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  • il y a 7 semaines
Mettez vous d'accord avec Arnaud Benedetti, Andrea Kotarac,
Frédéric Fougerat et Lucas Planavergne


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##METTEZ_VOUS_D_ACCORD-2026-03-11##

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News
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00:00:00Sud Radio, le 10h midi, mettez-vous d'accord, Valérie Expert.
00:00:05Et nous sommes ensemble pour ces deux heures d'infos, ce 10h midi, dans lequel nous débattons, nous commentons l
00:00:11'actualité aujourd'hui avec Arnaud Benedetti,
00:00:13professeur à la Sorbonne, directeur de la nouvelle revue politique, avec un article de Mehdi Raich sur les femmes afghanes,
00:00:22c'est ça ?
00:00:22Ah oui, très beau, très bel article, tout à fait, avec Sarah Sialom.
00:00:24Oui, n'oublions pas les femmes afghanes.
00:00:26On a beaucoup d'articles sur l'Iran, je tiens à le dire, et depuis le mois de décembre, parce
00:00:31qu'on a suivi de très près les mobilisations populaires depuis l'hiver.
00:00:38Oui, on peut, ou non, j'allais parler des femmes iraniennes qui ont été, certaines, ont eu leur visa en
00:00:46Australie, vous savez, c'est l'équipe de football.
00:00:48On va en reparler, Andréa Cotarac, porte-parole du RN, Frédéric Fougera, président de Tenkan Paris, bonjour, spécialiste en communication,
00:00:56et vous avez publié, c'est de la com, 60 idées reçues aux éditions Bréal Studirama et Lucas Planavergne.
00:01:02Bonjour, vous êtes journaliste au JDD, nous n'avons plus d'argent, nous n'avons plus d'argent, c'est
00:01:07ce qu'a déclaré ce matin le gouverneur de la Banque de France.
00:01:12Faut-il, alors faut-il...
00:01:14C'est rassurant, non mais c'est très rassurant, vous avez 10 ans de macronisme, c'est rassurant.
00:01:17En même temps, peut-être que c'est pour ça qu'il se sent libre, qu'il a une parole
00:01:21libre, monsieur Galouseau de Villepin, mais non, Villerois de Gallo, oui, non, c'est l'inverse, pardon, pardon, pardon.
00:01:30C'est un autre sujet.
00:01:32J'ai confondu, c'est un peu comme journaliste, voilà, je me suis trompée, je savais qu'il y avait
00:01:38un Gallo quelque part.
00:01:40Et donc, on va en parler. Alors, est-ce qu'il faut aider les automobilistes ou privilégier les finances publiques
00:01:45?
00:01:45Gouverneur qui vous dit, il n'y a plus d'argent, 0826 300 300, on va parler de la loi
00:01:50sur la parité et sur le panachage avec les effets pervers sur les municipales.
00:01:56C'est-à-dire qu'il y a plus de 60% de communes qui n'ont qu'une liste
00:01:59à cause de la loi sur la parité.
00:02:02C'est-à-dire qu'aujourd'hui, faire des listes à égalité avec hommes-femmes, c'est très compliqué.
00:02:07On ne peut plus rayer, on ne peut plus panacher.
00:02:10Ce qui fait qu'aujourd'hui, vous avez des communes qui n'ont qu'une liste.
00:02:13Donc, déni de démocratie quand même, malgré tout.
00:02:17Et puis, beaucoup d'autres sujets.
00:02:19Gilles Gansman, si j'ai fini, oui, oui, si, si.
00:02:22Et ça ne va pas ce matin.
00:02:23Et Gilles Gansman qui est resté pour le zapping.
00:02:27Alors, on vous écoute.
00:02:28Eh bien, je commence par cette information qui était d'ailleurs à la une du Parisien.
00:02:32S'évader par la grande porte et sous les caméras de la prison,
00:02:37Elias Carbouch alias Ganito, qui a 21 ans, mais qui depuis ses 14 ans n'a connu qu'un mois
00:02:43et demi de liberté.
00:02:45Ça fait un peu, ça fait très peu de liberté.
00:02:49Donc, il a décidé de partir.
00:02:51Et pour ça, il a fait une astuce assez étonnante.
00:02:55Nos prisons sont vraiment des portes ouvertes.
00:02:57Une évasion sans violence, menée en toute discrétion dans cette prison, au nez et à la barbe du personnel pénitentiaire.
00:03:06Tout s'est déroulé samedi dernier à la maison d'arrêt de Villepinte en Seine-Saint-Denis.
00:03:10Trois hommes déguisés en policiers se présentent avec un faux mandat pour une prétendue garde à vue.
00:03:15Les agents pénitentiaires n'y voient que du feu.
00:03:17Ils remettent un détenu au faux policier.
00:03:19Ces derniers connaissent la procédure par cœur.
00:03:22Ils le fouillent, le menottent, avant de l'extraire du centre pénitentiaire.
00:03:26Hier soir, soit 48 heures plus tard, la direction réalise la supercherie.
00:03:31Le détenu s'est enfui.
00:03:32Le mode opératoire usité pour cette évasion apparaît plutôt comme inédit.
00:03:37Dès la découverte de cette évasion, des consignes ont été immédiatement passées à l'ensemble des établissements pénitentiaires,
00:03:43à l'ensemble des grèves pénitentiaires, de procéder à des vérifications auprès de l'autorité judiciaire mandante
00:03:48avant toute sorte.
00:03:50C'est un film, vous disiez.
00:03:53Oui, ça ressemble totalement à un film.
00:03:54Ça dit aussi la déliquescence de la non-responsabilité des uns et des autres.
00:04:02Ça dit les dysfonctionnements, évidemment.
00:04:05Mais ce qu'il faut signaler, c'est quand même l'extrême dangerosité de ce débit.
00:04:08Vous vous rendez compte, il a passé un mois et demi dehors depuis ses 14 ans.
00:04:13C'est particulièrement inquiétant.
00:04:14Il a 11 mentions à son casier.
00:04:16Home jacking très violent.
00:04:17Oui, avec des personnalités.
00:04:19Des personnalités, tout à fait.
00:04:21Organisées depuis la prison, d'ailleurs.
00:04:23Oui, organisées depuis la prison.
00:04:24Mais même quand vous lisez, il y avait une autre affaire qui est celle de la DZ Mafia.
00:04:27Et bravo à la police qui a mené une enquête formidable.
00:04:30Mais c'est vrai que cette évasion est rocambolesque.
00:04:33Comme le disait Arnaud, c'est cinématographique.
00:04:35Mais ce sont des personnes qui n'ont plus rien à perdre.
00:04:40Donc elles peuvent tout tenter.
00:04:42Oui, enfin.
00:04:42C'est effrayant.
00:04:43Enfin, c'est-à-dire que quand même, il y a deux personnes qui arrivent à rentrer dans la prison,
00:04:47qui ne sont pas policiers.
00:04:49Il y a un faux document et il n'y a rien qui est vérifié.
00:04:52Il n'y a même pas...
00:04:53Ils ne s'aperçoivent même pas que le document est faux.
00:04:57Il ne réalise pas que les documents sont faux.
00:04:59Oui, c'est ça.
00:05:00C'est effrayant sur les procédures.
00:05:02J'espère que c'était quand même très bien fait et que ça ne ressemblait pas à un stage des
00:05:04inconnus.
00:05:06C'est vrai que je n'ai pas envie de tirer sur les agents pénitentiaires.
00:05:11Parce qu'on sait que c'est un métier difficile, qu'ils sont en sous-effectif total.
00:05:15Donc c'est compliqué pour eux.
00:05:17Après, oui, c'est sûr que là, on voit qu'on sort facilement de la prison.
00:05:20On voit aussi qu'on rentre facilement dans les prisons.
00:05:22Maintenant, il y a les drones.
00:05:23On peut livrer tout et n'importe quoi dans les prisons.
00:05:25Il faut gérer des business depuis les prisons.
00:05:27Parfois, je me dis qu'il y a certaines personnes qui sont mieux loties,
00:05:29en tout cas qui vivent mieux en prison que certains Français dans leur vie de tous les jours.
00:05:34Donc c'est sûr que ça montre encore une fois les carences du système.
00:05:37On a Daniel en ligne avec nous.
00:05:39Daniel, bonjour.
00:05:40Vous êtes ancienne conseillère pénitentiaire.
00:05:43Et donc, qu'est-ce que ça vous inspire ?
00:05:45Ça vous étonne ou pas ?
00:05:48Écoutez, pas du tout.
00:05:49C'est-à-dire que moi, j'ai été conseillère pénitentiaire, donc en détention.
00:05:52Et la première question que les détenus nous posent quand ils rentrent en prison,
00:05:57je sors quand ?
00:05:58Oui.
00:05:59Oui.
00:06:00Ben oui.
00:06:00Maintenant, c'est qui décide.
00:06:02Il s'agit là d'un profil très dangereux.
00:06:05Donc il a eu le temps de s'organiser, d'organiser son évasion.
00:06:13Et puis les collaborations, les complicités.
00:06:15Vous savez, c'est un travail qui se nourrit dans la cellule.
00:06:19Et donc il y a des prises de contact.
00:06:20Et on arrive à cette situation, effectivement, on pourrait dire au Congolais,
00:06:24ce qui est dramatique.
00:06:25Et puis pour le personnel du greffe, c'est très dur à vivre.
00:06:29Parce qu'en fait, ils font leur travail, ils vérifient.
00:06:33Et on peut effectivement être confronté à des détenus qui ont une organisation assez solide
00:06:40pour justement tromper la vigilance du greffe quand on entre en détention.
00:06:45C'est quoi le greffe exactement ?
00:06:47Eh bien, le greffe, c'est la personne qui, quand vous arrivez en prison,
00:06:52il y a un agent du personnel pénitentiaire qui donc vérifie votre carte d'identité,
00:07:01votre droit de visite si vous en avez un,
00:07:03et qui donc vérifie votre identité si vous avez le droit d'entrer en détention.
00:07:10Donc c'est un travail qui est minutieux et qui est fait de manière très précise.
00:07:15Il y a un protocole.
00:07:17Oui, vous voulez réagir ?
00:07:19J'ai une question pour vous, mais c'est pour la compréhension du sujet,
00:07:23la mienne comme celle de nos auditeurs.
00:07:24Est-ce que dans la chaîne de responsabilité,
00:07:26est-ce que l'on saurait dire qui est, quelle est la fonction,
00:07:30qui aurait la responsabilité dans cette affaire ?
00:07:33Ou est-ce que c'est vraiment une suite de responsabilités ?
00:07:35Donc en gros, personne n'est responsable.
00:07:38En fait, c'est une responsabilité co-partagée.
00:07:40Vous savez, on travaille vraiment en équipe, en détention.
00:07:42Donc chacun fait son travail.
00:07:45Et ensuite, c'est un ensemble de choses qui fait qu'on arrive à cette situation.
00:07:51Mais vous savez, c'est un travail très difficile.
00:07:54Et effectivement, pour le personnel, je vous dis, c'est vraiment un traumatisme
00:07:57d'avoir eu sa vigilance trompée.
00:08:00Vous voyez, dans le symbole, c'est assez douloureux.
00:08:03Vous voyez, de tromper la vigilance.
00:08:05Et c'est des personnels bien formés qui connaissent leur travail.
00:08:08Mais voilà, comme tout évasion, on est souvent, si vous voulez, désarçonnés
00:08:13quand on voit les possibilités qu'ils ont de tromper la vigilance, encore une fois.
00:08:19Oui, parce que ça devait être extrêmement bien fait.
00:08:21Le patron de la prison ne reçoit pas un mail de la justice lui disant
00:08:25« Comment cette semaine sera auditionné ? »
00:08:27Oui, bien sûr, ils ont connaissance, oui, tout à fait.
00:08:30Comment une extraction, je vous dis, ça rentre dans un protocole très précis.
00:08:35Après, on n'a pas non plus tous les éléments matériels de ce qui s'est passé.
00:08:41Vous parliez d'un document faux, oui.
00:08:43Encore faut-il pouvoir le vérifier.
00:08:45Il se présente en agent de police.
00:08:48Donc, vous rendez compte, avec l'uniforme.
00:08:50Et voilà, c'est très construit et très anticipé.
00:08:54Oui, et puis des transferts de prisonniers, il y en a tous les jours.
00:09:00Pour autant, moi, je m'interroge, c'est peut-être une question bête,
00:09:03mais quand on est dans une même maison d'arrêt et qu'on est agent pénitentiaire,
00:09:06est-ce qu'on n'a pas l'habitude de voir certaines figures d'agents, de policiers, etc.,
00:09:10qui nous sont familières et qui, du coup, si on en voit certains qu'on n'a jamais vus de
00:09:13notre vie,
00:09:14enfin, je pose vraiment la question.
00:09:15Oui, alors, vous posez une bonne question.
00:09:17Encore faut-il que ce soit toujours la même personne qui soit à l'accueil.
00:09:22Donc, ce n'est pas toujours le cas.
00:09:24Et là, de mémoire, je crois que ça s'est passé un samedi.
00:09:27Oui, donc c'était aussi la date qui était bien choisie.
00:09:31Intéressant.
00:09:31Merci, merci, Daniel.
00:09:33Merci de nous avoir appelés pour témoigner
00:09:36et pour, effectivement, essayer de comprendre comment cela a pu se passer.
00:09:40On se retrouve dans un instant, avec vous, dans un instant,
00:09:44et on va parler avec vous, Gilles.
00:09:45On va parler de Kurtis.
00:09:49Ah oui, Kurtis, le chien qui a dévoré sa maîtresse.
00:09:53Et nous continuons de passer en revue l'actualité, celle qui nous fait réagir.
00:09:58Ça, pour le coup, c'est un vrai débat.
00:09:59Plus de 50 000 signatures pour sauver Kurtis de l'euthanasie.
00:10:03Alors, Kurtis, c'est un pitbull qui a entré en France de façon illégale
00:10:08et a été éduqué par son maître à avoir le goût du sang et de l'attaque.
00:10:12Donc, ce chien a été éduqué pour ça.
00:10:15Lors d'une balade, il a dévoré sa maîtresse, Elisa Pilarski,
00:10:19qui était enceinte de six mois.
00:10:21Et comme il y avait le procès,
00:10:23eh bien, en attendant le procès,
00:10:24Kurtis a été enfermé, et ce, depuis six ans.
00:10:27Kurtis est en prison depuis six ans.
00:10:30Donc, pour les signataires de la pétition,
00:10:32il a purgé sa peine.
