Retrouvez Les Vraies Voix avec Cécile de Ménibus et Philippe David du lundi au vendredi de 17h à 20h sur #SudRadio. --- Abonnez-vous pour plus de contenus : http://ow.ly/7FZy50G1rry
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00:00Moi je suis à la disposition évidemment du chef de l'État à tout moment pour discuter des conditions dans lesquelles nous pourrions effectivement occuper les places gouvernementales.
00:11Ce que j'ai dit à tous mes camarades, je leur ai dit, si l'un d'entre vous a son téléphone qui sonne et que c'est le Président de la République, d'abord il décroche et ensuite si le Président lui propose d'être Premier Ministre, il répond oui.
00:23Les vraies voix Sud Radio
00:24Donc on peut dire qu'Olivier Faure est candidat à Matignon, mon cher Philippe.
00:30Oui, mais en même temps, pourquoi pas ?
00:33Oui, pourquoi pas et au moins il faut lui reconnaître une sorte de sincérité dans le fait qu'il va saisir l'étrange opportunité, si c'est lui, entendons-nous, il y a d'autres noms qui circulent,
00:49l'étrange opportunité que lui offre de manière aberrante un Président de la République.
00:55J'avoue que je ne saisis pas. Voilà un Président de la République qui soutient François Bayrou et qui admet la dureté et la validité de son constat et qui immédiatement propose au groupe central de s'associer avec les socialistes alors que par ailleurs, il sait qu'il y aura à cause d'eux un désastre budgétaire.
01:20Alors pourquoi est-ce qu'Olivier Faure ne dirait pas oui ? Alors il a sans doute une chance. Mais on parle d'autres noms, mais il a une chance, pourquoi pas ?
01:31Moi ce que je trouve hallucinant, c'est qu'il puisse dire, on l'a entendu dans l'excellent jingle de Maxime,
01:37si le Président de la République vous appelle pour être Premier Ministre, vous dites tout de suite oui.
01:41Et si il vous appelle, vous dites non vous ?
01:46À moi ? Il ne m'appellera pas.
01:48Non mais dans la configuration actuelle, il a raison.
01:51Non mais déjà, il faut avoir une majorité, ce que le PS n'a pas.
01:56Sauf si vraiment le LR acceptait de s'associer avec le PS, je vois mal le parti de Retailleau s'associer avec les socialistes.
02:04Oui ou non ?
02:05Ah, vous qui êtes, rappelez-vous ?
02:07Oui, mais vous qui êtes.
02:09Et plus, les macronistes, je pense à Horizon en particulier, n'iront certainement pas avec le PS.
02:14Mais ça ne suffit pas.
02:15Donc je pense que balancer ça, quand on est chef de parti, c'est pratique, c'est totalement hallucinant.
02:22Vous savez, nous on est prêts à prendre toutes les places, vous savez.
02:26Ça m'a rappelé, vous permettez un trait d'humour, une citation de Clémenceau.
02:30C'était lors des obsèques de Marcelin Berthelot, qui avait été multi-ministre sous la Troisième République.
02:34Et Clémenceau, devant la tombe, avait dit, le voilà enfin, dans la seule place qu'il n'ait jamais sollicitée.
02:39Là, j'ai l'impression qu'ils sont prêts à prendre tout, pour n'importe quoi.
02:43Mais oui, et puis surtout, la vraie question, c'est quelle politique ?
02:47Si c'est pour faire la même politique, celle d'Emmanuel Macron, la réalité, c'est que c'est complètement hypocrite.
02:52Faire tomber Beyrou le 8 pour le lendemain être au gouvernement, ça n'a pas de sens.
02:59Et dire, par contre, Olivier Faure aurait dû dire, voilà, nous sommes arrivés, c'est discutable,
03:05l'ensemble des partis du NFP de l'époque, effectivement, en tête aux législatives dernières.
03:10Le Président se ravise et aujourd'hui nous propose.
03:13Bon, c'est discutable.
03:15Mais là, tout de suite, aller à la pêche, alors qu'il va faire tomber François Beyrou le 8,
03:20je trouve ça complètement invérant.
03:21Mais non, mais est-ce que c'est une ambition personnelle ?
03:23C'est ça la différence, peut-être ?
03:24Là où je rejoins Cécile, si j'ai bien saisi, on ne peut pas, objectivement, on ne peut pas reprocher,
03:31me semble-t-il, à Olivier Faure de répondre positivement à l'appel qui lui est fait.
03:38Et d'une certaine manière, il est persuadé avec ses soutiens que lui trouvera les moyens
03:45d'obtenir une sorte de majorité relative et qu'il pourra faire voter un budget.
03:52Ça, je ne lui reprocherai pas.
03:55Mais on verra, moi, ce que je crains, c'est qu'on aggrave une situation.
04:01Complètement.
