00:00Tout pour investir sur BFM Business
00:04Et pour ça, direction la Suisse, avec Thomas Veillet, notre couteau Suisse, Suisse pour de vrai,
00:09trader, écrivain, youtuber, chroniqueur auto, ami des animaux, grand cuisinier.
00:14Bon, content de vous retrouver pour cette nouvelle saison, c'est un plaisir.
00:17Alors, on parlait des actifs de réserve, il y a quand même deux actifs maîtres
00:21qu'on a un peu tous dans notre portefeuille, particulièrement du côté suisse,
00:26c'est des actions Nestlé et de l'or.
00:28Bon, il y a quand même des petites tempêtes qui s'organisent autour de ces deux actifs intangibles.
00:36Tempêtes, bonjour d'abord, très content de vous revoir aussi.
00:39Pour l'histoire du cuisinier, je ne sais pas, ça va se discuter une autre fois.
00:44Pour ce qui est des placements, effectivement, nous en Suisse, évidemment, l'or c'est connu,
00:50on ne va pas venir sur le sujet aujourd'hui après l'explosion qu'on vient de vivre depuis quelques mois
00:54puisqu'on est quand même en hausse de 34%, je crois, c'est en début de l'année.
00:57On est au plus haut de tous les temps, tous les gens qui ont de l'or se disent, tant mieux.
01:02En plus, les taux vont baisser, donc les gens vont encore se rapprocher encore un peu plus de l'or.
01:07Donc, tout va bien du côté métal jaune.
01:09Tout le monde est extrêmement motivé pour investir là-dedans.
01:13Étonnamment, ça fait des années que je fais ce métier,
01:15mais c'est vrai que ça n'a jamais été aussi facile de proposer aux gens de venir en acheter
01:18parce qu'on est au plus haut de tous les temps.
01:21Par contre, personne n'en voulait à 1900 dollars il y a quelques années en arrière.
01:23Mais donc, effectivement, c'est quelque chose de très populaire.
01:27Et puis, l'autre histoire, c'est Nestlé.
01:29Alors, à Nestlé, on connaît un peu les problématiques de la société ces dernières années.
01:35Ils ont des problèmes de croissance.
01:37Ils ont à peine à se relancer depuis quelques temps.
01:40Et puis, ils ont engagé, ils ont mis au poste le CEO,
01:44M. Laurent Frex, il y a une année en arrière,
01:46pour essayer de rediriger une nouvelle stratégie dans la bonne direction.
01:50Pas de bol, on a appris hier soir qu'il s'était fait licencier sur le champ
01:56parce qu'il avait un peu trop mélangé, on va dire,
02:00la charte déontologique de Nestlé avec celle de Tinder
02:04puisqu'il est devenu un peu trop proche.
02:07Il s'est collaboratrice directe, donc il a été licencié avec FAI Média.
02:11Bon, on en rigole, mais franchement, il y a débat,
02:14alors déjà sur le bien fondé d'une charte.
02:16Bon, alors après, une fois qu'on devient à ce niveau de responsabilité,
02:22la charte, on l'accepte ou on ne l'accepte pas.
02:24Maintenant, il y a un vrai débat sur...
02:26Hé, laissez peut-être aussi un peu les gens vivre.
02:30Maintenant, Nestlé, ça a toujours été une société
02:33avec des traditions, des codes,
02:36et on ne plaisante pas avec un certain nombre de problématiques.
02:39Comment c'est pris, ça, en Suisse ?
02:41Moi, j'ai l'impression que c'est plutôt pris sur le côté second degré,
02:46et moi, ça me fait plutôt rire qu'autre chose.
02:48Alors, je suis d'accord avec vous sur le fait de dire
02:50« est-ce qu'on ne va pas les laisser vivre ? »
02:52Oui, mais enfin, la charte, elle était connue avant qu'il rentre dans la boîte.
02:55Il est dans la boîte depuis 41 ans,
02:57donc il ne faut pas dire qu'il ne savait pas.
02:59Donc, c'est quelque chose qui est au courant.
03:01Ça se trouve, il a participé à la rédaction de cette même charte.
03:03Donc, aujourd'hui, c'est ridicule.
03:06Ça paraît ridicule, d'un certain point de vue,
03:09mais enfin, on dirait que la loi, c'est la loi.
03:11Donc, du coup, il s'est passé ce qui s'est passé.
03:14Maintenant, après, du côté de la Suisse,
03:15j'ai l'impression qu'aujourd'hui, on s'en fiche.