00:10:33Et pour les signataires de la prison...
00:10:35C'est pas de la chien, hein ?
00:10:36Non, non, mais je vous précise.
00:10:38Quand il dit qu'il est en prison, il est dans un refuge.
00:10:40Oui, il est dans un refuge.
00:10:41Mais, bien sûr, oui.
00:10:43Il n'est pas au remettre.
00:10:44Non, non, j'insiste.
00:10:46Il ne peut s'évanter dans ce cas-là.
00:10:47Il n'y a pas de policiers chiens qui sont venus...
00:10:49Ça a l'air un peu compliqué, c'est événé d'un chenille.
00:10:51Il n'y a pas de policiers chiens qui sont venus le chercher.
00:10:53Et donc, au bout de six ans,
00:10:55ils pensent que Kurtis a changé son caractère,
00:10:58qu'on peut changer son caractère.
00:10:59Et ils veulent sauver Kurtis de l'euthanasie.
00:11:02Euthanasie qui a été demandée par le tribunal.
00:11:04Deux pétitions, cumulant plus de 60 000 signatures,
00:11:08réclament la grâce pour Kurtis.
00:11:10Kurtis, c'est le pitbull qui a mortellement mordu
00:11:12Elisa Pielerski en forêt en novembre 2019.
00:11:16L'euthanasie du chien Kurtis a été requise la semaine dernière
00:11:20lors du procès qui se déroulait à Soissons
00:11:22pour homicide involontaire par chien.
00:11:24Mais ses réquisitions sont jugées trop sévères par les associations.
00:11:28En aucun cas, l'animal ne doit payer pour les erreurs des humains
00:11:31qui agissent de manière irresponsable avec leurs propres chiens.
00:11:34Il vit enfermé depuis plus de six ans,
00:11:36privé de liberté et dans l'attente d'une décision
00:11:38qui pourrait lui coûter la vie,
00:11:40écrit l'association AVA,
00:11:42à l'origine de la seconde pétition
00:11:44et qui s'est proposée pour l'accueillir
00:11:46dans son sanctuaire spécialisé et sécurisé.
00:11:49Alors, doit-on sauver Kurtis ?
00:11:51Est-ce que l'animal...
00:11:53C'est super compliqué parce que,
00:11:55pour moi, le premier fautif,
00:11:58c'est évidemment le maître qui entraîne sa bête
00:12:00à devenir une bête féroce.
00:12:01Maintenant, on parle d'un animal
00:12:03qui a passé six années enfermé dans une cage.
00:12:05Je ne vois pas, j'ai du mal à entrevoir
00:12:07comment ça pourrait devenir
00:12:09un petit chihuahua.
00:12:12Ça me fait penser même, d'ailleurs,
00:12:14à un livre de Romain Garry,
00:12:15très célèbre, Chien Blanc,
00:12:16sur un chien qui est entraîné
00:12:21à chasser les Noirs
00:12:23pendant les conditions des droits civiques
00:12:24aux Etats-Unis
00:12:25et qui, justement,
00:12:28dont on essaye de changer le comportement.
00:12:30Et ça me rappelle cette histoire
00:12:32et c'est très compliqué.
00:12:33Donc, malheureusement,
00:12:34je pense que Kurtis va payer
00:12:36pour son maître
00:12:37et son maître devra payer,
00:12:38ça c'est sûr,
00:12:39deux, trois, quatre fois plus.
00:12:40Oui, mais on fait de l'anthropomorphisme.
00:12:42C'est un animal dangereux.
00:12:44quand un animal mort ou...
00:12:48Il doit être euthanasié, exécuté.
00:12:50Je suis tout à fait d'accord.
00:12:52C'est-à-dire que, pour moi,
00:12:53ce n'est pas sauvable.
00:12:54Moi, je suis un grand défenseur
00:12:55de la cause animale.
00:12:56Je serais prêt même à être agressif
00:12:58quand je vois des images
00:12:58de maltraitants animaux.
00:13:00Mais vraiment, ça m'insupporte.
00:13:01En revanche, là-dedans,
00:13:03le maître,
00:13:04c'est-à-dire le mari de cette dame
00:13:05qui a été dévorée
00:13:06a une responsabilité, pour moi,
00:13:08quasi totale.
00:13:09C'est lui qui a éduqué son chien
00:13:11à mordre.
00:13:12C'est lui qui l'a éduqué
00:13:13au goût du sang,
00:13:14comme vous l'avez dit
00:13:15dans votre chronique.
00:13:16Et par conséquent,
00:13:17au-delà de Curtis,
00:13:18qui pour moi,
00:13:18c'est irratrapable.
00:13:20Pour moi, c'est irratrapable.
00:13:22Mais le maître, lui,
00:13:24a une responsabilité quasi totale.
00:13:26Quasi totale.
00:13:26Le chien n'est pas pour rien.
00:13:27Il a mordu, il a tué.
00:13:29Le chien a tué, il a un instinct.
00:13:30Les animaux ont des sentiments,
00:13:32les animaux ont un caractère,
00:13:33les animaux ont de la sensibilité, certes,
00:13:35mais ils ont aussi un instinct animal.
00:13:36Et quand vous l'éduquez
00:13:37à tuer, à mordre
00:13:38et à déchiqueter
00:13:40cette pauvre dame,
00:13:42pardonnez-moi,
00:13:42mais pour moi,
00:13:43c'est irratrapable.
00:13:43Oui, c'est irratrapable.
00:13:45Avec la question,
00:13:45on ne se pose pas en général
00:13:46quant à un chien dangereux mort.
00:13:49Arnaud, ça nous change
00:13:50de vos sujets habituels.
00:13:51Non, ce qui m'intéresse,
00:13:52c'est finalement la pétition
00:13:53en tant que telle.
00:13:54Oui, absolument, vous avez raison.
00:13:55La mobilisation,
00:13:55ça dit quelque chose
00:13:56sur l'air du temps.
00:13:57Absolument.
00:13:58Et sur, finalement,
00:13:59vous avez parlé d'anthropomorphisme.
00:14:01Oui, c'est tout à fait ça,
00:14:02en l'occurrence.
00:14:02Mais c'est vrai que
00:14:03ce qu'on mesure quand même
00:14:04depuis maintenant
00:14:05une vingtaine,
00:14:10a pu traiter
00:14:10comme il l'était auparavant,
00:14:12y compris dans des cas extrêmes
00:14:13comme celui-ci,
00:14:14puisqu'on se pose la question
00:14:15in fine,
00:14:16qui est une question fondamentale.
00:14:18C'est la question
00:14:19de la peine de mort,
00:14:19en l'occurrence.
00:14:22Donc, on plaque des schémas
00:14:23qui sont finalement
00:14:24des schémas adaptés
00:14:25à la société humaine
00:14:26sur la société animale.
00:14:28Donc, ça dit quelque chose.
00:14:30Comme le dit Arnaud,
00:14:31ce qui est intéressant,
00:14:31c'est la pétition,
00:14:32parce qu'en fait,
00:14:32c'est une réaction à l'émotion.
00:14:34Mais derrière l'émotion,
00:14:35ce chien,
00:14:35le mot est mal choisi,
00:14:37mais c'est l'arme du crime.
00:14:38Donc, on ne peut pas ignorer
00:14:39cette armée du crime.
00:14:41Il y a eu beaucoup d'émotions,
00:14:43je fais un petit pas de côté,
00:14:44sur ce comportement abject
00:14:47des Français,
00:14:49des expats à Dubaï
00:14:51qui abandonnent leurs animaux,
00:14:53qui les attachent
00:14:54et qui prennent l'avion
00:14:55et qui les laissent crever.
00:14:57C'est scandaleux.
00:14:59Quand on voit le profil
00:14:59des influenceurs,
00:15:00on n'est pas trop surpris.
00:15:01Non, mais ça nous a beaucoup émus.
00:15:02Moi, j'ai été interpellé
00:15:03par un tweet qui dit
00:15:04et à quel moment
00:15:07il y a eu la même émotion,
00:15:08même si ce n'est pas comparable
00:15:09pour les femmes afghanes.
00:15:10C'est-à-dire qu'on a aujourd'hui
00:15:12souvent plus d'émotions
00:15:13pour les animaux
00:15:13que pour certains êtres humains
00:15:15qui sont réduits en esclavage,
00:15:18comme c'est le cas
00:15:19pour ces femmes
00:15:20qui sont oubliées de tous
00:15:22aujourd'hui.
00:15:23Mais c'est...
00:15:24Non ?
00:15:24Oui, oui.
00:15:26J'étais un des premiers
00:15:27à vous parler
00:15:28des animaux abandonnés
00:15:29avec ce youtubeur
00:15:31qui avait lancé l'alerte.
00:15:32Qui avait lancé l'alerte.
00:15:33Et puis ?
00:15:33Et puis, Eric Cantona
00:15:35était l'invité de Clique
00:15:36sur Canal+.
00:15:37Alors, on a profité
00:15:38pour pousser un coup de gueule
00:15:39sur ces présidents
00:15:41qui envoient des jeunes
00:15:42de 18 ans à la guerre.
00:15:43Guerre qui ne feraient pas
00:15:44eux-mêmes.
00:15:45Je vous laisse réagir
00:15:46à Eric Cantona.
00:15:48Moi, par exemple,
00:15:49il n'y a pas un de mes enfants
00:15:50qui est à la guerre.
00:15:51Zéro.
00:15:52Pourquoi faire ?
00:15:53Hier, je me disais
00:15:54putain, j'ai envie
00:15:54de faire un truc.
00:15:55Je voudrais créer une loi
00:15:57qu'on demande
00:15:58à un tribunal international.
00:16:01Une loi internationale
00:16:02qui dirait
00:16:03que si un président
00:16:04décide d'aller faire une guerre,
00:16:06il soit le premier au front
00:16:07au lieu d'envoyer
00:16:08des jeunes de 18 ans.
00:16:09Et là, je pense
00:16:10qu'il y aurait
00:16:10beaucoup moins de guerre.
00:16:11Ils sont tous
00:16:11dans des bureaux
00:16:12de 25 mètres de l'or.
00:16:13Et puis, on envoie
00:16:14des jeunes de 18 ans
00:16:15à la mort.
00:16:15Puis, on envoie
00:16:16des jeunes de 18 ans
00:16:17de chez toi.
00:16:18Mais souvent,
00:16:18tu es l'oppresseur.
00:16:19Et puis, en face,
00:16:21ce ne sont même pas
00:16:21des jeunes de 18 ans.
00:16:22Ce sont des gamins
00:16:23de 3 ans, 2 ans.
00:16:24Des innocents,
00:16:25des civils.
00:16:26Ou des soldats.
00:16:27Mais il y aurait moins de guerre
00:16:30et il n'y en a pas beaucoup.
00:16:32Voilà, voilà, voilà.
00:16:34C'est beau,
00:16:35mais c'est un peu
00:16:36le degré zéro
00:16:36de l'analyse géopolitique,
00:16:37j'allais dire.
00:16:38Parce que ces jeunes
00:16:39de 18 ans,
00:16:40dans la grande majorité
00:16:40des cas,
00:16:41ils s'engagent.
00:16:42Ils s'engagent,
00:16:42ils sont des militaires.
00:16:43Ils s'engagent
00:16:43et ils ont à cœur
00:16:45d'aller défendre leur pays.
00:16:47Bien sûr, dans d'autres cas,
00:16:48ils sont enrôlés.
00:16:50Donc, là,
00:16:51le sujet,
00:16:52le débat
00:16:52que veut lancer
00:16:53Eric Otona
00:16:54pourrait plus s'entendre.
00:16:55Mais c'est vrai
00:16:55que ça me semble
00:16:56un peu simpliste.
00:16:58Surtout quand on voit
00:16:58dans les conflits actuels,
00:16:59je pense à l'Iran,
00:17:00par exemple,
00:17:01tous les chefs de guerre
00:17:02se font tuer
00:17:03après les autres.
00:17:04Donc, en réalité,
00:17:05ils sont eux-mêmes
00:17:07dans la guerre.
00:17:07Donc, je trouve
00:17:09que c'est un peu
00:17:10à côté du sujet.
00:17:10En Ukraine,
00:17:11beaucoup de jeunes
00:17:12ont été réquisitionnels.
00:17:14Dans certains cas,
00:17:15bien sûr,
00:17:16il y a une réquisition.
00:17:16Mais bon,
00:17:18est-ce que ce n'est pas
00:17:18inévitable
00:17:19quand on est dans une guerre
00:17:20que depuis la nuit des temps,
00:17:23j'ai envie de dire ?
00:17:24Oui.
00:17:25Non, mais moi,
00:17:25je trouve qu'il y a
00:17:26deux sujets.
00:17:26Le premier,
00:17:27c'est le rapport
00:17:29individualisme-nation.
00:17:30Bien sûr.
00:17:30Parce qu'il dit
00:17:31« Moi, aucune raison
00:17:32que mon fils... »
00:17:33Oui, d'accord,
00:17:33parce qu'il est français.
00:17:34Donc, il y a l'aspect nation,
00:17:36l'aspect groupe
00:17:37et l'aspect géopolitique.
00:17:38Donc, le premier point,
00:17:39c'est cette...
00:17:40Et la deuxième chose,
00:17:41alors certes,
00:17:41le président de la République
00:17:42ou le chef d'État
00:17:43est à la tête
00:17:44d'une chaîne de commandement.
00:17:45D'ailleurs,
00:17:46même en temps de guerre,
00:17:46vous ne pouvez pas réunir
00:17:48les patrons,
00:17:49les généraux,
00:17:50le président de la République
00:17:51parce que s'ils sont tous
00:17:51touchés d'un coup,
00:17:52il n'y a plus de chaîne
00:17:53de commandement.
00:17:53Donc, là-dessus,
00:17:54c'est non.
00:17:54En revanche,
00:17:56moi, j'appelle à une chose,
00:17:57c'est que
00:17:57à toutes les personnes,
00:17:59les experts
00:17:59qui vont sur les plateaux
00:18:03et qui sont à chaque fois
00:18:04pro-guerre.
00:18:05Je pense à Bernard-Henri Lévy
00:18:06qui est pro-guerre
00:18:06depuis 40 ans
00:18:07et il n'est jamais allé
00:18:08à la guerre.
00:18:08Je pense que chacun
00:18:09a une responsabilité.
00:18:10Je vais vous donner
00:18:10une anecdote.
