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##LE_COUP_DE_PROJECTEUR_DES_VRAIES_VOIX-2025-10-29##

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Transcription
00:00Je trouve qu'à l'heure actuelle, l'offrencier est constamment, constamment taxé.
00:07Moi, il plaît les taxes !
00:10Attention, s'il faut payer, je paye. Il n'y a pas de problème.
00:15Mais il n'y a pas de problème, alors ?
00:16Vous payez taxes, foncières, taxes, immobilières, taxes, professionnelles, taxes, sur le personnel, taxes, d'apprentissage, taxes, si t'es pas sage, taxes, sur tout ce qui bouge, sur tes clopes et sur ton rouge, sur tes cachets d'aspirine, sur ta vodka et sur ton jean.
00:29Philippe Bilger, Yelbron-Pivet, la présidente de l'Assemblée nationale, avait lancé un pavé dans la mare.
00:36Elle a fait un petit peu rétro-pédaler sur la taxation en disant qu'il fallait absolument taxer un peu plus l'héritage.
00:44On peut regretter, d'une certaine manière, qu'elle ait éprouvé le besoin de lancer ce débat dans l'espace démocratique.
00:51Parce que franchement, ça n'était pas vraiment nécessaire en ce moment et je dirais même globalement.
00:59Alors je ne suis pas un spécialiste comme vous, Philippe.
01:03Et bien sûr, je pourrais tenter par... Je suis sûr que j'aurai l'accord de pratiquement tous les Français
01:11qu'il ne faut absolument pas taxer l'héritage.
01:15Mais je proposerais simplement de rester au stade actuel
01:19et surtout de faire comprendre à la présence de l'Assemblée nationale, de manière très modeste de ma part,
01:27qu'elle mettait en cause cet argent qui tombait du ciel alors qu'il était transmis de génération en génération.
01:36C'est ça qui semblait la gêner, comme si une histoire familiale de longue durée
01:41était quelque chose qu'il fallait à tout prix battre en brèche.
01:45Et je pense qu'elle a tort et qu'on n'y touche pas au moins
01:49ou alors qu'on aille jusqu'à cet extrémisme que vous évoquez, Philippe.
01:54Non, moi je trouve que déjà l'héritage est trop taxé.
01:56Bon, alors quand on hérite par un enfant, il y a un abattement de 100 000 euros.
01:59D'accord ? Mais si on est plusieurs enfants, ça peut aller très vite.
02:04Parce qu'un appartement, vous êtes quatre enfants,
02:07un appartement à 400 000 euros en Ile-de-France, ça va très vite.
02:10Et on est tout de suite taxé après.
02:12Deuxièmement, les gens qui décèdent ont payé des impôts, ont payé des taxes.
02:17Toute leur vie.
02:18Toute leur vie.
02:19Quand ils ont acheté un appartement, ils ont payé des taxes très élevées.
02:22Parce qu'on oublie une chose, c'est que les frais de notaire,
02:24il y en a beaucoup plus qui va dans la poche de l'État que dans la poche du notaire.
02:28Ça serait intéressant d'ailleurs de valoriser un bien au moment où il est acheté
02:33et le moment où il est transmis, combien ça a coûté ?
02:36Ce serait énormissime.
02:38Absolument.
02:38Et c'est pour ça que je ne comprends pas qu'on veuille taxer.
02:42C'est l'impôt sur la mort.
02:43Quand on perd quelqu'un, on est rarement joyeux.
02:45Alors il y a des cas exceptionnels.
02:48Il suffit de voir le film Le Viagé, par exemple.
02:51C'est un film comique.
02:53Mais l'impôt sur la mort, l'impôt sur le malheur,
02:57je trouve ça déjà scandaleux économiquement et honteux moralement.
03:03– Sébastien Ménard.
03:05– Moi, je pense que les propos de la présidente de l'Assemblée nationale
03:09sont maladroits et sont au-delà d'une maladresse.
03:15C'est dangereux.
03:16C'est dangereux parce qu'évidemment, elle a tenté de se rattraper
03:20comme le chat qui essaye de se rattraper malheureusement à une branche.
