chômage,
35:19tout un tas de cotisations qui nous permettent, effectivement,
35:23comme le disait un de vos interlocuteurs sur le standard,
35:26d'aller à l'hôpital, entre guillemets, sans payer.
35:31Moi, je n'aime pas dire le mot gratuitement parce que rien n'est gratuit.
35:34Non, parce qu'on le paye, effectivement.
35:35Voilà.
35:36Donc, sans payer, d'aller à la pharmacie sans payer,
35:39de pouvoir mettre nos enfants à l'école ou à l'université sans payer.
35:43Parce que, bon, pareil, on dit, oui, les études, ça coûte cher.
35:47Mais en France, non.
35:48Si on regarde par rapport à l'étranger, il y a bien des universités qui ne coûtent pas cher.
35:55Donc, voilà, il faut savoir que si demain, on baisse ses cotisations,
36:00comme me disait le monsieur d'avant, forcément, on rendra d'autres services payants.
36:06Oui, et alors, justement, comment on pourrait faire ?
36:09Tout à l'heure, Thomas Després nous parlait éventuellement de la CSG.
36:13Alors, voilà.
36:14La CSG, CRDS, enfin, CSG, ça représente 9,20% sur un salaire.
36:20Donc, c'est énorme.
36:21Ça devait être, en plus, une cotisation transitoire.
36:24Ouais, voilà.
36:25Et en fait, comme toutes les cotisations, on nous les colle et on n'a rien à dire.
36:30Il faut qu'on paye.
36:32Je disais au standard tout à l'heure...
36:34Sauf que, alors, baisser, par exemple, pardon, je vous coupe, Nathalie,
36:37mais baisser un point de CSG, je recherchais mes notes, mais de mémoire, c'est...
36:42Oui, ça va coûter des milliards, bien sûr.
36:44Tout à fait.
36:44Mais de toute façon, maintenant, on est dans une impasse.
36:47Tout à l'heure...
36:4910 milliards, un point de CSG, pardon.
36:5110 milliards.
36:52Donc, si on enlève les 9 points, par exemple, 90 milliards.
36:55Ouais.
36:56Mais est-ce qu'il n'y a pas des économies à faire aussi sur toutes les aides, éventuellement,
37:02que l'on peut donner à des personnes ?
37:05Comme disait l'interlocuteur tout à l'heure, il y a des gens au chômage.
37:08Alors, oui, il y en a, ce n'est pas de leur faute.
37:11Voilà, ils cherchent, etc.
37:14Des gens qui touchent des aides, c'est pareil.
37:16Il y en a qui sont dans des situations dramatiques et il faut les aider.
37:20Mais je pense qu'on est allé trop loin dans le système social en France.
37:25Pour revenir en arrière, ce sera très compliqué.
37:28Mais un exemple concret, par exemple, nous, on a une nièce qui est en Australie.
37:34Elle a, à 15 jours près, elle est enceinte, elle est nationalité française.
37:39À 15 jours près, elle a eu sa nationalité australienne.
37:42Elle a accouché 15 jours avant.
37:44Elle n'a été remboursée de rien.
37:47Pas de son accouchement, pas de son arrêt, rien.
37:50Heureusement, elle avait mis 5 mois de salaire de côté pour pallier à tout ça.
37:55Mais ça fait quand même un peu plus de 5 ans qu'elle est en Australie.
37:59Donc voilà, on ne donne pas des aides comme ça à n'importe qui,
38:04à des personnes qui n'ont pas encore cotisé.
38:07Donc il y a des choses à revoir.
38:09Maintenant, il faut savoir que les salariés, il faut qu'ils prennent conscience
38:13que toutes ces cotisations leur permettent de bénéficier de pas mal de choses
38:18dont on ne se rend plus compte en France.
38:20Parce qu'en fait, on ne donne pas la valeur des choses non plus.
38:23Merci beaucoup Nathalie pour votre témoignage.
38:25Merci aussi à Franck et Jean-Michel.
38:27Et je suis sûre qu'on aura l'occasion d'en reparler.
38:30puisqu'a priori, le Premier ministre devrait essayer de détailler tout ça.
38:36Un parvis Nicolas Sarkozy, c'est ce que souhaite créer Christian Estrosi à Nice.
38:42Bonne idée ou pas, vous êtes nombreux à réagir et on en parle dans un instant.
38:45A tout de suite.
38:47Jusqu'à 14h, Amandine Bégaud vous donne la parole sur RTL.
38:55Jusqu'à 14h, les auditeurs ont la parole.
38:59Amandine Bégaud sur RTL
39:01Pour moi, c'est un geste de décence et d'amitié
39:06à l'égard de celui qui fut un grand ministre de l'Intérieur,
39:12un grand président de la République,
39:14en reconnaissance de ce qu'il a fait pour nous.