00:18:11C'était chez vos confrères
00:18:12de BFMTV
00:18:13où on est quasiment venu
00:18:14aux mains avec un général
00:18:15que je ne citerai pas
00:18:16à la retraite
00:18:18qui m'a dit
00:18:19que j'étais un lâche
00:18:20parce que j'étais
00:18:21pour la paix en Ukraine
00:18:22et parce que le peuple
00:18:23ukrainien souffrait.
00:18:24Vous êtes un lâche,
00:18:25M. Kotarak,
00:18:26un lâche.
00:18:27Il faut aller à la guerre.
00:18:28Et je me souviens
00:18:28de lui avoir répondu
00:18:29« Vas-y à la guerre.
00:18:30Tu es libre d'y aller à la guerre. »
00:18:32Ça ne lui a pas plu.
00:18:33Donc, c'est vrai
00:18:33qu'on a tous
00:18:35une responsabilité
00:18:36sur les plateaux de télé,
00:18:37sur les ondes,
00:18:37d'être un peu raisonnable
00:18:39et d'essayer
00:18:40d'être le plus objectif possible
00:18:41pour les intérêts du pays.
00:18:42Je pense que c'est
00:18:43un vrai débat pour le coup.
00:18:44Oui, vous avez raison.
00:18:46Non, je ne vous commenterai pas
00:18:48les propos de Cantona
00:18:48et dire que la guerre,
00:18:49ce n'est pas bien.
00:18:50On est tous d'accord.
00:18:52Non, ce n'est pas bien.
00:18:52Mais le problème,
00:18:53c'est que la guerre,
00:18:53ça fait partie
00:18:54de la réalité historique
00:18:55et de la dynamique historique
00:18:56depuis que les hommes existent.
00:18:58Je crois que c'est une réalité.
00:18:59La guerre,
00:18:59c'est comme disait Claude Witt,
00:19:00c'est la continuation
00:19:00de la politique
00:19:01par d'autres moyens.
00:19:02Alors après,
00:19:03c'est, j'allais dire,
00:19:04la question de la légitimité
00:19:05des guerres
00:19:05qu'il faut se poser.
00:19:06Il y a des guerres
00:19:07qui peuvent être légitimes
00:19:08et qui le sont,
00:19:09en l'occurrence,
00:19:10la guerre qu'on a menée
00:19:11durant la Seconde Guerre mondiale
00:19:14contre les nazis
00:19:15était une guerre
00:19:15on ne peut plus légitime.
00:19:17Moi, je suis de ceux,
00:19:18peut-être qu'on ne sera pas d'accord
00:19:19sur le plateau,
00:19:20qui considèrent que
00:19:21même si elle n'est pas
00:19:22forcément conduite
00:19:23par des motivations
00:19:24forcément humanitaires,
00:19:26que l'intervention en Iran
00:19:27est aujourd'hui face à un régime
00:19:29qui me semble absolument abominable.
00:19:31Je rappelle quand même
00:19:31qu'on a pendu un enfant de 16 ans
00:19:33il y a trois semaines
00:19:34ou un mois à Téhéran
00:19:36qu'on pend des femmes,
00:19:37qu'on a réprimé
00:19:38plus de 40 000 personnes
00:19:40en Iran
00:19:41ces dernières semaines.
00:19:42Moi, elle me semble
00:19:43en tout cas
00:19:44nécessaire.
00:19:45Mais bon,
00:19:46voilà.
00:19:46Mais après,
00:19:47on peut avoir des débats.
00:19:48Je veux dire,
00:19:48ils sont tués
00:19:49avec la 165 enfants.
00:19:50Je ne suis pas sûr
00:19:51que ce soit aussi...
00:19:52Les États-Unis ont tué
00:19:53165 enfants.
00:19:54C'est l'heure
00:19:54du...
00:19:56On peut en discuter.
00:19:57Et nous sommes ensemble
00:19:59avec vous sur Sud Radio
00:20:00pour commenter l'actualité
00:20:01avec Arnaud Benedetti,
00:20:03professeur à la Sorbonne,
00:20:04directeur de la nouvelle
00:20:05revue politique.
00:20:06Je rappelle votre livre,
00:20:07il est un peu ancien,
00:20:08mais aux portes du pouvoir,
00:20:09RN,
00:20:10l'inéluctable victoire
00:20:11qui est paru
00:20:12chez Michel Laffont.
00:20:13Avec un point de dérogation,
00:20:13précisez-le.
00:20:14Avec un point de dérogation,
00:20:16André Sondarac,
00:20:18porte-parole
00:20:19du Rassemblement National.
00:20:20Frédéric Fougera,
00:20:21communiquant,
00:20:21président de Tenkan Paris.
00:20:23Et votre dernier livre,
00:20:24C'est de la com,
00:20:2560 idées reçues
00:20:26est paru aux éditions
00:20:27Bréal,
00:20:28Studi Rama
00:20:28et Lucas...
00:20:28Avec un point d'exclamation.
00:20:30Absolument.
00:20:31Et Lucas Planavergne,
00:20:32journaliste au journal
00:20:33du dimanche.
00:20:35C'est de la com,
00:20:36je vais vous poser la question,
00:20:37est-ce que c'est de la com
00:20:38ce que fait le gouvernement
00:20:39à propos de l'essence,
00:20:40de dire on va sanctionner
00:20:41les stations,
00:20:42etc.
00:20:43Le gouvernement ne peut rien faire
00:20:45visiblement face à la hausse
00:20:46des prix.
00:20:46Et c'est la question
00:20:47qu'on vous pose,
00:20:48est-ce qu'il faut aider
00:20:48les automobilistes
00:20:50ou surveiller les finances publiques
00:20:52qui sont visiblement à sec ?
00:20:54Alors avant de répondre,
00:20:54je vais vous faire écouter
00:20:55quand même ce matin
00:20:58François Villeroy de Gallo
00:20:59qui est progouverneur
00:21:00de la Banque de France,
00:21:01ce qu'il disait
00:21:02quand on lui demandait
00:21:03si un effort était possible
00:21:05pour aider les Français.
00:21:06Est-ce qu'on peut faire des chèques ?
00:21:07Ce que je note simplement
00:21:08et François Langlais
00:21:09le disait à l'instant,
00:21:10je vais le dire de façon
00:21:11encore plus simple,
00:21:12nous n'avons plus d'argent.
00:21:14Donc on compte la réponse est non.
00:21:16Nous Français.
00:21:17Alors on parle de certains pays,
00:21:19on parle parfois de l'Italie
00:21:20qui envisage des choses comme ça.
00:21:21D'abord, l'Italie est dans une situation
00:21:24plus favorable que la nôtre
00:21:25sur le plan de ses finances publiques.
00:21:27Si vous me permettez
00:21:28de le dire avec un sourire,
00:21:29on parle toujours, nous Français,
00:21:30des autres pays
00:21:31quand ils font des dépenses supplémentaires.
00:21:32On devrait aussi parler d'eux
00:21:33quand ils font des économies.
00:21:35Or là, nous pouvons aller
00:21:36prendre de l'inspiration.
00:21:37Si nous creusions encore
00:21:39les déficits et la dette,
00:21:40ça va pénaliser les Français eux-mêmes.
00:21:42Pourquoi ?
00:21:43Parce que ça se traduit
00:21:43par une montée des taux d'intérêt
00:21:45à ce qu'on appelle à long terme,
00:21:46c'est-à-dire à 10 ans et plus.
00:21:48Et ça, c'est mauvais
00:21:48non seulement pour l'État,
00:21:49mais pour les Français
00:21:50sur leur crédit immobilier
00:21:51ou pour les entreprises
00:21:52sur leur crédit d'investissement.
00:21:53Vous y croyez-vous ?
00:21:54Alors, lui, il dit les choses.
00:21:56On n'a plus d'argent,
00:21:56donc on n'a pas les moyens
00:21:57de faire des chèques
00:21:58ni de diminuer quelques taxes
00:22:00que ce soit.
00:22:03Et en revanche,
00:22:04sur les sanctions hier,
00:22:05moi j'ai trouvé
00:22:05que c'était vraiment de la com'
00:22:07parce que les gens
00:22:08n'ont pas bien compris
00:22:08quand ils nous ont dit
00:22:09qu'il y avait 500...
00:22:10On l'a évoqué ici.
00:22:12500 pompes
00:22:13qui avaient été sanctionnées.
00:22:16Elles ont été sanctionnées
00:22:17non pas pour des hausses de prix,
00:22:18mais parce que l'affichage
00:22:20qui était indiqué des prix
00:22:22sur les totems,
00:22:23c'est comme ça que ça s'appelle,
00:22:24et celui qui était constaté
00:22:26à la pompe
00:22:26n'était pas le même.
00:22:27Donc là,
00:22:28on a eu un bel exercice de commun.
00:22:30De la communication négative,
00:22:32mais situation normale
00:22:34encore plus à quelques jours
00:22:35d'élection d'un gouvernement,
00:22:38que ce soit celui-ci
00:22:38ou que ce soit d'un autre
00:22:39qui a besoin de se montrer
00:22:42ou de faire croire
00:22:43qu'il est très attentif
00:22:44au quotidien des Français
00:22:44sur une question
00:22:45sur laquelle il a en réalité
00:22:47très peu de marge d'action.
00:22:50Donc voilà,
00:22:51il faut exister
00:22:52et donner le sentiment
00:22:53qu'on est proche des Français,
00:22:54même sur un sujet
00:22:55sur lequel on n'a pas forcément
00:22:56quelque chose à dire.
00:22:57Ou alors il y a tellement
00:22:58à faire en amont
00:22:59et tellement de choses
00:22:59à remettre en ordre
00:23:00pour arriver à avoir
00:23:01un impact positif
00:23:02sur ce sujet.
00:23:03Ça ne se règle pas
00:23:04juste au moment
00:23:05où il y a une crise
00:23:05et à quatre jours
00:23:06d'une élection
00:23:06même futile locale.
00:23:08Donc, Andréa Cotarec,
00:23:09la proposition du RN
00:23:09a été balayée
00:23:11d'un revers de main.
00:23:13Que proposez Marine Le Pen ?
00:23:15Non mais,
00:23:16en tout état de cause,
00:23:17c'était le gouverneur
00:23:18qui parlait ?
00:23:19Oui, donc lui,
00:23:20il n'est pas...
00:23:20Le gouverneur,
00:23:21ce n'est pas le gouvernement.
00:23:22Non, le gouverneur
00:23:23n'est pas le gouvernement
00:23:23et c'est quelqu'un
00:23:24qui va quitter son poste
00:23:25dans les semaines qui viennent.
00:23:27C'est étonnant.
00:23:27Je pense que si...
00:23:28On a l'impression
00:23:29que c'est Louis XVIII
00:23:29qui s'exprime.
00:23:30Et on arrive
00:23:31à dix ans de macronisme
00:23:33où la Banque de France
00:23:34nous dit
00:23:34qu'on n'a plus d'argent
00:23:35dans la banque
00:23:36ou dans les hôpitaux
00:23:37on nous dit
00:23:37qu'il n'y a plus de lits d'hôpitaux
00:23:39ou dans les commissariats
00:23:40on nous dit
00:23:40qu'il n'y a plus de...
00:23:41Ou dans les prisons,
00:23:42en revanche,
00:23:42les prisonniers peuvent sortir.
00:23:44Je veux dire,
00:23:44on est quand même
00:23:45dans une situation
00:23:47où tous les feux
00:23:48sont au rouge.
00:23:49Je ne connais pas
00:23:49un fonctionnaire,
00:23:50que ce soit
00:23:56eh bien,
00:23:57je ne connais pas
00:23:58des enseignants,
00:23:59des professeurs de l'école
00:24:00où ça va.
00:24:01Je ne connais pas non plus
00:24:01à la Cour des Comptes
00:24:02des personnes
00:24:03qui nous expliquent
00:24:04que tout va bien.
00:24:05En revanche,
00:24:05vous avez de l'argent
00:24:06pour France Télévisions.
00:24:07En revanche,
00:24:08vous avez de l'argent
00:24:08pour les migrants
00:24:09qui arrivent
00:24:10et qui ont automatiquement
00:24:11des revenus
00:24:12sans avoir cotisé.
00:24:13En revanche,
00:24:14la Chine a de l'argent
00:24:15de la France
00:24:16en aide au développement.
00:24:17Enfin, je veux dire,
00:24:17il y a quelque chose
00:24:18qui ne tourne pas rond
00:24:18dans ce pays
00:24:19et vivement 2017
00:24:20qu'on puisse faire
00:24:21un vrai coup de balai.
00:24:222027.
00:24:25Je pense tellement
00:24:30à 2027
00:24:30que je me trompe
00:24:31même sur le terrain.
00:24:32Vous voulez revenir
00:24:33en arrière.
00:24:35Je pense que les Français
00:24:36ne feraient pas
00:24:37le même choix.
00:24:37Mais bon,
00:24:38c'est vrai que
00:24:39compliqué, Lucas.
00:24:41Alors attendez,
00:24:42on a un auditeur.
00:24:43On a Serge en ligne.
00:24:44Serge,
00:24:45bonjour.
00:24:46Bonjour, bonjour.
00:24:47Bonjour.
00:24:48Ça m'a fait sourire
00:24:49pour 2017.
00:24:51Mais je suis complètement
00:24:53d'accord avec lui.
00:24:55Il y a quelque chose
00:24:56qui tourne par rond
00:24:56en effet.
00:24:57Mais il y a quelque chose
00:24:58que je ne comprends pas.
00:24:59C'est que,
00:25:00on va peut-être me l'expliquer
00:25:01si il y a un professeur
00:25:02d'économie,
00:25:03c'est que l'État
00:25:04gagne de l'argent
00:25:05sur des...
00:25:06gagne de l'argent
00:25:07avec l'essence
00:25:09que les particuliers
00:25:10achètent
00:25:11avec les taxes.
00:25:12Donc on va dire
00:25:12qu'il gagne
00:25:13X milliards.
00:25:15Maintenant,
00:25:17le prix de l'essence
00:25:18a augmenté.
00:25:19Il va gagner
00:25:19X plus quelque chose.
00:25:21Mais pourquoi
00:25:21ne pas rester
00:25:22à ce X-là
00:25:23avant ce choc pétrolier
00:25:25et de dire
00:25:26l'État a gagné
00:25:27je ne sais pas combien,
00:25:2750 milliards,
00:25:28100 milliards,
00:25:29j'en sais rien,
00:25:30et de dire
00:25:30on continue à gagner
00:25:31cette somme-là
00:25:32et toutes les sommes
00:25:33qu'on devrait gagner
00:25:34parce qu'automatiquement
00:25:36avec les taxes
00:25:37qui augmentent,
00:25:38enfin le prix qui augmente,
00:25:39les taxes augmentent,
00:25:40on reste juste
00:25:41à ce prix-là.