03:26Elle le fait, elle ne le fait pas bien.
03:29De dire qu'il y a de l'argent qui tombe du ciel, non.
03:32Alors moi, quand je prends ma petite personne,
03:34l'argent ne tombe pas du ciel.
03:36C'est mes parents, mes grands-parents qui ont travaillé dur,
03:39qui ont eu des retraites courtes parce qu'ils ont eu des métiers pénibles
03:42et qu'ils sont partis bien avant l'âge à laquelle on…
03:47– On en profite.
03:47– Voilà.
03:48– C'est ça.
03:48– Donc c'est scandaleux.
03:51C'est scandaleux.
03:52Mais encore une fois, c'est une vision politique,
03:56partisane, intellectuelle du monde,
03:59de gauche, voire très de gauche.
04:02– Oui.
04:02– Clairement.
04:03– Après, il y a peut-être héritage et héritage.
04:05– Non, mais il n'y a pas d'héritage et d'héritage.
04:07Moi, quelque part, je n'ai jamais jalousé
04:10celles et ceux qui en avaient beaucoup.
04:13Je me suis toujours battu pour celles et ceux qui n'en ont pas assez.
04:15Et le meilleur moyen en tant qu'entrepreneur de se battre
04:20pour celles et ceux qui n'en ont pas assez,
04:22c'est de nous laisser travailler,
04:23c'est de nous laisser créer de la richesse,
04:24c'est de nous laisser redistribuer de la richesse.
04:26Mais encore une fois, on a un espèce d'État…
04:30Ce n'est pas un État gourmand, c'est un État glouton.
04:33– C'est ça.
04:33– Et comme ils ne savent plus,
04:35ils ont bien compris que la machine productive était en panne,
04:39qu'on va taxer les super riches.
04:41Mais c'est quoi être un super riche aujourd'hui ?
04:43C'est un milliard, c'est 100 millions,
04:45puis demain, ça sera 10 millions,
04:46et puis ça sera 3 millions,
04:48et puis ça sera…
04:49Tout ça est ridicule.
04:51On ne souhaite pas poser les bonnes questions.
04:55On ne souhaite surtout pas, évidemment,
04:58adresser les bonnes réponses.
05:00Il faut que les gens bossent.
05:01Il faut que l'État coûte moins cher
05:03pour rendre un service qui est supérieur
05:06au service rendu aujourd'hui.
05:08Et puis effectivement,
05:09l'État qui est extrêmement providentiel,
05:11extrêmement généreux,
05:13n'a plus les moyens d'être aussi providentiel
05:16et aussi généreux.
05:17La générosité, elle a nécessairement des limites.
05:20On a fixé des règles qui étaient la non-règle,
05:24qui étaient la non-limite.
05:25Il faut refixer des règles et des limites.
05:26– Votre réflexion tout à l'heure, Cécile,
05:29est très pertinente,
05:31parce qu'en réalité, derrière cela,
05:33il y avait presque une envie de châtier
05:35ceux qui ont beaucoup d'argent
05:37et de les ramener à des justes mesures.
05:41Et en fait, c'est le même processus
05:43que celui qui consiste à vouloir taxer
05:46les ultra-riches.
05:48Derrière tout cela,
05:49il y a ce sentiment un peu aigre,
05:51toujours qu'au moins ceux-là,
05:53en auront moins.
05:54– Historiquement, ça se croit
05:55que c'est très dangereux.
05:56– Historiquement, on a appelé ça à terreur
05:57après la révolution.
05:58– Pardon, mais d'un autre côté,
05:59je regarde le barème de taxation
06:01après abattement,
06:02de 0 à 8 072 euros,
06:055 % d'impôt.
06:08Quelqu'un qui va hériter 8 000 euros,
06:10on va lui prendre 5 % d'impôt,
06:13mais je trouve ça minable en fait.
06:15Je trouve ça minable.
06:16Pour si peu, je trouve ça minable.
06:18– Alors là, c'est après l'abattement,
06:19parce que je disais,
06:21père-fils, enfin parent-enfant,
06:22c'est 100 000 euros l'abattement.