39:16Et plus particulièrement dans ces moments
39:19où naturellement c'est une épreuve pour lui,
39:22pour ses amis, pour sa famille
39:23et pour ceux qui sont dans l'incompréhension.
39:27Ces mots, ce sont ceux de Christian Estrosi.
39:29Le maire de Nice, qu'il a annoncé hier son intention
39:32de baptiser le parvis du futur hôtel de ville,
39:36parvis Nicolas Sarkozy.
39:39Ça vous fait beaucoup, beaucoup réagir depuis ce matin
39:42et notamment sur la page Facebook de l'émission Victor.
39:44Oui, tout à fait Amandine.
39:45Bonjour à tous.
39:46Dominique nous écrit,
39:47quelle indignité.
39:48Les politiques sont décidément en dessous de tout.
39:50Se rendent-ils compte du mal qu'ils font aux institutions ?
39:53Patricia, après tout, pourquoi pas Nicolas Sarkozy a été un président de la République
39:57et un bon ministre de l'Intérieur.
39:59Ça, on ne lui retirera pas.
40:01Et puis Martine, beaucoup plus critique.
40:02Christian Estrosi, minable.
40:04Les élections municipales sont bel et bien lancées.
40:07Électoralisme et démagogie sont au programme.
40:10Bon, et pardon, j'ai dit hôtel de ville.
40:11C'est bien sûr devant le parvis du futur hôtel de police.
40:14Beaucoup de messages critiques.
40:16Si vous êtes pour favorable à cette initiative,
40:18n'hésitez pas à nous appeler 3210.
40:20Vous avez encore la parole jusqu'à 14h.
40:22Bonjour Alexandre.
40:24Alexandre ?
40:26Allô, allô ?
40:27Alors, on a perdu Alexandre.
40:28En attendant, on va retrouver Evan.
40:30Non, je suis là.
40:31Ah non, Alexandre, vous êtes là ?
40:33Oui, je suis là.
40:33Ah ben, vous ne me répondiez pas.
40:35Alors, voilà.
40:36Bonjour.
40:37Bonjour.
40:38Vous nous appelez d'où ?
40:41Je vous appelle de Metz.
40:42De Metz.
40:42Et alors, qu'est-ce que vous pensez
40:43de cette initiative de Christian Estrosi ?
40:46Moi, je ne vais pas être trop.
40:47C'est ridicule.
40:48C'est ridicule à partir du moment
40:50où il a besoin de ça pour éviter.
40:52Qu'ils veulent donner son soutien.
40:55Oui, je comprends.
40:56Mais de là à vouloir faire du clientélisme,
40:59de l'électoralisme,
41:01en voulant donner le nom d'une rue,
41:03ou d'une place, pardon.
41:05Non, c'est ridicule.
41:06Et pourtant, vous êtes sarkozyste.
41:07C'est ce que vous avez dit au ce temps-là.
41:09Bien sûr.
41:09Bien sûr, je n'ai aucun problème avec ça.
41:11Mais à un moment donné,
41:12bon, Sarkozy n'est pas le père de la nation.
41:15Il n'est pas le père des LR.
41:16À un moment donné, il faut qu'il laisse sa place.
41:18J'ai l'impression qu'on me met sur un piédestal
41:19comme à la hauteur d'un de Gaulle.
41:23Il en est très loin.
41:24Donc, moi, je n'ai pas de problème avec le personnage.
41:26Mais maintenant, il m'a fait son temps.
41:27Il a déjà eu trois condamnations.
41:28On en est sur une quatrième.
41:29OK, on ne peut pas être d'accord.
41:32Et effectivement, c'est une décision de justice
41:35qui est politisée.
41:36Mais de là, maintenant, à vouloir exister
41:38face à Éric Ciotti,
41:39parce qu'il ne se présente pas à lui,
41:41avec des choses comme ça,
41:42je ne suis content de ne pas voter là-bas.
41:43Moi, je vous le dis.
41:45Pour vous, tout ça,
41:46c'est lié aux élections municipales de mars prochain ?
41:49Oui, oui, oui.
41:49Il a besoin d'exister.
41:50Puisque en ce moment, il n'a pas le vent en poupe.
41:53Qu'il soit un ministre Sarkozy,
41:55un soutien de Sarkozy,
41:56on peut le comprendre.
41:57Et c'est tout à fait normal.
41:58Et heureusement, tu n'en as des amis et des soutiens.
42:00Mais de là, à décider de donner une place
42:02à son nom, non.
42:06Alexandre, on est aussi...
42:07C'est ridicule, moi, je trouve.
42:09Ridicule, vous dites.
42:09On est aussi avec Evan.