00:25:41Mais je ne comprends pas
00:25:42pourquoi on ne fait pas
00:25:42cette règle de 3
00:25:43et on arrive
00:25:45à ce prix-là
00:25:46et on ne fait pas
00:25:47toutes ces polémiques
00:25:48et là je vois
00:25:49que les pagasins Leclerc
00:25:50veulent baisser
00:25:51les prix.
00:25:53Moi,
00:25:53je ne comprends pas
00:25:54qu'il y ait des distributeurs
00:25:56qui fassent le relais
00:25:57du gouvernement.
00:25:58Oui,
00:25:59alors je ne sais pas,
00:26:00oui,
00:26:01alors après,
00:26:01ça n'empêchera pas
00:26:02les distributeurs
00:26:03d'augmenter les prix.
00:26:08Oui,
00:26:12c'est ce que j'allais dire.
00:26:13les marges
00:26:14parce qu'il y a
00:26:15des entreprises
00:26:15et multinationales
00:26:16qui vont faire
00:26:17des surprofits indu,
00:26:18c'est-à-dire
00:26:18qui sont dues
00:26:19à une imprévisibilité,
00:26:21à une guerre,
00:26:22à des matières premières
00:26:23qui explosent,
00:26:23etc.
00:26:24Il est hors de question
00:26:25que quand ces prix augmentent,
00:26:26l'État d'abord
00:26:27s'engresse sur le consommateur,
00:26:29c'est-à-dire ne réduise pas
00:26:30sa TVA ou la TICPE
00:26:31ou d'autres suivant les produits
00:26:32et d'autre part
00:26:34que si l'on agit là-dessus,
00:26:36que les multinationales
00:26:38augmentent leurs prix.
00:26:39Il faut contrôler
00:26:40les marges.
00:26:41Nous ne sommes pas
00:26:42contre les profits
00:26:43des entreprises,
00:26:44nous sommes contre
00:26:44les surprofits,
00:26:45c'est-à-dire qu'ils profitent
00:26:46d'une crise.
00:26:47Et ça,
00:26:47l'État peut le faire
00:26:48et manifestement,
00:26:49l'État ne le fait pas.
00:26:50En tout cas,
00:26:50on verra ce que proposera
00:26:52M. Lecornu à 15h
00:26:53puisqu'il reçoit
00:26:54les chefs de partie.
00:26:56Alors,
00:26:56le professeur d'économie
00:26:57nous écoute,
00:26:58c'est Éric Revelle.
00:26:59Il m'a dit
00:27:00sur la TVA à 20%,
00:27:01l'État engrange
00:27:02des recettes fiscales
00:27:03supplémentaires
00:27:04sur le prix à la pompe.
00:27:05Oui, bien sûr.
00:27:06Mais ce qu'on disait,
00:27:07c'est que ça ne changera
00:27:08rien au surprofit
00:27:10ou au surmarche
00:27:10des distributeurs.
00:27:11je pense que ça,
00:27:13les Français,
00:27:14même sans être économistes,
00:27:15l'ont en tête.
00:27:15Maintenant,
00:27:16ce qu'ils attendent,
00:27:16c'est un geste de l'État
00:27:17et notamment vis-à-vis
00:27:19de la TVA.
00:27:20Moi,
00:27:21si vous voulez,
00:27:22juste avant,
00:27:23mon taxi m'a parlé de ça
00:27:24pendant 20 minutes
00:27:25et il était très remonté.
00:27:26Il me disait qu'en fait,
00:27:26il va bientôt plus pouvoir
00:27:27faire rouler
00:27:28et toute sa famille
00:27:30va en pâtir.
00:27:32La voiture,
00:27:33pour une grande majorité
00:27:34de Français,
00:27:35ce n'est vraiment pas un luxe.
00:27:36C'est le moyen
00:27:37d'aller travailler.
00:27:39Il faut ajouter à cela
00:27:40le fait que tout augmente,
00:27:41pas seulement le carburant,
00:27:43donc tous les produits
00:27:44de première nécessité.
00:27:45Donc en fait,
00:27:46ça va devenir intenable
00:27:48et dans ce cadre-là,
00:27:49bien sûr,
00:27:50je ne dis pas que c'est simple
00:27:51pour le gouvernement
00:27:51puisqu'on sort quand même
00:27:52d'une séquence
00:27:54il y a quelques semaines
00:27:55budgétaires
00:27:55où on a cessé de parler
00:27:57pendant des semaines
00:27:58des sous qu'on avait pu.
00:28:00Et là,
00:28:01je rejoins Andréa
00:28:02sur ce point-là,
00:28:03c'est qu'on ne s'attaque jamais
00:28:04aux endroits
00:28:05où on peut faire des économies
00:28:06et c'est toujours les mêmes
00:28:07qui en payent le prix.
00:28:08Est-ce que je peux vous dire
00:28:11unpopular opinion ?
00:28:13C'est bien que ça va faire...
00:28:16Ça fait quoi ?
00:28:17Ça fait 10 euros en plus
00:28:18à la pompe ?
00:28:19Ça fait 15 euros
00:28:20de plus
00:28:21sur le plein
00:28:22du diesel en ce moment.
00:28:26entre 10 et 15 euros.
00:28:28Est-ce que les Français
00:28:29n'ont pas les moyens
00:28:30de payer ?
00:28:31Ça dépend où
00:28:31parce que sur la France...
00:28:31Les Français ne peuvent même pas
00:28:32payer leur facture d'électricité.
00:28:34Il y en a un sur France.
00:28:35Je pense que je vous dis
00:28:35que c'est une opinion
00:28:36non populaire
00:28:37mais quand on parle
00:28:38de 10 euros
00:28:39voire 15 euros
00:28:40sur un plein.
00:28:41Ça s'agrège à...
00:28:43Je vous rappelle
00:28:44que le mouvement
00:28:45des gilets jaunes
00:28:45est parti
00:28:47sur une question
00:28:48d'énergie
00:28:49et de taxation.
00:28:50et c'était beaucoup moins
00:28:51d'ailleurs.
00:28:51C'était ça pour 6 euros
00:28:52d'ailleurs.
00:28:53En l'occurrence,
00:28:53ça a suffi
00:28:54à mettre le feu
00:28:55aux zones dites périphériques.
00:28:57Non, moi,
00:28:57je voudrais revenir
00:28:58sur les propos
00:28:58du gouverneur
00:28:59de la Banque de France
00:28:59mais moi,
00:29:00ça fait quand même
00:29:0125 ans qu'on entend ça.
00:29:02C'est-à-dire que...
00:29:03Souvenez-vous,
00:29:04on avait un ancien Premier ministre
00:29:05François Fillon
00:29:05qui avait dit
00:29:06lorsqu'il était Premier ministre
00:29:07de Nicolas Sarkozy
00:29:08qu'il était déjà
00:29:08à la tête
00:29:09d'un État en faillite.
00:29:12Moi, ce que ça traduit
00:29:13surtout, je pense,
00:29:14au-delà de la question
00:29:14des mesures qu'il faut prendre
00:29:16pour en effet
00:29:16limiter le coût
00:29:17de cette hausse
00:29:18parce que là,
00:29:19on va vers un troisième
00:29:19choc pétrolier,
00:29:20clairement.
00:29:22Et on est certainement
00:29:23beaucoup moins armés
00:29:24qu'on ne l'était
00:29:24en 1974 et en 1978
00:29:26et ça a été quand même
00:29:27assez désastreux
00:29:28sur le plan
00:29:28de notre tissu industriel
00:29:30pour soutenir
00:29:31un nouveau choc pétrolier.
00:29:32Mais le sujet,
00:29:34c'est,
00:29:34en fin de compte,
00:29:35le sujet politique.
00:29:37Je rappelle quand même
00:29:37qu'Emmanuel Macron,
00:29:38et là,
00:29:38je reviens à 2017,
00:29:40je ferai plaisir à Andréa,
00:29:42mais souvenez-vous
00:29:43quand même
00:29:43qu'Emmanuel Macron
00:29:44a été élu
00:29:45entre autres
00:29:46sur un brevet
00:29:47de compétence
00:29:48qu'on lui décernait
00:29:49notamment sur sa capacité
00:29:51à maîtriser
00:29:52la trajectoire
00:29:53de la dépense publique.
00:29:55Absolument.
00:29:55Et sur ce dossier,
00:29:57force est de constater
00:29:57que il a,
00:29:59je crois que,
00:29:59d'ailleurs,
00:30:00c'est son plus gros échec.
00:30:01Le Mozart de la finance.
00:30:02Oui, le Mozart de la finance.
00:30:03Et c'est son plus gros échec,
00:30:04en l'occurrence,
00:30:05puisqu'on a augmenté
00:30:07d'un tiers
00:30:08la dette publique.
00:30:09Donc, en effet,
00:30:10qu'aujourd'hui,
00:30:11le gouverneur
00:30:11de la Banque de France
00:30:12qui ne veut évidemment
00:30:13pas faire de politique
00:30:14dise qu'il n'y a plus d'argent,
00:30:16il a raison.
00:30:17Et André a parfaitement raison
00:30:18lorsqu'il dit,
00:30:19en effet,
00:30:19il y a aussi quand même,
00:30:20on le sait très bien,
00:30:21des gisements
00:30:22pour faire des économies
00:30:23qui existent,
00:30:24mais on ne veut pas
00:30:24s'y attaquer
00:30:24pour des raisons
00:30:25qui sont d'ailleurs
00:30:26principalement idéologiques.
00:30:27Il faut être clair
00:30:28et le dire en matière.
00:30:29Et je vous rappelle
00:30:30le livre d'Éric Revelle,
00:30:31c'est Mozart qu'on assassine,
00:30:33d'où des petits chapitres
00:30:34qui reprennent
00:30:36effectivement les échecs
00:30:37d'Emmanuel Macron.
00:30:38Mais c'est vrai
00:30:39qu'on nous avait annoncé
00:30:39le Mozart de la finance.
00:30:42Frédéric,
00:30:44qu'est-ce qu'on peut ?
00:30:45Moi, ça m'amuse
00:30:46d'avoir des façons différentes
00:30:48de pouvoir présenter les choses
00:30:49parce que quand on parle
00:30:50de Mozart de la finance,
00:30:51moi, j'avais le sentiment
00:30:52que c'était très ironique
00:30:52quand on en parlait.
00:30:54Et donc aujourd'hui,
00:30:55on le transforme
00:30:56comme ça.
00:30:58Après, on dit
00:30:59que ce n'est pas
00:31:00le président de la République
00:31:00qui fait le budget de la France.
00:31:02Donc si on regarde
00:31:02comment l'Assemblée nationale
00:31:06a projeté le dernier budget
00:31:08et qui proposait
00:31:09de nombreuses,
00:31:10nombreuses,
00:31:10nombreuses hausses
00:31:11des dépenses,
00:31:14ce n'est pas vraiment
00:31:15du côté du camp
00:31:18du président de la République.
00:31:19Ça ne fait pas
00:31:19les dix dernières années
00:31:20mais ça fait une photo
00:31:21plus objective
00:31:21que le seul fait
00:31:23de lui attribuer
00:31:24toutes les responsabilités.
00:31:25Oui, mais il y a quelques années,
00:31:26François Fillon avait dit
00:31:27qu'il avait hérité
00:31:28d'un état en faillite.
00:31:29Donc on est en faillite.
00:31:30Ah oui, on en sait
00:31:31depuis longtemps.
00:31:32Vivi, mais il a raison
00:31:33en faisant plus de l'essence,
00:31:34il y a le gaz
00:31:35et l'électricité,
00:31:36ça fait plus de 15 euros.
00:31:37Vous avez raison
00:31:38et l'électricité,
00:31:39effectivement,
00:31:40on avait notre spécialiste
00:31:41la semaine dernière
00:31:41qui nous disait
00:31:42que l'électricité
00:31:44allait vraisemblablement
00:31:46augmenter.
00:31:47On se retrouve
00:31:47dans un instant
00:31:48avec vous.
00:31:49On va parler
00:31:50des municipales,
00:31:51de ce vote.
00:31:52Il faut aller voter dimanche
00:31:53même s'il n'y a qu'une liste
00:31:55et on va parler
00:31:55de ce déni
00:31:59démographique
00:31:59et démographique
00:32:00peut-être aussi.
00:32:02De retour avec vous
00:32:04pour commenter l'actualité.
00:32:05Parlons de cette loi
00:32:06sur la parité
00:32:07et sur le panachage.
00:32:08Donc on n'a peut-être
00:32:08pas fait,
00:32:09on n'en a peut-être
00:32:10pas suffisamment parlé
00:32:12puisque les conséquences
00:32:13de cette loi
00:32:14font que,
00:32:15les conséquences,
00:32:16oui,
00:32:16font que
00:32:17il y a
00:32:18plus de 66%
00:32:19des communes
00:32:20qui n'ont aujourd'hui
00:32:21qu'une seule liste
00:32:23faute d'avoir plus
00:32:24présenté
00:32:25d'autres listes
00:32:27parce qu'il ne peut pas
00:32:28y avoir de panachage
00:32:30et qu'il faut
00:32:30la parité.
00:32:32Jean-Éric
00:32:33et Christian Chotel
00:32:34le disent,
00:32:35liste unique
00:32:36et abstention
00:32:36sur les effets pervers
00:32:37de la loi
00:32:38imposant la parité
00:32:39dans les petites communes.
00:32:41Je le disais ce matin,
00:32:42je crois que c'est
00:32:4393% des communes
00:32:45qui seront
00:32:46dès dimanche soir
00:32:47qui sera leur maire.
00:32:49Alors,
00:32:50est-ce que c'est indénié ?
00:32:51Oui.
00:32:53Il y a même
00:32:53certaines communes
00:32:54en France,
00:32:55plusieurs dizaines,
00:32:56je crois qu'il me semble
00:32:56que c'est sur ce nombre
00:32:57où il n'y a pas du tout
00:32:58de liste.