04:01Mais lui, je ne lui reproche pas.
04:04Il y a quand même une part là-dessus, une part dégoût démesuré, alors il faut probablement
04:08en avoir à ce niveau-là.
04:10Mais objectivement, on sait pertinemment que l'Assemblée telle qu'elle est aujourd'hui
04:15est ingouvernable.
04:16Point.
04:17La véritable, la seule solution, c'est potentiellement redonner la parole aux Français.
04:23Ou une démission du chef de l'État.
04:25Et potentiellement une démission du chef de l'État.
04:28Et je vais vous dire un truc.
04:28Là, je vais parler d'un point de vue purement économique.
04:30On parlait tout à l'heure, en rentable notamment, d'économie ou avec l'auditeur
04:34des entreprises.
04:35Qu'est-ce que les entreprises ou les chefs d'entreprise ou l'économie en général
04:38détestent ?
04:39Ça s'appelle l'inceste.
04:41Or, aujourd'hui, lorsqu'on fait le constat, nous avons dissous, ça n'a pas fonctionné.
04:47Je pense que dorénavant, il faut redonner la parole aux Français.
04:50Et vous aurez, quel que soit l'étiquette politique qui en sortira.
04:55Et je vais même vous dire, les économistes ou les chefs d'entreprise, même si c'est
04:59l'extrême-gauche qui gouverne demain de manière majoritaire, au moins ils ont un
05:03cas.
05:04On n'est pas d'accord, mais au moins on sait où est-ce qu'on va.
05:07Mais là, aujourd'hui, on n'a rien.
05:09Mais surtout, nommer Olivier Faure ou n'importe quel socialiste à Matignon, ça veut dire
05:14qu'au nouveau Front Populaire, là, il implose.
05:16Parce que, de toute façon, évidemment, que les députés LFI, qui sont de peu, mais qui
05:21sont quand même plus nombreux que les socialistes, ne voteront en aucun cas la confiance.
05:26Les écologistes, qui sont autant à gauche aujourd'hui que les insoumis, ne voteront
05:31pas la confiance.
05:32Les communistes ne voteront pas la confiance.
05:33Les écologistes, non.
05:34Ah, je ne suis plus nuancé sur les écologues.
05:36Alors, là, non.
05:38Ah si.
05:38Ou alors, le groupe va imploser dans ces cas-là.
05:40C'est possible.
05:41Le groupe imploserait.
05:42Les communistes, qui ne sont pas hyper nombreux, ne voteront pas la confiance aux socialistes
05:46alliés aux macronistes.
05:47Mais ils ne censureront pas.
05:49Oui.
05:50Alors, ça, j'en suis pas si certain que ça.
05:53Alors, ça, j'en suis pas si certain que ça.
05:55Les communistes ne censureront pas le Parti Socialiste.
05:58Pourquoi ? Parce qu'il y a des municipales qui arrivent.
06:00Oui, et parce qu'ils veulent garder quelques gamelles au niveau des municipales.
06:03Exactement.
06:04La vraie question, c'est la droite, les LR notamment, le bloc central fera ce que Emmanuel Macron...
06:10Si LR va avec le PS, la LR s'auto-suicide.
06:14Il n'y a pas d'autre mot.
06:15Et je n'imagine pas Retailleau, qui se fait qualifier d'extrême droite par les socialistes,
06:19aller s'allier avec eux.
06:20Mais ça n'a pas le sens.
06:21D'où la scandaleuse attitude de Wauquiez, qui pour mettre des crocs dans les jambes de Retailleau,
06:28dit mais il n'y a aucune raison de rejuver.
06:31Non mais lui, il ne veut pas censurer le PS, pas le RN.
06:33Il nous laisse 50 secondes.
06:35Quel est pour vous, Philippe Bilger, le scénario idéal ?
06:40Idéal, ce serait une dissolution.
06:43D'accord. Et qui derrière, comme Premier ministre ?
06:45On verrait le résultat, mais si la dissolution donne un résultat
06:51qui n'est pas dénaturé par une transparence, j'en fonds républicains,
06:57il faut nommer celui qui sera là, Bardella, comme Premier ministre.
07:02Si on veut avoir une véritable campagne de projet à travers une dissolution,
07:09je suis désolé.
07:10Mais c'est quoi votre scénario ?
07:11Il ne pourra pas échapper en même temps à la démission du Président de la République.
07:16C'est impossible.
07:17Il ne le fera pas.
07:19Je suis d'accord.
07:20Il ne le fera pas.
07:22Je suis d'accord avec Farid et avec Philippe.
07:24Il faudrait qu'il démissionne pour clarifier, mais il ne le fera pas.
07:27Et pour moi, avec des législatives, même au scrutin majoritaire,
07:31il n'y aurait pas de majorité pour qui que ce soit.
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