42:10Bonjour, Evan.
42:12Oui, bonjour, Amandine.
42:12Bonjour à tous.
42:13Vous nous appelez Danger, c'est ça ?
42:14C'est ça.
42:15Alors, ridicule, disait Alexandre.
42:17Vous, vous en pensez quoi ?
42:19Pour moi, c'est choquant.
42:21Complètement choquant.
42:21Pourquoi ?
42:22Vous connaissez Le Parrain, le film ?
42:24Oui.
42:24Et bien là, on est en plein dedans, si vous voulez.
42:26Oui, d'accord, il y a les élections de l'année prochaine.
42:30Mais c'est un renvoi d'ascenseur.
42:32Là, donc, il veut baptiser la place,
42:34qui est le parvis de le futur hôtel de police.
42:37C'est bien ça.
42:37Oui, oui, c'est ça.
42:38C'est un lieu d'intégrité, si vous voulez.
42:42Enfin, ce qu'on veut.
42:43Et là, donc, il veut rebaptiser Nicolas Sarkozy.
42:47Donc, Nicolas Sarkozy, qui a été condamné à de multiples reprises,
42:50Big Malion, les affaires des écoutes, enfin là, donc...
42:54Non, il y a des appels aussi en cours, il faut le préciser.
42:57Voilà, il y a des appels, mais avec Big Malion et puis d'autres,
43:00une autre, il a été condamné.
43:02Bon.
43:03Excusez-moi, mais pardon.
43:04D'accord, c'est un ancien président, mais c'est choquant.
43:07C'est tout à fait choquant.
43:10Quelqu'un qui s'est fait retirer la lésion d'honneur,
43:13c'est pas rien, quand même.
43:15Et si vous voulez, en fait, c'est des petits arrangements entre amis.
43:18On est dedans, c'est des petits arrangements entre amis.
43:21C'est, je vais lâcher le mot, c'est un peu une mafia.
43:23Voilà.
43:24Bon, le mot est lourd, quand même.
43:26Kader Dali, bonjour.
43:28Oui, bonjour tout le monde.
43:29Vous êtes d'accord avec Evan ?
43:31Écoutez, si on voulait faire un peu du mot,
43:33on dirait de demander à Nicolas Sarkozy
43:36s'il est encore en vie,
43:37parce qu'en général, on nomme des parvis
43:39et des monuments et des places
43:40pour les personnes défuntes.
43:43Là, il faudrait qu'il prenne son pouls,
43:45Nicolas Sarkozy, pour voir s'il est toujours en vie.
43:48Non, moi, ce qui me...
43:49Oui, je rejoins un petit peu la parole des précédents,
43:52sauf que j'ai pas mal de cœur pour Jacques Chirac,
43:56mais si on veut faire la République un petit peu propre
43:59et avec une belle déontologie,
44:02on nomme pas des personnes qui ont été condamnées.
44:04Il y a plein d'hommes politiques et de femmes politiques,
44:07parce qu'on oublie les femmes politiques.
44:09Je trouve que c'est très masculin chez Sarkozy,
44:11Pasqua, Jacques Chirac, Jacques Médecin,
44:14qui était condamné lui aussi.
44:16Je trouve que c'est...
44:18Il faudrait mettre un peu de féminité,
44:19parce que je trouve que dans le milieu politique,
44:21on entend plus d'hommes condamnés que de femmes condamnées.
44:24Donc, pour donner l'exemple,
44:25je pense qu'il faudrait mettre un peu plus de femmes politiques
44:27à l'honneur
44:28et ne pas mettre en exergue des hommes qui sont condamnés
44:33ou en voie d'être condamnés
44:34ou qui ont fait appel
44:35ou qui sont condamnés définitivement d'ailleurs pour les autres.
44:39Merci beaucoup à tous les trois pour vos témoignages.
44:41On voulait aborder ce sujet,
44:42parce que vous avez été très, très, très nombreux à réagir.
44:44Je voulais aussi vous remercier
44:45pour votre générosité formidable
44:48après l'appel à l'aide lancée hier par Cathy,
44:51cette maman qui s'occupe seule de son enfant handicapé
44:53et qui a lancé cette cagnotte
44:55pour pouvoir acheter un véhicule adapté à son fils Nolan.
45:00Vous avez été très, très nombreux à réagir.
45:02Cette cagnotte, elle affiche aujourd'hui 18 000 euros.
45:05Bravo à vous.
45:07Je sais à quel point les temps sont compliqués.
45:10Malgré tout, il faut continuer à aider Cathy.
45:12Elle a besoin de 30 000 euros au moins.
45:15On vous a mis le lien de cette cagnotte
45:17sur le site internet.
45:18Sinon, vous tapez cagnotte, tapis...
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