00:32:59Là,
00:33:00ce qui est regrettable
00:33:00avec une telle loi,
00:33:01effectivement,
00:33:01c'est que c'est une loi
00:33:02qui est censée ajouter
00:33:03de la diversité
00:33:03et qu'en fait,
00:33:04au final,
00:33:04l'effet,
00:33:04c'est qu'il n'y a plus
00:33:05de diversité
00:33:06puisqu'il n'y a pas
00:33:07de débat
00:33:07et c'est quand même
00:33:07le propre
00:33:08d'une élection locale
00:33:09comme les municipales
00:33:10de faire naître
00:33:11un débat local.
00:33:12Donc,
00:33:12effectivement,
00:33:13ça paraît
00:33:14complètement
00:33:16déconnecté
00:33:17des enjeux
00:33:18et de la réalité
00:33:19des petites communes
00:33:20et des territoires
00:33:22ruraux,
00:33:23notamment.
00:33:23Oui,
00:33:24c'est beaucoup plus
00:33:26contraignant,
00:33:27Andréa Cotara.
00:33:27Oui,
00:33:27c'est contraignant.
00:33:29Alors,
00:33:29moi,
00:33:29je me souviens
00:33:30qu'en 2014,
00:33:31dans le département
00:33:33du Rhône,
00:33:33il y avait 17 communes
00:33:35qui,
00:33:35à un mois des élections,
00:33:36n'avaient pas de candidats
00:33:37du tout.
00:33:37Donc,
00:33:38ça rejoint,
00:33:38effectivement,
00:33:39le panachage,
00:33:40etc.
00:33:40Mais il y a d'autres
00:33:40thématiques aussi.
00:33:41Je vous parle,
00:33:42par exemple,
00:33:42de l'indemnité des élus.
00:33:44Les conseils régionaux
00:33:45d'opposition
00:33:46que je suis
00:33:47ou un député européen
00:33:50a des indemnités
00:33:51qui sont objectivement
00:33:53fortes.
00:33:54Et de la même manière,
00:33:55de l'autre côté,
00:33:55vous avez des maires
00:33:56de communes rurales
00:33:57qui ne se payent même pas
00:33:58de peur de grever
00:33:59leur budget.
00:34:01Vous avez des adjoints
00:34:02dans des arrondissements
00:34:03qui sont H24,
00:34:04appelés par les commerçants,
00:34:06par les policiers municipaux
00:34:07qui gagnent énormément moins.
00:34:09Donc,
00:34:09il y a aussi un équilibre
00:34:10à avoir,
00:34:10je crois,
00:34:11dans le réel service
00:34:12aux Français
00:34:12en fonction de son mandat.
00:34:13Sans compter la violence
00:34:15envers les élus locaux.
00:34:16Sans compter la violence.
00:34:17Il y a une multiplicité
00:34:18de facteurs
00:34:18qui fait que nos démocraties
00:34:19locales patinent.
00:34:21Et ce que disent
00:34:22Jean-Éric
00:34:23et Christian Schottel,
00:34:25c'est le risque d'abstention.
00:34:26À quoi bon aller voter ?
00:34:28C'est Jean-Éric Schottel.
00:34:29Jean-Éric Schottel.
00:34:32À quoi bon aller voter ?
00:34:34Il n'y a qu'une liste.
00:34:34Dans une petite commune,
00:34:36il est évident
00:34:36que lorsque vous n'avez
00:34:37qu'une liste,
00:34:38ça limite le choix
00:34:39et ceux qui ne sont pas
00:34:40d'accord avec cette liste
00:34:41vont s'abstenir.
00:34:42C'est naturel.
00:34:43C'est mécanique, presque.
00:34:44Mais c'est vrai
00:34:45que ça pose un vrai sujet.
00:34:47Alors d'abord,
00:34:47il faut rappeler
00:34:48pour ceux qui ont voté,
00:34:49ça m'est arrivé de voter
00:34:49dans des petites communes.
00:34:50Les électeurs aiment beaucoup
00:34:52dans les petites communes
00:34:52panacher.
00:34:53C'est une espèce
00:34:54de sport électoral.
00:34:55Bien sûr.
00:34:56On ré-aider.
00:34:58On en rajoute.
00:35:00Voilà, ça fait partie
00:35:01du jeu.
00:35:02Ensuite, en effet,
00:35:03c'est qu'une petite commune,
00:35:06c'est quand même
00:35:06une petite cité
00:35:08et vous limitez
00:35:09la respiration démocratique
00:35:11avec des contraintes
00:35:12qui vont finalement
00:35:13faire en sorte
00:35:14que vous n'allez pas pouvoir
00:35:15avoir de liste concurrente.
00:35:16Ce qui va poser des problèmes
00:35:17d'ailleurs dans l'exercice
00:35:18du pouvoir local ensuite.
00:35:19Parce qu'un maire
00:35:20qui n'a plus du tout
00:35:20d'opposition,
00:35:21finalement,
00:35:22de ce point de vue-là,
00:35:23il est libre
00:35:23de faire à peu près
00:35:24ce qu'il veut,
00:35:25mais en l'occurrence,
00:35:26libre de faire ce qu'il veut
00:35:27dans le système
00:35:28de prérogative
00:35:29qui est le sien.
00:35:30Donc, en effet,
00:35:31c'est un des effets pervers,
00:35:32si vous voulez,
00:35:34de bonnes intentions.
00:35:35Et je crois que l'article,
00:35:36en effet,
00:35:36de Chotel,
00:35:37de ce point de vue-là,
00:35:37est intéressant.
00:35:38D'autant plus,
00:35:38quand même,
00:35:38qu'il faut le rappeler,
00:35:39la majorité des communes
00:35:40en France
00:35:41sont des communes rurales.
00:35:42Il faut quand même
00:35:42ne pas l'oublier,
00:35:43si on a 35 000 communes
00:35:44en France,
00:35:45c'est parce que
00:35:45vous avez un nombre
00:35:47largement dominant
00:35:48de communes rurales.
00:35:49Donc, ça veut dire
00:35:49qu'aujourd'hui,
00:35:51finalement,
00:35:51la démocratie
00:35:52ne peut pas s'exercer
00:35:53pleinement
00:35:54à cause de ce type
00:35:55de loi.
00:35:56Et ça fait du monde
00:35:57quand vous ajoutez
00:35:57les villages
00:35:58et que vous additionnez
00:35:59les villages.
00:36:01Mais donc,
00:36:01c'est-à-dire que
00:36:01dans les communes rurales,
00:36:02les femmes sont incapables
00:36:03de s'engager en politique ?
00:36:04Je ne vois pas le rapport
00:36:05entre la ruralité...
00:36:06Non, c'est-à-dire
00:36:07que vous ne trouvez pas...
00:36:07Vous devez constituer
00:36:09une liste
00:36:09de 15 colistiers.
00:36:12Il faut trouver
00:36:14autant de femmes
00:36:15que de hommes.
00:36:16Voilà, c'est compliqué.
00:36:16Oui, oui,
00:36:16vous posez la question...
00:36:17C'est compliqué.
00:36:19Vous posez la question,
00:36:20il y a des réalités
00:36:21qui font que, oui,
00:36:22c'est plus compliqué
00:36:24en ruralité
00:36:25de trouver des femmes
00:36:26qui veulent s'engager.
00:36:26Voilà, c'est tout.
00:36:27C'est peut-être pas
00:36:28politiquement correct
00:36:29de le dire,
00:36:29mais c'est la réalité.
00:36:30Non, c'est pas que ce soit
00:36:30pas politiquement correct
00:36:31de le dire,
00:36:32mais c'est qu'en fait,
00:36:33l'ambition de cette loi,
00:36:34c'est justement
00:36:35pour motiver les femmes
00:36:36à prendre plus de responsabilités
00:36:37et davantage participes.
00:36:39Sauf que là, la réalité...
00:36:41J'ai vécu cette situation
00:36:43moi-même
00:36:43en dirigeant
00:36:44des cabinets d'élus
00:36:45il y a plus d'une vingtaine d'années.
00:36:46Donc c'est pas nouveau,
00:36:46mais il se trouve
00:36:47que j'étais dans une commune
00:36:49qui était
00:36:49Neugent-sur-Marne,
00:36:50dans le Val-de-Marne,
00:36:51dirigée par une femme
00:36:52qui avait constitué
00:36:53une liste paritaire
00:36:54avant la loi
00:36:55obligeant la parité.
00:36:58Au rythme du mandat,
00:36:59avec certaines démissions,
00:37:01avec certains décès,
00:37:02il se trouve que la liste
00:37:03avait plus de femmes
00:37:04que d'hommes.
00:37:06Et au moment
00:37:06du renouvellement
00:37:07et des élections municipales
00:37:08de 2001,
00:37:09si je ne me trompe,
00:37:11effet pervers de cette loi,
00:37:12c'est qu'il a fallu
00:37:13retirer des femmes
00:37:14pour rajouter des hommes
00:37:15parce qu'il y avait
00:37:16trop de femmes sur la liste.
00:37:17Donc oui,
00:37:17il peut y avoir
00:37:18des effets pervers,
00:37:19mais il y avait aussi
00:37:19un effet très pervers
00:37:21avant cette loi
00:37:22qui était celui
00:37:22que les femmes
00:37:23n'avaient pas de place
00:37:24en politique.
00:37:25Et ce pas de place
00:37:26en politique pour les femmes,
00:37:27on peut le voir
00:37:29avec un chiffre
00:37:30qui me paraît
00:37:31extrêmement fort.
00:37:31La 5ème République,
00:37:33elle a 66 ans.
00:37:34Il y a eu 28 premiers ministres
00:37:37nommés,
00:37:3726 personnes différentes.
00:37:38Il y a eu deux femmes.
00:37:40En 66 ans de 5ème République...
00:37:42Mais là, déjà,
00:37:42ce n'est pas des élus.
00:37:47Les élus et jusqu'à il y a peu
00:37:48qui se retrouvés
00:37:49dans les gouvernements
00:37:50ou qui étaient nommés,
00:37:51c'était des élus
00:37:51qui avaient franchi
00:37:52toutes les étapes
00:37:53de la vie électorale
00:37:55pour en arriver là.
00:37:56Et sur 66 ans
00:37:57de 5ème République,
00:37:58on a eu 2 ans,
00:37:596 mois et 12 jours
00:38:00de femmes.
00:38:00En fait, cette loi
00:38:02qui, oui peut-être,
00:38:03a des effets pervers,
00:38:05parce que rien n'est
00:38:05jamais parfait,
00:38:06elle cherchait quelque part
00:38:07à rééquilibrer
00:38:10cette situation.
00:38:11Vous vivez la même chose,
00:38:12Valérie,
00:38:13sur les plateaux,
00:38:14regardez là,
00:38:14on est 4 hommes
00:38:15autour de la table.
00:38:16Il y a souvent des femmes
00:38:16dans cette émission.
00:38:17Mais je sais que les programmateurs,
00:38:18les programmatrices
00:38:19ont beaucoup de mal
00:38:20à faire venir les femmes
00:38:21pour s'exprimer
00:38:22qu'elles ne se sentent
00:38:22jamais légitimes.
00:38:23Donc si quelque part
00:38:24on ne pousse pas
00:38:25et on ne contraint pas
00:38:27à avoir plus de femmes
00:38:28dans les gouvernances,
00:38:29sur les plateaux télé,
00:38:30dans les élections,
00:38:32quelque part
00:38:32on reste entre hommes.
00:38:34Donc voilà.
00:38:35Je ne sais pas
00:38:36si elles ne se sentent pas légitimes.
00:38:38Je pense qu'il y a
00:38:38un état de fait
00:38:39qui est que...
00:38:42Alors il y a effectivement
00:38:43des groupes d'experts,
00:38:44etc.
00:38:46Mais moi,
00:38:47je suis contre
00:38:48la parité forcée.
00:38:49Pourtant,
00:38:49je suis vraiment féministe
00:38:51et je pense que...
00:38:53Je reprendrai la phrase
00:38:54de François Giroux.
00:38:55La femme sera vraiment
00:38:56l'égale de l'homme
00:38:57ou un homme
00:38:58à un poste important
00:38:59désira une femme
00:39:00incompétente.
00:39:01Moi, si vous voulez,
00:39:02quand on a eu
00:39:02Elisabeth Borne,
00:39:03le Premier ministre,
00:39:03je n'ai pas vu
00:39:04de grande différence
00:39:04avec ses prédécesseurs masculins,
00:39:05par exemple.
00:39:06Pour moi,
00:39:07effectivement,
00:39:07peut-être une populaire opinion
00:39:09pour reprendre votre mot,
00:39:10Valérie,
00:39:11mais pour moi,
00:39:12c'est assez lunaire,
00:39:13en fait,
00:39:14philosophiquement comme débat.
00:39:15C'est-à-dire qu'on pourrait
00:39:16aller plus loin,
00:39:16on pourrait demander une parité
00:39:17sur plein d'autres choses,
00:39:19finalement.
00:39:19Plus autant de jeunes
00:39:20que de personnes plus âgées,
00:39:22de personnes issues
00:39:23de tel endroit,
00:39:24de tel endroit.
00:39:24En France,
00:39:25je trouve que ça n'a aucun sens,
00:39:26surtout sur une élection
00:39:27parce que les gens votent.
00:39:28Donc si les gens,
00:39:29si les électeurs
00:39:30n'ont pas envie
00:39:32de voter pour une liste
00:39:33qui ne serait que masculine,
00:39:34eh bien,
00:39:34libre à eux.
00:39:35C'est ça qui me semble un peu...
00:39:37Le problème, là,
00:39:38c'est que ça limite
00:39:38la démocratie locale
00:39:40dans des petites communes.
00:39:42Et ça,
00:39:42c'est un vrai sujet,
00:39:43en l'occurrence.
00:39:44On aurait pu quand même
00:39:45penser,
00:39:46je veux dire,
00:39:46avoir des dérogations
00:39:48pour les communes,
00:39:49notamment les communes rurales
00:39:50en la matière,
00:39:51puisqu'on va se retrouver,
00:39:53finalement,
00:39:53avec une absence de pluralisme.
00:39:55Donc c'est quand même
00:39:55un problème démocratique
00:39:56que ça pose, là.
00:39:57il me semble.
00:39:58Oui, mais ça fait plus de 30 ans...
00:40:01Je ne reviens pas
00:40:02sur le fait
00:40:02qu'il y ait des effets pervers.
00:40:03Ça fait plus de 30 ans
00:40:04qu'il y a une crise de vocation
00:40:05dans les élus.
00:40:06Andréa parlait
00:40:07de la question
00:40:07de la rémunération
00:40:07et une question
00:40:08de la responsabilité.