06:24Mais frère-sœur, c'est 15 000 euros.
06:2815 000 euros, c'est rien.
06:29Vous êtes d'accord ?
06:30Donc là, vous sautez vite les 8 072 euros
06:33et vous êtes à 45 % pour commencer.
06:36Mais c'est complètement fou.
06:37Vous vous rendez compte ?
06:3845 % d'impôt parce que vous avez perdu
06:41votre frère ou votre sœur.
06:42Est-ce que c'est pas scandaleux ?
06:44Le premier héritier,
06:45dès lors qu'il n'y a plus d'un frère
06:46et d'une sœur qui hérite,
06:48le premier héritier, c'est l'État.
06:49– Après, vous allez me dire,
06:50je cherche les sujets,
06:51ou en tout cas les images
06:53qui font pleurer tout le monde,
06:54mais le nombre de gens,
06:56même autour de moi,
06:57qui ont perdu la maison de leurs parents
06:58parce qu'ils n'avaient pas les moyens
06:59de payer l'argent.
07:00– Et accessoirement,
07:02je ne vais pas faire mon patriote
07:04néo-basque de base,
07:08mais nous, on a par exemple,
07:09en Nouvelle-Aquitaine
07:10et sur la côte basque,
07:12la plupart des plus beaux joyaux
07:14sont sortis du giron
07:17locales,
07:18mais j'ai même envie de dire
07:21nationales,
07:21parce que qui rachète
07:22les grandes propriétés ?
07:24Qui est capable ?
07:25Et ça ne crée pas du logement,
07:26ça ne libère pas du logement,
07:27ça ne fait pas circuler du logement.
07:29Parce qu'on pourrait se dire,
07:30à la limite,
07:30une grande famille
07:31qui a pu, entre guillemets,
07:32régner économiquement
07:34sur la région,
07:35qui passe la main
07:35à une autre famille
07:36d'entrepreneurs, etc.
07:38Et voilà,
07:39il y a le portillon,
07:40des frais de succession
07:40qui ont permis ce turnover.
07:42Mais ce n'est pas ça le sujet.
07:44Le sujet, c'est qu'aujourd'hui,
07:45les seuls qui peuvent s'offrir
07:46les plus belles propriétés
07:47de France,
07:48et notamment chez nous,
07:49sont des étrangers.
07:50Vous avez des Allemands,
07:51vous avez des Britanniques,
07:52vous avez des Américains,
07:53vous avez des Chinois,
07:54il y avait des Russes,
07:55et la réalité,
07:56tout ça nous échappe,
07:57clairement.
07:58Mais je vous dis autre chose,
07:59dans la frénésie fiscale
08:00dans laquelle nous vivons,
08:01on parle beaucoup
08:02de la taxe Zuckman
08:03de ces derniers temps,
08:03là c'est Libé aujourd'hui
08:04qui ressort un économiste
08:06qui s'appelle Camille Landais,
08:08reconnu pour être
08:08un économiste de gauche,
08:09comme Zuckman,
08:10qui dit dans Libé,
08:12je cite,
08:12« Quelle meilleure taxe
08:13que l'imposition des héritages
08:15qu'on obtient par nature
08:17sans aucun mérite ? »
08:18Mais non,
08:19ici,
08:19il y a le mérite des parents,
08:20il y a le mérite de ceux
08:21qui ont travaillé.
08:22Moi, je vais vous dire,
08:23si demain,
08:23vous nous dites,
08:24écoutez,
08:24on taxe à 100% les héritages,
08:26et qu'un jour,
08:27j'ai la chance
08:28de prendre ma retraite,
08:29je vais peut-être
08:29me faire insulter,
08:30mais je pense que
08:30dans ces cas-là,
08:31je vais aller vivre
08:32dans un pays
08:32beaucoup plus
08:33héritage friendly
08:34pour faire du bon français,
08:36vous allez en Italie,
08:37en Italie,
08:38pourquoi est-ce que
08:39les boîtes italiennes
08:40restent italiennes,
08:41notamment les PME familiales ?