03:16D'ailleurs, le titre réagit plutôt pas mal aujourd'hui en bourse.
03:19On a l'impression que, de toute façon,
03:21après tous les problèmes que Nestlé a accumulés depuis 2-3 ans,
03:24c'est ça.
03:25Finalement, on ne peut pas avoir grand-chose de pire
03:27et puis peut-être avoir du sans-frais.
03:29Et alors, là, il y a un côté très chosin qui rentre en ligne de mire.
03:32Je le disais ce matin dans les médias helvétiques.
03:35On disait oui, mais au moins, cette fois, le signaux est un Suisse,
03:38puisque le patron de Nespresso est suisse, apparemment.
03:41Et donc, c'est lui qui a pour la place.
03:42Et on se dit peut-être que ce sera le tournant
03:44et puis maintenant, Nestlé pourra retrouver un peu de sa superbe.
03:48Alors après, oui, c'est une vieille société suisse qui a des codes.
03:52Discuter là-dessus, on s'en fiche.
03:53Ce qui intéresse surtout, c'est combien de dividendes on y paye
03:56et quelle est la performance sur les années à venir.
03:58C'est vrai que c'est un petit peu une obligation, finalement.
04:03Nestlé, c'est du rendement, c'est une valeur sûre.
04:07C'est quelque chose, là, on parle de notre coffre-fort dans quelques minutes,
04:10mais c'est quelque chose qu'on a toujours un petit peu sous le matelas
04:13dans un placard, titre Nestlé.
04:16Nestlé, la problématique, c'est que sur l'indice helvétique,
04:18le SMI, ça représente pratiquement 25 ou 30 % de l'indice.
04:23Donc si vous voulez réappliquer un peu le niveau d'investissement suisse,
04:26vous êtes obligés d'avoir du Nestlé.
04:27Si on regarde la sous-performance du SMI par rapport au marché européen
04:30de ces dernières années, évidemment que Nestlé est coupable
04:33parce que ça fait deux ans qu'elle ne fout plus rien et qu'elle baisse.
04:34Mais c'est incontournable.
04:37Et il y a plein de gens dans les portes, il y a plein de Suisses, évidemment,
04:40en termes de portefeuilles qui ont du Nestlé depuis toujours
04:43et ça se transmet de père en fils.
04:45Aujourd'hui, croire que ça va disparaître, non.
04:48Simplement, aujourd'hui, on est très bas.
04:50Techniquement, on est très bas.
04:51Fondamentalement, c'est pas cher.
04:53Ça paie un dividende qui n'a jamais été diminué
04:55ou on n'a jamais parlé de réduire nos dividendes.
04:57Donc c'est un aristocrate des dividendes en Suisse.
05:00Pour moi, en avoir et en racheter régulièrement, ça fait du sens.
05:04Aujourd'hui, ce qui se passe, c'est plutôt rigolo.
05:07Mais ce qui est assez marrant, c'est qu'il y a une certaine…
05:10On est très prudent autour de ces histoires-là.
05:13Pour vous donner un exemple, sur ma vidéo d'aujourd'hui,
05:15on m'a bloqué les commentaires sur YouTube
05:17parce que j'ai osé parler de sexe.
05:19Donc voilà.
05:20Oh là là, non mais c'est terrible.
05:22Je ne sais pas si c'est pareil.
05:25Oh, vous savez, avec Twitter, avec toutes ces choses-là,
05:28on assiste des fois à des choses un petit peu inconséquentes.
05:32Mais en tout cas, voilà, des fois,
05:34les vieilles sociétés traditionnelles,
05:36ces actifs de réserve qu'on garde
05:38peuvent connaître des problèmes
05:39relativement liés aux problématiques d'actualité.
05:43Merci à finir.
05:44Oui, dites-nous, dites-nous Thomas.
05:45En tous les cas, aujourd'hui, finalement,
05:47on a un peu l'impression que le titre a baissé à l'ouverture
05:50à cause de cette nouvelle.
05:51Maintenant, il remonte.
05:52Donc on a un peu l'impression qu'on a vu le pire sur Nestlé.
05:54Oui, avec cette impression,
05:56peut-être que quelque chose de positif
05:58pourra en ressortir, justement,
05:59le titre Nestlé,
06:00qui perd un petit peu plus de 18% sur un an.
06:03Merci beaucoup,
06:04Thomas Veillet,
06:04et content de vous avoir de retour
06:05dans tes pays,
06:06pour vos chroniques qui sont toujours très écoutées.
06:09Merci.
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