00:40:09Il y a des élus
00:40:09qui portent sur les élus.
00:40:10Il y a des responsabilités
00:40:11tellement fortes
00:40:12que les gens n'ont plus
00:40:13présentés à des élections locales.
00:40:15Donc c'est un sujet global.
00:40:18Et ce n'est peut-être
00:40:19pas seulement
00:40:20la question de la diversité.
00:40:22Et quand Lucas dit
00:40:23les gens votent
00:40:23pour qui ils veulent,
00:40:24non,
00:40:24les gens votent aussi
00:40:25pour ce que les partis politiques
00:40:27leur mettent sous le nez.
00:40:28Y compris aux élections locales.
00:40:29Et dans un parti politique
00:40:30où il n'y aurait
00:40:31que des hommes
00:40:34ou un tel manque
00:40:35de diversité
00:40:36qui fait qu'on te dit
00:40:37tu votes pour ça.
00:40:38Enfin, ton choix,
00:40:39c'est celui-ci.
00:40:40Il y a aussi
00:40:40un déni de démocratie
00:40:41à ce moment-là
00:40:42puisque ton choix,
00:40:43il n'est pas réel.
00:40:44Un auditeur me dit
00:40:44le problème,
00:40:46c'est qu'être élu
00:40:46dans une petite commune
00:40:47a peu d'intérêt
00:40:48dans la mesure
00:40:48où il est noyé
00:40:49dans l'intercommunalité.
00:40:51Très peu de marge
00:40:53de manœuvre financière
00:40:54écroule sous les normes
00:40:55et doit être au vent
00:40:55de la préfecture.
00:40:55C'est lui qui paye
00:40:56les pots cassés quand même
00:40:57parce que c'est lui
00:40:57que les administrés
00:40:58viennent voir
00:40:58quand il y a des problèmes.
00:40:59C'est ça,
00:41:00il faut-il garder
00:41:0036 000 conseils municipaux.
00:41:03Et juste pour revenir
00:41:04sur l'article
00:41:05que je vous citais
00:41:05sur l'obsession
00:41:07du Chabadabada
00:41:08impose la parité
00:41:09aux forceps
00:41:10alors que les mœurs
00:41:11se chargent fort bien
00:41:12à leur rythme
00:41:12de faire émerger
00:41:13de plus en plus
00:41:14d'engagements municipaux
00:41:15féminins
00:41:16y compris dans
00:41:17les plus petites communes.
00:41:18Quatre conseillers
00:41:18municipaux sur dix
00:41:19sont des conseillères
00:41:20dans les communes
00:41:21de moins de 1000 habitants.
00:41:22Quelle urgence
00:41:23y avait-il à précipiter
00:41:24la cadence ?
00:41:25C'est la question
00:41:26que pose Jean-Éric Châtel.
00:41:28La loi,
00:41:28elle a 25 ans.
00:41:29Châtel,
00:41:29elle n'est pas très précipité.
00:41:31On se retrouve
00:41:32dans un instant
00:41:33avec vous,
00:41:34avec vos coups de cœur,
00:41:35vos coups de gueule
00:41:36et puis d'autres sujets
00:41:38à tout de suite.
00:41:39Mettons-nous d'accord.
00:41:40Je vous rappelle
00:41:40que Philippe David
00:41:42parcourt le sud-ouest
00:41:43toute la semaine
00:41:44et il sera ce soir
00:41:46à Toulouse
00:41:47au tabac
00:41:48Les Trois Cocus.
00:41:50Oui,
00:41:50je le sais.
00:41:51Ils parleront
00:41:52urbanisme,
00:41:54circulation
00:41:55et quartier réhabilité.
00:41:56Demain,
00:41:57il sera dans le Lot-et-Garonne
00:41:59à Fouléron
00:42:00et vendredi
00:42:01à Bordeaux
00:42:02au café
00:42:03Le Saint-Germain.
00:42:04Voilà,
00:42:04c'est Sud Radio
00:42:05toute la semaine
00:42:06qui part à la rencontre
00:42:07des Français
00:42:08pour les écouter,
00:42:09pour les entendre
00:42:11et voir
00:42:13à la veille
00:42:14des municipales.
00:42:15Absolument.
00:42:16Voir ce qu'ils attendent
00:42:17de ces municipales.
00:42:19Andréa,
00:42:20coup de gueule
00:42:20qui va rejoindre
00:42:21le coup de gueule
00:42:22d'Arnaud également.
00:42:24Vous vouliez revenir
00:42:24sur le manque
00:42:26d'anticipation
00:42:26d'une manière générale,
00:42:28c'est ça de la France ?
00:42:29Exactement,
00:42:30manque d'anticipation
00:42:31stratégique
00:42:31sur tout ce qui est
00:42:32en train de se passer
00:42:33quand même
00:42:33parce qu'on nous a expliqué
00:42:36à nous
00:42:36au Rassemblement National
00:42:36toutes nos idées
00:42:37on ne peut pas faire.
00:42:38Mais ça on ne peut pas faire.
00:42:39On a expliqué
00:42:40qu'il fallait pousser
00:42:41sur le nucléaire
00:42:42que le nucléaire
00:42:43c'était l'avenir
00:42:44que même le GIEC
00:42:45l'indiquait
00:42:46que c'était bon
00:42:47pour les émissions
00:42:49de la France
00:42:49c'était bon
00:42:50pour l'emploi
00:42:50etc.
00:42:51On nous a dit non.
00:42:52L'Union Européenne
00:42:53a dit non.
00:42:54L'Union Européenne
00:42:54a tout fait
00:42:55pour que tous les pays
00:42:56sortent du nucléaire
00:42:57parce que ce n'était pas bon
00:42:58ce n'était pas écologique
00:42:58etc.
00:43:00Résultat,
00:43:00Madame von der Leyen
00:43:02explique que finalement
00:43:03le nucléaire c'est bien.
00:43:05Vous avez eu
00:43:07sur le pétrole
00:43:08Ce n'est pas si fréquent
00:43:09qu'un politique
00:43:09fasse un mea culpa.
00:43:11Surtout elle.
00:43:12Mais je crois
00:43:13qu'elle n'a pas fini
00:43:13ça.
00:43:13Non ça n'a pas l'air
00:43:14si facile.
00:43:15Les mea culpa
00:43:15Madame von der Leyen
00:43:16c'est un chantier
00:43:17à mon avis
00:43:17assez vaste.
00:43:18Mais sur le pétrole
00:43:20le pétrole russe
00:43:21il faut sanctionner.
00:43:22Bon d'accord.
00:43:23Aujourd'hui
00:43:23l'Union Européenne
00:43:24exhorte
00:43:25c'était le Financial Times
00:43:26qui l'a dit
00:43:26exhorte l'Ukraine
00:43:27de rouvrir
00:43:28l'oléoduc de Djourba
00:43:29pour avoir du pétrole russe
00:43:31dans l'Union Européenne.
00:43:33Dernièrement
00:43:34sur les taxes
00:43:34on en a parlé tout à l'heure
00:43:35le RN propose
00:43:37une baisse de la TVA
00:43:38de 20 à 5,5
00:43:39sur l'énergie
00:43:39et le carburant
00:43:40TVA 0%
00:43:41sur les produits
00:43:42de première nécessité
00:43:43Ouh là là
00:43:43qu'est-ce qu'on n'avait pas entendu
00:43:45quand on expliquait ça
00:43:46au présidentiel ?
00:43:46Vous êtes des incompétents
00:43:48l'Etat va perdre
00:43:49de l'argent etc.
00:43:51Patatra
00:43:51nos voisins européens
00:43:52le font
00:43:53et multiplient les choses
00:43:54parce qu'il y a une guerre
00:43:55en Iran.
00:43:56Donc ce que je veux dire par là
00:43:57c'est qu'on a vraiment
00:44:00des responsables
00:44:01des élites
00:44:01une commission européenne
00:44:03qui n'est plus compréhensible
00:44:05par le citoyen moyen
00:44:06puisqu'elle dit tout
00:44:06et son contraire
00:44:07à un an d'écart
00:44:08et commande vraiment
00:44:09de profondeur
00:44:10d'anticipation stratégique
00:44:12on voit aujourd'hui
00:44:13dans le monde
00:44:13que la Chine
00:44:13a une profondeur
00:44:14mais y compris l'Iran
00:44:15dans les stocks de missiles
00:44:16a une profondeur
00:44:16les grandes nations
00:44:18ont une anticipation
00:44:19sur ce qui va se passer
00:44:20nous l'Union Européenne
00:44:21je crois qu'on est les pigeons
00:44:22à chaque fois
00:44:24des problématiques internationales
00:44:25et on se rappelle des propos aussi
00:44:27alors ça va être votre propos
00:44:28Arnaud Benedetti
00:44:29de Brune Poirson
00:44:31vous vous souvenez de Brune Poirson
00:44:32en 2019
00:44:34qui évoquait le nucléaire
00:44:36en disant qu'il fallait fermer
00:44:37les centrales
00:44:38donc on a l'impression
00:44:39qu'on s'est un peu trompé
00:44:40sur tout
00:44:41sur le nucléaire
00:44:42il me semble que quand même
00:44:43oui on s'est trompé
00:44:44mais enfin ça a commencé
00:44:45avec Emmanuel Macron
00:44:46ça a commencé avant Emmanuel Macron
00:44:47ça a commencé avec François Hollande
00:44:48enfin vous allez me direz
00:44:49qu'il était secrétaire général
00:44:52adjoint de l'Elysée
00:44:53déjà sous François Hollande
00:44:54mais on l'a fait
00:44:55si vous voulez
00:44:56alors moi oui
00:44:57je voulais rebondir
00:44:57sur cette déclaration
00:44:58parce que Van der Leiden
00:44:59a reconnu en effet
00:45:01que l'Union Européenne
00:45:02avait fait fausse route
00:45:03mais Emmanuel Macron
00:45:05il y avait le sommet
00:45:05sur le nucléaire civil
00:45:06qui se déroulait je crois hier
00:45:07c'était ça oui
00:45:08et Emmanuel Macron
00:45:09a dit à peu près la même chose
00:45:10a dit oui on s'est trompé
00:45:11on s'est trompé
00:45:12et l'Allemagne dit la même chose
00:45:14c'est bien de reconnaître
00:45:15je reconnais que c'est bien de reconnaître
00:45:16ses erreurs et ses fautes
00:45:17mais on s'est quand même
00:45:18trompé lourdement
00:45:19je rappelle
00:45:20je vais vous citer
00:45:21j'ai retrouvé un tweet
00:45:21de Macron
00:45:25c'était en pleine crise d'ailleurs
00:45:27des gilets jaunes
00:45:28c'était en novembre 2018
00:45:29il disait sur le nucléaire
00:45:30concrètement
00:45:3114 réacteurs
00:45:32de 900 000 MW
00:45:34seront fermés
00:45:35d'ici 2035
00:45:36ce mouvement
00:45:36commencera l'été 2020
00:45:37avec l'arrêt définitif
00:45:38des deux réacteurs
00:45:39de Fussenheim
00:45:40il se prolongera
00:45:41avec la fermeture
00:45:42de 4 à 6 réacteurs
00:45:43avant 2030
00:45:44si vous rajoutez à cela
00:45:45l'arrêt du programme Astrid
00:45:48qui a été décidé politiquement
00:45:50vous avez quand même
00:45:52une faillite totale
00:45:53en effet
00:45:53en matière d'anticipation
00:45:54sur un domaine
00:45:55où on était quand même
00:45:55un domaine d'excellence
00:45:56en France
00:45:57très nettement
00:45:58moi je recommande
00:46:00pour ceux qui
00:46:01ce type de débat intéresse
00:46:03et en général
00:46:03ça intéresse beaucoup de monde
00:46:04parce que l'énergie
00:46:05c'est capital
00:46:06de regarder l'audition
00:46:08qu'avait donnée
00:46:09en son temps
00:46:09l'ancien haut commissaire
00:46:10au CEA
00:46:11monsieur Bréchet
00:46:12qui expliquait
00:46:14c'était devant la commission
00:46:15justement parlementaire
00:46:17qui avait travaillé
00:46:17justement sur
00:46:18le sujet du nucléaire
00:46:21et les impasses stratégiques
00:46:22dans lesquels
00:46:22on s'était fourvoyé
00:46:24et il expliquait très bien
00:46:25que de toute façon
00:46:26ces décisions avaient été prises
00:46:27pour des raisons électorales
00:46:29pour des raisons politiques
00:46:30mais il mettait le point
00:46:32sur un deuxième élément
00:46:34c'était finalement
00:46:36la très grande déficience
00:46:37en matière de culture scientifique
00:46:38et technique
00:46:39des décideurs politiques
00:46:40en France
00:46:41ces dernières années
00:46:42et notamment des conseillers
00:46:43des cabinets ministériels
00:46:44et de la technostructure
00:46:45en général
00:46:45qui avaient
00:46:47d'une certaine manière
00:46:48finalement
00:46:50avalisé
00:46:50le récit
00:46:52médiatique
00:46:52politique
00:46:53sur la nécessité
00:46:55de limiter
00:46:57l'énergie nucléaire
00:46:58voire de sortir
00:46:59à l'échéance
00:47:00je ne sais plus laquelle
00:47:01et sans aucune
00:47:02connaissance technique
00:47:04des dossiers
00:47:05et même sans aucune
00:47:05il allait plus loin
00:47:06sans aucune connaissance physique
00:47:08c'est-à-dire
00:47:09des matières fondamentales
00:47:10en matière de science fondamentale
00:47:12donc on paye tout cela
00:47:13aujourd'hui
00:47:14et je trouve qu'en effet
00:47:15on le paye quand même
00:47:16au prix louis
00:47:17je peux juste me permettre
00:47:18c'est juste une anecdote
00:47:19sur la déresponsabilisation
00:47:21des élites
00:47:21ce que vient d'expliquer
00:47:23c'est incroyable
00:47:24j'ai visité Fessenheim
00:47:25donc la centrale nucléaire
00:47:27qui a été mise en démantèlement
00:47:29par François Hollande
00:47:30pour réélire Jean-Marc Semplacet
00:47:31ou je ne sais qui
00:47:31enfin des trucs ridicules
00:47:32ça met 100 ans
00:47:33à être démantelé
00:47:35j'y suis allé
00:47:35j'ai demandé à la directrice
00:47:36de la centrale
00:47:37puisque la centrale est toujours là
00:47:38il y a un démantèlement
00:47:39est-ce qu'il y a un décideur
00:47:41qui a signé la fermeture
00:47:43qui est venu vous voir
00:47:44zéro
00:47:44aucun
00:47:45voilà
00:47:46ils étaient passés à autre chose