08:42Parce que l'héritage
08:43des PME
08:44est totalement
08:44ou presque défiscalisé.
08:46Voilà, c'est tout.
08:47– Je rebondirais
08:48sur ce que vous dites,
08:49ça veut dire que
08:49cette personne-là,
08:50ce monsieur-là,
08:51il a bien des cadeaux
08:53d'anniversaire.
08:54– C'est possible,
08:54oui,
08:55on peut l'espérer pour lui.
08:57– Est-ce qu'il l'a mérité ?
08:58– Ça taut du ciel ?
08:59– Ça taut du ciel aussi,
09:01mais c'est vrai.
09:02– Pourquoi on ne le taxerait pas,
09:03ce monsieur-là ?
09:03C'est absurde de dire ça.
09:05– Mais on est bien d'accord,
09:09Yael Brunpivet en a parlé,
09:11maintenant c'est d'autres
09:12économistes de gauche
09:13qui disent,
09:13finalement,
09:14l'héritage,
09:15ça il faut vraiment le taxer.
09:17Mais quand vous bossez
09:17toute votre vie,
09:18que vous n'avez pas vu,
09:19vous avez été entrepreneur,
09:21vous n'avez pas vu vos enfants
09:22parce que vous étiez
09:22une semaine en Espagne,
09:24une semaine à Toulouse,
09:25une semaine à Chéterra,
09:27vous avez fait des sacrifices.
09:29C'est pour que vos gosses
09:30en profitent une fois partie.
09:31Ce n'est pas pour payer
09:3215 000 statistiques,
09:33tiens,
09:33qui pondent des conneries
09:34dans les ministères français.
09:35Ça c'est ce qu'il faut comprendre.
09:37– Vous m'avez bien calmé là.
09:39– Une indignation légitime.
09:42– Non, mais moi je n'en peux plus
09:44de cette crise.
09:44– Malheureusement que Philippe
09:45l'a vécu il y a peu de temps
09:46comme beaucoup de Français,
09:47donc je comprends que ça l'énerve.
09:48– Voilà, je l'ai vécu il y a peu de temps.
09:50Je peux vous dire que
09:51quand mon frère est décédé,
09:52mon frère était célibataire,
09:54il nous est resté à mes soeurs et à moi
09:5618,3% des sommes
10:00que mon frère avait gagnées
10:01toute sa vie.
10:02L'État en a pris 45%.
10:04C'est-à-dire que l'État
10:05a pris deux fois et demi,
10:06se compris chacune de mes soeurs
10:08et moi-même.
10:08Vous ne trouvez pas
10:09que ça fait beaucoup quand même ?
10:10– Oui, ça fait beaucoup.
10:11– Vous ne trouvez pas
10:11que ça fait beaucoup
10:12pour payer des statisticiens
10:13qui pondent des chiffres ?
10:15Vous me passerez l'expression
10:16abracadabrantesque
10:17pour faire du Chirac.
10:19Alors plutôt que de penser
10:20impôts, impôts, impôts,
10:22je veux dire,
10:22moi je suis convaincu
10:24qu'aujourd'hui
10:24la quasi-totalité
10:26de la classe politique française
10:27est marxiste.
10:28Parce que Marx disait
10:29pour tuer le capitalisme
10:30une seule solution,
10:31des impôts,
10:32des impôts,
10:32toujours des impôts.
10:33Et là, depuis un mois,
10:35les mecs ne pensent
10:36qu'à créer des impôts.
10:37L'héritage,
10:37la taxe Zuckmann,
10:38le machin, le truc,
10:40il n'y a pas un jour
10:40où il n'y a pas
10:41deux ou trois divets
10:42dans la vente.
10:43– Il faut financer le système.
10:44– Comment ?
10:44– Ils ont besoin
10:45de financer le système.
10:46– Ah non, il faut changer le système.
10:47– Oui, mais eux,
10:48ils ont besoin de le financer.
10:49– Oui, parce qu'ils en vivent.
10:49– Exactement.
10:50– Alors que nous,
10:50on le fait vivre.
10:51– Exactement.
10:52– C'est ça le problème.
10:52– Allez, merci.
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