00:47:47pourtant ce sont des décisions
00:47:48stratégiques essentielles
00:47:50sur 10, 20, 30, 50 ans
00:47:52c'est absolument dingue
00:47:53c'est Mme Borne d'ailleurs
00:47:54il me semble
00:47:55qui a signé la fermeture
00:47:57de Fessenheim
00:47:58elle pourrait venir
00:47:58sur la résolution
00:47:59je suis d'ajouter quelque chose là-dessus
00:48:01je suis absolument d'accord
00:48:02avec tout ce qui vient d'être dit
00:48:03c'est un manque
00:48:03de vision de long terme
00:48:06tous les pays européens
00:48:08qui ont pesté
00:48:10contre le nucléaire
00:48:11pendant des années
00:48:12font tous machine arrière
00:48:13la France avait raison
00:48:14avant les autres
00:48:15et elle s'est donné tort
00:48:17toute seule
00:48:18donc c'est regrettable
00:48:20et aujourd'hui
00:48:21encore une fois
00:48:21comme Arnaud l'a très bien détaillé
00:48:23on en paye malheureusement le prix
00:48:24alors qu'on aurait pu vraiment
00:48:25être à la pointe
00:48:26sur ce sujet
00:48:27c'est une vraie rupture
00:48:27parce que tous les présidents
00:48:28de la république
00:48:28quels qu'ils soient
00:48:29depuis le début de la 5ème république
00:48:31jusqu'à malheureusement
00:48:33François Hollande
00:48:33ont défendu
00:48:34la politique énergétique
00:48:36et l'indépendance énergétique
00:48:37via le nucléaire français
00:48:38la rupture c'est Hollande
00:48:40il l'a fait en effet
00:48:41pour des raisons
00:48:41qui sont des raisons
00:48:42uniquement électorales
00:48:45je rejoins parfaitement
00:48:46les propos d'Andréa
00:48:48principalement sur le manque
00:48:49de vision et d'anticipation
00:48:51l'animal politique
00:48:53gère plutôt les questions
00:48:54à l'émotion
00:48:55à l'immédiateté
00:48:56et au quotidien
00:48:57avec un grand manque
00:48:58de vision
00:48:58et pendant des années
00:49:00on nous a dit
00:49:01le nucléaire c'est mal
00:49:02donc finalement
00:49:02c'était politiquement correct
00:49:04de toucher le nucléaire
00:49:05comme on disait tout à l'heure
00:49:06la guerre c'est mal
00:49:07on veut la paix
00:49:09on veut la sécurité
00:49:09mais on ne veut pas
00:49:10en payer le prix
00:49:10on veut de l'énergie
00:49:11on veut de l'autonomie
00:49:12mais on ne voudrait pas
00:49:13que ce soit produit
00:49:14chez nous
00:49:14et dans ces conditions
00:49:16vente de courage politique
00:49:17on va marquer une pause
00:49:18on se retrouve dans un instant
00:49:20on va parler de ces
00:49:21footballeuses iraniennes
00:49:22avec vous Lucas
00:49:247 membres de l'équipe féminine
00:49:26ont obtenu l'asile
00:49:27en Australie
00:49:28et on a vu des images
00:49:31des autres joueuses
00:49:32qui elles repartaient
00:49:34en Iran
00:49:34avec quelles conséquences
00:49:37en Malaisie d'abord
00:49:38si je ne dis pas de bêtises
00:49:38oui elles sont en Malaisie
00:49:40elles sont en Malaisie
00:49:41et puis ça pose la question
00:49:43aussi de la coupe du monde
00:49:44aux Etats-Unis
00:49:45pour Donald Trump
00:49:46à tout de suite
00:49:47avec vous sur Sud Radio
00:49:48jusqu'à midi
00:49:48les autres sujets
00:49:50qui font la une de l'actualité
00:49:51ou qui devraient la faire
00:49:52Lucas vous aviez un coup de coeur
00:49:54pour les footballeuses iraniennes
00:49:56oui alors ça remonte
00:49:58au début du mois
00:49:59on a sans doute tous
00:50:01vu ces images
00:50:01très fortes
00:50:03parce que le geste
00:50:04peut sembler simple
00:50:05mais en réalité
00:50:05dans la position de ces joueuses
00:50:07il est très important
00:50:08elles ont refusé
00:50:09de chanter
00:50:10l'hymne du régime islamique
00:50:12sur les mêmes images
00:50:13on peut voir
00:50:14que leur sélectionneuse
00:50:15elle chante l'hymne
00:50:16donc on voit bien
00:50:17le paradoxe
00:50:18évidemment
00:50:19pour ces joueuses
00:50:20cela représente
00:50:21un danger de mort
00:50:23imminent
00:50:23dans le retour
00:50:26dans leur pays
00:50:26c'est pour cette raison
00:50:28que Donald Trump
00:50:29a directement appelé
00:50:30l'Australie
00:50:31à leur accordé l'asile
00:50:32ce que l'Australie
00:50:35a fait pour cette joueuse
00:50:36il me semble d'ailleurs
00:50:36que ces six joueuses
00:50:37et une personne
00:50:38du staff
00:50:39elles ont été qualifiées
00:50:41de traîtresses
00:50:42dans les médias
00:50:43d'état iranien
00:50:45et il se trouve
00:50:47que ce matin
00:50:48on apprend
00:50:49une nouvelle
00:50:50sur ce sujet
00:50:51puisque
00:50:51elles ont dû être
00:50:52ces sept joueuses
00:50:54qui ont obtenu l'asile
00:50:54ont dû être
00:50:55évacuées d'urgence
00:50:56du lieu
00:50:57où elles étaient
00:50:57où elles logeaient
00:50:59car une des joueuses
00:51:01justement
00:51:01a changé d'avis
00:51:02semble-t-il
00:51:03sous pression
00:51:04de l'ambassade iranienne
00:51:06et a divulgué
00:51:08leur localisation
00:51:09donc on voit bien
00:51:11que malheureusement
00:51:12ces joueuses
00:51:12sont prises en étau
00:51:13entre une pression
00:51:17du régime
00:51:18et une peur
00:51:18finalement
00:51:19sans doute
00:51:19de perdre
00:51:21de perdre la vie
00:51:23une peur sans doute
00:51:24aussi pour leur famille
00:51:25et on ne peut que saluer
00:51:26et c'était tout le sens
00:51:27de mon coup de corps
00:51:28on ne peut que saluer
00:51:28la décision
00:51:29de l'Australie
00:51:30d'accorder l'asile
00:51:31à des femmes
00:51:32ayant fait preuve
00:51:33de telle courage
00:51:33oui
00:51:34parce qu'il faut savoir
00:51:35et puis même celles
00:51:36qui ont décidé
00:51:36de repartir
00:51:39oui
00:51:40mais sous la contrainte
00:51:41ou sous la menace
00:51:42ou sous la crainte
00:51:43peut-être
00:51:44oui
00:51:45puis la crainte
00:51:45que leurs familles
00:51:46subissent
00:51:47des représailles
00:51:48peut-être qu'il y en a
00:51:49certaines qui sont
00:51:50pro-régime aussi
00:51:50absolument
00:51:51voilà
00:51:51et que dans les faits de groupe
00:51:52elles n'ont toutes pas chanté
00:51:54parce que ça a été
00:51:54une décision commune
00:51:55une équipe de foot
00:51:56c'est aussi cela
00:51:57après bon
00:51:59on peut quand même
00:52:00avoir de gros doutes
00:52:00sur la pure liberté
00:52:02de femmes
00:52:02qui sont contraintes
00:52:03d'aller sur le terrain
00:52:05de foot
00:52:05avec un hijab
00:52:06oui
00:52:07vous l'avez évoqué Valérie
00:52:09mais effectivement
00:52:09celles qui acceptent
00:52:11l'asile
00:52:11elles le font au prix
00:52:12de sacrifier
00:52:13des membres de leur famille
00:52:14c'est souvent
00:52:15un frère ou une sœur
00:52:16qui vont faire
00:52:17un minimum
00:52:18un an de prison
00:52:19parce que
00:52:19leur sœur
00:52:21aura accepté l'asile
00:52:22et donc inversement
00:52:23celles qui le refusent
00:52:24c'est peut-être
00:52:26parce qu'elles peuvent être
00:52:27pro-régime
00:52:27il y en a
00:52:27mais aussi parce qu'il y a
00:52:29des telles craintes
00:52:30sur ce qui peut arriver
00:52:31à leur famille
00:52:32que c'est très difficile
00:52:32de faire ce choix
00:52:33de sa liberté personnelle
00:52:34contre finalement
00:52:35ce que vont subir
00:52:37les autres
00:52:38vos proches
00:52:39oui
00:52:40Andréa
00:52:41c'est sûr que l'Australie
00:52:42a fait quelque chose
00:52:43d'intéressant
00:52:43je pense que c'est le rôle
00:52:44de toute nation
00:52:45de prendre une position
00:52:46je rappelle quand même
00:52:46que c'est la France
00:52:47qui a accueilli Roménie
00:52:49au départ
00:52:49donc nous aussi
00:52:51français on a des choses à dire
00:52:52moi je pense surtout
00:52:53au bilan humain
00:52:54parce que ça fait 12 jours
00:52:55j'ai les chiffres
00:52:56sous les yeux
00:52:57Iran
00:52:581255 morts
00:52:59dont 200 femmes
00:53:00200 enfants
00:53:02Liban
00:53:02394 morts
00:53:04dont 83 enfants
00:53:05Israël
00:53:0513 morts civiles
00:53:06dont 2 militaires
00:53:07tués au Liban
00:53:0823 morts dans le goble
00:53:09dont 7 militaires américains
00:53:10et 10 civils
00:53:11je pense d'abord aussi
00:53:12beaucoup à eux
00:53:12et à leur famille
00:53:13parce que 12 jours de guerre
00:53:14c'est un bilan humain
00:53:15très fort
00:53:15et je pense aussi
00:53:16à toutes les entreprises
00:53:17qui risquent de pâtir
00:53:18parce que la situation
00:53:19des Trois d'Ormouz
00:53:20n'est pas réglée du tout
00:53:22apparemment le régime
00:53:24mettrait des mines
00:53:24sous-marines
00:53:26etc
00:53:26on ne sait pas vraiment
00:53:27ce qui se passe
00:53:28en tout cas
00:53:28l'économie mondiale
00:53:29risque de vivre
00:53:31un chaos
00:53:32et je pense aussi
00:53:33à tous ces peuples
00:53:34ces nations
00:53:34vous vous dites quoi
00:53:35il faut que la guerre s'arrête
00:53:36ce qu'a dit Marine Le Pen
00:53:38c'est à dire que nous
00:53:38on a l'objectif
00:53:39d'une part
00:53:40de défendre les intérêts français
00:53:42qu'est-ce que c'est
00:53:42les soldats français
00:53:43qui sont dans la région
00:53:44les civils français
00:53:45il y en a en Israël
00:53:46il y en a dans le Golfe
00:53:48les entreprises françaises
00:53:49vous savez que Total
00:53:49a des chantiers
00:53:51au Koweït
00:53:52en Irak
00:53:52et ailleurs
00:53:53et puis surtout
00:53:54le pouvoir d'achat
00:53:54des Français
00:53:55et des entreprises françaises
00:53:55puisque je vous rappelle
00:53:56que le prix du baril
00:53:57le prix du kérosène
00:53:58le prix de certains engrais
00:53:59sont en train d'exploser
00:54:00donc ce qu'on dit nous
00:54:01c'est que cette guerre
00:54:02pour le coup
00:54:02affecte les intérêts français
00:54:04et que le gouvernement
00:54:06doit réagir
00:54:06je crois que d'ailleurs
00:54:07qu'il se met en branle
00:54:09pour réagir
00:54:10et notamment
00:54:10en convoquant
00:54:11les chefs de parti
00:54:11à Matignon
00:54:12à 15h
00:54:14moi je ne suis pas d'accord
00:54:16avec la position de Macron
00:54:16je la trouve trop prudente
00:54:17vis-à-vis de l'Iran
00:54:18on en a déjà parlé
00:54:19mais la position de Macron
00:54:20elle va dans ce sens
00:54:21depuis
00:54:24l'allocution
00:54:24de la semaine dernière
00:54:25puisqu'il a dit
00:54:26qu'on n'était pas
00:54:26partie prenante
00:54:27dans ce conflit
00:54:28et que je veux dire
00:54:29le principal objectif
00:54:30de son discours
00:54:31c'était de rassurer
00:54:32les Français
00:54:32en disant
00:54:33on va s'occuper
00:54:33de nos ressortissants
00:54:34on va s'occuper
00:54:35de nos intérêts économiques
00:54:36etc.
00:54:37donc il est plutôt
00:54:38sur cette ligne
00:54:39il est plutôt
00:54:41sur cette ligne
00:54:42
00:54:42moi je pense quand même
00:54:43que l'Iran
00:54:44au vu de l'histoire
00:54:45depuis 1979
00:54:46est un des principaux
00:54:47facteurs de déstabilisation
00:54:48de cette zone
00:54:48dans le monde
00:54:49c'est une réalité
00:54:50c'est un des principaux
00:54:51pourvoyeurs du terrorisme
00:54:52et même sur la différence
00:54:54entre
00:54:54j'allais dire
00:54:55l'islamisme sunnite
00:54:57et l'islamisme
00:54:58que représente
00:54:59la république islamique
00:55:01d'Iran
00:55:01je rappelle quand même
00:55:02un point d'histoire
00:55:03c'est qu'il y a
00:55:04une forge commune
00:55:06c'est la forge
00:55:06des frères musulmans
00:55:07n'oubliez jamais
00:55:08et vous le savez
00:55:09très bien Andréa
00:55:10c'est que
00:55:11Roménie
00:55:12s'est inspiré
00:55:13des frères musulmans
00:55:13c'est quand il a été
00:55:14exilé en Égypte
00:55:15qu'il a en effet
00:55:16finalement considéré
00:55:17qu'il y avait là
00:55:18un appareil idéologique
00:55:19et un appareil propagandiste
00:55:21qui était très favorable
00:55:22justement
00:55:23à la cause
00:55:24qu'il souhaitait
00:55:25défendre en Iran
00:55:26donc il y a quand même
00:55:27évidemment
00:55:27il y a eu des conflits
00:55:29sur le terrain
00:55:30au moment de la Syrie
00:55:32avec Daesh
00:55:32etc.
00:55:34mais il y a quand même
00:55:34si vous voulez
00:55:35une doxa
00:55:36qui est commune
00:55:36une doctrine
00:55:37qui est commune
00:55:38et il y a quand même là
00:55:40fondamentalement
00:55:40des gens qui sont
00:55:41des ennemis
00:55:42de l'Occident
00:55:43et des ennemis
00:55:44des démocraties
00:55:45donc je ne dis pas
00:55:46que la guerre
00:55:46est la solution
00:55:46mais la diplomatie
00:55:49à un moment donné
00:55:49touche à ses limites
00:55:50parce qu'on négocie
00:55:51avec qui ?
00:55:52On négocie avec des gens
00:55:53qui ne respectent pas
00:55:53les règles du jeu
00:55:54c'est un peu compliqué
00:55:55Arnaud a raison
00:55:56ça prouve la complexité
00:55:58de la situation
00:55:59oui il y a des liens
00:56:00entre Roménie
00:56:01et les frères musulmans
00:56:02c'est une évidence
00:56:02c'est d'ailleurs été prouvé
00:56:03documenté
00:56:04n'oubliez pas non plus
00:56:05qu'Al-Qaïda
00:56:05considère les chiites iraniens
00:56:06comme des sous-hommes
00:56:10il y a des intérêts géopolitiques
00:56:12il y a des intérêts ethniques
00:56:13il y a des intérêts
00:56:14de prise de pouvoir
00:56:15vous avez parlé
00:56:15des frères musulmans
00:56:16évidemment
00:56:16et il y a surtout
00:56:18les intérêts français
00:56:19et c'est pour ça
00:56:19que je remercie Marine
00:56:20ce matin sur Sud Radio
00:56:21d'avoir quand même parlé
00:56:22des intérêts
00:56:23de notre pays
00:56:24Lucas sur ce
00:56:25sur ce qui vient d'être dit
00:56:27effectivement
00:56:28c'est un sujet très complexe
00:56:30effectivement
00:56:31les premières victimes
00:56:33c'est toutes
00:56:34toutes les
00:56:35toutes les victimes
00:56:35de cette guerre
00:56:36Andréa
00:56:37les a détaillé
00:56:38le bilan
00:56:40qui touchent tout le monde
00:56:43et moi dans ce contexte là aussi
00:56:44ce qui m'inquiète
00:56:45en premier lieu
00:56:46en tant que français
00:56:46en tant que journaliste français
00:56:47c'est la sécurité
00:56:48des ressortissants français
00:56:49qui sont là-bas
00:56:50par exemple
00:56:51pour prendre un exemple
00:56:51moi je me suis assez ému
00:56:52en réalité des critiques
00:56:53des critiques qu'on a eues
00:56:55à l'égard des influenceurs
00:56:56qui étaient à Douba
00:56:57je ne parle pas du cas
00:56:58pour les abandons d'animaux
00:56:59parce que là
00:56:59on est sur un autre sujet
00:57:00mais dans un premier temps
00:57:01on a été très critiques
00:57:02à leur égard
00:57:03on s'est moqués d'eux
00:57:05ce qui est en temps normal
00:57:07absolument légitime
00:57:07là ça me semblait un petit peu
00:57:09à côté de la plaque
00:57:09parce que ça reste des ressortissants
00:57:10des ressortissants français
00:57:11qui avaient peur pour leur sécurité
00:57:12qu'ils ont le droit
00:57:14à ce que l'état
00:57:15leur assure leur sécurité
00:57:16comme tous les ressortissants français
00:57:17qui sont influenceurs
00:57:18ou que sais-je
00:57:19donc vous voyez
00:57:20c'est toute la complexité
00:57:22avec ce sujet
00:57:23c'est qu'il y a des
00:57:23il y a des vies humaines
00:57:24derrière
00:57:26je suis d'accord
00:57:26sur
00:57:27également
00:57:28sur les
00:57:28les frappes
00:57:29qui ont touché une école
00:57:30où des enfants sont morts
00:57:32en Iran
00:57:32évidemment que c'est regrettable
00:57:34j'entends quand Arnaud dit
00:57:36que
00:57:36que l'Iran
00:57:38est depuis
00:57:38des dizaines d'années
00:57:40un immense facteur
00:57:41de déstabilisation
00:57:42dans la région
00:57:42en tout cas
00:57:44moi
00:57:45je suis
00:57:45à ce stade
00:57:48satisfait
00:57:48que ce n'est pas
00:57:49la France
00:57:50qui est allée faire
00:57:51cette opération
00:57:53les influenceurs
00:57:54qui ont pu être moqués
00:57:55sauf erreur de ma part
00:57:56ce sont surtout
00:57:57celles et ceux
00:57:58qui crachent sur la France
00:58:01qui revendiquent
00:58:02le fait
00:58:02d'être à Dubaï
00:58:04pour ne pas payer
00:58:05d'impôts
00:58:06et puis qui après
00:58:06ressentent leur
00:58:07qui après
00:58:07si je peux
00:58:09alors je n'ai jamais
00:58:10tenu ce propos
00:58:11donc je ne vois pas
00:58:11pourquoi on me le pose
00:58:12et qui en premier lieu
00:58:14viennent rappeler
00:58:14qu'ils sont français
00:58:15ils montent leur passeport
00:58:16et demandent qu'avec des impôts
00:58:17qu'ils n'ont pas payé
00:58:18mais que nous
00:58:19nous avons payé
00:58:19qu'on vienne les chercher
00:58:20pour les sauver
00:58:22et ça
00:58:22ça vaut bien
00:58:23un peu d'ironie
00:58:24il ne faut pas
00:58:24qu'ils sortent
00:58:26tués
00:58:26et qu'ils reviennent
00:58:27à l'horizontale
00:58:28mais s'ils ressortent
00:58:29moins cons
00:58:29qu'ils sont rentrés
00:58:30à Dubaï
00:58:30ce serait quand même
00:58:31une satisfaction
00:58:32c'est même pas sûr
00:58:34votre coup de coeur
00:58:35à vous Frédéric Fougera
00:58:37alors mon coup de coeur
00:58:38c'est un coup de coeur
00:58:39qui touche
00:58:39à des questions
00:58:40de santé
00:58:41alors pas de santé
00:58:42mentale
00:58:43concernant les influenceurs
00:58:44mais plutôt
00:58:45un coup de projecteur
00:58:46d'ailleurs
00:58:46sur la campagne
00:58:47de prévention
00:58:48de la lutte contre le cancer
00:58:49contre le cancer
00:58:50colorectal
00:58:50alors dit comme ça
00:58:51ça peut ne pas paraître
00:58:52super passionnant
00:58:54d'ailleurs c'est pourquoi
00:58:54la campagne s'affiche
00:58:55avec le slogan
00:58:57va chier
00:58:57alors c'est direct
00:58:59clair
00:58:59c'est clair
00:59:00c'est direct
00:59:00c'est un peu provocateur
00:59:01mais ça résume en fait
00:59:02à quel point ce dépistage
00:59:03est simple
00:59:04deux minutes
00:59:04seul dans ses toilettes
00:59:05et l'affaire est réglée
00:59:06dans neuf cas sur dix
00:59:08c'est important de le savoir
00:59:08le cancer colorectal
00:59:10est guéri
00:59:10s'il est diagnostiqué
00:59:12tôt
00:59:12et nous sommes tous
00:59:13concernés
00:59:14à partir de 50 ans
00:59:15c'est un dépistage
00:59:16qui se fait donc
00:59:17à la maison
00:59:17en deux minutes
00:59:18il suffit d'en parler
00:59:19à son médecin
00:59:19la sécu
00:59:20vous en parle
00:59:21aussi
00:59:22donc on ne peut pas
00:59:24passer à côté de ça
00:59:24on ne peut pas être malade
00:59:25on ne peut pas risquer
00:59:26de mourir
00:59:26juste parce qu'on n'a pas voulu
00:59:27prendre deux minutes
00:59:29par pudeur
00:59:29par inquiétude
00:59:30il n'y a pas de problème
00:59:31de pudeur
00:59:32ni d'inquiétude
00:59:32on fait ça tout seul
00:59:33tranquillement dans ses toilettes
00:59:34et puis je voudrais aussi
00:59:35faire un coup de coeur
00:59:36à des personnalités
00:59:37qui s'affichent dans cette campagne
00:59:38parce que ce n'est pas forcément
00:59:39non plus a priori
00:59:39la campagne la plus sexy
00:59:41sur laquelle s'affichait
00:59:42mais des gens comme
00:59:43Franck Dubosc
00:59:44Mademoiselle Agnès
00:59:45ou même les screamers
00:59:46Enzo Lefort
00:59:47il y a huit people
00:59:49comme on dit
00:59:49qui viennent soutenir
00:59:51cette campagne
00:59:51la prévention
00:59:52pour éviter un cancer
00:59:54franchement
00:59:55on ne peut pas passer à côté
00:59:56et aujourd'hui
00:59:57on est obligé
00:59:57de passer par des campagnes
00:59:58chocs comme ça
00:59:59pour interpeller
01:00:01pour émerger
01:00:01c'est de la com
01:00:03je partage à 100%
01:00:05le coup de coeur
01:00:05je voulais juste une question
01:00:06est-ce qu'il y a un âge
01:00:08sur ce type de cancer
01:00:09où on a plus de risques
01:00:10c'est-à-dire
01:00:11où c'est vraiment recommandé
01:00:12de faire un dépistage
01:00:13ou ça touche vraiment
01:00:13tout le monde ?
01:00:14ça touche tout le monde
01:00:16hommes et femmes
01:00:16et la recommandation
01:00:17et les tests
01:00:18c'est à partir de 50 ans
01:00:19c'est tous les 2-3 ans
01:00:21et ça prend 1 à 2 minutes
01:00:23suivant si on est habile ou pas
01:00:25et on peut rappeler
01:00:26tous les dépistages
01:00:27on peut rappeler
01:00:28tous les dépistages
01:00:29prostate
01:00:31mammographie
01:00:31c'est important
01:00:33la prévention
01:00:34et aujourd'hui
01:00:34on guérit
01:00:35de plus en plus
01:00:36de cancers
01:00:37évidemment
01:00:389 sur 10
01:00:39si le dépistage
01:00:40se fait de façon précoce
01:00:41c'est énorme
01:00:42et ce mois-ci
01:00:43c'est une jonquille
01:00:44contre le cancer
01:00:45l'Institut Curie
01:00:46qui lance un appel
01:00:49mobilisation
01:00:49contre le cancer
01:00:51ça fait 21 ans
01:00:52que l'Institut Curie
01:00:53a choisi la jonquille
01:00:55première fleur
01:00:55à éclore au printemps
01:00:57comme symbole
01:00:58de cette campagne
01:00:59un don
01:00:59des courses
01:01:00du bénévolat
01:01:01vous avez plusieurs modes
01:01:03d'action
01:01:03c'est assez facile
01:01:04aller sur le site
01:01:05de l'Institut Curie
01:01:07et c'est assez
01:01:08voilà
01:01:09vous aider
01:01:09l'Institut Curie
01:01:10qui est
01:01:11l'un des instituts
01:01:13les plus en pointe
01:01:14contre la lutte
01:01:15contre le cancer
01:01:16et la guérison des cancers
01:01:18et sur la recherche
01:01:19voilà
01:01:20Perico vient de nous rejoindre
01:01:22bonjour cher Perico
01:01:23de quoi allez vous parler
01:01:24et bien on va savoir
01:01:25si
01:01:26on va dire que la TICPE
01:01:28commence à nous pomper
01:01:28et on va parler
01:01:31des automobilistes
01:01:31vont-ils redevenir
01:01:32la vache allée
01:01:33de la fiscalité
01:01:34sur les carburants
01:01:35on discute avec
01:01:35le célèbre Pierre Chasseret
01:01:38l'évasion de Villepin
01:01:39nous fait dire
01:01:39que Tintin
01:01:39et l'affaire Tournesol
01:01:40se sont invités
01:01:41vous savez quand
01:01:41ils avaient libéré
01:01:42le professeur Tournesol
01:01:43en se déguisant
01:01:44voilà
01:01:45donc on a
01:01:46un syndicaliste
01:01:46de la justice
01:01:47qui va venir nous expliquer
01:01:48ce qui s'est passé
01:01:49et puis de 13h à 14h
01:01:51je recevrai François Gouillette
01:01:53ancien ambassadeur
01:01:54en Libye
01:01:55en Arabie Saoudite
01:01:56et en Algérie
01:01:57qui va nous expliquer
01:01:58le bonheur
01:01:58d'être diplomate français
01:01:59aujourd'hui
01:02:00au Proche-Orient
01:02:01et je dirai un petit mot
01:02:01sur Atomic Ursula
01:02:03qui a découvert
01:02:04que finalement
01:02:04le nucléaire
01:02:05c'était pas si mal
01:02:05on a juste pris
01:02:07les mêmes sujets
01:02:08mais elle est formidable
01:02:09vous allez les traiter
01:02:11vous allez les traiter
01:02:12différemment
01:02:13un petit mot quand même
01:02:14sur l'événement
01:02:14l'émission hier
01:02:15politique sur France 2
01:02:17à laquelle était invité
01:02:20Jean-Noël Barrault
01:02:20c'est une cataractrophe
01:02:22d'audience
01:02:235% de part de marché
01:02:24800 000 téléspectateurs
01:02:26battus par Indiana Jones
01:02:28battus par Koh-Lanta
01:02:29alors je voudrais savoir
01:02:30qui sont les 800 000 téléspectateurs
01:02:31ils sont des gens honorables
01:02:33qu'il faut respecter
01:02:33et soutenir psychologiquement
01:02:34voilà
01:02:35800 000 téléspectateurs
01:02:37pour cette émission politique
01:02:38alors c'est le rôle
01:02:39du service public
01:02:40bravo au service public
01:02:41de le faire
01:02:43c'est pas une critique
01:02:43du service public
01:02:44mais ça dit quand même
01:02:45quelque chose
01:02:46de l'intérêt des français
01:02:48de regarder une émission
01:02:49avec monsieur Barrault
01:02:50vous ne savez pas
01:02:51qui est monsieur Barrault
01:02:52on est content de payer
01:02:52nos impôts pour ça
01:02:53absolument
01:02:54allez
01:02:55bonne émission
01:02:56Péricault
01:02:57et nous on se retrouve demain
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